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Economie Générale et statistiques

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es échanges

extérieurs

Période N°1 : Les fondements théoriques, la mesure et l’analyse des échanges extérieurs

Séquence 1 : Les fondements théoriques :

Paragraphe 1 : Le protectionnisme Paragraphe 2 : Le libre échange Séquence 2 : Mesure et analyse des échanges extérieurs:

Paragraphe 1 : Outils de mesure Paragraphe 2 : Ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés

Période N°2 : L’ouverture de l’économie

Séquence 1 : L’économie mondiale :

Paragraphe 1 : Pôles et zones d’intégration régionale Paragraphe 2 : Nature et Evolution des échanges internationaux :

Paragraphe 3 : l’Organisation Mondiale de Commerce ::

Séquence 2 : L’économie marocaine :

Paragraphe 1 : Concepts et analyses Paragraphe 2 : Perspectives

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: Les échanges extérieurs

Période N°1 : Les fondements théoriques, la mesure et l’analyse des échanges extérieurs

Séquence 1 : Les fondements théoriques :

Paragraphe 1 : Le protectionnisme Document 1 : A l’origine du protectionnisme, le mercantilisme Le mercantilisme est une conception de l'économie qui prévaut entre le 16 ème et le milieu du

18 ème siècle en Europe. Les penseurs mercantilistes prônent le développement économique par

l'enrichissement des nations au moyen du commerce extérieur qui permet de dégager un excédent de la balance commerciale grâce à l'investissement dans des activités économiques à rendement croissant. L'État a un rôle primordial dans le développement de la richesse nationale, en adoptant des politiques protectionnistes établissant notamment des barrières tarifaires et encourageant les exportations. Le mercantilisme apparaît à une époque où les rois souhaitent obtenir un maximum d'or, mais surtout dans un contexte intellectuel où l'homme, avec Copernic et Galilée, passe « du monde clos à l'univers infini ». Les théories mercantilistes sous-tendent cet objectif et développent une problématique basée sur l'enrichissement en identifiant les activités ayant un rendement croissant, soit les produits manufacturés par opposition aux produits bruts. On distingue parmi les courants mercantilistes : le bullionisme (ou « mercantilisme espagnol ») qui préconise l'accumulation de métaux précieux ; le colbertisme (ou « mercantilisme français ») qui est tournée pour sa part vers l'industrialisation ; et le commercialisme (ou

« mercantilisme britannique ») qui voit dans le commerce extérieur la source de la richesse d'un pays, ce commerce étant par ailleurs fondé sur une solide base industrielle qu'est la construction des navire. La mise en pratique de cette politique nécessite de limiter les importations et d’encourager les exportations, d’où le caractère protectionniste de cette explication.

Document 2 : A l’origine du protectionnisme, le mercantilisme

Le protectionnisme a été défendu dès le 19ème siècle par l’économiste allemand Frédéric List au nom de la protection de l’industrie dans l’enfance. Parfois nécessaire pour permettre l’industrialisation ou pour assurer la restructuration des secteurs en difficulté, le protectionnisme présente de nombreux inconvénients dès qu’il est maintenu sur le long terme. Aujourd’hui, au travers de la politique commerciale stratégique, certains économistes tentent de défendre l’idée d’une nécessaire protection pour les produits de haute technologie. En effet, en situation de concurrence imparfaite, les entreprises ne peuvent entrer sur le marché si elles n’ont pas atteint une taille critique. Seul l’Etat, par une politique d’aides et de subventions, leur permet de réaliser les investissements coûteux nécessaires. Par ailleurs, le débat tourne aujourd’hui autour de la protection des industries menacées par l’ouverture, et plus généralement autour de l’emploi. Les études montrent que les emplois les moins qualifiés sont les plus menacés, mais leur part dans l’emploi total reste contenu.

Source : L’Economiste du 17/11/2000.

Travail à faire :

1. Définir le mercantilisme

2. Quels sont ses types ?

3. Quels sont les objectifs

4. Qu’est ce le protectionnisme

5. Quel est l’apport de F. List ?

6. Quelle est la relation entre le protectionnisme et le mercantilisme

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7. Quels sont les formes du protectionnisme ?

8. Présente-il des limites ? si oui lesquels

9. Est-il toujours un sujet d’actualité ?

Solution :

1. courant de pensée économique du 16 ème et 18 ème siècle. Les idées mercantilistes considèrent

que la puissance d’un Etat repose sur sa richesse (mesuré par sa possession en or). C’est pourquoi l’Etat doit s’appuyer sur la classe marchande et favoriser l’essor commercial tout en protégeant le commerce et les industries par des mesures protectionnistes. Cela permettra un excédent commercial pour la nation et une accumulation de richesse.

2. - bullionisme : préconise l'accumulation de métaux précieux ;

-le colbertisme qui est tournée pour sa part vers l'industrialisation ;

-le commercialisme voit dans le commerce extérieur la source de la richesse 3. Avoir une balance commerciale excédentaire en favorisant l’export et en décourageant l’importation

4. Le protectionnisme : Doctrine et politique économiques qui reposent sur l’application de

mesures visant à favoriser les activités nationales et pénaliser la concurrence étrangère.

5. F- List est pour l’idée du protectionnisme car la mise en place de mesures protectionnistes

par un pays permet la construction d’avantages comparatifs dans certaines industries « naissantes » qui n’ont pas encore les moyens de soutenir la concurrence des autres pays industrialisés. Ainsi si un pays veut se lancer dans la production d’un nouveau bien, celle-ci ne peut être compétitive en raison de sa taille limitée. L’Etat doit donc protéger cette industrie le temps qu’elle soit en mesure d’affronter la concurrence internationale.

6. le mercantilisme est réalisé grâce au protectionnisme

7. Les formes du protectionnisme :

a- Les barrières tarifaires Elles consistent à appliquer aux produits étrangers pénétrant sur le marché national des droits de douanes importants dans le but d'augmenter artificiellement leur prix et de les rendre ainsi plus chers. C'est la forme de protectionnisme la plus ancienne. b- Les barrières non tarifaires Elles regroupent un nombre important de mesures qui produisent des effets directs ou des effets indirectes sur le volume des importations :

-Les contingents (ou quotas d’importations) fixent des limites quantitatives maximales à l’importation de catégories de produits ; -Les barrières techniques sont mises en place par l’obligation de respecter certaines « normes » de qualité ou labels. -Les barrières administratives ont pour objet d’accroître le coût du produit ou de rallonger les délais d’entrée sur le territoire national par des formalités administratives lourdes et pénalisantes. -Les restrictions volontaires d’exportation sont des mesures par lesquelles les pouvoirs publics d’un pays importateur s’entendent avec ceux d’un pays exportateur en vue de restreindre le volume d’exportation de ce dernier. (accords d’autolimitation)

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-Les subventions à l’exportation versées par l’Etat permettant aux entreprises nationales qui

en bénéficient de réduire artificiellement leurs coûts et d’abaisser leur prix de vente à

l’étranger.

c- Le protectionnisme monétaire (ou dumping monétaire) :

Cette forme de protectionnisme, très pratiquée par les NPI, pour assurer leur décollage

industriel, consiste à maintenir la parité de la monnaie nationale à un cours artificiellement

bas pour être compétitif sur les marchés mondiaux et favoriser les exportations.

8. Les limites du protectionnisme :

- La perte du bien être pour tous les agents qui doivent payer un prix élevé pour obtenir le

produit taxé et qui vont donc réduire leur consommation ;

- Un frein à la capacité d’adaptation des industries nationales. En effet, elles ne seront pas incitées à

innover pour réduire leurs coûts ou pour présenter de nouveaux produits.

9. Oui le protectionnisme est un sujet d’actualité On peut citer la Chine qui est accusé par le monde

occidental de l’usage des mesures protectionnistes en faveur de ses exportations.

Paragraphe 2 : Le libre échange I. Les fondements théoriques du libre échange :

La théorie de l’avantage absolu (Adam Smith) :

La théorie de l’avantage absolu (Adam Smith) :

Selon cette théorie, tout pays a avantage à échanger ses biens avec d’autres pays à condition qu’il les produise à un moindre coût. Autrement dit, en comparant le coût d’un bien dans plusieurs pays, celui qui le produit au moindre coût doit se spécialiser dans sa fabrication. Ensuite, chaque pays pourra échanger les produits, dans la fabrication desquels il s’est spécialisé, contre ceux dans la fabrication desquels se sont spécialisées les autres nations. Ainsi, tous les biens seront échangés, sur la scène mondiale, au plus bas prix possible. Ceci favorise, donc, une allocation optimale des ressources mondiales. Cependant, si un pays n’a aucun avantage absolu, que doit il faire ? Abandonner les échanges internationaux ? C’est la théorie d’Adam Smith.

La théorie des avantages comparatifs (David Ricardo) : :

Ne pas échanger ? Il va de soi que non. Pour D Ricardo, il n’est pas nécessaire de posséder un avantage absolu sur un bien pour tirer profit des échanges internationaux. En effet, en comparant, non pas le coût du même bien dans différents pays, mais le coût de différents produits dans le même pays, Ricardo montre qu’un pays peut tirer avantage en se spécialisant dans la fabrication du bien pour lequel son désavantage est le moins fort par rapport à d’autres pays. Ainsi, en échangeant le produit fabriqué contre d’autres avec un autre pays, il obtient une quantité plus grande que celle qu’il aura obtenu s’il fait l’échange à l’intérieur.

La théorie de la dotation en facteurs de production (HECKSCHER-OHLIN-SAMUELSON) :

La théorie de la dotation en facteurs de production (HECKSCHER-OHLIN-SAMUELSON) :

En effet, cette théorie constitue une explication de la théorie des avantages comparatifs de

Ricardo.

Des biens différents nécessitent des facteurs de production dans des proportions

différentes. Et puisque les pays sont dotés, différemment, en facteurs de production, chaque pays aura un avantage comparatif pour les biens qui incorporent une proportion élevée du facteur dont il est le plus doté. Travail à faire :

1. Expliquer la théorie des avantages absolus

2. Expliquer la théorie des avantages relatifs

3. Expliquer le théorème de HOS

4. Qu’est ce que le libre échange ?

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5. Quel est son intérêt ?

Ricardo imagine une économie mondiale composée de deux pays seulement, lAngleterre et le Portugal, produisant deux types de biens, du drap et du pain, dont la qualité est supposée identique. Le tableau

suivant indique le nombre d’heures de travail nécessaires à la production d’une unité de drap et du pain au deux pays ?

La théorie des avantages absolus : A. Smith

La théorie des avantages relatifs : David Ricardo

Un pays a intérêt à se spécialiser dans la production

Quand un pays dispose de plusieurs avantages

des biens pour lesquels ses coûts de fabrication sont

absolus, il doit se spécialiser là où son avantage est

les plus faibles qu’à l’étranger et importer ceux pour

comparativement le plus grand, et quand un pays

lesquels ses coûts sont les plus élevés.

ne dispose d’aucun avantage absolu, il doit se

spécialiser là où son désavantage est

comparativement le plus petit ».

Le théorème de HOS : E-Heckscher, B-Ohlin et P-Samuelson

Selon ces trois économistes, les avantages comparatifs ne proviennent pas uniquement de la productivité

du travail mais de l’ensemble des facteurs de production (capital, terres, ressources minérales) dont

dispose un pays :

-

Un pays a l’avantage de se spécialiser dans la production des biens qui est utilise plus de la main

d’œuvre si elle est abondante.

-

Un pays a l’avantage de se spécialiser dans la production des biens à forte utilisation du capital s’il

est abondant en capital.

Exemple :

Heures de travail nécessaires à la production d’une unité

Angleterre

Portugal

Pain

120

80

Drap

100

90

1. dans quel produit chaque pays dispose

d’avantage absolu ?

2. quel est le produit que chacun des deux pays a

intérêt à produire ? 3. comparer les couts globaux de l’autarcie et du libre échange ?

1)

Réponses selon D. Ricardo : la G.B a un avantage relatif dans le drap et donc il a intérêt à s’y spécialiser en

2)

produisant deux unités de draps, consommer une et échanger une contre le pain portugais. Alors que le Portugal a un avantage relatif dans le pain et donc il a intérêt à s’y spécialiser en produisant deux unités de pain, consommer une et échanger une contre le drap Britannique. les coûts relatifs pour chaque pays

Coûts relatifs

G.B

Portugal

Comparaison

Pain

120/100=1,2

80/90=0,88

CR (GB)>CR (port)

Drap

100/120=0,83

90/80=1,125

CR (GB) <CR (port)

3)

Le coût total en autarcie et en ouverture.

Coût total

La G.B

Le Portugal

Le coût mondial

En autarcie

120+100=220

80+90=170

390

En ouverture

[100*2]=200

[(80*2)]=160

360

Le gain d’échange

20

10

30

Donc on conclut que, en spécialisant selon le principe des avantages comparatifs, chaque pays titre profit de l’échange et l’économie mondiale réalise un gain de 30 unités de travail.

4. Libre-échange : Doctrine économique prônant la liberté de circulation de tous les biens économiques

(produits, services, capitaux, monnaie) entre les pays.

5. Intérêt du libre-échange :

- Aucun pays ne peut produire l’ensemble des biens et des services dont son économie nationale a besoin,

c'est-à-dire qu’aucun pays n’est autosuffisant ;

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- Les échanges internationaux permettent aussi de trouver de nouveaux débouchés et de nouveaux clients à

l’extérieur des frontières,

- Possibilité d’obtention des biens dont le coût de fabrication à l’étranger est inférieur au coût en interne….

NB : le libre échange conduit à la DIT : Division Internationale du Travail : Répartition des différentes

spécialisations entre tous les pays du monde.

II. Les limites du libre-échange :

DOCUMENT 2 : Les limites des théories de l’échange international :

Bien qu’un certain nombre de théories, dont la théorie des avantages absolus, des avantages comparatifs ou même de la dotation en facteur de production, prônent le libre échange, les théories protectionnistes trouvent aussi leur bien fondé. Ainsi, F. List, un économiste du 19 ème siècle, a montré que les pays n’ont intérêt à s’échanger que s’ils ont un niveau de développement similaire. En effet, le protectionnisme permet de protéger les industries naissantes dont les coûts de production sont plus élevés. Par ailleurs, la théorie de la dotation en facteurs de production suppose l’immobilité des facteurs de production. Or, les mouvements des capitaux, les transferts des technologies et les migration s de main d’œuvre ne cessent de se développer. Ceci rend, alors, l’explication fournie par cette théorie relativement inadaptée. De même, une vérification empirique de cette théorie a révélé un paradoxe connu sous la dénomination de « paradoxe de Léontief » du nom de celui qui l’a mis en évidence. En effet, après avoir étudié la structure des échanges extérieurs des Etats-Unis, Léontief a constaté que les Etats Unis exportent des biens utilisant relativement plus de main d’œuvre que de capital, alors qu’ils importent des biens utilisant relativement plus de capital. Ceci contredit la théorie de HOS, puisque les Etats-Unis sont dotés du capital plus que de la main d’œuvre. Cependant, ce constat révèle la nécessité de prendre en considération la productivité de la main d’œuvre. En outre, si l’on croit à la théorie des avantages comparatifs de Ricardo,, chaque pays est censé se spécialiser dans un bien unique. Toutefois, on assiste de nos jours, à un développement grandissant des échanges interbranche, c à d de produits similaires entre pays. Delà, on peut dire que c’est aussi la différenciation des produits qui explique l’échange international.

DOCUMENT 3 : L’opposition libre échange / protectionnisme :

Protectionnisme et libre échange sont deux pratiques liées aux échanges internationaux. Elles visent à permettre le développement de tel ou tel secteur de l’économie si certaines conditions sont respectées dans chaque cas. Mais, aussi, elles peuvent avoir des effets catastrophiques et ruineux sur d’autres secteurs si ces conditions ne sont pas respectées. En fait, ce sont deux pratiques opposées, car d’une part, le protectionnisme limite les échanges avec l’extérieur, alors que libre échange cherche ledit échange international et l’encourage.

TAF :

1. Relever, du document 2, et expliquer les limites des différentes théories des échanges internationaux.

2.

Pourquoi le libre échange et le protectionnisme sont contradictoires ?

- Le problème des «industries dans l’enfance » : si une nouvelle industrie se confronte à une

ancienne, elle risque de mettre beaucoup trop de temps à se développer : elle a donc besoin

d’une protection temporaire, d’un «protectionnisme éducateur», pour se développer. C’est aussi

le cas des nouveaux pays cherchant une place dans le commerce international.

- Les spécialisations inégales :

C’est à John Stuart Mill (1806-1873), libéral anglais, que l’on doit une critique sévère des

avantages comparatifs : il fait remarquer qu’il ne sert à rien de se spécialiser dans une

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production, si celle-ci ne correspond pas aux tendances de la demande mondiale, même si on dispose d’un avantage comparatif dans cette production. Par exemple, il semble aujourd’hui assez évident que la spécialisation d’un pays doit porter sur les produits manufacturés, voire les services, même si au départ le pays dispose d’un avantage en matière agricole ou minière. - Le commerce de similitude : limite de la théorie des avantages comparatifs Les théoriciens contemporains du libre échange constatent un phénomène assez «curieux »: la plus grande partie des échanges internationaux ne sont pas des échanges de spécialisation, mais des échanges de produits identiques entre pays identiques. Exemple : la France exporte vers les mêmes pays les mêmes produits qu’elle importe : la France vend à l’Allemagne des voitures, et lui achète des voitures.

Séquence 2 : Mesure et analyse des échanges extérieurs:

Paragraphe 1 : Outils de mesure

I. La balance commerciale :

1. Définition :

La balance commerciale est un compte statistique qui enregistre les flux de marchandises (exportations et importations) entre un pays donné et le reste du monde à une date donnée.

Remarque :

Les exportations de marchandises sont souvent comptabilisés à une valeur FOB (Free on board), c'est-à-dire à la valeur du produit à sa sortie de l’usine majorés des coûts de transport jusqu’à la frontière du pays exportateur. Les importations de marchandises sont en général comptabilisées CAF (Coût assurance fret), c'est-à-dire le prix du bien majoré des frais de transport et d’assurance jusqu’à la frontière du pays importateur.

2. Présentation :

Poids en milliers de tonnes Valeur en millions de DH

 

2007

   

2008

   

Evolution

 

Poids

Valeur

Poids

Valeur

Poids

Valeur

1000t

%

Montant

%

s

Importations CAF

39

435

261

288

38

757

321

931

- 678

- 1,7

+ 60 643

+ 23,2

Exportations FOB

26

000

125

517

21

577

154

493

- 4 423

- 17, 0

+ 28 979

+ 23,0

3. Le solde commercial :

Le solde commercial se calcule par la différence des exportations et des importations (exportations - importations) au cours d'une période déterminée, qui est le plus souvent un mois, un trimestre ou une année.

Solde commercial = Exportations Importations

Trois situations sont possibles :

Solde commercial > 0

Solde commercial < 0

Solde commercial = 0 Balance commerciale équilibrée

Excédent commercial

Déficit commercial

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Solde commercial pour l’année 2008 :

Solde commercial = Exportations Importations

= 154 493

321 931

= - 167 438 Millions de DH. Il s’agit d’un déficit commercial. Le Maroc a dégagé en 2008 un déficit commercial de 167 438 millions de DH. C'est-à-dire

que les importations ont dépassé les exportations de 167 438 millions de DH

4. Le taux de couverture :

Le taux de couverture est le rapport de la valeur des exportations divisée par celles des importations. Il est calculé en pourcentage :

Valeur Exportations x 100

Valeur Importations

Trois cas sont possibles :

Taux de couverture > 100 % les exportations couvrent la totalité des importations

Taux de couverture < 100 %

Taux de couverture = 100% les exportations couvrent les importations (balance équilibrée).

les exportations que couvrent qu’une partie des importations

Taux de couverture pour l’année 2008 :

Taux de couverture = (154 493/321 931) x 100 = 48 %

En 2008, les exportations marocaines ne couvrent que 48 % des importations.

5. Les termes de l’échange réels (TER) :

En économie internationale, les termes de l'échange représentent le pouvoir d'achat des exportations d'un pays en termes d'importations.

Trois cas sont possibles :

Prix d’une tonne exportée

Prix d’une tonne importée

TER

=

TER = x 100

x 100

TER >100 : les prix des produits exportés dépassent les prix des produits importés (exportations plus chères que les importations) ;

TER < 100 : les prix des importations dépassent celui des exportations (importations plus chères que les exportations) ;

TER = 100 : Les prix des importations sont égaux à ceux des exportations (on vend à l’étranger au même prix auquel on lui achète).

Termes de l’échange réel en 2007 et 2008 :

Pour l’année 2007 (en millions de DH)

- Prix d’une tonne exportée = 125 517/ 26 000 = 4,83 millions de DH la tonne

- Prix d’une tonne importée = 261 288 / 39 435 = 6,63 millions de DH la tonne - Termes de l’échange = 4,83 /6,63 = 0,73 Le pouvoir d’achat des exportations marocaines en 2008 en termes des importations est de 0,73 ou (le prix moyen de la tonne exportée ne représente que 73 % du prix moyen de la tonne importée)

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Pour l’année 2008 (en millions de DH) - Prix d’une tonne exportée = 154 493 / 21 577= 7,16 millions de DH la tonne - Prix d’une tonne importée = 321 931 / 38 757 = 8,31 millions de DH la tonne Termes de l’échange = 7,16 /8,31 = 0,86 Les termes de l’échange ont enregistré une hausse en 2008 de 0,13 (0,86 – 0,73). On dit qu’il y a amélioration des termes de l’échange.

6. Les termes de l’échange nets (TEN) :

On peut aussi calculer les termes de l’échange nets (TEN) c'est-à-dire sans prendre en considération la variation des volumes. (Seulement les prix)

Trois cas sont possibles :

Indice de la tonne exportée

Indice de la tonne importée

TEN =

TEN = x 100

x

100

TEN > 100 : on tend à vendre à l’étranger plus cher qu’on ne lui achète il y a amélioration des termes de l’échange car le prix de la tonne exportée augmente plus vite que celui de la tonne importée.

TEN < 100 : on tend à vendre à l’étranger moins cher qu’on ne lui achète. Il ya

détérioration des termes de l’échange car le prix de la tonne exportée croit moins vite que celui de la tonne importée. TEN = 100 : il y a une stabilisation des termes de l’échange car le prix de la tonne exportée évolue au même rythme que celui de la tonne importée.

Termes de l’échange nets en 2008 par rapport à 2007 :

Indice de la tonne exportée = 7,16/4,83 Indice de la tonne importée = 8,31 /6,63 TEN = 1.48/1.25 *100 =118.4

II. La balance des transactions courantes :

1. Définition :

Compte regroupant les échanges de marchandises et les flux d’invisibles c'est-à-dire les services, les revenus et les transferts courants.

2. Composantes : cette balance se compose de :

a. La balance commerciale : Voir plus haut

Les biens : ce poste englobe les opérations d’importations et d’exportations de marchandises réalisées par un pays avec l’étranger ;

b. La balance des invisibles :

Cette balance est dite des invisibles car ses composantes sont immatérielles. Elle comprend :

Les services : ce poste regroupe les échanges de transport, voyages, services de communication, service d’assurance, redevances et droits de licence, autres services aux entreprises et services fournis ou reçus par les administrations publiques ;

Les revenus : ce poste contient les revenus des investissements privés et revenus des investissements et des emprunts publics ;( Salaires, intérêts, dividendes, loyer)

Les transferts courants : il peut s’agir des transferts publics (aides économiques et financières) ou privés (transferts de salaires effectués par les personnes travaillant à l’étranger en faveur des familles restées dans le pays d’origine).( Aides ,dons, rapatriement des MRE)

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NB : la balance des transactions courantes permet de dégager un solde appelé Solde courant :

Solde courant = Solde commercial + Solde des services + Solde des revenus + Solde des transferts courants

III. Compte des capitaux et d’opérations financières :

Ce compte se compose du compte de capital et du compte d’opérations financières.

a. Le compte capital :

Ce compte porte principalement sur les transferts des migrants au titre des départs définitifs et les remises de dettes au profit du secteur public.

b. Le compte des opérations financières :

Ce compte enregistre les opérations d’investissements directs y compris les bénéfices réinvestis, les investissements de portefeuille (titres de participation, titres de créance et instruments du marché monétaire) et les autres investissements (crédits commerciaux et prêts à courts et longs termes).

IV. Balance des paiements :

a. Définition :

La balance des paiements est un état statistique qui enregistre selon une classification

déterminée, l’ensemble des flux économiques et financiers intervenus pendant une période donnée entre résidents et non-résidents d’une économie.

b. Principe de construction :

C’est une balance de transactions, puisqu’elle enregistre l’ensemble des transactions intervenues entre résidents et non-résidents qu’il y ait ou non règlement La balance des paiements est établie selon le principe de la partie double, en ce sens que chaque transaction donne lieu à deux inscriptions du même montant mais en sens opposés.

b. Présentation

L’Office des Changes publie la balance des paiements selon une présentation nationale habituellement diffusée et suivant une présentation établie selon les composantes-types prévues par la cinquième édition du Manuel du FMI. 1) Présentation nationale (DOC) Dans la présentation nationale les exportations représentent des recettes et les importions représentent des dépenses, seul les flux réels, financier sont enregistrés les flux des avoirs de réserves ne sont pas enregistrés, c’est la raison qui explique un solde non nul. 2) Présentation internationale (doc) Dans cette présentation la balance des paiements est scindée en deux parties: la balance de base qui enregistre toutes les transactions et la partie monétaire qui regroupe les règlements afférents à ces transactions, les deux parties dégagent ensemble un solde nul, compte tenu de l’écart statistique. Remarque : selon le principe de la partie double la balance des paiements doit avoir un solde nul, or dans la réalité il y a des erreurs et des omissions et des fraudes qui empêchent que ce solde soit nul. C’est la raison qui justifie la présence d’un poste des écarts statistiques dans la balance des paiements

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Document :
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La balance des paiements de l’année 2008 a dégagé un déficit qui s’est traduit par une baisse des avoirs extérieurs et ce, à la différence des sept dernières années (2001-2007) ayant connu des excédents successifs. Le déficit enregistré s’est établi à -11.478,4MDH contre +16.937,5MDH en

2007.

Ce résultat est dû à l’aggravation du déficit du compte des transactions courantes et ce, en dépit d’une importante amélioration de l’excédent du compte de capital et d’opérations financières. En effet, après avoir été largement excédentaire au titre des années 2001 à 2006 et dégagé une position quasiment équilibrée en 2007 (-571MDH), le compte des transactions courantes a enregistré en 2008 un déficit de 35.936,7MDH. Le compte de capital et d’opérations financières a dégagé, quant à lui, une position créditrice de 27.620,9MDH contre +16.635,1MDH en 2007, en amélioration de 66%. Cette amélioration provient principalement de l’accroissement de l’excédent des opérations financières du secteur privé de 73% et de celui des opérations financières du secteur public de 53,6%. L’aggravation du compte des transactions courantes est imputable essentiellement à la détérioration du déficit des transactions sur marchandises et dans un degré moindre, à la baisse de l’excédent des échanges de services. En effet, le déficit des échanges de biens s’est aggravé pour la sixième année consécutive passant à -150.963,3MDH contre -115.326,8MDH en 2007, soit -30,9% L’excédent des échanges de services a pour sa part régressé de 6,7% s’établissant à +51.474,8MDH

contre +55.179,3MDH en 2007. Ce résultat rompt avec la tendance enregistrée durant les dernières années, marquée par le doublement de cet excédent entre 2004 et 2007. Le déficit de la rubrique des revenus a enregistré, de son côté, une aggravation de 22,6% ou - 749,4MDH portant sur -4.069,8MDH contre -3.320,4MDH en 2007. L’excédent de la rubrique des transferts courants, en augmentation continue, s’est élevé en 2008 à +67.621,6MDH contre +62.896,9MDH une année auparavant, soit une hausse de 7,5% ou +4.724,7MDH. Cette évolution enregistrée en dépit du reflux des envois de fonds des marocains résidant à l’étranger, est imputable à l’accroissement du solde des transferts courants publics.

TAF : Analyser la tendance des différents soldes de la balance des paiements entre 2004 et 2008

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Paragraphe 2 : Ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés

Exemple : soit le tableau suivant détaillant le montant des ventes annuelles yi et celui des dépenses publicitaires xi pour les années 2004 à 2009.

 

Xi

 

(

xi x )

(

xi x )

2

( yi y )

(

xi x )( yi y )

En KDH

 

yi

     

26

4

500

       

27

4

800

29

4

950

31

5

100

32

5

250

35

5

400

Travail à faire :

 

1)

ordonnées et Xi sur l’axe des abscisses)

Etablir le graphique qui représente Yi en fonction des Xi (vous mettez Yi sur l’axe des

2)

Quelle est la forme géométrique la plus proche de ce nuage de points.

3)

Donner l’équation mathématique de cette droite.

4)

Quel serait le volume de vente si l’entreprise consacre 40 KDH à la publicité

Solution :

1. graphique

2. droite

3. y= ax+b avec

a

(

Cov X Y

,

)

V X

(

)

a

Formule développée

n

1

 

(X

 

X

)

(

Y

i

 

Y

)

 

i

 

et b

 

n

(

X

i

X

)

2

1

Cov X Y

,

(

)

 

1

N

N

xiyi x y

 

i

1

Y

- a X

N N  xiyi x y    i  1 Y - a X moyenne

moyenne du produit XY

y    i  1 Y - a X moyenne du produit XY produit des

produit des moyennes de X et de Y

Application 1:

Le chiffre d’affaires de l’entreprise Irénée a évolué ainsi :

Années

Chiffre d’affaires en KDH

2002

 

140

2003

 

320

2004

 

550

2005

1

940

2006

3

220

1)

Représenter graphiquement le nuage de points représentatif de l’évolution du CA ;

2)

Effectuer l’ajustement linéaire de la série par la méthode des moindres carrés ;

3)

En déduire la prévision de chiffre d’affaires pour l’année 2007.

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Application 2:

Le responsable de la production dans une e/se marocaine pense que l’augmentation du salaire favorise la qualité des pièces fabriquées. Pour convaincre son chef, il met à sa disposition les résultats issus de l’observation de 10 ouvriers. On les présente comme suit :

Xi

(le salaire horaire)

4

5

5,5

6

6,5

7

8

8,5

9

10

Yi

(nbre de pièces défectueuses par

                   

mois)

20

17

15

13

12

11

10

8

7

6

TAF 1) Donner l’équation mathématique de la droite qui représente Yi en fonction des Xi 2) Quel sera le salaire horaire qui permet à l’e/se d’atteindre l’objectif 0 défaut ?

Application 3 Soit la série statistique suivante représentant le produit intérieur brut marocain (en en

millions de dollar constant 1995)) de 1960 à 169.

Les années

1960

1961

1962

1963

1964

1965

1966

1967

1968

1969

PIB

8096

7900

8889

9321

9441

9621

9478

10428

11460

12418

TAF

1)

2)

3)

4)

Source : la banque mondiale

représentez graphiquement cette série statistique (graphe 1). utilisez un papier millimétrique ajuster la courbe obtenue linéairement par la méthode des moindres carrés (calculer l’équation d’ajustement) (vous prenez y comme variable représentant le PIB et x la variable qui représente les années. vous pouvez utiliser les valeurs 0 ,1 2 …ou lieu de 1960,1961…. tracez la droite d’ajustement dans le graphe1 quelle sera la valeur du PIB en 2000 selon la droite d’ajustement ? qu’appelle- on cette valeur ? Comparer cette valeur avec la vraie valeur qu’est 39324 qu’est ce que vous pouvez dire ?

Application 4 Soit le PIB et l’investissement national du Maroc pendant la période 1996 – 1999( en milliards de dhs)

Année

PIB

Investissement

 

1996

319

63

1997

318

66

1998

343

77

1999

343

83

1-

ajuster linéairement la relation qui existe entre le PIB et l’investissement par la méthode des moindres carrées.

2-

Si on prévoit une augmentation de 3% du PIB. quel serait le montant de l’investissement en 2000 ?

3-

Si le PIB est de 444 milliards de dh , quel serait le montant de l’investissement ?

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Période N°2 : L’ouverture de l’économie

Séquence 1 : L’économie mondiale :

Paragraphe 1 : Pôles et zones d’intégration régionale

L'intégration est un Processus par lequel deux ou plusieurs pays cherchent à éliminer les barrières

discriminatoires existant entre eux pour établir un espace économique unique.

Devant les changements profonds qui affectent l'économie mondiale, l'intégration apparaît comme la

réponse adéquate au phénomène de globalisation. La constitution des blocs telles que l'union

Européenne, l'Accord de libre Échange Nord Américain (ALENA), témoigne de la nécessité des pays à

cheminer en groupe.

DOCUMENT 1 :

La nécessité de créer de grands marchés intérieurs et la difficulté d’obtenir l’abaissement des tarifs douaniers étrangers a poussé un certain nombre de nations à conclure des arrangements entre elles. Ces arrangements peuvent prendre trois formes :

L’union douanière : Convention en vertu de laquelle les pays signataires ne constituent plus qu’u n seul : Convention en vertu de laquelle les pays signataires ne constituent plus qu’un seul territoire du point de vue des droits de douane. La frontière est supprimée, le régime des droits d’entrée extérieurs est unifié et les recettes communes sont partagées conformément à une règle fixée une fois pour toute ;

L’union économique : Elle va plus loin. Elle crée un seul territoire non seulement du point de : Elle va plus loin. Elle crée un seul territoire non seulement du point de vue des droits de douane, mais en ce qui concerne toutes les questions économiques : La liberté du commerce, les droits d’établissement, la circulation des billets de banque, etc.

La zone de libre échange : Lorsque deux pays ou plus signent un accord qui permet une libre circulation des : Lorsque deux pays ou plus signent un accord qui permet une libre circulation des marchandises au niveau de la zone (Suppression des droits de douane et des restrictions quantitatives), cependant, chaque pays reste libre dans ses relations avec les pays tiers.

Travail à faire :

1. Relever du document et définir les différentes formes d’accords économiques entre les pays.

2. Ces accords sont-ils en harmonie avec le libre échange ou avec le protectionnisme ?

3. Existe-il d’autres formes d’accords économiques entre les pays ? lesquels ?

Le marché Commun : Le passage au marché commun se traduit par la libre circulation de l'ensemble des : Le passage au marché commun se traduit par la libre circulation de l'ensemble des facteurs de production (marchandises, travail, capital) entre les pays membres. Il s'agit donc d'une Union douanière élargie au facteur capital et au facteur travail.

L'union monétaire : L'adoption d'une monnaie unique peut constituer une étape particulière du processus d'union économique. : L'adoption d'une monnaie unique peut constituer une étape particulière du processus d'union économique. La matérialisation de l'existence d'un marché unique passe alors par l'adoption d'une monnaie unique qui facilite les échanges et permet de favoriser la stabilité de ce nouvel espace économique en supprimant les risques de changes entre les monnaies des pays membres et en permettant la mise en œuvre d'une politique monétaire unique.

DOCUMENT 2 : Mercosur

Le Mercosur désigne la communauté économique des pays de l'Amérique du Sud, qui signifie littéralement Marché commun du Sud Le Mercosur est né le 26 mars 1991, avec la signature du traité d'Asunción par le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay. C'est le troisième marché intégré au monde après l'Union européenne et l'ALÉNA.

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Ses buts sont la libre circulation des biens, des services et des facteurs de production, la création d'un tarif extérieur commun, le rapprochement des politiques économiques et l'harmonisation des législations entre les membres. La coopération, même si des progrès ont pu être notés dans le développement des échanges et dans la volonté d'un développement de la démocratie (disparition des coups d'États militaires sous peine d'exclusion possible du MERCOSUR) souffre toujours de la relative pauvreté de la zone (même si elle reste moins élevée que dans le reste de l'Amérique latine) et surtout de la rivalité économique et politique entre les deux « grands » que sont le Brésil et l'Argentine. La Déclaration de Cuzco du 8 décembre 2004 prévoit son intégration progressive dans une union politique et économique de toute l'Amérique du Sud, l'Union des Nations sud-américaines qui prévoit une fusion du Mercosur avec la Communauté andine (Colombie, Équateur, Pérou et Bolivie) et l'intégration du Chili, du Guyana et du Suriname. La dimension politique et sociale croissante a aussi été soulignée, avec la nécessité de faire directement parvenir les bénéfices de l'intégration aux citoyens. En 2005 a été approuvée la Décision CMC N°28/05 réglementant les conditions nécessaires pour l'adhésion du Venezuela au MERCOSUR. Le Mercosur se veut un outil de coopération beaucoup plus poussé que l'ALÉNA (Accord de libre- échange nord-américain, simple zone de libre échange sans tarif extérieur commun et sans volonté de rapprochement politique ou juridique). TAF :

1. Qu’est ce que le MERCOSUR ?

2. Quels sont ses objectifs

3. Quelles sont ses perspectives d’évolution

DOCUMENT 3 : L’ALENA

L’ALÉNA ou Accord de libre-échange nord-américain (est un traité créant une zone de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Il est entré en vigueur le 1er janvier 1994. Bien qu'il soit en partie une réponse au Traité de Maastricht qui a été signé le 7 février 1992, l'ALÉNA, qui avait commencé par l'établissement d'un Marché commun, n'a pas vocation à créer des institutions supranationales à pouvoir législatif, comme l'Union européenne, étant plus proche d'un traité international d'ordre économico-financier. Depuis son instauration, la plupart des produits grand public du continent nord-américain sont livrés avec des informations en trois langues : anglais, espagnol et français. Les objectifs de l’ALÉNA sont :

Éliminer les barrières douanières et faciliter les échanges transfrontaliers des biens et des services,

Assurer les conditions d’une concurrence équitable dans la zone de libre-échange,

Augmenter substantiellement les occasions d’investissement au sein des trois pays membres,

L'ensemble des exportations canadiennes et mexicaines aux États-Unis ont plus que triplé depuis l'entrée en vigueur de l'ALENA en 1994. Les exportations canadiennes aux États-Unis en 2006 représentent 302 milliards de dollars américains soit 75 % de l'ensemble des exportations du Canada. Les exportations mexicaines aux États-Unis en 2006 représentent 198 milliards de dollars soit 79 % de l'ensemble des exportations du Mexique. Les États-Unis exportent à la même date 380 milliards de dollars de marchandises à leurs partenaires de l'ALÉNA.

TAF :

1. Qu’est ce que l’ALENA ?

2. Quels sont ses objectifs

3. Quelles sont ses perspectives d’évolution

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DOCUMENT 4 : L'Union européenne

L'Union européenne est "l'association économique et politique" de 27 Etats appartenant au continent européen : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède. L'Union européenne (UE) a pour objectifs :

d'établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens, de sauvegarder la paix et de rechercher l'unité politique

d'assurer, par une action commune, le progrès économique et social : création d'un marché intérieur européen et renforcement de la cohésion sociale. La structure juridique de l’Union européenne repose sur des traités, ratifiés par les Etats membres. Le dernier traité ratifié est le traité de Lisbonne. C’est lui qui fixe l’ensemble des compétences de l’Union européenne. L’UE n’est pas un Etat, mais une organisation qui ne peut agir que sur la base des compétences que les Etats ont bien voulu lui transférer L'Union européenne se différencie des organisations internationales classiques par son modèle d'intégration qui va au-delà de la coopération traditionnelle entre Etats. Les Etats membres ont délégué en effet une partie de leurs compétences aux institutions communautaires. Ainsi, à côté des pouvoirs nationaux, régionaux et locaux, existe un pouvoir européen fondé sur des institutions démocratiques ou indépendantes, mandatées pour intervenir dans plusieurs domaines.

TAF :

1. Quelles sont les caractéristiques de L'Union européenne ?

2. Sur la base des documents 1, 2 et 3 compléter le tableau suivant :

Pôles

formes d’accords économiques

MERCOSUR

 

ALENA

 

L'Union européenne

 

Paragraphe

internationaux :

2 :

Nature

et

évolution

des

échanges

Document 5 :

Le développement des échanges de biens et de services a été rapide et s’accompagne d’une explosion des mouvements de capitaux. - Le développement des échanges internationaux de biens a été très rapide, spécialement dans la deuxième moitié du 20ème siècle, nettement plus rapide que la croissance de la production mondiale. Entre 1950 et 1997, les échanges mondiaux de biens ont été multipliés par plus de 16 alors que la production mondiale en volume a été multipliée par à peine 6. Cela signifie qu'une part croissante de la production est échangée au niveau international ou, dit autrement, qu'une part croissante des actifs d'un pays travaille pour l'exportation. Cela a comme conséquence de développer l'interdépendance entre les économies nationales. Ce développement s'est accompagné d'une transformation de la structure par produits. On n'échange plus aujourd'hui la même chose qu'il y a 20 ou 50 ans. La croissance des échanges de produits primaires est bien plus faible que celle des produits manufacturés. - Les échanges internationaux des services se sont développés plus tardivement que les échanges de biens. Mais aujourd'hui, ils se développent très rapidement. Résultat : la part des services dans les échanges internationaux s'accroît rapidement, elle est de l'ordre de 20% en 2002 alors qu'elle n'était que de 15% en 1980. Les échanges progressent très vite pour certains types de services (services bancaires, services rendus aux entreprises, etc.). Cependant une part importante des services reste relativement difficilement exportable (services non marchands comme l'enseignement, services aux personnes comme la santé, par exemple) car ils sont non stockables et leur consommation est souvent liée à des habitudes culturelles. Ils constituent ce que l'on appelle le " secteur abrité ", c'est à dire abrité de la concurrence internationale.

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- L'explosion des mouvements de capitaux : de l'ordre de 65 milliards de dollars par an à la fin des années 1970, ils étaient de l'ordre de 1600 milliards de dollars à la fin des années 1990, soit une multiplication par 25 environ en une vingtaine d'années. Cette explosion a été rendue possible par la déréglementation complète des marchés des capitaux qui a permis ce que l'on appelle la « globalisation financière », vecteur très important de la mondialisation.

TAF :

1. A quoi est dû l’essor du commerce mondial ces dernières années ? 2. relever à partir du document les principales caractéristiques des échanges internationaux

2. L'essor du commerce mondial ces dernières décennies est une conséquence de la réduction générale des mesures protectionnistes sur les échanges de marchandises et du développement de la région du sud-est asiatiques.

Document 6 :

Principaux exportateurs et importateurs participant au commerce mondial des marchandises, 2008

(En milliards de dollars et en pourcentage)

2008 (En milliards de dollars et en pourcentage) Principaux exportateurs et importateurs participant au

Principaux exportateurs et importateurs participant au commerce mondial des services commerciaux, 2008

(En milliards de dollars et en pourcentage)

2008 (En milliards de dollars et en pourcentage) Répartition des exportations mondiales de marchandises par

Répartition des exportations mondiales de marchandises par région, 2000 et 2007

(Pourcentage)

de marchandises par région, 2000 et 2007 (Pourcentage) TAF : interpréter les données du graphe et

TAF : interpréter les données du graphe et des tableaux

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Paragraphe 3 : l’Organisation Mondiale de Commerce :

DOCUMENT 1 : Du GATT à l’OMC :

Le GATT (General Agreement on Tarifs and Trade), signé en 1947 par 23 Etats, est devenu peu à peu une organisation internationale regroupant actuellement plus de 150 pays membres : l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le GATT s’est basé sur 2 principes fondamentaux :

Le principe de non discrimination : Tout avantage accordé à l’un des membres du GATT doit être étendu à tous : Tout avantage accordé à l’un des membres du GATT doit être étendu à tous les autres.

Le principe de réciprocité : Un pays s’engage à abaisser ses barrières douanières à condition que ses partenaires prennent : Un pays s’engage à abaisser ses barrières douanières à condition que ses partenaires prennent des mesures équivalentes. Les réunions du GATT, connues sous le nom de rounds, se sont multipliées et aboutirent le 15/04/1995, à Marrakech, à la création de l’organisation mondiale du commerce qui remplace le GATT. Le Maroc, faisant partie des signataires, est appelé, désormais, à relever un grand défi en améliorant sa compétitivité. La première fonction de l’OMC est d’assurer la mise en œuvre des résultats des négociations du GATT. Il ne s’agit plus seulement de grands principes mais d’un calendrier exact de désarmement tarifaire et non tarifaire qui doit être respecté sous peine de sanctions. En outre cette organisation va permettre la tenue de négociations de manière permanente entre les membres autour des questions sources de différends : tels le travail des enfants, les normes sociales etc.

La troisième fonction est de régler les litiges consécutifs à des plaintes qui sont déposées en cas de violation d’une ou plusieurs dispositions convenue dans le cadre de l’OMC. TAF :

1. En quoi l’OMC diffère-t-elle du GATT ?

2. Quelles sont les principales fonctions de l’OMC ?

DOCUMENT 2 : Fiche signalétique de l'OMC

Siège : Genève (Suisse) Créée le : 1 janvier 1995 par : les négociations du Cycle d'Uruguay (1986-1994) Nombre de Membres : 153 pays (au 23 juillet 2008) Effectif du Secrétariat : 630 personnes Directeur général : Pascal Lamy Fonctions :

- administration des accords commerciaux de l'OMC

- cadre pour les négociations commerciales

- règlement des différends commerciaux

- suivi des politiques commerciales nationales

- assistance technique et formation pour les pays en développement

- coopération avec d'autres organisations internationales

DOCUMENT 3 : Principes de base de l'OMC

Libre échange : L’objectif de l’OMC est d’éliminer les obstacles au commerce. On fait la distinction entre les obstacles tarifaires (droits de douane) et les obstacles non tarifaires comme les contingentements, les licences à l’importation et à l’exportation, les subventions et les prescriptions discriminatoires en matière de sécurité, de protection de l’environnement et de la santé des consommateurs. Réciprocité : Les négociations au sein de l’OMC sont régies par le principe de réciprocité, à savoir que les concessions accordées sur une base mutuelle doivent être équivalentes et équilibrées. Se fondant sur le principe de réciprocité, l’OMC défend un système de concessions multilatérales. Chaque membre de l’OMC s’engage par conséquent à respecter les conditions-cadre découlant des

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négociations commerciales multilatérales, par exemple à appliquer un droit de douane déterminé en pourcentage aux produits importés. Non-discrimination : La non-discrimination est l’idée phare de l’OMC et comporte deux volets:

Le principe de la nation la plus favorisée, qui impose l’égalité de traitement pour tous les membres de l’OMC. Lorsqu’un membre de l’OMC accorde un privilège commercial à un autre Etat (membre de l’OMC ou non), il doit l’accorder aussi à tous les membres de l’OMC (exceptions importantes: les accords de libre-échange et les unions douanières).

Le principe du traitement national, qui impose la non-discrimination entre produits nationaux

et étrangers lorsqu’ils sont comparables. Les membres de l’OMC doivent par exemple appliquer les mêmes prescriptions à un produit importé qu’à un produit comparable de fabrication locale. Transparence et prévisibilité de l’accès aux marchés : Les pratiques commerciales doivent être prévisibles et ne peuvent pas être arbitraires. Les réductions tarifaires décidées durant les cycles

de négociation sont inscrites dans les listes d’engagements. Le droit de l’OMC reconnaît toutefois que des restrictions commerciales peuvent s’imposer, par exemple pour protéger la santé ou l’environnement, pour défendre la sécurité et maintenir l’ordre public ou pour protéger temporairement l’économie nationale lors de circonstances extraordinaires. Ces restrictions ne peuvent néanmoins ni être arbitraires, ni constituer une mesure de protectionnisme.

TAF : expliquer brièvement chaque principe de l’OMC Les principes :

- Libre échange : Libéralisation du commerce et suppression des restrictions quantitatives

- Réciprocité : l’équivalence en cas de traitement mutuel

- Principe de la non discrimination : toutes les nations seront traitées de la même manière. Si un avantage est accordé à un pays il doit l’être pour tous les pays membres

- Transparence

NB : A ajouter l’interdiction du dumping : c’est illégal pour un exportateur d’appliquer un prix inférieur au prix de production

DOCUMENT 4 : Structure de l'OMC

L’OMC compte près de 150 Membres, qui représentent plus de 97 % du commerce mondial. Une trentaine d’autres pays négocient actuellement leur accession à l’Organisation. Les décisions sont prises par l’ensemble des Membres. Elles le sont normalement par consensus. Un vote à la majorité est également possible, mais l’Organisation n’a jamais recouru à cette procédure, qui était extrêmement rare à l’époque du prédécesseur de l’OMC, le GATT. Les Accords de l’OMC ont été ratifiés par les parlements de tous les pays Membres.

L’organe suprême de décision de l’OMC est la Conférence ministérielle, qui se réunit au moins tous les deux ans.

Au deuxième niveau se trouve le Conseil général (qui rassemble normalement les ambassadeurs et les chefs de délégation à Genève, mais parfois aussi des fonctionnaires envoyés par les capitales des pays Membres), qui se réunit plusieurs fois par an au siège de l’Organisation à Genève. Le Conseil général se réunit également en tant qu’Organe d’examen des politiques commerciales et en tant qu’Organe de règlement des différends.

Au troisième niveau se trouvent le Conseil du commerce des marchandises, le Conseil du commerce des services et le Conseil des aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (Conseil des ADPIC), qui présentent des rapports au Conseil général.

De nombreux comités spécialisés, groupes de travail et groupes d’experts s’occupent des domaines visés par les différents accords et d’autres domaines tels que l’environnement, le développement, les candidatures à l’OMC et les accords commerciaux régionaux

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Travail à faire : à partir du doc établir l’organigramme de l’OMC Solution :

2 è m e Sc. Eco. Travail à faire : à partir du doc établir l’organigramme

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Séquence 2 : L’économie marocaine :

Paragraphe 1 : Constats et analyses I. répartition par groupement d'utilisation :

GROUPEMENT D'UTILISATION

Exemple

Produits alimentaires, boissons, tabacs

Céréales ;

Produits

Laitiers ;Thé ;

Tabacs ;Café ;Poissons

en

conserve ;Fruits frais, congelés ou en saumure

Produits énergétiques et lubrifiants.

Pétrole brut ;Gas oils et fuel oils ; Gaz de pétrole et autres hydrocarbures ;Energie électrique

Produits bruts.

Phosphates bruts ; Caoutchouc synthétique ; Soufres bruts et non raffinés ; Huiles végétales brutes ; Coton ; Bois bruts

Demi produits

Acide phosphorique ;Fer et acier en blooms et ébauches ; Produits chimiques ; Papiers et cartons Cuivre Barres, tôles, feuilles et tubes en aluminium

Produits finis :

Machines et appareils divers ;Avions ; Machines génératrices et moteurs électriques ; Pompes et compresseurs ; Voitures de tourisme ;Médicaments ;Appareils récepteurs radios et télévision

Biens d’équipements

Biens d’équipements

Biens de consommation

Biens de consommation

TABLEAU 1 : EXPORTATIONS PAR GROUPEMENT D'UTILISATION (FOB)

(En millions de DH)

 

2007

 

2008

Valeurs

%

Valeurs

%

Produits alimentaires, boissons, tabacs

24

161,7

 

26

197,7

 

Produits énergétiques et lubrifiants.

2 802,6

 

3 351,5

 

Produits bruts.

12

830,3

 

23

771,5

 

Demi produits

35

512,7

 

53

171,6

 

Produits finis :

Biens d’équipementsProduits finis :

14

040,0

 

15

507,6

 

36

060,3

33

592,8

Biens de consommation   

   

Or industriel

 

109,3

   

147,2

 

TOTAUX :

125 516,9

 

155 739,9

 

TAF :

1. Compéter le tableau

2. Interpréter la structure et l’évolution des exportations marocaines à partir du tableau ci-dessus

Solution :

Les exportations exprimées FOB, ont enregistré une progression de 24,1%.Hors les produits finis de consommation qui se sont inscrits en retrait (-6,8%), les autres groupements d’utilisation ont connu des augmentations, à savoir les demi-produits : 49,7%, les produits bruts : +85,3%, les produits alimentaires : +8,4%, les biens d’équipement : +10,5% et les produits énergétiques : +19,6%. La structure des exportations a été prédominée en 2008 par trois groupes de produits qui ont représenté 72,5% du total des exportations contre 76,3% en 2007. Il s’agit des demiproduits, des produits finis de consommation et des produits alimentaires Enfin, les groupes de produits ayant le plus contribué à la performance des exportations sont les phosphates et dérivés qui ont bénéficié de l’appréciation exceptionnelle des cours mondiaux et dans une moindre mesure les produits de la mer (+11,2% ou +1.337,3MDH). Les vêtements confectionnés et les articles de bonneterie, quant à eux, se sont inscrits respectivement en retrait de 7,6% ou -1.549,9MDH et de 15,5% ou -1.222,4MDH.

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TABLEAU 2 : IMPORTATIONS PAR GROUPEMENT D'UTILISATION (CAF)

(En millions de DH)

 

2007

 

2008

Valeurs

%

Valeurs

%

Produits alimentaires, boissons, tabacs

26

726,4

 

31

863,6

 

Produits énergétiques et lubrifiants.

53

987,7

 

72

714,9

 

Produits bruts.

15

846,6

 

26

684,6

 

Demi produits

59

781,7

 

69

488,7

 

Produits finis :

Biens d’équipementsProduits finis :

55

819,1

 

71

657,3

 

48

905,8

53

524,5

Biens de consommation   

   

Or industriel

 

220,2

   

108,6

 

TOTAUX :

261 287,5

 

326 042,2

 

TAF :

1.

Compéter le tableau

2.

Interpréter la structure et l’évolution des exportations marocaines à partir du tableau ci-dessus

Solution :

Durant l’année 2008, les importations évaluées CAF se sont établies à 326.042,2MDH contre 261.287,5MDH une année auparavant, soit un accroissement de 24,8% ou +64.754,7MDH. Les différents groupements d’utilisation se sont accrus, particulièrement les produits énergétiques:

+34,7% ou +18.727,2MDH, les biens d’équipement: +28,4% ou +15.838,2MDH et les produits bruts: +68,4% ou +10.838MDH. La structure des importations laisse apparaître les variations suivantes :

augmentation de la part des produits bruts (8,2% contre 6,1%), des produits énergétiques (22,3% contre 20,7%) et des biens d’équipement (22% contre 21,3%);

baisse des parts des produits finis de consommation (16,4% contre 18,7%), des demiproduits

(21,3% contre 22,9%), des produits alimentaires (9,8% contre 10,2%) et de l’or industriel (0,1% en 2007). Les importations demeurent prédominées par quatre groupes de produits, à savoir les demiproduits, les biens d’équipement, les produits énergétiques et les biens de consommation qui ont représenté 82% du total des importations contre 83,6% en 2007. En 2008 et eu égard à l’appréciation des cours des matières premières à l’échelle internationale, les importations ont porté principalement sur les produits énergétiques, les céréales, le soufre brut et les biens d’équipement.

TABLEAU 3 : Indicateurs du commerce extérieur du Maroc

Poids en milliers de tonnes, et valeurs en MDH

   

Variation

2007

2008

08/07

Exportations

125

516,9

155

739,9

 

Importations

261

287,5

326

042,2

 

Solde commercial

     

Taux de couverture X/M

     

Effort à l’exportation X/PIB

     

Marché intérieur (PIB + M-X)

     

Effort à l’importation M/MI

     

Degré d’ouverture (X+M)/2/PIB

     

NB : PIB (2007) = 616 254 MDh ; PIB (2008) = 688 843 MDh ;

TAF :

1. Compléter les tableaux 3.

2. commenter les résultats obtenus.

3. Commenter les résultats obtenus.

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II. répartition par pays :

Tableau 4 : Echanges commerciaux du Maroc par pays en 2008

Tableau 4 : Echanges commerciaux du Maroc par pays en 2008 TAF : commenter les données

TAF : commenter les données du tableau.

Echanges commerciaux du Maroc réalisés dans le cadre des Accords d’Association ou de Libre -Echange

Les transactions commerciales réalisées dans le cadre des Accords d’Association ou de Libre-Echange sont constituées essentiellement par les importations qui ont enregistré des augmentations plus significatives comparativement aux exportations, ce qui s’est traduit par une aggravation des déficits commerciaux à l’égard des pays signataires desdits Accords.

ce qui s’est traduit par une aggravation des déficits commerciaux à l’égard des pays signataires desdits

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Paragraphe 2 : Perspectives

La signature de l’accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis, en 2006, a permis de doubler le volume des échanges commerciaux entre les deux pays. En 2004, ils représentaient moins de 1 milliard de dollars. Et à fin novembre 2008, ils se sont établis à environ 2,1 milliards de dollars, en hausse de 20% par rapport à la même période de l’année précédente.

Pour Robert Jackson, chargé d’affaires auprès de l’ambassade des Etats-Unis au Maroc, les opportunités d’investissement générées par l’ALE Maroc-Etats-Unis n’ont pas encore été totalement exploitées. « Le Maroc pourrait constituer pour les entreprises américaines une bonne plateforme de production et d’exportation vers d’autres pays comme l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient… », déclare-t-il. Selon lui, plus de 120 firmes originaires des Etats-Unis sont actuellement installées au Maroc. Elles représentent un investissement global de plus de 2,2 milliards de dollars et génèrent plus de 100.000 emplois directs et indirects. Ces investissements concernent des domaines aussi variés que l’aéronautique, l’automobile, les mines, le tourisme, l’électronique, le textile, etc.

Outre ces secteurs, le service américain du commerce a identifié d’autres niches présentant les meilleures opportunités d’investissement pour les entreprises américaines. Il s’agit du traitement des eaux, des appareils médicaux, des télécommunications, des pièces de rechange pour l’automobile, des équipements de sécurité…

Les obstacles qui se dressent devant les exportations marocaines sont connus. Ils constituent autant de challenges que les deux pays doivent surmonter ensemble. Selon le chargé d’affaires américain, ils concernent l’obstacle de la langue, le fait que les entreprises européennes sont plus familiarisées avec les aspects culturels du monde des affaires marocain. D’autres barrières ont été citées et sont relatives au manque de transparence dans le système judiciaire marocain, la bureaucratie, le climat des affaires, la contrebande…

Selon le directeur de l’Amcham, les entreprises marocaines doivent s’ajuster aux spécificités du marché américain. « En plus des barrières réglementaires et sanitaires, il y a la méconnaissance du marché, l’obstacle de la langue, les liens traditionnels du Maroc avec l’Europe… ».

Travail à faire :

Source : L’Economiste 31 mars 2009

1. Comparer les relations commerciales maroco-américaine avant et après la signature des ALE ?

2. Quels sont les retombés positifs de ces ALE sur le Maroc

3. Quel en sont les limites ?

4. Expliquer la phrase soulgnée

5. Quelles sont les causes de faiblesse des entreprises marocaines qui souhaitent exporter vers l’USA ?

Les échanges dans le cadre des Accords de libre échange (ALE) constituent 90% du commerce extérieur du Maroc, dont une grande partie avec l’Union Européenne, a affirmé Salaheddine Mezouar.

Les autorités marocaines ont pris une panoplie de mesures destinées à accompagner la mise en œuvre des dispositions de ces accords et faire du Maroc une plate-forme d’exportation privilégiée et une destination de choix pour les investissements directs étrangers dans la région.

Ces mesures concernent essentiellement la poursuite d’une politique macro-économique stable pour renforcer la compétitivité, drainer les investissements et créer un climat propice pour l’investissement à travers l’amélioration des conditions juridiques et institutionnelles et l’assouplissement des procédures administratives.

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Ces mesures portent également sur le réaménagement du panier de change du dirham dans le sens du renforcement du poids de l’euro, la devise des principaux partenaires commerciaux du Maroc, ainsi que sur la libéralisation de plusieurs secteurs économiques, industriels et des services.

Le Maroc œuvre activement à accélérer l’opération de rapprochement avec l’UE à travers l’adhésion du Royaume à des agences européennes et sa participation dans plusieurs programmes notamment ceux liés aux secteurs de transport, des télécommunications et de l’environnement.

Travail à faire :

Bladi.net 20 juin 2008

1. Citer et expliquer les mesures prises par le Maroc pour réussir ses ALE ?

2. Quels sont les défis que doivent relever les entreprises marocaines à l’occasion de ces accords ?

Le Maroc n’a pas su tirer profit des accords de libre-échange (ALE). (…). « Globalement, les exportations marocaines augmentent, mais moins vite que nos concurrents immédiats, ce qui se traduit par des pertes de marchés traditionnels », explique Ahmed Sif, directeur exécutif de l’Association marocaine des exportations (ASMEX).

Sur la période 1996-2006, la croissance mondiale des exportations a progressé de 1,65 point par an en moyenne contre 1,5 point pour le Maroc. « Notre pays perd ainsi chaque année 0,16 point de part du marché mondial relativement au niveau atteint en 1996 », souligne Mohammed Benayyad, secrétaire général du Conseil national du commerce extérieur (CNCE).

Ce phénomène tend à devenir structurel. Une faible performance, surtout que le taux de couverture des exportations se minimise d’année en année. De 60,1% en 1998, ce chiffre est passé à 42,2% en 2007.

Le taux de couverture dans les accords de libre-échange est plus alarmant. Pour l’ALE avec l’Union européenne, il est passé de 83% en 2000 à 65,2% en 2007. S’agissant de l’accord avec les USA, ce taux est passé de 39,4% en 2000 à 1.5% en 2007. Le même constat est à faire pour l’ALE avec les Emirats arabes unis, 39,8% en 2000 contre 19,6% à 2007 ; la Turquie, 52,1% en 2000 contre 15,9 % en 2007 et surtout dans le cadre de l’accord d’Agadir où il était de 98,4% en 2000 pour chuter à 27,7% en 2007. Pourtant les ALE devaient participer à l’amélioration des soldes des balances commerciales avec les pays partenaires. Plusieurs raisons sont avancées : le manque de visibilité crée un conflit dans les ALE, comme le souligne Benayyad.

Ce dernier cite aussi le manque de visibilité dû à la multiplication des systèmes de démantèlement. « Exonération totale des droits de douane dans un accord et démantèlement progressif dans l’autre. Les exportateurs ne s’y retrouvent plus », explique un intervenant. « Il y a une différence de taille dans ces accords et le Maroc s’est inscrit dans une logique défensive dans sa démarche des négociations. La suite logique de tout cela c’est l’énorme déficit enregistré dans notre balance commerciale », a-t-il ajouté.

A terme, le déficit commercial risque d’impacter négativement la croissance. D’où la nécessité d’adopter d’urgence une stratégie de rupture pour limiter les dégâts. « Une politique audacieuse visant à relancer et dynamiser fortement nos exportations est vivement souhaitable », explique Ali El Alaoui, directeur général du Centre marocain de promotion des exportations (CMPE).

Les participants à la conférence ont ainsi appelé à donner plus de visibilité à l’offre exportable et de booster la promotion du produit Maroc. Une approche marketing sur des marchés ciblés va permettre aux produits et services faits au Maroc de mieux pénétrer ces marchés.

L’État doit ainsi savoir initier le processus de développement et de compétitivité des exportations. Mais le secteur privé doit progressivement s’y substituer comme source de diversification industrielle et de croissance.

Source : L’Economiste 21 juin 2008

Travail à faire :

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1 Relever à partir du document les caractéristiques du commerce extérieur marocain

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2 Les accords de libre échange signés par le Maroc sont-ils avantageux ou non ? pourquoi ?

3 Que doit faire le Maroc pour améliorer sa compétitivité au niveau international.

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