Vous êtes sur la page 1sur 17
ESDEP GROUPE DE TRAVAIL 2 METALLURGIE APPLIQUEE Leçon 2.3.1 Introduction aux propriétés des aciers Fichier

ESDEP

GROUPE DE TRAVAIL 2

METALLURGIE APPLIQUEE

Leçon 2.3.1

Introduction aux propriétés des aciers

ESDEP GROUPE DE TRAVAIL 2 METALLURGIE APPLIQUEE Leçon 2.3.1 Introduction aux propriétés des aciers Fichier :

Fichier : L2-3-1.doc

OBJECTIF

Présenter les propriétés essentielles des aciers de structure en introduisant leurs principales caractéristiques métallurgiques.

PREREQUIS

Aucun

LEÇONS CONNEXES

Caractéristiques des alliages fer - carbone

Les procédés de fabrication et de laminage des aciers

RESUME

Cette leçon fournit une brève introduction à la nature cristalline des métaux et aux propriétés du matériau qui en découlent. Elle explique les effets des dislocations sur la résistance mécanique et montre que la courbe contrainte-déformation est le principal moyen de caractériser la résistance. Elle introduit les concepts de coefficient de Poisson, d'état de contrainte multiaxial, d'écrouissage et les influences de la température et des vitesses de déformation unitaire. Elle décrit les moyens métallurgiques et mécaniques d'amélioration de la résistance. Elle introduit le concept de dureté.

moyens métallurgiques et mécaniques d'amélioration de la résistance. Elle introduit le concept de dureté. Page 1

Page 1

moyens métallurgiques et mécaniques d'amélioration de la résistance. Elle introduit le concept de dureté. Page 1

1.

INTRODUCTION

1.1 Nature des métaux

La liaison métallique est la conséquence de la libération d'électrons par les atomes du métal dans un « gaz libre d'électrons ». Les structures métalliques au niveau de l'atome sont ensuite envisagées comme des rangées presque compactes d'ions métalliques entourés par un gaz d'électrons. La liaison est, dans la plupart des cas, non directionnelle. En conséquence, les cristaux métalliques courants sont cubiques à faces centrées, par exemple Cu, Al, Ni ou cubiques centrés, par exemple Fe (il existe des métaux possédant une structure hexagonale, par exemple Zn, Cd, mais ces métaux ne sont pas d'usage courant pour des applications à des structures).

Les métaux (et alliages) à structures cubiques possèdent quatre propriétés métalliques caractéristiques :

une bonne ductilité (ou malléabilité)quatre propriétés métalliques caractéristiques : une haute conductivité thermique une haute conductivité

une haute conductivité thermiquecaractéristiques : une bonne ductilité (ou malléabilité) une haute conductivité électrique un brillant métallique

une haute conductivité électrique(ou malléabilité) une haute conductivité thermique un brillant métallique La ductilité est la conséquence

un brillant métalliqueconductivité thermique une haute conductivité électrique La ductilité est la conséquence des liaisons non

La ductilité est la conséquence des liaisons non directionnelles des atomes et de la nature compacte des structures cristallines qui autorisent les glissements cristallographiques sous contrainte. Le caractère non directionnel des liaisons permet aussi aux vibrations thermiques d'être transmises régulièrement d'un atome vibrant aux autres, d'où la haute conductivité thermique. L'existence d'électrons libres fournit la haute conductivité électrique. Ces électrons libres sont aussi à l'origine du brillant métallique puisqu'une lumière incidente d'une large gamme de longueur d'ondes peut être absorbée et rayonnée.

1.2 Propriétés dépendantes et non dépendantes de la structure (cristalline)

Avant d'examiner les propriétés présentant un intérêt, la signification de la sensibilité ou de la non-sensibilité de la structure, dans le contexte des propriétés du matériau, doit être clarifiée.

Dans le deuxième cas, les propriétés ne sont pas influencées de manière significative par les changements dans la macro- ou microstructure. Il est reconnu que beaucoup de propriétés physiques du matériau, par exemple le module d'élasticité, la masse volumique, la chaleur spécifique et le coefficient de dilatation thermique varient très peu d'un échantillon à un autre pour un matériau donné, même si les différents

thermique varient très peu d'un échantillon à un autre pour un matériau donné, même si les

Page 2

thermique varient très peu d'un échantillon à un autre pour un matériau donné, même si les

échantillons ont été soumis à des traitements mécaniques et/ou thermiques différents. Il y a non-sensibilité bien que ces traitements aient pu produire des modifications importantes de la macro- ou microstructure. D'un autre côté, la plupart des propriétés mécaniques sont très dépendantes de ces modifications. Ainsi, par exemple, la limite d'élasticité, la ductilité et la résistance sont considérées comme dépendantes de la structure.

limite d'élasticité, la ductilité et la résistance sont considérées comme dépendantes de la structure. Page 3

Page 3

limite d'élasticité, la ductilité et la résistance sont considérées comme dépendantes de la structure. Page 3

2.

RESISTANCE

2.1 Dislocation et déformation plastique

Pour comprendre le comportement mécanique des métaux, il est nécessaire de considérer les déformations élastiques et plastiques. Les déformations élastiques sont réversibles, c'est-à-dire que la déformation n'est présente qu'aussi longtemps que la charge est appliquée. La loi de Hooke relie la déformation élastique à la contrainte comme suit :

où :

Edéformation élastique à la contrainte comme suit : où : = G sont respectivement la contrainte

élastique à la contrainte comme suit : où : E = G sont respectivement la contrainte

= G

élastique à la contrainte comme suit : où : E = G sont respectivement la contrainte

sont respectivement la contrainte uniaxiale et la déformationélastique à la contrainte comme suit : où : E = G et sont la contrainte

respectivement la contrainte uniaxiale et la déformation et sont la contrainte et l'allongement de cisaillement E

et

respectivement la contrainte uniaxiale et la déformation et sont la contrainte et l'allongement de cisaillement E

sont la contrainte et l'allongement de cisaillement

E

est le module de Young (210.000 MPa ou 210 GPa)

G

est le module de cisaillement (80.000 MPa ou 80 GPa)

La réponse d'un réseau simple à un cisaillement est donnée en figure 1. Initialement la réponse est élastique, figure 1(b) : quand la charge est enlevée, la déformation disparaît. Au-delà d'une contrainte appelée limite d'élasticité, la déformation devient élastique- plastique, figure 1(c) : quand la charge est enlevée, seule la déformation élastique disparaît, la déformation plastique subsiste, figure 1(d). Cette figure montre que les plans cristallographiques ont bougé les uns par rapport aux autres. Il n'existe pas d'équations simples, analogues à la loi de Hooke, donnant la déformation plastique.

Des estimations théoriques de la contrainte « critique » de cisaillement requise pour

. Des mesures montrent que les aciers possédant les plus hautes limites d'élasticité atteignent approximativement 10 % de la résistance théorique. Toutefois, les aciers structuraux ont des résistances deux fois plus faibles que les valeurs théoriques. Donc, il doit exister un mécanisme qui facilite le glissement des plans cristallins. Ce mécanisme est la présence de défauts du réseau appelés dislocations. La figure 2 montre un exemple de dislocation simple. Durant la déformation plastique, une dislocation se déplace dans le réseau atomique cristallin, figure 3.

déplacer un plan cristallographique d'une unité de glissement donnent

cristallographique d'une unité de glissement donnent c r i t G 2 Une analogie simple du

crit

d'une unité de glissement donnent c r i t G 2 Une analogie simple du mouvement
d'une unité de glissement donnent c r i t G 2 Une analogie simple du mouvement

G

2

d'une unité de glissement donnent c r i t G 2 Une analogie simple du mouvement

Une analogie simple du mouvement de dislocation est de considérer un tapis contenant un pli. En appliquant une force faible au pli, il peut se déplacer sur la longueur totale du tapis en donnant un faible déplacement d'ensemble du tapis. En l'absence de pli, un effort important serait nécessaire pour vaincre le frottement entre le tapis et le sol.

l'absence de pli, un effort important serait nécessaire pour vaincre le frottement entre le tapis et

Page 4

l'absence de pli, un effort important serait nécessaire pour vaincre le frottement entre le tapis et

Les dislocations distordent élastiquement le réseau qui les entoure. Certaines zones sont comprimées alors que d'autres sont tendues. Ces régions déformées élastiquement interagissent avec d'autres défauts, par exemple avec des atomes dissous, avec d'autres dislocations, avec les bords de grains et des précipités. Ces obstacles empêchent les mouvements de dislocation de rendre les déformations plastiques plus difficiles.

2.2 Courbe contrainte-déformation d'échantillons en traction simple

Les propriétés mécaniques des matériaux sont déterminées par des procédures normalisées d'essais d'éprouvettes normalisées. Pour des matériaux ductiles comme la plupart des aciers, les essais de traction sont le plus souvent utilisés. Les matériaux fragiles sont essayés habituellement en flexion ou compression.

Les propriétés à la traction sont généralement mesurées sur des échantillons longs et étroits (figure 4) qui garantissent un état de contrainte uni axiale. Les sections d'éprouvette circulaires sont préférées, bien que des éprouvettes rectangulaires soient employées pour les plaques et les bandes et pour la détermination des propriétés en travers. Les paramètres importants qui doivent être contrôlés durant les essais de traction sont la vitesse de déformation unitaire et la température d'essai. La vitesse de déformation unitaire est contrôlée par la vitesse de la mâchoire de la machine d'essai ; la température peut être régulée par un four ou un bain de refroidissement.

être régulée par un four ou un bain de refroidissement. La charge (F) et l'allongement (

La charge (F) et l'allongement ( L) sont mesurés durant l'essai, on en tire la courbe contrainte ( ) - déformation ( ) qui peut être obtenue en tenant compte des dimensions de l'éprouvette. La contrainte nominale ou conventionnelle n est le rapport de la charge F divisé par la section initiale S o :

de la charge F divisé par la section initiale S o : n S F o
de la charge F divisé par la section initiale S o : n S F o
n S F o
n
S F
o

(1)

L'allongement nominal ou conventionnel la longueur initiale L o :

nominal ou conventionnel la longueur initiale L o : n est le rapport de l'allongement (L

n est le rapport de l'allongement (L - L o ) sur

L L 0 L n
L
L
0 L
n

L

0

L

0

(2)

Les figures 5 et 6 montrent des courbes contrainte-déformation obtenues à partir des équations (1) et (2) pour deux types d'acier.

La courbe contrainte-déformation conventionnelle peut être divisée en trois zones :

déformation élastique, allongement plastique uniforme avec accroissement constant de la contrainte ( n ) et allongement plastique non uniforme ( n )

( n ) et allongement plastique non uniforme ( n ) Dans la plupart des métaux,
( n ) et allongement plastique non uniforme ( n ) Dans la plupart des métaux,

Dans la plupart des métaux, il y a une transition graduelle entre le comportement élastique et plastique et il est nécessaire de définir une contrainte limite, généralement

le comportement élastique et plastique et il est nécessaire de définir une contrainte limite, généralement Page

Page 5

le comportement élastique et plastique et il est nécessaire de définir une contrainte limite, généralement Page

R p0,1 ou R p0,2 pour caractériser l'apparition de la plasticité. Ce sont les contraintes pour lesquelles on obtient un allongement de 0,1 % ou 0,2 % de la longueur entre repères.

Certains métaux et en particulier les aciers doux présentent une discontinuité entre les régimes élastiques et plastiques avec une limite d'élasticité marquée suivie d'une courte zone de déformation plastique non-uniforme (figure 6). Ce phénomène est décrit par :

la limite supérieure d'écoulement R e H à l'initiation de l'écoulement, eH à l'initiation de l'écoulement,

la limite inférieure d'écoulement R e L qui est la valeur de la contrainte durant la propagation des bandes de eL qui est la valeur de la contrainte durant la propagation des bandes de Lüders,

l'allongement de Lüdersla contrainte durant la propagation des bandes de Lüders, L ü d (environ 1 ou 2

des bandes de Lüders, l'allongement de Lüders L ü d (environ 1 ou 2 % pour

Lüd (environ 1 ou 2 % pour les aciers doux).

L'explication de ce comportement est que les dislocations sont liées par les atomes de carbone et/ou d'azote dissous dans les interstices. Ces dislocations doivent être libérées au niveau de la limite supérieure d'écoulement. Une fois libérées, elles peuvent continuer de se déplacer au niveau de la limite inférieure d'écoulement. Ce processus n'est pas homogène sur l'éprouvette. Des marques, dites bandes de Lüders indiquant les zones déformées plastiquement, apparaissent avec un angle de 45° par rapport à la direction de l'effort de traction et se propagent sur toute la longueur entre repères.

Dans le domaine des allongements uniformes, une déformation plastique additionnelle est seulement possible si la charge croit continuellement. La densité de dislocation croît avec la déformation, rendant d'autres déformations plus difficiles du fait de l'interaction entre les dislocations. Cet effet est appelé écrouissage. Le taux d'écrouissage (d /d ) est élevé au début puis décroît avec l'accroissement des déformations plastiques.

avec l'accroissement des déformations plastiques. Dans la troisième zone de déformation, le diamètre de

Dans la troisième zone de déformation, le diamètre de l'éprouvette continue de diminuer, mais cela se produit localement en donnant la striction montrée en figure 7.

localement en donnant la striction montrée en figure 7 . La contrainte à laquelle la striction
localement en donnant la striction montrée en figure 7 . La contrainte à laquelle la striction

La contrainte à laquelle la striction démarre est la résistance à la traction R m Fmax So , l'allongement correspondant est l'allongement ultime. Après l'apparition de la striction, l'effort nécessaire pour maintenir l'allongement décroît tandis que les contraintes locales dans la zone de striction continuent d'augmenter. Une déformation prolongée conduit à la rupture qui est caractérisée par la contrainte de rupture f et l'allongement à la ruine r . Le pourcentage de réduction de la section à la ruine :

. Le pourcentage de réduction de la section à la ruine : Z = 100 (S
. Le pourcentage de réduction de la section à la ruine : Z = 100 (S

Z

= 100 (So

de réduction de la section à la ruine : Z = 100 (S o S u

Su ) So

est une mesure de la ductilité du matériau

S u

est la section minimale dans la zone de striction.

Pour la courbe contrainte-déformation conventionnelle, les contraintes et déformations sont relatives aux dimensions initiales de l'éprouvette (S o , L o ). Du fait que la section et

sont relatives aux dimensions initiales de l'éprouvette (S o , L o ). Du fait que

Page 6

sont relatives aux dimensions initiales de l'éprouvette (S o , L o ). Du fait que

la longueur changent durant la déformation, ces équations ne donnent pas une indication vraie de l'histoire des contraintes et allongements. Pour une meilleure description des propriétés du matériau, les changements de l'aire de la section doivent être pris en compte. La contrainte vraie et l'allongement vrai sont définis comme suit :

où :

S

t
t

F

vrai sont définis comme suit : où : S t F S est l'aire instantanée de

S

est l'aire instantanée de la section

L

t
t

L

o

dL

L

t F S est l'aire instantanée de la section L t L o dL L ln

ln

L

L

o

pour

u
u

(4)

(5)

En considérant que la plasticité se produit à volume constant, les relations entre les contraintes et allongements vrais et conventionnels dans la zone d'allongement uniforme

peuvent être déduites :

t t ln(l n (l + n n ) )
t
t
ln(l n (l +
n n ) )

(6)

(7)

Dans la zone de striction, la section instantanée de l'éprouvette doit être mesurée pour obtenir la contrainte vraie et l'allongement vrai. L'allongement vrai (figure 8) est :

t
t
vrai. L'allongement vrai ( figure 8 ) est : t ln S o S pour 0

ln

S

o

S

pour

0

r
r

(8)

Pour la détermination de la contrainte vraie, un facteur correctif k m doit être pris en compte du fait de l'état de contrainte multiaxial résultant de la striction.

La figure 9 montre la courbe contrainte-déformation conventionnelle (1) et la courbe contrainte-déformation vraie sans (2) et avec (3) considération de l'état de contrainte multiaxiale. Notons que l'allongement vrai devient plus grand que l'allongement conventionnel du fait de la striction et que l'écrouissage est toujours positif.

2.3 Comportement multiaxial

2.3.1 Coefficient de Poisson

Le paragraphe précédent traitait le comportement longitudinal d'une éprouvette en traction simple. Si on avait aussi mesuré l'allongement transversal, on aurait vu que l'éprouvette se rétrécissait en s'allongeant. Dans le domaine élastique

transversal, on aurait vu que l'éprouvette se rétrécissait en s'allongeant. Dans le domaine élastique Page 7

Page 7

transversal, on aurait vu que l'éprouvette se rétrécissait en s'allongeant. Dans le domaine élastique Page 7

où trans appelé coefficient de Poisson vaut environ 0,3. Ceci implique que le volume du matériau

transoù appelé coefficient de Poisson vaut environ 0,3. Ceci implique que le volume du matériau déformé

où trans appelé coefficient de Poisson vaut environ 0,3. Ceci implique que le volume du matériau

appelé coefficient de Poisson vaut environ 0,3.

Ceci implique que le volume du matériau déformé élastiquement s'accroît puisque :

dV

V

2
2

trans

0,4
0,4

Dans le domaine plastique, avec des allongements beaucoup plus grands, le volume du matériau ne change pas beaucoup et trans 0,5 , ce qui entraîne un coefficient de Poisson de 0,5. Cette condition de volume constant est très bien illustrée dans la zone de striction à l'approche de la rupture. Les allongements longitudinaux, localement très grands, s'accompagnent de déformations transversales produisant la striction locale.

déformations transversales produisant la striction locale. 2.3.2 États de contraintes multiaxiales et influence sur
déformations transversales produisant la striction locale. 2.3.2 États de contraintes multiaxiales et influence sur
déformations transversales produisant la striction locale. 2.3.2 États de contraintes multiaxiales et influence sur

2.3.2 États de contraintes multiaxiales et influence sur l'écoulement

Dans beaucoup de situations réelles, il peut exister des contraintes multidirectionnelles. Des exemples sont montrés en figure 10. La direction et la grandeur de ces contraintes influencent l'apparition de l'écoulement. Dans la compression sous trois contraintes égales selon trois axes de la figure 10a, le matériau ne peut se plastifier puisqu'il n'a « nulle part où aller » tant que la structure atomique ne s'effondre pas sous des contraintes supérieures de plusieurs ordres de grandeur à la limite d'élasticité uniaxiale. Dans le cisaillement pur biaxial de la figure 10b, la tendance à l'expansion dans la direction x sous l'effet des contraintes de traction l est « encouragée » par les contraintes de compression 2 dans la direction y et vice versa.

de compression 2 dans la direction y et vice versa. Des expressions mathématiques différentes ont été
de compression 2 dans la direction y et vice versa. Des expressions mathématiques différentes ont été

Des expressions mathématiques différentes ont été développées pour décrire les écoulements interactifs et différentes formulations se sont montrées plus précises pour des matériaux différents. La figure 11a illustre les deux critères les plus courants pour des métaux sous un état de contrainte bidimensionnelle. La formule de Hencky von Mises qui est généralement utilisée pour l'acier et les contraintes tridimensionnelles est donnée par :

1 2 2 2 y 1 2 2 3 3 2 2
1
2
2
2
y
1
2
2
3
3
2
2

où :

1,
1,
donnée par : 1 2 2 2 y 1 2 2 3 3 2 2 où

2et

3
3

sont les 3 contraintes principales.

2.3.3 Écrouissage sous contraintes multiaxiales

La figure 11b montre le modèle le plus courant d'écrouissage en présence de contraintes multiaxiales. On y voit que, dans l'écrouissage isotropique, l'expansion de la « surface d'écoulement » est uniforme.

que, dans l'écrouissage isotropique , l'expansion de la « surface d'écoulement » est uniforme. Page 8

Page 8

que, dans l'écrouissage isotropique , l'expansion de la « surface d'écoulement » est uniforme. Page 8

2.4

Influence de la température et de la vitesse de déformation

La plupart des structures réelles sont soumises à la température ambiante et à des conditions de chargement suffisamment lent qui n'influencent pas de manière significative leur comportement. Toutefois, des températures élevées peuvent se rencontrer en service (chaudronnerie) ou en situation accidentelle (incendie). Des impacts ou d'autres chargements accidentels peuvent conduire à des vitesses de déformation dont l'influence ne peut être ignorée.

2.4.1 Température

Le mouvement des dislocations est facilité par l'accroissement de la température. Il en résulte une diminution de la limite d'élasticité et de la résistance à la traction. Dans les aciers de structure, la perte de résistance est faible jusqu'à 300°C. Après, il y a une perte de résistance progressive quand la température augmente. A 600°C la résistance est en moyenne 50 % de celle à la température ambiante.

Le fluage, c'est-à-dire la déformation croissante sous contrainte constante, peut être négligé pour les aciers de structure à température constante. Toutefois, il devient significatif pour des températures supérieures à 500°C. L'influence des températures élevées sur la rigidité et la résistance est illustrée en figure 12.

2.4.2 Vitesse de déformation unitaire

Les mouvements de dislocation ne dépendent pas du temps. Il est toutefois compréhensible que des vitesses élevées rendent l'écoulement plus difficile, donc augmentent la limite d'élasticité. Le modèle le plus largement accepté pour les effets de la vitesse de déformation est celui de Cowper-Symonds donné ci-dessous. L'importance de cet effet sur le comportement contrainte de traction/allongement est illustré en figure 13.

1

q 1 D s
q
1
D
s

où :

où : = vitesse de déformation unitaire

=

vitesse de déformation unitaire

limite d'élasticité dynamique=

=

limite d'élasticité statique=

=

D et q

sont des coefficients d'ajustement non dimensionnels.

D

= 40,4 s 1

= 40,4 s 1

et

q

= 5

pour l'acier doux

coefficients d'ajustement non dimensionnels. D = 40,4 s 1 et q = 5 pour l'acier doux

Page 9

coefficients d'ajustement non dimensionnels. D = 40,4 s 1 et q = 5 pour l'acier doux

2.5

Procédés d'augmentation de la résistance

La résistance d'un acier peut être décrite comme la résistance à l'apparition de déformation plastique sous une charge extérieure. Une déformation plastique apparaît par le mouvement des dislocations dans le réseau, qui rend possible les glissements des réseaux élémentaires les uns sur les autres. Si ce mouvement est empêché par des défauts du réseau, une charge extérieure plus grande doit être appliquée pour que les dislocations puissent surmonter les obstacles. C'est la raison pour laquelle les procédés d'augmentation de la résistance visent toujours à gêner les mouvements de dislocation. Les obstacles aux mouvements des dislocations peuvent être classés selon le tableau 1.

Tableau 1

Dimension

Générateur

Mécanisme

0

(point)

atomes solubles

durcissement par trempe de la solution solide

1

(linéaire)

dislocations

écrouissage

2

(plan)

joints de grain

affinage structural

3

(espace)

particule

durcissement par précipitation/dispersion

 

Augmentation de la résistance des aciers

Durcissement par trempe de la solution solide  Augmentation de la résistance des aciers L'accroissement de la résistance est produit par des

L'accroissement de la résistance est produit par des atomes étrangers qui sont dissous dans la matrice du métal. Puisque ces atomes diffèrent en taille, en propriétés physiques et électriques, ils causent une distorsion du réseau qui empêchent le mouvement des dislocations. L'accroissement de la limite d'élasticité dépend du type, de la quantité et de la distribution des atomes étrangers, figure 14. On peut voir que l'augmentation de la résistance due à C et N est particulièrement élevée. Cela est dû au fait que ces atomes se dissolvent dans les interstices des atomes de la matrice, ce qui donne une grande distorsion du réseau. Les autres éléments mis en évidence dans la figure 14 se dissolvent en substitution et occupent des positions régulières dans le réseau, produisant moins de distorsion.

L'accroissement de la résistance par durcissement de la solution solide conduit à une baisse de la ténacité (la ténacité est la faculté d'un matériau à résister à la rupture fragile, voir leçon 2.3.2). Donc, le niveau potentiel de résistance que l'on pourrait atteindre par durcissement de la solution solide n'est généralement pas recherché à cause de la possibilité de rupture fragile.

de la solution solide n'est généralement pas recherché à cause de la possibilité de rupture fragile.

Page 10

de la solution solide n'est généralement pas recherché à cause de la possibilité de rupture fragile.
Écrouissage Les défauts de réseau linéaire sont les dislocations elles-mêmes. La distorsion du réseau entourant

Écrouissage

Les défauts de réseau linéaire sont les dislocations elles-mêmes. La distorsion du réseau entourant les dislocations perturbe le mouvement des autres dislocations. Cette interaction s'accroît avec la densité de dislocation.

Dans le cas de formage à froid, par exemple le profilage à froid, des dislocations peuvent être produites en continu car elles se bloquent en permanence entre elles. La densité de dislocation augmente et accroît la résistance de l'acier par écrouissage (figure 15). Un tel durcissement est accompagné d'une réduction prononcée de la ténacité.

Affinage structurald'une réduction prononcée de la ténacité. L'affinage structural est le mécanisme

L'affinage structural est le mécanisme d'augmentation de la résistance le plus important dans les aciers de structure, car c'est la seule méthode qui s'accompagne d'une amélioration de la résistance à la rupture fragile.

Les joints de grain sont des barrières aux mouvements de dislocation. En conséquence, quand la taille du grain diminue, le nombre de barrières augmente ce qui augmente la limite d'élasticité. L'effet de la taille du grain sur la limite d'élasticité est décrit par l'équation de Hall-Petch :

où :

R eL

R eL

k y ij d
k
y
ij
d

est la limite d'élasticité minimale

est la contrainte de glissement ; la contrainte à laquelle l'écoulement commence dans un matériau à très gros grainR eL k y ij d est la limite d'élasticité minimale k y est la résistance

k y

est la résistance des joints de grain

d est le diamètre moyen de grain

des joints de grain d est le diamètre moyen de grain Durcissement par précipitation/dispersion Quand une

Durcissement par précipitation/dispersion

Quand une dislocation en mouvement rencontre une particule, elle peut la franchir par deux mécanismes :

couper la particule,une particule, elle peut la franchir par deux mécanismes : ou se courber entre et autour

ou se courber entre et autour des particules, en laissant une partie de la dislocation comme un anneau autour de la particule.peut la franchir par deux mécanismes : couper la particule, Dans des aciers, le mécanisme de

Dans des aciers, le mécanisme de durcissement dominant est la courbure des dislocations. La résistance est alors inversement proportionnelle à l'espacement des particules. En conséquence, la résistance croît quand la taille des particules diminue et que la fraction de volume de précipité augmente.

la résistance croît quand la taille des particules diminue et que la fraction de volume de

Page 11

la résistance croît quand la taille des particules diminue et que la fraction de volume de

Ces particules sont obtenues en général par des procédés de précipitation dans la matrice durant le traitement thermique. Dans les aciers, c'est le plus souvent au cours du revenu des aciers au carbone durcis par trempe, mais cela se produit aussi dans les aciers de structure durant le refroidissement après laminage contrôlé ou durant des traitements subséquents de revenu.

2.6

Dureté

La dureté est la mesure de la résistance à une déformation quand un pénétrateur est appliqué à la surface du métal lors d'un essai. Sa pénétration dans l'éprouvette conduit à des déformations locales élastiques et plastiques.

Les méthodes d'essai peuvent être statiques ou dynamiques. Les déformations élastiques et plastiques sont prises en compte pour l'évaluation de la dureté dynamique, exprimée en terme d'énergie absorbée. Les méthodes d'essai dynamiques incluent l'essai sous impact et la dureté Shore. Leur intérêt réside dans la possibilité d'essai rapide qui peuvent être faits n'importe où. Comparées aux essais statiques, les méthodes dynamiques sont moins précises.

Les méthodes d'essais statiques habituelles se différencient par le type de pénétrateur. L'essai Brinell utilise une bille en acier trempé et revenu (EN 3), l'essai Vickers (EN 5) un diamant pyramidal de base carrée (angle dièdre entre deux faces de la pyramide 136°) et l'essai Rockwell (EN 10004) est fait avec un diamant conique (angle 120°).

Le pénétrateur est enfoncé lentement (d'une manière quasi-statique). Après retrait de la charge, la taille de l'empreinte est mesurée. Comparé à l'essai dynamique, seule la déformation plastique est prise en compte. Les méthodes statiques sont préférées dans l'industrie et la recherche à cause de la cohérence des résultats d'essai.

La corrélation entre les différentes mesures de dureté est très étroite, en particulier pour les faibles valeurs. La corrélation des mesures de dureté avec d'autres mesures de résistance à la déformation, telles que les propriétés en traction, est plus compliquée mais une règle très approximative est que la résistance à la traction en MPa est environ trois fois la dureté Vickers.

règle très approximative est que la résistance à la traction en MPa est environ trois fois

Page 12

règle très approximative est que la résistance à la traction en MPa est environ trois fois

3.

CONCLUSION

La plupart des propriétés des métaux dépendent de la structure cristallographique3. CONCLUSION Les principales quantités définissant les propriétés mécaniques des métaux sous charges non

Les principales quantités définissant les propriétés mécaniques des métaux sous charges non répétitives sont :des métaux dépendent de la structure cristallographique le module de Young le coefficient de Poisson la

le module de Youngdes métaux sous charges non répétitives sont : le coefficient de Poisson la limite d'élasticité ou

le coefficient de Poissonsous charges non répétitives sont : le module de Young la limite d'élasticité ou limite conventionnelle

la limite d'élasticité ou limite conventionnelle pour les métaux ne présentant pas d'écoulementsont : le module de Young le coefficient de Poisson la résistance à la traction la

la résistance à la tractionpour les métaux ne présentant pas d'écoulement la dureté Ces propriétés peuvent être influencées par :

la duretépas d'écoulement la résistance à la traction Ces propriétés peuvent être influencées par : la

Ces propriétés peuvent être influencées par :d'écoulement la résistance à la traction la dureté la température la vitesse de déformation le caractère

la températurela dureté Ces propriétés peuvent être influencées par : la vitesse de déformation le caractère multiaxial

la vitesse de déformationpeuvent être influencées par : la température le caractère multiaxial des contraintes la géométrie La

le caractère multiaxial des contraintespar : la température la vitesse de déformation la géométrie La combinaison optimale

la géométriede déformation le caractère multiaxial des contraintes La combinaison optimale résistance-ténacité peut être

La combinaison optimale résistance-ténacité peut être obtenue en contrôlant :le caractère multiaxial des contraintes la géométrie la teneur en alliage le niveau d'impureté le traitement

la teneur en alliagerésistance-ténacité peut être obtenue en contrôlant : le niveau d'impureté le traitement physique Page 13

le niveau d'impuretéoptimale résistance-ténacité peut être obtenue en contrôlant : la teneur en alliage le traitement physique Page

le traitement physiqueoptimale résistance-ténacité peut être obtenue en contrôlant : la teneur en alliage le niveau d'impureté Page

peut être obtenue en contrôlant : la teneur en alliage le niveau d'impureté le traitement physique

Page 13

peut être obtenue en contrôlant : la teneur en alliage le niveau d'impureté le traitement physique

4. LECTURES COMPLEMENTAIRES

1. Leslie, W.L. - The Physical Metallurgy of Steels, Hemisphere Publishing Corporation, Washington, New York, London, 1981.

2. Dahl, W., Steel - Handbook of Materials Research and Engineering, Volume 1, Springer-Verlag, Düsseldorf 1990.

Dahl, W., Steel - Handbook of Materials Research and Engineering , Volume 1, Springer-Verlag, Düsseldorf 1990.

Page 14

Dahl, W., Steel - Handbook of Materials Research and Engineering , Volume 1, Springer-Verlag, Düsseldorf 1990.

ANNEXE 1

Propriétés typiques des aciers soudables de structure

Acier (nuance selon EN 10025)

Condition

Limite

d'élasticité

MPa

Résistance à la traction MPa

Allongement %

( Lo

Allongement % ( L o 5,65 S o )

5,65

Allongement % ( L o 5,65 S o )

So )

Fe 430 B

(0,25 % C)

laminé

275

470

 

22

Fe 430 D

(0,19 % C)

normalisé

275

470

 

22

Fe 510 B

(0,23 % C)

laminé

355

550

 

20

Fe 510 D

(0,18 % C)

normalisé

355

550

 

20

Propriétés typiques pour des métaux non ferreux et des alliages

 

Métaux

 

Limite d'élasticité à 0,2 % MPa

Résistance à la traction MPa

Allongement %

ou alliages

Lo
Lo

5,65

So
So
ou alliages Lo 5,65 So
 

Aluminium (recuit)

   

34

 

77

 

47

Aluminium (formé à froid)

 

94

 

115

 

13

 

Duralumin (recuit)

   

123

 

231

 

15

Duralumin (vieillissement)

 

278

 

432

 

15

 

Cuivre (recuit)

   

54

 

223

 

56

 

Cuivre (formé à froid)

   

285

 

316

 

13

 

Laiton 70-30 (recuit)

   

85

 

320

 

65

Laiton 70-30 (formé à froid)

 

378

 

463

 

20

 

Valeurs typiques du module de Young pour les métaux

 
 

Métaux

Al

Au

Ti

Cu

Fe

Ni

 

GPa

70

79

120

130

210

200

    Métaux Al Au Ti Cu Fe Ni   GPa 70 79 120 130 210

Page 15

    Métaux Al Au Ti Cu Fe Ni   GPa 70 79 120 130 210
Page 16

Page 16

Page 16