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4ême Année Droit
DIP
ême le Droit international privé du Maroc
tndependant en matière de statut personnel.
Source: " le statut personnel des musulmans ..
, Droit comparé et DIP
Sous la dlréctlon deJ ean -rves
Carlier et Michel VerwHghen. ·
Travaux dela tacuttè de droit de l'université
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catholique de-Iouvajn
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CRAP1TRE vn
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s : LE DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ
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. :cà~. DU !".J ...ROC INDEPEN.u.ta...J ::u
':~';ENMATJ ERE DESTATUTPERSONNEL
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Abd.errazakMOULAY ItCHID
~ Prof~tJ T" la ~1IIai •• ~e~ -!:!!.ctiçue5~
l:!.CGa"lGii"Oquc= nSodDfos de l'Onivr.s!_ - - - . =. orna. :! V
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..L Le droit inter,national pri~ marocaïn a bérité d'un Code sur
·Ia condition civile des étràngeTS U2 août 1913\ cœmD. sous le
NIe de D.C.C_ Ce legs juridiqu.e du protector-at Ïrançais au
~jrarC)Ca été maintenu àp;rès rindépencianœ (19:56) et étendu à
·I~ble .d~Rora~e d,epuis la loi cflUni6catio.:n du 2? janvier
~. AU~l bien 1esprit qne le eonreau du D_C,C. répondent à un
ptene hUtoriqUe bien précis, aujourd1'u.ui dépà...'.;;,é. .
'if" .
~.ii •En effet, ledroit international privé marecaic du protectorat
~~ marqué par une conjcmcture historique exceptionnelle •
.~timement liée aux rapport.s de fone du Maroc face aux
~~voitises étrangères : la tr::adition de pel$Onnalité des lois en
m
. . . - et celledel'époque capia;ulaire 1. les déEaites d'Isly(1844)et
....rétouan (l860}.la Comvemtion de Madrid du 3juillet 1880.
•. .' d'Algéairaa du 7avril. 1.906. rAccord ttanco-allemand du 9
~bre 1911signé àBerlin et les.l..etltres annexes. le Traité du
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~~:-''I.atradition penonoali. est n:IIIri•••• au ~ ~_ Om~ 1•.•
d'un. pe~tf des •••••• --. •• ~ •.'" ua choix impeai _ les
talaüona ••t.ra_n Ica pri~ CC. Chaokri CA~I. ~LaCOIW*4IÛon el la
cludroit mLenlatioUel •••••••••• 1,..., "C.A.O_l" 1937, n.!SIn; MohIunec!
mIIII,.Le privi •••• de~ _1. "_cIea c.ptuJ .tionsau 1111I'0(>>. C.R...
.ILLP,E.M .• D· 5, l'979~p«r J . DIiiilPIUŒ..
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il.~ LE. DROIT 1l'lTI:m.."'.~no."Ar_P!l1U"BDH ~OC iiIo'1)EP'.E.SU>.. xr
noc.ecwrat et le Dahu du 12awfu:. 1913sur Ia condition civile de
Fra:nr .... ais et des étranger~21. ! "MD~.
Ce dernier texte' a en pcDUr' auteur Albert de Geouffre d
Laprœ.deUe. Cet émment juristle en fi rédigé le prejet al huit jours
en sïnspirant des CODventio.Diil'lde,La IiIlyede droit internations
pri •.•.. é, des résolutions de I1nstitut de Droit: international et d
droït. comparé (Codes: civils aIDeJ BBnd. suisee, espagnol, it.alier
projet de Code civil belge), ~ renier totalement. les conception
du droit fnu:r.çais. Ce projeL de t.e&tè a subi dea reeouehes par le
mem.bres de la Commissioo d'élsboration de&Codes marocains
,'~dée par- Louis P...ens"·1t.. !':iœ' ... reduction eu D.C.C. de G. d
Lapœadelle et la thèse d-Aoguaviva % no'U8éclairent sur le
cravaux préparatoires de la Camnmssion.
Chef-d'œuvre de concisiom, le D.C.C. rompait avec le droi
i:.nt.e::-nationa! privé français de l'époque sur de nombreux points
L'esprit et le contenu du textie s'expliquaient, car le législateu
n'avait pas les mains Iibres, Effectivement, le statzrt juridique de
pers-onnes étrangères était intiimem.ent lié aux données politique
et économiques qui ora; présidëàrmstauration du protectorat a'
14aroc.
Le Maroc avait sou.scriit des traités multilatéraux e
bilaï:.érau.x, mémoire de l'éta~de l'équilibre des forces entre J
Ma..""OC et les puissances' étnmgères, d'une part, et entre le
pmis.sances étrangères en CO!!npétition pour le Maroc, d'autr
part.
La France de son côté, Etat protecteur, était liée par de
emga.g~mentsinternationaux àl'éprd des pm888nt:es étrangèrel
dans un milieu ambiant capitaliste, dans un cOnteste colonialiste
à l'écoute des aspirations tIe8 milieux d~affaires. plein d
eonv-oitises, parfois musclées •. mais lassé par les rivalités, le
illl.trigues faisant parfois le jeu du Maroc:. et convaincu di
tlltéee9Sairerecours .au coinpromris.
Le D.C.C. fut conçu pour sauvegarder les droits des Françai
eIt des étrangers. Il s'agissait aLm-sd'élaborer un statut nouveau d
rétTanger. afin de substituer aux capitulatâens, un régime plu
2 A ACQUA""IVA, l.LJ~" d.rtitIie "- 8roItpN 0&11 Moro<: . SireY. 1937. On dG
~ que rez.emple de r~ri~ ;f:raoç:aiaeeOTunÎlllie a ~ de moèèle .u
Clllllltificct.eu r$. '
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ABO€RJ \.AZAK MOlJ LA"fI[ RCHIiD
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I~=a,'OT..at.g;zaouvelles, La Framee œvan offrir des
, lies &uffisantœ. aussi biea eur' le ~ • l"oTgJ 1!!9'ef.rt'i!m
--"aire que du dtoit applicabl.e pour atmel'llll!ltles poissaaces
" àrenonœl' àleurs pririlège8 ca.subiires,. àla vie sous
, 'loi cie l'extra-cemtorralrté. Il est. en.tend. q 'Ull!'! les traités
IIrleurs au protectorat et compatiWea avec le régime
~er..t. in:r-...auro devaient ~ n"'."lin~WlL
D.C.C., texte libéral, d'un int.em.8lltion.ati8DDeœmcili.ant
les nati(lQlalisnw, cexté coure(20 artideo)•.aU8lJ li pre8iigieux
aroe que le D.O.C. et le Code du co~ a la~on
ite:UlIlvéritable Cüde de droit .i.ut.er-uô~ priv~m.anx;slc. A
~n des artides 1, 2 et 6concernant ••jOlDissance des
'.-des articles 19et 20relatifs àfexeqaatur,. deJ 'article 7sur
'iticmalité des a:ié!té8, le D.C.C. traflje pÜDcipalement des
ita de lois. Il aarque la naissance des cwnflitB de lois au
œ. TI formule .tes règles de conflit poœ-'les principales
_orles de rattachement, en privilégi8J llt les sinlations
"'~:qüe8 créées wU nées au Maroc. Le D. c. . e. (e~Hr:one
- r- '- )a sem demodèle poer ses,cOlI:8tér.u :-ie D_C.C. de
espagnole(ler- juin 1914) et derex-.-e de Tanger 05
1924-}.Ce Cede. un des supports du ~e politique,
iOmique et jurillque mi.a' en place, CGlD. 88O"'e le principe du
'-.:t intégral de la Loi étrangère de statut personnel :!,de la
;"'aissance outrancière de droits aux pel'8lClnne8 étranglères
1.2et 6).
!Lesystème de "oi:. international pri-wédu. proIIec:tont a été
,àlement. pensé et développé par la saïte ••en tatale rupture
.ê~rcertaiDe8spécificités de la société J ID8. J 'K8. ÏDe. Le rôle de
ID dans la dilnition de lïdentité fiu:t 8IÏIIl8iabsemt de la
, ;ion de l"éllifiee. L'Islam n'est jamais enIri parmi les
du &>r.On ait pourtant que les clin» Il, . Ioeales. en tout
~"'aouverain. tlét.erminent la COastrwctÎOIl du droit
.~onal privé. On a raiaonné commem leXanx: n·4!!tanpas
mU6Ulman L'ordre juridique islauüque était juP cœnme
- .. ble aux ét:nm~r8. Durant le prot.ec::torat. la pen;or..nalité
fut poUsa6e à l'extrême. La teait..-iaJ it.é de l'ordre
• arr-eDt.a •• . . . - . i d. baae .l la t040M du ~J "1lt: la tnodition
«lIiaao~••bl_ . ntla~e et ftAl!lDduo pu' lelI'fci- e.pirtW •.•.•, le.
-..raa~ _ Urieur- •. l"iollaUrati.a - ••••••.•• t. '."-'e ~
_ ~ •••• tIIIIIbd; po!ncIQIM!\ <- ....&ent ••• œu.è /&ri ~ doaiWe, oK
mais . - Hi . - .tiifi6e).
. . . . . •
1- .
1 . . w ï ) .LEtDCIT ~i"ER....tt(J " Tl()~ALf'R~ DU ~J .ROC ~~~u:,_"-7
jumdnque du fol" fut. réduite. J nsensible au m'Un; musulman, il?
droit mte.nlmonal pri"Wémarocain de l'époque a. été marqué paz
ume tinéorie pa.rticulièn de la quafificaticn s, du renvoi 5, dela
comdi:tic.n.de la loi étr"amgèn Il,;.4..c l'ordre public 7..•
Le Il C.C 8. ét.é admiré, loué, respecté, justifié, commenté,
critiqoé. Cela s'es:o. traduit par une doctrine vigilante. dynamique
et une jurisprudence abondante, .
4 lA. qualifiClllQon ~It ffori •. é~ reje.~ par 1. tWori. du.que an dren
ii1~ ,pti~J R~D. Oxia ~t prl"&Ïca la qI:l&liflClrttioo ~ a:w.!jC~.
Cfr·. J . r:H:PJ ŒZ, ~ ~,.Maroc, . l\. 196"1; P. I2!R15. ...La jallÛœ am M_
eN..J I<Iizu; de '#!lM>~~. a", m DECROt.-X, Droit priIIé, t.. 2:.. p. 419; J . LATSHA
L,c, . A!U• . . ,•• t irDi.I i&: erlUl#A0It 41priw m.oi'"oc:ci ••; Vvea ltA YS5IERS. -U~~ de,
ca~~. G..T.M .. _19- 45. 160- ~M. BOUREJ . . Y. ou .: droi:r: in~tion •••l priY,
du M_ iaOé..-1ADt.. R.C.D.I.P .. 1961. 226: P. DECROIUX. Ii! J.P.E.M., 11"' 10;P
DE:;. ~~ t. :!.DtllŒl, zn..~ oe.;~.
~t de ;rino::ipe liaba1 :3 avril 1955 (R.J.P.U.F .• 1950.843: R.M.i: ). le. juillet l!1S5,p
3i~. ~ 1>ECit(){, - :t. ; G. T.JI. 10·~ 1~5. p. 121l.
5 .wmettz.r le ~V<J i .,(lt e:t:;;lOlM!"'0 c:as dO! l'fiIVal ~ia ioi :mltl"llCaine. DO~"lIm"ot et
tamt quoe loi domicibain... 1 a!J '!Pli~ ., '·.tr~r 1,l<: aUI:aU. reliilM'ux. On te!1tpliquo
POIW"qUcŒ.• ., HIll ••••••~ rho..wité d. à. d~n •• du Pt-o\ec:t;lOra.t au """"0), h
ju~ ~ r_-zoa.e .ud •. touJ Oun ••. pplic;m' •cbaq~étralr...,r Ir.>n at.a=l, •••.Dt
"ioxr~ II%" un ho.ac:>el R'lDvoi.
Vor:;rtNJ Ufoi:l )" r:.a 'IlC.!Ique d"mpinlion franç:a:i ••• cb jua- nll!1tt. -:n. Tnbun.1 -0.-1\ Il-
CUsa,",,- cie 11~ 1St!l5,Pen« ••r, 1937, ~m"'~. p. ~ n"A.e DECAOUX
Cu lnôlU: :-.P.L Ma=ù.ec.C.. 27dlilœmbre 1~ (G. T.U., 2:!>avril. l~?, 69;;.;P. ~,op
ci r.. in :>EC1tOl:""""X. p. 419; !d. BOURELY, -Le O.l.P. - au' Xaroc iDd~p"rodant-·
R.CD.I.J! ' .. 62. "%27;P. DECROUX,IJ rrJ 41",.rot, v2..,p. 31<5.
6 S'ço LAHLOU, 1. . . :am4it.ri<ttt (Ùid..Iûi u, "IUl/ l"<t .. ~ d'~ co,!,pa~'JI d,
D.r..P. frrg~ ~t •••• ~, 'l"bëwede dcicwnlt d'1lltat ft) DnM... pa.n;. Il. 396 p. • ~. p .
82. 'MaSl.
SUl'" }e ~ dtr la rteJ e do!-conlbt: P DECROlTX. Droit: prll: ot .. t. 2. p. 119L Naji,
~""'LOC .• eü., &k - 3,8, l3'l, l77i.
SUl'" le CIIIDV6Ie de _ C- SuJ ll"i!lm••: C.e., 2.9m. 1933. Pr1lOJ' l4. 19.'U... \. 2.. p. 127~C.e., .
~ 1949. RC.D.I.P.• 1950" p. 616; C-" 17déœmbn 1964:, G.T..M., 25 mal lSi53;d'1
P. DEClBOtJ X. -De j~OGde.I". n&ÙoDÙa au J "J 'IIO- ~LaD.J., Pari., n5S; f
DElCROCX.-~ r.,piC'âélo ...•...op. cil.; Droi' pri.w. t.. 2, p.216; p. LERIS. La c-rIl
c~ •• I!t LeM_. Dalloz. 195-4. p. 1.8; M. BOUllELY. ~ D.LP. _.-, p.. :140; J
DUREZ. . l.qt.fI~ co"Y"~'~ M_ . RJ.P.E.M., IS' 4. p. &4; N. UHLOU, op. cil .• ~
299:.
7 1~ lJIt : âOlt _ D.C.C.; ~. D~R()(,.,""X. Dn: àt privi. L:r, . . _ _ 0; Di- - . du ..
cct<: : i>r-: 11932. ~ en 2!:)!!!!!t!! ~ !,!!T,..~ •••• P. DECROllX. Dmit ~iw. w.. 2; H
LlDON~ .•• Le _ma ~el "lvan."·an Maroc et. _ DociaG cl'CJ rCtra publié>
G. T..JI •• œ- 67G. 2911fwrWr 1936~57;P,DECROux, Droil prÎIIti.. p.. 1%-1. 134. 276- - ~;';
DEP1lE:L .•Me- oc. J tistarique. "'l'bfori., de. eon.Oita de loi __ .1_ .•• 'o_ur ÛDrot "
corryad.. 1iuc.. N. 1:""" ~ -R.:ëcIH de ratt.acheatent. ConItiU.dP J -jctic:tiaos-, r.a..e. 1\
2è~.c:Nbier. 5. 1915l; P. DECraoux. -Le diY()~ aovWtique &11 l6Iroc:. L'ol"CÙt publi'
iot.elm.ôinoal •• P'ealucr •• 193&; A. MOULAY RCHID, L'taeq..-r da ft l#eme, d
t~_ D..J.PJL. M&noi", DES. Rabat.. 1973; M. MORDE..Le mariap lIIIine.f.
l'or.âre poaiItic ew••••••••••••R.II.D., 1953,p... 251;. . . M1lJ "iace mixa - ~~ r~.
. Or::dre PIbIic: COI~. R.N...l)., 1955,47; P. D~ROux...ale r.-pplic&tioo •••• 19i
na~.u Xara>, LG.DJ .y·1955, Paris.' . .
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juri~.icti(»M ch.argées de rappliquer avgient nue
éoiopétence plus ~ que les ttiba.naux eomsubaires do!at. ils
étàient les héritiers... li.eœentendu.., l'empreinte .coloniale dams la
J urisPrudence t:ran. l~ ~sii bi~n la jw"':.i$pr...rlent'e ~ Itl!
~e n'ont pas hMé A voirc:1amBle wagi......uat" quelle que fut la
"ne, un magistrat. iItenlatWnai ;:l. Un magistrat émanatiCl.ll· et
'PJ otecteur des intérills étrangers:,. du capitalisitne tnternatiimtal"
~ intérët8 de l'Etaa;6m&. il t..eIràait.:Be8 pouvoirs .:Uhjuge, ·tem:lpar .
~fDnction, d"assl11"8""8\D lois ~e8tm~ :application aussi
;lsip que poasih1e. ~ au 1empB des capÏllllaJ tionrB.On a nnêtne
~œjuge adulé, ~j~n.'à aUtoriser les èt.ia:ngenJ àécha.pper
r&u dispositions ~atiTe8 du Dahir: pe»rta:nt Code··, des
roWigaÛOn8 et cont.nlltB{D_O.c..l. AJ 'exœption dustarilt personneL
t91usi
eurs
solutionsllltOtlltiuL.;ent n'esprit du temps d'une époque
t~lue. àsavoir la.piriode ca:pitubire.
....~ ·I
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ha. . . En somme, en cJ iltitdu systèxme de conflit de 10lis,t.outOe\'sia:
::. passer comme si _.choses étaient restées f.g'fées. MaiS; p2rlois,.
.. ~Çd'"eprèsune doct.riDe biemveillant.e 9, même. si le magistrat était.
rFranç~e~formé i. rkaJ 1e j~di~e française. il considéririt que
~80uvera.meté du J Ia.roc étal~dïfférente de c:elledê la Fr1llce,
f~"il devait rendre" déciaiaoà œüfé~ntes des solutions rendues
~_France. En rm- die la diversité des statr.utspouv3r.r!têtre
f"lés Il sapp"-r. le magjst"'t s'é<ait avéré excellent
.: eompara tiste, . .
. ~ C'est dire que ce legs juriapruden't.Ïel et doctrinal est
~ressionnant. C"tIIIt mesurw S"CDn importance au lendemain de
;}âdépendance. a. théoriquement, le syatème .de droit
j'iilenational priv.wmacain du protectoraT. ne peut ressemibler à
~i d'un Etat dontla SOtlveraineltén'est plus limitée.:
. L'actuel systèlla de droit iDtërnational privé marOC2!Ïn est
~ritier du sy•••••. e mis en place par les textes et la
'llIri.&pJ "Wienœdu pc!IhrlnraL
~"";"'~' . .
~ Libéré depüis l"Indépendance (1956) de l'hypodlèque
~rnationale qai pesait sur lui. l'actuel ayst.ème de droit
,emational pri1lléa cannuune évolution. Il rest.e tiraillé entre
·:·,;~,~"il)EPREZ. ~ ~ MIlI7\lC, 8. 1981.
,IQ;::,Midtel BOUREL'I'. -Le drok iDt.eJ l:Datiocal priYé cfau liCaroc iodé~·.
"'.: ~D.I,P .• 1962. p. 23Ii; .a-eau:a .upa:::ta <Iv droit iPteraJ au-l privé ~ •.
.8~~.D., 1963,3. .
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"t, I\ LE DROIT rxr~'IlA.."7O.N"..t.W..!WE m:H.\.qOC !N1'>~EN'J >- . N·f
rhéri~ du. passé et hi vcl()ot..~dien.1~;ure radicale. On peut clin
que le Chemin parcouru. peut. ne pas satâsfaire par rapport. 2
l'imp-ort.ance du droit: intftnationœ.l privé, àl'adhésion du M.a.ro<
en jrzin .1987 8UstaUlt tie ia Comiéres:1(;e de choit intérn.atiQn~
privé de La Haye. an volume de nos échanges avee la C,&.E..
ru.R..S.S_; à ià posibùn gj:o.5t:ratégique du Marce et' de la VOJ .OID.tt
politiqu.equ'il veut jouer sur le plut intenational ....
Le système act'Ule1 de cl.rQit internationai privé marocain Ii). es:
en cOlJ l.St:r1lctionet sa figure actuelle demeure marquée par de:
hésitations, des coutr.adictions .._Mais on peut avancer que 1:.
théorie des ecnflits de ~ se paésenu 8OU8 un J OUIr ncuveeu
SUItotut en matière destablt persœnnel,
L'orientation nouve~ aétémsuffiée par cercains texte
visant la protection do statut personnel marocain Ou du statut d
l'étranger musulman Plusieurs projets de réforme du D.C.C
attesaens de la volonté exprimée par l'Etat de rëfœrmer ll? L
dern.i.er date de 198L
La jtlrisprudenœ 8contribué au renversement de quelqoe
tendances. Bien que œrl.aines solmtions soientclaires : privil* d
nationalia.é, privilège de rel:igioo. c:a&sation pour violatâon d'une II
étrangère destatut persoeœel a,territorialité deIacœmpétence f
,
10 Poxour _ aucn. DD&ti. ns cha <ilnnt ~Qna.I ~"ivé_ j", l~ci •.l ••t..f:cJ :!"maroc.in .' e-
effare. da c:onc:ri;ùe••. la _...m.t68âDDale •• ur ••••ric:hes_ Xllu:iareUe.
éconoÎaiquots Oota _ coI~ __ l!lCS, DaAi<r de 1973 II\Ir 1. Ù'aaauert de. tAI:'r
"';c:o_ melIr.. Dol&; , . « » Ci"7! __ la _lOiuaioa de- certain. l141d.eurs if~
___ 1IIIIqN);.. Mllia favu el.•••••••.•••. « » ~x. il fait appel aux eara-ll ~ ••.•
Utv ••.•de. eodea d·i.!I.,...w._ •••••• piIIII- J IIua 1iWraux. Voy. A. MOULAY RCS!
.Ajani" (Ela-aDpn), iD &eqe~ d. M_. t.. 1 (ail N'Sile)•. Un. Cod8cS.
Datiool!/li1i ~ (6...-a •••..• 'l!l58JA.VWle joiaa-. Un_ve_ Cod. « » pndciœ.
abJ ooop rmOleD Code de 1913 et ~ c:iIIaJ weoo- OQC fWODQclu_ .vec de, ~
ftran ••.•.
il A]"KJ s,don-be. c:fr. 5ÎIIIIIÏ AWeeIIo AllOSAHUEH, -Projet de c:...Ie anlle UIIIÎ:
dei tnrIltlllCbDIIIII. Di.positi_ rellC.n·u _ DJ l.P.•, It C.D.J..P., 1984, 7,.. 383. Campe
avee Code c::iiYi1 ~ériea (an.. 9 •:M). 4oPei- (an. 10à28). jordani_ (art. 11 •%
.J 'rien (art. U l 30). ÎTÙieo"'" 1~à33~)'hD6uiw cIDoorcl ~ 23à3&1. du 8Ud (••.••.
à38). clINE.A..U. (art 10.2&la.
12 V..,. c. . . s. • ..rtt da 281iroJ rier1579, ••..e. s. . D· 2.5,. mai l!I8O, p...80; 0Ib.. ~7.eepteal .
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R.J.P.E...JI' r D" 5. p.. tS5); c.s., - =rit •• 1~_wrü 1911. R..J.P.B.Jl., GD" 5. p. 169;
LAHLOU, op. ciL. p. 309; P_ DIIl3Oux, R..I.P.E.M .• n· IO;.J . DEPRltZ, L4i.lorJ; i
CO#ftPQl"ft, add. R.J.P.E..JI .••••. 10; •••• il U>UKIU. .Le_trile de J ·••••••• tiOCD· .
droit.~ •travers dotux.nfta ~".-Ia C-- Suprime., R.J.P..E.JI •• 12" 5. ·~·
(em anI!Ie}.
t 1
~ ABDEn9lPJ J i. M~:nAy. RCHm 149
i
~
'~'18·procêdllre ... ~d'autres ne ie~pas: Qu:aijocatiOOlll2lfe' [o«: 13,
.. public au nom de il'Islam ..... ULa juaiaprudemce est peu.
. _:~'j,.,li.."'!e, ir!"égulière. mal a;iledicn~. peu di;ffu&ée, peu exploiJ ;êe.
~ prétoire connait, essentielleœent de tiriges peu nombreux
~t SUl" le statut personnel da!!ét"'7f~. . ge1"A et eoneentr-és dans
. ~grandes villes. .
t r ,
'~I:û.ie:ntatiM no-..!vel1e Ilétéimspirie sur le plan àoc:trinal par
:ancien président de la Cour &préme en 1967 appelant à
'fiampft avec la méfiance envers ]ibla:m.. Mais la jecm.E! dectxine
~ de droit inteJ ·national prcift tIl produit de l'3U'e8écries et
dépendant.e des redaerc:hes diffêrenta de J ean Deprez, Paul
~ et Moussa Abboud
"
~f r _. ,
!Ces donnée3 expliquent fambiivak:-mce du $ystè~ actuel de
. it commun (Section .1.)et ,les premiers pas dans la voie
.•.D.Vf"..ntionneUe (Sectiom Il), tian.s le cadre des rapports
iellement entre systèmes rel. igjeux E- !t laïics emmatiè~ de
. ltat~nneJ IIi,
iti_· .
··~'lI!t. 1971. po 90; J.C.S.• :n0 2. oovemillrtr! :!!168. p. "3(ao. arabe:~; P. DEcRoux'.
~e_., Cl",~t, l~), P. US et 187;Woy. __ R..i1.P.E.N.• n'" 10; J . DEPREZ.
~ eompom. MartDc. rue.. IV,1- catm•••.•fIL 10;_:!". lluM R.J..P.E.M .• 0" 10; J .
;pREZ., -tA rffor.ne de l"OrpiniMroàoD judlic1aart el .:ae1. ~re au N'..ar!!c:~,
' : , ., LM., .n· 3. Il- ~; CAR. 15 9vrier 19631 (R.A...C.A.R. _ 196:J ~p. ~O); C.5., 5 juillet
~a. lWf. 19?1, ~184; ooChrnoiqpe ....•par~. DECiIOUX. ..T.C.s.~ u· 3•.:l6œmbn 19&8, P-
a.. 23 ,"Tier Hrn. DoMier ciiIwil Ii" 52.2GlI.; Cs... 20 ;-ri« ~. ~ D" 85.772
' .L.Il- 134-135, DOte Mc.bamedl LOL"KILI)..
-·ri- DECROm:. D.I.P, . t. 2.11I°. 212 (COll"'" : c: : : b ou t, . ::'B);K. BOLTUlELY.op. <:ll. p.
: L MOULAY RCHlD•. ••L·.-qua.WT •••• ;"'- an- . . ~ An D.l.P.K De
ii-ts "at • 1972•. D.E.S .• I)r.oit "";v'. IRa••••... 1913~CO•••.• ·~du J . DEPREZ. .
..".•••JI .• :J " 2. add. D8lCROux. C'-ct, Dl71;; ll.AHNJ NI. 1lUc:oœIa.•.; N. CHERIF.
1_ nit. • de IDi. en _ timt •• maui••.•_ DU.M .••. D.E..S.. K8M. t; ••. DEPREZ.
. ~. lit:te_. 19Dï-68. Rabat.. poI~;.:J . DEPREZ. ~ .._" op. dL; C, s, . 5
. ' ; •• 2.1(: 1_1. 1971. p.. 192. J II'OPMI ~ •••• ..-df.-.o~l; CS" Ch.. adm._
••. 1!J M, R.J. P.E.M .• D' ID l.'It D· 5 •AdolAl ~ J I' 1~ ~1017; Cs.. Ch.. civila.
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MU". ABBOUD. oL'O!"dn $N~li., _me sno. J Wm d'6w:ictleer de 1. lM
• AI 11I0104_'. a· 1.••. 1973, p. I:lSl (~ arabe}; "'-'-r Al..MoerA}o~A, ·.LA
. .it le ~ d'DJ "cino pullt.iD-. AlllotJAaq el. ~ ~- 12:-13.a~ 1964, p. :58 (ee
. . i~: La,...,bi MESSAOUDI. CoN/.i.liot&" lia ~".- d le. di"';;-w.# fo""; ' , tk
Iiài"alli_ Il _ 'e-rd. C~ Of'l*lli" par 1•. Faaa.CW da: ·Droit. d••ru .•0
~ .nel1J NESCO,du lt! au 1411IoIII3 19151..
!. . GANNAGR. .lA. ceeu-_ Gee cfDoaita _ f ••_ _ e••••et cIios. dntiu wei"·.
1i11r'tIIIdion. Frida ilIt.e~ •••••• / B.CA-DJ .• l1n9. t. 164. $0; IL K. . _ tEL
&WY. Rclan-. ~__ ~. t: JI)~;. '. cI Ioüq_ l'II dIroil ÏAIIlNW.t ÎlJNÛ
~ 1971; Pierre MEIIICIER.. ~ • c:i,,;lë.ali_ l'II CI'IrIltll î.au r....e.u onAl
'~mil' et rlplld.iotimrt, Librairie ~ ~_. 197~: H. BATIFFOL.
_1. coordi_tioo dies. ~_ IIlaaa- u~. It. C. A. D. l. , il967, J , 16&.
)
:;:a) Lê DROITU- C1ERNATlONA. . "L PR..~"E Dl: MAP. oc !~~E!'ln."'_''''
F~i
LE RÉGIME DE DROIT COMMUN
L'arabi .•alenee du système de droit int.ernacional pnve
nnarccain en matière d.estatait persesanel réside dans sa doubh
œ.ppartenance 1/, : àkacommunauté m'ternstionale (§ 1) et à Il
eommumaut.é musulmane (§ 2). .
On observe en efiiet depuis l'indépendance une normalisatior
au système. un retour à la teLI~toriaJ :&té,un certain reflux de 1.
JAu {erri, de l'Islam, ..
Dans ce cadre, le rattachement pasr la nationalité eg mis el·'"
'PflCleIte. n sinsère dans un raisonnement con.fl:ictuel partagean
le monde eo Etats. Mais cela ne joue que si l"étranger est, noï
cnusmlman. .'
En même temps, dès nuun Marocain ou u..,musulman es
encause, on considè~ que î'Oumma tnmsœndiè leanationalités
OJ !. .s'efforce de sauvegarder l'Islam. On C:onsid~re qu'w'"
nnnsnlman ne saurait, être soumis à tme loi étrangère en terr
a:1s1am~
§1. L'APPARTE~~CE A LA éOMMUNAFTÉ·
INTER~ATIONALE
En vwtu des dispositions de l'artïde 3du: D. e. C. , l'état et,: ~:
capacité des- étrangers (non zausulmaas) sont . 50WD. Î. 6 àleur 10.
natiOlIlale 1•• A défaut de nationalité connue. les dispOsition .
•••• 't .
' ~ ' ~ t
l6. l>EPIG:Z.oÙ! droit int.!.matio.ul piri marocain ellllltn! la fidlli'" ., r1J m,. •
l'.-ppar...enalllCt! à J .. CoramUll*rté iotermatioDale., iiD J )roU rI ~ " __ II.C ~l>.
~Ard, CNRS. Paris. FlI!IIdatio!l dm R. (!f AlMkolui:t.p. 2U. C.-\tlamea. j@it
·~û èie 11..ll11U.11 •.••• ÎlI [.J o", el polii.Iiqw -MaIMe/). C.K.J l.S., C. R. E. . S. M~~:·'!::·:
rr Sar Ia~: P. D~IilOux. .Da j'état et de DaeapMiiti'" ~ J Ib~
- J ûn,c: ~ de la lot naÛOOÙboo~ G. T.JI., lIIi" 946. 15 ja!. rri. r 19:44. p. . 10; .Il
r~ .se. J oia D&SÏOIIaiie. au Maroc>, L..G.D...J., 1955; .Le protMtne Gu .taC
~) II»>W. a. . Y"CK>, TrOIleU d J ou;r8. J IU1Y.·r ••• 196%. D" •• p. 69-80'; Ht;!ucD
SElI'ROVI; La -aitio" da It;ooll6w. _ MGI"tlt. Dar al Kitab, l.973; ~bkft'" A~
La •• puMi ••....a.u da•.• La r~ lo: ÙI_ fr~ o.~ ••• D.I_·P. ".,....,1- /
---- ••,'llbhe Ge ~t OEtat eu D.roit.. Pari. il. ••••197'8; J _ DEP. Rtt(~U
. ~ ~ 0. l'khanc" m'Bal eo .U.P.? L••__ ~ c» •• tut ~t" euQ"
A!l.r'.>!.;R.!V...z_~ ;.jOUI .••. Y RCnID
1 51
~-:.~
- - ' , -
~~ienvOyant2>la 100frnr.ç"!'s-e et ngu:raElt fI I'articile 5 du IH :.C. &3Ilt
•.••ü&éest""".-it;..~t.. Le réfugié ou t'apatride BerontI:~ par la
J aii du pays du domicile on à défaut par ceDe de 121 résâdereœ
J i'l.lbituelle, ià défaut. pa!!rla lex fo: ri.. AD cas oùume poersemne aurait
···Si1nultanélJ .!l.eni:.
p
au L-.agard de- phssieur s Et:ata ét~nge..r-s, la
.;iaàtionalité; cie dlacum d'eux, le juge saisi détermine le staeat
""'" ' 1 li ·h
'
" r . • - C ,.,..
'~peDOn. . nei s:;."P .~_~ , mrt. . 4,du V_ .\,;...).
. '. . ~. Selon rarticle 8dlll D,C.C.,la conditions de fonddu l' t Ot J1' Ù1; ge
'. lI!iirntsoumiSes à la ioii nationale des futurs épous. ~. en cas de
:~:~nœ de n.8ltioaalütéôàlaloi nationale de chacun .[l'eux.. fi ne
'~ sem,hf.epas que riordre public marocain puisse être opposé à
. J 8PpÜcatiOGl de la loi étrangère érigeant des obstacles ~ au
...risariage.
·iItt~
-,:.- L'artidle Il du D.C.C. régit la forme du . m.c: u i~e des
:ànngers naon Inusul.xaans au Maroc. Dans t:m arrêt du 14 mare
;.J !958,la Cour d'appel de Rabat 18 a considère qp'um J l:lB.ri2:ge
: _tïac'"..é au Maroc umiquement devan't. l'officier.;de l'état civil
:Sirell....1l ressortissant:. espagno.l et une Fran1Ç8ise di"t)rc:ee d~1lh
"'jirécédent :!llariage est frappé d'une double nullité- .. UIll alit:re
.J iin-êt de la z:nême Qmr du 9juin 195919 a prononcé la nœ1lité du
~~e, parce que .Les ~P~sltio~ du m~age e$pa~ol .~
LBijge8lt une célébratl1:m religiemse n ont pas êtéresp~. Mais
:.••.••.arrêt de la moêmejwridiction du 15 fémer 196.1
20
21 recoD.tm à
'~iEspagmols une Yéritab1e option en faveur dum.a.riage civil La
èstion reeste pO&fe cèle savoir si la jurisprodence imterprétera
... :le11 èaruJ le aems d'une option ouvrant an cnaxmp très large
mariage civil au.~oc 21.
.t rEur0;>8 VUOH•traven le ca. franco-marocain., 12.T. D.• 197'S, 19.~cMar,.age
•Islam et olltïoono, R._4.S.J.E.P., vol. Xli, u' l, man 1!Y75,917; ~i"oC;;o"
'~. MarK. 19&'1, r- :. l!V, 2l- car.ner; P.!.. RIVIERE, cLe droit dioK ~ au
• G.T.JI., o· 231 -' '.233; R. B&.•••.. :\ïI'Alt ••Probltm_ relat.if. _. Dl.P <, die la
• clan. r.e. pays cie ëroDit J >ft"1'OWleh-. R.C.A.D.I., 19&7, Il, 1, t. :1.21; A. Ke.mat
.CDDAWY.. •. œ. . ..
". J n.cw~ Cs. ml r~ 1~ Ul.J P.E.JI .., u·13-\*,. J ;9I83r ~ 12!PtCs. . 13
ril1.9T1 (R...I..P.E.JI .• u· 5~"1979. i1 169' • 1711; C.S., 20ï-vi'er 1.982:,:.•• .-.r cmi1 na
~ Ut J.L.~ : D" 135-"l36,jllawier 1986, po. J ..37,f1CII, e LOUJ {ILllien araIIe);'
sf·a...a,lS6l.5Ul
gç CIurId. l!96l, 512-
; . R.A..C.A.iL, 1963, 126.
. ~. M. DEPIiŒZ est -fIIÏClID" (/...4"..s ÜJtinm ...• OÇJ .ciL).
~. :'!'~- ~'
'.,.-::::
", :'1. , "~ l
~
~
LE DROrZè~-\l:!OS"J :", P'P..!WElY": M..• ...P"OC !N1:)gPEN'. D_ , , ", ''T
Ù$effet.'?du ~e .BOure régis par la loi.nationale des éy>oux
22" Lorsque les époux .sont.de matimnalitl>.$différentes, l'application
deo..;; lois nationales. pa.rfs:is cxmtr.ad.ictoires, aboutit à I'Impessse,
r, 'r..:ot12cas ilûtf;~ si ll'~ des lois assure la pleéne ~.J ité des
époux, là où ra.un:e est. cl'esaentœ patriarcale. -On est rédmit à
appliquer cumuk;~..emt les d~ IGi3n8tioncle~L Ce qui reWient
finalement à faire prévakrir la loi la plus reat.ri.cti.ve. Mêmè lfÜ les
com.fliu izrternes des statad:.B aauMaroc sont. tranché:s en favemr du
m.:aril(3, la ju.ri~_w::.e na pail! cédé à la ~nt.ation -de ;{air·e
prévaloir la loi àn mari- .Notô.ODAque l'application des deUx lois
n'est pas toujouo>.réalisée. C'est; le cas en'matièrè d'obliption.
a.lii:mentaire, où la tenda:;nce est . .d'appliquer la lOoi du crèamcier
daliments, '
La lc•• i marocaine peUAt toujOVAlTS interverrir au titre de l'œrdre
public en l'absence de eomt..ra:t de mariage, les effets du mamage
sur les biens des..époux samt régis" selon l'article 15 du D.C.C., par
la loi nationale è:umari :::mxmoment de la célébration du mariage..
Ce même texte ajoute que le changement de nationalité des
épouxou de hm d'eux n:'. 8. \Uël pes d'influence SUT le régim.e des
biens. Pourtant; dans rh~Ùlèae d'époux qui s'étaient mariés an
Maroc, la Cour ci'appel de R.a.Oat .a par deux foÏB (à. une époqme oii
subsistaient dêS magk.-trau français dans les juridictionS'
marocaines) renQu des an-êt.e pesa conformes aux dispositioms dü
De. C. 2-4. Les ài:.--positi.lms de l'article 14dÙ'·D:C. C. (rëgime
convesrtiormel) ~t en ~igu.eûr. En revanche. la réfélrenéè
faite par l'articâe 12 du D. c. . C. il la loi française est tacitement
abrogée. Dans le cadre des régimes matrimoniaux, un seul-arrêt
de la Cour Suprême après la &aiâ'tmIDcation a été publié 25_
: " -Ô ,
Le Code de procédure civile ne comporte: aucune indîeation.
relative àla s éparalion di! corps: mai& il est sûr que lejuge GUf01-
22 F•.t.na SJ 1ù\E~ La ~l.II tiIci'Giiorreioiiu u C3U rappor~ _trëlpüw: _ d..~
itt4lrna.: iOlllœ.l prill~_ ••••••••tt ~". ~ de doKtorat d'Et.. en Droit,P'aril ~
1964; -..y_ :au•• R.JI..D.E..D., u· D. I9t!15, ~' 293_ Du 1Dè:In~UJ t.eUT••Lea eouflita de lciit·
~mtre épou:s en droit: i:td&:&OIIticDIit pri.•••••• •R..M.D., 0" 4, p... 237; 8. BELXIR:,La
5.tœ..t/.J t p!!,..",.n.d cù••••••••.• _ ~ ltIIN'CItCIùll. en arabe. .:',.
2J . .•••• ~ 3du eo.de ••1I"'iaDat.ita!.II\.-:ai_ du 6..-pœmibre 195ii .~.
24 Rabu., 13janvier J .9SI) (G.TJi_, I960,3:2; Cl: wu t. 1.961, SU, nOt,.e' mX:ROUX'>- Sui~
pc1Iint, ?_ D~ROux, D-ai: ; : t riJJi, t.. :l,u" 309. Comparez.: Rabat, U octGIln! 1954,' G' TJII, 1~
3e; Cll.-l. ::.951. 894~..œJ '(.7. ~126l>C1bt..uMBU MERLIN_ ...•
25 Cs.,~f~.,r ~V.c.s.?:J I» 25..më 198O. p. 80)..
A8DE:F_Il_.>,1'.AK MiOULA yRCHID
~
r
~.;
~ la.prononcer dèalors qU'exlste une lIl..l!o-titutio
n
compamble e.'J .1
~ marocain 26. .
~. •. .
!!OWle divan: : !!!, ra.r:-...i~le 9dl..nD_G.C. 50~l~ é~gers n~
~ulmang aux Vi\!I1dinons fixées par reur lm :nau.c!!~lp. 2".
ir~plication cum_tive d~ lois. en présence entraîne des
.érenCes. Une centation voers ia loi du dmnicile am de la lvi
.or en cas d'itnpossibilit:é cie départage des lois étrangères
tradiètoiIeg est pOlssible. Les causes de divorce (ou d.e
., ation de corps)IIODiit fixOOspI'la loi BIltioDale- Diù.....
ô
le cas de
iirgeJ ,'U:ede na~ au sein du ménage... comme au 'temps
'p~ctorat, 0•. se référera a la lui d-u demoondeur. La
.u:redu divœœ est fixée pT les articles 212 al 2].6du Code
;roc:édurecivilede 197428- La Cour Suprême dams un arrêt
__ .~juillet 1967 .•a ref'USlé œe rec:::onnaitre la compétence dies
I
.al.it.éaeeciési.alliiq-oesa~ ffiD..B de prononcer la sépar!"ti.o~de
. . àes Espagnola catholiques. an nom de la souve-..r8mete de
At ~ la territoriallité de Fordsre juridictionnel. . .
Les effets du cn.orce sont 'tlét;~par la loi v.ationale des époux-
drati.t :marocaia continue de usiner lea incohérenœs de
du prot;eda"at., en l'aljEence d'une loi unique gouvernant
~effets du di'/orœ30- Pour les; effets alimenl:8Îre& du divorce. on
,liqu.ait la loi duttéancier c1iaJ j~lt.s àl'époq U&? du Protector.a.t.
.~. Le D.C.C- ne mite pas des:;retaions entre parents et .enfa.m:ts;
. relevant do. statut persum.."ld eUes sont soumises àla loi
, :,~ . . :
," .1. DEPREZ •• La .COnTIe dê l'CfCIl&ni.-ûon jmdiriai:n;, er. de la pl'OClêdu1"1' ...••
lP.E.M., n" 4. juin l.!I&
,0_ CS, 10pOvel1l
Ue
19T1 (J.c..S-_: JI- 25, mai 1980. !p. 67); c.s., 13 avril il971
.P.iLM., D. 4, p. latC..s., 6.mai W83f.I_C.S .• 33-34~131)\- C-prn Ràba..1'2
~ 1S44, R..AC_A.B., f94.4, 363-
••J . DEPREZ, .r... riI;rJ rae ...•• .srp. Ctt.; ILI--P.E.}I. .• n' .c..,p. $(; Ad,c:l. P. DECROUX,
.~15161,pp.. 506et sa.
J ;c;a.u...t, 1971, 1&4.•••• P. oFCROQX;J ·DEPREZ. up~ CfIIIII' I>POrk...- .•• · cil. •
0:.
,a- le ctivo~' c:fr. P, DECllOCl.. .Bm1iei:.Ïu de 1::.. j-.3rispnuieuce ...,.oc_n~.,
~".1961. p. 520; TJ >J . c-a. 7~ l!lI59(C~I, '{SI66}; ~OUDl La~i,
tiII _. CS- 8 avrilll83--~If-DJ. ~ •• Droit: ••• Fet!). 19186. 99: T.P_L RalMll. 25
.ta 19III6,juC. n' 194:;T.P.I. !Rab&.. 4.-i 19s:/'. ;'1·.- 395',;T.P.!.. •••••.• 27jaillet 1989,
'n. 565; T.P-I. R.aboIIt.24cil6cemJ zre J 9t87.jaII. 871 (iAlditaJ. r--1lli»tO
irr
du draoit: P.
ntOUX. LL 17wTÏAfII
fllllL
œlJ OTf% _' D.l.P..Jt I., lJ qo. ]lh:uIii.e6. C.uallloJ ulca. 1945; Droit
~' t;. . =t. 217; -Le di:w.- ~Û«PI» _~. Pw..,u, )9136,DL 17.2.2; -Le divarœ en
.~ilutematlonal., G.' T.JL-. 0" So65. ns Qd:GIbre19>45, ln; .Le di-.-n:e eo DJ ..P_M.~.
.>~ P_fLF.• 19:)9, 631;'" 1IŒNA3D. ~ de D_J_P.M.~ t_ 3. Sire,.-. 193, Voy_ aussi
r7juin 1953, ~T .• , ~, sa,
;
,.
~
l
v.
~ LE DP. O!7 lN 1&. i{. ';! . . ••r"o~Ac. . PR. n>Ene WAROC Il'ffi€f>tr- . "nAA'"'r
nationale. Le silence du législateur n'éc:iaiTe guère lorsquun-
diffé::renc:ede nationalité existe en.::.reles canjoïnta ou entre
1'" 't'. tlf8- ùt eL l'Lm de 8€B parents :RJ .
Pour l'acaorité paretüale. ..•M. Del!"'zez3QlP!"OIp08e de ret.enir la
loi de l'enfant. Suivant la.jurisprudence du p~ctorat.,. la COUl
d'appel cLeRebat, dans un arrêt. du 10 mars 196:'133a retenu la loi
de Fenfant demandeur •. dams une action en recherche de
paternité naturelle.
La Cour Suprême, dans un arrêt du 8 mars 1960 3~<
rattaché aussi à la loi personnelie de l'enfant, les effetl
alimentaires de la filiation,Ont peut penser que -tom: cequi touch,
àla filiation et à la relation entre l'em.famet SIOn 07Zl ses auteur.
rel~àe la loi nationale de l'eenfant» 36_
Lorsque 1"application de la loi désignée par la règle de conflr
abou-::irait à refuser les alinnents à ~'enfant, .hejuge adopte ur
autre principe de règlement. C'est le cas d'un enfant naturel n!
d'une mère marocaine qni sest vu débouter de son action el
recherche de paeernité naturelle Comtre un Français: la loi d,
I"enfant t10i marocaine) ignor-e cette action, alors que la loi dl
père prétëndu l'admes, Pourt2mt, dams le même arrét du 10mar,
1961 !'G, la CO'UT d'appel deRabat a accordé des aliments àl'enfan
$"..U" la base du délit civil COID.l!!:ÙS P~~père. Cette solution a ét
confirmée par un arrêt de La Cour Suprême du 13novembr
1962 3,. En conséquence, la jurispnadenœ s'efforce de trouve
u:neSIOlution favorable àl'enfant, tant. que le père naturel est noi
IDusulman.
3" Qbal. S m~ 19'11(R._••..CA.R. lSr21·22. P. .202); T'_G.I. C_blanc:a, :!3novl!mbr
lSIlI-6(G. T.M, 1!t~7. p.. 21); T.G.I. eu.mlanca, 2ff jaQviIIr t~2 (R.Il. . D.• 52, 310. not
Ibdripn .••GUILERA,: T.G.T. ClLAblamao, 19aw.ril 1937(G,'I".II., i937. 208); T.G.
I~ 12 ~bn: r:S51 tc.T.M., 195:1, 50};; T.C_l. ~ 2.c ~ 19!54{G.T.N., n" ll4'
2S J DIIn 19k p. ~); Ra.!>at. 25 man 194&(G. TJI .• œ~1008. 10oc:tmân 15047. p. lS-4i; Rabi
25 aes 194. CR..-4..C.A..R.. 47-48, P. 179):;Rat.t, l!J a.i .1947 <<I.r.M., J lolOO5, 25 juiU.
1SC7. p.. 12$;~J . DEPREZ. ·La réf- . ràe 1'011 ,,;;,.,ÏC>a jodiciaïre et de IL ~"'
R.../.P..E.JI., 8" ••j1Dio1978. P. 74:..:id. ~aI.tu:ioIt~, o' 2$.
3Z .:...DEP".itEZ, I.qi...cloti-. ..,n':'U.
a ~ 10 man lS061 (fUI.D., t961.lJ l. 3IO).
:s. c.s..Ii mars 1960 fR, M.D.•19.H. 3L:.
:Ii .:...DE:P:itEZ. U~ ..• op. ci'
36 ~ 10man 1$161 (H.J 1.D.,l!I6I.;;>. l10).
: ü CS .•13__ brI!- 1962(R.M.n, 19t!>3, 267}.
ABü;r;R.R:. ~~K ~~()UL-'-.Y ~Hl1) tss
~. Le droit'. marocain reconnaît le Tanzil et. la Ka.faùa :!l8, mais
mterdit L'adoption, Celâe-ci ne parait pas heurter l'œrdre- public.
En retour, ellie peut reneonrrer des obstacles au niveam de sa rrzise
:énœuvre. nest facile de vérifier la conformiré de ram.OPQOll aux
tônditiC!11:18 de fond fixée>.a par la ·loi natienale de radwptamt et: dé .
]'adopté- Sur ce point, M. Deprez 39 considère que l'.ào-ptioi:.t dë
i'tYPe judiciaïroe est transposable au Maroc. Eu reV'eDcfne, ~ serait
t'Plus difficile de réa.lï:ser l'adoption SD. Maroc: lonsqwe}a loi
;4trangère pK'évoit l'ineervention d'une adminiStration IOUd'un:
t~SAii.E; p:ID' hypo~e inconnu ou DIOn h.abilit;é àl officier au
fltfaroc,. 40.
. , ~.
. . •. . .
'1. ::',
. ~'.
:r. .
~: ~En cas de différence de nationalités entre les pSrtl.es à
S1!adoption, con doit appliquer les diverses lois- natti,onales
i;èoneeruées. On im~îne fort bien les complieatiœns .qui
;déc:ouleraieutt. de rhypoithèse d'un enfant adopté par cHeuxparents
[de nationa!!ités différences et qui. possède Iui-mënne 'One.
-::nationalité tiierce,
!'t~:
~ ' La . é dl' ~ . 1 ~, .~ al 41
J . :!' c: apau: lt e a pe~nne est reg..• e par a :lOt 1118••. ••••n e .
!Nous a..-ons dirigé une recherché liée à ce thème 42.. Mé:nle si le
~;o.C.C.ne le précise palS,le régime de protection de lnncapable est
déterminé aussi par sa loi personnelle ~3. C<C!6t domc la loi
i8tionale de l'incapable qui fixeIe type de protec:tiom dont il
.~éfic::ie: 1tuteUe, caratelle. conseil judiciaire .... OClauttes
~mes riBant à protéger I'incapable prévus par les lois
~. Celles-ci a."appliquent tant qu'elles ne se Iheurlent-pas
~l"dea ctif5ctdlt.é8 d.re8sétes par la Lex {ori, C'est aujage die f2iïrejouer
ihèntueUennent la la{on au nom du principe qe lPlémtude de
I.~œ de la loi cha juge saisi. La soumission de nüu:::spac:ité à
I~i natiomale doit COJ ID. pœer avec la loi réelle (peur-ce qUi est de-
•.~
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An.. 211 • 215 de la Wcnuclac;wnana Le KaJ iJ esr. le pè:'1! Doaz::ricil!!T. Vmir ci-6eSIUS..
,YI".&. MERNISSl, pel. l2!O SL
:-(J _.ŒPJ tZZ. ~ ... ,op.. ci'
.J . lJ IE:PllEZ, ~II:. •••, op. cu :
._:·J :DEPJ t'8:Z. Up.l4lWc ...• cp. at. . n" 2&. Sur la capKi~_ "'_ A:BBOl.J J , L4
~~~_ du Maroc. ü)11. Y1N:Ult.éde Droit de ùbaIt. Ed. La PInrt.e
~- lAIIa AtaIt. ELALAMI. lA =;>oci~ de """,trac: : ter en droit ~,,~ Mfmmire .u.,
•Dnitpëvii. File. de &vit, 2abat. 1987,T'3Oéo.
:. P.IJ ECROUX, ~ ~, t. ~n" -'10; J . DEPlŒZ, I..l;CÙloêtJm. ...• -vp. eût., n~35.
, . '.
~
s. A:FIJ )l:R.~.K ~TJ LA ~RCHJ ID 151
"
1:;':;
LE il~ r.~AlrJ OS"J W. PRJ ;vr; ut; iIiA.Qoc ir."DEPr::.."DA."-j
:;t.. I~nes pect du ~
. . . ,
!
r.
::r' Dans le cadre ~ conditions : de fond du mu iriage; lorsqu'cm
iaes futurs conjoints est de xnationali1té m.aroc:ai.ne et l'autre rie
~tion8lité étrangiR, les ~dGuilg(01D. le rabbin) veilleront au
~ du statut DalTocain. J L'obeerva::tion au Ma.rôe du statut du
~oint étranger e&tmoins lnien assurée. On ad. met par exemple
ÛIi"validité du ma.."'iage d'mn ~ro~ musv.lman déjà marié
rune femme étRngère. .
~
';. On doit. a8s~ à ce cas, oelui ~ desu ~er3 do~~.ru.n
".•••.•musulman doncme o~par eœnversaon et, ~ entendu. B Ils le
pnt tous leadeus, Ceci ne poI!Iepas de difficultés lors' de la
Këonclusion du .mari2ge. Cependant, la cODveJ "SÏon à l'Tslam d<un
'''iLes époux encours de mariasge peut crées un. trouble, Tel est. le
-e- ~ de la conversiea de la !ienmne à l'Islam: par-ce que le lien; . , .
~~trimonial ne pel&.être msaineenu entre une musulmane et un
n musulman.
Le respect, nëeessaire des conciitioD$ prévues par chaque'
. tut s'impose auasi lorsque le contrat de mariage est concl'u à
r.étra.nger Un Marocain, qmel cquel!lOit $On $exe. ne saurait se
~er à I'étrangee au mégllis de son saattn d'origine et tout
iiarticulièrement œobstacles neligie.u: qu'il érige..
• i ~
l' ad ni; ro....L<::.tration dœ hieras de l'incapable) et avec 1., le: ;r[')ri. {pOUtt
ce qui est dela ~ .4.
L'aruicl s 18 du D.C.C. prévoit la compétence de la loi
nationale dûdëfuru -peur ce qui eoncerne la désignation dee
.zucce5SiWes, l'ordre datlS~! ils sont àppèlé:i,lee parts qui leon
sont a.ttribuées. lesrapports. b qootité disponible et. la résenre,.. Ce
texte rattache ~t l.e tes tament à la loi nationale dtu
défun t 4.';. La CoUU'Suprême a rendu au 8~et du testament fait a'tl
profit. d'u.ne concuh!:ne cireuxarrêts contradictoires ~. Le D.C.c.
n'édicta aucune règl..e de CûniliIt an sujet des donatic:ns .•.. 7.
Au terme de ceeze analyse. on a èOnstaté que le système cfu:
droit mternatiooal. privé du Maroc indépendant' en matière àk
statua pe"sonnel est en consbruction. Héritier du D.C.C. inb'oduüt,
en 1913, il s'est .oémarqoé cb.ll~ du passé. Mais ce qui frapPIf
aussi, c'est son ~:pp.a::-..en.anceàla .communautg is1.~nùque.
§ 2. L"APPARTEN.-\...~CE A LA COMMUNAUTÉ
:\{USUL?\{A>:E
"';,' , , '
C-ette appar..enante du à--ystème de droit înte-rnationai pri~~{
marocain en maltière de statat periJ Onnel depuis 'l'indépendance J
lé Oumrna peut facilem~nt être démontrée. On le constate ai:
travers de la protection du statut marocain et du privilège dE
religiùn.
.-
~, Lemariagede~w: M8lrOC2IÏn8 àl'étranger est soumis quant
, fond aux· exigeaccs de leur J J tatut,telles que prévues par' la
oudaouana: Age matriDDonial. puberté. consentement des
'\lX, tuteur matrimonial, :ab.mee d'eJ J J Pêcb.ement légal et dot.
conformité de œmariage àla Mcudaouana est vérifiée pal'
fonctionnaires ,ru consui1at du Maroc à·fétranger. Citoyens
'un Etat musul.man, les Marocains de confession juive. qui ne
'aposent pas au œnsulat -des .services à'ml. rabbin. verront les
nditions defondGeleur nnariage vérifiées, lors de la célébracion
L La protectiaQ du &tacut~
~- Les conditions de formae do mariage mixte entre Marocains
.. étrangers ont é~précisées par un Dahir do 4-mars 196044. Les
':'pO\:tx ne pourroet se marier civilement. s'ils n'ont d'abord
·l. "
:',
Le droit positif protège le Rtatut marocain en veillant. à son:
respect et en le privilégian:... Le projet de réforme du D.C.C
répond au même 8OQcÏ.
use.
. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
. . y",
~ C!r. Ill":. . 11'9-.2$5 et.,--. ~ an. 181. 196, 1S7. 2100,2()J . l 2IOIiet 2tT1l1
:. ! ~l àt: C.P.C. Cfr. -- J MIQ'"e C_. pzi})r.:lopié de S~tut penomlMtl. Lic::eoce 2lm•••annob
D;-oit, R.ba.t:; J . DEPli.: E7•• l...qi.l.u : .on ..._ add. R.J.P.E.M., n0 ot. p. s.e. .
. fj P. DECROUX. ••Le récit- 8U<:ceJ UlOY;"lÙ ~ D. I. P. M . •• R.J.P.O.lI., 19159, Q!2
R....J.P.O.U __ 19S0, p. %8S;.J .ula;U lIlDUN, -A propotl dt'a SUQC..,.liolM franç:aj,..,a at
Maroo., R.J_P.OJf .• l::959. >609.
46 CS. , Ch. a.:im .•-C~ 197?; Cs. . . 1ft Ch. , 14~mb"" 1977 - {note14).
.r, Cf. R..oat.:28.iuiP:rl~ <RA...C.Alf., 1903,26).
Bulldill offi.cU1 (_ arabo.) n•.2U7•••..;p. lo:n;d'r. iRabat.. 23 c:Wœml:m! 190:>"'9, Cl!wtd.
p. 166; Rebat.,18f"=- 1962(}t .l1.L.~ 5~1, 1963, p. , 550).
( 1 55
LE DROIT l~-rER.t~AnONr""~PRf\'''E œ;!!A.tt!ûC !~EP~."-';
contraa::.é lê mariageeri ka fœ-meadoùlsir.e (on raboinâque), Mais
la forme de l'état civil est une simple faœulté. Fac:ulté que doit
saisi:- le conjoint étranger pour pr-éveniJ ;- d'éventuelles nullitk;;
dans . Mn pays aorigine.
Les disposicions du Dahir du -4DJ iilIJ I8 1960 ont été étendues G·:.1
m.a.ri.ageconclu entre deux ëcrangers dont l'un serait muaulman
A l'étrange!", lorsque les futnrs œnj~rits 8On1t loua les deuz
).1arooca.ins, ils doivent s'als SIOntmusalm:aDs contracter mariage
selon la forme prescrrse par la liouciaouana (art. 5L Ceci
.im.plique. qu'ils se présent.ent àun COIl.?ulart.marocain, oùofficient
r , des fonecicnnaires désignés par ~ coJ XÛoi.nt. du. ministre: de la
, J nstice ~àu ministre des Afiaire'$ étrimgêres. Ces fonctionnaires
'. sont habilités àdresser les aesès de mariag)e~.
Au r--=g-arddu droit marocain, la validaté d'un mariage quar,t
è. la foroe entre un Marocain ~un étranger doœrespect.er lE-:3
d:.5pc..'6itkms du Dahir du 4mars 196(;;;0.
Ain.si. !e souci de pIJ olk-ger le statua marocain est pouss-é
ju.squà la soust.ractié-n à la règl~ locu s regit cctu m
habkuèGeëJ ent retenue en droit inteenatiœnal privé.
Ali sujet de l'action en recherche de paternité nas u reile, on
peut sOut~.hir qu'elle sei-a iejetk au momde l'ordre public
marocaim, si elle met en cause un Marocain. musulman 51. Daris
le màmë sens, un jugement étr~er constatam la paternité
r..atun:ill.e d-un Yarocain et le condaznnana àdes aliments envers
l'entant ~ne pourrait reeevoirI'esequatus- au MaI'IOC.
Par ailleurs, il est impossible àdes étrangers d'adopter un
enfan •. Ge nationalité marocaine. Cette mationaliré est en outre
pri,,~
.e ~ .•.of/it: ü-l. 1970, p. 2!SjS.
Si) 3omb".::- ALAOUI, op. cu t.; ;:>. 377 (sœ:- }"5 cfufficuJ t.é,è!D :n.nee a.van; J a
c.:.n~CIl.iiu '!.-DlIoOIh 1981).
51 C&. A.. MOt. - ILo. ", Y RCHIO_ cL'exequa.WT ....•, op. c: iL
5Z T. a.....a:.tanc::a.., 23DOVem~ 190:>2, riû poor ? DECRO":X, Drr: tit pr-:t>é, t. . 2. n° .73.
C<l:lIIu'* MOUl.A yRCHlD, lAs colt/Ua .DIt ju n.tlictiotu . ea.œ, polycoploé. 4;,rooft
--. ~ ~é. F•..-ulté dl! Droit.. J W:.t. l~ l:::aû.
.;;J ;DE1i:R)oL.~:Ii MOIULA yRCEW 11$
~.B. Ù~ de noJion, aJilé
r. Emcas de dive:rgencê de nationalixés dans "UIt :rapport mi~~
jmpliq,mam:. une part.ie marocamec Iestatut:m.armcaiin prevaut.
, ~~
o... C'est allisi que wrsqme l'un des conjoints est -de matiœnalrcé
~iaaroc:&ine. les effets cùu mariage sont :régis parr la seule loi
:~J ïiiiïocaine.
~~,
F~. Otemême, pour les cau s es de divorce, le 8taltuIL macrocain est
~~vilégié. Ayant à stat.uer sur le divorce d1em:andé par urae
a.ifiemme française contre son époux. marocain «le eonfessrc,n
;rausnFmane, dans un a-rrêt du 23 décembre- 1~9 ~, la COOI
'~"appe1 de Rabat a estimé qu'on ne pouvait a:;ppliiquer au mari
:-;Pdéfen.cleurque sa loi naturelâe, en I'occum-emce le statut
.~J I1usnfmaD. C~arrêt a été confirmé par la Cowr Staprêsne 5.4,
, .iI!msdes.termes tellement génér-aux qu'cm peurt pen...<ler,comroe
:..récrit M. Deprez.5:6~que la soluaion V&!oJ it pomr tmut divorce è~t
'.'probablement pour toute relation familiale mis:t..t!.::..mplp.quant izn
,€:lIaroc:ain et p~seuâement un·Marocain musœlmean. .
-i1. ..)
-t;- . .
t,";; ,- Il est entendu, qu'à partir du mo-ment où la /Quaçà·majon:-.é
tdes Marocains est IDusù.lmane, la solution recenme par la Coerr
S'i:.Suprêmleen 19'72a été @..abOreedans un esprit de sauvegarde de
0_:~8lann.
.; Les effet » du diu orce sont. soumis à la lari dm conjornt
.._ oeain dans le cas de ménage mixte à. pareereaire marocarn
l
e sesronc les dispositions de- la Moudao\UamB qui serozrt
applicables (pension ali.mentaire, garde des ertfamta;. .. .), auxquelles
'(aUlt ~OIIUtercelles du Code de procédure civile. Bi le Marocain
~_"estpas isniélite.
~:~ La vigilance dans La protection du statlIlt tmarocain s'est
·~dniit.c> ~;'=i .:.1:.... lo<! ' . ..1-. ~ !J D' C""
.•«a . u.;sl'!s.~prOjet '-K':rélionne-ou ... t. , .
a .
~ l'
~~
~ 23 déœtlnbre 19169(~l. 1971, 1:.59,l'lCIt. I! P. DECROmXl.
;.. <:$.,7 fivrier 1972,Âir'r'ft!l ti5 t! 10 cs ., 'roÙ..XXIV,naw~bn 119n. p. 4fi,~CIu.' nI! t . IS'J !!,
4,IIIIIR P. I>.ECR(X;"X.
..{ ~DE~, ~ t Km concporif' _., D~16. Fcat-il ;oarta&IIer ~ iru:;.erpre-..atioc:'· TI
cit cf~ aeuI ~_ Bmnment '- ~qut!$. Du lIIIëme autemr. At:iir:lR.."; .P.E..M .• a" 4.
26.ILJ.P.E: J1.: m" 5, p. 270. Compm-ez: M. CHARFl. .A•••• lir De, pr'7''Î:è~a., hl).
~ dLdroit, i.972, p.. 11.
:0;:.:"
Ii{) LEDIiIOIT:. L!>~/. TIaNAL ?XIVE DU~••. 'tOC!!mEPS- "lD. ~"f:r
"...; '- - '-
~ Lep~t c.=~ .-1- D.Ce.
Le dernier projet de réOOrme du D.C.C. é!sboré en 1981 pari
mintseère de la. ..Iuance retient exClusivement deux regl.
générales de rattachen::1le1lt- ~
'f:
L'articie l er àJ spœe que- .
,
'~
.1_ lois concernlHtJ t l-état et la cap!lciti de" penonnell ré!gi88t!llt l.!
. M8.lI"OCai:lls ~me; rési.dant -en pe. ys ;étranger-. :;
L'a:rticL.e 2ajou:r..e qœe
.\'écat ~lll:c:apecité·ôe l'éaanger en ~dence au Waroc .tIOnt ~
Par _ lCJ i namoruale: •• moiras qu·ellene nt coalraino àJ 'on1re PDbl
ou qu'elle ne- IPu:-anti- al.l!J (Ms:roca5n" r~siCÙUl(t.ur le te'lrrito~'è
. pays doeit !'é~.!'~l' M!It Te$IIOrti$8$ll1;.,la réci!>rwxité».· . J .
. ' '. .
. La notedè pré8e:ntation du projet s'appaie sur le )lro
,. internaeaonal pobüc mta6~n pour justifier·la récipl'Gci~C
.t.er"...e s'exPlique Probable:aion'!t au moins pour tnI!!8 nriBons. . . . ' ~~
. "ToU1t d'abord, cm {o~Ô!l1 du nombre des éinmgers.sm1( _
et de la nacure dea litiges' soumis aux jurididion.s marOëàin.
portant e&SeDtiefletneiit Smr le statut persœnnel, . ;;,
~ . ~ j
. Ensmite, par le souci de protéger le rapect du atl4a
personnesl de nos na:cionaux àl'étta.nger •.notazament coatr~df
.lois de police ét:rangJ ières;:. et parce que le D.C.c.. est trop lib6œ
MaLs c'esa discutable- ~
. · 4
Enâm, par la voLonté d'inciter les Etat.s étranger;s où. vit .-
forte colonie de Marocams à' conclure Une ca.Yention avec:SJ
. ,Marot.·
.: .:Les travers de de p.-.)jet :sont nombreux. On peut ~:
'.'1~i:n~enttio~i.ntem:pe6ti-..e des termes relatifs Ml mécanisme ~:;
:' l"ordre public dans la fiOrmmlation du te:rt.e, l'igildUnc:e de Tappil(.
de la. jur-ispeudence (privilège de nationalité, privilègeè.·
religion ....). Mais là: n'est p:8S notre propcs, On veUilt tCJ Ij
;,si:.inplemeotdéqlOl[ltier que le projet de réforme du D.C.C_ enf.(
dans la même Iogsque, àsavoir la protection du "tut ~;
Le système marocain privilégie aussi la Te~on .u.sulmame. ,.• ~:;~
1 -"'~.
ABOORRA2.:.K ~ .. rr:..AY 2CHID
161
~~ Ii. Lei=i •• -iL~ ci!;n'F.giOo
~
. •.,
' ~
Un Dahir du 24avrill95~ . 8, eu: poœr effet de sOumett:re,à,la
justice du Chraa .tout ëtranger 1111Di5Ucrnan résrdanr au Marr- U'C,
quelque fut la loi, évtmtuellement civile le gouvernant dans son
. propre pays. .
'~
'~
:!
Ainsi,il a étédérogé àla règle Iuebi.tneUe de rattachement du
statut personnel àla loi nationale am D. Gm de l'Islam, qui entend
regrouper sous s.a. loi ~01ltmemlbre de la COnl_OlUnauu
musulmane fût-il étraI\g'er 3S. . .
Il faut sigruiIèi'à ce propos que-Ie Dahir de 1959traite ~·. ~t
simplemem. de la.çomp~~œ jlDri~tionneHe. Et, c'esr €:I).
.extrapolant quele juge a appliqué amxmusulmans résrdant au
~ TOC les dispOl5itioms .~~la. ~oudaofumta. celles-ci regi&..:;,a.~t,d~~à
le statut des Maeocains musuJ rmans et des Marocains :1i
musulmans ni israélites en vertu desdi.s:positions de l'artic,te.3 du
Code de la nationalm:.é marocaine, .
Le Dahir du. 4muJ.~ .i96Qa ëeë, comme on l'a dit, étendu aux
étrangers musulma-ns.
-:~
La suppression des j\LTÎdictions religieu..sesen 196.5, pu is : 8
mise sur pied en 1974. da tribumal de première i.nst.ance,
[uridictâon de droit commun. n'a pas fait disparaître pour autant
la solution héritée du Dahir du 2~avril 1959. La juriciiction
suprême l'a invaqué f;!t àsa~ lee.iu;aricfidions du fond,
La Cou r Su p.rêTU a op~é plDUr 'la priorité du $,tatut:
musulman S'Ur le statut é~er.:C'est ainsi qu'en casde conflrz, .
en matière de statut personnel. entre deŒ:xétrangers dont run est
56 c.s.•U _mbn! 191k. C1ZUVl, J Soi6.p;. 369;:lIIab..t.. 9décem~ 1959,C~ .l. 1%1.:
C.s._ 7fiEvrier .1972, Ju ;ri.$P""'IkIl« c.s .~»" 24;~, t'1I78,67-4; C.s... 9•.vri! 1969. ~
ciVil D· 163. ~ des ~ CS.; C.s... 7lII8Ï 19(69. J..C.S., n" 8, p. 35. Adè. Cin:ul~
Min_ J U8Ûo::leD· SS43 du Z4 juiiD 1959.
~;
, -.
r , Il;:
·',;;~i;âm~UIman nnéribepa:s d'an mmsulman 68. A ce9.àS'8J oun:e he
··tfàit que la sourerissiœa subite d'um converti à rIslam au « !rom
·~n!","~n. régij:g..'lQu"a!ol"'5 parune loi de statut personnel Lmque
·~ p:rovGql.J .er ~ dliets rétroactifis contraires àtoU""...eaécuriir.é et
·:~m -resuect dea àroits acq\lÏl!l {irrvalild~tiqn d'un testament, nmUiœ.
. • '« . '~~ mariage dela femme comvertie àl'Islam.. J . . .
La création de cerre règle par la J llnlSprudenc:e po.seu: "'~' .
pr~e. Sagit-ll d'une règle nouvelle de r~me~ent? S'agi; '.~ nana rh).:p.cth~où' l~ ,.t'fu s il. ou ·l'ap(lÉ-ri4~~ra.i;t
il d"ordrepublic? d'une Tèg~ d'a?pJ icatio~ TMI~8te?, En. tot; . ê::.a
n
. un arrêt. de la Cow.~'a~pel d~C~anèa cftu.16
ces, ei!lee&. en !IUl!'g!eouen nolation des dispoRltianB de1a:rti.cle...• e 1980 a a 80umia lm rélUgié résidant. au. M~oc: à hl
do D.C.C. Le juge a-t-il le. droit de créer UI:le riglede drolt e . iileeJ daouana. l:attibllde <Lela C01l11'd'appel de Casablanca s'est
pr- ésence crun texte clair ? ".uyée sur le critère du dcomïc:ileen: sur le critère re!igieux . . Da. mB
..·';~~aisd'espèce.le réfugié ét:ait musœlman. . . .
. . ~, .
:;ii . . . l. . l- ' . . r"
.·~:.Nou.s avons exposé jusque là l~régime 'le u. :I. (ut com. ~\um. . , .A!
·: ,:~;rfgimese situe dans le cadre c::onfbctuel. Il convienz, maintemamt
.·;.(detr8~r les gramdes !lignes; du régiune des conventions. .
lBZ:
Lê DROn' 1;-."11;RNhTIœ-v..L Pii:iVe !Xl M.s :..:ROC ~"D.&~ •••T
~-..ilinan. lejuge-du for privilégie le atazut,r:nn.suhnan 57"
L'attit.ude de L~jur". :. Epr- :, !Qenl. . 'e est discunable .. Le moi.ns q ~. '::'j
l'cm puisse dire e&;t:qu'elle est 8urprenante. Elle raisonne €."j
t. e:rmes de communauté musulmane,
On peut ajouter que tes termes -:étraDgers musubnans
posent problème. Le qualificatif musulman est-il lié à 1
Da:icmalité ou àune présomption d'islamité ?
"r'
La jurtsprudenee utilise aussi les. termes de droit musailmar
S~apt-ü de la MQudaouana, comme on a procédé lors el
l'i:::J t.erprétation extensive du Dahir de 1959? Sagit-il de dro
nrnsulman, tel que codifié dans le pay8du ressortissant étrangl
(ea, Yajalla tunisienne}? S'agit-il de droit III!il.6uhnan sunnite f
ch- ~ë ? S'agjt~il de droit musulman sunnite '!S'agit-il du rit
m·::.lêciœ ocridental "!. . . , ,
A notre sens, le champ conflictuel est suffisant. Le jug
m.ar-ocain possède une a.rme, à savoir l'ordre public. (
mé-;, njsme pourra toujours lui permettre à'éc::arter un statt
étranger qui violerait lalecture officielle de l'Islam.
Pour explicable qu'elle soit dans le co-.ext.e de l'Islam,
so;-ution reeenue par la Cour Suprême est source dedifficultés
vé::ricule de! dangers en droit intern&ùonal privé. Elle peut incit
à r:-..:0ut.e:6 les fraudes. par exemple: conversion en 'rUe de pratiqu
la ?Q1ygamie ou la répudiation ou d't".1héréder les hériti.~rs car \
ST ~ U jaUll9l73, CIaut U. 1978. p. 677; CA. 28m.i 1964. 0..-.1966,p. 3
C.S .. :. jmD~t ::.97', Cla••d, 197'5. p. ?SI •••R.J_P.E.M., n· l.J ..14: R.J.P.E.II., n"
C~ ;:rof1!$llll!Ul"l dr D.:!.P. an: Mar:>(: ~m. )C. LOUKlI.J ~er:rt qu1il ocd;
,... a:aprer c:>narr+u cJ . la C:tw $Qprt.e •••qu'il Caut ~ cralr.r1t1 .niu,
. ~ ~ D. L?. M_ ~t.,.. c:oan de œn.~ .
CGI'L-~ : dr. J . DEPREZ, ~iLeD.I..P.M.. I!O~ la 1ic!Iélit.é.•lu- . _ ra~ j
COIIDD:'%In&-:n.I bIt.I!nUboaaaJ e-, lQDroit d V' lIir0<4M..-I - aol 0&1 )ICI'"
C~ C.N.R.S ...•F01IMÙltiClC1 du Roi Abdel&zi%, 198!P_ AtltL. du ••im •• ut«
P~~=: i ~ 11riÙJft : <!:. ru r9rd,~ .•. .;.ric!~.~/.K~ M~kreb . C.N.. ?. S. , ::~1. p. 315-.'!t53.
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-if; LERreIMED&S~-nONS
•'I!Dan81e cadredesconveneions,il convient de "':~mon_ de.
-. caltés avec- la France et de dépa...-.ser dés hés~tatioiuJ . J >O"iIr
',: :;~ -,UI'e des C?IrVentions relatrves au statut des ~rS4O,nnes et: de h
:.' ~1I'" avec d autres pays..
,~~. L DEPR!". z, ~ .f4t irl, ••...• op;. cit.. o· 2':1;C. s. Ch. • dm., <Urit n° UoO .- '5juiill.t
~: Il: .J: P.E..1rI.• 0" 'l.3-14. ::32 (en; araJ M,). Md. du mim. auteUlr : .Nl"Uloit.é 41r1111fam
• r•••. e jcridiquoE au .w:..,hrefl •.•iD 11IÙIm. d pchtiqau ou MoDIltneh. C. N. R. S. , 19'51.
'P::I39. .
~ f c-.bla.Dc:a.i 1$d~"",, 1~. 1t.JtI.D ... 1981i. p. 49.:Fatme SAREf'U~NL.l.a. loi
~t! ••• ·.t&tU1l: penmnDel &. 1'ff'ulÏf", et Oe' .~trid..,. ~Il D.I:P. maruc::afu>·.
, ~ ~ .D." J .98f)~J.F.M._ DO1. ;a. 20 (a,DCA &!II ••;eu doeœt lIITft).crr Li_ DAK<\N; ~ cfnrit
~ raae • r~di_, D.E.S .. 9roit l'ri ••••Rabat. SipaJ CI1M qu••. le .11I_ a
· ~. la Cooveur.ilon •. Ge~ du J 8 juüUet 1951 "'1' le statuJ t du mu. &. En
~. îI n'. pu ~f fa Cou ••."otiom Of, ",,"w Ymsur 1•••apatrici"".
If,4 Li: DROIT~'l~~O~ rn!T'~'EDLi MAJ lOC L"1)EPE:.'DA..'IT
§L DES DIFFICULTÉS A SUR. . ~ONTER:LA CONVENTIQ
FR. ~'iCO- MARoc. . . ~NEREL...-\TIVEAU STATtJ TDE
PERSONKES E7 DE LA FAMILLE ET A L
C·:OOPERATIO~; .R.îDICIAmE. DU 10 AOUT 1981 6C,
F. ~{onéger 61 et. P_ Decroux ii2 ont consacré d-euxétudes tri
fouillées et documencées à cette convention. Chacun, à' :
manière, s'est ahrité derrière umappareil documentaire plus Q
moins ouvert. SUT'le dram com.palré, ou sur une connaissance ph
ou moins profonde dn œ.oit mareeatn et développé des réflexiœ
personnelles. que lui a imspiré l'amAlyse de cette convention 63. 1
sortë que::-la lecture des deux articles est très utile. . . ,. , ...,.
Il convient. ici de ::;racer rapidement les circonstances e
I'é.iaboration de la Convention dJ e1981 et. le contenu de ce tex:.
~e-us choisjssons de u-.::::::i:Ler les c:tispo-;)sitionsrelati "es aux conffi
de lOG" €:1. plus p.a..rtic-~m~1'!.t T...., r-ègles decOnfli:,retenUes.::~,'
00 c.•. t ~.::cor:: ~, n'e." pa& J e p.....mier -en!Te let! de..,,, pA)••. Eo efff!t.. :
d.'-::I.•,... ';W.o: dijà. liN ..,cr 'IUle C!l1DVl!IIClon .:raide mut_Il. juodiciaITe,d'eltequIE
CÙ1 .1Ui"'"m.~u t': d·.:c.....ar-:.rm ~ àc itabet le :11juin 1957 l't • Pzri. 1••5 0CU>bre. L,<:t
qu- ••C!'.o.ill••.•. J r5 ~Illt r"Ï>r. ::'U!1 :::r.ntoa:ùe .GiiItiOl1lDC!I : 1•. OkNt du :5 dk:embn 19SL
l',!,!. !'q"" la .•~ n ~~ ~'""t ,j,;.ji :.iiée plU" un••. oonv",nlior. pour:J uoi en cooda
u" .•. !K"';""!::~? iJ •.ac:it ici ôr èPcinper _ 'ÏDtAir(ot. duoMaroc et' crux Cie la France_:
ch•..run du deux Eta::.a .......a: .- obj.c:;i!. lJ IO,J priciL Pour le Ma..-oc:. SIoOD lOOCi m9
.-;",,:;c'" pru.er--.:r r~..i ~f àe _ ~a_1.II .xpatrié ••..n r:.J hul ~&.out ••
~. r. ~r "0" ••Miimi'Latioe-. 1IŒ ..,iD<ItCi4M eocï.1•. n . y&\Ift.Ît IIu;ui l~probl'l:1l. ê
m.•.. - , "i!". mlÎ",," fn.~D •. ED ...tret. le m.a:i.,e d'Un Marr>Cain a:,,~ '. I!
FrL;)Çc5e •.::élëb-l! ee i'r-. '-êta.it _ la -W. forme ÀioI'4t. at ci~.J ..ce -:J Ui CQOid.~
IIU':'ëi.t:pofi-;:jons du drail ~. o- aUU"l!ll inc:onviaiientl -'Ont AÇOpaT'.:a et oO~
1••;m>~,i.,m~ de la l"'!'~MIlJ œ de la A'rpudNt,tiOD en Fl'1IIllce e"l lu dia~c.
I'a:-:;ie!", 3l~' du Code ciYiI fraoç:ai.a lI1tt' le diJ ~, De aon c6û •.1. Fl1ln0l' itIÙ,. lii'v r.m:
inu'Te!-loÎ'e ;>al' la C~IID <Ï!we ~ene ODIIveation avec: 1••Man.c, • cau•• . ;,
di5ru!~. lIOuwvi •••par la pormai_ aIi_ta:iTe et. 1. f<mlm. franÇAiH _ ..C_
di J obOlution du ",,&ri~ __ 'ID J d.arocaio <II: par •• prc:ior def enfanu de c:oupl",.~ix:.
La Fn.oc••youlait ~ don; aoI~ • de. .itlaaalÎona de tait, de plu»"'en rt*
fré"fu~CJ t.et_ péciblH g __ ._ ~ ...,ur _rtairu de ~. ~tionaü~·.~
lonoqu.. l~~UI S<:>Dt ~ 1. pën...-rocaiiD. ua. droit de visite. Et c'u", a.w. è-.
de ~! ',isil<l'I, qr.lll ~ feU'aan el. wl"8J IIti!IneQI MIIMJ C .•. Sit.uatiGr.J de fait péqibl. ;III
la :mm. fraa'lçaUe, sana ~ -a. r.tIIICaaL._ C-eat ~ cela que 1.. FYa.nce ., le ~
a·,.,jen. iot.ërit à eoooc:hIn __ .7:OIQveoÛ-. Cell.-ci fu1:. 1igni-e'le 10ao6t 19S.i: Ou ci
fr.L:)ç ••r.s, la loi auloriIUC la radfica:iDG =voc& le lOjuio 19fi:! el la con.'l'.enriott ;
pui:>h~au J~ ol1;'(Une l--ju;in 1983. Du d1t.i m&r:IJ C&În, elle a ~ purbliée~ 7ocuiI .
1905'7a:-••&.! .k/ iJl&. o(fiOJ ..
61 Yrall,?,ise MO~J l:Gi!:il. <.a Coo-.rtiao rr.nCO-dn~ne .. _••R.C.D.t: i!' .• 1~
l, ;. 29. e;. et P...c.OJ.P .• ~ •.. 2, p- 267- 2!!18. Add,lA;._lif. mars-avril 19.~;)..18-
62 P. DE::CROUX•...LaC-~ ~n._ .... C/ LVld. t~, ;.. l,l):.. 49. i.4I
63 00 e.r. sur;lria pc' ar~ po~ _ DECROl::X, not.. p,5'2. no~-'. p:·53. nou '2
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ROn t4iPpeUera tout de même qwe la cO!lwent:\Qn contient des
~itiom8 relatives à. la rece4'~y!'~lA.8aDce et Sr. r,e%.écut.ion des
~on.s judiciaires. A ce propos; elle distingu:le Iees dé,cis:J ons
~~8i~ e.n matière d'état ~ea prer8omn~(UlBi!lliilati«>nGe la
.,_~b«Dn a un J l.kge~~t de ro;roI'C!!au po~ de ml~,de ~5 ~'feu-;
._~~~oe 64, tran.scnptJ .on sana eaequatur BUT les regutre3 de
rétait cÏ.:iil des jugements en roa.tiière d'état des personnes &.?,
. . ·, ~aŒX compétents e1clusivemleot en matière d'e:fet..;:.
i._
nneh
du mariage et de di8l301w:tioD du &ent:nat:rimoania!f;6 eL
··...,.éciJ ;ions judiciaires e:l matière de garde et d'obbgatior'..,:;
tàiires) 67. -Ô :
convention traite aussi diu système d·ent;.rai~e e-t de
mon j udic-iarre: en ma1tlèrœ de garde et d'obliga:.ioI13
ntaires et à cett-e fin nset en place des iILStapces : lE-.5
ciih; centrales et la commissiom mixte c:onsualtat:=ve f5II, co-mme
~e des procédt;re5;;a, Lourde ~--ponsabïDité...
omr nous Iimite'r aux conflits de Iois , il con vierit ce
liDgaer les disp::lsitions relatives aux méc:aniSi:Oesde conflrts ce
~ètLes rè-gles de conflit. choisies pour eertadnes matièr--eô de
ïJ t personnel. Les d:ispositimns t:Ducbant au fbnctionneme..nt de
'r
le
de conflit sont abordées dams les preIJ Üers. artiCles - de la
êntimn SQUSle titre ..DT.spos:.itioIllS générales •. T01:lt d''abord, -Ie
t.-: iU: d'une personne est le lieu mû ene a sa nsideoce habir.uelle
', Ve- (art, 2). Cette définition Ste r~proche de ladééinitï:~n èu
cite fournie par le Code de pxrOcédure cirJ e t::l8rocair~(ar-t.
.,. et de l'attitude de la jurü'lProdenœ framçai-~qui. ret.ient
e indice de localisation pœur les droi;:;s die famiDe, la
, éDr;œ effectiv-e,
F. '->NEGER, op.. cil.. p. 269 .•. 272.
; ••~IIDNEGER. op, cil., ~ 272- !'T3.
P. !IIIONEGtR, OF cil" F' 274-!77.
P.I8ONEGER, 0fI0. cil., po 277-'l!5O; [)ECRtOUlC.."" ci:. . p. 75.
'.II!!ONF.GEF~op, ciL, po. 282-!86.
[J '. J eONEGER, op. ciL, p, 286-
;i.rt.. .519C.P.C..• Le doll1licil-o de &.o'1J t.epourlOlJ ll)e plr.wique- est au lie-ru où e-.ilea son
•••••• bilbi cuoelle "r, le œœt.re. Qo .ea aifTairrft et de _ iDt.lriiU»:· C'est - CJ tlllve:a<uté
"~CP. c, du 12 aoé:t 1913' ne c!.éfini...-it ~ le <Ilomici'le. La- CocW;.cI,e"~e crvile
~~m 1974ajoute GIDeIi .ela~ a _I\ahi';;IItiCMl' :babit;uell. ~n \1111 lieu .••• tle
•. "" _. affaires ,:iana um au ': 00, el»e e•.: ·con~ =mm •••dacmicili.M A r -èga:ràde
4... de ramille et de son ;:-atrim,ainott- J M!nomnneLlà où: ell •• a c~ babit.a:tion
et." 1ig••i-ci dea àrr.>il.ll l"t"I80rti!U&ll1:.. -., ~ pn>I'eMliIDDJ U!i!le, Il "ù ewe a
•• aH «cupeQona et 'de -. intéri~
<>
lf.,V LE DROITe- - n:l" •••. •. ~:nœr;t.L l'WVE f.W..i M. ~ n>mBPESDA3'- "T
~œ, -la référence à~loi de l'u n dœ~.u: Etass s'ét.end di
la !loi mtem.e de cet Etat àl'exclusiora du système int..ernational d.
conflit cie lois qui peut yêtre en rigue'll1J "lo (art. 3). Partant, if
renu xx est exclu. Cette solurâon estretenoe parle' droit marocaiI
dePui.~la greffe du système 6onflic:twel en,1913.
Enfim, f'art:iJ .cle 4est ainsi rédigé =
.•1. !mi,00 l'un ~e. deu:r:. E~. ~.~ J IE'.la J ;ri.mte conv,:ntion :l,
~ f!tr'~é=t.eoe par ..espundicboms de l auQ't':" EUlt que SI elle ~$
~ ~ u: mcr..t ihcompa.ti~ QL- . ec l' mrdl"fl! pu b Qc,..
i
Ceci ~ uza effort c!-ela part des juridictions des dew:. paTE
Arztremesnt, par le can.al du mécamiszne d'évictic.n de la Le
étran6ère au nom d'tm ordre public Intranstg eant , elle.
risqueraâens de détruire l'esprit de ta ccnventaon et son conter,u
L'eœpr-ession uuilisée pu la convemzion, affirme De-croux 71 ES
différence des formules classiques telles que ·BO~S- réserve d
l'o rdre 'public:~ ou -contr-air es à I'oe-dre public- ut~lisée,
nù~eIit; dans les ccnvemtions avec la Tunisie, la Libye, l
Sénégal ::)U I'Alg-érie.
La eon.•• ention retient aussi un certain nombre .ne règles (l'
conflit.. Ainsi, -I'ëtat et le capacùé des pessonnes sont régis par 1 '
loi'de œ1lui des deux Etats dont Ies personnes ont,la natio nalitê
(art." 1*!:'). Ces disposizâoœs rappellent la rëgâe générale ,d
rat'"...ac.hement fi:gurant à. I'article 3dn D.C.C.
Les artàcles 5 à8sont consacrés au mariage: Les condition
de [onâ . du mariage. ullcsque l'âge matriDWnial et ' F'
.cocisentesnent -de même que les, einpêcbeme~, notamment Cè'-l'
r~-,ilt.a.r.t:t des tiens de parenté ou d'alfianee, sont régies pOlll .'
.chacun ôes fut:o.:n'époux par laloi de-eelœdes-deuaEaats-dont Û":',
. la:"nâtioauilité (ai'1. . 5), ·En·.roons:équeoce,·si: les-deex époux ont' 1':. "
même n:.ationalité. la loi 8pplicabl~ sera leur loi nat. ional , '~
cor.;nlnUJ !!e. Si en revanche, 'le.s deux époux ont des nationalit.i;
diiférenlte8. I'applicatioà' d:îstribuû'Ve d.ea deux lois nation ait: ,
s·'ün'posera_, Céttê soltrtion est. conforme à la ju:risprudënt",~
maroeaiJ ne.".
n.
P. DE;CROUX, '''Po CLL. . p. ~,
~RitA1.AK. MOU1. , AV RCH1V
lt;:. '
':"';'. '
~, L'ar..ic~fi ~.b!)l·delesconditions de forme du rmariila.gf! qu'il
5I-xnet.àla. loi de cài des dieux Etats qui céloèbre le mariage..
rriiliiiéa 2a.;oute curilM6ement:: ' '
!fjF ~ ' .
i~ChsqueEtat ;oeut àriüdtMT q Uo!:" l~fl:lariagê d.a.r.ld l'Q:UtTe- EfAli..ent.:;Te d~
i;: : ; époux qmi po!J llèd4rD Wi!i5 demi g:a. n",tj.onal;té Sof'ra oélii~ pJ !l.r se-s
~'-iOmnoir •.•,o"",,",~.. .
'eL',e..rli(']1e6dis~ d.eu:xhypoth~. œlle du<~e sur 't.e
~'~français et telle-du mariage sur l~eteni~~ iIlUU1Xaic
, ~Ïo.ariage SUl" le territoire fran.çais 'cnire' u,m e.pon:x. Gê
~ maroc•••••et un êpoui d. aati.onalit.é ~U;. e de',
_,célébré par un .liciter de l'état civil é·ompétemf;. selon la l..:n
.:çaise_ Pour la 'I1lidité o.e cette union au, reg;3rdde la toi
, . e"lès foncti.maires consulaires rnarcoeaims èCmlpoéten:.s
i~nt •.aprèsju.s:;:§cetion de la célébratiloll, a l'emreg:5.strement
, ce mari.age. Par earegisttement, on entend au mriniS'..èr;:> de la
'ce marocain, dalble: célébration, c'est·à-<i.:re wérï.f....cat:ion>::'\1
. du MoÏi. ~ si le m.ariage est valabl!e. Le ~ri;,=;;gè
';,l.e te'rrimi.re mànl/ îfi.in: : d'un époux de n&.tioxialité œ;!?.."'OCaine -et
népoux de natiœalité française ne pe-ut éf'..:re celébr.é par :.es
",ulsque sur présatation par l'époux fr-a,nç2.is mu certificat de
acité matrimoniJ le délivré par les fonct.lor..naires eonswairi!S
pris_ Les Rdoull célèb=ent le mari.age selon \.es formes
isc::rites par le .st*t persconnel du fut.u.r épJ UX de oati.onal:t.é
œOeaine. Lorsqse l'épouse francaise n'G p~6 ci.ësigné de
'Bonne pouvant ~r le rôle de wali, ce rôl~esrt rempli par le
. ~ qui hoDlllogue le mariage. DaI1.3 telus :.es cas. le
N:iârat avise imw.édiatement du marâage lesfoDCtionnaires
. rires françaiscompétents. L'article 6n·envfu!age pasle cas
J (aroc:ain ·israae. L'article-d-e ·P: Decroux::2 cQn.tient des
,ormatipns Sour lesrègles applicables au Marot::ai!n. œœnf~;:;ion
~e; même si la œnventicm ne visait p- as les joUs lors de son
, tion. .
j La oon~-entionnite des effets personnds dmJ 'J J 2UÎ,a:ge. Elle
lt pré~oir la,.onalité commune sur le-donniciJ e commun.
8rticle '1dispose ••effet que .b !s effet$-pef$on~ ls du mariage
~t.'régispar la lade celui des deux Etats d.ont 1eaépOuxont la
,tirtna.1i:tb. .si r.des épOux a la nati<malité de run des deux
et le second aile del'autre, les effets pe::SOnme~du mariage
régis.par la .je celuides deux Etats sur le œrriltoire duquel
P. Dt?X:ROlEX,.La OI •••mtioo ....-, p. t!i7• 93. p. 6L
!!hEn wut cas, l'existence de cetze cr:>nvention est, .UTlle Qonne
:hase. Espérons qU'elle sera bieen a;>pliquée des deux côrtéS. de'hi
liildit.erra.n&.-et cw:.~ue::-a ~m ~YF.;l-:n'Plke ponr d'autre}; pays,. .qui
'.'~tsiltent àemprunter le mèsne Chemin.
-édaLa soüu~ retem ••;;>our les effets du mariage 8iIdluencé 1 '~-
;:;;.~:"'~n de ]""'el., 9. ù< di~.oJ"tio.<1" ~ mousdit', ~"2..DES llt;sITA '!1ONS A DÉPASSER, VERS D'AUTRES
é;!;:.":.~o::- ~OD la lm,d.•celui des deuxEtab& dont le .L:!i«,COl'o'll "m'IONS SUR L'ÉrAT D"'S PERSONNES ET DE
T~ d ~~ ~ux.h: nat.iOnalIté àla date de' la priBem.tation d . È~LA FAMILLE
1r., em•. ~nr. H~!J !U. axs SI a 1_ dat d l -J :. ' '
!
'. . d .. . •~ . ~ :.e, e a p J éserrtation de la tdemana' . ..:;..
un es; éI='ouxa l!.an.&t:::tor:l.!llité d l' d' f·· . -
celle de l'amtre la' _ e ~ es deux Etat:8 et. Ieseeom : .'.": '.' . .
d~l'Etat $llr'} +~on du manage es::.prononcée ~on 18le.-: [, -ùebemin paatel u a.-ec la. BdgiqI!J e
", .. e r.errrWI!"e duquel les époux ont leur d "1' '~: '
C:-:Il11::nu:::;. CtU a~'aient lenr de . ci ~""". OII:!lCl. ,.
o l'Tuer OID.1Cllêçoffi''ïïü.il. . . . .
,., • éd' • .'. ~3L622 ~ar"",""", en Belgnque en 198&,contIe 1.500Belg~s
les '~I- ~'..J aC"'..:eu::=-~de la convention ont airasi choisîde soume.tt:C·, . riron au Maroc- (]a.5siq;ues';'!~gont.les problèmes sousevés par
<. . . . '" errees <O.\U mariage e~- d' l' • ~' . M . ., ~::>a. 15&°
0
urson a une mëme loi. Le~', ~ ' '. . " "
_ar,;)ca.::uu. po-urront •.•.. -""re l" ", ' o} .'. "~ eur llen matrurionia:i en F":' . " ", , ' t ,
s~00. leur 10< nationale commuee et 'là "">C' 1i:9..... .,'""n.""" •••",~J G,~~,'" - 0..,••_ -" ~~, •••
ioentaté nartiomale ..•3 L'~. . ' par . '0 con.se~er -Ieu II étrani"'l' fal1'.oe ••••• 'J 'o~le:!!l1jinrr 1956'. (Mo..t:ll!IoI' b -dit, 30J uilllêt 150S61-'
écé mis e w ill1 . :",""c1e 310 du Cod" civil françeâs a don ' "_.", lal,;"'-'= '~.- ol•••••u••••••- t.. , nf~ "' ~ ~ ··
en e euse, à !a satasfacticn des autorités marocaines 74'," l _ &r;,.te- 24oc:tobn lS51i~~ur ::>el.g~. so ~mlbre 1~701~c~v..,ntiom ~an~
' i ts:f. •. . . _ " l. - . _ ". ". :""". '" en~.,,- ''''''":,,,n .ol~",,!~"
'" . J as -enf1lllU.. ra,t.<! &La t'_ay~..• ! l: >\' ••.."l 09S8 CW011.Ù! •••• r IH~ , U>octcibre 1~1) .-
, . 'ÛODl ""ro~nn. ,~Ia ~nmai",",nc~ ." I"uëculioa: ~. ôéciào.o.l - mab.e:no d•
••• de. enfanta et le ~f'II<lm" d. ua pr3e &.11<enfamu. ~ ••:...uJ {ennbour;t; le 2(!'
'i'MO(iWOI'li~..,.IHI6«'. 1.Mcem~ 19S5.loi ët~1-- J IOÛt U8,'i}- CocJ ,.t. civil. belp'3. n.
. ~,,17()'. 212 t. 224., :l-«.~i •. J ~. 344<:;u>.~". 1192&iill - Loi do 27puin 1~ ...K
~bijbUf du divo"",", ltaqu'un -de" c:nmjoiacs ••t étranl4!'l'r <J l_itc:w' b e~e, 9jui!l~~
__ C~ jucbciair:t>•••• f5'70. 'il.28;:63Q,.63tii.. 638»- Lœdu 15 décmlbre 1980r.llJ Tèté
"..8 tOCtobn>1981\ __ :"!!~eml famlilial - Lot -du2.Sjuin 1984 - Cirt=u!aiNi
!i1ariaa~ ~I.AJ us~. V juis:l:: 19~, .•.•• ùiotive ••œru.uD1 ~l#!tr".,a c:omc:em;lUlt 1_
~ _ Circnlail"! dIJ 1IIiIi~ lie la.J uati.".. du :!3mIU"'& 191;1)1U~fian~ le. ~nu n
"~. de !Uo drc:uh,trt ~ Il juin :!.9711 ::-1!1ati-wt<à a:ertairoa ~i!m.,a con>eernant I<!~
••• n_
.; J ,P, Sc:hM~k (1d' ~). '!:~jarr'<'ier 1.1"73 (J',J,P., ~,,76,~lO): prde àm••.•beII'!
'45ro u. , 26 oovem1ure lf'i'G (J.L 197, . 197'7. 23$): .,nfaut n==uTt!l ~nmu P"I=' mk ••.
o', ,~CC v. Brull.elle. ~~i, le- ~bre :1981: -déIl&Y"P.U ck paternité - Li~ (1r ••
_ 'lIO _1 l!l18:J (Il. 1'. D"~~191'!'4. ~t: adr!r>ptiomd'uo 'M~in par <un DelIrE -
J =êlMllea. 26 octDbrt! l!lIa : ,R, V. E.... ~, il.531: ~nfaitll; 'iun du ZC ma:ria8'<!avan"
;a..tioo du 1- par rë!pu6iJ :cion .:;.;ioo ~::o.œ~il 0I?l bet#"'''''' T.:P.J , 3ruxe-:ne&'~·Ch,).
'Ilh, 17juin 19185: null)jt.f" J luu'i""C'l"o '!df.,t r+.pum.tion - Ci;', 3ru_llea, 30~b,..,.
• ".J,P" 1%6): t,\J UIlle.œrt.. 15!' rooct (i~ c. s. c. ) - J :p. 5t <Aille., 2. '5 man
~ <J, J.P., 1%7): tu_ ~f. y...:ote d"U'II't",-",l~(Î1fPlOran.œ C.?C.) - J u~ d<tpaixdu
)'':: ticQwo ~ ScbaeT~ J I ~ 1986: ~OtS; non c::nntrti-'"'" àlordre pub5:: belv
.;.•..~. Bruxell~. 21 r~ 198ôi:: .,rrM< répn.:!.;atiam en 3o!1giqu" e(. aduût,ire - Civ
.ne8. lil J )O'Vembn, 19lHR.D.,ii.: .. 19P.>7,~\: ripudiatimn et . . rüd•• 570C.J . bdlle-
_Brux.tdles. 15 septrtm_I987; ~ dŒripur.liati<nD el """pect: dea d::-oibl 0.- la ôéferlSoOO_
IpiiescteMlent de la f_ _ il la :répv&iatiam. _. J .P. Eu...r':>eelt:. 13 odobl"'! 1987
Plliliiiatioa et 1••du 27juta~ - Civ. BT!lRllln, ~9 dk=nb". 1987:in~ction pour
iF . Il belge dë.pouut" liA K.a:roc;;arin doi:a marié .- J .P. Nam= n. 20,o,:t.obf"<!' 1981;:
~atir.o ma~ine ..am: «'T •.t ..-œ Bel~qu ••- J u'l'tice ':\e pail: St. cm••",. . ordl:'nn, 2$
.....-
'':;'- ~
' l ~ LE !DROrrTL'~- {'~. ~:"J O~·~~ PP". f"i"E De M. f~q oc1;;DE~}O;~)~~
Les époux. omt leur oon:ricile commun ou avaient. Iemr dérnie
dom.ici:.lec:omumuIl .. o._ Pour les obligations aHmemtaires, 1.
c.onvenrtiom rœnvoie ri.....;an~son artacle 7 in fine3:\Œ dispœ5itiaci el
c.hapitz-e III intitulé: Garde des enfants, droit. de- vistre e
o;bligatior-~&liim€:O.taire..<;..
Biên emteradu, F. :!.{oceger relève daI13 son article certain
p''''J b~.èIütes 75; P. Decronx .,~ne manque pas de le faire 2lussi...n~
Illiéme, .Ia ·Comvention franco-marocaine n'a été pWbli~ ::. ilr
Biclletin. officui! Qt:iau tnOÎs d'octobre 1987, Màis une ci.rcml~4t
mznistèr-e die lz. J u:stiœ marocain a étépréparée, en 'nle de ~
à ;"3conraaisssamee des juriè:ictions rexistence de la cODvemtio~J J l
se pl.airat du ·côté marocain de certaines décisiona renc!.
derni.èreanemt en France 7. , mais on se félicite 3U8Si deb ten~
d'autz-eaarr-êts '78.,_ .~ i
. ~:
73
h-éanubui"" d. lia Cmnvftlll::m!S. .
74 Oui•• C}f~t,. lA rt {onrw tilJ I, d,it;'9I't: l iAhrn(' llio"Il~ I frtJ~is ~ J /f• .ilaci~
jUFUdiqu..u ; Bill' ik .-tu t pu _rwi rk. Moroo: oùt $ jlnb li~ ~;, FrCt;'ce~' Mhmou. . ~
lJ upoi!rieU1l" Eo.N.A..P., Rla~t.. 1963. !5Cl p. Add. ~ de ~~rm d'E~t du lInéme.1i1l~
ï5 "',
, F. MOlNEGER.,DP. ciL. DO':. fut -de r~de. o~ 1"9. 41. ~. S!_ 59 et '61. .' .
'16 P, DECROJ TJ X., d'P, c: iiL.~ . P. sn <oationali"J , filiation, =tell",. non :a.bordiëesl?;:i. Q
~, '98, Sf9(rélil'J l'le matriu1J onial,. lA:llC::eSüooa). " '"
TT CIh-. poa.r "'>x. -r:.G.L ~ ••. 17 :na.i l~, R.C: O.J.P .• 1986-~p. 3f7. n.;~f
MONEGER, .,;
78 Ex, Par.ia, "'mt du :!!6~ :;,Q6. ~r-..::>i,..., ~Iéral n° 8F~'OO22"'..$ Iffil· .p~ lfvI
.lup!men~",nrdu ije lLju:în: 1986;>al"!If. T.G.l, de F-ari •.
NiVER&.:&-..2.. ••.... xmOtJ ~Y !RCHltJ ;
1 f f i
. :. ;"
~
Il
1- :"1 I-iL osorr :i~~~TiliO. . ~ ~~ &t:' ~OC I~-nEP~-n.~_"" .. rr
"1
. .
B. w~'~k~,.-e~Maroc'eîk&Ji"~.
de~ ~ àrl/ ! Jll&lrvidejudkiaire en ~ ci-.J e
eo1f! A~ rciak ~ ~ do dan. ledomain~4<
l'ïn~~!11
Cetce c:onvention a ét.é .signée le 30avril 1981àRabat, EU,
traité not.anun.ent « k ;r~ (art. 12et 13). de l"in.fOrn:iatiOl
jt..1rldiq-me'(art. 17 :à26j ade 1&transmission en matièred'ac;;e
d'~~ civil (art, 16)i.EJ !e n' est. pas ratifiée '..
C Le Proeoeole cl"fJIJt f: : Ct N"d i, uûhurnJ lIUJe commi •..•ion mi::::t.
con.,ltative ~ Dl ..atière civile
Ce prœtocole a' i!t.é si.,.,ané le 29 av-ri1 1981 à Rabat, Li
ct)~sio~ créée par ce -;>rott:>C:OÏeest chargée de' :;qu;Iiiettre é:- U:
dë·.a goovememe!Dtè~ -..otiZe piroP'QSition de nature-à facUiter 1
T€--;;k:ne!:lt des questÎO:ils qui. dans les relatioJ 'ts' entre .les den:
Erats , p-euvent, clr~ des difficulth en mat-ière~civile .et ei
neru.cuber dans le domaine de l'état et de la canacité de
?er~-nnr.--~et du droit de l.&fa.::nille, de contribuer fi tL:Uonnatiioi
ju.:itLque- era cette matière et Oefaire toute- sUggestion der~ture,
facilicer J 'application des conTenti6ns en vigueur entre-les de-u
pa vs -?n rnacière ciwile vart, 21.
Se rl-unissant aleernat.ivement dans l'une des capitales, 1
cornrnis.sioo composée de re-pr-éserrtant.s des mirriat.ères de
Affaires -étrangèret§ et de la J oe;tiœde chacun des deux Etats peu
en outre ccnnatzre des cas individuels en vue dabouzi
amiablernent à leuorrigiemeDL
Les recommandations ~ les décisions adoptées par 1
commissâon mixte oon.sultativ-esont cow;igl'lées dans des procès
verbaux.
La oommissiom consultative s'est réunie à Bruxelles du If
au 5 octobr-e 1984.. Comme ra rappelé le ministre belge de l
J ustice liors de l'inst.all.ation de la colnm.i8sion;·~le~rrésultat
pragoat:iques auxquels' pourraient aboutir la commisaio
10 U"rtill!!u r ""'l«t, 10jam"' 191!-t,
;0;
~
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~
~'
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~
~'. '. ' , . . l' - _ . L s : " f ili'
~=~t.rai~p~,Q e~'iiis;a~e~,;. ?-:""e~, ~"'!'"~CsereIll. 1~, et ac ter
~o~ d une ,~onwer.:tJ .on b,6}go-mmroca.l11e en matItere de statut
=-ne:s~ ' '.
iiiiO>i- - ==- - - '~- ', . ,
f=asa deur do Mar~ ~mu.· .,8en.-eX~rgue V'intérêt" q~e
.'- la com.munii~' znarocauae ~ Bd.gtq-oe 3tU travaux Ote la
.-~. . n et a ~ que les ~On!: du protocole de i979
_ effecti-..ementmiBes en application. .
ABmE~L't, U. AK !M()U11- A y'RtCHm
173
Lors de cette r-e.:ontre', la délégation belge a èomnrmé que le
'. ile adm:inist.Dt.iifde 197~est. toUjours: en .••• ..gmeur et que la
ire du 30avri 1:984ê-( l!rlsse intactes- les dispositions de la
aire du. 13J :IIIIr$ 1980 œ0di!5.8n~:les: 'points l et II de lé.
aire du 27 juin 1978 reb!tive 'à -certains problèmes
nant les é~s 86. .
La délégation llel:ges'est déd:arée disposée à 'apporter aux
iiiictions belges des.p:réci9iovn~.sur la ~roc:ëduJ "e de l a
iacion d.écoul=lt de r~il'"'le 179duC.P.C. marocain,
"1·
~-Cetexte dispcR que « lorsq ue le juge homologue l'acte de
'arion, il rendd·()ffic~,w.téordonn::ance par Iaq-uelle il fixe 12-
on alimentaire- de la'fem:nie-· pendant' la re:.:.raite dE'
- renee, le lieu 4IÙ est effectuée cetze retrait-e. l~s indemnités
à la femme. lepaiement. de I'arméré de Ladot, la pensioc
taire des enim.ts et rég'lermente le droit de ,..-isite du père.
ordOnnance est exécutoire sur minuse et n'est susceptiblo::-
recours-. ,"""
..J uste après lere!t.Olll de ta délégation m.arocaine au Maroc.
circulaire n° t69 du 30 octobre 1984·a été prise par Le
iIistère de laJ Ullllice attiraœ.les magistrBts e:Orles dispositiolë-
ide 179duCP,C. et sur l'e:lristence du pr-otoe<>le signé avec
'que en 197ta sur les p}af=Qtesdes Marocarns résidant en
-. .
M~t,u r belt ~ . 311:mai 1984 :{Circulairor du :30 ••Y1ri.l L'98' oonc,,=ant 1••
iMance ?AT1•• .-.c..m-. de l'Hat civil de. Oéc:ilfiom. itralll~ ••rdatives .l l"é<:at
_ _ nu>-
i"lI_Heu r b rlgt.: r- jmill,,~ 1971!-(27 juin 1978, CircuLaiT" relacv e à eertai::!>s
_ œ~ant lft4!I:MJ .Dg~). P3lr1ni ~ dit'5culth ,et aboua. lot' poi~ III •.:.oro.. la
-.~n.
l~m :"EDROrl L.'~~-\.n.O~~ PBl,~~00 MAROCl!\.~P~ .. "1)A. ~- r .
les mar-iag-es blancs, le ~e par procœratâcm, ta-disparité d:e
euiltes. le m2ri~e mixte, la débention de l'acte de~ge. 1
p,olygaDÙ_e .. la. ,séparation Ge fait.. la répudiation, le~e d.;:;
biie~, lez discou.n pj~-:els ~~ rordeej}t:ililic ct:~. droits d
lmdéfeI1:Be,la fraœêà la lœi,l'iine.fiicacitéde la loi, la ~on del
femme div-orcée, l'adoptiom..la fiiiation n.at;;ureÜe. la Ka.Îala, l'ét.:;
cirvil., la t.raducnon, la conmaÏS8anœ du droit m•.•.ocain, l
regrou~,eD'.lJ en.'!.famibal, l'im:té:Ir.êt de renfant. la santé, Iasêcurrc
dff:T~nfal1t... l'te:te!'ciœ norml.ül1ie la ~e. l'enlèVêmw d'enfam
la: biziataomalisé, fSUiWnolI1Ïle cie lavolonté. la COIDver8i~-'à nsian
la 10j nsaticma.le, la l.oi dott!!icill:i!!.i.r.e ..• N'ouS retiendi-o,n.i':-~:ue troâ
té--..xt.esn.ou:!' lient àla Be.lgiiqae -. En attendant. ~e~ ~X~9-optia
d'un,« c::mT'.mtion similaire.> à 1œ1Le qui notas engage à ~TanCl;:
Um projt?t c:on::.poe.éd.e 36artid'.tes erist.e 51.'",
: . . ';
' Ô: ~r:
A u ~d'OtCCOrd~TeLotifàl'~ck
règie. ~ l'éüd4Ù!5 ~~@!,r les !.erritiii.retI die
-~du M.arocdœ~ ,.
. . -
L~~..er...e,composé de 5 ar.tides. a ëtësâgnê à BTUXeil~ le21
5e!;)té!mbre 1979ë!:,
L'ar-ticâe 1er précise q ue
r
. ~. j;::
<: .
".-' ~ ; ~ r
·:En ce ~ui concel"Oe les r19INïGIrti--.nt.s maroeaiœs en Belgiqu,~-et le
n:88<:lrti:tl88ot.ll bel~. au Narc.c etr. confonnétmenc aux diapcMÔ60ns ô
judllat 198&.: tun.•,U••· tOlIIfiH_au ;ua.- ••••~ •rud_ OG c:}ocomaeil Gr Camilla -
J lllllltici! de ô:>II.ix 3t CiU""': on:mo.o. 1- amk J .!IIIII>: tl.tw-.lle d••~ -' Ordoon, J •••tiœci
poBi:J I 0.. Sl Gille., 2::'-r~~ :i990: pl7'i» ~ •. Ia~",- ---,--;. :;"';;"
III E.n ct..,ho"' ••••__ -~s,.. ch~I"'IID. nlata. a~ _,par:
aer..",n:s_, •. 1. /iprm••ûoo et. pdolft~ __ la J IIWlÏJ t-<!'ClPU,,"", C'CJ b:;urel~dot. ai~:r.ntioa:
rebu-Qv"", •. r"n.::uu ••••••meol; des in••-.-u _ la téo=urit.é .octale, _-:) •• \ioubM
ltr.jl>O$l~ona__ou rn:u.cin»œ. .. l'e:ltnwM ~ etI mat:Oift ptna1e-_. vay.{ Çoo~toti<ll
eot:n>l.s B-clsi9ue .•,-.1. M:a..--oc à roc=u~a. d". u-availJ ,eun maroc::ain. "'~llÎqor
~ >f: " il 6""' .••.;i1•••, 1ë :7 r""':Mer l~ {..-Wo~ur ~l&t_ 17 P.lii! !9T7. ",<~i;"a." t
~br.P 1~6' . . _ ,
81 ..\~m;~.;1f: jutillell99L tn:IU Co~'OD\ ir~ para.pb~>'.~t/~:
11"~la loi .pp!ic.i~ al:. 1. !'e'Oln'''''; de. -J "ÏaC'e1 ~ de ~" ~~ (!
are, :~ .. ~:~,.
- ""r 1,,,••.••''''''''''. it- . IUI •. , . . . ~~r-el<i=.J ti'lGI cJ ",.. dkisuon. judici.air<!''f . ~", '- m'. tlÙ'
d-oluligwtionl~alitmll:nl.ai.n-, U-6 an.l; . ',' --
- ",ur r",n!r..uo, j\aè.::>ain-. ~ et. ~ûom du ·:\iciRona ~ri., 'i!
ma~", tU aro;t de .-rd< e~0" drt:lit Oe- '~ (Z'Eart. ~
Bl J _ Vli:':iUiOEVEN, ~Etan des pH"1I!IIC.DlKta oro:. com,pK.oencr.. ~lS\Il~.L J••.. ~5 d'VI
•=ni :~I(n-m"":-r>C;wn••.,J cx..-..ol da ' 7riil •••~ . l~i). 717. _;.
.'"
'.
ABOF;aRJ '..zA,.'i. MO!UL- ':. !' RC.i-BU
17!i,-~
!a:Con_ ntiOin de Vienne SaTles refuitiocs comsulaiiJ '1!8 du ~ av-ril
l!I53. te. foacti(Jl&Alu ires cOIlUlu1a..i.rea exeq:ant ie\lI'5 loodi0lD8 dans
t-et Tautre Etat pourront agir en Ciuslit.l.' de ~ et d'0t5cier de
.fàet civil.afin l.••.•dresaer. survanc les Tègt~ prrévu-e4 par le-ur
l.slation catlor.•ale, les ac:te5 cm::;cer!'ll;llÙlt l'ébd:t d,,~pevàGnn~s
relatifs àleurs retf!IOrt'Ï,;.g,ants.
La vaiidit4: cie ClI!!B BCt.e15 _rt:l. 5iill$ qu'il sen n~f!ee..aire- !r@"'Oir-
~U"' à UDe fllnnali;.é su:;>plémenQiire ([aucune- sorte, t~ùfiDUt:-
.•••• l'Etat de r~~nce poUT autant que _ J ais;et lri!glement.:s ne s'y
~pas.
Le foncnonnaiTlll' eonsulaire qui â .;lri:iiôii? un. ~Ice th mcuricgl! ' : en
-lIJ iIIIlicelion du pn- nl artide en infor.rme.-a •••• ~d e-t sema frais
rolfici •.•. de l'état civil du DeU de ri<sideoce de r~x. situé dans
rBtat de ré$idellN', au moyen d"un certificat de tmariag~ immqu.ant
r. nti~des co~nts, le lie-u et 11adate dm mariage<-
'*-
~-protocot.e (art. 2)ajoute que
j ; : ; - ,
. ::. soU8rése!"li'e ~ con~tior,,;S de vali'!lité·e.xig~paIt -la loi t!;o.tiorz.aie
:_ chec:une des ;»arties, l.e. m..o.riqe. ,_...u .xu : M emtre cor\imjn~ de
...-tionalité marocaine et de nationa..ïité bel~ .ur .:k .territoére b dge
'.ven-:- avant e.oute cél.§.bradon denml rau~rité comliül&in.
rilllarocainé, iotr@ précédés ~'!.UlqJ clléb:aticm ~.l_ formes prévues
f.p.r la Wgis!atiGII belge. l.,e$ fotllCtioon8ÎNlScoo.ulaUJ '1! du Maroc ne
,~bA"f'Ont le ••riage saivar.at le-:srèlgle.Clu ,eta(u~peenonnel
.~iqt.J léi!,a A leur reasortiuant crue 5\!lr jU:StÎ~ors:. de (lette prel1lière
rO!'lQ,ra:jon. Le« tmaric;&e. qontroct!3 entre ~ !Vu erüre Belge''' et
fpe-.o~. c!·oufrw!lr na: iona.l.itl s ; «[k.b ré. GU Maroc da.:-.Ii letS formes
lcpi y~t '!lAÎtas, sont c:omsid""rélJ comzne ..:labiles e:1 B4!'lgiq~à
ic.wod.ltion que dzaacune des p&.r'ties contnic:t.amtelf. -ait satisfait aux
~djtions de fond ?rescrit.es plU som statut. personnel pour
~tract.eT ::na~e~,
~tWn tour. l'article 3considère que
, . .
r:~. actes c-onstlatan: les ,·j.(li,,~ncl/!:I et . la clAt:à M' re•• mrti"o.nt~
;'-.arocoins Coll BJgiqu ~ et ~ N! Sf/ Or1: : i.u(J1fIÛ "'a alU },[arot:'., doivent
r-.an iDllCrits dat» les !'ervloees doerKat civIl dm J MI!f"S de résDdenc ••.•en
!:. • c:on.liDrmant a\L'tl léPslatï-on dudit ?8YS-
i.l:Gfficier de- I'•• civil qui a dn:saé ;un&Cie *' nailHance OU; de d.écès
~'èI'un ressor..lSSllltt de l'autr-e E::at e-:lverra secs 1"I!Irtardet SIlns frai$
~1ii.a. expédition -certifiée eonforrne de cet acte au fonc-:::;ionn:.airE!
:''''c_usuia.ir~Oecâ ;Ei.8':.o,
;_1ilDfin..Tardde'~dispose:
i'~
~~ octe» de rëpu diation' dr e-ssës entre COIIDjoimtsde nationalitÉ-
~rocaine au Maroc suivant la Législation nationale des épo\l~
1;.jlDiventproduire leurs etTe·-:.ser: Bet:giqUOl'! darts les' ·mér.les eondicions
~fJ Dales jUgemenE;fi de divorce prononcés en ~ étrange"' .
~/ .
;,.
1 1 4 1..E. OJ I(::IIT C•••l """" ••A , 'lON;Al. iPR.f"'E DlJ .J M:. À. iQ- . c 1"''1:F~~.;'"
, ', -
?
~. &l)O~ l\!(D1J IAY RCHlD 1 75
Beùgiqme suz la. violation de l'auticcle -4du prot.cx:olepar iajustice
beqgelJ li;.
Lm cnrcialaiire expose l''atcitrade de la ju:ri.8prudence belgf
recœursanc amx -dispositions, de l'a.rtide 570 du Code juwciau-c
beIge r.: . Elle- prévoât une procédure dont le principe esa dëjjà PO:5If
par l'a:J nide ~79 du CP.C. r:na:rocain (écoute ciee doléances de 1;
fermme- ï enaas qui se-mble ignorée pSI" dea j\Lridiction.:s. EU!
distingmedclAlX mypoothtèses :
.œille CJ ù le pn-olltoncé dte \a répu.dia1cion est faite en présence Q.;
Tég.ouse
.et oelIie QlÙ fie prononcé est fait em I'abseaee cie l'é pocsse. Le
pro.eétiure a poeir but de permettre à la fe:mme de se défend....,
,:ie~"llIlr..le jiage- avanz q-:le cel'ui-ei n'homologoe un ~-te d,
:-épmàiiatitan. TI ;:;'ag::itbien emeridu de respecter Teadisposition.
de liaMoGUiatoua.naet du C. P. c. . L'homme n'a pas àse justifie
de-want:. le-juge c:om:me dans une action en divorce.
Cerae preeé-dure a étfi- rappelée solennellesnena à Rabat au
~&.D par !tedirecteur des affaires cimes au Mi.ni..<;;f:.èl1ede 1
J usti~. M. Bàchzr, ail mois de- mars 1990.
'" . ~.
~;
. . . . .
. . . . . :
'J L~I~ L'D ~in :3p:9!"!"!!!U!i!' ~ d'8~ Etam
t:. .
~ •.lA.R.F.A. .
• L
•••••
~.l!ne convemt~on. 8~_ l'emtradde jù~~iaire e: l'.int·~rm.a!tion
'J .IIIÎ'1diqueen maltière cn-ile et eœmmercîale a été 8~ée ~ le
.roc et la R.Y.A. le 29 ClJ CtoÜire 1985. On sait que SS-,OOO
iIarocains vivemt dam.s ce pays .
La conven:.tion trarte de la commun. •. . icatâon, des arrt.es
iciaires et extr~udïciailres -(art.. 3à 10\ des commissâons.
.toires {art. 11à413). de la cau aion ju dicatu m s olu i (art, 14J , de-
:~tu.r (art, 15 il 16),de l'àisumœ judiciaire {ar"•. . . rr», de-
'~ormatjon jwridiqwe (art. i:B à26). _. .
l: Une comrmissiœn mixte mesroco-allemande s'est réunrie à
~nn le 8octoœre 19tB6an. suÙet de l'application cite la: conventtion..
~i.ètexte d'un projet de comvemtion similaire a la convenrtiori
. ce-marocaime da 10août. 1981 est à l'étude.
"'Ii Z. ~ ~
~. .n semble Que I.a' HoUamde eonsadère quil n.".es't'pas utille de
!ndure pOUTle Moment une convention biLaté'lrale avec Le
Il(àroc pour demx raiisons:
" LeMaroc 2l ac::lJ Déré àla \COn•••• ention du le'!t mars 1954 reLative
·: 1r. àla procédure civile (adhésion du 17j~et 1972'. entrée em
e;::-.igueur le 14septembre 19i12). Tout comme la Bollande..
~itt.L·artide 3du D.C_C. est libéral; la règle de rattachement
:: Iftant la lm nat:i:maJ e
" .
}. Cest une attit:œde~. N'oublions pas que un peu plras
l20.000 M'8!!I"OC8ÏIin8 med enHo8ande!
.w'un colloqrae a été œgan!laéàRabat du 6au 13avril 1986 par
tF~té des lettres deRabtlt et les universités hollandaises. Une
~&."!BunicatiOCl a éeé faite par i'''..J .A. Vander VeJ den sur·Le dront
't);.-: .
;:;.;;.'>
. .~""" .
l,
i!6 .car. J ean.'f- __ 'CA1RLIER, -La rec:nnn..ulN&Dee ~D Be~ dl!s rfparù;iatio!
U'Qüa~_ ÎD'~ atII !I.roc ou j;'ordJ republic rip~ 1••~ da Triim••u w
1S185..~ lan.
87' .An.. '57tI C.,iuad.: « Le uibwnal de Il""'mu~ inltanœ-..tue. ~ qu••_t!la val•.
de liti •• tmll" ••• cL!m.amdol 1I'l!lP!nJ Oacur <tIes <:ÏkillllÏonll ~Dàues pu- le<; jGp: ~. '
nu.tièmP c:iwüe.. /1. _ quI'ü n ~. ai:; Ii",,, ,. l'aPoPlieac;ion dun tl'lIIit.i omtre la Bel~
J e paJ "'l CÙ' ïa dIëci __ a. été :r-nd:iue, :;~iw4P """rlfiM!, ouz:.re le food dm ~:
l} ~la. àëc:i1Ao1It DI!' cunrtienr. n<I!Dd... ccrntnuire anal>pripcipes cf...are puNie.. ni Il'
rt-eles- ma oJ inIic paàiIit boelfe'~
2} ~ J e.. ~ita dire la 1ié(t!!D1M! ItJ Dt é. ~rMlpedft::
3) . - i J e. ~ ~ ai'eS\ jOlal umi<;UI!J II\l!Dt co~~ • raiaoo de la ~t.é '
d. •mamlieuzr;
4) 5.. ci'~ la J oi <iiuP"'''' Gro la :ikitllÏon Il éCi!rer:r.iue. elle est. ~ en r.:.- ciieche
jugé••;..
5) J Ii. ~1ljiIr"è1 la. mti:_ loi•. l'ex::>édi:tiOI1> quj; en e••t produitz riumit les aJ uaditio
~~ J i J IUD•••ut!toeut:r::it.é.~
1";15 U ÜlKOrt'. rl\- n. ~~AL iF'Rl~'!:oo MAttlOCi'!'DEP'K."~
privé ~ l'aippE.ca:tiaou düi di-oit. aux Pays-Bas= 83_ L'oratemr
iD-S18:t.é 5WJ le crr-~rv: : de rëesidence comÎ:tfie fact eur d
raU. a. , . . hement J POUU' robligatiion afunentaire en drait lbollandais;, 1
notiolIl crordre p«lhlï.c.. les problèmes juridiques d.ee relatâen
familia.lit:es <des M.aroc::aim.a .aux Pays- Bas et la comlplexité 'de
relations fiammial~ mlli:.1:oe:S nnaroco-néerland.a.i.oos.. ' ,
Un aültTe- colloque .a eu lieu a-u ~";!â:rOCem 1990 ~IW;
partic:ipatimn cie privatisi!;eS marocains!
C"L~
.1
Un av:antrpr1Ojet (92 articles) de conventioB retati~:
re-':::itr~,jwdîcia.ire et. àn'in::ionnation juridique en m:ati~ ct~'ilj
comnaer-eiaâe, de- statult per-sonmel, pénale, eJ 'exécutionB.e
j\l:?éItiemts et d!'exltraditiom ~été préparé par le Maroc =. :
,- .
. "- '

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:.- ~"-
L~r-ecnmdiuctàon du D. C. e. à l'ensemble du Maroc ~ fi96
pose des ;-rnhlëm.t!$lié6 èla rédaction de ce texte, àrappor(dé 1
ju;-isl=,r-.:;de-mœ.aux COIntocrs imprééis ou discutabêes Ladocabl
a'ppa..-"tem.amcedu .sysèIme asctu.el de droit internatiomal privé e
matière 'de- statut: penomnd tzanehe avec le legs hi.&torij'ue: d
pe!"soIllJ l2Ùi1;,é des1œs. F"inalement, en dtépit des tr a.ers possibles, 1
régimte des a:on:vemtioDS est àeocoœrager. il faut réfonne(~u.ssi J
" ,;;. •. .
- ''''. ,
~ P-nœ-•••~,...'Bu,. cir. .41_•.Y- CARu::ER,'op,c;i.t" p. 104.1J IIÛ:N. ~_jet ••-
lc;i-llUr :k-~;ÏlllWtoaadauoiil dbt 25 man ~l-~ enb-06e nl vi~_~ lO-:...nI ~!HI
, D'a;>làJ _ , . .1a ~.~ MIt . . , ; ••••• q uant •• ~ cH-
- ~~ ~ lI'II~ • r'fIl'tide % ou =! de cetlA! loi. Oei~_'t 'Iof1Ir-
~a.at. qIM- r_ ~].a J '~OD vD~-maroeairw - . it _ al _ r-
~cto __ . . . - :n- •. • CIIIUt ••••• Din., __ ...,. lItCt.e lJ Ublic;.. eaic ocom_ 1111 AC
~~~ ".,
~ L- .•~ .·w-nt'-daaale ~ •. )'lIdiion &le1._ a.u-"""", Li. .tider i
i iittl t. - ;;it;;;i;; •• Tft;;rt Go;;; por;R"iiiii;a ~d.e la f.aunill ••, .Le n;nvoi D'~ p;o;;; oi.lt.T.ii (; .r.~ 5!
L' •. . - tid. _~'!IH'~ ~eot:.-CODlU"aiM!. l'or-dr.- p..~;_" à·m ••~
~ •--'ïllN ~ CeCfIIIÏ ..c:--. c'•• cperEoPte 'ID'ft&~ _ peY'" ial
La c:::oIomies- :oc ••••• _ _ 1_ --=- pt,. . arab« N(n88) nt de 45,OlDO--,~aWie, Zl\,:K
es! :..i0J llt,-lll.DQG) el .~ S!iDudiDe, l!.D,OOI:l en -1'uniillie, 5,000 .,~Iraq , L$8Ô i. Qatar_ 61
- . nIlt R:A.U: A. tiDft, _ . - r"'~_ _ Ynoaoœ:,s05:CIOO, ••••E-pap: 3%A1OO._ltabe: 15.,i>O
, ~ G.B.:~,l5i:lM!.. lUI ~ et _ ~: "'.000. en Sui •••: 9OCli.•,~tar. 3Gffl. 1
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