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ART. PREMIER

N° 150

ASSEMBLÉE NATIONALE

14 novembre 2014

DÉLIMITATION DES RÉGIONS ET MODIFICATION DU CALENDRIER ÉLECTORAL - (N°

2358)

Commission

Gouvernement

Commission Gouvernement
Commission Gouvernement

AMENDEMENT

présenté par

M. Laurent et M. Hutin

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Supprimer cet article.

ARTICLE PREMIER

EXPOSÉ SOMMAIRE

N o 150

L’article 1 du projet de loi propose un redécoupage régional dont ni l’opportunité ni la pertinence ne sont établies. Dans le catalogue des lieux communs du « réformisme » territorial figurent la création de grandes régions « d’échelle européenne » et la suppression des départements. Ces clichés constituent les deux idées directrices du futur projet de loi de réorganisation territoriale de la République.

Conçue rapidement, cette nouvelle carte régionale favorisera-t-elle les économies budgétaires ou l’efficacité publique ? Rien n’est moins sûr. Par contre, il est certain que la nouvelle carte viendra remettre en cause trente ans de travail commun et la lente constitution d’espaces publics locaux. L’assise de cette jeune collectivité n’en sera pas confortée.

L’enchevêtrement des compétences et des interventions devrait être démêlé dans un souci de rationalisation de l’action publique, d’efficience de la dépense locale et de lisibilité pour le citoyen. La nouvelle carte régionale ne garantit ni la première ni la deuxième et vient brouiller les repères des citoyens qui ont eu à peine 30 ans—et c’est une courte durée—pour commencer à s’approprier ce troisième échelon local.

Par la recherche d’une improbable « taille européenne », il n’est pas exclu que ces grandes régions sortent de cet épisode réformateur plus faibles qu’elles n’y étaient entrées : c’est d’ailleurs le seul argument un peu paradoxal - en faveur de ce projet de loi.

ART. 3

N° 152

ASSEMBLÉE NATIONALE

14 novembre 2014

DÉLIMITATION DES RÉGIONS ET MODIFICATION DU CALENDRIER ÉLECTORAL - (N°

2358)

Commission

Gouvernement

Commission Gouvernement
Commission Gouvernement

AMENDEMENT

présenté par

M. Laurent et M. Hutin

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ARTICLE 3

Rétablir l’alinéa 8 dans la rédaction suivante :

N o 152

« c) À la fin du III de l’article L. 4122-1-1, les mots : « décret en Conseil d’État » sont remplacés par les mots : « la loi » ; ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

En première lecture, la commission des lois a privilégié la loi à l'édiction d'un décret en Conseil d'Etat. Il est proposé de rétablir cette disposition.

Le chamboule-tout gouvernemental crée un désordre institutionnel et risque de favoriser les initiatives de redécoupage sauvage de la carte régionale. Dans ces conditions, il importe de limiter drastiquement le droit d’option.

Le texte de la commission des Lois prévoit une majorité des trois-cinquièmes dans les trois assemblées locales concernées (département, région de départ, région d’arrivée).

Il est important que la carte régionale reste pleinement une compétence du législateur. En cohérence avec les dispositions de l'article L.4122-1 du Code général des collectivités territoriales, il est proposé que la modification des limites territoriales des régions se fasse par la loi et non par le décret.

ART. PREMIER

N° 153

ASSEMBLÉE NATIONALE

14 novembre 2014

DÉLIMITATION DES RÉGIONS ET MODIFICATION DU CALENDRIER ÉLECTORAL - (N°

2358)

Commission

Gouvernement

Commission Gouvernement
Commission Gouvernement

AMENDEMENT

présenté par

M. Laurent et M. Hutin

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ARTICLE PREMIER

I. – Compléter l’alinéa 9 par les mots :

« et Pays de la Loire ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 15.

EXPOSÉ SOMMAIRE

N o 153

La création de régions de grande taille doit au moins permettre de se parer durablement contre un régionalisme identitaire résiduel qui est profondément étranger à la tradition républicaine.

Le principe général de regroupement souffre d’exceptions laissant ainsi plusieurs singletons : Ile- de-France, Centre, Pays-de-la-Loire et Bretagne. Sauf pour l’Ile-de-France et ces 12 millions d’habitants, cette situation n’est pas satisfaisante.

Elle porte un risque centrifuge pour les régions périphériques où subsistent des revendications identitaires. Le législateur devrait être rendu prudent par les cas écossais et catalans : la décentralisation dans des états pourtant unitaires peut mal tourner.

La nouvelle carte régionale devra résister aux trente prochaine années et doit donc veiller à bien intégrer les régions périphériques où peuvent subsister des revendications identitaires. Il serait donc très avisé de ne pas laisser isolées la Bretagne, l’Alsace ou la Corse.

Aucune objection historique ou culturelle voire n’est recevable. La commission des lois ayant judicieusement agrégé l’Alsace à la grande région Est, il est proposé que les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire soient regroupées