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LE RWANDA SOUS HAUTE SURVEILLANCE KIGALI ENTRE PAIX ET GUERRE LA

SOLITUDE DU FRONT PATRIOTIQUE MULINDI,BASTION PROVISOIRE...

BRAECKMAN,COLETTE

Mercredi 23 mars 1994

Le Rwanda sous haute surveillance

KIGALI ENTRE PAIX ET GUERRE

Cette fois, «le» feu rouge planté au centre de Kigali a réellement une raison d'être: depuis
l'arrivée de la Minuar (Mission d'intervention des Nations unies au Rwanda), le trafic automobile a
triplé dans la ville. Le prix des loyers aussi du reste, et les artisans vendent déjà des statuettes de
bois peint coiffées d'un casque bleu. Jour et nuit, les jeeps blanches, marquées d'un grand sigle
U.N. traversent la ville: les Belges qui sont censés assurer la sécurité de la capitale veillent à être
bien visibles et dès la tombée du jour, bien avant l'heure du couvre-feu, fixée à 22 heures, ils sont
les seuls à encore pouvoir s'aventurer dans les rues désertes.

Car les Rwandais, eux, vivent sous le signe de la peur. Les hommes politiques, les journalistes,
les militants des droits de l'homme disparaissent de la circulation en fin d'après-midi et se
barricadent chez eux. Des hommes d'affaires, des commerçants, s'ils en ont les moyens,
campent à l'hôtel. Les simples citoyens, surtout s'ils appartiennent à l'ethnie tutsie, craignent
chaque nuit de subir le sort de Venancie, une femme indépendante qui conduisait son taxi à
travers la ville et qui fut victime d'une grenade lancée dans sa salle de douche. Il est vrai qu'elle
avait eu le tort d'être témoin involontaire du guet-apens organisé devant la maison même de
Félicien Gatabazi, le dirigeant du parti social démocrate assassiné en février.

CONFLIT DE BASSE INTENSITÉ

Malgré la présence des Nations unies, les Rwandais demeurent traumatisés par les dernières
violences. Selon des témoins, des familles entières furent massacrées et la gendarmerie, priée
d'intervenir, demeura le plus souvent étrangement passive, sinon complice. En cette veille de
transition, où cinq ministres du Front patriotique devraient participer au nouveau gouvernement,
on a le sentiment que chacun règle ses comptes: des adversaires politiques sont éliminés, des
témoins gênants, des rivaux, disparaissent. Ainsi, Martin Bucyana, le dirigeant du CDR, (Coalition
pour la défense de la République) a-t-il été, après la mort de Gatabazi, littéralement mis en
pièces par la foule en furie, aux alentours de Butare, le fief du leader du PSD. Mais selon
certaines sources, une voiture avait au préalable averti la population du prochain passage de
Bucyana...

A l'heure actuelle, le Rwanda, malgré les accords de cessez-le-feu, vit un conflit de basse
intensité et se trouve, littéralement, entre deux guerres: plusieurs partis politiques ont constitué
des milices qui multiplient expéditions meurtrières et attentats... Quant aux militaires belges, la
population avait salué favorablement leur arrivée, mais ces espérances ont fait long feu: les
Rwandais constatent avec amertume que les Casques bleus n'ont guère le pouvoir de mettre fin
à la violence. Les partis d'opposition dénoncent le mandat trop limité dévolu à la Minuar et, du
côté des radicaux hutus, la présence belge est très critiquée. Considérez-vous comme des
missionnaires de la paix, soyez ici chez vous, avait déclaré le président Habyarimana à l'arrivée
des Casques bleus.

Chaque jour, la Radio télévision des Mille Collines, réputée proche du chef de l'État, délivre un
tout autre message: la moindre bavure est montée en épingle et les soldats belges sont
pratiquement décrits comme une force d'occupation.

Les Nations unies ne peuvent pas échouer au Rwanda: le pays est petit, facile à contrôler, la paix
entre les parties a déjà été conclue lors des accords d'Arusha, nous ne sommes ici que pour
garantir sa mise en application, assuraient des responsables de l'ONU en décembre dernier. Ils
ont dû déchanter: alors que le gouvernement de transition à base élargie aurait dû entrer en
fonctions 37 jours au maximum après l'arrivée des Casques bleus, il n'a toujours pas prêté
serment. Cette lenteur exaspère tant les Nations unies que les bailleurs de fonds, et la Belgique
qui accorde chaque année 1 milliard de FB au Rwanda, vient de modifier sa politique de
coopération. Désormais, seuls les programmes à caractère humanitaire seront maintenus tels
quels, et dans d'autres programmes, les coopérants seront progressivement retirés. Au risque de
pénaliser plus encore la population...

SCÉNARIOS ZA"IROIS

Les divisions de l'opposition ont une curieuse allure zaïroise: au sein de deux partis importants, le
MDR et le parti libéral, sont apparues des «tendances» se baptisant «hutu power» et invoquant
une «mouvance présidentielle» qui en rappelle une autre. Au-delà des rivalités personnelles,
l'enjeu réel, c'est le contrôle du pouvoir. Le texte des accords d'Arusha en effet ne réserve plus
au chef de l'État qu'un rôle quasiment honorifique. La création d'une minorité de blocage au sein
de l'Assemblée, le contrôle, par des membres de la «mouvance présidentielle» de postes clés au
gouvernement, le ministère de la Justice par exemple, représentent donc des enjeux capitaux.

En réalité, plusieurs crises s'entrecroisent. Il y a bien sûr l'aspiration des exilés tutsis à regagner
leur pays et à retrouver une partie de ce pouvoir perdu lors de la révolution hutue de 1959. De ce
point de vue, les accords d'Arusha qui associent le FPR au gouvernement de transition
représentent le maximum de ce que les «ex-rebelles» peuvent obtenir. Les élections en effet
risquent d'être le reflet de la majorité automatique des 85 % de Hutus. Les aspirations des exilés
tutsis se sont superposées à des conflits régionaux: presque tous les dignitaires du régime sont
originaires de la région de Ruhengeri et Gisenyi, et les «gens du Sud» aspirent à une
redistribution du pouvoir. Felicien Gatabazi était précisément un leader très respecté dans le sud
du pays. A cette usure du pouvoir se sont ajoutées les aspirations à la démocratie d'une
population lassée, comme beaucoup d'autres en Afrique, des contraintes du parti unique. C'est
au moment de la guerre d'octobre que le président a lâché du lest, autorisant le multipartisme. La
presse «libre» a littéralement explosé, les partis d'opposition ont recruté largement et ont
participé à la négociation des accords d'Arusha aux côtés du Front patriotique.

Ce n'est cependant pas de gaieté de coeur que celui que ses partisans appellent l'«Invincible»
partagera le pouvoir: la semaine dernière, alors que le Premier ministre désigné Faustin
Twagiramungu décidait de publier la liste de son gouvernement, le président recevait l'équipe
nationale de football et rappelait son expérience personnelle: avec moi, déclara-t-il, on ne passait
pas. En cas de danger je cassais la jambe du joueur de l'équipe adverse de foot et s'il le fallait, je
détruisais le ballon...

C'est pour cela sans doute qu'en décembre dernier, alors que les Casques bleus s'installaient et
qu'une compagnie de 600 hommes du Front patriotique arrivait à Kigali, des armes ont été
systématiquement distribuées parmi la population. Dans chaque préfecture, il y aurait 200
hommes armés et selon certains témoignages, des entraînements auraient été organisés du côté
de Gabiro. Cette «militarisation» forcée des Rwandais s'accompagne de distributions d'armes
aux réfugiés du Burundi. Si par malheur la guerre devait reprendre, là réside peut être la «botte»
secrète du régime: l'armée gouvernementale affaiblie ne résisterait peut être pas longtemps à
une offensive du Front patriotique.

Ce dernier cependant ne remporterait jamais qu'une victoire à la Pyrrhus: un succès militaire des
ex-rebelles effrayerait la majorité hutue qui redoute un retour à l'ancien régime. En outre, en cas
d'offensive militaire, les milices pourraient faire régner la terreur à l'intérieur du pays, et menacer
tant les opposants que les citoyens d'origine tutsie, plongeant le pays dans des désordres
comparables à ceux du Burundi. La population cependant aspire à la paix, et les organisations de
défense des droits de l'homme, les associations relevant de la société civile tentent, malgré les
dangers, de résister aux tentations de la violence.

Sur le plan humanitaire, la situation demeure dramatique: la famine en effet menace le sud du
pays, où les 350.000 réfugiés du Burundi, approvisionnés tant bien que mal par l'aide
internationale, font bien des envieux, et les déplacés de guerre, qui campent toujours dans leurs
«blindés» aux portes de Kigali, aspirent à rejoindre les 30.000 d'entre eux qui ont déjà regagné le
nord du pays dont ils avaient été chassés par la dernière offensive de février. Le Rwanda,
visiblement, n'a plus les moyens de la guerre. Mais chacun se demande si ses dirigeants ont une
réelle volonté de paix...

Patrouille

de nuit

dans la ville

A minuit, il y a longtemps que Kigali est endormie, ou feint de l'être. Les coupures d'électricité, la
crainte des agressions, n'encouragent pas la vie nocturne. C'est pour cela sans doute que la
patrouille du 1er régiment para de Diest, qui effectuait là l'une de ses dernières tournées
nocturnes avant de céder la place aux troupes venues de Flawinne, ne semblait guère
impressionnée. Routine, promenade, vacances... soupiraient des hommes qui se souvenaient
des chaudes heures de Somalie. Au Rwanda, la mission des 450 paras belges est bien
différente: il s'agit de garantir le respect d'une paix qui, en principe, a été conclue entre les
Rwandais eux-mêmes. Il n'empêche que la patrouille a pris tout son équipement, y compris des
fusils avec viseurs à infrarouge. Rien n'échappe aux hommes qui font le guet pour surveiller tout
mouvement insolite dans des quartiers réputés chauds: ils y voient comme en plein jour, le
paysage étant baigné dans une étrange lumière verte. Patrouilles «montées» (à bord de jeeps
blanches, venues tout droit de Somalie) ou «démontées», les hommes circulant à pied, en
longues files silencieuses, les paras belges traversent la nuit de Kigali, mais ils sont tout sauf
invisibles: si agresseurs il y a, ils ont tout le temps de s'éloigner. La mission des Belges est
d'ailleurs d'être vus: «showing the flag», montrer le drapeau, c'est le mot d'ordre. Ces rondes
nocturnes, parfois relayées par les hélicoptères, ces longues stations d'observation derrière les
viseurs, inquiètent la population plus qu'elles ne la rassurent: la parano locale est telle que si les
soldats belges s'arrêtent deux fois devant la même maison, ses occupants, épouvantés, en
déduisent qu'ils figurent à coup sûr sur une liste d'Escadrons de la mort!

Leur relative impuissance provoque chez les soldats belges une frustration comparable à celle
qu'éprouvent les Casques bleus en Bosnie. Des policiers, dotés d'un bel uniforme et d'un grand
drapeau bleu feraient tout aussi bien l'affaire, se lamente un sous-officier qui se dit formé pour le
«pourrissement de zone», le «renseignement via un réseau d'informateurs» et qui ici doit se
contenter de déambuler en silence dans des ruelles boueuses...

En outre, l'opération de paix au Rwanda coûte cher, 700.000 dollars par jour selon les uns,
825.000 selon les autres. C'est pour cela que le secrétaire général des Nations unies, qui voit se
vider le sablier du temps et des finances, s'impatiente, somme les partis d'enfin constituer le
gouvernement de transition. Quant aux Belges, ils n'envisagent guère de quitter le Rwanda, mais
le Ministre Delcroix l'a répété, ils souhaiteraient que leur mandat soit renforcé, que les
commandants locaux puissent prendre plus d'initiative. La Belgique envisagerait même de
renforcer sa présence militaire au Rwanda: si la fusion des deux armées se réalise, si le pays,
conformément aux accords d'Arusha, se dote effectivement d'une armée «intégrée» de 13.000
hommes assistée de 6000 gendarmes, les coopérants militaires belges pourraient voir leurs
effectifs passer de 23 à 80.

La solitude du Front patriotique

Voici quatre ans, ils étaient venus du Burundi, du Zaïre, de Tanzanie ou de plus loin encore, des
États-Unis ou du Canada, de tous les horizons de la diaspora rwandaise. Ils avaient rejoint leurs
compatriotes réfugiés en Ouganda, qui s'étaient lancés dans la grande aventure du retour, dans
cette guerre d'octobre 1990 qui surprit tout le monde et dont l'offensive fut enrayée de justesse
par l'armée gouvernementale épaulée par des troupes zaïroises puis par la France.

Aujourd'hui, les enfants de la diaspora rwandaise, la deuxième ou la troisième génération de


réfugiés, Tutsis pour la plupart, ont retrouvé une patrie dont ils ne connaissaient rien. Dont ils
continuent à tout ignorer. Car les 600 jeunes gens du bataillon que le Front patriotique a envoyé
à Kigali en vertu des accords d'Arusha vivent, littéralement, dans un camp retranché, sous la
protection vigilante de la Minuar. Arguant de raisons de sécurité, et mû, plus vraisemblablement,
par le symbolisme politique, le FPR a refusé de cantonner ses hommes dans le camp militaire
que le gouvernement lui avait proposé à 20 km de la ville.

Il a choisi de s'installer au coeur de Kigali, sur la colline où ont été construits les bâtiments du
CND, le Centre national de développement, le Parlement rwandais. Seuls les cadres, les
ministres occupent les chambres de l'hôtel attenant. Les simples soldats, eux, bivouaquent à
flanc de colline, dans des tentes minuscules qui, assurent-ils, sont plus confortables que les
conditions qu'ils ont connues durant les trois années de guerre. Les soldats, très jeunes,
anglophones pour la plupart, n'ont guère eu l'occasion de découvrir Kigali: ils sont reclus dans
l'enceinte du CND et, interrogés, avouent ne pas avoir le temps de s'ennuyer depuis le 28
décembre, date de leur arrivée. Leur entrée dans Kigali, où le FPR fut salué par une population
curieuse et enthousiaste (même les déplacés de guerre étaient venus au spectacle) fut leur seule
prise de contact avec la réalité du pays.

Depuis lors, les soldats du FPR ont passé tout leur temps à ce que Patrick Mazimhaka, vice-
président du Front, appelle pudiquement des tâches de sécurité. De sécurité! La colline est
désormais creusée de tranchées, d'abris individuels, fortifiée de manière à pouvoir résister à tout
assaut éventuel. Retranchés derrière des grilles qu'ils ne peuvent franchir que pour participer à
un convoi, les soldats du FPR n'ont pratiquement aucun contact avec le Rwanda réel, leur pays
d'origine. A Kigali, la population passe, avec un mélange de crainte et de curiosité, devant cette
enceinte qui protège des troupes si visiblement étrangères... Lorsqu'un convoi, escorté par la
Minuar, prend la route vers Mulindi, le quartier général du FPR, deux voitures pick-up chargées
de soldats, escortent la délégation.

A chaque barrage, sous l'oeil vigilant des observateurs venus d'Uruguay, de Roumaine, du
Sénégal, la différence est évidente entre les troupes gouvernementales mal vêtues, l'air à la fois
menaçant et nonchalant, et les jeunes soldats du FPR, avec leur tenue de camouflage qui
évoque les tenues du Frelimo dans le Mozambique d'autrefois, leurs petites bottes noires, leurs
ponchos cirés. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux troupes ne fraternisent pas:
regards méfiants, injures lancées de part et d'autre, mains crispées sur les fusils, agitation des
observateurs soucieux d'éviter tout incident. Voici trois semaines en effet, malgré la présence des
Casques bleus, un convoi a été pris sous le feu d'une embuscade et un soldat du FPR a été tué
aux portes de Kigali.

Mulindi, bastion provisoire des ex-rebelles

Lorsqu'un convoi encadrant des VIP s'ébranle vers le nord du pays, le contraste est frappant
entre les soldats du FPR, siilencieux, disciplinés, visiblement tous d'origine tutsie, et les troupes
gouvernementales, disparates, composées de soldats formés d'autant plus rapidement que
lorsqu'éclata la guerre d'octobre, l'armée rwandaise dut passer, en quelques semaines de 7000 à
30.000 hommes. La priorité de l'époque était au développement, pas à la guerre...

Mulindi, le quartier général du FPR, évoque la sobriété des mouvements de libération. Dans une
plantation de thé abandonnée (les buissons ont poussé sans retenue, et, pour que la production
puisse reprendre il faudra tout raser) les ministres et les principaux dirigeants du FPR se sont
retranchés, en attendant qu'une solution politique se dessine à Kigali. Ils estimaient en effet que
leur sécurité, dans la capitale, n'était pas garantie.

A Mulindi, les chaises sont rares, les lieux semblent occupés par une armée de passage. Il est
impossible de vérifier si, comme on l'affirme à Kigali, le Front patriotique a ramené d'Ouganda
des troupes fraîches dans la perspective d'une reprise des hostilités, mais ce qui est certain, c'est
que l'«option militaire» ne semble pas avoir été abandonnée.

Patrick Mazimhaka, premier vice-président du Front, est formel: pour nous, les accords d'Arusha,
si longuement négociés, sont incontournables. S'il s'avère impossible de les mettre en oeuvre, il
nous faudra tout reprendre au point de départ. Le point de départ? C'est la guerre. Nous
disposons de 20.000 hommes, bien formés, prêts à repartir au combat, même s'ils n'en ont guère
envie. Nous constatons que de l'autre côté non plus, on ne se prépare pas à la paix: des armes
ont été distribuées à la population, il y a des grenades partout...

Du côté gouvernemental, on assure que le FPR s'ingère dans les débats des partis d'opposition,
qu'il manipule le parti libéral afin que l'emporte la tendance «tutsi» de cette formation, qu'il infiltre
des hommes armés à l'intérieur du pays, qu'il dispose de nombreux relais au sein de la
population. Patrick Mazimhaka réfute ces accusations, et dénonce les manipulations du président
Habyarimana, demandant que la communauté internationale exerce sur lui des pressions
comparables à celles qui sont exercées sur Mobutu.

Les soldats du FPR paraissent à première vue mieux préparés à une reprise de la guerre que les
troupes gouvernementales, parmi lesquelles les défections, les accidents volontaires sont
monnaie courante. Les médecins le reconnaissent: les blessures à la main ou au pied gauche
sont des désertions déguisées. Les victimes des mines sont également très nombreuses: rien
qu'à l'hôpital militaire de Kanombe, 220 soldats mutilés attendent qu'on leur fixe une prothèse.
Mais que ferait le Front patriotique d'une éventuelle victoire militaire? Seule une solution
politique, un partage du pouvoir, peut représenter une solution durable. Cependant, comme s'ils
s'attendaient au pire malgré tout, et bien que les politiques négocient sans arrêt, les soldats
silencieux du FPR s'enterrent toujours plus profondément dans les tranchées creusées sous le
Parlement du Rwanda...