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Sommaire :   Jeunes Talents, Nouvelle Formule p3 : Les rythmes scolaires p4 ‐ 5:

Sommaire :

 

Jeunes Talents, Nouvelle Formule

p3 : Les rythmes scolaires

p45: Le permis à 16 ans

Une journée pour les professionnels de l’anima on, une opéra on carita ve : Jeunes Talents, a inauguré un nouveau format et de nou veaux rendezvous. Tout a commencé le jeudi autour de la mobilité interna onale et des rencontres de jeunes : le « 4 » avait invité animateurs et responsables de structures jeunesse autour d’ateliers des nés à « booster » l’envie de par r en service volontaire euro péen, par exemple. Le Vendredi, place aux concurrents de la course pour Kaya, une belle opéra on en èrement prise en charge par les jeunes lycéens de Berthelot : objec f ? Rapporter des fonds pour aider la ville de Kaya à se développer. En n, le samedi soir, c’était le retour de ce qui fait l’esprit de Jeunes Talents, la rencontre des ar stes sur scène : des groupes de tous styles qui s’arontent à coups d’instruments pour le seul plaisir de la musique.

p6 : Sims 4

p7: Cauet

p8 : Half Ironman, triathlon

p9 : Alphabé sa on

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10 : La banque

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11 : La Sotomet

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12 : Dorothé Sornique

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13 : The popopop’s

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14 : Fes val Jeunes Talents

Au bout de ces trois jours, beaucoup d’échanges, de partage, de ta lents exposés. Et de générosité ! On re endra surtout les centaines de jeunes qui ont couru pour un pays africain. Eux ont compris ce qu’un homme poli que local, M. Audebert, du Front Na onal, a bien du mal à comprendre quand il dit qu’il faut arrêter d’Aider Kaya : il y a plus à gagner à donner qu’à laisser sou rir des hommes quel que soit l’endroit où ils habitent. Aider un homme en Afrique, c’est sau ver l’humanité qui est enfouie en chacun de nous.

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15 : Fes val Jeunes Talents

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16 : Courir pour Kaya

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17 : Facebook

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18 : La mode

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19 : Fes val Jeunes Talents

Journalistes Jeanne Mai

 

sonneuve, Léa Viault, Mathilde Buczkowski, Emma Jaillot, Nora Ait Ouarab, Lucie Furet, Elisa Blandin, Jeanne Debiais, Amélie Laveau, Lauriane Enjame, Jérôme Rouger, Tom Leplanquais, Téo Roussel, Julie Delaunay, Laurine Meunier, César Rolland Achmet, Rubens Guéret, Elie Gaillard, Nabil Embouzza, Maeva Berthet, Yannick Mar ni, Emma Arnaud, Victoria David, Laurie Desouches, Inès Giraudet, Georgi Mar rosi, Hortense Le Strat et Alexandre Barrat

Toutes les photos ©keskon a end , sauf p.7 et 8

Imprimé à 900 exemplaires par Jouve, 733 rue St Léonard, 53100 Mayenne.

ISSN : 21075190

Collège René Descartes, 98 bd Blossac, 86 106 Châtellerault

Directeurs de publica on :

 

Séverine Lenhard et Jacques Arfeuillère

Projet soutenu et nancé exclusivement par la ville de Châtellerault, Merci à eux !

Avis de recherche :

Réveil pour le mercredi

« driiiiiiiing » : la sonnerie reten t à nouveau après 2 mois de vacances. On est le jour de la rentrée et c’est le jour où les nouveaux rythmes scolaires s’installent. Les professeurs arrivent un par un, les élèves se rangent pour aller dans leur salle. On a tendu l’oreille pour savoir ce qui se disait sur ce e réforme d’importance pour une ville qui était depuis longtemps sur un rythme de 4 jours.

qui était depuis longtemps sur un rythme de 4 jours. L es élèves s’assoient, sortent leurs
qui était depuis longtemps sur un rythme de 4 jours. L es élèves s’assoient, sortent leurs

L es élèves s’assoient, sortent

leurs aaires et écoutent le

professeur qui leur dit leur

nouvel emploi du temps. Il

faut se rendre à l’évidence, il y a bien une demijournée de plus et c’est le mercredi ! Finies les grasses

ma nées de milieu de semaine.

« Ça mérite d’être expérimenté », explique le professeur. « On doit essayer : ça change le rythme avec ce jour de plus à se déplacer vers l’école. Et ça engage plus de frais, en plus de passer plus longtemps à l’école qu’avant ».

A la récréa on, le sujet occupe toutes les conversa ons. Les élèves parlent entre eux des nouveaux rythmes : «C’est moins bien parce qu’on travaille tous les jours, sans pause. Le soir, on nit plus tôt mais c’est un peu bof car on va à la garderie si nos parents ne peuvent pas venir nous chercher»

Apres la journée de travail, au moment les enfants se dépêchent, impa ents de rentrer chez

eux, c’est au tour des parents de traîner et de discuter entre eux de ce qui change. Pour l’un, «L’idée est bonne : ça allège la journée car l’enfant est plus à l’écoute le ma n que l’après midi mais, en n de semaine, les enfants sont plus fa gués ». Pour l’autre, «ses enfants font plus de garderie que d’habitude et, le mardi, ils rentrent plus fa gués car ils font une ac vité et doivent encore se lever le lendemain» .

Le mercredi aprèsmidi, c’est au centre aéré, dans les centres so ciaux, que les pe ts arrivent. Là, les animatrices sont ravies de jouer avec les bambins mais regre ent un peu l‘ancien système. «Les sor es seront moins fréquentes car avant on avait 5h d’ac vités et mainte nant on a plus que 2h».

Pour compléter le pe t tour indiscret, il fallait bien passer du côté de la mairie et là, c’est AnneFlorence Bourrat, adjointe à l’éduca on, qui discute de notre sujet. «Je pense que c’est important de s’interroger

sur la réforme. C’est un début : il vaut mieux a endre un an à étudier l’impact de ces nouveaux rythmes sur les enfants pour voir s’ils sont aptes à travailler 5 ma nées. Il faut laisser la reforme s’appliquer et l’évaluer ensuite».

L’élue souhaite vraiment que la reforme fonc onne. Pour le moment, elle n’a pas reçu de plaintes de pa rents et ni d’écoles sur Châtelle rault.

Notre bilan ? Les professeurs demandent plus d’expérience en la ma ère. La Mairie veut voir comment ça va se dérouler au niveau des enfants de leurs humeurs, de leur fa gue, Les parents trouvent que leurs enfants commencent à fa guer et les élèves… trouvent ça « bof ».

Victoria D. et Laurie D.

NDLR : Merci à tous ceux qui, dans les centres de loisirs et les écoles de Châtellerault, ont bien voulu ré pondre à notre enquête.

Vers un permis junior ?

P our Elisa, jeune lycéenne de 17 ans, ayant obtenu son code l'année dernière, elle aurait bien

voulu le passer plus tôt pour décrocher son permis ce e année. Elle con e que comme cela, elle aurait plus d'autonomie. « Je pourrais aller au lycée sans devoir prendre le bus ou y aller à pied » ou encore « aller en soirée sans l'aide de mes parents, je pourrais me déplacer quand je veux et où je le veux ». Comme certains sites proposent de faire du covoiturage, on peut ainsi économiser l’argent pour payer l'essence, ce qui permet aussi de rendre service à certaines personnes.

Mais les inconvénients sont là : à 17 ans, certains adolescents sont moins matures que d'autres et donc avec ce e liberté, ils seraient tentés

Une nouvelle réforme du permis de conduire plus tôt pourrait être mise en place. C’est en tout cas une piste étudiée par le Conseil Na onal de la Sécurité Rou ère : on pourrait faire passer la conduite accompagnée de 16 à 15 ans. Dans la foulée, iraiton jusqu’à passer le permis à 17 ans ? Qu’en penseton chez les jeunes et les professionnels ?

d'enfreindre les règles et forcément les accidents augmenteraient. Les responsabilités sont aussi plus lourdes, car « 17 ans, c'est l'âge l'on a envie de pro ter de la vie, de s'éclater » , reconnaît la lycéenne. « On est jeunes et inconscients ; mais il faudra faire a en on à ne pas boire d'alcool car il ne faut pas oublier qu'on est venu sans l'aide des parents ». Elle explique en n que la réac on de ses parents ne serait pas néga ve mais qu'ils seraient sûrement plus inquiets pour elle.

Côté professionnels

Consultée par téléphone, l’école de conduite Manu se montre beau coup plus cente. « C’est plus ou moins une bonne idée car à 15 ans la plupart des jeunes de cet âge ne

sont pas assez matures et cons cients de leurs responsabilités », plaident les moniteurs. « Déjà qu’à 16 ans, pour la conduite accompa gnée, c’est dicile de les mo ver, alors à 15 ans, on se pose des ques ons ».

Pour ce qui est des conséquences posi ves ou néga ves sur le nombre des accidents mortels, il est dicile de faire des pronos cs :

« Tout est dans la tête des conducteurs. Ce que l’on sait, c’est que la majorité des accidents mortels, c’est entre 18 et 25 ans. Avancer l’appren ssage pour augmenter le temps d’appren ssage, pourquoi pas, mais il faut conserver le permis à 18 ans, pour conserver une chance de plus grande maturité ».

À suivre page suivante

Et ailleurs ?

Au New Jersey (EtatsUnis), les jeunes peu vent déjà avoir le permis plus tôt, c'est le cas de Camille Du champ, dixsept ans, qui a déménagé bas, il y a deux ans pour le travail de son père.

Elle a décroché son permis il y a un mois ; elle a passé son code à seize ans mais en général les élèves ont quinze ans quand ils le passent car au lycée ils étudient, ils ont un cours spécial dans lequel les étudiants se préparent au code, cela pendant une période de deux mois et demi, puis ils le passent. Ils doivent ensuite faire six heures de conduite accompagnée avec un moniteur et six mois avec les parents pour pouvoir passer le permis. Elle a sa voiture depuis très peu de temps. Elle peut à présent aller au lycée toute seule.

« Ici, tout le monde nit les cours à quatorze heures, il n'y a qu'un seule horaire de bus donc quand je nis plus tôt, ça évite à mes parents de venir me chercher ». Cela lui permet aussi d'aller chez des amies plus souvent. Autre avantage, elle explique qu'elle a une amie qui a trois pe ts frères et qui aide sa mère pour emmener les enfants à l'école.

Quand on passe le permis aux EtatsUnis, c'est très facile. « C’est sur une plateforme (on ne va pas sur la route), on roule à dix kilomètres heures et on doit juste avancer puis s'arrêter à un stop, faire un demitour serré et un cré neau ». Presque tout le monde l'a

du premier coup alors on se retrouve parfois avec des personnes qui ne savent pas bien conduire sur la route. Certains jeunes veulent aussi faire les fous pour épater leurs amis, ce qui fait qu'il y a de nombreux accidents.

La première fois qu'elle a conduit sur la route toute seule, elle était vraiment stressée, « même si je con naissais la route, je n'avais pas mon père pour me corriger, mais la plus stressée était quand même ma mère ! ».

Laurine MEUNIER et Julie DELAUNAY

The sims 4

ça plait toujours !

Dans ce jeu de simula on, on crée des vies de personnages virtuels. Les faire vivre, les occuper ou construire leur maison, on peut tout faire « comme si ». Qu’estce qui provoque l’engouement pour ce type de jeu où on vit une autre vie que la sienne? Réponses croisées.

L es joueurs ados, semblent avoir tous des raisons diérentes. Pour Raphael, c’est un plaisir : « Les gens trou

vent dans ce jeu du plaisir parce que on dirige tous ce qu’on fait ». Mathieu, lui, y voit un défou lement : « On peut se défouler parce que, dans le jeu, on peut dé sobéir à ses parents. » On est aussi maître de la règle : « C’est bien car on peut me re des codes triche pour y jouer ».

La vie ainsi recrée est souvent plus belle que la sienne. « On fait un personnage qui nous ressemble, mais en plus beau, on enlève nos défauts », ajoute Mathieu tandis que Rubens y voit un moyen de gommer les éléments qui pourrissent la vie : « La famille que l’on

crée nous ressemble aussi, mais par exemple, ses pe ts frères on peut dans Sim’s, les faire moins embê tants ». Un avantage qu’il faut savourer avec modéra on car il y aurait des risques d’après ce garçon « très raisonnable » : « On peut devenir accro, et ne plus avoir de temps pour la vraie vie. En plus, plus on vit dans les Sim’s plus la vraie vie peut nous paraitre dicile et sans intérêt ».

La nouvelle version

La nouvelle généra on des sims, la 4, vient de sor r. Une version qui a ses fans, déjà, et ses détracteurs. Ainsi pour celuici : « La 3 était mieux car dans la 4, ils ont re plein de choses. Il y a moins de terrains, on n’est plus libre d’aller ou

on veut, il y a moins de caractères. Il n’y a même plus de voitures ! En plus « les codes triches », on doit les reme re à chaque fois qu’on sort d’un terrain. Quand on organise des évènements (fêtes, mariages), on est obligé de rester et si le sims rentre chez lui, on ne peut pas le voir et savoir ce qu’il fait. Ils ont supprimé la catégorie bambin ce qu’il fait qu’on passe de bébé à en fant. »

Côté points posi fs, on trouve ceux qui voient des avancées sérieuses. « Quand on est enceinte on n’est plus obligés de porter les a reux vêtements. Faire sa maison est beaucoup plus agréable et facile grâce aux pièces déjà faites. Créer un sims est plus détaillé et réaliste et le fait de jouer avec les émo ons est vraiment cool »

Et il y a les économes : « Si tu n’as pas de sims du tout, tu peux t’acheter la nouvelle version, mais si tu as déjà le 2 ou le 3, je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir plusieurs tomes. Surtout au niveau du prix ce n’est pas donné. » Ce qui est sûr, c’est que c’est un espace on peut oublier le coup de blues : « la vie virtuelle peut perme re d’éviter les ses importantes dans la vraie vie ».

Laurie et Victoria

tuelle peut perme re d’évi ‐ ter les bê ses importantes dans la vraie vie ».

C alme, pa ent et drôle en

même temps, voici le

portrait de Cauet tel que

nous le re endrons après

qu’il nous a accordé près d’une heure d’entre en sans jamais mon trer d’impa ence. Et nous avons découvert que derrière l’animateur radio et TV que nous connaissons et dont chacun sait le succès, il y a quelqu’un qui n’est pas si loin que ça de nous.

Il a commencé ce mé er à l’âge de treize ans et demi sur la radio de Laon, NRL, bien avant de se retrou ver sur FUN radio, qui l’a lan cé. Et son père qui était un ouvrier d’usine, l’a toujours encouragé à faire ce qu’il aimait : c’est sans doute ce qui lui a permis d’aller au bout de son ambi on.

Aujourd’hui, il est humoriste et si nous avons pu l’interviewer, c’est parce qu’il était sur scène au Futu roscope en ce e n d’octobre.

L’idée de faire de la scène lui est venue à force de faire rire les gens à la télé, mais il faut avoir du courage d’après lui. Il ne s’est jamais posé la ques on de savoir ce qu’il aurait fait si sa carrière n’avait pas fonc onné, « J’ai commencé tellement jeune que c’était une évidence».

«Une star, j’crois pas!»

Il a commencé au même âge que nous : c’est un animateur de télé, de radio et un humo riste. Nous avons interviewé Cauet. Rencontre d’une star qui ne joue pas aux stars.

Un vrai travail

Vous ne vous en rendez peut être pas compte, mais pour réaliser un one man show, c’est du travail ! Celuici lui a pris jusqu’à six mois de travail dont trois mois d’écriture et trois mois de mise en scène, de répé on etc. Il puise son inspira on de sa vie, de la vie des gens et du quo dien.

Pourtant, d’après Sébas en Cauet, «ce n’est pas un er dicile, ce n’est pas comme un mec qui bosse de nuit. Je suis conscient de faire un er génial et pouvoir en vivre, je ne peux pas m’en plaindre, c’est un plaisir de faire rire les gens ».

Du trac, il en n’a pas beaucoup, tellement qu’il a envie de monter sur scène. Sauf peutêtre pour sa première entrée sur scène : « C’était à Marseille dans une pe te salle de trois cents personnes et pour le coup, là, j’ai eu peur ! » Depuis, même quand il est fa gué, ce e fa gue disparaît dès qu’il est sur les planches, ça lui redonne de l’énergie. Dans les fes vals d’humour, ça le frustre de ne faire que quinze minutes d’humour, il aimerait jouer son spectacle en en er.

« Rester proche »

Avant de monter sur scène, Cauet

n’a pas de rituels, son seul truc, c’est faire chier Je, son comparse. Par rapport aux autres ar stes, il n’a pas besoin de calme, au con traire, il a besoin de mouvement, d’énergie autour de lui.

«Moi je ne me considère pas comme une star, par exemple le ma n, dans ma glace, je vois un homme normal. C’est vrai, que dans la musique, il y a des chanteurs qui se comportent comme des vrais « cons ». Dans l’humour faire la même chose n’est pas possible : le spectateur a besoin de se sen r proche de l’humoriste pour rigoler à ses blagues. On doit donc rester proche des gens dans la vie aussi. » La télé ne lui a pas donné la grosse tête, elle l’a beaucoup aidé, « parce que ça te bouste, le ma n, tu te lèves, tu n’es pas connu ou presque et le soir tu passes à la télé et tu as plus d’un million de spectateurs qui font ta connaissance. »

Alors quand il monte sur scène, Cauet n’a qu’un but, c’est de faire passer la meilleure soirée de leur vie à ceux qui viennent le voir. Et quand il donne une interview, c’est sans caprice et en toute simplicité. Même à des journalistes de 13 ans et demi…

Yannick M. et Rubens G.

Un Châtelleraudais « Homme de Fer »

On connaît bien localement Pierre Massoneau pour ses exploits au triathlon. Ce e année, il a réa lisé ce qui restera sa plus belle saison spor ve en se fro ant au Half Ironman au Canada. Récit.

P ierre Massonneau est à peine revenu du Cana da il a par cipé au Half Iromman. Un drôle d’anglicisme pour traduire une épreuve encore plus dure que le triathlon car elle comporte 3

longues épreuves de 1,9 km de nata on ,90 km de vélo et

21 km de course à pied. Un challenge vraiment réservé aux « hommes de fer » !

Mais qui n’empêche pas de goûter à l’émo on de l’événement. Car, Pierre revient avec des souvenirs plein le sac et l’envie de con nuer à se fro er à l’interna onal. Ses meilleurs moments, en eet, ont été la rencontre avec les autres athlètes, allemands, Brésiliens, Russes. Il y a eu notamment la parade des na ons, pleine de cou leurs et de diversité. Mais il y a eu aussi l’émo on du spor f quand il est passé en tête lors de la course en lo. Sa place dans les mondiaux, il ne l’avait pas volée :

rappelons qu’il l’avait gagnée grâce à une victoire à Guéret et surtout à une quatrième place de sa catégorie au Luxembourg. Au Canada, il y avait beaucoup de monde :

plus de 2600 qualiés de plein de na onalités diérentes. Et il nit 21 ème de sa catégorie, de quoi a rmer qu’il a fait la « course de sa vie ». « Le parcours n'a pas été facile surtout à la n avec 21 km de course à pied où il y avait des montagnes Russes de 900 mètres, dit il. Ce qui me mo vait pendant la course, c'était de me dire que j’allais être er et ma famille avec moi si je faisais un résultat. »

Une volonté de fer

Ces grands souvenirs, il les a fabriqués à coups de volon té. A l’entrainement dès sa descente de l’avion, le prof de collège de Châtellerault est toujours à courir entre son mé er et son sport. A peine la course terminée au Cana da, il a fallu courir pour a raper l’avion et ne pas être en retard le lendemain pour prendre la classe.

C’est d’ailleurs au collège Descartes qu’il a commencé ce sport, en n de troisième. Il a réalisé sa première course à pieds en Écosse et depuis il n'a pas décroché. Ce qui lui plaît dans ce sport, c'est la diversité. Durant ses plus dures semaines, il s'entraîne de 20 à 30 heures et pen dant les moins chargées 8 à 12 heures. Il s’entraîne régu lièrement à SaintCyr mais on peut aussi le voir à la piscine municipale ou sur la route de Châtellerault mais il aime ne pas faire ses entraînements toujours au même endroit.

Con nuer à l’interna onal

Faire le Half Ironman, c'est d'avoir le plaisir de voyager dans d’autres pays, de voir son niveau par rapport à

d'autres spor fs mondiaux et cela n'a pas de prix. Il se dit ainsi que toutes ces heures d’entraînements ne servent pas à rien. Pierre Massonneau n'a pas de régime par culier car il fait du sport entre deux repas, mais il fait quand même a en on à son alimenta on. Personne de sa famille ne fait le même sport, mais il a beaucoup d'amis qu'il incite à se

lancer existe 70

Il

courses comme celle là dans le monde dont une en France. Pierre Massonneau ne se considère pas comme une star ni comme quelqu’un à suivre même si on lui demande parfois quelques conseils. Il compte bien recommencer au moins une fois l’année prochaine en Autriche là ou aura lieu la prochaine course.

Jérôme et Téo

Aider les analphabètes et les « primo ‐ arrivants » ! Kenza Mahmoudi et Catherine
Aider les analphabètes et les « primo ‐ arrivants » ! Kenza Mahmoudi et Catherine
Aider les analphabètes et les « primo ‐ arrivants » ! Kenza Mahmoudi et Catherine
Aider les analphabètes et les « primo ‐ arrivants » ! Kenza Mahmoudi et Catherine

Aider les analphabètes et les « primo arrivants » !

Aider les analphabètes et les « primo ‐ arrivants » !

Kenza Mahmoudi et Catherine Charrier sont les fondatrices de ODA (Organisme du Droit à L’Alphabé sa on) et Nathalie Achmet est l’une des formatrices de ce e associa on. Viste de l’associa on au 4 rue Léon Pe t à Châtellerault.

on au 4 rue Léon Pe t à Châtellerault. K enza Mahmoudi et Cathe ‐ rine

K enza Mahmoudi et Cathe rine Charrier ont fondé il y a 5 ans l’associa on ODA. Nathalie Achmet, elle, est

formatrice dans ce e associa on depuis mars 2014. Elle a changé de profession car avant cela, elle était dans le tourisme et la culture. C’est une femme pleine de générosité, qui veut transme re son savoir, ses con naissances et sa culture. Elle respire la joie de vivre, est très chaleureuse, semble une personne de conance. Son rôle ? Proposer des cours de français pour des étrangers qui arrivent en France sans possibilité de communiquer ecacement dans la langue de notre pays.

Les « apprenants » sont dans une classe comme on peut en trouver dans un établissement scolaire ; il y a un tableau, des a ches d’aide, des tables… Ils ont chacun un dic on naire de leur langue pour pouvoir

traduire en cas de besoin. Ce qui change, c’est que ce sont des personnes qui ont plus que la majorité mais ils ont ce e envie commune d’apprendre, cela se ressent dans la classe. Les cours se passent dans la bonne humeur et l’humour. La con ance règne entre eux et les forma teurs.

En quoi consiste ce e associa on ?

Ce e associa on propose donc des cours de français pour les étrangers qui arrivent d’autres pays vers la France. On appelle ces personnesdes « primo arrivants ». Ce sont des cours d’alphabé sa on mais aussi d’aide pour la recherche de travail (CV), des cours d’ini a on à l’informa que pour qu’ils puissent s’en servir pour l’inscrip on à Pôle Emploi par exemple, avec toujours le même objec f de les rendre auto nomes. Elles leur apprennent aussi la culture française à travers les dié

rents rituels, les fêtes religieuses comme Noël. Ensuite les ap prenants comparent ce qu’ils font dans leur pays avec la France. Les forma teurs et les apprenants me ent au point des projets pour aller visiter des châteaux… Les cours sont faits en fonc on de l’actualité et de ce qui les entoure. C’est beaucoup d’échanges au niveau des cou tumes, des religions des uns et des autres mais toujours sans jugement.

Il y a diérents groupes d’élèves avec des niveaux plus ou moins élevés, cela dépend depuis combien de temps ces personnes sont en France, leur niveau de français. Lorsqu’ils se sentent prêts à aronter le monde du travail, le quo dien français, les apprenants passent un diplôme qui est corrigé par un jury, ce diplôme est valable à vie.

Les inscrip ons

Pour s’inscrire il faut une photo et 30€ pour toute l’année. Les cours sont deux fois par semaine pendant 2h d’alée.

Pour nir Nathalie dit avec émo on :

« Pour moi c’est important de me rendre u le et de transme re mon savoir et mes connaissances, à mon égard c’est ce qu’il y a de plus riche au niveau de l’humain. »

Jeanne Debiais et Elisa Blandin.

La Banque : que se cache t il

derrière ce mot ?

La banque et les banquiers, on en parle beaucoup aujourd’hui et pour nous, ce nom, c’est à la fois la conance, le mythe et le mystère. Pour en savoir plus sur le monde de l’argent, nous avons rencontré Pascale Mallia qui travaille à la Société Générale.

E lle travaille dans le milieu bancaire depuis 11 ans et demi, mais elle n’a pas toujours voulu faire cela :

c’est une rencontre qui lui a donné l’envie d’exercer ce er. « On découvre des ers par ha sard, par la curiosité : par exemple, j’ai rencontré une personne qui fabriquait des vitraux. J’ai pu voir comment on faisait, j’aurais pu faire ce er aussi »

quage de banque dans sa carrière, mais il n’y a pas que les holdup, il y a aussi l’usurpa on d’iden ce qui arrive plus souvent : elle a déjà vu des gens qui volent les papiers d’iden té, les bulle ns de salaire ou autres pièces pour demander des prêts aux noms de ces per sonnes. La pire chose qui puisse arriver, c’est que quelqu’un s’a aque aux distributeurs mais elle a la chance

Pour accéder à la salle des co res, il y a une porte blindée de plus de 60cm d‘épaisseur avec pour la déverrouiller, trois clefs diérentes, plus un code à chires. Le lieu est bien à la hauteur du mythe : une forteresse ! Une fois à l’intérieur, ce n’est pas terminé : il y a, à l’intérieur des ondes sismiques qui repèrent le moindre tremblement des co res, des ondes de mouvement pour savoir si quelqu’un entre dans

ondes de mouvement pour savoir si quelqu’un entre dans Les gens qui travaillent dans sa banque

Les gens qui travaillent dans sa banque sont des gens de con ance, dit elle. Ce qu’elle veut le plus c’est que quand des clients sortent de sa banque, ils aient les réponses à leurs ques ons ou du moins, ils sachent quand est ce que l’on va leur répondre. La banque pour elle, mélange tout ce qu’elle aime faire :

aider, compter, chercher, gérer, le contact humain et bien d’autres choses encore

Et les braqueurs ?

Niveau sécurité, c’est le top, selon elle. Elle n’a jamais connu de bra

de ne jamais avoir connu ce cas. Pour se protéger, au cas où, elle a un bouton de sécurité sous son bureau qui déclenche des micros et prévient la police Avec les micros, la police peut entendre ceux qui se passe dans la pièce. Il lui est déjà plusieurs fois arrivé de déclencher ce système malencontreusement mais cela n’a pas aver la police car ceux ci, grâce aux micros, n’ont rien entendu de suspect qui présageait un holdup.

La salle des co res ?

la pièce et des micros qui enregis trent tout ce qui si passe. On est dans James Bond ou dans Arsène Lupin. L’or ? Elle peut faire des commandes pour ses client de lingots d’or qui, d’ailleurs d’après ce qu’elle nous a dit, n’existent pas comme on les voit dans les lms. En réalité ils sont rectangulaires et ne mesurent pas plus de 5cm d’épais seur et 10 cm de long. Nous, nous n’en avons pas vus.

Jeanne M. et Léa V.

L a Sotomet existe en France depuis 1993. La Sotomet a travaillé pour de nombreux chan ers : pour le Viaduc de

Poi ers, le TGV, la LGV, le tramway de Bordeaux, pour la nouvelle pa noire de Châtellerault et pour d'autres encore. Ainsi ils ne travaillent pas que pour la France aussi

pour la Belgique et des pays africains.

Ce e usine est le spécialiste du « micropieu », c’està dire du tube usiné. L'usinage sur des tubes en acier, ça consiste, grâce à des machines, à faire, par exemple, des letages sur des tubes de diérentes formes ( letage carré, rond, gaz et bu ess). Ces tubes servent pour maintenir diérentes choses : bâ ments, ponts, éoliennes, py lônes électriques. Ils sont situés sous terre, on ne les voit pas, mais, sans

Les tubes sont partout !

Ils font des tubes toute la journée et pourtant ils ne sont pas célèbres. Et pourtant, encore, leurs tubes, on les trouve partout. Pe te visite d’une usine à tubes.

eux, rien ne ent debout ! Souvenonsnous de la tempête de 1999 qui a causé l'eondrement des grands pylônes électriques : aujourd'hui, sous ces pylônes, on trouve ces tubes enfoncés 12 à 15 mètres de profondeur dans le sol.

5000 tonnes de tubes

Ce e usine est très bruyante, dégage une mauvaise odeur : c’est un vrai lieu industriel comme on les ima gine. Elle comporte 25 machines à commande numériques, 4 perceuses, 10 bancs de sciage, 4 bancs de soudure travaillent 28 ouvriers dont 2 caristes qui préparent les commandes des clients. L'usine oc cupe un terrain de 4,5 hectares sur lequel est entreposé un stock de tubes important : 5000 tonnes ! Tous ces tubes sont achetés neufs à une autre usine ou ce sont des tubes

de réemploi anciennement u lisés (pour les puits à pétroles etc qui

viennent de Russie, des Etats Unis ou encore des pays arabes.

"J'aime beaucoup mon er"

Le directeur de l'usine, Florian, a fait une forma on dans une école d'ingénieur. Après son BAC, il a fait 5 ans d'études. Il a choisi d'être direc teur de ce e usine par choix professionnel. « J'aime beaucoup mon er, vaux mieux vu le temps qu'on y passe, » a rmet il. Mais il est payé de retour : quand les camions partent chargés de tubes, c’est une vraie sa sfac on qu’il ressent et même de la erté, même si il ne peut s’empêcher de ressen r une certaine appréhension à l’idée que certains pourraient être défectueux.

Nora et Emma.

)

Dorothée Sornique, me euse en scène par passion

Dorothée Sornique est me euse en scène à la Compagnie Châtelleraudaise la Base. Nous l’avons rencontrée pour la créa on du spectacle historique très original racontant l’histoire du théâtre Blossac. Rencontre et coulisses.

E lle s'appelle Dorothée Sornique, reçoit avec le sourire dans sa jolie robe à mo fs colorés. Elle a

32ans et elle est née en 1982. Depuis 16 ans, elle met en scène des pièces de théâtre. Mais c’est à 14 ans qu’elle a commencé sa carrière dans la comédie à Paris.

Ensuite en 1998, elle a voulu deve nir me euse en scène pour diriger les comédiens et elle travaille en ce moment avec la compagnie La Base, compagnie profession nelle de Châtellerault. Son amour du théâtre est manifeste et elle parle de ses auteurs préférés, le très classique Shakespeare, comme le très contemporain Tho mas Bernhart, avec passion. Elle a déjà mis en scène entre 10 à 20 pièces de théâtre mais n’est ja mais passé au travail d’auteur : car elle trouve ça dicile et c’est vraiment la mise en scène qui l’intéresse. « Avant d'être me euse en scène, j’étais comédienne », rap pelle t elle. « Pour moi, c'est donc facile de me me re dans la peau des comédiens que je dirige. Ce travail est très humain, il faut les comprendre, les respecter, ne pas les me re en danger. »

Travailler la mémoire

Il y a deux ans, elle a reçu une commande pour me re en scène ce e pièce sur l'histoire du théâtre Blossac. Elle a dû aller chercher dans les archives pour pouvoir écrire le spectacle. « C'était d'abord un couvent, ensuite la salle de la redoute. Après ça a été un endroit pour discuter, un en droit pour vendre des marchan

dises . Et le théâtre comme nous le connais sons aujourd’hui. »

Pourquoi avoir accepté ? Bien sûr parce qu’elle faisait par e de comité de pilo tage pour la rénova on du lieu et donc, ce travail par cipait à ce e rénova on. Mais aussi parce que Dorothée est par culièrement intéressée par tout le travail de mémoire. « Se me e au service de la mémoire d’un lieu ou d’une aventure est pas sionnant au théâtre », ditelle. « Je voulais porter un spectacle qui soit le passé, le présent et le futur d’un lieu, avec l’hommage à toutes les voix qui ont reten dans ce lieu, mais aussi avec un message pour les ar stes d’aujourd’hui qui lu ent pour leur survie. » Car on reconnaît dans la mise en scène la croix des intermi ents et donc la référence à leur combat d’aujourd’hui.

La pièce

La pièce commence avec 4 ac teurs qui arrivent habillés façon médiévale, en chantant une chan son religieuse. Puis une femme apparaît, elle est habillée d'un chemisier, d'une jupe tricolore et

d'un bonnet rouge chantant la marseillaise. Un homme arrive et commence à dicter des lois : les époques se mêlent, on comprend qu’on est là dans l’histoire du lieu.

Ensuite une personne se met à jouer du violoncelle, une autre nous raconte l'histoire du théâtre. Les extraits de pièce s’enchaînent, les coulisses et les décors se me ent à danser, les voix d’ac teurs disparus se font entendre. A la n de la pièce,