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Introduction à l’économie 1 – Cours

Plan de cours : Microéconomie

Qu’est ce que l’analyse économique ? Comment pensent les économistes ?


Demande, Offre et Prix
Élasticité et son application
L’utilité et la décision de consommation
Profits et coût de l’entreprise
Marchés du travail et du capital
La firme concurrentielle
Le monopole et la concurrence imparfaite
L’oligopole et la théorie des jeux
L’économie de marché : efficacité et limites (efficience,. . . )
Le secteur public : équité et gaspillage
Échanges internationaux et mondialisation

Qu’est ce que l’analyse économique ?


Comment pensent les économistes ?

Rareté

Caractéristique du monde.
Remarque : biens abondants dans langage courant peut-être rare en économie car cette notion
est relative.

Def économique de la rareté


Des biens et services sont rares quand ils n’existent pas en quantité limitée, c'est à dire qu’ils
existent en quantité limitée.
Ex : Eau, air, lumière et chaleur du soleil sont abondants, pas rares. (libres, gratuits, pas
de propriétaires)
Diamants, TV sont rares. (production limitée).
REMARQUE : Un bien abondant n’intéresse pas l’économie car c'est du "gaspillage"
La plupart de ce qui nous entoure est "rare" ce qui nous oblige à faire des choix.

Choix, arbitrage et coût d’opportunité.

Économie est dite "la science des choix" car hommes ont des besoins qu’on ne peut satisfaire
qu’avec des biens rares et limités.

Def coût d’opportunité (ou coût de renonciation)


Ils sont les déterminants de nos choix.
A chaque fois qu’on choisit 1 bien ou 1 service, on renonce à quelque chose d’autre.
Ex : un étudiant invite une amie au ciné plutôt que d’y aller deux fois seul : choix =
sacrifice en fonction de nos préférences.
inscription fac = future carrière mais renonciation à une vie indépendante
maintenant.
Image : balance entre le pour et le contre d’un choix.
Remarque : coût inscription fac pour élèves = 170 euros
coût inscription fac pour la collectivité = 6 500 euros

Solutions à nos choix diffèrent selon le système économique de notre pays :

2 types :

 Économie de marché (= libéral dans langage courant)


 Économie planifiée (= communisme dans langage courant)

Def économique de l’économie de marché


Système décentralisé c'est à dire que ce sont les agents économiques (ménages et entreprises)
qui font leur choix et qui expriment leur choix avec l’offre et la demande sur le marché
économique. (régulation par le marché)
Beaucoup de libertés de choix mais beaucoup de contraintes par le pouvoir d’achat.
Semble être la plus efficace mais la moins équitable.

Def économique de l’économie planifiée


Système centralisé c'est à dire que c'est une seule autorité qui domine, contrôle et régit les
décisions des agents économiques, ce qu’ils produisent et consomment.

Actuellement, aucune économie ne suit que l’un ou l’autre système car même les économies de
marché sont sous contrôle étatique.

Def économique de la régulation du marché


État intervient pour fixer et faire respecter les règles du marché.
Ex : * concurrence : régulation par l’état avec interdiction de vendre à perte, lutte contre
concurrence déloyale, empêche les "marchés sauvages".
* marché financier : peu régulé = beaucoup de problèmes actuellement.

Dans économies de marché, les entreprise pas rentables font faillite : c'est le système et il n’y a
pas d’aide.

Ces deux approches vont nous permettre de répondre à ces questions :

** Que produit on ? **
** Qui produit ? **
** Problème de redistribution. **

Def de l’économie régulée (ou économie mixte)


Dans économie de marché, intervention de l’état (prise en charge d’1 partie des activités
économiques)

État a toujours eu un système fiscal (impôts) = prélèvements pour financer les activités
régaliennes de l’état (sécurité interne (police), sécurité externe (armée) et justice)

France : État va au delà de ses fonctions régaliennes depuis 2nde GM (nationalisation


d’entreprises, protection sociale. . . ).
Remarque : 50% des richesses crées sont prélevés par l’état (financement services publics,
protection sociale, .)

** l’état devient acteur, agent dans le système économique **

remarque : tout revenu provient de la production de biens et de services : production = revenus


revenus des capitaux et des hommes = revenus des facteurs de production.

Fin 2nde GM = protection sociale selon Keynes : prélèvements sur salaires (impôts, cotisations
sociales) = aides, prestations sociales, couvre les "Grands risques de la vie" (maladie, vieillesse,
perte emploi, avoir des enfants)
Pour Keynes, demande fait l’offre, la détermine donc il faut augmenter les revenus pour
augmenter la consommation.
Remarque : dans revenus, il y a la consommation, l’épargne, etc. . .
D’où état redistribue pour égaliser la consommation et l’uniformiser.

Modèle de base de l’économie de marché ?

 droit de propriété sur les moyens de production clairement définis


 agents rationnels c'est à dire qu’ils agissent pour leur propre bien-être, leurs propres intérêts
(ménage = acheter le moins cher possible // entreprise = vendre le plus cher possible)
** Économie de marché = régulation O et Demande par le prix **
 Concurrence avec entreprises comme preneuses de prix c'est à dire qu’elles ne décident pas
du prix mais que c'est le marché qui le fait en fonction de l’équilibre demande/offre
 incitations :
Def des incitations
C'est ce qui poussent les agents à acheter (ex : prix, pub,. . . par entreprises // taxes, impositions
ou aides, allègements fiscaux par l’état)
 anticipations :
Def des anticipations
C'est ce qui déterminent la production et la consommation : l’agent se projette dans le futur et
évalue son intérêt et sa possibilité d’investir, d’acheter, de produire, d’épargner. Les
anticipations modifient le comportement des gens.
Ex : Si anticipation d’une crise économique : hausse épargne, hausse crise.
Si anticipation d’une Révolution : hausse réserves de provisions, hausse pénurie =
Révolution.
Si anticipation d’une promotion d’un salarié, consomme plus avant de l’avoir.

Système des prix


 Prix informent sur rareté relative des biens. (et pas sur l’utilité du bien)
Ex : diamants sont rares, chers, et plus ou – utiles selon les points de vue.
** Pas de hiérarchie dans les besoins car ils sont subjectifs **
En économie, si quelqu’un veut, ça lui est utile.
 Prix = garantie que les biens et services reviennent aux agents qui veulent et qui peuvent
payer pour les obtenir
** Ces sont des gages d’efficacité sur le marché **
qui informent les entreprises sur les goûts et envies des individus.
D’où entreprises, pour faire des profits, veulent produire le plus efficacement possible sans
gaspillage, en gérant mieux les facteurs de production.

Problème de l’arbitrage et de l’efficacité = équité


Def d’équité
Répartition des revenus en fonction des situations afin de réduire les inégalités et de répartir les
richesses plus également. Baisse les ruptures sociales, hausse consensus social.
Remarque : 1 système peut-être efficace mais pas équitable car inégalités peuvent se créer et
augmenter.

Remarque : égalité impossible car chaque individu est différent

On utilise le système des déciles pour comparaison et faire une moyenne. (en enlevant les 10%
les plus et les – riches)

Problème de l’intervention de l’état : gaspillage des ressources.

Mondialisation
Perte de la notion de marché national
Problèmes : délocalisations, capitaux vers étrangers, firme multinationales, dégradations
conditions de travail. .
MAIS AUSSI : Avantages : implantations de nouvelles entreprises, capitaux étrangers vers
nous, firmes multinationales, développement pays pauvres. . .

FIN INTRO

Demande, offre et prix

Demande et offre déterminent le prix qui sont eux-mêmes des signaux pour les agents.
Dans n contexte de concurrence avec entreprises « preneuses de prix ».
La demande

Def de la demande
Quantité d’un bien qu’un agent décide d’acheter à un prix donné.

** Quel est l’impact d’une variation du prix sur la demande ? **

Prix et demande sont lié : la demande est fonction décroissante du prix. (quand hausse prix,
baisse demande)
Remarque : y = prix // x = demande (x pièces demandées)

Donc quand prix augmente, demande baisse

** A prix inchangé, la demande peut-elle varier, se déplacer ? **

Oui, pour plusieurs raisons :


Introduction à l’économie – Cours 2 07/10/08
 Revenus et pouvoir d’achat des ménages.
** Le déplacement de la courbe de demande suite à une variation du revenu sera **
** plus ou moins important selon l'élasticité de la demande **
 Taux d'intérêt = prix de l'argent en fonction du volume de liquidité en circulation. Régulé par
état et marché.
Si hausse taux d'intérêt, hausse coût du crédit donc baisse consommation
hausse revenus de placements donc hausse épargne donc baisse
consommation.
 Prix des biens et services de substitution ou complémentaires
Si hausse prix produits substituables, hausse demande du produit d'origine
Si hausse prix produits complémentaire, baisse demande en volume
 Préférences et goûts des consommateurs. Indicateurs des tendances et modes
 Structure de la population (âge, sexe, époque...)
 Anticipation = projection dans le futur.

** On peut avoir un simple mouvement le long de la courbe déterminé par le prix **


** La courbe peut également se déplacer en fonction des autres déterminants **
L'Offre

Def de l'offre
Production d’une entreprise et la mise sur le marché de sa production.

** Quel est l’impact d’une variation du prix sur l'offre ?**

Il y a corrélation de l'offre et du prix : quand le prix augmente, l'offre aussi car profits.
Le prix incite entreprises à produire.

** A prix inchangé, l'offre peut-elle varier, se déplacer ? **

Oui, pour plusieurs raisons :

 Prix des facteurs de production (capital, travail, matières premières)


Entreprises intensives = avec beaucoup de facteur travail / extensives = beaucoup de
capital
 Taux d'intérêt = prix de l'argent en fonction du volume de liquidité en circulation. Régulé par
état et marché.
Si hausse taux d'intérêt, hausse coût du crédit donc baisse investissements, baisse offre.
hausse revenus de placements donc hausse épargne donc baisse
production.
 Innovations technologiques (gains de productivité)
 Anticipations de la demande

** On peut avoir un simple mouvement le long de la courbe déterminé par le prix **


** La courbe peut également se déplacer en fonction des autres déterminants **

Le prix

Offre et demande déterminent prix sur le marché

Prix et quantités d'équilibre déterminé par jeu offre/demande sur le marché : régulation par
tâtonnements.
P1 = surplus car moins de demande que d'offre = stocks = baisse prix et vice versa pour P2
(pénurie)
Pénurie ou surplus ne sont donc que temporaires.

Prix / Valeurs / Coûts

Adam Smith : auteur classique qui distinguait la valeur d'usage (utilité du produit) et d échange
(prix).
= Paradoxe : Pas de lien entre les deux types de valeurs :
V.U. = différentes utilités selon les biens d'où 1 classification subjective des biens (ex : air =
bien nécessaire à V.E. Nulle)
Cependant, utilité d'un bien = objectivité, varie selon individus
D'où passage à la subjectivité.
Demande détermine prix cause lien avec le coût marginal d'un produit qui détermine le prix
minimum de vente.

Cas pratique d'application : L'évolution du prix du pétrole

Évolution = description du phénomène, faits avérés


Prix du pétrole = analyse de sa formation spécifique et jeu de l'offre/demande sur le marché

Évolution :
De 45 à 71, peu de variations
1971 : Prix pétrole brut = 14$
1974 : 35$
1980 : 79$
1986 : 20$
1999 : 12$ (remarque : < prix de 71)
2001 – 2004 : 30$
juillet 2008 : 141,23$
6 août 2008 : 118, 10$
= Variations importantes d'où relativité du prix réel du pétrole : on agit en fonction de
l'inflation.=

Analyse :
** Acteurs ? Offre/Demande de ce marché ? **

Offre : 70's, pétrole abondant, exploitable facilement et peu coûteux. Moyen-Orient, Afrique,
Amérique du Sud.
D'où prix faibles, d'où produit attractif // Pays producteurs ont beaucoup de pouvoirs et
s'unissent avec le CARTEL de l'OPEP : marché de concurrence oligopolistique où les
producteurs s'entendent sur les prix et fixent des quotas de production pour la baisser et
augmenter prix pour faire pression sur pays consommateurs :
France : 80% pétrole importé = choc pétrolier de 73-83 = inflation et conséquences sur toute
l'économie.
90's : Cartels disloqués.
Demande : inélastique à court terme mais + élastique à long terme
73-80 : Trop cher : recherche d'énergies substituai d'où baisse demande et hausse offre
(nouveau gisements)
juillet 08 : Pourquoi cette fluctuation ?
Offre limitées par réserves mais demande explose. Demande liée au développement
économique (Chine, Inde)
D'où hausse prix du pétrole : phénomènes de spéculation.
Introduction à l’économie – Cours 3 14/10/08

Notion d'élasticité de l'offre et de la demande

Élasticité prix de la demande (ePd)

C'est raisonner sur des variations.


** De combien varie la demande quand les prix varient ?**

Élasticité prix de la demande :


Variation en % de la demande / Variation en % du prix
Chiffre d'affaire :
Prix unitaire x quantités
si le prix varie d'un %, les quantités vendues en fonction de l'offre, la demande varie.
Hausse de prix = baisse du chiffre d'affaire de l'entreprise
Baisse de prix = hausse chiffre d'affaire.
Important de connaître cette variation

Premier cas : Élasticité unitaire

Quand prix augmente de 10%, demande baisse de 10%.


Élasticité exprimée en valeur absolue.
Second cas : 0 < ePd (élasticité prix de la demande) < demande
D1 : La quantité demandée varie dans les proportions moindres que la proportion des prix.
→ demande faiblement élastique ou inélastique

Troisième cas : ePd > 1


D2 : quand hausse prix avec baisse demande en % supérieur au pouvoir

Selon les cas, la courbe de demande n'a pas la même inclinaison


L'élasticité prix de la demande n'est pas la même sur tous les segments.
Ex : si le prix de l'alu est bas, utilisation abusive mais si prix augmente, baisse utilisation.
Malgré hausse, certains continuent à utiliser cause pas le choix = Demande rigide,
inélastique
Cigarettes : demande très rigide, peu élastique au prix.
Autos : offre est beaucoup plus élastique au prix.
Pourquoi ? Déterminants de l'élasticité :
Existence ou non de produits de substitution. + il y a de produits de substitution, +
l'élasticité sera forte.
le temps, c'est à dire la durée nécessaire à la réalisation de l'ajustement. L'élasticité
prix d'un produit donné n'est pas forcément le même à long terme et à court terme.

Cas extrêmes d'élasticité de la demande

D : demande ne varie pas quelque soit le prix


D : si prix augmente peu, demande disparaît totalement : produit pas indispensable (ex :
parfum)

L'importance de l'élasticité prix varie selon les revenus. Hausse prix de 1% = baisse 1% de la
demande.
Déduction :
Avec une baisse de prix unitaire, recette de la firme ne varie pas car augmentation du prix
sera parfaitement compensé par le prix de la demande.
Si faible élasticité (entre 0 et 1), la recette de l'entreprise augmente car hausse prix = hausse
profits sans baisse de la demande.
Si la demande est élastique (>1), l'entreprise va perdre l'argent si le prix augmente car la
demande baissera .
Si le prix baisse et que élasticité de l'offre est forte, la baisse en % du prix augmente les
quantités demandées. La recette de l'entreprise augmente même si le prix baisse.
Cas pratique d'application : La taxation du tabac
État intervient pour fixer les prix avec taxes. POURQUOI ?
Signal fort de la volonté de baisser la consommation (cause maladies prises en charges par
collectivité) = prix =
** De combien faut il augmenter le prix pour baisser la consommation ? **
= Problème d'élasticité sur la demande.
80's : pouvoirs publics réduisent consommation cause succession de petites augmentations.
Constat : 10% de + du prix du paquet = - 4% de consommation = Demande rigide
90's : pouvoirs publics plus stricts : fortes augmentations ponctuelles
Constat : + 40% prix = - 30% consommation = progression de 0,8% de l'élasticité.
** Faible élasticité de la demande du tabac ? **
Dépendance au tabac le rend indispensable.
Substitution ? (cigare, pipe, tabac roulé) = impossible cause tout le tabac est taxé.
Mais : pas d'harmonisation européenne d'où prix différents selon pays = Création d'un marché
parallèle, marché noir. Les chiffres officiels de consommation sont favorisés.
Baisse TVA artisanat (19,6% à 5,5%) = + demande > baisse du prix + relance activités
artisanales. Idem restos.
Qui paie la taxe ? Vendeur = intermédiaire qui reverse la taxe à l'état sur le prix de vente.
Consommateurs ? Dépend de l'élasticité prix demande :
+ demande rigide, + la taxe est payée par consommateurs cause hausse prix baisse pas
demande
Si demande élastique, hausse taxe= hausse prix = baisse consommation donc
producteurs prennent la taxe en charge.

Élasticité prix de l'offre (ePo)

** De combien faut il augmenter la quantité offerte (en %) quand le prix varie d'un certain % ?
**
Élasticité prix de l'offre :
Variation en % de la quantité offerte / Variation en % du prix
O1 : Si le prix augmente, l'offre augmente
O : Si le prix baisse, l'offre baisse
** Quels sont les déterminants de l'élasticité de l'offre ? **
Disponibilité et coût des facteurs de production (jusqu'à leur saturation)
Coût des facteurs de production : ils limitent l'élasticité de l'offre car offre est + élastique sur
le long terme
(temps d'adaptation, d'élaboration, etc...)
Jeu de l'élasticité de l'offre et de la demande établit le prix. Sur le marché, les deux éléments
interviennent :

On parle d'équilibre = satisfaction des deux côtés. Il existe des marchés déséquilibrés : pénurie
et excédents.
Prix baisse par le jeu de la demande sauf quand ce sont des prix administrés (=prix fixé par
état). Il substitue au marché pour fixer le prix : on parle de plancher.
Ex : P1 : fixation du SMIC : on ne tient plus compte de l'offre et de la demande, l'état se
substitue aux mécanismes du marché. En mettant un prix plancher, il y a déséquilibre. SMIC =
Chômage (excédent)
P2 : fixation du prix du logement. Demande très > offre.
Fraction de l'offre = les loueurs ont des placements immobiliers. S'ils n'obtiennent pas les
revenus qu'ils attendent = ils placent ailleurs (en bourse). Ce qui décide un individu c'est
l'intérêt qu'il a d'épargner plutôt que de consommer. S'il place, c'est que cela rapporte. Suite à
l'encadrement du prix des loyers, le revenu du capital baisse. Certains vendent leur
logement et font placements
Risque de moins bien entretenir leur capital car leur revenu baisse → raréfaction sur le
marché.
Prix plafond et prix plancher → vise à limiter le jeu du marché = Situation de
déséquilibre en surplus ou pénurie.
Par conséquent, l'équilibre n'est pas acquis grâce à l'intervention de l'état.
Existence d'autres alternatives comme allocations.
ex : pour le logement (aides personnalisées : allocation logement pour étudiants)
Introduction à l’économie – Cours 4 21/10/08

L'utilité et la décision de consommation

Le choix du consommateur
I) La contrainte budgétaire
Revenu
Temps (avant la mort)
Choix (préférence d'achat d'un produit x plutôt que d'un autre

ex : Budget : 100 € // Ciné : 10 € x 10 ou Restaurants : 20 x 5

II) Préférences et utilité


** Quels sont les choix d'attribution du budget du consommateur ? ** X
Dépend de la valeur qu'il accorde aux biens, les individus décident en s'intéressant aux
Variation à la marge c'est à dire que les individus examinent Coûts / Avantages supplémentaires
que leur procure la consommation et l'utilisation d'une unité de bien.

Def de la variation à la marge


Quand on consomme quelque chose, on sacrifie autre chose.
Ex : 1restaurant = 2 cinés
Varie selon individus et choix personnels, selon échelle de l'utilité qui lui est propre. Donc biens
ne sont pas classifiables par utilité car elle est individuelle et libre.
** Tout consommateur augmente sa consommation d'un bien au détriment d'un autre **
** jusqu'à ce que les avantages marginaux issus d'un bien supplémentaire **
** sont strictement égaux aux coûts marginaux associés à la perte de l'autre **

** Quel est l'impact d'une variation de revenu sur consommation ? **

III) L'impact d'une variation de revenu sur la consommation

On parle d'élasticité revenu de la demande, de la consommation.

Élasticité revenu de la demande, de la consommation :


eRd :Variation en % de la demande / Variation en % des revenus

Interprétation :
En général, quand revenu augmente, demande augmente → résultat positif
Cependant, différents rythmes et pas toujours vrai : demande peut augmenter + ou – vite
que le revenu.
eRd > 1 → quand revenu augmente de 10%, demande augmente de + de 10% = produits de
luxe
eRd = 1 → _____________________________________________ 10%
eRd comprise entre 0 et 1 → ____________________________ de - de 10%
eRd < 0 → _________________________ , baisse demande = biens inférieurs (utilisation faute
de mieux)
eRd = 0 → _________________________ , demande stagne.

Impact des produits de substitution également

IV) Étude approfondie de la courbe de demande


** Pourquoi quand le prix augmente, la demande baisse ? **
** Cependant pas toujours, pourquoi ? **

Quand hausse prix, deux explications :


Effet « revenu » (pouvoir d'achat)

→ hausse prix sans hausse revenu a reserré la contrainte du budget = effet revenu
ex : baisse pouvoir d'achat due à augmentation prix et pas du revenu.
Si baisse TVA sur restauration, baisse prix du restaurant
Cependant, effet revenu dépend de la place du produit dans le coefficient budgétaire du ménage
ex : * sel → si hausse ou baisse prix, peu d'effet du revenu car sel est peu cher et très peu
important dans budget ménage.
* essence → si hausse prix, effet revenu important. De plus, effet revenu + important
car pas de produit de substitution :

Effet de « substitution »
Quand hausse prix → remplacement du produit par un autre moins cher et équivalent (ou
presque)
ex : hausse essence → hausse utilisation des vélos
hausse beurre → hausse utilisation margarine
+ il existe de substitut, + cet effet joue et l'élasticité est forte

→ 2 différents effets importants car on comprend alors l'importance d'une augmentation de


revenu ou une augmentation d'impôts via TVA :

L'impact des impôts sur la demande


Impôts peuvent beaucoup baisser la demande car augmentation trop importante du prix :
ex : TVA : pour consommateur, que ça soit TVA ou prix qui augmente, le prix reste plus
élevé pour le consommateur donc + TVA → + impôts → - demande cause effet revenu (baisse
revenu) et vice-versa.
Effet de substitution ? Oui ! :
ex : → Moyen-Âge : taxes sur fenêtres donc baisse construction fenêtres dans châteaux.
→ Lobby (= groupe de pression) de restaurateurs pour baisser TVA sur restauration :
Aujourd'hui → 19,6% mais restaurateurs veulent 5,5% (TVA de la
restauration rapide)
Arguments → emplois supplémentaires dans restauration cause
si baisse TVA, hausse demande, hausse emplois
→ Santé publique : menus plus équilibrés que
restauration rapide
Contre arguments → blocage au niveau européen
→ Gens qui vont au restaurants ont les moyens de
payer
Conséquences de cette baisse → hausse effet revenu pour ceux qui y vont déjà
(hausse possibilité d'aller au restaurant
pour ceux qui y vont déjà.
→ hausse consommation de tous les individus
Mais : à qui va revenir cette baisse ? Clients habituels ou renouveau des clients ?
Effet de substitution → espérances des restaurateurs (ex : célibataires et
couples sans enfants iront plus au
restaurants ; adeptes Mc Do change)

Remarques → Baisse TVA → baisse prix mais baisse prix peut


être moins importante que baisse TVA si les
restaurateurs profitent de la baisse de la
TVA pour augmenter prix = effets sur
consommateurs moindres ou moins important
que dans prévision.
→ + l'élasticité est forte, + une augmentation de taxe est
prise en charge par le producteur.
Comparaison → Artisans ont une taxe de 5,5% sur leur tarifs et
non pas de 19,6%
Étude des conséquences :
Hausse demande, hausse effet revenu
Hausse effet de substitution = substitution entre
bricolage ou travail au noir et appel à
un professionnel (avec petite taxe)

La théorie de l'utilité et description des préférences ( = utilité


marginale)

Se voit dans le prix qu'il est prêt à payer.


► Attention : prix que l'individu est prêt à payer n'est pas le prix que l'individu paiera
sur le marché
Prêt à payer varie selon les goûts, l'utilité, choix, contrainte budgétaire, etc ...
Prix du marché = prix d'équilibre de l'offre et la demande

→ Description de sa disposition à payer avec le CALCUL A LA MARGE (= calcul marginal)


Ex : 4 cinés donc 5ème dépense = resto car faim ou ciné car passion ?
C'est le Calcul du coût et des sacrifices résultant d'un choix de consommation supplémentaire
d'une unité de bien par rapport à la consommation d'un autre ~ calcul de l'utilité personnelle
d'un bien ou d'un autre.
→ PRINCIPE de l'UTILITE MARGINALE DECROISSANTE = Plus on dispose d'un bien,
moins son utilité est importante aux yeux de son possesseur
ex : 1er verre d'eau = hydratation = vital = prix inestimable, utilité de vie ou de mort
2nd verre d'eau = hydratation modérée = prix moins important, nécessité moindre
3ème verre d'eau = juste pour boire = inutile = prix faible, pas de nécessité

Utilité marginale baisse mais utilité totale augment


Prix d’équilibre
sinon, pas rationnel car :
Um = utilité d'une unité supplémentaire donc utilité
marginale régresse quand quantité possédées
augmente.
Tout consommateur ajuste ses choix en se situant au
point où les utilités marginales sont égales au prix
Donc si dernière unité achetée d'un bien quelque
conque coûte deux fois + chère que celle d'un autre
bien, elle doit procurer une utilité marginale double
au consommateur que la dernière unité de l'autre bien (si on paie 2 x +, on s'attend à tirer 2 x +
de profits, de plaisir)

Or sur marché, prix ne varient pas, en principe, selon quantités possédées car il se fixe selon
demande / offre :
Prix d'équilibre sur courbe = prix qui détermine la demande
Remarque : courbe d'Um idem courbe de demande = corrélation : en fonction de l'Um, la
demande varie
Hachures sur schéma = « surplus du consommateur » = il était prêt à payer plus que le prix
d'équilibre.
Les profits et les coûts de l'entreprise

Entreprise = offre sur le marché en fonction des perspectives de profit


Def du profit
Différence entre recettes et coûts de production
recettes = chiffre d'affaire = prix unitaire x quantités vendues
coût de production = toutes les dépenses effectuées pour la production de B et S =
→ Facteur travail : main d'oeuvre (salaires, charges sociales, ..)
→ Facteur capital : machines, bâtiments, matériels,..
→ matières premières (pétrole, électricité, ..)
→ produits intermédiaires (tissus, plaques de plastique, ce qui va être
transformé, ..)
Pour augmenter profits, il faut baisser les coûts de production, en économisant les
facteurs de production. Coûts de production varient selon prix du marché du travail, et des B et
S donc entreprise ne décide pas de ça, mais elle organise et combine ses facteurs :
Si hausse imposée des salaires, substitution du facteur capital au facteur travail =
on utilise + de machines malgré contrainte technique.
Ex : SMIC = substitution du capital au travail car peu qualifiés trop payés.

A court terme : un seul facteur variable


Quand entreprise veut agir vite, elle ne peut changer qu'un facteur.
→ + facile de licencier que de vendre machines
→ On observe différents comportements en fonction des variations du capital.

I) Le facteur travail
Quantité de facteur L utilisé et niveau de production = Fonction de production
ex : mise en relation du nombre d'heures travaillées ou de salarié embauchés et production

De 2h30 à 5h, ralentissement et A = stagnation


** On parle de rendements décroissants du facteur travail **

Raisonnement à la marge : Rendements décroissants :


Quand une unité du facteur travail supplémentaire, hausse production mais de – en -
ex : agriculture / bureau : Si trop d'hommes, locaux ou terre ne peuvent pas suivre.
Calcul coût facteur travail par rapport au capital puis calcul coût facteurs par rapport à
son rendement.

** L'entreprise sait qu'à partir du point A, elle cessera d'employer ou d'augmenter le temps de
travail **
** car après, la production décroît **
Def des rendements décroissants
Chaque unité produite supplémentaire de facteur travail = hausse production + faible que celle
qui la précède ou moins que proportionnelle à l'augmentation du facteur de production utilisé

Distinction facteurs de production fixes et variables


Def des facteurs de production fixes
Ne varient pas en fonction de la production : bâtiments, terrains, ... Quelque soit la quantité de
B produits, il faudra couvrir ces coûts avec le CA. + ils sont élevés, + il faut produire pour les
rentabiliser, et baisser les coûts unitares.
Def des facteurs de production variables
Varient avec la production : facteur travail, matières premières, produits intermédiaires, énergie,
....

Introduction à l’économie – Cours 7 11/11/08


PAS COURS CAR JOUR FERIE

Introduction à l’économie – Cours 8 18/11/08

La firme concurrentielle

I. Fonctionnement des marchés


Marché = lieu d’échange de l’offre et la demande en fonction du prix qui s’y fixe

En théorie économique, on raisonne en équilibre. Autant de marchés qu’il y a de biens. Ainsi


que marché tel que du travail, financier, distribution du pétrole, …= concurrentiel.
Se défini géographiquement également.

II. Un marché de concurrence parfaite


Les conditions de la CP
Modèle théorique = perfection inaccessible mais servant de réference.
*Atomicité de l’offre et de la demande (beaucoup d’offreur et de demandeurs afin de
baisser leur influence sur le prix.) = entreprises preneuses de prix.
*Homogénéité des produits et services. Pas de distinction donc seul critère de choix =
prix.
*Transparence des prix et des caractéristiques des produits.
*Libre entrée (entreprises peuvent s’y implanter) et sortie (gaspillage = mort de
l’entreprise, faillite) des agents sur le marché.

Barrière à l’entrée : investissement nécessaire pour la création du marché / Normes


gouvernementales et lois (ex : diplôme pour entrée sur marché d’un métier)
Barrière à la sortie : une entreprise non efficace = faillite = sortie : sanction de
l’inefficacité de la gestion des entreprises grâce au risque d’éviction (= de sortie du
marché)

État aide parfois les entreprises en difficulté.

Comment et pourquoi les entreprises déterminent leur future production ?

Détermination des quantités produites par l’entreprise en CP


Remarque : Une très petite entreprise en concurrence parfaite est preneuse de prix, elle se
soumet au marché, cette notion est exogène à l’entreprise (elle n'intervient pas dans sa fixation).
Ses seules variables sont son niveau de production.

COURT TERME

Une entreprise cherche d'abord à maximiser son profit total puis son profit unitaire. L'entreprise
va chercher à produire tant que la dernière unité produite lui rapporte plus que ce qu'elle lui
coûte. On dira alors que le profit marginal est nul. C'est au moment où le profit marginal est nul
que le profit total est au maximum.
A partir de ces données, l'entreprise peut mesurer son profit.
Unitairement, le profit = Coup moyen - coup marginal.
Le chiffre d’affaire = Prix x quantités vendues
Profit = ÇA - coûts de production (facteurs de production matières premières, production
intermédiaire, salaires, capitaux)

Une entreprise peut maximiser son profit en augmentant son ÇA ou en diminuant ses dépenses.
Schéma d’une entreprise sur un marché de CP
Si entreprise veut augmenter son prix, en CP, elle perdra ses consommateurs

Si demande est élastique : le prix (qui est égal à la demande) est égal aussi à la recette moyenne
(prix unitaire) et à la recette marginale.
Définition Recette marginale : Ce que rapporte la vente d’une unité supplémentaire.
Donc prix = demande = recette moyenne = recette marginale

Entreprise comparent donc recette et coûts de la production.


Coûts moyens et coûts marginaux sont utilisés
Définition coût marginal : coût de la production d’une unité de plus

Condition de la maximisation du profit : coût marginal = recette marginale = Profit marginal


nul
C'est à dire que le profit tiré de la dernière unité produite est égal à 0 = situation de profit
maximal car après, une unité de plus produites entrainent la perte d’argent.

Point d’intersection A = déterminant des quantités qui maximisent le profit

Profit = recette marginale (Rm) - coût unitaire

Profit total = prix unitaire x ventes


LONG TERME :
Condition de libre entrée va intervenir sur le marché :
Qu’est ce qui incite des entreprises à entrer sur le marché ?

Si le marché dégage du profit, autrement dit si chaque entreprise fait du profit, cela va attirer de
nouvelles entreprises et donc l’offre va augmenter (la condition de libre entrée joue).
Cela entraîne des modifications des différents éléments du marché.
Il y a alors modification de la courbe d’offre, diminution du prix d’équilibre ainsi que des
nouvelles quantités à produire et le profit de chacune des entreprises se réduit.
Néanmoins, le marché dégage toujours du profit laissant place à de nouvelles entrées jusqu’au
niveau où le profit devient nul.

Le profit est nul lorsque le coût moyen marginal est égal au coût moyen qui est égal à la recette
marginale qui est égale à la recette moyenne.

Le profit est nul lorsque l’entreprise rémunère tous ses facteurs de production (travail et capital)
mais qu’elle ne dégage pas de surplus au-delà. Tout surplus est qualifié de rente économique ;
c’est un surplus financier qui ne se justifie pas économiquement parlant. Il peut également être
appelé surprofit.

La concurrence parfaite est efficace au sens de l’efficience maximale : l’entreprise produit dans
des conditions d’économie parfaites des produits rares.

La rente est éliminée à long terme par la condition de libre entrée en concurrence parfaite, mais
elle demeure possible dans toutes les structures de marché qui ne sont pas en concurrence
parfaite. Beaucoup d’entreprises souhaitent être dans ce cas.

Introduction à l’économie – Cours 9 25/11/08

Le monopole et la concurrence imparfaite.

Quand on étudie le marché, on s’intéresse à la façon dont il est organisé.


On peut distinguer trois cas différents :
Le cas extrême où la concurrence n’existe pas : c’est le monopole pur. Il est aussi rare que la
concurrence parfaite.
Le marché où il existe quelques grandes entreprises qui approvisionnent le marché : c’est
l’oligopole. Dans sa forme extrême, il se réduit à deux entreprises : le duopole.
Le cas où un grand nombre d’entreprises d’assez petite taille mais sans qu’il y ait la
concurrence parfaite est la concurrence monopolistique.

I Le monopole
Dans le monopole pur, une seule entreprise fournit l’ensemble du marché et il n’y a pas de
substituts.
La condition de maximisation du profit est identique quelle que soit la structure du marché : en
monopole ou en concurrence.
Le niveau de production est déterminé de la même manière : à l’égalité entre la recette
marginale et le coût marginal.
La différence essentielle entre le monopole et la concurrence parfaite c’est que le monopole
n’est pas preneur de prix : il peut le fixer mais dans une certaine mesure : dans la limite de la
demande qui s’adresse à lui.
En monopole, si l’entreprise représente le monopole à elle toute seule, la demande qui s’adresse
à elle est celle qui s’adresse au marché.
La demande est décroissante en fonction du prix : elle est inélastique.
Si la demande baisse en fonction du prix, pour vendre une unité supplémentaire, il faut
légèrement baisser le prix.
La recette marginale sera toujours inférieure à la courbe de demande.
Dans la situation de monopole, l’entreprise n’a pas la liberté totale de fixer son prix : il se fixe
selon la condition de maximisation du profit. En monopole, le profit est durable : rien ne peut
permettre de l’éliminer.
Compte tenu du fait que la concurrence est absente et qu’il y a source de gaspillage, la rente, le
surprofit durable que rien ne viendra éliminer est le profit pur.
Par rapport à la concurrence parfaite, le monopole produit moins qu’il ne produirait en
concurrence pour dégager des profits plus importants. Il produit moins en quantité à des prix
plus élevés ce qui lui assure une rente pure de long terme.
La rente peut se justifier dans certains cas ; par exemple la rechercher où il s’agit d’un
réinvestissement.
Dans tous les pays, il existe des commissions de la concurrence, des lois anti-trust qui sont là
pour combattre le monopole non naturel puisqu’il est inefficace économiquement parlant.
Dans certains secteurs, il existe des monopoles naturels. Dans les secteurs où l’investissement
est extrêmement important, il serait absurde de vouloir que plusieurs entreprises produisent le
même bien (implantation de réseaux comme EDF, SNCF).
On peut alors justifier le monopole puisqu’il est naturel.
Le gouvernement nationalise (rend public) ces entreprises de manière à ce que a rente profite à
la collectivité.
En monopole, si l’entreprise veut augmenter ses ventes, il doit baisser ses prix donc toute unité
supplémentaire vendue rapporte moins que la précédente. Le monopoleur fixe ses prix et non
pas le marché cependant, il doit se conformer à la demande et réguler son coût moyen.
Le coût marginal et la recette marginale doivent être égaux pour que le profit soit maximum. A
ce prix, le profit réalisé sur chaque unité est égal à la différence entre le coût unitaire de
production et le prix de vente qu’il faut multiplier par les quantités vendues pour avoir le profit
total.
En situation de monopole, l’entreprise peu aussi former une barrière à l’entrée en empêchant
d’autres entreprises d’entrer sur le marché afin de conserver son profit. = rente de monopole :
c'est elle qui pousse les entreprises à tenter d’innover afin de se trouver en situation de
monopole.

II La concurrence monopolistique

Grand nombre de petites et moyennes entreprises (atomisation du marché) mais les produits
sont différenciés.
Ex : du marché de la coiffure à Évry : de quel type de marché parle-t-on ?
Marché atomisé (beaucoup de salon de coiffure à Évry) = offre atomisée
Service n’est pas homogène dans la mesure où le service est différencié par la qualité
(produits utilisés, personnel employé, formation du personnel, …), l’accueil (sale, mauvais
quartier, …), offre un café ou un cadeau, une carte de fidélité etc…
Donc en tant que consommateur, on s’attache à tel salon de coiffure en dépit du prix élevé.

= stratégie de différenciation entraine une petite situation de monopole car il se crée une
fidélisation de la clientèle malgré le prix.

C'est cela la concurrence monopolistique qui dégage une petite rente, à modérer (car sinon le
client partira)

Définition concurrence monopolistique :


Marché dans lequel un certain nombre d’entreprise tentent de se différencier afin d’être en quasi
monopole sur le court terme, et de la concurrence parfaite à long terme car limitation
d’augmentation du prix.

Ce type de marché est très répandu actuellement. Ceci donne lieu à une rente grâce au pouvoir
des entreprises de fixer le prix (à relativiser).

REMARQUE : Il ne faut pas confondre la taille de l’entreprise et structure de marché : une


petite entreprise n’est pas forcément dans marché de concurrence pure et parfaite, elle peut être
dans une situation de monopole (ex : boulangerie seule dans un village, et seule à 30kilomètres
à la ronde car le marché et le monopole sont définis géographiquement en fonction du produit.
Ex contraire : marché de l’art : marché mondial donc peu importe le lieu de vente, le prix reste
le même.)

Un marché se défini par les acteurs qui s’y trouvent (s’ils sont les même partout ou s’ils sont
différents en fonction du lieu)
Entreprise peut également pratiquer la discrimination par les prix :
Définition discrimination par les prix
Pour un même produit ou service, à coût de production identique, l’entreprise pratique des prix
différents selon le client. (En fonction de l’âge, de la situation, des revenus, des abonnements,
des réductions, etc.)
Ce qui se trouve au dessus du prix d’équilibre correspond à ce que les gens sont prêts à payer
pour le produit = on parle du surplus du consommateur cependant, l’entreprise peut également
réduire les tarifs pour les nécessiteux.
L’entreprise doit segmenter son marché en fonction des différences d’élasticité de la demande
d’un marché à un autre (ex : âge sur marché du transport : personnes en activité ont une
demande moins élastique car ils doivent se déplacer pour travailler, or jeunes ou vieux peuvent
changer de moyen, renoncer, il y a la famille, les amis, pas obligés d’aller vite, pas beaucoup
d’argent, etc.)
Remarque : impossible de baisser tous les tarifs car il n’y aurait pas de maximisation des
profits.
Le coût de production du service ne varie pas quelque soit le degré d’utilisation (ex : rame de
train coute la même chose à la SNFC quelque soit le nombre de voyageurs dedans.)
Garantie de rente à long terme.

Barrière à l’entrée :
• Importance des capitaux requis pour entrer sur le marché.
• Brevets d’invention que déposent les entreprises ont pour objet de protéger une
découverte et donne à l’entreprise le monopole temporaire de l’exploitation du produit. =
assurance d’une rente temporaire.
= mesures gouvernementales.
• Facteurs de production essentiels (ex : un seul propriétaire de mines de diamants)
• Information délivrée (ex : coca cola garde sa place car il garde sa recette)
• Monopole naturel : montre qu’il existe des cas dans lesquels le monopole est préférable à
la concurrence : une seule entreprise produit à des coûts de production moyens inférieurs
à ce que pourrait faire plusieurs entreprises (ex : SNCF : monopole naturel car il faut une
grosse infrastructure (rails) et donc deux entreprise seraient superflues. // Industrie
automobile (Renault et Peugeot-Citroën) : bipolarité meilleure car si trop de producteurs,
gaspillage et coûts de production plus élevés.)
C'est le seul cas où le monopole semble économiquement justifié

Le monopole n’est pas toujours pérenne dans le temps : il ne dure pas éternellement.
Ex : innovations dépassent les entreprises en monopole

Prix prédateurs = Entreprises en monopole baissent parfois leur prix en dessous du coût de
production du nouvel entrant (qui menace sa situation de monopole) afin d’éviter aux
entreprises d’entrer. = pratique illégale mais difficilement visible
Les capacités excédentaires = Installation de capacités productive en surnombre par rapport à la
demande actuelle afin d’avoir une réserve de biens qui agit comme une menace à l’égard des
entrants potentiels (s’ils rentrent, l’entreprise met sa réserve sur la marché et augmente l’offre
Prix limite = faire croire aux entrants potentiels que les coûts marginaux sont faibles et qu’elle
pourra baisser ses prix en cas d’entrée de nouveaux producteurs sur le marché.

L’oligopole et la théorie des jeux

I) La concurrence oligopolistique

Définition :
Marché ou l’on observe un petit nombre de très grandes entreprises.
Ex : automobile, téléphonie mobile…
Ces marchés sont proches du monopole avec une note de concurrence (s’il y a bien concurrence
et non pas alliance)
En effet, création fréquente de cartels de grandes entreprises qui agissent collectivement en se
partageant les profits : entente entre ces entreprises au sujet des prix, quotas de production
(limite production pour augmenter prix et donc profits), de façon à ne pas être en concurrence et
à « partager » le monopole
Ex : cartel de l’OPEP : exploitation de pétrole au MO principalement au XIX-XXème
siècles. Américains exploitent ceux-ci mais OPEP a voulu récupérer leurs ressources naturelles
en matière première.
Les pays exportateurs de pétrole (peu) se réunissent et prennent conscience de leur pouvoir =
formation du cartel : 70’s, ils décident de réduire la production = prix x 4.
Cependant, ça a marché car demande rigide (pas de substituts)
But : impact politique et économique = profits importants.
Chaque membre doit coopérer avec les autres et respecter les quotas de production pour le bon
fonctionnement du cartel = c'est leur fragilité dans le temps car s’ils produisent plus ils peuvent
avoir plus de profits

Situation de ce marché met en œuvre des stratégies différentes des autres marchés car les
entreprises n’ont pas de démarches complètement indépendantes : toujours conditionnées par
les autres entreprises du secteur
Ex : grande entreprise lance une grande campagne de pub = les autres vont faire pareil afin de
conserver leur part de marché et leurs clients

C'est pourquoi les entreprises forment des cartels : afin de préserver leur part de marché et de
rendre la concurrence moins rude au niveau des prix = rente en terme de profit = illégal
(Ex : Orange, SFR et Bouig au sujet du prix des texto)

• Principe de l’entente nommée La Théorie Des Jeux


Ex : Le dilemme du prisonnier =
Les cartels et ententes ne sont pas sur le long terme car s’ils sont favorables pour le groupe, ils
le sont moins au niveau individuel car :
Ex de Bonnie et Clyde : police les arrête pour un fait mineur mais elle tente de les faire
plonger pour tout le reste :
Comment la police peut elle s’y prendre ? Isolation des individus en leur disant soit liberté en
dénonçant et avouant soit prison en niant. = Dilemme : on se demande la réaction de l’autre et
dans ces conditions, on avoue car le risque individuel est plus élevé en se taisant qu’en parlant.
Applicable pour entente et cartel car quand Irak et Iran se réunissent pour fixer les quotas, ils
savent qu’ils vont augmenter leur profit personnel au dépens du cartel. Maximisation du profit
personnel l’emporte toujours sur l’intérêt du cartel d’où courte durée des cartels

Ces marchés ne sont pas efficaces du point de vue économique à cause de la recherche
personnelle de rentes qui est inutile dans le sens où elles ne servent pas à rémunérer le travail
ou le capital.

Il y a donc dans tous les états des Politiques qui luttent contre ça, nommées anti trust ou de
concurrence, mises en place par pouvoirs publics et visant à limiter les positions dominantes sur
les marchés, les ententes ou cartels contre le consommateur, etc.
Rôle difficile car difficile de prouver, difficile de condamner (appels incessants et reconduits).
Cependant, les politiques de concurrence ne s’attaquent jamais aux monopoles naturels car ils
sont plus efficaces (et favorise la rente qui est alors socialisée, mise au profit de la collectivité).

II) Intervention de l’état


Nationalisation, normes, règles etc. utilisés par pouvoirs publics pour contrôler les entreprises
en monopole

Théorie de Schumpeter : Les grandes entreprises capables de dégager beaucoup de profits sont
également de gros investisseurs : ceci leur donne la possibilité de financer des projets de
recherche et développement qu’aucune PME peut mettre en œuvre donc sans elles pas de R&D,
et pas d’innovation ni d’investissements.
C'est ce qu’il appelle « possibilité de changement évolutif »

Marché du travail et marché du capital

Se comportent comme marchés des Biens et services.

Définition marché du travail :


Il y a les entreprises qui demandent du travail (de la force de travail) et les travailleurs qui
offrent leur travail. Il existe autant de marché du travail qu’il existe de qualifications. Marché
détermine le niveau de salaire, prix du travail (qui varie en fonction des qualifications et de la
demande (rareté de la qualification ou de l’offre [Remarque : éboueurs sont très bien rémunérés
même s’il y pas de qualifications car il y a peu de postulants])

Introduction à l’économie – Cours 10 02/12/08

I) Le marché du travail
• Tout individu qui offre son travail sur le marché fait un arbitrage entre travail et loisirs en
sachant que les individus ont toujours une préférence pour les loisirs. Choix entre
consommation et loisirs.
Choix varie selon offre et demande sur le marché, salaires etc.
Variation des salaires ont deux effets :
* Quand hausse revenu, niveau de vie plus élevé d’où les individus vont moins travailler
pour plus de loisirs = effet de revenu
* Quand hausse revenu, modification des conditions d’arbitrage entre travail et loisirs
avec l’idée que le sacrifice d’une heure de loisirs = plus de consommation de biens ou
services = effet de substitution
Pour l’offre, Ces deux effets jouent beaucoup et en même temps et peuvent se neutraliser. Donc
toute variation de salaire a un effet ambigu sur l’offre de travail

Note : Travail des femmes :


Offre de travail diffèrent de celle des hommes : principalement pour femmes en couples. Dans
couple, femme n’est pas le revenu essentiel
% des femmes dans la vie active augmente
70’s : hausse des salaires ralentie beaucoup d’où augmentation du travail féminin pour
maintenir le niveau de vie. De plus, comportement des employeurs a évolué grâce aux lois qui
ont fait baisser les discriminations hommes/femmes sur le marché du travail.
Remarque : scolarisation des filles = hausse de leur emploi

• Politique fiscale mise en place : augmentation des impôts = découragement des


populations à travailler mais pas toujours car le taux d’imposition en hausse = baisse
consommation mais peut provoquer un effet de substitution.

L’économie de marché :
Efficacité et limites

Définition économie de marché :


Manière dont se fixent les prix sur le marché sans intervention de l’état. C'est un marché libre et
qui conduit nécessairement à l’équilibre.
On parle de l’équilibre général quand tous les marchés sont équilibrés en même temps (marché
du travail, des biens, des services etc.)
Marché évite tous gaspillage : à l’équilibre, tous les facteurs de production sont utilisés, les
entreprises produisent à coût minimums, et donc produisent le maximum au prix le plus bas.
Les marchés en concurrence sont une sorte d’idéal économique dans le sens de l’efficacité =
théorie classique et néo classique : Adam Smith (main invisible qui conduit à l’équilibre sans
aide de l’état. Chaque agent recherche son propre intérêt mais contribue à l’intérêt général
involontairement.)
80-90’s : suite à l’échec d’économie centralisée, beaucoup de renforcement en faveur de l’idée
des avantages de l’économie de marché
Constat : hausse niveau de vie population augmente plus vite dans un système de marché que
dans un système d’économie centralisée
Cependant, attention : le marché n’est pas parfait : en effet, par expérience, on peut dire qu’il a
des limites

I Les limites
A) Répartition des revenus difficile
Un marché peut être efficace mais inégalitaire dans la distribution des revenus = problème
d’insécurité qui ne sont pas propices au fonctionnement des marchés.
Individus tous différents = principe d’équité difficile à définir.
Si la demande ne consomme pas toute la production = déséquilibre et réduction des productions
= baisse production

Donc état DOIT intervenir pour redistribuer les revenus = redistribution par prestations
sociales.
B) Un fonctionnement pas toujours synonyme de croissance :
Instabilité conjoncturelle
Définition croissance :
Hausse PIB c'est à dire hausse des sommes des valeurs ajoutées de toutes les entreprises qui
produisent sur le territoire Français.
Définition Récession :
Taux de croissance diminue 6 mois de suite. = diminution relative (baisse de la croissance)
Définition dépression :
Taux de croissance négatif = diminution absolue (pas de croissance)

On parle des aléas de la conjoncture économique. On peut donc dire que l’économie de marché
n’est pas toujours en croissance === justification de l’intervention de l’état pour stabiliser la
croissance

Deux actions étatiques : Stabilisation de l’économie par démarches économique (politique


monétaire) ou politique.
C) La concurrence, les monopoles…
Pas de concurrence sur marché = gaspillage = intervention de l’état pour augmenter la
concurrence
D) Les externalités
* Négative : conséquences du comportement d’un agent néfaste aux autres agents sans qu’il y
ait de dédommagement (ex : pollution de l’air
* Positive : (ex : recherche et développement)

• Marché produit toujours externalités négatives et pas assez de positives car faire attention
aux autres = précautions = coûts supplémentaires.
• Remarque : R&D = externalités positives = rentes de monopole pendant un temps grâce
aux brevets car sinon permet aux autres d’économiser : ÉTAT protège les entreprises du
plagia.

R&D n’a quasiment que des externalités positives donc état le prend à sa charge car doit
profiter à tout le monde. Marché a toujours un but de rentabilité à court ou moyen terme. Donc
toutes les activités qui nécessite une infrastructure lourde pour pouvoir fonctionner ne peuvent
pas amortir cet investissement qu’à long ou très long terme (ex : SNCF) d’où intervention de
l’état.

Quand équipements sont amortis, on peut envisager de privatiser les activités prises en charge
par l’état.
De même que l’évolution technologique peut démanteler le monopole de l’état (ex :
informations par internet, etc.)
E) Les biens non privatifs par nature
Biens qui ne peuvent pense être l’objet d’une appropriation privée : on ne peut exclure
quelqu’un de l’utilisation. Même prix selon qu’il y ait beaucoup ou pas d’utilisateur. Plus il ya
d’utilisateur, moins le coût moyen est élevé.
Seuls les contribuables (par impôts) ont payé pour déneigement mais on ne peut pas interdire
aux autres usagers de passer sur la route.
On ne peut pas individualiser ces services car on ne peut pas les tarifer.
Les biens collectifs ne sont jamais fournis par entreprises
Importance des biens collectifs : Santé et éducation même s’ils ne sont pas purement collectifs
(mutuelle personnalisée = paiement de services aux prix du marché)
Pays prennent ceci en charge à différent degré.

Intervention de l’état :
µ directe (quand il devient producteur de services : ex : santé, SNCF)
µ indirecte (ex : incitation des agents à se comporter comme l’état le souhaite (incitations
fiscales avec réductions d’impôts si emploi de jeunes ou handicapés ou incitations par
subventions // pouvoir réglementaire : faire lois = injonction, contrainte à faire quelque chose :
lois des 35h) de l’état

De tout temps, l’état intervient pour imposer des règles du jeu du marché (ex : interdiction de
s’associer entre concurrents) == Rigidifie le marché ce qui peut entrainer sa perte (ex : SMIC,
35h,…)

II L’intervention de l’état a aussi ses limites


* SMIC : salaire minimum pour non qualifiés est source de déséquilibre du marché du travail :
il engendre du chômage. L’état, par sa législation, génère du gaspillage et des hausses des prix.
SMIC = hausse prix du facteur travail

* RMI = pour ceux qui n’ont jamais travaillé. Minimum de survie (~moitié du SMIC) =
Conséquences : aides + RMI = découragement des individus à travailler = trappes à inactivité =
on propose de gagner de l’argent en ne travaillent pas mais mise en place d’une perte
d’allocations si refus de 2 propositions d’emploi.

* Intervention de l’état = déséquilibre mais état est motivé par la politique et élection électorale
donc gouvernements cherchent à obtenir des voies en plaisant au peuple.
Cycle électoral plus court que cycles économique donc conséquences d’une politique sur
gouvernement actuel et futur.
État prend en compte économie, social et politique.

* Prise en compte de cela = hausse déficit public.


Ex : 35h = travaille moins = partage du travail en plusieurs personnes = baisse chômage mais
en fait non, les 35h = baisse production car coût facteur travail trop élevé, hausse chômage =
coute à l’état

* Production par état = plus couteuse que en entreprises car plus de moyen pour l’état. De plus,
état n’a pas la pression de faire faillite, il peut se tromper et ne pas être rentable car pas de
concurrence, pas de faillite, etc.
Seule sanction = élections tous les 5ans, que l’on peut arranger.
Contrôle de l’utilisation des fonds publics par la Cour des comptes qui évalue le gaspillage
étatique. Elle dénonce les abus publics.

Partout où on le peut, il est préférable de laisser le marché libre,


Et là où il est nécessaire, il doit être prudent.

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