La Synthèse de Type DALF C1

La synthèse de documents (de type DALF C1

)



Nature de l’exercice

La synthèse de type DALF C1 présente un intérêt certain en Rédaction
académique car cet exercice pose à la fois le défi de la compréhension et de la
production écrite en faisant preuve d’esprit de synthèse, d’objectivité, de
cohérence et correction linguistique. Il s’agit en effet de produire un texte
d'environ 220 mots qui reprendra les idées principales de 2 ou 3 documents, en
général des textes de taille moyenne (entre 800 et 1200 mots environ). Il est
important de noter que les documents qui constituent le sujet ne proviennent
pas tous de la même source journalistique et ne sont pas nécessairement datés
de la même année. La synthèse consiste à rédiger une composition (avec
introduction, développement, conclusion) à partir d’une documentation sur un
thème précisé dans l’énoncé du sujet. Toutefois, ce développement n’utilise
que les données fournies par les documents. Leur inventaire puis leur
confrontation conduiront ainsi au plan de la synthèse.

Cet exercice vise à évaluer la capacité à synthétiser des textes en y
décelant notamment les idées principales et secondaires afin de les reformuler
dans ses propres mots et les organiser dans une synthèse cohérente et
correctement rédigée sur le plan académique.

Le candidat doit donc :
- dégager les informations pertinentes et essentielles,
- les reformuler de manière organisée,
- s'exprimer dans un registre soutenu
- rester objectif sans donner son opinion
…tout en respectant les consignes de longueur (plus ou moins 10% de mots
par rapport au nombre de mots demandé initialement).

Il ne s’agit ni d’un essai (avec une opinion personnelle argumentée), ni
d’une simple comparaison de textes. La synthèse est un exercice réflexif qui
consiste à s’interroger sur une problématique commune à plusieurs textes. Il ne
faut donc pas traiter les textes l’un après l’autre mais en même temps. Vous ne
devez en aucun cas résumer chaque texte et coller ensuite les résumés de ces
textes les uns après les autres. Pour cela, il faut déceler les points de
recoupements entre chacun d’eux, identifier les points communs plutôt que les
Rédaction académique, Erwan Morel Langlais©, Universidad Veracruzana, 2014
différences. Lorsqu’on recoupe les thématiques entre les textes, on fait
apparaitre une problématique commune, votre tâche consiste alors à vous
demander pourquoi ces documents ont été choisis et mis ensemble. La
synthèse sert à éclairer ce problème par le biais des analyses respectives
concernant les documents proposés.
Dans le cadre de l’examen du DALF C1, les documents de départ sont
généralement tirés de la presse écrite et il s’agit le plus souvent d’articles
d’opinion (argumentatif) ou informatifs, de tableaux, de graphiques ou de
caricatures.
L’exercice de la synthèse de type DALF C1 présente un intérêt particulier
dans le cadre des lectures effectuées pour l’élaboration d’un article, d’un
mémoire ou d’une thèse. En effet, il est indispensable d’adopter un point de vue
synoptique sur les lectures qui constituent le corpus de références théoriques,
aux fondements de la réflexion d’un Cadre théorique et des principes
méthodologiques de recherche. S’il est courant de citer les auteurs de théories
dans un mémoire (citations accompagnées d’une analyse personnelle), il est
nécessaire toutefois de les proposer dans un esprit de synthèse sous l’angle
complexe d’une problématique identifiée, au gré des lectures sur le sujet du
mémoire. Si ce sujet porte sur les stratégies d’apprentissage par exemple, il
faudra bien synthétiser les lectures selon une perspective et une progression
précises pour ne pas tomber dans le catalogue de citations mises bout à bout
dans le mémoire, défaut dommageable à la qualité académique de la recherche
menée. Au sein du mémoire, les synthèses de lecture pourront intégrer des
appréciations personnelles, à la différence de la production écrite en DALF C1
qui doit rester neutre sur le plan de l’énonciation.


Méthodologie

Pour appréhender le dossier de synthèse
Le premier contact avec les textes
1
se fait de manière globale au niveau du
sens, il s’agit de saisir le contexte de chacun des textes, d’en dégager la
thématique générale sans focaliser sur le lexique que vous ne comprenez pas.
Cette compréhension globale peut s’effectuer sur un premier repérage
d’éléments paratextuels : titres, chapeaux (pour les articles de presse),
disposition des paragraphes en colonnes, auteurs, dates de parution,
références comme les noms de journaux et de magazines, etc.
- Repérer le fil conducteur aux différents documents : inscrit dans le libellé du
sujet ou à restituer.
- Identifiez également les typologies textuelles des documents : argumentation,
exposition, explication, narration.
- Identifiez ensuite l'inscription référentielle ou "idéologique" du document :
historique, sociologique, politique, économique, psychologique, littéraire.
- Repérer la problématique commune traitée par les documents : il s’agit de la
question posée, ce qui est remis en cause, ce qui est mis en doute, ce qui est
défendu (le « défi »), le nœud central de la question ( el meollo de la
cuestión).
- Savoir établir une problématique de recherche pour la lecture des documents
afin de la confirmer, l'infirmer, la rectifier, la nuancer ou la compléter.





1
CORTINA David, conseils pour la composition de la synthèse de niveau C1, CUEPP
Pour lire le dossier de synthèse : analyse des discours pour lire avec méthode
La compréhension fine des idées constitue le deuxième temps de la synthèse :
relisez les documents et surlignez les idées principales, en général il y en aura
2 ou 3. Après avoir dégagé le thème général, il faut retrouver dans les textes
respectifs les idées principales et les idées secondaires afin de les hiérarchiser
au sein de la synthèse. Le repérage des mots clés peut se révéler utile à ce
stade de la compréhension, par le biais de mots soulignés dans les textes,
d’annotations ou de signes permettant de les mettre en valeur au regard du
thème général identifié.
- Choisir et trier les éléments fondamentaux dans les documents textuels :
arguments, idées, thèses. Munissez-vous de stylo de couleurs, de surligneurs,
afin de mettre en évidence les éléments identifiés dans les textes, visualiser les
recoupements thématiques et hiérarchiser les idées.
- Distinguer ces éléments fondamentaux des éléments secondaires.
- Hiérarchiser ces éléments, les structurer en vue d'établir un plan : faire la
différence entre les éléments essentiels et les éléments superflus du sujet, afin
d’éviter de commettre des faux-sens ou des hors-sujets (réaliser un tri raisonné
des idées ayant trait à la même thématique).
- Confronter et classer les éléments fondamentaux des documents : selon des
critères de convergence, divergence, complémentarité.

Nous pouvons schématiser l’étape de repérage de cette manière :



Réussir le DALF C1-C2, Didier, 2010

Lorsque vos idées sont classées et hiérarchisées, vous pouvez réaliser un
schéma de ce type :



Notez les idées principales et secondaires de chaque texte dans un tableau :

Proposition de tableau nº1 : compréhension « descendante », texte par texte

Document 1 Document 2 Document 3
Idée principale idée principale idée principale idée principale
Idée secondaire 1 idée secondaire idée secondaire idée secondaire
Idée secondaire 2 idée secondaire idée secondaire idée secondaire
Idée secondaire 3 idée secondaire idée secondaire idée secondaire
Idée secondaire 4 idée secondaire ‒ idée secondaire

Sans tomber dans la simplification des idées avancées par les auteurs dans
leurs textes respectifs, tâchez de vous limiter à 4 ou 5 idées secondaires. Aller
au-delà n’est pas impossible (cela dépendra des documents proposés) mais
vous risquez de prendre en compte des idées superflues : il faut bien garder à
l’esprit qu’il s’agit d’une synthèse et que toutes les idées n’ont pas leur place
dans cet exercice ! Un code couleur et/ou des flèches permettront de visualiser
les recoupements d’un document à l’autre (bleu, vert) et d’abandonner les idées
secondaires qui ne sont pas assez significatives (marron, rose, orange, rouge,
gris) pour les retenir dans la synthèse.
Ce tableau est pratique pour visualiser l’ensemble des idées principales et
secondaires des documents proposés.

Les paragraphes de la synthèse pourront correspondre à un plan reprenant :

Introduction (thématique générale)
1) l’idée principale et/ou secondaire 1 (le bleu pour notre exemple)
2) l’idée principale et/ou secondaire 1 (le vert pour notre exemple)
Conclusion

Proposition de tableau nº2 : identification directe des points communs
Cet tableau est structuré à partir d’un exemple de thématique actuelle : les
rythmes scolaires (thématique générale du sujet).



Document 1 Document 2 Document 3
Thématique commune Les rythmes scolaires
Point commun 1 Le rythme chronobiologique des enfants
Point commun 2 La nécessité de réformer les horaires
Point commun 3 L’opposition des maires
Point commun 4 Les conséquences du changement des rythmes
(les activités périscolaires)


Ce tableau est semblable au premier, sauf qu’il revient à faire apparaitre
directement et de manière synoptique les recoupements identifiés dans les
textes, sans forcément faire apparaitre les idées secondaires qui ne seront pas
retenues dans la synthèse.
Les paragraphes de la synthèse pourront correspondre à un plan reprenant :

Introduction (thématique commune)
1) le point commun 1
2) le point commun 2
3) le point commun 3
Conclusion

Proposition de tableau nº3 :

Thématique générale : les rythmes scolaires

Idée essentielle 1 :
Le rythme des
enfants est spécifique

Idée essentielle 2
Il est important de
réformer les
horaires
Idée essentielle 3
Il existe des
oppositions contre
les autres rythmes
Idée
secondaire 1
Les enfants travaillent
mieux le matin

Les enfants ont
de grandes
difficultés à l’école
Ce changement
de rythme incite
les municipalités à
proposer des
activités extra
scolaires l’après-
midi
Idée
secondaire 2
Les enfants ont
besoin de se reposer
l’après-midi

Ces difficultés
sont dues au
rythme trop
intensif de travail
Certains maires
sont contre cet
investissement
Idée
secondaire 3
Les enfants n’ont pas
besoin d’autant de
vacances.

Tout le monde y
gagnera : les
enfants, les
professeurs, les
parents…
L’opposition des
maires sera
débattue à
l’Assemblée et
fera l’objet de
réflexions

Les variables de ce tableau ne font plus apparaitre les documents un par un
mais permet de visualiser directement les idées essentielles et secondaires
communes. En effet, il d’agit bien d’idées communes, c’est-à-dire que si le sujet
est composé de 2 textes, les 2 premières idées essentielles peuvent se trouver
seulement dans le 1
er
texte par exemple et l’idée essentielle 3 correspondre au
2
ème
texte.

Les paragraphes de la synthèse pourront correspondre à un plan reprenant :

Introduction
1) l’idée essentielle 1 (idée secondaire 1, idée secondaire 2, idée secondaire 3)
2) l’idée essentielle 2 (idée secondaire 1, idée secondaire 2, idée secondaire 3)
3) l’idée essentielle 3 (idée secondaire 1, idée secondaire 2, idée secondaire 3)
Conclusion

Faites le lien entre les textes supports : vous allez trouver que les thèses de
plusieurs auteurs se rapprochent, que d’autres s’opposent. A l’intérieur de ce
tableau, faites ressortir ces recoupements ou oppositions avec des couleurs.



N’oubliez pas que vous ne devrez pas résumer chaque texte de façon isolée :
vous devrez au contraire mettre en relation tous les documents. Assurez-vous
de dégager un thème unique qui englobe toutes les idées essentielles des
documents.

Pour rédiger la synthèse : procédures textuelles pour passer du plan à la
rédaction
La rédaction de la synthèse peut commencer dès lors que les textes sont bien
analysés au niveau de la thématique globale, des idées principales et
secondaires, il s’agit alors de :
- relire les textes annotés et coloriés au gré des repérages successifs,
- reprendre le brouillon pour visualiser les idées principale et secondaire de
chaque texte,
- visualiser de façon systématique le recoupement entre les idées de chacun
des textes proposés
- identifier les relations logiques entre les idées pour proposer une synthèse
cohérente en notant par exemple les connecteurs logiques qui permettront de
structurer l’ensemble.
- au brouillon, choisir un plan qui permettra de faire progresser le
développement de manière logique : aspects sociaux, économiques,
psychologiques (ou encore politiques/culturels/écologiques en fonction du
thème de votre synthèse).


Caractéristiques formelles de la synthèse

La synthèse devra respecter quelques consignes essentielles selon la nature
de cet exercice, il faudra bien veiller à :
- Restituer les questions relatives à la reformulation et contraction des
documents : quand ? Où ? Comment ? … en fonction des modalités de la prise
de note.
- Respecter une énonciation objective : registre de langue, lexique, rhétorique :
la maîtrise de l'implicite et le respect de l'objectivité. On ne doit pas en effet
laisser transparaitre son opinion personnelle dans la synthèse, seules comptent
la pensée de l’auteur. Le « je » et le « nous » sont proscrits des synthèses, il
vous appartient donc de trouver des formules impersonnelles, indirectes. Ce
qui est personnel, c’est la façon dont on ordonne les idées et dont on les
reformule.
- Soigner la cohésion du paragraphe, la cohérence du texte, sa progression
ainsi que l'articulation des unités de sens (utilisation raisonnée des
connecteurs).
- Il faut absolument garder la chronologie des arguments présentés dans le
texte
- Se référer aux documents en ayant recours à la mention d’idées avancées par
les auteurs.
- Respecter la contrainte de longueur (220 mots, tolérance de +/- 10% = entre
200 et 240 mots). Est considéré comme mot tout ensemble de signes placé
entre 2 espaces : c’est-à-dire : 1 mot / Un thème intéressant : 3 mots, je ne l’ai
pas vu avant-hier : 7 mots). Votre lexique doit être suffisamment riche pour
éviter les répétitions.
- Respecter la contrainte de temps. 2h30 pour la production écrite : 1h30 pour
la synthèse, 1 heure pour la 2
ème
partie de la production écrite (l’essai
argumenté). Il faut donc songer à planifier les étapes de réalisation de la
synthèse, en réservant par exemple 30 minutes à la première lecture des
textes, 30 minutes pour l’identification détaillée des idées et des relations
logiques sous-jacentes, 30 minutes pour la rédaction de la synthèse.
- Savoir rédiger une introduction, une conclusion, des transitions : questions de
forme et de contenu.

Proposez un titre à votre synthèse : suffisamment concis et clair pour annoncer
la thématique globale aux documents proposés. Ne recopiez pas le titre des
textes !

Comment organiser l’introduction ?

L’introduction comporte généralement :
- La présentation des documents proposés, de façon rapide, sans insister sur
les références (il peut être intéressant de préciser à quels types de documents
on a affaire : extrait d’essai, page de roman, document iconographique, extrait
de loi, article de presse);
- L’énoncé du problème soulevé par la documentation ;
- L’annonce du plan choisi (les parties du plan annoncé doit se retrouver dans
les paragraphes rédigés dans le développement).

Comment formuler chaque idée ?
 Adoptez un style personnel
Comme pour le résumé de texte, ne jamais faire de la synthèse un montage de
citations : vous devez exprimer chaque idée dans un style personnel, avec
votre propre lexique et votre propre syntaxe. Vous pouvez utiliser des mots
clefs des documents pour faire référence aux idées mises en avant par les
auteurs, mais ne copiez pas des phrases ou des passages entiers. Le contenu
du tableau que vous aurez effectué doit aider à cette rédaction, puisqu’il a été
écrit dans un style personnel.
A titre exceptionnel, on ne s’interdit pas la citation. Lorsqu’un auteur a
trouvé la bonne formule, il faut savoir intégrer cela à sa propre rédaction.
Mettez deux points et ouvrez les guillemets, ou construisez votre propre phrase
en y mêlant des éléments empruntés à l’auteur, évidemment entre guillemets.
La synthèse ne consiste pas à citer les textes mais justement à les synthétiser,
c’est un exercice au moyen duquel on doit montrer que l’on domine
suffisamment la langue française pour être capable d’exprimer des idées avec
un vocabulaire précis et varié.

 Evitez la répétition du mot « idée »
Comme la synthèse oblige à faire référence au contenu des documents, le mot
« idée » revient sans cesse. La façon dont on nomme une idée d’auteur dépend
du statut accordé à cette idée dans le problème.
Selon les cas, on peut choisir parmi de nombreux mots :
affirmation, contestation, complément, confirmation, question, réponse, souhait,
conseil, sous-entendu, explication, nuance, analyse, démonstration,
interrogation, proposition, justification, preuve, précision, constatation,
protestation, suggestion...

Recherchez les verbes riches de sens ; évitez les mots au sens trop large
(verbe être, avoir; gens, il y a, etc.).

Privilégiez la nominalisation chaque fois que cela est possible (constructions
participiales ou infinitives, substantifs au lieu des verbes - gérer/gestion...) :
Exemple : Il hésitait à partir. L'idée de laisser sa femme et ses enfants lui
donnait envie d'abandonner son projet. (18 mots) > Son hésitation à quitter sa
famille freinait sa résolution. (9 mots).

Comment introduire une référence ?
C’est l’autre problème de rédaction spécifique de la synthèse. Le tableau
suivant classe des possibilités d’après le rôle que joue dans la démonstration
l’idée (de X) qu’on va reproduire.

 Pour amener une affirmation
selon X, ….
d’après X, ….
X pense que….
X considère que…
pour X, ….
Si l’on en croit X, ….
X constate, …. / X constate que, ….
X fait part de ….
X évoque, ….

 Pour amener une contestation
X refuse
X s’indigne
X revendique
X conteste
X s’insurge contre
X déplore
X craint
X doute que ...
Pour amener une réflexion

 Pour amener une réflexion
X explique
X analyse
X fait apparaître
X montre
X démontre
X découvre que
X met en évidence ...

Évitez d’introduire votre production avec une phrase comme « les textes parlent
de… » / « Les auteurs parlent de… », évitez les « mots faibles » (dire, faire,
parler de) et préférez des termes plus académiques.

4. Conseils pratiques

- Surveillez la présentation
Certaines règles de présentation ne doivent surtout pas être oubliées :
- Commencez chaque paragraphe en retrait, après être allé à la ligne.
- Passez une ligne entre l’introduction et le développement, puis entre le
développement et la conclusion et, éventuellement, entre les parties du
développement.
- Nommez les auteurs en donnant la première lettre de leur prénom et leur nom
entier.
 Pour amener une confirmation
X insiste sur
X souligne que
X rappelle que
X confirme que
X est d’accord avec
X prouve aussi
X partage cette idée ...

 Pour amener un complément
X prolonge…
X complète…
X ajoute…
X précise…

 Pour amener une question
X se demande si… / pourquoi….
X s’interroge sur…
X questionne…

 Pour amener un souhait, un conseil
X souhaite…
X préconise…
X propose…
X conseille…

 Pour amener une information implicite
X laisse entendre que…
X sous-entend que…
X suggère...
- avoir avec soi des surligneurs de plusieurs couleurs pour, dans les différents
textes, surligner les idées (une couleur par idée).
- utilisez le brouillon à bon escient : ne pas y rédiger forcément toute la
synthèse mais y inscrire les idées principales et secondaires, sous forme de
tableau ou d’annotations numérotées, suivant un code couleur permettant de
visualiser aisément les éléments identifiés.
- vous relire en vérifiant que le niveau de langue est adéquat (la syntaxe,
l’orthographe, conjugaisons, etc.), profitez de cette relecture pour supprimer les
répétitions et les remplacer par des synonymes. Vous vérifierez également que
vous n’avez oublié aucune idée.
- Gardez un laps de temps suffisant, en fin de rédaction, pour compter les mots
de votre production.












Exemple de synthèse sur une thématique liée à l’éducation :

LES BÉQUILLES DE L’ÉCOLE
























Les cours particuliers s’érigent en « contre-modèle » de l’école




















C’est un sévère constat d’échec pour l’éducation
nationale. A côté des enseignements public et privé
dispensés au sein d’établissements scolaires, une
troisième filière prend de l’ampleur : le soutien scolaire,
autrement dit les cours particuliers. Le rapport réalisé par
le sociologue Dominique Glasman pour le Haut Conseil
de l’évaluation de l’école souligne que, depuis dix ans, les
entreprises qui offrent ce soutien ont connu une
« expansion spectaculaire ». Cet essor est lié à la mise
en place de mesures favorables aux parents. Celles-ci
ont fait passer les cours particuliers, qui, par tradition,
relevaient beaucoup de la petite annonce et de
l’arrangement individuel, dans le champ des activités
économiques déclarées.
Il n’existe pas statistiques récentes sur le nombre
d’enfants concernés. Des données du début des années
1990 indiquaient que près d’un quart des élèves
suivaient des cours particuliers pendant l’année. Le
succès des entreprises qui occupent ce marché montrent,
en tout cas, que des dizaines de milliers d’enfants, et plus
encore peut-être leurs parents, vivent avec une telle
hantise de l’échec à l’école qu’ils n’imaginent plus de se
passer de cette béquille couteuse, mais jugée salvatrice.
Les « boîtes » florissantes de soutien scolaire n’hésitent
d’ailleurs plus à se présenter comme des contre-
modèles : on y « apprend à apprendre », avec des cours
individualisés et des enseignants par définition
disponibles, loin des classes surchargées ou des
collèges-ghettos des zones d’éducation prioritaires (ZEP).

Aggravant les inégalités scolaires au détriment des
élèves les plus démunis, le marché du soutien scolaire
prospère. Il se nourrir de l’angoisse des parents, d’une
compétition scolaire accrue et des défaillances de l’école.
Dans un rapport réalisé par le Haut Conseil de
l’évaluation de l’école évoqué par le quotidien Libération,
dans son édition du 28 avril, le sociologue Dominique
Glasman (Université de Savoie) montre comment les
cours particuliers se sont érigés en « contre-modèle » du
système scolaire, profitant de ses faiblesses.
Depuis dix ans, on assiste à une « expansion
spectaculaire » des entreprises de soutien scolaire,
constate l’auteur du rapport. Acadomia, Keepshool,
Complétude, entre autres, voient leur clientèle et leurs
résultats progresser. Cette croissance s’explique par
l’instauration, durant les années durant les années 1990,
de mesures fiscales qui permettent aux parents de
bénéficier d’une réduction d’impôt de 50% au titre des
emplois familiaux.
Ce cadeau fiscal a fait sortir de l’ombre une partie des
cours de soutien non déclarée et a favorisé l’émergence
d’un véritable secteur économique. Jusqu’alors cantonné
aux classes aisées, il s’est étendu aux classes
moyennes. En revanche, les ménages les plus modestes
‒ qui ne sont pas imposables ‒ ne profitent pas de cet
avantage, ce qui ne veut pas dire qu’il ne recourent pas
eux aussi, aux cour particuliers.

Ce soutien est souvent souhaité par les parents de bons
élèves, qui les voudraient encore meilleurs. Plutôt limite
auparavant, pour des raisons de cout, aux couches les
plus favorisées, le recours au soutien scolaire gagne
aujourd’hui les classes moyennes.
A delà de que qu’elle révèle sur l’ampleur des attentes
déçues à l’égard du système scolaire, cette situation est
un facteur particulièrement choquant d’inégalités
supplémentaires, alors que les Français sont de plus en
plus sensibles à l’aggravation de ces inégalités et, d’une
façon générale, à ce qu’ils considèrent comme des
injustices. Or qu’y a-t-il de pire pour des parents de
condition modeste que de se dire qu’ils ne pourront pas,
faute de moyens, donner à leurs enfants les mêmes
chances de réussite que des familles plus aisées ?
Le fait que ce phénomène ne soit pas spécifiquement
français est une maigre consolation. La généralisation de
ces systèmes d’appui scolaire montre tout simplement
que la vie est perçue comme un parcours de plus en
plus difficile, et l’école elle-même est un combat, une
compétition au quotidien.
Dans ce contexte, l’excellence parait maintenant
indispensable pour que les enfants « s’en sortent ».
Sombre constat, décidément, qui devrait interpeller les
pouvoirs publics, en grande partie responsables de cet
état de fait, quelle que soit la couleur politique des
gouvernements successifs.

Le Monde, éditorial du 2 mai 2005

Il n’existe pas d’étude quantifiant l’ampleur du soutien
scolaire. Une enquête, menée entre 1989 et 1992 en
Rhône-Alpes, faisant déjà état de 20% à 25% d’élèves
suivant des cours particuliers durant l’année scolaire et
de 36% sur l’ensemble de leur scolarité. (…)
En France, les entreprises de ce secteur s’érigent « en
contre-modèle », en « image inversée » de l’institution
scolaire. « C’est ce qui fait leur succès », commente
Dominique Glasman. Elles abordent des thèmes que
l’école ne traiterait pas ‒ ou pas assez ‒ et mettant en
avant leurs avantages comparatifs : « réactivité », là où
l’école tarde à réagir ; « individualisation » avec une
aide spécifique par opposition à un enseignement de
masse ; « choix de l’enseignement » ; « garantie de
résultats » et pas seulement obligation de moyens…
Alors que l’institution scolaire se focalise sur
l’enseignement des disciplines, les cours particuliers
travailleraient davantage sur le « comment apprendre ».
« L’exercice, l’entrainement, la répétition, l’acquisition
d’automatismes qui libèrent l’esprit pour la réalisation de
taches complexes » sont une constante du soutien
scolaire, relève l’étude.
La réussite repose sur l’acquisition de savoir-faire et de
techniques qui sont trop peu abordés à l’école.
« L’expérience montre que dans les moments décisifs,
lors des concours et des examens, les aspects que l’on
pourrait dire techniques peuvent permettre de faire la




















































différence », assure Dominique Glasman. Exemple :
faire un devoir de mathématiques jusqu’au bout, dans
un temps restreint, suppose l’acquisition
d’automatismes.
Où et quand l’école enseigne-t-elle ces techniques
qu’elle exige sans le dire et qui, de fait, sont
indispensables pour venir à bout des épreuves qu’elle
organise ? », s’interroge le sociologue. Sans rien
changer à l’ambition des programmes, Dominique
Glasman propose de ménager, dans l’enceinte scolaire,
des temps et des lieux pour acquérir ces techniques. Il
préconise « que l’étude surveillée soit réactivée, que la
salle de permanence soit organisée et pensée comme
une salle d’étude avec un personnel disponible pour les
élèves… »
C’est en se donnant ces moyens-là, poursuit-il, que
l’école pourra apporter une réponse à l’essor des cours
particuliers et armer les élèves pour qu’ils soient en
mesure de faire ce qu’elle exige d’eux.

Martine Laronche, Le Monde, 2 mai 2005
LES BÉQUILLES DE L’ÉCOLE



























Les cours particuliers s’érigent en « contre-modèle » de l’école






















Aggravant les inégalités scolaires au détriment des
élèves les plus démunis, le marché du soutien scolaire
prospère. Il se nourrir de l’angoisse des parents, d’une
compétition scolaire accrue et des défaillances de l’école.
Dans un rapport réalisé par le Haut Conseil de
l’évaluation de l’école évoqué par le quotidien Libération,
dans son édition du 28 avril, le sociologue Dominique
Glasman (Université de Savoie) montre comment les
cours particuliers se sont érigés en « contre-modèle » du
système scolaire, profitant de ses faiblesses.
Depuis dix ans, on assiste à une « expansion
spectaculaire » des entreprises de soutien scolaire,
constate l’auteur du rapport. Acadomia, Keepshool,
Complétude, entre autres, voient leur clientèle et leurs
résultats progresser. Cette croissance s’explique par
l’instauration, durant les années durant les années 1990,
de mesures fiscales qui permettent aux parents de
bénéficier d’une réduction d’impôt de 50% au titre des
emplois familiaux.
Ce cadeau fiscal a fait sortir de l’ombre une partie des
cours de soutien non déclarée et a favorisé l’émergence
d’un véritable secteur économique. Jusqu’alors cantonné
aux classes aisées, il s’est étendu aux classes
moyennes. En revanche, les ménages les plus modestes
‒ qui ne sont pas imposables ‒ ne profitent pas de cet
avantage, ce qui ne veut pas dire qu’il ne recourent pas
eux aussi, aux cour particuliers.

Ce soutien est souvent souhaité par les parents de bons
élèves, qui les voudraient encore meilleurs. Plutôt limité
auparavant, pour des raisons de cout, aux couches les
plus favorisées, le recours au soutien scolaire gagne
aujourd’hui les classes moyennes.
A delà de que qu’elle révèle sur l’ampleur des attentes
déçues à l’égard du système scolaire, cette situation est
un facteur particulièrement choquant d’inégalités
supplémentaires, alors que les Français sont de plus en
plus sensibles à l’aggravation de ces inégalités et, d’une
façon générale, à ce qu’ils considèrent comme des
injustices. Or qu’y a-t-il de pire pour des parents de
condition modeste que de se dire qu’ils ne pourront pas,
faute de moyens, donner à leurs enfants les mêmes
chances de réussite que des familles plus aisées ?
Le fait que ce phénomène ne soit pas spécifiquement
français est une maigre consolation. La généralisation de
ces systèmes d’appui scolaire montre tout simplement
que la vie est perçue comme un parcours de plus en
plus difficile, et l’école elle-même est un combat, une
compétition au quotidien.
Dans ce contexte, l’excellence parait maintenant
indispensable pour que les enfants « s’en sortent ».
Sombre constat, décidément, qui devrait interpeller les
pouvoirs publics, en grande partie responsables de cet
état de fait, quelle que soit la couleur politique des
gouvernements successifs.

Le Monde, éditorial du 2 mai 2005

Il n’existe pas d’étude quantifiant l’ampleur du soutien
scolaire. Une enquête, menée entre 1989 et 1992 en
Rhône-Alpes, faisant déjà état de 20% à 25% d’élèves
suivant des cours particuliers durant l’année scolaire et
de 36% sur l’ensemble de leur scolarité. (…)
En France, les entreprises de ce secteur s’érigent « en
contre-modèle », en « image inversée » de l’institution
scolaire. « C’est ce qui fait leur succès », commente
Dominique Glasman. Elles abordent des thèmes que
l’école ne traiterait pas ‒ ou pas assez ‒ et mettant en
avant leurs avantages comparatifs : « réactivité », là où
l’école tarde à réagir ; « individualisation » avec une
aide spécifique par opposition à un enseignement de
masse ; « choix de l’enseignement » ; « garantie de
résultats » et pas seulement obligation de moyens…
Alors que l’institution scolaire se focalise sur
l’enseignement des disciplines, les cours particuliers
travailleraient davantage sur le « comment apprendre ».
« L’exercice, l’entrainement, la répétition, l’acquisition
d’automatismes qui libèrent l’esprit pour la réalisation de
taches complexes » sont une constante du soutien
scolaire, relève l’étude.
La réussite repose sur l’acquisition de savoir-faire et de
techniques qui sont trop peu abordés à l’école.
« L’expérience montre que dans les moments décisifs,
lors des concours et des examens, les aspects que l’on
pourrait dire techniques peuvent permettre de faire la
C’est un sévère constat d’échec pour l’éducation
nationale. A côté des enseignements public et privé
dispensés au sein d’établissements scolaires, une
troisième filière prend de l’ampleur : le soutien scolaire,
autrement dit les cours particuliers. Le rapport réalisé par
le sociologue Dominique Glasman pour le Haut Conseil
de l’évaluation de l’école souligne que, depuis dix ans, les
entreprises qui offrent ce soutien ont connu une
« expansion spectaculaire ». Cet essor est lié à la mise
en place de mesures favorables aux parents. Celles-ci
ont fait passer les cours particuliers, qui, par tradition,
relevaient beaucoup de la petite annonce et de
l’arrangement individuel, dans le champ des activités
économiques déclarées.
Il n’existe pas statistiques récentes sur le nombre
d’enfants concernés. Des données du début des années
1990 indiquaient que près d’un quart des élèves suivaient
des cours particuliers pendant l’année. Le succès des
entreprises qui occupent ce marché montre, en tout cas,
que des dizaines de milliers d’enfants, et plus encore
peut-être leurs parents, vivent avec une telle hantise de
l’échec à l’école qu’ils n’imaginent plus de se passer de
cette béquille couteuse, mais jugée salvatrice. Les
« boîtes » florissantes de soutien scolaire n’hésitent
d’ailleurs plus à se présenter comme des contre-
modèles : on y « apprend à apprendre », avec des cours
individualisés et des enseignants par définition
disponibles, loin des classes surchargées ou des
collèges-ghettos des zones d’éducation prioritaires (ZEP).























































différence », assure Dominique Glasman. Exemple :
faire un devoir de mathématiques jusqu’au bout, dans
un temps restreint, suppose l’acquisition
d’automatismes.
Où et quand l’école enseigne-t-elle ces techniques
qu’elle exige sans le dire et qui, de fait, sont
indispensables pour venir à bout des épreuves qu’elle
organise ? », s’interroge le sociologue. Sans rien
changer à l’ambition des programmes, Dominique
Glasman propose de ménager, dans l’enceinte scolaire,
des temps et des lieux pour acquérir ces techniques. Il
préconise « que l’étude surveillée soit réactivée, que la
salle de permanence soit organisée et pensée comme
une salle d’étude avec un personnel disponible pour les
élèves… »
C’est en se donnant ces moyens-là, poursuit-il, que
l’école pourra apporter une réponse à l’essor des cours
particuliers et armer les élèves pour qu’ils soient en
mesure de faire ce qu’elle exige d’eux.

Martine Laronche, Le Monde, 2 mai 2005
Proposition de tableau nº1 : compréhension « descendante » texte par texte

Document 1 Document 2
Idée principale
Le soutien scolaire: un succès
en pleine expansion qui repose
sur la hantise de l’échec à
l’école

Le soutien scolaire : un secteur
économique prospère érigé en
contre-modèle éducatif, qui profite
des faiblesses du système

Idée secondaire 1
- Cette expansion est due aux
mesures fiscales.
- Ce succès repose sur la
hantise de l’échec à l’école
- Ce secteur économique est
florissant et se présente comme
un contre-modèle : l’apprendre
à apprendre et les cours
individualisés.


La croissance des entreprises de
soutien scolaire est due à des
mesures fiscales avantageuses
- Ce secteur économique a gagné
des parts de marché auprès des
classes moyennes mais les classes
modestes ne profitent pas vraiment
de ces mesures fiscales.

Idée secondaire 2

Cette expansion touche
aujourd’hui les classes
moyennes (les classes
défavorisées en sont
globalement exclues)


Les avantages des cours
particuliers constituent une image
inversée de l’institution scolaire

Idée secondaire 3

Ce phénomène accentue les
inégalités sociales face à la
réussite scolaire

La réussite repose sur l’acquisition
de savoir-faire et de techniques qui
sont trop peu abordés à l’école

Idée secondaire 4
L’école est vue comme un
combat au quotidien vers
l’excellence
L’école devrait ménager des temps
et des lieux pour acquérir ces
techniques.
Idée secondaire 5
L’école seule ne peut plus
répondre à cette exigence
d’excellence scolaire, ce qui
devrait interpeller les pouvoirs
publics qui en sont
responsables…


L’école pourrait ainsi apporter une
réponse à l’essor des cours
particuliers

Les paragraphes de la synthèse pourront correspondre à un plan reprenant :

Introduction (thématique générale : le soutien scolaire, un succès en pleine
expansion)

1) l’idée secondaire 1 (vert : ce succès repose sur des mesures fiscales
avantageuses)

2) l’idée secondaire 2 (rouge : les cours particuliers représentent un contre-modèle
éducatif, une image inversée de l’institution scolaire)

3) l’idée secondaire 3 (bleu, gris et vert émeraude : les classes aisées et moyennes
en profitent mais pas les classes modestes, d’où un sentiment d’inégalité car l’école
est marquée par une forte concurrence et une quête de l’excellence des résultats)

4) l’idée secondaire 4 (rose : ce phénomène devrait alerter les pouvoirs publics,
l’école devrait apporter une réponse à ce problème : ménager des temps et des lieux
pour acquérir ces techniques).

Conclusion (le succès du soutien scolaire auprès des classes aisées et moyennes
reflète les inégalités sociales ainsi que les faiblesses d’un système scolaire très
concurrentiel et défaillant, ce qui devrait susciter une réflexion éducative approfondie
sur la réponse à donner à ce phénomène).


Proposition de tableau nº2 : identification directe des points communs



Document 1 Document 2

Thématique commune


Le succès du soutien scolaire

Point commun 1 Des mesures fiscales avantageuses pour les parents
Point commun 2 Une extension des cours particuliers
vers les classes moyennes qui bénéficient
de ces mesures fiscales
Point commun 3

Les classes modestes ne sont pas concernées par ces
mesures fiscales (sentiment d’inégalité : elles ne sont
pas suffisamment armées dans ce système très
concurrentiel)
Point commun 4 Les cours particuliers : un contre-modèle éducatif, une
image inversée de l’institution scolaire
(individualisation, disponibilité, apprendre à apprendre,
savoir-faire et techniques)
Point commun 5 Ce phénomène devrait interpeller les pouvoirs publics,
l’école devrait ménager des temps et des lieux pour
acquérir ces techniques


Les paragraphes de la synthèse pourront correspondre à un plan reprenant :

Introduction (thématique commune : le succès du soutien scolaire)
1) Point commun 1 (mesures fiscales avantageuses)
2) Point commun 2 (extension des cours particuliers vers les classes moyennes)
3) Point commun 3 (l’inégalité pour les classes modestes dans un système
scolaire marqué par l’excellence)
4) Point commun 4 (les cours particuliers : un contre-modèle éducatif)
5) Point commun 5 (ce phénomène devrait interpeller les pouvoirs publics)

Conclusion (le succès du soutien scolaire auprès des classes aisées et moyennes
reflète les inégalités sociales ainsi que les faiblesses d’un système scolaire très
concurrentiel et défaillant, ce qui devrait susciter une réflexion éducative approfondie
sur la réponse à donner à ce phénomène).











Proposition de tableau nº3 : identification des idées essentielles et secondaires
qui sont communes aux documents.

Thématique générale : le succès du soutien scolaire

Idée essentielle 1 :
L’extension des
cours particuliers
vers les classes
moyennes

Idée essentielle 2
Les cours
particuliers
constituent un
contre-modèle
éducatif

Idée essentielle 3
L’école doit
réagir face à
l’ampleur des
cours
particuliers
Idée
secondaire 1
…grâce aux mesures
fiscales avantageuses
Les élèves qui
prennent des
cours particuliers
jouissent d’une
individualisation
de leur
apprentissage

Ce constat devrait
interpeller les
pouvoirs publics, en
grande partie
responsables de
cet état de fait
Idée
secondaire 2
Ces mesures fiscales
ne concernent pas
vraiment les classes
modestes

Les professeurs
sont disponibles
L’école devrait
ménager des
temps et des lieux
pour acquérir ces
techniques.

Idée
secondaire 3
D’où le sentiment
d’inégalité quant à la
possibilité de
d’investir dans les
cours particuliers, afin
d’optimiser les
chances de s’en sortir
dans un système
scolaire très
concurrentiel.

On y apprend
l’apprendre à
apprendre, les
techniques
indispensables
pour optimiser sa
réussite scolaire

C’est en se
donnant ces
moyens que
l’école pourra
apporter une
réponse à l’essor
des cours
particuliers et
armer les élèves
pour qu’ils soient
en mesure de
faire ce qu’elle
exige d’eux




Les paragraphes de la synthèse pourront correspondre à un plan reprenant :

Introduction (thématique commune : le succès du soutien scolaire)

1) Idée essentielle 1 (l’extension des cours particuliers vers les classes
moyennes : grâce à des mesures fiscales qui ne bénéficient pas vraiment les
classes modestes, ce qui accentue un phénomène d’inégalité).
2) Idée essentielle 2 (les cours particuliers : un contre-modèle éducatif :
individualisation, disponibilité, apprendre à apprendre.. c’est-à-dire : ce que
l’école ne fait pas !)
3) Idée essentielle 3 (l’école doit réagir face à l’ampleur des cours particuliers :
elle est responsable de cette situation, elle doit proposer une individualisation et
l’acquisition de techniques d’apprentissage, elle répondra ainsi à l’essor des
entreprises de soutien scolaire).

Conclusion (le succès du soutien scolaire auprès des classes aisées et moyennes
reflète les inégalités sociales ainsi que les faiblesses du système scolaire actuel, ce qui
devrait susciter une réflexion éducative approfondie sur la réponse à donner à ce
phénomène).














































Exercice d’entrainement :

Retrouve parmi les 3 propositions ci-dessous celle qui synthétise le mieux les
idées avancées par les auteurs des documents. Justifie ton choix en t’appuyant
sur les critères d’évaluation et les paramètres formels de la synthèse.


Proposition 1 :














































Les cours particuliers s’érigent en contre-modèle de l’école

L’essor des cours particuliers représente un véritable constat d’échec pour
l’éducation nationale. En effet, depuis dix ans, les entreprises qui offrent ce soutien
ont connu une « expansion spectaculaire ».

Cette croissance s’explique par l’instauration, durant les années durant les années
1990, de mesures fiscales qui permettent aux parents de bénéficier d’une réduction
d’impôt de 50% au titre des emplois familiaux. Il existe une telle hantise de l’échec
à l’école que les élèves et leurs parents n’imaginent plus de se passer de cette
béquille couteuse, mais jugée salvatrice, dans un contexte scolaire très
concurrentiel.

Or cette situation est un facteur particulièrement choquant d’inégalités
supplémentaires car les familles les plus modestes ne peuvent pas se permettre de
payer les cours particuliers.

Ce système se présente comme un contre-modèle : on y « apprend à apprendre »,
avec des cours individualisés et des enseignants par définition disponibles, loin des
classes surchargées de l’éducation nationale. Alors que l’institution scolaire se
focalise sur l’enseignement des disciplines, les cours particuliers travailleraient
davantage sur le « comment apprendre ».

Ce constat devrait interpeller les pouvoirs publics, en grande partie responsables de
cet état de fait, l’école devrait ménager, dans l’enceinte scolaire, des temps et des
lieux pour acquérir ces techniques. C’est en se donnant ces moyens que l’école
pourra apporter une réponse à l’essor des cours particuliers.

221 mots

Proposition 2 :





















































Les cours particuliers, un « contre-modèle » inégalitaire

Le quotidien Le Monde met en lumière, à travers deux articles publiés en
2005 en référence à un rapport du sociologue D. Glasman, l’essor des
entreprises qui se consacrent au soutien scolaire et les conséquences sociales
suscitées par l’ampleur de ce phénomène éducatif en France.

Le succès des cours particuliers s’est consolidé depuis les dernières années
par des mesures fiscales avantageuses consistant à bénéficier de réductions
d’impôts, ce qui a permis aux classes moyennes d’accéder massivement au
soutien scolaire. Ces entreprises ont vu ainsi leur clientèle et leur chiffre
d’affaire augmenter de manière significative.

Toutefois, les classes modestes restent en marge de cette alternative offerte
par les cours particuliers. D’emblée, les avantages fiscaux ont concerné les
classes moyennes, ce qui a accentué un sentiment d’inégalité chez les couches
défavorisées quant à la possibilité d’optimiser leurs chances de s’en sortir dans
un système scolaire très concurrentiel, marqué par l’excellence des résultats.

En effet, ce secteur économique en plein développement se présente
désormais comme un « contre-modèle de l’école », dans la mesure où on
retrouve une « image inversée de l’institution scolaire » : l’individualisation, la
disponibilité des enseignants et l’apprendre à apprendre qui sont justement
absents du système scolaire classique.

Ce succès retentissant est préoccupant car il reflète les inégalités sociales
face à la réussite scolaire, il en revient donc aux pouvoirs publics et à l’école
d’individualiser et d’optimiser l’apprentissage afin de contrecarrer les effets
pervers de ce système éducatif à deux vitesses.
243 mots

Proposition 3 :






















































Le succès économique mais inégalitaire du soutien scolaire

Le sociologue Dominique Glasman a mis en évidence en 2005 l’essor des
entreprises qui se consacrent au soutien scolaire dans un contexte d’inégalités
scolaires qui existe dans d’autres pays mais qui touche particulièrement la France.
Ce succès repose essentiellement sur la crainte des parents et des élèves par
rapport à un système éducatif marqué par l’exigence et l’excellence des résultats.
C’est en particulier une politique fiscale avantageuse en direction des classes
moyennes qui a permis aux entreprises d’élargir significativement leur clientèle et
leur chiffre d’affaire.
Ces entreprises ont renforcé leur présence sur le marché de la formation grâce à
une philosophie éducative aux antipodes du système scolaire actuel. En effet, là où
l’école propose des classes surchargées et une focalisation sur les disciplines, les
cours particuliers proposent plutôt une individualisation de l’apprentissage et des
techniques centrées sur l’apprendre à apprendre.
Le succès économique du soutien scolaire suppose une place prépondérante de ce
type de cours dans la société actuelle, parallèlement à l’école traditionnelle. Par
conséquent, l’école devra reformuler ses paradigmes pédagogiques afin de
rééquilibrer le rôle des cours particuliers tout en proposant des apprentissages
individualisés, une disponibilité des enseignants et une réflexion approfondie sur
l’apprendre à l’apprendre, seul gage d’une réussite scolaire élargie au plus grand
nombre d’élèves, au-delà des différences de classes.

210 mots
R é p o n s e : l a p r o p o s i t i o n 2 e s t c e l l e q u i s y n t h é t i s e l e m i e u x l e s i d é e s d e s d e u x t e x t e s m a i s e l l e c o m p o r t e t r o p d e
m o t s ( 2 4 3 ) , p r o p o s e u n e n o u v e l l e v e r s i o n d u t e x t e a v e c u n m a x i m u m d e 2 2 5 m o t s .

Proposition de reformulation de la Proposition 2



































Les cours particuliers, un « contre-modèle » inégalitaire

Le quotidien Le Monde met en lumière expose, à travers deux articles
publiés en 2005 en référence à un rapport du sociologue D. Glasman, l’essor
des entreprises qui se consacrent au soutien scolaire et les conséquences
sociales suscitées par l’ampleur de ce phénomène éducatif en France.

Ce succès des cours particuliers s’est consolidé depuis les dernières années
récemment par des mesures fiscales avantageuses consistant à bénéficier de
réductions d’impôts, ce qui a permis aux classes moyennes d’accéder
massivement au soutien scolaire. Ces entreprises ont vu ainsi leur clientèle et
leur chiffre d’affaire augmenter de manière significative significativement.

Toutefois, les classes modestes restent en marge de cette alternative offerte
par les cours particuliers. D’emblée, les avantages fiscaux ont concerné les
classes moyennes, ce qui a accentué un sentiment d’inégalité chez les couches
défavorisées quant à la possibilité d’optimiser leurs chances de s’en sortir dans
un système scolaire très concurrentiel, marqué par l’excellence des résultats.

En effet, ce secteur économique en plein développement se présente
désormais comme un « contre-modèle de l’école », dans la mesure où car on
retrouve une « image inversée de l’institution scolaire » : l’individualisation, la
disponibilité des enseignants et l’apprendre à apprendre qui sont justement
absents du système scolaire classique.


Ce succès retentissant est préoccupant car il reflète les inégalités sociales
face à la réussite scolaire, il en revient donc aux pouvoirs publics et à l’école
d’individualiser et d’optimiser l’apprentissage afin de contrecarrer les effets
pervers de ce système éducatif à deux vitesses.
220 mots

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