Cours 1, histoire de l’art contemporain XXème siècle

Révolution impressionniste au XXème siècle. Le mouvement impressionniste est
centré sur la capture de la lumière sur la toile. Importance du choix des motifs,
du cadrage influencée par la photographie.
Introduction
Impression soleil levant, Monet, 1872. Tableau présenté à la société anonyme
coopérative des artistes peintres. Cette première exposition à lieu dans les
ateliers de Nadar. Le tableau se fait remarquer par un Castagnary qui parle
« d’école impressionniste ». « Ils sont impressionnistes en ce sens qu’ils rendent
non le paysage mais la sensation produite par le paysage ». Le romantisme a
déjà ce sens de l’observation (Constable) : fascination pour le paysage, pour une
nature en mouvement permanent. Dans le romantisme, il y a aussi cette
observation de la nature en mouvement (Turner). La libération de la couleur dans
le romantisme est quelque chose de vivant dans le romantisme.
L’impressionnisme s’imprègne du réalisme : choix de paysage, de visions rurales.
Il y a un genre qui fait la transition entre le réalisme et l’impressionnisme : le
pleine airisme (artistes qui réalisent leurs œuvres en dehors de leur atelier ; tube
de couleur). La technique évolue : division de la touche, gamme de couleur plus
chatoyante. Convergence du romantisme et de son sens de l’observation au
réalisme et pleine airisme = impressionnisme. Pour l’impressionniste, il faut
considérer que tout est vibration : l’impressionniste chercher à capturer cette
dimension vibratoire.
L’impressionnisme et l’optique du monde vibratoire : une esthétique
chrono- lumineuse.
Un monde de vibrations
En 1802, Young expose la théorie vibratoire de la lumière. Il calcule les rapports
vibratoires entre les couleurs. La lumière est considérée comme une onde en
mouvement constant. La lumière s’immatérialise. Couleurs fondamentales :
rouge, jaune et bleu. Couleurs secondaires : orange, vert et violet. La complexité
des couleurs peut se réduire à trois couleurs fondamentales : intérêt pour les
artistes. Le choix des motifs : passage de la lumière dans les nuages, la
réfraction du faisceau lumineux sur l’eau. Les impressionnistes s’intéressent aux
milieux de réfraction du faisceau lumineux. On ne s’intéresse pas au motif luimême mais à la représentation entre le spectateur et le motif : « Le motif pour
moi n’est qu’une chose insignifiante, ce que je veux reproduire, c’est ce qu’il y a
entre moi et le motif », Monet. La brume devient un lieu intermédiaire qui brouille
le regard. Le milieu le plus trouble c’est la lumière, elle est le sujet essentiel : on
va vouloir représenter l’impact de la lumière sur le paysage. La thématique de
l’éblouissement se retrouve de plus en plus. L’impressionnisme pense que
l’impact de la lumière est déterminant (série sur la cathédrale de Rouen : Monet
la peint quasiment toutes les heures ; on voit l’évolution de la lumière et
comment elle agit sur la cathédrale). L’impressionnisme capture l’instant présent
(série des meules). L’usage central de la couleur dans la retranscription de la
lumière. La couleur est privilégiée. Jules Laforgue : « L’impressionnisme voit et
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. on voit le réel de façon différente (personnages = bâtonnet). champ et hors champ . Transformation du monde contemporain bouleverse le regard : introduire un effet visuel d’accélération. Le monde n’est qu’un monde de vibrations colorées. Obsession de la vision : . Renoir (la culture des loisirs). La couleur est primordiale : elle est au cœur de la perception. C’est une architecture qui joue sur le passage du regard à son travers. Notion d’instantané : on coupe le personnage pour singer un instantané photographique. pastel de Degas (mode). Balcons : jeux de transition entre intérieur et extérieur. c’est l’inverse : la couleur est à l’origine de la forme. La nature se livre que par la lumière donc par la couleur. Manet est un peintre de transition . Vision aérienne. Vision centrale et périphérique . pensez aux tâches de couleurs ». Le personnage sert lui-même d’obstruction. La thématique du voir dans l’impressionnisme L’idée d’une peinture de la vie moderne Grandes figures du réalisme français : Courbet et Millet.Par la vitesse. 2 . Nouveaux modes d’architecture : édifices d’Hausman. On renverse la hiérarchie du dessin et de la couleur : dessins préparatoires puis la couleur était appliqué dans cette structure préalable.Polarité du visuel. On s’identifie à ce personnage (champ et hors champ). Du balcon. chimie et biologie). gare Saint Lazard). cadré et décadré . clair et obscure … La peinture est « obsédée » par la vision. architecture métallique (Le pont de l’Europe. Ici. Intérieur de 1880 : thématique du lisible et du illisible. Représenter l’impact du contemporain à travers les arts. La technique de la touche divisée et la théorie du contraste simultané Cf cours de première (physique. L’architecture métallique et la nouvelle locomotion par le train se rejoignent chez Monet (fumée qui occulte une partie du tableau). Thématique du personnage qui regarde : personnage vue de dos qui regarde quelque chose auquel nous n’avons pas accès.rend la nature telle qu’elle est c’est-à-dire en vibrations colorées. Monet : « tâchez d’oublier les objets que vous avez devant vous. » Il nous expose les techniques qui font l’illusion en peinture.