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Annales du concours de PCEM 1 (1999 - 2004)

Biophysique : Les Rayonnements en médecine.

Notes :

- le programme a pu changer légèrement d'une année sur l'autre : il y a donc


certaines questions qui ne sont plus valables par rapport au programme actuel
- de même, certains points ont pu être approfondis en TD une année donnée, alors
qu'elles n'ont pas été reprises une autre année

Janvier 2000

1 - Une unité de masse atomique (1 u.m.a.) est égale ou équivalente à :

A: 12 fois le nombre d’Avogadro (12 x N)


B: 1,66 10 -24 g
C: 1822 fois la charge de l’électron
D: 0,511 MeV
E: 0,933 MeV

Correction :

A: c'est 1 / N
B: N = 6,02 1023 (pour une masse en g) ou 6,02 10 26 (pour une masse en kg)
-27 -24
donc 1 u.m.a. = 1,66 10 kg ou 1,66 10 g
C: c'est 1822 fois la masse d'un électron
D: 0,511 MeV correspond à la masse d'un électron
E: c'est 933 MeV

2
2 - Les ondes électromagnétiques :

A: se propagent dans le vide d’autant plus rapidement que leur fréquence est plus
élevée
B: transportent une énergie d’autant plus grande que leur fréquence est plus élevée
C: sont ionisantes lorsque leur fréquence est de l’ordre du mégahertz
(1 MHz =106 Hz)
D: ne sont pas ionisantes lorsque leur énergie est inférieure à 13,6 MeV
E: ne sont pas ionisantes lorsque leur énergie est supérieure à 13,6 MeV

Correction :
8
A: c = 3 10 m/s est constant quelle que soit la fréquence des ondes
B: d'a près Planck, E = h 
C: avec h = 4,1 10-15 eV.s et = 10 6 Hz, E est de l'ordre de 4,1 10-9 eV, ce qui est très
largement inférieur à la limite conventionnelle entre rayonnements ionisants et non
ionisants qui est de 13,6 eV (il s'agit en fait d'ondes radio qui ne sont évidemment
pas ionisantes)
D: la limite conventionnelle entre rayonnements ionisants et non ionisants est de
13,6 eV (et non 13,6 MeV !)
E: voir D

3 - Les niveaux d’énergie des électrons sur les couches électroniques d’un atome, qui servent à
expliquer les émissions de rayonnements lors du passage des électrons d’un niveau à un autre :

A: sont identiques pour tous les électrons d’une même couche (K, L, M etc.)
B: comportent autant de niveaux que la valeur du nombre quantique principal n de la
couche (1 niveau pour la couche K, 2 niveaux pour la couche L, 3 niveaux pour la
couche M etc.)
C: se déterminent à partir d’une combinaison du nombre quantique azimuthal l et
du nombre quantique de spin s
D: sont tels qu’il n’existe jamais dans un même atome deux électrons qui ont la
même énergie
E: sont tels qu’en valeur absolue l’énergie des rayonnements émis correspond à la
différence des énergies entre les deux niveaux entre lesquels s’effectue une
transition électronique

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Correction :

A: l'énergie varie aussi avec les sous-couches


B: pour L, par exemple, il y a trois niveaux d'énergie
C: j est bien la somme de l et de s
D: deux électrons peuvent avoir la même énergie, mais ce qui compte c'est qu'ils n'ont
pas les mêmes quatre nombres quantiques
E: c'est pratiquement la définition d'une émission de fluorescence

4 - L’effet AUGER :

A: correspond à l’éjection d’un électron d’une couche profonde d’un atome sous
l’effet d’une énergie provenant de la désexcitation du noyau de cet atome
B: correspond à l’éjection d’un électron d’une couche externe d’un atome sous
l’effet d’une énergie provenant de la désexcitation du noyau de cet atome
C: est important dans les tissus biologiques et de ce fait doit être pris en compte lors
de l’évaluation de la dose d’irradiation reçue par un sujet
D: est un des mécanismes importants de la production des rayons X
E: a comme origine une transition électronique entre deux niveaux d’énergie d’un
atome, du même type qu’une émission de fluorescence

Correction :

A: l'effet Auger ne provient pas d'une désexcitation nucléaire (quelle que soit la
couche électronique concernée)
B: voir A
C: les électrons Auger, de faible énergie, ont un effet biologique important
D: l'effet Auger donne une émission d'électrons mais pas de rayons X (contrairement à
la fluorescence qui peut donner des rayons X)
E: c'est une partie de la définition de l'effet Auger

5 - Lors de la production de rayons X par le mécanisme de freinage d’électrons, accélérés par


une différence de potentiel de 50 000 volts, qui bombardent une cible de tungstène :

A: on obtient des rayons X dont l’énergie maximale est égale à la différence entre
l’énergie des électrons incidents et l’énergie d’ionisation de la couche K du
tungstène
B: dans le spectre de rayons X obtenus par ce mécanisme, un maximum de photons
X ont une énergie de 50 keV
C: La plus grande partie des rayons X produits ont une longueur d’onde dans le vide
inférieure à 0,25 Å
D: une partie de l’énergie des électrons est transformée en chaleur
E: l’essentiel du spectre de rayons X est constitué par les raies K du tungstène

4
Correction :

A: dans le mécanisme de freinage, l'énergie maximale des rayons X produits


correspond à la transformation intégrale de l'énergie des électrons incidents, soit ici
50 keV
B: il y en a en fait très peu pour lesquels le rendement de la conversion d'énergie
est de 100 %.
C: une longueur d'onde de 0,25 Å (2,5 10-11 m) correspondrait à une énergie
(E = h = h c/) de 4,1 10-15 (h en eV.s) * 3 10 8 / 2,5 10 -11 = 5 10 4 eV = 50 keV
ce qui est la limite supérieure du spectre : la plupart des rayons ont donc une
énergie inférieure, c'est à dire une longueur d'onde supérieure
D: c'est la différence entre l'énergie des électrons et l'énergie des photons
E: pour obtenir l'ionisation de la couche K du tungstène, nécessaire à la production
des raies de fluorescence K, il faut une énergie de l'ordre de 70 keV

6 - Dans un tube à rayons X :

A: la cathode produit des électrons par effet thermo-électronique lors du chauffage


du filament
B: l’anode est également appelée anticathode
C: l’intensité du faisceau de rayons X est mesurée par l’intensité du courant
d’électrons qui traverse le tube
D: l’énergie des rayons X est fonction de la tension appliquée au tube
E: le spectre des rayons X à la sortie du tube est amputé des rayons de haute énergie
par rapport au spectre émis par la cible à l’intérieur du tube

Correction :

A: voir cours : c'est le mécanisme de production des électrons


B: voir cours : l'anode est à l'opposé de la cathode
C: voir cours : il s'agit d'une intensité faible, mesurée en mA
D: voir cours : la DDP donne l'énergie des électrons accélérés, et donc la limite
supérieure du spectre continu des rayons X
E: le verre absorbe les rayons de faible énergie et non ceux de haute énergie

7 - On peut obtenir une image radiologique de bonne qualité :

A: lorsque le foyer d’émission du tube à rayons X est aussi proche que possible
d’une source ponctuelle
B: lorsque l’énergie des rayons X employés est aussi élevée que possible
C: lorsque la plus grande partie des rayons X diffusés lors de la traversée du patient
est captée par la plaque sensible
D: lorsque l’énergie des rayons X est adaptée aux milieux traversés (air, tissus
mous, os etc...)
E: lorsqu’on élimine les rayons X diffusés lors de la traversée du patient par une
grille anti-diffusante

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Correction :

A: l'image est une projection conique et le sommet de ce cône (foyer sur l'a nticathode)
doit être le plus fin possible
B: voir réponse D qui est juste
C: les rayons diffusés, au contraire, dégradent l'image
D: selon les organes examinés, il y a une énergie optimale pour les rayons X
E: l'élimination des rayons diffusés est essentielle (voir C)

8 - Sur un film radiologique (après développement du film) :

A: les zones qui ont reçu un flux important de photons X apparaissent en noir
B: les zones qui ont reçu un flux important de photons X apparaissent en clair
C: l’image des poumons est sombre
D: l’image des os est sombre
E: on dit que l’image est «en positif»

Correction :

A: c'est le principe de l'image «en négatif»


B: ce serait alors une image «en positif»
C: ils sont peu absorbants et laissent donc passer beaucoup de rayons
D: c'est l'inverse
E: sur fil elle est «en négatif»

9 - Un compteur de Geiger-Muller :

A: comporte un milieu de détection qui est un cristal d’iodure de sodium dopé au


thallium
B: détecte des photons à partir de l’ionisation d’un gaz
C: est indépendant de toute alimentation électrique
D: fournit des impulsions dont l’amplitude est proportionnelle à l’énergie des
photons détectés
E: permet de compter tous les photons qui traversent de part en part le détecteur

Correction :

A: c'est un compteur à gaz


B: les photons doivent ioniser le gaz pou être détectés
C: il faut appliquer une tension pour collecter les ions formés
D: toutes les décharges (avalanches) ont la même amplitude
E: seuls les photons qui interagissent avec le gaz (et qui ne traversent donc pas le
compteur) sont détectés

6
10 - Un compteur à scintillations :

A: ne détecte que des particules (alpha, bêta ou neutrons) et est insensible aux
photons
B: comporte un milieu de détection qui est un gaz sous pression
C: fournit à chaque détection une impulsion électrique dont l’amplitude est en
rapport avec l’énergie déposée dans le détecteur
D: ne détecte que les interactions par effet photoélectrique
E: détecte les interactions par effet photoélectrique et par effet Compton

Correction :
A: détecte aussi bien les particules que les photons
B: c'est un cristal NaI (Tl)
C: c'est ce qui permet d'établir le spectre du rayonnement
D: toutes les interactions sont possibles
E: ce sont les deux principales interactions

11 - L’atténuation des photons lors de la traversée de la matière :

A: est un mécanisme aléatoire qui se traduit par une décroissance exponentielle de


l’énergie des photons en fonction de la distance
B: pour des photons d’énergie inférieure à 100 keV les deux mécanismes possibles
d’interaction sont l’effet photoélectrique et l’effet Compton
C: l’interaction des photons avec la matière s’effectue principalement au niveau des
noyaux des atomes de la matière traversée
D: l’interaction des photons avec la matière s’effectue principalement au niveau
des électrons des atomes de la matière traversée
E: la CDA est la distance maximale que les photons peuvent parcourir dans la
matière absorbante
Correction :

A: c'est le nombre des photons qui diminue et pas leur énergie


B: voir cours
C: c'est une interaction avec les électrons
D: c'est vrai (voir plus haut)
E: non, c'est la distance qui divise le nombre de photons par deux

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12 - Le carbone-11 (11 C) et le carbone-14 (14C) sont deux isotopes radioactifs du carbone stable
(12C). En se fondant sur le diagramme de stabilité des noyaux et en considérant les positions des
carbones radioactifs par rapport au carbone stable, on peut prédire que :

A: le carbone-14 se désintègre selon une radioactivité de type béta moins (- )


B: le carbone-14 se désintègre selon une radioactivité de type béta plus (+) ou par
capture électronique
-
C: le carbone-11 se désintègre selon une radioactivité de type béta moins ()
D: le carbone-11 se désintègre selon une radioactivité de type béta plus () ou par
+

capture électronique
E: les deux isotopes radioactifs du carbone aboutissent tous les deux à des isotopes
de l’azote après désintégration
Correction :

A: oui : excès de neutrons


B: non pour la même raison
C: idem
D: oui : excès de protons
E: Z+1 correspond au carbone - 14

13 - Le radium-226 (226Ra) est un isotope radioactif émetteur alpha () :

A: c’est un isotope radioactif naturel


B: c’est un produit de fission de l’uranium
C: le mode de désintégration est une transformation isobarique
D: il se désintègre en produisant un gaz radioactif : le radon
E: toutes les particules alpha émises ont la même énergie

Correction :

A: dans la famille de l'uranium - 238


B: non
C: c'est une désintégration alpha
D: oui voir cours
E: elles donnent un spectre avec une raie unique

14 - Le phénomène de fission de l’uranium-235 (235U) :

A: se produit car l’énergie de liaison par nucléon du noyau d’uranium (en valeur
absolue) est inférieure à celle des noyaux résultant de la fission
B: se produit car l’énergie de liaison par nucléon du noyau d’uranium (en valeur
absolue) est supérieure à celle des noyaux résultant de la fission
C: produit deux noyaux dont la somme des masses est exactement égale à 235
D: peut être déclanché par l’impact d’un neutron sur le noyau d’uranium
E: s’accompagne de l’émission de neutrons

8
Correction :

A: voir cours
B: c'est l'inverse
C: elle est approximativement égale à 238 (2 ou 3 neutrons en plus)
D: peut produire une réaction en chaîne
E: idem

15 - La réaction de production de molybdène radioactif suivante :

98
) 99 Mo
Mo (n,
s’effectue dans les conditions suivantes (une seule réponse) :

A: par fission de l’uranium-235


B: à l’aide d’un cyclotron
C: par irradiation d’une cible dans un réacteur nucléaire
D: par décroissance radioactive spontanée du molybdène-98
E: par élution d’un générateur de laboratoire

Correction :

A: on obtient bien du molybdène par fission, mais pas selon cette réaction
B: le cyclotron n'accélère que des particules chargées
C: irradiation par neutrons
D: ceci concerne le molybdène - 99
E: idem

16 - Le générateur « rubidium / krypton » sert à produire un gaz radioactif, le krypton-81m


(81mKr) employé pour l’imagerie de la ventilation pulmonaire. Le rubidium est un métal alcalin et
le krypton est un gaz rare. La période radioactive du krypton-81m est de 13 secondes.
A partir de ces données, et en se fondant sur les analogies ou les différences que ce générateur
peut avoir avec un générateur « molybdène / technétium », on peut prédire que :

A: le rubidium qui sert à charger le générateur est le rubidium-81 (81Rb)


-
B: le mode de désintégration du rubidium-81 est du type : béta moins ()
C: la période physique du rubidium-81 est inférieure à celle du krypton-81m
D: l’élution du générateur peut s’effectuer avec de l’air
E: le krypton-81m se transforme en xénon stable avec émission d’un rayonnement
gamma

Corrections :

A: oui, car désintégration isobarique


B: non, car le passage d'un alcalin à un gaz rare correspond à Z-1
C: elle est forcément plus longue que 13 secondes
D: le krypton est gazeux et peut être entraîné par de l'air
E: le xenon est loin du krypton

9
17 - On considère le schéma de désintégration suivant :

E1 X
1
m
E2 Y
2
E3 Y
On peut affirmer que :
-
A: la transformation n° 1 est une radioactivité de type béta moins ()
+
B: la transformation n° 1 est une radioactivité de type béta plus ()
C: la transformation n° 2 est une émisssion gamma
D: la différence des énergies E1 et E2 doit être supérieure à 1,02 MeV
E: le numéro atomique de l’élément Y est supérieur à celui de X

Correction :

A: Z donne Z+1
B: c'est l'inverse
C: oui, c'est une désexcitation
D: non car ce n'est pas une désintégration bêta plus
E: Z+1

18 - Parmi les réactions nucléaires suivantes qui servent à produire des isotopes radioactifs
employés en médecine, laquelle (ou lesquelles) peut (peuvent) s’effectuer dans un cyclotron ?

18
A: O (p,n) 18F
B:
16
O (p,) 13N
32
C: S (n,p) 32 P
52
D: Cr (n, ) 51 Cr
124
E: Te (p,2n) 123 I
Correction :

A: particule incidente chargée


B: idem
C: particule incidente neutre : réacteur
D: idem
E: particule incidente chargée

10
19 - Lors d’une radiothérapie par l’iode -131 (période physique de 8 jours) en vue d’un
131
traitement post-opératoire d’un cancer thyroïdien on administre une activité de 4000 MBq d’ I.
Chez un patient allergique à l’iode on désire connaître la masse d’iode administrée (en g =
microgrammes), en supposant que la dose thérapeutique ne contient que de l’iode-131 et aucun
autre isotope de l’iode. (une seule réponse)

A: 870 g
B: 0,87 g
C: 0,66 g
D: 0,60 g
E: 0,0066 g

Correction :

B: A = N d'où N = A T / 0,693 et la masse d'iode m = N * 131 / Avogadro

20 - Pour effectuer une scintigraphie cardiaque au thallium-201 (période physique de 72


heures) on pratique une première injection de 110 MBq de thallium-201 après une épreuve
d’effort, suivie trois heures plus tard d’une seconde injection de 40 MBq au repos. Quelle activité
de thallium-201 restera-t-il dans l’organisme du patient au moment où il quitte le service de
médecine nucléaire, deux heures après l’injection de repos ? On suppose qu’il n’y a pas eu
d’élimination du thallium (par voie urinaire notamment).
(une seule réponse)

A: 150 MBq
B: 144 MBq
C: 138 MBq
D: 104 MBq
E: 98 MBq

Correction :

B: les 110 MBq ont décrû pendant 6 heures et les 40 MBq pendant 2 heures

21 - Dans la séquence des évènements qui suivent une irradiation cellulaire :

A: l’ADN cellulaire n’est jamais touché directement et ce sont uniquement les


produits de l’ionisation de l’eau qui provoquent les lésions de l ’ADN
B: la cellule est capable de réparer certaines lésions de son ADN
C: le système immunitaire est capable d’éliminer une partie des cellules mutantes
D: un clone de cellules mutantes peut être à l’origine d’un cancer
E: un cancer radio-induit se manifeste cliniquement dans les jours qui suivent une
irradiation

11
Correction :

A: la cible peut être touchée directement


B: restauration cellulaire
C: les cellules mutantes
D: oui
E: non, cela prend des années

22 - Le TLE (transfert linéique d’énergie) :

A: est élevé pour des particules alpha car toutes les ionisations provoquées par
l’absorption des particules dans la matière sont concentrées sur un trajet court
B: est faible pour les particules alpha car la pénétration de ces particules dans la
matière est faible
C: est élevé pour des particules béta car toutes les ionisations provoquées par
l’absorption des particules dans la matière sont concentrées sur un trajet long
D: est faible pour les particules béta car la pénétration de ces particules dans la
matière est faible
E: est proportionnel à la CDA dans le cas des photons gamma

Correction :

A: c'est bien cela !


B: c'est l'inverse
C: est faible si le trajet est long
D: c'est l'inverse
E: c'est l'inverse

12
Janvier 2001

23 - Dans la relation de Planck : E = h



A: E est l’énergie d’un photon de fréquence 
B: la constante h prend des valeurs différentes selon que l’on exprime l’énergie E
en joule ou en électron-volt
C: la fréquence est proportionnelle à la célérité c du photon dans le vide
D: la fréquence peut prendre des valeurs différentes pour des photons d’énergie
identique
E: la fréquence est plus élevée pour les rayons ionisants que pour les rayons non
ionisants

Correction :

A: par définition
B: voir cours
C: la célérité dans le vide est indépendante de la fréquence
D: la fréquence correspond à l'énergie
E: oui puisque l'énergie est plus élevée

24 - Par définition, l’unité de masse atomique (u.m.a.) est égale à 1/12 ème de la masse de
l’atome de carbone. Quelles sont les propositions vraies ?

A: l’u.m.a. exprimée en gramme est égale à l’inverse du nombre d’Avogadro


B: l’u.m.a. vaut 1,66.10-27 kg
C: les masses d’un proton ou d’un neutron sont voisines d’une u.m.a.
D: la masse de l’électron est de 1822 u.m.a.
E: dans la définition de l’u.m.a. c’est l’isotope 12 du carbone (12C) qui intervient

Correction :

A: c'est la définition
B: idem
C: voisines mais pas tout à fait égales
D: c'est l'inverse : 1 / 1820
E: par définition du nombre d'Avogadro

25- Lors des transitions électroniques d’électrons de la couche L vers la couche K pour un type
d’atome donné :

A: il peut y avoir émission de deux photons d’énergie différente


B: les photons émis se distribuent selon un spectre continu
C: l’énergie émise lors d’une transition peut être communiquée à un électron
D: l’énergie des photons émis est variable avec la nature des atomes concernés
E: une transition n’est possible que s’il existe une lacune sur la couche K

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Correction :

A: deux transitions sont permises


B: ce sont des raies
C: électron Auger
D: les niveaux d'énergie varient
E: après ionisation, excitation ou capture électronique

26 - Les rayons X « mous » :

A: ont une énergie plus basse que les rayons X « durs »


B: sont obtenus dans un tube à rayons X sous une tension accélératrice supérieure à
100 kV
C: ont des énergies de plusieurs MeV
D: sont ionisants
E: sont produits par freinage d’électrons par une cible de tungstène

Correction :

A: c'est la définition
B: c'est l'inverse
C: c'est au contraire une faible énergie
D: oui, comme tous les rayons X
E: oui, car le mécanisme des raies K demande plus d'énergie (au moins 70 keV pour
le tungstène)

27 - Dans un tube à rayons X (tel que décrit classiquement) :

A: l’anode est en tungstène


B: l’anticathode doit être refroidie pour éliminer la chaleur produite par l’impact
des électrons accélérés
C: l’intensité électrique qui traverse le tube entre l’anode et la cathode s’exprime en
kilo-ampères
D: les électrons sont produits par effet thermoélectronique au niveau de la cathode
E: le tube doit être rempli d’un gaz inerte comme l’argon

Correction :

A: voir cours
B: idem
C: en milli-ampères
D: voir cours
E: il doit être sous vide

14
28 - L’iode - 127 stable comporte un certain nombre de protons et de neutrons dans son noyau.
Sans connaître le numéro atomique de l’iode, on peut prédire que la seule répartition possible des
nucléons parmi les propositions suivantes est : (une seule réponse)

A: 53 protons et 74 neutrons
B: 74 protons et 53 neutrons
C: 53 protons et 78 neutrons
D: 63 protons et 64 neutrons
E: 64 protons et 63 neutrons

Correction :

A: la somme p + n doit faire 127 et p doit être (nettement) inférieur à n

29 - Un élément X de numéro atomique Z et de nombre de masse A se désintègre en un élément


Y stable, de numéro atomique Z - 1 et de nombre de masse A. La différence de masse entre les
deux atomes est de 0,012 u.m.a.
Quel(s) est(sont) le(s) mode(s) de désintégration de cet élément ?
On donne 1 u.m.a. = 933 MeV (une seule réponse)

A: - (bêta moins) exclusivement


 (bêta plus) exclusivement
+
B:
C: capture électronique exclusivement
D: + (bêta plus) et/ou capture électronique
E: émission gamma pure de 1,332 MeV

Correction :

D: 0,012 u.m.a. correspond à 11 MeV : les deux mécanismes peuvent donc coexister

29- La constante radioactive :

A: est l’inverse de la constante de Planck


B: s’exprime en s-1 dans le système international d’unités
C: permet de connaître l’activité d’une source à partir du nombre de noyaux
radioactifs de cette source
D: diminue avec le temps pour un radionucléide donné
E: augmente avec le temps pour un radionucléide donné

15
Correction :

A: aucun rapport
B: inverse de la période
C: A = N
D: est une constante
Z: idem

30 - Une source de noyaux radioactifs possède une activité de 70 kBq et sa période est de 1 mn.
Quel est le nombre N0 de noyaux radioactifs de cette source à l’instant de la mesure (t = 0) et
quelle activité A5 restera-t-il au bout de 5 mn? (une seule réponse)
6
A: N 0 = 4,2 .10 noyaux et A5 = 14 Bq
B: N 0 = 6,06 .106 noyaux et A5 = 2,2 kBq
C: N 0 = 808 noyaux et A5 = 12,7 kBq
6
D: N 0 = 6,06 .10 noyaux et A5 = 35 kBq
6
E: N 0 = 4,2 .10 noyaux et A5 = aucune radioactivité

Correction :

B: N0 = A T / 0,693 = 70 000 * 60 / 0,693


au bout de 5 périodes, l'activité est divisée par 32
31 - Des comptages d’une substance radioactive de période physique T sont effectués au cours
du temps et donnent les résultats suivants :
t=0 A(t) = ....
t = 2T A(t) = 4.107 Bq
t = 5T A(t) = 5.106 Bq
L’activité initiale au temps t = 0 n’ayant pas pu être enregistrée, quelle est cette activité ?
(une seule réponse)

A: 3.108 Bq
B: 37.109 Bq
C: 1,6.108 Bq
D: 8.107 Bq
8
E: 10 Bq

Correction :

C: au bout de 2 T l'activité initiale a été divisée par 4, et par 32 au bout de 5 T

16
32- On considère une source radioactive comportant une filiation radioactive avec trois
éléments, X, Y et Z, dont le dernier est stable. On peut prédire que :
A: l’activité de X diminue au cours du temps lorsque l’activité de Y augmente
B: l’activité de X diminue au cours du temps lorsque l’activité de Y diminue
C: le nombre total d’atomes de la source, radioactifs ou non, reste constant
D: le nombre total d’atomes radioactifs de la source reste constant
E: l’activité de la source reste constante au cours du temps

Correction :

A: première phase de Y
B: deuxième phase de Y
C: X + Y + Z = cte
D: les atomes radioactifs diminuent
E: l'activité diminue aussi

33 - Le phénomène de la « conversion interne » :

A: est une désintégration radioactive équivalente à la désintégration + (bêta plus)


B: peut se produire lors du passage d’un noyau de l’état excité à l’état stable
C: a la même origine qu’une émission gamma
D: s’accompagne de l’émission d’un électron positif (positon)
E: transforme un élément X en un élément Y différent

Correction :

A: non, ce serait la capture électronique


B: c'est une désexcitation (comme gamma)
C: voir ci-dessus
D: aucun rapport
E: ne modifie pas la composition du noyau

34 - On considère le schéma de désintégration suivant (de l’isotope 125I) :

125
I

1
177 keV

125
Te

17
A: la transformation n° 1 doit comporter une seconde flèche en trait plein
correspondant à la désintégration + (bêta plus)
B: la transformation n° 1 est une capture électronique
la transformation n° 1 est une désintégration (bêta moins)
-
C:
D: la transformation n° 2 correspond à une transition électronique de la couche L
vers la couche K
E: la transformation n° 2 correspond à une désexcitation du noyau avec émission
d’un photon gamma ou phénomène de conversion interne
Correction :

A: l'énergie disponible n'est pas suffisante


B: oui (trait pointillé)
C: voir A
D: non, c'est un gamma
E: oui, l'un ou l'autre
59
35- La réaction de production du fer-59 ( Fe) à partir du fer-58 ( Fe) est de type ( n , ).
58

A: cette préparation s’effectue à l’aide d’un cyclotron


B: cette préparation s’effectue par irradiation neutronique dans un réacteur
nucléaire
C: un traitement chimique de la cible irradiée est nécessaire pour isoler le fer
radioactif
D: ce type de réaction ( n ,  ) est le seul mode de préparation d’isotopes radioactifs
dans un réacteur nucléaire
E: les neutrons intervenant dans la réaction ( n , ) proviennent de la fission du
combustible nucléaire dans le réacteur (uranium, par exemple)

Correction :

A: non, irradiation par neutrons


B: voir ci-dessus
C: impossible car le fer radioactif ne peut pas être séparé chimiqueùent de la cible en
fer stable
D: il y a aussi des réactions de type (n,p)
E: ce sont bien les neutrons de fission qui irradient la cible
238 235 232
36 - Dans les « familles » radioactives naturelles ( U, U ou Th) les points communs aux
trois familles sont :

tous les modes de désintégration (, ,  et capture électronique) sont


- +
A:
représentés dans l’évolution de la famille
B: l’aboutissement des trois familles est un isotope stable du plomb
C: les périodes radioactives des éléments initiaux (ancêtres) des familles sont très
longues, de l’ordre du milliard d’années
D: les périodes radioactives de tous les éléments successifs (descendants) des
familles sont très longues, de l’ordre du milliard d’années

E: l’évolution des familles passe toujours par un élément gazeux, isotope du radon

18
Correction :

A: il n'y a que alpha et bêta moins


B: voir cours
C: de l'ordre de grandeur de l'e xistence de la terre
D: il y a des intermédiaires de vie très courte
E: trois isotopes différents du même élément chimique

37 - On souhaite déterminer la CDA du plomb pour une source de photons gamma


monoénergétiques. Sachant qu’une épaisseur de 0,8 cm de plomb divise l’intensité du faisceau de
photons par 6, quelle est la valeur de cette CDA ? (une seule réponse)

A: 0,13 cm
B: 0,31 cm
C: 0,6 cm
D: 0,8 cm
E: 4,8 cm

Correction :

B: 2 CDA divisent par 4 et 3 CDA divisent par 8 : 0,8 mm est donc compris entre 2 et
3 CDA et CDA est donc compris entre 0,4 et 0,27 ce qui fait que seul B convient

49 - Le technétium - 99m est un émetteur gamma pur (photons monoénergétiques de 140 keV).
Pour ces photons, le coefficient linéique d’atténuation du plomb est de 14 cm-1. Quelle
épaisseur de plomb faut-il utiliser pour atténuer un faisceau de photons d’un facteur 5 ?
(une seule réponse)

A: 0,07 cm
B: 0,115 cm
C: 0,36 cm
D: 70 cm
E: on ne peut pas arrêter les photons gamma

Correction :

B: CDA = 0,693 / 14 = 0,05 cm ; comme pour la question précédente il faut entre 2 et


3 CDA pour atténuer d'un facteur 5, soit entre 0,10 cm et 0,15 cm et seul B
convient

19
38 - On mesure l’activité d’une source de photons polychromatiques à l’aide de deux détecteurs
de sensibilité identique placés respectivement à 1 m et à 5 m de la source. Sachant que le
détecteur placé à 1 m enregistre un flux de photons de 103 photons par minute, quel est le flux de
photons enregistré par le détecteur placé à 5 m de la source ? (une seule réponse)
3
A: 5.10 photons / mn
B: 103 photons / mn
C: 500 photons / mn
D: 200 photons / mn
E: 40 photons / mn

Correction :

E: d'a près la loi de l'inverse du carré de la distance, si distance est multipliée par 5 le
comptage est divisé par 25

39- La diffusion simple des rayons X (Thomson - Rayleigh) doit être prise en considération
pour l’imagerie radiologique :

A: parce qu’elle provoque un changement d’énergie des rayons X


B: parce qu’elle provoque un changement de direction des rayons X
C: parce qu’elle est responsable d’un flou dans les images
D: parce qu’un dispositif (grille anti-diffusante) qui permet d’éliminer les rayons
diffusés doit être interposé sur le trajet des rayons X
E: parce que les rayons diffusés sont susceptibles d’irradier le personnel placé à
proximité du patient lors d’une radiographie

Correction :

A: c'est une diffusion sans changement d'énergie


B: voir cours
C: idem
D: idem
E: idem

40 - Dosimétrie des rayonnements ionisants. Quelles sont les propositions vraies ?

A: le gray est une unité purement physique, qui ne prend pas en compte les effets
biologiques des différents types de rayonnements
B: à dose absorbée égale, les rayons sont plus nocifs que les rayons X
C: le transfert linéique d’énergie (TLE) est plus élevé pour les rayons que pour les
rayons 
D: les effets biologiques des rayonnements varient en fonction de leur nature
E: les effets biologiques de rayonnements varient en fonction des tissus ou organes
irradiés

20
Correction :

A: joule / kg
B: c'est l'efficacité biologique relative EBR
C: c'est l'inverse
D: voir B
E: facteur de pondération w T

41 - Les principales différences entre irradiation et contamination sont :

A: la contamination est plus dangereuse que l’irradiation


B: les rayons X provoquent une irradiation, mais pas de contamination
C: les substances radioactives provoquent une contamination, mais pas d’irradiation
D: les moyens de protection contre l’irradiation et contre la contamination sont
généralement différents
E: le risque des radionucléides émetteurs de rayons est différent selon qu’un
sujet est irradié ou contaminé

Correction :

A: tout dépend de la dose et il n'y a pas de règle générale


B: strictement externe
C: non, les deux sont possibles
D: voir cours
E: du fait du TEL élevé

21
Janvier 2002

42 - On considère un photon d’énergie 40 keV. Quel est l’ordre de grandeur de sa fréquence ?


(une seule réponse)
19
A: 10 Hz
B: 1020 Hz
C: 1021 Hz
D: 1022 Hz
23
E: 10 Hz

Correction :

= E / h = 4 10 : (6,6 10
4 -34 -19
A: / 1,6 10 )

43- Niveaux d’énergie des couches (et sous-couches) électroniques d’un atome :

A: La couche K comporte deux niveaux d’énergie (spins = -1/2 et + 1/2 )


B: La couche L comporte deux niveaux d’énergie ( j = 1/2 et j = 3/2 )
C: La couche L comporte trois niveaux d’énergie notés L I , LII et LIII
D: La sous-couche s de la couche M comporte un seul niveau d’énergie
E: La sous-couche p de la couche M comporte 5 niveaux d’énergie

Correction :

A: un seul niveau
B: trois niveaux
C: voir B
D: toutes les sous-couches s sont à un seul niveau
E: c'est toute la couche M qui comporte 5 niveaux

44- Dans un tube à rayons X à anode de tungstène, les électrons sont accélérés par une
différence de potentiel de 50 kV.

A: Les deux raies Kdu tungstène se superposent à un spectre continu d’émission


B: L’énergie maximale des rayons X est de 50 keV
C: L’énergie maximale des photons X émis au niveau de l’anticathode est diminuée
lors de la traversée du verre du tube à rayons X
D: Le spectre des rayons X peut être modifié en interposant un filtre (feuille
d’aluminium, par exemple) sur le trajet du faisceau à la sortie du tube
E: Outre les rayons X, le tube à rayons X produit également de la chaleur

22
Correction :

A: il faut au moins 70 keV


B: définition
C: l'énergie maximale ne varie pas, mais c'est éventuellement le nombre de photons à
la sortie du tube (mais surtout les plus faibles)
D: c'est le principe du filtrage qui vise à réduire la participation des rayons de faible
énergie
E: c'est un phénomène important qui oblige à refroidir l'anode

45- Energie de liaison des nucléons dans un noyau (on ne considèrera que des noyaux
stables) :

A: Le « défaut de masse » d’un noyau signifie que la masse des nucléons est inférieure
à la masse du noyau constitué par ces nucléons
B: L’énergie de liaison par nucléon est relativement stable pour des noyaux de
masse moyenne, ni trop légers, ni trop lourds
C: Les énergies de liaison des nucléons dans un noyau ont comme ordre de grandeur
le keV
D: Après fission de l’uranium, les produits de fission ont des valeurs d’énergie de
liaison par nucléon supérieures à celle de l’uranium
E: L’hydrogène possède la plus forte énergie de liaison par nucléon, comparé aux
autres éléments

Correction :

A: c'est l'inverse
B: courbe en plateau
C: ce sont des MeV
D: elles se situent au niveau du plateau de la courbe
E: c'est la plus faible (et ce n'est pas l'hydrogène 1 mais l'hydrogène 2 = deutérium)
46-Mode de désintégration
Le béryllium Be (Z = 4, A = 7) se désintègre vers le lithium Li (Z = 3, A = 7). Les masses des
atomes sont :
Li : 7,01601 uma
Be : 7,01693 uma
On donne 1 uma = 931,5 MeV. L’ensemble de ces données permet de dire que le mode de
désintégration du béryllium est de type :

A: -
 et/ou capture électronique
+
B:
 exclusivement
+
C:
D: capture électronique exclusivement
E: isobarique

23
Correction :

A: Z - 1 donc pas bêta moins


B: m entre Li et Be insuffisant pour bêta plus (< 1,022 MeV)
C: idem
D: c'est la seule possibilité qui reste
E: par définition

47-Décroissance radioactive :
Le fluor 18 est un émetteur  de période 110 mn. Une seringue de 1 GBq est préparée au centre
+

de production puis est acheminée vers son lieu d’utilisation. Le temps du trajet étant de trois
heures, quelle activité restera-t-il au moment de son arrivée ?

A: 120,28 MBq
B: 190,46 MBq
C: 321,66 MBq
D: 650,46 MBq
E: 890,72 MBq

Correction :

C: 3 h = 1,5 période et décroissance entre 1/2 et 1/4 soit entre 500 et 250 MBq

48-Si l’on connaît la masse m d’une source radioactive, constituée par un élément de masse
atomique A connue, on peut calculer la période T du radioélément à partir d’une mesure de son
activité a, en employant la formule suivante : (N = nombre d’Avogadro)
(une seule réponse)
A: T = 0,693.N.a
B: T = (0,693.N) / a
C: T = (0,693.A.a) / (N.m)
D: T = (0,693.N.m) / a
E: T = (0,693.N.m) / (A.a)

Correction :

E: a = N = (0,693 / T) N = (0,693 / T) (m / A ) N

49- Equilibre de régime :


On dispose d’un générateur rubidium - krypton utilisé en routine pour réaliser des scintigraphies
pulmonaires de ventilation. Les périodes du rubidium et du krypton étant respectivement de 4,58
heures et 13 secondes, au bout de combien de temps après chaque utilisation le générateur atteint-
il son équilibre de régime ?
(une seule réponse)

A: 13 secondes
B: 134,1 secondes
C: 8250 secondes
D: 3 heures
E: 24 heures environ
24
Correction :

B: tM = ln (1 / 2) / (1 - 2) question infaisable sans calculette !

50 – On rappelle le schéma de désintégration du phosphore – 32 :


32
P

Emax = 1,7 MeV

32
S
A: La désintégration est de type « capture électronique »
B: Le phosphore – 32 est un émetteur « bêta pur »
C: Un nombre maximal de rayons émis ont une énergie de 1,7 MeV
D: Un photon gamma d’énergie 1,7 MeV est émis à chaque désintégration
E: La transformation est de type « isobarique »

Correction :

A: non car Z + 1
B: oui car une seule flèche
C: c'est l'énergie maximale mais il y a très peu de rayons qui ont cette énergie
D: idem
E: par définition

51 – Dans un réacteur nucléaire on peut produire du chrome - 51 par irradiation d’une cible de
chrome - 50 :

A: La réaction est de type (n , )


B: La réaction est de type (n , p)
C: L’irradiation s’accompagne de l’augmentation d’une unité du nombre de
nucléons du noyau du chrome
D: On peut logiquement prévoir que l’élément radioactif produit par cette
irradiation se désintègrera sur le mode « bêta moins »
E: Le chrome radioactif est purifié par extraction chimique à partir de la cible

Correction :

A: oui car dans réacteur et z constant


B: voir A, dans réacteur et pas dans cyclotron
C: 50 donne 51
D: oui, car excès de neutrons (on en rajoute un)
E: non, car indissociable du chrome stable

25
52 – Le cyclotron :

A: Est un instrument de recherche en physique nucléaire et n’a pas d’applications


médicales pratiques
B: Sert à produire des radioéléments pour le diagnostic médical
C: Est un accélérateur de neutrons
D: Produit surtout des radioéléments émetteurs alpha
E: Est fondé sur la combinaison de champs magnétiques et électriques pour
déterminer la trajectoire des particules accélérées

Correction :

A: il est très utile en médecine


B: c'est la raison pour laquelle il est utile
C: on ne peut pas accélérer des particules non chargées
D: non, mais surtout des émetteurs de positons ou avec capture électronique (excès de
protons)
E: c'est cette combinaison qui fait tourner les trajectoires

53 - Elution d’un générateur :

On dispose d’un générateur molybdène - technétium - 99m dont l’activité en molybdène calibrée
pour le lundi à 08h00 est de 800 mCi. Ce générateur ne sera utilisé en pratique pour la première
fois que le mercredi à 08h00. Quelle activité maximale en technétium pourra-t-on
approximativement en extraire à ce moment ?
On donne : période du molybdène = 2,747 jours ; période du technétium = 6 heures.
(une seule réponse)

A: 3,1 mCi
B: 400 mCi
C: 483 mCi
D: 603 mCi
E: 800 mCi

Correction :
- 0,693 * 2 / 2,747
C: A2jours = 800 e

54 – Le potassium – 40 :

A: Est un radioélément naturel


B: A une période physique courte, ce qui explique qu’il est sans danger pour l’homme
C: Se trouve dans un certain nombre d’aliments
D: Est produit en permanence dans la haute atmosphère terrestre
E: est un produit qui fait partie de la famille naturelle de l’uranium - 235

26
Correction :

A: voir cours
B: milliards d'années au contraire
C: chocolat, bananes
D: non : radioactivité tellurique
E: non, élément isolé

55 – Lors de l’absorption d’un photon par effet photo-électrique :

A: Il y a émission d’un électron dont l’énergie cinétique est inférieure à l’énergie


du photon incident
B: Il y a absorption totale de l’énergie du photon incident
C: Il se produit un réarrangement secondaire des électrons du milieu absorbant
D: Il peut se produire une fluorescence
E: Il peut se produire un effet Auger

Correction :

A: différence = énergie de liaison


B: pas de photon diffusé : tout est absorbé
C: à la suite du départ d'un électron
D: réarrangement
E: autre manière d'utiliser l'énergie de réarrangement

56 – On considère un flux composé de N 0 photons de 180 keV émis pendant une durée de trois
secondes. On interpose un écran composé d’un matériau atténuant d’épaisseur 0,5 cm. La couche
de demi-atténuation (CDA) est de 0,3 cm pour les photons de 180 keV
Soit Ni le nombre de photons ayant interagi dans ce matériau. On peut écrire que :

A: Ni = 0,315 . N0
B: Ni = 0,5 . N0
C: Ni = 0,685 . N0
D: le nombre de photons ayant interagi par effet Compton et par effet photo-
électrique est de N0 - Ni
E: le coefficient linéique d’atténuation du matériau atténuant ne prend
pratiquement en compte que l’effet photo-électrique et l’effet Compton

Correction :
-0,693 0,5/0,3
A: Ni = 1 - nombre de photons qui traversent = 1 - N 0 e
B: idem
C: idem
D: c'est Ni
E: voir cours

27
57 – Une chambre d’ionisation :

A: Comporte des électrodes alimentées par un courant alternatif de haute fréquence


B: Est alimentée par une tension inférieure à celle d’un compteur de Geiger -
Muller
C: Fournit un courant proportionnel au nombre de rayons détectés
D: Emet des impulsions électriques qui permettent de compter le nombre de rayons
détectés
E: Est particulièrement adaptée à la détection des particules alpha

Correction :

A: courant continu
B: voir cours
C: c'est le mode de fonctionnement
D: ce serait un compteur GM
E: convient à tous les rayons

58 - Au niveau du cristal d’un détecteur à scintillations :

A: Les photons sont totalement ou partiellement absorbés

B: L’énergie X ou  est transformée en photons de moindre énergie


C: L’absorption par effet Compton s’accompagne d’un photon diffusé
D: Les photons X ou  sont convertis en électrons
E: Tous les photons X ou d’un faisceau de rayons sont absorbés

Correction :

A: les deux sont possibles


B: photons lumineux ou UV
C: comme toujours
D: non, en photons lumineux
E: seuls ceux qui interagissent avec le cristal sont détectés

28
59 - Statistique de comptage :
Un détecteur à scintillation comptabilise pendant 20 minutes des impulsions émises par une
source radioactive d’iode -131 de période 8 jours sur le pic d’absorption totale de 361 keV. Le
nombre d’impulsions mesurées est de 160 000. Quel est l’intervalle de confiance où la mesure
réelle de la radioactivité a 95 % de chances de se trouver ?
(La décroissance radioactive est considérée comme négligeable durant le temps de la mesure)
(une seule réponse)

A: [152 000 ; 168 000]


B: [159 200 ; 160 800]
C: aucun intervalle, la valeur réelle est très précisément 160 000 impulsions
D: [159 600 ; 160 400]
E: [150 000 ; 170 000]

Correction :

B: 160 000 +/- 2 (160 0001/2)

60 - Au cours d’un traitement par radiothérapie, une molécule d’ADN (masse molaire = 1013
g) est soumise à une dose d’irradiation de 1 gray. Si l’on suppose qu’il faut une énergie de
l’ordre de 35 eV pour provoquer une ionisation (rupture d’une liaison interatomique dans
l’ADN), combien (approximativement) cette molécule subira-t-elle d’ionisations ?
(une seule réponse)

A: 3
B: 30
C: 300
D: 3000
E: 30000

Correction :

-19 10 23
D: 1joule / kg = (1 / 1,6 10 ) / (10 / 6.10 ) eV/molécule / 35

29
61 - Lors de l’accident nucléaire de Tchernobyl en 1986, d’importantes quantités d’iode
radioactif (iode - 131, période physique = 8 jours) et de césium radioactif (césium - 131, période
physique = 30 ans) ont été émises dans l’atmosphère.

A: Dans les jours ou semaines qui ont suivi l’accident, le risque principal pour les
populations exposées était la contamination par l’iode et sa captation par la
glande thyroïde
B: Aujourd’hui on retrouve encore de grandes quantités d’iode radioactif dans
l’environnement à la suite de cet accident
C: La contamination encore actuellement présente dans certaines zones où se sont
déposés des produits radioactifs provenant du nuage de Tchernobyl, est due au
césium - 131
D: Il n’y a actuellement plus de risque de contamination de l’environnement par le
césium - 131
E: Un moyen préventif pour réduire les conséquences sanitaires d’une éventuelle
contamination par de l’iode radioactif dans des zones à risque, au voisinage
d’une centrale nucléaire, par exemple, est de distribuer aux populations
concernées des comprimés d’iode stable

Correction :

A: oui, car période physique de l'iode - 131 = 8 jours


B: voir A : il n'en reste plus
C: oui, car période de 30 ans
D: voir ci-dessus
E: voir cours : saturation de la thyroïde par de l'iode stable

30
Janvier 2003

62 - La théorie de la mécanique ondulatoire de Louis de Broglie stipule que :

A: une particule qui se déplace avec une certaine vitesse possède une onde
associée dont la longueur d'onde est proportionnelle à cette vitesse
B: à vitesse égale, une particule "lourde" s'accompagne d'une longueur d'onde
inférieure à celle d'une particule "légère"
C: l'énergie d'un photon augmente lorsque sa vitesse dans le vide augmente
D: l'énergie d'un photon diminue lorsque sa vitesse dans le vide augmente
E: la constante de Planck intervient dans l'expression de l'énergie cinétique d'une
particule qui se déplace avec une certaine vitesse

Correction:

A: inversement proportionnelle
B: = h / mv
C: la vitesse des photons dans le vide est une constante
D: idem
2
E: 1/2 m v

63 - Les électrons accélérés dans un tube à rayons X :

A: se déplacent de l'anode vers la cathode


B: acquièrent une vitesse qui dépend de la tension électrique d'accélération
C: décrivent un trajet en forme de spirale afin de permettre de réduire
l'encombrement du tube à rayons X
D: provoquent dans le tube un courant qui se chiffre en milliers d'ampères
E: produisent un échauffement de l'anticathode lors de leur impact

Correction :

A: de la cathode vers l'a node


B: l'énergie cinétique augmente avec la vitesse
C: ce serait un cyclotron
D: des milli-ampères
E: c'est l'énergie qui ne se transforme pas en rayons X

31
64 - Si l'on "filtre" un faisceau de rayons X destiné à réaliser une radiographie en lui faisant
traverser une plaque d'a luminium, le faisceau obtenu à la sortie :

A: subit une atténuation par rapport au faisceau d'origine


B: possède une énergie moyenne des photons inférieure à celle du faisceau
d'origine
C: possède une énergie moyenne des photons supérieure à celle du faisceau
d'origine
D: est plus "pénétrant" (traverse plus facilement les tissus) qu'avant filtrage
E: est plus "irradiant" (provoque une dose d'irradiation plus élevée pour une
même durée d'exposition) qu'avant filtrage

Correction :

A: le nombre de photons diminue après traversée de la plaque


B: l'élimination des photons de faible énergie fait augmenter l"énergie moyenne
C: idem
D: plus pénétrant car énergie moyenne plus élevée
E: moins irradiant car moins de photons que dans le faisceau d'origine

65 - Les grilles "anti-diffusantes" employées en imagerie radiologique ont comme objectif :

A: de réduire la participation des rayonnements diffusés à la constitution de


l'image sur le film
B: d'améliorer le contraste des images radiologiques
C: de diminuer le nombre de rayons diffusés qui se produisent lors du passage
d'un faisceau de rayons X à travers le patient radiographié
D: de réduire la dose d'irradiation reçue par le patient lors de cet examen

E: de réduire l'irradiation du personnel présent dans la salle de radiologie

Correction :

A: la grille élimine les rayons qui ont une mauvaise direction par rapport au cône de
projection
B: ceci améliore le contraste des images
C: il y a toujours autant de rayons diffusés, mais ils ne touchent plus le film
D: la dose au niveau du patient reste la même
E: idem pour le personnel : seul le film reçoit moins de rayons

32
66 - La désintégration du radium - 226 produit du radon - 222 :

A: cette transformation est isobarique


B: le bilan de la réaction est tel que la masse du noyau de radium est supérieure à
la somme des masses du noyau de radon et de la particule alpha
C: le bilan de la réaction est tel que la masse du noyau de radium est inférieure à
la somme des masses du noyau de radon et de la particule alpha
D: la différence de masse des noyaux de radium et de radon représente l'énergie
cinétique communiquée à la particule alpha
E: la particule alpha se déplace dans le vide à la vitesse de la lumière

Correction :

A: non car alpha


B: il y a de l'énergie cinétique en plus
C: voir B
D: non, il y a aussi la particule alpha elle-même
2
E: non, vitesse bien inférieure (E = 1/2 m v )

67 - Le carbone - 14 radioactif :

A: possède un excès de neutrons par rapport au carbone stable


B: se transforme en azote - 14 par capture électronique
C: se trouve dans la nature
D: se trouve en forte proportion dans le gaz carbonique absorbé par les plantes
lors de la photosynthèse
E: a un période radioactive de l'ordre du milliard d'années

Correction :

A: radioactivité bêta moins


B: non donne Z - 1 et de plus c'est bêta moins
C: oui, radioactivité atmosphérique
D: faible proportion, mais néanmoins mesurable
E: milliers d'années

68 - Si l'on compare l'activité d'une substance radioactive de courte période physique avec celle
d'une substance de période nettement plus longue :

A: pour un même nombre de noyaux radioactifs, l'élément de période longue est


plus actif que celui de période courte
B: pour un même nombre de noyaux radioactifs, l'élément de période longue est
moins actif que celui de période courte
C: l'activité des deux éléments est identique si le nombre de noyaux radioactifs est
identique
D: si l'on a une activité identique au départ pour les deux éléments, au bout d'une
période l'é lément à "vie longue" aura moins décru que l'élément à "vie courte"
E: si l'on a une activité identique au départ pour les deux éléments, au bout d'une
période l'é lément à "vie longue" aura plus décru que l'élément à "vie courte"
33
Correction :

A: c'est l'inverse
B: A = N = (0,693 / T) N
C: tout dépend de leur période
D: chacun décroît de moitié
E: idem

69 - La décroissance du fluor - 18 : Le fluor -18 est un émetteur radioactif de positons (β+)


utilisé pour le diagnostic et le suivi de tumeurs cancéreuses. Sa période physique est de 120
minutes et sa production industrielle est assurée par des centres disposant d'un cyclotron. Sachant
qu'une activité calibrée à 8h00 à Nice est de 0,2 Ci (7400 MBq) et que l'activité minimale
nécessaire pour assurer l'e xamen d'un patient est de 10 mCi, (370 MBq) avant quelle heure limite
le fluor - 18 devra-t-il être arrivé à Lyon pour pouvoir assurer la réalisation d'au moins un
examen ?
(une seule réponse)

A: 09h 04mn
B: 12h 45mn
C: 16h 38mn
D: 19h 17mn
E: aucun examen n'e st réalisable ce jour

Correction :

C: de 200 mCi à 10 mCi la décroissance est d'un facteur 20. En l'absence de calculette
permettant de calculer les exponentielles, on peut toujours dire que le délai doit être compris entre
4 périodes (facteur 16) et 5 périodes (facteur 32), soit entre 8 + 8 = 16 heures et 8 + 10 = 18
heures. Seul 16h 38 mn convient.

70 - Schéma de désintégration : Le thallium - 201 se désintègre en mercure par capture


électronique selon le schéma de désintégration suivant. Cocher la ou les proposition(s) exacte(s).

thallium - 201 instable


CE exclusive

mercure excité

 167,43 keV

mercure stable

A: le bilan des masses entre le noyau de thallium - 201 et le noyau de mercure


excité est nécessairement inférieur à 1,022 MeV
B: les deux éléments présents sur ce schéma sont des isotopes.
C: le photon gamma est issu des réarrangements électroniques du mercure.
D: le photon gamma de basse énergie peut interagir dans le milieu environnant
par effet Compton
E: le thallium - 201 possède un excès de protons
34
Correction :

A: sinon on aurait aussi bêta plus


B: des isobares
C: non, c'est la désexcitation du noyau
D: comme tous les photons gamma ou X
E: capture électronique

71 - Le phénomène de conversion interne lors d'une désintégration radioactive :

A: s'accompagne de l'émission hors de l'atome radioactif d'un rayon  (gamma)


dont l'énergie correspond à la différence entre les niveaux excité et
fondamental du noyau radioactif initial
B: s'accompagne de l'émission hors de l'atome radioactif d'un électron dont
l'énergie cinétique correspond à la différence entre les niveaux excité et
fondamental du noyau radioactif initial
C: s'accompagne d'un réarrangement du cortège électronique du noyau final de la
désintégration radioactive, avec émission de rayonnements de fluorescence
D: suppose que l'état excité du noyau final dure un certain temps et qu'il s'agit
donc d'un état métastable
E: nécessite une différence d'énergie au moins égale à 1,022 MeV entre les états
initial et final du processus radioactif

Correction :

A: c'est un électron
B: il faut tenir compte de l'énergie de liaison de l'électron
C: suite au départ d'un électron K
D: est tout aussi valable pour un état excité
E: rien à voir avec l'annihilation d'un positon

72 - La production du fluor - 18 : Parmi les réactions nucléaires suivantes, quelle(s) est (sont) la
18
(les) réaction(s) nucléaire(s) qui permet(tent) d'obtenir du fluor - 18 ( 9 F ) ?
On note d = 12 H .

A: 106
48 Cd 
n,...
B: 18
8 O 
p, n ...
C: 20
10 Ne 
d, ....

D:
14
7
N 
d,n 
...
E: 203
81 Tl 
p,3n 
 ...

35
Correction :

A: le cadmium est beaucoup trop loin du fluor


B: oui car Z + 1 et A constant
C: oui car Z + 1 -2 = Z + 1 et A = A + 2 - 4 = A - 2
D: 14 + 1 = 15
E: voir A

73 - Une réaction nucléaire de type (n,) :

A: s'obtient à l'aide d'un cyclotron


B: produit en général un radio-isotope émetteur de positons
C: nécessite une séparation chimique pour extraire le radioélément produit et le
séparer de la cible
D: produit un radioélément chimiquement identique à l'élément qui constitue la
cible
E: est communément réalisée sur place dans un hôpital

Correction :

A: réacteur, car un cyclotron n'accélère que des particules chargées


B: bêta moins car excès de neutrons
C: pas de changement chimique lors de cette réaction
D: voir C
E: nécessite un réacteur industriel

74 - Le générateur radio-isotopique rubidium - 81 / krypton - 81m :

A: fournit un gaz radioactif utilisable pour l'exploration de la ventilation


pulmonaire
B: doit être élué à l'aide d'une solution de chlorure de sodium isotonique et stérile
C: est fondé sur une filiation radioactive de trois éléments chimiquement distincts
D: nécessite une protection en plomb pour éviter la contamination radioactive des
personnes qui se tiennent à proximité du générateur lors de son élution
E: est largement employé pour la radiothérapie des cancers thyroïdiens

36
Correction :

A: krypton = gaz rare comme hélium ou xénon


B: élution par de l'air
C: 2 éléments : rubidium et krypton (métastable et stable)
D: le plomb protège de l'irradiation mais pas de la contamination
E: c'est l'iode radioactif

75 - L' atténuation en fonction de la distance : Lors de son passage d'un état excité à un état
fondamental stable, un isotope radioactif émet un photon gamma d'é nergie égale à 1,33 MeV.
Deux détecteurs de même type sont placés à 1m et à 5 m d'une source de cobalt - 60. Sachant que
le détecteur placé à 5 m de la source détecte 5000 photons/s, cocher la ou les propositions justes.

A: le détecteur placé à 1 m enregistre 5000 photons/s


B: le détecteur placé à 1 m enregistre 125 000 photons/s
C: le détecteur placé à 1 m enregistre 1000 photons/s
D: le détecteur placé à 1 m enregistre 25 000 photons/s
E: des photons gamma de 511 keV peuvent être détectés à proximité de la source

Correction :

A: loi de l'inverse du carré de la distance : si la distance est divisée par 5 le nombre de


photons détectés est multiplié par 25
B: voir A
C: voir A
D: voir A
E: 1,33 MeV est suffisant pour provoquer des créations de paires et donc par la suite
l'annihilation du positon de la paire créée

76 - Le coefficient d'atténuation : Sachant que le coefficient massique d'atténuation /des


rayons X de longueur d'onde = 0,07 nm est de 50 cm /g pour le cuivre, quel est le coefficient
2

linéaire d'atténuation correspondant ?


On donne : masse volumique du cuivre = 8,93 g/cm3 ; c=3.108 m/s ; 1 eV=1,6.10-19 J.

(une seule réponse)

A: 446,5 cm-1
B: 5,59 cm-1
C: 0,178 cm-1
D: 329,2 J/s
-1
E: 5,24 cm

Correction :

A: = 50 x = 50 x 8.93

37
77 - Si l'on compare l'absorption des photons par effet Compton et par effet photoélectrique :

A: le spectre d'énergie des photons diffusés par effet Compton est un spectre
continu
B: le spectre des rayonnements de fluorescence qui font suite à une absorption
photoélectrique est un spectre continu
C: lors de l'effet Compton, l'énergie de liaison de l'électron avec lequel interagit le
photon est négligeable dans le bilan énergétique de l'interaction
D: lors de l'effet photoélectrique, l'énergie de liaison de l'électron avec lequel
interagit le photon est négligeable dans le bilan énergétique de l'interaction
E: les deux mécanismes contribuent, dans des proportions variables, à
l'atténuation d'un faisceau de rayons X lors d'un examen radiologique

Correction :

A: énergie variable en fonction de l'angle de diffusion


B: raies de fluorescence
C: électron périphérique
D: électron d'une couche interne fortement lié
E: voir cours
78 - L'atténuation d'un faisceau monochromatique : On souhaite tester l'efficacité de deux
matériaux afin de fabriquer un écran protecteur contre les rayonnements ionisants.
Des épaisseurs croissantes d'écrans sont soumises à un rayonnement fixe de 511 keV de photons
parallèles. Le nombre de photons traversant l'écran est mesuré avec un détecteur et exprimé en
pourcentage du nombre de photons incidents selon l'épaisseur de l'écran.
L'expérience permet de dire que :
% photons mesurés

100 %

70 %

matériau 1

matériau 2

1,6 cm 5,3 cm épaisseur d'écran en cm

A: le matériau 1 est plus atténuant que le matériau 2


B: le matériau 1 a une masse volumique plus élevée que celle du matériau 2
C: la CDA du matériau 1 est plus importante que celle du matériau 2
D: le coefficient d'a tténuation du matériau 1 est plus élevé que celui
du matériau 2
E: la CDA du matériau 1 est de 10,29 cm

38
Correction :

A: le faisceau perd moins de photons et le matériau est donc moins absorbant


B: étant moins atténuant il a une masse volumique moindre
C: il est moins atténuant et il faut donc une plus grande épaisseur pour une CDA
D; il est moins atténuant et le coefficient est donc moindre
E: 5,3 cm atténuent de 30% : on peut donc faire le calcul de puis de la
CDA = ln2 / (mais il faudrait une calculette)

79 - Lors d'un examen de mammographie portant successivement sur les deux seins (supposés
de masse identique), la dose absorbée à la suite de la prise des clichés est
de 0,10 cGy :

A: la dose absorbée par chaque sein est de 0,05 cGy


B: la dose absorbée par les deux seins est de 0,10 cGy
C: la dose absorbée par les deux seins est de 0,20 cGy
D: pour une dose de 0,10 cGy, l'énergie absorbée dans un sein est la moitié de
l'énergie absorbée dans les deux seins
E: pour une dose de 0,10 cGy, l'é nergie absorbée dans un sein est le double de
l'énergie absorbée dans les deux seins

Correction :

A: la dose s'applique à chaque sein indépendamment de l'autre


B: idem
C: idem
D: pour une même dose, si la masse est divisée par deux, l'énergie absorbée est aussi
divisée par deux
E: voir D

80 - Lorsqu'on exprime une dose d'irradiation en sieverts :

A: on ne prend en considération que les rayonnements de particules, à l'exclusion


des rayonnements photoniques
B: on ne prend en considération que les rayonnements photoniques, à l'exclusion
des rayonnements de particules
C: on se situe dans le système international d'unités (SI)
D: on tient compte de la nature des rayonnements considérés
E: on peut définir la dose maximale admissible (DMA) pour différentes
catégories de personnes

Correction :

A: tous les rayonnements comptent


B: idem
C: J / kg multipliés par un facteur de qualité sans dimension
D: Facteur de pondération wR
E: voir cours
39
81 - Un patient est traité par radiothérapie de la glande thyroïde à l'aide d'iode - 131. Cet
isotope radioactif se désintègre selon le mode - (bêta moins) et la désexcitation du noyau
s'accompagne de l'émission d'un photon  (gamma).

A: l'administration d'iode radioactif réalise une contamination volontaire du


patient
B: l'essentiel de la dose d'irradiation reçue localement par la thyroïde résulte de
l'interaction des électrons avec le tissu thyroïdien
C: l'émission des rayons gamma représente un risque d'irradiation pour
l'entourage du patient
D: au cours de ce traitement le patient doit porter un masque et des gants pour
éviter une éventuelle contamination par l'iode radioactif
E: la dose d'irradiation délivrée à la thyroïde est contrôlée en faisant varier la
durée d'application de la source d'iode radioactif en regard de la thyroïde

Correction :

A: par administration orale ou injection


B: action à courte distance
C: action à longue distance
D: il est déjà contaminé (par principe)
E: le temps d'i rradiation dépend des périodes physique et biologique de l'iode
administré

82 - On admet que l'énergie de liaison des électrons K du tungstène est de 70 keV. Quelles sont
les propriétés des raies d'émission Kdu tungstène ?

A: Elles sont au nombre de trois : K1, K2 et K3


B: Leur énergie est légèrement supérieure à 70 keV
C: Pour qu'e lles apparaissent dans le spectre d'é mission d'un tube à rayons X, il
faut que l'énergie d'accélération de électrons qui frappent l'anticathode soit au
moins le double de l'énergie de liaison K, soit 140 keV
D: Lorsque la tension d'accélération aux bornes d'un tube à rayons X est
inférieure à 50 000 V, les raies Kne viennent pas se superposer au spectre
continu d'émission
E: Les transitions électroniques qui donnent naissance aux raies Kse produisent
entre deux sous-couches de la même couche K

Correction :

A: il n'y a que deux raies permises


B: nettement inférieure (E entre L et K)
C: non, une fois suffit
D: l'énergie esy insuffisante pour ioniser la couche K
E: non, entre L et K

40
83 - Lors d'un examen radiologique il est nécessaire de filtrer le faisceau de rayons X à la sortie
du tube à rayons X :

A: Pour éliminer les rayons X les plus "durs"


B: Pour éliminer les rayons X les plus "mous"
C: Pour éliminer les photons diffusés lors de la traversée du patient
D: Pour éliminer les raies de fluorescence de l'anode
E: Pour éviter la surchauffe de l'a nticathode sous l'action des électrons accélérés

Correction :

A: ce sont les plus mous qui sont absorbés par le filtre


B: idem
C: c'est le rôle des grilles anti-diffusantes
D: ces raies sont plutôt "dures"
E: le filtre vient après l'impact des électrons et ne réduit donc pas la production de
chaleur au niveau de l'a nticathode

84 - L'intensité i du courant électronique qui traverse un tube à rayons X :

A: Est une mesure (indirecte) de l'intensité du faisceau de rayons X délivré par le


tube
B: Peut être réglée en modifiant l'intensité I du courant de chauffage du filament
C: Est habituellement de l'ordre de quelques centaines d'ampères
D: Est responsable de l'élévation de température de l'anode par effet Joule
E: Produit des rayons X de plus grande "dureté" lorsqu'elle augmente

Correction :

A: mesure le flux des électrons accélérés et est donc lié au flux de photons X produits
B: la production d'électrons dépend de l'intensité de chauffage
C: milli-ampères
D: ce n'est pas un effet Joule, mais l'impact des électrons qui chauffe l'anode
E: la dureté dépend de la tension d'accélération

85 - L'effet AUGER :

A: Est la diffusion d'un photon incident par un atome avec changement de direction
mais sans changement d'énergie
B: Est la diffusion d'un photon avec changement de direction et avec changement
d'énergie
C: Concerne les couches "profondes" d'un atome "lourd"
D: Se traduit par l'émission d'un électron lors de la désexcitation d'un atome
E: Est un phénomène "nucléaire" qui s'accompagne d'une modification de la
structure du noyau d'un atome

41
Correction :

A: c'est la diffusion simple


B: c'est la diffusion Compton
C: non, les électrons faiblement liés, et donc les couches superficielles
D: par définition
E: c'est un phénomène électronique

86 - L'émission bêta plus :


A: Se produit pour les noyaux possédant un excès de neutrons
B: Le spectre d'émission bêta plus est un spectre de raie (centrée sur 511 keV)
C: On appelle dématérialisation la production de 2 photons due à la rencontre de
l'électron positif avec un électron négatif du milieu
D: Les émetteurs de positons utilisés en Médecine Nucléaire ont généralement une
période courte et sont produits par des cyclotrons
E: Les caméras « à positons » détectent en fait les photons de 511 keV

Correction :

A: non, un excès de protons


B: non, un spectre continu (comme bêta moins) et surtout il n'a rien à voir avec 511
keV, qui est l'é nergie d'annihilation d'un positon
C: c'est la définition
D: oui, c'est leur intérêt médical
E: oui, et non les positons comme leur nom pourrait le faire croire

87 - Décroissance radioactive : Le Carbone - 11 est un émetteur de positons de période physique


= 20 minutes .Un flacon de 1,6 GBq de Carbone 11 est préparé à 8 heures du matin
Quelle est l'activité disponible à 10 heures du matin ? (une seule réponse)
A: 0,27 GBq
B: 0,25 GBq
C: 27 MBq
D: 25 MBq
E: 12,5 MBq

Correction :

D: de 8 heures à 10 heures il y a deux heures, soit 6 périodes radioactives. L'activité


initiale se trouve donc divisée par 64 et il reste 1600 / 64 = 25 MBq

42
88 - On considère le schéma de désintégration suivant :

A: Le césium -137 est un émetteur de positons


A
B: La transformation de X en Y* se fait par désintégration bêta moins
A
C: La transformation de Y* en Y se fait par capture électronique
D: L'étoile (*) de Y* indique que le noyau de cet atome est dans un état excité
(porteur d'énergie excédentaire)
A A
E: Le passage de X à Y constitue une réaction isobarique, quelle que soit la
voie empruntée

Correction :

A: la flèche vers la droite signifie bêta moins


B: oui, voir ci-dessus
C: non, c'est une désexcitation
D: oui, par définition
E: oui, puisque A ne change pas

89 - Production du phosphore - 32 radioactif à partir du soufre - 32 stable :

A: La réaction est du type ( n, p )


B: Le soufre - 32 ainsi obtenu est un produit de fission de l'uranium
C: Cette production se fait dans un réacteur nucléaire
D: La réaction est du type ( p , n )
E: Cette production se fait dans un cyclotron

Correction :

A: oui car le nombre de masse ne change pas (réaction isobarique) et que le numéro
atomique décroît d'une unité
B: non, c'est le résultat d'une réaction nucléaire
C: oui, c'est une irradiation par des neutrons (rapides)
D: non, car sinon Z augmenterait d'une unité
E: serait vrai si D était vrai !

43
90 - Un générateur de technétium - 99m a été calibré pour permettre une élution de 10 GBq
de technétium le matin à 8 heures. Ce technétium est ensuite utilisé au cours de la journée
pour réaliser des examens nécessitant pour chaque patient une activité injectée de 400 MBq.
Les patients sont partagés en deux groupes égaux et injectés, pour moitié à 8 heures et pour
moitié à 14 heures. Combien de patients au maximum sera t'il possible d'examiner au cours de
99
cette journée ? (périodes physiques : Mo = 2,7 jours, 99mTc = 6 heures) (me seule réponse)
A: 20 patients
B: 16 patients
C: 12 patients
D: 10 patients
E: 8 patients

Correction :

B: à 14 heures, compte tenu de la décroissance du technétium, il faudra pour chaque


patient 800 MBq de l'activité initiale disponible à 8 heures. Donc (x (nombre de patients du
matin) * 400) + (x (même nombre de patients de l'après midi) * 800) = 10 000. En simplifiant,
x * 1200 = 10 000, soit x = 8,33. Le nombre maximum de patients pour la journée (2 x) sera de
16,66 soit 16 patients (et il restera un peu d'activité inutilisée). On pouvait également raisonner de
manière plus intuitive en notant que 1/3 de l'activité serait utilisée le matin (3333 MBq, pour 8
patients nécessitant 3200 MBq) et les 2/3 restants pour l'après midi 6666 MBq dont il ne reste
plus que la moitié, c.a.d. 3333 MBq, ce qui permet de faire encore 8 patients.

91 - La formation d'éléments radioactifs naturels dans l'atmosphère :


A: Se produit essentiellement sous l'effet des rayons gamma contenus dans le
rayonnement cosmique
B: Est responsable de la contamination de l'environnement par l'iode -131
C: S'effectue lors de réactions nucléaires avec les gaz atmosphériques
D: Donne des éléments dont la durée de vie est toujours assez brève, inférieure à deux
heures
E: Permet de dater les roches et les minéraux à l'aide du carbone - 14

Correction :

A: non, ce sont les particules, protons etc.


14
B: ce sont essentiellement le C et le tritium, mais pas l'iode, qui est un produit de
fission de l'uranium
C: c'est la définition de la radioactivité atmosphérique
D: non, des années pour le carbone - 14 (5730 ans) et le tritium (12,3 ans)
E: non, seulement des substances organiques qui ont absorbé du CO2

44
92 - Lors d'un examen radiologique, une partie des rayons X qui pénètrent dans le patient
sont diffusés par le mécanisme de diffusion "simple", sans variation de leur énergie :
A: II s'a git d'une interaction qui s'effectue principalement avec les noyaux des
atomes du patient
B: L'énergie des photons diffusés se distribue selon un spectre continu qui dépend
de la tension d'alimentation du tube à rayons X
C: Les rayons diffusés provoquent une ionisation des atomes qui sont à l'origine
de leur diffusion
D: Les rayons diffusés provoquent une excitation des atomes qui sont à 1'origine
de leur diffusion
E: La quantité de rayons diffusés par unité de masse de matière diffusante
s'exprime en grays

Correction :

A: non : avec les électrons (les interactions avec les noyaux sont rares et ne
concernent que les photons de haute énergie)
B: le spectre diffusé reste identique au spectre incident (pas de changement d'énergie):
il est donc continu avec une limite qui dépend de la tension d'accélération des
électrons
C: diffusion simple, sans échange d'énergie
D: idem
E: ce sont les rayons absorbés qui se chiffrent en grays (joules/Kg)

93 - Effet Compton - Effet photoélectrique :


A: Lors d'une interaction par effet Compton, le photon incident cède toute son
énergie cinétique
B: Lors d'une interaction par effet photoélectrique, le photon incident cède toute
son énergie cinétique
C: Lors d'une interaction par effet photoélectrique, il faut que l'énergie cinétique
du photon incident soit supérieure à l'énergie de liaison de l'électron pour que
celui-ci puisse être arraché de l'a tome
D: Lors d'une interaction par effet Compton, l'a ngle de diffusion des
photoélectrons augmente lorsque l'énergie du photon incident augmente
E: Une des conséquences d'une interaction par effet photoélectrique est une
émission de photons de fluorescence

Correction :

A: seulement une partie (le reste étant diffusé), mais de toutes façons le photon n'a pas
d'énergie cinétique !
B: le photon n'a pas d'é nergie cinétique ! (1/2 mv2)
C: idem
D: l'angle dépend du type d'interaction (plus ou moins tangentiel ou frontal) mais pas
de l'é nergie du photon
E: c'est une des propriétés de cet effet : absorption totale avec expulsion d'un électron
profond, et réarrangement des électrons
45
94 - Dans le bilan énergétique relatif à la diffusion Compton :
A: L'énergie du photon diffusé est variable en fonction de la direction dans
laquelle s'effectue la diffusion
B: L'énergie du photon diffusé est légèrement plus élevée que celle du photon
incident
C: L'énergie du photon diffusé est égale à la somme de l'énergie du photon
incident et de l'énergie de liaison de l'électron responsable de la diffusion
D: Un photon "rétro-diffusé" a subi un choc tangentiel avec un électron faiblement
lié d'un atome
E: Un photon "rétro-diffusé" a subi un choc tangentiel avec un électron fortement lié
d'un atome

Correction :

A: c'est une des propriétés fondamentales de la diffusion Compton


B: le photon diffusé ne peut pas gagner de l'é nergie par rapport au photon incident
C: cet électron est par définition très faiblement lié ; c'e st l'é nergie cinétique de
cet électron déplacé sous l'action du photon qu'il faut considérer
D: c'est un choc frontal qui provoque la rétro-diffusion
E: idem, et en plus l'énergie de liaison n'intervient pas : c'est de toutes façons une
faible énergie dans l'effet Compton

95 - Le schéma de désintégration dn cobalt - 60 est le suivant :

Une source de cobalt - 60 est placée dans une enceinte en plomb qui réduit d'un facteur 1000
l'intensité des rayons gamma de 1,33 MeV émis par le cobalt.
A: Les rayons de 1,17 MeV sont atténués d'un facteur supérieur à 1000
B: Les rayons de 1,17 MeV sont atténués d'un facteur inférieur à 1000
C: L'ensemble des rayons du cobalt sont atténués d'un facteur supérieur à 1000
D: L'ensemble des rayons du cobalt sont atténués d'un facteur inférieur à 1000
E: L'ensemble des rayons du cobalt sont atténués d'un facteur voisin de 500

Correction :

A: si l'énergie des rayons diminue (1,17 < 1,33) l'atténuation augmente


B: inverse de la réponse précédente
C: les deux types de rayons étant en quantité identique (une seule voie de
désintégration) l'atténuation moyenne des deux types de rayonnements reste
supérieure à 1000 (1000 pour l'un et un peu plus de 1000 pour l'autre)
D: inverse de la réponse précédente
E: 500 < 1000 donc réponse fausse

46
96 - Atténuation des photons dans la matière - CDA (couche de demie-atténuation)
A: Le coefficient linéique , est lié à la CDA par la relation = ln(2/CDA)
B: Le coefficient ne dépend que des caractéristiques du milieu traversé
C: L'unité du coefficient linéique d'atténuation est l'inverse d'une longueur
D: Après avoir traversé une épaisseur de 4 CDA, le nombre de photons incidents
a été divisé par 8
E: Sachant que la CDA du plomb pour les photons gamma de l'iode - 131 est de
0,7 cm, l'interposition d'une épaisseur de plomb de 4,9 cm divise le
rayonnement émis par le patient par un facteur supérieur à 100.

Correction :

A: = ln2 / CDA
B: il dépend aussi de l'énergie des photons
C: voir A : CDA étant une longueur, est son inverse
D: divisé par 16
E: 4,9 cm correspond à 7 CDA, soit une division par 128

97 - L'identification d'un radionucléide peut se faire en analysant le spectre des émissions


de rayons gamma qu'il produit. Pour mesurer l'énergie des photons gamma émis, on peut
utiliser un détecteur de type :
A: Film radiologique
B: Chambre d'ionisation
C: Compteur proportionnel
D: Compteur de Geiger-Muller
E: Compteur à scintillations

47
Correction :

A: donne une image, mais pas d'information sur l'énergie des photons détectés
B: donne un courant d'ionisation qui dépend du nombre d'ions formés mais qui est
indépendant de l'énergie des photons qui ont ionisé le gaz
C: oui car la hauteur des impulsions est proportionnelle à l'énergie d'interaction des
photons (intensité de l'avalanche proportionnelle à cette énergie)
D: décharges (impulsions électriques) de même amplitude que l'on peut compter, mais
qui ne donnent pas l'énergie de chaque photon détecté
E: scintillations d'intensité (et impulsions en sortie de photomultiplicateur)
proportionnelle à l'é nergie des photons

98 - Interaction des neutrons avec la matière :

A: Les neutrons dits "thermiques" ont une énergie cinétique très élevée
B: Des neutrons peuvent être produits lors de réactions nucléaires dans un
cyclotron
C: La fission de l'uranium est une importante source de neutrons
D: Les neutrons n'ayant pas de charge électrique, leur parcours dans la matière est
très court
E: Lorsque les neutrons thermiques sont capturés par un noyau il peut se produire
la formation d'un élément radioactif

Correction :

A: les neutrons thermiques ont une très faible énergie (énergie cinétique de l'a gitation
thermique)
B: réactions de type : 18O ( p , n ) 18F

C: Chaque fission donne plusieurs (2 ou 3) neutrons qui peuvent être utilisés pour
produire des radioéléments artificiels
D: il n'y a pas d'interaction coulombienne et donc le trajet est long
E: réactions de type : 58Fe ( n ,  ) 59 Fe

99 - Irradiation et contamination : le radium - 226 se transforme en radon - 222

A: Le rayonnement émis par le radium présente un risque majeur en cas


d'irradiation externe
B: Le rayonnement émis par le radium présente un risque majeur en cas
de contamination interne
C: Le radon, descendant du radium, est un élément stable
D: Le radon, descendant du radium, est un élément gazeux
E: Le radon est dangereux car il provoque facilement une contamination

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Correction :

A: Non car ce sont des particules alpha, très peu pénétrantes


B: C'e st le risque majeur des particules alpha (trajet court et ionisation forte)
C: Il est radioactif et la filiation naturelle se poursuit jusqu'au plomb
D: Oui, c'est ce qui le rend dangereux pour la santé
E: Il est inhalé et il faut donc aérer les maisons susceptibles d'en contenir

100 - Principes généraux de la radioprotection des personnels susceptibles d'ê tre irradiés à
titre professionnel :

A: DMA signifie : dose moyenne autorisée


B: Les DMA s'expriment en mSv pour une période donnée, par exemple mSv/an
C: Les normes de radioprotection visent à favoriser une irradiation unique de
forte dose plutôt qu'une succession d'irradiations de faibles doses réparties sur
une longue période
D: Certains organes, comme les mains, par exemple, peuvent admettre
une irradiation supérieure à celle du "corps entier"
E: Les normes de radioprotection applicables aux femmes enceintes sont
plus sévères que celles des autres catégories de travailleurs

Correction :

A: Dose Maximale Admissible


B: La période sur laquelle se répartit la dose est fondamentale (voir ci-dessous)
C: C'e st l'inverse
D: Les mains sont moins radiosensibles que d'autres organes
(moelle hématopoïétique, gonades etc.)
E: Les femmes enceintes doivent être particulièrement protégées

Réalisé par Rèda El Amrani.

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