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frontières en séries partie 3 - « smugglers and killers »

pour en finir avec la théorie de l’âge d’or

rien n’est siMple dans les haMptons interview de nick wechsler (jack porter)

lorne Michaels et l’empire saturday night live

netflix, une intégration difficile dans le paysage audiovisuel français

les séries tv produits de consommation jetables ?

reMercieMents

merci à ioanis deroide, yann k, damien choppin, corentin pondaven et aurélie corbin pour leur participation. À florian etcheverry, cindy thibaut, allan colpaert et damien choppin pour la traduction. et un dernier merci à prutha s. patel, nick wechsler et mona loring pour l’interview et leur temps.

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borders in series part 3 - « smugglers and killers »

so we can get over the golden age theory

nothing’s siMple in the haMptons interview with nick wechsler (jack porter)

lorne Michaels and the saturday night live empire

netflix, fitting in the french media won’t be so easy

tv series disposable consumer products?

thanks

thank you to ioanis deroide, yann k, damien choppin, corentin pondaven and aurélie corbin for their contri- bution. to florian etcheverry, cindy thibaut, allan colpaert and damien choppin for the translation. and a last thank you to prutha s. patel, nick wechsler and mona loring for the interview and their time.

borders in series - « smugglers and killers »

frontières en séries

« sMugglers and killers »

texte : ioanis deroide - traduction : florian etcheverry

après avoir abordé la frontière coMMe une ligne à

passer puis comme une barrière à franchir (more tv n°1 et n°2), posons-nous un peu dans les espaces frontaliers et prenons le temps de voir ce qui s’y passe et surtout quels délits et crimes y sont com- mis. les séries américaines nous présentent ces territoires comme des « zones grises », où l’autorité de l’état peine à s’exercer, ce qui laisse le champ libre aux malfai- teurs, du simple trafiquant au ter- rifiant serial killer.

after dealing with the borders as a line to cross,

then as a barrier (more tv, issues 1 and 2), let’s settle for a while in the bordering areas and take a closer look at what’s happening there and especially what crimes and offenses are committed there. american tv shows of- ten depict these territories as « grey areas », where the au- thority of the state is clum- sily enforced, which leaves free reins to thugs, from the local dealer to the terrifying serial killer.

from the local dealer to the terrifying serial killer. « a little town called paso alto,

« a little town called paso alto, about 40 Miles south of the line » le Marshall à cheyenne qui cherche à lo- caliser des braqueurs de banque.

les westerns des années 1950 à nos jours ont popularisé, dans leur vision du far west, l’image de la petite ville frontalière (côté états-unien ou côté mexicain) occupée par des bandits qui terrorisent la population : Have Gun, Will Travel (4.17), Cheyenne (1.4), The Virginian (4.10) sont des exemples parmi d’autres. plus près de nous, l’épisode de Walker, Texas Ranger intitulé « on the border » (6.11, 1998) s’ins- crit dans cette tradition. ici, le bad guy, c’est le shérif cor-

« a little town called paso alto, about 40 Miles south of the line » the Marshall of cheyenne, trying to locate bank robbers, in cheyenne.

in their vision of the far west, from the 1950s until now, western shows popula- rized the image of the small border town (whether on the mexican side or on the american side) occupied by ban- dits that terrorize the inhabitants : Have Gun, Will Travel (4.17), Cheyenne (1.4), The Virginian (4.10) are examples among others. most recently, the Walker Texas Ranger episode « on the border » (6.11, 1998), carries on tradi-

borders in series - « smugglers and killers »

rompu de la localité de mournful. il n’hésite pas à tuer un honnête chauffeur routier qui refusait de participer à ses trafics et maquille l’assassinat en accident. arrivé sur place, walker découvre une population hostile et apeu- rée et voit bien vite ses soupçons confirmés, notamment grâce au témoignage d’un officier de la police des fron- tières :

tion. in this episode, the bad guy is the corrupt sheriff of mournful. he has no hesitation about killing a honest truck driver who refused to partake in his trafficking and covers up the murder as suicide. when he gets in town, walker finds the population scared and hostile and his suspicions are confirmed when a border police officer testifies :

Walker : parlez-nous de mournful. officier : eh bien la rumeur dit que c’est un paradis pour les traffiquants. c’est juste une rumeur bien sûr. personne n’a été capable de prouver quoique ce soit. Walker : Que peux-tu nous dire au sujet du sheriff bell ? officier : il est comme la ville. aimable en surface. mais sevère et méchant au fur et à mesure.

Walker : tell us about mournful. officier : well, rumor has it it’s a smugglers’ paradise. that’s just rumor of course. no one has never been able to prove anything. Walker : what can you tell us about sheriff bell ? officier : he’s like the town. seems real pleasant on the surface. but underneath he’s as tough and as mean as they come.

une autre bourgade sans foi ni loi a fait l’objet d’une série historique très marquante dans les années 2000 : Dead- wood. le choix du lieu (un campement de chercheurs d’or implanté illégalement en territoire indien) et du moment (les années 1876-1877) permet de montrer la progres- sive intégration de cette ville-frontière aux états-unis, qui passe par une annexion à ce qui est encore le territoire du dakota. la série excelle à montrer la violence, l’immo- ralité et l’injustice qui règnent à deadwood : les règlements de compte sanglants y sont fréquents, la prostitution et la corruption y sont manifestes. mais elle prend soin, aussi, de narrer une progressive organi- sation de la communauté des habitants qui choisissent par exemple de se doter d’un shé- rif (1.12).

another outlawed town was the subject of a very me- morable period show in the 2000s : Deadwood. picking that location (a gold diggers camp illegally set in indian territory) and the period (the years 1876-1877) begets a depiction of the progressive integration of that border town in the united states, through what is the annexa- tion of what is still known, at that time, as the territory of dakota. the show excels in showing the violence, the immorality and the injus- tice that still reign in dead- wood : the bloody settling of scores are frequent, pros- titution and corruption are commonplace. but it also is narrating carefully a pro- gressive organization of the community, that choose, for instance to appoint a sheriff

(1.12).

ian mcshane et timothy olyphant / Deadwood

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borders in series - « smugglers and killers »

si la décennie 1950 est marquée par un traitement « wes-

ternien » de la frontière qui, on l’a vu, perdure au-delà du xxe siècle, elle est aussi celle qui voit arriver, dans sa dernière année, la première fiction à épisodes consacrée spécifiquement aux espaces frontaliers contemporains :

Border Patrol (1959). l’image de la frontière comme un territoire de crimes et de dangers y est déjà bien for- mée. au cours des 34 épisodes, le héros, chef-adjoint de cette police des frontières, vole de la floride à l’arizona, de la nouvelle-orléans au canada pour démanteler des réseaux d’immigration clandestine (le plus

souvent) ou des trafics d’armes ou de drogues (plus rarement). il est à noter que deux

épisodes de Border Pa- trol se distinguent par leur thème politique (1.2 et 1.7) : dans les deux cas, la victime est une personnalité réfugiée aux états-unis et qui se trouve menacée par les autorités de la dictature qu’elle a fuie. ces intrigues, inspirées par le contexte de la guerre froide, révèlent que les périls auxquels sont exposés les états-unis n’ont plus seulement une origine géographiquement proche (les indiens, les bandits mexi- cains, etc) mais aussi une provenance plus lointaine et une source plus globale : le communisme, péril global.

if the decade of the 1950s is significantly impacted by a « western » treatment of the border that, as we’ve seen, will remain well beyond the 20th century, it’s also the de-

cade that offers, in its final year, the broadcast of the first serialized fiction specifically dealing with contemporary border areas issues : Border Patrol (1959). the depiction of the border as a setting for crime and danger is already fully detailed. through the course of the 34 episodes, the hero, deputy chief of the border patrol, flies off to flo- rida, arizona, new orleans or canada, to dismantle ille- gal immigration rings (mostly), or drug and

gun smugglers (less commonly). two episodes of Border Patrol are notable for

their political theme (1.2 and 1.7) : in both cases, the victim is a refugee that seeked asylum to the united states, and who is threatened by the authorities of the dictatorship he (or she) got away from. these sto- ries, inspired by the cold war background, reveal that the travails faced by the united states don’t have a domestic origin anymore (native americans, mexican bandits, etc.) but also have a more distant origin : communism, a glo- bal threat.

la décennie 1950 est marquée par

un traitement ‘Westernien’ de la frontière

the decade of 1950 is significantly impacted by a ‘Western’ treatment of the border

« you don’t see Many pirates these days », titre de l’épisode 10.2 de hawaii 5.0

« you don’t see Many pirates these days », title of episode 10.2 of hawaii 5.0

il est donc logique que les séries délaissent l’explora- tion des territoires frontaliers ou ignorent la dimension frontalière d’un territoire. par exemple, dans The Fugi- tive (1963-1967), le dr richard kimble parcourt le pays et quelques épisodes le conduisent dans des régions proches de la frontière mexicaine (1.27, 2.10, 2.18, 3.24 ) mais cette proximité ne joue pas de rôle dans le scénario.

it is, then, obvious that tv shows are getting away from the exploration of the border areas, or ignore the borde- ring aspect of a territory altogether. for instance, in The Fugitive (1963-1967), richard kimble travels through the country, and several episodes find him in towns near the mexican border (1.27, 2.10, 2.18, 3.24 ) but that proximity plays no part in the story. similarly, in Hawaii 5-0 (1968- 1980), there’s next to no episode showing the archipelago

borders in series - « smugglers and killers »

de même, dans Hawaii 5.0 (1968- 1980), presque aucun épisode ne montre l’archipel comme parti- culièrement exposé aux trafics (1.7, 11.21), à la corruption ou à d’autres maux dont peuvent souffrir des régions éloignées, difficiles à contrôler, à la fois isolées et soumises à de multi- ples influences extérieures. par exemple, quand la série traite de

piraterie, ce n’est que dans sa 10e saison et pour rappeler, comme l’indique le titre cité plus haut, le caractère exceptionnel du phénomène. pourtant, les îles de hawaii, situées à peu près au centre de l’océan pacifique, à presque 4 000 km des côtes californiennes, peuvent être présentées comme une « zone grise ». c’est le choix opéré dans le remake (2010-) où, pour s’en tenir à la saison 1, on croise des trafiquants chinois et serbes, des terroristes philip- pins et russes, des policiers corrompus, un cartel de la drogue et des pirates. si les frontières n’attirent pas davantage les scénaristes et les patrons de chaîne dans les années 1970, c’est aussi en partie car elles sont alors clairement supplantées par les grandes villes déliquescentes du nord-est, et en pre- mier lieu new york, qui s’affirme comme le lieu de tous les dysfonctionnements et de toutes les violences. dans Serpico (1976-1977), la courte série adaptée du film épo- nyme, les enquêtes du héros le confrontent à des trafi- quants de drogue et d’armes, à un réseau de passeurs clandestins serbes, et surtout à la corruption du monde politique et de la police (quoique de manière moins pro- noncée que dans le long-métrage). bref, si new york n’est pas un poste-frontière au sens strict (mais tout de même une porte d’entrée sur le territoire américain), la méga- pole est bien représentée, à son tour, comme une « zone grise ».

jack lord / Hawaii 5.0

as particularly vulnerable to trafficking (1.7, 11.21), cor- ruption or other ills other insular areas may suffer from, ills that are hard to regulate, both isolated and exposed to multiple external influences. for instance, when the show deals with acts of piracy, it’s in its 10th season and to remind us, as stated earlier, of the rarity of such inci- dents. nevertheless, the hawaii islands, located nearly 3000 miles from the california coast, can be seen as a « gray area ». that’s the choice the remake (2010-) makes, where, to cite examples from the first season, we cross chinese and serbian smugglers, filipino and russian ter- rorists, corrupted policemen, a drug cartel and pirates. if borders are not of interest to writers and network exe- cutives in the 1970s, it’s also because they are clearly replaced by the great decaying northeastern cities, with new york to the forefront, seen as the city of all misde- meanors and violence. in Serpico (1976-1977), the short-li- ved show adapted from the movie of the same name, the hero’s investigations lead him to drug and gun rings, a network of serbian smugglers, and especially avowed corruption of the politicians and the police (though not as characterized as in the movie). in other words, if new york is not a border city by definition (though it is a point of entry into the american territory), the megalopolis is well represented as a « gray area ».

borders in series - « smugglers and killers »

dans les années 80, une ébauche de synthèse est opérée dans Miami Vice (1984-1989). d’un côté, nous sommes toujours dans une métropole portuaire, plutôt que le long d’une frontière terrestre, et l’on pourrait ajouter que Miami Vice est proche thématiquement de Serpico : mêmes flics infiltrés déjouant des trafics (surtout de drogue dans la série floridienne) et révélant des affaires de corruption. d’un autre côté, par sa fonction d’inter- face entre les états-unis et l’amérique latine, miami est autant voire davantage une ville frontière que san die- go ou el paso. la question des migrants et des réfugiés y est régulièrement abordée, la figure du serial killer y est récurrente (1.15, 2.2, 2.15, 3.15, etc), les projets d’assas- sinats politiques nombreux. en somme, les principaux ingrédients des intrigues frontalières des décennies sui- vantes sont déjà présents. de manière plus générale, Miami Vice annonce le retour de la frontière comme es- pace crucial où se concentrent des enjeux économiques, politiques, culturels et humains qui engagent l’avenir du pays.

philip michael thomas et don johnson / Miami Vice

in the 1980s, a tentative synthesis is executed in Miami Vice (1984-1989). on one hand, we still are in a port metro- polis, rather than alongside a terrestrial border, and we might add that Miami Vice is thematically close to Serpi- co : undercover cops cracking down on trafficking (most- ly drug trafficking in the florida-set show) and exposing corruption scandals. on the other side, as it is functio- ning as an interface between the united states and latin america, miami is just as much, or more of a bordertown as san diego or el paso. the matters of immigrants and refugees are often dealt with, and the serial killer trope is recurring (1.15, 2.2, 2.15, 3.15, etc), conspiracies of political assassinations are numerous. in a word, all the characteristics of future border-set shows for decades to come are found. more generally, Miami Vice heralds the return of the border as a crucial area where economical, political, cultural and human stakes intersect that are of relevance to the future of the country.

borders in series - « smugglers and killers »

black lodge / Twin Peaks
black lodge / Twin Peaks

cependant, pour que la frontière redevienne pleinement l’espace de toutes les tensions, il reste à rappeler sa part de mystère. c’est ce que fait Twin Peaks (1990-1991) en utilisant l’autre frontière, la canadienne. la série part de deux repères familiers : un lieu interlope (le one eyed jack, casino et bordel situé juste de l’autre côté de la frontière) et des personnages peu recommandables (les frères renault impliqués dans un trafic de drogue trans- frontalier). elle les utilise comme une porte d’entrée vers une approche résolument fantastique où les frontières, les seuils (la forêt, la loge noire), rapprochent de réalités surnaturelles. une fois ces deux dimensions mises en place, tout est prêt pour que soient créées les séries frontalières et transfrontalières d’aujourd’hui. nous les évoquerons dans le prochain volet de « frontières en séries ».

however, for the border to regain its status as the area where all tensions collide, we have to be reminded of its mysterious properties. that’s what twin peaks (1991-93) does, using the other american border, that separates it from canada. by using two interloping locations (the one eyed jack, casino and brothel located on the other side of the border), and unsavoury characters (the bro- thers renault, involved in a transborder drug ring). the show uses that as a gateway to do a fantasy approach, where borders, lines (the forest, the black lodge), are ta- king us closer to supernatural realities. once both of those borders are born, the place is set for all the contemporary border and crossborder shows to exist. we’ll deal with it in the next issue of « borders in series ».

à propos de l’auteur

ioanis deroide est enseignant d’histoire-géographie et s’intéresse en particulier à la repré-sen- tation des territoires dans les séries. il a écrit Séries TV : Mondes d’hier et d’aujourd’hui (ellipses, 2011) et sa dernière publication est un chapitre consacré à la wilderness dans l’ouvrage collectif dirigé par a. blot et a. pichard : Les séries américaines, la société réinventée ? (l’harmattan, 2013).

so we can get over the golden age theory

pour en finir avec

la théorie de l’âge d’or

texte : yann k. - traduction : cindy thibaut

l’âge d’or texte : yann k. - traduction : cindy thibaut six décades de création tous

six décades de création tous azimuts pour constituer l’univers des séries télévisées tel que nous le connaissons seraient finalement négligeables ! une seule période temporelle bien délimitée suffirait à définir les règles de l’art. ne cherchez plus, si vous souhaitez prétendre au

savoir sériel, c’est très simple, il vous suffit de déguster

l’âge d’or

et d’ignorer tout le reste.

can it be that six decades of creation of all kinds, buil- ding the universe of tv-series as we know it, are in fact insignificant in the end? indeed, a single time period could be enough to define the standard practice. don’t look further, you only need to taste the golden age… and forget the rest.

so we can get over the golden age theory

« C’était l’âge d’or. L’âge de tous les succès, de toutes les innovations et de tous les paris transformés. Tout au long des années 2000, HBO révolutionna la télé, en enchaînant les créations exigeantes, innovantes et souvent dérangeantes. »

« It was the Golden Age, the time of all successes, of all innovations and successful attempts. All along the 2000s, HBO brought about a revolution in the TV sector, by stringing together the demanding, innovative and often bothering creations. »

dans son numéro 22, Sofilm retrace l’émergence d’hbo, la chaîne câblée dont l’apparition des trois lettres sur un fond gris neigeux ont bercé et berce encore un public toujours plus nombreux. le reportage, jalonné d’entre- tiens avec ceux qui ont participé aux débuts du diffuseur payant, est tout à fait intéressant mais, ne cherchez pas, rien dans ce texte ne viendra confronter la période en question avec le reste d’une histoire sérielle longue d’un gros demi-siècle. a quoi bon ? puisqu’on vous dit que c’était l’âge d’or et que les aventures de tony soprano sont les seules à mériter de s’afficher sur votre écran !

in its 22nd issue, Sofilm recounted the emergence of hbo, the cable channel, whose three letters appearing on a grey snowy background nurtured, and is still nurtu- ring, an always more abundant audience. the article, in- terspersed with interviews of people who witnessed the beginning of the paid broadcaster is very interesting. but don’t even try to find something about the confrontation with the rest of the series’ history, lasting for half a cen- tury. what for? we all know that was the golden age and tony soprano’s adventures are the only one that ought to be on your screen!

l’âge d’or, Mais lequel ?!

l’histoire des programmes télévisés remonte à un peu plus loin que le 8 novembre 1972 (la date du lancement d’hbo). dans les années 50, la boîte à images se démo- cratise progressivement et le médium est l’objet d’expé- rimentations dans la continuité de deux univers qu’elle tente de faire fusionner : le théâtre et la radio. jusqu’au milieu des années 60, la télévision américaine va pro- duire son premier âge d’or.

je l’évoquais dans un article sur l’anthologie (voir mo- retv n°1), la période nous aura laissé des séries emblé- matiques comme Alfred Hitchcock Presents et The Twi- light Zone (La Quatrième Dimension). de nombreuses adaptations du répertoire théâtral classique tiennent le haut du pavé mais des écrivains comme gore vidal, pad- dy chayefsky, rod serling ou un tout jeune woody allen composent alors des oeuvres originales et marquantes comme par exemple marty qui sera par la suite adapté au cinéma (et récompensé de plusieurs oscars).

which golden age?!

history of television programs goes back to a little ear- lier than november the 8th, 1972 (date of hbo’s launch). during the 50s, television became more and more acces- sible and the medium came in the center of new experi- mentations regarding the two fields it was then trying to blend: theater and radio. until the mid-1960s, american broadcasting was in its first golden age.

as i said in an earlier article about the anthology, this time knew a lot of emblematic series, such as Alfred Hitchcock Presents and The Twilight Zone. numerous adaptations of classical plays were on top, but writers such as gore vidal, paddy chayefsky, rod serling or the young woody allen created original and significant works such as mar- ty that will later be adapted for film (and oscar-winner). on screen, people discovered or rediscovered actors like james dean, grace kelly, paul newman or lee grant. they were then under the direction of george schaefer, sidney lumet, john frankenheimer or yul brynner.

so we can get over the golden age theory

À l’écran, les téléspectateurs découvrent ou retrouvent des acteurs comme james dean, grace kelly, paul newman ou lee grant. ils sont alors entre les mains de metteurs en scènes comme george schae- fer, sidney lumet, john frankenheimer ou yul brynner.

des générations de téléspectateurs se souviendront de cette époque marquée par l’urgence du direct, le support vidéo n’est pas encore disponible, don- nant ainsi une toute autre valeur au travail des acteurs. malgré des prises de vues forcément statiques et des contenus souvent revus pour faire plaisir aux sponsors, qui vont alors jusqu’à envahir le titre des programmes (The Goodyear TV Playhouse, The Texaco Star Theater, The US Steel Hour), la vitalité de cette époque marquera durablement les esprits.

Texaco Star Theater

generation of viewers will remember this time mar- ked by the emergency of live-shows. video-support did not exist yet, and actors were working in a lot different way than they are today. despite often static shots and contents that were often modified to please sponsors, that were be so invasive as to be included in the names of the shows (The Goodyear TV Playhouse, The Texaco Star Theater, The US Steel Hour), the dynamic of this time will always stay in people’s minds.

dans son livre intitulé Television’s Second Golden Age et, comme son titre l’indique, robert j. thompson, profes- seur à l’université de Syracuse, distingue une autre sé- quence temporelle digne, selon lui, d’attentions parti- culières. au début des années 80, les networks prennent conscience de l’importance du câble basique. un quart des foyers américains y sont désormais abonné. progres- sivement, une nouvelle doctrine s’installe, l’idée qu’il est possible de créer un contenu à destination d’une catégo- rie du public bien précise et non plus envers sa globalité. thompson n’est pas dupe, les années 80 c’était K 2000 et bien d’autres. mais il souligne l’importance d’nbc sous la houlette d’un patron inspiré, grant tinker, qui installe dès 81 un trio de qualité : les dramas Hill Street Blues et St Elsewhere ainsi que la comédie Cheers. chez cbs, il retient la policière Cagney & Lacey pour son duo d’actrices qui redéfiniront le rôle de la femme sur le petit écran. enfin il souligne l’importance de Moon- lighting à l’antenne d’abc comme étant à l’origine d’un genre qui deviendrait majeur par la suite : le dramedy.

in his book entitled Television’s Second Golden Age and, as the name states, robert j. thompson, teacher at the Syracuse university, differentiates another time period that can be worth special attentions. at the beginning of the 80s, networks started to apprehend the signifi- cance of cable channels. a quarter of american homes had subscribed by then. a new doctrine gradually came:

the idea to create content destined to a specific kind of audience, and no more to a whole. thompson is not fooled, the 80s are represented by K 2000 and many other stuff. but he emphasizes the signifi- cant role of nbc, then under the guidance of an inspired patron: grant tinker, who broadcasted in 1981 this qua- lity trio: the dramas Hill Street Blues and St Elsewhere, but also the comedy Cheers. at cbs, he remembers Cagney & Lacey for its duet of actresses that redefined the role of women on tv. he then speaks about the importance of Moonlighting on abc, that is the origin of a genre that will become signifi- cant: the dramedy.

so we can get over the golden age theory

kevin spacey / edinburgh international television festival
kevin spacey / edinburgh international television festival

en 2013, kevin spacey est invité à prononcer un speech à l’edinburgh international television festival. il y livre un plaidoyer en faveur de sa nouvelle paroisse, netflix, et cite alors un cer- tain brett martin. martin n’est pas un critique tv a proprement parler. correspondant pour le magazine GQ, il a suivi de près la confection des Sopranos et croit qu’il y a là matière révolution- naire. il élargit son spectre au delà de la série et publie un livre (Difficult Men, behind the scenes of a creative revolution) dans lequel il souscrit au concept d’un troisième âge d’or, largement appuyé sur les premières productions d’hbo, et qu’il prolonge avec les deux titres phares d’amc que sont Mad Men et Breaking Bad. martin n’est pas le premier à évoquer un âge d’or contem- porain. alan sepinwall l’évoquait déjà en 2012 (The Revo- lution was Televised) en défendant une vision plus large, englobant notamment Friday Night Lights. martin, quand à lui, a choisi de mettre en avant la dominante théma- tique de cet âge d’or, l’émergence de l’antihéros.

tique de cet âge d’or, l’émergence de l’antihéros. in 2013, kevin spacey is asked to make

in 2013, kevin spacey is asked to make a speech at the edinburgh international television festival. he pleads for his new fav: netflix; and talks about a certain brett mar-

tin. martin is not a real tv-critic. as

a reporter for GQ, he followed the

making of The Sopranos and belie- ves it to be revolutionary. he goes beyond these series and releases

a book (Difficult Men, behind the

scenes of a creative revolution) in which he talks about a third golden age, emphasizing the first production of hbo, and the two main titles of amc: Mad Men and Breaking Bad. martin is not the first to talk about a contemporary gol- den age. indeed, alan sepinwall already talked about one in 2012 (The Revolution was Televised), defending a larger vision, including Friday Night Lights. martin, as for him, chose to highlight the dominant theme of this gol-

den age: the emergence of anti-heroes.

so we can get over the golden age theory

kyle chandler et connie britton / Friday Night Lights
kyle chandler et connie britton / Friday Night Lights

la nostalgie est-elle de Mise ?

on peut légitimement s’interroger sur cette multiplica- tion des âges d’or. l’expression perd sûrement de sa va- leur lorsqu’elle désigne non plus une exception mais se trouve associée à plusieurs séquences temporelles. un retour aux sources s’impose !

À l’origine, elle fait référence au mythe du premier âge de l’humanité relaté par hésiode (source). elle est de- venue depuis à même de qualifier indifféremment une période d’apogée révolue. en substance, on parle ainsi d’un passé glorieux qui est désormais hors d’atteinte au- quel s’ajoute une dimension nostalgique, le regret de ne plus pouvoir en jouir. l’expression est un incontournable du chant culturel. il y a un âge d’or pour le cinéma hol- lywoodien, les comics, la peinture néerlandaise, l’alpi- nisme, etc.

on se doit d’admettre, quelles que soient ses préfé- rences, que l’histoire des séries télévisées n’a pas été un long fleuve tranquille, et cette inconstance peut ou doit

is it pure nostalgia?

it is legitimate to wonder about the multiplication of

golden ages. maybe the phrase loses its meaning when

it doesn’t refer to an exception anymore and becomes

associated with several time periods. it is essential to go back to the roots!

originally, it refers to the myth of the first age of huma- nity as told by hesiod (source). it became later used to refer to an apex that is over as we speak. it is also used

to talk about a glorious past that is now out of our reach,

the phrase has then a nostalgic dimension that implies a regret not to be able to benefit from it. the phrase can- not be got round in cultural singing. there is a golden age for hollywood film, comic books, dutch painting, al- pinism, etc.

we must admit, no matter our favorites, that the history

of series has been no bed of roses, and this inconsistency

needs to be characterized.

a first assessment is needed. the three time periods

so we can get over the golden age theory

être caractérisée.

admitted as golden ages are perfectly dissimilar and it would have been smarter to follow the historic example all the way and talk about bronze age, for instance. but i have to admit that it is a lot less sexy!

let’s admit this multi- plicity. i have to confess that it is not what bo- thers me the most in the use of that phrase. as we stated a little ear-

lier, talking about gol- den age is saying that everything that was made before became impoverished. even if we had proof of this loss of quality, the other gol- den ages refute the first affirmation. if we take the three time periods we talked about earlier, you will notice that the use of the phrase can be more or less justified, compared to what follows. it is true that after the 60s, dramas disappeared from the live channel. on the same manner, broadcaster were not able to pro- duce such risk-taking after the 80s. but we will obviously agree that it is another debate. moreover, the current series probably will continue with anti-heroes. it will be difficult to watch the adventures of another tony sopra- no but, who knows? and why should we take this even- tuality away?

un premier constat s’impose. les trois périodes recon- nues sont parfaitement dissemblables et il aurait peut être été plus judicieux de suivre l’exemple historique jusqu’au bout en employant pourquoi pas l’analogie avec l’âge de bronze. mais, je vous accorde

que ce n’est pas aussi sexy !

parler d’un âge d’or, c’est affirmer que

ce qui précède s’est appauvrit

talking about golden age is saying that everything that Was made before became impoverished

admettons cette mul-

tiplicité. je dois vous avouer que ce n’est pas ce qui me gêne le plus dans l’emploi de cette tournure dorée. comme nous le définissions un peu plus haut, parler d’un âge d’or, c’est affirmer que ce qui précède s’est appauvrit. Quand bien même les faits démontre-

raient cette baisse de qualité, l’existence d’autres âges d’or vient en partie contredire l’affirmation initiale.

si l’on reprend les trois séquences sérielles évoquées pré-

cédemment, vous remarquerez que l’emploi de l’expres- sion se justifie plus ou moins bien au regard de cet après soit disant déclassé. il est vrai qu’au delà des années 60, les dramas diffusés live ont disparu de l’antenne. de la même manière, les networks n’ont plus été a même de fournir un tel niveau de prise de risque après les 80 mais nous serons sûrement d’accord pour reconnaître qu’il y

a là déjà plus matière à débattre. enfin la

période actuelle n’en a sûrement pas ter- miné avec les antihéros. il sera sans doute difficile d’assister aux méfaits d’un autre tony soprano mais qui sait et surtout pourquoi nous priverions nous de cette éventualité ?

allez dire à charlie brooker, le créateur de Black Mirror, que l’anthologie n’avait de raison d’être que cinquante ans plus tôt.

toby kebbel / Black Mirror

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so we can get over the golden age theory

ouvrages sources 1 clive owen / The Knick
ouvrages
sources
1
clive owen / The Knick

allez dire à bryan fuller, showrun- ner d’Hannibal, qu’il n’y a plus rien d’intéressant à faire sur les networks depuis près de 20 ans. enfin, allez dire à steven soder- bergh que son personnage de john thackery dans The Knick est, quoi qu’il arrive, voué à rester dans l’ombre de tony soprano !

ma connaissance sérielle est limi- tée mais si jamais j’accédais à un savoir complet dans l’avenir (on peut toujours rêver) je me refuse tout simplement à adopter la pos- ture d’un blasé, de celui qui croit avoir tout vu finalement. en définitive, l’âge d’or n’est rien d’autre qu’une facilité pour s’éviter la démarche de définir les finesses d’un courant, d’un sursaut, bref d’une «nouvelle vague» !

go say to charlie brooker, the crea- tor of Black Mirror, that his anthology should have been made fifty years ago. go say to bryan fuller, show-run- ner of Hannibal, that there has been nothing interesting on channels for 20 years. go say to steven soderbergh that his character of john thackery in The Knick is, no matter what, doomed to stay in the shadow of tony sopra- no!

my knowledge on series is limited but if i had the opportunity to access a full knowledge in the future (a dear dream), i refuse to simply become blasé, as the one that believes he has seen everything. to conclude, the golden age is a comfort phrase we use to avoid de- fining a movement, a jold or a « new wave »’s subtleties.

Television's Second Golden Age From Hill Street Blues to Er robert j. thompson (1997) Syracuse Univ Pr (Sd)

2
2

The Cops, Crooks, Slingers, and Slayers Who Changed TV Drama Forever alan sepinwall (2012) Touchstone; Reprint edition

3
3

des Soprano et The Wire à Mad Men et Breaking Bad brett martin (2013) La Martinière

à propos de l’auteur

sériephile qui s’ignore depuis Twin Peaks, j’ai fait mon coming out grâce à un blog que j’alimente depuis environ 4 ans. j’y écris de manière subjective dans une prose savamment dosée en mau- vaise foi. j’y défends principalement deux thèses. oui, le genre sériel peut et doit devenir formel- lement supérieur au septième art. et oui, le superviseur musical sériel est un génie !

rien n’est simple dans les hamptons

interview de nick wechsler

n’est simple dans les hamptons interview de nick wechsler on ne peut pas nier que Revenge

on ne peut pas nier que Revenge, qui a attaqué sa sai- son 4 sur abc depuis le mois dernier, a sorti le grand jeu pour mettre en place ce que l’on peut considérer comme le « couple favori des fans » : emily thorne (née amanda clark ; interprétée par emily vancamp), et jack porter. des flashbacks de leur rencontre pendant leur enfance, en passant par jack qui nomma son voilier en son nom après qu’elle ait disparu de sa vie et maintenant les re- gards en chien de faïence sporadiques; cette authentique histoire entre amanda et jack sera celle qui manquera à toute relation futur qui sera amorcée par chacun d’entre eux avec un autre personnage. n’importe quel jour, en se connectant sur twitter, il est probable qu’on puisse y lire des messages se résumant à « jack et amanda en- semble, c’est la fin de la série ». comme tout « revenger » ne le sait que trop bien, rien n’est simple dans les hamp- tons ; et en discutant du tandem avec nick wechsler (It’s Always Sunny In Philadelphia, Roswell), il avait beaucoup d’arguments contre la concrétisation de ce couple, du moins, pour le moment. mais ne vous inquiétez pas trop, les shippers : il avait une excellente raison à ça.

it is undeniable that abc’s Revenge, which began its four- th season earlier this month, has gone to great lengths to set-up what may perhaps be considered the show’s « fan favorite ship » (or couple): emily thorne (born amanda clark; portrayed by emily vancamp) and jack porter. from flashbacks of the duo meeting as child- ren, jack growing up to name his sailboat after she di- sappeared from his life and now to the more current sporadic glances from afar; this genuine shared history between amanda and jack, is one that any characters introduced in the future as love interests for either will always lack. head over to twitter on a on any given day and one is likely to see tweets stating things along the lines of « jack and amanda are end game. » as any « re- venger » knows all too well, nothing is simple in the hamptons; and when discussing this pairing with jack porter himself, nick wechsler (It’s Always Sunny in Phila- delphia, Roswell), he had a lot to say against the couple getting together just yet. don’t worry too much, amanda and jack shippers; he had a great reason for his opinion.

interview with nick wechsler

bonjour ! merci beaucoup de m’accorder cet entretien au- jourd’hui. bonjour ! pas de problème. mer- ci de prendre le temps pour ça.

J’ai récemment découvert que vous aviez démarré votre car- rière d’acteur en voulant être un comédien. si vous pouviez jouer dans une comédie à l’an- tenne actuellement, ce serait laquelle ? It’s Always Sunny In Philadel- phia, je pense.

À en juger par vos tweets, vous avez un grand sens de l’hu- mour. seriez-vous partant pour être le « host » de Saturday Night Live ? je voulais faire partie de la troupe de SNL. c’était avant que je décide d’être un « acteur sérieux », et en fait je ne suis toujours pas sûr que ce soit toujours le cas. j’ai commencé parce que je voulais être dans la comédie, et parce que certaines pressions pour un acteur de drama n’existaient pas pour des comédiens. une partie de moi est jalouse des acteurs de comédie, la partie « acteur de drama »… en bref, je ne me vois pas le faire maintenant, mais si les choses fonctionnent… je choisirais des rôles comiques, carrément. au fait, un de mes anciens colocs est dans la troupe de l’émission actuellement.

c’est pas vrai ?! oui, taran killam. c’est un excellent imitateur et scéna- riste. il est à l’origine de beaucoup de sketches. c’est lui qui fait les imitations de brad pitt. lui et moi, on vivait en colocation pendant un bout de temps et un jour, il m’a demandé si je voulais l’accompagner faire un truc.

m’a demandé si je voulais l’accompagner faire un truc. hi. good morning! thanks so much for

hi. good morning! thanks so much for sitting down with me today. hi, of course. it’s no problem at all. thanks for taking the time.

i recently found out that you got into acting because you wanted to be in comedy. if you could be on any comedy right now, which would like to be on? It’s Always Sunny in Philadelphia, i think.

Judging by your tweets alone, you have a great sense of humor, would you ever want to host an episode of Saturday Night Live? i used to want to be a cast member on SNL. that was before i wanted to be an « ac-

tor actor, » which i am actually still not sure i want to be.

i got started because i wanted to be in comedy, because

there were pressures as a dramatic actor that wouldn’t be there if i were a comedic actor. a part of me is still jealous of the comedic actors, the dramatic part of me is jealous. yeah, but basically, i can’t imagine it right now, but maybe if things go particularly well…i would do that,

absolutely. by the way, an old roommate of mine is ac- tually on there now.

no way! yeah, taran killam. he’s a great impressionist and wri- ter…he has come up with a lot of great skits. he’s one of the guys who does the brad pitt impressions. he and

i lived together for a little while and he one day he was asking me if i wanted to go with him to something. he was always hilarious, but so he was going somewhere where people who often get on the show go to train.

nothing’s simple in the hamptons

il a toujours été hilarant, mais il allait à un endroit où les gens, qui sont souvent pris pour faire l’émission, vont pour s’entraîner. et je me souviens lui avoir dit que je n’irais pas avec lui sur ce coup. et quelque temps après, il a été pris à SNL. je ne dis pas que si je l’avais accom- pagné, j’aurais été pris, je dis juste qu’un de mes amis s’est assez investi pour suivre cette voie. il a fini par réus- sir et il a réalisé un de mes rêves d’enfant, faire partie de l’émission… ce qui est super et me rend fier de lui.

c’est super. Je l’ai vu dans l’émission et il assure. oui. il assure.

and i remember told him i wasn’t going to go with him that time. and then later on, he went on to SNL. i’m not saying had i gone i’d have gotten on the show too, i’m just saying that a friend of mine was driven enough to go pursue that specific path. he ended up succeeding and he reached a childhood dream of mine of being on SNL… which is really great and i am proud of him.

that’s great. i actually have seen him on the show and he does great. yeah, he does.

Would you be able to make fun of any of your cast mates for a skit? i think so, i guess because in those instances, by the time we see it air, the host of the show has been able to

call their friends and just be like, « listen…we’re going to spoof you. »

serais-tu prêt à te payer la tête des autres acteurs le temps d’un sketch ? je pense, et je suppose que dans ces cas-là, au moment

où on le voit à l’antenne, le « host » a déjà appelé ses amis pour leur faire savoir qu’ils al- laient être parodié.

il a réalisé l’un de mes rêves d’enfant,

faire partie de l’émission

he reached a childhood dream of mine of being on staruday night live

donc il faut les prévenir. voilà, faut les prévenir et dans l’idéal, qu’ils voient ça comme une boutade gentille plutôt qu’une descente au vitriol.

so give them a heads up. yeah, give them a heads up and ideally they would see it as an honor rather than a harsh skewering.

vous vous êtes récemment joint aux autres acteurs de Roswell pour un évènement à los angeles, quel est votre meilleur souvenir de tournage ? c’est une colle, il y en a tellement d’excellents. il y en a beaucoup, vraiment. je les confonds tous les uns avec les autres parce que je me souviens qu’on se marrait toujours tous ensemble. on se faisait constamment rire, entre nous. pour moi, c’était avant que je prenne le mé- tier d’acteur au sérieux. aux auditions j’étais très pro, mais je n’étais pas un acteur sérieux. je faisais des trucs bizarres juste pour me divertir. il y avait beaucoup d’oc-

true. so you recently joined some of the Roswell cast for a reunion in los angeles, what’s your best memory on the set of Roswell? that’s a hard one; there are just so many great ones. there are a lot of them really. they sort of bleed together because i remember we were all always laughing. all of us just constantly made each other laugh. for me, that was sort of before i even took acting seriously. for audi- tioning, i was very professional but i wasn’t like a serious dramatic actor. i just did weird shit to entertain myself. there was a lot of that and so i was a larger presence in the blooper reel. all i did in the blooper reel was that i

interview with nick wechsler

interview with nick wechsler casions et donc je suis très présent dans les bêtisiers. tout ce

casions et donc je suis très présent dans les bêtisiers. tout ce que je faisais, c’était répéter la même phrase : « oh merde, ma braguette est ouverte », un truc du genre. je sortais un juron parce que je m’en voulais. sur le tour- nage de Roswell, je disais des trucs juste pour faire cra- quer les autres acteurs.

ca a l’air très insouciant, tout le monde était si jeune à l’époque. exactement.

gardez-vous le contact avec certains des acteurs de Roswell ? oui. j’avais l’habitude de sortir plus souvent avec bren- dan [fehr]. majandra [delfino] et moi, on se voit de temps en temps, je souhaite la voir plus parce que je me sou- viens que c’était toujours hilarant et que c’est quelqu’un de bien. colin [hanks] aussi, on s’est toujours très bien entendu et on allait toujours voir des films ensemble comme tenacious d. je me souviens qu’on avait vu « high fidelity » ensemble parce qu’on était des gros fans de jack black. c’était bien avant que je grandisse. ouais, on est plus autant en contact qu’auparavant mais j’aime- rais qu’on le soit plus.

emily van camp, qui incarne emily thorne, était aussi dans « captain america 2 : le soldat de l’hiver » comme sharon carter/agent 13. si vous deviez incarner un su- perhéros, lequel serait-il ? et pourquoi ? merde, ça c’est dur. les seuls films de superhéros que j’ai

ça c’est dur. les seuls films de superhéros que j’ai repeat the same phrase: « oh

repeat the same phrase: « oh f*** my fly’s open » or so- mething. i would just blurt out something, just a curse because i’m mad at myself. on Roswell, i would say things to get the other person to break.

seems a bit carefree, since everyone was so young. exactly.

are you still in touch with any of the Roswell actors? yes, i am. i used to hang out with brendan [fehr] a lot more. majandra [delfino] and i see each other from time to time, i do want to hang out with her more because i remember it was always hysterical and she’s just a very good person. colin [hanks] too, we always got along great and we’d go see movies together, like tenacious d. i remember we saw high fidelity together because we were both big jack black fans. this was all before i really even grew up. yeah, not in contact as much as before but i’d like to be.

emily vancamp, who plays amanda clark on revenge, was also in marvel’s captain america: the Winter sol- dier as sharon carter/agent 13; if you had the choice to play any superhero, which one would you want to be? and why? shit, that’s hard. the only superhero movies that real- ly do it for me are the newest Batman movies and Watchmen. not only because of christopher nolan’s ap- proach to Batman but also that there are so many who aren’t actually « super. »

nothing’s simple in the hamptons

aimé c’est les derniers Batman et Watchmen. pas seu- lement à cause de la vision de christopher nolan pour Batman mais parce qu’il y a tellement de héros qui ne sont pas vraiment « super ».

oh, oui c’est sûr. ce sont des justiciers. oui ce sont juste des mecs qui sont là pour faire régner la justice. dans Watchmen seuls certains d’entre eux sont des superhéros. je ne sais pas si je pourrais le faire parce que ça a déjà été fait si bien par christian bale, et dans le cas de Watchmen on peut pas faire mieux que jackie earle haley en rorschach.

rorschach est génial, c’est bien vu. qu’est-ce que vous préférez dans le fait de faire partie du cast de Revenge ? entre la lecture du scénario et les tournages qui peuvent durer jusqu’au lendemain, la plupart des casts de série semblent s’entendre comme une famille : est- ce que c’est le cas avec celui de Revenge ? oui, absolument. on a tous été au cinéma ensemble sa- medi, sauf henry qui est sur le tournage d’un film. on s’entend très bien, et hier soir, j’essayais de lire le script du deuxième épisode, et c’était un peu la guerre sur mon portable parce qu’on n’arrêtait pas de s’envoyer des sms.

ok, yeah. i totally understand. they’re vigilantes. yeah, they are just dudes who are vigilante justice. in watchmen there are only a few that are super. i don’t know if i could do it because it has already been done so well by christian bale and in the case of The Watchmen you don’t get any better than what jackie earle haley did for rorschach.

rorschach is so awesome, very true. What’s your favo- rite part about the Revenge cast? With table reads and filming schedules that can go on until the next day, most casts understandably somehow seem to end up described as a family unit; do you feel that way about the Revenge cast? yes, absolutely we all just went to a movie on saturday, literally everyone except henry who is currently out of town filming a movie. we all get along incredibly well. last night i was trying to read the script for episode two, and there was huge fight going on my phone because we are all like text chained together.

text chains are a good thing for planning things like that, it’s a good thing. yeah.

les sms, c’est la chose idéal dans ces cas-là. ouais.

quel est votre personnage préféré dans Revenge et pour- quoi ? c’est une autre question diffi- cile parce que j’ai toujours aimé emily. on doit la pousser dans ses derniers retranchements pour que cela lui vienne natu- rellement. et c’est quelqu’un

Revenge season 2 wrap party
Revenge season 2 wrap party

Who’s your personal favorite character on revenge and why? well, that’s a tough one too actually, because i have always loved emily. emily maybe has to generally get pushed for it to come natu- rally. and she does come off as very natural because it’s her character’s show. i see clarity of purpose for her cha- racter. i think it’s cool. this

interview with nick wechsler

de très nature. cette série, c’est celle de son personnage. je pense que ses intentions sont claires. je pense que c’est cool. la fillette qui a été enlevée à son père, et qui possède cette innocence aussi. une innocence qu’elle est presque amenée à perdre. elle travaille dur pour me- ner à bien ses buts, parce qu’elle est tellement inconso- lable qu’elle fait appel à la vengeance pour rectifier ce tort. je pense que c’est génial. le personnage de nolan à qui gabriel [mann] a donné une couleur si unique est ex- cellent. j’aime aussi mon personnage, c’était le préféré du public, et maintenant on le voit changer. j’ai toujours aimé amanda, margarita [levieva] l’interprète avec tel- lement de fragilité et de crainte à la fois. je crois que j’ai toujours aimé aiden [barry sloane]. il a été entraîné pour devenir un tueur et être un « vengeur ». il est un peu ce que j’aimerais que jack soit, un peu plus dur à cuire.

donc plus fort sur le plan physique, capable d’accepter certaines missions et de juste faire en sorte que ce soit fait ? oui, mais jack ne participe pas trop à l’action parce qu’on doit préserver sa pureté. mais dans la vraie vie, pour quelqu’un dont on a tel- lement abusé, qui a tellement

été floué, le public se dit : « attendez un peu, jack est un idiot ! » il n’est pas sceptique,

mais il fait tellement confiance aux gens. mais aiden est très cynique, il a un côté plus sombre. si quelqu’un fait du mal à emily, aiden va lui foncer dessus et le défoncer. jack, d’un autre côté, est raisonnable et pèse le pour et le contre. c’est presque moins romantique de mon point de vue. donc, aiden c’est le meilleur.

little girl whose father was taken from her, but yet she has this innocence too. she has an innocence which she almost loses. she is working hard for her goal, because she is so heartbroken that she turned to vengeance to right this wrong. i think it’s awesome. nolan’s character which gabriel [mann] has given such a unique characte- rization, it’s great. i like my character too obviously, he was the audience’s favorite and now we’re seeing him change. i have also really loved amanda, margarita [le- vieva] plays her with such an amazing vulnerability but also some dread. i think i have always really liked aiden [barry sloane]. aiden has mindlessly been trained to be a killer and to be a « revenger. » he is kind of what i wish jack was, a bit tougher.

so stronger in a physical aspect in that sense, where he is able to take on certain missions of a sort and just get it done? well yeah, but jack doesn’t take that much action be- cause he has to be kept pure. and in real life, for some- body who has been dumped on as much as he has, or tricked as much as he has, then the audience just goes, « wait a minute, maybe jack’s an idiot! » he’s not skeptical

yet, he is so trusting. but aiden is very cynical, he has a darker sensibility. if someone hurts

emily, aiden like will charge him and beat the shit out of him. jack on the other hand, is so considerate and consi- ders the consequences. it’s almost less romantic to me. so i think aiden is it.

Jack est raisonnable,

il pèse le pour et le contre

Jack is so considerate and he considers the consequences

so you’d step in? yeah, if there’s no moral conflict there. at that point, now, i’m just helping someone i love survive.

donc vous interviendriez ? oui, s’il n’y a pas de conflit d’intérêt. À ce stade, c’est juste pour aider une personne que j’aime à survivre.

nothing’s simple in the hamptons

nick wechsler (jack porter) et emily vancamp (amanda clarke) / Revenge
nick wechsler (jack porter) et
emily vancamp (amanda clarke) / Revenge

Jack a eu un arc narratif tellement dur que beaucoup de téléspectateurs espèrent qu’il va avoir droit à son happy end. ce qui est plutôt amusant, vu que la série s’appelle Revenge. est-ce que vous pensez que Jack va finir avec emily ? ou que les scénaristes décideront de le mettre dans les bras de quelqu’un d’autre ? bonne question. je veux dire, je ne soutiens pas beau- coup l’idée de les voir ensemble.

vraiment ? oh, c’est intéressant. je ne pense pas qu’ils devraient finir ensemble, mais je pense qu’on devrait toujours vouloir qu’ils finissent en- semble.

intéressant… donc laisser une porte ouverte, ou quelque chose comme ça ? oui. je pense que tout le monde est de leur côté du fait de leur histoire. on est revenu assez en arrière du côté d’aiden la saison dernière, et les gens ont commencé à être plutôt de leur côté. et j’ai fait « oh, oooh… » parce qu’on a tellement développé cette intrigue… on a pas continué à montrer au public la réalité des choses entre jack et emily. on ne leur a pas montré qu’ils étaient faits

Jack has had one of the toughest storylines on the show and many viewers are hoping Jack ends up with his much deserved happily ever after; which is a bit amu- sing since we’re talking about a show called revenge. do you think Jack will eventually be with emily? or do you think the writers will have him fall for someone else? good question. i mean, i’m not a big advocate of the idea of them getting together.

oh really? that’s interesting! i don’t think they should end up together, but i think that we should always want them to end up together.

interesting…so keep an open door available or so- mething? yeah. i think everyone is rooting for them because of their history. we went pretty far back in the aiden path last season and then people started to root for them a bit. and i’m like « uh oh, » because we are so down that storyline’s path that now…we basically didn’t continue to remind the audience of the jack and emily thing. we didn’t show them kind of belonging as much. and now

interview with nick wechsler

l’un pour l’autre. et avec le départ d’aiden, cela nous laisse juste avec jack. et au lieu de le montrer, on doit faire quelque chose du style « eh, je sais que l’autre type est mort… mais, vous vous rappelez, jack ? » essayons de revenir à lui maintenant !

that aiden is gone, we are just left with jack. and rather than showing it at all, we have to be to like « hey, i know that the other guy died, but like… remember jack? » let’s start getting with him now!

couple more flashbacks should do it. exactly. i hope so. i think it’s always important, but the more you represent…look at how much of their scenes have been about them feeling this special way about each other. season one didn’t really show it, season two he was with someone he thought was her, maybe occasio- nally they have these looks across the room, like, « that girl there is pretty f***k**g cool. » then last season he was with someone else and she was with aiden, people are still rooting for them together because of seasons one and two, my point is look at how much people are roo-

ting for them when we haven’t even thrown them a bone in a while. we just need to remind the audience of their connec-

tion. if there was anyone new that was introduced, even if he was in anyway like jack, they still wouldn’t have that shared history. that history is what they are rooting for and so, yeah. the problem is that you have to consider what you’re showing morally, if she goes out and tries to get revenge the whole time and then just finishes and ex- pects jack to be there at the end. i don’t think he should be there. i think that would be a consequence to this love she has imagined and protected for so long. i think if she abandons revenge and stops, i could see her ending up with jack.

un ou deux flashbacks de plus, ça devrait faire l’affaire. exactement. je l’espère. je pense que c’est important, mais plus vous représentez… réfléchissez au nombre de scènes montrant les sentiments particuliers qu’ils éprouvaient l’un envers l’autre. dans la saison 1, il n’en

y avait pas tellement, la saison 2 il était avec quelqu’un

qu’il croyait être elle, et à certains moments il y avait cet échange de regards, genre, « cette nana est vraiment pas mal, elle déchire ». ensuite, la saison dernière elle était avec aiden, et il était avec quelqu’un d’autre, et les gens

les veulent toujours ensemble,

à cause des saisons 1 et 2. et

cela, alors qu’on ne leur a pas donné quelque chose en ce

sens depuis un certain temps. on doit juste rappeler leurs liens au public. si on présente quelqu’un au public qui est nouveau, même s’il était comme jack sur certains aspects, il lui manquerait toujours cette histoire, qu’ils partagent. donc ils soutiennent cette histoire, et voilà. le

problème est qu’on doit pondérer ce que l’on montre au niveau moral, qu’elle essaie d’avoir sa vengeance, tout en ayant jack de son côté. je ne pense pas qu’il devrait être là. je pense que ce serait une conséquence de cet amour qu’elle a imaginé et protégé si longtemps. je pense que si emily décide d’arrêter de se venger, je pourrais la voir finir avec jack.

si emily decide d’arrêter de se venger,

Je pourrais la voir finir avec Jack

if emily abandons revenge and stops, i could see her ending up With Jack

c’est un aspect intéressant, cela va avec la « bonté » de son personnage. oui.

that’s an interesting point, goes along with his charac- ter’s « goodness. » yeah.

nothing’s simple in the hamptons

si Revenge introduisait un nouveau personnage pour Jack, quel serait votre casting idéal ? vous voulez dire… une relation potentielle ?

oui, comme une copine potentielle. avec qui aime- riez-vous travailler dans ce cas ? oh merde, j’ai jamais pensé à ça. je ne sais même pas pourquoi, d’ailleurs. étrange. je n’ai jamais eu à y réflé- chir auparavant. hmmm… j’essaie de penser à des gens de mon âge… je sais pas. je n’arrive pas à répondre à ça, c’est dur. vous pensez à quelqu’un en particulier ?

if Revenge were to introduce someone new for Jack, who would your dream casting be? like for a love interest?

yeah, for a love interest. is there anyone you can think of who you’d like to work with perhaps? oh shit, i haven’t thought of that. it’s weird; i don’t know why i’ve never thought about that! i don’t know why, i’ve never had to consider this before. hmm…i’m trying to think of people my age. hmm, i dunno. i actually can’t answer that, that’s hard. can you think of some people?

Je n’y arrive pas non plus. c’est pas grave, je vous repo- serai la question via twitter d’ici quelques mois. bien. faites-le.

Jack a tellement de scènes en commun avec margaux le marchal, avez-vous appris quelque chose en fran- çais avec karine vanasse ? et si oui, quoi ? ah, euh non. je ne pense pas qu’elle m’ait dit quelque chose en français mais à vrai dire, je sais comment pro- noncer son nom correctement. la dernière syllabe du nom ressemble au mot « mouse ». si elle ne l’avait pas expliqué, je n’aurais sans doute jamais su la bonne ma- nière de le faire.

i can’t right now either, it’s early. it’s alright, i’ll tweet this question to you a couple months from now i’ll just tweet it to you to bring it back up. good. do it.

Jack has many scenes with margaux lemarchal, have you learned any french words from karine vanasse? if so, what? hah, um no. i don’t think she ever properly told me any- thing…but i do know the proper pronunciation of her name. the last part almost sounds like the word mouse. if she wouldn’t have said it then i probably would have never known the right way.

malheureusement, je ne parle pas français, mais beaucoup de lecteurs de more tv si. c’était intéressant de voir son nom de famille, et moi aussi j’ai fourché en le prononçant. je ne suis pas sûr que ce soit français à part entière, je crois que c’est un mélange avec une autre culture, mais je n’aurais jamais su si elle ne l’avait pas prononcé.

je n’aurais jamais su si elle ne l’avait pas prononcé. i unfortunately don’t speak french either,

i unfortunately don’t speak

french either, but many of

the readers of more tv do.

it was interesting to see the

last name and i did initially stumble over it myself. i’m not even sure if it’s even straight forward french, it mi- ght have been mixed with some other culture but i’d have never known had she not said it that way.

interview with nick wechsler

interview with nick wechsler how do you feel about your character overall? We’ve seen him come

how do you feel about your character overall? We’ve seen him come quite a long way from possibly sailing to haiti in season one, to the return of his mother and now being taken in for questioning regarding char- lotte’s kidnapping in season 3, he doesn’t really seem to catch a break! yeah i know! he’s a good guy. he’s too good for his own good, but i do think that him being the one that we sort of always root for emily to be with is good; he’s the best character, and hurting him is the best way to affect emily. it’s also the best way to show the effects of her choices. which is why i think her just getting him in the end isn’t right. especially after she completely f**ks with his life, if she continues with her revenge, then no. like i can only have you break my heart so many times, before i give up on the idea of us. you’ve basically become a different person, holding on to this idea…but i think this girl is suf- focated by her revenge. everyone else on the show is sort of whacking the hornet’s nest with a stick. so everyone else may get stung, but you are like « oh yeah, wait! » jack is begging her to stop doing what she is doing. jack is the best way to the show the effects of emily’s choices. i think that’s his function. i think that’s cool, not just me- taphorically, but because his character is a cool device.

yeah, nothing’s simple in the hamptons. yeah, exactly.

quel est votre point de vue sur votre personnage ? on l’a vu évoluer de ma- nière significative, de la saison 1 où il était prêt à mettre les voiles vers haï- ti, en passant par le retour de sa mère, jusqu’à être questionné sur le kidnap- ping de charlotte en saison 3. cela n’a pas été de tout repos pour lui ! oui, je sais ! c’est un type bien. un peu trop pour être honnête, mais je pense que c’est une bonne chose qu’on veuille le voir finir avec emily ; c’est le meilleur personnage, et s’en prendre à lui est le meilleur moyen d’affecter emily. également le meilleur moyen de lui montrer les réper- cussions de ses actions. c’est pour ça que je pense que ce ne serait pas juste qu’elle finisse avec lui à la fin. sur- tout après qu’elle met sa vie sans dessus dessous, si elle continue avec sa vengeance, alors non. il y a des limites aux occasions où tu peux me faire de la peine, avant de laisser tomber l’idée de nous en tant que couple. elle est devenue une personne totalement différente… mais je pense qu’elle est totalement aveuglée par cette idée de vengeance. tout le monde dans la série n’arrête pas d’agiter le chiffon rouge et de provoquer ces situations. donc tout le monde peut être touché, mais vous faites :

« ah oui, attendez ! » jack la supplie d’arrêter de faire ce qu’elle fait. jack est le meilleur moyen de montrer les effets des choix d’emily. je pense que c’est cool. pas seu- lement en termes métaphoriques, mais parce que jack est un bon rouage.

oui, rien n’est simple dans les hamptons. oui, exactement.

depuis qu’emily a révélé sa véritable identité à Jack, au fil de la saison 3, il est de plus en plus impliqué dans ses plans. est-ce ce qui nous attend en saison 4 ? pou- vez-vous nous dire quoi que ce soit ?

nothing’s simple in the hamptons

vous savez, en fait je n’en sais rien. ma théorie est que… on ne sait pas…. parce qu’à partir de là où on commence, conrad est mort et victoria est dans un asile. donc la question est : qu’est-ce qui reste pour aider emily ? donc maintenant, je peux quasiment vous assurer que jack va être très impliqué et va vouloir l’aider. mais mon per- sonnage ne va pas en être ravi. je suppose que ça va ar- river à un moment ou à un autre. je pense que ce sera plus facile pour lui cette fois-ci, parce que quelqu’un en a après emily… si elle était en train de faire du mal à autrui et d’exercer sa vengeance, je penserais : « c’est ridicule, non. » mais là, c’est différent.

se mêler à l’action quand elle a besoin de l’aide de Jack, c’est cohérent. et enfin, avez-vous un message à faire passer aux lecteurs et aux téléspectateurs de Re- venge ? juste un grand merci. je pense que c’est la première chose à laquelle j’ai participé et où les gens sont vrai- ment enthousiastes. et ça signifie beaucoup pour moi :

since emily revealed who she really was to Jack, over the course of the third season, we see Jack becoming more and more involved in her agenda. is that the case you think we’ll be seeing in season 4…that is if you’re allowed to comment on anything about it right now? you know, i actually don’t know. my guess is…i actually don’t know…because where we’re starting from is that grayson’s gone and victoria is an institution. so it’s kind of like, what is there to even help emily with? so, right now i can almost guarantee that jack is going to get drawn in and will want to help her…but i won’t be happy to help. it will still probably happen…eventually. i think it’ll be easier for jack to help her this time compared to before because this time, if it’s someone coming after her…like, if she was just going around hurting people and “revenging, » i’d just be like « this is ridiculous, no. » but if someone’s coming after her, it’s different.

get in the action when she needs Jack’s help, makes sense. and lastly, is there anything else you’d like to

get in the action when she needs Jack’s help, makes sense. and lastly, is there anything

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interview with nick wechsler

mike kelley, elizabeth barnes et corbin bronson, tous ont parié sur moi et m’ont permis de faire partie de cette série. je n’ai pas eu d’emploi à long terme depuis très longtemps, et j’étais celui qui avait le moins d’expérience lorsque le casting original a été constitué. et c’est un cast tellement riche, tellement compétent. ça signifiait beau- coup pour moi, et pour les fans qui sont derrière la sé- rie et qui me soutiennent. en fait, partout où je vais, on me montre du soutien ; alors que je ne rêve pas d’auto- graphes et tout le toutim, cela fait du bien. la bienveil- lance à mon égard est quelque chose que je n’avais ja- mais vécu auparavant, de toute ma carrière.

cela doit être super à vivre. oui c’est magnifique. et je veux remercier les gens qui regardent la série, qui la soutiennent et qui nous sou- tiennent, le cast et moi.

concernant les autographes, il y a beaucoup de per- sonnes dans cette ville (los angeles) qui seraient in- téressées, donc je ne pense pas que ça posera de pro- blème à l’avenir. merci infiniment de m’avoir accordé cette interview ce matin. oui, sans problème.

Revenge , les diManches sur abc

say to all the readers and viewers of revenge? well, just a huge thanks. i think this is the first thing i have been a part of, that people have been really enthu- siastic about. and it’s meant a lot to me, like mike kelly, elizabeth barnes and corbin bronson, all took a chance on me and allowed me to be part of the show. i haven’t had a big gig in a long time and yeah, i think i had worked the least out of everyone at the time of casting. and it’s such a long, great cast. that was a huge deal for me, but also the fans who stuck with the show and me. basically everywhere i go, i get shown support; while i also don’t daydream about signing autographs and stuff it’s still nice. the good will towards me is unlike anything i have ever experienced in my career before.

it has to be a great feeling. yeah, it’s beautiful. so i just want to thank everyone for getting behind the show and supporting it, us and me.

hey, as for autographs there are a bunch of people in my hometown who are more than interested in those, so i don’t think that’s going to be a problem in the fu- ture. thank you so much for your time this morning. no problem!

Revenge , sundays at 10|9c on abc

about the interviewer

prutha s. patel is an avid fan of many things and has grown up being told by her mother that she simply watches too many films and tv shows. instead of listening to her mother, she decided to delve even further by moving to the west coast from the east coast to study at southwestern law school in los angeles. prutha aspires to become an entertainment attorney and hopes to learn as much as she can about the vast realm of entertainment from the amazing people she happens to meet along the way. fortunately for her, her parents not only don’t mind her being a fan of so many things now, but they are also fully supportive of her aspirations.

lorne Michaels l’eMpire saturday night live texte et traduction : damien choppin
lorne Michaels
l’eMpire saturday night live
texte et traduction : damien choppin

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amy poehler et seth meyers / Emmy Awards 2014
amy poehler et seth meyers / Emmy Awards 2014

le 25 août dernier, comme tous les ans, tout le gratin de la télévision américaine s’est retrouvé à los angeles pour la cérémonie des Emmy Awards. et si de l’avis de beau- coup le palmarès ne reflète pas vraiment ce qui se fait de mieux à la télévision américaine pendant les 12 mois qui précèdent, ils sont un bon indicateur du prestige et de la reconnaissance qu’accorde l’industrie hollywoodienne à un programme ou un network (en témoignent la pluie de nominations reçues par hbo). parmi les programmes les plus nominés cette année, Game Of Thrones, Fargo, American Horror Story, Breaking Bad ou encore The Nor- mal Heart. mais en sixième position arrive une émission qui n’a pourtant pas été au cœur des discussions avant et pendant la cérémonie : Saturday Night Live, qui avec 14 mentions arrive pourtant devant des séries comme House of Cards, Orange is The New Black, Modern Family ou True Detective. pourquoi tant de discrétion? peut-être parce que c’est devenu tellement habituel de voir le sketch show de nbc récolter plus d’une dizaine de nominations par année. avec 156 nominations, c’est le programme le plus nomi- né de l’histoire. c’est aussi le plus récompensé, avec 40

on august 25th, like every year, television’s biggest stars gathered in los angeles for the Emmy Awards. and even

though a lot of people will tell you the winners’ list isn’t really representative of the best of television in the past

12 months, it will give you a good idea of the prestige

and the acclaim hollywood grants to a program or a network (hbo’s important number of nominations is a great example). among the most nominated shows this year, Game Of Thrones, Fargo, American Horror Story, Breaking Bad or The Normal Heart. but in sixth place co- mes a show that wasn’t part of the online conversation before or during the ceremony: Saturday Night Live, even though, with 14 nods, it was more present than House of Cards, Orange is The New Black, Modern Family or True Detective. why so much discretion? maybe because it has become so common to see nbc’s sketch show adding a dozen of nominations to its tally every year. with 156 nods, it’s the most nominated program in the history of the emmys. it is also the program with the most awards, with 40 over

39 seasons. an exceptional longevity, all the more since

the same man has been in charge since the inception of

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julia louis-dreyfus en 1983 dans Saturday Night Live
julia louis-dreyfus en 1983 dans Saturday Night Live

statuettes au cours de ses 39 saisons. une longévité hors du commun d’autant que depuis le début, avec pour seule exception 5 années au début des années 80, c’est le même homme qui mène la barre : lorne michaels, le canadien à l’origine de cette institution de la culture américaine, fabrique de stars du cinéma et de la télévi- sion, a aujourd’hui une influence omniprésente. sans Saturday Night Live, pas sûr que la comédie américaine ait le même visage. ce qui fait de SNL une véritable institution, c’est surtout le fait que l’émission suive la même recette depuis sa créa- tion en 1975. les épisodes ont toujours la même struc- ture : au rythme d’une vingtaine d’épisodes par saison, en direct le samedi de 23h30 à 1h du matin, s’enchaînent une dizaine de sketchs. la troupe d’acteurs de l’émission (avec les « repertory players » qui sont les stars du show et les « featured players » moins mis en avant à l’antenne) est rejoint chaque semaine par un invité star du cinéma, de la télévision, de la musique, du sport, ou même de la politique, qui fait office de présentateur d’un soir (« guest host ») pour l’émission (en plus de participer aux sketchs, son rôle est d’accueillir les téléspectateurs avec un mo- nologue d’ouverture juste après le générique, de présen- ter l’invité musical, et bien sûr de dire au revoir à la fin de l’émission). les grands rendez-vous d’un épisode type de SNL sont le sketch d’ouverture, avant même le générique,

lorne michaels en 1992 avec un Emmy Award à la main
lorne michaels en 1992 avec un Emmy Award à la main

the show, except for 5 years in the early 80s: lorne mi- chaels, the canadian who is at the origin of this ameri- can cultural institution, a factory of tv and movie stars, now has an ubiquitous influence. american comedy pro- bably wouldn’t have looked the same without Saturday Night Live. what makes SNL the cultural institution it is today is the fact it follows the same formula since the first live show in 1975, with a frequency of about twenty episodes per season, broadcast live on saturdays between 11:30pm and 1am. a dozen of comedy skits performed by the cast (with its repertory players -the stars of the show-, and its featured players –who are in the supporting roles-) joined each week by a guest host who is either an actor, a comedian, a musician, an athlete, or even a politician (besides taking part in almost every skit, the host also welcomes the viewers with an opening monologue right after the credits, introduces the musical guest, and of course says good night at the end of the show). the big moments in a typical SNL episode are the cold-open -a

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rachel welch, chevy chase et lorne michael pendant le sketch « weekend update » en
rachel welch, chevy chase et lorne michael
pendant le sketch « weekend update » en 1976

qui traite la plupart du temps de l’actu de la semaine, le monologue d’ouverture (qui arrive donc après le géné- rique), la première prestation de l’invité musical arrive à la moitié du show, juste avant le « weekend update » un faux jt où le ou les présentateurs ironisent sur des

faits d’actualité à coup de brillants one-liners. puis vers la fin de l’émission vient la seconde prestation musicale, avant les tous derniers sketchs. l’émission se termine par le guest host entouré de tous les acteurs remerciant l’équipe et saluant les téléspectateurs. si SNL a révélé de nombreuses stars de cinéma au cours de ses 4 décennies d’existence, parmi lesquelles jim car- rey, eddie murphy, robert downey jr., dan aykroyd et

john belushi (dont le film culte the blue brothers est à l’origine un sketch de l’émis- sion), mike myers et plus

récemment adam sandler et will ferrell, c’est à la télé- vision que l’impact de l’émission et de son producteur est peut-être le plus important. il y a bien sûr les late shows de nbc, qui sont aujourd’hui tous deux produits par lorne michaels, avec à leur tête des anciens de SNL (jimmy fallon pour le Tonight Show et seth meyers pour Late Night), mais il y a aussi tout un tas de stars de séries télévisées révélées par Saturday Night Live. petit passage en revue.

sketch covering current events-, the opening monologue

(after the credits), the first performance by the musical guest at the middle of the show, followed by « weekend update » –a newscast parody where the anchor, or the anchors, make fun of the week’s headlines with brilliant one-liners. then, towards the end of the show comes the second musical performance, before the very last skits. the show ends with guest host surrounded by the whole cast on stage, thanking the team and waving goodbye to the viewers. SNL has been the launching pad for a lot of movie stars during the past four decades, among them jim carrey, eddie murphy, robert dow- ney jr., dan aykroyd and

john belushi (whose classic movie the blues brothers is an adaptation of a sketch from the show), mike myers

and more recently adam san- dler or will ferrell; but it is on television that the show’s impact is maybe the most im- portant. there is of course both late-night talk shows on nbc, which are produced today by lorne michaels, both starring an SNL alum (jimmy fallon on The Tonight Show and seth meyers on Late Night), but there’s also a lot of other television stars who started on Saturday Night Live. here’s a quick review.

c’est À la télévision que l’impact de l’émission

est peut-être le plus important

it is on television that the shoW’s impact is maybe the most important

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julia louis-dreyfus
julia louis-dreyfus

devenue star de la télévision grâce à son rôle d’elaine pendant 9 saisons dans Seinfeld, julia louis-dreyfus a débuté sa carrière de comédienne dans SNL. en rejoi- gnant l’émission à seulement 21 ans, elle était la plus jeune cast member de son histoire à l’époque. elle y côtoie la star du show eddie murphy, mais aussi jim belushi, billy crystal, martin short et surtout larry da- vid, auteur sur l’émission et qui créera par la suite, avec jerry seinfeld, la sitcom emblématique du nom de ce dernier. depuis 2012, elle renoue avec la satire politique, un genre qui est dans l’adn de SNL, en interprétant une vice-présidente qui accumule les bourdes et est entou- rée d’un staff d’incapables dans la série Veep sur hbo, un rôle qui lui a valu l’emmy de la meilleure actrice dans une comédie 3 ans de suite.

she became a tv star playing the role of elaine for 9 years in Seinfeld, but julia louis-dreyfus started her acting career on SNL. joining the show at only 21, she was the youngest cast member in the show’s history back then. there, she shared the stage with the star of the show, eddie murphy, as well as jim belushi, billy crystal, mar- tin short and, more importantly, met larry david, who was a writer on the show and later co-created with jerry seinfeld, the iconic sitcom named after the latter. since 2012, she’s back to political satire, a genre which is part of SNL’s dna, playing the role of a vice-president who blunders and is surrounded by an incompetent and cynical staff on hbo’s Veep, a part that got her the emmy for best actress in a comedy series three years in a row.

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will ferrell

comme de nombreuses stars dans l’histoire du show, will ferrell a intégré le cast à un moment où lorne mi- chaels a voulu réinventer SNL. il en deviendra le visage emblématique de la deuxième partie des années 90, grâce à ses imitations comme celle george w. bush et ses sketchs récurrents cultes comme the roxbury guys avec chris kattan (dont la version avec jim carrey est probablement l’extrait le plus connu de l’histoire de l’émis- sion). si c’est surtout au cinéma qu’il brille ensuite, will ferrell va aussi, en tant que producteur, faire sa marque sur internet et à la télévision. en 2007, il créé Funny or Die avec adam mckay, an- cien scénariste en chef de SNL, un site qui s’est fait une notoriété avec des vidéos humo- ristiques et parodiques. il produit via la même société la minisérie The Spoils of Babylon, une pa- rodie des grands feuilletons des années 70 et 80. dans un style loufoque et complètement sur- joué, ce sketch géant de 6x30 minutes retrace la vie de la riche famille morehouse au cours du vingtième siècle, on y retrouve kristen wiig, une autre ancienne de SNL, dans un rôle qui lui a valu une nomination aux Emmy Awards cette année, parmi d’autres stars comme tobey maguire, jessica alba, tim robbins et michael sheen.

like many stars in the history of the show, will ferrell joined the cast at a moment when lorne michaels wanted to reinvent SNL. he would become its most emblematic face during the second part of the 90s, thanks to impres- sions like his george w buh and cult recurring sketches, like the roxbury guys with chris kattan (of which the incarnation along with jim carrey is probably the most famous moment in the history of the show). even though will ferrell will mainly focus his career on movies af- ter SNL, he will also leave his mark online and on television. in 2007, he created Funny or Die with adam mckay, former SNL head writer, a web- site who came to fame for its parodies and other comedic videos. with the same company, he produced The Spoils of Babylon, a miniseries paro- dying the great event series of the 70s and 80s. in a crazy and overplayed style, this 6x30-minute long sketch re- lates the lives of the rich mo- rehouse family through the 20th century. it stars kristen wiig, another former SNL star who earned an emmy nomi- nation for that role, along with other big names such as tobey maguire, jessica alba, tim robbins or michael sheen.

tina fey

arrivée à SNL en tant qu’auteur en 1997, tina fey rem- place adam mckay en tant que scénariste en chef en 1999, devenant la première femme à occuper le poste. c’est en 2000 qu’elle commence à apparaître réguliè- rement dans des sketchs. elle devient aussi présenta- trice du weekend update, le faux jt diffusé à la moitié de chaque émission, en compagnie de jimmy fallon. si elle quitte l’émission en 2006, c’est son imitation de sa- rah palin lors de 4 émissions à l’automne 2008 qui mar-

queront le plus les esprits des américains. 17 millions de téléspectateurs ont vu l’émission du 18 octobre avec le cameo de la vraie sarah palin, l’épisode le plus vu depuis

1994.

si tina fey a quitté SNL au printemps 2006, c’est parce que nbc avait commandé pour l’automne suivant sa sitcom 30 Rock, produite par lorne michaels lui-même, une série où elle joue liz lemon, la scénariste en chef d’une émission à sketch, bien évidemment inspirée de sa propre expérience, et où alec baldwin (un habitué de SNL) joue jack donaghy, le patron de la nbc fictionnelle et le mentor de liz (un rôle inspiré de lorne michaels), aux côtés de tracy morgan (ancien cast member de SNL) et jane krakowski. dans 30 Rock, tina fey utilise les re- cettes qui ont fait le succès de Saturday Night Live, avec un humour satirique truffé de références à la pop culture américaine mais aussi à des commentaires politiques brillants grâce à la dynamique entre jack donaghy, per- sonnage républicain, et liz lemon, démocrate. la série a aussi souvent recours à des guest stars de renom qui n’ont pas peur de payer de leur personne. au cours de ses 7 saisons, la série a été nominée pour 57 emmys et en a remporté 11.

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she arrived at SNL as a writer in 1997 and replaced adam mckay as head writer in 1999, then becoming the first woman in that position. in 2000 she started to appear on screen. she becomes an anchor for weekend update, the fake newscast airing at the middle of the show, along with jimmy fallon. even though she left the show in 2006, it’s her impression of sarah palin during 4 shows in fall 2008 that will remain her most emblematic SNL moments. 17 million viewers saw the episode that aired on october 18th, featuring a cameo of the actual sarah palin; it was the most viewed episode since 1994. tina fey left SNL in the spring of 2006 because nbc had ordered her sitcom 30 Rock for the following fall, pro- duced by lorne michaels himself, where she plays liz lemon, the head writer of a sketch show, obviously ins- pired by her own experience. alec baldwin (a SNL regular himself) plays jack donaghy, the boss of nbc and liz’s mentor (a character inspired by lorne michaels). the show also stars tracy morgan (another former SNL cast member) and jane krakowski. on 30 Rock, tina fey uses the same formula that made Saturday Night Live’s suc- cess, with a satirical humour filled with pop culture refe- rences as well as brilliant political commentary thanks to the dynamic between jack donaghy, a republican, and liz lemon, who is a liberal. the show will also welcome well-known guest stars who aren’t afraid to be made fun of. during its 7 seasons, the show garnered 57 emmy no- minations and won 11.

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aMy

poehler

arrivée à SNL en 2001, amy poehler s’est elle aussi distin- guée notamment par ses imitations, dont hillary clinton. en 2004, elle remplace jimmy fallon à la présentation du weekend update, et forme avec tina fey un duo comique adoré encore aujourd’hui (on les retrouve maintenant à la présentation des Golden Globes). elle quitte elle aussi l’émission pour intégrer une nouvelle série de nbc dont elle est l’actrice principale, Parks and Recreation, lancée en 2009. elle y joue la fonctionnaire passionnée leslie knope, un des personnages féminins les plus embléma- tiques de la télévision américaine actuelle. dans Parks la satire est aussi présente, mais cette fois-ci plutôt que de s’intéresser à de grands centre de pouvoirs comme washington dans Veep ou new york dans 30 Rock, la série se passe à pawnee, une petite ville du midwest avec ses personnages loufoques et caricaturaux qui font de cette série une sorte de version des Simpson en chair et en os. il faut dire que l’un des co-créateurs, greg daniels, est un ancien scénariste de la série animée culte, qu’il avait rejoint en 1990, après trois ans dans l’équipe des scé- naristes de… Saturday Night Live. avant de créer Parks and Recreation, il fut l’artisan de la version américaine de The Office. l’autre moitié du duo à l’origine de parks, mike schur, est lui aussi passé par SNL (où il côtoyait amy poehler, puisqu’il a quitté l’émission en 2004), avant de rejoindre The Office. logique donc de voir apparaitre plu- sieurs membres du cast de SNL, comme andy samberg ou fred armisen dans la série.

de SNL , comme andy samberg ou fred armisen dans la série. when she arrived at

when she arrived at SNL in 2001, amy poehler also came to fame for her impressions such as hillary clinton. in 2004, she replaces jimmy fallon at the weekend update desk, and becomes one half of a comedic duo that is still loved today with tina fey (we can now watch them host the Golden Globes). she will also leave the show to star in a new nbc sitcom, Parks and Recreation, launched in 2009, in which she plays passionate government em- ployee leslie knope, one of the most emblematic women currently on television. in Parks, satire is also present, but this time rather than dealing with places of power like washington in Veep or new york in 30 Rock, the show focuses on the politics of a small midwest town and the life of its zany inhabitants that make the show a sort of live-action version of The Simpsons. the comparison isn’t so silly when you learn that one of the co-creators of the show, greg daniels, is a former writer of the cult animated comedy, which he joined in 1990, after three years on the writing team of…Saturday Night Live. before creating Parks and Recreation, he was the man behind the american version of The Office. the other half of the parks duo, mike schur, also spent time at SNL (where he rubbed shoulders with amy poehler, since he left the show in 2004), before joining The Office. it’s not surpri- sing then to see several SNL cast members showing up on the show, such as andy samberg or fred armisen.

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Maya rudolph
Maya rudolph

Être une ancienne star de SNL et jouer dans une série produite par lorne michaels n’est cependant pas tou- jours synonyme de succès. après avoir été un pilier du cast entre 2000 et 2007, maya rudolph quitte l’émission et se consacre principalement au cinéma (notamment dans Mes Meilleures Amies, film co-écrit par kristen wiig, avec cette dernière dans le rôle principal). en 2011, elle tente un retour à la télévision dans Up All Night, une pro- duction lorne michaels diffusée sur nbc, où elle joue une présentatrice de talk-show qui est la patronne d’un des deux personnages principaux. même si sa performance est bien accueillie, la série ne trouvera jamais son public et sera annulée avant la fin de sa deuxième saison. ex- cellente chanteuse et show-woman, maya rudolph va se voir alors offrir la possibilité d’être au centre de sa propre émission de variétés, The Maya Rudolph Show, toujours sur nbc, alliant chansons et humours, là aussi produite par lorne michaels. un épisode pilot est commandé et diffusé en mai dernier. on ne sait toujours pas si nbc re- nouvellera l’expérience.

being a former SNL star and star in a lorne michaels pro- duction isn’t always enough for success. after being a fixture in the cast between 2000 and 2007, maya rudol- ph left the show and started to focus on a movie career (most notably in Bridesmaids, film co-written by kristen wiig, in which she also played the main part). in 2011, she tried to make her tv comeback in up all night, a lorne michaels production broadcast on nbc, where she plays a talk show host, who is the boss of one of the two main characters. even though her performance was praised, the show never found its audience and got cancelled af- ter its second season. because she’s a great singer and entertainer, she got the opportunity to be the star of her own variety show, a mix of comedy skits and songs, The Maya Rudolph Show, also on nbc, and also produced by lorne michaels. a pilot episode was ordered and broad- cast last may. we don’t know yet whether nbc will renew this experiment or not.

lorne michaels and the SATURDAy NIGHT LIVE empire andy saMberg
lorne michaels and the SATURDAy NIGHT LIVE empire
andy saMberg

en 2012, andy samberg quitte SNL après 7 ans passés au sein de l’équipe. on lui doit notamment la participation aux digital shorts avec son groupe the lonely island, une série de sketchs pré-enregistrés (et non diffusés en direct comme le reste de l’émission) qui prennent sou- vent la forme d’une chanson à l’humour graveleux et ré- gressif, et où les stars invitées de l’émission se prennent au jeu (la plus célèbre étant « dick in a box », avec justin timberlake). un an après son départ, on le retrouve à la télévision, non pas sur nbc, mais sur fox, dans une sé- rie qui est tout de même produite par nbc universal, et surtout créée par mike schur et dan goor (autre ancien scénariste de Parks and Recreation): Brooklyn Nine-Nine. dans cette série, les deux créateurs appliquent la for- mule de la « workplace comedy », très bien développée dans The Office et Parks, à l’univers des commissariats de police. le succès critique est au rendez-vous et la série remporte deux Golden Globes lors de sa première saison.

in 2012, andy samberg left SNL after 7 years in the cast. during his time on the show, he was known in part for the digital shorts he created with his comedy group the lo- nely island, a series of pre-recorded skits, often musical, with racy and immature humour, in which guest hosts often took part (the most famous example being « dick in a box » with justin timberlake). a year after his depar- ture, he made his tv return, not on nbc but on fox, in a comedy produced by nbcuniversal, and created by mike schur and dan goor (another former Parks and Recrea- tion writer): Brooklyn Nine-Nine. in this show, the two creators applied the workplace comedy formula of Parks and The Office to a police precint. the series is a critical success and the show will win two Golden Globes in its first season.

lorne michaels and the SATURDAy NIGHT LIVE empire
lorne michaels and the SATURDAy NIGHT LIVE empire

fred arMisen

john Mulaney

fred armisen est l’un des rares membres du cast de SNL à avoir commencé un autre rôle à la télévision, tout en continuant d’être présent dans l’émission. en effet, alors qu’il a quitté le show en 2013 après 11 saisons de pré- sence, il est, depuis 2011, l’une des deux stars et co-créa- teur de Portlandia, avec carrie brownstein, une série à sketchs décalée diffusée sur la chaîne câblée ifc, et pro- duite par lorne michaels.

celui qui tente à son tour l’aventure de la sitcom après sa sortie de snl n’est pour une fois pas un ancien acteur de l’émission, mais un qui resta pendant des années auteur de sketchs. john mulaney est en effet au centre d’une sé- rie, diffusée depuis le 5 octobre sur fox, qui porte son nom, et dans laquelle il joue un comédien qui travaille en tant qu’auteur dans un talk-show dont la star est jouée par un autre ancien de snl, martin short. on retrouve aussi au casting une autre ex-snl, nasim pedrad. le tout étant bien entendu produit par lorne michaels. pourtant diffusée juste après la populaire family guy, mulaney n’a réuni que 2,3 millions de téléspectateur (pour un taux de 1.0 sur la cible des 18/49 ans), c’est le démarrage le plus faible de l’histoire pour une comédie sur un des quatre principaux networks.

fred armisen is one of the rare SNL cast members to star in another tv show, while still being on SNL. indeed, while he left the shows in 2013 after 11 seasons, he was already, since 2011, one of the two leads and the co-crea- tor, along with carrie brownstein, of Portlandia, a very left-field sketch show broadcast on cable network ifc, and produced by lorne michaels.

the one snl alumn who tried this season to take the sitcom road is for once not a former cast member but a former writer. since october 5th, john mulaney stars in his own creation, a sitcom named after himself in which he will play as a writer working for a talk show which star is played by another former snl cast member, mar- tin short. nasim pedrad, yet another snl alumni, is also on the casting. a show obviously produced by lorne mi- chaels. although it aired after the popular family guy, mulaney only managed to get 2.3 million viewers (that’s a 1.0 rating in the 18/49 demographic), the least-watched comedy series premiere ever on one of the four main networks.

à propos de l’auteur

damien est étudiant et passionné de pop culture. Quand il ne se couche pas à 5h du matin pour suivre une cérémonie de récompenses, il regarde 30 Rock, Weeds ou Fringe. ses modèles dans la vie sont tina fey, april ludgate et beyoncé. il tweete impulsivement sur @dchoppin et écrit (parfois) à propos des séries sur son propre blog.

fitting in the french audiovisual media won’t be so easy

fitting in the french audiovisual media won’t be so easy netflix une intégration difficile dans le

netflix

une intégration difficile dans le paysage audiovisuel français

texte : corentin pondaven - traduction : cindy thibaut

fitting in the french audiovisual media won’t be so easy

qu’est ce que netflix ?

afin de mieux comprendre le battage médiatique au- tour de cette arrivée, il est nécessaire de présenter la compagnie de reed hastings. fondée en 1997, netflix s’est d’abord essayé à la location de dvd sans limite de temps, avant de s’installer sur le marché de la vidéo à la demande. les raisons du succès sont multiples. premiè- rement, le prix : entre 8 et 12$ par mois, pour un nombre il- limité de visionnages, sans publicité ni attente. en- suite, son algorithme pointu qui permet à la plateforme d’adapter le contenu proposé à chaque utilisateur en fonc- tion de ses goûts, des notes attribuées aux films ou séries visionnées, mais aussi de son historique de programmes. les adeptes de ce système sont nombreux et conquis par le service qui compte plus de 50 millions d’abon- nés à travers le monde. la magie a donc opéré aux états-unis mais également dans les différents pays où le service s’est exporté par la suite. et cela ne semble pas devoir s’arrêter : le magazine va- riety prédit déjà plus de 5 millions d’abonnés en france d’ici 2020 ! mais cela est-il réellement possible ?

what is netflix?

so you can better understand the huge press coverage around netflix, reed hastings’s company should be in- troduced. founded in 1997, netflix first tried its hand at renting dvds, without time limitation, before it arrived on the vod market. it succeeded for several reasons: the first being the price. it costs between 8 and $12 a mon- th for an unlimited number of viewings, without ads or waiting. then, its refined al- gorithm allows the platform to adapt the content to each user, depending on one’s taste, one’s rates to the films and series one watched, but also one’s history of pro- grams. the system seduced lots of people and now counts more than 50 million subscribers around the world. it worked not only in the us, but also in all the countries where the service set up. it seems to be going on: the variety magazine already predicts more than 5 million subscribers in france from now until 2020! is this really possible?

in france from now until 2020! is this really possible? netflix’s arrival in france netflix’s spokesmen

netflix’s arrival in france

netflix’s spokesmen met david kessler, ex-adviser for media, at the elysée palace for the first time in december 2013. they aimed at analyzing the possible export of netflix in france. the press took up the subject and by the end of january, aurélie filippeti, ex-french minister for culture, announced that if the group wanted to come in france, they had to comply to « the laws that contri- bute to the success of french industries. » (interview in Journal du Dimanche)

l’arrivée en france

c’est en décembre 2013 que les représentants de net- flix ont rencontré pour la première fois david kessler, ex-conseiller des médias à l’elysée. cette entrevue avait pour but d’analyser la possible exportation de la plate- forme américaine. mais dès lors, cette visite de courtoisie a fait couler beaucoup d’encre. aurélie filippeti, ex-mi- nistre de la culture, déclarait fin janvier dernier, que si

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sortie en salle

tv payante (2 ème diffusion)

dvd

tv payante

tv en clair

tv payante

vàd par

vàd à l’acte

(1 ère diffusion)

et autres 4

et autres 5

abonnement

vàd gratuite

in theaters

dvd

pay television

pay television

pay television

subscription

free vod

vod on act

(1 st broadcasting)

(2 nd broadcasting)

and others 5

vod

unscrambled tv and others 4

+ 4 mois + 4 months 1 + 12 mois ou + 14 mois +

+ 4 mois + 4 months 1

+ 12 mois ou + 14 mois + 12 months or + 14 months 2

+ 22 mois ou + 24 mois + 22 months or + 24 months 3

+ 30 mois + 30 months

+ 36 mois + 36 months

+ 48 mois + 48 months

1 dérogation possible accordée par le ndt du cnc à + 3 mois pour les films ayant fait moins de 200 entrées au cours de la 4ème semaine.

2 + 12 mois en l’absence d’accord avec les organisations professionnelles du cinéma

3 + 24 mois en l’absence d’accord avec les organisations professionnelles du cinéma

4 services payants consacrant 3,2% de leur ca à la coproduction

5 services payants consacrant moins de 3,2% de leur ca à la coproduction

1 possible exemption granted by the cnc at + 3 months for movies that had less than 200 viewings in the fourth week in theaters

2 + 12 months in case of no agreement with professional cinema organizations

3 + 24 months in case of no agreement with professional cinema organizations

4 paying services that use 3.2% of their turnover for co-productions

5 paying services that use less than 3.2% of their turnover for co-productions

le groupe souhaitait s’implanter dans l’hexagone, il lui serait nécessaire de se « plier aux régulations qui font le succès des industries françaises » (interview Journal du Dimanche).

la première de ces régulations concerne la chronologie des médias. en effet, la législation française impose un délai de 36 mois avant la mise à disposition d’un film sur un service de vod. une attente difficile à accepter pour le consommateur qui recherche l’instantanéité des ser- vices, et qui est pourtant un des grands arguments de vente de l’entreprise de l’autre côté de l’atlantique. vient ensuite le système de soutien financier au ciné- ma français. cette loi implique que les diffuseurs, dont le siège social est situé en france, doivent participer au financement d’œuvres françaises et européennes. un point important sur lequel insiste également le conseil supérieur de l’audiovisuel : ce dernier exige qu’un quota d’œuvres françaises et européennes soit diffusé. mais la prise en compte de ces différentes régulations ne semble pas au programme pour le lancement de netflix. tout d’abord le siège social, basé jusque là au luxem- bourg, est situé à amsterdam. cette situation géogra-

the first of these laws is the media chronology. indeed, the french legislation demands a period of 36 months before you can make a film available on vod. the user finds it hard to accept since he is looking for instan- taneousness – instantaneousness being one of the main selling point of netflix in the us. then, the french financial support system to french ci- nema implies that distributors, whose headquarters are in france, must take part to financing french and european movies. the french broadcasting authority is very insistent on this point and demands that a quota of french and european movies be broadcasted. but netflix does not seem to be accepting these conditions. first, their headquarters, which used to be in luxemburg, are now in amsterdam and allows them to avoid the manda- tory financing of french and european movies. moreover, the quota of french movies that the french broadcasting authority agreed on will not be observed. indeed, netflix’s success is not only due to its huge ca- talog, but even more to its algorithm, allowing to target what the user wants. listening and understanding the user’s needs is the main factor of success, it is then nor- mal that they wish to bring it to france, so it seems com-

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phique permet alors au groupe d’éviter de prendre part au finance- ment obligatoire des œuvres hexa- gonales et européennes. par ailleurs, le quota imposé par le csa ne sera vraisemblablement pas respecté. le succès de netflix ne tient pas tant de son catalogue, mais de son algorithme lui permet- tant de cibler au mieux ses clients. l’écoute des besoins du public est le facteur de succès du groupe. et ce facteur de succès, la compagnie américaine souhaite logiquement l’importer en france. il paraît alors

compliqué d’intégrer 40% de films français (quota obligatoire) dans la bibliothèque d’un fan de blockbusters hollywoodiens.

aurélie filippeti et arnaud montebourg
aurélie filippeti et arnaud montebourg

plicated to put 40% of french movies (mandatory quota) in the library of a hollywood blockbuster fan.

la riposte française

puisque le groupe californien ne souhaite pas se sou- mettre à ces règles, qui fondent l’exception culturelle française, le gouvernement est monté au créneau fin juillet. aurélie filippeti a annoncé un remaniement de la chronologie des médias dans une interview au figaro. en réduisant le délai entre la sortie en salle et sa mise à disposition en vod, l’elysée souhaite ainsi développer le marché de la vidéo à la demande, dont les chiffres sont en baisse ces derniers mois. mais ce changement ne sera effectif que pour les « services qui participent au finan- cement et à l’exposition des œuvres françaises et euro- péennes ». un moyen de défense et de valorisation du « made in france » qui sonne comme un coup d’épée dans l’eau. en effet, quand on sait que 70% des contenus vi- sionnés sur la plateforme américaine sont des séries té- lévisées, et que celles-ci ne sont pas concernées par la chronologie des médias, cette réforme ne semble que peu handicapante pour la firme américaine.

the french response

since the californian group does not want to comply with these rules, that are the core of the french exception, the french government stepped into the breach by the end of july. aurélie filippeti announced a reorganization of the media chronology during an interview for le figaro. by reducing the period between the release in theaters and its availability on vod, the french government aims at developing the french vod market, that is not working very well for the last months. this will only be available for « services taking part to the financing and broadcas- ting of french and european movies. » this defense aims at highlighting « made in france » productions but only seems to be flailing at the air. indeed, we know that 70% of broadcasted programs on the american platform are series. yet, series are not affected by media chronology, so this reform doesn’t seem very bothering for the ame- rican firm.

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au contraire, cette réforme « anti-netflix » permet même de positionner ce dernier comme une référence dans la svod, lui offrant une exposition médiatique très profi- table pour la marque. mais ce remaniement a été béné- fique pour d’autres acteurs du marché : profitant de ce parti-pris du gouvernement, les concurrents français se préparent à cette arrivée.

on the contrary, this « anti-netflix » even allows the lat- ter to become a reference in the svod sector, by offering

it a first-class exposure for the brand. this reorganiza-

tion has done good for other actors in the vod market:

french competition could prepare for the arrival of net- flix in france.

first, canal plus already introduced its vod service, canal play, with a slogan that cannot be clearer: « thousands of films, series and cartoons everywhere, right now and wi- thout restriction, » prices from 7.99 € a month for viewings on compu- ters, tablets and smartphones, to 9.99 € a month for direct access on tv and an advertising campaign called « being a vampire, » where john malkovich sings the praises of the service, since august 2014. everything sounds good for canal plus, especially on its broadcas- ting. they have a significant ad- vantage on netflix, since two in- ternet service providers have been slow taking a position. stéphane richard, orange ceo, announced they won’t offer netflix in their pac- kage. it was not only due to netflix’s

position regarding the french legislation, but it also see- med to be a problem of money. while canal plus offers

a generous amount of money for isp to be included in

their package, reed hastings seems to be less generous. however, in view of the success of the platform’s launch on september 15, bouygues telecom announced it will offer the svod service in his package in november. a choice that orange decided to follow. only sfr and free haven’t yet made a decision, but there is no doubt about the imminent arrival of netflix on these two isp who may wish to put themselves on the level of their competitors.

en premier lieu, canal + qui a déjà mis en avant son offre canal play, et dont le slogan est on ne peut plus clair :

« des milliers de films, séries et dessins animés partout, tout de suite, en illimité ». À partir de 7€99 par mois, pour un visionnage sur ordinateur, tablette et smart- phone, et jusqu’à 9€99 par mois, pour un accès direct à la tv. une offre mise en avant fin août 2014, dans une publicité intitulée « dans la peau d’un vampire », où l’acteur john malkovich vante les mérites de l’offre. tout semble donc déjà bien huilé du côté de canal, et notamment au niveau des moyens de diffu- sion. un avantage non négligeable face à netflix puisque deux fai (fournisseurs d’accès internet) ont tardé à prendre po- sition. stéphane richard, pdg d’orange, a annoncé que le service ne serait pas proposé sur sa box. évoquant la position de netflix face à la législation française, le pro- blème semblait également financier. là où canal+ offre une forte somme aux opérateurs pour une intégration dans leur box, l’entreprise de reed hastings semble bien moins généreuse. et pourtant, face au succès rencontré lors du lancement de la plateforme le 15 septembre der- nier, bouygues télécom a annoncé proposer le service de svod sur sa box dès le mois de novembre. un choix sur

der- nier, bouygues télécom a annoncé proposer le service de svod sur sa box dès le

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lequel s’est alors calqué orange. seuls sfr et free n’ont pour le moment rien décidé, mais il n’y a guère de doute quant à l’arrivée prochaine de netflix chez ces deux der- niers fai qui souhaiteront se mettre au niveau de leurs concurrents. outre canal, un autre antagoniste, né à la demande d’arnaud montebourg, semble sur les rails :

l’orangecast. il s’agit d’une clef, développée par orange, se branchant au port hdmi du téléviseur qui donne alors accès à la chaîne ocs (orange cinéma séries), plusieurs chaînes nationales et internationales, mais aussi des jeux vidéos et un accès à deezer. il faudra également compter sur la box de vidéo futur, qui tentera de se faire une place au soleil grâce à son offre permettant d’accéder à une bibliothèque de films et séries, aux chaînes de la tnt et services de replay. nu- méricable a lui lancé un service dédié aux séries et nom- mé, pour le moment, séries-flix. le marché semble donc déjà bien préparé à l’arrivée de l’étatsunien. l’avantage de ces concurrents ne réside pas tant dans leurs offres, mais dans la base de clients et la renommée déjà ac- quise. netflix devra donc déployer une stratégie de com- munication infaillible pour faire face à canal + et ses 30 ans d’expérience. mais cette communication aura égale- ment pour but de démocratiser la svod, encore peu an- crée dans les mentalités françaises.

netflix : une révolution culturelle ?

cette arrivée laisse présager une évolution dans les habi- tudes de consommation de produits culturels en france. mais de là à parler de « révolution netflix », il faut at- tendre quelque temps.

tout d’abord, la chronologie des médias va imposer une bibliothèque de films datés d’au minimum 3 ans. netflix perd là son avantage face à la vente directe des produits, mais aussi au téléchargement illégal qui propose géné- ralement les films au moment même de leur sortie en salle (avec une qualité cependant variable).

another rival came at arnaud montebourg’s request:

orangecast. it is a key developed by orange that you can plug at your tv which gives you access to the ocs (orange cinema series) channel, several other national and international channels, but also videogames and deezer. we will also have to count on the box of video futur, which will try to find its place thanks to a package that grants access to a library of films and series, to the main chan- nels and to replay services. numericable also launched a service dedicated to series named, for now, series-flix. the french vod market seems ready to welcome the american rival. its advantage is not its offer, but rather its database of clients and reputation. netflix will have to work harder on its advertising strategy to face canal plus and its 30 years of experience. this advertising campaign will also aim at generalizing vod, which is still not a na- tural reaction in french minds.

netflix: a cultural revolution?

the arrival of netflix will certainely trigger an evolution in the habits of french consumers of cultural products. but we will have to wait some time before we can talk about a « netflix revolution ».

first, the media chronology will require a library of more than 3 year old movies. netflix will then lose its advan- tage on direct selling, but also on illegal downloads, thanks to which one can get a movie as soon as it is re- leased in theaters (in variable quality).

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puisque seuls 2 fai ont choisi de proposer le service sur leurs boxes, netflix n’est pas accessible pour tous sur les écrans télés. avec un accès sur ordinateurs et une ap- plication dédiée sur tablettes et smartphones, la firme américaine n’est certes pas en reste, mais part tout de même avec un certain handicap face à ses concurrents. de plus, les habitudes de consommation françaises sont bien différentes de celles du pays de l’oncle sam. là bas, l’accès à la télévision est très coûteux, et nombreuses sont les personnes à cumuler différents abonnements pour s’offrir un catalogue des plus complets. ce service révolutionnaire est donc la solution parfaite grâce à son prix accessible et à son large choix de programmes. en france, avec 25 chaînes gratuites et les différents services de replay, les besoins ne sont clairement pas les mêmes pour le grand public, et le service de reed hastings devra donc s’y adapter. mais outre les films et le support, c’est au niveau des sé- ries que netflix est le plus attendu, notamment grâce à son large catalogue. mais sera t-il adapté au public fran- çais ? car même si nous pouvons décrier celles-ci, les séries françaises connaissent un beau succès auprès du grand public. l’absence de « joséphine, ange gardien », « camping paradis » ou « plus belle la vie » pourrait réduire l’adhésion du plus grand nombre, et donc limiter le ser- vice à un certain segment de clientèle.

afin de ne pas laisser de côté ces potentiels clients, le groupe a annoncé préparer une nouvelle série originale, et française cette fois. cette série intitulée sobrement « marseille » est décrite comme house of cards made in france. avec dan frank à la réalisation, le tournage de- vrait commencer au printemps 2015 dans la cité pho- céenne. les séries originales estampillées netflix ont connu un grand succès auprès du public et de la critique, et cette production devra donc frapper fort pour rester au niveau. mais aussi pour combler l’absence du plus gros succès de netflix !

pour combler l’absence du plus gros succès de netflix ! moreover, since only two isp entered

moreover, since only two isp entered into a contract with netflix, it won’t be available for everybody on a tv screen. with an access on computers and an application on tablets and smartphones, netflix starts with a certain disadvantage on its rivals. in addition, french habits are a lot different from the ones in the united states, where tv is very expensive and people tend to have several packages to have a complete library. this revolutionary service was the perfect solu- tion thanks to its price and its large choice of programs. in france with more than 25 free channels and the seve- ral replay services, the public needs are simply not the same, and netflix will have to adapt. apart from the movies and the material, netflix is even more longed-for for the series, especially because of its large catalog. will it live up to french users’ expecta- tions? indeed, even if we criticize them, french series are very successful among the general public. if « joséphine ange gardien », « camping paradis » or « plus belle la vie » are not in the library, it would mean a decrease in the number of subscribers, and then it would restrict the service to a particular part of clients.

in order not to push those clients, netflix decided to create a new original series, a french one this time. so- berly entitled marseille, this series is described as the house of cards made in france. directed by dan frank, filming is expected to begin this spring in the medi-

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en effet, fin août, le couperet est tombé : le diffuseur ne peut pas proposer le programme House of Cards à ses abonnés, puisque les droits ont été cédés en exclusivi- té au groupe canal +, par le studio media rights capital (mrc) avant même que netflix ne songe à s’exporter sur le territoire français. il s’agit donc d’un coup dur pour de nombreux fans, qui ne pourront pas profiter d’une diffu- sion similaire à celle proposée aux états-unis.

en plus de la production de séries, c’est dans son vision- nage que netflix semble pouvoir changer la donne. en premier lieu grâce à son interface. le service propose tout ce dont un sériephile peut rêver : la possibilité de regarder toutes ses séries en vo, la personnalisation des sous-titres, retenir l’avancement dans une série ou dans un épisode, passer les génériques de fin… de plus, la nouvelle mode grandissante aux états-unis, consiste à regarder de façon continue les programmes :

le binge-watching. et les adeptes sont nombreux, à tel point que netflix a décidé de proposer le même jour tous les épisodes d’une même saison pour ses séries originales phares. de quoi satisfaire la crise de boulimie des fans de frank underwood (House Of Cards) ou pornstache (Orange is the New Black).

en france, les grandes chaînes nous ont habi- tués à ce genre de consommation avec un certain succès. là où les américains doivent attendre au minimum 7 jours entre chaque épisode, nous avons généralement deux à trois épisodes par soir ! dernièrement lors de la dif- fusion de Scandal, m6 n’a pas hésité à diffuser 4 épisodes à la suite tous les mardis ! le public semble donc prédis- posé à cette mode. autre avantage, la firme offre la possibilité de regarder ses épisodes dans l’ordre. et non pas

terranean city. the netflix series were very successful among the general public and the critics, and this new one will have to hit hard to keep up, but also to overco- me the absence of netflix’s biggest success. indeed, by the end of august, it was official: netflix isn’t allowed to broadcast House of Cards, since the rights were sold to canal plus by media rights capital (mrc) before netflix thought about coming to france. Quite a hard blow for the numerous fans who will not enjoy a broadcasting si- milar to the one in the united states.

in addition to the series production, netflix wants to change things about viewings. thanks to the interface first, netfix offers everything a series-lover could dream of: all series in the original language, customization of subtitles, keeping the progress in the viewing of the se- ries, skipping the end credits… moreover, the new trend in the united states is to watch several episodes at a time: the binge-watching. adepts are so numerous that netflix decided to offer all episodes of a season on the same day for its ori- ginal series, in order to fulfill the needs of the many fans of frank underwood (House Of Cards) or pornstache (Orange is the New Black).

in france, national channels got us used to that kind of viewing with great success. when american people must wait seven days between each episode, we usually have two or three episodes on the same night. lately, m6 even broadcasted 4 episodes of Scandal each tuesday. the french audience seems to be predisposed to this trend.

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de façon aléatoire comme le font les chaînes publiques, sur ordre du csa, du fait des restrictions d’âge. il s’agit là d’un intérêt non négligeable pour suivre ses séries et l’évolution des protagonistes. la svod permet également de regarder ses épisodes à son rythme, et ne pas se soumettre à la diffusion irrégu- lière et discontinue des grandes chaînes. ainsi, les fans pourront profiter de leurs séries dans leur entièreté, à l’inverse d’une diffusion télévisée. dernièrement tf1 a ainsi arrêté la diffusion de Person Of Interest, deux épi- sodes avant la fin. ces épisodes ayant été diffusés bien plus tard sans réellement prévenir les téléspectateurs. il en est de même pour la série Ugly Betty, qui n’a jamais vu sa saison finale diffusée sur la première chaîne.

une chose est donc claire, la svod va bouleverser le paf pour la rentrée 2014, et netflix est un pion majeur. grâce à ses prix attractifs, et son 1er mois gratuit, plus de 100.000 français se sont abonnés dans les 15 premiers jours. mais pour bon nombre la déception a été forte, et ce à cause du faible catalogue disponible. le groupe pro- met cependant 50% de contenu en plus d’ici un an. mais ces nouveautés, qui arrivent au compte-goûte, sont- elles vraiment un argument pour fidéliser la clientèle ? la question est donc maintenant de savoir combien de personnes sur ces 100.000 abonnés le resteront une fois le mois d’essai gratuit expiré ?

other advantage, netflix allows his subscribers to watch the episodes in order, whereas other channels have to comply with the csa age restrictions. this a significant advantage in order to follow the series and the charac- ters’ evolution. svod also allows the subscribers to watch the episodes at their own pace, without having to comply with the random broadcasting of national channels, so subscri- bers will be able to watch the whole series as they want. lately, tf1 did not broadcast the two last episodes of Person Of Interest, and broadcasted them much later wit- hout any warning. the same happened to Ugly Betty, the final season of which was never broadcasted at all.

one thing for sure, svod will disrupt french broadcas- ting from 2014 on, and netflix is one of the main actors of it. thanks to the attractive price, and free month trial, more than 100,000 french have subscribed in the first 15 days. but for many it was a big disapointment, because of the small catalog available. however, the group pro- mises 50% more content within a year. but these signi- ficant changes, arriving sparingly, are they really an ar- gument for customer loyalty ? now the question is how many people on these 100,000 subscribers will remain once the free month trial will expired?

à propos de l’auteur

tv series, disposable consumer products?

les séries tv

produits de consoMMation jetables ?

texte : aurélie corbin. - traduction : allan colpaert

? texte : aurélie corbin. - traduction : allan colpaert l’année dernière, les cinq grandes chaînes

l’année dernière, les cinq grandes chaînes américaines ont commandé 58 nouvelles séries télévisées (hors rea- lity show et cartoon). À la fin de l’année, 36 d’entre elles ont été annulées après une saison, pour notre plus grand bonheur… ou malheur. pourquoi y’a-t-il autant de pertes ? faut-il blâmer les studios, les producteurs, les distribu- teurs ou les téléspectateurs ? pourquoi les séries télévi- sées sont-elles devenues des produits de consommation si facilement jetables ? petite réflexion sur le triste destin des séries qui ne dépassent jamais la première saison.

last year, the big four abc, cbs, fox, nbc and the cw or- dered 58 new television series (except reality shows and animated series). at the end of the year, 36 of them were cancelled after one season, for our own enjoyment… or misfortune. why so many losses? are the studios, pro- ducers, distributors or viewers to blame? why television series have become consumer products so easily dispo- sable? little reflection on the sad fate of series which ne- ver make it past first season.

tv series, disposable consumer products?

Que vous soyez sérieusement accroc aux séries télévi- sées ou que vous n’ayez que quelques shows phares à re- garder chaque semaine, vous avez sûrement déjà pesté contre une chaîne américaine après l’annulation d’une série. une annulation est toujours douloureuse, qu’elle survienne après une, deux ou huit saisons. mais force est de constater que ces dernières années, de plus en plus de séries ne dépassent pas la première saison. résultat ? certains téléspectateurs se découragent d’avance lors de l’arrivée de nouveaux shows et préfèrent attendre un éventuel renouvellement pour se lancer dans l’aventure.

des annulations difficiles à coMprendre

voir une série s’achever trop tôt, c’est d’autant plus frus- trant quand on a l’impression qu’elle recevait un gros soutien de la part des fans. sauf que les chaînes de télé- vision ne cherchent pas à nous faire plaisir mais à géné- rer des profits, avant tout par la publicité, d’où l’impor- tance des audiences, ou « ratings » en vo. mais là encore, il ne faut pas croire une série sauvée parce qu’elle fait des audiences raisonnables : en effet, les chaînes s’inté- ressent surtout aux audiences des 18-49 ans, qui seront potentiellement les plus touchés par les publicités diffu- sées. plus cette audience sera élevée, et plus les encarts publicitaires seront vendus chers. en plus du critère de l’audience, les producteurs et les chaînes de télévisions s’intéressent à la présence du show sur internet, ou « di- gital presence ». c’est là que twitter rentre en jeu par exemple. vous comprenez mieux la multiplication des comptes consacrés aux séries, ou pourquoi les stars de certains shows en font la pub et « live-tweetent » pen- dant certains épisodes.

matthew perry pour Go On
matthew perry pour Go On

whether you are seriously addicted to television series or that you have only a few flagship shows to watch each week, you have probably railed against a network after a cancelation. a cancelation is always painful, be it after one, two or eight seasons. but it is clear that in recent years, more and more series do not exceed first season. the result? some viewers are discouraged before the premiere of new shows and prefer to wait until a poten- tial renewal to embark on the adventure.

cancelations hard to understand

see a show to end too soon is even more frustrating when you feel it received a huge support from fans. except the networks are not looking to please us but to generate profits, primarily through advertising, hence the impor- tance of ratings. but again, do not believe a show is saved because it has reasonable ratings: in fact, the networks are particularly interested in the 18-49s, which will po- tentially be affected by the commercials aired. the more that audience will be high, the more the ad inserts will be expensive. in addition to this criterion, producers and television channels are interested in the digital presence of a show. for example, this is where twitter comes into play. that explains the multiplication of accounts de- voted to series, and why stars are advertising them and live-tweet during some episodes.

Scandal

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tv series, disposable consumer products?

malheureusement, les « ratings » ne sauvent pas toujours une sé- rie, et il existe d’autres causes à leur annulation, comme son coût de production ! la série de steven spielberg, Terra Nova, en a fait l’amère expérience : avec un pilote ayant coûté 20 millions de dollars, elle n’était pas assez rentable ! parfois, une série est simplement annulée parce qu’il fallait faire un choix entre une série produite en interne par la chaîne et une série produite par une compagnie exté- rieure.

lea michele pour Glee
lea michele pour Glee

unfortunately, ratings do not always save a show, and there are other causes of cancela- tion, as the cost of production! steven spielberg’s Terra Nova has had a bitter experience:

with a 20 million dollars pilot,

it was not profitable enough!

sometimes, a series is simply cancelled because there was

a choice to make between a

show produced internally by the network and a show pro- duced by an external com- pany.

évidemment, ceci n’est pas une science exacte et il existe toujours des exceptions, comme Glee, qui

aurait du être annulée à cause de ses audiences en baisse, mais qui a été renouvelée pour deux saisons grâce aux très bonnes ventes des cds et produits dérivés. la série n’était plus rentable grâce à la publicité, mais a gagné du répit grâce aux profits extérieurs !

obviously, this is not an exact science and there are some exceptions, such as Glee, which should have been can-

celled due to its low ratings, but which has been renewed for two seasons thanks to strong sells of cds and by-products. the show was no longer profitable through advertising, but won a break with external profits!

les téléspectateurs, devenus trop exigeants ?

on l’a vu, des audiences trop basses sont souvent la cause d’annulations en série. alors faut-il forcément blâ- mer le téléspectateur ? cela pourrait paraître logique : si une série n’est pas assez regardée, c’est qu’elle mérite de laisser sa place à une nouveauté. mais encore une fois, ce n’est pas si simple.

les plannings des chaînes sont des sujets très discu- tés lors de la rentrée des séries, et pour cause. la pro- grammation d’un show dans une certaine case horaire peut parfois signer son arrêt de mort, ou au contraire

had viewers becoMe too deManding?

as we have seen, low ratings often cause cancellations in series. so should we blame the viewer? it might seem logical: if a show has not enough viewers, it deserves to give way to a new one. but once again, it is not that simple.

networks schedules are subjects to a lot of discussions in the fall, and for good reason. programming a show in

a certain time slot can, sometimes, signed its death war-

rant or, on the contrary, enable its success. thus, to boost

a new show, networks sometimes try to schedule it after

tv series, disposable consumer products?

60

48

36

24

12

Nombre de séries commandées 58 44 42 36 34 33
Nombre de séries commandées
58
44
42
36
34
33

source : wikipedia

0

2008-2009

2009-2010

2010-2011

2011-2012

2012-2013

permettre son succès. ainsi, pour booster une nouveauté, les chaînes essaient parfois de la programmer à la suite d’un show

à succès, dans l’espoir que les té- léspectateurs ne changent pas de chaîne. inversement, les shows moins gâtés niveau audience se retrouvent coincés entre deux shows populaires et peuvent es-

pérer récupérer leurs audiences. mais il existe également le « friday night death slot », soit la case du vendredi soir, mortelle pour la plupart des séries. une série programmée le ven- dredi soir (et pire, en deuxième partie de soirée) a peu de chance de survivre, sauf s’il s’agit d’une série « culte » vieille d’une dizaine de saisons…

2013-2014

a successful show, hoping that viewers do not change the channel. in return, shows less fortunate when it co- mes to ratings are stuck between two popular ones and can hope to pick up their viewers. but there is also the « friday night death slot », which can be fatal for most of the shows. a television series scheduled in this slot (and worse, in late evening) is unlikely to survive unless it is a 10 seasons « cult » show…

poor programming of a new show can be a first answer to explain its cancellation. but there are only 7 days in a

week, 24 hours in a day , and we must program the exis- ting hundreds of television series. and that’s the problem:

the abundance of series. we must compare the nu-

mbers (and believe me, i have spent times coun- ting new shows per sea- son and per network on

wikipedia): for five years, orders do not cease to in- crease. channels are looking for the perfect show formu- la and are multiplying trials, introducing new concepts, new synopsis, and new casts. it is impossible to watch everything, unless to spend our life watching television, even then.

la mauvaise programmation d’une nouveauté peut donc être un premier élément de réponse pour expli- quer son annulation. mais les semaines ne comptent

que 7 jours et les journées seulement 24 heures, et il faut bien programmer les centaines de séries qui existent. et c’est bien ça le problème : l’abondance de séries. il n’y

a qu’à comparer les chiffres (et croyez-moi, j’en ai passé du temps sur wikipédia, à compter les nouveautés

par saison et « network ») : depuis cinq saisons, les commandes ne cessent d’augmenter… les

chaînes cherchent la for- mule du show parfait et multiplient les essais, proposant de nouveaux concepts, de nouveaux synopsis, ou encore de nouveaux cast. im- possible de tout regarder, à moins de passer sa vie de- vant la télévision, et encore. lassés, les téléspectateurs auront tendance à ne garder que les valeurs sûres et ne

les chaînes cherchent la formule du

shoW parfait et multiplient les essais

channels are looking for the perfect shoW formula and are multiplying trials

tv series, disposable consumer products?

SAISON 2008-2009

34 séries commandées

35 % 65 %
35 %
65 %

Séries renouveléesSAISON 2008-2009 34 séries commandées 35 % 65 % Séries annulées SAISON 2009-2010 33 séries commandées

Séries annulées34 séries commandées 35 % 65 % Séries renouvelées SAISON 2009-2010 33 séries commandées 48 %

SAISON 2009-2010

33 séries commandées

48 % 52 %
48 %
52 %

Séries renouvelées35 % 65 % Séries renouvelées Séries annulées SAISON 2009-2010 33 séries commandées 48 % 52

Séries annulées35 % 65 % Séries renouvelées Séries annulées SAISON 2009-2010 33 séries commandées 48 % 52

SAISON 2010-2011

36 séries commandées

33 % 67 %
33 %
67 %

Séries renouveléesannulées SAISON 2010-2011 36 séries commandées 33 % 67 % Séries annulées SAISON 2011-2012 42 séries

Séries annulées36 séries commandées 33 % 67 % Séries renouvelées SAISON 2011-2012 42 séries commandées 38 %

SAISON 2011-2012

42 séries commandées

38 % 62 %
38 %
62 %

Séries renouveléesSAISON 2011-2012 42 séries commandées 38 % 62 % Séries annulées SAISON 2012-2013 44 séries commandées

Séries annulées42 séries commandées 38 % 62 % Séries renouvelées SAISON 2012-2013 44 séries commandées 48 %

SAISON 2012-2013

44 séries commandées

48 % 52 %
48 %
52 %

Séries renouvelées38 % 62 % Séries renouvelées Séries annulées SAISON 2012-2013 44 séries commandées 48 % 52

Séries annulées38 % 62 % Séries renouvelées Séries annulées SAISON 2012-2013 44 séries commandées 48 % 52

SAISON 2013-2014

58 séries commandées

36 % 64 %
36 %
64 %

Séries renouveléesannulées SAISON 2013-2014 58 séries commandées 36 % 64 % Séries annulées s’attachent qu’aux nouveautés qu’en

Séries annulées58 séries commandées 36 % 64 % Séries renouvelées s’attachent qu’aux nouveautés qu’en cas de gros

s’attachent qu’aux nouveautés qu’en cas de gros coup de cœur car suite aux diffusions vient le moment d’éli- miner les vilains petits canards. c’est mathématique :

les chaînes annulent régulièrement entre 50% et 70% de leurs nouveautés, mais comme les commandes augmen- tent, ils annulent de plus en plus de shows.

à la rescousse des séries disparues trop tôt

ceci dit, le paysage audiovisuel évolue constamment et s’adapte à cet afflux de nouvelles séries. ainsi, les pro- ducteurs se tournent vers les mini-séries et vers les «one shot», ces séries qui ne comptent qu’une saison avec une fin écrite d’avance, ou encore vers les séries d’antholo- gie (avec une histoire différente par épisode ou saison) comme American Horror Story, Black Mirror, True Detec- tive, Fargo… une façon d’éviter que le téléspectateur se lasse et fasse baisser les audiences.

tired, viewers will tend to keep watching safe bets and will not become attached to a new show unless of a heart-stopper. after the airings comes the time to re- move the ugly ducklings. this is mathematical: chan- nels regularly cancel between 50% and 70% of their new shows, and as orders increase, they cancel more and more shows.

to the rescue of television series gone too soon

that said, the media landscape is constantly evolving and adapting itself to the influx of new shows. thus, producers are taking interest in mini-series and « one- shots », those series that have only one season with a planned ending, or in anthology series (with a different story per episode or season) as American Horror Story, Black Mirror, True Detective, Fargo… one way to avoid that the viewer gets bored and lowering ratings.

tv series, disposable consumer products?

l’arrivée de nouveaux diffuseurs comme netflix, yahoo! ou amazon a également changé la donne. jusqu’ici, les séries annulées n’avaient qu’un seul espoir : espérer être sauvées et rachetées par d’autres chaînes de télévision. aujourd’hui, internet vient à la rescousse. en 2009, you- tube diffuse les 5 épisodes de The Beautiful Life alors que la série avait été annulée après 2 épisodes diffusés. en 2013, netflix ressuscite Arrested Development, pourtant annulée en 2006 par la fox. dernièrement, c’est yahoo! qui a annoncé avoir récupéré la série Community pour une sixième saison. derrière ces sauvetages particuliè- rement appréciés par les fans se cachent évidemment un avantage économique : des ventes d’encarts publici- taires pour youtube, amazon et compagnie, et une pos- sible augmentation de ses abonnés pour netflix ! mais si cela peut permettre de prolonger quelques bonnes sé- ries. À force de vouloir plaire au plus grand nombre et de viser la rentabilité à tout prix, les grandes chaînes américaines finissent par miser sur la quantité plutôt que sur la qua- lité… une stratégie difficilement payante, car il est com- pliqué de mettre en valeur autant de shows ! espérons qu’avec l’apparition de ces nouveaux venus du secteur audiovisuel, on parvienne à éradiquer cette tendance de voir les séries comme des produits (trop) facilement je- tables… en attendant, armez-vous de patience si vous comptez tester la soixantaine de nouveautés pour la ren- trée 2014-2015 !

la soixantaine de nouveautés pour la ren- trée 2014-2015 ! the arrival of new broadcasters like
la soixantaine de nouveautés pour la ren- trée 2014-2015 ! the arrival of new broadcasters like

the arrival of new broadcasters like netflix, yahoo! or amazon also changed that. so far, canceled series had only one hope: to be saved and bought by another chan- nel. today, internet comes to the rescue. in 2009, you- tube broadcasts the remaining filmed episodes of The Beautiful Life after it was canceled after 2 episodes aired. in 2013, netflix resurrects Arrested Development, yet can- celed by fox in 2006. lately, yahoo! announced the re- covery of Community for a sixth season… behind these rescues, mainly appreciated by fans, there is an econo- mic advantage: sales flyers for youtube, amazon and co., and a possible increase of subscribers for netflix! but if it helps some good shows.

by trying to please the greatest number and to target profitability at all costs, the major broadcast networks end up betting on quantity rather than quality… a hardly winning strategy because of the difficulty to highlight so many television series! hopefully, with the appearance of these newcomers in the audiovisual sector, we ma- nage to eradicate the tendency to see television series as products (too) easily disposable… in the meantime, arm yourself with patience if you plan to test about sixty new television series of the 2014-2015 season !

tv series, disposable consumer products?

8 annulation express

tv series, disposable consumer products? 8 annulation express hieroglyph annulée par fox avant même d’être diffusée

hieroglyph

annulée par fox avant même d’être diffusée ! cancelled by fox before its broadcasting!

diffusée ! cancelled by fox before its broadcasting! eMerald city annulée par nbc avant même d’entrer

eMerald city

annulée par nbc avant même d’entrer en production ! cancelled by nbc before going into production!

production ! cancelled by nbc before going into production! Made in jersey annulée par cbs après

Made in jersey

annulée par cbs après 2 épisode. cancelled by cbs after 2 episodes.

cbs après 2 épisode. cancelled by cbs after 2 episodes. do no harM annulée par nbc

do no harM

annulée par nbc après 2 épisode. cancelled by nbc after 2 episodes.

nbc après 2 épisode. cancelled by nbc after 2 episodes. the assets annulée par abc après

the assets

annulée par abc après 2 épisode. cancelled by abc after 2 episodes.

abc après 2 épisode. cancelled by abc after 2 episodes. lucky 7 annulée par abc après

lucky 7

annulée par abc après 2 épisode. cancelled by abc after 2 episodes.

abc après 2 épisode. cancelled by abc after 2 episodes. we are Men annulée par cbs

we are Men

annulée par cbs après 2 épisode. cancelled by cbs after 2 episodes.

cbs après 2 épisode. cancelled by cbs after 2 episodes. zero hour annulée par cbs après

zero hour

annulée par cbs après 2 épisode. cancelled by cbs after 2 episodes.

à propos de l’auteur

rédactrice web pour un site féminin, aurélie a nourri sa passion des séries tv dès sa folle jeu- nesse à coups de trilogie du samedi et de séries mag. aujourd’hui, à 24 ans, elle se donne comme mission de regarder chaque pilote de nouveautés tout en continuant à regarder ses séries préfé- rées : pire que les 12 travaux d’hercule, en somme. et comme elle n’arrive pas à garder toutes ses découvertes pour elle-même, aurélie parle de séries sur smallthings.fr et sévit sur twitter sous le pseudo @thegirlygeek !

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