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[ 17 DÉCEMBRE 2009 – N° 43 ]

La newsletter pour décideurs

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De sombres perspectives ne sont pas nécessairement une fatalité

perspectives ne sont pas nécessairement une fatalité Ces dernières semaines, on pouvait lire dans plusieurs

Ces dernières semaines, on pouvait lire dans plusieurs journaux que la relance de notre économie est amorcée. En effet, les chiffres sont clairs : au troisième trimestre, notre croissance s’élevait à 0,5% sur une base tri- mestrielle et la confiance des entrepreneurs a beaucoup augmenté depuis le creux du mois de mars. Les prévisions de croissance plus optimistes de la Banque nationale de Belgique, à savoir 1% pour 2010, ont été accueillies favorablement, notamment par le monde politique. Ce climat conjoncturel meilleur qu’attendu pourra peut-être nous aider à satisfaire aux exigences budgétaires plus strictes imposées par l’Europe. À l’issue de notre enquête de conjoncture semestrielle auprès de plus de 20 secteurs, il nous faut hélas constater que cet optimisme doit être nuancé. En effet, la grande majorité des secteurs estiment que la croissance enre- gistrée aujourd’hui est essentiellement impu- table à plusieurs phénomènes temporaires, comme la reconstitution des stocks et les plans de relance des gouvernements. On

s’attend toutefois à ce que leur impact dimi- nue au cours du premier semestre de 2010, freinant à nouveau la croissance économique. La prolongation de la mesure de crise relative au chômage temporaire des employés est donc toujours d’une actualité brûlante ! Ces perspectives plus sombres ne sont toute- fois pas nécessairement une fatalité. Si, en 2010, le gouvernement mène une politique dynamique en faveur de nos entreprises, cela devrait permettre une reprise plus rapide et plus vigoureuse que mentionné ci-dessus. Concrètement, une telle politique devrait aborder trois thèmes : la structure des coûts, la promotion des exportations et l’innovation. À titre d’exemple, je voudrais avancer ici quelques propositions concrètes que le gou- vernement pourrait directement mettre en œuvre s’il le veut vraiment. Nous savons depuis longtemps que nos entre- prises sont confrontées à un handicap salarial énorme, se soldant par des destructions d’emplois quotidiennes. Or, le risque est réel qu’un handicap énergétique vienne s’y ajouter à court terme. En effet, les prix de l’électricité devraient connaître une forte croissance au cours des prochaines années, et ce, pour les deux raisons suivantes. Primo, le développe- ment en mer de parcs éoliens et, secundo, la forte augmentation de la cotisation fédérale affectée au financement de divers fonds. Le défi me paraît clair : si l’on veut vraiment

maintenir une industrie forte dans notre pays, ce surcoût considérable pour nos entreprises devra être compensé d’une manière ou d’une autre. Des milliers d’emplois sont en jeu…

Si l’on veut maintenir une industrie forte dans notre pays, le surcoût énergétique considé- rable pour nos entreprises devra être compensé d’une manière ou d’une autre.

Afin de ne pas passer à côté d'une partie de la demande étrangère, la promotion des exporta- tions est un autre volet essentiel à inscrire à l’agenda 'compétitivité'. À cet égard, la FEB plaide, par exemple, pour une prolongation du système de complément d’assurance crédit public Belgacap jusque fin 2010. Par ailleurs, il faut examiner d’urgence la possibilité d’étendre ce système à certains cas où l’assureur crédit a réduit à zéro les limites de crédit des vendeurs belges. Il ne s’agit ici que de deux exemples tirés d’une série de mesures pouvant sans problè- me être adoptées pour renforcer la compétiti- vité de nos entreprises et permettre une reprise plus rapide et plus vigoureuse. Il appartient à présent au gouvernement de montrer quelles sont ses véritables priorités !

RUDI THOMAES, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ

À EPINGLER

! RUDI THOMAES, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ À EPINGLER > LIVRET STATISTIQUE FEB > Un fil rouge pour

> LIVRET STATISTIQUE FEB > Un fil rouge pour vous y retrouver dans l'abondance de chiffres

CONTINUITÉ DES ENTREPRISES > Le fisc fait de la

résistance

PRIX À LA CONSOMMATION > Légère modification du panier de l’indice

HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

1,3%
1,3%

Croissance modeste en 2011 aussi

La Banque nationale de Belgique table sur une croissan- ce économique de 1% en 2010, soit nettement plus que les 0,4% prévus dans le budget 2010-2011. La BNB

s’abstient toutefois de se prononcer au sujet de 2011. Sur la base de son enquête auprès des secteurs, la FEB estime que la crois- sance ne devrait atteindre que 1,3% en 2011, contre 1,9% dans le budget.

devrait atteindre que 1,3% en 2011, contre 1,9% dans le budget. www.feb.be > publications > chiffres

www.feb.be > publications > chiffres et faits

[ INFOR FEB 43 — 17 DÉCEMBRE 2009 ]

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CONTINUITÉ DES ENTREPRISES

Le fisc fait de la résistance

L’attitude critiquable des créanciers institu- tionnels avait souvent été rangée parmi les causes de l’échec du concordat judiciaire. La loi sur la continuité des entreprises, qui rem- place la loi sur le concordat judiciaire depuis avril 2009, a pour but de permettre à une entreprise en difficulté de redresser la barre.

il semblerait que le fisc ne serait pas prêt à accepter son statut de créancier ordinaire. Devant les tribunaux de commerce, il s’oppose à la décision dès qu’il s’agit d’homologuer les plans de sursis aux entreprises. Une question parlementaire n’a malheureusement pas per- mis de clarifier la situation. En effet, ques- tionnés par la sénatrice Christine Defraigne (MR), les ministres des Affaires sociales, des Finances et de la Justice ont fourni chacun des réponses contradictoires. La loi est claire : le fisc est ramené au rang de créancier sur- sitaire ordinaire. Il ne jouit pas d’un régime de faveur, ce qui est confirmé par les travaux prépara- toires. L’objectif est d’assurer, dans le cadre des procédures visant au redressement de l’entreprise, le traitement égal de tous les créanciers, qu’ils soient publics ou privés, et de faire en sorte que chacun d’entre eux apporte sa juste part au redres- sement de l’entreprise dans l’intérêt général. La loi sur la continuité des entreprises ne pour- ra fonctionner correctement que si tous les acteurs – débiteurs et créanciers – acceptent de jouer le jeu.

Charles Gheur – cg@vbo-feb.be

acceptent de jouer le jeu. Charles Gheur – cg@vbo-feb.be Une nouveauté importante, saluée par le mon-

Une nouveauté importante, saluée par le mon- de des entreprises, concerne l’abandon des privilèges dont jouissait l’administration fisca- le en vertu de la loi sur le concordat judiciai- re. C’est ainsi que le Trésor se retrouve dans la catégorie des créanciers ordinaires. Il peut donc subir des abattements de créances et voir amputés des montants dus par le débiteur. Or,

et voir amputés des montants dus par le débiteur. Or, ACTION FEB > Les relations UE-US

ACTION FEB

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Les relations UE-US au Belgian Business for Europe

Lors de la réunion du Belgian Business for Europe (BBE) du 8 décembre dernier, MM. Johan Aurik, Martin Walker et Charles Hugues, experts de la société A.T. Kearney, ont fait une présentation des relations Europe/États-Unis. M. Walker a rappelé l’évolution géopolitique de ces relations, a décrit la situation écono- mique européenne telle qu’elle est vue par les États-Unis et a, enfin, identifié les défis que l’UE se doit de relever dans les prochaines années. Après un débat animé sur le sujet, les membres du BBE ont également passé en revue les divers dossiers en cours au Conseil, à la Commission et au Parlement européen.

Arnaud Thysen – at@vbo-feb.be

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BUSINESSEUROPE :

un Copres axé sur le climat et le marché intérieur

Le Conseil des présidents (Copres) de BUSI- NESSEUROPE s’est tenu les 3 et 4 décembre derniers à Stockholm, sous l’égide de son pré- sident, Jürgen Thumann. Quelques jours avant le lancement de la Conférence Climatique à Copenhague, ce fut l’occasion pour le Copres, lors d’une rencontre avec le Premier ministre suédois Reinfeldt, de plaider pour un 'level playing field' comme condition sine qua non pour un accord climatique, sous peine de por- ter gravement atteinte à la compétitivité des entreprises européennes. D’autres sujets ont été abordés à cette occasion, à savoir :

l’importance pour l’UE de soutenir les 'clean tech', de s’attaquer à la crise financière, de

PRIX À LA CONSOMMATIONtech', de s’attaquer à la crise financière, de Légère modification du panier de l’indice Le 1

Légère modification du panier de l’indice

Le 1 er janvier 2010, le panier de biens et de services servant de base à l’indice des prix à la consommation subira une légère modification. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la miniréfor- me opérée tous les deux ans afin que le panier de l’indice conserve son caractère représenta- tif. Cinq nouveaux postes entreront dans la composition de l’indice : les ampoules écono- miques, le modem/routeur WIFI, le disque dur externe, l’abonnement de fitness et les mai- sons de repos. En raison d’un poids devenu moindre dans les dépenses des ménages, trois autres produits seront supprimés (ampoules à incandescence, imprimante à jet d’encre et logiciel). Cinq postes connaîtront enfin une adaptation de leur définition : le poste consom- mation d’eau tiendra désormais également compte de l’évolution du coût d’égouttage, le poste électricité et gaz naturel de l’évolution des tarifs sociaux, le poste voitures neuves des primes à l’environnement octroyées, tandis que le poste appareil GSM intégrera le smartpho- ne et le poste abonnement à la télédistribution la location d’un décodeur/digicodeur.

La miniréforme complète très utilement la grande réforme qui a lieu tous les huit ans (dont la dernière date du 1 e r janvier 2006). Elle permet en effet d’intégrer plus rapidement les nouvelles tendances dans er janvier 2006). Elle permet en effet d’intégrer plus rapidement les nouvelles tendances dans l’indice des prix à la consommation et, partant, de disposer d’une mesure de l’inflation dont la fiabilité demeure élevée. La FEB se réjouit que les par-

fiabilité demeure élevée. La FEB se réjouit que les par- remédier à court terme au déficit

remédier à court terme au déficit des finances publiques et de s’atte- ler au problème du vieillissement de la population.

Prof. Mario Monti, ancien Commissaire

européen

Par ailleurs, le Copres a discuté des priorités de BUSINESSEUROPE qui seront présentées à la nouvelle Commission. Invité à la tribune du Copres, le Prof. Mario Monti, ancien Commissaire euro- péen chargé par le président Barroso d’établir un rapport sur la relance du marché intérieur, en a dévoilé les lignes de force. Parmi celles- ci, on épinglera les services pour lesquels l’intégration du marché n’en est qu’à ses bal- butiements.

Diane Struyven – ds@vbo-feb.be

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LIVRET STATISTIQUE FEB

Un fil rouge pour vous y retrouver dans l'abondance de chiffres

La FEB vient de publier une nouvelle version de son Livret statistique, où sont abordés les thèmes des salaires, du travail, du chômage, de l’organisation du travail, du bien-être au travail et de la sécurité socia- le. Outre une analyse de la situation actuelle sur le marché du travail, caractérisée par une perte croissante d’emplois ainsi qu'un taux de chô- mage et un recours à des mesures de crise temporaires en hausse, il se penche aussi, comme chaque fois, sur un certain nombre de handicaps structurels. Après une année de ‘deficit spending’ et de mesures de cri- se temporaires, la Commission européenne et des organismes tels que l’Organisation de coopération et de développement économiques nous exhortent à poursuivre les mesures temporaires en 2010, mais aussi à intervenir structurellement. C’est à cette seule condition que les faibles amorces de croissance d’aujourd’hui pourront se transformer en une croissance économique durable. Fin 2010, un nouveau cycle de négo- ciations interprofessionnelles est prévu, où la priorité devra à nouveau être donnée à la compétitivité et au maintien de l’emploi. L’AIP excep-

compétitivité et au maintien de l’emploi. L’AIP excep- tionnel 2009-2010 aurait permis, selon des chiffres

tionnel 2009-2010 aurait permis, selon des chiffres provisoires, de réduire notre handicap salarial de 0,3%. Il faut par ailleurs dynami- ser le marché de l’emploi, en instaurant par exemple des allocations de chômage plus dégressives (8% de réduction sur 5 ans pour les chefs de famille au chômage, contre 30% dans la zone euro). Enfin, il faut encourager les travailleurs à rester actifs plus longtemps et ali- gner les mécanismes de dépenses structurelles dans la sécurité socia- le sur la croissance économique. Sans cela, la pression sur le financement alternatif de la sécurité sociale – aujourd’hui, 36% des dépenses ne sont plus couvertes par des cotisations sociales – ne fera que croître. Cette fois encore, le Livret statistique contient une vaste matiè- re à réflexion sur quelques réformes fondamentales qui devraient per- mettre de maintenir notre niveau d’activité économique et de prospérité

pour les générations à venir.

et de prospérité pour les générations à venir. Financement alternatif de la sécurité sociale, 2001-2010,
Financement alternatif de la sécurité sociale, 2001-2010, montants légalement dûs (Source : ONSS) 16.000 14.202
Financement alternatif de la sécurité sociale, 2001-2010, montants légalement dûs
(Source : ONSS)
16.000
14.202
14.000
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11.299
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9.154
10.000
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8.000
6.000
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4.690
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2001
2002
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2004
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2010
Mio EUR

Aujourd’hui, 36% des dépenses ne sont plus couvertes par des cotisations sociales.

Klaas Soens – ks@vbo-feb.be

par des cotisations sociales. Klaas Soens – ks@vbo-feb.be Le Livret statistique est disponible sur www.feb.be. >

Le Livret statistique est disponible sur www.feb.be.

> tenaires sociaux, réunis au sein de la commis- sion de l’indice, aient atteint un avis unanime concernant la miniréforme.

Geert Vancronenburg – gva@vbo-feb.be

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LOI SUR LES CONTRATS DE TRAVAIL

Adaptation des montants de rémunération au 1 er janvier 2010 : erratum

Dans l’Infor n° 38 du 13 novembre dernier, nous publiions les montants indexés des salaires conventionnels pour employés pour l’année 2010, tels que parus au Moniteur bel- ge du 29 octobre 2009. Les chiffres publiés se sont révélés erronés (en raison d’une mauvai- se application des règles d’arrondi). Vous trou- verez ci-dessous les montants corrigés, qui entreront en vigueur le 1 er janvier 2010 (MB du 9 décembre 2009). • Le montant de 29.729 EUR, applicable en matière de durée du délai de préavis et de

clause de non-concurrence, sera porté à 30.327 EUR ;

• Le montant de 35.638 EUR, applicable en matière de clause d’essai pour les employés, sera porté à 36.355 EUR ;

• Le montant de 59.460 EUR, applicable en matière de durée du préavis, de clause d’arbitrage et de clause de non-concurrence, sera porté à 60.654 EUR.

Monica De Jonghe – mjo@vbo-feb.be

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DIRECTIVE ‘SERVICES’

Transposer à temps et… correctement !

La directive relative aux services dans le mar- ché intérieur doit être transposée dans les États membres pour le 28 décembre prochain. À l’approche de la date butoir, le comporte- ment de notre législateur n’est pas toujours rationnel. Jeudi dernier, la Chambre a adopté

Prolongation du chômage temporaire pour les employés jusqu’au 30 juin 2010

D’après les informations les plus récentes, la mesure temporaire relative au chômage de crise, qui vient à échéance le 31 décembre 2009, serait prolongée jusqu’au 30 juin 2010. La FEB a reçu du gouvernement des signaux positifs, ne pouvant toutefois pas encore être confirmés au moment de la mise sous presse de cet INFOR, selon lesquels cette prolongation aurait bien lieu. La FEB a toujours plaidé pour l’instauration du chômage de crise afin d’offrir un ballon d’oxygène aux entreprises et d’éviter des licenciements massifs. Au vu des perspectives économiques, la FEB a insisté pour que les mesures de crise soient prolongées jusqu’au 30 juin 2010. La FEB appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre en vue d’une exécution rapide de cette déci- sion, permettant aux entreprises de prendre à temps toutes les dispositions nécessaires. Pour l’heure, les conditions concrètes liées à la prolongation des mesures ne sont pas encore con- nues, mais nous vous tiendrons informés du contenu exact de la décision du gouvernement par l’intermédiaire de notre site web www.feb.be.

Bart Buysse – bb@vbo-feb.be

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[ INFOR FEB 43 — 17 DÉCEMBRE 2009 ]

Graphisme et production : The Mailshop – tél. 03 771 12 30 – mail@themailshop.be

AGENDA

2 e édition de la FEB Social Academy

Dates :

25 FÉVRIER 2010

25

MARS 2010

Vu le succès de la première édition de la FEB Social Academy, la FEB a lancé une deuxième édition de cette formation en concertation sociale. Elle se déroule d’octobre 2009 à mai 2010. Plus d’infos > www.feb.be > Manifestations

20

AVRIL 2010

2 sessions ‘bonus’ :

18 MAI 2010

20

MAI 2010

Chaque séance se déroule de 14h00 à 17h00.

LIEU:

FEB, Bruxelles

INFO:

Corinne Decoen

T

02 515 08 91

F

02 515 09 15

cd@vbo-feb.be

> en séance plénière un projet de loi adaptant certaines législations à la directive ‘services’. Ce texte constitue la troisième étape du processus de transposition. La première étape vise à trans- poser la directive par le biais d’une loi ‘hori- zontale’ contenant des dispositions autonomes. La deuxième étape vise à mettre en œuvre les dispositions de la directive relatives au guichet unique par la voie d’une modification de la loi sur la Banque-Carrefour des Entreprises. La troisième étape vise à mettre en conformité avec la directive ‘services’ un certain nombre de législations. À la liste des législations à modi- fier, a été ajoutée in extremis la loi sur les implantations commerciales. Un amendement porté par la majorité a réintroduit dans cette loi des critères de protection du consommateur, de respect de la législation sociale et du travail, et

d’impact sur l’environnement urbain. Or, c’est

là précisément ce que l’Europe nous impose de

supprimer de notre législation et ce que l’OCDE

a dénoncé en juillet dernier dans son rapport

sur la Belgique.

Il est capital que la Belgique mette tout en œuvre pour transposer la directive ‘services’ dans les délais impartis. Mais il est regrettable que, dans un ultime amendement, de nou- veaux critères soient introduits dans la loi sur les implantations commerciales, sans que per- sonne ne se soit demandé s'ils n’imposaient pas de restrictions discriminatoires, inutiles ou injustifiées à l’établissement ou à la pres- tation de services. Il ne fait guère de doute que notre Cour constitutionnelle ou la Cour de jus- tice européenne y trouvera à redire.en juillet dernier dans son rapport sur la Belgique. Charles Gheur – cg@vbo-feb.be > CRISE ÉCONOMIQUE

Charles Gheur – cg@vbo-feb.be

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CRISE ÉCONOMIQUE

Nervosité sur les marchés des capitaux internationaux

La crise économique et financière a eu un impact négatif sur les positions budgétaires de la plupart des pays développés. Des éléments conjoncturels, tels que la baisse des recettes fiscales, l’augmentation des allocations de chômage, les incitants et le soutien financier aux banques, venant se greffer sur les pro- blèmes structurels, ont donné lieu à d’importants déficits et dettes publics. Ce sera encore le cas en 2010. Et peu après, nous serons confrontés aux coûts du vieillissement de la population. Ces évolutions nous contrai- gnent à adopter des stratégies crédibles pour atteindre une dette publique durable à moyen terme. A défaut, les marchés des capitaux réclameront des primes de risque plus impor- tantes, qui se traduiront par des taux d’intérêt

plus élevés, ce qui ne fera que miner davan- tage la croissance économique et les finances. Ainsi, l’Irlande est déjà contrainte de prendre un certain nombre de mesures indispensables mais impopulaires. Après une première admo- nestation sévère par les marchés, la Grèce semble également en prendre conscience. Mais les obligations d’État du Royaume-Uni ont, elles aussi, connu la semaine dernière une correction à la hausse considérable.

A terme, la crédibilité du budget de chaque pays sera examinée par les marchés financiers. Et la Belgique n’y échappera pas. C’est pourquoi, dès 2010, nous devrons lan- cer les réformes nécessaires (par exemple au niveau du marché du travail, des pensions et des soins de santé) pour, d’une part, parvenir à nouveau à un budget en équilibre d’ici à 2015 et, d’autre part, être à même de finan- cer les coûts sans cesse croissants du vieillis- sement.semaine dernière une correction à la hausse considérable. Frederic Teerlynck – ft@vbo-feb.be FEB – Fédération

Frederic Teerlynck – ft@vbo-feb.be

FEB – Fédération des Entreprises de Belgique ASBL

rue Ravenstein 4 – 1000 Bruxelles – tél. 02 515 08 11 – fax 02 515 09 15

RÉDACTION : Anne Michiels – tél. 02 515 09 44 – am@vbo-feb.be

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COPYRIGHT : Reproduction autorisée moyennant mention de la source

L’Infor est imprimé sur du papier issu de la gestion durable des forêts. La gestion durable des forêts tient compte de l'écosystème forestier, respecte les aspects sociaux (droits des populations indigènes et des travailleurs forestiers*) et est responsable d'un point de vue économique.

AFFICHAGEet est responsable d'un point de vue économique. ENVIRONNEMENTAL Une nouvelle orientation plus pertinente Le

ENVIRONNEMENTAL

Une nouvelle orientation plus pertinente

Le ministre Magnette a donné une nouvelle orientation à l’initiative belge sur l’affichage de l’impact environnemental des produits et services. L’objectif de la consultation des sta- keholders n’est plus de créer une norme natio- nale en la matière, mais de concentrer les discussions sur un nombre limité d’aspects méthodologiques clés pour la Belgique. Au final, il s'agit de construire une position bel- ge à mettre sur la table, en temps utile, dans les débats européens. Les aspects méthodo- logiques retenus portent sur le recyclage, la phase d’utilisation, le mix énergétique, le choix des données et le transport des produits et du consommateur. Pour alimenter la posi- tion belge, l’accent sera mis sur des projets pilotes, entièrement financés par l’administration. L’appel à projets devrait paraître au Moniteur belge dans le courant de la semaine du 14 décembre 2009, et les pro- jets retenus seront lancés en 2010. En paral- lèle, les discussions se feront sur la base de fiches reprenant les tenants et aboutissants de chaque aspect méthodologique compte tenu du contexte économique belge.

La FEB se réjouit de cette nouvelle orientation et compte participer activement à la consultation des stakeholders. À ses yeux, il est important que les discussions entre ces derniers se concentrent sur le lien entre les spécificités du contexte économique belge et les choix méthodologiques qui se posent.méthodologique compte tenu du contexte économique belge. Anne Defourny – ad@vbo-feb.be La FEB vous présente ses

Anne Defourny – ad@vbo-feb.be

La FEB vous présente ses meilleurs vœux pour l'année nouvelle.

LE PROCHAIN INFOR FEB

– UNE ÉDITION SPÉCIALE 'EUROPE' –

PARAÎTRA LE 7 JANVIER 2010.