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Définition de PRINCIPE

par le vocabulaire technique et critique de la philosophie ( A.


LALANDE)

« Précisément parce que les principes sont des propositions


fondamentales, leur place logique peut être particulièrement exposée à
changer au cours de l’évolution scientifique » Lettre de MJ Hadamard.
Le terme n’a aucune précision dans le langage scientifique. 
INDETERMINATION

Différentes définitions :
1 Cause, en tant qu’ORIGINE de l’effet. (// Aristote).

2 Point de vue logique : proposition posée au début d’une déduction, qui


n’est pas déduite elle-même. Dite aussi proposition première. Citation de
POINCARE, La valeur de la science : « quand une loi a reçu une
confirmation suffisante de l’expérience, on peut l’ériger en principe, en
adoptant des conventions telles que la proposition soit certainement
vraie. »
// FONDEMENT.

3 On appelle « principes » d’une science l’ensemble des propositions


directrices auxquelles tout le développement ultérieur doit être
subordonné. PRINCIPE = ici, PREMIER en importance // FONDAMENTAL.

4. Ce qui rend compte d’une chose, ce qui contient les propriétés


essentielles, // ELEMENT composant expliquant le composé.

5. Règle ou norme d’action, bien représentée à l’esprit et clairement


énoncée par une formule.

CRITIQUE

Comme on l’a dit, il y a une certaine indétermination qui provoque des


glissements de sens ou des doubles sens pour le terme dans une même
situation. Ainsi, lorsqu’on parle des « principes » d’identité, de causalité,
de substance, on entend à la fois prémisses (cf. 2) et règles de pensées
ayant une valeur normative (cf. 5).

Le sens le plus utile et conseillé est celui du sens 2, qui représente une
idée nécessaire.
« l’habitude prise par les physiciens, les mathématiciens et les logiciens
modernes de faire remonter aussi haut que possible les systèmes
hypothético-déductifs a eu pour résultat de dissocier deux idées
(confondues auparavant) : celle des fondements de la certitude, c.-à-d.
des propositions auxquelles adhère l’esprit sans hésitation et les
propositions posées comme point de départ en tête d’un système
(hyopthéticomachin) tet que l’esprit n’admet pas parce qu’elles servent à
organiser et unifier leurs conséquences. C’est à ces dernières que
convient le mieux le nom PRINCIPES. »

Ainsi, les principes de contradiction, de substance, de causalité sont


considérés par le cartésianisme et le criticisme comme des principes
justement parce qu’ils sont à la fois des prémisses et des règles
normatives.

PRINCIPES LOGIQUES
1) principe d’identité : « ce qui est, est, ce qui n’est pas n’est pas ». (SANS
BLAGUE !)
2) Principe de contradiction : « le contraire du vrai est le faux ».
3) Principe du milieu exclu : « de deux propositions contradictoires l’une
est vraie et l’autre est fausse ».
4) Principe du syllogisme : « si a implique b et si b implique c, a implique
c ».

PRINCIPES RATIONNELS
On appelle ainsi l’ensemble des vérités fondamentales, évidentes par
elles-mêmes, sur lesquelles s’appuient tous les raisonnements. Leurs
caractères propres sont
-ils sont UNIVERSELS (communs à toutes les intelligences, vrais de toutes
les choses sans exception)
- Ils sont nécessaires
- Ils sont a priori.
// PRINCIPE DE CAUSALITE

PRINCIPE DE CAUSALITE
« tout phénomène a une cause ». Pour KANT, le principe de CAUSALITE est
la seconde analogie de l’expérience : « tout ce qui arrive suppose avant
lui quelque chose dont il résulte suivant la règle »
Principe de SUCCESSION dans le temps suivant la loi de la causalité :
« tous les changements arrivent suivant la loi de liaison entre la cause et
l’effet ».
Le principe de causalité est ce qui fait la scientificité de la démonstration
cf. ARISTOTE !