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PRIERE DE FAIRE CIRCULER

Lffi &ffiffiffiE ffiffiLffiN{buE NOUVELLS SgRIE DE GL'ERRE


FONDÉE LË 1 5 AOUT IS4f)

RËDAETIOT{ ET ADMINISTRATIOI{ : OBERFALDKOÀ{MANDANTI"ÏR, I, PLACE DU TRONE, BRUXELLËS


flDITETJR RESPONSABLN : P!;'i'Ek PAN, .iARnll.{ D'EOÀIONT, BRUXF.LLES

)'ai toi dans nos,destinées, Un payr qol se dêÍend s'idFosË au respect de toué. Ce pay3 Eatre le sacr{ice et le dêshonneur, le Belge dc l9{0 !,héeitc pas plw que celul de l9l{,
Áe péÍil pês I lJieu serÀ avec lous dèns cette j"".ïLBERT. La lutte sera dure, najs nul ne.peut doute! du ruccèr 0osl, Éa cause dc la Belgfqu;
"uot" Rr:i des Belges, est pure. Avec I'ajde de Dieu, elle triomphera.
Àcceptons provisolrement les sacdflces qui nous sont impoEés et atteodons patiehniebt LEOPOLD.
l'beure de la répáratios. Quelic,que sit la drêe de.l éprcuve à subiÍ, tous les Belges doiwit avoir poír mot
* À. MAX. oorore '' rors le Kol, trul !e seas,,
Envers les personnes qui dominent par la force hilitaiÍ€ totre pays, ayons lcs êgards
que commarrle I'intérêt gèné!êI, Respectons les règlemeots qu'elles nous imposent ausi
longtemps qu'ils ne portent atteinte ni à la liberté de nos <onsciences chrét;ennes, ni à
sa.ry dgup est-ir.néccsl.irc .dc recolnaitre i" r"":;l; ::ï::"::ï1":ï3ff;. r"
falt ct de lui obêir ausgl danr les lioites des conertions interdationales, *ái. l. prt"ie
lotÍe digdté pÊtriotique' Belge contínue à eristet €t tous 3€! enÍÀ!t8 lui doiv€nt ffdélité e! êssrstance,
MonseiÈn.u! I\4ERCIER. Monreignerrr VÀN ROEY.

Appel du Fiihrer au peuple belge (1)

Notre_ premie| ministre et celui de 1'ennemi protestent souvent qu'ils n'agissent que
pour le bonheur du genre humaln et à chaque protestation il y a toujours quelquès vllles
détruites et queiques provinces ravagées. VOLTAIRE << Le monde comme il va >>

Le 10 mai 1940 les Allemands envahirent ia Belgique. > Íasses cela si tel est notre bon plaisir. Nous couperons les
< Que pouvait bien leur ;faire Ia vie d'un brave petit peuple > importations, nous te bloquerohs et alors te ne' recevras
> et quel souci ont-ils de ia vie de plusieurs centaines de mil- > plus rien, te devras mourir de faim.
> liers de soldats qui seraient les victimes inévitables de leur > Nous n'avons pas envie de supporter cela plus longtemps
, p.olitiqrre ,,. (23) >> et nous mettrons fin à la terreur organisée par une inÍàme
< A ce moment plusieurs milliers de nos nationaux durent >> clique... Notre nation a le droit de vivre de même que n'im-
> quitter leur emploi, leur foyer, leLrr village ou lerrr ville, son- > porte quelle autre et nons sommes donc résolus à combattre
,. vent en qLrel- > jusqu'à ce que
> ques heures. A >> cette terreur soit
> peine leur était- > brisée. (199)
il permis d'em- >> Nous avons
.) porteÍ rrnc vali- >) connu des jours
)> se ou une petite > sombfes, alof I
., calsse contena nt >> nos adversaires
qtrelques cf{ets. >> se réjouissaient
(122). > déjà bruyamment
> On nous a >> de notre anéan-
alors pris nos co- >> tissement, mais
, lonies, on a dé- >> l10tls avons tenLr
, truit notrc com- >>bon, d'un cceur
>) meÍce, on nous >) ardent et f€rme
)) a arraché des >>avec l'inébranla-
milliers de com- > ble conviction de
> patriotes, on a > la nécessité de
imposé à notre > notre lutte. (185)
> perrple des con- > Quels que
>> tributions qile > soient les multi-
>> nous n'aufions > ples sacrifices
>) pu payer en un >> que I'on exige de
> siècle. On nous >) nous, ils passe-
>) a précipités ' >) ront comme sans
dans Ia pire mi- ,Le nouveau bombardier angiais : < L'A\'fo Manchêster ) > importance en
> sère. (154)
>> Bref ce qui ne se révèle que très rarement profiiable
> dans la vie individuelle, on croyait pouvoir le faire apparaïtie
dejà > est decisiï et de ce qL,i seur demeure, à :ïïïli ï; Ïfi#f
phe. (164)
> à l'humanité comme une expériénce proÍitable. (154) '' > Et celui qui croit pouvoir s'opposer à cette exigence na-
> On met les peuples en coupe réglée, on leur extorque tout > tionale tombera, les traïtres n'ont rien à voir avec nous. En
> ce qu'on peut leur extorquer, on pourÍa se mettre ensuite > cela nous proclamons seulement notre vieux principe qu'il
> à vivre soi-même une vie d'insouciant farniente. (14) > est parÍaitement sans importance que nous vivions mais qu'it
>> Mais ni dans Ie passé, ni dans le présent les' dirigeants > est nécessaire que notre peuple vive. (85)
> étrangers ne nous en ont imposé comme apótres de lá cul- Que nous importent des aftiches multicolores, la propagande
> ture. En tant qu'autorité de police l'lous ne les tolérerons pas d'une presse asservie, o ces messieurs peuvent en être con-
> un instant. (159) >> vaincus, leur propagande ridicule ne désagrègera pas no-
> Il est en eÍÍet intolérabÍe qu'un'peuple puisse dire à un > tre peuple >. (104)
>> autre : Noris ne voulons pas que tu fasses ceci ou que tu Ils nons dépeignent les dangers bolcheviques mais < le fait
(1) Les chiffres mis entrê parenthèses renvoiont aux peg:es des < Diseours ) d'!ïitler. Edition Denoel
Madame erÍ morte légalité des mesures édlctées pal les secrétàires géléraux, en l'es-
pèce, et, dans le cas actuel, d'examiner si ces mesures rentrent dans
les conditions de compétcnce, c1e folme, de fond, ei même de but,
Le monde agricole suivait avec un intérêt palpitant les dé- d'intertion, d'opportur!!té, préyus pel' la. loi du 10 mai 1940, loi
qui constitue cadle, champ cl'application, des dits arl'êtés.
bàts pendants devant le Juge de Paix de Louveigné. ils met- Que les arrêtés discutés, an le.ste, sont Dat es:sence revisables,
taient aux prises les agriculteurs d'une part et la Corporation conme le démontre le fait que, r'entré au Pa1';;, 1o Roi, par un acte
d'autre part. Les premiers etaient déïendus par Me Tschoffen dc ser"rle volonté, ad rnutum, procéduIe llàrticulièr{]merrt expéditive,
peut reviser', re(ll'essei, Jnéantir les dits auêtés, même s'ils sont
et Discry du Barreau de Liége, la seconde par l'ineffable v:rlablement lendus ccpenclant (article 7 de ]a loi du 10 mai 1940).
Me Dubois ex Clavier. Quc les tribnnarrx ont donc lp- liberté, suiïant le pouvoir clont ils
L'épilogue de l'afÍaire vient de se jouer, l"e Jugement est disposelit, ag!ssant dans la sDhtire dl l€ruis attributions, d'appré-
renou. rier cle leur légllité-
ll déclare que la Corporation est illégale et n'a pas les droits Quo I'apF,iication de i'àl'ticle 107 dê ls ílcnstitutÍon, à I'occasion
dcs arrêtés qui nous occupent, paraït encore dlfÍicilement contes-
clu'elle
' Nouss'arroge. talrle, eil prósence des irombi'Í'ux cas s{}un.lis ei appréciés en le serrs
aurio-ns voulu uublier cette décision dans son entièretó t1e le. possibilité de vóriÍicatio| rle l(ur Iégàllté pal les tl'ibnnaux
saisii'.
mais la place nous mánque. En voici clès lors les princillaiix
extraits. Portéc dc la lo,i dtr 10 mai ,10.
Qu-'il est bion entenclu, suiva-rlt consultation cju Cotitité pert)tanent
du Conseil de législaticn, en date du 16 octobt.e 1940 que : < ce
Dubois ex-Clavier fait un incitient te:rte tend à as-curer, sous I'occupation ét|angère, le fonctionnement
Qu'il convient, ici, avant tout examen clu litige, de rappelet' uu régulier, par cies Bel!ïes, dc la vie publiqtrc, conforrnément à la
incident, tout au moins regsettable, et dc le mettre au ,pointt que législatioÍr nationale. La loi a vculu que, méme dans le territoil'e
l'un des plaideurs, en effet, la Corporation Nationàle, s'arrotea ÈI
.r..rul:)é, la vie pu,'riique contirlr,rÀt de fonctionner par' !e moyen d'orga-
ollo seule, le droit de solliciter du pouvoir central, pou un pré- nisÍfles bclges, agissant comme belÍïes. A cette fin, elle a donné aux
tsndu service d'ordre, dont il rr'étalt évidemment nul besoin, I'appui autolitées clcmeurées rn fonction sur ic t3]ritoire occupé compétencc
an nombre (un officier et dix-huit hommes) du Corps de la gen- virtuelle pour suppléor la calence des àutorités sup-Árieures, dans
danmerio contingent étranger rnCme à la brigade de Lcuveigné les limiten de ce qu.e lii-udlait à conrmanclel la continuation de la
que cetto-faqon d'agir, arbitraire au surplus, n'imp|essionne en tous -; r.ie publique, telle quc claus ies gr':rudcs lignes elle -se lrouve org-ani-
css ni particuliers, ni autorités, que, quant à lui, le Juge n'écoute séo par la Constitu.iion et I'ensemble cles lois. Les secrétaires géné-
que le alroit, n'use et n'entend user certes dals la mesut'e dr: |aux ne pêuvent pïendre des disirositions d'oldre législatif que dans
-
scs moyens mais et malgré tout, en ccmplète indépendance et séré- ir'" mesure oà elles sont nécessti|es au salut public. Índispensables
nlté sor du droit, contre lequel, suivant ie seÍment qu'll a prêlé, au nrairrlien de I'ordr'.'et i, la culrïlrrultiun Ce la vie publiqur, c'est-À-
-;
rlen ne prévaudra; du droit, et ce principalernent, car dans la r'éa1ité, clire dr.ns la mesure oÈ clles sont exi€íées par dcs técessités urgen-
l'opportunité ne peut dorniner ni mêrne conduire le nagistrat; qu'en l.es de I'atimlnistratji)n ciu pa]'s; il résulte nécessàilcment que les
effet l.'opportunité, préconisée pa| cet'taÍns, règle pour eux, amène Iiacrétairos gélérirux ne saulai€rf. légàlament plendrc irareilles dis-
I'arbitraire, et, ensuite le désordl'e et le gàchis dont tous souÍ- . positions tl:rns des dcrra ines étrang..rs à cette adminlstra+"ion et
frent; que là loi est la protection de tous; que la loi, en fait, parti- rlotamment daís des doïraines d'ordre polltique pl'oprement dit,
cuU.èrement souple, eÏI Belgique su1-toLrt, particulièrement complète, ni nlêmè dp.ns le donaine de i'ilclministration du pa)'s; lorsque -di1e
permet tous les résultats; que I'a|sênal inépuisable des lois, dc nos intervention d'ordre législatif n'csr pas d unc ulgence extréme et
lois, tant à caractère inter"national que national de guerre et de celtaine. Encore cette u;gence doit s'apprécicr par rapport à l'in-
peix peuvent disposer tous les citoyens, -ainsi rlos a.lminis- tentlon clu législatcu| clc 1940 qui est de c:ollservêl' au fJeys, non pas
- dont
tre.Èeurs, permet al'apporter, doit apporter', une solution à qtleique une rie quelconque, nais la \-ie lationale. conforrne à I'esprit pu-
cas, dans n'importe quelle situation; que, donc jamais l'opportutité blic, te1 que la Consjtitution ou lÉs lois I'ont orgailisé. Que, dans
no peut être excuse à I'illésatité. f idée des fonctionnai|es demr:urés au pal's, une innoYation puisse se
|ccommancler coinrne une améiioraiioll dc la législation en vigueur,
ce ne ser'a pas encol e ià une ju:Jtif ication de là mesur.e qu'ils pïen-
La compétence des tribunaux pour apprécier le problème. clraicni à cet effet, si la vie Dationaie heurte le système sur lequel
Attendu qu'1I est vain de prétendre que les arrêtés des 27 aoot 1940, le iégisla+-eur a Íixé cles préfóiences ou qu'il a cru devoir arrêter.
24 avril 1941 et 10 juiUet 1941, pris en exécution des lois des ? sep- comrnc la. m.illÊure interpr'étation des r ègles de la Constitution >.
tembre 1939 et 10 mai 1940, conféránt des pouvoirs spéciaux au Sou- Qu'il slrit ds ce commentai! e, signé donc du Comité permanent
verain, emportent, avec eux, le caractère des dites lois et échappent clu Conseil de iégislation, comnentaire qrii s'ilnpose comme l'év'i-
du falt au contróle des tribunaux (Cass.29 iuin 1939, Pas. 1939/1i341: clence même, qlle lÉ's lÍinistl es ei, pàr délép1ation, les secrétáires
Cas€. 10 Janvier 1939, Pas. 114: Cass. 21 février 19'q8, Pas. 1938/1/61: généïaux, ne peuvent dislroser que d'urre facui!é (ie légiférer, limitée
Cêss. 14 octobre. paÍ lo législateur aux bc.soils urgerts de la nation, dans le cadre
de 1'actjvité profes.Jionnelle d,u íonctionnaire et conformément à la
Constitution et au: lois dtl peuple belge; que les secrétaires géné-
Àttcndu g.uo lo pQuvoir judiciaire, suivant le prillcipe génércl raux, subcrdorrnés deg Ministres, remplàqa"nt ceux-ci absents, agis-
óktld !la-r I'erticlo 107 do la Constitution, a pour devoir de n'appli- sant paf délégstion des preniels, n'ont d'ar-rtres pouvoirs que leurs
quor lor arrêtés et règloments généraux qu'autant qu'ils seront chefs mêmes.
conforme€ à la lol.
Qca loe tribunaux ont donc le pouvoir -et le devoir de rechercher la Le jLrge rappelle alorr que cette interpÍéiation du Comite
est conforme à la ConsiitLrtion et le principe tie la séparation
APPEL DU FUHRER AU PEUPLE BELCE (sutte) des pouvoirs.
> quG nous ayons p_u nous entendfe.avec la Russie représente La Coirventit.ln de l-a Haye et les traditions jurisprudentiel-
> pour nous, non pas un succès de la potitique mais un tÍiom- les conlirment encore cette manière de voiÍ les choses. il
> phe de la raison. > (162) rappelle le réquisitoire de M. le P. G. I{ayoit de Termicourt
lls nous reprochent d'être anglophiles, mais << nous com- clue la < Libre Belgique > a publié précédement.
>) prenons l'importance que présente pour I'humanité tout en- Attendu qu'il découle clairement de I'exposé fait que luM, Ies secré-
taires généraux n'exercent pas, en principe, le pouvoir législatif
> tière I'existence de l'empire mondial britannique. Nous n'a- en Belgique; mais que, à certaines occa,sions, én vue de continuer
> vons jamais laissé douter que nous voyons dans l'exiStence la vie publique belge, donc dans le doÍlaine des lois et institutions
> de cet empire urt élément d'une valeur inappréciable de tou- existantes avant le 10 mai 1940, le secrétaire général, pour. les cas
d-'Llt'gence, peut Lrrendre, dans le lessoft de son activité profession-
> te civilisation humaine et de l'économie... Personne ne pour: nelle, les mesures législatives limitées, tolltefois sans iigidité ni
)> ra contester en eÍfet que le peuple anglo-saxon a accompli étroitesse, maís aussi sans extension, qu'aur.alt pu próndre le
> une @uvre immense de colonisation dans le monde. Nous Ministre resté en fonction, soit au titre de ses fonctions propres,
sroit par délégation de I'autorité supérieure absente.
)> avons pour cette @uvÍe une admiration sincère et si I'on
> envisage les choses d'un point de vue humain plus élevé, la Quelle est dès lors la valeur de l'arrêté instituant la Cor-
> pensée qu'on peut détruire Ie Íruit de ce travail ne nous lroration ?
> apparait que comme une démence digne d'un Erostrate. (31) Les arrêtés des 27 aofit 7940, 24 avril 1941 et 10 juiuet 1941 sont-
> Nous devons vaincre, donc nous vaincÍons. Si I'eniremi ils pris par le secrétaire général compétent, dans le cadre de son
activité professionnelle, son intcrvention justifiée pal une urgente
> nous menace de plus en plus et s'acharne de plus en qiI-]P nécessité, dans le champ de la Colstitution et des lois, c'est-à-dire
>> sur nous ce ne sera pas plre que ce que nous avons clela ainsi que vient d'être défini son pouvoir ?
> supporté et bien souvent déjà nos ancêtres aussi ont dfi Attendu clue l'arrêté de base constituant la Corpofation Nationale
de I'Agriculture et de I'Alimentation, 1'arrêté du 27 aotrt 1940, ne
> subir le pire. Avec d'autant plus de Íaison, nous lerons rentre pas dans les conditlons imposées llar l'arrêté du 10 mai 1940 :
> nótre cette profession d'un homrrre éminent allemand : il ne répond à aucun caractère d'urg:ence, ni de nécessité, il viole
)) < et quand le monde serait plein de démons, nou,s arrive- Ia Constitutioll ct les lois en ïisueul.
Attendu que, en fait déjà, là réglementation de la production et
>) rons à nos fins >. (201) de la répartition des produits et richesses du sol, ne veut pas néces-
Adolphe HITLER sai|ement et d'urgence !a constltutioil d'une Corporation des agri-
' Le dictateur décida que tous los habits des Quatre-
culteurs; la conservation collective de la communauté belge, son
droit do légitimo défense, le -calut public, même s'ils imposent Ia
Vingts étaient blancs et les aveugles le crurent et ils production et la distfibution des denrées, n'imposent pas le groupe-
ne parlaient que de leufs beaux hàbits blàncs ment d'une catégorie de citoyens en une association. En effet, I'exis-
bien qu'i] n'y en eut aucun de cette couleur'. Tout tenco de cette association d'individus n'appolte pas, de soi, la, solu-
le monde se moqua d'eux, ils allèrent se plaindle tion du pfoblème posá, n'aide pas nrême à la liquidation de la diffi-
au dictateur qui les regut fort mal, les t1'aita de culté à trancher : produire et distribuer; les richesses du sol n'en
novateurs qui se laissent séduire par les opinions seront ni àccrues, ni livrées, ni distllbuées.
orronées alo ceux qui ont des yeux et qui osaient Que I'organisation de ees services de production et de distribu-
douter de i'infaiUibilité de leur Maltre. tion parfaitement compatible avec notre régime do la liberté indi-
VOLTAIRE < Petite digression > viduêllo, ne vout dorc pas absolumênt la constitution do prrolk
E
oigarlismes de pÈfsollne.i; rrrais, qrtê tals g|oUfrements sont 1,embr],.on disante Belgique officielle en cachant pruclenrment celle des
rraisem-blable du réginre col,tloratiÍ, certes é1r'anger à notre stàtut
natlonal. treize autres consuls. On reconnait bien là Ie tact des dis*
Quo sul le tcl.t ain chr droit, f iirstituuon qui, au surplu-q, ne pou- ciples tl'Abetz.
ïait matériellement se const.ituer aussitêt que congud ei, de iait, l-'occasion etait belle pour les Paul Colin et Raymond dc
voulut l'espace de onz-c mois et la signàture àe troi_q"ariêtés pour sa
créetion et son lnstallation, ne présentait aucune urgence; au pcint Becker. Aussi ne la laissèrent;ils pas échapper et ó'est ainsi
que..l'arrêté lititieux Íiu 27 aottt 1940 ne se place pas sous t,ógide qu'on pilt lire {eurs savoureux commentaires-dans le << Nouveau
oe l urgence;
Que,- quelque oubli, ici, ne pËut ètr'e invoquó, car, la lcj du 1.0 Jor.rrnal > et le << Soir >>. La R.A.F. avait osé bombarder des
mai 1940 fait de la cii'con:itance une conditiót e_"sentielle de vali- ilsines^ Írangaises d'armement qui travaillent pour I'Allema-
díté des an'êtés pris. gne. Quelle a_udace ! Si encore les bombes anglaises éiaient
Que l'arrêté du 27 a.oirt 19.10 viole la Constituiiorl et les lois en lombées sur des objeciifs miiitaires. Mais non, sur de pauvres
\.igueul'; en effet, l'arrêté, contrairenent au prescrit de I'article i
de la Constitution et rle la loi du 24 mai 19t1, imf'ose à certaiits petltes niaisons de malheuÍeux ouvÍieís I Car tout le monde
giloyêls de faire ]raftie d'une associat:ion, cnÍreig:rant ain:i à la sait qie les piloics de la R.A.F. visent très mal. C'était un
liberté irdividuelle et au pr'íncipe de la liberté des associations, cíine ! Et puis cette idée d'ailer également bombarder Sèvres,
muant. le régine qui est le nótre err un systèmc d'obligations et de
corltraintes r'a.ppliquant pai.,curcl.oit, non aux choses próduites, meis d'aller détruire les magnifiques collections de porcelaine !
à. la, .personne dQ producteur -, affiiiation obliga"toire èt d'officê, lon Comme si vous ne saviez pas aussi bien que moi, ámi lecteur,
livraison cle semence,s, de delir'ées et f,ournituies diverses en cas d.l que ces coilections ont été mises en sécurité depuis très long-
no!1 affiliation, etc. * or, nul ne peut être contraint de faire partiil
d'un.groupement professjonnel ou de lt'en pas faire partie (Réiorme tunps. À'iais ce que vous ne saviez peut-être fras, c'est qtlà
de page 220, chapitre g, organisation des p-rofessions, ai,is Sèvres on fait les moules des petites pièces dé précision ïti-
de -l'Etat
la 3me comrnission du centre d'étucr.es). lisées pour diïférentes armes. ll Íut un temps oii l'on faisait
Que, de plus, lÈs arrêtós jncliminés enfreignant à nou-:eau à nos
-Iois nationales, àrticles 8_ 30, 92 et 94 de ia Constitution, en insti- de la porcelaine à Sèi'res, nrais plus en lg42 ! Ainsi donc la
tuant, en le sein de la. Coipol'3tioit, pour statuer sur des clroits R.A.F'. commit un nouveau crime, ei l,iÍ. Hubert Carton de
civiis de certains cito-'vens (f"{ercrr.iÍi1e Procureur génér,al L:cler.cq, Wiart en píofita iui, pouÍ comÍnettre une incorrection faisant
Bclgique Jucl. 1884, co1. l615), une ji:rialiction aróitrale, sans ró-
cours quelconque à quelque ju|idiction oï.dinaire, contt.evenant ainsi soítir .ie Roi de la ligne de conduite qu'il s'est tracée, ligne de
,ru LTirrcipe de la séparation du pouïoir, fondement íJe notre droit condilite qu'il continuera d'observer jusqu'au mcment oÈ la Bel-
public intcrne et, slir.ie plan des règies constitutionnelles à t,arii- gique seía débarrassée de ses ennemis héréditaires. Et ue mo-
,
,-' lle !i de ia Constitrrlicn, solon lequel lls pcn.,'oir.s sont exct cós de inent approche à grands pas.
la nranjè, c établie par, la Constitution (I).ésolution du Conseii de
l'Oldre des avocats de Brll\elles du L1 mars 194i. même résohl- Notons en passant que M. Hubert Carton de Wiart semble
tion, barreaux de Liége et Ver.i.ie;.s) lCour Liége -10 juillet 1941 à: être bíen peu au coul"ant du protocole. En effet, notre fou-
contrario).
Á.ttendu qrre les ntémes ari.étés eit discussion, étabiissent, toujours gueux représerrtant, dans sa lettre, commenqa d'abord par pré-
contrai|ement à, tciLitê 1égalií;é, ntailquant aux articles 110 et 1lB cle senter ses condoléarrces, puis cesse du Roi et des << autorités
la Coilstitution, des imËóts i quc, re fai-aant, jls coqruettent noul'elle Iégales >>. Cela n'échappa pas d'ailleurs à M. de Brinon qui
infraction. parait en avoir proÍité pour lui donner une petite legon càr,
Attendu qu'il suit.lue les ar|r:tés cles 27 aoÍrt 1940,24 ar-rit 1941,
et 10 juillet 1941 r-roirt nuls: que Ia C()rporation Natioitale est sans cla.ns sa réponse, ii le remercia pour les condoléances royales
existence légale, et, du fait. ne peut tlti.e représentée ller aucune auxquelles il avait bien voulu ajouter les siennes. En lisant
des p+:rsonnes aur diligeuccs desqueiles ellc aÉiit: que la. justicc
o}'diDeile est compétente porll" stàtuer; enf in, quc lc commanclê- ceia, M. Huber"t Carton de Wiart sentit sans doute une légère
rnent lui-nrême est lul, dépourvrr de qlrelque valeuï, une entitó mo.iteur au .{ront et dut se dire : << Voilà un oavé dans mon
ire\istante ne pcu\.ant a.ïcii" il11 d1"oit, i,1ue créance contre quiconque.. jardin ! :,.
Cet impair de notle diplontate provoqua de la stupeur aussi
Voiià urr entei I cltlent que les agÍiculteuÍs ne Ícgretteront bieir à Paris qu'à Bruxelles. La réaction ïut identique. Toutes
pas. li.s bíaves gens se demanCaient si notre jeune diplomate n'avait
Signaloris en olttíe que le Juge a statué en dernier Íessoít pas perciu la raison. Et puis quelle lettre bizarre, disait-on et
et q'Lre seul 1e rccrurs cn Cessa_tion reste dès lors ou\.tirt à la suspecte aussi I PouÍquoi l'envoyer à M. de Brinon et non
LOÍiloíatií111.
Ce jugement n'étant pas confornle à ler:r vctrrx !tos protec- Í)as au maréchal Pétain. Généralement un chef d'Etat adresse
ses condnléances à un aLrtre chef d'Etat mais jamais à un
trLrrs ont fait altooser ios scellés sur le grefïe à t-oui'cigné. r:rinistre.
iriéanmoins noire bonne population ne connaissant pas les
. Puisse le ccurage de À{. lc -luge rle Paix cie l.ouveigné sus- clessous de cette lettre s'émut à iuste titre tout comme nos
citel'qllelque solrci de Llignitó cians nctre nlagistíatuíè belge. milieux dirigeants et criiiqua la pêrscnne clrr Roi. C'est pour
cette raison que nous avons clécidé de l'éclairer, notre Sou-
lerain
raln ótanl.
etant lre
lie et ne pouvant s'expliquer
s'exnliquer lui-même.
lui-même
í.-, Sme trffifftr*ÉÊeb$m Ëv*emr$mde
l3elges, sachez donc que ftI. Flubert Carton de Wiart
I3elges, Wiart a eté
appelé d'urgence í Bruxelles et qu'il s'est fait moucher le nez
Ce la plus belle fagon
faeon par ses che{s pour sa légèreté
lép.èreté incom-
de ffi" Ê**berÉ €mrÉssm ds W*er$ préhensible. Il n'en est pas encoÍe revenu.
Sachez aussi que Àtl. tJubert Carton de Wiart a reQu I'ordre
13caucoug:r de Belge-. igltrrrent sall,s doLlte Que de1.rgi5 In de faire savoir à À1. de Brinon qu'il n'avait regu aucune mis-
c.apilulation de I'année helge en mai 19.10, notré pays acon* sion du Roi, qui est pÍisonnier et ne désire prendre aucune atti-
tinué a être représenté à Paris par un diplcmate accrédité. tude aussi longtemps que I'ennemi occupeÍa la Belgique, répé-
I-e représentant belge n'est autie que À{. Hubert Carton de tons-le, ni des secréiaires généraux, et que la démarche qr"r'il
Wiart, jerrne secrétairr d'amhassade, et qui réside actuelle- avait faite était purement personnglle.
ment à Paris ccmme coirsul de BelgiqLie. Treize autres diplo- Comme bien l'on pense voilà une nouvelle qui ne réjouira
nrates, représentant el'arrtres puissances, sont dans [e mênir: pas M. c1e Brinon et on peut être certain quc le représentant
cas qile ltri et retrrplissent également les fcnctions de citnsul. ciu gouvernernent cie Viclry à Paris aura bien soin de ne pas
_ Or donc, elueiq'1es jours áprès les bomba.rdements ltar la conmuniquer à sa presse cette rectification. Ce serait d'ailleurs
Iloyal Air Fcrce des usines "Renauit, Farrnan et de Sèvres, trop demancler_ à un collaborateur _<1ue d'en espêrer un peu de
bombardement dont les resulta.ts Íurent particulièrement satisfai- lo5'auté et d'elégailce.
sanis, l.ruiscue le directeur de I'usine Farma_n declara. qu'il lui Quant à nos iournaux embochés, gageons qu'ils ne souffle-
Íaudrait au moins ti"ois an-e itoilr Íeconstruire ses ótáblisse- ront pas un mot de cette affaire. Eh bien Colin, de Becker
nlents, les quatorze cc'nsuls Àc reunirent et pÍirent la déci, et autres Beatse qu'attendez-vous pour éclairer l'opinion pu-
sion de faire parvenir des ccndclóairces à À{. de Brinon, re- blique ?
pré$entant du gouvernernent rle Vichy, à Paris. Voilà ce que nous tenions que vous sachiez ami lecteur.
On ne sait encore quelle mouche piqua notre Ícprécelttant à
P:rris, toujouls est-il qu'usan'i de sa propie initiative et sails
avoir reEu aucune mission ni cju Roi, ni des << autorités légales >
(pour enrployeÍ ses propÍes termes), M. flLrbert Carfon cie PETITE NOUVELLE
Wiart accomplit un geste d'une audace inouïe, en Íaisant par- Le voleur volé. Les Allemands viennent de condamner M.
venir à M. de Brinon la lettre que tout le monde aura pu lire Schotte à 375.000- francs ou 0 semaines de prison pour avoiÍ
clang nos torchons de journaux vendLls à l'ennemi, lettre par soustrait des stocks à leurs recherches.
laquelle le Roi présentait ses conclo!éances au gouvernement M. Schotte est directeur du Bon Marché à Anvers.
franqais pour le<< cíime > de la R.A.F. L'intéressé préféra faire les 6 semaines de prison et le Bon
de Brinon eut la delicate attentioll d'en averiir aussi bien
À'1. Marché versa généreusement les 375.000 francs demandés de la
la presse Íranqaise embochée que nos journaux collabora- manière suivante : 162"500 à M. Schotte et !a même somme
teurs. Il mit nartieiilièrement en vaieur la déniarche tÍe la soi- au SecouÍs d'Hiver.
PREAMBULE
OII we I
alors clut'la circulation clcs billets ct niorrnaies érnis pour le
conrpte tlrr 'I'résor passait de 1.1i25 nrillions à 3.639 millious
Le 3l décembre 1941, le Secrétaire General du Àlinistèrc pendant la nrême periode.
des Finances, ses collègues des Affaires écononriques et celui
du Ministèrê de I'Agriculture adressaient au pouvoir occupant REÀ4EDES APPLIQUES PAR I,A BELCIQUE
une note que contresignaient également le Gouverneur de la
Banque Naiionale et là GoLrverrieur de la Societe Génerale. l. La tiscalité a été poussee à I'extrême.
Cette note est d'une imlrortance capitale car elle ntar(1le I.-es ressources ordirraires de I'Etat belge ont passe cle
le point et décrit sans ambage le tragique de la situation de I f .il76 millions en 19119 à 13.230 rniliions en 19,11 .
notre pays. Notre plus grand désir serait donc de la publier Les impóts dirt:cts qui se nrontaient à 3.443 millions en lg39
in extenso; malheureusement le document ne compoÍte l)as s'élèveront à 5.5.15 millions en l9J2 la taxe de crise à elle
moins de l7 pages de texte serre; force nous est donc de nous seule procluira 2.515 ntillions contre 689 nrillions en 1939.
limiter à des extraits et à un résumé de cette pièce. Por-rr le nrois cle décembre 1941 l:r perception de I'impót a
atteint 676 nrillions contre '1J3 millions clurant le mêrne mois de
LES PRINCIPES ET LES I'AITS I'anrréc précedente.
I-'arrgrnentation de I'inrpót clirect seul sc chiffre à 65 (/c.
Les auteurs de la pièce commencent par raprpeler que la Con- En ce qui conceíne les droits (timbres, enregistrement, suc-
vention de J a Haye impose à l'occupant de ne rien exiger rlLr cessions, etc.) ceux-ci ont pas-eé dc 3.180 en 1939 à 5 milliarcls.
pays occupé qui dépasse ses capacités de fournitures. 2. Les appels au crédit se sont intensifiés.
Si, dès le lendemain cle la capitulation de l'arnrée, la Belgi- I-'arrgmentation cle la dette publíque drr ÍeÍ iuin 1940 arr
que a consenti à reprendre irnnródiatement son activité tout l.il décembrr-. 1941 est de 28..1 rrrilliards se t'épartissant comme
en se rendant compte que celle-ci serait directement ou indi- suit : dette à corrrt tcrme 2 0 ntilliards, dette à nroyen ternre
rectement utile à l'Allemagne (bien qu'elle ait résolument exclu 5.I niilliards, dette consolidóe .i.3 nrilliards.
de sa politique de travail Ia Íourniture dir nratóriel spécifique-
ment militaire) c'est uniquement en vue de faire en sorte que CONCLUSIONS
la population ait à manger.
< Les représentant des milieux économiques, ciit le docrr- l-eii chiffres rlrri precètlent aussi l-rien que les rrresures tlui
ment, n'ont jamais cessé d'établir cette relation entre les ltres- vienncnt d'être décrites monirent l'anipleur absolumcnt anor-
tations de la Belgique et la contrepaltie qu'ils en attendáient. rnale cle l'r:f'fori tlui cst réclanré à la Belgique.
IIs ont accompli lovatement ce cu'ils avaient admis de faire
allant même jdsqu'à- anticilrel danó ces prestations sur les con- qBlECrrrys
treparties. C'est ainsi qu'ils comprirent que le clearing germa-
no-belge soit au début debiteur vis-à-vis de la tselgique mais I-'Allentagne a su nlettÍe au poirrt irne technique financièrr
peu à peu ils ont d0 reconnaitre que la croissairce continuelle et monétaire à lui pernrettre de résorber le pouvoir
clestinée
de ce débit acquérait le caractère d'un svstèrne intentionnel cÍ'acha.t cxcedentaire et cr,iter les conséquences de I'inÍlation.
de prélèvements-à t'intérieur sans compensátion de I'extérieur. REFUTATION
LES CHARGES FINANCIERES. l. II faut qu'il y ait un pour/cií d'achat excécientaiíe.
(Nous reproduisons ici textuellement le document.) Etant donné l'insuffisance notoire de solt ravitaillentettt re-
gulier 1e citoyen belge se voit Íorcé dc consacrer I'intégralitc
A la fin de décembre 1941, les charges imposées par le pou- de I'excédent de son pouvoir d'achat à celui-ci.
voir occupant à Ia Belgique s'élevaient :
t 2. Il Íaut une organisation économique au poiÍlt.
o
pour res rrais d'occupation On voudraii que la Belgique s'aciapta en quelques semaines
l'']:'"i'.u ËË,it à. Lrn reginc .à la mise au point duquel l'Allemagne consacÍa
Hébergement et losement 1.269 piusreuís annees.
Par là voie du cléaring à........ 7.878 3. Il faut que cette rétorme se développe dans une atmos-
Pour l'échange des Reichkredietkassenscheine à... 3.71.1 phère psychologique favorable.
Du chef du iompte de virements 137 l-a population belge consiclère le sysième allenrand que I'on
Crédit de la S.N.C.F.B. à la ReichsrvehÍ ............ 970 tàche d'inrporter chez elle conrme une expérience dangereuse et
Soutien de I'industrie charbonnière 135 les résultats pratiques auxquels cette expérience aboLrtit ne
Exécution des décisions de la commission des sont pas faits pour la mettre en confiance.
Réhabilitations (com. Borms) 55 La réussite du système nécessite chez les nationaux un es-
prit d'un raíe renoncernent, mais les Belges, qLri ne sont en
Soit au total 33.799 rien responsiibles de la guerre actuelle et ue pe.uvent clonc
La moyenne depuis I'origine des prelèvenrents directs à en tirer aucun profit à aucun point de vue, bien au contraire.
titre de frais dloccupation' proprement dits s'est élevée jusqu'à se dernandent vraiment t)ouf qlloi 1e renoncetrrent leur selait
1.008 millions par mois. La moyenne des six derniers lllois dc necessaire.
1941 s'est élevée à
1.291 millions soulisnant ainsi I'accéiération /!IESUREq QUE _L'+gEÀ,IACNE POURRAIT PRENpRE
anormale du rythme des préli:vements opéiés.
Récemment-le pouvoii occupant a élevé les frais d'occupa- POUR REMEDIER A LA SITUATION.
tion à 1.500 millions par nrois c'est-à-dire qu'ils les a augmen-
tés de 50 %; ils sont donc actuellement de 50 millions de francs Les signataires clu dpcuirent signalent alors diverses nresu-
par jour. Íes .qtre les Allcmands pourraient prendre porrr atténuer notr"e
D'un autre cóté le crédit dc la Belgique en cleariug qLii sc lnlgere et notannlerlt :
nrontait à 4.657 millions à fin aofrt lg41 est passé à 7.878 ntil- A. réduction des prélèvements ïinancicrs à cles chiffres nroins
lions à fin décembre écoule et a subi ainsi au cours des quatre écrasants.
derniers mois cle I'année uuc augrnentatiofl non co?npènsée B. Respect r-1e la linrite dc l'émission dcs billets.
de 69 Vo. C. Les exportations belges devraient pouvoir être ntonnayées
La dette publique belge dont le nrontant etait de 64.2 uril- irar la participation des instances belges
liards le ler juin 1940 s'élevait à 92.6 ndlllards le 31 dccem- l. dans lrs accol'ds contmerciaux;
bre 1941. 2. dans les négociations économiques avec les pays érlangers;
La dette des communes et les empl unts intercontmunarix 3. dans la surveillance de l'exécution cl'accords paÍ I'ell\rói de
s'élèvent à cette dernière date à 13.044 millions acc'tsant ainsi detégués économiqnes à l'étranger.
ciepuis moins de deux ans une augmentation de 544 nriliions. D. Les autorités allernandes clevraient cesser de donner des
Enfin le montant de la circulatiou fiduciairc a atteint le 30 urdres d'exportation qui priveut la Belgiquc de ses ressouLces
décenbre 48 /2 mrlliards contre 33.8 millarcls le l,tr mai l9.l0, aÍ{ricolcs ct irrdustric!les
s44

ffi@Hw&ffiwffi8
.Ll. Uire iirjustie e ïlaglante róside dans ie laii c1Lre. bietr st.ru- rrornral que la population beige bénéficiàt de rations 1égère-
vent les lots importants de marchanclises belges sont exportés nrent plus ólevées que ses voisins. Mais cela nécessiterait une
po'lr conpte allenrand sans contLe-partie, alor"s mêne qirr: répartition eLrropéenne plus equitable que peísonne ue semble
I'Allemagne réexporte ces nalchandises en profitant des pos- cnvisager à l'heure actr-relle.
sibilités de coirrpensation qr-r'elles ofïrent. Ce sont génerale* L'avenir se prósente dès Iors cle la manière sttivante :
ment les Reichszer-rtlaie qui refi:sent à la Belgique Ia cotttte- lln céi-éalrs rraniiiables nos besoins s'elèvent à 600.000 ton-
partie qui lui revient nraniïestement dans ces cas. nes; oÍ on a rr.,-is à notre clisposition :160.000 tonnes il manque
F. Un contingcnt sufïisant cie marchandises devrait êtrc donc en.,,iron 240.000 tottnes qui rlevraient être importées avant
reser'"'é à la BelgiqLre et destine à sen'ir cle nronnaie d'ecirange.. fin rnals |9J2.
G. Des renèdes doivent être apportes à la sitLration de no-
tre clearing. Nos besoins en ntatière grasse sont de 4.000 tonrles par-
La seule Wahrenrrerkhers Oesellschaft expedie en Allemagne nr.ris or comme no';s le silnalions plus haut ce stock sct'a'
le tiers des exportations belges et notanttrent de grandes quan- liquidé iin mats.
tités de prodLrits < sensibles >> que lros négociateurs pourraient i.a ration de viande clevra à partir de juin 1942 être rédttite
utilenrent lournir" à d'auires pays nloyennant contrepartie. à 20 gr. par jour aïin d'eviter de décimer le cheptel.
De plus la réalisation furcée des participalions belges à La récolte belge en llolltilles de terre ayant pratiquement
l'étranger de urênre que 1a cession a des groupes allemands eie rnobilisée toLrte entière, ii reste 2,5 nillions cle personnes
d'avoirs belges bloqués en Alletiiagne ue clevrait avoir licLr qui n'ont pas obtenLt Ieur provision. Il faudrait pclur 6 mois
.7 que si des compensations efiectives etaient offertes. Ces liqui- 240.000 tonnes. Or il ne flous en reste plus.
q clations ne devraient pas seuleuent rósulter de décisions uni-"-
quenrent allemancles mais ci'ar:cord avec les instances belges. RESUI,TATS DES I{NfiOCIATIONS,AVEC L'ETRANOER
Fl. Le solde actuel clu elearing clevlait être affecte à 1'aprrre-
merit des acltats belges de ltroduits étrangers, rtott pas :tLl llollande
comlrte-goutte conrnt e cela se f ait acti.ielle rrcnt ntais de m a- l-a Ilollande est rut pay's essentiellement agricole. Nous lui
nière à la résolbcr pt"ogressivement. Ce1a.1'autant 1;ltts qtre dc tr)ommes de tet re; en écltange
;rr.ons cicnratirii: des plants
i'Allenragne coniró1c actueilenent totrt le clealing €Ltro1r1g11. orr a cxigó cle nous rles ltonttnes cle terre cic consontntation'
I. Par suite cies exportations trassives vers 1'Alletitagttc F-rance
(4/5 de notÍe exportation totale) le problettte des ciral'bottr' Les poLrrparlt:rs crnt ócltoué ici en raison clc I'oPlposition ra-
se pose avec une acuiié sarrs cesse accíue d'atltant ltlus qlte ciicale fornrirlóe par Ies autoiités militaires de Pat'is
cette expcrtation se Ïait cle uouvcaLi satls cotitrepartie (rroir p. 6
notre article à ce sujet N.d.l.ii.). Notts rjevric,ns ltot.tvoir échan- Suisse
ger notre charbon contre du frontent ,franqais. Si les Allenlancls EIlcs n'ont donné artctttr résultat tangible malgré les grandes
consentaient à libérer nos mineurs notls pourrions d'ailleurs eir- cspérances qire 1'on fondait sur elles.
core accroitre notre production; de plus iroLts devrions être Italie
aritorisás à maintenir une partie irlus int poÍtante clc notre
stock sur le marché ir-rtérieur. Ces importations se iirent via I'Allcittagile; elles n<lus appor-
f. La politiqrre d'achats cn Belgique durt itse I'Allemagne taient des produits d'appoint et diminuaient notre créattce sur
a brovogué I'epuisemertt de nos s1oóks et de rros possibilite,: Je clealing ailemancl vu qu'eiles etaient payées par le- ctearing
rrltérieures- de productions. l-es exigences iniposees à la Bel- gr:rmano-iialien, puis belgo-allenand. Elles furent arrêiées par
giqtre sont trop lourdes et nc peuvent inspirer conliaircc dans clócision des autoritós de Berlin.
la politique suivie iusqu'ici. DSFICIT ALIMANTAIRE CENERAL.
K. Certaines proclttctions belges ne devrair"rnt potrvoir.êti'e
exportées qu'après la satistaction comp[ète des besoins inté- La ration que les Beiges regoivent à I'heure actueile est la
rieurs et des garauties forntelles cle conirepartic étrangères de pius basse et"la plus insfiffisante qui janrais été imposee dans
/'/ rnarchandises -alritales pour 1e ravitaillemelt ori 1'approi'ision- même pendant la grterre nlondiale 1914-1S18, à
iros régions,.masse
nement industriel du pays. une gr'àncle d'hotnmes penilant une période prolongée.
Telles sont dans leurs ltoints ltnncil,rattx lt:s suggestiotirr faiÍes Le déficit est non seulement quantitatiÍ mais égalentent qua-
par les signataires du clocumetit. litatiï par suite clit manq{le cie variété des alinients et de la
Après l'examen de 1a sifuation financière ils al:orr-iernt leneur insLrffisante de ceux-ci eu sels minéraux, graisses, etc.
LE PROBI-EÀ{E .qLIÀ,18I{TAIRE. NOUS ET LES AUTRES

Situatisn. Alors qtie la lation journalière ciistribuée en Ilelgique repre-


sente i í,r00 calories, ceile de I'Allen.ragne en représente 2.000.
De tous lcs pays cir: l Ouest euÍopeen la situation de la tsel- De pius en dehors de la ration il est eucore possible de s'y
.qique est ccrtes des itius tragique. Cela rÓsultc cii: i'extrême procurer des prodr-rits cl'une grande valeur nutritive non ration-
densjte de sa population, du déséquilibre incontestable qtti nés : poisson, truÍs, pommes de terre, etc.
existe entre sa production ind^ustrielle et sa ltroduction agricole
au proÍit de la première et enfin de sa clépendance étt'oite an
point de vue alimentaire de l'extérieqr. Nos secrétaires genéraux et gouverneurs terminent leur ex-
posó en mettant en lumière les conséquences tragiques de
L'avenir. cette scu,s alimentatir:n. Coirne au couls d'un de tios 1tré-
La ration de lrain de 225 grammes par joul est actuellentent códents nunréros noLrs avons déjà sígnalé l'état de la santé
nraniïestement insuffisante et cependattt nos réserrres ne peit- publique cn Belgique, nous pensorls ne pas devoir y levenir ici.
vent I'assurer que jusqu'à fin ma$.
La ration de viande portée à 35 grantmes ltar joLrr clcvra CO}\CLUSTONS
egalement être < réadalrtóe > car si rotre cheptei n'est pas
encore trop réduit nunrériquement il s'cst cepeudant considé- Belges, par i'explrse ci-dessus qui se bonte à résuurer d'utte
rablement raieuni. nranièie sèche et impartiale un clgcLtment absolument oÍliciel
L'épuisement total des teserves nationa.ies en matières gras- vous llouvez voir ce qu'est la colla.boration. Une fois de plus,
ses obligera à une noul'ellc reciuction à iin mars" Or rappe- ne ncus laissons pas. prencire aux belles promesses clont la
lons que cette ration n'esÍ dejà plus clue de 15 grantmes par 'Ltfesse asservte est Dlelne.
10ur. Saclions aussi tiiel de tout cela des conclusions pratiques
Notre pays ne dispose pas enfin de lrroduits d'appoint : poLrr notre comportement vis-à-vis de l'envahisseur.
fóculents, légumes, etc. et sa production fruitière est nette- Ne nous laissons pas aller à un découragement sans résul-
ment d,éÍieitaire. tat pratique mais AUGMENI-ONS DE JOUR EN JOUR hlo-
Etant eÍonnó le tn;rtique ele r,:es pt'oduits el'appoint, il scr;iit 1'liE IiESISI'ANCE" D'elle riépenel la VIeTOIRE.
[e scandale des charbons L'ordre nouveau esÍ iníègre
Chacun sa.it que nrênre nos secrétaires gcneraux les plus L'ancien regime avait connu bien des scandales financiers,
collaborationnistes ont attiré à diverses reptises l'attention de .V1. Degrelle avait d'ailleurs veilement critiqué cela. Actuelle-
I'autorité allemande sur le manque de charbon en Belgique et ment cela est heureusement lini.
sur la situation pénibie des foyers nécessiteux à cet égard. En effet on ne peut plus les critiquer ouvertement, mais le
Il est évident oue notre production charbonnière est actuel- .< pot de vin >> a pris une anrpleur telle que M. Leemans, que
lenrent lourdemeni lrandicaoée. les scrupules n'étouffent pas, ainsi que chacun le sait, a adressé
Divers elóments sont la óause de ce nranque de combustilrle. aux groupements principaux une circulaire dont le texte est
Il 1' s .t premier lieu la réduction de la production. ci-dessous.
Celle-ci est le resuitat torit d'abord de la détention de divers Il serait diÍficile de trouver un plus modeste aveu.
ouvriers mineurs spécialisés. Il en reste encore environ 9.000 tllinistère des Affaires Economiques
clans les stalags allemands.
D'autre part, Ie manque d'alinientatiou a reduit considera- Bruxelies, Ie 22 janvier 19,12
blement Ie rcnclement des ouvriels existants. Déjà en février Arrx C[efs des Oroupcnrents Priucipaux et des
1941 Ie rendement de chaque travailleur était reduit de 14.5 %. Cirotipements Profèssionnels inclependants.
. Depuis cette date, I'aliinentation de la population n'ayant
guère augmenté, tout porte à croire que ces possibilités de Rétributions pour services spéciaux
rendernent ont encore lraissé.
A cóté du manque de main-dceuvre il existe égalenent les J'apprend que des groul)entents principau;, et des grcupe-
difficultés de transport : I'industrie charbonnière, industrie de ments professionnels indépendants et même des groupements
produits pondéreux, est plLrs clue toute autre aux lrrises avec Ie suborclonnés ont, sans la moindre auiorisation de rra part, per-
manque de matériel roulant. (Jn a alors essayé d'intensifier le qlr qgs rétributions à l'occasion cle la repartiiion de matières
transport par eau, irais lcs conditions d'hiver rigoureux n'ont pÍem leres.
guère rendu possible ce nloyen de loconrotiort. Ott voulut enfin .fe tiens à vous faire savoir que ces repartitions dcrivent en
rccourir à la route mais ici le manquc croissant de lubrifiant règie geni:rale se Íaire gratuitemerrt. Si elles sont de nature telle
iut un ttouvel ohs{acle. qne la percel;tion d'une rétribution s'inrpose af in dc couvrir
A ces deux élénrents s'ajoute enfin 1e nanque total d'im- les frais, celle-ci nc peut être encaissée qu'après ia parution
portation possible. Rappelons à cct egard quc nous importions au Àloniter"rr d'une ordonnance du chef du groupenrent prin-
en t939 : 3.536.53-l T., en lg38 : 4.493.636 T. et en 19117 : cipal interesse, pourvue de nton approbation.
0.167.269 T. Le tarissenrcnt cle ces souÍces tlevait evidentmeitt T'ant qu'il n'a pas été satisfait à cette exigeuce, chaque in-
avoir sa repe;:cussion sur notre marché interieur. téresse est pariaiternent fondé à refuser la rétribution irrégu-
Mais rnalgré cela, la population belge aurait ellcole pu se lièrenient exigé cie lui et il peut nrênre revendiquerr en tout
cltauÍfer n'eÊt été les diverscs exigences des Allemands. temps le rr:rnboursement des somnles perques à sa charge.
Nous n'avons guère l'habitude cle polénriquer dans le vide, En raison des irrégularités qui existent en ce moment, je son-
aussi estimons-nous être en droit de nous borner à sou- ge sérieusement à en informer officiellement le public par un
nrettre à nos lecteurs les chilïres des divcrses exigences de commLiniqué de presse. Pareilles irrégularités mettent en eÍfet
nos protecteuÍs pour qu'ils se rendent compte des r'éritables mon tllinistère en cause et gênent l'activité du Commissariat
rnotils du froicl qui sevit dans leurs foyers. aux Prix et aux Salaire.s. En outre, certains groupenrents s'at-
Rappelons toutefois qu'un certain nonbre d'industries tour- tribuent ainsi sans en iniornier préalablement le Ministère des
nt nt crclusi',,enrent dars l'interêt des Allernancis et qu'il echet somfies importantes, sur I'empioi desquelles n'existe pas le
clès lors d en tenir compte clans les calculs cltti vont suivre. rttoindre contrólc.
Dxporíations vers Ia ftrance : Je prie par consecluent les chefs des groupements principaux
et des groupements professionnels independants :
[)ecernbre 1. De me renseigner dans la quinzaine sur les rétributions
-f
Werh nracht 71.597 . Irrdustriels 2C.712 T. S.N.C.F. 20.712 qui ont eté perques sans observer les formalités requises par
Janviei leurs groupements et/ou par les instructions qui en dépendent.
Wcrlrnraclit 0l .781 T. Indu,striels 18. 106 Le Mini"stère clésire ètre renseigné d'une manière détaillée
Févl ier sur la base, le montant et le produit cle ces rétributions ainsi
cilre ,sur I'emploi des sommes.
Wehrniacht íj.l.60íJ T. Iridustrit:ls 43.70i)
2. Au ler février au plus tard il v a lieu de nlettÍe fin à la
Nous exportions donc poLir 1cs bcsoirt.s tjc la Wet !rnracht lrerception des rétributicns qui soni en ce nloment encaissées
seule en France cu 3 rnois 197.!178 T'. oour lcs inilustries tra- de faq:on irrégulière. A partir de cette date les services sont à
i"aillant au proÍit des Alleriranrls 82.518, et pour la S.N.C.F. Íorrrnir gratuitenient. Les groupcments qui se croient justifies
clui roule évidemurent pour eux arrssi 61.712 soit aLr total par les circonstances à réclamer une rétribution, doivent s'a-
342.208 T. dresser au chef du groupement principal ou du gtoupement
Le prograntnte rectifié de lloïfice central des charbous en professionnel indépendant interessQ afin de lui dernander de
date clu 31 janvicr i9'12 n'est pàs nioins révélateur. sournettre une c-,rdonnance à I'approbation du Ministère. J'ap-
I-e prelnier !ro.ste vis€ lr:s expoltations pour févi'ir:t. II cont- 1;elle votre attention sur le fait que I'approbation d'une telle
Doítc : ordonnance sera subordonnee à la comnrunication préalablti
Luxcrnbouig 8.6110 des renseignernents clemandes au 1 ci-dessus.
l-orrai nc 15.500 3. Les chefs dcs gloupements principaux et des groupe-
AIsace 17.300 ments professionnels independants, sont priós de noter qu'ils
France Wertinr. c 1.000 sont rcsponsables enrrers moi lrour les actes des chefs des
> Industríes 43.700 groupements qui Ieur sont subordonnes.
) S.N.C.F. .i1.000 (s) V. LEEMANS
Chemins de ier allemands 15.500 Secrétaire Cénéral
236.200
tounes qui cluittaient notre pay-", Si notrc soustraction est cxacte, la population belge a eu
De son cóté la Wcrhnracht en Belgique s'envoyait ntodestc- 11.550 T. de plus que I'armée d'occupation. Or il n'est pas
ment 30.000 totrnes. tenu compte dans ces données travaillant pour compte de
Le poste 7 de ce < proiet refornré > est assez ntysterieux; il I'ennenri par exemple les industries chimiques 17.800 T.; les
prévoit r-rn Sonder Kontigent ( y compris RU. Betrieb unter cimenteries (n'oublions pas que les constructions sont inter-
deutscher verwaltung) donc pratiquement les entreprises sous dites chez nous par arrêté) 41.000 T., métaux non Íerreux
gestion officielle allemande. íl prévoit le modeste contingent 11.500 T., les har-rts iourneaux et u.sines sidérurgiques 35.500 T.
de 30.250 tonnes. Voilà, clrers compatriotes, comnrellt nos. protecteurs congoi-
Nous atteignons aiirsi le nrodestc total cle 296.450 T. exclu- vent la véritabte cbllaboration. Nous espeións que tous vóus
sivement et ouvertement allouées aux Allemands saurez tirer de ces chifÍres si éloquents par eux-mêures les
En revanche le 6" par. 5 du mêrne projet dit expressément conclusions qui s'imposent : En ce domaine comme dans tous
< domestique > (nógoce de gros et de détail) 308.000 T. les autres Ia collaboration est synonyme de vol.
ENFIN, UN SECRETAIRE GENERAL EN A ASSEZ
Moarselsmeur Van Roey
M" Verwilehen eomdemme les idées nsuwelles
est démissEonn&lÍ€... Dans une Allocution qu'il fit le 4-3-1942, le Cardinal Arche-
vèque de ,&lalines vient une Íois de plus de condamner on ne
Tout arrive ! ,&lême qu'un secrétaire genéral longlerirps cou- peut plus expressément les principes qui sont à la base de ce
che devant les exrgences allemandes sènte s,éveilier rin petit qu'on est convenu d'appeler I'Orclre nouveau"
sursaut de dignit^é au fond d'une conscience fatiguée cie tant Nous pensons devoir donner de ce discoLrrs les plus larges
de concesgions. C'est ce qui vient d'arriver à M.- Verwilghen, extraits d'autant plus que tra presse a évidernmcnt fait le si-
secrétaire genÉral à la Prevol'rnce Srrciaie et CommiÈlairc lence sur ces idées.
a la Hestauratlon Apres avoir clébuié en signaiant que << Dans certains rnilieux
À'l." Verrvilghen revient de loin. Collaborationniste de ia pre-
mière heure, il crea le Commissariat à la Restauration donf les on vise non seulemerrt à répandre ce que j'appellerai le défai-
amis V.N.V. occupèrent la plupart des leviers sous la cond.uite tisme patrioticlLre mais aussi le défaitisme catholique >, Sorr
d'un avocaillon séparatiste et ambitier-rx nommé Custers, lequel E,mineirce étr-rdie le régime philosophiqrre clue I'on cherche à
noLrs imposer nour I'instant.
clevait d'ailleurs se faire Í1ommeÍ bientót commissaire-adioint.
Examén gónéral. Prenons la conception de l'hom- .
0rl .!r'a p^as oublié te pitoyable document publié naguère dahs la - ces idéescl'abord
n'le et de la vie d'après nouvelles.
< Libre Belgique >, et dont une pièce était Ia lettré oir M. Ver-
wilgh.e-n, de Haute Cour pour trahison par son collè- A la hase de tout il y la doctrine du sang et cle la race. Pour
-menace tentait de
grie M. Plisnier, en voir I'importance, lisons un passage d'irn livre < Cott und
iustifier les ordres hónteux donnés Volk > qLri est en cc moment répandu à foison dans les pays
par lui aux offices de chómage d'envoyer nos ouvriers outre-
I{hin, au mépris de la loi. L'initallation d'un traitre authentique aiiemands.
le sieur Hendrickx, à I'Oftice du chómage est, d'ailleurs, én- < Nous vivon,s à l'époque de la décision. Avec la connais-
core l'euvre de M. Verwilghen. sance des valeurs de la race et du sang s'est ïait iour une
nouvelle conception de vie. Ëxtéricuremór elle se nianileste
f' : Pourtant, il faut en convenir, depuis que la victoire alliée est cians la formation d'un nouveau stvle et d'une nouvelle volonté
acquise, M. Verwilghen a entrepris un'nouveau retournement de vie. L'époque des rêvcs humanitaires internationaux touche
Oh ! pas par des moyens héroïques !
cle veste. à sa fin et avec elle le rêve d'une humanité chrétienne qui de-
Le Conimissaire général a choisi, plutót, de se faire << porter puis deux millénaires agite les homnres sans qrr'ils s'en-soient
pále > à chaque affaire délicate, abandonnant au triste Cisters approchés d'un pas.
'>
le soin de mener et de conclure les négociations aboutissant Race et peuple sont devenus des idées sacrees. Elles
à d'innornbrables concessions faites aux-exigences teutonnes. constituent le visage de notre temps et la loi de l'avenir. Ce
Pourtant, deux Íois, rentlons-lui cette justice, M. Verwilghen qui sert cette loi est bon et doit continuer à exister. Ce qui
a su résister. ne reconnait pas cette loi est mauvais et doit être changé
La première occagion lui tut offerte lorsque les Boches et mieux encore d.isoaraitre.
Romsée le sommèrent d'incorporer à son bommissariat sept ' > En deux mois la doctrine du sang et de la race revient à
< officiers >, choisis parmi les traitres revenus de Luckenwalde, ceci : le sang est le principe de Ia vie, de toute vie, non seule-
et dont la << Libre Belgique >> a dévoile les manceuvres. Accule ment de la vie corporelle végétative, sensitive, mais aussi de
à la résistance par tous ies ofliciers de ses diverses adminis- la vie spirituelle, des actes de la volonté, de I'iRtelUgence et
tra_tions lesquels refusaient de siéger avec des traitres, M. Ver- de tout ce qu'il y a de beau dans I'homme. Le sang qui coule
wilghen reÍusa ce << chevai de Troie >. -donc dans les veines de chaque individrr appartientá ia race :
-l'individu
est donc essentieliement subordónné à la race; il
Mais il alla raconter à ses amis allemands - ue c'était sous la n'a qu'une valeur relative accidentelle, passagère tandis que la
pression des militaires de son département qu'il agissait ainsi. race est la valeur absolue permanente. ll v a des races infé-
Et il fallut la croix gammée et la bannière pour que les rieures et des races supérieures en vertu dé ler'lr sang ces der-
protestataires ne soient pas tous expédiés dans leb Oflags. nières étant destinées à-dominer les autres.
Peu après, M.Claeys, secrétaire général intérimaire aux > Il est evident qu'à cette doctrine purelnent materialiste
Cornmunications, refusa. de se prêter áux déportations rnassi- s'oppose radicaleffent le splritualisme óhrétlen >.
ves exigées par le Reich à court de main-d'euíre. La Morale. Après la conception de vie il y a encore la
M. Verwilghen iut alors l'objet des pressions Lroches et morale et vous- constaterez immédiatement une diïférence Dro-
de leur valet, son collègue >> Romsée. Cettè fois il relusa, pres- ïonde entre la théorie nouvelle et le christianisme.
f que netiement. Il sentáit venir la Victoire, il a démisáiónné, Pour la première, Ía rnorale découle de la théorie du sarg
resignant, le. 24 mars, ses fonctions, plutót que de prêter un et de la ráce; est bon et licite, tout ce qui convient à la race-,
concours odieux aux déportations qui- sont à' la veilie de sé- ce qui procure la pureté et la vigueur de la race; est mauvais
tendre. Car elles ont commencé déjà. et. illicite, ce qui corrompt la race, ce qui la détériore, ce qui
On_a dit que M. Claeys qui aurait dri être parti de lon- fait obstacle ar,rx intérêts de la race. ll en est de même ilu
-
gue_date,. la place d'un patriote belge n'étant pás aux cótes
droit : est juste ce qui convient à la race; est injuste ce qr"ri
de Rornsée et M. De Winter se- solidariseràient avec À,I. lui est nuisible.
Verwilghen. - Il esÉ évident que cette morale'est complètement inconcilia-
ble avcc la moralè catholicue.
Mais il n'en est rien encore. Ces rnessieurs attendent le La valeut humaine. Èn en quoi consiste d'a-
couÍage est un plat que l'on mange, aussi, refroidi, rue -de la près les deux conceptions - Ia considérant
vériiable valeur'de l'homme, on
Loi Ie retour de la < délégation > expédiée à Berlin le 24 arrive aux même contradictions. D'après le svstème que nous
mars,- pour essayer d'obtenir un répit. Sur ce répit, nul'ne analysons, la grandeur de I'homme consisté à doniiner les
compte, car déjà les Boches ont suspendu leurs livraisons de autres : c'est la Íorce sans égard pour personne, sans autÍe
céréales, compensation dérisoire à nos stocks volés. Et le - regle que l'intérêt suprême de la race.
pain est à la veille de manquer. Au contraire d'après la doctrine catholique l'idéai humain
Que feront les collègues de M. Verwilghen ? Démissionne- corrsiste à se dominer soi-même, par le renoncement et l'ab-
ront-ils ? Ne démissionneront-ils pas ? La peur de St-Gilles ou négation, par Ia lutte contre les passions : de là I'humilité, la
la peur de la ïureur justicière du Pèuple bieniót libéré ? douceur et la charité, par ÍappoÍt aux autres la force aussi,
Quel sera le mobile qui l'emportera ? mais uniquement contre le mal et le péché.
Conclusion. Voilà l'idéal de la grandeur humaine di,après le
christianisme. -Comparez cette grandeur-là, presque parailoxale,
à la.grandeur qu'on veut vous Íaire admiref et voye2 teur antí-
nomie absolue.
PETITE NOUVELLE
PETITE NOUVELLE
OÈ mè'nent les mauvaises lectures.
les Allemands viennent de grouper dans - On nous signale que
deux cinérias de'Ia
Le travail obligatoire.
- Les usines
nent de se voir réquisitionner
Snoeck à Ensival vien-
15 .% de leur personnel.
capitale et un de province environ 3.000 cercueiis. Les grands organismes de distributions (grands magasins,
Profites-en vieux, c'est encore sans timbre. etc.) viennent de se voir obligés à remplir dès Íormulaires et
Pour le reste, les bombardements de la R.A.F. n'etfrayent pas des listes de leur personnel -qui devaiént être rentrés avant
nog pÍotecteurs, la 25.3-42,
#EË:!-n#reffi
BAGÀRRE CÍïEZ TES VOI.ONTAIRES la sociéte se reconnrlt débitrice de la niodeste somme de deux
DU TRAVAIT millions. l-e malheur voirlut qtr'elie ne paya pas assez vite.
Me Dubois ex-Clavier jugea bon cle commander l'expédition du
L'équivoque du mouvement wallon des V. T. (le service jugement mais le referendaire, estimant que Ia société n'était
flamand étant une cntreprise de trahison au service c1e Rom- ;ras valablement reltrésentie, refusa de la àigner. SeLrl un ordre
see) a pernris à pas mal de ieunes gens animés du nreillerrr rlrr Procrrrerrr Genéral pu modifier sa dccision.
natriotisme. cle lui ofirir leur collaboration. Inuiile de diie que Me Ledoux fit remarquer à ses clients
Dans les canlps, aLrjourd'hui, leurs yeux cloivent bien s'ou- que ,sa brillantc ltlaicloirie leur avait fait bénéficier cl'une réduc-
vrir sirr la besogne que l'occupant qui les aritori,se attt'nrl tion clc .l nrjllions et quc Me Drri.rois ex..Clavier nrit en vaieur
tl'etrx. Ic briliant résultet oitteirrr. Les honoraires prrrent donc être cal-
En ef[et, à I'exposition < Derrtsche (]rijsse >>, clui < honore >, culés en conséquence. Quelqtrcs jours pl-us tarcl I'administra-
à Bmxelles. des selles vides de rrublic. un stand d'honneuÍ est tcLrr en question ïLri d'aillerrrs reinlégré dans sts lonctions par.
réservé aux V. "f., avec fanionS, photos, littérature, etc. orcÍre du pouvoir occupallt.
Il s'agit, nons assure-t-on, de faux comntis par la propagande Sous le Biitonnat de I'ile Braflort on poLlrÍa se livrer à pa-
boche. l-c chei de la propagande des V. i'. aurail déntissionné reii:; tripotages. Si on a lcs Boches avec soi ou pourra em-
par prote,station, tanclis cpre'M. Bauchau courait dire sorr incii- pêcher des con{rères d'exercer leurs ltrofessions,'on po,rrra
gnation à un Boche compétent cantonné à Betlin. arrêter tles avocats qui ltlaident suivant leur conscience.-M. le
Les jertnes gens patriotes croient-ils encore qLre leur place liátorrnier en titre vel-sera rrne larme srrr lerir sort et reDrendra
est dans un organisnre que les Ailernands rangent dans leurs en soupirant son petit train de vie. Ni vons, ni I'Orcir.e que
< fastes >, au mêne titre que la Flitlerjugend ou la Cestapo ? vor-rs clirigez ne sortent granclis de l'cprerrve, Monsieur le Bà-
Et clue ciiraient les lrrisonniers cies Oflags et ries Stalags ? 1()nnleÍ:
Crand merci à Petrone.
"r*o,r*r,
cH; ;; Les requisitions de textiles.
- Bravo
les tissus avaient óté encluits tl'rrne
porir Verviers. Tous
ntatière corrosive et sont
R.enrue-menage au << Soir >, oi est prochaine la défenestra- arrives troLrés à cíestination.
tion du traïtre De Becker, dont les mceuÍs clissolues et contre Soirs peu l'uni{orme allemand va se reduire à une feuillc
nature ont fini par ré\,olter les Boches eux-rirêmes. tie vigne. Très chaucl poLrr la cantpagnc de Rr-rssie.
Vainenrent, dans d'imnrondes et plats articles sur les dépor-
tations, a-t*il tente de satisfaire ses niaitres écceurés. Le moral ailenrand est bon. Des grèves et des mouve-
ll s'en ira et sera recueilli dans Lrne atrtre officine. plus - parts en Allemagne. Ocering
ments séditierrx eclatent clc toutr:s
discrète, cie prcpagande boche : .< Les editions cle la l'oison cn avise I{itlel qLri décide de visiter lui-nrênte les diverseÈ
d'Or > oir I'on ÍetÍouve À'Ime I)iciier egérie d'Henri de Man. ,-rsines oÈ les grèves sévissent.
l.e traïtre Beatse, qui borne ses vices à une soulographie A la prenriere desccnte, les chefs cl'entreprise se refusent
quotidienne, lui succèderait en attendant le tour d'un dauphin, à abattre les dix nten€Llrs sous pretexte que ce sont ses meil-
nouvellement remcnté au ciel de la trahison, .le sieur Verplaetse, leurs ouvriers.
ancien correspondant à Berlin cle I'officieuse et trop accueillante A la deuxième usine ia même scène ,se répète.
agence Belga. A la troisième il y a 250.000 orrvriers. La grève bat son
A moins qu'un nouvel oiseaLl clont on parle,.. plein. Hitler est decidé à sévir. ll exige que i'on cólle un homme
Les crabes s'agitent dans leur vase... sLrr dix au niur. Ainsi dit ainsi fait. Le directeur s'ar;roroche et
Ce n'est plus pour longtenrps.. demanclc avec quoi il ïaut les abattre. A Ia mitrailieuse, ré-
"r'rnd l: Frrhrer i 'r'rtgin i;1árli1q qr:elqr,r lerrrrr_q. I.(' terrain e,,s.t.
jonché de 25.000 morts. Gering ne veut en croire ses yeux
s'approche drr directdur, le f élicite et lui clemande de ouelle
PellÍer ltouvelles'signale régiun il est.
L'honrnre qui a exécute les 25.000 victimes avec le sourire,
Le Bátonnier a dÍ craÍr. Nous avons pÍece- reponcl : ,< Ik ben van Breugge Menhiere >>.

clemmcnt que le < Barreau de -Bnrxelles > avait fait parvenir à


ses membr'es des Íaire-part annonqant le décès de Mes Hartfeld Les joies de ,tlontmartíe. Le cimetière de Montmartre est
couvert cle tombes allernandes - surmontées de la traditionnellc
et Fogelbaum mot'ts pour la patrie. Me Braffort, bátonnier en croix cie fer. Il 1' en a à cÓte d'elles ;12 avec la ct'oix romaine,
titre du premier Barreau cle Belgique, a jugé bon de faire afíi- ce sont celles des Allenands exécutés porrr refus d'ordre et
cher u.n avis signalant que le Conseil de l'Ordre settl était 1 2 sarrs croix ce sont ceilcs des sLricidós.
qualifie pour envoyer pareils communiqLrés. ll critiquait verte-
ment les petits impertinents qui avaient agi de la sorte. La
répohse ne se fit pas attendre. Le lenclemain l'avis du bàton- BELGES
nièr en titre surmontait une communication disant que l'on Suitc à la demande cle Radio BelgiqLre à Lorrdres, voici le
comprenait, tlu'eu egard aux circonstances ct à son tempéra- texte et la traducticn des paroles destinées aux orrvriers bel-
rneni, Monsieur Ic Bátonnier en titre ne prit pas d'initiatives ges se trouvant incorporés de lorce dans I'armée allemande :
patriotiques mais qu'il devait aLr moins avoir la pLrdeLtr clc s'ab-
stenir de critiquer ceux qui avaient le courage de les prêndre. Camarade, je suis ouvrier belge, nous sommes incorpores
ll parait d'ailleurs que depuis ce jour le monument aux avo- de torce dans I'armée allemande.
cats morts s'orne d'une malnifique'gerbe en l'hontreur de Mes Kamarade, ik ben een Belgische werkman. De Duitschers heb"
HartÍeld et Fogelbaum. Vraiment À{e Braffort ce n'est pas la
térnérité qui vous vous peldra. . iben ons gedrvongen te vechten in hun leger.
Tovaritch, ya tselgiskoie Rabotche nas zabrali silnoie
À{ais il ne sévit pas quand il laut.
- Un de Haeren jugea
sieur administra- Germanscoie armie
teur-clelégue d'une'entreprise métallLrrgiqLre
bon de Íaire des platitudes à l'égard de nos protecteurs pollr (Prononciation : Towaritch, ya Beguiski Rabotnik Guermanie
obtenir leurs commandes. Le conseil d'administration signi{ia nas zabrali silom)
sa démission ar-t peu reluisant individu. Celui-ci coniia ses La iin des Christrnas cards. La charmante mode anglaise
intérêts à un avocat célèbre Me Dubois ex-Clavier, ancien cles cartes illustrées que I'on-envoie à la Noêl a vécu. Du
avocat de M. Degrelle, avocat de la Corporation de I'Agri- rnoins, pour M. Romsée, qui, lui, a tiouve la-formule-des-
culture, qui aurait-d0 être Président, cette année, de la Con- tem ps-de-l'ordre-n o uvea u.
férence du Jeune Barreau, mais que ses assiduites auprès des Nous avons ell sous les yeLrx une de ses cartes de visite,
officiers allèmands firent renoncer à cet honneur bien invo- portant les mots : < mit allen guten Wunsche zum Weihnachts-
lontairement d'ailleurs. On commenqa par doter la societé d'un
verwalter, lequel fit à ,son tour choix d'un conseil ,qui ne ïeste und zum Jahreswechsel, dankt recht herzlich fur die
fut autre qLre- À{e R. Ledoux ex-avocat de I'Ambassade d'Al- freunclliche Wunsche >; ce qui veut dire, en termes moins
lemagne et nazi notoire. méchants, que c'est vrainrent << de tout cceur >) qu'il remercie
L'issignation tendait au paiement d'une somme de 6 mil- pour les v@ux << amicaux > qui lui ont été adressés, et que
lions de- dommages-intérêts.- Lorsque I'affaire fut appelee les Iui-même envoie << tous ses bons souhaits >.
< Chers Maitres ie l'Ordre nouveau > ne plaidèrent même pas Quand on pense que, sur la même carte, est mentionné son
mais passèrent un accord devant le tribunal au teÍme duqttel titre de Secrétaire Cénéral...