Vous êtes sur la page 1sur 12
Reconquista Reconquista Omnia Omnia instaurare instaurare in in Christo Christo Bulletin catholique antilibéral,

ReconquistaReconquista

OmniaOmnia instaurareinstaurare inin ChristoChristo

Omnia Omnia instaurare instaurare in in Christo Christo Bulletin catholique antilibéral, luttant pour le triomphe

Bulletin catholique antilibéral, luttant pour le triomphe et le règne social du Christ.

N° 6 Septembre - Octobre 2014

Des maîtres pour notre temps

Sommaire de ce

numéro

( 2014):

maîtres

pour notre temps : NN

SS

Castro Mayer

de

Edito :

Des

Lefebvre

et

p.1 & 2

En ces temps de "désorientation diabolique", et pour mener à bien notre combat pour le Christ Roi (voir éditorial précédent), il importe plus que jamais de se choisir de bons maîtres. Ce sont eux qui nous guideront dans notre croisade. Si un grand nombre de combattants anti-libéraux pourraient être cités ici, la crise que traverse l'Eglise a mis en valeur de manière particulière certains de ces combattants: Mgr Lefebvre, Mgr de Castro-Mayer, le Père Calmel, l'abbé Berto, et tant d'autres à qui nous devons la préservation de la Tradition jusqu'à aujourd'hui.

Abbé

D.

Hewko :

de

Changement doctrine ? Où donc ?

pp 3 à 5 Communiqué de l'USML

sur

du

du

29

août

2014

l'organisation

ministère

p5

Lettre

dominicaines

Nom

septembre 2014)

du

de

Marie

des

Saint

(12

p 6

Lettre de l'abbé Pinaud à Mgr Fellay avant son

expulsion

pp 7 à 9

Dons pour l'USML en

France

p 9

Abbé D. Hewko : On ne joue pas avec la Foi pp 10 à 12

Le combat de Mgr Lefebvre a déjà été sommairement exposé dans le numéro précédent, et il faudrait relire tout le chapitre 2 du livre de l'abbé Pivert, qui montre que le but de Mgr Lefebvre était le Christ Roi et la réservation de la Foi, ainsi que le chapitre 8, intitulé "Que faire ?", qui expose quel doit être notre combat.

Autre grand lutteur pour le Christ Roi, Mgr Antonio de Castro Mayer mériterait d'être mieux connu ou découvert par les catholiques traditionnels. Et c'est à monsieur l'abbé Pinaud que revient le mérite de la publication de la traduction de The Mouth of The Lion du docteur White (1) . Ses lettres pastorales, son Catéchisme des vérités opportunes, publiées dans le Sel de la Terre (n° 37 à 42) (2) , sont à lire et à relire pour nous remplir de cette force invincible de l'esprit de Foi.

A la lumière de ces deux intrépides prélats, comment pouvons nous mener notre combat ?

Tout d'abord, il nous faut conserver les principes, ne jamais accepter de les sacrifier, même dans le but d'obtenir ainsi un plus grand rayonnement:

Devant cette déchristianisation, nous devons prendre une résolution plus ferme que jamais d'avoir en nous les principes de la Foi chrétienne. Et garder fermement

ces principes pour agir selon ces principes quoiqu'il en coûte [ ]

(3)

Comment garder ces principes, comment en vivre, sinon grâce à une étude approfondie

de notre Foi, de la doctrine, mais également de la Révolution. Il est indispensable de connaître l'ennemi afin de pouvoir mieux le contrer. C'est ce que fit admirablement Mgr de Castro Mayer dans son

diocèse, où il s'attacha à former ses prêtres et ses fidèles par ses lettres pastorales, les cours de catéchisme pour tous:

Ils furent instruits en histoire de l'Eglise, en doctrine, en théologie. Ils étudièrent les Pères de l'Eglise, Ils étudièrent les modifications de la Messe fabriqués par Jean XXIII à la lumière des enseignments de Saint

Thomas d'Aquin pour comprendre pourquoi ils étaient inacceptables. [

Ils connaissaient le catéchisme du

concile de Trente, [ ]

]

(4)

En effet, "c'est une nécessité absolue d'étudier le libéralisme et de bien le comprendre" (5) , afin de ne pas se faire contaminer, et tant Mgr Lefebvre que Mgr de Castro Mayer insistèrent sur ce point, nous y reviendrons.

Pour rester dans les moyens spirituels, ces "armes de lumière" évoquées dans un éditorial précédent, la dévotion mariale est le point le plus indispensable. Un des premiers actes de gouvernement de Mgr de Castro Mayer fut de demander à tous ses prêtres de réciter trois Ave après la messe basse pour la préservation de la Foi dans le diocèse. Il

2
2
Reconquista
Reconquista

N° 6 – Sept / Oct 2014

faut lire le récit du passage de la Vierge pélerine de Fatima dans le diocèse de Campos (6) , pour voir à quel point cette dévotion était profondément enracinée. "Ipsa conteret" (7) , telle était la devise de Mgr de Castro Mayer, et elle illustre bien la profonde dévotion mariale du prélat qui lui consacra plusieurs lettres pastorales, notamment sa première sur le dogme de l'Assomption, et sa dernière sur la médiation de la sainte Vierge (16 juillet 1878). La dévotion à la Vierge, rempart contre le modernisme, spécialement dans son Immaculée Conception, fut sans doute l'un des aspects les plus marquants de l'évêque brésilien, dans le diocèse duquel, toute l'année était divisée en quarts d'heure pour lesquels s'inscrivaient les fidèles pour réciter le rosaire, lui même s'inscrivant pour le premier quart d'heure de chaque mois. Cette dévotion mariale est sans contestation possible le baromètre de notre combat pour le Christ Roi, et contre les erreurs conciliaires:

Mais si d'aventure, après des circonstances invraisemblables, le successeur de Pierre venait à ne plus suivre Marie, à ne plus répandre l'esprit de vérité et de sainteté, que ferions nous ? A qui recourir ? Où allons nous ? Eh bien nous resterons avec Marie. [ ] Demandons donc à la Vierge Marie de rester fidèles, de lui rester fidèles. C'est par sa protection, par la dévotion à Marie que nous demeurerons dans la Foi et dans l'Eglise catholique. [ ] Et la Vierge Marie nous y aidera parce qu'elle a une allergie profonde à l'erreur, allergie au péché, elle ne peut pas sentir l'erreur. Marie est pour la vérité, contre l'hérésie, elle est par nature contre tout ce qui s'oppose à la vérité et à la sainteté, contre tout péché quel qu'il soit, même le moindre péché véniel, la moindre négligence. Elle y est allergique parce qu'elle veut demeurer dans la sainteté et dans la vérité. Demandons lui de nous communiquer cette allergie. (8)

ne peut que nous réjouir grandement, d'écoles et de mouvements intégralement catholiques. Il est intéressant de voir l'attention et le zèle que déploya Mgr de Castro Mayer pour son séminaire. En effet, seuls les archidiocèses ont ordinairement un séminaire. Cependant, voyant que le séminaire de Rio était trop contaminé par le modernisme, l'évêque commença par envoyer ses séminaristes dans un autre diocèse, puis ouvrit lui même un séminaire au nord de son propre diocèse de Campos. La lutte ne s'arrêta pas là, puisque les modernistes de la Conférence épiscopale brésilienne envisagèrent alors de couper en deux le diocèse, séparant le séminaire de la ville de Campos. Mgr de Castro Mayer déplaça alors le séminaire à Campos même. Enfin, quand il fut remplacé par Mgr Navarro, il ouvrit assez rapidement un séminaire où les aspirants au sacerdoce purent trouver la saine doctrine. Un zèle égal fut aussi déployé pour les écoles catholiques, qui à peine fermées par le nouvel évêque, rouvraient aussitôt dans la même ville.

Cette formation passe aussi par les retraites, notamment les Exercices, ce "précieux instrument de rénovation" dont parle Pie XI (Quadragesimo Anno), qui eurent une si grande influence pour la Contre réforme catholique. Cela également nous l'avons en France, prêchées par les dominicains et l'abbé Pivert. Ayons donc à coeur d'en profiter.

Ainsi,

solidement

armés,

nous

pourrons

combat pour le Christ Roi.

Opportet illum regnare.

livrer

Cependant, l'insistance sur les moyens spirituels, normale puisque cette lutte est avant tout spirituelle, ne doit pas nous faire verser dans un surnaturalisme béat. Il nous faut prendre des moyens concrets pour préserver la Foi et les principes catholiques. Et prendre les moyens signifie se lancer dans une véritable croisade contre le monde moderne, le libéralisme ambiant. Cette croisade doit se fondant sur les principes, faire rayonner la vérité autour de nous, et former une véritable élite: "Ne cherchons pas à faire des masses, simplement des mouvements de masse, sans donner une formation profonde" (9) Il faut, sans crainte du mépris, des incompréhensions, rebâtir ces fortins de chrétienté dont parlait le Père Calmel, d'où enracinés sur les principes, nous pourrons communiquer la vérité dont Dieu nous a fait don:

Nous ne pouvons pas annoncer la bonne nouvelle:

Jésus est venu nous sauver, Jésus nous a sauvé par la

Voilà ce que nous devons annoncer. Nous

devons avoir cet esprit missionnaire. Nous devons proclamer l'Evangile partout, non seulement autour de nous et dans nos familles, mais aussi dans toute la société,dans nos professions, partout où nous sommes.

Croix. [

]

(10)

Pratiquement, cette formation passe par la création de séminaires, et le début d'un embryon de séminaire en France

Notes :

(1) Docteur David Allen White, La Gueule du Lion, Mgr Antonio de Castro Mayer et le dernier diocèse catholique, traduction par M. Bur, préface de l'abbé de Cacqueray, éditions Sainte Jeanne d'Arc, 2010 (2) Puis en plaquette aux éditions du Sel (3) Retraite à Ecône, 3 septembre 1985, cité in abbé

Pivert, Mgr Lefebvre: Nos rapports avec Rome, p 322 (4) La Gueule du Lion, p 110; tout le chapitre est à lire pour voir le travail de formation qui permit à ce diocèse

de rester catholique,

(5) Mgr Lefbvre, 22 septembre 1988, in abbé Pivert, Mgr Lefebvre: Nos rapports avec Rome, p 323 (6) La Gueule du Lion, p 117 et suivantes. (7) Elle le repousse (8) Sermon de Pentecôte 1989, Ecône. Tout le sermon est à lire. abbé Pivert, op cit p 124 (9) Retraite à Ecône, 3 septembre 1985, in abbé Pivert op cit p 328 (10) Sermon de Pentecôte 1977, in abbé Pivert op. cit. p 325

jusqu'à son ralliement en 2001.

Crise dans la FSSPX 3
Crise dans la FSSPX
3

Changement de doctrine ? Où donc ?

Par l'abbé David Hewko, FSSPX-CM

Traduction française pour Reconquista

Pax

Le 24 juillet 2012

En la fête de Sainte Christine Vierge et Martyre

Cher N, cher N,

Comme N l’a fait remarquer dans sa lettre, la grande réussite du second concile de Vatican II pour la Révolution provient des documents ambigus.

II pour la Révolution provient des documents ambigus. Le même succès s’est opéré dans la Fraternité

Le même succès s’est opéré dans la Fraternité par des phrases ambiguës que l’on trouve dans l’entrevue donné à CNS le 11 mai 2012, dans l’entretien de DICI du 7 juin 2012, la Déclaration du Chapitre Général et les six conditions du 14 juillet 2012, la Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 et la Déclaration du 27 juin 2013.

Le changement de doctrine se trouve directement ou indirectement dans les textes des documents et entrevues mentionnés ci-avants. La nouvelle doctrine est la suivante :

1. Les erreurs du Concile sont surmontables, ouvertes à la discussion et pas vraiment issues du Concile « mais de

l’interprétation générale du Concile. » (Interview à CNS NDLR)

2. La liberté religieuse et l’œcuménisme sont surmontables et « sous contrôles ». La nouvelle façon de formuler les

mots qui est nouvelle et policée ne permet pas de condamner ces hérésies comme l’ont fait les Papes d’avant Vatican II, et les qualifie comme occasions d’erreurs au lieu de les traiter comme des erreurs condamnées qui combattent directement le Christ Roi et la Foi.

3. La nouvelle messe est maintenant qualifiée comme étant « légitimement promulguée » ce qui revient au même

que de la déclarer comme étant une messe légitime (cf l’entretien de l’abbé de la Roque du 18 mai 2012 le prouve). Ce compromis a conduit beaucoup d’autres groupes à accepter et à célébrer la nouvelle messe. Au mieux, la nouvelle Déclaration condamne la nouvelle messe comme « diminuant » le Règne du Christ, elle aussi «sape » et « obscurcit » la nature sacrificielle de la messe, au lieu de dire cela, en fait, il faudrait dire qu’elle attaque directement et mine par omission, les qualités essentielles de la messe, comme le prouve l’Etude faite par les Cardinaux Bacci, Oddi et Ottaviani (Bref Examen Critique du Novus Ordo Missae, dans la rédaction duquel Mgr Lefebvre eut sans doute une grande part, NDLR). De plus, suivant l’adage qu’ «on prie comme on croit» (lex orandi, lex credendi »), pour la FSSPX d’accepter comme étant légitimement promulgué une façon de prier qui combat fondamentalement ce à quoi les catholiques doivent croire, cela revient à qualifier ce qui combat et sape la Doctrine Catholique, de prière légitime qui plairait à Dieu !

4. En conséquence, les nouveaux rites et les nouveaux Sacrements sont aussi considérés comme valides et légitimes.

Mais alors quelle est la place de nos confirmations et ordinations conditionnelles ?

5. Le nouveau code est accepté sans distinctions. Le nouveau code est pénétré des erreurs et des hérésies de Vatican

II, et donc en acceptant le nouveau code, on accepte aussi implicitement Vatican II.

6. La nouvelle ecclésiologie qui reconnaît l’Eglise Conciliaire comme faisant une avec l’Eglise Catholique éternelle

est maintenant enseignée. Mgr Lefebvre a toujours reconnu que le Pape est chef de deux églises, justement à cause de cette crise ; il est chef de l’Eglise Conciliaire par son Modernisme, et de l’Eglise Catholique par son autorité légale. Les catholiques fidèles sont obligés de reconnaitre le Pape tout en lui résistant. Cet état ou le Pape a droit à notre désobéissance existera jusqu’à ce que Rome retourne à la Tradition !

7. Accepter Vatican II comme « éclairant » et « approfondissant » la Tradition de même qu’admettre qu’il y a des

doctrines « non encore formulées conceptuellement » qui font partie de la « transmission vivante » de la Foi, représentent une trahison et un compromis inacceptable de la Foi et tout catholique se doit d’y résister !

Ceci répond à votre question : « Changement de doctrine ? Ou donc ? »

4 Reconquista
4
Reconquista

Vatican II et ses réformes combattent la doctrine sur :

N° 6 – Sept / Oct 2014

Monterrey (Mexique) : Consécration de la mission au Coeur Immaculé de Marie
Monterrey (Mexique) :
Consécration de la mission au Coeur
Immaculé de Marie

- La seule et vraie Eglise

- Le règne social de NSJC

- NSJC comme prêtre éternel et la prêtrise

- L’union entre l’Eglise et l’Etat

- Les notions vraies et fausses de la liberté et de la dignité humaine

- La structure monarchique de la Papauté

- En dehors de l’Eglise catholique, pas de salut

- Le sacrifice de la messe

- Les 7 sacrements et leur institution

- La Foi prise dans son entièreté ! (comme le Modernisme est la «

synthèse de toutes les hérésies » et s’est infiltré dans tous les textes du Concile).

Dire « les affirmations de Vatican II … doivent être compris à la lumière de la Tradition ininterrompue, prise dans son intégralité » comme l’a dit Mgr Fellay, c’est admettre une contradiction évidente ! Pourquoi donc ? « … parce que je ne crois PAS que les Déclarations du Concile sur la liberté de Conscience, liberté de pensée et liberté de religion soient compatibles avec ce que le Papes ont enseignés dans le passé ! Donc, nous devons choisir. Soit nous choisissons ce que les Papes ont enseignés pendant des siècles et nous choisissons l’Eglise SOIT nous choisissons ce qui a été dit au Concile. MAIS NOUS NE POUVONS PAS CHOISIR LES DEUX EN MEME TEMPS CAR ILS SONT CONTRADICTOIRES » (Mgr Lefebvre, conférence de presse, le 15 septembre 1976 ; dans une édition spéciale de la revue «Itinéraires », avril 1977, page 299).

8. Les mensonges continuent de prétendre que « rien n’a changé » alors que les compromis doctrinaux, identifiés

plus haut, existent dans des documents officiels, envoyés officiellement à Rome, sous forme officielle.

Rappelez-vous le Barroux, Campos, l’Institut du Bon Pasteur, etc … tous se sont vantés que « rien n’a changé » et ils ont gardé le droit de critiquer le Modernisme et Vatican II ! Tous ont fait des compromis APRES leur accord avec la Rome Moderniste. La seule différence avec la FSSPX est que le compromis vient AVANT l’accord écrit.

9. Les tactiques sont les mêmes pour tous les révolutionnaires ; deux pas en avant, un pas en arrière. « … mais

l’ennui c’est que les libéraux eux-mêmes ont eu recours à cette méthode dans le texte des schémas : une affirmation d’une erreur ou une ambiguïté ou une orientation dangereuse est alors immédiatement suivie ou précédée d’une affirmation contraire, dans le but de tranquilliser les pères conciliaires conservateurs. (Mgr Lefebvre, Ils L’ont Découronné, ch. 24, p. 168).

10. Toutes ces doctrines dont je viens de parler sont en plus confirmées par les réductions au silence, punitions,

menaces, refus de donner la communion, punition de transfert, avertissement canonique et expulsions pour tous ceux qui s’opposent ouvertement aux nouvelles doctrines et orientations exprimées par le Supérieur Général et les documents officiels.

En plus, le fait que la Résistance n’est pas une réaction spécifique à un lieu particulier mais a surgi en plusieurs endroits dans le monde, montre que c’est un problème universel, celui de la FOI !

Les trois évêques, le 7 avril 2012, ont essayé de donner l’alarme et de prévenir Mgr Fellay, mais ils ont été réprimandés et il n’a pas été tenu compte de leur avertissement.

Les fruits des nouvelles doctrines ont depuis fait surface, comme ils l’avaient prédit : division, perte de la FOI, confusion et perte de confiance dans les autorités de la FSSPX.

Même si, par un brusque changement d’esprit, une Déclaration catholique traditionnelle vraiment intègre émanait demain de Menzingen, cela ne déférerait pas le scandale ni les compromis en matière de FOI qui se trouvent dans les documents officiels exprimant la nouvelle position de la FSSPX !

Comme l’a remarqué l’abbé Girouard, il faudrait un Chapitre Général du même calibre et une Déclaration qui dénoncent publiquement rejettent et corrigent les compromis scandaleux et les erreurs contre la FOI, qui se trouvent dans les documents officiels et les entrevues depuis début 2012.

Crise de la FSSPX 5
Crise de la FSSPX
5
Crise de la FSSPX 5 Saltillo (Mexique) : Consécration et photo de groupe avec l'abbé Trincado

Saltillo (Mexique) :

Consécration et photo de groupe avec l'abbé Trincado

: Consécration et photo de groupe avec l'abbé Trincado La solution est simple : il faudra

La solution est simple : il faudra que la Fraternité confirme à nouveau la position de son fondateur, celle d’avant « Vatican II- bis » (= Vatican II au sein de la Fraternité) de juillet 2012, et bien sûr il faudra aussi remplacer les dirigeants actuels par des non-libéraux.

« En pratique, notre attitude doit se baser sur un discernement précédent, rendu nécessaire par les circonstances extraordinaires d’un Pape [ou Supérieur Général (cet ajout est

le mien)] acquis au libéralisme. Ce discernement est le suivant :

quand le Pape dit quelque chose en accord avec la Tradition, nous le suivons ; quand il dit quelque chose de contraire à la Foi, alors nous ne pouvons pas le suivre ! La raison fondamentale pour ceci est que l’Eglise, le Pape et la hiérarchie sont AU SERVICE DE LA FOI. Ce ne sont pas eux qui font la Foi ; ils sont au service de la Foi. La Foi ne se crée pas, elle est immuable et doit se transmettre.

C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas suivre ces

actes de ces Papes faits dans le but de confirmer une action qui contrecarre la Tradition : car par ce biais, NOUS AIDERIONS

A L’AUTODEMOLITION DE L’EGLISE, à la destruction de

notre Foi !

« … Un jour, quelqu’un me conseillait ainsi : « signez, signez

que vous acceptez tout ; et ensuite vous continuez comme avant

! » (Il s’agissait du Protocole du 5 mai 1988). ET BIEN NON ! ON NE JOUE PAS AVEC LA FOI ! » (Mgr Lefebvre, Ils L’ont Découronné, ch. 31, p. 229).

J’espère avoir répondu ainsi à vos questions. Vous voyez combien nous devons beaucoup prier le Cœur Immaculé de Marie pour que Son heure vienne vite !

Dans le Christ Roi,

Abbé David Hewko

Communiqué du 29 août 2014 et répartition du ministère:

Source : France Fidèle : http://francefidele.fr/?p=304

Les prêtres de l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre, réunis le 29 août 2014, font part du communiqué suivant :

M. l’abbé de Mérode ayant démissionné de sa charge de coordinateur, les prêtres de l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre ont choisi pour le remplacer le R.P. Bruno osb.

Pour prendre contact avec l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre, s’adresser à son secrétariat : 3 rue de Vendée – 49110 St Rémy -en-Mauges, lieu de résidence du coordinateur. Téléphone : 06 20 43 44 32.

Le ministère est réparti en cinq zones. Les fidèles concernés peuvent s’adresser directement au prêtre de chaque zone. Ouest et Nord Ouest : R.P. Bruno : 06 20 43 44 32 et Abbé Matthieu Salenave : 06 65 14 13 33 Est et Nord Est : Abbé François Pivert : 06 79 07 45 50 Sud Ouest : Abbé Olivier Rioult : 06 58 09 35 65 Région lourdaise : Abbé Roland de Mérode : 06 07 96 46 59 Centre et Sud Est : Abbé Nicolas Pinaud : 06 61 31 72 05

Les prêtres de l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre encouragent M. l’abbé Pivert à poursuivre la formation des deux séminaristes que la Providence lui a confiés.

Les prêtres de l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre choisissent le saint Pape Pie X pour patron auprès de Dieu. Ils entendent le prendre pour modèle, mettre en œuvre ses enseignements et ses décrets pour travailler au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ils lui demandent de leur communiquer sa foi et son courage.

6
6

Chères soeurs, chers parents, chers enfants, chers amis,

Reconquista
Reconquista

N° 6 – Sept / Oct 2014

enfants, chers amis, Reconquista N° 6 – Sept / Oct 2014 Saint-Rémy-en-Mauges, le vendredi 12 septembre

Saint-Rémy-en-Mauges, le vendredi 12 septembre 2014,

en la Fête du saint Nom de Marie

Vous aurez sans doute appris par la rumeur que deux soeurs de la Congrégation du Saint Nom de Jésus et du Coeur Immaculé de Marie (Brignoles) ont été renvoyées, prétendument relevées de leurs voeux, et qualifiées de parjures par leurs supérieures. Ce que ne dit pas la rumeur, c’est le pourquoi profond de ce douloureux dénouement. Mises en demeure, ou bien de souscrire au moins extérieurement au lent mais sûr processus de ralliement à la Rome officielle qui mine leur Congrégation, ou bien de quitter la place, les deux sœurs ont choisi de se retirer pour continuer l’oeuvre qui est celle de leur institut : l’éducation et la formation des jeunes filles chrétiennes en temps d’apostasie.

Notre choix fut commandé par le souci de fidélité à l’esprit de notre Congrégation, esprit de foi sans compromission, tel que nous l’a légué le Père Calmel. A ce titre, nous sommes éminemment redevables à nos supérieures et à nos soeurs, qui ont su nous transmettre la sève dominicaine, l’amour de l’Eglise et celui des enfants. Cependant certains faits ou propos étranges et de plus en plus fréquents ont provoqué notre perplexité et notre indignation : silence pudique sur les déviances romaines ; insistance à souligner ce qui, de Rome, semblait conservateur (telle « consécration » du Pape à Notre-Dame de Fatima,tel sermon orthodoxe à Sainte-Marthe, tel chapelet de paroisse, etc.) ; attitude favorable aux ralliés de tout genre (« Oui, bien sûr, au début Monseigneur Lefebvre les condamnait, mais maintenant il faut tenir compte du réel, il faut reconnaître qu’ils tiennent la route, il faut travailler avec eux » ; « Il est maladroit de dire en public que les messes Motu Proprio sont à éviter absolument » ; etc.) ; inversion des valeurs : « Vous comprenez, le combat de la foi, c’est bien, mais que fait-on du salut des âmes ? » ; ou encore : « Pour garder la « paix » entre nous, cessons d’agiter les questions doctrinales »… A cela s’ajoutait le soutien inconditionnel à Monseigneur Fellay, facilité par la puissante loi du silence imposé à nos maisons. Il nous a bien fallu l’aide et les lumières de familles et d’amis courageux pour y voir clair dans cette dérive. Nous avons donc vécu de plus en plus à contre-courant au milieu de mères et de soeurs avec lesquelles nous ne pouvions plus échanger. Ce qu’on nous disait au début être une simple divergence d’opinion nous a valu d’être renvoyées dans nos familles afin de réfléchir et de nous amender. Mais s’amender, c’était renier. A présent, nous sommes résolues à tourner la page, laissant au Dieu de toute miséricorde le soin de sonder les cœurs. Que comptons-nous faire ? Continuer tout simplement notre vie religieuse. Nous ne sommes rien, nous n’avons rien, nous pouvons très peu, mais Dieu semble vouloir nous confier des enfants. Nous ne refuserons pas le travail dans la mesure du raisonnable, pour « inscrire au coeur et au front de l’enfance le Nom de Jésus », comme le disait notre premier fondateur, M. Vincens (1800). La lourde responsabilité qui pèse sur nos épaules requiert beaucoup de réflexion, de temps et de prudence. Pour l’heure nous voici installées à Saint-Rémy-en-Mauges pour plusieurs mois de solitude dans un cadre religieux. Obligées de renoncer au vocable du Saint Nom de Jésus et du Coeur Immaculé de Marie, c’est dans la ferveur d’un recommencement imposé que nous nous plaçons sous le patronage du Saint Nom de Marie. Prêtes dès aujourd’hui à étudier vos demandes relatives à la scolarité de vos enfants, et vos offres d’aide financière ou de collaboration, nous espérons pouvoir bientôt évaluer où et quand vous proposer, si Dieu le veut, un début d’école. Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui nous ont déjà soutenues généreusement. Sans votre soutien matériel et surtout spirituel, nous n’aurions pu résister jusque-là ni ne pourrions envisager quoi que ce soit. Nous confions notre avenir et le vôtre à la Vierge Marie, à saint Dominique, à sainte Catherine de Sienne et à tous nos Saints protecteurs, depuis le Père Calmel jusqu’à nos intercesseurs les plus cachés.

Soeur Marie-Laetitia, t.o.p. et Soeur Marie de Jésus, t.o.p., Dominicaines Enseignantes du Saint Nom de Marie

Lettre de l'abbé Pinaud 7
Lettre de l'abbé Pinaud
7

Dernière lettre de l'abbé Pinaud à Mgr Fellay (24 juin 2014)

lettre de l'abbé Pinaud à Mgr Fellay (24 juin 2014) Abbé Nicolas Pinaud Suite à sa

Abbé Nicolas Pinaud

Suite à sa seconde monition reçue en juin 2014, M. l'abbé Nicolas Pinaud a écrit à Mgr Fellay la lettre suivante, dont nous vous recommandons vivement la lecture et la diffusion. Tous les documents de la dernière phase de l'expulsion de l'abbé Pinaud sont disponibles sur la Sapinière et Reconquista.

Monsieur le Supérieur Général,

Le 24 juin 2014 saint Jean-Baptiste, martyr de la Vérité

Le 3 avril 2014, M. l’abbé d’André m’a remis, sans enveloppe, un pli A3, intitulé : Première Monition à M. l’abbé Nicolas Pinaud. Suite aux usurpations d’identité dont j’ai été victime, il ne m’a pas semblé convenable de signer l’accusé de réception qu’il me présentait.

Si, dans les quinze jours, je n’obtempérais pas aux ordres de cette monition, une deuxième m’était promise. En effet, le 14 juin 2014, par l’intermédiaire de mes parents, j’ai reçu cette deuxième monition, qui avait été adressée chez eux. S’il devait y avoir d’autres courriers de ce genre, je vous serais reconnaissant de ne pas les expédier chez mes parents. Il n’est pas difficile de me localiser, puisque votre secrétaire personnel possède mon numéro de téléphone portable depuis le 10 décembre 2013. Cette deuxième monition, tout aussi chargée de références canoniques que la précédente (avec mention systématique des canons du code de l’église conciliaire), m’annonce que vous seriez contraint d’instruire un procès pénal administratif pour décréter mon renvoi de la Fraternité si je n’obtempérais pas dans les quinze jours ouvrables à compter de la réception de cette dernière monition.

Je m’interroge sur l’utilité de l’instruction d’un procès pénal administratif pour décréter un renvoi que la Circulaire du Secrétaire Général n° 2014-01 du 26 février 2014 annonçait déjà ainsi : « Qu’il me suffise de vous indiquer que ne peuvent plus être considérés de facto comme membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, MM. Les abbés Faure, Pinaud et Salenave, qui ont tous pris publiquement position contre les autorités de notre société », et que l’absence de mon nom sur la dernière liste des membres de la Fraternité, jointe au Cor Unum de mars 2014, soulignait Ce genre de procédés – comme la réponse faite tout récemment à un fidèle canadien : « Si l’abbé Pinaud me poursuit en Cour, il sera excommunié » – illustre parfaitement l’atmosphère dans laquelle vous avez installé la Fraternité depuis plusieurs années.

encore.

la Fraternité depuis plusieurs années. e n c o r e . Camp de garçons en

Camp de garçons en Californie avec l'abbé Hewko

Ces deux monitions me rappellent :

- l'obligation spéciale à laquelle les clercs sont tenus de témoigner respect et

obéissance à leurs Supérieurs. J’en suis bien conscient mais je sais également que l’obéissance n’est pas une vertu absolue et que se soumettre à l’arbitraire peut ne pas être vertueux. Les vertus morales doivent être pratiquées à la lumière des vertus théologales ; en particulier l’obéissance doit être pratiquée à la lumière de la foi.

doit être pratiquée à la lumière de la foi. - l'obligation des membres d'habiter dans une

- l'obligation des membres d'habiter dans une maison de la Fraternité en

gardant la vie commune. Si M. l’abbé Wailliez n’avait pas « hacké » la boîte courriel de M. l’abbé Rioult,

je serais encore dans une maison de la Fraternité et probablement à Couloutre, sans y garder la vie commune puisque j’y étais seul.

- le caractère notoire et la nature grave de votre rébellion

Cette accusation a été abordée lors de mon procès. Je l’ai réfutée très précisément

lors de ma comparution le 19 octobre 2013. À ce jour, aucune vraie réponse n’a

8 Reconquista
8
Reconquista

N° 6 – Sept / Oct 2014

été donnée à cet argument essentiel de ma défense qui déclarait qu’être séditieux, c’est porter atteinte à l’unité en ne respectant pas le droit et le bien commun.

Qui a porté atteinte à l’unité de la Fraternité ? Quelles sont les actions qui ont dressé une partie de la Fraternité contre l’autre ?

Le non-respect des prescriptions du Chapitre de 2006.

L’abandon du bien commun de la Fraternité sous la pression romaine, tel qu’il est exprimé par la lettre du 14 avril 2012 du Conseil Général de la Fraternité aux trois évêques.

La Déclaration du 15 avril 2012, tenue cachée pendant un an aux membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Enfin, les nombreux exemples d’ambiguïtés et de double langage, qui discréditent l’autorité. Voilà ce qui a détruit l’unité de la Fraternité en portant atteinte à son bien commun et à son droit exprimé par le Chapitre de 2006. C’est là, et nulle part ailleurs, qu’il faut chercher l’entreprise séditieuse. « Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux » II II q. 42 a. 2

c.

pas être appelés séditieux » II II q. 42 a. 2 c . Camp de garçons

Camp de garçons en Californie, Été 2014

q. 42 a. 2 c . Camp de garçons en Californie, Été 2014 - l'apostolat exercé

- l'apostolat exercé d'une manière indépendante et personnelle, sans

provision canonique et au mépris des lois de l'Eglise. Il m’avait été enseigné au séminaire que notre provision canonique, la vôtre et la mienne, était fondée sur la demande des fidèles en raison de l’état de nécessité. Les fidèles qui ont sollicité mon ministère sacerdotal l’ont fait parce qu’ils ont perdu confiance en vous en raison de votre refus obstiné de reconnaître que votre déclaration du 15 avril 2012 est contraire au combat de la foi. En d’autres termes, ces fidèles ont constaté un état de nécessité au sein même de la Tradition. Dois-je les abandonner ?

- le mépris affiché publiquement de la peine médicinale de suspense dont

vous faites pourtant l'objet depuis le 8 décembre 2013. Mgr Lefebvre a méprisé une suspense venant des modernistes, ne puis-je pas mépriser une suspense infligée par des libéraux qui ont trahi le combat de la foi ? De plus, cette « sentence est nulle parce que la coopération formelle qui [m’]est reprochée est inexistante », ainsi que l’a dit et écrit Mgr Tissier de Mallerais, à plusieurs reprises.

Comme la première, cette deuxième monition s’achève par cette phrase rassurante : « Conformément aux canons précités, vous avez le droit de vous défendre. »

Est-ce bien vrai ? A-t-on seulement lu ma longue défense ? Le témoignage de M. l’abbé Rioult était, à lui seul, suffisant pour que ce procès aboutisse à un non-lieu. Ce procès a jugé ma pensée, puisque je ne m’étais jamais exprimé publiquement. Je suis donc condamné pour avoir pensé et ma peine prendra fin lorsque je ne penserai plus !

A l’occasion des 25 ans de l’école de Domezain, vous avez répondu à l’une de mes anciennes fidèles : « Que l’abbé

Pinaud demande pardon et il sera réintégré. »

Il me semble improbable qu’il s’agisse de demander pardon pour les quelques noms d’oiseaux qui vous qualifiaient

dans des messages strictement privés et dont vous avez pris connaissance suite à un piratage.

S’agirait-il donc de demander pardon pour avoir pensé ?

Pour avoir pensé qu’il était « stupide » d’affirmer que le « concile Vatican II est bon à 95% » ?

Pour avoir pensé que c’est « une illusion grave de vouloir rallier l’église conciliaire pour la convertir » ?

Pour avoir pensé que c’est « un faux prétexte de dire : si nous continuons comme ça séparés des autorités de l’Église, nous deviendrons une secte schismatique » ?

Oui, j’ai pensé tout cela. Je le pense toujours et n’ai nullement l’intention de vous en présenter la moindre excuse. D’ailleurs, tout cela, Mgr Tissier de Mallerais le prêchait à Angers à la chapelle Saint-Pie X, le 4 mai dernier, et il n’a pas été inquiété, que je sache.

Quelques jours après la publication de l’Adresse aux fidèles, M. l’abbé de Cacqueray, qui s’était entretenu avec vous pendant deux heures au téléphone, confiait aux fidèles de Mantes-la-Jolie dans sa conférence du 26 janvier 2014 votre

Lettre de l'abbé Pinaud
Lettre de l'abbé Pinaud

intention de poser des actes qui favorisent une réconciliation : « Mgr Fellay, il me l’a dit, va faire tout son possible pour que les choses n’en restent pas là. Je crois que c’est dans ses intentions. » (01:22:50)

Quels sont ces actes ? Mon exclusion et celles de mes confrères ?

Monsieur le Supérieur Général, ne cachez pas votre volonté de m’exclure sous des dehors de légalité, car je ne regrette rien, à l’exception de quelques outrances de vocabulaire.

Vous prétendez m’exclure de la Fraternité. Mais de quelle Fraternité ?

D’une Fraternité dont le premier assistant a prêché cette retraite scandaleuse aux Frères du district de France à Noël 2013, sans être sanctionné.

D’une Fraternité dont un supérieur a pu faire participer tout son district à la prière œcuménique de François sans que ce scandale soit réparé.

Etc.

« D’une Fraternité sans charité fraternelle ni unité doctrinale », comme vous l’écrivait l’un de nos confrères, car peut-on encore appeler Fraternité une société dont les supérieurs violent vos courriers, usurpent votre identité, et qui, en guise de sollicitude à l’égard de leurs subordonnés, usent de procès de type stalinien ?

Monsieur le Supérieur Général, c’est vous qui êtes à l’origine de cette crise grave ; mais si vous aviez vraiment souhaité la réconciliation, elle était aisée. Pour quelle raison ne l’avez-vous pas voulue ?

Tout en refusant de m’incliner devant votre tyrannie, Monsieur le Supérieur Général, je ne manque pas de prier quotidiennement pour vous, « sans aucune amertume ni aucun ressentiment ».

Abbé Nicolas Pinaud

~~~

9 Séminaire de Boston,KY (Etats Unis) SSPX-MC réfectoire Photo de groupe avec Mgr Williamson Premier
9
Séminaire de Boston,KY (Etats Unis)
SSPX-MC
réfectoire
Photo de groupe avec Mgr Williamson
Premier rang : Frs Hewko, Pfeiffer, Voigt

La Résistance a besoin de vous pour s'établir en France !

Pour aider les dominicaines du Saint Nom de Marie (en vue de l'ouverture d'une école) :

F Dons à l'Institut Culturel Saint Benoît en précisant : « Dominicaines du St Nom de Marie »

Pour aider l'Union Sacerdotale Marcel Lefebvre (Attention : changement)

F Dons à l'Institut Culturel Saint Benoît en précisant : « USML »

Pour aiderM. L'abbé Pivert (achat du prieuré de l'Est)

F Dons aux Amis de saint Jean Bosco

Institut Culturel Saint Benoît :

De préférence par virement :

RIB: 20041 01012 6704149J033 09 IBAN: FR85 2004 1010 1267 0414 9J03 309 BIC : PSSTFRPPSCE

Ou par chèque :

Père Bruno 3 rue de Vendée 49110 Saint-Rémy en Mauges.

Amis de Saint Jean Bosco

IBAN : FR76 1548 9047 7100 0535 2544 066 BIC : CMCIFR2A

Ou par chèque à envoyer à :

Mme Séghiri Parcay 86700 Romagne 05 49 87 66 08

10 Reconquista
10
Reconquista

“On ne joue pas avec la Foi ”

N° 6 – Sept-Oct 2014

Par l'abbé David Hewko, FSSPX-CM

Le 8 novembre 2013, en la fête des Martyrs Couronnés

1 OBJECTION COURANTE: mais Mgr Lefebvre n’a jamais rejeté le protocole du 5 mai 1988 ! En fait, il était heureux avec la majeure partie de son contenu, excepté le fait que Rome ne lui donnait pas d’évêque à consacrer. La Déclaration Doctrinale du 15 avril 2013 était semblable au Protocole. »

REPONSE : laissons la parole au saint évêque lui-même :

Quand la question lui fut posée sur l’acceptation par Dom Gérard de la proposition du Pape, il a dit : « A notre dernière entrevue, il m’a demandé si je pouvais accepter le Protocole [du 5 mai 1988], celui que j’ai moi-même refusé ! … nous ne devons plus discuter avec les autorités romaines. Ils veulent seulement nous faire accepter le Concile, nous devons couper toute relation avec eux¨ » (Controverses, No. 0, septembre 1988, Le Rocher No. 84).

A propos du Protocole du 5 mai 1988 … « Si seulement vous pouviez connaître la nuit que j’ai passée après avoir signé cet accord infamant » Oui, combien j’attendais le matin avec empressement pour pouvoir donner à l’abbé du Chalard ma lettre de rétractation que j’avais écrite pendant la nuit. » (Marcel Lefebvre, Mgr Tissier de Mallerais page

555).

Nos vrais fidèles – ceux qui comprennent le problème – avaient peur des démarches que j’avais prises avec Rome. Ils me disaient que c’était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j’espérais jusqu’à la dernière minute que Rome allait faire preuve d’un peu de loyauté. Personne ne peut me blâmer de n’avoir pas fait le maximum. Donc, maintenant, à ceux qui me disent que je dois trouver un accord avec Rome, je suis certain de pouvoir dire que j’ai été plus loin que je n’aurais dû ! (Mgr Lefebvre, 1990, Fideliter, No. 79, page 11).

Je lui ai dit [au Cardinal Ratzinger, devenu Pape Benoît XVI] ‘même si vous nous donnez un évêque, même si vous nous donnez une certaine autonomie par rapport aux évêques, même si vous nous octroyez la liturgie de 1962, même si vous nous permettez de continuer à gérer nos séminaires de la manière actuelle – nous ne pouvons collaborer avec vous ! C’est impossible ! Impossible ! Parce que nous travaillons dans des directions diamétralement opposés. Vous travaillez à déchristianiser la société, la personne humaine et l’Eglise, et nous travaillons à les christianiser. On ne peut s’entendre ! » (Marcel Lefebvre, Mgr Tissier de Mallerais, page 548).

Une fois, quelqu’un m’a conseillé ‘signez, signez [le protocole du 5 mai 1988] que vous acceptez tout ; et ensuite vous continuez comme avant ! Non ! ON NE JOUE PAS AVEC LA FOI ! … Nous demander cela, c’est nous demander de contribuer à la disparition de la Foi. Impossible ! (Ils L’ont découronné, Mgr Lefebvre, ch. 31, p. 230.)

* * *

2 OBJECTION COURANTE : « Mais Mgr Fellay s’est contenté d’imiter Mgr Lefebvre ! Il a cherché un accord possible, a signé quelques documents, s’est rendu compte que Rome ne voulait pas coopérer, et il n’aurait pas accepté le concile Vatican II ni la nouvelle messe. Donc, c’est le retour à la case de départ ! »

REPONSE : En premier lieu, Mgr Lefebvre pouvait espérer qu’avec des cardinaux à Rome à l’esprit traditionnel, il puisse influencer le Pape (par exemple les cardinaux Oddi, Bacchi, Ottaviani, Gagnon, etc.). Ils sont tous décédés maintenant.

Deuxièmement, Mgr Lefebvre n’a pas signé une déclaration DOCTRINALE (un Protocole était une étape préliminaire) excusant Vatican II, déclarant que Vatican II «approfondit » et « éclaire » certains aspects de la doctrine de l’Eglise et les doctrines « non encore formulées de façon conceptuelle. » Mgr Lefebvre n’a pas signé un document déclarant que la liberté de religion et « d’autres affirmations de Vatican II doivent être comprises à la lumière de la Tradition intégrale et ininterrompue. » Que la nouvelle messe et les nouveaux sacrements ont été promulgués légitimement, que le nouveau code et la nouvelle profession de foi sont acceptables. Ces affirmations, il ne les aurait jamais signées !

On ne joue pas avec la Foi 11
On ne joue pas avec la Foi
11

3 OBJECTION COURANTE : « Depuis la conférence donnée par Mgr Fellay le 13 octobre 2013, les choses ont

repris leur cours normal, on voit qu’il déclare que la nouvelle messe est « mauvaise », et il dit « que nous n’acceptons pas le concile, …» etc.

REPONSE : Les optimistes oublient-ils le principe de non-contradiction ? Une chose ne peut pas être et ne pas être en même temps et dans le même lieu. « Si Mgr Fellay ne voulait vraiment pas d’un accord, alors pourquoi la Déclaration du Chapitre Général et les 6 conditions, engageant la FSSPX à chercher un accord, sont toujours officiellement en place par écrit ? (Ceci, au mépris du principe très prudent de Mgr Lefebvre, celui de « pas d’accord tant que Rome n’est pas revenue à la Tradition). En d’autres termes, l’insigne « A vendre » se trouve toujours sur la pelouse avant de la FSSPX, peu importe « tout le brouillard verbal » ! Un décret de cette importance, ne peut s’annuler que par un décret d’une importance égale. Ici on joue avec la Foi, et ce sont les âmes éternelles qui sont en jeu ! Un Chapitre Général pour rectifier les erreurs et rejeter publiquement tous les compromis, est absolument nécessaire. A cela doit s’ajouter, une Déclaration publique annonçant la même chose, avec le rejet public des 6 conditions et du Document du 15 avril 2012 pour prouver la «conversion » à l’ancienne position de la FSSPX.

* * *

4 OBJECTION COURANTE : « Mais la Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 a été retirée! C’est tombé en désuétude ! »

REPONSE : « Retirer » (temporairement) n’est pas la même chose que de rejeter publiquement, de rétracter et de corriger. Si la chose est réellement retirée, dans le sens de « retirée pour toujours », alors pourquoi est-ce que le Cor Unum de Mars 2013 publie à tous les prêtres que c’est en fait la position officielle ? Pourquoi est-ce que la conférence du Père Daniel Themann’s à Sainte Marys au Kansas, en date du 16 avril 2013, qui justifie la Déclaration Doctrinale du 15 avril, est-elle promue mondialement ? Si c’est vrai que « les choses sont maintenant de retour à la normale» alors ou sont les excuses (ou mieux la gratitude) pour les évêques et les prêtres qui ont été expulsés et réduits au silence ? Au moins, une maison et une assurance santé peut être donnée à certains prêtres de la Résistance qui sont âgés de 70 ans et plus qui ont avertis les supérieurs de la FSSPX que tout ceci représente un danger pour la Foi. Ou sont les rétractations publiques des déclarations libérales dans les entretiens qui continuent à être communiqués dans des articles de la FSSPX, tel que «95% du Concile est acceptable » (le 3 septembre 2013) ; ou encore « la liberté religieuse du Concile est limitée » (en fait, ceci est une hérésie condamnée à maintes reprises par les Papes préconciliaires) ; ou encore « les erreurs du Concile ne proviennent pas vraiment du Concile mais de l’interprétation générale de celui-ci?».

mais de l’interprétation générale de celui-ci?». Confirmations à Aigen (Autriche) 24 août 2014 * * *

Confirmations à Aigen (Autriche) 24 août 2014

* * *

5 OBJECTION COURANTE : « vous FSSPX, prêtres de la Résistance de la Compagnie de Marie, vous exagérez simplement les choses et vous vous faites une montagne d’un rien. »

REPONSE : la Foi de l’Eglise Catholique Romaine vient d’en haut. La Royauté du Christ n’est pas une option ! La Révélation publique, nous devons y croire si nous voulons sauver nos âmes. Si quelqu’un, fut-il le Pape, évêque ou prêtre, fait des compromis ou met la Foi en danger, alors comme Saint Paul à l’égard de saint Pierre, il vaudrait mieux qu’il y ait une forte résistance et opposition !

Saint Thomas d’Aquin avertit les subalternes qu’ils ont le devoir de publiquement reprendre leurs supérieurs qui jouent avec la Foi. Mgr Lefebvre et Mgr de Castro-Mayer furent les deux seuls évêques parmi les 2300 dans le monde, qui résistèrent ouvertement aux Papes de Vatican II, pour défendre la Tradition Catholique.

Si jouer avec la Foi met en péril son éternité et met l’unique vraie Foi (en dehors de laquelle point de salut) en danger grave (par des compromis libéraux qui se trouvent dans les documents et les 6 conditions signées officiellement et envoyés de Menzingen à la Rome moderniste), alors vraiment, chaque baptisé est obligé de résister et d’exiger plus que la simple réponse orale qui fut donnée : « ce n’était pas mon intention. »

Il est contradictoire de dire qu’on rejette Vatican II, quand les documents qui émanent de Menzingen déclarent que le second Concile de Vatican est seulement «teinté d’erreurs », et acceptent le Concile comme « approfondissant » et «éclairant» la Tradition Catholique (cf. Déclaration du Chapitre Général et Déclaration Doctrinale de 2012).

12 Reconquista
12
Reconquista

N° 6 – Sept-Oct 2014

Il est contradictoire de dire que la nouvelle messe est « mauvaise » quand les documents officiels signés par le Supérieur Général et les assistants déclarent que (la messe) « est promulguée légitimement » ! (Ce qui revient au même que de dire qu’elle est légitime … et delà, il n’y a plus qu’un pas à faire pour la célébrer) !

Il est contradictoire de mentionner de façon anecdotique que « les choses sont à nouveau comme au temps de Mgr Lefebvre » quand les documents de 2012 expriment avec clarté un désir d’ouverture à l’Eglise Conciliaire, du moment qu’elle nous octroie des Autels Traditionnels dans le Panthéon Œcuménique (cf première condition Sine Qua Non). Ou bien, comme la célèbre Déclaration du Chapitre Général du 14 juillet 2012 le dit : « nous avons ARRETE et APPROUVE les conditions nécessaires pour une possible NORMALISATION CANONIQUE, pour ce qui concerne le retour de Rome à la Tradition. »

Il y a contradiction quand d’un côté le Supérieur Général déclare, lors de la Conférence à Sydney en Australie en août 2012, qu’il a SIGNE la Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 ; et il dit aussi : « Ce texte … on me l’a rapporté. Le Pape en était satisfait. » Et de dire lors de sa conférence qu’il donna en octobre 2012 qu’il ne l’a pas signée. De deux choses l’une, soit c’est un vrai trou de mémoire ou alors un mensonge effronté. Que devons-nous penser ?

Il y a contradiction d’essayer d’utiliser Mgr Lefebvre pour défendre les nouvelles idées libérales présentées dans le document envoyé à Rome, quand Mgr Lefebvre clairement s’est opposé à cela, en particulier pendant les trois dernières années de sa vie.

En fait il a institué des instructions claires à suivre par tout futur supérieur Général : «Supposons que Rome appelle à renouer le dialogue, alors, c’est moi qui poserai les conditions [ ]. Je placerais les conditions AU NIVEAU DOCTRINAL : « Etes-vous d’accord avec les grandes encycliques de tous les Papes qui vous ont précédés ? Êtes- vous d’accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei et Libertas de Léon XIII, Pascendi Gregis de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani Generis de Pie XII ? Êtes-vous en pleine communion avec ces Papes et leurs enseignements ? Acceptez-vous encore le serment anti-moderniste, dans son entièreté ? Êtes-vous en faveur du règne social de Notre Seigneur Jésus Christ ? SI VOUS N’ACCEPTEZ PAS LA DOCTRINE DE VOS PREDECESSEURS, IL EST INUTILE DE PARLER ! » (Mgr Lefebvre, Fideliter, Nov.Déc. 1988)

Ce sont les conditions claires et nettes instituées par Mgr Lefebvre, mais celles-ci furent abandonnées et remplacées par les 6 conditions plus soumises à l’autorité de Rome … tout cela au nom de la prudence !

Mgr Lefebvre lui-même faisait très régulièrement la recommandation suivante : « on ne dialogue pas avec l’erreur, avec les francs-maçons, avec ceux qui détruisent le règne social du Christ et avec leur père, le démon. » (Mgr Lefebvre, sermon à Martigny, le 8 décembre 1984).

Si on jouait avec le compte en banque des gens de la façon dont on joue avec la Foi maintenant, il y aurait un tollé universel. Combien plus devons-nous aimer le Christ, le vrai Dieu, plus que le gain grossier. Nous fils de martyrs, devrions combattre toute personne qui ose jouer avec la Foi en s’en servant comme objet de négociation en vue de trouver un accord, combattre toute autorité qui anéantit la Foi. (Notez bien que le Pape Benoît XVI était beaucoup plus adroit dans ses tromperies que même le Pape actuel François !

~

~

~

Réunion de Mgr Fellay avec Mgr Muller à Rome le 23 septembre

Le 23 septembre 2014, Mgr Fellay, accompagné de ses deux assistants, a rencontré, au cours d'une rencontre présentée comme « informelle », le cardinal Muller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (qui nie, rappelons le, la virginité de la Vierge Marie), et les responsables de la commission Ecclesia Dei. Mgr Pozzo avait été reçu quelques temps auparavant à Ecône, et par le pape françois quelques jours avant cette réunion. Ce bulletin étant achevé à cette date, le prochain comportera un dossier sur ce sujet. Cela nous invite à une prière fervente pour les prêtres. Voici le communiqué de la Salle de presse du saint Siège :

Ce matin, le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi s'est entretenu pendant deux heures avec Mgr.Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité sacerdotale St.Pie X, accompagné par ses Assistants l'Abbé Nikolaus Pfluger et l'Abbé Alain-Marc Nély. Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller était accompagné du Secrétaire et du Secrétaire adjoint du dicastère, les Archevêques Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, et Mgr.Joseph Augustine Di Noia, OP, ainsi que de l’Archevêque Mgr.Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Les parties, qui ont examiné certaines questions d'ordre doctrinal et canonique, ont convenu de procéder par paliers mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d'une pleine réconciliation.