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15 JU1N /944 . L'attention de l' Europe et du monde est

concentrée sur les événements de Normandie. Les combats qui se déroulent en Extrême-Orient, à des dizaines de milliers de kilomètres, tout aussi importants, n'ont provi­ soiremerit qu'un faible retentisse­ ment. Cest cependant à la même époque que, dans les Mariannes, les A méricains livrent la dernière grande batai/le de porte-avions. Les Japo­ nais y perdront en un seul jour 378 appareils! Mais dans cette dernière semaine du printemps de 1944, Ie nord-ouest de la France relient l'attention. Une nouvelle menace pèse sur l'Angleterre et sur les plages de débarquement :

les premiers VI et V2 viennent d' être utilisés par les Allemands ! 11 n'y a d0'lc plus de temps à per­ dre. Mais Ie débarquement a élé une réussite. La surprise a joué, et Mont­ gomery ne va pas tarder à utiliser hommes el matériel mis à sa dispo­ si/ion pour passer à l'offensive.

Che rbourg : systémali Queme nt . avant de se rendre. " les Allemands sabotèrent les installations du port.

a Son premier objectif est Caen. Un mois de combats sé vères, q ui nous

sont décrits par John Keegan, se termineront par la libération de la ville,

dont il ne restera que des ruïnes.

a Pour manreuvrer son adversaire, Ie général britanniq ue charge les

Canadiens de l'exécution de l'opération « Spring ». Joh n Swettenham nous retrace les péripéties de cette bataille.

a Le sacrifice des Canadiens perm et aux Américains de s'emparer de

Cherbourg, de

« la bataille du boca g e )}. Martin Blumenson nous en fait r evivre les prin­

libérer Saint-Lö et de gagner ce q ue I' Hi stoire appellera

cipaux épisodes.

HISTORIA

HISTORIA magazine

magazine

HISTORIA magazine
HISTORIA magazine
Hi stoire appellera cipaux épisodes. HISTORIA magazine © Purnell and Sons Ltd , 19 6 6

© Purnell and Sons Ltd , 19 6 6

Libra lrie Jules Tallandier .

pour I'édition française. 1969.

Une publication TALLANDIER, sous la direction du général And ré Beaufre

So m maire

1905 -

1917 -

1924 -

Rédacteur en che f

Hervé Laroche Ch ri stian Melchior-Bonnet

Conseiller

historiQue

Secrétaire gén éra l de la pub licat i o n

Jean Fontu gne

Se crétaire général de rédaction

Jacques Kohlmahn

Secrétariat de réda cti on

Paule Melot B. Le Pelley Fonteny

Rédacteurs

Philippe Masson

François Lourbet

François Tesseyre

André Ravaute

Pierre Gaillard

Edmond Petit

Docu me ntation

François W ittmann

Photographie

Claude Rebélo

Directeur de la promotion

Jacques Jourquin

Assistants

Michel De nis Chantal de Pi n sun

Administ ra tion

Ch ristian Clerc

Fabrication

Georges e oliet Roger Brim eu r Michel Schefer Yve lin e Re naud

Caen : Ie piège de Monty John Keegan Caen : Ie calvaire des Canadiens J ohn Swettenham

Saint-Lö : la bataille du Bocage Martin Blumenson

M aga zin e hebd o madaire paraissant tou s

Rédac t io n -Adm in istrati on :

Libr airi e Jules TAll AN OIER. 17, rue

Abonneme nts : 61. rue de la Tomb e- Iss olre. Paris- 14" - 707. 17-8 9. C. C. P. Pans Na 277 8-7 0, ou c hez vor re marchand de journ a ux.

les je udis.

Remy · Dumonc e l. Pa ris · 1 4".

 

HISTO RIA-magazine

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T oute demande de changement d'adresse doit être accompagnée de 0,8 0 F en timbres ,

Belg ique : Abonn ements

d'aujo u rd' hui»

«Femm es

Bruxelles 18 -82- 34 .

Cou vertur e : Photo U. SJ S.

Pla neur « Hor sa) et ses passagers du 6° Airborne é cras é aux

Pla neur

« Hor sa) et ses passagers du

6° Airborne é cras é aux e nvIro n s d e Caen au cours d u débarq uement.

A u soir d u 10 ju in. les for ces expédi tio n­

alliées, au p r ix de 15000 ho m­

ués ou bl essés , ava ie nt ét abli u ne from co ntinue englobant les cinq tetes

ligne de

na ires

m es

t

de

d éba rq uer

su r

les

cOtes

norm an des

p lu­

tOt

que

dans

Ie

pas

de

CaJais,

et

d ans

la

ba ie de

Se ine

p lu t Ot q u' à

la po in te du C ot en ­

tin,

se

ré vél ait

jud ic ie use .

Mais

I'object if

d e po nt ini ti a les. En ce n ains endroi ts, Ie fron l

d' « Ove rlord » n' é ta it pas

se ul e ment de di s­

se trou

va it

à

mo ins

de

h uit

kilo m èt re s

du

p

uter

à

H it ier

un

secte ur

d e ses fronti ères

riv.age, en d'a utres à plus de seize; mais

les

maritimes,

mais,

plus

préciséme nt, d'é tabJi r

ail es, a ppuy ées su r Jes zo nes in on dé es d e la

la Dives à I'est, é ta ien t

dix divisions

toutefois solides. A cette

allema nd es se ule men t avaien t été oppos ées

aux hui l div isi ons am é ri ca in es et au x s ix b ri­

seuls

tanni q ue s débarq u ées: dan

quelqu es avio ns de la Luftwa ffe é taien t venus

la vi gi la nc e de J' aviati o n

bät i­

ments de gue rre et de tran sport,

milliers de batea ux de dé ba rquemen t, restaient

ancr és ou naviguaie nt san s oppos itio n.

de I'état-maj or d' " O verlord »

allié e . Sur

plusieu rs

Do uve à I'ouest, de

date

s

Ie

cie l,

éprou ve r la fo rc e et

mer,

La déci sion

p lusi e urs cent a in e s de

EUfope u ne bas e d 'ou se ra ient la nc ées d e

en

aura ient

pour b ut d e fixe r, p ui s de détr uire les soixa nte

d ivi sio ns

dan t en c hef à l'O uest), de t raverser la Franc e ,

enfin

au

done,

fi

Ie sout ie n de 26 à 30 di vis ions

et de recevoir ultérie ure ment des forces nou­ ve ll es et les unit és de se rvic es co rr es pondantes

au

t ant d'assurer

na lement les instalJat io ns portua i res per m et ­

englober

nou ve il es

opé rations

de

o ffe nsives

qui

l'Oberfeh lshaber

I'A ll em agne

et

»

des

West (co mman ­

de

la fr apper

Alliés de vrai t

pOUf

d'envahir

cre ur.

Le

d 'abord,

" do mai ne

être

agrand i

ryt h me de t ro is à cinq di vision s par mois.

agrand i ryt h me de t ro is à cinq di vision s par mois.

Les troupes préparent les co ntaine rs

les premi è res heu re s du 6 j u in.

de ravitaille m ent qu i seront parachutés sur les amères all emand s dès

11 l au t à tout p rix que lin t e nd anc e s uive.

1906

d e ux milli o ns

d'hommes e t d e cinq ce nt mille véh ic ul es et,

So it ,

en

tout ,

u ne

ma sse

de

ri

e n qu e po ur les deux pre m iers moi s, pr ès d e

3

millions

de

ton nes

d'approvisionnements

d ive rs. Seuls,

étaient , se Io n les esti mat io ns

bl es d'assurer ce so ut ien.

Brest, Lorie nt

e t Saint-Nazai re d es A lli és, c apa ­

La première haie

En

ou tre,

I'avance

rapide

et

massive

des

A ll iés ne pouvait se concevo ir sa ns I'app ui d 'u n

réseau ferré important ; au ssi

larges lim ites à leur zone de

c Ote s

Loire

Alle ­

mands accrocher leu r manre uvre défe ns ive.

co nq ui s, il

fau drait

réparer

réparer

dépots.

mois, peut-être, la No rmandie et

la Bretagn e de vra ient const itue r des bases

disposant des moyens

ravi ta ill e ment suffisants po ur­

ra ient se lanc er dan s Ie comba t d écis if: Ie d o u­

la Ruhr. Les An glais I' A rde nne , les A mér i­

foncera ie nt au nord de

ble enveloppe men t de

pipe-Iin es, é t a bli r d es

vo ies fer rées,

avai t- o n fixé de ma nre u vre : les

I' At lantiqu e ,

la

Se in e , sur

de

la

Manche

et

de

jusqu ' à

Orléans e l la basse

laquelle on pensait, d 'ail le urs, vo ir les

A

mesure

que ce

reme ttre

les

les

en ro ut es, ter ra ins

terrai n sera it

état

les

instalI er

des

d ' avi at io n et

En

trois

solides d'ou les ma t ériels e t du

arm ées,

cain s, plu s au s ud, feraient leur jonc tion avec les fo rces débarq uées au cours de I' opé ration

" A nvil " (E nclume ) d a ns Ie midi d e la F rance,

réduira ie nt le s ré sista nc es all e mande s sur les

li g nes d'e au de F rance et de Belgique , franc hi­

rai

en t Ie Wes twall (Iigne Sie gfred) ve rs « J

+

330 " (dé but de mai 1945 ) et conjugueraient

le

urs effor ts po ur fr a nc hi r Ie

R hin. La retraite

continuelle sous les coups de l'aviation devrait alors a vo ir Ot é a ux forces a ll e m a ndes toute velléité de résistance.

la tête de

pont, on se préoccupait pe u de ces spécu la­

ti on s à long term e ; la p rem iè re haie à conqué­

rir

pensées . 11

Mais, au

s uf fisai t

fo rt

d e

la bata ill e,

dans

à

occup er

to ute s l es

fa ll a it

ava nt

tout

acc élé rer

l'éva cuation

des

pl

ages ,

fai re

avanc er

hom mes

e t

matér ie l

d é barqu és , p uis

au des ren fo rts.

des

co ntact

repo usser le s uni t és allem a n­

I'a rrivée

et,

en fin ,

interdi re

r Die p p e (1 9 ao Ot 194 2) a vait bien

mo ntré qu e la conqu êt e d ' un por t sera it impos­

s ib le

forte

un e tr ès

se

que

Le raid su

p ar s ur p rise

et

heurterait

à

oppositi on ; c 'est po ur ces

raisons

I'

état-m aj or

ava it

cho isi

un

secte ur

dé muni

de

port

et,

par

conséquent,

moins bien dé­

fendu .

L'armée fantöme de Patton

port d e Che rb ou rg po u rr a it

mais

il fallait d ' a b ord Ie p re ndre , pui s Ie re m e ttr e

e n état.

no uvelles, les re nforts e t leurs équipe me nts, les vivres et les munit ions de vraie nt être dé ­

Ava nt sa m ise en se rvice, les u ni tés

assurer les besoins initiaux des a rmées,

Par

la s uite ,

Ie

barqués

s ur

les

plages.

La

possib il ité d ' une

inter rupt ion

de

ces

opérations

par

suite

d u

mauv a is temps const ituait une cer titu de sta­

e nvis agé e, sans d ou te

t isti que .

La

so lu tio n

à

I' instigation

d e

C hu rch ill,

co nsi stai

t

e n

la

m

ise e n re u vre d e ports a rtificie ls. " Ne sou le­

vez

Churchill , les difficultés que vous re nco ntre ­

rez s'en chargeront tou tes se ul es . » Ces dif­

fi cu ltés avaient é t é su rm on té es. A Sa int- La u­ rent, dans la zone américaine, et à Arroman­

ch es, che z les Br itan niq ues , d e ux

dont Jes

vastes sys­

dit

pas

d ' obj ect ion s

mai ntenan t,

a va it

tè mes de

brise-Iames

et

de

jetées -

Tandr s Que ses cama rades progressent. Ie lusi l mitrailleur du grou pe appu

Tandr s Que ses cama rades progressent. Ie lusi l mitrailleur du grou pe appu ie le ur action .

composants avaient été transportés ou remor­

tre -att a ques a ll e m a ndes . M a is , en fa it , m o ins

Patroui lle britanniQ ue en em busc a de.

du pas de Calais ; ensuite par l'action de faux

­ étaient en cours d'acheveme nt. Vers I'exté­

qués

à

tra

e rs

la

Man che ,

sur

80

mill es

des

nibles

deux

e n

tiers

des

forces

allemandes dispo­

engagés,

Normandie

avaien t

é té

rése au x rad io , e n tent a nt d e lui fa ire croire

ras­

qu ' un

pré te ndu groupe d' arm ée s Patton se

rieur . les br ise -I a m e s - 93 pontons d 'a c ier de

e

t

se ul e m e n t

u n s ixième des for ces à la di s p o­

sem bl ait d a

ns Ie

Ke nt.

Le

S.

R . all e mand,

mê­

2000

lOnnes chac un - offra ient un re fuge

si

t ion d u c o m manda nt e

n c hef à l' Oues !. H uit

me

s'il a vait des doules, ne pouvait plus se

aux na\ires à grand ti ra nt d'eau . Au x po ints de débarquement, des chaussées avaient été

d

nées dans Ie secteur de la Ylle armée . Dix-sept

iv is ions d ' infa n te r ie é t a ie nl en core stal ion ­

d éj u ger. L' o r d r e de ba t a il le a ll ié d o nt

masse d e 42

Hit ie r fa isa it état d'

d is posait d ivi sions

établie s sur les plages e t par-dessus les digue s

d

ivi sions

d' infante rie

et

trois

de

pa nzers res­

un e d isponibles d a ns Ie sud de l'A nglete rre. En

e t

le s

fa lai ses .

A

I' int érie ur ,

les

se r v ic es

taie nt à la d ispo sit io n de la xy e a r m ée au no rd

co n séq uenc e , il n e voulul, à a ucun prix, e n ­

av

aient

co m mencé à é ta bli r un e b ase po ur

de

la

quat re

d ivisions

d'infa nterie et

gage r au sud d e la

Seine une seule des grandes

c

haquc

armée, avec des dépO ts de m atér iel

deux

Se ine , de

pan

ze rs

co nsti tu a ie nt

la

Ire

arm é e

unités de la xv e arm ée avant que les Alliés

et de munit ions, des ateliers d e ré paration ,

s

u r

les

c ö t es

de

Gas c o g ne ;

n e u f

d ivi sion s

par ussen t' sur Ie p o in t de la pren d r e au piège .

des centres de transmissions, des höpitaux

d

' in ra nter ie

e

t de ux d e pa nzers for ma ient la

avec 60000 lits. des parcs de matériel de

t ran spo rt co mptant 12000 vé h ic ul es rou t iers,

45 piste s d'av ia ti o n av ec leurs ser vi ces. Les

tr oupes du gén ie é ta blissaient un résea u se r ré

d e routes c t répa raie nt la R.N. 13, qu i se rvi­

Che rb o u rg e t Caen . Dans la tête de pont, ccttc ro ute

la partie centrale de

r ai t de roca dt: t: ntr e

XIX" ar mée su r les cOtes de la Méditerranée .

IOC S.s. ,

faisaie nt ro ute de Polog ne vers

Si toutes c es gra nde s un ités - d ' inégal e valeu r , i! es t vra i - , e t notamment les 10 divisions de panzers, avaient pu être rapidement rassem­

p u co n­

bl

De

la Norm and ie .

pl us , d eux

divisio ns,

les

la

9 c

e t

la

ées e t e ngagée s,

A ll ié s a ur aie nt

Une course à la cocarde

A in si, la Weh r m ac ht ne po uvait utiliser q ue

les

fan teri e t r ès fai bl em e nt

XIXc a rmées . Leu r p rogressio n ve rs Ie c hamp

ch e m in à

de

division s d' in­

d iv ision s de

b a t ai ll e

p anzers

et

e t

les

m o tori sée s

p é nibl e .

L e

de s

I rc e t

fut le nt e

é

tai t déjà aux m a in s des A llié s, m a is enc o re

naître un nouveau Dunkerque.

 

parc ou r ir é t a it lon g et les voies

ferr é e s qu'e ll e s

soumi se au feu des A ll emands. Fort heureu se ­

L'état-majo r all ié avait jugé que

Ie suc cès

co m p ta ient

uti

liser

co upa ie nt

fo rc éme

nt

ment

pour

les

A ll iés,

la

We

h r m ach t

avai t

d

u

débarquement

dépen d rai t

de

I'effi cac ité

la li g ne d ' inte rd ic ti o n p lacée so u s la surveil­

c o ncentré Ie gros de ses fo rces

su r les

Aan cs.

des ac tions

retardatrices de so n aviatio n contre

lan ce aé rienne co nsta nte des All iés . Les ponts

Dans Ie C oten t in , les d eux div isio n s aé rop or­

le

s gra ndes

u n ité s a ll em a nd e s e n déplace m ent.

dét ruits sur la

Loi re et sur la Se ine, les tu nne ls

tée s e t le s de ux d iv is ion s d ' infanter ie a méri ­

11

pré v oyait que -

en

me tt

a nt

l e s

cho ses a u

effon d rés , les

voi es ferr ées détr ui te s, le s fo

caint:s é ta ic nt

oppo sées à trois d ivi sions alle­

pi

re

-

,

ver s

« J

+

10

» (I e

16 juin) , les A lle­

c èrent b ient

Öt à u ti l ise r les r out es, o u ell e s s e

m l1 ndc s.

Dans

Ic se ct e u r de Caen, aux for ces

m a nds pourraient dispose r d e 27 d ivisions ,

tro uvai e nt a lors à la me r ci de s chasseurs-b om ­

b r itannique s

une b li ndée, e t u n e

di visi o n

- ma nd s o p po sa ie nt six d ivis io ns do n t lr o is

A ll e ­

a ngl a ise s d ' in­

fan t e r ie. une aé roport ée et

-

troi s

d iv is io ns

d' in fa nt e ri e

c a na d ien n e

les

p ui ssan tes di v is io ns de p anze rs . J usqu e -Ià, les

re p ou ssé t o u tes les co n ­

fo

r ce s a ll iées ava ie nt

divi si ons all iées,

En fait , a ucu n e ffort n' avait

pour qu ' il e n fet a utre ment, d'abord

ab usan t les serv ices de ren se igneme nts

a ll em a nds afin q ue Hi ti e r d é cid a t de m a inte n ir

dont

don I

été négligé

en

7

4

bl indé es ,

bJi ndé es.

co ntr e

18

les co nce ntrations de ses troupes sur les cötes

ba rd ie rs q u i les harc el a ien t sa ns arrê t. Ce

n 'é ta it

« fatig uer le urs solda ts » et use r le s p réc ieu ses

c he nill es d e le urs ch a rs

routes m ena nt vers Ie front.

g e

L'expé rie nc e des

sur les lon gues e t dure s

les c hefs pou vaien t

qu e

la

nu it

q ue

et

loe d ivision s S.S.

d e p anze rs es t typi que

it q ue et loe d ivision s S.S. d e p anze rs es t

Un char c Panlher J camouflé par la végétat ion du bacage va tenter de stopper les c Sherman J .

Grena diers S S

guetta nt les blm dés alliés.

1907

du

Ie

so rt 12 jui n

comm u n:

et

fra nchi

ayanl

Polog ne

la fro nt ière fra nça ise Ie

q u itt é

la

d e

m ajor

C a en,

a ll ié

il

pourra it

c on s idé rai t

use r leu rs

q u e

la

for ces, I'é t a l ­

b a ta il le

d é c i­

jo

et

u rs,

p r é par a it

un

e

r ap id e m en L m e n ée

a tt a qu e

à

sa

ca r , s' il é t a it

m a ni è r e I' a b r i d es

à

16 (u ne se ulc di visio n hlindée al liéc a vai t é té

s

ive

se

déro ul e ra it

a ill e

ur s,

s ur

la

Se ine

o u

a

ttaque s aér ie n nes, co ntra ire men t à I' en ne mi ,

m ise à te rr e à ce m oment -Ià ), ce

ne f u t que

Ie

a

u-d elà;

mais da ns cet alTron le men l, comm e

les o bse r valoi res cons lilu és pa r le s c h emi nées

Ier j u ille!

qu ' e1 1e pa r v in t à Cae n , p o u r s'y h e ur­

à

Sta ling rad,

à

Sébas to po l,

à

Ma re th

o u

à

d

es

u s in es

de

C o lom b e ll es

re nd

a ie

nt

la

v ie

te r a lo rs à cinq d ivisio ns b lind ées . Mais o bstacles et fe intes ne pouvaient seuls

M

re

in sk, H

cu l;

il

itI e r n e po u va it s uppo rter I' idé e d ' un

m o ur ir

im p osa it

à

ses gé néraux d

e

diffi e il e

du es

a u x q u ' ils

A ll iés

dan s

tenaient.

De

les

zo nes

plu s,

Ie

p e u r e tour

é t e n­

du

a p p ort er la victoi re : il fa ll a it se b a lt r e .

 

sur

place ou

de s'e mpoisonner s' ils n'étaie nt

ma llva is

te mps pouv a it à tout m o m e nt rale ntir

 

La

No rm a ndie , pa rti culi èreme nt a u sud du

pas

d e

so n .avis.

Ces t, en fin d e compte, u ne

I'a rri vée

des renforts.

C ote nt in , pré sen t e u n relief on d u lé, c o u pé de

et plus

ha utes de

tru is cen,ts

mè t res

b a t ai ll e

d éc is iv e

a uto ur

q u i de

a ll a it C ae n,

s ' e ngage r

e n

de

Sai nt-Ló

N o

de

e t

«

Le

S i

9 j u i n,

il décl

a r a à so

n c hef

d ' é t a t-m ajor:

les A lle m a nd s

p re nn e nt l' o lTens ive pour

collines

p a r

d e s

va

ll

ées

profonde s.

E lk

e s t

ma nd ie, Fala ise .

te

nte r

de

pé nétrer

da ns

notre

zo ne ,

e ntre

sépa rée s desse rvie

pa r quelqu es ro utes impo rta ntes , e t

 

La

b a t a

il le

s ' e ng agea

m a l

p o ur

les A ll iés.

C ae

n

e t

Ba y e ux ,

la

m ei ll e ur e

faço n

d e

les

par

d e

no mbreuses

 

ro utes

seco ndaires

et

A

u s oi r du 6 j u in, qu a nd Ie 2 e régime nt d ' in­

b

a tt

re

est

de

p ass e r,

no us-

m ê m es,

à

I'

o ffe n­

c

he mi ns .

Le

bocage ,

q ui

occu pe

u ne

p a

rt ie

fa

nter ie

légè re

du

Sh

ro pshi re, p orté p a r les

sive.

»

Il

lui

ava it

confirmé ,

d éj à,

qu e

so n

impo rtante

de

la

Normandie,

surtout

vers

ch

a rs d e la SLa ffo rd s hire Yeo ma nry , se heu rta

«

inte n tio n é t a it d' a ttir e r les

A ll e m a nd s s ur

la

I' o u es t , es t c o u ver t d e bois et d e ve rge rs, p ar ­

se

ses champs et ses che mi ns so nt par to ut bordés

hai es louffu es . C hac une e n elle-me me , une posi­

la

de

li o n

a e n ,

d e

de

ég li se;

mé s

d e

ferm es

sud d e

serré es a ut o u r d ' u n e

Se ul e,

e st

ta lu s s urm o nlés d e ces ha ies co nstitu e

de

défe nse

idé a le. C

plaine

Fa la ise , au

pro p ic e

a ux m a­

n

re uv re s

d e

c ha rs . Le S.H .A.E.F. (état-major

s

upre me

de s

forces

expéd itio nnaires

alliées)

p

e nsa it

qu e

I'effo rt

a ll e m an d

se

porterait

s urt

M o nt go me ry

pcrcée

le s

o ut à I'es t du di s po si t if. E isenhower et

réa liser u ne

I'ouest, tandis que

force~ b lin d é e s a ll ema nd es se ra ie nt fi x ées

pré voya ie nt

Ie

bocage ,

à

d e

par

a u

de

k i lo m è tr es a u

pri se

deux j o urs

de

g ro up emcnt

la 21 C divis ion

c inq

la

se r a it difficil~. A u co ur s d es

suiva nts, la 2 1" divi sio n de pa nze rs

de

co mb at de

bo is

de

pa nze rs da ns les

la

no rd

v ill e

Léb isey, à

fut

d e C ae n , il

c1 a ir qu e

et la 12 e S.S . a ins i que la divi sion blind ée

" Le hr H se rasse mbl a nt autour d e la ville, on se

dem a nda si Ie

m a in t e ni r

des d ivi s ion s allemandes ne parvinl à

pousser à fo nd son a va ntage . La 2 1e , à c he va l

ns si a vanc é es. Po ur ta nt

britanniqu e pourra it

Ier

co rps

d es

p os iti o

a ucu ne

sur

l'Orne,

ne

put

réussir à

coordonner ses

effo rts ; la

12 c S.S. fut ra pide ment à court d e

ca rbu rant

el se tro uva engagée contre les

a uto ur d e Cae n. C e He régio n

é tai t a uss i c o nvoi­

Ca n a di en s d a

ns une dure

bat a ill e

p o u r C a rp i­

tée

pa r

le s

log istic iens e t p a r les avia te urs ca r

qu et;

à

la

"

", a p rès a voir me n é

e

ll e co n s titu a it

un

nreu d fe rr o v iair e e t r out

ie r

depuis

qu an t Le

Man s

Le h r une

co urse

à

la

cocard e

impo rta nt e t ses p la ines e o nve naient pa rti c ul iè­ rement à I' a mén age men t de le rra ins d ' av ia li o n.

La v ille

objeclifs du jour " J H .

la li s te de s

ava it don e é té

in s crite d a ns

Un e

ava it

fo is

pr év u

c e ll e de

vi lle

mettre

co nqui se,

en

pI ac e

Mont go mer y "

un e

a ile

ga

uche

solide

po ur

y

arrêter

I'ava nce

des

I'e st , ta ndi s

que ses fo rces blindées et mobiles tenteraient

la ru p tur c

premi e r j o ur

L' éc h cc d u

fo rm a li o ns a llemande s venant de

en dir cc lio n du

dev a it

s ud

11 .

rel ard e r I'a ppl ica t io n du

c on t re

fo

les

cha sse u rs -b o m ba rd ie rs , e ll e a rri va

rt mal e n point.

Dix ki lo mètres pour les « Écossais enragés »

Le 9 ju in, Rommel, se re ndan t compte q u'i l

n 'y

" s e

Ie s ecteur eom ­

p ri s e ntr c

attaque devait être d ifférée jusqu 'au moment

ava it

se ul

p lu s

c ou p

a u c un e

la

t ê te

d e

c h anc e

d e

slI pp ri m e r

d e

d ' un

p o nt , d éc ida

m e ttre s ur la défe nsive dans

la

Vire et l' O rn e , e t qu e to u t e eontr e ­

pl

a n

d e

M o ntgo m er y , mais ne

mo d ifl a en

,i e n

ou le s p répa r a ti fs sera ie n t termin és

».

scs co nccptions.

 

Ma is

les

evé ncm e nts

n'alte nda ie nt

pas,

 

Ce pe nda nt,

si

Montgomery

estim ait

que,

c

om me

Ro mm e l

e n

av a it

pré ve nu

H iti e r

e t

qu

e ll e

qu e

fat

I'a tti t ude , offen s ivc: o

u

d é fe

R

unds tedt

a u

p rintemps.

Mo ntgo mery , d éç u

s

iv e ,

pri se

p a r

les

fo rce s

all e m a nd es

a ut o ur

ma is no n d éco uragé pa r I'é c hec de s pre mi e rs

-.

E " ~ ~ ; . . ro - ": ::: ~.J-- - >,, ',
E
"
~
~
;
.
.
ro
-
":
:::
~.J--
-
>,,
',
.
~
;
.~
~
,
~~'
~-- ;.~ ~
~ 1: .(~.,~:~; -

Tandi s Que les tr o upe s p rog ress e nt à

lem e nt e t ho m mes su r le s co te s normand es .

l'i n tér ieu r d es t er res . L. c.T.

1908

e t

L. C. I.

dév e rs e nt ma téri e ls,

rav it a il ­

JI e

Ire

m ée

a r m ée

ar

( br it a n n iqu e )

(a mé

la

Po ur

er ligne s a ll e m a nd es à I'o ue s t

des

pe tite

p o ur

p e rm

e ttr e

11.

à

ri ca

in e)

d e

s ' é t e ndr e

lanc

la

5 1"

rOrne ,

cel a ,

blind ée co n

Cae n,

Highla nds

de

il ava it

tr e

d écid é de

le s

que

la

7 C divi sio n

d ivision

d a ns

la

pendant

franchirait

t

ê te

d e

pont des parac hu t istes , e t ava nce ra it

ve

rs

Ie

s ud ,

e n

dir e ction

de

Cag n y d

a n s

la

pl

serail alors larguée " quelque

C a en

a in c

d e

C a e n .

La

I re

di vis ion

la

m a in

part

aé ro port ée

sud de

a ux deu x a ulre s

a u

" e t donn e rait

di

v is io ns .

L' op é ra ti o n a éro po rt ée fut

ultérieu ­

re

m en t éca rtée comm e irr éa li sa bl e e t

I' av a nc e

de

la Sic division

Lr o p l enLe

p o ur

q ll e ,'en v e ­

lo

p p em e nt se pré c isa t.

La 7" di v isio n blind ée,

so

n fla nc g a uc he d égagé par

un succès impo

t a

nt

des

A mé ri ca in s

à

C

a

u mo nt,

d é m a rra Ie

10

jui n.

En

d e ux

jours,

s' infiltra

sur

Ie

flanc d éc ou v ert de

la

d iv

e lk is i o n

((

Lehr

" et , Ie

13

a u

la

b Ie

de

matin,

co te

une p o inte d 'ava nt -ga rde attei ­

ro ute C aen­

p a r aissa it p os­

t e r ra in a pp a r e mment

la

s ' a rr ê t a it

d e

iI

gn it

Vill e rs - Boc a ge.

si

libre

v il Ie .

pour

iso lé

tête

c ha rs britanniques ava nt de dispa raître . Alar­

213 ,

a u-del à

D e

SUf

c e

d e

la

p o int ,

un

foncer

les

vers

Mai s ,

appro ches

tandi s

q ue h a lei n e,

boi

mé ridio na les

la

co lo nn e

un

c h a r

re pr e ndre

s ortit

de s

Ti g r e

_

s , et, en quelque s minut es, in ce ndia 25 de s

vé hi c ule de

d é Lrlli si L Ie

mé ,

Ie

commandant

de

di vision

ra ppela

ses

bl

ind és

pour

assurer

la

d é fe nse

Boc age

e t,

quand

[' in fa nterie d e

d e Villers­ la 50" divi­

s io n

é c houa,

Ie

lend e m a in, dan

s s a t e nt a tiv e

po ur

Ie

rejoindre,

il

é vac u a ses ava nt-postes

et

se re t ira sur la li g n e

Le

prin c ip a le .

d e

la

comm a nd a nt

division

blindée

la pe rte de

e t

" Leh r ", ce pe nd a nt,

100

c ha rs

dut signa ie r

pra t iqu e m e nt

irre mpl aça ble s

d é c la rer q ue

" to ute

poss ibil ité d e fo nc er ve rs

la

me r é ta it perdue

M a is

Mo ntgo me ry d e­

va

it ,

lui

au ss i, a b a ndonn e r I' es po ir d' a va n ce r

profondém ent

allem a ndes s' accroissaient

da ns

les

terres.

c haque jour autour

forces

Les

d

e

la

ville

et ,

s' il

vo u la it

le s e n d é loger,

il de­

vr

a it

monter

une

a ttaq u e

frontale .

11

dut

re­

p

o usse r c o m me irr éa li sa bl e I' id ée d'un double

e

n vel op p e m ent.

11

j u g ea

pr é f é rable

que

Ie

8 e c orp s,

me nt

te

à

nou ve ll e m e n t a rriv é , a ttaqu a t dir ec ­

I' ou est d e

a u ma­

la

vill e ,

Ie

23 juin

ti

n .

Mais, Ie

19 j uin, une

te mpê te d ' une extra­

viole nce souffla da ns la Ma nc he et,

tro is jours et demi d ura nt, les dé ba rquem e nts

M ulberry - améri­

n e

cain

d ' Arromanches

av a it , lui a uss i, dur e ment so uffe rt. Cét a it Ie genre de contrete mps que Ie S.H .A.E.F. avait

réussi à

d é ba rq u er vingt divi s ion s a m é ri ca ine s et bri­

ta nniques pou r les oppose r à se ize divisions

allemandes. M a is se ul es deux de leurs divi­ sions étaient blindées, eontre cinq allemandes. Le m a uvais temp s, qu i e mp êc ha it les av ions

t o uj o urs

qu'o n aban­

donn a

o rd inaire

pure nt a voir li e u .

fut

tellement

son

Le

«

endommagé

celui

utilisat ion ;

r e douté .

L'é t a t- m aj o r

a va it

Un ( Libe rato r J 8 -2 4. touc hé pa r un obus

Un ( Libe rato r J 8 -2 4. touc hé pa r un obus alleman d. am orce sa chute. L' ade d rol te se détache . De eet ap pa ­

reil, d eu il mcm brC5 dc I"équ lp ago

seulomont p ourront sauter en para c hute

de

vole r ,

p e rmettai t

aux A ll e mands de re m­

ponts de Gavrus et de Tourman ville, consti­

p

lace r

le urs

blind és par

de

(' infante rie e t d e

tuaient

pour les chars un obstacle

k

s

rcn dr c

a in s i dispon ibles

pour

la

conl re ­

série ux.

ce penda nt L'atlaq ue,

dans

ces

condi t ions,

de ­

offe nsive.

Q ua

nd

Ie

beau t emps

va

i l

e l re

c on duil e

par l es f anta s s i n s.

11

é ta it

quemcnt ,

Ie

22

juin ,

les

A lli ès

revi nt b ru s­ respirère nt.

prévu

que

les

I(

Éco ss ai s

e nra gés

", comme

M ais

le s

A ll em an ds

ava

ient

re nfo

rcé

le ur s

le

s a p pe laie nt les p ri sonniers allem an d s d e la

p

os iti ons e

t I'a tl a q ue

fut

re portée a u 26 ju in.

15 c

div ision ,

a idés

par

les

Wessex de la 43 c

Les

de

c e tte

opé r a tion

(nom

d e

D

. 1.

britan niqu e

et

les

hu ssards

et

la Yeo­

code

obje e ti fs " E pso m

») é ta ient sit ués

au-d e là

d e

la

ma nr y

de

la

11 e

D.B

.

qui

d e vait as s ur e r

li

gne

de

l' O d on,

a fAu e nt

de

l'O rne , just e e n

I'exp lo il a tio

n , ava n ce rai

ent

di za ine

de

amont

de

Caen. C'était, en

apparence,

une

kilo mè tres

au-delà

de

la

d ' u n e voic

fe rrée

Caen­

b;trr ière in s ig n ifian te , mais se s riv es escarpé es

Carenta n.

de

Bre lle ville- I'O rg ut:illt:use

j us­

el

boisées.

que

les

ro utes

/

déval e nt

ve rs

les

q u' aux

hau te urs

a u-delà

de

I'Gdo n .

Aya nt

Un « Ma raud er » tou­

ch é

a lle­

mande va s'éc raser a u sol. Un de s es moteurs

mais

s'est

détaché.

I"hé lice co ntinue de

tourner.

pa r la

D. CA

co nquis ce lt e posit io n, les blindés pourrai e nt débo uche r dans la pla ine et menacer la route Caen-Fa laise. La premi ère p hase se déroul e rail derrière un barrage roul a nt, a ve c e n tê te les High­

la 46 e brigade, et les Lowlanders

landers

de

Ie te rra in, très coupé , se­

rait co nqu is par ass a uls succe ss ifs . L e I er corps

dis posait d ' un appui feu co nsidéra ble : celui

navires de guerre ct de 700 pièces,

de I'accompagne ment dc d e ux bri gade s d e

chars

ne nte des chasseurs du 83" groupe . basé e n

e perma­

de qllatre

de 44 e .

el

la

Au-delà,

d ' u ne

co uv er ture

aé ri e nn

Normand ie, e t des forces aéric nnes basées cn Angleterre.

Dans la monotone plaine

la 49 " divi sio n , qui, la

veilI e avait attaq ué e t co nquis, se ulem e nt en

part ie, l'é peron de Rauray , mont ra qll e ce l

L ' expé ri e nc e

de

a

ppui

ne

sera it

pas

inutil e .

Les

A llema nd s,

p

eu

no mb r eux, conn a issa ien't Ie terra in

e t

se

déplaçaient rap id e me nt e nlre les divers es

posit ion s. O n pouva it s'attendre à un e résis­

tous les d é fen sc urs a pparte­

12 c S.s.,

tance acha rnée,

na ien t à des div is ion

la 21 e et la IC Le hr H . Le se rv ic e de re nse ign e ­

ments a llié cra ignait I' inle rve ntion d e nou­

s

d e

pa nzers : la

velles divi s ion s

:

les

et

lO e S.S. venan I de

R

u ss ie

e l

la

I re

S.S .

de

Be lgiqu e.

O n

avai l

ap pris, e n outre , que la 2< S.S., ve na nt de

Tou loll se,

e l

objec t if's Malgré

dait

s'atten­

allemands et

se

con centra it

a uto ur de

Sa inl- Lö

un de s

la

re ti re r d u se c t cur a mé ri ca in é lait

de

esse nti e ls

d e

I'o pé ration auqllel

l'acharneme nt

la

part

des

défenseurs

e nvisagée.

on

Ie

mauvais lem ps qui clou ait I'aviation a u sol ,

Ie

mor al éta il é le vé d a ns la division écossaise.

La

prem ière

phase

de

I'attaque

se

déroul a

rap ide ment et avec des pertes très fai bles.

dans

une dé­

Ie

Mais

t e rrain

fense

ou

Je b a rr a ge d ' a rtill erie per dait de son effica­

ci

quaR d

les

Éc ossais

il s

pa rv inr e n t

à

boc age r,

p lu s

se

h eu r tè re nt

au

mom ent

op ini ätre,

m ê me

té .

La

a nde

aîn e

deux iè me

é t a de

à

it

positio n so li de ment

à

de

résislance

ancr ée

sur

les

all e­ une rout e s

ces villages , Ie

sur

m

ch

parall èles

plus im porta nt étail C heux, d 'ou parta ien t

le s ro ut es ver s G av ru s et T ourmanville. 11

fut co nqu is vers m id i, ma is il

par les bombardeme nts à un tas de gravats que la 2g e br igade blindée , q ui fonçait ve rs

les po nts sur l'Odon, eul bea ucoup de mal

à

ava it été réduit

viliages

la

cheval

Parmi

rivi ère.

fran chir.

E ll e

n e

pu t

d ' aille urs,

e ns uit e se

déployer. La brigade écossaise de réserve, la 2 27 <, f ut ell e aussi a ccroch ée quand elle

trav e rsa Ie village ; vers 18 he ure s,

au fe u des défen seu rs de I'é pero n de R auray,

qui tenait encor e . Ma is s i les Éco ss ai s é lai e nt

d é p ri m é s par les légers gai ns réalisés comparé s

a u x lo urdes pertes s ubies , le s A ll ema nd s , e ux,

étaient

av a it

avisé Ie général commandant la VlIe armée,

c om man da nt

D ietrich ,

et soumise

très

alarmés.

Ie

I er

Le

c orps

généra l

blind é

S.S .,

Dollmann, que , « si des re n fort s ne lui étaie nt pas envoyés cette nuit même, la rupture à

pourrait être évitée ». Ro mmel,

q ui voula it écon omi ser se s for ces pour la

vers la mer H , toujours différée

« poussée

Cheux ne

mais

non

oub li ée,

é lai t

rétice nt.

11

d é lourna

cependa nt

de

Sa in t- Lö

les

I re ,

g e

e t

10e S.S .,

renforcées

par un groupeme nl de combat de

la 2 e S.S., mais auc un de ces éléments ne put faire mo uve ment: Ie 83 e groupe de chasseurs­

bom

bardi ers é ta it t rès actif et tout blind é

dét ruit ; de plus, les it iné­

qui bo ugea it é tait

raires d evaient êt re co nsta mm e nt modifiés

Q; 0. 0: ~ .0 <i c Q
Q;
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Q

t)

]1

0

u

Bayeux . première ville de France libérée . A ga uch e : des troupes anglaises montent en ligne. A droite Ie 15 juin . Ie général de GaulIe . accompagné du général

Kcenig . retrouve la Franc e après quatre années d·absence . Cest sur la Combattante que Ie chef de la Fran ce

libre a eftectué la traversée .

en fonc tion de I'avance écossaise . Les ava nt­

ft a ncs eu sse nt été assu rés. Le 28 juin , Ie 8 e

la face mérid ion ale de la co te 112. Le sa illant

vi

C/)

::>

ga rdes

progressaie nt

au

sud

de

Cheux

vers

corps britann ique fu t obligé de

mener de durs

ne

put

être

cOl1se r vé

q ue

gräce

à

I' act io n

les pon ts . La ro ut e de I'o uest éta it blogu ée,

combats

pour

la

poss ess ion définit ive des

intensive de

I'aviation

et

de

I' a

rtill er ie

du

mais Ie 2" Argy ll a va nç ait r apide me nt, bous ­

villages du " corridor >J. Les Argy ll rempor­

corps .

L'a viation

effe ctua

ce

j o

ur-I à , po ur

c

ul an t

les

patrou ill es

all e m andes; Ie pont

tèrent enco re Ie se ul s uccès s ignifi catif :

cett e seu le opérat ion, p lu s

de

I 000 sorti es .

de Tou rm anville é ta it

intac t:

à

19

he ur es,

progressant à partir de TourmanviJle, ils trou­

Le

jour

suiva nt,

a m is

e t

e n nemi s

se

re ­

to u t

Ie

bataillo n

a va it

passé

l'Odo n

et

les

vèrent Gavrus inoccupé et son pont intact ;

plièrent.

Les ArgyJl , cou ve rts de glo ire et de

c

h ars de

la

II e divis ion bli ndée fonç a ient SUf

le u r positio n, cependant , é t a it t rès d iffic il e.

bl ess ures,

fur e nt

r etirés

de

Gav ru s,

la cot e

la c ot e 112.

 

Les Allemands avaient conce ntré contre Ie

112

évac uée . Les blindés e t la brigade po rtée

 

Ce tte

h a ut e ur con ~t itu a it une

c o n qu ête

"

corridor des Ëcossa is l>

des é lé me nt s appa r­

de

la

II C

D.

B.

se

rasse mb lèrent

a uto ur de

im porta nte ear, du sommel " o n po uvait voi r

vers Ca rpi que t

I'est,

les

Caen ,

d e

de

plus à

aérodrome de

Ie

no rd -oue st [

l,

u n

Caen

rim m ense

peu

[

plus

1

et,

lo in

et

lui-même

ha utes

a u-de ssus

de

l'us ine

che minées

C ol om bell es

ét ai e nt

parfaite men t

visib les

1

1;

au

su d

de

C ae n,

la

vu e

s'ét end a it au­

del à

de

l'O rn e,

da ns

la plai ne

mo

not on e de

C ae n

à

Fal aise

I

j; enfin, quand on se tou

na it ve rs I'o ues t , on pouvai t o bserve r les bo is

sur

c oin

Pi nç o n et con st it uai t ••

Bri­

iso n s, les A llem an d s

11 2

Jes

d e

haute urs

l'rei l,

de

Vill ers-Bocage

et,

l' inévi table

du

apercevo ir

ma nt

ses 365

mètr es . E n bref,

à vu es

la c ot e très é te

aux

un

observatoi re

pou r

ces

r a

à

disputer

du es étai e nt

tannigu es.

qu e,

prêts

äprem e nt

Pe nd a nt toute la

nuit du

27 au

28 juin , pa r

tenant

parfo is un si mp le

g ro upement de comba l. Mais leurs chars s u r­ classaient e n arti ll e ri e t ou s les chars a lli és

ils

disposa ie nt

aux

hu it

di vision s

blind

ée s

d o nt

en No rm and ie,

e t leur in fanterie était ag ue rrie et ré solu e .

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»

Ie 29 juin. La 2< for ce

aérie nn e ta c tique ava it pris I'a ir de bonn e

heure; ellè trouva, dans la vallée de l'Odon,

un e p r o fu sio n d'obje cti fs. L' a ttaque a ll em an de

éta it « p révue pou r 7 heur es, r acon te Ha u sser; les ch a rs s' éta ien t à peine rassemb lés qu 'i ls

se viren t atlaqu és pa r les chasseurs-bo mbar­

d iers;

ne put d émarre r avant 14 h 30.

Mais

de

dis pos iti f fut à ce point boul e ve rsé

q ue I'attaque

Le temps éta it beau,

Ie

1

1

Ie

feu

me ur t ri e r

des

ca nons

Tourmanvill e.

allemandes d e la matin ée du

I er ju i ll e t se heurtèr en t sans s uccès à ce fr o nt

racc ourci. La 49< divis ion , enfi n e n possession

d e l' épe ron d e Ra uray, re pou ssa une d er­

ni ère

plusie urs assauts de la g e S.S. dir igées contre Ie sa ill an t , entre Le Valt r u et Gr a inviJle­

sur- Odo n.

suffisamment

sûr de lui pour pourchasser au cours de la journ é e le s petits é lé me nt s allem a nd s s ub­

si

do r >' . L e 2 juillet au m a ­

ti n, I'e nsemb le du « c orridor » était so us so n

contröle . Ses abo rds éta ie nt jonc hés des dé­

b ri s de hui t divisio ns de pan ze rs. Q uelque

22

été inc e nd iés sur moi ns de

troi s k i lo m è tr e s c a rré s s ur Ie f1 a nc occidental

du

tota l d es chars détruits

L'a r ti Jl erie b risa net

Les

a ttaq ues

co nt re - att aqu e.

O'C onn or

I e

« co rri

se

se ntit

s tan t d a ns

c hars

ava ient

".

" cor rid or

Le

les

routes

d e

Falaise

et

d e

Villers-Bocage

I'

escadre

e t

la

ter r ib le a

rt ill erie