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Institut des Sciences et Pratiques

d’Education et de Formation

Année universitaire 2004/2005

Département des Sciences de l’Education

Bernadette MARCHETTI

Une journée de formation pas comme les autres

Dossier de DUFA M.Christine PIPERINI


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SOMMAIRE

PREMIERE PARTIE : LE CADRE INSTITUTIONNEL

1- LE GRETA NORD-ISERE

1.1 Présentation et fonctionnement des GRETA


1.2 Les différentes structures de formation du Greta
1.3 Public visé
1.4 Les financeurs des formations

2- LE TRAITEMENT D’UN PARCOURS DE FORMATION A L’A.P.P

2.1 L’accueil à l’A.P.P


2.2 Le contrat de formation
2.3 Ressources pédagogiques et moyens d’enseignement
2.4 Le suivi des stagiaires
2.5 L’attestation de stage

3- ORGANISATION DES MOYENS DE FONCTIONNEMENT

3.1 Le partenariat
3.2 Organisation de l’équipe
3.3 Adaptation des locaux au mode de travail en A.P.P

4- CONTEXTE ET CADRE DE LA FORMATION

4.1 La demande formulée par le GRETA


4.2 Les modules de formation

DEUXIEME PARTIE : PROGRAMMATION

1- CARACTERISTIQUES DU PUBLIC

1.1 Informations relatives aux apprenants


1.2 Informations relatives à la formation initiale des apprenants
1.3 Avis des apprenants sur les différentes méthodes d’enseignement
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1.4 Caractéristiques sociales


1.5 Les pré- requis
1.6 Le Dispositif

2- E-FOOD : UN CD-ROM COMME OUTIL DE FORMATION

2.1 Qu’est-ce que e-FOOD ?


2.2 Pourquoi deux versions de e-FOOD ?
2.3 A quoi sert e-FOOD pour notre session de formation ?
2.4 Que contient e-FOOD ?

TROISIEME PARTIE : REALISATION

1- DESCRIPTION ET DEROULEMENT

QUATRIEME PARTIE : BILAN

2- EVALUATION DE L’OUTIL E-FOOD

Glossaire

Sitographie
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PREMIERE PARTIE : LE CADRE INSTITUTIONNEL

1- LE GRETA NORD-ISERE

1.1 Présentation et fonctionnement des GRETA

Le Greta Nord Isère est un organisme public de formation continue qui dépend de
l’éducation nationale. Il fait partie du réseau de la Délégation Académique à la
Formation Continue. Il est un groupement de 34 établissements d’enseignement
(lycées, lycées professionnels, collèges) du nord du département de l’Isère. Sa
vocation de service public est la formation des adultes. Il exerce son activité dans le
cadre concurrentiel du marché de la formation, ce qui signifie que chaque Greta assure
l’autofinancement de l’ensemble des formations qu’il organise et doit donc toujours
être en situation de répondre au mieux aux besoins de son environnement et de ses
clients.
Le Greta Nord Isère est un réseau décentralisé d’interlocuteurs : Conseillers en
formation continue, formateurs, établissements de proximité dotés d’équipements
adaptés, des parcours de formation personnalisée adaptés à la demande. Ils regroupent
environ 130 salariés permanents, 200 intervenants et 3800 stagiaires.

Qui peut se former dans un Gréta ?


 Les salariés d’entreprise, de collectivités, d’administrations ou d’hôpitaux dans
le cadre du plan de formation établi par leur employeur ou dans le cadre du
congé individuel de formation.
 Les demandeurs d’emplois.
 Les jeunes adultes en insertion professionnelle, par exemple les jeunes qui
bénéficient de contrats en alternance.
 Les personnes qui financent à titre individuel leur formation.
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Que peut-on faire dans un Greta ?


 Poursuivre ou reprendre une formation générale ou professionnelle
 Se former en langues
 Préparer un concours
 Elever son niveau de qualification
 S’adapter aux évolutions technologiques
 Faire un bilan de compétences
 Elaborer un projet professionnel
 Se remettre à niveau
 Se reconvertir

Qui finance les formations ?


 L’entreprise ou l’organisation d’appartenance du salarié
 Les organismes qui mutualisent les contributions obligatoires de formation
(OPCA)
 L’Etat ou la Région
 Les personnes qui financent à titre individuel leur formation

Qui sont les interlocuteurs dans les Greta ?


Les conseillers en formation continue définissent les formations à mettre en place en
fonction des besoins exprimés localement par les coordonnateurs de formation et les
formateurs. Ils sont recrutés en fonction des types de formation que le Greta met en
place à la demande de ses clients. Expert ou généralistes, issus de l’enseignement ou
des milieux professionnels, ils sont spécialement formés à la pédagogie des adultes.
Pour s’adapter aux évolutions technologiques ils bénéficient eux-mêmes d’une
formation permanente dans les Centres académiques de formation continue
(CAFOC).

1.2 Les différentes structures de formation du Greta

Le Greta Nord Isère a mis en place plusieurs structures permettant une réponse de
formation « personnalisée » et en « entrée/sortie permanente ».
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 Les Ateliers de Pédagogie Personnalisée


 Le dispositif d’Accueil et de Formations Industrielles Individualisées
 Le centre tertiaire bureautique et services
 Le centre santé social
 Le centre permanent du bâtiment
 Le centre permanent maîtrise du bâtiment

Les Ateliers de Pédagogie Personnalisée sont au nombre de 4 répartis dans tout le


Nord Isère : Bourgoin-Jallieu, La Tour du pin, Pont-de-Chéruy, Villefontaine. Je
réalise la séquence de formation au sein de l’APP de La Tour du pin.

Objectifs

L’A.P.P doit pouvoir :


 Constituer une partie complémentaire à l’offre globale de formation disponible
à l’échelle de sa zone géographique
 Assurer des actions de formations de courtes durées sur des contenus de culture
générale et d’apprentissages technologiques de base
 Répondre de façon permanente individualisée et contractuelle aux demandes de
formation émanant d’un public diversifié engagé dans la réalisation d’un projet
professionnel et social et qui a la volonté d’effectuer un travail personnel de
formation
 Développer auprès des utilisateurs une pédagogie personnalisée se définissant
par :

- un soutien pédagogique permettant de déterminer avec chaque utilisateur les


objectifs à atteindre, de construire un programme de travail et d’assurer
l’assistance nécessaire à la progression des apprentissages.
- Un appui méthodologique, qui pourra être individuel ou collectif, sur la manière
d’organiser un travail personnel, de structurer ses connaissances, d’évaluer ses
acquis et ses compétences, et de savoir tirer parti des ressources existantes en
matière de conseil, de documentation, de formation au centre ou à distance.
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1.3 Public visé

L’A.P.P peut accueillir des publics divers selon leur situation et leur statut : jeunes et
adultes, hommes et femmes ayant des niveaux de formation différents (du niveau VI
au niveau IV), salariés, stagiaires ou personnes sans emploi. L’A.P.P s’adresse
principalement :

 Aux personnes qui sont dans un dispositif de formation et pour lesquelles il


est nécessaire de développer une action de formation complémentaire de
courte durée,
 Aux personnes devant atteindre les pré-requis nécessaires à une nouvelle
étape du parcours personnel de formation qui poursuivra hors de l’A.P.P
(entrée en formation qualifiante),
 Aux personnes préparant un examen ou un concours, à celles qui sont à la
recherche d’un travail.

L’A.P.P doit veiller à maintenir un équilibre numérique entre ces publics et éviter de
se spécialiser au profit d’une catégorie professionnelle. L’inscription à l’A.P.P ne
donne pas droit à une rémunération propre. L’A.P.P peut accueillir des individuels
payant leur formation. Ils ne doivent pas représenter plus de 5% du nombre de
personnes accueillies annuellement.

1.4 Les financeurs des formations

En raison de l’exigence de diversité des publics accueillis, le budget de l’A.P.P repose


impérativement sur le principe de pluri financement assuré par l’Etat, les collectivités
territoriales, des entreprises et par des organismes paritaires agrées que les partenaires
doivent chercher à mobiliser pour des prestations conformes au cahier des charges afin
d’assurer sa viabilité.
La contribution de l’Etat sur le Fonds de la formation professionnelle et de la
promotion sociale aux financements des Ateliers de Pédagogie Personnalisée sera
limitée dans une fourchette de 30 à 60% du budget global de l’A.P.P. Ces crédits sont
attribués sur la base d’une convention annuelle. L’A.P.P se caractérise par un principe
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d’économie : une économie de temps pour les personnes en formation (un temps de
formation limité dans sa durée globale, mais aussi dans sa durée hebdomadaire) ; une
économie de moyen dans le fonctionnement (pas d’équipements lourds, et une équipe
permanente restreinte).

2- LE TRAITEMENT D’UN PARCOURS DE FORMATION A L’A.P.P

2.1 L’accueil à l’A.P.P

L’A.P.P est en mesure d’accueillir individuellement les personnes qui se


présentent avec une demande de formation. Il met à leur disposition une
information précise sur les activités de l’A.P.P et ses modalités de
fonctionnement. L’A.P.P. n’a pas vocation à assurer les fonctions d’accueil,
d’orientation, de bilan et d’appui à la recherche d’emploi. Il doit coordonner au
mieux et formaliser son activité avec les prestations externes : orientation
préalable par les structures partenaires, suivi des informations pré et post
formations avec les équipes des missions locales, P.A.I.O, C.I.B.C. et A.N.P.E.

2.2 Le contrat de formation

L’A.P.P définit, après une phase d’évaluation des besoins en formation et


l’élaboration d’un programme de travail, un contrat de formation individuel (que
l’on pourra éventuellement ajuster en cours de formation) signé par le candidat et
le formateur. Ce contrat précise :
 Les objectifs à atteindre pendant la période passée à l’A.P.P et après,
 Les contenus de formation,
 La durée globale de la formation et la présence hebdomadaire
minimum à l’A.P.P,
 Les modalités de travail,
 Les modes de reconnaissance de ses acquis envisagés,
 Le coût et la prise en charge du financement de la formation.
Le contrat de formation est volontairement limité dans le temps (trois mois
maximum) avec possibilité de renouvellement selon les besoins des stagiaires et
leur itinéraire de formation. Cette formation est mesurée à temps partiel. En règle
générale, la durée hebdomadaire de formation est inférieure à 20 heures et la
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durée moyenne d’un contrat inférieure à 150 heures. Dans tous les cas, pour une
personne donnée, la durée totale de la formation à l’A.P.P ne peut excéder 300
heures par an.

2.3 Ressources pédagogiques et moyens d’enseignement

L’A.P.P est un lieu de formation ouverte. La démarche personnelle


d’apprentissage développée en A.P.P s’appuie sur la variété des situations
pédagogiques proposées : autoformation assistée, travail en petits groupes, ateliers
thématiques, échanges de savoirs, formules qui peuvent être associées entre elles
de façon complémentaire. Doivent être privilégiées les méthodes pédagogiques
qui intègrent les supports interactifs et développent les pratiques de formation
ouvertes et à distance. Tout A.P.P doit mettre en place une documentation
pédagogique accessible au public : un centre de ressources documentaires
comportant un matériel pédagogique disponible à tout moment pour des séquences
d’autoformation assistée. Il appartient à l’A .P.P de diversifier les outils et
supports pédagogiques utilisables par les stagiaires. Il bénéficie pour cela d’un
accès privilégié aux outils « multimédia » diffusés par les éditeurs dans le cadre de
la procédure de licence mixte initiée par la Délégation à la Formation
professionnelle et la Direction de l’artisanat. L’A.P.P assure une formation
généraliste. A ce titre, il ne s’engagera pas dans les investissements techniques
spécialisés.

2.4 Le suivi des stagiaires

L’A.P.P doit effectuer pour chaque stagiaire un suivi permettant de connaître la


situation professionnelle de la personne trois mois après son passage en formation.
L’évaluation de l’écart repéré entre la situation réelle et le projet initialement
formulé par la personne à son entrée à l’A.P.P permettra à l’équipe pédagogique
d’ajuster ses prestations. Par ailleurs, les formateurs tiennent un tableau de bord
mensuel des entrées et sorties du public qui précise les dates de démarrage et de
fin de contrat, le nombre d’heures de formation suivies par chaque personne,
chaque mois.
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2.5 L’attestation de stage

A l’issue de la formation, chaque personne reçoit une attestation sur laquelle


seront consignés : l’intitulé et les contenus de la formation suivie. Les acquis
évalués en fin de contrat, des préconisations sur les suites du parcours de
formation.

3- ORGANISATION DES MOYENS DE FONCTIONNEMENT

3.1 Le partenariat

L’A.P.P est mis en place, au niveau local, dans le cadre d’un partenariat associant
les organismes de formation existants, les partenaires du dispositif d’accueil, les
administrations de l’Etat et les collectivités locales, territoriales et régionales
concernées et les représentants des acteurs socio-économiques présents dans la
zone. En raison du caractère inter institutionnels de l’Atelier de Pédagogie
Personnalisée, celui-ci doit rester ouvert à toute collaboration avec d’autres
organismes de formation, ayant une activité dans le champ territorial de l’Atelier
et qui souhaiteraient s’y associer en respectant le cahier des charges. Cette
association peut notamment se traduire par des interventions ponctuelles dans la
conduite de la formation en fonction des demandes et des besoins exprimés par les
stagiaires.

3.2 Organisation de l’équipe

Le personnel intervenant dans l’A.P.P est organisé autour d’une petite équipe
permanente de formateurs polyvalents s’appuyant sur des collaborations
pluridisciplinaires, à temps partiel, plus spécialisées, (éventuellement bénévoles)
et animée par une coordinatrice. La coordinatrice, responsable technique,
pédagogique et administrative :
- organise et anime les activités de l’équipe,
- assure les relations avec les partenaires locaux,
- participe à l’accueil des utilisateurs, à leur positionnement,
- formalise l’expérience et démultiplie les acquis qui en résultent en particulier
dans le cadre des animations mis en place régionalement et nationalement.
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Chaque formateur a la responsabilité simultanée de plusieurs personnes en


formation. Chaque utilisateur de l’A.P.P travaille avec un « référent formateur »
qui assure la continuité du parcours personnel de formation. Les responsables des
organismes conventionnés ont l’obligation de permettre aux membres de leur
équipe de participer aux programmes de formation et/ou d’animations spécifiques
aux A.P.P mis en place tant au niveau régional que national.

3.3 Adaptation des locaux au mode de travail en A.P.P

Il fait l’objet d’une signalisation extérieure et intérieure particulière et


conséquente afin de bien marquer l’identification de l’A.P.P . Il doit être situé à
proximité de moyens de transports en commun et d’un accès facile aux
handicapés. Il doit avoir une surface suffisante et être réservé à l’activité propre de
l’A.P.P. Il comprend des espaces diversifiés et doit être aménagé de façon à
permettre toutes les activités constitutives d’un A.P.P (accueil, information,
formation, autoformation assistée, ateliers thématiques, ateliers multimédias,
audiovisuels). L’organisme conventionné, support de l’A.P.P , s’engage à mettre
en place un équipement administratif permettant d’assurer un secrétariat léger,
une ligne téléphonique directe et un ordinateur accessible aux membres de
l’équipe pour la gestion statistique de l’A.P.P et la participation à l’animation
télématique du réseau A.P.P, une photocopieuse destinée à l’équipe pédagogique et
aux utilisateurs.

4- CONTEXTE ET CADRE DE LA FORMATION

Je suis intervenu dans le cadre d’un Projet Européen auquel participe le GRETA. Ce projet
Européen regroupe une quinzaine de partenaires français et étrangers. La thématique est la
Formation Ouverte et A Distance de l’agriculture à l’agroalimentaire et l’accès au marché de
l’emploi.
Problématique : Les technologies de l’information et de la communication permettent
d’envisager des solutions nouvelles à des problèmes anciens. Quelles sont les solutions de la
formation professionnelle face à la désaffection des métiers de basse qualification dans les
PME/PMI des secteurs industriel et rural ? La e-formation paraît une solution adaptée car elle
permet de :
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• Mutualiser des ressources (personnel, locaux) ;


• Rassembler réellement ou virtuellement des personnes isolées géographiquement
ou socialement ;
• Proposer une nouvelle attractivité de ces secteurs en intégrant les nouvelles
technologies.

Objectifs : L’objectif du projet est de créer et d’expérimenter des dispositifs de e-formation


qui permettront d’améliorer durablement les possibilités d’emploi des publics en difficulté, en
les qualifiant professionnellement. Ces e-formations présentent l’avantage d’être innovantes,
valorisantes, concrètes et adaptées à chaque profil d’apprenant. Elles donnent l’envie et les
moyens d’apprendre.

Actions : Le projet se décline en trois étapes :


• Identification des besoins des différents publics au regard des TICE (technologies de
l’information et de la communication éducatives) et de leur environnement
(organismes, formateurs…).
• Ingénierie et formation de formateurs pour l’intégration de nouvelles pratiques
pédagogiques, notamment les TICE.
• Expérimentations des formations : recherche de solutions concrètes à travers les
différents dispositifs mise en place pour ces publics en difficultés.

Résultats : repérer les bonnes pratiques et les freins rencontrés lors des expérimentations pour
parfaire ces formations, ce qui aura des conséquences sur :
• Les apprenants, en leur donnant envie de se former, d’acquérir plus d’autonomie et
ainsi améliorer l’image de soi,
• Les formateurs, en élargissant leurs compétences d’intégration des nouvelles
situations d’apprentissage par rapport aux systèmes de formation classique.
• Les organismes, en leur montrant l’intérêt des nouvelles technologies dans les
formations professionnelles.

Ainsi l’objectif pour le GRETA était de ;


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• construire et d’expérimenter un module d’introduction à l’hygiène et à la sécurité


alimentaire, traitant l’ensemble des intervenants de la chaîne alimentaire, en utilisant
les outils de la formation ouverte et distance.
• Constituer et animer un réseau de partenaires européens impliqués dans la FOAD,
l’agriculture et l’agroalimentaire.

Les résultats ont été :


• un module de FOAD, présenté en six étapes : le producteur fermier, le transformateur,
le logisticien, le restaurateur, le vendeur au détail et le consommateur final, abordant
de façon simple les interactions hygiène et sécurité entre chaque acteur de la chaîne.
Destiné à un public sans qualification reconnue.
• Un module écrit en partenariat. Traduit en Suédois, Anglais, Espagnol, et Flamant à
venir.
• Un manuel de l’utilisateur et du formateur.
• Des questionnaires d’évaluation de l’utilisateur et du formateur.
• Disponible en ligne www.ifapme.be/efood2 ou sur Cdrom.

4.1 La demande formulée par le GRETA

• Pilotage de l’expérimentation du module e-food


• Réalisation des questionnaires d’évaluation (et de la méthodologie d’évaluation) de
l’expérimentation
• Conduite des évaluations de l’expérimentation
• Expérimentation du module e-food auprès d’adultes demandeurs d’emploi de longue
durée dans le cadre d’un stage d’Insertion et de Formation vers l’emploi, intitulé
« Découverte des métiers de l’agroalimentaire ».

Le stage dure 6 semaines : 4 semaines en centre de formation et 2 semaines de stage en


entreprise agroalimentaire.
Objectifs :
• Découvrir le secteur d’activité ;
• Préparer une réinsertion professionnelle, notamment via le stage ;
• Susciter la motivation pour ce secteur d’activité ;
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• Initier des demandes de qualification.

4.2 Les modules de formation : Trois grandes parties

Première partie : Formation générale, communication et NTIC


Deuxième partie : Agroalimentaire :
• Les secteurs d’activités
• La fabrication des produits
• Connaissances des produits alimentaires (durée totale des modules : 21 H)

Troisième partie : Maintenance de premier niveau


• Electricité
• Hydraulique- mécanique- pneumatique
• Diagnostic de panne

Le module e-food prévue pour la formation a été expérimenté dans le cadre du module
« hygiène et sécurité alimentaire », en remplacement partiel d’une partie du cours en
présentiel. Je comprends aussi que mes objectifs sont de favoriser l’acquisition des
compétences des apprenants en NTIC, et développer leur capacité d’autonomie. C’est aussi
offrir une formation complémentaire à celle acquise sur le terrain, et développer des nouvelles
alternatives d’apprentissage par les NTIC et les généraliser. Avec cette modalité de formation
il faut aussi faire acquérir des connaissances théoriques avec la possibilité de tester ses
connaissances (via des QCM).J’étais là pour assister techniquement et pédagogiquement. Je
sais également que ces personnes n’ont pas les moyens d’investir dans l’achat d’un ordinateur,
et qu’ils n’ont pas forcément beaucoup de mobilité géographique (et souvent pas de moyens
de locomotion).
Le module complet dans le cadre de ce SIFE était prévu de 35H, et lors de l’expérimentation
ce module avait été réalisé aux ¾. Ce public n’a quasiment pas de connaissances en NTIC, ils
ont bénéficié d’une initiation Internet de 5H.
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DEUXIEME PARTIE : PROGRAMMATION

1- CARACTERISTIQUES DU PUBLIC

Il s’agissait d’un public de 14 personnes demandeurs d’emploi de longue durée (minimum 12


mois de chômage jusqu’à 30 mois). Une personne est absente, et sont présents 4 hommes et
10 femmes.

1.1 Informations relatives aux apprenants

Age : 85% ont entre 40 et 60 ans et 15% entre 25 et 40 ans.


Tous résident en France.
Langue maternelle : 79% français, 7% Algérien, 7% Tunisien, 7% Portugais
Lieu de résidence : 65% campagne, 35% ville
Situation professionnelle : tous demandeurs d’emploi en stage SIFE Agroalimentaire
Expérience professionnelle sur une des étapes de la chaîne alimentaire:
• 71% OUI et 60% pour une période longue
• 29% Aucune

1.2 Informations relatives à la formation initiale des apprenants

Niveau d’études :
• 79% collèges, lycées
• 7% primaire
• 7% Brevet de technicien supérieur
• 7% Universités

Connaissances des différentes modalités de formation :

• APPRENTISSAGE /ALTERNANCE : 14%


• FORMATION A DISTANCE : AUCUNE
• FORMATION BASEE SUR L’UTILISATION DES NTIC : 7%
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• AUTODIDACTE : 7%

1.3 Avis des apprenants sur les différentes méthodes d’enseignement

Méthode Très Insatisfaisante Satisfaisante Très satisfaisante


insatisfaisante
Traditionnel/ en centre
de formation 72% 28%
Formation à distance 7% 21% 51% 21%
Utilisant les nouvelles 7% 14% 51% 28%
technologies

COMPETENCES DE L’APPRENANT A L’UTILISATION DE L’INFORMATIQUE

Utilisation : ordinateur personnel : 28 % Au travail : 7%

Connexion Internet : domicile : aucune Au travail : aucune

Les apprenants estiment leurs compétences :

Compétence Très insatisfaisante Insatisfaisante Satisfaisante Très satisfaisante


Bureautique 36% 22% 42% -

Navigation web 57% 22% 7% 14%

Autres outils Internet 58% 28% 7% 7%


chat, forum, webcam
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CONNAISSANCES EN HYGIENE ET SECURITE ALIMENTAIRE

50 % des apprenants avaient déjà reçu une formation sur cette thématique

Hygiène dans leur environnement de travail :

Oui Non Sans


réponses
J’ai des consignes au travail 72% 14% 14%

J’ai une tenue spécifique obligatoire 85% - 15%

Je me lave des mains régulièrement 93% - 7%

Je réalise des contrôles sur produits 7% 79% 7%

Connaissances de problèmes sanitaires dans - 86% 14%


mon entreprise
Je respecte la chaîne du froid 100% - -

Je respecte la DLC 100% - -

Je nettoie mon réfrigérateur 100% - -

Je fais attention à la propreté des 100% - -


locaux où je déjeune

1.4 Caractéristiques sociales

C’est des personnes, pour la plupart, en situation d’exclusion professionnelle mais aussi
sociale. Elles ont besoin d’un accompagnement très fort tant au niveau social que
professionnel voire pédagogique. Elles manquent d’autonomie et de confiance en soi.

1.5 Les pré- requis

• Maîtrise de la langue française : écrite et orale


Quelques stagiaires sont avec une reconnaissance COTOREP (handicap surtout physique
donc des difficultés éventuelles pour certains gestes, une certaine lenteur)

1.6 Le Dispositif
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Modalités Supports utilisés objectifs


pédagogiques
Formation à distance • Cd rom (possibilité de • Acquisition de connaissances
l’utiliser en entreprise, théoriques avec la possibilité
chez soi ou en centre de tester ses connaissances
de ressources) (via des QCM)
Formation en • Dossiers pédagogiques • Validation de connaissances
présentiel, travaux de • Etude de cas • Développement de
groupe et en sous • Epreuve « pratiques » compétences liées au savoir
groupes faire et savoir être
Tutorat synchrone • Téléphone • Assistance technique et
pédagogique
Tutorat asynchrone • mail • assistance technique et
pédagogique
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1. E-FOOD
Resp. Greta
ouvrage :
Resp. Mme Pascale Mace barril
opérationnel :
Conception MARCHETTI BERNADETTE
pédagogique
:
Réalisation x
média :
2. Expression de la demande
2.1 - Public - Adultes demandeurs d’emplois sans qualification reconnue, en stage
cible : d’insertion et de formation vers l’emploi
2.2 – Besoin Le contexte est le suivant :
supposé : - les personnes n’ont pas les moyens d’investir dans l’achat d’un
ordinateur ;
- ces personnes n’ont pas beaucoup de mobilité géographique (et ils sont
souvent sans moyens de locomotion).
En conséquence, le projet a pour objectifs de :
- favoriser l’acquisition, le développement des compétences en NTIC ;
- pallier les difficultés de déplacement par l’enseignement à distance ;
- offrir une formation complémentaire à celle acquise sur le « terrain »
(l’entreprise ne dispose pas des moyens pour former aux NTIC) ;
- aider l’apprenant à prendre l’avantage des ressources énormes de l’Internet
pour servir leurs objectifs immédiats et à long terme ;
- généraliser la démarche de formation au NTIC ;
- développer des nouvelles alternatives d’apprentissage par les technologies
éducatives multimédia.

2.3 – Effets - développement des compétences des apprenants dans l’utilisation des
NTIC ;
attendus
- développement de l’autonomie des apprenants ;
- sensibilisation des entreprises aux NTIC et accompagnement des tuteurs
dans l’intégration des NTIC dans leurs activités ;
- renouvellement des pratiques pédagogiques des organismes de formation.

2.4 – - Education Nationale


- OPCA
Partenaires
- Entreprises d’accueil
impliqués

3. Conception globale du dispositif


3.1 – Modèle - Autoformation avec tutorat asynchrone (messagerie)
- Tutorat synchrone (téléphone, …)
pédagogique
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global - Regroupements en présentiel avec le formateur de la spécialité.

3.2 – Pré-requis / maîtrise de la langue française


Contenus
détaillés Module 3: La sécurité sanitaire
Objectifs :
Le stagiaire doit être capable de :
.appliquer les règles d’hygiènes obligatoires dans l’entreprise ;
respecter les procédures de contrôle ;
alerter en cas de problème d’ordre sanitaire ;
nommer les risques encourus lorsqu’il n’y a pas eu respect des règles
de sécurité sanitaire.
Contenus :
Le contexte réglementaire et les principaux contrôles ;
Les principaux dangers microbiologiques en lien avec les produits ;
Les autres dangers : physique et chimique ;
Etude de quelques mesures préventives : respect des températures –
rangement des denrées alimentaires, …
L’hygiène du personnel ;
L’hygiène des locaux et du matériel.
Durée : 21heures

2- E-FOOD : UN CD-ROM COMME OUTIL DE FORMATION

2.1 Qu’est-ce que e-FOOD ?


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Figure 1 : fresque d’accueil du module e-food

2.1 Qu’est-ce que e-food ?

e-FOOD est le projet transnational de 6 partenaires impliqués dans un programme européen


appelé EQUAL, programme qui vise à lutter contre les discriminations et les inégalités dans le
monde du travail.
e-FOOD présente un outil de formation destiné à l’ensemble des acteurs de la chaîne
alimentaire (producteur, transformateur, distributeur, vendeur, restaurateur, consommateur). Il
a été conçu afin d’être accessible à des personnes de bas niveau de qualification (navigation
intuitive, texte simple, nombreuses illustrations, glossaire des termes techniques, tests de
compréhension, etc..). e-FOOD a deux objectifs :
• Faire mieux connaître l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire et les liens
existants entre leurs pratiques au niveau de l’hygiène des produits ;
• Faire prendre conscience des enjeux de la maîtrise de la sécurité sanitaire, de la qualité
des produits alimentaires et de la responsabilité de chacun des acteurs tout au long de
la chaîne.
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Figure 2 : page d’accueil de l’acteur producteur

Pourquoi un outil de formation destiné à l’ensemble des acteurs de la chaîne


alimentaire ?

Les partenaires des 5 pays européens impliqués dans ce projet font le même constat :
• L’exigence de traçabilité concernant les produits alimentaires induit le renforcement
des liens existants entre les différents acteurs de la chaîne pour une meilleure qualité
des produits et des process ;
• Les PME du secteur alimentaire rencontrent des difficultés dans le recrutement de
nouveaux salariés, notamment à cause d’une mauvaise image du secteur, des
conditions de travail difficiles… ; ces difficultés de recrutement sont accentuées par le
fait que les salariés travaillant sur la chaîne alimentaire sont d’une manière générale
peu qualifiés et peu enclins à recevoir des informations complémentaires.

Par conséquent, il a été décidé :


De travailler sur l’ensemble de la chaîne alimentaire pour :
• Améliorer l’image de ce secteur d’activités et par conséquent attirer plus de personnes
dans ces entreprises ;
• Renforcer la responsabilité des acteurs dans leurs tâches en leur offrant plus d’estime
de soi, plus de confiance ;
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• Obtenir une meilleure communication entre les acteurs travaillant sur la chaîne
alimentaire, en agissant sur les particularités de chaque poste de travail, en les
sensibilisant à leurs responsabilités, en insistant sur les liens qui existent entre chaque
acteur ; pour ainsi améliorer la mobilité sur l’ensemble de la chaîne alimentaire et la
collaboration entre acteurs ;
• Donner du sens aux lois et procédures en promouvant les bonnes pratiques de
production et leurs conséquences le long de la chaîne alimentaire ;
• Favoriser l’implication de chaque acteur.

D’expérimenter un mode de formation utilisant les technologies de l’information et de la


communication pour :
• Tester de nouveaux dispositifs avec des personnes qui habituellement ne suivent pas
de formations ;
• Améliorer l’image et l’accessibilité de la formation en proposant des dispositifs plus
séduisants et mieux adaptés au public visé ;
• Proposer des formations en dehors des créneaux horaires habituels, qui ne satisfont
pas des personnes qui ont des journées de travail souvent très longues ;
• Eviter le déplacement de personnes en leur proposant une formation à domicile.

2.2 Pourquoi deux versions de e-FOOD ?

Le partenariat a créé et développer deux modules de formation e-FOOD :


• Le premier module correspond à un niveau de sensibilisation des acteurs de la chaîne
alimentaire aux pratiques d’hygiène ;
• Le deuxième module est davantage une initiation des différents acteurs de la chaîne
aux liens existants entre eux et aux bonnes pratiques à mettre en œuvre. Cette version
peut évoluer dans le temps.

Ces deux modules présentent deux approches méthodologiques différentes ; ils ont été testés
tous les deux auprès des différents publics : agriculteurs, salariés d’entreprise, restaurateurs,
consommateurs…

Difficultés et richesses d’un tel projet ?


25

Malgré les difficultés…. :


• La langue anglaise utilisée dans nos échanges n’était pas bien maîtrisée par tous les
partenaires ;
• Des approches de la formation professionnelle différentes entre partenaires,
notamment au niveau des démarches pédagogiques liées à la formation à distance ;
• Des connaissances techniques hétérogènes sur l’e-learning ;
• Des enjeux différents pour chacun des partenaires quant à l’utilisation d’e-FOOD par
les bénéficiaires des projets nationaux.
…..nous avons conduit un projet enrichissant :
• Nous avons réussi à produire ensemble malgré les attentes, besoins et environnements
différents de chaque partenaire ;
• Nous avons développé des nouveaux contacts avec de nouveaux partenaires pour
d’éventuels projets européens ;
• Nous avons tous découvert de nouveaux secteurs : pour certains c’était la e-formation,
pour d’autres l’industrie agroalimentaire, l’agriculture, a formation ;
• Les modules vont être utilisés sur LMS ( Learning Management System : outil du
partenaire hollandais)
• Nous avons amélioré notre anglais (langue de travail) et notre perception de l’Europe.

2.3 A quoi sert e-FOOD pour notre session de formation ?

e-FOOD est ainsi un outil de sensibilisation à l’hygiène et à la sécurité sanitaire des aliments,
il aborde la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur au
consommateur.

Quel est son langage ?


L’information qu’il présente est écrite dans un langage simple, accessible au plus grand
nombre. Des tests simples permettent de vérifier la compréhension des sujets abordés.
26

2.4 Que contient e-FOOD ?

• Les problèmes sanitaires sont abordés à travers les pratiques de chacun des acteurs
impliqués tout au long de la chaîne alimentaire :

– le producteur (ici, l’éleveur de vaches laitières)


– le transformateur (ici, le boucher)
– le logisticien (qui s’occupe du stockage et du transport)
– le restaurateur
– le distributeur (petit ou grand magasin)
– le consommateur (comme nous le sommes tous).

• Ces problèmes sont présentés selon 3 thèmes, eux-mêmes découpés en 4 parties :


– quelle est la nature de ces problèmes ?
– quelles sont leurs causes ?
– quelles pratiques de prévention peut-on mettre en œuvre
– et un test permettant d’évaluer la compréhension et la mémorisation

Noter que l’acteur « consommateur » est structuré différemment, et invite constamment le


lecteur à s’interroger sur ses propres pratiques.
En plus des considérations spécifiques à chaque acteur, des informations transversales sont
fournies :
• Sur les 3 types de dangers nous guettent lors de l’absorption d’aliments :
– les dangers biologiques, liés à la contamination microbienne ;
– les dangers chimiques, liés à la présence de substances toxiques ;
– les dangers physiques, liés à la présence de corps étrangers.

• Sur les principaux moyens de prévention contre ces dangers alimentaires sont présentés
les défenses suivantes :
– le respect de la chaîne du froid ;
– le nettoyage et la désinfection ;
– la traçabilité des produits.

Pour quelle utilisation pédagogique ?


27

e-FOOD n’est pas un outil de formation à proprement parler. Il a pour vocation principale la
sensibilisation d’un large public aux efforts que doivent réaliser tous les acteurs de la chaîne
alimentaire pour préserver la sécurité sanitaire des aliments. Cependant, e-FOOD peut servir
de support pour l’animation de situations pédagogiques diverses.

CANAL ET CODE :
Le canal est un canal « numérique » ou visuel par CD-ROM. Il n’y a pas de son dans e-
food. Effectivement, le démarrage d’e-food peut se faire par l’ouverture d’un cd-rom dans le
lecteur ou par connexion à distance en lançant le navigateur Internet et en tapant l’adresse
www.ifapme.be/efood2. La langue est le français. Le vocabulaire est parfois technique,
c’est la raison pour laquelle un glossaire est disponible. Le matériel fonctionnait bien et les
connexions se sont réalisées correctement lors de la session de formation.
Une fois lancé, e-food propose une fresque d’accueil : cette fresque présente les différents
protagonistes en jeu. Les apprenants survolent l’image avec la souris et cliquent pour obtenir
des informations. Sur la partie droite de l’écran, des icônes permettent l’accès à
l’information.
Six concernent les acteurs impliqués dans la chaîne alimentaire, les deux autres concernent

une approche transversale sur les dangers liés à l’absorption d’aliments et sur les

défenses dont nous disposons. (Voir figure1)


A chaque instant, il est possible de revenir à cette fresque en cliquant sur le logo e-
food.
Consulter les informations sur les acteurs : Pour cela, il suffit de cliquer sur l’une des
icônes à droite de la fresque. Par exemple, sur l’icône « producteur ». Ceci nous amène à la
page d’accueil de l’acteur « producteur ». Noter que seul cet icône « producteur » est en
couleur (voir figue 2), et que la couleur de fond d’écran, ainsi que celle du menu de gauche,
correspondent à la couleur du cercle qui entoure le personnage. Tous les chapitres des
acteurs, sauf « consommateur » sont construits de la même façon. Après une page de
présentation, on peut accéder à trois thèmes (sur figure 2 : santé de l’animal, la traite et le
stockage).
Chacun des thèmes est constitué de quatre parties :
• Les problèmes : nature des problèmes sanitaires rencontrés
28

• Pourquoi : causes de ces problèmes


• Comment les éviter : pratiques de prévention à mettre en oeuvre
• Enfin, chaque thème se termine par un test, constitué de cinq questions. Pour chaque
question, quatre réponses sont proposées, mais une seule est juste.
Pour les tests, il suffit de cliquer dans le petit rond à coté de la réponse. A la fin, un clique sur
le lien votre « score » permet de connaître le nombre de réponses juste. Il sera
éventuellement proposé de recommencer le test.

Noter qu’un curseur, à gauche du menu, indique en permanence l’endroit où l’on se trouve.
Pour l’acteur « consommateur », il y a deux différences principales :
• Le menu à gauche n’est pas structuré de la même façon
• Des cases à cocher carrées vous permettent de situer votre opinion (plusieurs
réponses possibles, il ne s’agit pas d’un test), puis de les estimer, après avoir cliqué sur
le lien « afficher les bonnes pratiques »
29

Principe de navigation
Choix de l’acteur : cliquer sur l’icône correspondante en haut de l’écran
Choix du thème et/ou de la partie : cliquer sur l’élément voulu dans le menu à gauche de
l’écran.
Au sein de chaque partie, on passe d’une page à l’autre grâce aux flèches de navigation

. Entre deux parties, on passe à la suivante ou l’on revient à la précédente en


cliquant sur le lien désiré .
Sur certaines pages, il y a des zones sombres : ce sont des zones d’affichage dont le contenu
dépend du choix effectué dans une liste. Dans l’exemple ci-dessous, le choix s’est fait sur « la
machine à traire »
30

Sur cette même image, on distingue deux autres moyens d’accéder à des informations
supplémentaires, ne figurant pas sur la page :
• Des mots soulignés (mammites, facteurs de risque), qui permettent d’accéder à un
lexique

• Du texte en couleur, qui permet d’accéder à des informations complémentaires (« en


savoir plus »)
31

Dans ces deux derniers cas, une petite fenêtre s’ouvre (on appelle cela une fenêtre Pop-Up),
que l’on referme après en avoir lu son contenu.
32

TROISIEME PARTIE : REALISATION

3- DESCRIPTION ET DEROULEMENT

Organisation de l’expérimentation E-FOOD

• Lieu / APP de la Tour du Pin


• Personnes présentes / Carole X (Chargée de projets Européens), Bernadette Marchetti
(formatrice GRETA)
• 14 apprenants au total

Premier temps de la journée: En salle non équipée de matériel informatique

• Présentation des personnes, du programme et de l’organisation de la journée


Présentation de l’outil « e-food » à l’oral, de son contexte, des modalités de la
formation par Bernadette Marchetti
Il est fortement recommandé d’effectuer une présentation, une (démo) portant sur la
navigation entre les acteurs, les différents chapitres, la fresque et le glossaire en amont de la
session de formation à l’aide d’un vidéo projecteur devant l’ensemble du groupe.
• Distribution du manuel utilisateur e-food
• Distribution des questionnaires apprenants avant le début de la session de formation ;
les apprenants ont apporté les réponses aux questions à ce moment là avec l’aide de la
formatrice.

Le temps de réponse au questionnaire a été assez long : certaines questions n’étaient pas
adaptées au public demandeur d’emploi en stage (questions sur l’hygiène dans leur
environnement de travail notamment) ; certains mots n’étaient pas compris par ce public
notamment « autodidacte, thématique, glossaire ». Besoin de la reformulation de la
terminologie.
33

Deuxième temps : Passage en salle équipée de matériel informatique

• Installation des apprenants ; 2 personnes par poste


La première approche par binôme est un plus, les personnes échangent leur point de vue.

• Etablissement de la connexion Internet sur le site www.ifapme.be/efood2 par les


apprenants et découverte de la fresque. Présentation de la fresque et des différents
protagonistes de celle-ci. J’ai demandé aux apprenants d’évoluer dans la navigation du
module selon l’ordre des thèmes proposé (problèmes, pourquoi, comment les éviter,
test). Nous nous sommes aperçues assez rapidement que les apprenants ne maîtrisaient
pas la navigation dans le module et sautaient des pages écrans, effectivement il aurait
été judicieux de faire une démonstration de navigation au vidéo projecteur en amont.
Je les ai laissés découvrir le module en naviguant seuls au départ. Les apprenants
pouvaient naviguer et apprendre à leur rythme, néanmoins j’ai demandé d’aller à
l’acteur « consommateur » du module au moins une fois et de réaliser le test propre à
celui-ci. En effet, ils devenaient acteurs à leur tour en tant que consommateur actif.
Tous ont pu faire le tour des thèmes de 3 acteurs différents (producteur, transformateur
et consommateur).
Les apprenants ont utilisé au départ le manuel utilisateur, on peut noter qu’ils l’ont assez vite
délaissé au profit d’une navigation « découverte » intuitive. J’étais en soutien en permanence,
pour une éventuelle assistance technique, pour une aide pédagogique ou pour renforcer
l’apport du contenu du module. J’ai utilisé ce module en complément d’un cours sur la
sécurité alimentaire.

Le lexique

La consultation du lexique n’a pas été spontanée, il a fallu la suggérer. Ce lexique a été
consulté essentiellement pour compléter les connaissances, parfois par curiosité. 70% des
apprenants disent avoir compris aisément les définitions.
34

Les Tests

Les apprenants ont trouvé certaines questions compliquées, parfois mal formulées, ambiguës.
Parvenus au stade du score, les apprenants et la formatrice ont constaté que si le nombre
d’erreurs apparaissait, en revanche leur nature n’était pas formulée. Ces tests nécessitent
d’être en partie reformulés, il faudrait face à chaque erreur faire apparaître de façon précise la
partie du cours correspondante. Les apprenants ont souligné l’adéquation entre le nombre de
questions du test et le temps imparti pour y répondre.

L’outil de formation e-food

93% disent avoir bien compris


le contenu était bien détaillé
Tous ont eu l’impression d’apprendre
42% ont souvent demandé de l’aide au formateur, 50% un peu, 8% pas du tout
Aucun ne s’est ennuyé
Tous sont intéressés par la consultation du cd-rom
72% d’entre eux voudraient suivre une formation comme celle-ci sur d’autres thèmes

Les commentaires des apprenants


Quelques uns de leurs mots de fin :

« Cette formation m’a apporté un plus »


« On a l’impression de disposer de plus d’informations que lors d’un cours magistral »
« Le module est sympa, facile en général, les illustrations sont évocatrices ».
« Cette modalité de formation nous implique plus que d’habitude »
« Intéressant »
« La formatrice était très présente, c’est mieux »
« On peut apprendre l’informatique en même temps »
« La formatrice s’est adaptée et a compris les stagiaires ».
« Ce n’était pas une journée comme les autres !!! »
« Je ne me suis jamais ennuyé »
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« Ça m’a apporté un plus, j’ai l’impression de disposer de plus d’informations que lors d’un
cours habituel »
« C’est sympa, facile, les illustrations sont évocatrices »
« Je me suis bien impliqué, j’ai appris plein de choses en m’amusant »
« La formatrice était là pour nous aider »
« En plus j’apprends l’informatique »
« La formatrice s’est adaptée et nous a compris »

La séance a été interrompue entre 12h00 et 13h30 pour le déjeuner.


Les apprenants sont restés près de 5H00 sur ordinateur sans signes de lassitude. Les
apprenants ont répondu au second questionnaire en fin de session.
J’ai pris connaissance des questionnaires-réponses aussitôt après les avoir ramassés, ce qui a
permis une reformulation de certaines réponses. Pour ce type de public, il est plus judicieux
de poser des questions fermées afin de ne pas le mettre en difficultés par un écrit trop élaboré.

QUATRIEME PARTIE : BILAN

1- EVALUATION DE L’OUTIL E-FOOD

Les différents acteurs ont été testé par les apprenants à hauteur de :

• PRODUCTEUR 100%
• TRANSFORMATEUR 100%
• LOGISTICIEN 86%
• RESTAURATEUR 86%
• VENDEUR 58%
• CONSOMMATEUR 100%
• LES DANGERS 72%
• LES DEFENSES 65%

Rôles du formateur : les apprenants ont fait appel à la formatrice

• Pour de l’assistance technique 79%


• Pour une aide pédagogique 64%
• Pour renforcé l’apport du CD 36%
36
37

A propos de l’outil de formation e-food Pas du Un peu Oui Oui beaucoup


tout
J’ai bien compris 7% 50% 43%

Les infos étaient suffisantes 19% 21%

Le contenu était bien détaillé 100%

J’ai eu l’impression d’apprendre 14% 86%

J’ai consulté le lexique 21% 79%

Cela a complété mes connaissances 50%

J’ai consulté le lexique par curiosité 29%

J’ai compris les définitions 72%

Le niveau des tests était facile 44% 28% 28%

La durée des tests était correcte 28% 51% 21%

J’ai parcouru le module plusieurs fois 14% 57% 29%

J’ai souvent demandé de l’aide au formateur 8% 50% 28% 14%

Je me suis parfois ennuyé 100%

Je suis intéressé par la consultation du 100%


cdrom
Je parlerai de e-food 7% 93%

Je voudrais suivre une formation comme 28% 72%


celle-ci sur d’autres thèmes
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Glossaire

Logo du module de formation étudié

A.P.P : Atelier de pédagogie Personnalisée


OPCA : Organisme paritaire collecteur agrée
FOAD : Formation ouverte et à distance

Sitographie

www.ifapme.be/efood2 : site du module e-food