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L'ambition: un multiplicateur de péché

La terre et la lune Jacob Lorber

Chapitre 63
- 8 avril 1847 -

Presque pire et plus dangereuse encore que l'irascibilité ou le démon de la


colère dans la chair humaine est l’ambition, qui marche bien sûr du même pas que la
colère, mais en est toutefois le fondement, parce que celui qui est humble ne se laisse
pas facilement entraîner par la colère; tandis qu'un orgueilleux, selon ce que vous
avez l'habitude de dire, s'enflamme immédiatement comme une allumette. L'ambition
est le véritable démon principal dans l'homme, et il est presque tout à fait semblable à
Satan. Seulement cet esprit malin prend possession des enfants seulement quand ils
sont arrivés à un certain degré de connaissance d'eux-mêmes.
Des prédispositions en ce sens, on peut certes en observer aussi avant, quand
les enfants peuvent encore à grand-peine parler. Essayez de rassembler quelques
enfants, et observez-les durant leurs jeux, et vous vous apercevrez vite comment l'un
veut surpasser l'autre ; car il plaît déjà à un semblable petit être qui sait à peine
balbutier quelques mots, que de la part des autres il lui soit rendu hommage.
Cette tendance est particulièrement marquée dans le sexe féminin ; la jeune
fille se trouvera bien vite être belle, et elle commencera à se parer et pour qui voudra
s'insinuer dans l'âme d'une jeune fille ainsi faite, il suffira qu'en toute occasion elle
mette en relief sa beauté, et elle commencera alors à sourire avec un doux embarras
apparent et ne se trouvera pas trop à son aise si en sa compagnie il y a une seconde
jeune fille très belle. Beaucoup plus sérieuse serait ensuite l'affaire au cas où il y
aurait présente là une autre jeune fille réellement plus belle encore ; pas mal de
larmes s'écouleraient, si pas réellement en public, mais certainement au moins en
secret.
Chez les garçons, quand ils sont encore petits, la beauté physique ne représente
pas encore une grande part, mais beaucoup plus par contre la force. Chacun veut être
le plus fort ; avec sa force il veut vaincre complètement ses compagnons, et il est
toujours prêt à cueillir n'importe quelle occasion pour fournir des preuves de sa force,
avec les mains et avec les pieds, sans grâce ni pitié, des preuves parfois même
meurtrières, uniquement pour être considéré comme le plus fort et donc, le plus craint
de la compagnie.
En de telles occasions on s'aperçoit avec beaucoup de facilité de la présence du
démon sataniquement méchant déjà dans les enfants.
Qu'un semblable démon doive être combattu sans délai, cela est suggéré déjà
par la nature elle-même, même si personne ne devait posséder en ce domaine une
quelconque connaissance supérieure et plus profonde, car il est évident qu'une
semblable ambition peut aussi trop souvent dégénérer dans les pires vices.
Une jeune fille qui désire ardemment plaire, devient très vite une coquette et
sitôt après une prostituée, état dans lequel elle vient déjà à se trouver d'une certaine
manière au point où Satan voulait la conduire ; le garçon de son coté devient en très
peu de temps un être grossier, querelleur, et en général un individu pour qui rien n'est
sacré hormis lui-même.
Il ne se passe guère de temps que ceux-ci ne deviennent des intrigants, des
médisants et des critiques de Dieu et de tout ; ils savent et comprennent tout mieux
que n'importe qui, et leur jugement doit être le plus exact uniquement parce que c'est
eux qui l'ont exprimé. Qui ne veut pas se soumettre à une telle sentence, est, dans le
meilleur des cas, un âne ; mais il se peut que le cas soit aussi un peu plus
démonstratif, et alors l'intéressé attrape des coups de bâton.
Mais que peut-on espérer d'un semblable individu ? Qui donc sera capable
d'enseigner un tel personnage qui connaît tout mieux que toute autre : Personne ? Et
si même quelqu'un se donne la peine de lui faire voir avec beaucoup de clarté sa
sottise, il montera sur ses grands chevaux, et ce qu'il ne pourra pas obtenir avec
l'éloquence de sa propre bouche il le remettra à l'énergie de ses propres mains, qui
ordinairement sont plus robustes que la langue de l'adversaire. Une paire de bons
coups de poings, ou quelques revers de mains appliqués tout aussi énergiquement, ont
pour le moment un plus grand effet que le plus beau chapitre tiré des Epîtres de Paul,
et que toute la sagesse de Socrate ; parce que là où il y a un cheval qui donne des
coups de pieds, même Socrate et Cicéron se retirent prudemment en arrière; dans un
cas semblable tout au plus Samson ou David en tenue de combat pourraient exercer
une contre-attaque efficace.
Or, tout cela a ses origines dans l'ambition, en raison de laquelle chacun veut
être le premier et le plus grand, même si effectivement il est le plus petit et le
dernier ; et quand bien même l'une et l'autre arme dont il dispose se sont épointées, il
lui reste toujours encore une bouche pour maudire, et une inextinguible soif de
vengeance. Naturellement en de telles occasions, l'ambition et la colère s'en vont
bras-dessus, bras-dessous ; mais à leur service entrent alors la simulation et l'envie.
Ce très perfide d'entre tous les démons dans la chair humaine est la source de
tous les maux de l'humanité, et il s'identifie parfaitement avec le plus acerbe et le plus
profond Enfer, car en lui se trouvent réunis tous les maux.
Y aurait-il jamais eu une guerre, si ce démon n'avait pas si corrompu la chair
humaine ? Il n'y a pas de vice qui puisse attirer autant de victimes entre ses spires que
l'ambition. Un homme qui a en lui beaucoup de cet élément diabolique, ne tardera pas
à se rendre sujets un certain nombre d'autres hommes, au commencement sans doute
avec le titre d'amis ; mais il ne se passera pas beaucoup de temps que de tels amis par
excès d'amitié devront finir par faire ce qui leur sera imposé par l'ami principal, et ce
pour la raison qu'il les aura attirés dans le cercle de son propre démon de l'ambition.
Ces amis se choisiront à leur tour d'autres amis et les attireront dans les spires du
même démon en lesquelles ils ont été eux-mêmes attirés. Mais de cette façon le chef
de bande initial devient un commandant supérieur, et comme la chose promet bien, il
commence à donner des ordres à droite et à gauche, et rapidement son démon aura
attrapé avec son filet des milliers, qui tous devront danser selon la musique qu'il lui
plaira de jouer.
Ainsi naissent ensuite les dynasties ; alors un se tient à la tête de tous, dicte et
sanctionne des lois selon que le caprice l'inspire, et des milliers doivent les observer,
soit au milieu de larmes de sang, soit avec bonne volonté soit à contrecœur, cela
importe peu ; parce que lorsqu'une puissance s'est concentrée dans un groupe, toute
résistance particulière reste vaine, et raison, intelligence et sagesse doivent céder le
champ là où un despotisme tyrannique s'est assis sur le trône. S'il plaît au tyran
d'aveugler ses sujets, il n'y a qu'à commander, et ses assistants animés par le même
démon leur arracheront les yeux, car ils sont prêts à faire tout ce que le despote
commande. Cependant, pour les hommes, il est bon que dominent sur eux des tyrans,
qui, même s'ils ne sont pas des tyrans au vrai sens du mot, sont cependant des
despotes obstinés qui, comme les tyrans, exigent la plus stricte obéissance, qui
considèrent la plus petite contradiction comme un crime de lèse-majesté et la
punissent si pas réellement avec la mort, du moins avec une période de dure prison.
Mais comme on l'a dit, si cela arrive ainsi, c'est juste et bon.
Ce sont les hommes eux-mêmes qui ont mis dans un coin leur Dieu, et qui ont
par contre placé sur le trône le démon de leur propre orgueil, et ce qu'ils firent
autrefois, ils le font présentement encore ; car partout les parents ambitionnent que
leurs enfants deviennent quelque chose de mieux et de plus élevé que ce qu'ils n'ont
été eux-mêmes. Le simple paysan, bien qu'il ne puisse réaliser son propre désir,
caresse au moins dans son cœur l'idée de faire de son propre fils un grand monsieur,
et pour sa propre fille, pour peu qu'elle soit d'un aspect gentil, il rêve au moins d'un
mariage avec quelque bourgeois aisé ou bien avec quelque employé de l'Etat. Un
cordonnier ne pense même pas de loin à faire apprendre à ses propres fils son propre
métier ; et s'il a une fille plutôt plus mignonne que laide, il ne peut certes conseiller à
aucun autre cordonnier de la demander pour épouse, parce qu'elle peut facilement
devenir la femme de quelque employé ou même quelque chose de mieux encore ; et
le fils du cordonnier doit naturellement étudier pour devenir quelque chose de plus et
de mieux. Et si donc à la fille d'un semblable sot, il arrive vraiment de devenir
l'épouse d'un conseiller d'état, et au fils d'atteindre tout bonnement à la charge de
greffier d'état, il arrive ensuite que le père ne peut absolument plus se permettre l'acte
audacieux de s'approcher avec le chapeau sur la tête de ses enfants désormais haut
placés.
La chose sans aucun doute lui fait de la peine, et souvent il pleure amèrement
parce que ses enfants ne veulent plus le reconnaître. Mais c'est bien pour lui ! Parce
qu'il a été ainsi imprudent, et il a éprouvé de la joie à élever deux tyrans au lieu de
deux soutiens pour sa vieillesse !
Et c'est pourquoi il arrive à chacun selon la justice, et pour l'humanité tout est
parfaitement bien si elle est tyrannisée à outrance de haut en bas ; car elle-même
trouve la plus grande satisfaction à façonner des tyrans à partir de ses propres enfants.
Qui est-ce qui fait étudier les enfants ? Les parents ; et pourquoi ? Afin qu'ils
puissent devenir quelque chose ; mais quelle chose doivent-ils devenir ?
Naturellement, si jamais c'est possible, toujours plus que ce que sont les parents; car
dans la bouche de tous on n'entend que cela : "Je fais étudier un fils afin qu'il puisse
un jour devenir prêtre ou employé de l'Etat, et plus cher que tout me serait qu'il puisse
arriver à un poste de conseiller aulique ou tout bonnement de ministre, ou bien, s'il
entre dans la carrière sacerdotale, qu'il réussisse à se faire consacrer évêque." Ainsi
s'exprime l'intention d'un père, et pareillement aussi le cœur d'une mère. Mais on
n'entend pas par contre aussi facilement de la bouche d'un père les paroles : "Je fais
étudier mon fils dans le but qu'il ait à acquérir des connaissances utiles, pour devenir
ensuite avec un sage avantage ce que je suis moi-même, ou bien même quelque chose
de moins, mais toujours dans les limites du bon et du juste." Et moins encore on ne
donne écoute à Ma Parole qui dit :

"Qui parmi vous veut être le premier,


qu'il soit le dernier et le serviteur de tous."

Tel a été Mon commandement, mais voilà qu'à grand-peine quelque mendiant,
l’accomplit ; mais ce que Satan commande au moyen de ses propres démons, cela
devient loi à laquelle petits et grands, jeunes et vieux, rivalisent pour s'y conformer ;
mais c'est pourquoi, pour le monde aussi, il est dix fois et cent fois bien quand il est
tyrannisé avec l'épée et avec le feu, car lui-même y trouve la plus grande satisfaction
spirituelle.
Cessez d'élever des tyrans en vos enfants, et soyez vous-mêmes plutôt les
derniers que les premiers, et alors bien vite les tyrans se trouveront seuls sur leurs
trônes ; et puisque vous, vous vous trouverez beaucoup plus bas, ils seront eux
contraints de descendre profondément de leur hauteur, pour ne pas courir à la
rencontre de leur propre ruine, abandonné de tous.
Mais si vous, à partir de vos propres enfants, vous vous efforcez de construire
toujours de plus nombreux degrés qui conduisent au trône, il est certain que celui-ci
devra toujours plus s'élever ; cependant d'autant plus haut il devient, d'autant plus loin
il pourra jeter ses foudres depuis ses sublimes sommets, et par conséquent d'autant
plus durement serez-vous frappés vous qui vous vous trouvez en bas. Et MOI, Je
permets volontiers que la puissance des haut placés s'accroisse, afin que les fous qui
sont au-dessous aient quelque chose qui les éperonne à l'humilité et qui leur montre
ce qu'ils devraient être, mais qu'au contraire ils ne sont pas. Désormais les régnants
réclament de Moi leur force, et ils font très bien quand ils oppriment le plus qu'il est
possible la stupide humanité, parce qu'elle ne mérite absolument pas un meilleur
traitement.
Un père ne veut-il pas acheter pour son propre fils un manteau meilleur que
celui qu'il endosse lui-même, et une mère ne va-t-elle pas avec ses filles dans les
magasins de mode, et ne s'y rend-elle pas, et ne choisit-elle pas pendant de longues
heures ce qu'il y a de mieux pour qu'elles puissent faire, comme on dit, la meilleure
figure possible afin de procéder au plus grand nombre de conquêtes ? Mais pourquoi
vraiment faut-il conquérir et s'élever ? - S'abaisser au contraire, c'est à ceci que
devrait tendre l'humanité selon Ma Parole ! Mais puisqu'on insiste à conquérir et à
s'élever, que viennent donc aussi les tyrans ; Je dis que ceux-ci sont des anges qui
abaissent le plus possible l'esprit de conquête au moyen d'impôts et de taxes en tout
genre et au moyen d'autres lois onéreuses.
Voici quel est le langage du père à son propre fils : "Tu dois acquérir et te
rendre propre un comportement capable d'attirer sur toi les yeux et les oreilles de tous
de façon à devenir indispensable à toute une société", ou bien, dit en d'autres termes :
"Cherche à devenir le premier dans ta société !" - Mais pourquoi le père ne dit-il pas
plutôt :
"Mon fils ! Tiens-toi à l’arrière ; il est mieux que tu sois toi, depuis ta basse
position à regarder la société, plutôt que celle-ci n'ait à tourner tous ses regards vers
toi ; ou bien, est-il mieux d'être la pierre fondamentale d'un édifice ou bien le faite
d'un toit ? Mais s'il éclate un ouragan qui détruit et toit et maison, réussira-t-il à
déplacer aussi les fondations ?"
Qui se tient le plus bas de tous, celui-là est aussi le plus en sécurité; le pinacle
d'un clocher est au contraire à la merci de chaque tempête.
Que ce soit donc votre principe : descendre ; et que la vraie humilité soit la
base solide de votre existence. Alors le démon malin de l'ambition abandonnera
chacun, et la tyrannie aura trouvé sa fin pour l'éternité.
Oh! Croyez-vous peut-être que pour un prince il importe en quoi que ce soit
d'être reconnu comme tel par la masse du peuple ? Il ne tirera certainement pas
d'aliment de cela pour son honneur de prince ; mais comme prince il demande par
contre aux très hauts milieux et à la classe de ses pairs la reconnaissance de sa propre
dignité.
Si donc l'humanité, sans exception, descendait jusqu'en bas aux fondements de
l'humilité, le prince pourrait aller chercher ses pairs ou la reconnaissance de sa propre
dignité avec une petite lanterne, mais il ne la trouverait absolument pas, de même
qu'on ne trouve pas de diamants déjà taillés à facettes au milieu de la caillasse des
fleuves.
Voilà, ceci est la voie vers le bonheur, en ce monde et dans l’autre ; ainsi on
peut espérer en une amélioration tant des peuples que des princes, et non pas avec la
désobéissance et moins encore avec les insurrections contre un pouvoir ordonné. Si
quelqu'un veut construire une maison, il faut qu'il commence par le bas ; commencer
par le toit est une chose qui ne va vraiment pas. Ou bien, comment pourra-t-on fixer
un étendard ou une croix sur la cime d'un campanile, quand pour édifier la tour on n'a
même pas encore placé les fondations ?
Qui veut améliorer les autres, qu'il s'améliore avant tout soi-même, et qu’il
mène une vie de juste ; alors les autres le suivront quand ils en auront vu les
avantages. Et qui veut humilier les autres qu’il s'humilie d'abord lui-même ; ce faisant
il enlèvera à son propre voisin, dans sa propre personne, ce degré sur lequel celui-ci
ne manquerait pas de monter. Mais si quelqu'un porte son frère sur les épaules, celui-
ci viendra-t-il au bas de la montagne, si celui qui le porte ne veut rien savoir de
descendre ? Celui qui est porteur, qu'il dirige donc lui le premier ses pas vers le bas et
ainsi descendra aussi celui qu'il porte ; si l'âne grimpe sur la montagne, il est bien
certain que montera aussi avec lui toujours plus celui qui est assis sur son échine et
qui lui pèse.
Donc, tant que Ma Doctrine ne sera pas parfaitement observée en chaque
circonstance, cela ne pourra pas aller mieux ni ici ni dans l'au-delà, et ni en général ni
en particulier.
Mais si par contre quelqu'un suit Ma Doctrine en chaque chose, pour celui-là
cela ira bien en ce monde comme aussi dans l'autre ; car une âme humble ne tarde
jamais à se tirer d'embarras en n'importe qu'elle circonstances, et comme elle est la
plus proche de Moi, elle a aussi toujours à portée de main la plus sûre et la meilleure
des assistances.
Mais malheureusement, n’importe quel mal est plus facile à extirper que celui-
ci, parce que les hommes eux-mêmes y trouvent la plus grande satisfaction, et préfère
être un monsieur très honoré plutôt qu'un très humble serviteur au vrai sens du mot.
Les hommes se saluent, il est vrai avec un « votre très dévoué serviteur » mais ils ne
le font pas parce qu'ils sentent et entendent vraiment l'être, mais bien plutôt en raison
d'un acte de courtoisie conventionnelle, afin que celui qui est salué, ait en
contrepartie à le considérer d'autant plus.
Oh, l’immense sottise humaine ! Quand t’apercevras-tu, ô homme, que sans un
solide point central aucun monde n'est imaginable ? Or le point central est certes le
point le plus profond en chaque corps de l'univers ; pourquoi donc l'homme ne veut-il
pas descendre dans les profondeurs de lui-même, où il pourrait trouver pour l'éternité
la véritable assurance sur la vie qui est expliquée avec tant de clarté et de précision
dans Ma Doctrine ?
Mais à quoi peut servir Ma Doctrine, quelle signification peut-elle avoir, si
Jésus, Son fondateur, n'a désormais plus Lui-Même l'honneur d'être quelque chose, à
l'exception parfois d'être un malheureux supplément d'un Socrate ou d'un Platon, et
même ceci, par concession particulière ? Ou bien on transforme JESUS en une vaine
idole qui de Jésus n'a que le Nom seulement, avec l'adjonction peut-être de quelques
miettes de Sa Doctrine en forme de hiéroglyphes égyptiens, sur lesquels d'ailleurs il
est sévèrement défendu d'arrêter un instant sa pensée.
En résumé, Jésus, on L'a façonné comme on aurait pu le mieux en tirer profit,
afin qu'il ait à apporter quelque chose et non à coûter comme quand IL donne le
commandement en disant : "Si quelqu'un vous prie de lui donner un habit, donnez-lui
aussi le manteau". Celui au contraire qui devrait être le dernier et le serviteur de tous,
domine au poste suprême sur des millions d'hommes.
Mauvais exemple vraiment pour l'Humanité. Mais il ne peut en aller
autrement ; parce que, encore de nos jours il y a de nombreux milliers de personnes
qui n'ont pas de désir plus ardent que de voir leurs enfants exaltés comme des papes.
Il y a donc encore un amour très accentué pour la papauté. Mais tant qu'il en est ainsi,
cela ne peut absolument pas aller mieux.
Et ici pour aujourd'hui nous arrêterons, nous réservant de revenir encore sur ce
sujet.

Source: http://www.scribd.com/doc/22699561/Terre-et-Lune-Jacob-lorber

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