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4 ème Année ISCAE

4 è m e Année ISCAE Année universitaire : 2003-2004 le thème : Mémoire de fin
4 è m e Année ISCAE Année universitaire : 2003-2004 le thème : Mémoire de fin
4 è m e Année ISCAE Année universitaire : 2003-2004 le thème : Mémoire de fin

Année universitaire : 2003-2004

le thème :

Mémoire de fin d’études, pour l’obtention du

diplôme du Cycle Normal de l’ISCAE, effectué sous

du diplôme du Cycle Normal de l’ISCAE, effectué sous Enseignant encadreur : M. BENTABET Etablissement Support

Enseignant encadreur : M. BENTABET

Etablissement Support : Banque Commerciale du Maroc : BCM

Préparé par : Mlle Ghizlane NAOURI

Option : Finances - Comptabilité.

- G

Etude du risque des crédits.

Etude du risque des crédits . 1 bancaire
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bancaire

Etude du risque des crédits.

Etude du risque des crédits . A ma m è re, mon p è re, Mon

A ma m è re, mon pè re, Mon fr è re et, Mes sœurs.

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bancaire

Etude du risque des crédits.

REMERCIEMENTS

Etude du risque des crédits . REMERCIEMENTS bancaire Aucun travail n’est véritablement individuel Pour autant qu’il
Etude du risque des crédits . REMERCIEMENTS bancaire Aucun travail n’est véritablement individuel Pour autant qu’il

bancaire

Aucun travail n’est véritablement individuel

Pour autant qu’il soit la somme d’une expérience ou d’un essai de réflexion, les aide influences extérieures se sauraient être méconnues, encore moins, reniées.

Tout d’abord, je tiens à exprimer ma gratitude à M. BOUAB, à M. BENSLIMANE et à Mll MRINI qui m’ont encadré tout au long de mon stage et en ont fait une expérience enrichissante. Je tiens, aussi, à remercier M. BENTABET pour sa collaboration et ses précieux conseils.

Mes remerciements vont également à tous ceux qui ont accepté de répondre à mes q et à satisfaire ma curiosité de la manière la plus efficace possible et surtout Mme ELO

Enfin, à toutes les personnes ayant contribué, de près ou de loin, à la réalisation de mémoire, qu’elles trouvent ici l’expression de ma reconnaissance et de mes sincèr remerciements.

réalisation de mémoire, qu’elles trouvent ici l’expression de ma reconnaissance et de mes sincèr remerciements. 3
3
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Etude du risque des crédits.

bancaire

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS

SOMMAIRE

INTRODUCTION

PARTIE I : L’ENVIRONNEMET BANCAIRE MAROCAN ET LES MESURES LIMITANT LE RISQUE DE CREDIT

ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

CHAPITRE 1 : FONDEMENTS ET ORIENTATIONS DU SECTEUR BANCAIRE

Section 1 :Les caractéristiques du secteur bancaire marocain

11

Le désencadrement du crédit.

22

La libéralisation des taux.

33

Labandon des financements privilégiés.

44

La suppression des financements obligatoires.

13

13

14

14

Section 2 :Les orientations de la nouvelle loi bancaire

CHAPITRE 2 : LES RISQUES SPECIFIQUES A L’ACTIVITE DE CREDIT

12

Section 1

: Les caractéristiques des risques spécifiques à l’activité du crédit

11

22

33

44

55

Sensibilité au risque de fraude.

Sensibilité à la qualité de linformation.

Sensibilité au risque de décentralisation.

Sensibilité au risque de non détection.

Sensibilité au risque de la multiplicité des obligations 18 réglementaire

17

17

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17

Section 2 :Les composants du risque de crédit

11

22

33

Le risque inhérent à la qualité du débiteur. Evaluation du risque attaché au particulier.

a. Historique du client

b. Situation actuelle et les perspectives du débiteur 19

19

18

19

11--11

11--22

Evaluation du risque attaché au débiteur personne 19 morale.

Le risque lié à la prise de garanties.

le risque inhérent au manque de suivi.

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21

RREECCAAPPIITTUULLAATTIIFF

CHAPITRE 3 : MESURES LIMITANT LE RISQUE DE CREDIT

Sous chapitre

3Les: mesures réglementaires

22

U U L L A A T T I I F F CHAPITRE 3 : MESURES
4
4

Etude du risque des crédits.

bancaire

Section 1 :Le ratio COOKE ou coefficient de solvabilité

11

1.1 Analyse technique du numérateur : Les fonds 26 propres nets.

1.2 Analyse technique du dénominateur : les risques 26 pondérés.

Modalités de calcul du ratio de solvabilité.

25

27

29

30

30

30

32

a. Les engagements figurant au bilan

b. Les engagements hors bilan ou les crédits par signature

22 Analyse critique du ratio Cooke.

2.1 Au niveau des risques :

2.2 Au niveau des pondérations :

Section 2 :Le coefficient de division des risques

11

22 Analyse critique des critères du coefficient de division 33 des risques.

Section 3 :Les nouvelles règles de provisionnement des créances en souffrance

11

22

33

Critères de classification des créances en souffrance.

34

1.1. Tableau synoptique des critères de classification 34 des créances.

1.2. Règles complémentaires applicables à l’ensemble des créances e

souffrance.

Analyse critique des critères de classification des créances 35 en souffr

34

Couverture et provisionnement des créances 36 en souffrance.

3.1 Les taux de provision.

3.2 Modalités de constitution de provisionnement.

3.3 Analyse critique des nouvelles règles de provisionnement.

37

37

39

Section 4 :Les restructurations et les fonds de garantie

11

22

les règles de sauvegarde relatives aux établissements 41 de crédit.

1.1 Lobligation dinformation.

1.2 La mise en œuvre dun plan de redressement.

1.3 L’appel au soutien des principaux actionnaires.

1.4 La désignation d’un administrateur provisoire.

1.5 Le fonds collectif de Garantie des Dépôts.

1.6 Le mécanisme collectif de soutien financier.

41

41

42

42

42

42

43

43

L’assistance à l’entreprise La restructuration financière

Les mesures d’accompagnement 44

45

Les procédures de

45

La mise à niveau et la restructuration des entreprises.

2.1 Le programme de mise à niveau.

a.

b.

c.

2.2

a.

43

43

Le traitement des difficultés de

RREECCAAPPIITTUULLAATTIIFF

Sous chapitre

contrôle interne

3 : Les mesures préventives adoptés par les banques marocaines : L

mesures préventives adoptés par les banques marocaines : L Section 1 :Organisation interne de la fonction

Section 1 :Organisation interne de la fonction d’octroi des crédits

adoptés par les banques marocaines : L Section 1 :Organisation interne de la fonction d’octroi des
5
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Etude du risque des crédits.

bancaire

11

Définition des responsabilités.

22

Séparation des tâches.

51

51

Section 2 :Le système d’information

11

DDeessddoossssiieerrssddeeqquuaalliittéé

22

UUnnssyyssttèèmmeeiinnffoorrmmaattiiqquueeaaddééqquuaatt

52

53

Section 3LLee: ssuuiivvii ddeessccrrééaanncceess

53.

11

LLeessuuiivviidduurriissqquueecclliieenntt

22

UUnneeffoonnccttiioonnccoonntteennttiieeuusseeeeffffiiccaaccee

53

54

Sous chapitre

Appréciation3 :

de l’étude d’un certain nombre de dossier de crédits

5

Section 1 :Appréciation de la procédure interne de la banque

11

22

RRaappppeellddeellaamméétthhooddoollooggiieeààssuuiivvrree::

56

56

a. L’étude faite par le crédit men respecte t’elle la procédure de contrôle interne

de l’établissement ?

b. Vérification

des garanties retenues (qui figurent dans le dossier des garanties)

………………………………………………………………………………

57

c. Vérification

de l’autorisation du crédit :

58

CCoonncclluussiioonnssssuurrlleessttrraavvaauuxx

60

Section 2 :Identification et reclassement des créances en souffrance :

Section 3 :Contrôle des ratios permettant de mesurer le taux de couverture des ris de contrepartie clientèle :

RREECCAAPPIITTUULLAATTIIFF

PARTIE II : PROPOSITION DE LA GESTION QUANTITATIVE DU RISQUE DE CREDIT BANCAIRE ET MODELISATION INFORMATIQUE

CHAPITRE 1 :LA GESTION QUANTITATIVE DU RISQUE DE CREDIT BANCAIRE NON DEFINI.

ERREUR ! SIGNET

6

Section 1 :Présentation de la méthode statistique d’évaluation du risque de crédit

11

PPrriinncciippaauuxxppaarraammèèttrreessddeeccaallccuull

1.1 l’exposition au risque de crédit.

1.2 Les lois de probabilité.

1.3 Les problèmes destimation.

22

Application au risque de crédit.

1.1 Mesure du risque de défaut.

1.2 Exposition au risque de crédit.

a. Profil temporaire d’exposition au risque

66

66

67

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72

73

73

f a u t . 1.2 Exposition au risque de crédit. a. Profil temporaire d’exposition au
6
6

Etude du risque des crédits.

b. Impact des garanties

c. Portefeuille de risques homogènes

33 Le risque de crédit d’un portefeuille diversifié.

3.1

Source de connaissance des corrélations.

3.2

Mesure des corrélations.

a.

Définition de la covariance

b.

Définition de coefficient de corrélation

c.

Matrice de Variance-Covariance

3.3

Analyse

quantitative des corrélations.

a.

Volatilité d’une somme de variables aléatoires

b.

Portefeuille et effet de diversification

73

74

74

74

75

75

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bancaire

Section2 :Apports de la gestion quantifiée du risque de crédit

11

22

81

81

82

a. Impact des corrélations 82

b. Calcul d’allocation exacte 83

c. Coût du risque moyen

84

Impact au niveau du contrôle de gestion.

1.1 Fonds propres normatifs.

1.2 Allocation des fonds propres.

83

Impact au niveau comptable.

2.1 Comptabilisation du risque moyen : conditions 85 et risques.

2.2 Problème soulevé par la réalisation du risque.

87

CHAPITRE 2 : MODELISATION DE LA GESTION DU RISQUE DE CREDIT

89

Section 1:Hypothèses de base

11

critères de déclassement des dossiers de crédit.

22

Critères de provisionnement.

33

Evaluation des garanties.

44

Critères de la cotation des clients.

55

Critères concernant les conditions de crédit.

66

Critères retenus pour l’évaluation du risque crédit.

91

91

91

92

93

93

Section 2 :Utilisation du programme

11

Fichier

 

aa Sommaire

 

bb Renseignements

généraux

cc

Situation financière de l’entreprise cliente

dd

Cotation de l’entreprise cliente

ee

Conditions et Tableau d’amortissement du crédit

ff

Déclassement et provisionnement

gg

Evaluation du risque de crédit

22

Portefeuille

 

aa

Liste des clients

bb

Evaluation du risque

33

Exemple dutilisation.

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94

95

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99

99

99

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101

101

103

CONCLUSION

E x e m p l e d ’ u t i l i s a
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Etude du risque des crédits.

bancaire

INTRODUCTION

« On ne prête qu’aux riches »…. Cet adage notoire, quoique simpliste, résume parfaitement la notion du « crédit bancaire » en

mettant l’accent sur le « risque » ou l’absence du risque dont doit s’assurer tout « crédit man »

digne de ce nom.

Avant de nous engager plus loin, il est utile de s’interroger sur la notion même de banque. Si

l’on raisonne simplement, en se referant au texte de loi régissant ce domaine d’activité. La

banque est « un établissement de crédit recevant des dépôts de fonds du public en vue de les

placer sous forme de concours bancaires essentiellement ». Cette forme de création de

monnaie se traduit, inéluctablement, par une prise de risque de degré variable, principalement

due à la défaillance « probable » de l’emprunteur. Certes, l’établissement bancaire exerce de

nombreuses autres activités, mais la gravité et la complexité que représente le consentement

des crédits sont telles qu’il me paraît plus judicieux de mettre la lumière sur ce point précis

afin de bien le cerner et de ne pas nous disperser.

L’importance incontestable du risque de crédit ainsi identifié, et qui découle de l’importance

de l’activité de crédit tant par son poids économique que par la part qu’elle représente au

niveau de l’exploitation bancaire, me ramène inévitablement à la question suivante :

Les banques, piliers de l’économie mondiale et, à plus fortes raisons, de l’éco

nationale, disposent-elles des procédures fiables et efficaces leur permettant

cerner ce risque et, si possible de le réduire ? En d’autres termes, il devient impératif de s’interroger sur

contrôle et de gestion du risque de crédit telles qu’elles sont utilisées actuel

nos banques.

les limites des méthodes de

Résoudre cette problématique devient d’autant plus nécessaire que les banques marocaines

selon l’agence « Standard and Poors¹ », font preuve d’un niveau de risque élevé . En effet,

l’étude menée par celle-ci démontre de la faible qualité des actifs bancaires ainsi que du ratio

des crédits douteux bruts par rapport au total de l’encours.

Cette situation, favorisée par l’environnement instable dans lequel baignent nos banques : la

libéralisation de la politique monétaire, le désencadrement du crédit, la déréglementation des

nos banques : la libéralisation de la politique monétaire, le désencadrement du crédit, la déréglementation des
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Etude du risque des crédits.

bancaire

taux…. ainsi que la concurrence de plus en plus rude à laquelle se livrent ces établissements, risque d’encourager le développement de politiques de crédit peu soucieuses d’une rentabilité à long terme. La maîtrise d’un tel instrument est par conséquent, impérative. La mise en place d’un système de suivi et de contrôle ainsi que la prise de garanties adéquates peuvent y pourvoir. D’autre part, la comptabilité doit servir de garde fou. En ce sens qu’elle doit permettre de « voir venir le contentieux » et jouer un rôle d’alerte des organes de direction compétents, notamment la division « risque » au sein de la banque. La constitution de provisions, de manière rigoureuse, apparaît dès lors, comme indispensable. Les provisions permettent, en effet, de faire face à la défaillance de l’emprunteur qui ne peut plus honorer sa dette. D’où la nécessité d’une politique de provisionnement parfaitement maîtrisée. A cet égard, la seule application des critères définis par « bank Al Maghrib » ne suffit pas. La logique même de la constitution des provisions doit être remodelée de sorte à limiter le risque de crédit et à donner une image plus fidèle de la situation financière de la banque. A noter que certains établissements de crédit tentent de « camoufler » l’état de leurs impayées en réduisant leurs créances en souffrances et par suite leurs provisions, et ce afin d’accroître leur résultat et donner, ainsi, l’image d’une organisation saine et rentable. Cette pratique, ainsi que celle qui consiste à provisionner le risque de crédit postérieurement à sa réalisation, peut conduire à une sous-estimation du risque de crédit. Ayant parfaitement compris l’ampleur de l’enjeu économique et financier que représente la gestion du risque de crédit et du contentieux, plusieurs pays ont adopté une nouvelle approche de la politique de provisionnement. Approche plus « anticipative » qui cherche, non pas à constater mais, à « devancer » le risque en s’armant contre toute éventualité d’insolvabilité de l’emprunteur. Selon cette démarche, la constitution des provisions commence dès lors que le crédit est octroyé sans attendre la matérialisation du risque de crédit par des impayés.

La difficulté qui se pose alors est celle de l’évaluation de la provision. C’est à cette problématique que j’essaierai de répondre à travers le présent mémoire en proposant une méthodologie pragmatique de l’évaluation du risque de crédit, basée sur des fondements statistiques.

proposant une méthodologie pragmatique de l’évaluation du risque de crédit, basée sur des fondements statistiques. 9
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Etude du risque des crédits.

bancaire

En effet, parler du risque q’engendre « la probabilité » de défaillance d’un emprunteur nous ramène invariablement, à parler de « modèles statistiques » d’évaluation et de gestion de ce risque. Par ailleurs, la complexité que revêt tout le processus de gestion des créances, depuis l’étude et l’acceptation des demandes de crédits jusqu’à leur dénouement ou déclassement éventuel, rend cette tâche lourde en terme de temps et d’argent. En effet, celle-ci s’effectue, parfois de façon manuelle ce qui, de plus, augmente les risques d’erreurs. Dès lors, la mise en place d’un programme informatisé qui, non seulement, prendrait en charge une partie de la gestion des dossiers de crédits, mais aussi, fournirai une information fiable en temps record, s’impose. La structure du présent mémoire s’impose, par conséquent, d’elle-même. Celle-ci s’articulera autour de deux parties majeures. La première aura pour objet une description brève des évolutions qu’a connu le secteur bancaire marocain avant de s’attarder sur les risques spécifiques à l’activité de crédit ainsi que les procédures de contrôle interne des opérations liées à celle-ci. La seconde partie, quant à elle, mettre l’accent sur le modèle « statistique » de gestion quantitative du risque de crédit et ses impacts tant au niveau comptable qu’au niveau du contrôle de gestion. A noter, dans un souci d’honnêteté culturelle et du respect des droits d’auteur, que ce modèle a été développé par AFGES 1 et a déjà été traité au niveau d’une thèse d’expertise comptable.

Mon apport, quant à lui, prendra la forme de l’ébauche d’un « programme » développé sur Excel et destinée à suivre, à gérer et à contrôler les opérations d’octroi de crédit et de provisionnement suivant la réglementation en vigueur. Veuillez comprendre, toutefois, que cette modeste contribution n’a pas la prétention d’être exhaustive, en ce sens que le dit programme informatique ne tient compte que des hypothèses les plus simples et qu’il ne s’agit donc, que d’un essai de modélisation. Par conséquent, je sollicite l’indulgence du lecteur sur les imperfections qu’il peut y relever sachant que tout travail est perfectible.

1 Il s’agit d’une société de formation bancaire dont l’intégralité et la spécificité des séminaires couvrent les aspects de la comptabilité, du contrôle de gestion, de l’audit de l’organisation et des systèmes d’information.

de la comptabilité, du contrôle de gestion, de l’audit de l’organisation et des systèmes d’information. 10
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Etude du risque des crédits.

bancaire

PARTIE I : L’ENVIRONNEMET BANCAIRE MAROCAN ET LES MESURES LIMITANT LE RISQUE DE CREDIT 11
PARTIE I :
L’ENVIRONNEMET BANCAIRE MAROCAN
ET LES MESURES LIMITANT LE RISQUE DE CREDIT
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Etude du risque des crédits.

bancaire

CCHHAAPPIITTRREEII :: FONDEMENTS ET ORIENTATIONS DU SECTEUR BANCAIRE MAROCAIN. Section 1 : Les caractéristiques du
CCHHAAPPIITTRREEII ::
FONDEMENTS ET ORIENTATIONS DU SECTEUR
BANCAIRE MAROCAIN.
Section 1 : Les caractéristiques du secteur bancaire
marocain.
Section 2 : Les orientations de la nouvelle loi bancaire.
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Etude du risque des crédits.

Section 1 :
Section 1 :

Les caractéristiques du secteur bancaire marocain.

11 Le désencadrement du crédit.

bancaire

Le désencadrement du crédit a pour objet « de doter le secteur monétaire et financier des moyens devant lui permettre de contribuer plus efficacement à la croissance, en assurant aux opérateurs économiques les services financiers dont ils ont besoin et ce, au coût du marché ».

22 La libéralisation des taux.

Elle a été enclenchée progressivement en touchant d’abord les taux d’intérêts créditeurs avant d’être étendue aux taux d’intérêts débiteurs appliqués, respectivement, aux crédits à moyen et long terme et aux crédits à court terme.

Mais l’intervention de BAM dans la diminution et dans le calcul des taux de référence (TRM 2 puis TBB 3 ) rendait peu crédible la libéralisation des taux et l’introduction, à ce niveau d’une politique de marché et ce, d’autant que les taux plafonds continuaient à être administrés, que les crédits privilégiés bénéficiaient toujours de taux faibles et que les marges laissées aux banques ne leur permettent pas de différencier sensiblement les risques peu élevés et les risques forts.

La nécessité de libéraliser davantage encore sa politique en privilégiant les mécanismes de marché, a incité BAM à supprimer les taux plafonds ainsi que les taux assortissant les crédits favorisés et à instaurer, une véritable liberté dans la détermination des taux entre les établissements bancaires et leur clientèle.

Les banques sont toutefois tenues de faire connaître les taux de référence bancaire (TRB) qu’elles appliquent en les affichant dans leurs guichets comme en les faisant ressortir dans les opérations de crédit qu’elles réalisent.

2 Taux de référence mensuel. 3 Taux de base bancaire.

dans les opérations de crédit qu’elles réalisent. 2 Taux de référence mensuel. 3 Taux de base
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Etude du risque des crédits.

bancaire

Ces taux de références peuvent être assimilés aux « prime rates » car ils sont offerts par les banques à leurs meilleurs clients. Ils incluent une marge faible qui est en rapport avec le risque encouru avec cette clientèle.

33 l’abandon des financements privilégiés.

Les financements privilégiés ont été peu à peu abandonnés pour les raisons suivantes :

- le désencadrement intervenu en janvier 1991, a annulé la forte attraction que ces financements exerçaient sur les établissements bancaires durant l’encadrement puisqu’ils pouvaient être accordés sans limitations ou contingentements ;

- L’annulation en juin 1995, des possibilités de réescompte automatiques et à taux privilégiés qu’ils conféraient a également contribué à une désaffection des banques à leur égard ;

- Enfin, les taux faibles dont ils étaient encore assortis après la libéralisation et dont les niveaux pouvaient difficilement être augmentés ou alignés à ceux des autres crédits ont, davantage encore, diminué l’intérêt que ces financements suscitaient chez les établissements bancaires.

Notons qu’en dépit de ces évolutions, les autorités monétaires ont toujours souhaité que les banques puissent continuer à accorder une attention particulière à ces secteurs prioritaires.

44 la suppression des financements obligatoires.

A l’instar des mesures incitatives concernant l’exportation et l’investissement, les mesures contraignantes relatives au financement de l’agriculture et du logement ont été supprimées dans leur quasi-totalité.

Section 2 :
Section 2 :

Les orientations de la nouvelle loi bancaire.

La nouvelle loi bancaire de 1993 a pour objet :

Section 2 : Les orientations de la nouvelle loi bancaire. La nouvelle loi bancaire de 1993
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Etude du risque des crédits.

bancaire

- « d’unifier le dispositif juridique applicable à l’ensemble des établissements bancaires et financiers ;

- d’élargir le cadre de la concertation entre les autorités monétaires et la profession,

- et de renforcer la protection des déposants et des emprunteurs ».

En effet, l’un des principaux objectifs de la loi bancaire de 1993 est l’introduction d’une concurrence égale entre les différents établissements de crédit par l’unification du cadre juridique auquel ils sont soumis.

Cette notion d’unification se retrouve dans la définition de la banque universelle et dans le mode de réglementation, d’agrément, de contrôle et de surveillance qui marque le souci du législateur de faire progressivement disparaître les distorsions de concurrence existant entre établissements.

Par ailleurs, la loi bancaire de 1993 a prévu une nouvelle approche dans les relations des établissements de crédit avec leur clients, déposants et emprunteurs, en renforçant les droits et la protection de ces derniers et en mettant, en place des moyens de contrôle adéquats, ainsi qu’un régime de sanctions profondément réaménagé.

en mettant, en place des moyens de contrôle adéquats, ainsi qu’un régime de sanctions profondément réaménagé.
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Etude du risque des crédits.

bancaire

CCHHAAPPIITTRREE IIII ::

LES RISQUES SPECIFIQUES A L’ACTIVITE DE CREDIT. à l’activité du crédit.
LES RISQUES SPECIFIQUES A L’ACTIVITE DE
CREDIT.
à l’activité du crédit.

Section 1 : Les caractéristiques des risques spécifiques

Section 2 : Les composants du risque de crédit.

du crédit. Section 1 : Les caractéristiques des risques spécifiques Section 2 : Les composants du
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Etude du risque des crédits.

bancaire

Section 1 :
Section 1 :

Les caractéristiques des risques spécifiques à l’activité du crédit.

Les risques sont au cœur de la création de valeur dans les banques. En effet, ces dernières présentent des spécificités qui permettent, en général, de les distinguer des autres entreprises commerciales.

11 Sensibilité au risque de fraude.

Les banques ont la garde d’un volume considérable d’instruments monétaires, notamment d’argent liquide ou d’instruments négociables dont elles doivent assurer la garde. Ceci s’applique tant à la conservation qu’au transfert d’instruments monétaires, ce qui les rend vulnérables aux malversations et aux fraudes, les banques ont donc l’obligation de mettre en place des procédures formelles, de bien définir le pouvoir discrétionnaire accordé à chaque employé et d’établir des systèmes de contrôle interne rigoureux.

22 Sensibilité à la qualité de l’information.

Les banques réalisent un volume considérable de transactions très diverses, tant en valeur qu’en quantité d’opérations. Pour y faire face, elles sont tenues de mettre en place des systèmes comptables et de contrôle interne complexes et recourent de façon importante au traitement informatisé des données.

33 Sensibilité au risque de décentralisation.

Les banques disposent en général d’un vaste réseau de succursales et d’agences dispersées géographiques. Cette structure implique une plus grande décentralisation de l’autorité et la dispersion des fonctions comptables et de contrôle, ce qui pose des problèmes pour maintenir l’homogénéité des procédures et des systèmes comptables, notamment lorsque le réseau des succursales s’étend au-delà des frontières nationales.

44 Sensibilité au risque de non détection.

Les banques souscrivent des engagements importants sans transfert de fonds. Ces opérations de « hors bilan » ne font pas toujours l’objet de suivi comptable rigoureux et leur absence d’enregistrement peut être difficile à détecter.

toujours l’objet de suivi comptable rigoureux et leur absence d’enregistrement peut être difficile à détecter. 17
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Etude du risque des crédits.

bancaire

55 Sensibilité au risque de la multiplicité des obligations réglementaires.

Les banques font l’objet d’une réglementation particulière et les obligations réglementaires ont souvent une incidence sur les principes comptables généralement reconnus et les pratiques du secteur.

L’ensemble de ces éléments impose aux banques la gestion des divers risques auxquels elles sont exposées et en particulier le risque de crédit qui est le risque traditionnel de cette activité et dont la gestion est incontournable.

Section 2 :
Section 2 :

Les composants du risque de crédit.

Le risque de crédit consiste en la défaillance possible d’emprunteurs dans le remboursement des crédits. Ce risque est assimilé aussi au risque de contrepartie du fait qu’il trouve son origine chez le débiteur. Toutefois, le risque de contrepartie englobe outre la défaillance des clients, la défaillance des autres tiers (institutions financières, créances rattachées à des filiales…) Je développerai dans ce qui suit, les différents types de risques relatifs au crédit bancaire ainsi que les modalités de leur appréciation. Il s’agit notamment des risques suivants :

- Le risque inhérent à la qualité du débiteur ;

- Le risque lié à la prise des garanties ;

- Et le risque inhérent au manque de suivi.

11 Le risque inhérent à la qualité du débiteur.

Il s’agit du principal risque encouru par les banques. Avant les différentes réformes qu’à subi l’environnement bancaire et qui soumet les banques à une concurrence féroce, la politique de distribution des crédits était très sélective en ce sens que les demandes de prêt étaient examinées de manière très minutieuse afin de minimiser le risque de prêter à un mauvais client. Aujourd’hui, concurrence oblige, les banques se battent sur le marché des crédits afin de minimiser le risque de refuser un bon client et de manquer, par suite, une opportunité fort intéressante.

afin de minimiser le risque de refuser un bon client et de manquer, par suite, une
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Etude du risque des crédits.

bancaire

Cette mutation s’est accompagnée d’une prise de risque plus importante et a modifié

l’approche du client dans les banques. Ainsi, à la connaissance personnelle du client et à la

relation « prêteur-emprunteur » qui demeurent fondamentales, s’ajoutent des outils d’aide à

la décision que sont l’analyse financière (ratios, tableaux de flux), les crédits scoring. Certains

établissements, présents au niveau du Web, offrent même la possibilité de « simuler » l’étude

de leurs demandes de crédit.

De manière très synthétique, les approches retenues pour les particuliers et professionnels

sont les suivantes :

11--11

Evaluation du risque attaché au particulier.

La décision de prêter à un particulier résulte de deux convictions

connaissance de l’histoire bancaire du client, l’autre basée sur l’anticipation de son avenir.

: l’une issue de la

a. Historique du client.



Historique des incidents au sein de la banque pour les anciens clients.



Analyse des opérations de trésorerie du client afin de déterminer la tendance du client à

épargner ou à consommer.

 

b.

Situation actuelle et les perspectives du débiteur.



Age, état de santé, accord éventuel de la compagnie d’assurance ou de caution.



Revenus, profil de carrière, projets individuels (mobilité, carrière).



Situation familiale.



Situation patrimoniale (actif net), surface financière de son environnement.



Indicateurs d’endettement.

11--22

Evaluation du risque attaché au débiteur personne morale.

Il s’agit, à ce niveau, de déterminer un risque « Global ».

RISQUE GLOBAL

= Risque lié à la structure financière de l’entreprise + Risque lié à l’environnement (marchés,
=
Risque lié à la structure financière de l’entreprise
+ Risque lié à l’environnement (marchés, clients)
+ Risque lié au facteur humain (dirigeants, concentration du savoir)
+ Risque lié à la politique générale de l’entreprise et à son organisation
+ Risque lié à la structure juridique de l’entreprise.
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Etude du risque des crédits.

bancaire

A noter qu’en ce qui concerne le risque lié à l’environnement, il s’agit non seulement d’envisager les modifications éventuelles mais surtout de mesurer la capacité de réaction de l’entreprise face à ce changement. L’analyse du risque de crédit concernant la personne morale, doit toujours s’appuyer, d’une part, sur la situation actuelle de l’entreprise, son passé (comptes annuels…) et d’autre part, sur les éléments prévisionnels. Tout dossier de crédit digne de ce nom doit en effet regrouper un plan de financement prévisionnel, un compte de résultat prévisionnel et une situation de trésorerie prévisionnelle.

22 Le risque lié à la prise de garanties.

La qualité des garanties offertes ne constitue jamais le seul critère de décision, toutefois, le recours à la prise de garanties est quasi-systématique pour certains crédits. Cet état de fait résulte du rapport de force entre le prêteur et l’emprunteur et il nous fait oublier que la prise de garanties n’a de sens véritable que :



Lorsque le banquier est en présence d’une opération particulière liant l’intervention à la garantie (avances sur titres, avances sur marchandises).



Lorsque le banquier est en présence d’une entreprise dont l’activité implique des engagements hors de proportion avec sa surface (négoce).



Lorsque le banquier estime que la capacité de remboursement de son client est hasardeuse.

Critères auxquels doit répondre la garantie

Type de garantie : sûreté réelle ou personnelle. Le choix de la garantie doit toujours s’effectuer selon les caractéristiques du client.

Efficacité de la garantie : le banquier doit connaître et évaluer les droits procurés par chaque garantie :

Sûretés conférant un droit de préférence et de suite (hypothèque). Sûretés conférant un droit de rétention (gage). Sûretés conférant un véritable droit de propriété (cession de créance).

Valeur de la garantie : le banquier doit s’assurer que la valeur du bien constituant la garantie couvre le montant du crédit.

la garantie : le banquier doit s’assurer que la valeur du bien constituant la garantie couvre
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20

Etude du risque des crédits.

bancaire

S’il s’agit d’une personne qui se porte garante de remboursement, il doit s’assurer de sa solvabilité et de sa capacité à honorer son engagement.

Coût de la garantie : le banquier doit toujours rechercher la moins onéreuse possible pour le client.

33 le risque inhérent au manque de suivi.

Cette démarche doit globalement satisfaire aux préoccupations suivantes :









Identification précoce des situations de risque. Gestion anticipée de l’impayé. Appréciation globale de la situation de l’emprunteur. Forte conscience de l’impératif de recouvrement chez tous les intervenants.

globale de la situation de l’emprunteur. Forte conscience de l’impératif de recouvrement chez tous les intervenants.
globale de la situation de l’emprunteur. Forte conscience de l’impératif de recouvrement chez tous les intervenants.
globale de la situation de l’emprunteur. Forte conscience de l’impératif de recouvrement chez tous les intervenants.
de la situation de l’emprunteur. Forte conscience de l’impératif de recouvrement chez tous les intervenants. 21
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Etude du risque des crédits.

bancaire

RREECCAAPPIITTUULLAATTIIFF

bancaire R R E E C C A A P P I I T T U

Je peux conclure que la banque est par définition un organisme à risque. En effet, dès qu’elle distribue un crédit, celle-ci prend le risque que l’emprunteur devienne ins

L’enjeu que représente ce risque dans la gestion d’une banque, compte tenu des mutation importantes qu’à connu notre système bancaire marocain ainsi que les changements qui emp notre tissu économique (la déréglementation des taux de crédit, la baisse des marges d’interm des banques, la crise que connaissent certains secteurs économiques, etc.) fait qu’il est de impératif de mettre en place des procédures efficaces de maîtrise du risque.

Ainsi, avant d’exposer le modèle quantitatif de la gestion du risque de crédit bancaire, j’analy dans le chapitre qui suit, les mesures réglementaires mises en place par BAM pour maîtris Et gérer le risque de crédit.

le chapitre qui suit, les mesures réglementaires mises en place par BAM pour maîtris Et gérer
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22

Etude du risque des crédits.

bancaire

CCHHAAPPIITTRREEIIIIII ::

LES MESURES LIMITANT LE RISQUE DE CREDIT Les mesures réglementaires. CHAPITRE III : marocaines :
LES MESURES LIMITANT LE RISQUE DE CREDIT
Les mesures réglementaires.
CHAPITRE III :
marocaines : Le contrôle interne.
réglementaires. CHAPITRE III : marocaines : Le contrôle interne. Les mesures préventives adoptés par les banques.

Les mesures préventives adoptés par les banques.

réglementaires. CHAPITRE III : marocaines : Le contrôle interne. Les mesures préventives adoptés par les banques.
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23

Etude du risque des crédits.

Sous chapitre 3 : Etude des mesures réglementaires. solvabilité. Section garantie.
Sous chapitre 3 :
Etude des mesures réglementaires.
solvabilité.
Section
garantie.

Section 1 : Le ratio COOKE ou coefficient de

Section 2 : Le coefficient de division des risques.

Section 3 : Les nouvelles règles de provisionnement des créances en souffrance.

4 : Les restructurations et les fonds de

Les nouvelles règles de provisionnement des créances en souffrance. 4 : Les restructurations et les fonds
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bancaire

Etude du risque des crédits.

bancaire

L’importance de la maîtrise de la distribution des crédits, « poumon » de l’économie, est une évidence qui s’impose à tous. Conscients de l’ampleur de cet état des faits, les pouvoirs publics se sont penchés sur la réglementation de cette activité afin de cerner le risque qui en découle. L’instauration des mécanismes de marché, l’abandon du contrôle direct des engagements bancaires se sont traduits par un renforcement des règles prudentielles limitant les risques liés au crédit et l’aménagement de possibilités de restructuration aussi bien pour les établissements de crédit que pour les entreprises.

Parmi les mesures limitant les risques liés au crédit, il y a lieu de distinguer :



Le ratio COOKE ou coefficient de solvabilité ;



Le coefficient de division des risques ;



Les nouvelles règles de provisionnement des créances en souffrance ;



Les restructurations et les fonds de garantie.

Section 1 :
Section 1 :

Le ratio COOKE ou coefficient de solvabilité.

Il est important de signaler que le coefficient de solvabilité marocain s’inspire largement des définitions et des modalités d’application prévues par l’Accord de Bâle de juillet 1988 sur le ratio COOKE. Les banques marocaines avaient été informées, lors de la 57 ème session du Comité du Crédit et

du Marché Financier tenu à Rabat le 1

compter du 1 er janvier 1993 avec l’obligation de couvrir, à cette date, l’ensemble des risques bancaires par les fonds propres et ce, jusqu’à hauteur d’un minimum de 8%.

er décembre 1990, de l’institution du ratio Cooke à

11 Modalités de calcul du ratio de solvabilité.

Au Maroc, le ratio de solvabilité s’applique à tous les établissements de crédit. Sa formule est celle du ratio Cooke. Ce coefficient est défini par BAM comme étant un rapport minimum, fixé à 8%, devant être respecté, en permanence, par les établissements de crédit entre d’une part, les éléments de leur

devant être respecté, en permanence, par les établissements de crédit entre d’une part, les éléments de
25
25

Etude du risque des crédits.

bancaire

actif et leurs engagements par signature, affectés d’un taux de pondération en fonction de leur

degré de risque (risques pondérés). Sa formule est donc établie comme suit :

FONDSPROPRES

RISQUES PONDERES

RATIO DE SOLVABILITE =

>=8%

1.1 Analyse technique du numérateur : Les fonds propres nets.

L’article 1 de la circulaire de BAM relative au coefficient minimum de solvabilité a défini les

fonds propres du numérateur comme étant constitués du total formé par :

numérateur comme étant constitués du total formé par : FONDS PROPRES. Capital social + Réserves +
FONDS PROPRES.
FONDS
PROPRES.
étant constitués du total formé par : FONDS PROPRES. Capital social + Réserves + Report à

Capital social

+ Réserves

+ Report à nouveau créditeur.

+ Provisions ayant supporté l’impôt

+ Provisions pour risques généraux

+ Provisions pour construction ou acquisition de logements destinés au personnel

- La part non libéré du capital social

- Pertes de l’exercice - du report à nouveau débiteur

- Frai d’établissements nets des amortissements

- Immobilisations incorporelles nettes des

amortissements et des provisions pour dépréciation Titres de placement, de participation et de filiales détenus dans le capital des autres établissements de crédit marocains ou étrangers, ou des institutions bancaires étrangères, nets des provisions pour dépréciation

- Dotations aux filiales, succursales et agences bancaires

à l’étranger, nettes des provisions pour dépréciation.

1.2 Analyse technique du dénominateur : les risques pondérés.

Le dénominateur du ratio de solvabilité (ou ratio Cooke) vise à mesurer essentiellement le

risque de crédit, c'est-à-dire le risque d’une défaillance de la contrepartie et subsidiairement le

rsique-pays. Il ne prend pas en compte d’autres catégories de risques tels les risques de

placement, de taux d’intérêts, de taux de change et les risques de concentration.

Les emplois bancaires y sont subdivisés en deux catégories :

- Les actifs figurant au bilan.

de concentration. Les emplois bancaires y sont subdivisés en deux catégories : - Les actifs figurant
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26

Etude du risque des crédits.

- Les engagements hors bilan ou crédits par signature.

a. Les engagements figurant au bilan.

Ces engagements sont pondérés en fonction de 3 critères :

bancaire

- la nature du débiteur : Etats, banques, organismes financiers spécialisés et entreprises ;

- la localisation du risque suivant l’appartenance ou non du débiteur à un pays de l’O.C.D.E.

- et la durée des crédits selon que leur échéance résiduelle excède ou n’excède pas 12 mois. Au bilan, les risques pondérés sont calculés selon la formule suivante :

pondérés sont calculés selon la formule suivante : ENGAGEMENTS QUOTITE DE CONTREPARTIE = RISQUE PONDERE Au

ENGAGEMENTS QUOTITE DE CONTREPARTIE = RISQUE PONDERE

Au Maroc, 4 coefficients de pondération ont été retenus :

Risques pondérés à 0% :

Pour les montants garantis seulement :















Créances garanties par l’Etat ; Engagements garantis par la caisse centrale de garantie ; Crédits garantis par des fonds marocains ; Engagements bordés par un nantissement de titres émis ou garantis par l’Etat ; Crédits garantis par des dépôts en espèces ; Engagements provisionnés (pour le montant des provisions) ; Crédits garantis par un nantissement de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement bancaire concerné.

de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement
de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement
de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement
de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement
de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement
de comptes à terme, des bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par l’établissement

Risques pondérés à 20%





Créances (avoirs et prêts) sur les autres établissements de crédit marocains ; Créances sur les banques installées dans les pays de la zone A 4 ;

les autres établissements de crédit marocains ; Créances sur les banques installées dans les pays de

4 Pays de l’OCDE ou pays membre de l’OCDE et qui ont conclu des accords spéciaux de prêts avec le FMI dans le cadre d’accords généraux d’emprunts à savoir, l’Arabie Saoudite.

spéciaux de prêts avec le FMI dans le cadre d’accords généraux d’emprunts à savoir, l’Arabie Saoudite.
27
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Etude du risque des crédits.

bancaire



Créances inférieures à 12 mois sur les banques installées dans les pays de la zone B 5 ;



Crédits consentis à la clientèle garantis par les autres établissements bancaires, ou par



nantissement de bons de caisse ou de certificats de dépôts émis par ceux-ci ;



Crédits alloués à la clientèle, garantis par les organismes marocains d’assurance à l’exportation ; Concours octroyés à la clientèle garantis par les banques installées dans les pays de la



zone A ; Crédits inférieurs à 12 mois consentis à la clientèle et garantis par les banques installées



dans les pays de la zone B ; Crédits alloués à la clientèle, garantis par les banques multilatérales de développement ainsi que par les organismes assimilés ou par nantissement de titres émis par ces institutions.

Risques pondérés à 50%

Crédits hypothécaires par un bien immobilier à usage de logement ; Crédit bail immobilier.

Risques pondérés à 100%



Crédits distribués à la clientèle ;



Créances supérieures à 12 mois consentis aux banques installées dans les pays de la zone B ;



Crédits bail mobiliers ;



Immobilisations corporelles (nettes des amortissements) ;



Titres de placement et de participation nets de provisions pour dépréciation autres que :



Les titres de dotations déduites des fonds propres ; Les titres émis ou garantis par l’Etat (bons du trésor entre autres) ; Excédent des valeurs à l’encaissement sur le total de l’exigible près encaissement et



remises de chèques à crédit immédiat ; Comptes d’ordre et de liaison ainsi que « les autres sommes dues par les tiers ».

5 Pays n’appartenant pas à la zone A.

et de liaison ainsi que « les autres sommes dues par les tiers ». 5 Pays
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28

Etude du risque des crédits.

bancaire

b. Les engagements hors bilan ou les crédits par signature

Les risques pondérés en hors bilan sont obtenus par la formule suivante :

=

ENGAGEMENTS

QUOTITE DE

RISQUE

HORS BILAN

DONNEE

PONDERE

Quotité de 0%

Identique à celle des engagements figurant au bilan (voir ci-dessus).

Quotité de 4%

Ouverture de crédits documentaires import en faveur des autres établissements bancaires, lorsque les marchandises correspondantes servent de garantie.

Quotité de 20 %



Crédits documentaires export confirmés en faveur des banques installées hors du Maroc.



Autres engagements par signature en en faveur des autres établissements bancaires marocains ;



Autres engagements par signature en faveur des banques installées dans la zone A ;



Autres engagements par signature dont l’échéance n’excède pas 12 mois émis en



faveur des banques installées dans la zone B ; Crédits documentaires import en faveur de la clientèle, nets de provisions versées par celle-ci, lorsque les marchandises correspondantes servent de garantie ;



Engagements par signature en faveur de la clientèle garantis par les banques et établissements habilités à délivrer des garanties par signature ;



Engagements par signature en faveur de la clientèle garantis par les banques installées dans la zone A ;

 Engagements par signature en faveur de la clientèle garantis par les banques installées dans la
29
29

Etude du risque des crédits.

bancaire



Engagements par signature en faveur de la clientèle dont l’échéance n’excède pas 12 mois, garantis par les banques de la zone B ;



Engagements par signature en faveur de la clientèle garantis par les banques multilatérales de développement ainsi que les organismes assimilées.

Quotité de 50 %





Cautions de marchés publics en faveur de la clientèle (nettes de provisions constituées par celle-ci ; Cautions en faveur de la clientèle données en garantie du paiement des droits et taxes de douane.

par celle-ci ; Cautions en faveur de la clientèle données en garantie du paiement des droits

Quotité de 100%



Autres engagements par signature en faveur de la clientèle (nets de provisions)



Engagements par signature supérieurs à 12 mois en faveur des banques de la zone B.

22

Analyse critique du ratio Cooke.

2.1 Au niveau des risques :

Le ratio Cooke ne prend pas en considération d’autres types de risque comme le risque de taux, de change, d’illiquidité, de placement des titres, etc.) L’érosion des marges d’une part, et la recherche d’une meilleure rémunération des fonds propres (dont l’augmentation conditionne aujourd’hui celle des actifs bancaires) d’autre part, peuvent amener paradoxalement les banques à prendre des risques élevés car mieux rétribués.

2.2 Au niveau des pondérations :

Les pondérations des différents actifs étant étroitement liées à la mesure du risque de contrepartie s’y rapportant, elles devaient faire l’objet d’une meilleure modulation. Plusieurs remarques peuvent être formulées à cet égard :

devaient faire l’objet d’une meilleure modulation. Plusieurs remarques peuvent être formulées à cet égard : 30
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Etude du risque des crédits.

bancaire

Le critère discriminant les pays selon leur appartenance à l’O.C.D.E ou non, défavorise nettement les Etats hors OCDE (les flux financiers d’une échéance supérieure à 1 an vers ces pays étant pondérés à 100% contre seulement 20% pour les pays de l’OCDE. Le système de pondération retenu est plus favorable pour les créances sur les Etats de l’OCDE et sur le secteur public que pour les investissements productifs du secteur privé. Il avantage, par ailleurs, les banques (mêmes les plus petites) sur les entreprises (y compris les multinationales). Au sein de ces dernières, il ne fait aucune distinction entre les entreprises fragiles et celles qui sont plus solides ni entre les PME et les grandes entreprises. Les pondérations peuvent enfin contribuer à une diminution des crédits bancaires dont notamment les crédits d’investissement productifs.

enfin contribuer à une diminution des crédits bancaires dont notamment les crédits d’investissement productifs. 31
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Etude du risque des crédits.

Section 2 :
Section 2 :

Le coefficient de division des risques.

bancaire

J’étudierai le coefficient de division des risques applicables aux établissements de crédit marocains en faisant ressortir ses caractéristiques ainsi que les pondérations y afférentes. J’analyserai parallèlement ses critères et les quotités qui s’y rattachent par comparaison à ceux adoptés par les pays de l’U. E.

11 Caractéristiques.

Le coefficient maximum de division des risques est défini comme étant le rapport maximum de 10% que les établissements de crédit doivent respecter, en permanence, entre d’une part le total des risques encourus sur un même bénéficiaire et d’autre part leurs fonds propres nets.

Les risques englobent :

Les crédits de toute nature et de toute durée ; Les crédits-bails et autres locations avec option d’achat ; Les titres de placement, de participation et emplois assimilés, émis par le bénéficiaire 6 et souscrits par l’établissement de crédit concerné ainsi que les instruments assimilés.

Sont exclus de ces risques, ceux encourus sur :

L’Etat ; Les autres établissements bancaires ; Les organismes financiers spécialisés ; Les organismes coopératifs agricoles.

6 Par bénéficiaire, il faut entendre :

- toute personne physique ou morale.

- L’ensemble des personnes physiques ou morales ayant entre elles des liens juridiques ou financiers qui en font un groupe d’intérêts.

physiques ou morales ayant entre elles des liens juridiques ou financiers qui en font un groupe
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Etude du risque des crédits.

bancaire

22 Analyse critique des critères du coefficient de division des risques.

Le taux du coefficient de division des risques qui conditionne, pour une banque, le montant des crédits distribués aux grandes entreprises ou aux groupes de sociétés est plus contraignant pour les établissements bancaires nationaux que pour les établissements de crédit installés à l’étranger, son taux de 10% étant de loin inférieur à ceux pratiqués actuellement à l’extérieur comme en Tunisie (40%).

Le taux de ce coefficient, au Maroc, demeure très restrictif même par rapport aux dispositions prises par l’UE.

Le taux en vigueur au Maroc, de 10%, crée donc des distorsions de concurrence entre les banques marocaines et étrangères et ce, d’autant plus que les entreprises nationales ont été autorisées à rechercher librement des financements à l’étranger.

Par ailleurs, la circulaire de BAM sur le coefficient de division des risques, n’a pas prévu de dispositions particulières pour les établissements bancaires dont les fonds propres sont de montants faibles et qui sont, en fait les plus affectés par les nouveaux coefficients (de division de risque et de solvabilité), parce que limitant énormément leurs possibilités de financement.

Enfin, le resserrement des critères du coefficient de division des risques pourrait engendrer des remaniements au niveau des financements des entreprises de grande taille ou appartenant à un même groupe par des réaménagements des pourcentages de financement dans les consortiums bancaires, ou ente les banques, en concédant une plus grande place aux établissements dont les fonds propres sont importants.

Pour toutes les raisons invoquées ci-après, une révision à la hausse du coefficient de division des risques, au Maroc, paraît nécessaire.

invoquées ci-après, une révision à la hausse du coefficient de division des risques, au Maroc, paraît
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Etude du risque des crédits.

Section 3 :
Section 3 :

bancaire

Les nouvelles règles de provisionnement des créances en souffrance.

Dans le but d’éviter, pour le système bancaire et les déposants, l’insécurité liée aux conséquences pouvant résulter des crédits impayés, BAM avait mis en place, en 1993, de nouvelles règles de provisionnement. Ces nouvelles règles, beaucoup plus contraignantes que celles qui existaient déjà intègrent dans les différents critères retenus, un suivi plus rigoureux des engagements et des dossiers de crédit et classent les créances en souffrances en 3 catégories, selon le degré des risques impayés. J’étudierai ces nouvelles mesures selon les critères de classification et de provisionnement déterminés par BAM.

11 Critères declassification des créances en souffrance.

Les créances en souffrance sont classées selon le degré de perte pouvant être enregistré sur les crédits bancaires ou l’élévation anormale du risque s’y rapportant. Elles sont réparties en trois catégories.

1.1.Tableau synoptique des critères de classification des créance annexe N°1).

1.2. Règles complémentaires applicables à l’ensemble des créanc souffrance.

La circulaire de BAM du 6 décembre 1995 stipule à cet égard que :

« L’ensemble des crédits par décaissements et /ou par signature consentis à un même client doit être classé » :

o Dans l’une des catégories susvisées, lorsque le montant des créances en souffrance enregistrées dans cette catégorie représente 50% du total.

lorsque le montant des créances en souffrance enregistrées dans cette catégorie représente 50% du total. 34
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Etude du risque des crédits.

bancaire

o Dans la catégorie réservée au risque de perte le plus élevé, lorsque la somme des créances en souffrance comptabilisées dans les différentes catégories atteint 50% du total.

Elle précise, par ailleurs, que les critères retenus (repris dans le tableau synoptique ) constituent des normes minimales et que les créances répondant à l’un de ces critères doivent être classées dans la catégorie concernée, quelles que soient les garanties dont elles peuvent être assorties. Les « agios réservés », qui sont décomptés sur les créances en souffrance, ne peuvent être comptabilisés dans les produits que lorsqu’ils sont effectivement encaissés.

22 Analyse critique des critères de classification des créances en so

Les nouveaux critères d’appréciation qui prennent en considération l’absence, chez la banque, des documents comptables des clients ou encore, l’équilibre ou non des structures financières de leurs affaires, auront des effets positifs tant au niveau des entreprises, en les rendant plus soucieuses au renforcement de leur situation financière, qu’au niveau des banques, par un suivi et une gestion plus rigoureuse de leurs risques.

Certains critères peuvent paraître cependant excessifs pour les entreprises comme la règle imposant aux banques de classer tous les crédits d’un client dans l’une des 3 catégories pour peu que le montant des créances en souffrance soit égal ou supérieur à 50% du total des concours dont il bénéficie. Cela est surtout vrai pour les impayés escompte qui sont dus à la défaillance de tierces personnes (les tirés des effets de commerce ou clients des entreprises concernées) et qui peuvent ne pas être remboursés dans les 3 ou 4 mois suivant l’échéance des effets, notamment en période de campagne ou en période de resserrement de la trésorerie.

Dans ces circonstances particulières le recouvrement, par l’entreprise, peut s’avérer difficile et conduire au provisionnement de l’ensemble de ces crédits par la banque lorsque les impayés escompte en question sont égaux ou supérieurs à 50% des crédits bancaires qui lui sont accordés.

les impayés escompte en question sont égaux ou supérieurs à 50% des crédits bancaires qui lui
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Etude du risque des crédits.

bancaire

A cet égard, il serait souhaitable, à notre sens, que les délais prévus pour les impayés escompte soient augmentés et/ou que le critère de 50% vu plus haut soit annulé ou révisé à hausse.

Par ailleurs, une distorsion est relevée entre les critères de classification des crédits par décaissements, non remboursés, utilisables en compte, et ceux amortissables selon un échéancier : les premiers ne sont classés respectivement en créances pré-douteuses, douteuses et compromises qu’après 4 mois, 6 mois et 9 mois maximum, suivant leur terme, alors que les seconds sont classés directement en créances compromises lorsque 3 échéances seulement sont impayées.

Enfin, plusieurs questions concernant les relations entre les banques et es entreprises e posent dès que les encours d’un client deviennent classés en créances pré-douteuses :

Faut-il que la banque arrête ses financements au risque de gêner le fonctionnement normal de l’entreprise concernée, d’aggraver la situatio ci et d’être tributaire d’un jugement défavorable pour rupture abusive d crédit ?

Faut-il au contraire qu’elle maintienne ses concours au risque, cette foi condamnée pour avoir conservé artificiellement des crédits à une entre n’était pas viable ?

Les autorités monétaires n’ont pas voulu trancher sur ces cas délicats qui reposent aujourd’hui sur le bon sens des banquiers.

33 Couverture et provisionnement des créances en souffrance.

La couverture, par les provisions, des créances en souffrance est prévue par l’instruction de BAM du 6 décembre 1995. Nous examinerons ces règles de provisionnement en étudiant successivement :

Les taux de provisions qui ont été retenus ; Les modalités relatives à leur constitution ;

successivement : Les taux de provisions qui ont été retenus ; Les modalités relatives à leur
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36

Etude du risque des crédits.

bancaire

Et ce, avant de conclure par une analyse critique s’y rapportant.

3.1 Les taux de provision.

Les montant prévus sont progressifs et sont répartis selon la nature des créances en souffrance. Ainsi, celles-ci doivent donner lieu à la constitution de provisions égales à un minimum de :

- 20% sur les créances pré-douteuses ;

- 50% sur les créances douteuses ;

- Et 100% sur les créances compromises.

3.2 Modalités de constitution de provisionnement.

La constitution des provisions sur les créances en souffrance est effectuée après déduction des « agios réservés » ainsi que des garanties énoncées par l’instruction de BAM du 6 décembre 1995 reprises comme suit. Les garanties déduites des créances en souffrance le sont selon les quotités suivantes, précisées par BAM.

Quotité de 100%



Les garanties reçues de l’Etat et de la Caisse Centrale de Garantie ;



Le nantissement des titres émis ou garantis par l’Etat ;



Les dépôts de garanties (deposits) ;



Le nantissement de comptes à terme ou de bons de Caisse ou de certificats de dépôt émis



par l’établissement bancaire concerné ; Les engagements par signature reçus des fonds et institutions marocains de garantie des crédits dont la liste est arrêtée par BAM.

par signature reçus des fonds et institutions marocains de garantie des crédits dont la liste est
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Quotité de 80%



Les engagements par signature reçus :

Etude du risque des crédits.

bancaire

Des autres établissements bancaires marocains ; Des sociétés de financement de crédits par signature ; Des organismes marocains d’assurance à l’exportation ; Des fonds et institutions marocains de garantie des crédits dont la liste est arrêtée par BAM ; Des banques installées dans les pays de la zone B lorsque l’échéance résiduelle des crédits garantis n’excède pas 12 mois ; Des banques multilatérales de développement et des organismes assimilés.





Le nantissement de bons de caisse et de certificats de dépôt émis par les autres établissements bancaires ; Le nantissement de titres émis pat les banques multilatérales de développement et les organismes assimilés.

Quotité de 50%





Les hypothèques sur des biens immobiliers reçues en couverture de crédits autres que les crédits à l’habitat (construction, acquisition et aménagements de logements). Le nantissement des marchés publics.

crédits à l’habitat (construction, acquisition et aménagements de logements). Le nantissement des marchés publics.

Quotité de 35%

Les hypothèques sur des biens immobiliers reçues en couverture de crédits autres que les crédits à l’habitat.

Il convient de signaler, par ailleurs, que les titres de placement et de participation et emplois assimilés doivent donner lieu à la constitution de provisions à hauteur de l’écart constaté entre leur coût historique et leur valeur à la date d’arrêté de l’exercice.

à hauteur de l’écart constaté entre leur coût historique et leur valeur à la date d’arrêté
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38

Etude du risque des crédits.

bancaire

L’instruction de BAM, du 6 décembre 1995 précise, à cet effet, que la valeur à la date d’arrêté de l’exercice des titres de placement et de participation et emplois assimilés est égale :

Pour les titres côtés en Bourse à leur coût moyen du dernier mois. Pour les actions ou les titres non côtés en Bourse respectivement à leur valeur mathématique ou à leur valeur probable de négociation.

3.3 Analyse critique des nouvelles règles de provisionnement.

Les quotités venant en déduction des créances en souffrance comportent les mêmes lacunes que celles que nous avons pu relever au niveau du ration de solvabilité, notamment en ce qui concerne les entreprises du secteur public, les organismes coopératifs agricoles, les crédits par signature et les créances sur/ou garanties par les administrations et les banques centrales.

La base des quotités retenues étant, par ailleurs, mesurée par rapport à la sécurité que confèrent les différentes garanties prévues, la différenciation des quotités sur les hypothèques reçues en couverture des crédits à l’habitat et en couverture des autres crédits, respectivement de 50% et de 35% n’est pas justifiée.

La différenciation dans les quotités retenues entre le fonds de Garantie des Crédits Jeunes Promoteurs et Jeunes entrepreneurs (favorisé avec une quotité de déduction de 100%) et les autres Fonds garantissant les investissements des PME exportatrices ou les crédits pour le développement des régions du Nord (moins avantagés avec une quotité de 80%) ne se justifie pas. Un alignement des quotités prévues pour ces fonds à hauteur de 100% serait souhaitable pour ne pas dire nécessaire.

Un alignement des quotités prévues pour ces fonds à hauteur de 100% serait souhaitable pour ne
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Etude du risque des crédits.

Section 4 :
Section 4 :

Les restructurations et les fonds de garantie.

bancaire

La libéralisation et l’application de la politique de marché, en stimulant la concurrence au niveau national comme à l’échelle mondiale, provoquent une baisse des prix recherchée par les agents économiques mais pouvant entraîner des déséquilibres au sein des établissements et des firmes fragiles.

Nous vivions aujourd’hui l’ère de la contraction des marges, de la diminution des charges et de l’amélioration de la productivité avec toutes les conséquences que cela peut entraîner au plan économique, financier et social.

Les établissements de crédit, longtemps protégés par l’encadrement et les mesures administratives de fixation des taux ont été confrontés très rapidement à la compétition de leurs concurrents nationaux et internationaux et au développement important de la désintermédiation issue de l’émergence du marché boursier.

A cet égard, des mesures de sauvegarde et de protection des déposants ont été instaurées par la loi bancaire de 1993.

Parallèlement, les entreprises commerciales et industrielles ont dû faire face à une concurrence internationale très vive sur les différents marchés extérieurs comme sur le marché national, engendrée par la libéralisation du commerce extérieur et la suppression des protections à travers le démantèlement des barrières douanières.

L’accord de la zone de libre Echange signé avec l’Union Européenne en février 1996 leur ménage une période de préparation de douze années au cours de laquelle elles doivent réussir leur restructuration en vue de développer leurs capacités compétitives.

Pour les entreprises qui éprouvent des difficultés, le législateur a d’ores et déjà prévu, dans le code de commerce d’août 1996, des mesures de repêchage applicables aux firmes qui sont viables économiquement.

le code de commerce d’août 1996, des mesures de repêchage applicables aux firmes qui sont viables
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Etude du risque des crédits.

bancaire

L’Etat est allé plus loin en étudiant avec les différents secteurs d’activité et l’Union Européenne la mise en place d’un programme de mise à niveau des entreprises marocaines opérationnel depuis 1998.

11 les règles de sauvegarde relatives aux établissements de crédit.

Il y a d’abord les règles de bon sens qui ont incité différents établissements bancaires à se

rapprocher par fusion, absorptions ou associations afin de réaliser des économies d’échelle et

d’obtenir un effet multiplicateur des expertises variées des uns et des autres. Le phénomène des concentrations des banques, devenu monial, est encouragé par les autorités

monétaires des différents pas, soucieuses d’avoir des institutions solides financièrement, fortes technologiquement et de dimension internationale, plus à même de supporter les aléas du marché tout en étant compétitive et rentable.

A côté des concentrations, issues généralement d’initiatives privées, qui ont permis de

résoudre les risques liés à des établissements bancaires en difficultés ou en pertes, la loi bancaire de 1993 a prévu des règles de sauvegarde dont je synthétise ici les mesures principales suivantes.

1.1 L’obligation d’information.

Celle-ci concerne aussi bien la publication des comptes semestriels et annuels des établissements bancaires que toute anomalie ou événement grave survenant dans leur activité.

1.2 La mise en œuvre d’un plan de redressement.

Tout établissement en difficulté peut recevoir une injonction du Gouverneur de BAM en vue d’établir un plan de redressement dans les 3 mois et lui soumettre les mesures envisagées pour rétablir les équilibres touchés.

plan de redressement dans les 3 mois et lui soumettre les mesures envisagées pour rétablir les
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Etude du risque des crédits.

bancaire

1.3 L’appel au soutien des principaux actionnaires.

Si les moyens financiers prévus dans le plan de redressement s’avèrent être insuffisants, le Gouverneur de BAM peut mettre à contribution les actionnaires détenant 5% ou plus dans le capital de l’établissement concerné, pour renflouer les possibilités financières de ce dernier.

1.4 La désignation d’un administrateur provisoire.

Cette démarche peut être entreprise à la demande des dirigeants ou à l’initiative du Gouverneur de BAM lorsque la situation de l’établissement devient plus grave ou compromise.

1.5 Le fonds collectif de Garantie des Dépôts.

Ce fonds permet aux établissements bancaires en difficulté d’obtenir des concours remboursables sur la base des financements prévus dans leur plan de redressement. Il confère également la possibilité aux déposants d’un établissement de crédit mis en liquidation, d’être indemnisés jusqu’à hauteur de 50.000dhs au maximum par personne (physique ou morale) et proportionnellement aux possibilités du fonds. Le taux de contribution annuelle des banques à ce fonds a été fixé par l’arrêté du Ministre des finances du 29 février 1996 comme suit :

- 1996 et 1997 : 0,10% annuellement sur les dépôts ;

- 1998 et 1990 : 0,15% annuellement sur les dépôts ;

- 2000 et ultérieurement : 0,20% annuellement sur les dépôts.

1.6 Le mécanisme collectif de soutien financier.

Ce mécanisme fait appel à la solidarité des établissements bancaires. Il peut être mis en œuvre par le Gouverneur de BAM lorsqu’une banque est en difficulté et que les moyens financiers du Fonds de Garantie sont insuffisants pour rétablir sa situation.

est en difficulté et que les moyens financiers du Fonds de Garantie sont insuffisants pour rétablir
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Etude du risque des crédits.

bancaire

22 La mise à niveau et la restructuration des entreprises.

L’adaptation des entreprises nationales aux évolutions du marché est devenue une nécessité surtout dans la perspective de la zone de libre échange avec l’Union Européenne à l’horizon

2008.

2.1 Le programme de mise à niveau.

Ce programme vise justement la restructuration et l’amélioration de la compétitivité des entreprises industrielles marocaines.

Son contenu comporte 4 axes :

a. L’assistance à l’entreprise.

Cette assistance revêt plusieurs formes :

- Consultation, audit et diagnostic de l’existant ;

- Etude des développements nécessaires (investissements en hommes et en matériels, normalisation, formation) ;

- Elaboration du plan de restructuration prenant en considération les différents aspects du projet (commerciaux, techniques et financiers) ;

- Et réalisation des actions de promotion.

L’assistance en question s’appuiera sur le Centre Euro-Maroc-Entreprises, financé par l’Union Européenne.

b. La restructuration financière.

L’équilibrage de la structure financière doit intervenir en 3 volets :

- L’allègement de l’endettement existant à travers un renforcement des fonds propres et un rééchelonnement avec consolidation des crédits bancaires existants ;

travers un renforcement des fonds propres et un rééchelonnement avec consolidation des crédits bancaires existants ;
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Etude du risque des crédits.

bancaire

- L’intégration de nouvelles sources de financement des programmes d’investissement (d’extension, de modernisation ou de reconversion) privilégiant le quasi-capital (formules de capital-risque ou de prêts participatifs) pour atténuer l’impact de l’endettement bancaire indispensable mais plus cher ;

- L’accès aux crédits bancaires à moyen et à long terme. Cet accès sera facilité grâce à la mise en place d’un fonds de garantie chargé d’octroyer des avals ou cautions jusqu’à hauteur de 50% sur les concours bancaires finançant les programmes de mise à niveau des entreprises (extension, modernisation, reconversion…).

Notons que seules les entreprises viables susceptibles d’améliorer leur compétitivité sont retenues.

c. Les mesures d’accompagnement.

Celles-ci sont nombreuses et peuvent être résumées avec les enveloppes financières correspondantes comme suit :

 

Montant (en milliards de

 

Mesures d'accompagnement général

DHS)

%

Renforcement de l'infrastructure de base

18

39,5204848

Promotion de l'investissement européen

7

15,3690774

Soutien aux exportations marocaines

0,66

1,44908444

Assistance à la promotion des PME-PMI

0,04

0,0878233

Financement d'activités artisanales et commerciales

0,2

0,4391165

Préservation de l'environnement

0,5

1,09779124

Développement de l'infrastructure technologique

0,652

1,43151978

Développement de l'accréditation, la certification, de la normalisation et de la métrologie

0,384

0,84310368

Fonds de mise à niveau

18

39,5204848

Renforcement des associations professionnelles,

0,11

0,24151407

Total

45,546

100

18 39,5204848 Renforcement des associations professionnelles, 0,11 0,24151407 Total 45,546 100 44
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Etude du risque des crédits.

bancaire

2.2 Le traitement des difficultés de l’entreprise.

Le législateur a introduit des innovations au niveau du code de commerce d’Août 1996 en se penchant sur « les difficultés de l’entreprise » et en prévoyant des règles souples plus adaptées aux réalités économiques actuelles et aux évolutions de notre société. Pour les entreprises susceptibles d’être repêchées et pouvant survivre, deux niveaux e procédure dont possibles :

- Les mesures de prévention ;

- Le redressement judiciaire.

a. Les procédures de prévention.

L’article 545 du code de commerce précise à cet égard que « l’entreprise est tenue de procéder par elle-même, à travers la prévention interne des difficultés, au redressement permettant la continuité de l’exploitation. A défaut, le président du tribunal intervient à travers la prévention externe.

La prévention interne :

Est la procédure qui consiste pour un chef d’entreprise ou pour un conseil d’administration ou de surveillance à redresser la situation de l’entreprise concernée dès que des faits sont de nature à compromettre la continuité de son activité, sont portés à leur connaissance.

Si, malgré les efforts entrepris et les délibérations de l’assemblée générale il s’avère que la continuité de l’exploitation demeure compromise, le président du tribunal en est informé par le commissaire aux comptes ou par le chef d’entrepris

La prévention externe et le règlement à l’amiable.

Le président du tribunal convoque alors le chef d’entreprise pour connaître la nature des difficultés en question et peut s’informer auprès du commissaire au compte ou de toute autre personne sur la situation économique et financière du débiteur.

auprès du commissaire au compte ou de toute autre personne sur la situation économique et financière
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Etude du risque des crédits.

bancaire

S’il apparaît que les difficultés de l’entreprise peuvent être aplanies grâce à l’intervention d’un tiers, le président du tribunal le désigne en qualité de mandataire spécial en lui assignant une mission et un délai pour l’accomplir.

Le chef de l’entreprise peut également saisir le président du tribunal d’une requête de règlement amiable en exposant sa situation financière, économique et sociale, les besoins de financement ainsi que les moyens pour y faire face ;

Dès réception de la requête, le président du tribunal convoque le chef d’entreprise pour recueillir ses explications.

Il peut charger un expert pour établir un rapport sur la situation de l’entreprise et se faire communiquer tout document bancaire ou financier destiné à donner une information exacte sur la situation de l’affaire concernée.

Le président du tribunal ouvre la procédure e règlement à l’amiable lorsqu’il estime que les propositions du chef de l’entreprise sont de nature à favoriser le redressement envisagé. Il désigne un conciliateur pour une période n’excédant pas 3 mois (mais pouvant être prorogée d’un mois à la demande de ce dernier) en déterminant sa mission « dont l’objet est de favoriser le fonctionnement de l’entreprise et de rechercher la conclusion d’un accord avec les créanciers ».

Le conciliateur peut demander, pour la durée de son mandat, une suspension provisoire des poursuites.

Lorsqu’un accord est conclu avec tous les créanciers, il est homologué par le président du tribunal et déposé au greffe. Si cet accord n’est établi qu’avec les principaux créanciers, le président du tribunal peut également l’homologuer et accorder, au débiteur, les délais de paiement prévus par les textes en vigueur pour les créances qui n’y sont pas incluses.

Aux termes de l’article 558 du code de commerce « l’accord suspend pendant la durée de son exécution, toute action en justice, toute poursuite individuelle tant sur les meubles que sur les immeubles du débiteur dans le but d’obtenir le paiement des créances qui en font l’objet. Il

meubles que sur les immeubles du débiteur dans le but d’obtenir le paiement des créances qui
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Etude du risque des crédits.

bancaire

suspend les délais impartis aux créanciers à peine de déchéance ou de résolution des droits

afférents à ces créanciers.

« En cas d’inexécution des engagements résultant de l’accord, le tribunal pro

résolution de celui-ci ainsi que la déchéance de tout délai de paiement accor

Le redressement judiciaire.

Pour en faciliter la compréhension, nous schématiserons les différentes étapes du

redressement judiciaire comme suit :

Etape 1

La demande d’ouverture de la procédure.

Elle doit être accompagnée :

Des comptes du dernier exercice comptable ; De l’énumération et l’évaluation des biens ; La
Des comptes du dernier exercice comptable ;
De l’énumération et l’évaluation des biens ;
La liste des créanciers et des débiteurs ;
Le tribunal statue dans les 15 jours de sa saisie.
Etape 2
Prononcé du redressement judiciaire et préparation de la solution :
Etablissement entre le syndic, le chef d’entreprise et des experts, s’il y
a lieu, d’un rapport comportant le bilan économique, financier et
social ;
Consultation des créanciers ;
Proposition de règlement des dettes dans un délai de 4 mois maximum
(renouvelable 1 fois).
Etape 3
Décision du tribunal : continuation, cession ou liquidation :
Le plan de redressement peut comporter l’arrêt, l’adjonction
ou la cession de certaines branches d’activité de l’entreprise
Il suspend l’interdiction d’émission de chèque si l’entreprise
en a été l’objet.
Le respect des échéances du plan vaut régularisation des incidents.
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Etude du risque des crédits.

RREECCAAPPIITTUULLAATTIIFF

bancaire

L’importance incontestable que revêt la distribution des crédits et la gravité des con qui peuvent découler d’une mauvaise appréciation du risque client sont telles que les a monétaires ont fait de la réglementation de cette activité une priorité.

.

Le ratio Cooke, les règles de déclassement et de provisionnement… sont autant de mesur limiter, autant que possible, le risque de crédit.

Toutefois, le seul fait d’édicter des lois et procédures ne suffit pas. Encore faut-il différents établissements de crédit sachent appliquer ces textes et s’y conformer scrupuleusement.

Encore faut-il différents établissements de crédit sachent appliquer ces textes et s’y conformer scrupuleusement. 48

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Etude du risque des crédits.

Sous chapitre 3 : d’octroi des crédits. Section 2 : Le système d’information. SSeeccttiioonn33:: Lessuuiivvii
Sous chapitre 3 :
d’octroi des crédits.
Section 2 : Le système d’information.
SSeeccttiioonn33:: Lessuuiivvii ddeessccrrééaanncceess

Les mesures préventives adoptés par les banques marocaines : Le contrôle interne.

Section 1 : Organisation interne de la fonction

adoptés par les banques marocaines : Le contrôle interne. Section 1 : Organisation interne de la
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bancaire

Etude du risque des crédits.

bancaire

Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de la banque. Il a pour but d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information, d’une part, et de l’autre, l’application des instructions e la direction et des règles qui régissent ce domaine d’activité, et de favoriser l’amélioration des performances.

Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et procédures de chacune des activités de la banque pour maintenir sa pérennité.

L’étendue du contrôle interne est telle que je ne pouvais le traiter exhaustivement. L’objet de ce mémoire étant limité au risque de crédit, je me limiterai précisément à la mise en place d’un contrôle interne dédié à l’activité de crédit.

Un contrôle interne performant ne saurait ignorer la politique de la banque en matière de distribution des crédits.

La direction doit par conséquent, exprimer clairement :

Ses objectifs commerciaux,

Ses objectifs en terme de qualité des risques (par le biais d’un rating interne, ou de définition de limites par segment d’activité ou par zone géographique) ;

Ses objectifs de rentabilité : la banque doit réussir le difficile équilibre entre une bonne rentabilité (souvent associé à un mauvais risque) et une bonne qualité de risque (souvent associé à une mauvaise rentabilité).

associé à un mauvais risque) et une bonne qualité de risque (souvent associé à une mauvaise
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Etude du risque des crédits.

Section 1 :
Section 1 :

bancaire

Organisation interne de la fonction d’octroi des crédits.

11 Définition des responsabilités.

L’étude d’une demande de crédit peut, par exemple, se faire de manière hiérarchique suivant les montants de crédit demandés ou encore la nature du crédit (crédit d’investissement, crédits documentaire) :



l’évaluation de la demande se fait d’abord au niveau des agences (agences et succursales) ;



ensuite au niveau du siège pour contre étude, et pour statuer en tant que dernier recours.

Ce système de délégation s’il n’est pas adapté à la structure de la banque, à son niveau d’activité et à la quantité réelle de risque qu’elle doit gérer peut entraîner deux types de conséquences négatives :

- Une délégation trop restrictive fait remonter un nombre de dossiers trop élevé à l’autorité supérieure. L’examen, par cette dernière, risque de devenir trop superficiel. On aboutit à l’effet inverse de celui recherché. De plus la productivité et la crédibilité commerciales sont pénalisées.

- Une délégation trop permissive peut conduire à une prise de risque inconsidérée. la rentabilité globale des opérations est pénalisée par les pertes sur créances irrécouvrables.

22 Séparation destâches.

Les fonctions de décision, de déblocage de crédit et de contrôle doivent être strictement séparées.

destâches. Les fonctions de décision, de déblocage de crédit et de contrôle doivent être strictement séparées.
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Etude du risque des crédits.

bancaire



La décision d’octroi de crédit doit être prise dans le cadre d’un système de délégation clair et précis.



Déblocage du crédit : cette phase doit être placée sous la responsabilité d’un service, différent de celui qui a autorisé le crédit, dont les tâches sont de mettre les fonds à la disposition de l’emprunteur, de comptabiliser et gérer le crédit ;



Contrôle : le crédit doit être vérifié par une personne habilitée différente de celle qui l’a traité. La banque doit également s’assurer que les risques sont correctement appréhendés et provisionnées notamment en recourant au service de contrôle interne ou de l’inspection.

11

Section 2 :
Section 2 :

Le système d’information.

DDeessddoossssiieerrssddeeqquuaalliittéé

Les dossiers doivent présenter des qualités de fonds et de forme :



Informations concernant les principaux actionnaires et dirigeants ;



Informations concernant le secteur d’activité dans lequel opère le client ;



Analyse financière du client ;



Suivi du dossier : articles de presse, compte rendu des visites ;



Note de synthèse avec l’autorisation du dossier.

Les dossiers de crédits sont la mémoire de la banque. Par conséquent, outre la nécessité de bien les protéger, ils doivent être classés, structurés et ordonnés de façon à ce que les différents utilisateurs aient facilement accès aux informations et documents.

et ordonnés de façon à ce que les différents utilisateurs aient facilement accès aux informations et
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52

22 UUnnssyyssttèèmmeeiinnffoorrmmaattiiqquueeaaddééqquuaatt

Etude du risque des crédits.

bancaire

Les systèmes informatiques doivent permettre de réaliser automatiquement toute une série de traitement :



Production des plans d’amortissement et des documents contractuels ;



Comptabilisation du crédit, des intérêts et des remboursements ;



Production des déclarations des risques à BAM et des éléments nécessaires à



l’établissement des situations périodiques. Prélèvement automatique des échéances ;



Calcul et comptabilisation des intérêts courus pour permettre la détermination des résultats.



Gestion des encours et production à la demande, ou systématiquement, de l’état des encours.

Il convient de s’assurer que le système de contrôle prévoit une série de sécurités pour interdire la saisie des crédits, des conditions, de prorogations ou de modifications non autorisées.

Section 3 : LLeessuuiivviiddeessccrrééaanncceess
Section 3 :
LLeessuuiivviiddeessccrrééaanncceess

11 LLeessuuiivviidduurriissqquueecclliieenntt

La banque doit :



Disposer d’un « état des risques » qui permet de visionner de manière exhaustive la situation d’un client et d’un « état des dépassements » qui permet de visionner et de constater rapidement les dépassements ;



Suivre au jour le jour les dépassements constatés et disposer d’un suivi des régularisations ;

;  Suivre au jour le jour les dépassements constatés et disposer d’un suivi des régularisations
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Etude du risque des crédits.



Identifier et suivre les créances revenues impayées ;



Suivre les garanties effectivement prises ;



Effectuer une revue annuelle des dossiers de crédit.

22 UUnneeffoonnccttiioonnccoonntteennttiieeuusseeeeffffiiccaaccee

bancaire

Avant qu’une créance devienne douteuse ou litigieuse, des signes précurseurs apparaissent généralement. Cette étape pré-contentieuse est fréquemment décisive, car elle peut permettre à la banque de prendre des mesures juridiques ou commerciales nécessaires. Il convient d’identifier quels sont les indicateurs utilisés par la banque.

La politique de la banque en matière de transfert en créances douteuses doit être claire. Il convient de s’assurer que les dossiers transférés en contentieux sont régulièrement revus et les provisions correspondantes ajustées.

que les dossiers transférés en contentieux sont régulièrement revus et les provisions correspondantes ajustées. 54
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Etude du risque des crédits.

Sous chapitre 3 : de la banque. créances en souffrance. contrepartie clientèle.
Sous chapitre 3 :
de la banque.
créances en souffrance.
contrepartie clientèle.

Appréciation de l’étude d’un certain nombre de dossier de crédits.

Section 1 : Appréciation de la procédure interne

Section 2 : Identification et reclassement des

Section 3 : Contrôle des ratios permettant de

mesurer le taux de couverture des risques de

reclassement des Section 3 : Contrôle des ratios permettant de mesurer le taux de couverture des
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bancaire

Etude du risque des crédits.

bancaire

Pour vérifier si les crédits men respectent la procédure de contrôle interne de la BCM y compris les règles édictées par BAM pour se protéger contre le risque de crédit bancaire. On a sélectionné une vingtaine de dossiers de crédits des entreprises et des particuliers pour mener à bien cette vérification.

11

Section 1 :
Section 1 :

Appréciation de la procédure interne de la banque

RRaappppeellddeellaamméétthhooddoollooggiieeààssuuiivvrree::

a. L’étude faite par le crédit men respecte t’elle la procédure de contrôle interne de l’établissement ?

A savoir :



Consultation du fichier « Central des Risques » de BAM pour vérifier que le client n’est pas déclaré en tant que client à risque. Cette consultation doit être matérialisée dans le dossier ;



Consultation du fichier « Central des Contentieux » du Groupement Professionnel des Banques Marocaines, pour vérifier que le client n’est pas en contentieux avec d’autres banques. La matérialisation de ce contrôle est obligatoire ;



Vérification que l’engagement du client (au niveau du groupe et non pas au niveau des filiales) ne dépasse pas 10% des fonds propres de la banque, en respect des dispositions de BAM, sinon un accord préalable est obligatoire ;



Informations sur l’entreprise, entre autres :

- Analyse de la forme juridique de l’entreprise ;

- Indication du capital, sa répartition entre les actionnaires pour ressortir les principaux actionnaires et leur poids par rapport à l’affaire ainsi que leurs qualités.

pour ressortir les principaux actionnaires et leur poids par rapport à l’affaire ainsi que leurs qualités.
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Etude du risque des crédits.

bancaire



Données sur l’environnement direct de l’entreprise :

 

- Les principaux concurrents, les principaux clients locaux et étrangers ainsi que la part du marché de l’entreprise ;

- La qualité de la clientèle de l’entreprise ;

- Les principaux fournisseurs locaux et étrangers ;



Informations sur les moyens d’exploitation :

 

- Description des locaux d’exploitation ;

- Les moyens humains ;

- La politique de formation de l’entreprise notamment pour les entreprises qui évoluent dans les secteurs de pointe ;



Evolution de l’activité de l’entreprise ;



Appréciation de la rentabilité à travers le calcul de certains ratios.

b.

Vérification des garanties retenues (qui figurent dans le dossier des garanties).



Citer toutes les garanties prévues dans le cadre du dossier de crédit et préciser si elles sont régulièrement constituées en faisant ressortir les anomalies éventuelles ;



Validation de l’authenticité et la qualité des documents joints à la demande de crédit :

 

- Surfaces financières ;

- Certificats de propriété pour les biens proposés en hypothèque ;

- Les cautions personnelles ;

- Contrat de nantissement.



Vérification de l’approbation du service juridique pour l’accord de l’engagement ;



Vérification du suivi de renouvellement des garanties (nantissement des marchandises ou bien du fonds de commerce), et l’actualisation des montants de garantie pour les garanties anciennes en recourant à une expertise.