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L’actualité en question

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LIBERTE

ILS ONT MAINTENU LEUR SIT-IN DEVANT LA PRÉSIDENCE JUSQU’À JEUDI APRÈS-MIDI

Police : fin de la protestation ou simple trêve ?

Les négociations avec les autorités politiques n’ont pas abouti, car, selon des policiers rencontrés jeudi devant la Présidence où ils étaient encore des centaines, “le départ de Hamel et la création d’un syndicat autonome” restent des préalables pour la reprise du travail.

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Les policiers ont quitté le siège de la Présidence jeudi à 16h.

L a manifestation entamée, mardi, à Ghardaïa, et qui a fait tache d’huile auprès de milliers d’autres éléments des Unités ré- publicaines de sécurité, notam- ment à Alger, n’a pas encore li-

vré tous ses secrets. Ainsi, les protestataires pourraient redescendre dans la rue à partir de demain, dimanche, au cas où ils jugeraient que leurs doléances n’auront pas été satis- faites. Abdelmalek Sellal a déclaré, à l’issue de la rencontre mercredi avec les délégués de la police, qu’une réunion avec les ministères concernés est prévue “pour examiner la manière de prendre en charge leurs préoccu- pations” en vue “d'améliorer les conditions de travail des éléments de la Sûreté nationale”. Cette annonce du Premier ministre et ses en- gagements à satisfaire quelques points conte- nus dans la plateforme de revendications des policiers n’a pas, pour autant, convaincu les manifestants qui ont maintenu, près de 24h après l’avoir rencontré, leur sit-in devant le siège de la Présidence. C’est ce qui a fait dire à plusieurs policiers que les négociations avec les autorités politiques n’ont pas abouti, car, selon des éléments rencontrés jeudi devant la Présidence, “le départ de Hamel et la créa- tion d’un syndicat autonome” restent des préalables pour la reprise du travail. Jeudi matin, ils étaient toujours des centaines devant le siège de la Présidence. Bien que fa-

tigués, ils donnaient toujours l’air d’hommes déterminés à arracher leurs droits.

Le jardin de la Présidence évacué Contrairement à la journée de mercredi, cel- le de jeudi a connu l’arrivée des éléments de la Garde républicaine et des membres de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI). Les premiers avaient pour mission de sécu- riser le palais présidentiel et les seconds ont été dépêchés pour encadrer leurs collègues des unités, dont une partie allait quitter les lieux. Déjà des bus arrivaient pour transpor- ter les manifestants. Les premières tentatives pour pousser les protestataires à lever le camp se sont avérées vaines, mais un moment après, des groupes de policiers commençaient à prendre place dans les bus, et ce, malgré la ré- sistance de leurs collègues qui essayaient de redonner de l’ardeur au mouvement, mais sans résultat. Hormis quelques agents qui ten- taient de mobiliser les autres en scandant des slogans hostiles à Hamel et favorables à des augmentations de salaires, les rangs des frondeurs commençaient à se réduire. Les manifestants avaient pris place en contrebas du siège, en face du rond-point, où un inter- minable embouteillage s’est formé. À son ar- rivée sur les lieux, Noureddine Boufelaga, chef de sûreté de la wilaya d’Alger, a engagé des pourparlers avec les protestataires. Ces der- niers n’ont cessé, depuis mercredi, de “faire

sa promotion” pour remplacer Hamel. “Tous les éléments qui travaillent à Alger le connais- sent”, dit un policier. Les négociations entre Boufelaga et les protestataires semblent por- ter leurs fruits. Par groupes, les policiers com- mencent à quitter les lieux pour prendre pla- ce dans les bus. Un groupe de policiers résis- te. Imperturbables, ces policiers brandissent des pancartes sur lesquelles étaient inscrites leurs revendications. Le départ de Hamel fi- gure en premier lieu. Il est 16h lorsque les protestataires quittent définitivement les lieux. Le dernier groupe a pris place dans un bus. Contrariés par la décision de leurs col- lègues, certains continuaient à scander des slogans même à l’intérieur du bus qui démar- rait sur les chapeaux de roue, laissant quelques éléments de la BRI veiller au grain. Aucun policier protestataire n’est resté sur place. Ils décident tous de lever le camp, même s’ils estiment que “leurs revendications ne sont pas satisfaites”. “Nous sortirons de nou- veau dans la rue si les responsables persistent à ignorer certaines de nos revendications”, lan- ce à la presse un jeune policier de l’intérieur du bus, visiblement dépité par le départ de ses collègues. Fin de la protestation ou simple trê- ve ? Les plus téméraires des protestataires ont juré de “ne pas se laisser berner par des pro- messes”. Une heure plus tard, les militaires dé- ployés ont, eux aussi, levé le camp.

MOHAMED MOULOUDJ

LES GARDES COMMUNAUX PRÉPARENT UNE ACTION NATIONALE LE 23 OCTOBRE À BOUIRA

“D’autres manifestations de rue ne sont pas à exclure”

J eudi dernier, plusieurs dizaines d’éléments de la garde communale, répondant à l’appel du Mou- vement des gardes communaux libres (MGCL),

se sont réunis à Bouira afin d’organiser les prépara- tifs de leur congrès qui doit se tenir le 1 er novembre prochain à Ifri, ainsi que leur action nationale qu’ils comptent mener le 23 octobre prochain, à Bouira. C’est ce que nous a révélé Aliouet Lahlou, le porte- parole de ce mouvement : “Nous nous sommes réunis aujourd’hui (jeudi, ndlr) pour préparer l’action na- tionale du 23 octobre devant le siège de la wilaya ain- si que pour apporter les dernières retouches à notre congrès national qui verra la participation de l’en- semble des gardes communaux du pays, et ce, afin d’installer officiellement l’Observatoire national pour la défense de la mémoire et des droits des gardes com- munaux. Nous avons évoqué la situation actuelle du pays et notamment le mouvement de protestation de nos frères policiers qui ont exprimé leur ras-le-bol. Nous avons abouti à la conclusion que nous sommes face à une politique de bricolage et que c’est surtout

le résultat de la réconciliation nationale.’’ Le repré- sentant du mouvement ira plus loin en affirmant que ce soulèvement est dû, à l’origine, à l’invitation de Madani Mezrag comme personnalité politique à la

table d’Ahmed Ouyahia lors des consultations sur le projet de révision constitutionnelle. “Madani Mezrag, qui n’est autre que l’architecte de la criminalité nationale, se retrouve au rang de per- sonnalité politique. Il s’agit là d’une situation qui prou- ve que Belaïz a été trahi, il doit impérativement dé- missionner. La marche des policiers, qui ont réussi à arriver à El-Mouradia, est une sorte de coup d’État

à blanc ! D’autres manifestations de rue ne sont pas

à exclure si les droits des corps constitués sont toujours

bafoués par une politique de bricolage’’, avertit M. Lahlou. Les gardes communaux estiment qu’il est grand temps pour le gouvernement de reconnaître leurs sacrifices durant la décennie noire et d’inclu- re dans ce triste chapitre le dévouement des autres corps constitués, tels les Patriotes, les policiers et tous ceux qui ont combattu les ennemis de l’Algérie.

HAFIDH BESSAOUDI

KHALED ZIARI, ANCIEN OFFICIER SUPÉRIEUR DE LA POLICE, EXPERT DANS LA LUTTE ANTITERRORISTE

“La solution passe par le départ de Hamel”

n “C’est un mouvement spontané. Il n’est pas programmé, contrairement à ce qu’a dit le gouvernement. Les revendications sont connues depuis longtemps car il y a des abus de pouvoir au sein de la police et du mépris, en plus des problèmes socioéconomiques. Elles sont anciennes. La solution passe par le départ du DGSN. La police ne veut pas d’un gendarme, un militaire, un ‘étranger’ à la tête de la police. Hamel a ramené avec lui des gendarmes qui occupent des postes. Pourtant, il y a suffisamment de compétences au sein de la police, qui ont une grande expérience, capables d’occuper le poste de DGSN. Si on veut régler le problème, on doit changer le DGSN et puiser dans le corps de la police. Concernant la revendication de la mise en place d’un syndicat, il faut rappeler que la police est un corps civil, paramilitaire dans certaines de ses missions. Pour le mettre en place donc, il faut enlever le militaire de la police, lequel a un esprit de casernement. La notion de syndicat est étrangère aux militaires. Cependant, il faut que ce soit un syndicat autonome, indépendant du pouvoir. C’est ainsi qu’on pourra régler les problèmes de la police dans un cadre interne d’expression. Si on était dans un État de droit, le syndicat se serait imposé de lui-même. Mais on assiste à une militarisation des institutions et la DGSN n’échappe pas à la règle. Le pouvoir veut que la composante de toute la chaîne de commandement sécuritaire soit militaire. Le pouvoir a d’autres intérêts à défendre. Bien sûr, aujourd’hui, il va essayer de jouer la manipulation car il considère la création d’un syndicat comme une menace pour ses intérêts. Mais, de mon point de vue, tant que Bouteflika est au pouvoir, Hamel ne sera pas touché et le syndicat ne verra pas le jour. Il reste que si on ne règle pas les problèmes, le mouvement qui n’est pas encadré risque de durcir et de créer des problèmes sécuritaires au pays. La solution est plus que jamais entre les mains du pouvoir.”

PROPOS RECUEILLIS PAR KARIM K.

ILS ONT ÉTÉ INHUMÉS, HIER, APRÈS LA PRIÈRE DU VENDREDI

Bordj Bou-Arréridj : trois policiers tués dans un attentat terroriste

U n attentat terroriste a eu lieu, jeudi dernier, vers 12h30, contre des policiers au lieudit

Ouled Athamane, un endroit escarpé et fortement boisé, situé sur la RN76, reliant Bordj Bou-Arréridj à Sétif via la commune de Guenzet, à une tren- taine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. Trois policiers ont été tués, dont deux sont morts sur le coup. Le troisième a succombé à ses blessures après avoir été admis aux urgences de l’hôpital Bouzidi-Lakhdar. Il s’agit de Benomar Salah, 55 ans, père de 4 enfants, Di-

keche Djelloul, 40 ans, lui aussi, père de 4 enfants et enfin Sedira Abdelha- lim, 49 ans, père de 6 enfants. Selon nos sources, un groupe armé, embusqué dans les buissons, a ouvert le feu au passage d’un véhicule de police bana- lisé, une Polo Volkswagen patrouillant dans la région. Les victimes ont essuyé des coups de feu nourris sans pouvoir se défendre. L’attaque a eu lieu à l’entrée de la com- mune au lieudit Boutouil connu pour ses virages et son relief accidenté, ce qui a facilité la fuite des terroristes vers la forêt voisine de Anssour Wazlou qui

n’est pas loin de Guenzet (Sétif) et qui s’étend jusqu’à Jijel. Consternée, la po- pulation de la région a fermement condamné cet acte barbare tout en exprimant sa solidarité avec les forces de sécurité dans leur lutte antiterroris- te. “La région connaît, depuis un certain temps, une stabilité et un essor écono- mique”, dira un habitant de Zem- moura. “C’est pour desserrer l’étau autour de leurs acolytes dans les maquis de Boui- ra qu’ils ont commis cette attaque”, ajoute un autre rencontré lors de la cé- rémonie d’inhumation des victimes.

En effet, c’est hier, après la prière du vendredi, que les trois policiers ont été inhumés dans les cimetières des loca- lités où ils résidaient, à savoir Bordj Zemmoura pour l’un, Medjana et Hasnaoua pour les deux autres. Une foule nombreuse a accompagné les trois victimes du devoir à leur derniè- re demeure. L’enterrement, auquel ont assisté les autorités civiles et militaires, ainsi qu’un représentant de la DGSN, le di- recteur de la Police judiciaire, Rabah Boucena, et des dizaines de policiers, a été l’occasion pour l’assistance de rap-

peler les qualités humaines ainsi que la bravoure des victimes. En effet, ce lâche attentat rompt un cal- me que la wilaya connaît depuis quelques années. C'est le second qui touche des policiers après celui de Hasnaoua qui se trouve à quelques ki- lomètres plus loin où deux membres de ce même corps ont été assassinés en plein Ramadhan. Pour rappel, la wilaya a été marquée également par le massacre de 18 gen- darmes dans la commune de Mansou- rah il y a quelques années.

C. B.

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LES POLICIERS RÉCLAMENT LE DÉPART DU DGSN

Bouteflika va-t-il lâcher Hamel ?

A priori, le pouvoir est disposé à lâcher du lest concernant la mise en place d’une organisation syndicale. Mais le sort qu’il réserverait au DGSN paraît hautement problématique eu égard à ses implications politiques.

I l aura fallu toute la diplomatie de certains officiers pour convaincre les policiers récal- citrants à lever le camp, jeudi dernier, devant la présidence de la République où ils te-

naient un rassemblement deux jours durant. Certains policiers se sont montrés intransigeants au point même de susciter quelques tensions avec leurs collègues décidés de rejoindre leurs postes. C’est que les assurances de la veille d’Abdelmalek Sellal, qui a rencontré les représentants des policiers, n’ont vi- siblement pas eu l’effet escompté sur l’ensemble des contestataires. Mercredi soir, au plus fort de la mobilisation des policiers qui ont pris d’assaut le siège de la Présidence, Abdelmalek Sellal s’est engagé à prendre en charge dou-

ze des dix-neuf revendications soule- vées par les policiers. Soit l’essentiel des revendications à l’aspect socioécono- mique. Mais il n’a pas répondu sur deux revendications qui sont à forte connotation politique : le départ du DGSN, Abdelghani Hamel, et la mise en place d’un syndicat. Dès lors, d’aucuns ne manquent de s’interroger si ces deux revendica- tions ne risquent pas de faire désordre en haut lieu et si elles ne vont pas constituer la pierre d’achoppement sur laquelle va immanquablement buter la réunion de demain. A priori, le pou- voir est disposé à lâcher du lest concer- nant la mise en place d’une organisa- tion syndicale. “Le ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collecti- vités locales, Tayeb Belaïz, ne s'oppose pas à la création d'un syndicat de po-

UNE RÉUNION SE TIENDRA DEMAIN POUR EXAMINER LES REVENDICATIONS DES POLICIERS PROTESTATAIRES

Sellal : 12 revendications “prises en charge”

APS
APS

Le Premier ministre devrait rencontrer les délégués des policiers demain.

L e Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé mercredi à Alger, après sa rencontre avec les re-

présentants des policiers protesta- taires que 12 des préoccupations sou- levées par ces derniers ont été prises en charge. Dans une déclaration à la presse à l’is-

sue de la rencontre intervenue “sur ins- truction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika”, M. Sellal a sou- ligné que “parmi les préoccupations soulevées par les protestataires, 12 ont été prises en charge, portant sur les in- demnités, les promotions et l’organisa- tion du travail”. La rencontre, qui s’est déroulée dans une ambiance “conviviale”, selon le Premier ministre, a permis aux re- présentants des policiers protesta- taires de soulever leurs préoccupations. M. Sellal a annoncé une réunion de- main avec les ministères concernés et le directeur général de la Sûreté na- tionale pour examiner la manière de prendre en charge ces préoccupations en vue d’améliorer les conditions de travail au sein de la police. Quant au point soulevé par les pro- testataires concernant “des lacunes dans la gestion” au niveau des unités et de l’administration, M. Sellal a souli- gné qu’une “enquête” sera menée dans ce sens, rappelant “la poursuite des

efforts visant à améliorer les conditions de travail des policiers”. Il a également souligné l’importance du dialogue entre les agents de la police et leurs responsables pour trouver les so- lutions idoines à tous les problèmes

soulevés.

Le Premier ministre a, par ailleurs, an-

noncé d’autres mesures dans les pro- chaines semaines en vue d’améliorer

les conditions de travail de ce corps.

M. Sellal a, en outre, salué la “reprise

du travail par 26 unités dans la wilaya de Ghardaïa” après le mouvement de protestation mené par les éléments de ces unités, estimant que cette reprise traduit “la confiance” en les mesures prises par le gouvernement au profit de ce corps. Il a salué, dans le même contexte, les efforts consentis quotidiennement par les éléments de la Sûreté nationale au service du pays. En revanche, le Premier ministre ne s’est pas exprimé sur le sort réservé aux autres revendications des policiers, au nombre de sept, notamment celle portant sur le départ du directeur gé- néral de la Sûreté nationale. Il semble toutefois qu’il n’est pas question de sa-

tisfaire cette doléance puisque

M. Hamel sera partie prenante lors de

la réunion annoncée pour demain.

R. N.

lice. De ce fait, nous engagerons les pro- cédures nécessaires et examinerons les textes et modalités de sa création en vue d'une meilleure prise en charge des re- vendications des agents de police”, a dé- claré, mercredi dernier, à la presse, le directeur des ressources humaines au ministère de l'Intérieur, Abdelhalim Merabti. Il reste qu’au-delà de l’effet d’annon- ce, probablement pour éteindre le feu qui couve au sein du corps de la poli- ce, il est pour le moins inconcevable que les autorités, qui refusent à d’autres segments de la société de s’organiser en syndicats — le nouveau code du tra- vail est édifiant à ce sujet, tout comme la loi sur le mouvement associatif —, concèdent cette demande à un corps si sensible. À moins qu’il ne s’agisse de trouver quelque parade pour la mise en place d’un syndicat-maison. “Si l’on était dans un état de droit, le syn- dicat se serait imposé de lui-même. Mais on assiste à une militarisation des institutions et la DGSN n’échappe pas à la règle. Le pouvoir veut que la com- posante de toute la chaîne de com- mandement sécuritaire soit militaire. Le pouvoir a d’autres intérêts à dé- fendre. (…) Le pouvoir va essayer de jouer la manipulation car il considère la création d’un syndicat comme une menace pour ses intérêts”, estime Khaled Ziari, ancien officier supé- rieur de la police. Et qu’en sera-t-il alors du départ d’Abdelghani Hamel, que l’on dit proche du président de la République ? Bouteflika va-t-il le lâcher pour ramener la sérénité dans un corps sur lequel le régime s’appuie pour le contrôle de la société ? N’y a-t-il pas risque de montrer un flé- chissement face à la pression, ce qui ne manquera pas d’encourager d’autres corps à la contestation ? Quelles consé- quences sur les équilibres du pouvoir dont on sait qu’ils sont basés sur des critères régionaux et de connivence ? Son maintien ne risque pas d’exacer- ber davantage la crise, avec ce que cela suppose comme risques sur la sécuri-

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Les policiers contestataires veulent le départ de Hamel.

té publique ? C’est parce que cette de- mande est problématique pour le pou- voir que l’on se demande quel artifice il va trouver pour ménager la chèvre et le chou : satisfaire les policiers et maintenir les équilibres au pouvoir. Une équation presque impossible.

Mais, quel que soit le sort qui sera ré- servé à Abdelghani Hamel, toute dé- cision le concernant ne manquerait pas de provoquer des soubresauts au sein du sérail.

KARIM KEBIR

L’ÉDITO

PAR SALIM TAMANI

Dialogue

P our une première, c’en est une ! Des policiers qui protestent et qui dé- brayent pour exiger une amélioration de leurs conditions sociopro- fessionnelles est, chez nous, un fait nouveau dans l’histoire de la re-

Dans le même temps, il s’agit d’aller au fond des

choses afin de comprendre le ras-le-bol des policiers qui, il faut le dire, sont soumis à une double pression.”

vendication syndicale. La contestation a été menée dans le calme, et c’est tant mieux. Le dialogue doit se poursuivre, afin de calmer les esprits, et trouver les solutions aux dif- férents problèmes posés. Mais, sans doute, le point crucial contenu dans la plateforme de revendications est lié au départ du DGSN et des directeurs de structures des URS. Au-delà de la demande de la constitution d’un syndicat, somme toute légitime, le gou- vernement fait face à une exigence qui le met en difficulté. En effet, s’il ve- nait à satisfaire les policiers contestataires qui appellent au départ du gé- néral-major Abdelghani Hamel, cela serait un mauvais signe de la République. Au-delà des raisons qui peuvent justifier cette demande pressante des po- liciers en colère, le gouvernement sait que s’il consent, une telle concession risquerait de faire tache d’huile. Dans le même temps, il s’agit d’aller au fond des choses afin de comprendre le ras-le-bol des policiers qui, il faut le dire, sont soumis à une double pression. D’abord, celle émanant des autorités qui, adoptant une politique basée sur le populisme et l’impunité, laissent faire les choses à tel point que les voyous narguent les agents de l’ordre. Puis, cel- le de la société à travers les émeutes qui sont quasi quotidiennes, où les forces de sécurité sont réquisitionnées afin de restaurer l’ordre et suppléer la dé- ficience d’une gouvernance plus portée sur les enjeux du pouvoir que sur le

service public. Maintenant que des éléments des forces de sécurité protes- tent publiquement, il s’agit de faire en sorte que le dossier soit traité avec sérénité, loin de toute considération politicienne ou clanique. n

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Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

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MOHCINE BELABBAS À L’OUVERTURE DE L’UNIVERSITE D’ÉTÉ DU RCD À SOUK EL-TENINE

“Le débrayage de la police exprime la déliquescence de l’État”

Aujourd’hui, toutes les institutions de l’État sont illégitimes et frappées de sclérose à cause de la persistance de la crise politique. Le constat de la vacance du pouvoir au niveau de la première institution de l’État est partagé par tous, y compris par nos partenaires étrangers, selon le président du RCD.

L a protestation inédite du corps de la police dans plusieurs wilayas du pays, avec en point d’orgue un ras- semblement sans précédent devant la présidence de la République, conti- nue de susciter des réactions di-

verses. Dans une allocution prononcée, hier, à l’ouverture de l’université d’été du parti à la vil- le balnéaire de Souk El-Tenine (35 km à l’est de Béjaïa), le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie, Mohcine Belabbas, a es- timé que “le débrayage public des URS, bien que porteur de revendications socioprofessionnelles lé- gitimes, exprime, on ne peut mieux, la déliques- cence de l’État et l’ampleur de la crise et de l’im- passe institutionnelle algérienne”, otage, selon lui, “des clans qui se sont imposés par la violence un demi-siècle durant et dont notre Rassemblement n’a pas cessé d’alerter depuis plus d’une dizaine d’années”. “Le mouvement de protestation déclenché cette se- maine par les membres des unités républicaines de la sûreté au niveau de plusieurs wilayas du pays,

suivi d’un encerclement du siège de la présiden- ce de la République, même si son premier locataire l’a déserté depuis longtemps, est un précédent d’une extrême gravité”, soutient Mohcine Belabbbas, qui rappelle que “la Garde républicaine, dont la mission principale est la protection et la défense des édifices et lieux relevant de la présidence de la

Archives/Yahia/Liberté
Archives/Yahia/Liberté

République, est restée invisible durant toute la pre- mière journée qui a vu le palais d’El-Mouradia as- siégé”. Devant les 600 jeunes participants, en pré- sence des cadres du parti et des élus de la région, Mohcine Belabbas a dressé un tableau peu re- luisant de la situation du pays marquée, selon lui, par une crise politique sans précédent. “Aujourd’hui, toutes les institutions de l’État sont illégitimes et frappées de sclérose à cause de

la persistance de la crise politique. Le constat de la vacance du pouvoir au niveau de la première institution de l’État est partagé par tous, y com- pris par nos partenaires étrangers”, martèle le pa- tron du RCD. Au chapitre économique, les perspectives sont aussi sombres, d’autant que les hydrocarbures d’où proviennent les recettes du pays sont en dé- clin, poursuit-il. “Le déclin des gisements pétro- liers et gaziers et l’explosion de la facture des im- portations pour des impératifs de maintien de la paix sociale, d’une poussée démographique et des lobbies de toutes sortes finiront d’épuiser plus vite que prévu le fond de régulation des recettes auquel le gouvernement a recours pour le financement du déficit budgétaire”, souligne Mohcine Belabbas. Au plan social, en plus de la précarisation de larges couches de la société, il considère que l’ab- sence de couverture sociale pour plus des deux tiers des travailleurs est “une bombe à retarde- ment”. Au plan sécuritaire, l’intervenant mettra en relief la recrudescence des actes terroristes. Oc- casion pour lui de tirer à boulets rouges sur le pouvoir accusé d’incompétence dans la gestion sécuritaire, d’autant que le pays est confronté à plusieurs menaces. À cette défaillance dans la gestion efficace de la situation sécuritaire, le n°1 du RCD ajoute la guerre des clans au sommet de l’État : “Pendant ce temps, le pays est livré aux louvoiements d’un

pouvoir qui, passée la farce électorale qu’il a or- ganisée en avril dernier et le casting des clientèles pour la révision de la Constitution, replonge dans des luttes de sérail, confirmant son isolement et l’absence de cap et de vision pour la nation.” Une situation d’impasse en somme face à laquelle M. Belabbas propose “un renouveau dans les idées, renouveau des institutions, renouveau de la gouvernance et renouveau des élites”. D’où sa pro- position en faveur de la transition que propose l’opposition. “L’opposition, qui a depuis une année commen- cé à retrouver énergie, vigueur et lucidité, s’accorde à dire qu’il faut aller vers une transition démo- cratique pour reconstruire le pays en profondeur. Mais la transition démocratique a besoin, avant tout, d’une base populaire et donc d’une large mo- bilisation de la société. Il ne s’agit ni de quémander une énième intervention de l’Armée dans le champ politique pour l’enfoncer dans des missions qui ne sont pas les siennes ni de se complaire dans la position d’arbitre entre la société et un pouvoir usurpateur.” Peu avant le discours de Belabbas, le P/APC de Souk El-Tenine, Youcef Rezkini, a rappelé, pour sa part, “la nécessité de l’adhésion des jeunes pour la construction du projet démocratique”. Une ad- hésion qui peut être suscitée, selon lui, par “la communication et le travail de proximité”.

HAKIM KABIR

IL L’A EXPLIQUÉ PAR LA DÉTÉRIORATION DE LA SITUATION SOCIOÉCONOMIQUE DU PAYS ET LA VACANCE DU POUVOIR

Le Pôle du changement : “La fronde des policiers est un indicateur inquiétant”

L e Pôle des forces du changement mené par l’ancien chef de gou- vernement, Ali Benflis, considè-

re que la fronde policière trouve ses ori- gines dans la “détérioration croissante de la situation politique, économique et sociale du pays” et la vacance du pou- voir. “La sortie dans les rues des forces

de l’ordre est un indicateur inquiétant des retombés possibles de cette crise économique et sociale”, a expliqué le

Pôle des forces du changement dans un communiqué, sanctionnant la réunion de ses membres tenue, jeudi, à Alger. Faisant preuve de compréhension, Ali Benflis et ses partenaires ont appelé “au sens de la responsabilité et de la retenue pour que la situation intenable, sur la- quelle ces forces de l’ordre ont entendu appeler l’attention, soit traitée en tenant compte de leurs attentes légitimes et fon- dées et des exigences de leur devoir en-

vers l’État”. Abordant la situation à Ghardaïa, le Pôle des forces du chan- gement a exprimé sa “grande surprise” et son “grand étonnement” devant “l’in- souciance et l’inaction des institutions de la République concernées face à ces dé- veloppements tragiques”. “La défaillance collective de ces institutions et leur in- capacité à assumer leurs responsabilités pleines et entières à l’égard de nos com- patriotes de la région de Ghardaïa sont

à mettre sur le compte de la crise poli- tique générale que le pays connaît et dont le régime politique en place porte l’entière responsabilité”, explique-t-il. Tout en dénonçant avec force le “harcèlement continu” que subissent les journalistes dans “l’exercice de leurs droits et de leurs libertés fondamentales et constitution- nelles”, le Pôle des forces du change- ment a estimé que “la faillite de la gou- vernance du pays — politique, écono-

mique et sociale — contraste avec le zèle, l’activisme et la créativité des dirigeants politiques du pays, lorsqu’il s’agit de bri- mer les libertés et de restreindre l’espa- ce des droits”. À ce sujet, le Pôle des forces du changement “a tenu à expri- mer sa solidarité avec des journaux, qui sont actuellement les cibles privilégiées de mesures inqualifiables de harcèlement et d’intimidation”.

A. C.

MANIFESTATION DES POLICIERS

Le MSP pointe du doigt la responsabilité du pouvoir

C omme il fallait s’y attendre, la manifestation des policiers, une première en Algérie, ne laisse pas de marbre la classe politique. Et particulièrement l’opposition dont le MSP, qui

pointe du doigt la responsabilité du pouvoir dans cette déso- béissance. Dans un communiqué sanctionnant une réunion ex- traordinaire du bureau exécutif du parti, tenue jeudi dernier, le MSP accuse, en effet, le pouvoir d’“échec dans l’accomplissement de ses devoirs dans différents domaines”. “Cette situation sans pré- cédent est le résultat de la faiblesse et de la déliquescence de l’État algérien à cause de la généralisation de la corruption et de la lut- te cachée entre les clans influents et les cercles de décision, ainsi que l’échec du pouvoir dans l’accomplissement de ses devoirs dans dif- férents domaines”, dénonce le MSP, non sans inviter les autori- tés publiques à “transformer la lutte pour le pouvoir menée hors des cadres constitutionnel et législatif en une concurrence sur les programmes et en alternance pacifique effective sur le pouvoir”. Ceci, explique le parti d’Abderrezak Makri, passe par la “garantie des libertés et d’une transition démocratique sur les bases d’un dialogue et d’un consensus libre entre tous les Algériens, loin des pratiques douteuses et des projets voués à l’échec”. Tout en soutenant les re- vendications “légitimes” des éléments de la police en qualité de ci- toyens algériens, le MSP appelle, par ailleurs, à la prise en char- ge des revendications des citoyens engagés dans différents corps et fonctions. Dans son communiqué, en tant que partie intégrante

de la Coordination nationale pour les libertés et la transition dé- mocratique, (CNLTD), le MSP réclame le droit à l’organisation de marches et de rassemblements pacifiques par les forces poli- tiques et sociales. Rappelant le droit à la manifestation et à l’ex- pression, garanti par la Constitution et les lois pour toutes les ca-

tégories de travailleurs et de fonctionnaires confondues, le MSP appelle, ainsi, les pouvoirs publics à autoriser les partis politiques et la société civile à organiser des marches et des rassemblements pacifiques.

F. A.

PRESSIONS EXERCÉES SUR LES ANNONCEURS

Le MSP dénonce “des pratiques illégales et immorales”

n Suite au dossier publié par le confrère arabophone El-Khabar dénonçant les pratiques exercées sur les annonceurs privés, le Mouvement pour la société et la paix (MSP) a rendu public, hier, un communiqué virulent contre ce membre du gouvernement. Le parti d’Abderrezak Makri qualifie les “pratiques de ce ministre qui exerce la pression sur des entreprises économiques du secteur privé pour priver certains médias de publicité, d’illégales et d’immorales”. Pour le MSP, ces pratiques démontrent le “degré de dégradation atteint par les pouvoirs publics en termes de rétrécissement des libertés, que ce soit pour confirmer l’attitude habituelle du pouvoir en place, ou par souci de certains responsables à mettre en œuvre ces pratiques pour se montrer plus fidèles que leurs collègues, afin d’avoir, (en contrepartie), plus d’intérêts personnels restreints, qui sont en parfaite contradiction avec l’intérêt du pays et sa cohésion”. Du point de vue du MSP, aujourd’hui, le domaine de la publicité est une “question de corruption par excellence”. La pub, ajoute le MSP, est utilisée pour “mater les médias, en contradiction avec la pratique démocratique et l’édification d’une société de savoir, développée et moderne”. Le parti d’Abderrazak Makri appelle, de ce fait, l’ensemble de la classe politique, les acteurs de la société civile, les juristes et les parlementaires croyant en la liberté, la justice, la démocratie et l’égalité de s“élever contre ces pratiques honteuses, en usant de tous les moyens pacifiques”.

F. A.

LIBERTE Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR M.-C. LACHICHI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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UNE SCÈNE RARE DE VIOLENCE AUTOMOBILE

Un combat de voitures à Dély Ibrahim

n Mercredi vers 18h, les conducteurs de deux voi- tures, une Polo Volkswagen et une Peugeot 206, se sont li- vrés à une scène rare de vio- lence automobile, et ce, à proximité de la faculté des sciences économiques et de gestion de Dély Ibrahim, à Alger. Se disputant les faveurs d’une jeune étudiante, les deux chauffeurs n’ont pas hésité à se rentrer dedans avec leurs véhicules à qui mieux mieux. Sûr de son impunité, le conducteur de la Peugeot 206, probablement un “fils de…” , s’est même permis de menacer les policiers qui voulaient l’interpeller.

de menacer les policiers qui voulaient l’interpeller. ÉMISSION “MAGHREB-ORIENT EXPRESS” CONSACRÉE AU SILA

ÉMISSION “MAGHREB-ORIENT EXPRESS” CONSACRÉE AU SILA

TV5 Monde à Alger

EXPRESS” CONSACRÉE AU SILA TV5 Monde à Alger n À l'occasion du 19 e Salon international

n À l'occasion du 19 e Salon international du livre à Alger, TV5 Monde délocalise “Maghreb- Orient Express”, l’émission en connexion avec le(s) monde(s) arabe(s). Installé au cœur du Sila, le sémillant animateur de l’émission, Mohamed Kaci, recevra des personnalités de l'actualité culturelle algérien- ne, parmi lesquelles plusieurs auteurs franco-

phones. Depuis sa création en février 2011, “Maghreb-Orient Express” reçoit chaque se- maine les personnalités algériennes qui comp- tent dans le monde du cinéma, de la littératu- re, de la musique, de la peinture, de la carica- ture ainsi que du football féminin. Il est à no- ter que l’ENTV va apporter son appui technique et logistique à cette émission.

LA PROJECTION DU FILM ÉPONYME RAVIT LES POTACHES

Les lycéens de Batna fiers du parcours de Ben Boulaïd

Les lycéens de Batna fiers du parcours de Ben Boulaïd n À la veille de la

n À la veille de la célébration du 60 e anni- versaire du 1 er Novembre, l’association des parents d’élèves du lycée Aïcha de Batna a organisé, lundi dernier, au profit des élèves, une projection du film Mostepha Ben Boulaïd du réalisateur Mohamed Rachedi. Ne voulant pas en rester là, le président de

l’association, Nabil Achi, s’est permis d’in- viter deux des principaux acteurs de cette grande production cinématographique, en l’occurrence Hassan Kechache et Bouzid Chouki, qui ont campé respectivement le rôle principal de Mostepha Ben Boulaïd et celui de Mohamed Boudiaf.

VACANCE DE POUVOIR À… AÏN TÉMOUCHENT

Une wilaya sans wali depuis six mois

n La wilaya d’Aïn Témouchent, actuellement engagée dans d’importants projets de développement, notamment après la création récente de pas moins de 7 zones d’expansion touristique (ZET) qui pourraient faire, notons-le, l’objet de convoitises pour les terrains à haute valeur qu’elles offrent, est sans wali depuis presque 6 mois. Et s’il n’y avait que cela ! Cette situation, qui semble laisser indifférentes les autorités centrales qui ont décidé de confier la gestion des affaires courantes à la seule charge du secrétaire général, prend une autre tournure lorsqu’on sait que trois postes de l’exécutif de wilaya, à savoir la Direction de la culture, celle de l’industrie et des mines et la Direction de l’administration locale (DAL), sont aussi vacants.

LES NOUVEAUX DIPLÔMÉS ALGÉRIENS FIGURAIENT EN BONNE PLACE

La 9 e promotion de MDI honorée à la Sorbonne

PLACE La 9 e promotion de MDI honorée à la Sorbonne n C’est dans le prestigieux

n C’est dans le prestigieux amphithéâtre de l’université Paris-Sorbonne que vient de se dérouler la cérémonie de sortie de la 9 e promotion du MBA International développé par MDI, en partenariat avec les universités Paris-Sorbon- ne et Paris-Dauphine. Plus de 250 lauréats des 7 pays (dont l’Algérie), où est dispensé ce programme, ont été conviés à cette cérémonie de remise des diplômes qui

s’est déroulée sous le patro- nage de Laurent Fabius, mi- nistre français des Affaires étrangères, et en présence de M me Anne-Marie Descote, di- rectrice de la mondialisation et du partenariat au Quai d’Orsay. Les cadres algériens partici- pant à ce programme ont été les premiers à recevoir leurs diplômes. Ils étaient au nombre de 47 provenant d’en- treprises diverses.

BEAUCOUP L'ONT FAIT LORS DES ÉLECTIONS DE 2011

Les juifs tunisiens voteront-ils Ennahda ?

DE 2011 Les juifs tunisiens voteront-ils Ennahda ? n D'après un éminent membre de la communauté

n D'après un éminent membre de la communauté juive en Tunisie, l’hom- me d’affaires René Trabelsi, dans une interview publiée par l'agence de pres- se turque Anadolu, “il n'y a pas d'ob- jection à un vote en faveur d'un parti politique à vocation islamiste comme Ennahda”. Il a rappelé que beaucoup de juifs tunisiens avaient voté pour ce parti lors des élections de 2011, ajou- tant que plus de 80% des juifs tunisiens en âge de voter se sont inscrits. Il est à rappeler que les Tunisiens s'apprê- tent à voter le 26 octobre pour des élec- tions législatives qui seront suivies du scrutin présidentiel, le mois prochain.

POUR DES MOTIFS RELEVANT DE L’INDISCIPLINE

Deux élus FFS exclus de l’APC de Haïzer (Bouira)

n Ce qui n’était jusque-là qu’une rumeur vient d’être confirmé par une délibération de l’APC de Haïzer d’obédience RCD, dans la wilaya de Bouira. Deux élus FFS, seuls représen- tants de ce parti au sein de l’as- semblée, ont été exclus pour des motifs relevant de l’indiscipline. Parmi les griefs retenus à leur encontre, on peut retrouver no- tamment les “absences injusti- fiées lors des visites officielles, lors des cérémonies, telles les fêtes nationales, etc.”.

ARRÊT SUR IMAGE

ARRÊT SUR IMAGE VU À MOSTAGANEM Un héros malmené

VU À MOSTAGANEM

Un héros malmené

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L’actualité en question

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LIBERTE

IL A ÉTÉ PROJETÉ HIER À LA MAISON DE LA CULTURE MOULOUD-MAMMERI

Le film “Fadhma n’Soumer” chaleureusement accueilli à Tizi Ouzou

Belkacem Hadjadj est revenu sur le rôle de Fadhma n’Soumer interprété par la Franco-Libanaise Laëtitia Eïdo, contrainte d’apprendre la langue kabyle, avec l’apport du poète Benmohammed, pour interpréter le rôle.

C’ est hier, vendredi, qu’a été projeté le long métrage “Fadh- ma n’Soumer” de Belkacem Hadjadj, à la grande salle de la maison de la culture Mou- loud-Mammeri, et ce, en pré-

sence de son réalisateur qui a déclaré d’emblée, face à une assistance nombreuse : “Je vais quand même vous rappeler que la date d’aujourd’hui, cel- le du 17 Octobre, est très importante. Cela nous fait plaisir que le film soit projeté à cette date sym- bolique qui rappelle un événement important de notre histoire.” Le film a été produit dans le cadre

du cinquantenaire de l’Indépendance. Projeté en présence des autorités locales dont le wali et le P/APW, ainsi que d’un public nom- breux, venu des quatre coins de la Kabylie pour apprécier une belle œuvre cinématographique, dont des figures connues comme le poète Ben- mohammed, l’auteur des dialogues, le film “Fadhma n’Soumer” a suscité un riche débat. Pour de nombreux intervenants durant le débat qui a suivi la projection du film, Belkacem Had- jadj, par son œuvre, a su restituer “la sacralité” de la terre chez les habitants de la Kabylie, ce qui n’est, en fait, qu’une facette développée dans ce travail cinématographique important, qui a né- cessité d’énormes moyens logistiques et hu- mains, car l’auteur évoque également ce côté “re- belle”, mystique et spirituel de Lala Fadhma n’Soumer qui a su briser les tabous, en accédant entre autres à tajmâat (assemblée du village et des archs) uniquement réservée aux hommes. La projection du film a également permis d’évo- quer, longuement, la place du mythe dans la so-

D. R.
D. R.

Le long métrage “Fadhma n’Soumer” de Belkacem Hadjadj a été projeté hier à Tizi Ouzou.

ciété kabyle en particulier et algérienne en général. À ce sujet, Belkacem Hadjadj dira :

“Le mythe était nécessaire pour aiguiller la Ré- volution à l’époque. Devant une armée plus for-

te matériellement, il a fallu nourrir le mythe au- tour de l’immortalité de Boubaghla, afin de dé- montrer sa puissance. Il possédait un pouvoir sur- naturel, ce qui faisait sa force”, tout en rappelant,

VISITE DU MINISTRE DES MOUDJAHIDINE À BÉJAÏA

Tayeb Houari empêché de prendre la parole

L a visite officielle de deux jours qu’a effectuée, ce week-end, le ministre des Moudjahidi-

ne,Tayeb Zitouni, dans la wilaya de Béjaïa, à l’occasion de la célébration

du 53 e anniversaire des événements du 17 Octobre 1961, a été émaillée par un incident qui a sérieusement perturbé le déroulement de la confé- rence-débat organisée pour la cir- constance, à l’auditorium du cam- pus Aboudaou. En effet, après les interventions du ministre des Moudjahidine et du se- crétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, qui sont re- venus sur les circonstances du mas- sacre du 17 Octobre 1961, à Paris, l’ancien secrétaire général de l’Or- ganisation nationale des enfants de chouhada (Onec), Tayeb Houa- ri, a été empêché de prendre la pa-

role par un groupe de fils de chou- hada, dont des militants de l’Onec issus des wilayas de Béjaïa et de Bouira, qui étaient présents dans la salle de conférences. Le responsable déchu de l’Onec a été empêché d’intervenir et de parler au nom de l’organisation, en présence du ministre Tayeb Zitouni, de Saïd Abadou, des représentants des au- torités de la wilaya de Béjaïa ainsi que d’une assistance nombreuse. Ainsi, le député FLN, Tayeb Houa- ri, a essuyé un revers cinglant lors de cette journée commémorative à laquelle ont pris part plusieurs membres de la famille révolution- naire de la région. “Tayeb Houari est déclaré persona non grata à l’Onec. Il doit savoir que les enfants de cette wilaya ne vont ja- mais lui pardonner sa décision d’ap- peler au boycott des festivités com-

mémoratives du 55 e anniversaire de la tenue du congrès de la Soum- mam à Ifri-Ouzellaguen. En outre, qu’a-t-il fait de bien pour l’Onec ou ses membres durant ses trois man- dats au secrétariat général de l’or- ganisation ?” fulmine, dans la salle de conférences, Rachid Bedjaoui, fils de chahid de la commune d’Ouzel- laguen qui vient d’être nommé à la tête de l’Onec de Béjaïa par le se- crétariat national de la même or- ganisation. Par ailleurs, il est à noter que lors de son intervention à la faveur de la conférence d’hier, le ministre des Moudjahidine a tenu à rappeler à l’assistance que “la police française avait commis des massacres parmi les manifestants algériens qui sont sortis dans les rues parisiennes, le 17 octobre 1961. C’était une répres- sion raciste d’une manifestation pa-

cifique, planifiée par le préfet de police de la Seine de l’époque, Mau- rice Papon, et soutenue par le Pre- mier ministre, Michel Debré, hosti- le aux négociations d’Évian avec le FLN algérien”. Pour sa part, le secrétaire général de l’ONM, Saïd Abadou, a réitéré la de- mande de pardon formulée par l’Algérie à l’État français, arguant que “l’Allemagne a officiellement demandé des excuses au peuple fran- çais pour ses crimes de guerre”. Enfin, il convient de signaler que la délégation officielle conduite par Tayeb Zitouni a eu à visiter certains monuments historiques de la ré- gion, dont le lieu de la tenue du Congrès de la Soummam, à Ifri, sur les hauteurs de la commune d’Ou- zellaguen.

KAMAL OUHNIA

SUITE AU DÉCÈS DE SA FILLE IDA

Les remerciements d’Annie Steiner

n Annie Steiner remercie toutes celles et tous ceux qui, chacun à sa manière, lui ont manifesté leur profonde sympathie lors du décès de sa fille Ida. Je

n'étais en mesure de voir personne, et je

m'en excuse, préférant le silence pour me souvenir de ce qu'a été sa vie, une vie difficile étant donné mon engagement profond pour I'Algérie. Elle était secrète Ida et n'a pas voulu avoir de tombe sur laquelle on viendrait se recueillir. C'est son choix et je le respecte. Et, dans le silence, je me suis tournée, comme je le fais souvent, vers les chouhada

Par :

ANNIE STEINER

dont beaucoup avaient des enfants, et qui ont donné leur vie simplement, courageusement, dans un élan plein de générosité, de solidarité profonde et de conviction très forte. Et ils m'ont rappelé qu'à I'Indépendance, nous avions 90% d’analphabètes. Et ils ont donné leur vie pour nous, pour que nous puissions vivre dans la dignité et la paix… Et je me suis tournée aussi vers leurs veuves, analphabètes pour la plupart (certaines ont été obligées de faire des ménages) et qui ont élevé leurs enfants dans le silence, en en faisant, pour certains, des médecins, des avocats, des ambassadeurs, des

toujours dans le silence. Et

cadres de I'État

c'est dans ce silence que j'ai puisé la force nécessaire. Et je voudrais remercier, tout particulièrement, les sœurs moudjahidate qui, en quelques mots dans la presse, m'ont rappelé leur style anonyme mais émouvant, simple, venant du cœur et dans I'anonymat total, celles qui ont fait de moi, en prison, une autre femme. C'était signé “des moudjahidate”, tout simplement. Et j'ai pleuré. Merci également aux deux amis merveilleux qui m'ont aidée sans poser de questions. Merci à toutes et à tous.

A. S.

encore une fois, que cette œuvre est une fiction qui s’inspire de l’histoire. “On ne peut pas raconter toute l’histoire de Fadhma n’Soumer en deux heures, être fidèle à cent pour cent aux personnages et à l’ensemble des événements, il a donc fallu fai- re un choix”, avoue le réalisateur du film. Bel- kacem Hadjadj est revenu sur le rôle de Fadhma n’Soumer interprété par la Franco-Libanaise Laëtitia Eïdo, contrainte d’apprendre le kabyle, avec l’apport du poète Benmohammed, pour in- terpréter le rôle. “Ce n’était pas chose aisée pour nous de trouver un personnage idéal pour incar- ner le rôle de Fadhma n’Soumer comme il se de- vait. Il a fallu trouver une femme qui apporte la crédibilité physique à la dimension de ce person- nage hors normes, car dans le cinéma c’est l’ima- ge qui est importante, et là, Laëtitia Eïdo, était l’ac- trice idéale.” Au réalisateur de revenir sur le per- sonnage de Boubaghla dans le film, interprété par l’acteur marocain Bouab Assad, qui était plutôt un rôle classique, celui du guerrier, de l’homme d’action, un personnage de confrontation, par rapport à celui de Fadhma qui avait, en outre, une dimension spirituelle et agissante qui sort de l’or- dinaire social de l’époque, avant de conclure : “Le cinéma est très important pour notre histoire. Dans un pays comme le nôtre qui a un rapport complexe avec son histoire, celle qu’on oublie et qu’on dé- forme…, celle-ci est quelque chose de fondamen- tal que l’on doit recouvrer à tout moment. Beau- coup de problèmes actuels de la société algérien- ne sont le résultat d’un rapport biaisé avec l’his- toire.”

K. TIGHILT

UN RESPONSABLE DE L’ONM L’A ANNONCÉ HIER

Un dictionnaire des noms des martyrs d'Alger en décembre

n Un dictionnaire des noms des martyrs de la guerre de Libération nationale de la wilaya d'Alger sera finalisé le 11 décembre prochain, a annoncé, hier, le président du bureau des moudjahidine de la wilaya d'Alger, relevant de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Abdelmalek Mahious. “2 500 martyrs de la wilaya d'Alger ont été recensés jusqu'à présent et ce chiffre est appelé à augmenter après l'élaboration de la liste des martyrs de la région de Douéra”, a indiqué M. Mahious dans une allocution au cimetière des Eucalyptus, à l'occasion de la commémoration du 53 e anniversaire des manifestations du 17 Octobre 1961 des émigrés algériens à Paris réprimées dans le sang par la police française. Le dictionnaire, qui devrait englober les noms des martyrs de la wilaya d'Alger, sera disponible “avant la fin de l'année en cours”, a-t-il assuré. Après avoir déposé une gerbe de fleurs devant les stèles commémoratives des communes des Eucalyptus et de Khraïssia et s'être recueilli à la mémoire des martyrs, M. Mahious a évoqué “les douloureux événements du 17 Octobre 1961 à Paris, au cours desquels, les autorités françaises avaient exécuté des centaines d'Algériens et fait subir des atrocités à des milliers d'autres, pour avoir manifesté pacifiquement afin de revendiquer l'indépendance de leur pays”. Le chef de la police de Paris, Maurice Papon, avait ordonné l'assassinat des Algériens qui ont participé à la manifestation, transformant cette marche pacifique, qui avait rassemblé près de 30 000 manifestants, en carnage, ayant coûté la vie à des milliers d'innocents, a-t-il rappelé. Le bureau des moudjahidine de la wilaya d'Alger a recensé 300 martyrs originaires de la wilaya d'Alger ayant été jetés dans les eaux de la Seine, a-t-il précisé.

LIBERTE

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

L’actualité en question

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LA COUR SUPRÊME A STATUÉ SUR L’AFFAIRE

Autoroute Est-Ouest : des ministres et de hauts responsables épargnés

Comme il fallait s’y attendre, la Cour suprême a rejeté, jeudi dernier, les pourvois introduits par la défense des prévenus en vue de casser l’ordonnance de renvoi de la chambre d’accusation. Cela signifie que l’affaire de l’autoroute Est-Ouest sera renvoyée à nouveau au niveau du tribunal criminel de Sidi-M’hamed en vue de la programmation d’un procès qui s’appuiera sur l’arrêt de renvoi initial.

E n d’autres termes, les chefs d’incul- pation resteront les mêmes, les de- mandes de liberté provisoire, la le- vée du contrôle judiciaire formulées par certains détenus sont refusées et les vices de forme relevés par les avo-

cats n’ont pas été pris en compte. Cela veut dire aussi, que certains hauts responsables — ministres et intermédiaires — cités par les accusés lors de leurs auditions devant la justice ne seront pas in- quiétés et qu’aucune expertise ne sera effectuée pour évaluer le préjudice financier. Au nombre de dix-huit, quatre des accusés sont en détention préventive et un est en fuite.

Dans le lot des entreprises incriminées, des sous-traitants étrangers de Citic-CRCC. Tous doivent répondre des chefs d’inculpation sui- vants : association de malfaiteurs, trafic d’in- fluence, corruption et blanchiment d’argent. Mais à lire leurs dépositions, la plupart des ac- cusés ne sont que des acteurs secondaires dans

le vaste système de corruption. L’ex-ministre des

Travaux publics en charge du projet à l’époque

des faits, Amar Ghoul, a été auditionné par écrit par le juge, en tant que témoin.

Il a répondu à dix-sept questions, notamment

concernant la réalisation de ce projet qui devait

se faire selon le principe “pétrole contre auto-

Liberté
Liberté

La Cour suprême a rejeté les pourvois en cassation de la défense.

route”, sur sa relation avec l’homme d’affaires et marchands d’armes Pierre Falcone et Boussaïd Nasreddine dénommé Sacha et le lien de ces der- niers avec le projet de l’autoroute Est-Ouest. Cité

par l’homme d’affaires Sid-Ahmed Tajeddine Ad- dou comme l’architecte du système de corrup- tion mis en place, Pierre Falcone n’a même pas été entendu par le juge en charge de l’affaire. À croire Sid-Ahmed Tajeddine Addou, Pierre Falcone aurait empoché 9% des deux contrats (lots centre et ouest) enlevés par le consortium Citic-CRCC. Mais, c’est l’homme d’affaires et puissant lobbyiste Chani Medjdoub qui devient vite l’accusé principal d’un scandale dont le to- tal des commissions et pots-de-vin est évalué à près d'un milliard de dollars. Chani Medjdoub aurait, selon des enquêteurs du DRS, profité de ses relations à différents niveaux de l’État pour favoriser les compagnies chinoi- se et japonaise lors des procédures d’appels d’offres. Chani Medjdoub sera donc, le premier suspect à avoir été arrêté par les services de sécurité, à sa descente d’avion en provenance de Paris. Ses aveux ont permis l’arrestation de six autres per- sonnes. Deux groupements chinois et japonais avaient remporté le marché de l'autoroute Est-Ouest al- gérienne, le plus grand chantier de l'histoire du

LE MINISTRE DE LA JUSTICE S’EST RENDU JEUDI À ORAN

Louh insiste sur la formation des magistrats

n L'opération de généralisation de la signature électronique est en voie de parachèvement, a affirmé jeudi, à Oran, Tayeb Louh, ministre de la Justice et garde des Sceaux, lors de la cérémonie d’installation officielle de Benkhlifi Mohamed dans ses nouvelles fonctions de procureur général près la cour d’Oran. Selon le ministre, cette opération, qui s'inscrit dans le cadre de l’approfondissement et de la modernisation du secteur de la justice contenue dans le plan quinquennal 2015-2019, constitue une avancée notable de son département. M. Louh a indiqué à ce sujet que l’Algérie est entrée de plain-pied dans le processus de changement des méthodes de travail lié à son ministère. Il soulignera également l’importance de l’accélération de la formation du corps des magistrats et l’amélioration des prestations de services des administrations publiques des tribunaux. “La concrétisation des réformes profondes (et) je pèse mes mots, doivent aller au fond des problèmes pour les résoudre de façon définitive”, dit-il. Il mettra l’accent sur la nécessité de moderniser l’État de droit qui “doit s’appuyer sur une magistrature forte et indépendante”. La structuration des ressources humaines a retenu l’attention du ministre qui a appelé à une véritable réforme de la formation des magistrats. Désormais, une refonte des moyens et du mode d’organisation de ce précepte a été mis en branle et devra toucher l’ensemble des structures d’enseignement dans leur totalité.

K. REGUIEG-ISSAAD

pays sur 1 216 km de bitume. Le groupement Ci- tic-CRCC chinois avait des contrats de 5,2 mil- liards de dollars signés au printemps 2006 pour la réalisation des tronçons ouest (399 km) et centre (169 km). Plus tard, le groupement Citic-CRCC exigera une rallonge de 650 millions de dollars pour finan- cer une solution pour la chaussée non prévue dans le cahier des charges, pouvant entraîner 10 à 15% de coût supplémentaire. Actuellement, le coût de réalisation de cet im- portant projet autoroutier est estimé officielle- ment à plus de 11 milliards de dollars contre une

prévision initiale d'environ 7 milliards de dollars, sans les annexes et travaux de réfection, sous ré- serve que n’existent pas d’autres réévaluations. Le montant du marché est le plus élevé pour un contrat en Afrique. L’ancien directeur des nou- veaux projets de l’Agence nationale des auto- routes, Mohamed Kheladi, a révélé à la justice que

le groupe chinois Citic-CRCC a proposé une ma-

tière première qui ne répond pas aux normes et au cahier des charges du projet de l’autoroute Est-

Ouest. En l’occurrence, le tuf traité au ciment et les poutres précontraintes au lieu du gravier non traité (GNT) tel qu’il a été convenu dans le contrat.

Il a, par ailleurs, soutenu que le groupe chinois

a tenté de comptabiliser cette matière première

de second choix au prix du gravier non traité. Le procès public, en attente de sa programmation, permettra-t-il d’établir la part de vérité dans les révélations de Sid-Ahmed Tadjeddine Addou, mais aussi dans celles de Mohamed Kheladi, an- cien directeur des nouveaux projets à l’Agence nationale des autoroutes (ANA), concernant l’ex- ministre des Travaux publics, aujourd’hui mi- nistre des Transports, accusé d’avoir empoché des commissions de la part de Citic-CRCC ? Connaî- tra-t-on le lien de Ahmed Béjaoui, l’ex-ministre des Affaires étrangères, cité comme devant fai- re partie d’un conseil ministériel restreint boy- cotté à la dernière minute par le ministre de l’É- nergie, Chakib Khelil, qui aurait contesté, selon Chani, la présence de Pierre Falcone. Au train où vont les choses, ce procès, en attente de sa pro- grammation, a toutes les chances de laisser en sus- pens beaucoup de zones d’ombre.

NISSA HAMMADI

EXCLUSIVITÉ MOBILIS SUR L’ALGÉRIE ET AU NIVEAU AFRICAIN

3G : du très haut débit mobile jusqu’à 63 Mbps/s

L es choses s’accélèrent en termes de concurrence sur la 3G en Al- gérie avec l’opérateur public

ATM Mobilis, qui relance la compé- tition en lançant, en exclusivité, non seulement en Algérie, mais également au niveau africain le très haut débit mobile pouvant atteindre les 63 Mbps/seconde. Hier, au Centre national technique de la FAF à Sidi- Moussa, l’équipe Mobilis conduite par son P-DG, Saâd Damma, en col- laboration avec son partenaire équi- pementier le suédois Ericsson, a pro- cédé à une démonstration de force, techniquement parlant, en procédant au lancement officiel en direct en pré- sence de nombreux journalistes qui

ont eu à constater, en effet, que ce qui

a été mené jusque-là en laboratoire est

devenu une réalité à partir de l’Algé- rie en atteignant les 62 Megabits/s. “C’est un moment technologique ex- ceptionnel qui permet à Mobilis de réa- liser un saut qualitatif de cette enver- gure”, a déclaré à l’occasion Saâd Damma, rappelant que “l’opérateur a toujours occupé les premières places sur le podium pour ce qui est de la 3G”. Al-

lusion faite au parcours de Mobilis de- puis l’avènement de la 3G en Algérie en remportant la 1 re place lors de l’ac- quisition des licences (meilleure offre financière). À noter que cela permet à Mobilis non seulement d’avoir l’avan- tage d’opter pour les wilayas de son choix, mais aussi et surtout d’être le 1 er opérateur à avoir la possibilité d’offrir de la 3G a l’ensemble des Al- gériens en l’espace de 2 ans seule- ment. Et cerise sur le gâteau, Mobilis peut s’enorgueillir de réaliser ainsi une primauté mondiale en atteignant les 63 Mégabits/s sur un réseau commercial (actif).

En quoi consiste cette nouvelle technologie de pointe ?

Si les regards sont tournés vers le dé- ploiement de la 4G dans certains pays,

il n’en demeure pas moins que la 3G

a encore de beaux jours devant elle et

elle continue d'évoluer pour pouvoir passer à l'agrégation de trois por- teuses (3C-HSDPA) au lieu de DC- HSDPA (Dual Carrier, aussi appelé H+), qui permet d'atteindre des débits

maximum théoriques de 42 Mbps sur

des réseaux 3G grâce à l'agrégation de deux porteuses. “Cette nouvelle ins- tallation peut atteindre les 63 Mbps/se- conde, grâce à la troisième porteuse (3C-HSDPA), qui peut augmenter la vi- tesse d'utilisation pour la liaison des- cendante (Down Link) jusqu'à 50%, ainsi que la technologie des Uplink mul- ti-support amélioré (GUE-MC), qui permet, elle aussi, d'augmenter la vitesse de liaison montante jusqu'à 100”, a ex- pliqué M. Chaâlal, directeur d’ingé- nierie-réseau au niveau de Mobilis, succédant à Khalid Houhou, ingé- nieur spécialisé en réseaux 3G et 4G au niveau d’Ericsson. Ce dernier s’est dit “surpris que cela réussisse autant et que tout se passe dans les meilleures conditions”. Autrement dit, grâce à Mobilis, l’Algérie anticipe sur les nouvelles

technologies et ne fera pas que rat-

traper les autres en la matière. “Le ré- seau Mobilis de demain se dessine dès maintenant”, argumente ainsi Damma pour expliquer le choix “de recourir à cette technologie de pointe”, avant même d’assurer une couverture tota- le du pays en 3G. Il récuse complète-

ment le fait que cela puisse le mettre en concurrence avec la maison mère, Algérie Télécom, en parlant de “com- plémentarité”, et annonce sa généra- lisation graduelle durant 2015 pour les zones économiques et commerciales. En attendant, c’est l’équipe nationale de football, première sélection quali- fiée à la CAN-2015, qui a le privilège de disposer, désormais, du premier

point de très haut débit mobile en Al- gérie et sur le continent, et ce, grâce à Mobilis, sponsor officiel des Fennecs. Installé au niveau du Centre national technique de la FAF à Sidi-Moussa, ce site permettra, entre autres, aux joueurs et au staff technique des dif- férentes sélections nationales de pro- fiter de bonnes conditions pour leurs communications.

NABILA SAÏDOUN

SECTEUR DES INDUSTRIES AGROALIMENTAIRES

Rencontres d’affaires algéro-françaises les 20 et 21 octobre 2014 à Alger

n Le bureau Ubifrance Algérie lancera la première édition des Rencontres d’affaires algéro-françaises dans le secteur des industries agroalimentaires, les 20 et 21 octobre 2014 à Alger (Hôtel Jardy, Bab Ezzouar). Ce secteur, qui bénéficie d’un plan d’action stratégique, se développe, se diversifie et se modernise. Compte tenu de la demande croissante en équipements, savoir-faire et intrants, les dirigeants d’une douzaine de firmes françaises intéressées par l’Algérie se déplaceront pour présenter leurs sociétés, leurs produits et leur savoir-faire dans les plus importantes filières (céréales, lait, boissons, viande, froid…). Une quarantaine de sociétés algériennes publiques ou privées, à la recherche de partenaires industriels ou commerciaux, participeront également à cet événement et bénéficieront d’entretiens ciblés et personnalisés.

LIBERTE

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

L’actualité en question

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LE P r PATRICK BOURGUET, MÉDECIN NUCLÉAIRE À L’HÔPITAL DE RENNES (FRANCE), À “LIBERTÉ”

“Le Plan cancer français peut être un bon guide pour l’Algérie”

Médecin nucléaire et ancien directeur du centre anticancer Eugène-Marquis de Rennes (France), de 2000 à 2010, le P r Patrick Bourguet, ayant participé à l’élaboration du Plan cancer français, explique, dans cet entretien, les objectifs et l’utilité d’un Plan cancer au moment où l’Algérie s’engage à adopter le sien. Pour le P r Bourguet, l’objectif d’un Plan cancer est de permettre aux patients l’accès, en priorité, à la chirurgie, à la radiothérapie et à la chimiothérapie.

Liberté : Vous avez participé à l’élaboration, en

2003, du Plan cancer français. S’il vous était demandé de donner quelques conseils aux au- torités sanitaires algériennes qui s’apprêtent à établir un Plan cancer national, que leur diriez- vous ? Le P r Patrick Bourguet : Effectivement, j’ai parti- cipé au Plan cancer français, publié en 2003. J’avais négocié direc-

tement avec le mi- nistère et l’assurance

maladie, le déploie- ment de la tomographie par émission de positions, (TEP), qui a été inscrite dans le Plan cancer. Au- jourd’hui, elle est devenue une technique par- faitement généralisée et à laquelle tous les patients ont accès. Je n’ai pas de conseils particuliers sur le plan algérien. Ce que je peux dire c’est mon re- gard sur le plan français qui, premièrement, a le mérite d’avoir été un plan complet traitant tous les aspects : du dépistage à la prévention jusqu’à l’organisation des soins et à la recherche. Deuxièmement, c’est un plan qui a été financé, c’est très important. Ce plan a finalement restructuré de fond en comble l’organisation de la cancérologie française. Je crois que ce plan peut être un bon gui- de pour l’Algérie et d’autres pays émergents. Le bé- mol par rapport à ces pays réside dans le niveau du système de santé qui est peut-être inférieur à celui du système français. Je cite l’exemple de la

Entretien réalisé par :

FARID ABDELADIM

radiothérapie qui est encore naissante en Algé- rie. Et la cancérologie sans radiothérapie ce n’est pas de la cancérologie moderne. Dans un Plan can- cer, l’objectif de base est de permettre l’accès aux patients, en priorité, à la chirurgie, à la radiothé- rapie et à la chimiothérapie. Ces trois méthodes de traitement sont indisso- ciables. C’est quand on a ces armes-là qu’on peut réellement commencer à déployer un Plan can- cer à fond et faire typiquement du dépistage. Au- trement dit, on peut vraiment parler des choses de fond, une fois la base résolue.

Doit-on comprendre par là que les conditions ne sont pas encore toutes réunies en Algérie ? Je ne sais pas. Faire le dépistage du cancer du sein, aujourd’hui, c’est bien, mais si derrière, vous n’avez pas une capacité de traitement, c’est un peu mettre la charrue avant les bœufs. Il faut faire les choses en parallèle. Il y a des investissements de fonds urgents et la radiothérapie en fait partie. Après cela, l’écriture d’un Plan cancer tient comp- te aussi de la préparation des infrastructures, des équipements, de la densité médicale, etc. Aussi, il faut penser à la formation des personnels spé- cialisés, médical et paramédical. Exemple, si vous n’avez pas de radiothérapeutes, comment ouvrir des centres de radiothérapie ?

Au vu de certains manques, notamment la ra-

diothérapie, constatés actuellement chez nous, une campagne de dépistage serait-elle, pour au- tant, inutile ? Non. Mettre en place une campagne de dépista- ge exige du temps. Cela peut prendre des années. Donc, c’est bien de la lancer maintenant. Mais, en même temps, il faut investir à fond dans la par- tie traitement parce que s’il n’y a pas de traitement, c’est l’impasse.

Qu’en est-il de l’avancement du traitement du cancer aujourd’hui ? Et quel est le coût de la pri- se en charge ? La prise en charge du cancer coûte une moyenne de 20% du budget d’hospitalisation, entre mé- decine et chirurgie. Mais, la satisfaction c’est que les traitements se sont beaucoup améliorés. Aujourd’hui, nous constatons une baisse de mor- talité considérable, en attendant que la patholo- gie devienne une maladie chronique. Les traite- ments alternatifs permettent aux personnes at- teintes d’un cancer de pouvoir continuer à vivre avec.

Que pensez-vous de la compétence des médecins algériens ? Le niveau des médecins algériens est aujour- d’hui comparable à celui de leurs confrères eu- ropéens ; ils lisent et participent à des colloques internationaux. Donc, individuellement, les mé-

decins algériens sont bons. Certes, il y a peut-être les moyens qui ne sont pas les mêmes qu’en Eu- rope, ainsi que l’organisation sanitaire. Mais, ça vient.

Avez-vous eu à traiter des Algériens dans votre centre (en France) ? Souvent. Personnellement, durant mes trente-cinq ans d’exercice au centre anticancer de Rennes, je me souviens de beaucoup de patients algériens qui venaient se faire traiter chez nous, notamment pour la radiothérapie. J’avais un ami radiothéra- peute algérien, et tous les deux, nous nous déso- lions du fait que pour bénéficier de radiothérapie, les malades étaient obligés de venir jusqu’à Rennes. Alors qu’il y avait des radiothérapeutes formés, pourquoi n’y avait-il pas de radiothérapie en Algérie ? Dans les années 1980, c’était constant, nous recevions des dizaines de cas par an. Mais, plus maintenant, du moins à Rennes.

Avez-vous un message à faire passer aux femmes à l’occasion de ce mois d’octobre (le mois mondial de la lutte contre le cancer du sein) ? Faites-vous dépister, votre santé et votre vie en dé- pendent.

Et aux autorités sanitaires ? La santé de votre population, c’est votre pays de demain.

LES EFFETS DE LA RESTAURATION RAPIDE SUR LA SANTÉ PUBLIQUE

“Le tiers de la population algérienne souffre d'obésité et le quart d'hypertension”

L a propagation du phénomène de la restauration rapide, com- munément appelée fast-food,

dans la société algérienne, a “considé- rablement” contribué à la hausse du nombre de malades chroniques, selon des spécialistes en médecine. À cet égard, le chef de service cardiologie au

centre hospitalo-universitaire Nafissa- Hamoud (ex-Parnet), le professeur Djamaleddine Nibouche, a mis en garde contre le changement de l’hy- giène de vie dans notre société et la multiplication des fast-foods, qui ont “considérablement” contribué à la hausse du nombre de malades chro- niques. Le spécialiste a regretté l'abandon du régime alimentaire sain dans notre so- ciété, soulignant que les Algériens sont aujourd'hui en train de subir les conséquences de l'amélioration du niveau de vie et de la surconsomma-

tion des glucides, des viandes, des matières grasses et des boissons ga- zeuses, au même titre que les pays dé- veloppés, sinon plus. La surconsom- mation de repas riches en matières grasses est devenue un phénomène so- cial, dû notamment à la propagation des fast-foods, a estimé le professeur Nibouche, qui a tiré la sonnette d'alar- me autour de la surconsommation de “chawarma et de grillades”, qui pro- voquent souvent des problèmes car- diaques et des cancers. Le spécialiste a appelé, à cet effet, les autorités locales à limiter l'ouverture de fast-foods près des établissements éducatifs, qui fa- vorise, outre le surpoids, l'apparition précoce chez les jeunes des maladies du cœur, du diabète et de l'hypertension artérielle. Si ce type de restauration ra- pide a vu le jour dans les pays déve- loppés, il y a lieu de souligner qu'elle s'est répandue, de façon rapide et

anarchique, dans toutes les villes al- gériennes, sous différentes formes (hamburger, sandwich, pizza et cha- warma). Cette activité commerciale connaît un grand engouement chez les jeunes commerçants, car elle n’est pas coûteuse et ne nécessite pas d'énormes moyens matériels et humains. De plus elle, génère des gains en rai- son de la grande affluence des ci- toyens vers ce type de restauration. Le docteur Djawad Fasla, médecin privé spécialiste en diabétologie-en- docrinologie à Oran, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de former des nutritionnistes pour assurer un bon suivi des malades et sensibiliser les ci- toyens aux dangers d'une alimentation “déséquilibrée et inadaptée”, affirmant que les médecins ont tendance à fo- caliser sur le traitement médicamen- teux, négligeant le suivi nutritionnel

des patients, en raison, notamment, du manque de nutritionnistes. L'origine du sandwich, cet encas à base de tranches de pain et de viande grillée, remonte au Lord britannique Sand- wich, qui a vécu au XVIII e siècle. Les faits historiques précisent que le lord était un passionné de jeux au point de s’oublier et de sauter les repas. Alors, son cuisinier personnel lui a confec- tionné un petit encas, en plaçant une tranche de viande grillée entre deux tranches de pain. Cette invention cu- linaire s'est répandue ensuite à travers le Royaume-Uni, sous le nom du Lord : Sandwich. Le sandwich est devenu une habitude culinaire transfrontalière, promue par des spots publicitaires diffusés en boucle sur les chaînes satellitaires mondiales, qui encouragent ainsi une alimentation grasse, sucrée et pauvre en protéines et en vitamines, préparée

dans les conditions d'hygiène les plus rudimentaires, ce qui constitue une vé- ritable bombe à retardement pour la santé publique. Le tiers de la popula- tion algérienne souffre d'obésité et le quart est atteint d'hypertension arté- rielle, a indiqué la présidente de la So- ciété algérienne de diabétologie (SAD), Zakia Arbouche, également chef de service de diabétologie au CHU de Tizi Ouzou, en se référant à plusieurs en- quêtes nationales. À cet effet, elle appelle à la nécessité de renforcer la prévention en vue de ré- duire la surconsommation du sucre et du sel et des sandwiches, riches en ma- tières grasses, tout en incluant l'édu- cation sanitaire dans le système édu- catif, afin de protéger les futures gé- nérations contre les risques de mala- dies chroniques et de leurs complica- tions.

R. N./APS

ALORS QUE LE VIRUS A DÉJÀ FAIT PLUS DE 4 500 MORTS

Ebola : l'Afrique de l'Est envoie des renforts, l'ONU réclame de l'argent

L 'Afrique de l'Est va envoyer plus de 600 pro- fessionnels de santé en Afrique de l'Ouest pour combattre l'épidémie d'Ebola, l'ONU

avertissant de son côté que l'argent promis tar-

de à rentrer, alors que la crise s'aggrave. Sur le mil- liard de dollars jugé nécessaire par l'ONU pour

efficacement contre cette épidémie qui a

déjà fait quelque 4 500 morts depuis le début de

l'année en Afrique de l'Ouest, seul un tiers a été

versé.

“Des dizaines de pays expriment leur soli-

darité. Mais nous devons convertir les promesses en actes. Nous avons besoin de plus de médecins, d'infirmières, de matériel, de centres de traitement”,

lutter

a souligné, jeudi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'une conférence de presse. “Je demande à la communauté internationale d'ap- porter ce milliard de dollars dont nous avons be- soin pour reprendre l'avantage dans la course et

atteindre notre objectif de ralentir la transmission

du virus d'ici au 1

L'ONU a reçu jusqu'à présent 377 millions de dol- lars sur les 988 millions demandés, soit 38%, a dé- claré, hier, un porte-parole de l'Ocha (Bureau des affaires humanitaires de l'ONU) à Genève. “Il faut y ajouter 217 millions de dollars promis, mais qui ne sont pas encore arrivés sur les comptes ban-

er

décembre”, a-t-il insisté.

caires”, a-t-il précisé.

Les deux agences onusiennes

qui sont en première ligne sur le terrain, le Pro- gramme alimentaire mondial (PAM) et l'Orga- nisation mondiale de la santé (OMS), sont un peu mieux loties. Le PAM, qui distribue notamment de la nourriture dans les zones les plus touchées, a reçu un peu plus de la moitié des 180 millions de dollars dont il a besoin. De son côté, l'OMS a reçu 48% de ces fonds, soit 125 millions de dollars. Quelque 42 millions sup-

plémentaires lui ont été promis.

Les principaux

donateurs sont la Banque mondiale (105 millions

de dollars),

la

les États-Unis (90

millions),

Banque africaine de développement (45 millions), la Commission européenne (10 millions) et des dons de privés pour 34 millions. En revanche, le fonds spécial de l'ONU mis en place pour parer aux urgences ne dispose que de 100 000 dollars sur les 20 millions initialement promis. “C'est un problème très sérieux”, a déploré Ban Ki-moon, qui a abordé le sujet avec plusieurs hauts diri-

geants. Ebola a fait 4 493 morts sur 8 997 cas en-

registrés dans sept pays (Liberia,

Sierra Leone,

Guinée, Nigeria, Sénégal, Espagne et États-Unis), selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 12 octobre.

LIBERTE

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

L’Algérie profonde

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TAMANRASSET

Les insuffisants rénaux en détresse

En dépit des appels de détresse lancés aux autorités compétentes notamment en ce qui concerne le manque de générateur d’hémodialyse et de personnel qualifié, les malades présentant une pathologie néphrologique souffrent le martyre au quotidien.

pathologie néphrologique souffrent le martyre au quotidien. L e calvaire des insuffisants rénaux dia- lysés dans

L e calvaire des insuffisants rénaux dia- lysés dans la commune de Taman- rasset et les localités environnantes ne connaît toujours pas son dénoue- ment. En dépit des appels de détres- se lancés aux autorités compétentes

notamment en ce qui concerne le manque de gé- nérateur d’hémodialyse et de personnel qualifié, les malades présentant une pathologie néphro- logique souffrent le martyre au quotidien. Sans parler du comportement de certains méde- cins et paramédicaux “dépourvus de conscience professionnelle”, l’unité d’hémodialyse de l’éta- blissement public hospitalier Mesbah-Baghdadi d’Amechouen, dotée de 10 générateurs dont 4 sont en panne depuis plus de 15 jours, fonctionne au- dessus de ses capacités. Ce qui a exacerbé da- vantage le problème. Hormis les 46 patients bénéficiant régulière- ment de séances d'hémodialyse, d'autres, étant à la merci de la disponibilité du générateur d'ur-

gence, meurent à petit feu. Il suffit de se rendre au service des dialysés auprès de cet hôpital pour confirmer ce constat amer. Dans la salle d’accueil, on n’entend que des cris d’indignation poussés par des malades qui s'élèvent contre l’insouciance et l’indifférence du personnel médical de service. “On se croirait dans la jungle. Mon programme de dialyse n’a jamais été respecté à cause de la désor- ganisation caractérisant ce service sensible”, dit un malade. En effet, les quelques minutes passées à l’unité d’hémodialyse nous ont permis de prendre conscience de ce qu'endurent les patients de cet- te région du Sud. L'absence de déontologie du corps médical est la maladie qui affecte sérieusement ce secteur né- vralgique nonobstant la foultitude de réformes en- treprises par le ministère de tutelle. Nous nous sommes rapprochés de l'administration où on a justifié la donne par la pression vécue dans cette unité et la panne des quatre nouveaux générateurs, mis hors service à cause d’un problème de régla-

Les malades du Sud tirent la sonnette d’alarme.

ge. “La direction a pris attache avec l’entreprise de maintenance IMC (Industries médico-chirurgicales) basée à Rouiba (Alger) pour réparer tous les ap- pareils en panne et décompresser le service où sont traités 46 insuffisants rénaux réguliers outre les dia- lysés d’urgence”, affirme-t-on. Joint par téléphone, le directeur de l’EPH, Bika Ab- delkader, a tenu à expliquer, pour sa part, que “le manque du personnel médical n’est pas spécifique à l’hôpital de Tamanrasset, puisque le problème se pose dans toute la wilaya, ce qui n’est pas sans se répercuter sur la gestion du service d’hémodialy- se, lequel est, faut-il le signaler, le seul pour toute la commune et les municipalités mitoyennes. Il est tout à fait logique qu'on enregistre des déborde- ments de part et d’autre. Néanmoins, le malade doit être compréhensif. La solution préconisée par les autorités consiste en la réalisation d'un nouveau centre d’hémodialyse dont les procédures sont en phase d'étude”, conclut notre interlocuteur.

RABAH KARECHE

BILAN DE LA SÛRETÉ DE WILAYA DE TIZI OUZOU

2 255 personnes interpellées au mois de septembre

L a Sûreté de la wilaya de Tizi Ouzou dresse son bilan men- suel de ses différentes inter-

ventions à travers toute la wilaya. Ainsi, cette institution, qui a mis en place un maillage assez particulier aux quatre coins de la wilaya, a réussi à déjouer de nombreux actes malveillants, et ce, à la lecture du bi- lan du mois de septembre dernier. En effet, ce mois coïncidant avec la rentrée sociale n’a pas été de tout re- pos pour les différents services de po- lice relevant de la Sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou qui ont procédé à l’in- terpellation et au contrôle de pas moins de 2255 personnes dans dif- férentes affaires liées aux crimes et délits contre les personnes (111 af-

faires), crimes et délits contre les biens, (114 affaires), infraction à la législation des stupéfiants et des substances psychotropes (5 affaires), crimes et délits contre la chose pu- blique (20 affaires), atteintes aux familles et aux bonnes mœurs (7 af- faires) pour lesquelles 230 personnes ont été interpellées contre 2025 au chapitre lié à ce qui est considéré comme de “la criminalité urbaine”. Le communiqué de presse de la Sû- reté de wilaya de Tizi Ouzou préci-

se à cet effet que c’est là le résultat de

402 opérations coup-de-poing qui

ont ciblé essentiellement quelques

239 points sensibles (lieux publics,

gare routière, marchés, chantiers Ces opérations se sont soldées par la

mise en détention préventive de 15 personnes. C’est d’ailleurs là le point noir de la sécurité à Tizi Ouzou où les endroits publics constituent un exutoire à la délinquance et néces- sitent de ce fait d’être sécurisés et protégés à la plus grande satisfaction de la population locale. Au volet de la sécurité publique, le bilan fait état du recensement de 36 acci- dents de la circulation au cours des- quels 55 personnes ont été blessées et cinq, malheureusement, ont trou- vé la mort. 21 mises à la fourrière ont été prononcées, 1356 contraven- tions ont été dressées et 356 permis de conduire ont été retirés au cours des 277 opérations de contrôle rou- tier et d’interventions effectuées. La

baisse relative du nombre d’accidents de la route et du taux de mortalité durant ce mois trouve son explica- tion dans les 4601 opérations de sen- sibilisation et de contrôle auprès des usagers de la route. Au volet “po- lice générale et réglementation” et dans le cadre du suivi et gestion des commerces réglementés, le service de police générale et réglementation a procédé à 23 exécutions de fermeture de débits de boissons alcoolisées et autres catégories et 68 exécutions d’arrêtés de fermeture de commerces tous types confondus, lit-on aussi dans le même communiqué de pres- se émanant de la cellule de com- munication de la Sûreté de wilaya.

K. NATH OUKACI

de com- munication de la Sûreté de wilaya. K. NATH OUKACI BRÈVES du Centre ÉTAT DES

BRÈVES du Centre

ÉTAT DES ROUTES À AÏN DEFLA

Le wali s’en prend aux élus

n A la suite d’une correspondance récente

émanant du ministère de l’intérieur adressée aux 48 wilayas du pays stipulant la prise en charge des citoyens et leur protection notamment des accidents de circulation, une réunion extraordinaire a eu lieu mardi aux environs de 10h au siège de la wilaya chapeautée par le wali de AÏn Defla. Etaient présents le P/APW, les membres de l’exécutif, les chefs de daïra ainsi que les 36 maires que compte la wilaya. D’emblée le wali de Aïn Defla a mis l’accent sur l’état des routes qui se distinguent par des nids-de-poule et qui sont à l’origine de plusieurs accidents. A cet effet, le premier responsable de la wilaya a conseillé les P/APC en collaboration avec les chefs de daïra et la direction de la wilaya des travaux publics de procéder à un véritable diagnostic des routes afin de sécuriser en premier lieu les écoliers. Par ailleurs, le wali de Aïn Defla a mis en exergue, devant l’assistance, l’importance des opérations d’envergure d’aménagement et embellissement qui devraient se concrétiser au niveau des 28 communes et douars reculés avant le 31 décembre prochain. Le premier magistrat a instruit les chefs de daïra que les opérations devront être lancées la semaine prochaine dans le cadre des consultations restreintes puisqu’il s’agit d’une opération d’urgence. Le chef de l’exécutif et devant le laxisme de certaines APC, a tiré à boulets rouges sur les élus qui n’ont pas exploité à ce jour, depuis l’année 2012-2013 les différents programmes de développement dont les PCD qui se chiffrent à plus de deux milliards de dinars, alors que l’Etat a approuvé les fiches d’inscription des projets suggérés par ces APC. “L’Etat a écouté les citoyens lorsque ces derniers ont adressé des doléances traitant les conditions de vie, mais la balle se trouve actuellement dans le camp des élus lesquels ont failli à leur mission”, rétorque-t-il. Et d’ajouter : “Si les présidents des APC ne se sont pas manifestés pour concrétiser des projets vitaux pour les citoyens, ils (projets) se seraient transférés vers les directions de la wilaya pour leur lancement de nouveau, et ce, dans un délai de 15 jours.”

B. BOUZAR

MELBOU (BÉJAÏA)

Après la RN43, les habitants de Sahel fer- ment le siège de l’APC

n Après avoir procédé au blocage de la RN43

reliant Béjaïa à Jijel durant trois jours consé- cutifs, les habitants de la localité de Sahel dans la commune de Melbou ont fermé, mercredi, le siège de l’APC. La raison de leur colère : le manque d’eau potable, l’absence d’abribus et le retard accusé dans l’achèvement du réseau d’assainissement. Ils réclament également, un ramassage régulier des ordures ménagères et l’aménagement de la route communale. Se- lon les protestataires, le liquide précieux ne coule pas régulièrement dans les robinets et des coupures récurrentes sont signalées à cau- se du manque de pression. A cet effet, “le chan- gement du réseau de distribution d’eau potable et l’approvisionnement en quantité suffisan- te est souhaitable”, ont-ils expliqué. Aussi, l’ab- sence d’un abribus cause beaucoup de désa- gréments aux habitants, notamment en pé- riode hivernale. “Depuis la désinstallation de l’ancien abribus pour les besoins de l’aména- gement de l’axe routier, aucun autre abribus n’a été installé”, déplorent-ils. Joint par télé- phone, le P/APC, M. Guendoul, a affirmé que sur les 9 propositions des citoyens mécontents, quatre ont été prises en charge, alors que les autres sont prévues dans le PCD. A noter que son déplacement lundi passé sur le lieu du blo-

cage où il a tenté d’engager des discussions avec les frondeurs n’a pas pu dénouer la si- tuation. A souligner que l’obstruction de l’axe routier et qui a paralysé le trafic routier, n’a pas manqué de susciter l’ire des usagers. Outre les énormes bouchons, les étudiants et les travailleurs ont dû, durant trois jours, faire la marche à pied pour rejoindre les deux bouts du lieu de la protestation.

H. KABIR

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L’Algérie profonde

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LIBERTE

profonde Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014 LIBERTE BRÈVES de l’Est MILA La pénurie d'imprimés

BRÈVES de l’Est

MILA

La pénurie d'imprimés de permis de conduire résolue

n La pénurie d'imprimés de permis de

conduire que connaît la wilaya de Mila depuis plusieurs mois vient d'être dépassée cette semaine, à la faveur de la réception d'un lot contenant 4000 unités de ces documents. Selon une source de la wilaya, 2000 imprimés de permis de conduire probatoires, de couleur bleue, et autant de permis de conduire définitif, de couleur rouge, viennent d'être réceptionnés par la wilaya de Mila qui les a ventilés, par le wali, sur les services compétents des 13 daïras de la région, à la grande satisfaction des candidats admis dans les différents examens de conduite, dont certains attendent leurs permis depuis plus de six mois.

K. BOUABDELLAH

BATNA

Un mort et onze blessés dans deux accidents de la circulation

n Cinq voitures ont été impliquées dans

un carambolage lequel a fait 10 blessés, hier vendredi, sur la RN 28 reliant la wilaya de Batna à M’sila, au niveau de la commune de Barika, 88 km au sud de Batna. Une voiture s’est subitement arrêtée au milieu de la route pour une raison inexpliquée, les conducteurs des autres véhicules n’ont pas eu le temps de réagir. Les blessés âgés entre 25 et 40 ans ont été transférés à l’hôpital Mohamed Boudiaf à Barika afin de recevoir les premiers soins de secours. Deux d’entre eux ont été jugés dans un état grave. Par ailleurs, un jeune homme âgé de 20, ans à peine, est décédé alors que son compagnon s’en est sorti avec des blessures suite à un autre accident de la circulation survenu dans la nuit de mardi à mercredi, sur la route périphérique de la ville. Le drame a eu lieu lorsque le conducteur d’une voiture aurait cherché à dépasser un poids lourd. Les deux véhicules se sont alors télescopés engendrant la mort du passager du véhicule léger.

LALDJA MESSAOUDI

Un gang de malfaiteurs démantelé

n Trois individus en possession d’une

quantité de drogue, de boissons alcoolisées et d’armes blanches, à savoir des couteaux et des sabres, ont récemment été appréhendés par les services de la Gendarmerie nationale au niveau de la cité Bled Zaddam, à Batna. Ils ont aussitôt été emprisonnés en attendant leur comparution devant les autorités compétentes. L’opération s’inscrit, selon nos sources, dans le cadre du démantèlement des réseaux criminels ayant semé la terreur parmi les citoyens. Il faut savoir que la wilaya de Batna a connu, durant ces derniers mois, une recrudescence des violences. En effet, pour le seul mois de septembre écoulé, plus de 320 affaires d’atteinte à l’intégrité physique, c'est-à-dire aux personnes, mettant en cause 350 délinquants, ont été enregistrées à travers le territoire de la wilaya. Quant aux délits ayant trait au vol, ils ont dépassé les 250 affaires impliquant 35 malfrats.

LALDJA M.

SÉTIF

Les cancéreux de Dar Essabr rendent hommage aux donateurs

Selon le P r Hamdi Cherif, le premier challenge de l'association était de construire la maison d'accueil des parents et des patients, le deuxième défi qu'il faut relever c'est la gestion de cette maison en assurant une pérennité financière.

D. R.
D. R.

Ce projet noble et humanitaire est une première en Algérie.

L es membres de l'associa-

tion

Ennour d'aide aux

malades cancéreux et les parents des premiers ma- lades du cancer ont, à la fin de la semaine derniè-

re, organisé un dîner traditionnel au

profit des bienfaiteurs qui ont contri-

maison

bué

d'accueil des parents et des patients Dar Essabr.

En effet, selon le président de l'asso-

ciation, le P

cet hommage auquel ont assisté les

responsables locaux, à leur tête le wali de Sétif, M. Bouderbali, est une oc- casion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet noble et humanitaire, qui est

de par sa

proximité

une première

anticancéreux

ainsi que sa capacité et la qualité des services offerts. En effet, la maison qui comporte 27 chambres peut accueillir jusqu'à 80

malades

spa-

cieuses et très bien équipées. “Sans

cette structure qui

100% grâce aux dons des bienfaiteurs, la prise en charge sociale des malades

à

la réalisation

de

la

r

Hamdi-Chérif Mokhtar,

en Algérie

du centre

dans

des chambres

a été

réalisée

qui font le déplacement de toutes les

wilayas afin de bénéficier des soins au nouveau centre anticancéreux serait

un

d'ajouter : “Nous avons plusieurs ma- lades qui viennent de très loin, pour

de longues périodes de soins, et il est

impossible

Leur prise en charge à notre niveau

leur permettra de mener une vie de fa- mille dans un cadre agréable.” Pour notre interlocuteur, le premier chal-

de

construire la maison d'accueil des pa- rents et des patients, le deuxième défi qu'il faut relever c'est la gestion de cet- te maison en assurant une pérenni-

lenge

au CAC.

le président. Et

té financière : “Le malade ne doit rien

payer.

participer activement à la vie au sein de la maison. C'est un modèle unique

au monde, voire un

que nous

avons lancé. Il n'est réalisable qu'avec les dons des bienfaiteurs.” Il dira en substance que le soutien moral, af-

fectif

50% du traitement de cette maladie

ailleurs,

l'initiateur du projet, qui n'a cessé de

rappeler que

maison ont été réalisées grâce à un don du regretté Kermali Abdelhamid, a indiqué à Liberté qu'il ne reste que les travaux de bitumage et d'aména-

de la

qui fait

et psychologique représente

gement

verts. Rappe-

lons que, selon le registre du cancer

de Sétif, le seul validé au niveau na- tional, l'Algérie enregistre pas moins de 11 000 nouveaux cas chaque an- née. Le cancer du sein avec la parti- cularité de toucher les jeunes femmes

de moins

avec 500 nouveaux cas dans la région

souligner,

de Sétif.

l'association compte lancer, dans les

de

prochains jours,

sensibilisation tous azimuts dans les lycées et les deux universités de la wi- laya de Sétif, et ce, dans le cadre de l’opération Octobre rose.

des espaces

Le principe est de seulement

des

défi

ravages. Par

les fondations

calvaire”, dira

de les

de

garder

de 35

ans est le premier,

opération

F. SENOUSSAOUI

Enfin, faut-il le

une

l'association

était

EL-EULMA (SÉTIF)

Des projets tous azimuts pour l’aménagement urbain

n La ville d’El Eulma s’est, depuis plusieurs mois, engagée dans un grand projet visant à l’amélioration urbaine. Selon le chef de daïra, Chérif Mouloud, plus de 42 km de routes au niveau du chef-lieu de commune sont concernées par ces opérations. “Les travaux de réalisation de plusieurs routes à travers les

le bitumage des quartiers de la cité Goutali (côté nord et côté sud) d’une distance de 8 km, l’aménagement urbain de la cité de Boukhabla sur une distance de 3km, la réhabilitation du chemin communal 331 sur une distance 1,5 km et la route de l’agglomération de Djarmene sur une distance de 1,3 km”, s’est réjoui notre interlocuteur.

A. LOUCIF

à quatre coins de la ville ont touché plusieurs quartiers et cités pour ne citer que le doublement de la RN 77 à l’ouest vers la route de Batna sur une distance de 10 km,

RAMASSAGE DES ORDURES MÉNAGÈRES

Des bennes tasseuses pour sept communes à El-Tarf

n Sept communes de la wilaya d’El-Tarf

viennent de bénéficier de bennes tasseuses pour le ramassage des ordures. Il s’agit des communes de Chatt, Bouteldja, El-Tarf, El-Kala, Ben M’hidi, Drean et Besbes. La cérémonie d’attribution a eu lieu avant-hier, en présence des autorités locales, au niveau du siège de la wilaya. Par ailleurs, afin de remédier au transport scolaire dans les zones rurales, entre autres, Bougous, Oued Zitoun et El Ayoun, le wali d’El Tarf a décidé de leur attribuer 18 bus.

TAHAR B.

GUELMA : DÉLIVRANCE DU PASSEPORT BIOMÉTRIQUE

Les services de la daïra submergés

C es dernières semaines, les préposés du ser- vice de délivrance des documents officiels de la daïra de Guelma sont soumis à un rush

sans précédent qui pénalise leurs conditions de tra- vail. En effet, la disposition contenue dans la loi de finances 2015 stipule que le timbre du passe-

port passe de 2 000 à 10 000 dinars, sachant que sa validité sera de l'ordre de dix ans. C'est désormais la course contre la montre pour profiter des derniers mois avant l'application de cette loi. Lors de notre déplacement, nous avons constaté de visu l'encombrement des guichets, la cohue et

la frénésie qui s'est emparée des usagers pressés de déposer leurs dossiers. Le chef de daïra de Guel- ma qui déplore ce phénomène, affirme : “Habi- tuellement, nos services finalisent le traitement de 90 à 100 passeports biométriques chaque jour et ce, à la faveur des rendez-vous téléphoniques pro- grammés par une préposée. Cependant, nous enregistrons quotidiennement 300 demandes de ce document, ce qui est au-dessus de nos moyens humains et matériels ! Je tiens à préciser que nous n'avons été destinataires d'aucune instruction officielle relative à l'exigence d'un timbre à 10 000 dinars, ce n'est qu'une rumeur qui a pris de l'am-

pleur ces derniers temps !”. Le chef de daïra a, par le biais de la radio régionale, tenu à rassurer ses administrés en leur rappelant que la validité des anciens passeports expire impérativement le 24 no- vembre 2015 et les passeports biométriques seront établis dans un délai n'expirant pas une vingtai- ne de jours selon un calendrier conçu avec le mi- nistère de l'Intérieur. Il invite les usagers à facili- ter la tâche des préposés de ce service et il rappelle que le renouvellement des anciens passeports s'ef- fectuera normalement.

HAMID BAALI

LIBERTE

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

L’Algérie profonde

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RÉHABILITATION ET RESTAURATION DES VIEUX IMMEUBLES À ORAN

Cahiers des charges douteux, faillite et mise en danger des locataires

Alors que nous avons tenté d’obtenir un entretien avec le DG de l’OPGI, ce dernier usera de grossiers subterfuges pour ne pas nous recevoir. Plus grave, c’est sa chargée de communication qui croira utile de se substituer à son directeur, essayant de dédouaner l’OPGI avant la moindre de nos questions.

A u dernier étage du 5 rue Abderrah- mane-Ben Ali, donnant sur le bou- levard Maâta, une surprise de taille attend les visiteurs une fois la porte franchie de l’appartement d’une fa- mille. Et pour cause cela fait exac-

tement 3 ans que les occupants vivent la peur au

ventre. Tout le plafond du long couloir ne tient que par la présence

d’étais de fer le soute- nant et donc une partie de la terrasse. Celle-ci s’est partiellement effondrée, blessant légèrement une jeu- ne femme, lors des travaux de réhabilitation enta- més sur cet immeuble et confié à la société mixte al- géro-espagnole Global. Cette entreprise, qui ne payait plus depuis des mois ses ouvriers, a abandonné les chantiers laissant des locataires inquiets au milieu de travaux inachevés et bâclés aggravant la dégra- dation du bâtiment dans sa partie étanchéité, éva- cuation et structure. L’OPGI, maître de l’ouvrage délégué pour la réhabilitation, a été interpellé à maintes reprises par des locataires, sans réagir pour autant et n’obtenant même pas que l’entreprise reprenne les travaux et remplisse sa part contrac- tuelle. Ailleurs, au 18, au 16 et même au 26 rue Lar- bi-Ben M’hidi, la situation n’est pas meilleure. Là en- core, des étais pour soutenir des murs menaçant de

s’écrouler, des travaux grossiers et surtout au numéro 26 une cage d’escalier menaçant de s’effondrer à tout moment. Ce sont là aussi trois immeubles faisant partie du lot des 68 immeubles confiés à la socié- té Global, dont le gérant, un Algérien ne figure sur aucun répertoire professionnel, mais qui a pour as- sociés des Espagnols censés avoir un savoir- faire en matière de réhabilitation. Pourtant, déjà sur les façades de certains im- meubles au boulevard Maâta, confiés à Global, des défauts apparaissent attestant de la très mauvaise qualité des travaux. En nous rapprochant du siège de l’entreprise en question, nous sommes précédés par un huissier. C’est un jeune architecte algérien qui nous reçoit dans des bureaux désertés, tout le personnel espagnol étant parti et notre seul inter- locuteur d’évoquer la quasi-cessation des activités et la faillite de Global. Son explication est celle de dire que les cahiers des charges “étaient pourris”, les travaux de réhabilitation facturés à des montants trop bas, parce qu’au forfait, soit un peu moins de 1 milliard par bâtiment, des bureaux d’études trop tatillons refusent de valider des travaux.

Enquête réalisée par DJAMILA LOUKIL

Un maître d’ouvrage qui ne joue pas le jeu Alors que nous avons tenté d’obtenir un entretien avec le DG de l’OPGI, ce dernier usera de grossiers subterfuges pour ne pas nous recevoir. Plus grave, c’est sa chargée de communication qui croira uti- le de se substituer à son directeur, essayant de dé-

D. R.
D. R.

douaner l’OPGI avant la moindre de nos questions. Pourtant l’OPGI est bien au cœur de la gestion du programme de réhabilitation du vieux bâti d’Oran alors que des questions importantes restent sans ré- ponse sur la conduite des chantiers. Par exemple comment des travaux peuvent-ils être effectués et validés malgré des ordres de services d’arrêt de tra- vaux ? Pourquoi les lots d’étanchéité portés dans le cahier des charges n’ont-ils pas été réalisés ? Com- ment expliquer que des lots ne soient pas suffi- samment détaillés dans le cahier des charges qui est unique pour la réhabilitation de l’ensemble des im-

Des travaux inachevés inquiètent les locataires.

meubles ? Ce banal constat qui mériterait d’être ap- profondi n’est pas une exception puisqu’une autre entreprise de réhabilitation italienne, elle, n’a pas achevé les travaux d’étanchéité de plusieurs im- meubles non réceptionnés à ce jour, et se voit mal- gré tout confier d’autres chantiers et non des moindres puisqu’il s’agit de bâtisses historiques. Pour beaucoup, cette expérience de la réhabilitation du vieux bâti à Oran “a fait long feu” et il ne faut pas oublier que c’est à coup de milliards du Trésor pu- blic que tout se passe en catimini.

D. L.

391 individus incarcérés en 15 jours

U n bilan exhaustif concernant les délits commis durant la première quinzaine du mois

en cours fait état de 25 affaires liées à des voies de fait sur personne qui ont été traitées par les différents services

de la police judiciaire, des sûretés ur- baines et de daïra, selon le responsable de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya d’Oran. La même source confirme la mise sous mandat de dépôt de 30 individus im- pliqués pour association de malfai- teurs. Dans le même registre, 293 autres affaires ont été traitées par la

police qui se sont soldées par l’incar- cération de 88 individus mis en cau- se dans des agressions physiques et coups et blessures volontaires. Les dé- lits contre les biens d’autrui se sont tra- duits par le traitement de 207 affaires ayant compromis 106 personnes pour vols et vols qualifiés. Les autres dos- siers délictuels relatifs à des récidives ont trait à la conduite en état d’ivres- se, détention et consommation de stupéfiants. Dans ce contexte, 189 affaires étudiées par les services de po- lice ont permis de présenter 220 per- sonnes devant le parquet d’Oran qui

a ordonné la mise sous mandat de dé- pôt de 167 délinquants. Par ailleurs, pas moins de 2691 amendes liées à des contraventions diverses ont été dres- sées par les policiers de la sécurité pu- blique et des sûretés de daïra de la wi- laya d’Oran entre le 1 er et le 30 sep- tembre de l’année en cours, avons- nous appris, mardi, de source proche de la cellule de communication. Par ailleurs, 194 délits concernant les ac- cidents de la circulation ont été enre- gistrés durant cette période alors que 1206 permis ont été retirés, affirme-t- on. S’agissant du transport public

sans autorisation, les policiers ont procédé à la mise en fourrière de 44 véhicules et 51 motocyclettes pour ab- sence de documents administratifs. Dans un autre contexte, les services de police ont effectué 808 opérations d’immobilisation de véhicules et ap- préhendé 57 personnes conduisant en état d’ivresse. Les accidents de la cir- culation ont fait 37 victimes dont 29 d’entre elles ont subi des blessures plus ou moins graves, a-t-on ajouté de même source.

K. R. I.

ou moins graves, a-t-on ajouté de même source. K. R. I. BRÈVES de l’Ouest SIDI BEL-ABBÈS

BRÈVES de l’Ouest

SIDI BEL-ABBÈS

Un comédien accusé d’un double meurtre

n Les habitants du quartier ex-

Cailla del Sol de Sidi Bel-Abbès ont été horrifiés, jeudi, par la nouvelle du double meurtre survenu depuis plus d’une semaine dans un logement de fonction sis à l’école Mekkaoui-Zoulikha et qui a coûté la vie à une sexagénaire et sa fille. Selon la cellule de communication

de la Sûreté de la wilaya de Sidi Bel- Abbès, et après la découverte des deux corps par les éléments de la police, une enquête a été ouverte et

a permis d’arrêter le présumé

auteur du crime, qui sera présenté demain devant la justice. Il s’agit du demi-frère de la victime, B. N., âgé de 31 ans et repris de justice, un comédien d’une émission humoristique diffusée par une chaîne arabophone privée. Il a asséné plusieurs coups de couteau mortels dans le dos et le cou des deux victimes, pour une histoire d’argent, avant de s’enfuir. Les deux corps ont été découverts une semaine plus tard, ce jeudi vers 13h, par les éléments de la police judiciaire de la 6 e sûreté urbaine.

A. BOUSMAHA

GHAZAOUET (TLEMCEN)

Tentative de rapt de deux jeunes filles avortée

n La brigade de recherche de la

Sûreté de la daïra de Ghazaouet a réussi, mercredi dans la soirée, à

libérer deux jeunes filles qui ont fait l’objet d’un rapt de la part de deux individus se trouvant à bord d’un véhicule de marque Renault 20. Le chauffeur du véhicule en question a réussi à prendre la fuite au moment de l’intervention policière, mais selon la police il aurait été identifié et serait activement recherché ainsi que son compagnon. Durant l’année 2013, la population de la wilaya de Tlemcen avait été plongée dans l’émoi et la crainte consécutivement

à de nombreuses tentatives de rapt

d’enfants à leur sortie des établissements scolaires. On se rappelle le traumatisme provoqué par l’assassinat de la petite Sanaa à Sebdou (localité située à 30 km au sud de Tlemcen), étranglée par son beau-père, et la tentative d’enlèvement avortée de deux enfants à leur sortie de l’école primaire de Hennaya et qui n’ont dû leur salut qu’à leurs cris, obligeant leur kidnappeur à fuir mais qui fut par la suite appréhendé par la police.

B. A.

SAÏDA

119 affaires criminelles traitées en un mois

n Les services de la police judiciaire,

relevant de la sûreté de la wilaya de Saïda, ont traité 119 affaires durant le mois de septembre. Au cours de ces différentes opérations, 143 personnes ont été interpellées, dont 8 femmes. Selon le bilan mensuel de la Sûreté de wilaya, 78 personnes poursuivies pour divers chefs d'inculpation ont été placées en détention provisoire, alors que le reste, soit 41 personnes, a bénéficié d’une citation directe. Meurtre avec

préméditation, coups et blessures volontaires, vol qualifié, faux et usage de faux, incitation à la débauche et à la prostitution, injures et menaces, tels sont les chefs d'inculpation retenus contre les mis en cause. En matière de

sécurité routière, le service concerné

a enregistré 10 accidents de la

circulation ayant fait 24 blessés.

F. Z.

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L’internationale

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LIBERTE

ALORS QUE LA TRAQUE DES TERRORISTES SE POURSUIT INLASSABLEMENT

Les politiques s’engagent dans la polémique

À une semaine du scrutin législatif du 26 octobre en Tunisie, les forces antiterroristes poursuivent, inlassable- ment, la traque des terroristes dans les diverses régions du pays.

D u nord au sud, cette traque a abouti, ces derniers jours, au démantèlement de plusieurs cel- lules et à l’arrestation d’un bon nombre de présumés terroristes. A Bizerte (nord), sept individus

ont été appréhendés. Ils étaient poursuivis par les

forces de

sécurité qui

soup-

çonnaient de vols dans 16 maisons appartenant à des agents de police. La vente des biens volés devaient servir au fi- nancement de cellules terroristes, selon le mi- nistère de l’intérieur. A Tunis, une cellule com- posée de trois individus a été démantelée. Elle était spécialisée dans le recrutement de jeunes à enrôler dans les rangs des groupes terroristes. A Gabès (sud), un des terroristes les plus dangereux, selon le ministère de l’Intérieur, répondant au nom de Ala Eddine Tahri, a été arrêté et la cel- lule qu’il dirigeait démantelée. Les forces de sé- curité ont mis la main sur deux kalachnikovs, un pistolet et des munitions. Toujours dans le sud, à Benguerdène, ville la plus proche de la frontière tuniso-libyenne, quatre individus ont été ap- préhendés dans deux véhicules automobiles. L’un de ces individus transportait 2 kg d’or et une grande somme d’argent constituée de billets en euros, dollars et dinars tunisiens. Au plan politique, le président de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi, semble avoir coupé, définiti- vement, le fil qui pourrait servir de lien avec le parti islamiste. Comme par enchantement, Caïd

Par : MOHAMED KATTOU

les

D. R.
D. R.

Essebsi a déclaré que les islamistes ne sont pas dé- mocrates et sont rejetés par la société. De ce fait, aucune alliance n’est envisageable entre Nidaa Tounes et Ennahdha qui sont, selon, Caïd Essebsi, deux parallèles qui ne se rencontrent jamais. Pourtant, il estimait, il n’y a pas longtemps, pos- sible une alliance avec les islamistes. Pourquoi ce revirement ? Selon les observateurs, le leader de Nidaa Tounes a pris tout son temps pour analyser

La Tunisie lutte contre le terrorisme

la politique de son rival islamiste avant de conclure, enfin, à l’impossibilité de s’allier avec ceux qui étaient à l’origine de la création de son parti pour assurer un certain équilibre dans le paysage politique tunisien. Cependant, les récentes déclarations de Béji Caïd Essebsi étonnent plus d’un. Elles sont faites au moment où le gourou du parti islamis- te a changé de discours pour devenir plus conci-

LE BILAN DES COMBATS N’ÉTANT PAS ENCORE DISPONIBLE

Deux groupes touareg rivaux s'affrontent dans le nord du Mali

D eux groupes armés rivaux touareg du nord du Mali, appuyés par leurs alliés, se sont affrontés jeudi près de Gao, principale ville de la région, a appris l'AFP de sources concordantes.

Aucune indication n'a été fournie sur le bilan de ces combats, opposant le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), principal mou- vement de rébellion touareg, impliqué dans les pourparlers d'Alger avec le gouvernement malien, et un groupe rival, qui revendique une place à la table des négociations. “Des affrontements se déroulaient, jeudi après-midi,

à N'Tilit, entre les touareg de la tribu des Imghad, membres du MNLA, et les Imghad du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia)”, a dé-

claré à l'AFP une source militaire africaine de la Mission de l'ONU contac-

“Les Imghad membres du MNLA et ceux du Gatia ont respec-

tée à Gao.

tivement reçu le renfort des autres tribus du MNLA et d'une branche du Mou-

vement arabe de l'Azawad (MAA)”, a précisé la même source. “Des groupes armés se tirent dessus depuis jeudi, à 125 km au sud de Gao,

pour contrôler le secteur”, a indiqué de son côté à l'AFP, une source sécu- ritaire régionale. Le Gatia, dernier-né des groupes armés du nord du Mali, veut contrôler une base territoriale pour peser sur les négociations d'Al- ger. Le MNLA tente de l'en empêcher, avec des alliés dans chaque cas, a expliqué cette source régionale. Généralement, le Gatia, réputé très proche du général Aladji Gamou, un officier targui fidèle à l'armée gouvernementale, reçoit sur le terrain son soutien et celui d'une branche du MAA. Le gé- néral Gamou est souvent accusé par des observateurs de mettre les moyens de l'armée malienne à la disposition du Gatia. Le gouvernement et 6 mouvements armés du Nord -dont le MNLA, le MAA et le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) - ont signé en juillet à Alger, une feuille de route des négociations, mais les combats se pour- suivent. En mai, l'armée malienne avait subi de lourdes pertes- au moins 50 soldats- au cours de combats à Kidal face aux groupes armés touareg.

R. I.

liant et prôner un islam tolérant rompant, ain- si, avec le salafisme et le wahhabisme. Toutefois, Caïd Essebsi exclut l’amalgame en reconnaissant aux islamistes le droit d’exister affirmant qu’ils constituent une composante incontournable de la société tunisienne. On peut coexister sans alliance possible, a-t-il martelé. Le matraquage de Nidaa Tounes ne s’ar- rête pas là. Le secrétaire général de ce parti, Taieb Baccouche n’a pas ménagé, à son tour, le parti is- lamiste qu’il a accusé d’être derrière la multipli- cation du nombre des candidats à la présidentielle dans le but inavoué, selon lui, d’éparpiller les voix au détriment de Nida Tounes et de son candidat. Cela s’explique, a-t-il dit, par le silence observé par nombre de candidats auxquels le parti isla- miste a promis son soutien dans la course vers le palais de Carthage.

M. K.

LE CONVOI PORTAIT UN ANCIEN STOCK EN PROVENANCE DE LIBYE

Trois tonnes d'armes interceptées au Niger

n Un convoi de trois tonnes d'armes, dont des missiles sol-air SA-7, en provenance de Libye a été intercepté par l'armée française le 10 octobre au nord du Niger “C'est l'une des plus importantes saisies d'armes réalisées dans la bande sahélo-saharienne depuis que les forces françaises se sont engagées dans la région en janvier 2013”, a déclaré jeudi le porte-parole, l'état-major des armées le colonel Gilles Jaron, lors d'un point de presse. L'opération, annoncée vendredi dernier par la présidence française, a aussi permis de saisir des canons de 23 mm, une centaine de roquettes antichar, des mitrailleuses et des munitions, a-t-il ajouté. Une quinzaine de terroristes ont alors été “neutralisés”, c'est-à-dire tués ou faits prisonniers, a-t-il poursuivi sans plus de détails. Après le pillage des arsenaux de l'ancien leader libyen Mouammar Kadhafi, des missiles SA-7, de conception russe, se sont retrouvés aux mains de groupes terroristes, suscitant l'inquiétude des pays de la région et des Occidentaux. L'armée française était déjà tombée sur ce type d'armements dans des caches au Mali, lors de l'opération Serval, mais plus ces derniers mois, et notamment pas dans un convoi, a précisé le colonel Jaron. L'interception du convoi de six pick-ups, qui se dirigeait vers le Mali, a été menée par des forces spéciales françaises, en coopération avec l'armée nigérienne et avec l'appui de moyens aériens. Les véhicules ont été détruits, a ajouté le colonel, qui a montré des photos de carcasses métalliques carbonisées, et les stocks d'armes saisis fortement endommagés.

R. I.

AU MOINS 25 MORTS DEPUIS MERCREDI DANS DE NOUVEAUX COMBATS À BENGHAZI

Le dialogue compromis en Libye ?

L a ville de Benghazi, dans l'Est li- byen, est à nouveau le théâtre d'affrontements meurtriers après

l'offensive lancée par les forces du gé-

néral Haftar contre les milices isla- mistes qui contrôlent la deuxième vil- le du pays. Au moins 25 personnes ont été tuées depuis le début mercredi matin de cet- te nouvelle intervention des forces du général Haftar, appuyées par l'ar- mée, selon un nouveau bilan d'une source hospitalière. Les forces de Haf- tar avaient annoncé mercredi avoir pris le contrôle du QG de la milice appe- lée Brigade du 17-Février, situé dans la banlieue ouest de la ville. Mais une source militaire a indiqué jeudi que les forces pro-gouvernementales avaient

dû se retirer de cette ancienne base mi- litaire prise pour cible par les milices islamistes. Les combats ont toutefois baissé d'in- tensité jeudi, alors qu'un hélicoptère et un avion militaires survolaient la vil- le. Jeudi, après une matinée relative- ment calme, des combats violents ont repris dans cette banlieue ouest, dans les quartiers d'Al-Guewarcha et Ga- ryounes où une “guerre de rue” était en cours à proximité de zones résiden- tielles, selon des témoins. Cette nouvelle offensive du général Haftar, appuyé par l’armée régulière li- byenne, intervient dans un pays plon- gé dans le chaos et livré aux milices de- puis le renversement du dirigeant Mouamar Kadhafi au terme de huit

mois de conflit en 2011. Elle s’inscrit également dans le sillage de l’opération qui avait été lancée en mai par ce même général contre les milices qu'il a qualifiées de “terroristes”. le général controversé avait été alors accusé par les autorités de transition de tenter un coup d'Etat. Les observateurs relèvent à ce sujet, le rapprochement du gouvernement de transition reconnu par la commu- nauté internationale, et dirigé par Abdallah al-Theni, du général Haftar, qui se présente comme “le sauveur de la Libye”, pour avoir participé à la ré- volte contre Kadhafi, en 2011. ils ex- pliquent surtout, par le fait que, contrairement aux islamistes, les au- torités de transition ne disposent pas

de milices pour pouvoir s'imposer. Mais, ce rapprochement entre Haftar et les autorités de transition a été dé- noncé par la coalition des milices ar- mées, notamment islamistes, et origi- naires de la ville de Misrata (est de Tri- poli), qui contrôle la capitale depuis août. Cette coalition Fajr Libya(Aube de la Libye), qui a formé un gouver- nement parallèle, a récemment élargi son offensive à l'ouest de Tripoli. Depuis quelques jours des combats font rage entre Fajr Libye et des forces de Zenten (ouest) et de leurs alliés, en particulier autour de la ville de Kekla, à une centaine de kilomètres au sud- ouest de Tripoli. Selon les experts, la nouvelle flambée de violences menée contre les milices

islamistes réfractaires au processus démocratique et l'établissement d'un Etat, risque de compromettre le dia- logue politique lancé par l'ONU fin septembre dans le but de mettre fin à l'anarchie institutionnelle dans le pays. D’où l’appel, lancé par le secrétaire gé- néral de l'ONU Ban Ki-moon , lors d'une visite à Tripoli samedi dernier, à la fin des hostilités, réclamant no- tamment un arrêt des combats entre les forces de Haftar et les islamistes. D’ailleurs, nombre de spécialistes se demandent alors, l’efficience d’un dia- logue, en l’absence des islamistes qui, en dépit de leur force sur le terrain, en sont exclus, sous le motif d’usage de la violence.

A. R.

LIBERTE

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L’internationale

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GRÂCE À DE NOUVELLES FRAPPES “INTENSIFIÉES ET MIEUX CIBLÉES” DE LA COALITION

Kobané résiste et Bagdad à l'abri de Daech

Les Etats-Unis ont minimisé la menace des terroristes contre Bagdad, capitale de l'Irak, alors que d’un autre côté, en Syrie, les combattants kurdes opposent toujours une forte résistance aux éléments de Daech.

D eux événements majeurs, qui renseignent on ne peut mieux sur la nouvelle configuration de la si- tuation militaire en Irak et en Sy- rie, où le groupe des terroristes de Daech semble avoir été frei-

né dans son élan d’il y a quelques jours. Ils ont été rendus possibles grâce à des frappes aériennes “intensifiées et mieux ciblées” de la coa- lition internationale contre les principales posi- tions du groupe, qui s’est autoproclamé “Etat is- lamique”, dans la ville kurde de Kobané en Sy- rie. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les avions de la coalition di-

rigée par les Etats-Unis ont lancé six raids contre l'EI à Kani Arabane, un quartier de l'est, après avoir visé le QG kurde contrôlé par l'EI dans

le nord. Soit 100 raids depuis fin septembre.

Plus d'un mois après le début de l'offensive de l'EI sur Kobané en effet, les combattants kurdes, ai- dés de “frappes intensifiées et mieux ciblées”, op-

posent toujours une forte résistance aux terro- ristes. Même si le sort de cette ville, devenue le symbole de la lutte contre ce groupe terroriste, reste to- talement incertain, des combats acharnés s’y dé- roulent. L'EI, quant à lui, a lancé des attaques dans l'est et près du centre de Kobané, tandis que la principale milice kurde, les YPG (Unités de protection du peuple), a mené des assauts dans

le sud-ouest, a précisé l'ONG.

Fait nouveau : la même source fait état en ce sens d’une coordination entre forces kurdes et les

Américains, où, “les Kurdes leur donnent la lo- calisation exacte des combats”. Autre raison de cette régression, l'EI combat sur d'autres fronts, notamment à Deir Ezzor (est) et près d'Alep (nord) contre les forces du régime,

ainsi que contre les Kurdes à Hassaka (nord-est).

A Kobané qui semblait il y a quelques jours en

passe de tomber aux mains de l'EI, qui en

D. R.
D. R.

contrôle 50%, la résistance farouche des Kurdes et une intensification des frappes sont parvenues à freiner l'avancée des terroristes, selon l'OSDH. Mais l'instabilité de la situation a été soulignée par le Pentagone pour qui “Kobané pourrait en- core tomber”. Pour aider les Kurdes, outre les frappes, des responsables américains ont ren- contré pour la première fois des membres du principal parti kurde syrien hors de la région, pro- bablement à Paris, a indiqué un responsable. En Irak voisin, les forces de sécurité irakiennes ont lancé vendredi une offensive contre l’EI à Ra- madi, à l'ouest de Bagdad, et au nord de Tikrit, tenue par les terroristes depuis plus de quatre mois, selon des responsables.

Les combattants kurdes, aidés par les frappes de la coalition.

Les Etats-Unis, après avoir reconnu être inquiets de la progression des terroristes qui contrôlent la majorité de la province d'Al-Anbar (ouest) malgré les frappes, se sont montrés plus rassu- rants quant au sort de Bagdad, en dépit des at- tentats de l'EI. “Nous pensons à l'heure actuelle que Bagdad est à l'abri d'une menace imminente”, a dit le Pentagone. “Il n'y a pas de rassemblement massif des forces de l'EI à l'extérieur, prêtes à y en- trer.” Les Etats-Unis ont exclu en outre des troupes au sol pour combattre l'EI, et cherchent dans le cadre de leur stratégie à renforcer l'armée et les forces kurdes en Irak, ainsi que la rébellion et les Kurdes en Syrie.

AMAR R.

EN DÉPIT DES MENACES DE POUTINE DE COUPER LE ROBINET DU GAZ CET HIVER

Les Européens optimistes après le mini-sommet sur l'Ukraine à Milan

L a crise ukrainienne est à la croisée des chemins, entre un optimisme mesuré né suite

au mini-sommet qui a rassemblé hier à Milan plusieurs dirigeants eu- ropéens et les présidents russe et ukrainien, et les menaces de Pouti- ne de couper les approvisionne-

ment de gaz à l’Europe, durant cet hiver.

A cette rencontre qui s'est tenue, en

marge du 10 e sommet de l'Asem, qui rassemble pays européens et asia- tiques, le président russe et son ho- mologue ukrainien y ont pris part hier matin à la préfecture de Milan.

Ils y ont été rejoints par M me Merkel,

M. Hollande, M. Cameron, M. Ren-

zi et les dirigeants de l'Union eu-

ropéenne Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso. Ce mini-sommet a été précédé d’une série de rencontres bilaté- rales, dont un long tête-à-tête de deux heures et demie, entre M me

Merkel et le président russe tard

jeudi soir. Au cours de cet entretien “prolongé et détaillé”, M. Poutine et

M me Merkel “ont vérifié de façon mi-

nutieuse la mise en œuvre des accords signés à Minsk le 5 septembre qui ont permis l'instauration d'un cessez-le- feu -- régulièrement violé -- dans l'est

de l'Ukraine entre combattants sé-

paratistes et forces loyales à Kiev”,

a précisé M. Peskov.

Le Nigeria annonce un accord avec Boko Haram pour la libération des lycéennes

n L'armée et la présidence nigérianes ont déclaré, hier, avoir conclu un accord avec le groupe islamiste armé Boko Haram prévoyant un cessez-le-feu et la libération de plus de 200 lycéennes enlevées mi- avril. “Un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le gouvernement fédéral du Nigeria et Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad (groupe pour la prédication et le jihad), plus connu sous le nom de Boko Haram”, a déclaré le chef d'état-major de l'armée nigériane, Alex Badeh. En parallèle, le premier secrétaire de la présidence, Hassan Tukur, a affirmé à l'AFP qu'un accord avait été conclu avec le groupe islamiste mettant fin aux violences et prévoyant la libération de 219 jeunes filles toujours portées disparues.

Les discussions lors de ce tête-à- tête devaient inévitablement porter sur la situation en Ukraine, no- tamment l’état d’application de l’ac- cord de Minsk, mais aussi l'appro- visionnement en gaz de l'Europe. Plusieurs dirigeants européens ont jugé “positive” cette rencontre, ayant duré environ une heure et demie, qui nourrit l’espoir de ramener en-

fin la paix dans l'est de l'Ukraine. Un constat que partagent d’ailleurs les dirigeants des deux camps, notam- ment le chef du gouvernement italien Matteo Renzi et le Premier ministre britannique David Ca- meron, d’un côté, et le président

Poutine de l’autre côté. Seulement voilà, il est relativisé par les déclarations du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, selon le- quel, de sérieuses divergences per- sistent encore entre Russes, Ukrai- niens et Européens. Toutefois, une nouvelle rencontre, était prévue hier encore vers 13h00 (11h00 GMT) entre les dirigeants russe et ukrainien, en présence de la chancelière allemande Angela Mer- kel et du président français François Hollande. Cette réunion se tiendra ainsi au “format Normandie”, celui d'un en- tretien organisé le 6 juin en marge

des commémorations du Débar- quement allié en Normandie, selon une source proche de la présiden- ce française. Qu’à cela ne tienne, même si les Eu- ropéens restent sceptiques sur l’is- sue des entretiens russo-ukrainiens engagés depuis août, ils semblent toutefois dans l’obligation de tout mettre en œuvre pour éviter l'esca- lade avec la Russie. Car au delà des professions de foi, les combats se poursuivent tou- jours sur le terrain. Preuve en est que onze soldats ukrainiens étaient portés disparus hier après être tombés dans une em- buscade dans la région de Lou- gansk. la crise est montée d’un cran, aussi, après les menaces de Vladi- mir Poutine, proférées quelques heures avant son arrivée à Milan, de couper le robinet cet hiver si le contentieux avec l'Ukraine sur les li- vraisons de gaz n'était pas résolu. De “grands risques” de perturbations des livraisons de gaz sont à craindre, faute d'accord dans le conflit gazier entre la Russie et l'Ukraine, a-t-il prévenu. Les Européens espèrent ré- gler ce problème mardi à Bruxelles, lors de négociations avec les Russes et les Ukrainiens.

A. R.

MAURITANIE

Quatrearrestationspourdesrelationspré- sumées avec des groupes liés à l’EI

n Quatre personnes arrêtées cette semaine

dans le nord de la Mauritanie étaient interrogées, jeudi, pour des relations présumées avec des groupes liés à l'organisation de l'Etat islamique (EI), a affirmé à l'AFP une source sécuritaire mauritanienne. “Les quatre personnes ont été arrêtées en début de semaine à Zouérate”, elles “sont toujours interrogées pour leurs relations présumées avec des organisations

terroristes liées à l'EI”, a déclaré cette source, sans plus de précisions sur ces organisations. La presse locale a fait état, jeudi, de l'arrestation cette semaine dans la zone de Zouérate de quatre hommes, accusés de “procéder à des recrutements au profit de l'EI”. Un des hommes aurait été libéré mercredi soir. Interrogé sur le sujet, jeudi au cours d'une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement, Izidbih Ould Mohamed Mahmoud, a simplement fait état de “l'arrestation de trois à quatre personnes pour des motifs sécuritaires”. L'enquête “se poursuit encore”, a-t-il dit, sans autre détail. La semaine dernière, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avait affirmé à l'AFP que de jeunes Africains, dont des Maliens, des Nigériens, des Nigérians et des Somaliens, figuraient parmi les terroristes du groupe EI en Syrie et en Irak.

Il n'avait cependant livré aucune indication

sur leur nombre, ni sur les filières leur ayant permis de rejoindre les terroristes de l'EI. La Mauritanie, elle, est en pointe depuis des années contre les groupes islamistes. En 2010 et 2011, elle a régulièrement mené des actions militaires contre Aqmi en territoire malien, qualifiées de “préventives”, au moment où le régime du président malien de l'époque Amadou Toumani Touré – renversé en 2012 – était accusé d'incurie face aux terroristes.

R. I.

POUR S'ENQUÉRIR DE LA SITUATION ET SOUTENIR CE PAYS

Visite demain d'une délégation de la Ligue arabe en Irak

n Une délégation de haut niveau de la Ligue

arabe se rendra demain en Irak pour s'enquérir de près des derniers développements de la situation dans ce pays et exhorter les forces nationales à s'unir pour relever les différents défis, notamment sécuritaire, a indiqué le secrétaire général adjoint de la Ligue, Ahmed Ben Helli. La délégation de la Ligue, présidée par Nabil El-Arabi, secrétaire général de la Ligue, sera composée du premier vice-Premier ministre koweitien, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Khaled Al-Hamad Al-Sabah, du ministre des Affaires étrangères mauritanien, Ahmed Ould Teguedi, et de

responsables de la Ligue, a-t-il déclaré hier à la presse. La délégation qui rencontrera plusieurs dirigeants irakiens dont le président de la République, Fouad Massoum, le Premier ministre, Haïdar Al-Abadi, le président du Parlement, Salim Al-Joubouri et le ministre des Affaires étrangères, Ibrahim Al-Jaafari, évoquera la situation en Irak et le soutien arabe à accorder à ce pays,

a précisé M. Ben Helli, soulignant que

plusieurs parties politiques avaient exprimé le souhait de rencontrer la délégation arabe. “Les entretiens porteront sur la lutte contre le terrorisme, l'examen du dossier des déplacés irakiens et le soutien arabe à accorder à ce pays, membre important de la Ligue et de l'action arabe commune”, a souligné le secrétaire général adjoint de la Ligue. Cette visite, d'une journée, se veut l'expression de la solidarité et du soutien de la Ligue arabe aux efforts du nouveau gouvernement irakien, en vue de lutter contre toutes les formes de terrorisme, notamment contre l'organisation autoproclamée “Etat islamique” (Daech) et de préserver l'unité, l'intégrité, la stabilité et la sécurité ce de pays, a-t-il affirmé. Elle sera l'occasion de réaffirmer la position arabe qui appelle toutes les forces nationales irakiennes à s'unir pour relever les défis importants qui se posent à Irak, notamment dans le domaine sécuritaire et qui constituent une priorité pour le gouvernement irakien et les institutions constitutionnelles en cette période, a-t-il ajouté.

R. I.

16

Des

Gens

& des Faits

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE

Récit de Adila Katia

“Les secrets…”

74 e partie

Troisième chapitre : Le rêve inespéré…

Résumé : Toute la famille a passé la nuit à l’hôpital. Ihssane n’est pas revenue à elle. Les médecins se sont relayés à son chevet mais son état ne s’est pas amélioré. Lynda et Nassima accompagnent hadj Abderrahman. Zina ne supporte pas la présence de Lynda. Sa fille tient beaucoup d’elle. Depuis que son ombre plane dans leur vie, Ihssane n’a plus jamais été la même…

- Va te reposer ma fille ! Rentre chez

toi ! Tu as besoin de te reposer, de te rafraîchir !, dit Guemra. Tu dois re- tourner chez toi ! Ton mari a aussi be- soin de toi ! Zina secoue la tête.

- Il peut se débrouiller seul ! Tant

qu’Ihssane n’a pas repris connais- sance, je ne bougerai pas d’ici !

- Ta mère a raison ! Nous resterons ici,

et s’il y a quoi que ce soit, on t’appel- le ! Sauf si tu ne nous fais pas confian- ce !, dit hadj Ahmed. Va pour quelques heures !, insiste-t-il. Cela te fera du bien et, qui sait, peut-être qu’à ton retour, tu la trouveras réveillée !

- C’est tout ce que je souhaite ! Je veux voir ses yeux verts briller de rêves !

- Son état ne s’est pas aggravé ! C’est

bon signe ! Allez, rentre chez toi te re-

poser ! On reste à son chevet jusqu’à ton retour !

- Vous me promettez d’appeler quoi

qu’il arrive ? Guemra le lui promet. Krimo se char- ge de raccompagner sa sœur. Depuis

cet accident, il tentait de se rapprocher

d’elle, mais elle lui reprochait toujours d’avoir fait sentir à sa fille qu’elle n’était pas de leur sang.

- Elle est forte, elle s’en sortira !

- Je l’espère

Mais Ihssane tardait à reprendre conscience.

- J’ai peur de la perdre !

- C’est une battante, la rassure Krimo. Tu ne perdras pas ta fille !

- Oui, mais…

Elle ne poursuit pas. Elle pense qu’el-

le a en partie perdu sa fille depuis le

jour où elle s’était mis en tête de re- trouver sa mère biologique. Une fois

chez elle, son mari et sa belle-famille

tentent de lui remonter le moral.

Après s’être rafraîchie, elle s’allonge et s’endort rapidement. Toutes ces nuits blanches ont eu raison d’elle. Il a suffi qu’elle pose la tête sur l’oreiller

pour tomber dans les bras de Mor- phée.

A l’hôpital, ses parents ne quittent pas

Ihssane des yeux. Tous deux ont per-

du espoir même s’ils ne l’ont jamais montré à Zina. Ce ne sont pas deux jours qui sont passés, mais quatre jours. Un médecin vient s’assurer qu’elle va bien. El-hadj le regarde vérifier la

tension, son rythme cardiaque, ses yeux. Quand il ressort de la salle de ré- animation, il l’approche.

- On dirait qu’elle dort paisiblement !

Comment se fait-il qu’elle n’ait pas re-

pris connaissance ? Qu’elle n’ait pas bougé ? Rien… Pourquoi ? Est-ce qu’elle est morte ? Est-ce que ces ap- pareils la maintiennent en vie ?

- Non, le rassure-t-il. Ces appareils en-

registrent ses activités cérébrales… S’il

y a un pic ou une baisse de tension, ou

bien si son cœur se met à battre plus vite ou qu’il ralentit, une alarme se dé-

clenchera ! Pour l’instant, tout est dans

les normes ! Elle reviendra à elle ! Continuez à prier ! Avec l’aide d’Al-

lah, tout est possible ! Nous, nous avons tout fait !

El-hadj le remercie. Guemra a écou- té, et pourtant elle doute. Parfois, elle se demande s’ils ne devaient pas se préparer à sa mort. Mais elle n’a pas le courage moral d’aborder le sujet avec Zina. Elle est surprise de voir Ryan et sa fa- mille arriver.

- Regarde qui…

Hadj Ahmed, qui avait repris la lecture du Coran, s’interrompt et accueille

avec le sourire les visiteurs. Ils sont ve- nus aux nouvelles et proposent de la

Dessin/Mokrane Rahim
Dessin/Mokrane Rahim

prendre en charge dans une clinique privée. Il refuse à nouveau.

- Elle ne manque de rien. Inch Allah

elle va se réveiller ! Quand elle sorti-

ra d’ici, je réunirai tous les pauvres du

quartier et je leur offrirai à dîner !

- Pourquoi venez-vous ?, demande

Guemra à Nassima et Ryan. Ma fille

ne veut pas vous voir ! Si Ihssane est

dans cet état, c’est bien à cause de toi ! Ta présence est une torture pour elle,

alors je te prie de repartir ! Elle souffre

assez !

- Moi aussi, se défend Ryan. En plus

me répondait pas ! Je l’aime et je pen- sais même au mariage !

Guemra secoue la tête, nullement touchée par sa peine.

- Tu devrais penser à ton séjour en pri- son ! D’ailleurs, comment se fait-il

qu’on ne t’ait pas arrêté ? Tu es un cri- minel… Tu as failli tuer 5 personnes ! T’en rends-tu compte ? Et tu me parles d’amour, de mariage ! Si tu tombes sur un juge consciencieux, tu ne retrouveras pas ta liberté avant longtemps ! File d’ici, je t’en conjure !

Ta présence est une torture…

de

culpabiliser, je l’aime. Je l’appelais,

(À SUIVRE)

lui écrivais tous les jours mais elle ne

A. K.

adilaliberte@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Nora est déroutée. Elle avait
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : Nora est déroutée. Elle avait
Dessin/Amouri
Dessin/Amouri

Résumé : Nora est déroutée. Elle avait besoin d’un bon

repos moral. Le sommeil, lorsqu’il ne la fuyait pas, ne la reposait pas non plus. Portée par un élan nostalgique et sentimental, elle tente de contacter Yazid, mais n’eut

pas le courage de lui parler

Elle sentait qu’il l’aimait

encore… Son état de femme enceinte lui faisait appréhender l’avenir…

77 e partie

Récit de Yasmina Hanane

Un jour je saurais…

Ses migraines et ses nausées matinales commençaient à s’atténuer, et sa gy- nécologue lui avait conseillé de se re-

poser davantage. Mais ce dont elle avait

le plus besoin c’était plutôt un repos

moral. Elle était à bout de nerfs et ne savait plus à quel saint se vouer. Elle se rendit dans la cuisine et prépare

hâtivement un petit-déjeuner, avant d’aller réveiller la vieille dame. Mar- guerite, la jeune infirmière qui était chargée de son suivi médical et de son traitement, n’allait pas tarder à arriver

pour lui administrer ses injections, contrôler sa tension artérielle et sa gly- cémie, puis lui faire quelques mouve- ments afin de l’aider à mieux suppor- ter ses douleurs et ses courbatures. Nora se dit qu’elle devrait profiter de cette “pause” pour sortir faire des courses avant de revenir préparer le dé- jeuner. Elle s’habille donc, et prend un panier

et son porte-monnaie. Marguerite ve-

nait d’arriver, et elle lui confie M me

Claude pour quelques heures. Tout en marchant, la jeune femme re-

pensait à son coup de fil de la veille. Ya- zid avait sûrement deviné que c’était elle qui l’avait appelé. Comment avait-

il donc réagi à ce coup de fil nocturne ? Elle ferme les yeux et pousse un long soupir. Ils étaient si heureux en- semble !

Et si elle lui apprenait qu’elle avait quit-

té son mari, mais qu’elle était aussi en-

ceinte de lui ? Elle secoue la tête. C’était insensé. Yazid faisait désormais partie de son passé, et elle devrait se rendre à l’évi- dence… Rien ne sera plus comme

avant… Jamais, au plus grand jamais,

elle ne pourra revivre ce qu’elle avait vécu lors de son premier mariage… Son cœur se serre. Elle se reprend, et

pour chasser ces idées noires, elle entre dans une superette et fait ses courses, puis en ressort pour aller acheter quelques fleurs et des pâtisse- ries.

M me Claude en sera ravie. Elle aimait

les fleurs autant que les sucreries. Nora sentit son bébé bouger dans son votre. Elle s’arrête un moment au bord du trottoir et dépose ses achats. Elle avait déjà eu cette sensation eu- phorique qui reflétait la présence d’une nouvelle vie en elle, et à chaque fois elle ressentait un étrange attache- ment à cette masse qui se formait de jour en jour. Son ventre s’étirait, et bientôt elle ne pourra plus cacher son état. M me Clau- de lui avait dit qu’elle embellissait et

prenait du poids. Elle avait déjà en- tendu des femmes de son entourage échanger des compliments entre elles, lorsqu’elles étaient enceintes. Dans sa famille ou même à l’école, c’était le même cas. On trouvait tou- jours quelque chose à redire sur une

femme enceinte. Sûrement pour la ras- surer se dit-elle… Elle prend une longue inspiration, et reprend ses paquets et son panier, avant de héler un taxi.

Elle rentre à la maison et dépose le tout dans la cuisine. Marguerite était par-

tie et M me Claude lisait le journal. -Oh ! Vous allez fatiguer vos yeux… Laissez-moi vous lire les dernières nouvelles.

La vieille femme sourit :

-Vous voici de retour Nora… Alors qu’est-ce qu’on a acheté ? -Un peu de tout… J’ai une petite sur- prise pour vous. Elle court apporter un vase et dépose les fleurs sur la table de nuit :

-Je sais que vous aimez les fleurs. Votre chambre en sera bientôt em-

baumée… -Merci ma chère fille… Je n’ai pas en- core connu quelqu’un d’aussi pré- voyant que vous à mon égard. -Il y a aussi des pâtisseries pour le des- sert. -Alors je suis gâtée pour aujourd’hui. Elle la regarde dans les yeux avant de demander :

-Et pour vous

Qu’est-ce que vous

avez acheté ? -Oh ! Rien de spécial… Je vais prépa- rer le déjeuner… Que voulez-vous donc manger ? -Un couscous.

-Encore

Nous en avions mangé il y

a à peine quelques jours. -Je raffole de ce plat…

Elle s’interrompt, et regarde encore Nora avant de lancer :

-Heu

Quelqu’un a demandé après

vous. Nora pâlit :

-Quelqu’un a demandé après moi ?

-Oui

Au téléphone… C’est Mar-

guerite qui a pris la communication… -Elle ne vous a pas dit qui c’était ?

(À SUIVRE)

Y. H.

y_hananedz@yahoo.fr :

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

LIBERTE

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

Jeux

17

Sudoku

N°1788 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle-

9

 

5

     

1

   

même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

       

6

   

8

7

 

4

   

5

3

 

6

 
 

1

8

   

5

     

chaque ligne contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

-

     

9

   

6

   

-

chaque colonne

5

 

3

 

4

   

1

8

contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

 

8

6

       

5

 

-

chaque bloc de 3X3

4

   

6

     

9

 

contienne tous les chiffres de 1 à 9.

 

2

 

5

   

8

 

6

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 

Solution Sudoku n° 1787

   

Proverbes

 

français

9

4

 

3

1

 

5

8

2

6

7

Des femmes

                     

5

1

7

2

4

6

8

9

3

et des chevaux, il n'y en a point sans défaut.

8

6

 

2

9

 

3

7

5

4

1

6

5

 

4

8

 

9

3

7

1

2

Quand on parle du loup, on en voit la queue.

1

7

 

8

6

 

2

4

9

3

5

2

3

 

9

7

 

1

5

4

8

6

Qui sait le plus doute le plus.

4

8

 

1

3

 

7

2

6

5

9

7

9

 

6

5

 

8

1

3

2

4

Quand le Français dort, le diable le berce.

3

2

 

5

4

 

6

9

1

7

8

Mots croisés

N°5200 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1 2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

HORIZONTALEMENT - I - Bac contenant des pots à fleurs. II - Corps céleste. Rongeur. III - Désir ardent. Ville de Chaldée. Infinitif. IV - Article. Réjouissances. V - Ville allemande. Bagatelles. VI - Matériau résistant au feu. VII - Conifère. Personnel. Dieu du Nil. VIII - Partie du jour. Messager royal. IX - Posés. Iles coraliennes. X - Chef-d’œuvre de Virgile. Cri de douleur.

VERTICALEMENT - 1- Hypocrisie. 2- Qui manque de

dynamisme. Poils d’un artichaut. 3- Monarque. Mot d’enfant. Baie du Japon. 4- Calomnier. 5- Personnel. Centre de Milan. Lettres de Madrid. 6- Vertu suisse. 7- Souveraine. 8- Infinitif. Partie d’une partie. Roi d’Israël. 9- Filet lumineux. Extrait parfumé des fleurs du bigaradier. 10- Créatures. Petite baie.

Solution mots croisés n°5199

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

M

I

C

R

O

C

L

I

N

E

A

R

R

E

T

E

 

V

A

S

N

E

O

 

A

L

I

E

N

E

D

 

T

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R

T

S

 

A

R

A

V

A

R

I

E

 

P

S

I

R

A

L

E

E

 

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L

 

N

I

L

E

 

S

E

P

A

L

E

N

L

 

S

 

S

A

G

E

 

A

E

D

E

S

 

R

E

N

D

T

E

I

N

T

E

S

 

T

U

Par :

Naït Zayed

MOTS FLÉCHÉS N°295

s Grande générosité --------------------- Élogieux s Tromperie --------------------- Bride s s Voyelle
s
Grande
générosité
---------------------
Élogieux
s
Tromperie
---------------------
Bride
s
s
Voyelle
Iridium
double
Actionné
---------------------
---------------------
Saisi (ph)
s
Buté
s
s
Unis
Propre
Sélénium
---------------------
---------------------
Préposition
Possessif
s
Punaise
Périodes
Poison
d’eau
---------------------
végétal
---------------------
Bile
Étain
s
---------------------
Interjection
Qui est à
l’état naturel
---------------------
Vent
s
Embracations
Consonnes
légères
---------------------
---------------------
Ville des
s
Dans note
Pays-Bas
s
Sans parti
Sur la borne
---------------------
Crochets
s
ss
s
Dieu
Jambière
de la guerre
Chevalier
---------------------
Ôtée
---------------------
ambigu
Étendues
Liée
d’eau
s
de nouveau
s
s
s
Personne
Fleuve
de Sibérie
peu
---------------------
intelligente
Flâner
Dais
Ventiler
---------------------
Gadoues
---------------------
s
Entourées
Régle
d’eau
s
Pays
Génisse
d’Europe
Tableau
(myth)
---------------------
s
s
Aluminium
Personnel
Pronom
---------------------
relatif
Rivière
Nickel
---------------------
de France
---------------------
Possessif
s
s
Révolution
s
Mats
Indiens
---------------------
---------------------
Vieux
Enzyme
---------------------
A du bon sens
Échassier
Voyelle
---------------------
Vieux do
double
Recueil
plaisant
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
ss
s

L’HOROSCOPE

de Mehdi

BALANCE (23 septembre - 22 octobre)

BALANCE

(23 septembre - 22 octobre)

AUJOURD’HUI Tâchez de travailler dans un groupe sympathique, c’est dans de telles conditions que vous ferez preuve d’efficacité. Prenez garde aux complications d’un conflit affectif. Évitez les sucre- ries.

SCORPION

SCORPION

(23 octobre- 22 novembre)

Vous n'allez pas forcément dans le même sens que d'autres personnes, ce qui ne devrait pas vous empê- cher de suivre vos instincts et de prendre des décisions indépen- dantes.

SAGITTAIRE (23 novembre - 20 décembre)

SAGITTAIRE

(23 novembre - 20 décembre)

Votre cœur vous donnera une belle preuve de son attachement. Mais ne vous endormez pas ! Continuez à cultiver votre amour avec assiduité, car l’amour n’est pas une donnée stable !

CAPRICORNE

CAPRICORNE

(21 décembre - 20 janvier)

C'est le moment de faire des projets pour l'avenir proche et lointain. Les semaines à venir s'annoncent mou- vementées, surtout en amour. Des conflits sentimentaux sont inévi- tables.

VERSEAU

VERSEAU

(21 janvier - 19 février)

Pour aujourd’hui n’oubliez pas de

faire de l’exercice pour préserver votre ligne malgré vos excès gastro-

nomiques. Un conseil : évitez les sauces que votre palais affectionne.

POISSONS

POISSONS

(20 février - 20 mars)

Profitez de cet état énergétique et évitez ceux qui ont une influence négative sur vous. Un conseil : met- tez de l'ordre chez vous et dans vos papiers car vous n'aurez guère

envie de vous occuper des affaires préférant sortir et faire la fête.

BÉLIER

BÉLIER

(21 mars - 20 avril)

Vous commencez à perdre de l'inté- rêt pour un projet en cours. Ne vous laissez pas aller. Réfléchissez à ce qui ne va pas et à ce que vous sou- haitez réaliser, car d'autres per- sonnes comptent sur vous. Vous avez un don caché ou sous-exploité.

TAUREAU

TAUREAU

(21 avril - 21 mai

D'autres ont des ennuis et ont besoin de votre aide mais vous aussi vous avez droit à votre part d'amour

et de tendresse. Si vous donnez trop de vous-même vous finirez par en vouloir aux autres.

GÉMEAUX

GÉMEAUX

(22 mai - 21 juin)

Les voyages vous réussissent mais il faut prévoir de revenir chez vous de temps en temps. C'est le moment de venir à bout d'un problème compliqué. Il faut rester et faire face.

CANCER

CANCER

(22 juin- 22 juillet)

Des événements se produisant chez vous ou dans la vie d'un proche deviennent stressants et l'envie de fuir se fait ressentir. Cependant ce n'est pas une solution.

LION

LION

 

(23 juillet - 22 août)

Une journée à état d’âme et à sautes d’humeur. Recherchez la compa- gnie de vos amis, ils vous compren- nent. Sinon contentez-vous de

regardez la télé.

VIERGE (23 août - 22 septembre)

VIERGE

(23 août - 22 septembre)

D'une vitalité excellente vous allez braver les confrontations éven- tuelles avec des voisins réfractaires. Rien pendant cette journée ne pour-

ra atteindre la bonne humeur qui vous aura ensoleillé depuis votre réveil.

SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS N° 294

depuis votre réveil. SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS N° 294 Victuailles - Bagatelle - Ru - Écu

Victuailles - Bagatelle - Ru - Écu - Lierais - Ruelle - So - NP - Gi - AA - A - Té - E - Étendard - Sec - Ré - T - Soi - Tôt - O - Lésina - On - Na - R - Ed - Ac - P - Nains - Enlacé - E - Bête -E - Dru - T - Ires - Pieu - Tes - R - Set - Er - Er - Têtas - Clé.

D. R.

18

Sport

Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014

LIBERTE

18 Sport Vendredi 17 - Samedi 18 octobre 2014 LIBERTE AFFAIRE DABO Hannachi : “Nous avons

AFFAIRE DABO

Hannachi :

“Nous avons payé Dabo”

tion internationale de football (Fifa), au risque de se voir défalquer six uni- tés de son capital points au classe- ment du championnat de Ligue 1 al- gérienne et plus tard la rétrograda- tion, a indiqué, jeudi, la Ligue de foot- ball professionnel (LFP). Par ailleurs, l’instance, présidée par Mahfoud Kerbadj, a expliqué que le remplacement du joueur camerou- nais de la JSK, Albert Ebossé, après son décès tragique lors de la ren- contre face à l'USM Alger au stade de Tizi Ouzou, pour le compte de la 2 e journée du championnat, “devait se faire immédiatement par un joueur local”. Le club kabyle a engagé un joueur al- gérien qui évoluait à l’étranger, en l’occurrence Yougherta Hamroune,

D ans une déclara- tion à Liberté, le président de la JSK, Moh-Cherif Hannachi, affirme avoir payé son ex-

attaquant, Cheikh Omar Dabo. “À notre niveau, il n’y a pas d’affai- re Dabo, nous avons tout réglé mer- credi dernier avec ce joueur, le com- muniqué de la LFP n’avait pas lieu d’être”, précise le boss du club kabyle. La LFP, de son côté, avait indiqué, dans un communiqué rendu public jeudi dernier, que la JSK a jusqu'à fin octobre en cours pour s'acquitter des sommes dues à son ancien atta- quant malien, Cheikh Omar Dabo, ainsi que des amendes de la Fédéra-

mais n'a pu le qualifier au sein de son effectif. “Ayant choisi de recruter un joueur venant de l'étranger, même s’il est Algérien, la qualification doit se faire conformément aux règlements re- latifs à l'obtention d'un certificat in- ternational de transfert de la Fifa- CIT”, a précisé la LFP. “Ce certificat est délivré, comme le savent tous les clubs, électroniquement par un sys- tème dénommé TMS, qui n'est ouvert que durant les deux périodes de si- gnature (été-hiver). Donc, la qualifi- cation du joueur proposé ne pourra se concrétiser qu'à l’ouverture de ce sys- tème international en décembre 2014”, a ajouté le communiqué de l'instan- ce chargée de la gestion des Ligues 1 et 2.

AHMED IFTICEN

CSC

Garzitto table sur les trois points face au MOB

L e coach des Sanafir table sur les trois points du match face au MOB car il veut maintenir la cadence

en augmentant le capital points de son équipe pour conforter la place de lea- der. Ainsi, Garzitto a été clair dans son dis- cours et a demandé à ses joueurs de fai- re le maximum pour décrocher les trois points de la rencontre, car cela va per- mettre d’ouvrir la voie pour un probable titre honorifique de champion d’hiver :

“Je veux une victoire car les points du MOB sont la clé du titre de champion hi- ver.” En effet, le coach estime que cette ren- contre est la plus importante, voire la plus difficile, à négocier pour son équipe, car en cas de succès, cela permettra au CSC de consolider son classement et prendre une certaine avance qui sera facile à conforter au vu de ce qui suit au pro- gramme, puisque les Sanafir vont jouer Bel-Abbès à Hamlaoui et iront défier le NAHD au 20-Août, deux adversaires qui, selon le coach, sont plus au moins dans les cordes de son équipe. Le coach semble confiant d'ailleurs de son coup, surtout que cette trêve internatio- nale lui a permis de récupérer ses blessés, notamment le défenseur malien, Barthé, sur lequel il compte beaucoup et qui sera de nouveau associé au Camerounais Bou- ba, absent lors du dernier match pour sus- pension. Il faut dire que cette paire a per- mis au CSC d’enchaîner trois matches sans défaite. En revanche, le coach devra se passer d’Allegue, une de ses pièces maîtresses dans l’entre-jeu, et de Boulemdaïs, le go- léador de l’équipe, tous deux blessés du- rant la semaine, et même si cela ne semble pas trop grave, le staff médical a préféré les ménager pour la suite de la compéti- tion. Concernant le match, le Franco-Italien ne devrait pas trop changer ses plans, à savoir jouer en 4-4-2 avec un petit changement dans le onze de départ, qui s’est bien com- porté face à l’USMA avec, probablement, le premier match du milieu défensif, transfuge du CRB Annane qui était long- temps blessé. À noter que le Malgache Viovy, l’attaquant le plus en forme du CSC, sera utilisé s’il faut un joker au grand dam de Garzitto, vu que les règlements ne permettent pas d’aligner trois “étrangers”.

ADLÈNE R.

MCEE - JSK

Périlleux déplacement des Canaris à El-Eulma

A près la dernière déconvenue subie à huis clos, au stade du 20-Août à Alger, lors de la dernière journée de championnat face à

la coriace formation de la JS Saoura (1-0), la JS Ka-

bylie aura certainement à cœur de vouloir se ré- habiliter, coûte que coûte, ce soir, au stade Mes- saoud-Zougar d’El-Eulma. Mais les Canaris n’au- ront certainement pas la tâche facile face à un onze eulmi qui traverse actuellement une période faste. Face à une équipe du Mouloudia d’El-Eulma am- bitieuse, entreprenante et renfermant surtout des individualités de talent et d’expérience, les cama- rades d’Ali Rial éprouveront certainement beaucoup de difficultés à imposer leur façon de jouer et à contenir la rage de vaincre de l’équipe locale. Il est vrai que les Kabyles ont souvent bien négo- cié, ces dernières années, leurs différents périples dans l’ex-Saint-Arnaud avec notamment une très belle victoire la saison passée lors de la première journée du championnat (4-3) et lorsqu’on rap- pellera que la JSK a quand même réussi à remporter cette année trois victoires en trois matches dispu- tés en déplacement, il est évident que les Canaris fondent beaucoup d’espoirs sur cette nouvelle sortie hors de leurs bases. Mais avec toute la ma-

lédiction qui s’abat sur le club kabyle avec tout ce que cela véhicule comme suspicion, représailles et tirs groupés de toutes parts contre l’édifice kaby- le, il est clair que les Kabyles ont été fortement ébranlés ces derniers temps, le plus souvent à tort, surtout après la disparition tragique du malheureux Ebossé Bodjongo. Ainsi le moral n’est certainement pas au beau fixe. Les Eulmis, qui sont apparemment conscients de la situation précaire que vit actuellement la JSK, semblent déterminés à jouer leur va-tout pour fai- re plier l’échine de leur adversaire du jour encore qu’ils ont tout intérêt à se méfier d’une bête pro- fondément blessée. En dépit de toutes les misères qu’ils subissent de-

semble très satisfait du déplacement de son équi- pe le week-end passé au Caire où elle a été invitée par le Zamalek du Caire à disputer un match ami- cal. “Cette escapade sur les bords du Nil aura fait énormément plaisir à tous les joueurs qui ont donc disputé un bon match-test en terre égyptienne et ont bien travaillé cette semaine à l’entraînement, ce qui augure une bonne réaction de tout le groupe ce sa- medi à El-Eulma”, dira, de son côté, le coach inté- rimaire Mourad Karouf qui a été confirmé dans son poste en attendant l’arrivée d’un nouvel entraîneur qui pourrait être, soit Djamel Menad qui vient de rentrer des Lieux saints, soit un étranger puisque les CV défilent, depuis quelques jours déjà, au siè- ge du club kabyle.

puis quelque temps de la part des instances natio-

MOHAMED HAOUCHINE

nales mais aussi continentales, les “Imazighen” sem- blent décidés à faire front contre toute cette ani-