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1 ére Année Master Professionnel Energétique

MP-ENG_A1

I.S.S.A.T Sousse

(2012/2013)

Fiabilité et Sécurité des systèmes industriels

Rabï Ben Sghaier

Enseignant : M. Rabï Ben Sghaier

Fiabilité et Sécurité des systèmes industriels Rabï Ben Sghaier Enseignant : M. Rabï Ben Sghaier E1
E1 DC E2
E1
DC
E2
Fiabilité et Sécurité des systèmes industriels Rabï Ben Sghaier Enseignant : M. Rabï Ben Sghaier E1
Fiabilité et Sécurité des systèmes industriels Rabï Ben Sghaier Enseignant : M. Rabï Ben Sghaier E1
Fiabilité et Sécurité des systèmes industriels Rabï Ben Sghaier Enseignant : M. Rabï Ben Sghaier E1
Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité

Chapitre 1 Calcul de la fiabilité de sécurité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité

I – INTRODUCTION :

Définition selon la NF X 06–501 : la fiabilité est la caractéristique d’un dispositif exprimée par la

probabilité que ce dispositif accomplisse une fonction requise dans des conditions d’utilisation

données et pour une période de temps déterminée.

D'une manière plus concrète la fiabilité sera la probabilité qu'un système ou un composant réponde

à un critère donné.

On retient les mots suivants:

1. Probabilité : c’est le rapport :

Nb cas favorables < Nb cas possibles

1

On notera R(t) la probabilité de fonctionnement à l’instant t. Le symbole R provient

de l’anglais "Reliability".

On notera F(t) la fonction définie par F(t)=1-R(t). C’est la probabilité complémentaire.

F(t) est la probabilité de défaillance à l’instant t. F(t)+R(t)=1.

2. Fonction requise : ou accomplir une mission ou rendre le service attendu. La définition

de la fonction requise implique un seuil d’admissibilité en deçà duquel la fonction n’est

plus remplie.

3. Conditions d’utilisation : définition des conditions d’usage, c’est à dire l’environnement

et ses variations, les contraintes mécaniques, chimiques, physiques, etc. Il est évident que

le même matériel placé dans 2 contextes de fonctionnement différents n’aura pas la

même fiabilité.

4. Période de temps : définition de la durée de mission T en unités d’usage. Ex : on se fixe

un minimum R(Tm) = 0,9 pour une durée de mission Tm = 8000 heures ; à tout instant Ti

de la mission est associée une fiabilité R(ti).

Ex : moteur de voiture préparé pour les 24 heures du Mans :

Probabilité : c’est celle de terminer ; fiabilité requise=0,98

Fonction requise : 200 km/h de moyenne (seuil minimal)

Conditions d’utilisation : de jour, de nuit, avec de la pluie, n ravitaillements, etc.

Période de temps : au bout de 24 heures (durée de la mission).

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité

II – EXPRESSIONS MATHEMATIQUES :

2.1 – Fonctions de distribution et de répartition :

Notion de variable aléatoire : on appelle variable aléatoire X une variable telle qu’à chaque

valeur x de la V.A X on puisse associer une probabilité F(x). Une variable aléatoire est donc une

fonction qui à chaque évènement d’une expérience aléatoire associe un nombre réel.

Une V.A peut être :

Continue : intervalle de temps entre 2 défaillances consécutives

Discrète : nombre de défaillance sur un intervalle de temps

Soit une loi de probabilité relative à une V.A continue T. (relative à une défaillance ou panne)

Cette loi est caractérisée par sa fonction de distribution (appelée aussi densité de probabilité) f(t)

et par sa fonction de répartition F(t) telles que :

)

(

f t =

()

dF t

=

lim

(

P t

<

T

< +

t dt

)

 

dt

dt 0

dt

La fonction F(t) représente la probabilité qu’un évènement (défaillance) survienne à l’instant T

dans l’intervalle [0,t].

Ft() = PT( < t )

Comme

( ).

f t dt

=

(

P t

< <+ ⇒

T

t dt

)

(

F t

)

=

ti

−∞

)

f t dt

(

=

Remarque : si la V.A est discrète, l’expression devient :

P T

(

<

ti

)

n

F tn = f ti =<P T tn

(

)

()

(

0

)

( < ti ) n F tn = f ti =< P T tn ( )

2.2 – Application à la fiabilité :

Un dispositif mis en marche la 1 ère fois à t=0 tombera inexorablement en panne à un instant T

non connu à priori.

T (date de la panne), est une V.A de la fonction de répartition F(t).

F(ti) probabilité de défaillance avant un instant ti

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité

R(ti) probabilité de bon fonctionnement à ti

(F(t) + R(t) = 1

t

0

()

f t dt

+

t

()

f t dt

=

1

+ R(t) = 1 • ∫ t 0 () f t dt + ∫ ∞ t

2.3 – Taux de défaillance :

On définit le taux de défaillance de la manière suivante :

nombre de défaillants sur un intervalle de temps

(t)= nombre de survivants au début de la période x intervalle de temps

λ

On définit :

N0 le nombre initial de dispositifs

Ns(t) est le nombre de dispositifs survivants à l’instant t

Ns(t + Δt) est le nombre de dispositifs survivants à l’instant t + Δt

Au niveau d’une défaillance, 2 cas peuvent se produire :

Les défaillants sont remplacés

Les défaillants ne sont pas remplacés

Les défaillants sont remplacés : Ns(t) sera toujours égal à N0 :

On nomme C(Δt) le nombre des défaillants durant Δt.

D’après la formule générale du taux de défaillance, on a :

λ (t)=

C ( Δ t

)

N

0

. Δ

t

Les défaillants ne sont pas remplacés :

λ (t)=

()

Ns t

(

Ns t

t

)

N

(

s t

)

. Δ

t

.

Ce taux de défaillance est une valeur moyenne sur une période Δt connue. Or, au même titre que

F(t) et R(t), il est intéressant de connaître l’évolution de λ(t) au cours du temps.

C’est le taux de défaillance instantané :

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité On fait tendre Δt dt et (Ns(t) – Ns(t + Δt)) dN. dN sera précédé du signe « - » car il y a

moins de survivants à (t + Δt) qu’à t.

− dN − dN λ (t)= λ (t).dt= N ( t ) . dt N
− dN
− dN
λ (t)=
λ (t).dt=
N
(
t )
. dt
N t
(
)

λ(t).dt est appelé probabilité conditionnelle de défaillance sur [t, t+dt].

Applications :

Cas N°1 : les défectueux sont remplacés. Une étude a été menée sur 70 véhicules pendant une

période allant de 80000km à 90000km. 41 défaillances ont été réparées. Déterminer le taux de

défaillance pour cette période.

C Δ t

(

)

41

( )

λ

t ==

No Δ t

.

70.(90000

80000)

=

0,585.10

4

/

panne km

Cas N°2 : les défectueux ne sont pas remplacés. On teste un lot de 50 électrovannes soumises

en continu à 8 impulsions par minute. A la 50 ème heure, il en reste 33. A la 60 ème heure, il en reste

27. Déterminer le taux de défaillance sur cette classe, par heure et par impulsion.

t

( )

λ

=

( )

Ns t

(

Ns t

t

)

Ns ( t ). Δ t

33

27

== −

33.10

18.10

3

/

def heure

=

3,79.10

5

def imp

.

/

Si les électrovannes étaient remplacées, on obtiendrait :

( )

t

λ

C Δ t

(

)

33

27

==

No t

.

Δ

50 x 10

=

12.10

3

def / heure

Liaison entre le taux de défaillance et la fiabilité :

« Probabilité d’avoir une panne entre t et t+dt » = « probabilité de survivre à l’instant t » x

« probabilité conditionnelle de défaillance entre t et t+dt ».

Cette expression est identique à : f ( t ).dt = R ( t ).λ(t).dt f(t)=R(t).λ(t)

Il vient donc l’expression du taux de défaillance en fonction de la loi de fiabilité et la densité de

probabilité :

f(t) λ (t)= R(t)
f(t)
λ
(t)= R(t)
Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité

III – EXPRESSIONS DES LOIS DE FIABILITE :

(

f u

)

(

λ

u

)

(

dF u

)

=

du f () u dF u () dF u () dF u () = ⇒
du
f
()
u
dF u
()
dF u
()
dF u
()
=
λ
u du
=

==

(

R u

)

).

R u d u

(

(

)

(1

F u du

(

)).

(

).

1

(

F u

)

Intégrons les 2 membres entre 0 et t :

∫∫ tt

(

λ

u du

).

00

t

0

(

λ

u

).

du

=

=

 

()

dF u

∫∫ tt

(

λ

).

u du

=

()

dF u

[

1

ln(1

()

Fu

Fu

⇒−

)

00

ln(1

( ))

F t

1

Fu

()

F

][ t

0

=

ln(1

−−

(0))

]

A t=0, il n’y a pas de défaillance, donc F(0) = 0, donc ln(1-F(0)) = ln1 = 0

t

0

(

λ

).

u du

=

ln(1

( ))

F t

e

t

0

(

λ

u ). du

=−

1

(

F t

)

=

(

R t

)

On obtient donc les expressions générales des lois de fiabilité :

− ∫ t λ ( u du ). Rt ( ) = e 0 −
∫ t
λ (
u du
).
Rt
( ) =
e
0
∫ t
λ (
u du
).
Ft
()
=− 1
Rt
()
=− 1
e
0
dF t
(
)
∫ t
λ (
u du
).
0
dt
MTBF
=
E T
(
)
= ∫
t f t dt
.
(
).
0

(

ft

)

=

=

λ

( ).

t e

( ft ) = = λ ( ). t e

La MTBF est définie comme étant l’espérance mathématique de la V.A T.

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 1 : Calcul de la fiabilité de sécurité

Travaux dirigés (TD1)

Exercice 1 :

. Le MTBF d’un chariot est de 54 heures. Quelle est la fiabilité du système au bout de 16 heures ?

Deux chariots travaillent en redondance active. Leur loi de durée de vie est du type ( )

Rt

e

λ

t

=

Exercice 2 :

Sur une série de 150 nouveaux capteurs mis en fonctionnement, on a relevé les TBF suivants :

Intervalle de temps

Nombre de défaillants

0 – 100

12

100

– 200

10

200

– 300

5

300

– 400

4

400

– 500

7

Déterminer le taux de défaillance empirique pour chaque intervalle de temps

Exercice 3 : optimisation de la maintenance préventive

Le système de propulsion d’un avion est composé de 4 moteurs. Le taux de défaillance d’un moteur est de 0,00015 panne par heure. Les moteurs tombent en panne indépendamment les uns des autres.

1. Donner la fiabilité de l’avion au bout de 1000 heures si les 4 moteurs doivent tomber en panne pour que l’avion s’écrase.

2. Même question si la défaillance d’un seul moteur entraîne la chute de l’avion.

Exercice 4 : optimisation de la maintenance préventive

Des pistons équipent des amortisseurs destinés à des avions ayant 3 trains d’atterrissage. Les 2 trains avant comportent 2 amortisseurs dont le taux de défaillance est de 2.10 -5 panne par heure. Le train arrière comporte 2 amortisseurs dont le taux de défaillance est de 8.10 -5 panne par heure. On considère que les défaillances pouvant survenir sont indépendantes et que l’avion aura un accident catastrophique si les 2 amortisseurs de l’un des trains sont défaillants.

1. Représenter le diagramme de fiabilité correspondant à cette situation.

2. Donner la fiabilité de l’avion au bout de 1000 heures.

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Chapitre 2

Lois de composition en fiabilité (Association des systèmes industriels)

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

I – INTRODUCTION :

Le problème qui se pose à la maintenance au niveau de la fiabilité est son amélioration

constante. Il peut pour cela intervenir sur la technologie du composant, agencer les composants

ou sous-systèmes de manière à les rendre plus fiables par l’utilisation de redondances dont on

distingue 3 grandes catégories :

Les redondances actives

Les redondances passives ou « stand-by »

Les redondances majoritaires

II –REDONDANCE ACTIVE :

Une redondance active est réalisée par la mise en parallèle d’éléments assurant les mêmes

fonctions et travaillant en même temps.

On a donc à faire à un système appelé par les fiabilistes « système parallèle ».

Hypothèses de départ :

Les défaillances sont indépendantes les unes des autres

La fiabilité de chaque sous-système ou de chaque élément a été déterminée

Système série :

On dit qu’un système est un système série d’un point de vue fiabilité si le système tombe en

panne lorsqu’un seul de ses éléments est en panne.

E1

E2

Ei

En

Rs = P (S ) = P (S1S 2 ∩∩ Si

Sn ) = P (S1).P (S 2)

P

(Si )

P

(Sn )

Rs

n

=

i

= 1

Ri

Cette association est caractéristique des équipements en ligne de production.

Système // :

On dit qu’un système est un système // d’un point de vue fiabilité si, lorsqu’un ou plusieurs de

ses éléments tombent en panne, le système ne tombe pas en panne.

E1 E2 Ei En Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois
E1 E2 Ei En
E1
E2
Ei
En

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité Pour calculer la fonction fiabilité d’un système // à n éléments, ils est plus aisé

de passer par la fonction défaillance F.

F

F

=− =−

=

1

P S P S

1).

(

(

2)

P Si

(

)

P Sn

(

)

F

(1

=−

R

1).(1

R

2)

 

(1

Ri

)

(1

Rs

=− −

1

(1

R

1).(1

R

2)

(1

Ri

)

 

n

 

Rs

1

=−

(1

Ri

)

i

=

1

=

F F

1.

Rn

)

2

Rn

(1

)

Fi

Fn

Dans un système //, la fiabilité du système est plus grande que la plus grande des fiabilités des

éléments composant le système. On utilise ce fait pour améliorer la fiabilité ; cela réalise une

redondance active.

Si on désire effectuer un calcul en fonction du temps, on doit introduire la fonction R(t).

Si

(

Rt

) =

e

λ

t

, alors Rs =−

1

n

=

i

1

(1

e λ

t

)

.

III –REDONDANCE PASSIVE :

1 (1 − e − λ t ) . III –REDONDANCE PASSIVE : Dans ce cas,

Dans ce cas, un seul élément fonctionne, les autres sont en attente.

Ceci a l’avantage de diminuer ou de supprimer le vieillissement des

éléments ne travaillant pas. En contrepartie, on a l’inconvénient

d’être obligé d’avoir un organe de détection des pannes et de

commutation d’un système sur un autre.

Le calcul d’un système à redondance passive ou « stand-by » se fait

en tenant compte de la variable temps. Il faut donc connaître au

préalable, pour chaque composant, son taux de défaillance λ(t) et sa

loi de fiabilité R(t).

Calcul d’un système à redondance passive à 2 éléments en // :

Hypothèse : le taux de défaillance des éléments E1 et E2 est constant et

est égal à λ

e1

et

λ .

e 2

Cette hypothèse a pour conséquence que les lois de fiabilité sont de type

exponentiel : Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition

exponentiel :

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

R

e1

() =

t

e

λ

e

1

t

et R

e2

() =

t

e

λ

e 2

t

On fait aussi l’hypothèse que la fiabilité de l’organe DC est égale à 1.

Il sera facile par la suite de la prendre en compte par la suite dans le calcul, cet organe étant en

série avec le système {E1, E2}.

(

R

ft

e1

(

)

)

=

=

te

λ

ee 11

λ

e

e

1

t

λ

e

1

et R

et

t

(

(

)

te

=

=

λ

e

2

λ

e

2

e

e2

ft

e

2

)

t

λ

e

2

t

Le système fonctionnera avec E1 ou E2, ces événements étant mutuellement exclusifs (E1 sans

E2 ou E2 sans E1, mais jamais les 2 en même temps).

R(S) = [Prob(S marche sachant que E1 marche) x Prob(E1 marche)]

+ [Prob(S marche sachant que E1 ne marche pas) x Prob(E1 ne marche pas)]

Prob(E1 ne marche pas) probabilité que E1 soit défaillant

Prob(S marche sachant que E1 marche) = 1 (tant que E1 marche, S fonctionnera

toujours)

Prob(E1 marche) probabilité que E1 fonctionne

R e1

() =

t

e λ

e

1

t

Probabilité

que

t

0

f e

1

()

t dt

t

=

0

λ e

1

e

Probabilité

)

R(

e2

tT

>

que

=

e λ

e 2

(

E1

λ

e

1

S

t T

tombe

T dT

.

marche

)

en

panne

sur

l’intervalle

[0,

t]

à

l’instant

T

=

sachant

que

E1

ne

marche

plus

à

partir

de

T =

R

()

st

=

1

xe

λ

e

1

(

t

0

t T

+

λ

e

1

e

λ

e

1

.

R

e

λ

e

1

t

() 1

st

e

=+

λ

.

e

λ

e

2

.

t

.

t

0

e

)

dT xe

−−

2

λ

e

()

tT

e

λ

e

1

t

=+

λ

e

1

λ

e

1

TT

e

λ

e

2

.

dT

=+ .

e

1

e

λ

e

1

t

λ

e

t

0

λ

e

e

2

.

t

.

λ

e

1

t

0

T

e

dT xe

λλ

t

22

ee

.

xe

()

λλ

−−

12

ee

T

.

dT

R

=+ e

tt

e e

1

λ

e

2

.

λ

λ

() 1

st

e

t

0

e

()

λλ

−−

12

ee

Ttt

.

dT

=+ e

e

λ

1

λ

e

1

e

λ

e

2

.

e

(

(

λ λ

e

1

e

2

)

T

λ λ

e

1

e

2

)

t

0

.

T

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

− ( λ λ − ) t ⎡ e e 1 e 2 1 ⎤
(
λ λ
) t
e
e
1
e
2
1
λ
t
λ
.
t
Re =+
e
1
λ
.
e
e
2
.
st
()
e
1
−−
(
λλ
)(
−−
λλ
)
ee
12
ee
12
(
λ λ
) t
1
− e
e
1
e
2
λ
t
λ
.
t
Re =
e
1
+
λ
.
e
e
2
.
st
()
e
1
(
λ λ
)
e
1
e
2
λ
t
λ
t
λ
.
t
λ
.(
tt
−−
λλ
)
λλ
.
e
e
1
−+
.
e
e
1
λ
.
e
e
2
λ
ee
e
2
ee
12
ee
121
e
e
1
R
=
s
(
t
)
λ λ
e
1
e
2
λ
t
λ
t
λ
.
t
λ
tt
−+
λλ
.
t
λ
. eee
e
1
−+
λλ
e
1
e
2
λ
.
e
e
212
ee
e
1
ee
21
e
1
R
=
s
(
t
)
λ λ
e
1
e
2
λ
tt
−−
λλ
t
λ
t
λ
.
tt
λ
λλ
eee
e
1
−+
ee
12
λ
λ
.
e
e
1
λ
.
e
e
2
λ
.
e
e
1
ee
121
e
e
1
e
1
e
2
R
=
=
s
(
t
)
λλ
λλ
ee
12
ee
12

Si on prend en compte l’élément de détection et de commutation DC, on obtient alors :

 

λ

e

 

λ

. t

λ

e

 

λ

t

R

= e

λ

DC

. t

1

.

e

e

2

2

.

e

e

1

(

s t

)

 

.

λ λ

e

1

e

2

 
 

Remarque : si on considère que tous les éléments ont le même taux de défaillance λ, on obtient

alors l’expression suivante :

Ree

(

s t

)

=

DC

.

.

λ

t

λ

. t

.(1

+

λ

.

t

)

Pour

 

n

éléments

de

 

R

s ( t

)

=

e

(

λ

DC

+

). t

λ

.

i = n 1

i = 0

(

t

.)

λ

i !

i

taux

de

défaillance

identiques

montés

en

//,

on

trouve :

IV –REDONDANCE MAJORITAIRE :

La redondance majoritaire est telle que la fonction est assurée si au moins la majorité des

éléments est en état de fonctionnement.

Cette redondance concerne surtout des signaux de grande sécurité, et en particulier les

équipements électroniques. Le signal de sortie est celui de la majorité des composants. Le cas le

plus simple comporte 3 éléments.

E1 E2 D E3
E1
E2
D
E3

On considère que l’organe D de décision a une fiabilité égale à 1.

R S =probabilité au moins 2 éléments en fonctionnement correct

Si Re1=Re2=Re3=R

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

R

S

=

k = 3

k = 2

kk

CR

3

.

.(1

R

)

3

k

23

3

R

=−

2

R

Si on généralise à n (impair obligatoirement pour avoir une majorité)

éléments, on obtient :

R

S

k

=

n

CR

=− .

k

n

k

.(1

k

=

c

R

)

nk

avec

c

n + 1

=

2

La formule de calcul de « c » permet d’obtenir la majorité des éléments.

En tenant compte de la fiabilité du composant de décision :

V –APPLICATION :

R

k

k

= n

= c

n + 1

2

=

R

SD

= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )

.

k

CR

n

.

= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )

k

.(1

R

nk

−=

)

avec

c

= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )
= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )
= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )
= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )
= R SD . ∑ k CR n . k .(1 R − nk −= )

Un processus est représenté par le processus suivant :

M1

M2

M3

M4

M5

T1

T2

T3

0,85

0,99

0,99

0,99

0,99

0,8

0,99

0,99

La fiabilité du système entier est le produit de toutes les fiabilités élémentaires : Rs = 0,64

Pour améliorer cette fiabilité, on peut appliquer des redondances sur les systèmes les moins

fiables : M1 et T1.

Une des solutions peut consister à utiliser 3 T1 et 2 M1. Economiquement, il va de soi que cette

solution coûterait trop cher. On se contentera de redonder les éléments faibles des systèmes M1

et T1

T1 M2 M3 M4 M5 T2 T3 M1 T1 0,99 0,99 0,99 0,99 0,99 0,99
T1
M2
M3
M4
M5
T2
T3
M1
T1
0,99
0,99
0,99
0,99
0,99
0,99
M1
T1
24
32
Rs = ⎡1 −−(1 0,85) ⎤⎡x 0,99 x 1 −−(1 0,8) x 0,99 = 0,91
Résultat satisfaisant.
⎦⎣
Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Travaux dirigés (TD2)

Exercice 1 : systèmes série et parallèle :

1a Un dispositif se compose de 4 composants connectés en série dont les taux de
1a
Un dispositif se compose de 4
composants connectés en série dont les
taux de pannes sont respectivement de
0,98 ; 0,97 ; 0,95 et 0,99 par 10 heures.
Déterminer la fiabilité de l’ensemble
au bout de 3000h.
E
S
A
B
C
D
3
Un
dispositif
se
compose
de
4
E
S
composants connectés en série dont les
1b
A
B
C
D
fiabilités
par
10 3
heures
sont
respectivement de 0,92 ; 0,89 ; 0,7 et
0,86.
a)Déterminer la fiabilité
de
l’ensemble au bout de 3500h.
b)Combien d’éléments C en // a-t-on
besoin pour atteindre une fiabilité à
1000h du système supérieur à 0.7 ?
A
Un
dispositif
se
compose
de
4
composants
connectés
en
//
B
E
S
1c
(redondance active) dont les taux de
défaillances sont respectivement : 0,98 ;
0,97 ; 0,95 et 0,99.
(en panne par 10
C
heures)
Déterminer la fiabilité de l’ensemble
pour une durée de 5000h.
D
A
C
Le dispositif donné ci-contre a les taux
de pannes élémentaires suivantes pour
E
S
E
F
1d
1000
heures :
B
D
λa=0,87 ; λb=0,85 ; λc=λd=0,89 ;
λe=0,94 ; λf=0,96 ; λg=0,97
Groupement CD en redondance
passive.
Calculer la fiabilité de l’ensemble
pour une durée de 4300h.
G
A
Le dispositif donné ci-contre a les taux
de pannes élémentaires suivantes pour
1e
E
S
1000
heures :
B
D
E
F
λa=λb=λc=0,73 ; λd=0,97 ; λe=0,88 ;
λf=0,92 ; λg=0,88
Groupement EF-G en redondance
passive et Grp ABC Red Maj.
Calculer la fiabilité de l’ensemble
pour une durée de 4000h.
C
G
Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité

1f

Le dispositif donné ci-contre a les taux de pannes élémentaires suivantes pour 1000 heures :

λa=0,90 ; λb=λc=0,81 ; λd=λe=λf=0,7 ;

λg=0,93

Le groupement BC Red passive, Group DEF Red Maj. Calculer la fiabilité totale du système pour un temps de 6000h.

B C E S A G D E F
B
C
E
S
A
G
D
E
F

Exercice 2 : Fiabilité d’un circuit de refroidissement :

Dans une centrale thermique, un circuit de refroidissement est alimenté par un groupe de pompage constitué par 3 motopompes identiques (même marque et même fournisseur et même lot d’achat) ayant un montage industriel en parallèle. Partie 1 : On admet que les 3 motopompes ont le même taux de défaillance :

λλλ 10

===

123

4

panne/heure.

1) Déterminer la fiabilité de ce groupe de pompage pour une durée de 3000 heures de service si on suppose que le système sera fonctionnel que si les trois pompes doivent fonctionner ensemble.

2)

Calculer le MTBF de ce groupe.

Partie 2 : On constate que pour assurer un débit suffisant, il est nécessaire qu’au moins 2 de ces 3

motopompes doivent fonctionner.

3)

Déterminer la fiabilité de ce groupe de pompage pour une durée de 3000 heures de service.

Après une période de temps de service, et suite à un diagnostic, nous avons pu constater que les 3

motopompes n’ont plus le même taux de défaillance (panne par heures).

Si on suppose que le système ne sera fonctionnel que si au moins 1 de ces 3 motopompes doit fonctionner.

λ

1

4

= 10 λ

,

2

=

2.10

4

,

λ

3

=

3.10

4

.

4)

Conclure ?

Déterminer la nouvelle fiabilité de ce groupe pour 3000 heures de fonctionnement.

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels Références bibliographiques 1. J.L. BON : Fiabilité de

Cours Fiabilité et sécurité des systèmes industriels

Références bibliographiques

1. J.L. BON : Fiabilité des systèmes - Méthodes mathématiques, Masson, 1995.

2. O. GAUDOIN, J. LEDOUX : Modélisation aléatoire en fiabilité des logiciels, Hermès, 2007.

3. A. HOYLAND, M. RAUSAND : System reliability theory - Models, statistical methods and applications, Wiley, 2004.

4. M.R. LYU : Handbook of software reliability engineering, Mc-Graw-Hill, 1996.

5. H. PHAM : Software reliability, Springer, 2000.

6. M. LEMAIRE, A. CHATEAUNEUF & J.C. MITTEAU. Fiabilité des structures:

couplage mécano-fiabiliste statique, Edit. Hermes Paris, 2005 Cote: Rez-de- chaussée : 620.004 52 LEM.

7. A. LYONNET. « La maintenance Mathématique et Méthodes » ; Lavoisier ; 1988.

8. M. LEMAIRE, A. MOHAMED. "Une introduction aux méthodes FORM/SORM", Laboratoire de recherches et applications en mécanique avancée, Juillet 2000.