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LA THEORIE DU PARTAGE DES PROFITS OU PROFIT SHARING

DE M WEITZMAN

Un constat :Weitzman part d’un constat : au Japon , le taux de chômage a été tout au long des années 70-80
très inférieur à celui des autres pays .

Les explications : Ceci s’explique selon lui par le mode de régulation de la main d’œuvre qui a été appliqué au
Japon : les grandes entreprises garantissent à leurs salariés l’emploi à vie , en contrepartie le salaire est sensible
aux résultats de l’entreprise , c’est-à-dire que chaque salarié voit son salaire diviser en deux parties : la première
est fixe , la seconde est fonction des profits de l’entreprise , et de l’efficacité du travail de l’individu , les
salaires étant individualisés .

Les propositions de Weitzman : Weitzman se propose de généraliser ce modèle à tous les pays développés en
agissant de la manière suivante : chaque salarié recevrait un fixe auquel s’ajouterait une partie variable qui
serait fonction des profits de l’entreprise et des effectifs de l’entreprise .
Voyons maintenant quels seraient les avantages pour l’entreprise de ce type de contrat et en quoi cela
permettrait de réduire voire de résorber le chômage ( sans oublier l’inflation ) :

• la participation des salariés aux profits de l’entreprise permettrait d’accroître les gains de
productivité . En effet , comme l’écrivent F.Fitzroy et D.Vaughan - Whitehead : « les salariés
dont une partie de la rémunération serait explicitement reliée aux performances de leur
entreprise , se sentiraient un peu plus impliqués dans le processus productif et augmenteraient
leur effort au travail » , l’entreprise serait alors plus compétitive et pourrait par la suite ,
puisqu’elle gagne des parts de marché augmenter ses profits , donc les salaires , mais aussi
embaucher .Cette analyse reprend la logique de la théorie du salaire d’efficience .

• le partage des profits bénéficie des effets positifs de la flexibilité salariale . En effet , si la
situation de l’entreprise se détériore , ses profits vont chuter , mais comme le niveau des salaires
est fonction de celui des profits , l’entreprise va répercuter dans les salaires la chute des
profits :« Ainsi , c’est le cycle usuel d’ajustement quantitatif des effectifs en fonction de la
conjoncture qui caractérise nos économies qui s’en trouverait modifié. L’ajustement se
réaliserait sur les salaires et les prix au lieu de s’effectuer sur la production et l’emploi » ( op.
cité ).

• Weitzman considère que le partage des profits est une incitation à l’embauche .En effet , le chef
d’entreprise fixe , quel que soit le nombre de salariés embauchés le montant de la part des profits
qui leur sera redistribué . Dès lors , plus le chef d’entreprise embauchera , plus le coût marginal
du travail diminuera . En effet , le chef d’entreprise n’aura à supporter en supplément que la
partie fixe du salaire , la partie variable restant constante , un nombre de salariés croissant se
partagera la même somme . Ceci doit conduire le chef d’entreprise à embaucher puisque dans
une perspective néo-classique , la demande de travail est une fonction décroissante du coût
marginal du travail .

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