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1 Michel ROUX Entrepôts et magasins 5 e édition Tout ce qu’il faut savoir pour
1 Michel ROUX Entrepôts et magasins 5 e édition Tout ce qu’il faut savoir pour
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1 Michel ROUX
1 Michel ROUX
1 Michel ROUX Entrepôts et magasins 5 e édition Tout ce qu’il faut savoir pour concevoir
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Entrepôts et magasins 5 e édition Tout ce qu’il faut savoir pour concevoir une unité
Entrepôts
et magasins
5
e édition
Tout ce qu’il faut savoir pour concevoir
une unité de stockage
1 Michel ROUX Entrepôts et magasins 5 e édition Tout ce qu’il faut savoir pour concevoir
7 Tout ce que vous devez savoir pour concevoir une unité de stockage 7 7

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7 Tout ce que vous devez savoir pour concevoir une unité de stockage 7 7 Tous
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Tout ce que vous devez savoir pour concevoir une unité de stockage

7

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Tous les outils pratiques

Toutes les informations

Ce livre très complet propose une démarche claire pour concevoir une installation de stockage et de préparation de commandes rationnelle et performante ou pour améliorer un magasin existant.

Le responsable en charge d’un tel projet y trouvera toutes les clés pour réussir, dans le cadre d’une méthodologie rigoureuse allant de l’étude à la réalisation du projet.

Michel Roux analyse les besoins et présente les moyens disponibles sur le marché pour les satisfaire : équipements statiques et mobiles, logiciels, sans oublier les ressources humaines, la sous-traitance, la sécurité ou le transport.

Cette cinquième édition comporte deux nouveaux chapitres sur le cross- docking et les entrepôts spécifiques (surgelés, luxe, livre, e-commerce, …).

Cet ouvrage peut être accompagné de Optimisez votre plate-forme logistique, chez le même éditeur, qui
Cet ouvrage peut être accompagné de Optimisez votre plate-forme
logistique, chez le même éditeur, qui regroupe les données numériques
nécessaires lors de la conception d’un entrepôt.
Michel ROUX est consultant indépendant
en logistique. Il enseigne sa spécialité dans
plusieurs formations supérieures (Mastères,
MBA, Master 2) en France comme à
l’étranger.
Contact : microux@club-internet.fr
diteur : G55189
ISBN Code
: 978-2-212-55189-1
barbarycourte.com | Phot o : Phovoir.fr
: microux@club-internet.fr diteur : G55189 ISBN Code : 978-2-212-55189-1 barbarycourte.com | Phot o : Phovoir.fr

Entrepôts et magasins

Éditions d’Organisation Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05

Pour entrer en contact avec l’auteur : microux@club-internet.fr

Du même auteur avec Tong Liu, chez le même éditeur :

Optimisez votre plate-forme logistiqu e, 3 e édition Cet ouvrage est la suite logique de l’ouvrage Entrepôts et magasins . En quelque sorte, il en cons- titue le tome 2. Il comprend trois parties, un aide-mémoire contenant de nombreuses données nu- mériques (dimensions, temps, vitesse, etc.), un outil d’auto-audit de 300 questions avec le référentiel associé sur CD-rom et, enfin, tout une série d’exercices accompagnés de leur corrigé.

Du même auteur, chez le même éditeur :

Appels d’offres L’auteur détaille la procédure à suivre pour rédiger un cahier des charges, élaborer une offre puis analyser les offres afin de les comparer. De nombreux exemples sont tirés de projets logistiques.

En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris.

© Groupe Eyrolles, 1995, 2001, 2003, 2008, 2011 ISBN : 978-2-212-55189-1

Michel Roux

ENTREPÔTS ET MAGASINS

Tout ce qu’il faut savoir pour concevoir une unité de stockage

Cinquième édition

Michel Roux ENTREPÔTS ET MAGASINS Tout ce qu’il faut savoir pour concevoir une unité de stockage

Remerciements

Un grand merci à ceux qui ont apporté une aide précieuse à la rédaction de cet ouvrage :

Jean Yves A LVISET , Maître ès transports Gilles F LEURY , Maître ès WMS Francis G ULON , Maître ès tableaux de bords Pierre J AMAIN , Colonel des pompiers Armelle M ULLER , Directeur du laboratoire du feu et de l’environnement, expert en sécurité incendie

Merci aux sociétés qui ont permis l’usage de photos de leurs installations :

BT Manutention

Constructor Dexion

Fenwick

Infflux

Otor Picardie

Samovie Logistique

Savoye Logistics

Synhelios

TXCom

Merci à mes clients qui m’ont soumis leurs projets et sont souvent devenus des amis.

Merci à mes étudiants pour le nombre et la pertinence de leurs questions.

© Groupe Eyrolles

S OMMAIRE

Chapitre 1 Introduction

1

1. La complexité des magasins

1

2. Le « zéro stock »

1

3. L’entrepôt : maillon de la Supply chain

2

4. Entrepôts et e-commerce

3

Chapitre 2

Organisation de l’ouvrage

5

1. Le fil directeur

5

2. À qui s’adresse cet ouvrage ?

6

Partie 1 Méthodologie :

les différentes phases de conduite d’un projet

Introduction

9

1. Sites existants, nouveaux entrepôts, transferts

9

2. Les différentes phases d’un projet

10

Chapitre 1

Les phases d’études

11

1. Le plan directeur

11

2. L’avant-projet sommaire

12

3. L’avant-projet détaillé

14

Chapitre 2

Les phases de simulation de validation de conception

21

1. Les logiciels dédiés

21

2. Les logiciels généraux

22

Chapitre 3

Les phases de réalisation

25

1. Les consultations

25

2. Les contrats de travaux

28

3. La direction des travaux

32

4. Les recettes

32

5. Les transferts

35

6. La mise en exploitation

35

7. La disponibilité

35

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Entrepôts et magasins

Chapitre 4

Les risques de dérive

Le planning d’un projet

Chapitre 5

1. Le vrai problème des études gratuites

2. Résister à la tentation de vouloir aller trop vite

3. Éviter les oublis

4. Associer les flux physiques et d’informations

5. Préparer les futurs exploitants

Les conditions de la réussite

37

37

41

41

43

44

45

45

Partie 2 Concevoir la partie physique du magasin

Chapitre 6

1. Le nombre d’entrepôts

2. La situation de l’entrepôt

3. La définition du stock à accueillir

4. La définition des contraintes transport

5. Le format des cartons détail et le calage

Les décisions pré-requises

Chapitre 7

1. Les familles logistiques

2. Les articles

3. Les conditionnements collectifs

4. Les conditionnements intermédiaires

5. Les données logistiques

6. La quarantaine

Les données statiques

Chapitre 8

1. La volumétrie du stock

2. Les saisonnalités

3. L’évolution dans les cinq ans à venir

Le dimensionnement statique des besoins

Chapitre 9

1. Les différents flux

2. Les flux d’arrivée

3. La préparation de commandes

4. Les retours et les litiges

5. Les flux sortants

6. Les flux internes annexes

Les données dynamiques

49

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71

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© Groupe Eyrolles

 

Sommaire

7. Les opérations à valeur ajoutée

75

8. Le classement ABC

77

Chapitre 10 Le dimensionnement dynamique

81

1. Le calcul des flux

81

2. Les variations de flux

81

3. Les périodes dimensionnantes

82

4. Le schéma des flux

83

Partie 3 Concevoir les différentes zones fonctionnelles de l’entrepôt

Chapitre 11 La conception de l’amont et du stockage

87

1. La zone de rétention entre production et magasin

87

2. Les quais d’arrivée

88

3. Les zones de contrôle

93

4. Les zones de conditionnement ou reconditionnement

94

5. Les zones de quarantaine

94

6. La pertinence d’un stock unique

95

7. La définition des volumes du palettier

97

8. L’automatisation du stockage

105

Chapitre 12 La conception de la préparation de commandes et de l’aval

109

1. Les éléments à prendre en compte

109

2. L’organisation des prélèvements

110

3. Le transfert des prélèvements

113

4. Les grands modes de préparation

119

5. Optimisation des mouvements

122

6. Le contrôle pondéral

122

7. Le dimensionnement des zones de préparation

125

8. La zone de consolidation

130

9. Les zones d’emballage

130

10. Les zones de contrôle départ

130

11. Les zones d’attente de départ

131

Chapitre 13 Le cross-docking

133

1. La terminologie

133

2. Le principe

134

3. Les avantages attendus

135

4. Les principales questions

136

5. Les références éligibles à ce type d’organisation

137

6. Les différentes stratégies envisageables

137

© Groupe Eyrolles

Entrepôts et magasins

7. Un compromis, le « Put to store »

8. Les équipements dédiés

9. L’impact du X-dock sur le bâtiment 10. Conclusion du chapitre

Chapitre 14 La conception globale avec les zones annexes

1. Le stockage des palettes vides

2. Les allées de circulation

3. Les circulations de sécurité

4. Les magasins traversants et les quais départ

5. Les locaux techniques

6. Les bureaux et salles de réunion

7. Les locaux sanitaires et sociaux

8. L’implantation générale

Chapitre 15 Les spécificités dues à l’activité

1. La grande distribution

2. Les produits surgelés

3. Le textile

4. Le luxe

5. Les produits de santé

6. Le livre

7. Le e-commerce

8. Les pièces de rechange

9. Les bibliothèques

10. Les entrepôts de denrées animales

Chapitre 16 Le choix du terrain

1. Les qualités requises du terrain

2. Les qualités requises de l’environnement

Chapitre 17 Le bâtiment

1. La construction

2. Les sols

141

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185

185

186

Partie 4 Les différents équipements

Chapitre 18 Les équipements statiques

1. Les palettiers

2. Le stockage des charges longues

3. Les casiers

191

191

197

197

© Groupe Eyrolles

 

Sommaire

4. Le stockage mobile

197

5. Le stockage dynamique

199

6.

Le stockage à accumulation

200

Chapitre 19 Les équipements mobiles

201

1. Les transpalettes

201

2. Les gerbeurs à bras porteurs

202

3. Les chariots élévateurs à fourches frontales

202

4.

Les chariots à mât rétractable

204

5. Les chariots à fourche tridirectionnelle

205

6. Les chariots à fourche bidirectionnelle

207

7. Les chariots préparateurs

208

8. Les chariots combinés

209

9. Les chariots omnidirectionnels

211

10. Remarques générales sur les batteries

212

11. Les transtockeurs

213

12. Le stockage automatique à chariots autonomes

221

13. Les armoires rotatives

223

14. Les silos à tiroirs

224

15. Les carrousels

224

16. Les automates de préparation de commandes

225

17. L’accueil des prélèvements manuels

226

18. Les robots préparateurs

227

19. Les palettiseurs

228

20. Les différents convoyeurs

228

21. Les chariots autoguidés

230

22. Les machines de tri

231

23. Les machines d’emballage

236

24. Le chargement global

237

Chapitre 20 Le calcul des temps opératoires

241

1.

Méthode de calcul

241

Partie 5 Le logiciel de gestion d’un magasin générique

Chapitre 21 La gestion du magasin

247

1. Remarques préliminaires

247

2. La gestion des stocks et la gestion du magasin

247

3. La gestion des données techniques

250

4. La gestion de l’activité globale

253

5. Historisation de l’activité

255

© Groupe Eyrolles

Entrepôts et magasins

6. La traçabilité

7. La gestion des entrées magasin

8. La gestion des emplacements

9. La gestion des palettes prisonnières

10. La gestion des mouvements internes

11. Les contrôles périodiques

12. Les inventaires

13. La gestion des préparations de commandes

14. La gestion des sorties

15. Affectation des zones

16. L’annulation de commande tardive

17. Gestion des chargements

18. Génération des documents d’expédition

19. La préfacturation

20. Les sorties exceptionnelles

21. Les programmes utilitaires

22. Des fonctions annexes

23. Les apports d’une gestion informatisée

Chapitre 22 Les moyens à mettre en œuvre

1. Les moyens logiciels

2. Les moyens matériels

Chapitre 23 L’identification automatique et les terminaux mobiles

1. L’identification automatique

2. Ce qui peut être identifié

3. Les saisies que l’on peut automatiser

4. Le choix d’un code

5. L’impression des codes à barres

6. Les apports de l’identification automatique

7. Les terminaux mobiles

Chapitre 24 Les marches exceptionnelles

1. La mise en place du système

2. Les marches dégradées

Chapitre 25 Les tableaux de bord de l’entrepôt

1. Les tableaux de bord : outils du management

2. Le suivi des indicateurs internes

3. L’image de l’inventaire

4. Le suivi de l’activité

5. Le suivi de la productivité

6. Le suivi de la qualité

255

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321

© Groupe Eyrolles

 

Sommaire

7. Le suivi de la sécurité

323

8. Le journal de bord

323

9. La génération de rapports

324

Partie 6

La sécurité

Chapitre 26 La sécurité de l’entrepôt

327

1. La complexité du problème

328

2. Les différents acteurs de la démarche

328

3. Les principaux textes législatifs et réglementaires

332

4. La logique de la démarche

338

5. La nature des risques potentiels

339

6. L’importance du facteur temps

340

7. Les chocs

342

8. L’incendie

344

9. L’explosion

353

10. L’inondation

354

11. La pollution de l’air

354

12. La pollution de l’eau

354

13. Le cas particulier des aérosols

355

14. Les risques particuliers

357

15. Les salles de charge des batteries

357

16. Les sprinkleurs

358

17. Les consignes de sécurité

363

18. Le transport

364

19. Le dossier de demande d’autorisation

367

20. Les équipes de secours

368

21. Les audits

369

22. Les textes réglementaires

369

Chapitre 27 Proposition d’audit de sécurité

373

1. Méthode proposée

373

2. Les fiches guides

373

Partie 7 Améliorer une unité de stockage

Chapitre 28 Méthode d’amélioration rapide d’un entrepôt

385

1. Initialisation du projet

385

2. Rationalisation du stock

386

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Entrepôts et magasins

3. La validation des données

4. Optimisation des trajets

5. Mécanisation et automatisation

6. Prise de décisions

7. Les fiches guides

Partie 8 Changer de site

Chapitre 29 Le transfert d’entrepôt 1 Remarque liminaire

2. Les difficultés de l’opération

3. La poursuite de l’activité

4. Le suivi des références

5. Les inventaires

6. Les changements

7. Les formations complémentaires

8. Le surcroît d’activité

9. Le temps imparti au transfert

10. Le déverminage de la nouvelle installation

11. La réutilisation d’équipements existants

12. Les contraintes des systèmes informatiques

13. Le choix des bonnes unités d’œuvre

14. Le cahier des charges d’un transfert

15. Le planning d’un transfert

Partie 9 Faire ou faire faire

Chapitre 30 Les ressources humaines

1. La définition des postes

2. La description des postes

3. Les « bonnes pratiques »

Chapitre 31 La sous-traitance logistique

1. Estimation du coût des prestations internes

2. Estimation de la qualité de service

3. La rédaction du cahier des charges

387

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Sommaire

429

4. Sommaire proposé 5. Questionnaire type de recueil de données

433

Conclusion

437

Notions d’ergonomie

439

Les filières de formation

443

Les adresses utiles

447

Bibliographie

449

Glossaire

459

Index

467

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1. L A COMPLEXITÉ DES MAGASINS

I NTRODUCTION

Lorsqu’un automobiliste aperçoit de l’autoroute un beau parallélépipède aux façades bien lisses et vierges de toute ouverture, il peut être tenté de croire que l’intérieur de cet entrepôt procède de la même simplicité. Il n’en est rien ; les entre- pôts modernes abritent des fonctions de plus en plus sophistiquées.

Les critères de complexité sont multiples. On évoque souvent le volume du stock à entreposer pour décrire un magasin ou encore sa surface ; mais il existe de très vastes entrepôts à la fois simples à concevoir et à gérer car les références qu’ils accueillent sont peu nombreuses et de dimensions homogènes, produits de grande consommation, boissons ou lessives.

Plus que du volume du stock, les difficultés proviennent des hétérogénéités : celle des données logistiques : type de conditionnements et dimensions, celle des statuts, celle des modes d’expédition, etc. D’autres facteurs importants de complication peuvent être un grand nombre de lignes par commande ou des exigences particu- lières de préparation. La complexité globale d’un magasin est la somme de toutes ces exigences. Cet ouvrage a l’extrême ambition d’aborder l’ensemble de ces points.

Une mise en garde importante s’impose dès à présent. Plus la conception d’un projet sera fine et sophistiquée, plus elle risque de mal résister aux change- ments des données de base. Par exemple, les tendances de l’époque sont à l’augmentation du nombre de lignes par commande et à la diminution simul- tanée du nombre d’articles par ligne : « juste à temps » oblige ! Un magasin qui serait trop spécialisé dans le traitement des palettes complètes resterait-t-il encore exploitable pour un traitement fortement accru du détail ? Un juste compromis entre la flexibilité et la productivité devra toujours être recherché même si cela entraîne l’abandon, quelquefois déchirant, de solutions très auto- matisées. Celles-ci peuvent paraître très séduisantes pour répondre au problème tel qu’il est posé aujourd’hui. Cependant des solutions un peu plus "rustiques" seront tout à fait acceptables maintenant et resteront opérationnelles demain pour des besoins quelque peu différents.

2. L E « ZÉRO STOCK »

Il peut paraître inopportun, à certains, de parler de conception de magasin alors que l’on parle si souvent de « zéro stock » et de « juste à temps ». Plusieurs réponses peuvent être proposées à cette objection. Tout d’abord, c’est dans le pays inventeur de ce concept, le Japon, que l’on rencontre le plus de magasins automati- ques. Ensuite quand la mise en pratique d’un dogme a été excessive, le retour du

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Entrepôts et magasins

balancier suit toujours ; et ce retour s’annonce. Par ailleurs, il existe et il existera longtemps des stocks de précaution ou des stocks dont la vocation spéculative est avouée et ces stocks ont besoin d’entrepôts.

Enfin, et c’est l’argument essentiel, la meilleure façon de réduire un stock est de le bien gérer ; or le magasin n’est-il pas l’outil principal de cette gestion ?

La conception d’un nouveau magasin, ou à plus forte raison l’étude d’amélioration d’un entrepôt existant, ne débutera qu’après une réflexion approfondie sur la valeur souhaitée des niveaux de stocks. Cette réflexion doit être menée au niveau le plus haut de l’entreprise : direction générale, direction de la production et direction commerciale. Il est à rappeler que le coût de possession d’un stock se situe entre 15 % et 25 %, disent les experts.

3. L’ENTREPÔT : MAILLON DE LA SUPPLY CHAIN

Le concept, relativement récent, de Supply chain invite à mener, avec le recul nécessaire, une réflexion globale sur la chaîne logistique d’un produit depuis son départ « du fournisseur du fournisseur jusqu‘au client du client » suivant la formule consacrée. C’est la seule approche vraiment rationnelle.

Il va de soi que toute chaîne en possède au moins un, mais le plus souvent de multi- ples maillons constitués par des entrepôts de stockage ou plates-formes de distribu- tion. L’étude bien menée d’un magasin de stockage devra obligatoirement s’inscrire dans cette démarche systémique. Un optimum global n’étant jamais la somme d’optimums locaux, des arbitrages devront être rendus.

Qui n’a pas vu, par exemple, des temps de chargement et de déchargement massi- vement hypertrophiés par le « gavage » inconsidéré des camions ayant pour seul objectif de gagner quelques euros sur le poste transport ? Alors que ce sont des centaines de euros qui sont dilapidées sur les quais.

Qui n’a pas vu des logisticiens trop timorés pour oser demander que telle informa- tion figure également « code barrée » sur les étiquettes apposées en amont, en fin de production ? Les quelques minutes consacrées à la re-conception du format étiquette éviteraient combien de saisies manuelles ultérieures avec leur cortège de temps gaspillé et de risques d’erreurs ?

Qui n’a pas vu des palettes qui débordent ou qui sont d’une remarquable instabilité car personne n’a dit au marketing que le format d’un carton doit être un sous- multiple du format de la palette qui va l’accueillir ?

Ce ne sont là que trois exemples anecdotiques des problèmes qui sont résolus dans une approche systémique de type Supply chain.

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4. ENTREPÔTS ET E-COMMERCE

Introduction

Le rapide essor du commerce, dit électronique puisque les commandes transitent par Internet, devrait rapidement multiplier le nombre de plates-formes de distribu- tion et fortement motiver l’optimisation de leur exploitation.

Comment un client pourrait-il admettre qu’une commande passée en quelques secondes mette plusieurs jours pour être livrée ? De nombreuses start-ups du e- commerce n’ont vécu que quelques mois pour avoir ignoré, ou seulement négligé, cet aspect du problème. La rapide évolution du flux d’information a fait un peu trop vite oublier les contingences du flux physique. Erreurs de professionnels enivrés par la soudaineté des progrès ou bévues de trop jeunes créateurs à la monoculture informatique ?

Les centres de distribution dédiés à cette nouvelle activité commerciale de la net- économie doivent être relativement proches des clients à livrer. Ils doivent aussi posséder une réactivité exemplaire pour livrer à J ou, au plus tard, à J + 1, mais quelquefois aussi à H + 4.

Que les logisticiens d’entrepôts ne s’inquiètent donc pas ! Ils ne manqueront pas de projets. Beaucoup de défis doivent être relevés. Ne lisait-on pas dans l’interview récente d’un directeur d’école logistique : « Le commerce électronique a fait exploser la demande de logisticiens » ?