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Economie internationale

Introduction:

Les économies des différents pays entrent en interaction dans des relations d'échange pour des intérêts communs. Problèmes de différenciation, d'équilibre.

Les échanges internationaux améliorent l'efficacité d'une économie tout comme le fait le progrès technique, mais toutes les économies ne sont pas capable d'atteindre une situation d'équilibre.

L'économiste cherche à connaître les relations d'interdépendances qui permettent à la société d'avoir une pérennité dans le temps. L'équilibre économique est donc une norme qui permet de comprendre quels sont les déséquilibres d'une économie.

L'équilibre est objet de controverse en économie. La définition de l'équilibre macro est commune à tout le monde, c'est l'équilibre entre l'offre et la demande globale sur le marché des biens et services. Mais il y a débat sur la manière d'arriver à cet équilibre quand on est en situation de déséquilibre.

Le but de l'analyse économique est de conseiller l'Etat. La controverse essentielle tient à la question de l'efficacité des marchés. Pour les orthodoxes (les NC) si on laisse jouer librement les mécanismes de marchés alors les marchés aboutissent sur l'équilibre. Pour les hétérodoxes le système capitaliste n'est pas autorégulateur, les marchés ne peuvent donc pas amener à un équilibre. Pour eux les marchés dépendent d'institutions qui créent des champs d'action. La banque centrale et la création monétaire sont les institutions les plus importantes. L'usage de la monnaie a donc une influence sur l'activité économique, c'est un actif.

Il va y avoir une opposition entre classique et NC, entre Ricardo et NC. Pour Ricardo la monnaie est neutre en nationale, en économie fermée, mais est un actif dans les échanges internationaux, en économie ouverte.

L'analyse d'une économie cherche à savoir quels sont les choix d'un agent sous contraintes, on étudie donc le comportement des individus. Pour le consommateur la contrainte est principalement le budget. Sur une économie de marché on analyse les choix individuels.

Mais en économie internationale les économies prises globalement sont mises dans une position de choix qui est de s'ouvrir à l'échange international et donc à la concurrence internationale (libre échange) ou bien se protéger des productions et de la concurrence étrangère avec le protectionnisme. Ce choix est récurrent, il n'est jamais définitif. On va tenter de comprendre les contraintes qui pèsent sur une économie quand elle a fait le choix de s'ouvrir à une économie internationale.

Ce choix est collectif et est prit par un gouvernement. Certaines entreprises peuvent se sentir menacer et d'autres trouvent ça bénéfique (exportation); certains vont donc en pâtir et d'autres en bénéficier. Le gouvernement prend ce choix si la majorité des entreprises du pays, l'économie du pays, y trouvent un bénéfice. Il n'y a donc jamais d'Etat totalement libre-échangiste ou totalement protectionniste.

Ce choix va aussi donner lieu à des accords formalisés, des traités internationaux qui sont bilatéraux et même multilatéraux pour certains (ce qui se fait de plus en plus). Plusieurs organismes interviennent tels que l'OMC ou le FMI.

Une première contrainte de ces échanges internationaux est qu'il faut pour ces échanges réussissent que les deux économies y trouvent des intérêts, problème à somme positive.

De l'échange international découle une autre contrainte, un équilibre de la balance des paiements. Ce qui rentre doit être égale à ce qui sort. L'échange a lieu en monnaie car comme les pays ont des monnaies différentes il faut une unité de conversion qui va être le taux de change. Taux de change: conversion de la valeur d'une monnaie en une autre monnaie. Il exprime la valeur externe de la monnaie (la valeur interne est lié au niveau général des prix).

Le fait que l'on utilise pas la même monnaie sur le marché national et international implique qu'on ne peut jamais

effectuer une comparaison des prix sur le marché international et le marché interne. Les comparaisons des prix, des couts de production sont dépendantes des taux de change, eux même dépendants de la balance des paiements. La compétitivité mondiale est une compétitions entre nations et non entre firmes. Les firmes ne sont que le vecteur de la compétitivité entre nations. La concurrence est une compétition entre firmes et la compétitivité mondiale à une compétition entre économies nationales.

Tout déséquilibre de la balance des paiements se traduit soit par:

un accroissement des importations par rapport aux exportations (on achète plus à l'étranger qu'on ne vend à l'étranger), c'est un déficit de la balance des paiements. soit par un excédent qui est le cas inverse, on exporte plus qu'on importe.

Ces déséquilibres vont remettre en cause la valeur de la monnaie. Si un pays est en déficit alors de la monnaie nationale sort plus qu'elle ne rentre, elle est détenue dans des mains étrangères. La contrainte qui découle du choix du libre échange est l'équilibre de la balance des paiements en valeur monétaire. Le rôle de la monnaie et du système de change sont donc primordiaux.

Cette règle de l'équilibre de la BP est vraie pour tous les pays sauf les US car les firmes qui interviennent dans les échanges internationaux ont besoin de dollars (monnaie internationale utilisée à 80%). il faut donc qu'il y ait des dollars qui sortent des US à partir du moment où l'économie internationale se développe deux fois plus que l'économie nationale. Il faut donc un mécanisme pour créer ces dollars.

I. une mise en perspective historique des relations économiques internationales

1. Le choix entre le protectionnisme et le libre échange

Dans la pratique on ne connait aucune société qui n'a pas établit des échanges avec une autre société. C'est cet échange qui a donné naissance à la monnaie. De plus on ne connait aucune société qui se soit véritablement mise en situation de libre échange. Il y a toujours eu des mesures de protection qui limitaient le libre échange. Ainsi il n'existe pas d'économie complètement fermée ou complètement ouverte mais des situations intermédiaires.

On considère dans la pratique qu'une économie se dirige vers le libre échange si les limites à l'échange de biens et de services diminuent et inversement, quand les mesures de protection augmentent alors l'économie se dirige vers le protectionnisme.

Dans les raisonnement on fait des hypothèses simplificatrices (pour les deux doctrines):

l'économie se trouve soit en situation d'autarcie soit en situation de libre échange. On va ensuite pouvoir faire une analyse comparative sur l'équilibre d'un pays suivant si elle est dans une des deux situations. Une économie a intérêt à participer à une économie internationale si cette ouverture aboutit à une augmentation des quantités de biens disponibles (sachant que les quantités de facteurs restent inchangées) et donc à une augmentation du revenu dans la société considérée.

Conditions de la concurrence: dans un premier temps l'économiste se dote d'hypothèses simplificatrices qu'il va ensuite complexifiées pour se rapprocher de la réalité. Au départ il prend en compte:

les échanges internationaux ne portent que sur les biens et les services

les facteurs de production restent mobiles à l'intérieur de l'économie, la force de travail

et de capital peuvent se déplacer d'une branche à l'autre (ou d'un secteur à l'autre). Cela va être à l'origine de la spécialisation de l'économie.

On fait abstraction des coûts de transport et des coûts liés aux assurances. Cela est

pour envisager les facteurs qui peuvent jouer sur l'offre et de la formation des coûts des biens et des services et des coûts de la demande.

Dans un 2ème temps les économistes vont s'intéresser à la levée des hypothèses simplificatrices notamment à la mobilité des facteurs de production.

La mobilité de la main d'oeuvre en tant que facteur de production n'existe pas. Il y a une mobilité physique (mouvement d'immigration et d'émigration). Ces problèmes de mobilité sont des natures démographiques et sociologiques mais pas des problèmes économiques au sens strict du terme. Quand un travailleur immigre, ses conditions d'embauche et de rémunération ne dépendent pas de son pays d'origine mais de sa capacité à s'intégrer dans le système de production.

Mobilité du capital: transfert de facteur en tant que tel. Le capital a deux aspect, un aspect réel et financier.

Aspect réel: c'est à la fois un bien d'équipement mobilisé sur plusieurs processus de production, c'est un capital

fixe (machines

production. Aspect financier: le capital peut aussi avoir un aspect monétaire sous forme d'actions, d'obligations ou de crédits bancaires. Ces dettes doivent être rémunérées par des intérêts.

).

Le capital circulant est lui un capital d'un seul cycle, c'est des marchandises qui permettent la

Donc quand on parle de mobilité du capital il faut savoir de quel aspect on parle. La mobilité de capital en tant que facteurs de production n'existe que si les entreprises effectuent des investissements internationaux. C'est donc une délocalisation d'une partie de la production qui se manifeste de 2 manières:

accroissement des capacités de production de l'économie d'accueil et un accès à de nouvelles technologies dans le pays d'accueil. Il ne s'agit donc que du capital réel, c'est une internationalisation de l'entreprise.

Il faut aussi savoir si le capital en tant que titres financiers est mobile ou non. La mobilité de ce capital a pour fonction des transferts d'épargne. Cela peut être quand les agents étrangers achètent des titres émis par le territoire national ou que des agents du territoire national achètent des titres étrangers. Un transfert d'épargne diminue la capacité d'épargne et donc de financement et au contraire quand on achète des titres nationaux à l'étranger cela permet d'augmenter la capacité d'épargne et donc d'investissement.

Au delà de cet impact sur la possibilité à faire varier la capacité de production, le plus important est que le prix du capital va avoir tendance à s'homogénéiser d'un pays à l'autre avec des primes de risques. Le prix du capital n'est pas le prix d'achat des biens en capital. Le capital à un prix en soit car pour investir il faut des moyens de financement. C'est donc le prix qui rémunère les moyens de financement prêter aux entreprises pour financer leurs investissements. C'est le prix de la somme d'argent allouée par les directions d'entreprises pour obtenir des moyens de financement. C'est le taux de profit ou le taux d'intérêt.

La mobilité du capital va agir moins sur les échanges internationaux que sur le taux de change, càd la valeur externe de la monnaie.

Il n'y a qu'un seul marché qui ne s'internationalise pas, c'est le marché du travail. Le salaire est définie en terme monétaire. Les salaires sont payés en monnaie nationale.

Une économie nationale va se différencier part deux critères: le salaire sur un marché unifié du travail (mobilité du travail) et le fait d'avoir une monnaie qui à court sur un territoire donné. C'est la combinaison qui forme l'économie nationale.

Le marché d'échange est un marché international où les monnaies sont converties les unes par rapport aux autres, elles se confrontent. Il permet d'exprimer la valeur externe de la monnaie. Le niveau général des prix exprime le pouvoir d'achat interne de la monnaie.

Le marché monétaire ne s'internationalise pas. Les entreprises vont s'approvisionner auprès du marché monétaire. La monnaie est une créance sans rendement, elle n'a pas de rémunération sur un territoire donné.

Les hypothèses effectuées sur l'internationalisation du marché des biens fait abstraction des coûts de transport pour identifier les facteurs d'offre et les facteurs de demande. Pour différencier l'offre et la demande les économistes se placent dans deux cadres différents de la concurrence, suivant le modèle de la CPP (sachant que les hypothèses ne se vérifient jamais dans la réalité). La CPP est un ensemble de conditions permettant d'établir un lien entre le coût et le prix des biens. Cette relation entre le cout et le prix des biens est indépendante de la capacité d'action des entreprises et dépend uniquement du coût des facteurs et de l'efficacité des facteurs de production. Cela montre comment les facteurs d'offre agissent et comment ils vont jouer un rôle déterminant dans la spécialisation internationale d'une économie nationale. Dans la CPP les biens sont homogènes (indifférenciés dans un secteur d'activité).

L'analyse économique est introduite dans un deuxième temps en introduisant l'hypothèse de la concurrence oligopolistique et la concurrence monopolistique.

La concurrence monopolistique reposent sur deux hypothèses fondamentales:

les marchés sont libres d'accès

l'entrepreneur peut agir sur la qualité des biens et peut donc les différencier. Cette différentiation a

pour fonction de segmenter le marché, de créer une demande captive et donc de permettre à la direction de l'entreprise d'acquérir une maîtrise sur la formation des prix. Par contre les positions de monopole que les entreprises peuvent acquérir par la différenciation ne sont que partielles (quelques biens) et transitoires (position de monopole sans cesse remise en cause du fait que le marché est toujours libre d'accès). L'économiste va chercher à capter les facteurs de demande qui vont jouer sur la formation des prix de biens.

La concurrence oligopolistique:

les entreprises peuvent mettre des barrières à l'entrée (le marché n'est plus libre d'accès), cela permet de

limiter la venue de nouveaux concurrents sur le marché sur lequel elles opèrent. Ces barrières à l'entrée sont de deux types: des barrières technologiques qui sont liées à la maitrise et de l'avance technologique et des barrières financières (taille et moyen de financement que l'entreprise doit se procurer pour entrée sur le

marché). Segmenter le marché par la différenciation du produit et contrôler des parts de marché avec limite de l'accès du marché à de nouveaux concurrents élaboration des prix.

Le passage de la CPP à la concurrence monopolistique puis à la concurrence oligopolistique permet de complexifié les hypothèses et de complexifier la réalité.

Ce qui caractérise une économie nationale est le fait que la demande globale de biens (demande de biens de consommation, de biens d'équipement et de biens consommés par la dépense publique = C+I+G) est nécessairement égale à l'offre globale. L'offre globale se manifeste sous forme de biens et de revenu (revenu global qui comprend la masse salariale et le profit qui est un excédent de la valeur des biens crées).

La répartition des facteurs d'offre par secteur d'activité (facteur travail et capital) doit correspondre à la répartition de la demande globale. Il doit y avoir un processus qui rend identique la structure concernant la répartition des facteurs d'offre par branche d'activité et la structure concernant la répartition des biens demandés par grandes catégories. Cela est traduit par un système productif.

L'échange international a pour fonction de dissocier la structure des facteurs d'offre et de demande et de transformer les conditions d'équilibre entre offre et demandes globales. Il y a donc deux grands changements:

du coté de l'offre: Y+M= C+I+G+X (M:montant des importations offertes, offre étrangère ; Y=offre nationale, offre globale ; C+I+G: demande domestique ou intérieure ; X: demande à l'exportation) l'offre nationale va satisfaire en partie la demande intérieure mais aussi la demande à l'étranger sous forme de biens exportés. Les entreprises nationales vont donc produire plus qu'elles ne vendent sur le marché intérieur. Les importations vont satisfaire une partie de la demande intérieure et vont contribuer à la formation de l'offre nationale.

La dissociation de la structure d'offre des biens et de la demande des biens qui va modifier les conditions de l'équilibre économique.

Y=C+I+G+(X-M) Y= DS(demande globale) BC(balance commerciale)= X-M = 0

Cet équilibre en économie ouverte est envisagé en valeur monétaire; la dissociation entre l'offre et la demande intérieure se traduit par des prix différenciés (prix monétaires) et non plus en quantité.

Caractéristiques de l'équilibre:

concevoir cet équilibre en terme monétaire et pas terme réel, concevoir un mécanisme d'accès de l'équilibre à travers une interaction en phénomène réel et monétaire. rompre entre l'égalité comptable (montant d'un I intérieur et montant de l'épargne). Cette rupture a pour conséquence de conduire soit à un besoin de financement de l'économie par l'étranger en cas de déficit de la balance commerciale ou au contraire une capacité de financement pour l'économie internationale en cas d'excédent.

Y=C+I+G peut être considéré en volume. 1ère hypothèse implicite: p=1 Y= un bien composite composé de différents biens pondérés par les prix p pib (prix à la production). Ce bien composite peut satisfaire la demande de consommation, d'investissement ou de bien gouvernemental.

p pib Y + p m M = p int (C+I+G) + p X X Les prix à l'importation se forment à l'étranger et dépendent du taux de change. Ils sont susceptibles de varier indépendamment de ce qui se passe dans l'économie. Ce prix va exercer une influence en agissant sur les prix de la production intérieure (matières premières et énergétiques qui provient de l'étranger: pétrole par exemple) et va agir sur les prix à l'exportation.

ATTENTION il y a deux différences fondamentales:

ne pas confondre prix à l'exportation et prix intérieur. L'industrie manufacturière est une industrie libre

dans le sens où la satisfaction de la demande peut être effectuée par des unités de production situées sur des

territoires variés.

les services peuvent être susceptibles d'être demandés. Exemple: tourisme, service d'étude

Une partie des biens et des services offerts dans l'économie ne sont pas susceptibles d'être touché par la concurrence internationale. Les travaux du BTP sont les industries qui ne sont pas des industries libres. Les conditions de production sont liées à l'endroit d'où la demande provient. Pour les services d'éducation il n'y a pas de concurrence directe internationale.

L'ouverture de l'économie à la concurrence internationale la scinde en deux secteurs, le secteur exposé (notamment les industries et certains services) et le secteur abrité. Les tensions qui apparaissent sur les prix notamment à cause de la demande ne seront pas les même suivant si l'on est situé sur le secteur exposé ou sur le secteur abrité.

On ne peut pas raisonner avec un prix unitaire en économie internationale. Le prix dépend du taux de change et s'applique au secteur exposé. Le taux de change ne va pas avoir une influence sur le prix lui même mais sur les quantités exportées (indirect) et directement sur les prix à l'importation.

2. L'équilibre macroéconomique en économie ouverte

Dans l'analyse macro on s'intéresse à l'équilibre économique de manière ex-ante (avant que les phénomènes de répartition des revenus aient eu lieu).

Comment se fait-il que dans une société où les agents sont autonomes les uns par rapport aux autres (divisés par le marché) on arrive à une mise en cohérence/compatibilité entres les décisions des agents?

Les intérêts divergents des différents agents et les décisions qu'ils prennent sont compatibles entre elles. L'équilibre ne portent pas sur les résultats des agents mais sur leurs décisions.

Equilibre en épargne et investissement Epargne: S=Y-(C+G) Investissement: I=Y-(C+G) Quelque soit la situation de l'économie:

S=I Y=DS : montant de S et I réalisés, ex post S*=I* Y*= DS : I et S désirés, analyse ex ante, anticipation L'équilibre entre S et I est toujours vérifié de manière ex ante car nous sommes dans un système clos et donc rien ne se perd tout se transforme. Il s'agit ici d'un équilibre comptable, ex post, car c'est un équilibre qui est toujours vérifié.

La différence est le fait que les variables qui sont réalisées ne correspondent pas toujours aux variables désirées. L'investissement désiré par les entreprises n'est pas toujours égal à l'investissement réalisé.

La différence entre un investissement réalisé et un investissement désiré provient du fait qu'en fin de période l'entreprise peut ne pas avoir vendu toute la production et a donc accumulé des stock non désirés.

Δst = stocks accumulés non désirés

Différents cas de figure possible:

Δst>0 : la D globale anticipée (=Y* (offre globale anticipée) car les entreprises ne vont jamais produire autre

chose que ce qu'elles anticipent de vendre) va se mesurer par le montant de production offerte par l'entreprise.

Il y aura une accumulation de stock non désirés par l'entreprise si Y*>DS. Au contraire si Y*<DS les entreprises vont devoir faire des déstockages au delà des stock nécessaire pour répondre à la demande. Elle subissent un manque à gagner car elles doivent reconstituer les stocks.

Δst=0 il y a une égalité entre la production désirée et la production réalisée.

Les variations de stocks sont interprétées au plan de l'analyse comptable comme des investissements ou des désinvestissements. Les entreprises pour pouvoir répondre à la demande doivent

constituer des stocks. Il y a un décalage entre le temps de la production et le temps où la demande s'exerce. Elles peuvent avoir constituer trop de stock et pas assez de stock.

Epargne volontaire et involontaire

Δth: variation de l'épargne thésaurisée sous forme monétaire, acte de thésaurisation. Il peut être positif

(thésaurisation) ou négatif (déthésaurisation).

Thésaurisation: épargne de précaution et de spéculation (se prévenir des aléas de l'avenir)

L'épargne peut prendre une forme financière S f , elle sert alors à financer l'investissement.

S=S f + Δth

Notons que S f =ΔA + ΔP (variation de la valeur des Actions ( ΔA) et des Prêts des ménages ( ΔP), variation de leur endettement)

Or S f =I n (quantité des biens exportés) d'où S= I n + Δth de plus I=I n +Δst

et nous savons que

I=S

I n +Δst = I n + Δth Δst= Δth

I=I* S=S* Δst=Δth=0

Donc en économie fermée cela revient au même qu'on raisonne en terme monétaire ou réel.

Equilibre comptable en terme monétaire (1) Y+M=C+I+G+X (2) S=Y-C-G

S p l'épargne monétaire disponible dans les mains des ménages et S G l'épargne gouvernementale

(3) S p = (Y-T )-C (4) S G =T-G

T: impôts; Y :le revenu disponible dans les mains des ménages; C= la consommation

L'économie ne peut fonctionner qu'à la condition où l'épargne des ménages est positive. La variable du gouvernement G correspond aux dépenses publiques, il peut faire varier T mais c'est plus compliqué. Le gouvernement qui a une épargne négative est un gouvernement qui s'endette. S'il a une épargne positive cela signifie qu'il peut rembourser ses emprunts et à l'équilibre le gouvernement dépense tout ce qu'il a.

Le déficit du budget est quelque chose de normal, c'est même une condition de fonctionnement de l'économie de la même manière que les entreprises ne produisent que si elles s'endettent. En effet les entreprises s'endettent pour produire. Elles vont ensuite rembourser pour réemprunter de nouveaux. Le problème est non pas de savoir le montant de l'endettement de l'Etat mais le montant des intérêts à payer. Cela pose problème si ce montant s'accroit parallèlement à la croissance du revenu réel. Les intérêts sont payés à partir des prélèvements fiscaux. Il y aura un déséquilibre si sur une longue période le montant de remboursement est plus élevé que la croissance du revenu réel.

(3)(1bis)

(Y-T)-C = I+G-T+(X-M) S p =I-(T-G)+CA avec (CA=X-M ,CA: balance des paiements, X: exportation et M:importation)

L'épargne privée dans une économie ouverte au commerce extérieur a trois destinations:

financer l'investissement intérieur

financer le déficit gouvernemental s'il existe!

Si le gouvernement adopte une politique restrictive des dépenses et augmente la fiscalité, il y a alors une capacité de remboursement de l'Etat et il dégage une épargne publique lui permettant de rembourser les prêts.

financement extérieur. Lorsque les exportations sont supérieures aux importations (CA>0), les ménages à travers l'excédent de la balance des paiements effectuent un financement à l'étranger.

Si CA<0, alors le montant des importations > montant des exportations, l'épargne n'est pas en mesure de financement extérieur, elle doit bénéficier d'un financement extérieur.

Cet équilibre s'exprime en terme monétaire

BC=X-M

Le déséquilibre de l'offre peut se manifester par un déficit ou un excèdent de la balance commerciale. En cas de déficit la demande intérieure est supérieure à l'offre intérieure de sorte que l'économie nécessite un besoin de financement. Si les exportations sont supérieures aux importations (excèdent) elle peut offrir des biens à la demande intérieure et elle a une capacité de financement extérieure.

Ces situations peuvent durer mais en réalité elles sont exceptionnelles. Les déficits et les excédents ne peuvent pas être durables. Les ajustements économiques prennent du temps. En économie internationale les délais d'ajustement sont autour de 6 à 18 mois voir 24 mois. Donc ces mécanismes s'étalent dans le temps et ne sont pas automatiques, ils vont dépendre de la politique économique mise en oeuvre par les états.

Comment se manifeste ces déséquilibres? Le plus facile est de partir d'une situation de déséquilibre (économie qui exporte moins qu'elle importe). Ce déficit se manifeste en terme monétaire. Lors d'une exportation il y a une devise qui entre dans l'économie. Tout déséquilibre dans les échanges va se traduire par un déséquilibre sur la marché des changes. Tout déficit de la BC se traduit par une accumulation de monnaie nationale dans les mains de résidents étrangers. En cas d'équilibre il va y avoir une sortie de monnaie nationale moins importante qu'une entrée de monnaie nationale.

Le problème est de savoir ce que les résidents étrangers vont faire de cette monnaie. Différentes possibilités s'offrent à eux:

vendre cette monnaie à des agents qui ont besoin de faire des achats dans l'économie qui m'intéresse.

Alors la monnaie nationale revient dans l'économie nationale grâce à l'exportation. Mais si le déficit de la BC perdure (après 1 ans, 18 mois ou encore 2 ans) cela signifie qu'il n'y a pas de contrepartie réelle (biens et services) susceptibles d'être achetées avec cette monnaie nationale. Les agents qui détiennent cette monnaie nationale vont se déplacer sur le marché des changes pour l'offrir, il va y avoir un excèdent de cette monnaie sur le marché des changes, il y aura plus de détenteurs de la monnaie nationale (excédent d'offre) et un déficit des demandes de devises. Si le déséquilibre sur le marché des changes perdure cela va se traduire par une baisse des réserves de la banque centrale en devises et en or. On entre alors dans une spéculation sur cette monnaie nationale. La baisse de change va avoir des effets immédiats sur les prix des biens à l'importation et à l'exportation. Cela va permettre un rééquilibre sur la BC.

Dans le cas d'un excédent, on exporte plus qu'on importe, la capacité de financement extérieur se traduit par un déficit d'offre de monnaie nationale donc un excès de demande nationale. L'évolution des prix va donc aller à l'inverse.

Impact des variations de change sur les termes de l'échange international: on parle en terme monétaire. Les cotations La cotation « au certain » : situation où une unité de monnaie nationale égale e unités de devises, 1£=e$ par exemple. Cette cotation signifie qu'on examine la valeur de ce que l'on détient par rapport à une devise.

La cotation « à l'incertain »: on cote la valeur de la monnaie nationale par rapport au dollar. Les marchés des changes fonctionnent comme ça car tout le monde s'intéresse au dollar. On a alors 1 unité $ =1/e unité de monnaie nationale.

Quand une monnaie se déprécie le taux de change diminue et inversement avec la cotation au certain. P x = prix des exportation à l'étranger p e x =ep x BC<0 => Δe<0 En déficit une baisse de la monnaie nationale va se traduire par une baisse des prix à l'exportation.

p m = prix sur le marché intérieur en monnaie nationale

p m =(1/e)p e m

Toute baisse de change se traduit par une augmentation des prix en monnaie nationale.

BC=p e x X-p e m M

Ce qu'il faut faire dans un exercice:

Choisir une hypothèse (le déficit), on choisit une cotation (au certain ou à l'incertain, très souvent au certain), décrire les mécanismes en monnaie nationale et en devise, à chaque fois un prix restent fixe en fonction de la cotation choisit. On peut parler d'une dévalorisation de la monnaie (baisse de change) ce qui a pour conséquence de renchérir les importations en monnaie nationale et une baisse des prix à l'exportation en devises sur les marchés étrangers.

Comment les échanges se réajustent sous l'effet d'une variation de change? Ajustement des quantités des biens échangés sous l'effet d'une variation de change.

Cet ajustement est souvent appelé courbe en J

TC + 100 _ 96 t 3-6mois 24 à 36 mois p x X Taux
TC
+
100
_
96
t
3-6mois
24 à 36 mois
p x X
Taux de couverture des échanges =
p m M

On est en situation de déséquilibre, donc il y a une baisse de change, donc on renchérit les importations et on baisse les prix à l'exportation. Les variations de change ont pour effet immédiat d'accroitre la situation de déficit de la BC, ça creuse le déficit. Il faut arriver à un point (un seuil planché) où on attend qu'il arrête de se creuser pour avoir un retournement. Ce retournement n'est pas spontané, il intervient entre 3 et 6 mois. Le retournement arrive au moment où sur le marché intérieur la hausse des prix en monnaie nationale se traduit par une diminution de la demande à l'importation. Cela est dut au fait que la hausse de prix à l'importation provoque une baisse de la demande et donc une baisse des importations, le retournement intervient quand la baisse des quantités de biens demandés à l'importation est plus importante que la hausse des prix unitaires de ces biens. Ce phénomène n'intervient pas sur tous les composantes.

Au début le numérateur diminue car les devises qui entrent vont être moindre pour un volume inchangé, diminution en valeur devise des biens exportés. Cette baisse de prix sur les marchés étrangers en devises conduit progressivement à accroitre les demandes en exportations. Deux problèmes substitue à l'offre nationale aux importations: accroitre les parts de marchés, conquérir des parts de marché à l'importation.

Élasticité prix:

ε

x =

dX

X

dp x

p x

ε

m =

dM

M

dp m

p

m

Une des conditions pour que la BC se rééquilibre: il faut que l'élasticité prix à l'importation et l'exportation soit positive.

On met en évidence des propensions (tendances) à importer m = M

Y

(avec Y en tant que produit intérieur)

qui nécessite des importations et en tant que telle nécessitent des exportations.

A l'exportation: X= D(DE) demande à l'étranger qui est indépendante de l'activité économique (avec DE la

demande étrangère)

Il y a un ajustement des quantités de biens importés ou exportés sous l'effet d'une variation de prix à

l'importation et exportation. La BC sera redressée si les effets positifs de l'ajustement en volume (baisse des

importations et hausse des exportations) l'emporte sur les effets négatifs de prix (baisse des prix à l'exportation

et hausse à l'importation). Cela va dépendre des élasticités de prix. Valeur négative à l'importation et positive à

l'exportation. Ces mécanismes vont dépendre du contexte économique dans lequel ils vont se dérouler mais aussi de la conjoncture à l'internationale (demande d'exportation).

Dans un tel contexte, le succès du redressement de la BC à moyen terme va dépendre de la politique économique mis en oeuvre, le réajustement n'obéit pas un à quelque chose de spontané.

Quelles sont les mesures de politiques économiques?

Le gouvernement dispose de 3 leviers essentiels:

politique monétaire: toute dévalorisation de la monnaie conduit à des tensions inflationnistes. Une dévaluation de change à des effets négatifs sur le plan de l'activité intérieure et sur la BC. La 1ère action d'une variation de change est de renchérir les prix à l'importation et comme l'importation participe à l'activité nationale il y a une augmentation des prix. Cette hausse est susceptible d'intervenir sur la demande intérieure. Les producteurs à l'étranger voient leurs prix baisser sous l'effet de la baisse de change et vont avoir pour réflexe de hausser leur taux de marge pour hausser la profitabilité. Les effets de prix à l'exportation sont donc atténués. Les tensions inflationnistes deviennent un problème pour l'économie nationale quand une hausse des prix PIB et de la demande intérieure provoquent une hausse des salaires monétaires. Les entreprises peuvent accepter ses hausses de salaires monétaires en les répercutant sur les prix à la production. Le gouvernement doit contre carré ces phénomènes inflationnistes en utilisant une politique monétaire restrictive qui se traduit par une hausse du taux d'intérêt qui limite les entreprises à emprunter et donc réduisent leur activité. En générale la politique monétaire ne suffit pas. Le gouvernement associe cette politique monétaire à une politique budgétaire.

Budgétaire: le gouvernement adopte une politique budgétaire restrictive.

Diminution des dépenses publiques, et des salaires donc de la demande ce qui influe sur le montant des importations. Cette action (monétaire et budgétaire) peut mettre en cause les exportations en aillant des effets négatifs sur les exportations car l'activité est limitée. On doit faire en sorte que les exportations soient privilégiées, on réoriente les producteurs nationaux du marché intérieur vers les marchés à l'exportation. Baisse de la demande intérieure qui conduit les producteurs au marché extérieur. On doit donc créer des structures pour faciliter les exportations.

Structurelle: plusieurs moyens dont le renchérissement des taux d'intérêt ne restreignent pas l'emprunt des exportateurs crédits sélectifs, on facilite les emprunts qui sont liés aux exportations. On accroit le crédit à l'exportation. Il existe des délais de paiements qui sont particulièrement importants à l'étranger (3 mois en France). Cela a un cout pour les exportateurs, les gouvernements vont mettre en oeuvre des politiques d'aide à l'exportation en réduisant les attentes de crédits.

Il n'y a pas de mécanismes d'ajustement automatiques.

Le système de change

Il existe 2 systèmes de change différents: le système de taux de change fixe et flexible.

Le taux de change fixe: le gouvernement garantie la valeur externe de la monnaie. Cela signifie que le gouvernement s'engage à acheter à un cours en devise donnée. Ce système de taux de change est fixe mais révisable. Le gouvernement peut prendre la décision de ne plus assurer la valeur de sa monnaie à un taux de change donné et peut faire une opération de réévaluation ou de dévaluation de la monnaie.

Le taux de change flexible: les gouvernements ne s'engagent pas sur la valeur externe de la monnaie. Le marché des changes est libre d'acheter et les monnaies sont librement convertibles. Le gouvernement ne fait pas rien, la banque centrale est susceptible d'intervenir sur le marché des changes par des opérateurs qui agissent sur son ordre.

Dans la pratique il y a toujours un système qui domine (l'un ou l'autre) mais au jour d'aujourd'hui c'est le taux de change flexible entre pays capitalistes développés qui est présent.

3. Les transformations structurelles dans les échanges internationaux depuis 1945

Trois sujets sont abordés:

transformation caractérisée par le dollar et la mise en place d'organisation

rupture qui s'est opérée au milieu des années 70 et qui va tenir à la crise pétrolière et à l'abandon du système du taux de change fixe

nouvelle phase qui débute à partir du début 80's la mondialisation économique et financière

Transformation caractérisée par le dollar et la mise en place d'organisations

Le dollar est une monnaie nationale et internationale, il est utilisé dans des relations qui n'impliquent pas les ressortissants américains dans des échanges entre différents pays.

On va tenter de comprendre en quoi les rapports monétaires se sont transformés. De manière paradoxale et surprenante la globalisation financière s'accompagne d'un fractionnement de l'économie mondiale en zones différenciées. Il y a un nouveau fractionnement à l'intérieur de l'économie avec la globalisation.

L'économiste raisonne en terme de faits stylisés, il essaie de retenir dans l'histoire les faits qui paraissent les plus importants pour illustrer son propos d'un point de vue logique. Mise en correspondance entre l'analyse théorique et l'histoire. L'histoire est donc en quelque sorte « modifiée ».

Ruptures majeures au lendemain de la seconde guerre mondiale:

1/ Généralisation du libre échange: trait important car elle se poursuit à travers la succession de crises des années 70 et dans la période actuelle. Au départ de la RI se développe le capitalisme industriel et l'ensemble des pays avait des mesures de protectionnisme élevées. Il va y avoir un abaissement des tarifs douaniers avec les accords qui vont se développer, notamment entre la France et le RU en 1962. Jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale on assiste à une alternance de phases de protectionnisme (notamment durant l'entre-guerre avec la crise des années 30) et de libéralisme mais ce libéralisme à cette époque n'incluait qu'un certain nombre de pays. Après la seconde guerre mondiale on a des négociations multilatérales et non plus bilatérales. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des tentations de retour au protectionnisme. La question du libéralisme n'est jamais entièrement tranchée, ce sont des décisions gouvernementales qui vont contre carré le protectionnisme. On constate que c'est toujours le libéralisme qui gagne sur le protectionnisme.

Comment se traduit cette situation de libéralisme? Par le fait que le taux de croissance des échanges internationaux représente un taux de croissance double du taux de croissance des pays capitalistes développés durant la période des Trentes Glorieuses: entre 4 et 5,5% de croissance. La croissance des échanges entre pays capitalistes développés atteint 11%. La part du PIB exporté s'accroit. La manifestation de cette poursuite du libre échange pendant les 30 glorieuses est marquée par un accroissement du taux d'ouverture des économies nationales sur le marché mondial.

T

O = PIB et T O = M

X

PIB

Les pays qui sont les plus ouverts sur le marché mondial sont les pays européens et le pays dominant sur la scène mondiale est les USA, mais c'est lui qui a le degré d'ouverture le moins important. Au début des années 60 le taux d'ouverture des USA est à 8% alors que les pays européens sont à 12 ou 14%. Dans ces circonstances les européens qui sont des pays bcp plus petits que les USA (USA représente 33% du commerce international et la

France 8% du commerce mondial économies qui n'ont pas le même poids).

Cette généralisation du libre échange va aussi se traduire par un développement par zone. A l'intérieur du système du libre échange il y a des zones particulières de libre échange avec des accords et des traités tels que les accords de Bretton Woods de 1944 qui offrent aux gouvernement des moyens de financement. Ces accords vont avoir pour base les accords internationaux issus de la seconde guerre et sont composés de 3 institutions:

le FMI: il sert à aider les pays à financer les déficits extérieurs de leur balance de paiement (s'ils existent) et à trouver des règles avec eux qui permettraient un retour à l'équilibre.

Les pays adoptent le système de taux de change fixe mais révisable. Dans l'entre deux guerres et avant la 1ère guerre mondiale les monnaies étaient reliées à l'or et les règlements des déficits extérieurs se faisaient par des transferts d'or (étalon or). Un des aspects de la crise de 29 qui était une crise boursière et qui devient bancaire introduit une dépression durable pour des raisons externes notamment en adoptant du protectionnisme et avec le retour à l'étalon d'or qui a aboutit à des surévaluations de certaines monnaies comme la livre sterling et le franc. On intègre le système de l'étalon dollar pour faciliter à la fois les moyens de paiements des banques centrales, les moyens de financement des déficits et pour faciliter les mécanismes de réajustement des états (pour arrêter l'étalon or). Dans la pratique la mise en place s'est faite ainsi: pour financer la 1ère guerre mondiale la nationalisation de certaines banques a amené à un cours forcé la monnaie (plus convertible en or pour les résidents mais pour les non résidents cela était possible). La convertibilité des monnaies en or intervient uniquement dans les rapports entre Banques Centrales d'après les accords de Bretton Woods. La monnaie pour les agents privés n'est plus convertible en or. Toutes les monnaies vont fixer leur parité par rapport à l'or mais en réalité elles ne sont pas convertibles en dollar. Le dollar va devenir la monnaie de référence dans les échanges mais aussi la monnaie de réserve dans les banques centrales. Les gouvernements vont être amener à faire des changements de parité car seul le dollar est convertible en or sauf pour les résidents américains (à moins d'avoir un compte à l'étranger). Mais en 71 le dollar devient non convertible en or. Le taux de change reste fixe entre le dollar et l'or de 44 à 71. Golds exchange standard: le dollar (devise de référence) remplace l'or. Dans la mesure où les Etats s'engagent sur la valeur de leur monnaie, quand ils veulent changer leur parité (décision prise par le gouvernement) cela va se faire en passant des accords avec les autres Etats et notamment avec le FMI. Ces décisions sont des décisions de dévaluation prisent par les gouvernements (ne pas confondre avec une dévalorisation de la monnaie = dépréciation sur le marché des changes). La dévaluation accroit le déficit, il faut trouver comment compenser ce déficit. Le FMI est là pour établir des règles leur permettant de trouver des moyens de financement pour combler leur déficit. Ces prêts sont souvent à taux d'intérêt zéro mais le FMI demande un remboursement. Les décisions (dévaluation) se font en accords avec les principaux partenaires commerciaux. Les Etats déposent d'une certaine somme au FMI pour bénéficier de ce droit.

le GATT (accord international sur les échanges) qui devient ensuite l'OMC est un accord général sur les

tarifs douaniers, c'est un accord multilatéral déterminant les droits de douanes. Le GATT a une close qui est la plus importante de toute: généralisation du partenaire le plus avantagé. Si on accorde une baisse du droit de douane à un pays on doit l'accorder à tous les pays avec lesquels on a des accords sauf si un 2ème cadre de négociation intervient. Le domaine de l'OMC va être élargit par rapport au GATT et va pouvoir donner des sanctions aux pays qui ne respecteraient pas les accords internationaux. Le principal pays soumis aux amendes sont les USA.

la banque mondiale qui sera la BIRD au début et qui se transforme en Banque Mondiale fin 50's. La

Banque centrale est une banque qui au départ accorde des prêts à un taux extrêmement privilégié afin de permettre la reconstruction (notamment pour la France et l'Allemagne). Cette banque va ensuite se transformer en banque centrale permettant notamment des financement à long terme pour les pays du tiers monde (parallèle au FMI).

Ces institutions sont nées de négociations entre USA et anglais. Ces 3 institutions concernent la monnaie, les biens et services et les besoins de financement.

2/ orientation des échanges internationaux et le rôle du dollar en tant que monnaie internationale. Orientation des échanges sur le marché mondiale: modification très importante dans le sens où les échanges vont se faire. Le commerce international est avant tout Nord-Nord entre pays capitalistes développés et portent sur des produits substituables mais non identiques et sur des produits de valeur ajoutée comparable (différenciation verticale et non horizontale). Les échanges entre pays développés et non développés (NORD/SUD) sont plus rares. Les pays du tiers monde vont être marginalisés dans le commerce international.

Cette réorientation des échanges se traduit par une restructuration sectorielle. Ces échanges se font dans les domaines des biens manufacturés et dans les biens à hautes valeurs ajoutées (biens de consommation durable, bien d'équipement et biens intermédiaires). Cette restructuration va se traduire par une transformation des facteurs de spécialisation. Les échanges se font d'abord entre pays de même niveau de développement et intersectorielle. Ce sont des échanges de nature complémentaire structurés en fonction du niveau de développement des pays.

Les échanges NORD/NORD passent d'une spécialisation intersectorielle à intrabranche, intraproduit: si la France exporte des voitures aux USA, elle importe des voitures des USA. Les économies sont différenciées et donc les produits sont différenciés.

La spécialisation intrabranche: dans le secteur automobile spécialisation en Europe: les allemands avec les voitures à hauts revenus (chères car qualité), les français avec les voitures moyens revenus (familiales, utilitaires) et les italiens avec les voitures de sport et les voitures à bas revenus. Les anglais qui produisent les voitures en petites séries sont éliminés du marché. Les pays vont échanger sur la base d'une différenciation de biens substituables mais non identiques, différenciés alors que dans la période antérieure il s'agissait de biens complémentaires. La spécialisation intraproduit car il va y a voir des spécialisations sur des parties de produits. Les produits intermédiaires vont être standardisés. Tout ceci a lieu car les conditions de la concurrence se modifient et parce qu'on passe d'une concurrence par les prix à une concurrence par la qualité des biens et qui va jouer sur des facteurs de couts et de demande concurrence monopolistique (prêt à porter) et oligopolistique (barrières à l'entrée).

Sur le marché mondiale on a plutôt une concurrence oligopolistique. Les entreprises veulent mettre des barrières à l'entrée (financières et technologiques) pour exercer un pouvoir de marché, capter la demande, la fidéliser. Cette concurrence va se développer par le vecteur des firmes multinationales, notamment américaines. Cela va modifier les échanges internationaux. Les firmes multinationales: délocaliser une partie de son activité de production investissement à l'étranger. La firme à l'étranger va capter une épargne à l'étranger. Les capitaux qui financent l'activité auront plusieurs nationalités. 2 erreurs à ne pas faire !! Les firmes multinationales sont à la fois R et NR. Les biens qui circulent ne sont pas des marchandises; la maison mère vend à une de ses filiales et inversement. Il y a une circulation des biens qui est intrafirmes, ce n'est pas un échange car c'est la même entité juridique qui vend et qui échange. La firme met en place un système de prix inter, prix transfert. Ce sont des prix fictifs car ils ne sont pas marchands. La rentabilité et le profit apparaît dans la filiale qui a vendu le bien. A travers le système de prix interne, les biens circulent et les capacités de financement sont transférées d'une activité de production à l'autre. Ces transferts sont comptabilisés dans les importations et les exportations des pays. Le but de l'investissement international est la demande. On ne cherche pas à baisser les couts de production. Adaptation des biens à une demande locale. Facteurs de spécialisation, différenciation horizontale (usage) et différenciation verticale (revenus et appartenance sociale). Cela explique 90% de l'investissement international. Délocalisation: on va produire à l'étranger pour revendre dans le pays d'origine de l'entreprise. Cela crée des perte d'emploi. Les firmes veulent conquérir des parts de marchés, elles ne veulent pas obtenir le taux de profit mais accroitre la masse de profit. Les firmes multinationales ont une nationalité!! Quand on analyse le fonctionnement d'une firme, le siège sociale et la maison mère sont situés quelque part. La tête du groupe est situé.

3/le rôle du dollar: le dollar est une monnaie nationale (utilisée aux USA et dans les échanges USA/RDM) et

internationale (elle intervient entre nations, elle est utilisée dans des relations n'impliquant pas les USA).

Cette partie internationale est appelée « euro dollar » et « pétro dollar » pendant la crise. Ces « euros dollars » vont avoir un rôle de monnaie identique aux autres monnaies. Cette monnaie à 3 fonctions:

étalon de mesure de la valeur et donc moyen de transaction,

moyen de réserve (séparation temporelle entre l'obtention des « euros dollars » et leur dépense en achat de biens),

moyen de paiement (évaluation et financement accordé en contre partie de titres financiers).

Cependant il n'y a pas d'instance qui crée de dollars à l'internationale. Comment ces 3 fonctions vont être alimentées par une création monétaire qui a pour seule et unique origine les

USA?

Il faut donc une exportation des dollars qui provient obligatoirement d'un déficit de la balance des paiements américaine.

A partir du moment où les agents NR utilisent des dollars dans des transactions ne faisant pas intervenir des

américains, la conséquence directe de cela est que ces dollars sortent et il y en a moins qui entrent déficit de

la BP américaine (revenu intérieur<dépenses)

Quels sont les mécanismes à l'origine de ce déficit? Les différentes sources de sorties du dollar:

1ère source: les américains investissent (IDE s'inscrit au débit). C'est moins le commerce international qui se développe aux USA que le développement interne des firmes. 2ème source: le développement des banques multinationales.

Mais ce qui pose problème est que cette création de monnaie à l'étranger ne répond qu'à la demande des

américains situés à l'étranger. En réalité les mécanismes de la création monétaire doivent se faire par deux autres

mécanismes:

3ème source: le niveau des dépenses publiques aux USA 4ème source: les ménages. Les USA sont caractérisés par la très faible propension à épargner des ménages.

3ème source de création monétaire vient comme on l'a dit du niveau des dépenses publiques et donc du déficit du budget de l'Etat américain (politique de Regan à relancer l'activité par le biais d'une baisse des impôts et une politique d'investissement).

Le problème du déficit devient très vite un problème politique car un déficit signifie que d'autres pays acceptent de financer le déficit d'un pays. Un déficit structurel signifie que le mécanisme de change ne se fait pas donc on a une surévaluation ou une sous-évaluation de la valeur externe de la monnaie.

Les USA ont donné accès à l'Europe puis au Japon à:

la technologie disponible aux USA (mais pas en Europe et au Japon) qui était très développée, c'est un transfert technologique et de nouveaux mode de gestion. Mécanismes de rattrapage.

La défense militaire est assurée en Europe par les USA (contre l'Allemagne et le Japon)

Rupture qui s'est opérée au milieu des années 70 et qui va tenir à la crise pétrolière et à l'abandon du système

du taux de change fixe

A la fin des années 60, un dysfonctionnement du système monétaire international met en cause la valeur externe

du dollar. Cette mise en cause se traduit par une succession de dévaluation et réévaluation du Yen et des monnaies européennes et de l'abandon du système monétaire international.

Les deux pays les plus détruits sont l'Allemagne et le Japon. Une des dispositions pour les aider à la reconstruction est une sous-évaluation (renchérie les importations et facilite les exportations) du Mark et du Yen. Le renchérissement des importations était compensé par des crédits accordés par les américains et pour faciliter les exportations il y avait la sous-évaluation de la monnaie (développement des exportations pour financer les importation). Va se créer un déséquilibre entre les pays d'Europe qui dans les 60's bénéficient de l'aide

américaine. Il va y avoir une tendance à la réévalution du Mark et dévaluation du Franc. Les réévaluations sont devenues de plus en plus importantes. Ces tensions vont se répercuter sur le marché des changes vis à vis du dollar. Le dollar commence à être attaqué sur plusieurs fronts pour des raisons économiques et politiques (guerre du Vietnam).

Le dollar va être menacé à partir du moment où les profits des entreprises américaines en provenance des filiales étrangères sont rapatriés aux USA. Cela apparaît au crédit de la BC. Le rapatriement des profits devient nettement inférieur au déficit commercial des USA. Il y a un rattrapage de l'économie européenne sur l'économie américaine. Les firmes internationales européennes s'affirment de plus en plus.

1969: dévaluation du franc, réevaluation du Mark 1970: réévaluation du Yen

déstabilise le dollar, on considère qu'il est surévalué.

La spéculation contre le dollar se traduit par une spéculation sur l'or. On veut échanger le dollar contre de l'or. Les agents veulent se débarrasser de leur dollar. Le président des US avec l'accord du secrétaire au trésor va devoir prendre deux mesures:

En 1970: double marché de l'or, pour laisser monter le prix de l'or par rapport au dollar. Cela crée de forte tension.

Le 15 aout 1971: première dévaluation du dollar qui change la parité or/dollar et qui va être à l'origine du début de la fin du système monétaire international.

La variation de la valeur du dollar va avoir un effet immédiat sur le prix des matières premières en dollar comme le pétrole. Les premiers à pâtir de cette baisse sont les pays producteurs de matières premières. Cela provoque des tensions. Le choc pétrolier a pour origine le triplement du prix du baril lors de la guerre de Kipour.

Mars 1979 à 1983/84: période de transition avec chocs extérieurs qui aboutit à de nouvelles institutions sur le marché des changes et des capitaux. De 1983 à nos jours: période de mondialisation/globalisation qui se traduit par une globalisation financière.

Nouvelle phase qui débute à partir du début 80's la mondialisation économique et financière

Période de transition on passe d'un régime de change à un nouveau régime de change, changement dans les relations internationales.

Période de transition: les différents chocs qui ont lieu (74: pétrolier, quadruplement du prix du pétrole, novembre78/fin 79: second choc pétrolier, doublement du prix du pétrole, choc du dollar qui intervient 81 et qui est le plus important). Le choc sur les matières premières provient de la dévaluation du dollar et des tensions au moyen orient (Israël et ses voisins). Le premier effet du choc pétrolier est de conduire à la constitution du pétro-dollar. Le pétrole est payé en dollar donc le quadruplement du baril implique un quadruplement du dollar.

Que deviennent ces pétro-dollars? Les pays qui ont les excédents les plus importants sont ceux qui ont la

population la plus faible et les « détenteurs » de pétrole. Ce sont les filiales des banques américaines implantées à l'étranger qui recyclent ces dollars. Les pays étrangers vont tenter de financer les pays qui en ont besoin

(Amérique latine

Les pétro-dollars vont donc aller en Europe et au USA. Il y a donc une demande de dollar en internationale et en nationale. Cela conduit à redresser le taux de change du dollar par rapport aux autres monnaies. Cette hausse du dollar va se traduire par une hausse brutale de la valeur du dollar en 80/81 sous l'effet d'un changement radicale de la politique monétaire aux USA. Ces pétro-dollar conduisent à une hausse de la demande du dollar en tant que monnaie internationale. Ce changement politique va avoir un effet sur la valeur du dollar.

)

mais les capacités d'absorption des ces financements ne sont pas à la hauteur des surplus.

Les chocs extérieurs, dévaluation et réévaluation de la monnaie conduisent à entretenir une inflation au niveau mondial puisque les entreprises européennes vont répercuter la hausse du prix du pétrole sur les prix ce qui va se répercuter sur la division de la VA.

Dans ce contexte les taux d'intérêt, notamment au USA, qui portent sur les créances détenues à l'étranger

libellées en dollar vont devenir des taux d'intérêt négatifs (l'inflation va être supérieur au taux d'intérêt nominal).

taux d'intérêt réel = taux nominal – inflation

Or en ces temps le taux de variation du niveau général des prix > taux d'intérêt donc les taux d'intérêt réels sont négatifs. Les épargnants sous formes de créances (dettes de banques ou de marchés) vont perdre de l'argent. Cela affectent les principaux détenteurs de titres financiers qui sont les américains (« les plus riches »). Le banquier central aux USA va décider un changement radicale de politique monétaire qui va se traduire par une hausse brutale des taux d'intérêt nominal afin que les intérêts nominaux deviennent supérieur à la hausse des prix. Les titres financiers deviennent « bénéfiques ». Cette hausse va avoir pour effet de provoquer une demande de dollar pour pouvoir acheter ces créances (ceci au niveau de l'étranger). Il s'agit du choc dollar. 1dollar=5franc et après 1dollar=10 francs. Toutes les monnaies se sont effondrer, renchérissement des prix. L'ensemble des pays européens vont être contraints d'adopter des politiques restrictives pour lutter contre l'inflation. Priorité absolue de tous les gouvernements.

Mécanismes sur les marchés financiers: les politiques restrictives vont avoir pour but de hausser le taux d'intérêt, mais ensuite comme il va y avoir un succès dans la lutte de l'inflation, il va y avoir une baisse de la progression des prix. Cette progression se ralentie. On passe d'une inflation à 2 chiffres (17% en France lors des élections) à moindre. Cela permet au gouvernement de faire baisser les taux d'intérêt nominal mais ceci moins rapidement que la baisse des prix. Cela va aboutir à augmentation du taux d'intérêt réel. Le prix réel du capital va donc se renchérir. On passe dans un monde nouveau où à partir des années 80 le taux de change flexible et l'extension des marchés financiers sous l'effet d'une hausse du prix du capital (taux d'intérêt réel).

Caractéristiques de cette nouvelle aire (aire de la globalisation financière):

1/ le marché des changes 2/ le marché financier 3/ bien réel

Le taux de change flexible va avoir un impact déterminant sur le fonctionnement de l'économie mondiale à partir du moment où les monnaies deviennent librement convertibles. Au lendemain du choc dollar, les pays ont tenter de réduire la sortie de monnaie, on ne pouvait pas convertir en dollar n'importe quelle somme. Le marché était règlementé. Le contexte monétaire et financier va devenir différent quand on adopte la libre conversion des monnaies. Libération des marchés des capitaux (2ème facteur). Les capitaux progressivement vont eux mm pourvoir être échangés librement sur le marché des capitaux.

Flexibilité du taux de change, libre échange et libération des marchés des capitaux caractéristiques de la globalisation financière.

Globalisation financière, « 3 D »

Déréglementation: circulation des capitaux mais aussi privatisation (dans plusieurs pays) qui vont conduire à ce qu'un rendement financier des titres va être un critère fondamentale de l'efficacité d'une économie.

Désintermédiation: la finance a deux compartiments, banque et marché. La banque collecte de l'épargne et

accorde des crédits aux entreprises à long terme. La finance de marchés qui a les titres, actions et obligations,

est une finance directe, la détention des titres est spécifiée par rapport au bénéficiaire. Pendant les années des 30 glorieuses et la période de transition la finance est dominée par la finance de banque et la finance de marché dépend de celle de la banque. La banque ne prête que si elle a de l'épargne et si des titulaires prennent des risques. Il faut qu'il y est des actionnaires. Le développement de l'activité économique se fait avec le développement de la finance de banque. La finance de marché (direct) va prendre le pas sur la finance de banque, elle va la dominer. On parle de désintermédiation car la finance intermédiaire va devenir de moins en moins importante par rapport à la finance directe. Cela se fait par l'expansion des marchés financiers

Décloisonnement: l'activité de la finance directe va se développer part l'arrivée par de nouvelles institutions

financières (OPCVM

Il y a une spécialisation et des innovations financières qui conduisent à un

décloisonnement dans le sens où les titulaires de titres vont diversifier leur portefeuille avec une différenciation des titres. Quand il y a des difficultés sur les marchés des obligations ils se reportent sur le marchés des actions et inversement. Ce qui il y a de plus important est que ce décloisonnement va toucher les marchés directs et indirects en créant un lien. Les banques vont devenir des opérateurs de marchés, elles vont intervenir sur le marché financier pour leur client (fusion/acquisition). Elles vont titriser des créances. Elle vont transformer les créances qu'elles détiennent à l'actif

).

en titres financiers. La frontière entre les deux devient de plus en plus floue.

Le marché monétaire est essentiellement un marché inter-bancaire. Ce qui va être nouveau est que le marché monétaire va devenir accessible à des opérateurs privés notamment des entreprises (multinationales). Les entreprises vont pouvoir émettre des titres monétaires pour s'approvisionner en monnaie. Les agents privés vont pouvoir ne plus passer par le marché des banques. Ce qui va dominer c'est la libre circulation des titres financiers au plan international.

Première nuance: le système de taux de change flexible ne comprend pas les BRIC hormis le Brésil. On n'a donc pas un système uniforme de change, seulement un dominant. Il y a trois pôles, fractionnement de l'économie mondiale:

l'Amérique du nord et latine avec la zone dollar par excellence

la zone européenne qui est dans une situation particulière avec un système de taux de change fixe non

révisable à cause de l'Euro et certains pays qui gardent leur monnaie avec un taux de change flexible et d'autres encore qui vont acquérir l'euro.

l'Asie avec au départ le Japon qui était dominant avec le Yen mais qui a été bousculé par la montée de la Chine et de l'Inde et donc la monnaie chinoise prend de l'importance.

Comment ces déséquilibres ont pu s'accumuler, notamment entre les US et les 3 pays la Chine, le Brésil et l'Inde mais aussi au sein des pays européens?

Le problème est que ces déséquilibres entre US et Chine réagissent sur la valeur de la monnaie européenne et conduise à ce que le Yen soit sous évalué et par conséquence réévaluation relative de l'Euro vis à vis des pays d'Asie et de l'autre coté il y a le mécanisme inverse, dollar sur-évalué par rapport au Yen et donc sur-évaluation de l'Euro vis à vis du dollar.

La croissance de ces pays BRIC est tirée par les exportations d'où l'importance de la sous-évaluation de la monnaie. Le très faible niveau de la protection sociale notamment des retraites empêche la croissance de ces pays.

Accords passés:

Les politiques structurelles posent problème. Il faudrait que les pays BRIC diminuent leurs excédents. Cet arbitre sera le FMI, il surveillerait les politiques économiques et les adaptements structurels et une capacité de prêter sur la base de décisions du FMI seul avec des fonds propres qui doivent être doublé. Autonomie du FMI plus importante.

Sur l'Europe: elle est en passe sur le plan de la croissance et sur le fonctionnement des institutions. Il y a une seule politique monétaire qui n'est pas unique pourtant. Les politiques peuvent être différentes suivant les pays (exemple des taux d'intérêt). La BC coordonne la politique monétaire. Ces instruments jouent un rôle restrictif. Le blocage est essentiellement entre la France et l'Allemagne (coeur moteur de l'Europe). Les problèmes essentiels sont entre l'Allemagne et la France mais aussi entre les pays qui ont des BC excédentaire au sein de l'Europe et des pays comme la France ou l'Espagne qui sont déficitaires. L'Allemagne a baissé le cout relatif du travail ce qui a tiré les exportations et ceux qui importent sont des pays comme la France ou l'Espagne, mais on n'exporte pas assez d'où des politiques restrictives.

II. L'approche ricardienne de l'économie internationale

La théorie de l'échange international est fondée sur une controverse entre une visions classique de Ricardo (1823) et une vision NC reposant sur l'analyse de trois auteurs: Bertil Ohlin, Samuelson. C'est un débat qui porte sur deux points:

Quels sont les facteurs qui au pan de l'offre jouent un rôle déterminant pour orienter la spécialisation internationale des pays? Est ce que c'est la structure du système productif ou la disposition de facteurs de production des entreprises individuelles et l'accès à la technologie?

Est ce que la monnaie joue un rôle ou non dans le processus de spécialisation? Oui pour les ricardiens et néokeynésiens et non pour les NC.

L'approche de Ricardo sert de cadre méthodologique commun.

Les éléments communs aux différentes analyses:

les économistes se sont mit d'accord sur la nature du problème à régler

la manière d'aborder ce problème, la méthode

les hypothèses de base qui permettent de discuter des facteurs d'offre

On ne peut faire des comparaisons de prix et de coûts que si on a établit un taux de change. Si les pays échangent c'est qu'il existe des différences entre les pays (de production et de demande) et en même temps il faut que ces différences entre pays soient satisfaits par leurs échanges. Un pays aura un intérêt à échanger si son partenaire commercial à un intérêt à échanger.

Comment se traduit cette intérêt à échanger? Un pays a intérêt à participer à l'échange international si la quantité de biens obtenus grâce à l'importation, financé par l'emploi de facteurs de production dans le secteur des biens à l'exportation, conduit l'économie à disposer d'une plus grande quantité de biens que cette économie aurait obtenue si elle avait produit cette quantité de biens nationalement.

Cette proposition doit être vraie pour les deux pays. Il faut démontrer que nous sommes dans un jeu à somme positive.

Les pays vont adopter une même démarche de statique comparative: évaluer quel est le niveau de quantité de biens disponibles en autarcie et quand elle est en économie ouverte.

Hypothèses communes entre les économistes:

1ere hypothèse: dans un premier temps on fait abstraction de la demande. 2ème hypothèse: les facteurs de production sont mobiles au plan intérieur et immobiles au plan international. Le marché du capital a deux formes: le capital productif qui est un facteur de production et le capital financier qui correspond à des titres émis en contrepartie de ressources financières qui lui ont permis d'acquérir du capital. Le capital productif est mobile s'il y a un investissement international. On va d'abord tenter de comprendre comment la BC s'établit et comment le taux de change a un effet rétroactif sur la BC. 3ème hypothèse: la force de travail est une marchandise. 4eme hypothèse: on raisonne à l'équilibre macro de plein emploi. On considère que la monnaie ne joue pas de rôle au plan intérieur. 5ème hypothèse: elle porte sur l'origine de la valeur et est différente selon les courants de pensée. La relation entre prix et couts de production est différentes suivant les théories. La théorie de la valeur travail (Smith, Ricardo, Marx, Keynes) qui dit que la valeur d'un bien provient du travail qui est directement ET indirectement dépensé dans la production de ce bien. Toute la valeur vient du travail. Cela signifie que le capital n'est pas productif de valeur, il transmet sa valeur. Le profit est nécessairement un prélèvement sur la valeur crée par le travail. Ce prélèvement va être différent suivant les économistes. Pour les classiques, la valeur ne provient pas uniquement du travail mais aussi du capital. On va ainsi pouvoir calculer la productivité marginale du travail et du capital. Le profit est une valeur du capital. C'est le prix qu'il est nécessaire de payer pour disposer d'une certaine quantité de monnaie pour acheter des biens en capital rémunéré au prorata de son utilité marginale. Les couts de production vont avoir des influences sur les prix.

Les économistes à la suite de Ricardo vont raisonner dans une économie mondiale réduite à deux pays. On augmentant le nombre de pays on complexifie l'analyse.

4. La loi des couts comparatifs et les gains des pays co-échangistes

Ricardo va adopter une méthode statique comparative. Le but de Ricardo est de montrer que l’échange international va relancer la croissance en stimulant l’accroissement du capital. Ricardo va chercher à démontrer que l’échange international est un jeu à somme positive. Les deux pays co-échangistes sont susceptibles de tirer des gains de cet échange international et de stimuler la croissance dans les deux pays. Le but de Ricardo est de montrer que les échanges internationaux vont se différencier des échanges nationaux car les échanges nationaux sont à somme nulle. Chaque pays co-échangiste tire profit de cet échange avec un accroissement des gains, du capital.

Les théoriciens de l’échange international (libre-échange) ont cherché à démontrer qu’une économie nationale obtient des gains supplémentaires grâce à l’échange international dans le sens où cette économie disposera d’une plus grande quantité de biens après l’échange qu’elle n’aurait obtenu si elle avait produit au niveau national les biens qu’elle remporte grâce à ses exportations.

Ricardo va adopter une démarche qualifiée de démarche comparative. Il s’agit de comparer deux situations plus précisément la situation d’une économie fermée à l’échange international (économie en autarcie) à la situation de l’économie ouverte à l’échange international.

1ère hypothèse: Ricardo va choisir deux pays, pays 1 = Portugal et pays 2 = Angleterre

2ème hypothèse: on raisonne en considérant que le pays est susceptible de produire deux biens, une marchandise A = vin et une marchandise B = drap. Ricardo admet que ces biens sont substituables et que l'Angleterre peut produire du vin et des draps. Le vin n'est pas un produit agricole, c'est un exemple pédagogique.

Coûts réels

Portugal

Angleterre

en

nbre d'h

de L

Vin

Ca 1 = 80h

Ca 2 = 120h

80h pour produire une unité de bien

Drap

Cb 1 = 90h

Cb 2 = 100h

3ème hypothèse: Les pays ont des niveaux de développement différents mais comparables.

Comment mesure-t-on le niveau de développement d'un pays? On le mesure par le montant du produit intérieur brut par habitant. Les pays sont susceptibles de produire les mêmes biens donc tous les pays ont à peu près accès au même technologies et au même moyens de production. Lorsque les pays ne sont pas en mesure de produire les même biens importés ou exportés au marché mondial alors il faut recourir au protectionnisme.

Ricardo raisonne en nombre d'heures de travail directement et indirectement dépensées pour produire une unité de marchandise.

On constate que la productivité moyenne du travail est plus importante au Portugal qu'en Angleterre. Donc le Portugal pourrait échanger ces deux biens et l'Angleterre rien. En terme d'avantage absolu réel il apparaît que le Portugal met moins de temps pour produire des unités de production que l'Angleterre. Cela signifie que le Portugal est un pays plus développé dans l'analyse ricardienne car ses couts de production sont inférieurs à ceux de l'Angleterre. Les coûts unitaires des biens ne peuvent pas régler l'échange international comme le prétendait Smith. En effet pour Smith, premier défenseur du libre-échange, les pays ont intérêt à échanger les produits là où la productivité est la plus élevée. Lois des avantages absolus: les pays avaient intérêt à échanger les biens qui

avaient le coût le moins élevé. Ce ne sont donc pas les coûts absolus réels (càd en niveau, son montant réel) qui domine. Les exportations doivent être possible pour financer les importation du pays concerné. Dans cet exemple pédagogique, l’Angleterre est incapable d’exporter des biens sur la base des avantages absolus réels donc ne pourra pas importer. Et si l’Angleterre ne peut pas importer alors le Portugal ne pourra pas exporter. Ricardo va donc montrer que le commerce international va avoir lieu sur la base d’avantages comparatifs réels.

Pour Ricardo si on raisonne en coût relatif, on peut calculer à l'intérieur de chaque pays le coût relatif du vin par rapport au drap.

Pour une unité de vin au Portugal, un producteur obtient 0,89 unité de drap.

C a1

C b1

= 0,89

En Angleterre, un producteur de vin pour une unité de vin peut obtenir 1,20 unités de draps.

Ratio Portugal < Ratio Angleterre

C a2

C b2

= 1,2

Mais c'est le contraire quand on échange une unité de drap contre une unité de vin. Ratio Portugal>Ratio RU

C

b1

C

a1

= 1,125

et

c

b2

C

a2

= 0,83

Un pays a intérêt à échanger quand son coût relatif interne est le plus bas.

Mais que mesure-t-on avec un cout relatif? Exemple du Portugal. Je produis du vin et je veux du drap. Je sais qu'au Portugal pour un 1 unité de vin il me faut 80h de travail. Donc en 1h de travail je produit 1/80 unité de vin. Pour obtenir 1 unité de drap il me faut 90h de travail, donc contre 1 unité de drap il faut donner

90

80

= 1,1225.

Quand on veut calculer l'inverse, combien il faut que je donne d'unité de vin pour une unité de drap, on fait le rapport inverse 80/90.

W=40€ 1h de travail 1 panier de biens de consommation : p€

pour 1€

1 p

quantité de bien

w=40€

w

quantité de biens

 

p

Un cout relatif peut être mesuré en terme réel (en heure) ou en terme monétaire (en monnaie). Au départ on choisit une unité de compte réelle (il s'agit d'un objet). Le cout ou prix de cet objet est mis au dénominateur et on multiplie cette fraction par le cout réel (ou monétaire) du bien dont on cherche la valeur.

Le cout relatif

C a1

C b1

du vin par rapport au drap (mesuré en terme de drap) mesure le nombre d'unités de

biens dont le cout est mit au dénominateur pour 1 unité de bien dont le cout est mis au numérateur.

Notre raisonnement se fait en économie fermée au départ, il s'agit du cout relatif interne, càd à l'intérieur d'une économie donnée.

Le producteur de vin n'a pas intérêt à acheter du drap au Portugal (au plus 0,89) mais plutôt en Angleterre où il peut obtenir plus d'unité de drap qu'au Portugal (jusqu'à 1,2).

C

a1

p a

C a2

C

b1

p

b

C b2

On a p a et p b mesurés en devise, et qui s'établissent dans l'espace borné des coûts relatifs internes.

La producteur de vin portugais aura intérêt à vendre du vin en Angleterre à condition que les prix relatifs s'établissent dans l'espace borné et le producteur de drap en Angleterre aura intérêt à vendre son drap au Portugal pour obtenir une plus grande quantité de vin au Portugal qu'il en aurait en Angleterre.

Il y a deux raisons pour qu'il n'y ai pas d'échange:

il peut n'y avoir qu'un seul pays qui exporte lorsque l'échange va avoir lieu, les producteurs de vin en

Angleterre vont abandonner la production de vin donc le prix du vin sera p a (système de prix unitaire pour les

deux pays).

chacun des deux pays fixe le prix du bien qu'il exporte dans sa monnaie et le convertit en devises. Dans la

mesure d'une économie réduite à deux pays, une des deux monnaies sera choisie, intérêt des devises (ici ₤ càd

monnaie nationale du pays 2).

Sur le marché international il y a un système de prix relatifs. Un prix relatif d'un bien mesure la quantité de biens dont le prix est inscrit au dénominateur qui peut être obtenu contre une unité de biens inscrit au numérateur.

p j = p aj / p bj = 3,5 contre une unité de bien a on obtient 3,5 unités de bien b

Dans une économie où le salaire est unique d'une branche à l'autre (même salaire dans la production de drap et de vin) et où le taux de profit est unique (même taux de profit dans la production de drap et de vin), le prix relatif va être déterminé par le cout relatif : p j = C aj /C bj

En CPP, les couts relatifs mesurent les prix relatifs.

Dans une économie nationale, les coûts relatifs permettent d’avoir les prix relatifs et donc les prix réels. Le système de coûts relatifs qui s’instaure dans un pays exprime le système des prix relatifs de ce pays. Les coûts relatifs déterminent les prix relatifs. Cette règle est commune à tous les économistes à partir du moment où l’on raisonne en concurrence pure et parfaite.

Ce qui va diverger c’est l’existence de variables qui expliquent la formation des prix des biens. Ricardo va montrer que les prix relatifs qui se forment sur le marché mondial et qui s’appellent les termes de l’échange international ont pour propriété de s’écarter des coûts relatifs internes du pays co-échangiste.

P● = p a / p b

Avec

p a = p a1 en monnaie commune

p b

=

p

b2

Les prix relatifs au plan international sont mesurés en introduisant un taux de marge. C'est une mesure en unité de compte commune. Ricardo va prendre comme unité de compte la £.

p a1 = ep' a1 le taux de change noté « au certain », e mesure le nombre d'unité de devises (unité de compte ₤) qui peut être obtenu contre 1 unité de monnaie au Portugal. Lorsque le taux de change augmente c’est-à-dire lorsque contre une unité de monnaie nationale obtient une quantité plus grande de devises, il y a une appréciation monétaire. Lorsque le taux de change diminue c’est-à-dire lorsque contre une unité de monnaie nationale, on obtient une moindre quantité de devises, il y a une dépréciation monétaire.

Les termes de l’échange peuvent s’écarter des coûts relatifs du fait d’une variation de change.

Admettons que e s'écroule pour le Portugal:

p

' a1 = C a1

p a

C a2 = p ' a2

p

' b1

C b1

p

b

C b2

p ' b2

devient

p

p

a2

b2

p a

p

' a1

p

b

p

' b1

p a fixé par les exportateurs portugais et p b fixé par les exportateurs Anglais. Ces prix sont susceptibles de varier à cause du taux de change.

Les termes de l'échange désignent le prix relatif des biens qui se forment sur le marché mondial pour un e donné. Chaque prix étant fixé par l'exportateur.

Propriété la plus important de ce prix:

il peut varier sous les variations de e

il peut s'écarter des couts relatifs internes et de se différencier des prix relatifs internes

si les termes de l'échange se fixent à l'intérieur de l'espace borné par les couts relatifs internes de chaque

pays, alors chacun à intérêt à exporter le bien pour lequel il dispose d'un avantage comparatif càd pour lequel ces couts relatifs internes sont inférieurs à celui de l'autre pays.

Justification de ce dernier point: dans ce cas (terme de l'échange fixe) chaque pays est susceptible d'obtenir sur le marché mondiale contre les biens qu'ils exportent une plus grande quantité de biens qu'il n'en aurait obtenu sur son propre marché en les produisant lui même. Après l'échange international plus grande quantité de vin et de drap au Portugal (accroissement de quantité de biens dans un pays).

Contrainte international I si Ca 1 /Cb 1 < p a /p b < Ca 2 /Cb 2

La concurrence à l'intérieur d'un pays se fait au sein d'une même branche en terme monétaire. Pour comprendre le processus de spécialisation international d'une économie nationale, il est nécessaire de passer d'une analyse en terme réel à une analyse en terme monétaire.

2. Les avantages absolus monétaires et la réalisation de l'échange international.

On va mettre en évidence le rôle des prix monétaires et le taux de change.

Comment l'échange peut se réaliser? C'est comme une deuxième étape

Il faut d'abord comprendre comment se fixe le prix des biens.

Pour un bien i dans le pays j le cout unitaire réel de ce bien se mesure par C ij évalué en heures de travail directement et indirectement dépensées pour produire une unité de travail.

Comment on passe de l'analyse des couts réels au prix monétaires?

On fait appel au salaire nominal W j (ce salaire est le même suivant les branches d'activités) qui est dans un pays

j.

CW j = W j C ij on obtient le cout salarial unitaire (cout en salaire) du produit i dans le pays j On passe d'un cout réel à un cout monétaire mais ce n'est pas toujours pas le prix.

Ces salaires vont être versés dans la production directe du bien i et dans les salaires qui se situent en amont de la production (notamment l'usage du capital). Chaque producteur va produire ce bien s'il obtient une marge de profit, et si grâce à cette marge de profit il obtient un taux de profit moyen.

P ij = λ j W j C ij relation très importante à retenir!!!

W j C ij correspond au cout en salaire monétaire.

λ est un rapport entre le profit et les salaires, ça représente un écart entre prix et coût

λ = P/W est un taux de marge, il mesure le partage de la valeur ajoutée (quelle part va au salarié et quelle part va rémunéré le capital). Les entreprises créent de la valeur (VA) et cette VA va être égal au revenu crée dans l'économie. Les entreprises subissent un coût salarial qui à une date donnée est fixe (donnée) car les technologies sont données donc le coût réel des biens sont donnés. Avant de produire on détermine le salaire nominal. Au moment où un entrepreneur s'engage dans le processus

de production, la rémunération de la force de travail (salaire nominal) est déjà fixée. Donc le coût monétaire en travail est donné. Il reste à l'entrepreneur de fixer le prix de vente de ses biens et il va être au dessus du prix salariale qui va correspondre au taux de marge qui va être λ=P/W.

λ est fixé tel que la quantité de profit obtenu permet d'atteindre le taux de profit moyen càd r=P/p k K avec p k le prix en capital et K la quantité de biens en capital. profit moyen = le prix du capital

Le prix du capital représente le prix que les entrepreneurs doivent payer pour obtenir les ressources monétaires susceptibles de leur permettre d'acheter les biens en capital qu'ils ont besoin pour produire.

Le profit dégager va permettre de rémunérer le capital mobilisé. Une fois que l'entrepreneur a déterminé son taux de marge il peut déterminé le prix des biens.

Comment ce forme ce taux de marge? Les entrepreneurs ont besoin de travail et de capital pour produire. « Les propriétaires de l'entreprise » sont les créanciers et les actionnaires, toutes les ressources sont prêtées aux entreprises. Le cout du capital est la rémunération de ces dettes. Le capital est rémunéré par le profit qui est redistribué par les dividendes ou les intérêts. L'entreprise doit rémunérer ces dettes car pour pouvoir acheter ces biens d'équipements elle a du emprunter de l'argent sous la forme d'action ou de crédit.

Rémunérer le capital c'est le prix du capital.

Si on prend deux biens au sein d'un même pays.

p'a 1 = λ 1 w 1 Ca 1 p'b 1 = λ 1 w 1 Cb 1 p'a 1 /p'b 1 =Ca 1 /Cb 1

Dans la contrainte internationale I on va remplacer :

C

a1

C

b1

λ 1 w 1 C a1 C a2

λ 1 w 1 C a1

C b2

W 1 et W 2 sont des prix monétaires et C a1 et C b2 sont des constantes

e seul terme monétaire est W 1 /W 2 mesure les salaires nominaux relatifx exprimés en monnaie commune (devise)

w1=ew'1

Derrière le rapport W1/W2 il y a un taux de change.

Pour isoler ce terme on doit enlever C a1 et C b2 , on divise la double inégalité par C a1 et on la multiplie par C b2 .

Il reste λ 1 et λ 2 qui sont fixes, on fait l'hypothèse simplificatrice que λ 1 2 et donc les λ disparaissent.

On obtient ainsi: Cb 2 /Cb 1 < w 1 /w 2 < Ca 2 /Ca 1 contrainte internationale II

Les salaires nominaux relatifs exprimés en monnaie commune se fixent à l'intérieur de l'intervalle borné par les couts relatifs entre pays à l'intérieur d'une même branche.

Cours à rattraper

m biens

n biens

Cb m.2 /Cb m.1 < … < Cb 2.2 /Cb 2.1 < Cb 1.2 /Cb 1.1 <w 1 /w 2 < Ca 1.2 / Ca 1.1 < Ca 2.2 / Ca 2.1

importations

exportations

Il peut y avoir des variations de W1/W2, dans la pratique il peut se déplacer vers la droite avec un renchérissement du salaire nominal du pays 1 par rapport au salaire nominal du pays 2 et un déplacement vers la gauche est une baisse relative du salaire W1 par rapport à W2.

Les couts relatifs sont fixes à l'intérieur de chaque pays.

Avec un renchérissement Ca 1 passe du secteur des exportations au secteur des importations:

Cb 1.2 /Cb 1.1 <Ca 1.2 / Ca 1.1 < w 1 /w 2

Les salaires nominaux relatifs ont pour fonction de définir une ligne de partage en biens importés et biens

exportés. Cette ligne peut être remodelée entre fonction de variations des salaires nominaux relatifs.

Il y a possibilité pour les entreprises du pays 1 de faire des profits dans les branches a si les entrepreneurs s'emparent de la capacité à produire et exporter. Cette possibilité sera en partie dépendante de la politique industrielle mise en place par l'Etat.

Au delà de la politique industrielle il y a aussi la politique de change avec des enjeux industriels. Une politique de change sans toucher aux salaires peut détruire les avantages monétaires d'un pays et les « donner » à un autre. Exemple aujourd'hui avec la Chine.

La composition du commerce extérieur d'un pays évolue dans le temps grâce notamment au PT ( les phénomènes de rattrapage compte), et que les dirigeants d'entreprise s'emparent des opportunités.

Comment le taux de change est susceptible de se stabiliser? Le taux de change est fixé quand l'équilibre des PB est atteint.

BC=e p' a

e: taux de change coté au certain p' a prix moyen à l'exportation, prix d'un panier de bien exporté, exprimé en monnaie nationale Q a : quantité de biens importés en volume

Q a

- p' b Q b

quand BC=0 alors e est fixé.

BC=0 e = ( p' b Q b ) / (p' a Q a ) = ( λ 2 w 2 Cb 2 Q b ) / ( λ 1 w' 1 Ca 1 Q a )

L'équilibre sur le marché mondiale et le taux de change dépendent de deux variables distingues:

1er ensemble de variables: λ 2 w 2 / λ 1 w' 1 : comment se partage pour chaque pays le secteur importateur et exportateur, cet ensemble de variables intervient sur le marché mondiale.

2ème ensemble de variables qui n'intervient pas sur la marché mondiale mais qui interne au pays et qui

exprime la composition de la demande intérieure en biens, cette demande est dépendante du niveau de dvt du pays, du niveau de revenu: Q la quantité de biens demandés.

Le taux de change est fixé en valeur monétaire et à moyen terme par la BC dans la mesure où l'équilibre de cette balance se traduit par un équilibre sur le marché des changes. Cet équilibre du taux de change avec BC=0

e= (λ 2 w 2 Cb 2 Q b )/(λ 1 w' 1 Ca 1 Q a )

Deux ensembles de forces différentes agissent pour conduire l'économie à l'équilibre.

Sur le marché mondial: les firmes se confrontent sur le marché mondial et engendre une confrontation des économies nationales entre elles. Cela se fait sur les couts unitaires des biens (productivité relative en terme monétaires à travers les rapports des salaires nominaux relatifs).

Sur le marché intérieur des économies nationales: variables caractéristiques de l'économie nationale qui expriment les facteurs de demande, les quantités de biens demandés. Les prix sont déterminés par les couts dans la CPP.

Comment une économie nationale accède à la condition d'équilibre? Quelle est la stabilité de cet équilibre?

L'analyse de Ricardo pour accéder à la condition d'équilibre est en rupture radicale avec l'analyse du courant orthodoxe qui arrive par la suite. Les mécanismes d'acheminement vers l'équilibre prend en compte la monnaie pour Ricardo. La monnaie est neutre pour l'analyse ricardienne au plan intérieur mais en revanche elle est non neutre au plan internationale.

Le rôle de la monnaie La monnaie va jouer un rôle dans la sélection des branches à l'exportation des différents pays, elle joue un rôle dans l'orientation sectorielle internationales des économies nationales.

Logarithme: représentation du taux de variation d'une variable.

Dans une pays: logλ + log w + log C i avec C i cout réel des biens auxquels on s'intéresse et w le salaire en terme monétaire

Log (Cd j /Ce j )= log Cd j – log Ce j

On va raisonner sur des systèmes de prix et de couts relatifs qui vont paraître fixes.

log w 1

Pays 1 Log p i1

qui vont paraître fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log

Pays 2 log p ij

fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j
fixes. log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j

log w 2

log w 1 Pays 1 Log p i 1 Pays 2 log p i j log

log p ij = log w 1 + log C ij

situation de déséquilibre

Raisonnement a contrario: on part d'une hypothèse que l'on sait fausse et on chercher à comprendre comment on a amené à une proposition vraie. La concurrence s'exerce par les couts absolus, ce qui suppose que les salaires nominaux relatifs ne jouent pas de rôle.

La distance qui sépare w 1 de w 2

L'écart entre le biens a et b dans le pays 1 n'est pas le même que celui du pays 2 donc les couts relatifs sont différents. On est donc en situation de déséquilibre. Le pays 1 peut exporter mais pas le pays 2 donc au final le pays 1 ne peut pas exporter. Il y a un déficit des devises car il y a une excès de demande de la monnaie du pays 1 donc déséquilibre entre les pays. Cela conduit à une hausse de w1 par rapport à w2.

Comment cette hausse se traduit? Les prix du pays 2 ne vont pas bouger et il y a un glissement de l'échelle de prix du pays 1 par rapport au pay 2. Il y a une hausse de l'échelle de prix. Cela ne va d'abord d'incidence sur les écart de prix. Tous les prix vont être augmentés dans le pays 1 par rapport au pays 2 sur le marché mondiale de la différence w 1 1 et w 2 1 .

Le glissement de l'échelle de prix va se poursuivre tant que le marché des changes n'est pas stabiliser. On assiste à un réorientation sectorielle de la spécialisation internationale des pays coéchangistes et quand les quantités de biens demandés pour chaque pays pour des prix donnés se stabiliseront alors le taux de change lui même se stabilisera.

Par l'intermédiaire du marché des changes il y a un rôle actif de la monnaie. Les variations de change ont des

effets réels sur l'activité des pays et les échelles de prix des pays coéchangistes se stabilisent quand les quantités demandées de biens de chaque pays conduisent pour un système de prix donné à l'équilibre des balances commerciales. Sur le marché mondiale va se former un système de prix unique se forme sur le marché mondiales par le prix des biens qui sont exportés et qui s'imposent à tous les pays. On a bien un système de prix unique sur l marché mondial mais ce système de prix unique va avoir une caractéristiques particulière. Il s'agit d'une imbrication de système de prix nationaux. Les systèmes de prix nationaux étant devenus compatibles les uns par rapport au autres sous l'effet d'une variation de change impliquant une variation des salaires nominaux relatifs exprimés en monnaie commune. Dès qu'une perturbation risque d'intervenir dans un pays (choc interne ou externe: progrès technique,

demande

il se passe des dissociations du marché mondial entre les échelles de prix nationaux qui incitent les

producteurs de chaque pays à se retirer du marché. L'équilibre est cependant précaire car il faut que les entrepreneurs saisissent les opportunités de profit.

)

III. L'approche néo-classique de l'échange international

Le point de vue de la NC a pour objectif de démontrer que la monnaie ne joue pas de rôle dans la formation de l'équilibre au plan international, que les mécanismes d'accès à l'équilibre sont des mécanismes réels qui ne font pas intervenir la monnaie et qu'ils sont des mécanismes automatiques d'ajustement spontané des marchés (ne nécessitent pas l'intervention de l'Etat) et qui aboutissent à un équilibre stable.

Ce sont les objectifs donnés au départ de la recherche NC. Pour aboutir à ce résultat trois auteurs essentiels qui sont Fli HECKSHER, Bertil OHLIN et Paul SAMUELSON. Leurs études ont donné le théorème HOS. Ces trois auteurs ont chercher a expliquer ce qui n'allait pas dans le modèle ricardien. Ils ont fait un examen de l'héritage ricardien pour se rendre compte des erreurs d'analyse.

1er reproche: ils vont rejeter la théorie de la valeur travail ou profit de la valeur utile. La première critique qu'ils énoncent est que le modèle ricardien est incomplet car Ricardo fonctionne avec une fonction de production à facteur unique. Les techniques de production sont donc rigides il n'y a qu'un seul facteur de production, le facteur travail. La théorie utile conduit à mettre sur la même plan valeur travail et capital. La valeurs des biens est déterminées par leur cout de production donc par l'utilité des facteurs de production. Travail et capital crée de la valeur. La valeur crée par le capital provient de l'utilité qui est mesurée par l'utilité marginale du capital (sa productivité marginale). On ne raisonne plus avec des productivité moyennes (uniquement du L) mais avec des productivités marginales (du L et du K).

2ème reproche: l'emploi des facteurs peut en fait se faire suivant une activité variable. Un même bien peut être produit en employant de manière intensive le K ou le L. a travers le mécanisme de substitution du capital au travail, les entrepreneurs ont libre choix de la technique, des technologies.

A partir de ces deux présupposés les NC vont tenter de proposer un modèle alternatif au modèle de Ricardo.

Comment vont-ils construire le modèle HOS? Ils vont accepter le cadre analytique de Ricardo càd la statique comparative. Comme Ricardo, cette analyse a

pour but de montrer que ce sont bien les couts relatifs qui gouvernent la spécialisation internationale, donc l'intérêt d'un pays à échanger. Mais ce ne seront plus les même couts relatifs car maintenant ce sont des couts en

L et en K mesurer en cout marginaux.

Les NC vont se demander où sont les erreurs chez Ricardo. Et ils vont faire deux constats essentiels en lui attestant deux reproches. ils vont imputer au modèle Ricardien qu'il reste indéterminé. En effet les avantages comparatifs déterminent un intervalle sur lequel doit se fixer les termes de l'échange mais où exactement dans cet intervalle on ne le sait pas. Donc les NC vont imputer le cadre monétaire.

pour Ricardo soit un pays produit le bien et l'exporte soit il ne le produit pas du tout et l'importe. Or les théoriciens NC se rendent compte que dans la réalité la demande intérieure va être satisfaite par les importations et l'offre intérieure. Un pays exportera si la demande qui s'adresse à lui dépasse la demande intérieure. Cela ne veut pas dire que si un pays importe il abandonne complètement la production du bien importé. On raisonne sur deux fonctions de production (car deux biens) et deux pays différents.

Dans une économie avec un seul bien:

pY=F(K,N) Y= F(K,N) quand on a 1 seul produit et donc on a 1 seul prix qui est p=1 De cette manière Y mesure à la fois des quantités et des valeurs.

Il y aura un seul prix relatif des facteurs w(barre)=w/r

Mais quand on raisonne avec deux produits on a deux prix p a et p b Le prix du facteurs capital est le taux de profit moyen dans l'économie à laquelle on s'intéresse, r, qui est la rémunération attendu aux propriétaires du K quand ils prêtent 1 unité monétaire du K.

w est le prix soit de l'heure, de l'année, du mois de travail

et r exprime un taux de rendement.

Il y a deux prix relatifs des biens p(barre)=pa/pb et deux prix relatifs des facteurs w(barre)1=w1/r1 et

w(barre)2=w2/r2.

Dans l'analyse NC la fct de production est une fct de production a facteurs substituables, cela signifie que l'entrepreneur individuel a le choix de la technique de production. Elle se mesure de telle sorte: k=K/N ce qui représente le degré capitalistique de la production (ou intensité du K par tête) = le capital utilisé par une unité de travail. l'entrepreneur peut faire varier k c'est pour ça qu'on dit qu'il a le choix de la technique de production. Le taux de variation est égale au taux de variation du k utilisé sur le taux de varaition de l'emploi. k(barre)=K(point)-N(point)

Au fur et a mesure que les entreprises se développent elles ont tendance a utiliser de plus en plus de capital par rapport au travail donc le degré capitalistique a tendance a s'accroitre. En regle générale le PT va être introduit en substituant du capital au travail. Cette accroissement est plus ou moins rapide (faible en textile rapide en automobile).

Il faut faire abstraction de cette vision car on raisonne non pas au cours du temps mais a une date donnée. Notre raisonnement se fait hors introduction du PT. On raisonne sur la base de ce que les NC appelle un « blue book »:

grand livre des technologies disponibles à une date donnée pour des connaissances scientifiques et techniques données. Les techniques de production vont être différentes d'une production à l'autre et des pays à l'autre.

Technologie: capacités intellectuelles et opérationnelles et les pratiques.

L'analyse NC considère que la substitution entre les facteurs est réversible. On n'est pas dans un temps historique (phénomènes sont irréversibles) mais dans un temps logique (l'entrepreneur peut adapter de manière réversible ses décisions). Courte période: il fait varier son échelle de production et son niveau d'emploi (pr stock de K donné) Longue période: temps au cours du quel l'entrepreneur peut modifier les techniques de production et la taille de l'entreprise. Les entrepreneurs sont capables de substituer du K au L ou au contraire substituer du L au K. l'entrepreneur peut changer les compositions. C'est parce que l'entrepreneur a ses deux possibilités qu'il a le choix de la technique de production. C'est la contraire de chez Ricardo (les entrepreneurs sont contraints par les technologies existantes).

Comment les NC justifient ce point? Solow (60's) et Arrow (70's) partent de l'exemple d'une entreprise d'une entreprise automobile. L'organisation de l'entreprise, les techniques de production diffèrent d'une entreprise à l'autre (exemple du Japon). Ces différentes technologiques proviennent de préférences internationales dans le processus productif. Ils préfèrent soit le caractère intensif en K ou le caractère intensif en L. en France le PT est utilié dans le but de remplacer de la main d'oeuvre alors que les japonais ou allemands l'utilisent pour garder de la main d'oeuvre. La manière de gérer les entreprises en France est une intensification de l'utilisation du capitale.

On va tenter de comprendre cmt les entrepreneurs adaptent les techniques de production à des variations de prix relatif des facteurs, quand r augmente (quand le K se renchérit). Quand le prix du facteur K augmente par rapport au travail les entreprises vont avoir tendance a remplacer le K par du L. Quand le prix du travail augmente les entrepreneurs vont avoir tendance à substituer du K au L. On raisonne sur des variations de variables et non sur des variables en niveau. On va donc travailler sur les dérivés premières des variables, on raisonne sur des couts marginaux et donc des productivités marginales (et non pas sur des CM ou PM).

Raisonnement en deux étapes:

1. hypothèses spécifiques à l'analyse NC (modèle de la dotation factorielle)

2. propriété du modèle et cmt fonctionne le modèle en avantage comparatif

5. les hypothèses spécifiques à l'analyse NC

Il y en a 5:

1/ chaque produit nécessite le recours à plusieurs facteurs de production spécifiques à une activité donnée,les facteurs de productions étant substituables entre eux et identiques d'une branche à l'autre.

X i la quantité du bien i produit dans la branche i avec i=(a;b) càd soit a soit b car on raisonne avec deux produits. X i =F i (K,N) fonction à facteurs substituables avec k i =K i /N i variable

La productivité marginale des facteurs correspond a la dérivée première de la fonction de production par rapport à l'un des facteurs, il y en a donc deux:

F' iN =dX i /dN >0 et F' iK =dX i /dK >0 signification des Pm>0: quand l'entrepreneur accroit la production d'une unité de facteur (K ou L) sa production s'accroit. Au contraire, si l'entrepreneur diminue d'une unité les facteurs de production sa production diminue.

Et avec la dérivée seconde on tente de savoir cmt varie la Pm des facteurs. La dérivée seconde est toujours négative. F'' iN =d 2 X i /dN 2 et F'' iK =d 2 X i /dK 2

on cherche a savoir comment se fait cette accroissement, la dérivée seconde exprime comment évolue la

secondes sont

négatives car la production s'accroit mais de manière de moin en moins rapide. L'accroissement de la production est plus faible que l'accroissement des facteurs.

Pm d'un facteur en fonction du niveau d'emploi de ce facteur. On constate que les dérivées

les rendements d'échelle mesure la variation du niveau d'activité d'une entreprise (ou d'une branche) lorsqu'on fait varier dans la même proportion les facteurs de production. Les rendements factorielles = les rendements de chaque facteur de production (indépendamment du rendement de l'autre facteur). On peut le faire car les facteurs sont substituables et donc varient indépendamment l'un de l'autre. Seul le niveau de l'emploi varie quand on calcul la Pm du L, le stock de K reste fixe et inversement quand on calcul la Pm du K. les rendements d'échelle exprime l'accroissement de la quantité de biens obtenus quand on modifie la taille de l'entreprise càd l'accroissement simultané des deux facteurs dans la même quantité. Cela suppose que k=K/N varie. Pour certains plus l'entreprise croit et moins elle va produire donc les rendements d'échelle sont décroissants. Or on remarque que la croissance du capitalisme s'accompagne d'une croissance des firmes, on suppose donc que les rendements d'échelle sont croissants. Pour les NC les rendements d'échelle sont constants. Quand on s'intéresse au rdt d'échelle qui sont susceptibles d'être décroissants on cherche à savoir quelle est la taille optimale des entreprises avec un certain état des techniques de production. Cette taille optimale définie les technologies optimales. Quand on raisonne en rdt d'échelle croissants on raisonne en fait en temps historique. Les NC décomposent le pb en deux temps: quelle est la technologie optimale des facteurs de production (Pm des facteurs) et une fois la technologie optimale atteinte par l'entreprise on se pose la question de la taille de l'entreprise qui va dépendre de la taille du marché. Et donc les rdts d'échelle seront constants. Deuxième démonstration tient au fait qu'une économie prise dans son ensemble ne peut atteindre l'équilibre que si les entreprises ont choisies une technologie optimale et une taille optimale sinon toute la production ne peut pas être écoulée. Dire que les rdts d'échelle sont csts signifie que l'accroissement des quantités de biens produits s'accroit au mm rythme que l'accroissement des qtés de facteurs employés. On ne modifie pas la technique de production. F i (λK;λN)= λF i (K,N) donc λ est variable Si je fais varier la technologie alors K varie indépendamment de N. Quand on fait varier de façon égale K et N alors on augmente la taille de l'entreprise.

On prend pour valeur particulière λ=1/N, on obtient ainsi: F i (K/N ; 1) = X i /N on a maintenant une fct de production réduite x i =X i /N est la productivité moyenne du travail. D'où x i =f i (k) f' i =dx i /dk=F' iK

on obtient:

x i f i (k) 0
x
i
f
i (k)
0

k

2ème hypothèse spécifique à l'analyse NC concerne la différenciation des intensités factorielles selon les produits (ou les branches). Propriété: pour un prix donné des facteurs (w barre) l'intensité capitalistique dans le branche a (k a =Ka/Na) est toujours différente du degré capitalistique dans la branche b qui rapporte k b =Kb/Nb et ceci quelque soit wbarre=w/r on prend l'hypothèse que k a est toujours supérieur quelque soit son prix à k b . Cela donne: pour w(barre) donné, k a =K a /N a > k b =K b /N b w(barre)=w/r

graphiquement on obtient:

le graphique permet de rendre compte des Pm K , Pm L , PM K et PM L . On a deux fonctions de productions différentes, l'une est intensive en capital (la plus basse) et l'autre qui est intensive en travail. Et peut importe comment on se déplace sur la tangence, on a toujours k b< <k a .

3ème hypothèse:

postulat d'unicité des fonctions de production au plan international pour un produit donné. C'est une deuxième rupture fondamental avec l'analyse de Ricardo. Les entrepreneurs ont les même choix technologiques quelque soit le pays auxquels ils appartiennent. Les fonctions de production se différencient selon les branches par leur intensité capitalistique mais pour une même branche elles sont uniques d'un pays à l'autre.

Les NC justifient cette hypothèses de deux manières:

avec le développement du libre-échange il y a une diffusion des technologies, elles circulent a travers les ventes de brevets et de licences. les pays sont dans des mécanismes de rattrapage les uns par rapport aux autres et donc a travers l'échange international il y a des effets d'imitation. Ils les imitent en les adaptant ce qui signifient qu'ils ne produisent pas de la même manière, mais il y a le même « blue book ». Les fonctions de production ne sont pas spécifiées par pays mais bien par secteur.

Xa j : le bien a produit dans le pays j Xa j =F a (K,N) avec j= (1,2) Xb j =F b (K,N)

Si les branches se différencient les une des autres par des intensités capitalistique différentes et par rapport aux branches, alors d'où proviennent les choix différents des entrepreneurs dans chaque pays?

4ème hypothèse:

Les pays vont se différencier par leur dotation différente en facteur. Ce qui va caractériser un pays c'est que certains vont apparaître en étant abondamment dotés en facteur capital relativement au facteur travail et

d'autres relativement bien dotés en facteur travail par rapport au capital.

Choisissons le pays 1 comme le plus développé. 2 méthodes pour trouver les pays les plus développés:

Produit par tête chez Ricardo, on le voit car la productivité moyenne était plus élevée que dans l'autre pays. Comparé le stock de capital dont le pays dispose par rapport au travail chez les NC, K 1 /N 1 >K 2 /N 2 Si le pays 1 est mieux doté en capital qu'en travail cela signifie que le pays 1 est le plus développé.

Le corollaire de cette relation est que l'on va avoir des prix relatifs de facteurs qui vont se différencier d'un pays à l'autre. Si un pays est mieux doté en capital qu'en travail alors le prix relatif de la main d'oeuvre sera relativement cher càd w(barre) 1 >w(barre) 2 avec w(barre) j = w j /r j quand le prix du travail se renchérit par rapport au capital les entrepreneurs vont chercher a faire des économies en travail, ils vont faire en substitution du capital au travail. Inversement si dans un pays le prix du capital se renchérit par rapport au prix du travail ils vont faire des productions intensives en main d'oeuvre.

Nous allons examiner les propriétés du modèle pour comprendre comment les avantages comparatifs vont apparaître et comment les pays vont se spécialiser.

Nous nous plaçons dans une économie nationales donnée à l'équilibre. Conditions d'équilibre dans une économie nationales donnée:

l'analyse de l'équilibre dans l'analyse NC est construite indépendamment de la monnaie, la monnaie est neutre et ce cela se traduit pas le fait qu'une économie est en équilibre d'après la loi de Walras si les autres marchés sont en équilibre. Ainsi si on a 4 marchés et que 3 marchés sont à l'équilibre le 4ème l'est aussi. On met de coté le marché de la monnaie. Les prix relatifs font le lien entre les marchés. On considère que les variables p a , p b (prix de a et b), w (prix du travail) et r (prix du capital). w s'établit par la confrontation de D de travail des entrepreneurs (fonction inverse du prix du travail) et l'offre de travail des salariés qui est une courbe croissante des salaires. Sur le marché des capitaux c'est à peu près la même chose, mais le prix du capital n'est pas le prix des biens en capital c'est l'équilibre entre taux de profit et le taux d'intérêt réel. Si le taux de profit augmente les investissements diminue et inversement.

La condition d'équilibre de l'entrepreneur suppose qu'il égalise la Pm du travail dans la brancha a en valeur:

1 ] w = p a F ' a N = p b F ' b N [ 2 ] r = p a F ' a K = p b F ' b K

[

cette équilibre suppose que les Pm sont positives mais elles sont décroissantes.

Propriété 1:

w = w

= F ' a N = F ' b N

 

r

F ' a K

F ' b K

 

Lorsque

w

le prix relatif des facteur est fixé il va fixer les Pm des facteurs et donc la technologie optimale.

Cela signifie que k a et k b dépendent uniquement du prix relatif des facteurs.

Propriété 2:

p = p a

p

b

= F ' b N = F ' b K

F ' a K

F ' a N

Les prix relatives ne dépendent que d'une chose qui sont le Pm relatives des facteurs. Dans une économie où il y a une concurrence entre les producteurs les prix sont différenciés par le couts relatifs. Les prix relatifs expriment les différences de couts relatifs sous l'effet de la concurrence (parfaite). Le cout unitaire d'un bien est l'inverse de la productivité qui permet de produire ce bien et donc le couts relatifs sont l'inverse des productivité relatives contribuant à la production de ces biens. Ce qu'il y a de nouveau dans l'analyse NC: on raisonne sur des couts relatifs moyens et donc des PM. Das l'analyse NC on doit raisonner sur les couts relatifs marginaux des biens. On arrive a une règle générale: les prix relatifs des biens ont pour fonction de compenser les écarts de productivités des facteurs d'un bien à un autre. Ce qui est spécifique a l'analyse NC est que ces productivité sont mesurées en terme marginale.

Le prix relatifs des biens va être déterminé par le prix relatifs des facteurs: p = g

w

c'est le prix relatif des facteurs qui déterminant les productivités relatives des facteurs déterminent le prix relatifs

des biens. La fonction n'est pas indicé car d'une branche à l'autre c'est la même fonction, elle est unique.

Quelle est la différence entre le déséquilibre du pays 1 et pays 2 sachant que les pays se différencient par leur dotation relative en facteurs? Comment s'établit l'équilibre en économie ouverte?

Dans les hypothèses on a supposé que:

H1: le bien a est tjs plus capitalistique que le bien et ceci qqst le prix relatif des facteurs

k a k b w

H2: le pays 1 a un prix relatif des facteurs supérieur au pays 2, le pays 1 est donc plus développé que le pays 2

w

1

w

2

k i

P

h ' i

 
 
   
     
 
   

w

2

w

1

w

 
 

= dk

i

 
 

pour

d

w 0 dk i 0

w

d

w

 
0 ↔ dk i  0  w d w   quand le prix relatif d'un

quand le prix relatif d'un facteur augmente, les entrepreneurs vont cherchent à diminuer l'utilisation du facteur qui augmente en le substituant avec l'autre facteur. Les entrepreneurs vont faire des économies dans les facteurs de production dont le prix se renchérit relativement à l'autre facteur.

p = p a

p

b

= F ' b N = F ' b K

F ' a K

F ' a N

on discute maintenant de la dérivée première de la fonction g:

g

' w = d

p

d w

Si on imagine un accroissement du prix du travail par rapport au travail alors il y a une substitution du capital au travail. On a donc dans les deux branches une diminution de la Pm K et de la même manière la Pm L augmente dans les deux branches. On ne sait donc pas comment varie le prix relatif des biens. Est ce que la Pm L augmente plus dans la branche b ou dans la branche a?

Intéressons nous d'abord à la Pm K . Dans la branche a on intensifie l'emploi du K. La Pm K dans la branche a est relativement faible et va encore diminuer mais faiblement. Dans la branche b on utilise peu de K donc la Pm K est relativement élevé et va baisser bcp.

Intéressons nous à la Pm L Dans la branche a la PmL est relativement élevée, comme on fit des économie en travail la PmL va augmenter

encore plus. Dans la branche b relativement intensive en travail la PmL est relativement faible et donc augmente faiblement.

Donc

F ' a N

augmente plus rapidement que

F ' b N et

F ' b K

baisse plus vite que

F ' a K

donc la fonction

p = p a

p

b

= F ' b N = F ' b K

F ' a K

F ' a N

est décroissante et la dérivée première est négative.

Le prix relatif des biens va alors augmenter et donc

p

1

p

2

On a bien deux situations d'équilibre dans le pays 1 et 2 en matière de technologies et donc en matière de prix relatif des biens.

On en déduit un règle concernant les avantages comparatifs:

L'intérêt du pays 1 est d'exporter le bien a pour importer le bien b car 1 dans le pays 2 les agents sont prêt a donner une plus grande quantité de bien b pour une quantité de bien a que le pays 1 pourrait obtenir sur son marché intérieur.

Le pays 2 peut vendre jusqu'à jusqu'à.

p

2

et donc le pays 1 quand il exporte va obtenir plus que

p

1

il va obtenir

On déduit que chaque pays dispose d'un avantage comparatif dans le bien qui emploie de manière relativement intensive le facteur détenu de manière relativement abondante. Le pays a un avantage comparatif dans la production du bien a et le pays 2 dans la production du bien b.

On assiste a un transfert de facteur de production de la branche b a la branche a. ce transfert conduit a une modification du prix d'équilibre sur les marchés de facteurs. On a k a k b donc k a va demander de plus en plus de facteur en capital et k b libère peu de capital mais bcp de travail. La branche a emploie peu de travail mais a besoin de plus de capital. Il va donc y avoir un déséquilibre sur le marché des facteurs car une O de travail sur la branche b relativement abondante par rapport a la branche b ou la D sera relativement faible donc le prix du travail va baisser. Le prix du capital va avoir tendance a augmenter.

Le prix relatif des facteurs va avoir tendance a diminuer car

avec w qui diminue moins que r qui

augmente plus.

w = w

r

Dans le pays 2, il y a exportation de bien b et donc se désengage de la production du bien a pour s'engager dans le bien b.

en économie ouverte la nouvelle situation d'équilibre provient d'une égalisation du prix relatif des facteurs d'un pays a l'autre conduit à une égalisation du prix relatif des biens et cet équilibre apparaît stable. Cet équilibre apparaît stable car les pays coéchangistes ont le même système de prix relatifs (prix relatifs des facteurs et des biens).

Les intérêts:

La hausse du prix relatif du bien a par rapport au bien b dans le pays conduit a augmenter la qté de bien b disponible dans l'économie par rapport à la situation antérieure en économie fermée.

le facteur de production qui est disponible de manière relativement abondante se renchérit sous l'effet du commerce international. Donc le facteur abondant est valorisé par l'échange international.

Dans l'analyse de Ricardo on savait que la quantité de bien s'accroissait mais on ne savait pas pour qui cet accroissement était bénéfique. Dans l'analyse NC on a d'un coté un accroissement des quantités disponible ds les économies et il y a une valorisation du prix du facteur dont l'économie dispose le plus.

Aparté:

Concernant le prix de matières premières il dépend d'abord des rendement factoriel décroissant du sol et du sous-sol. Le prix des matières 1ère s'élèvent au fur et à mesure que la demande augmente.

2ème facteur: les prix des matières est une rente différentiel et un taux de profit moyen.

3ème facteur: entre le moment sort de terre et où il est distribué les agents vont faire des prévisions sur l'utilisation du pétrole. Elle n'est pas nécessairement néfaste mais nécessaire.

Nature de l'équilibre économique obtenue dans le modèle et la nature du tx de changement

la formation du système de prix au niveau international s'effectue de manière réel dans le sens où la monnaie ne

joue aucun rôle dans la formation des prix.

Que mesure dans ce conditions le tx de change?

Il se déduit comme dans toutes les analyses de l'équilibre de la balance commerciale en valeur monétaire à MT (6 et 18 mois).

Quelle est sa fonction? Assurer la parité de pouvoir d'achat des monnaies. Le système des prix relatifs est le même d'un pays à l'autre, seul un scalaire donné peut expliquer l'écart entre les salaires monétaires entre deux pays.

A

l'équilibre

p a 1

p b 1

= λp a 1

λp b 2

pour une quantité de monnaie donnée la quantité de biens reste la même.

Les variations de changes vont avoir pour fonction de corriger des écarts dans l'évolution du niveau général des prix.