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Blavatsky, Hélène P Isis dévoilée. 1921. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont

Blavatsky, Hélène P

Isis dévoilée. 1921.

Blavatsky, Hélène P Isis dévoilée. 1921. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour

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H.-P

BLAVATSKY

m'SUATfttCt~E'.AS~))tTXTHhOSOPM)Qt.f

tS!S DÉVO!LÉE

de

!a

'P~!0~.

Traduit

Clef des Mystères

Science

rtndennes

et

et

de

la Théologie

modernes

!PA~.<=K

~.a·

~'I :r~l'r' ·jr G')Itllr \)~t~C

ACT'~tf-EF.

de

Fanais

par

R. JAQUEMOT

~~L'MF

REHQ~O~

<~UA.TR!r.\)!

i

PUBLICATIONS

THÉOSOPHJQUES

4.

ÉD!T!ONS

Square

R'pp.

RHEA

Paris

(VH')

'9~'

f~W

ISIS DÉVOILÉE

C!ef des Mystères

de la Science anciennes

et de la Théologie et modernes

·

H.-P.BLAVATSKY rO!fDATMCBDELASOCIÉTÉTtCtOSOPm

ISIS DÉVOILÉE

Clef des Mystères

de

la

Science

et

de

 

anciennes

et

la Théologie

modernes

< Ceci est un /tere

VERSION

FRANÇAISE

AUTORISÉE

de bonne MOXTAIGXS

Traduit

de l'anglais

par

R. JAQUEMOT

VOLUME

QUATRIÈME

REUŒON

PUBLÏCATtONS

ÉDITIONS

THBOSOPHiQUES < RHEA J

Square

Rapp,

Paris

(VJÏ')

!t)2!

Foy.

IL A ETE

TIRÉ

T7~C!<y

DE CET OUVRAGE

exemplaires

sur /).)/<?r de la manufacture t~/)er~/c Ju Japon, /t!7mcro~ de u~t << t'~<y/-Ct~y

ISIS

DÉVOILÉE

DEUXIÈME

PARTIE

RELIGION

CHAPITRE VIII

'< Losenfants (!')):i'csi<

seront

<

chrétiens

et, cathoHqucs sachent

peuvent

accuser

leurs

pa-

parents

rents

mcnt. peuvent

Je~fzr~er

hicuqu'Hs te huchcr

<}u'en

)e faisant

leurs

h;-u!cs

t!-

sur !<'ur t'eros~t-

F.); C.tu/~c,

et mis

a m rt.

Ht non

seute-

s't~

r/tcrc/M~/

;<

H.S PHUVE\'i'

LËCA-

);) n«ur:turc,

~tAIS

t.HMK~T

I-'ACU~DHX.

LHS TL KK.

in Pr.t'ce;i

Précepte

/~cc~/o~t.

des Jos-utes.

LugJum,

(! 5TEPHEN

1640.)

Très

G.

Sa~c. (t;)r(t. se dcciur.i sur

Qm'Ho itcurc

c:) deux

la to'rc

ayant

'iu la l'.ir'ttc

ost-H

t"'

C'csU.'tpt'cmx''rc

disparu,

hcttrcdujour,

où le voiJc

ou

cs< t'pr~as

du tcmp!c

se ropaudirent. l'L'toiic

disperses p< ~rcer-Y/eD~.

"n k's tcn&t)rcs

i'hcurc

et la constcrnat-tun

s'obscurcit

f'ù te soieU

«utits

flarnboy-uttc

tes

<!e la Maçonnerie

J/~y/ta

furent

fut pt'rduc

ULFtADV

En~HVLinV

HLFUA

1JQV

L~Lai

P'LVp'DAAL

SOMMAIRE

JAH-BUH-LUX

Le ?rand

Sohardu

Habhin

Simc~n.

–Job-ct

les a!)cgnrics sur

franç.us

apocalyptiques )cs J6suit.es.

de l'initiation.

KfTroynbies jure cxcu"<

de

!'ct.t.~rrcm~nt

Jésuites

d'i P.irh'm~nt

H.tpp'~rt (te t'0r<.))-c.

Le Meurtre.

adoror

tes

l'Adutt~re

idoles

Un prct.rc

et le Par-

principes

t.)~

Lc'< J-suit'?~

de h

le mat't.

"auvent, d H~rmt''s.

du JcsuiLisme~ aduHere RiLuel âmes.

approuve

Accomptis-'ement.

cndr"it.

pr"t''[[C

est

do

la

t-\L~sc!tr<L'cnnes

)!f)n)ntes

'ms.

ind6cent,cs.

vivent

et femmes Le Pcre

c~ypL't.'n.

en

sans

déduises

secrct.e?

Ta!op

Jésuite

cst.-e!!c

Mariana

t'empdisonncment.

Sagesse

Impertinence

La i'ra'ic-Maçounerie

t'heritière

de.

La Maçonncri.'

\<-ni:~0!

cst-cileJchovistiquc

LaMaç'mnericdes

ou P<uenae?-– éctert

Templier',

du jcsuiic

VOL.n

1

!3

DEVOILEE

dans

un coHe~c

Jésuite.–

Le fan\ Ot-(tt'<'(f<' ~d~<Empoisonnement

du dernier

pas en !n posscssifn

~radeau

qn'uoc

l!rahm.uu()ucs. J.c t'rctt't*

Prince

des Tcmphers. des M.tçcos.

La

!))'«)<'

<tes adepte'- d'un

MH<on ()c S.domcn

rt

des

n'est

de ));)t)t

n'<'st

Ohscrv~ti"ns

'e

sujet de la !t'anf:-M.n,'nnncric.–L<'

Lf~

C.'b)e

t'cn)p)t'

.i!)c~r)t')e.

de 'i't'ur''

(h's

t.m):~

Sa))n\)si

Ut))T)'t's soct\-t.-<h'n<s.

)e \'<'i).

).r d'~u)')''

(j-yptf.~r.t~hic de Jc))'nh.

jt-snih'

Adeptes

dct')'i('rc

rafi- et dan'-

d'autres

tien'

Le

plus

important

ouvrage

cab.disLifjuc

des

IIchrcux

le .So/«/

loeitaï, au dire de certains critiques. Cette compilation

lieu bien des années avant l'ère cttrct.icunc;

tres, ce no fut qu'après

façons il ne fut termine que par le )!l~ de Simeon, le Ha!

bin Uleaxar et son secrétaire,

vrage est si ImporL.tnt. et les sujc~ (pu

si abstraits,

nomme le rrincc

a été écrit par le l~a)d)in Sinu'-on Hen-

la destruction

eut

suivant, d'au-

du temple. De toutes

I'' n;')'))i)i A!)ba

c.'r l'ou-

sont traits

sont

ftuc la vie cnticrc de c~' Hah))in, nu on a sur-

d~'s Cabalist.os, n'aurait

pas sufH a la

tache. Comme on savait ({u'it était, en possession de c'~s f'on-

naissances~ et de la .U<r~

ta « Parole fuir au désert, ans, entoure

au milieu de signes et de merveilles

qui assurait. la réception

d~'

sa vie se trouvait

et il dut s'en-

douxe

en danger, où il vécut dans une caverne pendant

de ses fidèles disciples, et mourut

(t).

ïinalement

Mais si volumineux

que soit I'ou~f.<~e. qui renferme

beaucoup d'articles moins il n'embrasse

de sa tradition

pas tout. Nul n'ignore que ce vénérable

secrète et orale, néan-

cab.dis~e ne donna jamais a connaître Importantes de sa do~'h'inc,autrement

à un nombre très limite d'amis et de disciples,

quels se trouvait son propre fils. Par conséquent,

les parties

les

plus

qu oralement,<'t cela

parmi les-

sans

t. X~mhï'en<pssnnt !~sm~rvciifcs qu'on <fit.i\'oir <u Heu .'<sa m~rt. eu

A3atran~ta~t:c.n'i[ncm~(:rt)(.pasc~m'nct.tt.tcm'):)!ic.'i:ais.ayn:tt.

nc

Ilit

"'II,¡"

di'!p':ru.t.i;idt~<j'i'ftN<n:i.<'(';t)r~t~)!:tc.'C!T:p;:t,J~c.T<t-rnc.sot)c<)f';)''

ne tut vu<.h'

:tj':vca;<qn';)).)' st (tisp:)t-i[.t~:t.I.or'<)ncccHcIutUtCt'~divi:

;¡'J:3:1

'Ill'

"1 di"p:I1'ilÍnll.

Lor"'lI1l'

cl'lle

lumi.:l'c

di.Üh'

s~mtji'ecavc.)C.)ors scuicmc!)!

<;Lic c nan~x~a.)tt'Jst'at!

Je :lam:)l~a,1(l'1"I';(i:1

iUominala (~'mi-oLscu:')~!jsue)iCt)cla

dit

dt). Gtnsbur~.«!c-)ist.-p)csd'!sract s'apcrçit\-n!.

s'était Licint · cs l~i~r~rc1)!ms nnu· iu!'mruCnt ~ln'ua un!c:mlittl~'svoiv

Ginsbur¡:.1( le, di,c;pk,; ù'l":r<1ël s'ap.rç'l!nt quc

Lorsque

la bicrc i\.t descendue d:us )c

les paroles suivantes

cétcstcs pendant les pt'cp')".ttifs de ~n:! c:i~-rrcmcntc' a ~a mise au tom-

beau.

préparé pour la recevoir, une flamme '-en éleva et une

prononça

pt'~r'~ndcavt.] qu'n!iv.tit

pui-.santc

vuix

C'est ce!ui qui Ct.tremb)cr la terre et

!esroyaumcs~"

ÏSISD~VOlU~

3

l'imitation

nécessairement incomplète,

~nerquc

e). ap)-es d.' nombreuse~ e~ tcrritiant~ s ep:'euves !.t tco.'t (!e Sinte-'n Hen-Ioehat, c~'tLe doeh'in.'

restée un secret in\'io!;)b!e pour le monde exterteur.

finale a la 3/f/'r~

l'étude et la .Vf/'r~

de la C~<'

est

ne peut s\'nsei-

dans un lieu déserta

y/?(/<\

Depuis secrète est

l)on- on m'

/'</rc c~

dans «

I'obsju!ite,c'est-a-duc

nL'~ a ct.nn.'tLrc ~~a~rnf tiL <c

c.'nimu'n<j[n;n! ;m c.)(!K~ L ~u'or:cnt<-nt, /<'c ~/<'/</ //<~< /'<(.'<

Ce cc)nni;tn' t-t.<;'( voix !):~

/t

i~ nt

(!c !a bouclic a I'(~roi!!e,

<o!ini~u<<x

<sL u:i L~s (les T.maïn! et. des ancien.

modcrn''

e(.c f:uL, est.

mysLrcs p.tYcns. 1/us.

cc!'t:un.'m''nt du

~a'. ))n.n f.'ic

titut.

tx'us !<' d( 'nonh'tronsplus L)Iu,un.' invcnHou comparativc-

nu'nt. n'.odct'in. 1. p)n'nsc \rit.:dd~

qui en

I'i'idis<n''(.i 'n d- qu'.d'pn' ca!):dis~ rcnc-

ne soit,

qu'un

« subs- ;)insi que

« nioL ?, !ui-:n'nr-,

pour !a

p;t)-o!c p~rdu.; )>, <t qu'i! est.,

est. r~sLco, pour tou-

jout's, ctt possession <!cs :)dt.-pt.<\s de divo'.scs c.'nt.rcc's des

!h'"nisphct\s OricnLd et. Occidental. Seul un nombre IInut.c

et quelques Hoseeroix du xvn' sic

parmi les chefs T(.)p!rs t !(', qui ~'t.n~nL restas

mi~k's rL !cs inUi s :tra!)~s, auraienL pu se va~cr de la

posséder.

de

J conna!t.t\' en Hurop.' et. bi~'n qu'il y eût. des alchimistes

en relation

ct.roit~ :tvcc h's nichi-

Du vu" ;j \v" sicc!~ nul ne puuvai~ prctendre

:nit

t;)hh' initiation, c~-tte dernière cérémonie qui eonrcrait

celui-ci fut le premier

qui passa la veri-

ParaLcIse,

!a i'acuItL- de march.'r

vers le « buisson

et de « brûler

ardent

I:td<pte par dessus le terrain brûlant,

(' )ns 1~ fou, le réduire en poudre et de le répandre

eaux ». Certes, ce~te c'< magique,

ont fait ressusciter plus d'un AdoDiram, Gedalia'ict Iliram-

Abi pre-mosaÏques. Le véritable mot, aujourd'hui substi-

le veau d'or

sur les

et la <( parole perdue

tue par Mac-L~nac, et Mah, était utilise

que son

de la veuve

de f;dt. le premier

Elie As'imole, le <fr/ï/(' Admis a la franchise

des siècles avant

cuet pscudo-ma~'iquc

pendant

eût été essaye sur les « uls

siècles. Qui fut.

?

les deux derniers

Maeon actif de quelque importance

<t' /~o.'?<?rro/ el des o/c~7!<

de la

Compagnie

des Maçons Actifs

de Londres, en 164C, il mourut

la Maçonnerie

en 1692. A ce moment-là

n'était pas ce qu'elle devint par la suite

ce

4

tSTS HÉVOfL~E

n'était

ni une institution politique ni une institution

chré-

tienne, mais une véritable organisation secrète, qui admet-

tait dans les liens de la fraternité

ardemment obtenir le bienfait inappréciable

de conscience,

Ce ne fut que cinquante ans après sa mort que ce que l'on

nomme aujourd'hui la Franc-Maçonnerie Cette naissance eut lieu le 24 juin i7i7,

fous ceux qui désiraient

de la liberté

et se soustraire a la persécution cléricale (t).

prit naissance. a la Taverne du

Pommier (/l/)p/e-/r<'e T~'cm) dans Charles Street, Covent

Garden, les Co/o/ïs

à Londres.

Ce lut alors, ainsi que nous le disent

que les quatre seutcs loges

du Sud de l'Angleterre, nommèrent AnthonySa~er, le pre- mier Grand Ma!tre des Maçons. Malgré sa jeunesse, cette

grand loge a toujours

nité dans le monde entier

sur la plaque au-

qu'en informe l'inscription latine gravée

dessous de la pierre d'angle du Temple des Franc-Maçons

de Londres en i775. Nous y reviendrons

reconnût sa suprématie~ ainsi

de Anderson,

exigé que tout le corps de la frater-

plus tard.

Franck, l'auteur de /~c A~M~a,

poursuivant ses « diva-

ainsi qu'il les appelle, cn/)/<

Parlant

de sa

de ses

a

gations ésotériques

traduction,

prédécesseurs,

nous donne ses commentaires.

il dit que Siméoa Ben-Iocbaï mentionne

plusieurs reprises ce que les « compagnons

dans les ouvrages

« Ieba, l'ancien,et

donne pas la signification

ont enseigné

plus anciens. Et l'auteur cite un

nommé

Hamnuna, l'anrien ~(~). Mais il

ne nous

de

ces deux « anciens

ni qui

ils sont, car il ne le sait pas lui-même. Dans la vénérable secte des Tanaïm, ou plutôt des Tana- nim, les sages, étaient ceux qui enseignaient, les secrets pra-

tiquement, et initiaient quelques disciples au grand Mystère

final. Mais la 3/~A/ïa 77~ des matières de la .Vcr~/6~« La ~c/ra

sages âgés (3) < Les secrets

même pas révélés aux

la

section, dit

la table

que ne doit être divulguée qu'aux est encore plus dogmatique.

des Mystères, n'étaient

les plus

importants

prêtres. On ne les divulguait

qu'aux

C'est ainsi que nous voyons que ces mêmes grands

initiés.

secrets prévalent dans toutes les religions anciennes.

t. Plot A'a<nr~

2.

3.

History o/'S<a~ords/t<re. Publié en 1C66.

Die 7fa6&.ï!a.75. $od,ot. it.

Die Kabbala, 47.

ISIS DÉVOILÉE

5

Mais nous constatons également

qui ni le Sohar ni aucun

la sa-

autre ouvrage cabalistique gesse juive. La doctrine

milliers d'années

propriété collective des adeptes de toutes les nations sous le soleil. Néanmoins, le <$o/w enseigne l'occultisme pratique

la

de

ne contient

pas seulement

étant, par elle-même, le résultat

par conséquent,

de pensées, elle est,

plus que ne le fait n'importe

ce sujet

menlé par divers critiques,

quel autre ouvrage traitant

te! qu'il a été traduit

mais d'après

de

non pas, cependant,

et com-

les signes secrets les instructions

inscrits en marge. Ces signes contiennent

secrètes, en dehors des interprétations

métaphysiques

et

des absurdités apparentes, acceptées par Joséphe dans leur

ensemble, car lui n'avait jamais été initié, et il interpréta

telle qu'il l'avait reçue (1). magie pratique contenue dans le Sohar

dans d'autres ouvrages cabalistiques, n'a de valeur que pour

ceux qui le lisent, en dedans.

moins ceux qu'on dit avoir fait des « miracles » </ ~o/o~/e (2)

devaient être au courant

et

la

/f//r6 y~o/c, La véritable

Les apôtres chrétiens

du

de cette science. II sied mal à un

Chrétien de condamner ou de se moquer des joyaux < magi-

ques vais œil

des amulettes

et autres talismans contre le « mau-

qu'on utilise comme des charmes pour exercer

une influence mystérieuse, aussi bien sur le propriétaire que sur les personnes que le magicien voudrait contrôler. Beau- coup de ce~ amulettes enchantées existent encore dans les

collections d'antiquités particulières ou publiques. Les col- lectionneurs ont publié les dessins de joyaux convexes, ornés

de légendes mystérieuses, dont la signification

toutes les recherches scientifiques.

a déjoué

King nous en montre

plusieurs dans ses C~o~c~,

et il donne la description d~une

1. !i raconte comment le Rabbin

officiers,

EIcazar, en présence de Vespasicn et

simplement en

une des nombreuses racines recom-

de ses

mettant sous le ncx du

chassa les démons de

démoniquc

quelques

hommes

mandées

par H.'bbin faisait sortir tes démons

Saumon et

iiste.

te Roi Satom~n I.e cétèbrc historien nous afûrme

par

les narines des

patients,

le

que au nom de

par le pouvoir

des incantations composées par le Roi-Caba-

VIII.H.5.

Jjscphe: .tn~u~es.

2. Il

y <ides miracles ~coftsc/en~.

lesquels, comme les phénomènes

sont

produits par

les

pouvoirs

qui sont

esprits

nommés

cosmiques.

continuellement à l'œuvre autour de nous, que ce soient des

humains ou élémentaires;

aujourd'hui phénomènesspirites

le

mesmérisme. l'éfectrtCtté.et les êtres invisibles

6

ISIS D~VOtLKE

cornaline (Chaleédcinc) blanc), .recouverte des deux cotés

de légendes interminables, dont I'interp)'étati"n a été impos-

sible

c'est le cas pour les savants,-ans

<~e.ute,maisn"n

pour l'étudiant

renvoyons

en i~crmétisme

"i les adeptes.

Mais nous et. aux

que était !):en

le lecteur qui y 'ont

a cet. ifi'eressant

ouvrage, aHn de démontrer

e:i personne,

talismans

même le « Voyant

verse dans

représentes, de JPatm"s

la science

desta!I~'n:tnsetdes

allusion a la puissante

cabalistique joyaux. Saint Jean fait clairement

< cornaline

adeptes sous le nom de ~<<

blanche »,

un j"yau

bien connu

parmi )es

ou pierre df l'initiation,

sur lequel on voit généralement qu'elle était donnée au candidat

cès par toutes les épreuves prelimin.ures

fait est que, non moins

calypse t~ut entier n'est

teresetdel'init'ationdun

n'est autre f}ue Saint Jean lui-même. Aucun Mae'-n de

haut ~rade, i~ien versu les

conviendra. Les nondj'res.~c'c'<et

de traits de lumière jetés dans 1 oLscu)'ik'- du texte.

celse affirmait

lorsque nous lisons

~ravc le mot (le

p.'rce

qui ava~t passe avec suc-

des néophytes. Le livre de 1 Apo-

des Mys-

!e livre de Job,

que que le !eit

:d!)!'iquc

candidat a ceux-ci,ean(hd.)tqui

diirerents de~'[\'s n en dis- autres s"nt autant

Para-

siècles. Ht a un fils

!Y/,

que <'<

/c

qu'il s'agit

la m'~n~c chose il v a )du-'ieurs

etrj semblable .t rc/<

« qu'un

d'homme

lui donnerai de la /n~/?~f r<c'

CAILLOU BLA~C le mot

rcrc'

nouveau,

lui dit (ehap. Il, t7)

que

je

je lui d~not: n encore un

et sur ce caillou est ecr't un nom

~c ru/p~V

», quel est le Maître Maçon qui doutera

de la dernière li~nc du titre du présent

chapitre ?

Dans les Mystères Mythraïques pré-chreticns,

le candi-

dat qui avait traversé courageusement les « f~~rc tortures

qui précédaient l'initiation

rond, ou pain sans levain, symbolisant,

~y/?/<'<?~on~,

pain céleste ou « manne cées. Un </<7<w~ ou un /<

finale, recevait un petit gâteau

<?

une de ses

le disque

solaire, et connu sous le nom de sur lequel des figures étaient tra- était tue, le candidat devant

être asperge (le son san~, comme dans le cas de l'initiation

de l'Empereur Julien. Les .<-c/~rc~'Ies ou mystères étaient

alors données a connaître

dans l'Apocalypse

au « nouveau-né

», représentés par les sept sceaux qui sont brisés « dans

ISIS DËVOïL~E

7

l'ordre

Patmos

» (voir ch:<p. V et VI). Nul doute que le Voyant de no se référât a cette cérémonie.

1/orlginc des amulettes

catholiques

romaines

et des

« reliques

humes par le Pape est la même que celle des

ou caractères

graves sur une pierre les amulettes juives

avec des versets de la Loi, appelés/)/c~C/c'jAxxT'm, et les charmas musulmans avec des versets du AoraA!. T"us ceux-ci ont été utilises comme des charmes magiques prctectcurs.et portes sur leur personne par ceux qui avaient

toi en eux. Fpiphane, le digne ex-Marcusicn,

ces charmes dont. font usage les Manichéens comme d'amu-

lettes, c'est-à-dire

(Periapta) «des incantations et des /?/)c/<~

« charmes d'Ephcsc

<'u traces sur une feuille de parchemin

qui parle de

du cou

d'objets

qu'on porte

autour

~f/c~~

ne peut discréditer

en aucune façon les « tromperies

des païens

temps les amulettes catholiques romaines et papistes.

et des Gnostiques

sans discréditer

en même

Toutefois,

la stabilité

est une vertu que nous craignons

voir perdre, sous l'influence des Jésuites.

qu'elle a jamais

le peu de prise

eu sur l'Eglise. et terrible

Cet esprit rusé, savant,

au sein du

mais

dénué de scrupules

Catln'Mcismc Romain, a pris possession lentement

sûrement de tout le prestige

du Jésuitisme,

et de tout le pouvoir spirituel

qui s'v attaclie encore. Pour mieux exposer notre

sera nécessaire d'établir

thème, il

le contraste

entre les principes

moraux des anciens Tanaïm

professes par les Jésuites modernes qui ont pratiquement

aujourd'hui le contrôle du Catholicisme Romain, et qui s'éri- gent en ennemis de toute réforme. Où trouverions-nous dans

toute l'antiquité,

a cet Ordre, où même y approchant? Nous devons une place

aux Jésuites dans ce chapitre

et des Théurgistcs,

et ceux

et dans quel pays, quoi que ce soit d'égal

sur les sociétés secrètes~ caa

car plus que toute autre, ils constituent

et ils ont un lien bien plus étroit avec la Franc-Maçonnerie

actuelle

une société secrète,

qu'on

du moins en France et en Allemagne

ne le suppose généralement.

outragée s'éleva contre cet Ordre dès son début (1). Quinze

ans a peine s'étaient

Le cri de la morale publique

écoules après la promulgation

de la

Cecri date de !5K) et en 1~55une clameur gcncra!c s'cteva contre

et dans d'autres pays.

eux dao~ ccrLaioes parties du Portugal, en Esppgne

8

ÏSÏS DÉVOÏLÉË

bulle

commençaient

tugal et les Pays-Bas s'en débarrassèrent en 1578; la France

qui approuvait leur constitution,

que ses membres

Le Por-

à être chassés d'un endroit a l'autre.

Venise en IG06

Napics en 10~2. Ils furent expul-

en 181u, et de la Russie

tout

Ce

en i594

sés de Saint-Pétersbourg

entière en 1820. Dès son bas âge ce fut un enfant plein de promesses.

qu'il devint, par la suite, chacun ne le sait que trop bien. Les Jésuites ont fait plus de mal moral dans ce bas monde

les armées réunies

du

Satan. L/énormité

mythique disparaîtra lorsque nos lec-

que apparente de cette accusation,

teurs d'Amérique,

qui jusqu'à maintenant ne les connais-

sent que fort peu auront été mis au courant de leurs prin-

cipes (principio) et de leurs relies,

dans les ouvrages écrits par les Jésuites eux-mêmes.

tels qu'ils apparaissent

Nous

aux lecteurs, que tout ce que nous avançons dans

publiés par cette célèbre société. Beaucoup

In-Quarto

publié

et la collation des

rappelons

les citations en italiques est tiré de manuscrits authentiques,

ou d'ouvrages

d'entre

avec l'autorisation,

Commissionnaires du Parlement français (1). Ces rapports

eux ont été copiés dans le grand

et sous la vérification

furent réunis et présentés

« l'Arrest

l'Eglise

au Roi aiin que, comme le dit

du 5 mars 1762, le fils aîné de

au Parlement

soit mis au courant de la perversité

de cette doc-

trine. qui autorise le vol, le mensongère parjure, l'impureté, toutes les passions et tous les crimes, qui enseigne l'homicide,

le parricide et le régicide, renversant

tituer a sa place la superstition, en favorisant la Sorcelle-

rie, le blasphème, l'irréligion et l'idolâtrie. nons donc les idées des Jésuites au sujet de la

la religion pour subs-

etc.

Exami-

/7:<~y~?.Antonio

secrètes

Escobar (~) dit à ce sujet, dans ses instructions

Des extraits de cet Arrêt f.ircn.t réunis dans un

ms.

qui

ouvrage en parut à Pari- en 1762, connu sons !e titre d'j/ra~s des

pour jeter

Iadcc"nsidcratnm su" les faits réunis

français en en

les faisant.

des deux universités, du British Muséum,

4 \-ot.[12

~Mer<<ons, etc. Dans un ouvrage

intitu!6 7f<)0f!xe .H.r .t~er~ons les

Jésuites firent un effort

par les Commissionnairesdu Parlement,

des racontars ma))nt.ent.:onnes.<'Pour se faire une idée de

passer pour la validité de l'accusation ".dit t'auteur des /tftc<ne$ des Jésuites "on a

cherché daas

et du Collège

fut découvert.o'n a reconnu l'exactitude de la citation. »

!esbib)iothcques

Sionnistc.Ics auteurs cites: et dans chaque cas où le volume

2. 'Z'Aeo~oyt&Jfcrà~K. Tomus IV. Lupduni. 1663.

ISIS DÉVOILER

9

« II est légal.

de se servir de la science acquise <t l'aide

< Diable,

pourvu que la conservation

et l'usage de cette

connaissance ne dépendent pas du Diable car celle connais-

sance c5/ bonne en c//e-/nc/?ïd, el le joec~e par

a élé acquise e5//)<ï5~e(i).~

perait-il

lequel elle

Pourquoi un Jésuite ne trom-

trompe les laïques ? ~/ÏM5, ou /!f 50/ï~ de leur divinalion

pas le Diable, de même qu'il

e/ les 6fc~5 la r~u/~ra~o~

« Les Astrologues pas tenus, de rendre

$0~

/'t~J/ïe/7!e/

ont prédit

ne se réalise pas. Je con-

« que cette opi-

<y~

viens

nion ne me satisfait point du tout, parce que, lorsque l'as-

le bon Père Escobar,

remarque

ou le devin a exercé toute diligence

est nécessaire

pour son but, il

dans /'<?r~

a rempli son

trologue

f/&o/e,qui

devoir,

n'est pas tenu de rendre

meurt

prix de sa divination.

pas fait d'effort,

lique

que! que soit le résultat.

de même l'astrologue

ou aurait

parce que, lorsqu'il

De même que le médecin.

ses honoraires.

si le patient

n'est pas oblige de rendre le

pas de son art diabo-

sauf dans le cas où il n'aurait

été ignorant

a fait tous ses eiforts, il n'a pas

usé de tromperie (~).

Nous lisons encore ce qui suit au sujet de l'astrologie

« Si quelqu'un affirme, sur une supposition

fluence des astres, le caractère et la disposition d'un homme,

qu'il serait soldat,

<'jcc/M/)/e de ~o~/ péché

sition de l'homme peuvent avoir le pouvoir de diriger la

volonté humaine vers un certain but ou objet, mais non pas de l'y contraindre (3).

basée sur l'in-

e~

ou cvêque, celle ~/f~a//o~

prêtre

parce que les astres

et la dispo-

Buscmbaum

et Lacroix

nous disent

dans la Theologia peut être considérée

signes

de la main

et les affections

de

J/ora/~

comme légale, si dans les lignes et les

on peut s'assurer des dispositions du corps, et conjecturer

en toute probabilité l'âme (5)

(4), que « la chiromancie

les penchants

1. Tom IV, lih.

XXVIII, secH de Prœcept.

Prœccpt

t. Probl. H3,

I,c. 20 n. 184. n. 5S6.

2. Ihidem. sccL 2 de

3. Itichard

Arsdckin,

7'/teo~o~/t'arrt~ar~a, Colonise, 1744. Tom. II.

p~Hr</)HXpirlibus a~c<a, a R. P. Claudio

(Ed. Mus. Brit.).

dub. 2, resol VIII. Quel dom-

Pars II. Tr. 5. c.

4.

Theologia

1, g2. n. 4.

.Vof-a~snunc

Lacroix Socitatis Jesu Coloniae1757

5. Tom. M, lib. III, Pars I. Fr. I, c.

10

!S!S DEVOILER

aient dernièrement

Malgré que plusieurs prédicateurs

Leurs

formellement

une société scr/'c/f, les preuves

nementété.

Jésuite Polancus, et imprimes

en to58. < On les tenait

Jésuites, eux-mêmes, n'en connaissant que des fragments (t).

nie que cette noble confrérie

statuts ont

ait jamais été

existent qu'elle l'a certai-

été traduits

en latin par le

au Collège de la Société a Home

jalousement secrets, la plupart des

Ils /!f /c'

/7ï~.s

/C/t/

/)M~C~ /)<

/?!~ M

<

0/V/f

du /f/7!C/ï/

~~n<7 ils </C

~7~

/<<S

au cours du célèbre procès du Père Lava-

1° Frères Coad- C' Profes

~76/

lettc.

~76'

Les degrés de l'ordre

spirituels

o" Profes

sont

Novices

laïques ou Coadjuteurs temporels 3" Scholastiqucs;

jutcurs

des Trois Vœux

des Cinq Vœux.«

seulement du Général et de quelques fidèles Jésuites,

II existe aussi une classe secrète, connue

qui,

au pouvoir re-

peut-être plus que toute autre, doute et mystérieux (le l'Ordre

a contribue

», dit Xicolini. Les Jésuites

considèrent

Qrdre que Loyola ait appuyé~ au moyen d'un memcire spé-

comme un des plus brillants

exploits de leur

cial au Pape, une pétition

instrument abominable et déteste de boucherie en gros,

l'infâme tribunal de la Sainte Inquisition.

pour la réorganisation

de cet

L'ordre des Jésuites

est, aujourd'hui,

tout puissant des Affaires

a

Rome. Ils se sont installés a la Congrégation

Ecclésiastiques Extraordinaires,

au Département du Secré- des Affaires Etrangères.

tariat de l'Etat,

Des années avant l'occupation de Rome pas Victor Emma-

nuel, le Gouvernement

leurs mains. La Société compte aujourd'hui 8.384 membres.

Mais voyons quelles sont leurs règles principales.

et au Ministère

Pontifical était complètement entre

Par ce

qui précède, et en se rendant compte de leurs façons d'agir, on peut se faire une idée de ce que tout le Corps catho-

lique doit être. Mackcnzie

nous dit que

« L'ordre

a ses

signes secrets,

ses mots de passe, suivant les degrés aux-

quels les membres appartiennent,

pas d'uniforme spécial, il est difficile de les reconnaître,

et comme ils ne portent

a

l'avocat. pour ia défense, n'ait,

pour

pas pensé

a citer cette

légalisa-

ma~c que

tion orth'jd~xc

ment au cours du récent

« filouter au moyen de la chiromancie ou autre-

du médium ~tadc à Londres,

pruccs -1.~icotini /s(o<)'c des ./esa:7cs.

ISIS DÉVOILÉE

Il

moins qu'ils ne revoient

eux-mêmes

font partie de

ou

qu'ils

l'Ordre car ils apparaissent

comme des Protestants

des CaUloliques, des infidèles ou des bigots,

a été conuec. Leurs espions sont partout, ils appartiennent

démocrates ou des aristocrates,

des

suivant la mission spéciale qui leur

pour des suivant

h" instruct.Ions

âge. cL c'est un fait notoire que des

membres de l'0rd:'o, de [.muHes nobles et d~cducation raf- nnce. j'-uent 1~ r'M.' de domestiques dans des familles pro-

tcs!):;t<

ou remphssenL tl'autrcs emplois analogues afin

d~' servir les fms de i.t Soen!.e. On ne peu~ être trop sur

la loi

d" l'ci~ssancc

a tous

e:'udits

les rangs de la société

et des savants,

et ils se donnent

des simples et des benêts,

qu'Us ont rccu''s.

Il y a des Jésuites

des

d'ux sexes et de t"u)

s~s ~ar~es, c:(r !;t S'K''te

(.oui entière étant ba~ec sur

p::?sivc~ peut, porter ses forées sur un

point

d~nn'avec une '.x:(}~u<!e im'ai!Hb!c ef f;~ale(!). »

Le-e-u!t;'s

s"u!nnenL

que « la S'iete

/7~?

~f//f

de Jésus n'est f~ cc/M~

pas d'iuvenUon hunni)ie,

f/ '.)e Vie qui t\t.

cL ensuiLe p~r la parnic (~)

/('t''<7c

/f' /?~/y!. Car Jésus,