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. Edition: ML - 35 LODEVE - 3 - 25/08/03 Sortie le: 24/08/03 16:53 X2---

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Edition: ML - 35 LODEVE - 3 - 25/08/03

Sortie le: 24/08/03

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X2--- Lundi 25 août 2003

Sortie le: 24/08/03 16:53 X2--- Lundi 25 août 2003 *X2---NOIR250803* MONTPELLIER X 2 - - -

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SOUVENIR

« Pablo Picasso, je l’appelais papa»

Le guitariste Manitas de Plata raconte sa rencontre avec Pablo Picasso. Les hommes deviendront amis intimes

Mieux vaut tard que jamais.

A 82 ans, Manitas de Plata

expose pour la première fois trois de ses toiles à l’Agora. Le guitariste s’est essayé au pin- ceau sous l’influence d’un de ses grands amis, Pablo Picas- so. « Je l’ai rencontré à la feria d’Arles, avec Lucien Cler- gue. Quelque chose s’est pas- sé, tout de suite », raconte Manitas de Plata. La rencontre a l’effet d’un aimant ; les deux hommes, outre leurs doigts d’or, se découvrent des points com- muns, les toros et les femmes,

et leur amitié devient vite pro-

fonde. Quand le guitariste fait chanter et danser le flamenco

au peintre à Nîmes, l’Espagnol

rattrape le gitan lors d’essais à la peinture qui finissent plus souvent autour d’un verre du côté de Figueras. « On s’amu- sait. Pablo, il m’estimait plus que son fils. » Au point, un jour, de déclarer au gitan : « A partir d’aujourd’hui, je veux que tu m’appelles "papa". »

Manitas s’exécute,

« C’était un Dieu, à chaque fois qu’il faisait un tableau, c’était magique. »

Les amis se retrouvent dans leur univers à part. « On par- lait la même langue, le cata-

lan, on avait le même caractè- re et on était un peu fous, tous les deux. » Manitas de Plata

est trop vieux pour ronger les

regrets. De ces moments parta-

gés avec l’auteur de Guernica, « des repas en famille dans le jardin », ces instants de com- plicité où Manitas allait jus- qu’à faire pleurer Pablo, le Gitan n’a conservé qu’une ima- ge - cachée précieusement

dans l’étui de sa guitare - et un bijou. Jamais le guitariste ne

se sépare d’un lourd lion d’or

conquis :

qu’il porte autour du cou, un cadeau de Picasso au cours d’une feria d’Arles. A. B.

avec Marie-Hélène OPOKU

Exposition à l’Agora à la Motte du Couchant, du vendredi au dimanche, 16 h-23 h.

VOTRE JOURNÉE D’ÉTÉ

Midi Libre

Bienvenue chez Manitas

Grande surprise : le guitariste ouvre les portes de son studio à La Grande-Motte, un musée

ouvre les portes de son studio à La Grande-Motte, un musée Dans un 20 m 2

Dans un 20 m 2 qui domine la mer s’entassent les souvenirs de carrière. L’artiste conserve ses plus précieuses photos (dont celle-ci, avec "BB") dans le coffre de sa guitare.

Une fin d’après-midi, attablé à son bar fétiche Le Temple du Soleil, le guitariste gitan décide, sur un coup de tête, de dévoiler son appartement, ses trésors et les stars qui habitent son pied à terre

Non, la porte de son appartement n’est pas taguée ; elle est l’œuvre de la « fille de Picasso ». Excusez du peu. Quant à l’intérieur, un studio d’à pei- ne 20 m 2 qui laisse apercevoir la pointe de l’Espiguet- te, sa décoration, pas plus réfléchie que celle d’une

chambre d’étudiant, est l’œuvre de l’habi-

tant des lieux : Manitas de Plata, 82 ans.

Le guitariste entasse dans l’unique pièce tous ses souvenirs de carrière, ses por- te-bonheur et ses objets fétiches. Les vier- ges de toutes tailles posées sur le moindre meuble, accompagnées de danseuses anda- louses en miniatures, donneraient des fris- sons à l’antiquaire de passage. Mais à son âge, Manitas de Plata se fout pas mal de la

valeur des objets, puisqu’ils évoquent avant

tout du bonheur. « Ici, c’est toute ma vie, ma carriè-

re, ma chance, djobi djoba » lâche le propriétaire. La tapisserie est devenue un original assemblage de photos jaunies où Marlon Brando côtoie la reine d’An- gleterre et Charlie Chaplin se rapproche de Jean- ne Moreau. Les affiches de ses tournées américaines ne sont pas plus encadrées qu’une annonce de concert du côté de Clermont-l’Hérault. Elles tiennent là, entre les grands formats des Rolling Stones ou de

Liz Taylor, parce qu’il y avait juste la place. Mais ces documents n’ont pas la même valeur que les photos noir et blanc, cachées au fond d’un étui à guitare. Là, Manitas de Plata conserve un portrait de Brigitte Bar- dot à qui il vouait une profonde admiration, un autre de Fernandel et l’image de Picasso. Une fois refermé, l’étui reprend sa place sur un clic-clac recouvert de ballons de baudruche et d’une peluche. Entre autres. Du côté du lit, la couette fleurie est seule encore préservée. Le chandelier un brin kitsch permet de

retenir des archives de journaux français et

étrangers. Au-dessus des oreillers est sus- pendu un Mickey souriant dont on se demande comment il tient, serré de toutes parts par des photos de "la légende vivante", comme l’a un jour surnommé le Times. C’est que dans ce décor de trésors - à ses yeux -, le guitariste ne s’oublie pas. Portrait de la star quand ses cheveux avaient la cou- leur du soleil, souvenir de famille qui dévoi-

le Manitas et sa douce du moment, ce même regard bleu Méditerranée est sur tous les murs, sous tous les verres. Quant au seul placard - on ne pense jamais à regar- der les placards - à l’intérieur, Manitas y range juste des dizaines de cintres, ses costumes de scène et deux chemises hyper colorées. Le lot, unique, est signé Pablo Picasso.

Les photos jaunies des grandes stars sur les murs

Agathe BEAUDOUIN

Photos Michel PIEYRE

stars sur les murs Agathe BEAUDOUIN Photos Michel PIEYRE Des créations cachées Ses doigts d’or se

Des créations cachées

Ses doigts d’or se déchaînant sur l’instrument l’ont rendu célèbre dans le monde. Lui auraient-ils apporté la même réputation en peinture ? Manitas de Plata s’est en effet essayé à l’art pictural. Il maniait avec excitation les pinceaux sur la toile. Sans toutefois avoir l’intention de les vendre, il vient de présenter ses créations au public grand-mottois (lire colonne de gauche).

créations au public grand-mottois (lire colonne de gauche). « Mon flamenco le faisait pleurer » Voici

« Mon flamenco le faisait pleurer »

Voici l’unique document que Manitas de Plata possède du peintre et de lui. Cette photo, qu’il conserve précieusement au fond de l’étui de sa guitare et qu’il accepte de dévoiler aujourd’hui, fut prise au cours d’un moment intime entre les artistes. Les deux hommes se retrouvaient régulièrement chez l’un ou l’autre, passant des heures à échanger dans leur langue maternelle, le catalan. Manitas de Plata, toujours muni de son instrument, entamait alors de longs moments de musique, rendant le peintre nostalgique. « A chaque fois que je jouais, il se mettait à pleurer parce que mon flamenco, ça lui rappelait l’Espagne, c’était très fort pour lui », se rappelle le gitan à qui Pablo Picasso avait accordé le privilège de l’appeler "papa".

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