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04/01/2010

04/01/2010 UQAM – P RÉSENTATION D ’ UN ARTICLE AU PROFESSEUR T HOMAS G ISIGER DANS

UQAM

PRÉSENTATION DUN ARTICLE AU PROFESSEUR THOMAS GISIGER DANS LE CADRE DU COURS NEUROSCIENCES

DIC938E

DOCTORAT EN INFORMATIQUE COGNITIVE

Somatosensory Corticothalamic Projections:

Distinguishing Drivers from Modulators par Iva Reichova et S. Murray Sherman Journal of Neurophysiology, 2004 |

Par Albert Lejeune, étudiant DIC

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

Plan du rapport

AVANT-PROPOS

3

INTRODUCTION

6

RAPPEL: LES RÉCEPTEURS IONIQUES ET MÉTABOTROPIQUES RAPPEL: LES EFFETS INHIBITEURS OU EXCITATEURS MOTEURS ET MODULATEURS (DRIVERS ET MODULATORS) PROBLÉMATIQUE

6

7

8

10

BUT ET DESIGN DE LA RECHERCHE

11

MÉTHODES

12

RAPPEL : L’ÉLECTROPHYSIOLOGIE STIMULATION ET ENREGISTREMENT RAPPEL:

12

17

17

DÉFINITION DE L’EFFET DE FACILITATION DE PAIRES DIMPULSIONS (PAIRED-PULSE FACILITATION) DÉFINITION DE L’EFFET DE DÉPRESSION DE PAIRES DIMPULSIONS (PAIRED-PULSE DEPRESSION)

17

18

RÉSULTATS

18

LES INTRANTS SYNAPTIQUES AUX CELLULES DU VPM ET DU PMN (SYNAPTIC INPUTS TO CELLS OF THE VENTRAL POSTERIOR MEDIAL AND POSTERIOR MEDIAL NUCLEI) LES CONNECTIONS CORTICOTHALAMIQUES DANS LA COUPE (CORTICOTHALAMIC CONNECTIONS IN THE SLICE) RAPPEL LES PROPRIÉTÉS SYNAPTIQUES DES INTRANTS DE LA COUCHE 6 AU NOYAU VPM DE 1ER

20

20

20

ORDRE (SYNAPTIC PROPERTIES OF LAYER 6 INPUTS TO THE VENTRAL POSTERIOR - VP 1 ST ORDER - MEDIAL NUCLEUS)

LES INTRANTS CORTICAUX AU NOYAU POM DORDRE SUPÉRIEUR (CORTICAL INPUTS TO THE

21

POSTERIOR MEDIAL - POM HO NUCLEUS)

22

CONCLUSION ET DISCUSSION

22

RAPPEL

22

DISCUSSION

26

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

AVANT-PROPOS

Encadré 1. Notes de Thomas Gisiger : Les contributions relatives du thalamus et du cortex.

Les spécialistes du fonctionnement du cerveau i entretiennent un vieux débat en neurosciences sur les contributions relatives du thalamus et du cortex dans le processus qui produit l’activité cérébrale présente dans le cortex sensoriel primaire. À un extrême se trouve un modèle de type « feed-forward » similaire au fonctionnement d’un Perceptron classique – voir figure 1 - où les connexions corticales locales ne jouent pas un rôle dominant et l’activité est dictée majoritairement par les entrées thalamiques.

est dictée majoritairement par les entrées thalamiques. Figure 1. Perceptron dépourvu d’activité spontanée À

Figure 1. Perceptron dépourvu d’activité spontanée

À l’autre extrême se trouve le point de vue selon lequel l’information venant du thalamus ne fait que perturber l’activité spontanée déjà présente dans un réseau cortical fortement interconnecté. Ce point de vue est illustré par la figure 2 qui propose un schéma des circuits du corps latéral genouillé. On y remarque les intrants aux cellules relais ainsi que les neurotransmetteurs pertinents et les récepteurs post synaptiques (ionotropiques et métabotropiques). L’information visuelle venant des yeux passe d’abord par le corps genouillé latéral (CGL), une région du complexe thalamique, avant de rejoindre le cortex visuel primaire. La situation est similaire pour tous les autres sens (y compris, dans une moindre

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mesure, pour l’olfaction). Cette description partielle des voies sensorielles pourrait laisser croire que l’interposition du thalamus entre les yeux et le cortex serait une espèce d’excentricité de la nature (dont elle pourrait se passer). Néanmoins, de nombreuses études expérimentales suggèrent une image plus complexe de la fonction du thalamus et de ses interactions avec le cortex.

Les deux positions dans ce débat spécialisé au niveau matériel (le cerveau) de la cognition peuvent être étendues à l’ensemble des sciences cognitives (Varela, 1992). Varela oppose ainsi la position de la poule et la position de l’œuf, tout définissant sa position l’enaction comme une voie moyenne entre la poule (les contraintes extérieures) et l’œuf (l’activité générée intérieurement).

La position de la poule : Le monde extérieur comporte des règles fixes; il précède l’image qu’il projette sur le système cognitif dont la tâche est de saisir – le monde de manière appropriée (que cela soit au moyen de symboles ou d’états globaux).

La position de l’œuf : Le système cognitif crée son propre monde, et toute son apparente solidité repose sur les lois internes de l’organisme.

Abbreviations: LGN , lateral geniculate nucleus BRF , brainstem reticular formation i i TRN ,

Abbreviations:

LGN, lateral geniculate

nucleus

BRF, brainstem reticular

formation ii

TRN, thalamic reticular

nucleus

Figure 2. Schéma des circuits du corps latéral genouillé iii

Il est intriguant de remarquer que plus de 90% des circuits qui traitent les informations arrivant de la rétine sont des connections cortico-corticales qui ne semblent pas traiter directement mais plutôt moduler - le signal externe. C’est le sens du papier de Reichova et Sherman iv (2004) : il y a beaucoup plus de câblage qui sert à la modulation du signal en exploitant des noyaux thalamiques d’association v et à la communication cortico-corticale que de câblage destiné au traitement direct du signal externe.

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De plus, et ce point ne fait pas l’objet de l’article de Reichova et Sherman (2004), ce câblage est relativement plastique. Pour Changeux (entrevue, voir

Le cerveau n'a donc rien d'un automate rigidement

câblé. Au contraire, chaque cerveau est unique. Ce qui est remarquable, c'est que cette variabilité coexiste avec un ensemble de propriétés caractéristiques de l'espèce qui, elles, sont invariantes. Les positions innéistes et empiriques sont donc justes et fausses à la fois. Selon moi, chaque cerveau humain est la «synthèse singulière» d'évolutions emboîtées qui, chacune, engage une forme de plasticité.

http://www.neur-one.fr):

Ce travail vise à présenter correctement la contribution d’Iva Reichova et S. Murray Sherman (2004) sans pour autant conclure le débat entre la poule et l’œuf. Bien sûr, il s’agit d’une présentation réalisée par un néophyte qui n’a suivi qu’un seul cours en Neurosciences… mieux vaut donc aller lire l’article!

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INTRODUCTION

RAPPEL: LES RÉCEPTEURS IONIQUES ET MÉTABOTROPIQUES vi

Le canal ionique est régulé par un ligand et est habituellement très sélectif

De tels

récepteurs localisés sur les synapses convertissent directement et très rapidement le signal chimique déposé par le neurotransmetteur en un signal électrique postsynaptique.

En contraste avec ces derniers, les récepteurs métabotropiques ne forment pas un pore de canal ionique. Ils sont plutôt liés de façon indirecte avec les canaux ioniques situés sur la membrane plasma de la cellule au moyen de mécanismes de transduction, tels que les protéines G qui utilisent un second messager. Les systèmes tyrosine kinase vii ou

envers un ou plusieurs ions comme

Na + , K + , Ca 2+ ,

or Cl - .

guanylate cyclase sont d’autres types de récepteurs viii .

sont d’autres types de récepteurs v i i i . Figure 3. Le concept de second

Figure 3. Le concept de second messager: Le système adénylate cyclase ix .

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La figure 3 apporte une vue détaillée du fonctionnement du concept de

second messager. Le

neurotransmetteur récepteur (R), enseveli dans la

membrane postsynaptique, interagit avec les neurotransmetteurs (T) et

initie la formation de nucléotidiques cycliques par l'enzyme adenylcylase

(AC), qui est aussi dans la membrane.

Le nucléotide cyclique (Cyclic

AMP) est le messager, le messager premier étant le neuromédiateur libéré par la terminaison nerveuse du neurone présynaptique. L’AMP cyclique stimule la phosphorylation d'une protéine du canal ionique de la membrane postsynaptique (IC) via l’enzyme d’une protéine kinase. Cela ouvre le canal ionique, qui permet aux ions d’entrer et de sortir de la cellule, entraînant la génération de signaux électriques, se terminant par la production d'un nouvel influx nerveux. L'effet est inversé d’abord par une phosphoprotéine phosphatase, qui de-phosphoryle le canal ionique, et d'autre part par une phosphodiestérase qui inactive l'AMP cyclique. Le couplage entre R et AC est connu pour impliquer la protéine de liaison guanylnucléotide (protéine G).

RAPPEL: LES EFFETS INHIBITEURS OU EXCITATEURS x

G). R APPEL : LES EFFETS INHIBITEURS OU EXCITATEURS x Figure 4. Vue schématique de circuits

Figure 4.

Vue schématique de circuits triadiques

dans un glomérule du noyau géniculé latéral du chat Les flèches indiquent les directions de présynaptique à postsynaptique. Les points d’interrogation postsynaptiques aux bornes d'interneurones dendritiques indiquent qu'il n'est pas clair si les récepteurs métabotropique (GABA) existent ou non en cet endroit.

xi

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Les dendrites d’une cellule relais sont connectées à de multiples projections d’axones (voir figure 4). Certains axones génèrent des effets excitateurs alors que d’autres apportent des effets inhibiteurs. Nous rappelons brièvement les grandes définitions à partir des notes du cours DIC938E.

Encadré 2 : Notes du cours par Thomas Gisiger sur l’intégration synaptique: (Il s’agit de) Décider si il faut produire un potentiel d’action ou pas en évaluant la multitude de signaux synaptiques qui arrivent simultanément (par l’intermédiaire de multiples combinaisons transmetteur-récepteur canaux ou à protéine G) à un neurone donné. Le cerveau effectue des milliards d’opérations de ce type à chaque seconde. Quels sont les principes de base qui régissent les décisions prises par un neurone? Un potentiel d’action produit l’exocytose d’un nombre variables de vésicules (contenant quelques milliers de molécules de neurotransmetteur = quantum). Ces molécules induisent un PPSE (potentiel postsynaptique excitateur). Les PPSE peuvent se sommer, soit de façon spatiale sur une même dendrite par exemple, - ou - de façon temporelle dans une fenêtre de 5-15 ms. La contribution des PPSE dépend du nombre de synapses excitatrices coactivées, de la distance entre la synapse et la zone d’initiation, et des propriétés des membranes dendritiques.

Inhibition : le PPSI, potentiel postsynaptique inhibiteur, exerce un contrôle sur l’activité neuronale, éloigne V m du seuil de déclenchement. Met en jeu les canaux à chlore Cl - dont l’ouverture produit un PPSI hyperpolarisant (soustraction). Dans le cerveau, c’est le GABA (acide gamma amino butyrique NH2 - CH2 - CH2 - CH2- COOH) le neurotransmetteur inhibiteur le plus répandu.

MOTEURS ET MODULATEURS (DRIVERS ET MODULATORS)

Voyons

tout

d’abord

la

problématique

générale

des

intrants

moteurs

et

modulateurs à l’aide d’un texte proposé par S. Murray Sherman (voir

S. Murray

Sherman (2006), Scholarpedia, 1(9):1583).

En termes de circuits du noyau

géniculé latéral, les entrées de rétine se distinguent par une longue liste de

caractéristiques (Sherman et Guillery, 2006).

Parmi elles, se trouvent des axones

épais produisant des boutons terminaux très grands. Ces synapses sont assez puissants, ils activent seulement les récepteurs ionotropiques, et démontrent un effet de dépression dépendant de l’activité (à savoir, des paires d’impulsions associées avec une synapse en dépression). Lorsque des informations sont disponibles, les entrées non rétiniennes divergent sur l'ensemble de ces critères. Enfin, l’information de base sous forme de propriétés du champ récepteur est fournie par les apports de la rétine, puisque ces contributions ont les mêmes champs récepteurs que les champs de la cellule relais réceptive, ce qui n'est

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manifestement pas le cas des intrants au cortex ou au tronc cérébral. Cela a conduit à l'idée que ces entrées peuvent être fonctionnellement divisées entre intrants moteurs et intrants modulateurs (Sherman et Guillery, 1998, 2006). Les moteurs représentent les principales informations à être relayées, et les modulateurs modifient le relais thalamocortical.

Étonnamment, en termes de nombre de synapses sur les cellules relais géniculées, les entrées rétiniennes ne fournissent que 5% environ du total des connections (Van Horn et al., 2000). Les autres 90% - 95% des entrées synaptiques sont à peu près également réparties entre les apports locaux GABAergiques (par exemple, les neurones thalamiques réticulaires et les interneurones), le feed-back de la couche corticale 6, et les intrants au tronc cérébral. Apparemment, des synapses relativement peu nombreuses mais très puissantes sont nécessaires pour obtenir l'information visuelle de base à des cellules de relais, mais vu leur nombre, la faiblesse des synapses modulatrices qui peuvent être combinés de multiples façons offre de nombreuses formes de modulation plus ou moins subtiles. Lorsque des informations suffisantes sont disponibles, comme le premier relais auditif et somatosensoriel et le pulvinar (revue de Sherman et Guillery, 2006), ces différentes propriétés des conducteurs et des modulateurs sont évidents, notamment le petit nombre de synapses moteur.

évidents, notamment le petit nombre de synapses moteur. Figure 5. Schéma des relais de premier ordre

Figure 5. Schéma des relais de premier ordre et d’ordre supérieur xii ,

xiii

Pour Reichova et Sherman (2004), un axone qui réalise une première connexion de la périphérie (ex : rétine) vers le cortex est un axone moteur (driver), ou une entrée motrice ou encore mobilisatrice. Dans la figure 5 (illustration Scholarpedia), un relais thalamique de premier ordre représente le premier relais de l'information périphérique ou sous-corticale d'un type particulier vers un relais

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de premier ordre ou une zone corticale primaire. Un relais d'ordre supérieur relaye l'information de la couche 5 d'une aire corticale à une autre aire corticale, ce qui peut se passer entre des zones corticales de premier ordre ou d’ordre supérieur. Ce qui fait la différence c’est l’entrée motrice, qui est sous-corticale pour un relais de premier ordre et de la couche 5 du cortex pour un relais d'ordre supérieur. Ainsi le noyau HO Higher Order - sans connexion directe avec les cellules relais du thalamus et la périphérie - ne reçoit aucune information sensorielle, mais il est la cible de connexions projetées par les neurones des couches 4 et 5 de l’aire corticale 1. Il est aussi connecté avec l’aire 2, projetant sur sa couche 4 et recevant en retour des projections de l’aire 6.

PROBLÉMATIQUE

Cependant, l’évidence des drivers issus du niveau 5 est limitée à la morphologie, à l’aspect ‘choux-fleur(Flowery) des neurones de la couche corticale 5 (Li et al., 2003). La figure 7 (à droite) propose une illustration d’un modèle de neurone de la couche 5 (avec son arborescence dendritique caractéristique ou flowery) ainsi que la localisation des contacts synaptiques excitateurs et inhibiteurs.

des contacts synaptiques excitateurs et inhibiteurs. Figure 6 (à gauche). Neurotransmetteurs et neuromodulateurs
des contacts synaptiques excitateurs et inhibiteurs. Figure 6 (à gauche). Neurotransmetteurs et neuromodulateurs
des contacts synaptiques excitateurs et inhibiteurs. Figure 6 (à gauche). Neurotransmetteurs et neuromodulateurs

Figure 6 (à gauche). Neurotransmetteurs et neuromodulateurs et

Figure 7 (à droite). Modèle d’un neurone de la couche 5 xiv .

C’est ce modèle que l’on retrouve sur la couche 5 des zones corticales 1, 2, 3, 4, et 5 de la figure 6.

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BUT ET DESIGN DE LA RECHERCHE

Le but de cette recherche est d’approfondir cette hypothèse de Li et al. (2003) qui distinguent sur des bases morphologiques – deux groupes d’inputs sur le thalamus postérieur latéral (Lateral Posterior Thalamus ou LPT):

- Un groupe avec dépression synaptique inhibitrice;

- un groupe avec facilitation synaptique et stimulation… sans toutefois identifier la source corticale (niveau 5 OU 6?).

Les chercheurs doivent donc activer les axones des couches 5 et 6 sur une couche thalamocorticale et enregistrer les réponses sur le noyau ventral postérieur (1er ordre FO) et le noyau médial postérieur d’ordre supérieur (HO).

Pour ce faire, ils vont comparer deux choses. Ils vont examiner 8 cellules d’activation rétinienne pour bien vérifier que leur protocole expérimental centré sur l’électrophysiologie (voir encadré 3) et distinguer les inputs moteurs et modulateurs (Figure 8).

Activation prototype des du moteur entrées de (driver) la rétine
Activation
prototype
des
du moteur
entrées de
(driver)
la rétine
Noyau modulateur latéral typique géniculé
Noyau
modulateur
latéral
typique
géniculé
Activation des entrées corticales
Activation
des
entrées
corticales

Figure 8. Investigation des cellules d’activation en provenance de la rétine

Cette activation rétinogeniculée évoque de grands potentiels postsynaptiques excitateurs (PPSE) qui montrent que la

Cette activation rétinogeniculée évoque de grands potentiels postsynaptiques excitateurs (PPSE) qui montrent que la dépression dimpulsions appariées contrariée par la N-méthyl-D-aspartate (NMDA) et les antagonistes des récepteurs AMPA, mais sans aucun signe dun récepteur de composant

glutamate métabotropique (mGluR)

.

Les chercheurs vont ensuite investiguer les propriétés synaptiques des inputs corticothalamiques de 98 cellules. L’hypothèse étant que l’on ne retrouve des inputs moteurs sur le noyau ventral postérieur (VP) médial et des inputs modulateurs sur le noyau postérieur médial (PM), d’ordre supérieur.

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Cortex somato inputs sensori el
Cortex
somato
inputs
sensori
el
Noyau VP médial FO Noyau PM HO
Noyau
VP
médial
FO
Noyau
PM
HO

Figure 9. Investigation des inputs corticothalamiques

L’activation corticogeniculée évoque de petits PPSE en escalier montrant l’effet de facilitation des impulsions appariées, et les PPSE montrent à la fois des composantes de récepteurs NMDA et AMPA plus une composante mGluR1.

MÉTHODES

RAPPEL : L’ÉLECTROPHYSIOLOGIE

Encadré 3 : 2.7.1.- Mise en évidence de l’influx nerveux.

Source : Bertrand

Boutillier et Pr. Gérard Outrequin http://www.anatomie-humaine.com/Biologie-du- neurone.html

L’influx nerveux résulte d’une variation transitoire, de l’ordre d’une milliseconde, de la répartition des ions situés de part et d’autre de la membrane cellulaire.

Dans le cas d’un neurone sensitif, l’influx nerveux prend naissance au niveau d’un récepteur périphérique et se propage le long de la fibre nerveuse jusqu’à son arborisation terminale. La naissance de l’influx nerveux est donc la conséquence de phénomènes physico-chimiques qui ont lieu au niveau du récepteur. Dans le cas d’un neurone moteur, l’influx nerveux prend naissance à la jonction du corps cellulaire et de l’axone. Il est la conséquence de phénomènes physico-chimiques intervenus au niveau du corps cellulaire à la suite d’une stimulation du neurone moteur par un autre neurone.

On peut mettre en évidence l’existence de l’influx nerveux de la façon suivante :

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Chez un animal dont on a dénudé un nerf moteur, les contractions musculaires, volontaires, spontanées, ou stimulées, persistent tout le temps que le nerf n’a pas été écrasé, ligaturé ou sectionné. Les nerfs sont donc parcourus par "quelque chose" que GALIEN au IIème siècle avant Jésus-Christ, appelait "un fluide". Bien que les nerfs et les muscles soient très sensibles au courant électrique et bien que l’on puisse enregistrer à leur contact des phénomènes électriques, l’influx nerveux n’est pas un courant électrique. Ceci est démontré par les deux faits suivants.

a) - un nerf écrasé qui ne conduit plus l’influx nerveux transmet encore, par diffusion, des courants électriques qui sont enregistrables sur le nerf en aval de l’écrasement mais sans effet moteur sur le muscle.

b) - un nerf intact conduit le courant électrique à la vitesse de la lumière (300.000 kilomètres/seconde) alors que l’influx nerveux n’est transmis qu’à une vitesse comprise entre 1 et 100 m/seconde (en fait chez l’homme 49m/s pour les nerfs du membre supérieur et 42m/s pour les nerfs du membre inférieur).

Quoique l’influx nerveux ne soit pas un courant électrique on peut enregistrer le passage de l’influx, car son existence est liée à la production d’un champ électrique. Celui-ci est de faible intensité et l’enregistrement nécessite des amplificateurs et des galvanomètres très sensibles (oscilloscope à tube cathodique).

On peut enregistrer et étudier ainsi soit un potentiel d’action émis au cours du fonctionnement normal du système nerveux, soit un potentiel d’action provoqué par une stimulation électrique portée sur le nerf.

Sur l’oscilloscope cathodique on obtient un premier accident de la ligne de base isoélectrique que l’on appelle "artéfact de stimulation" qui est pratiquement contemporain de la stimulation. On obtient ensuite un second accident appelé potentiel d’action qui répond au passage de l’influx nerveux. Il apparaît avec un retard de quelques millisecondes. En mesurant le temps qui sépare l’artéfact et le potentiel d’action, en connaissant la longueur parcourue sur le nerf, on peut mesurer la vitesse de la conduction nerveuse (motrice ou sensitive). Toutes ces explorations se font dans les services de Neurophysiologie clinique ( Explorations fonctionnelles de Système nerveux).

2.7.2.- Polarisation de la fibre nerveuse au repos : potentiel de membrane ou potentiel de repos.

Comme toute structure vivante, la fibre nerveuse est polarisée. Si on introduit à l’intérieur de la fibre une micro-électrode on enregistre, entre celle-ci et une électrode extérieure, une différence de potentiel. Cette différence apparaît

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brusquement au moment où, ayant franchi la membrane, la micro-électrode pénètre à l’intérieur de la fibre. L’intérieur de la fibre est négatif par rapport à sa surface. La différence de potentiel est de -70 à -80 millivolts environ. C’est le potentiel de membrane ou potentiel de repos. Le potentiel de repos enregistrable sur toute cellule vivante, s’explique par la théorie ionique de l’influx nerveux de HODGKIN et résulte d’une inégale répartition des ions de part et d’autre de la membrane cellulaire. Elle est la conséquence de deux sortes de phénomènes :

a) - les uns sont passifs et ne consomment pas d’énergie. Ils correspondent aux

lois simples de l’osmose s’appliquant aux membranes semi-perméables.

b) - les autres sont des transports ioniques actifs et consomment de l’énergie qui

est fournie par le métabolisme du glucose. Leur rôle est de faire entrer quelques ions K dans la cellule et de chasser de nombreux ions Na hors de la cellule. Ce

mécanisme actif du rejet du sodium, qui est permanent au repos, est appelé POMPE A SODIUM.

De ces mouvements permanents il résulte une stabilité, un équilibre de concentration ionique à l’intérieur et à l’extérieur de la fibre, la plus grande concentration d’ions Na se faisant hors de la cellule. Ainsi, au repos, l’extérieur de la cellule est positif et l’intérieur de la cellule est négatif.

2.7.3. Dépolarisation de la fibre nerveuse active : potentiel d’action

Lorsque la membrane est soumise à une stimulation électrique ou à l’action d’un neurotransmetteur chimique, le rejet actif du sodium diminue, cesse, puis s’inverse. La concentration de Na intra-cellulaire augmente (blocage de la pompe à sodium). D’autre part, la vitesse de passage des ions K à travers la membrane cellulaire est plus petite que la vitesse de passage des ions Na. En conséquence une certaine quantité d’ions Na pénètre dans la cellule avant qu’une égale quantité d’ions K n’en sorte.

L’équilibre est temporairement rompu. On assiste à une dépolarisation de la fibre nerveuse qui se traduit par l’apparition d’un potentiel d’actions (voir schéma). Lorsque le potentiel de membrane a retrouvé son niveau de repos, l’activité de la pompe à sodium reprend. C’est un temps consommateur d’énergie. On dit que la cellule "recharge ses batteries".

Etude des circonstances d’apparition du potentiel d’action

Lorsque la stimulation est faible, ou au début de la stimulation on assiste à une légère diminution de la différence de potentiel. Ceci se traduit sur l’écran par une inflexion appelée "phénomène local". Lorsque l’intensité de la stimulation augmente, l’amplitude du phénomène local atteint le seuil de dépolarisation ( -55

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millivolts). Alors éclate un potentiel d’action qui atteint O millivolt et le plus souvent les dépasse. Cette dépolarisation brutale est responsable de l’apparition du potentiel d’action qui est complet, constant, de même amplitude, de même forme et de même durée pour une fibre donnée : c’est la "loi du tout ou rien". La partie ascendante correspond à la pénétration rapide des ions Na, la partie descendante plus lente, correspond à la sortie des ions K. Le potentiel d’action va se propager le long de la fibre nerveuse et sa vitesse de propagation est constante.

La figure 10 présenta la coupe qui a été réalisée par les chercheurs sur le cerveau d’une souris juvénile.

par les chercheurs sur le cerveau d’une souris juvénile. Figure 10.(Fig. 1) Préparation de tranches

Figure 10.(Fig. 1) Préparation de tranches thalamocorticales de la souris comme vu dans la chambre d'enregistrement

A (à gauche): Vue de la coupe en basse résolution. Les barils corticaux (voir

encadré 4) ou Cortex Barrel xv (BC) peuvent être clairement identifiés ainsi que

les capsules externes et internes (EC, IC) et la partie arrière ventrale (médial et

latéral) et postérieur médial des noyaux (VP, POM). L'électrode de stimulation

est indiquée dans le baril cortical et les électrodes d'enregistrement sont situées

dans la partie postérieure ventrale et postérieure des noyaux médiaux.

B (à droite): Vue en plus haute résolution du baril cortical dans une autre

tranche. Les fûts sont indiqués par des flèches claires que séparent les régions

plus sombres.

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Encadré 4. Le thalamus somatosensoriel. Source :

Les informations vibrissales transitent par 2 régions thalamiques: le noyau ventral postéromédial (VPM) et le groupe postérieur (Po). Le VPM est constitué d'un empilement des barillets qui, ensemble, répliquent l'organisation topographique des vibrisses sur le tégument facial. Les barillets ont une structure courbe, ce qui rend leur détection plus difficile par coloration à la cytochrome oxidase. Ils sont clairement mis en évidence, cependant, par l'injection de traceurs rétrogrades dans les barils corticaux. Chaque barillet a la forme d'une banane et contient environ 200 cellules qui ont un champ récepteur dominé par la même vibrisse principale. Partant dorsalement de la limite du Po, les barillets s'incurvent ventralement et caudalement en approchant du noyau ventral postérolatéral. Dans la région ventrale latérale du VPM, les barillets semblent fusionner et perdre leur individualité. Cette région est d'ailleurs sélectivement innervée par les axones du noyau interpolaire, et elle projette au cortex somatosensoriel secondaire ainsi qu'à la zone disgranulaire du cortex primaire.

Du point de vue histologique, le VPM des rongeurs est d'une remarquable simplicité; il ne contient qu'un type de neurones à dendrites radiantes, appelés cellules de relais. Leur axone n'émet aucune collatérale locale, mais branche dans le noyau réticulaire thalamique en route vers le cortex. De plus, le VPM ne reçoit que trois types d'entrées synaptiques: une entrée lemniscale excitatrice en provenance des noyaux trigéminaux, une entrée corticothalamique excitatrice issue du cortex somatosensoriel primaire, et une entrée inhibitrice provenant du noyau réticulaire thalamique. Tout comme les axones du PR5, les neurones corticothalamiques et réticulaire thalamiques ne projettent qu'au barillet représentant la vibrisse commune à leur champ récepteur. Cette ségrégation topographique pourrait laisser croire que les informations provenant de chacune des vibrisses sont traitées de façon strictement parallèle au niveau thalamique. Des interactions synaptiques intervibrisses doivent cependant se produire, car les arbres dendritiques des cellules de relaisdébordent dans les barillets voisins.

Le groupe postérieur fait partie des noyaux thalamiques dits associatifs, terme

qui réfère au fait que ces noyaux sont en relation avec plusieurs aires corticales. Ainsi, le Po du rat projette aux aires somatosensorielles primaire et secondaire, aux aires périrhinale et insulaire , de même qu'au cortex moteur. Dans l'aire des barils les axones du Po innervent la zone disgranulaire et forment des champs terminaux particulièrement denses dans les lames 5a et 1. Les afférences

grosses cellules multipolaires du noyau principal. Le rôle du Po demeure inconnu. L'hodologie des connexions suggère qu'il pourrait être impliqué dans l'analyse des signaux sensoriels dans le contexte des activités motrices.

au

Po proviennent

vibrissales au Po proviennent principalement du noyau interpolaire et des

principalement

du

noyau

interpolaire

et

des

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

STIMULATION ET ENREGISTREMENT

Les enregistrements de cellules géniculées ont été effectués sous le contrôle

visuel.

La stimulation électrique a été réalisée dans le tractus optique, qui se

trouve ventral vers le noyau genouillé latéral, et les radiations optiques, qui se

sont dorsales.

Un récepteur antagoniste est un type de récepteur ligand ou une

drogue qui ne provoque pas une réponse biologique elle-même lors de sa fixation à un récepteur, mais bloque ou atténue des réponses antagonistes. Des antagonistes sont utilisés sur les récepteurs GABA (a et b), AMPA, mGluR,

mGluR5.

Rappel:

En pharmacologie, les antagonistes ont des affinités, mais pas d'efficacité pour leurs récepteurs apparentés, et leur liaison va perturber l'interaction et inhibent la fonction d'un agoniste ou agoniste inverse au niveau des récepteurs. Les antagonistes règlent leurs effets en se liant au site actif ou à des sites allostériques sur les récepteurs, ou bien ils interagissent sur des sites uniques qui ne sont pas habituellement impliqués dans la régulation biologique de l'activité du récepteur.

L’activité antagoniste peut être réversible ou irréversible en fonction de la longévité du complexe antagoniste- récepteur, ce qui, à son tour, dépend de la

nature de la liaison du récepteur antagoniste.

La majorité des antagonistes de la

drogue atteignent leur puissance en entrant en compétition avec les ligands endogènes ou substrats à des sites de liaison structurellement définis sur les récepteurs.

DÉFINITION

DE

LEFFET

DE

FACILITATION

DE

PAIRES

DIMPULSIONS

(PAIRED-PULSE FACILITATION)

Quand un neurone présynaptique reçoit deux stimuli en succession rapide, la réponse post-synaptique sera généralement plus forte pour la seconde que pour la première impulsion - un phénomène connu sous le nom paired-pulse

facilitation (PPF). Si nous relisons une partie de l’encadré 3 :

Sur l’oscilloscope

cathodique on obtient un premier accident de la ligne de base isoélectrique que l’on appelle "artéfact de stimulation" qui est pratiquement contemporain de la stimulation. On obtient ensuite un second accident appelé potentiel d’action qui répond au passage de l’influx nerveux. Il apparaît avec un retard de quelques millisecondes. En mesurant le temps qui sépare l’artéfact et le potentiel d’action, en connaissant la longueur parcourue sur le nerf, on peut mesurer la vitesse de la conduction nerveuse (motrice ou sensitive).

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

DÉFINITION DE LEFFET DE DÉPRESSION DE PAIRES DIMPULSIONS (PAIRED-

PULSE DEPRESSION)

Lorsque deux stimuli dépolarisants sont livrés successivement à proximité d'un groupe d'axones, leur moyen de réponse à la seconde est parfois plus petite que

la première.

Cette forme de plasticité à court terme est plus fréquente au niveau

des synapses inhibitrices qu’aux synapses excitatrices

RÉSULTATS

Signature d’input modulateur

Quand un PPSE montre une signature modulatrice, on trouve: impulsions

Quand un PPSE montre une signature modulatrice, on trouve: impulsions

appariées, réponse graduée, présence d'un composant mGluR.

montre une signature modulatrice, on trouve: impulsions appariées, réponse graduée, présence d'un composant mGluR.

Signature d’input moteur:

À l’opposé, quand un PPSE démontre une signature motrice, on trouve: des impulsions appariées en dépression, une réponse de type ‘tout ou rien, sans

aucun élément mGluR.

Selon l’encadré 3 : Cette dépolarisation brutale est

responsable de l’apparition du potentiel d’action qui est complet, constant, de même amplitude, de même forme et de même durée pour une fibre donnée :

c’est la "loi du tout ou rien". La partie ascendante correspond à la pénétration rapide des ions Na, la partie descendante plus lente, correspond à la sortie des ions K. Le potentiel d’action va se propager le long de la fibre nerveuse et sa vitesse de propagation est constante.

Les chercheurs ont donc stimulé électriquement le tractus optique et les radiations tout en enregistrant les impulsions au niveau des cellules relais géniculées pour aider à établir les propriétés synaptiques des drivers et les comparer avec les propriétés modulatrices de la couche 6 avec leurs techniques. Les chercheurs ont d'abord enregistré des impulsions à partir du noyau géniculé

latéral.

Ils vérifient ainsi des résultats présents dans la littérature.

Exemples

cités : le rat: Granseth et Lindström, 2003; Turner et Salt, 1998; la souris: Chen et Regehr, 2000; Chen et al., 2002; le porc de Guinée: McCormick et Von Krosigk, 1992; le chat: Lindström et Wrobel, 1990; en plus de leurs propres observations inédites.

Nous pouvons voir ces résultats dans la figure 2 de l’article (voir figure 11).

Pour la figure 11 (figure 2 de l’article) et toutes les figures suivantes,

montrant

les PPSE évoqués, linhibition a été bloquée par lapplication de SR95531 (un

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

antagoniste des récepteurs GABAA, 20 M) et CGP46381 (un antagoniste du

antagoniste des récepteurs GABAA, 20 M) et CGP46381 (un antagoniste du

GABA, 40 M).

antagoniste des récepteurs GABAA, 20 M) et CGP46381 (un antagoniste du GABA, 40 M).

Voici les commentaires détaillés de la figure 11.

A, I et II : grand PPSE montrant des impulsions appariées en dépression évoquées à partir d’une stimulation rétinogéniculée (Ai), il contraste avec les petites PPSE montrant des impulsions appariées facilitatrices évoquées par une stimulation corticogéniculée (AII).

B, I et II : l’augmentation de lintensité de la stimulation produit des réponses de type tout-ou-rien pour la stimulation rétinogéniculée (Bi) et une réponse graduée pour la stimulation corticogéniculée.

BII. Montre des potentiels post-synaptiques excitateurs (PPSE) évoqués par la stimulation des afférences rétinogéniculées via le tractus optique (AI-DI) ou les afférents corticogéniculés via la radiation optique (AII-DII).

corticogéniculés via la radiation optique (AII-DII). Figure 11. (Fig. 2.) Réponses motrices et modulatrices du

Figure 11. (Fig. 2.) Réponses motrices et modulatrices du corps genouillé latéral de la souris

C, I et II: PPSE évoqués par la stimulation à basse fréquence (10 Hz) à partir de deux sites complètement bloquée par les récepteurs

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

antagonistes l'AMPA et N-methyl-D-aspartate (NMDA) (DNQX, 50 m, et

MK-801, 50

M, respectivement).

D, I et II: la stimulation à haute fréquence (HFS, 110 Hz) des afférents rétinogéniculés ne suscite aucune autre réponse quand on poursuit l’application des antagonistes d'AMPA et des NMDA.

(DI) : faible fréquence de stimulation (EPA, 10 Hz) des afférents corticogéniculés en présence de la poursuite des antagonistes AMPA et NMDA n'évoque pas de réponse (DII, en haut), mais la stimulation à haute fréquence (HFS, 110Hz) évoque un PPSE soutenu (DII , milieu) qui est bloqué par l'antagoniste mGluR1, LY367385 (50 m, 110 Hz, DII, en bas)

LES

INTRANTS

SYNAPTIQUES

AUX

CELLULES

DU

VPM

ET

DU

PMN

(SYNAPTIC INPUTS TO CELLS OF THE VENTRAL POSTERIOR MEDIAL AND

POSTERIOR MEDIAL NUCLEI)

Les chercheurs se sont concentrés sur les deux relais thalamiques. L'un est le noyau postérieur ventral (VP - 1er ordre) médial, qui est un relais de premier ordre, comme le noyau géniculé latéral, et reçoit donc qu'un input de la couche 6 du cortex. L’autre relais est le noyau postérieure médial (POM - High Order), qui est principalement un relais d’ordre supérieur, comme le pulvinar, et reçoit donc des intrants à la fois de la couche 5 et la couche 6 de cortex.

Les chercheurs vont examiner les propriétés synaptiques de la couche 6 entrant dans le noyau ventral postérieur médial (VP - 1er ordre) et les entrées corticales au noyau médial postérieur (POM-HO).

LES

CONNECTIONS

CORTICOTHALAMIQUES

DANS

LA

COUPE

(CORTICOTHALAMIC CONNECTIONS IN THE SLICE)

RAPPEL

Signature d’input modulateur

Quand

un

PPSE

montre

la

signature

modulatrice,

on

trouve:

impulsions

appariées, réponse graduée, présence d'un composant mGluR.

 

Signature d’input moteur:

À l’opposé, quand un PPSE démontre la signature du moteur, on trouve: des

impulsions appariées en dépression, une réponse de type ‘tout ou rien’, sans

aucun élément mGluR.

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

Les axones corticothalamiques des couches 5 et 6 sont marqués par ionophorèse Biocytine dans le cortex (figure 12).

par ionophorèse Biocytine dans le cortex (figure 12). Figure 12 (Fig. 3) La figure 3 de

Figure 12 (Fig. 3)

La figure 3 de l’article illustre :

L'intégrité de la voie corticothalamique

A: site d'injection (flèche) dans le baril cortical.

B: les axones étiquetés reliant les capsules externes et internes

C: boutons terminaux des fibres corticales dans le noyau réticulaire thalamique (TRN) et VP. De nombreux axones se ramifient dans les noyaux thalamiques réticulaires et ventral postérieur et se terminent là, mais quelques-uns continuent encore dans le noyau médial postérieur.

D: boutons terminaux des axones corticaux dans le noyau ventral postérieur médial et POM. Plusieurs des boutons les plus importants dans le noyau médial postérieur sont encerclés.

LES PROPRIÉTÉS SYNAPTIQUES DES INTRANTS DE LA COUCHE 6 AU NOYAU

VPM DE 1ER ORDRE (SYNAPTIC PROPERTIES OF LAYER 6 INPUTS TO THE

VENTRAL POSTERIOR - VP 1 ST ORDER - MEDIAL NUCLEUS)

Les PPSE évoqués par la stimulation à basse fréquence (EPA 400 A, 14 Hz

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125 Hz pendant 800 ms) évoquait une EPSP soutenue (au milieu) qui est bloquée par l'antagoniste mGluR1, LY367385 (50 m, en bas). La ligne en dessous de la trace marque le moment de l’application de la drogue.

la trace marque le moment de l’application de la drogue. Figure 13. (Fig. 4). Les PPSE

Figure 13. (Fig. 4).

Les PPSE corticothalamiques évoqués par la stimulation sous-corticale

Les PPSE corticothalamiques évoqués par la stimulation sous-corticale

corticothalamiques évoqués par la stimulation sous-corticale dans une cellule dans le noyau ventral postérieur médial
dans une cellule dans le noyau ventral postérieur médial

dans une cellule dans le noyau ventral postérieur médial

corticothalamiques évoqués par la stimulation sous-corticale dans une cellule dans le noyau ventral postérieur médial

A: exemple de PPSE évoqués.

B: impulsions appariées réponse graduée de PPSE

C: preuve d'un composant mGluR1.

D: contrôle. LY367385 (50 M) appliqué à la cellule ne montre aucun effet sur son potentiel de membrane.

LES

INTRANTS

CORTICAUX

AU

NOYAU

POM

DORDRE

SUPÉRIEUR

(CORTICAL INPUTS TO THE POSTERIOR MEDIAL - POM HO NUCLEUS)

CONCLUSION ET DISCUSSION

RAPPEL

Signature d’input modulateur

Quand

un

PPSE

montre

la

signature

modulatrice,

on

trouve:

impulsions

appariées, réponse graduée, présence d'un composant mGluR.

 

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

Signature d’input moteur:

À l’opposé, quand un PPSE démontre la signature du moteur, on trouve: des

impulsions appariées en dépression, une réponse de type ‘tout ou rien’, sans

aucun élément mGluR.

Le PPSE évoqués par LFS (13 Hz à 600 ms, pour toutes les traces, l'intensité de la stimulation était de 150 A) sont bloqués par l'application du MK-801 et DNQX (en haut). Avec ces antagonistes présents, HFS (125 Hz pendant 600 ms) évoquait une PPSE soutenue (2e trace) qui n'est pas bloqué par MPEP, un antagoniste mGluR5 (30 M, 3e trace), mais est bloquée par LY367385, un antagoniste mGluR1 (50 M , en bas).

par LY367385, un antagoniste mGluR1 (50 M , en bas). Figure 14. (Fig. 5) PPSE corticothalamiques

Figure 14. (Fig.

5)

PPSE corticothalamiques évoqués par la stimulation de la couche 6 du

baril cortical dans une cellule du noyau médial postérieur

 

A: Exemple de PPSE évoqué

B: Impulsions appariées de facilitation et réponse graduée de PPSE

C: La preuve d'une composante mGluR1

Commentaires sur la figure 15 (Fig.6). Après le blocage des PPSE avec DNQX et MK-801, ni de LFS (50 Hz pour 855 ms, en haut), ni HFS (125 Hz pour 855 ms, bottom ) n’évoque une réponse de type mGluR.

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E Figure 15 (Fig. 6). PPSE corticthalamiqueso évoqués

Figure 15 (Fig. 6). PPSE corticthalamiqueso évoqués par la stimulation de la couche 5 du baril cortical dans une cellule du noyau médial postérieur

A: exemple de PPSE évoqué

B: pulsations appariées en dépression

C: réponse ‘tout ou rien’ de PPSE

D: le manque de composante mGluR

ou rien’ de PPSE  D: le manque de composante mGluR Figure 16 (Fig. 7). Exemples

Figure 16 (Fig. 7). Exemples de PPSE en réponse graduée ou ‘tout ou rien’ pour les cellules du noyau médial postérieur

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Les 3 exemples de réponses tout-ou-rien - reflètent la stimulation de la couche 5, tandis que les 5 exemples de réponses graduées reflètent la stimulation de la couche 6 (voir figure 15).

reflètent la stimulation de la couche 6 (voir figure 15). Figure 17. (Fig. 8). PPSE corticothalamiques

Figure 17. (Fig.

8). PPSE corticothalamiques évoqués par la stimulation séparée des

couches 5 et 6 du baril cortical dans la même cellule du noyau médial postérieur

A, I et II: impulsions appariées, en dépression pour la couche 5 de stimulation (Ai) et de facilitation pour la couche 6 de stimulation.

(AII). B, I et II: propriétés de recrutement, montrant une réponse tout-ou rien pour la couche 5 de stimulation.

(Bi) et les réponses graduées pour la couche 6 de stimulation.

(BII) Les pics ont été tronquées.

C, I et II: contribution des mGluR.

 

L’application de DNQX et MK-801

bloque les PPSE à LFS (9 Hz pour 755 ms), à la fois à partir de la couche

5 (Ci, en haut) et de la couche 6 (Cii, en haut).

HFS (125 Hz pour 755 ms)

n'évoque rien plus loin de la couche 5 (Ci, en bas), mais évoque un PPSE prolongé de la couche 6 (Cii, milieu), et ceci est bloqué par LY367385 (125 Hz pour 960 ms; Cii, en bas)

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

DISCUSSION

dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E D ISCUSSION (Fig. 12.) Modèle de communication

(Fig. 12.) Modèle de communication cortico-thalamo-corticale impliquant des relais thalamiques d’ordre supérieur

En conclusion, l’hypothèse des chercheurs suggère que les informations arrivent d'abord au niveau cortical, après transmission à travers un relais thalamique de 1er ordre (FO) comme le noyau géniculé latéral, la division ventrale du noyau

géniculé médial (MGNv), ou le VP médial ou latéral.

Plus en

avant, la

communication corticocorticale, en plus ou peut-être au lieu de voies directes exige la transmission par l'intermédiaire d’un relais thalamique d'ordre supérieur (HO), tels que le pulvinar (PUL), la division magnocellulaire du noyau géniculé médial ou le POM. Une question qui reste en suspens est celle de l'identité des voies directes corticocorticales en tant que motrices ou modulatrices [pour plus de détails, voir le texte et Sherman et Guillery (1998, 2001 2002) et Guillery et Sherman (2002)].

Somatosensory Corticothalamic Projections: Distinguishing Drivers from Modulators par Iva Reichova et S. Murray Sherman Journal of Neurophysiology, 2004

Review Thalamic Relay Functions and Their Role in Corticocortical Communication: Generalizations from the Visual System R.W. Guillery 1 and S.Murray Sherman 2, ,

Présentation d’un article au professeur Thomas Gisiger dans le cadre du cours Neurosciences DIC938E

1 Department of Anatomy, University of Wisconsin School of Medicine, 1300 University Avenue, Madison, WI 53706 USA 2 Department of Neurobiology, State University of New York, Stony Brook, NY 11794 USA

Available online 22 January 2002.

i Le cerveau qui pèse environ 1,2 kilo est une masse contenue dans le crâne où il se trouve à l'abri enveloppé d'une couche liquidienne constituée par le liquide céphalo-rachidien sécrété par les ventricules latéraux, le troisième et le quatrième ventricule par l'intermédiaire des villosités arachnoïdiennes permettant ainsi le renouvellement de ce liquide de manière continue. Le cerveau contient plus de 100 milliards de cellules nerveuses et plus de 50 variétés différentes. D'autre part chaque neurone ne ressemble pas à son voisin. Il s'agit donc d'une spécialisation neuronale qui en plus, s'associe à une notion de connexion et de réseaux conférant ainsi au cerveau une singularité à part. On pense que le cerveau contient plus de 30 milliards de neurones connectés entre eux pour donner un million de milliards de connexions aboutissant à nombre de circuits neuronaux au nombre faramineux du chiffre 10 suivi d'un million de zéros. Ce chiffre, d'après Edelman et Tononi, qui dépasse l'imagination et largement le nombre de particules présents dans tout l'univers connu (sans tenir compte de la notion d'infini) donne le vertige et est difficilement concevable par notre propre cerveau. Source : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/neuropsychologie-introduction-aux-

ii The term reticular formation (formatio reticularis or substantia reticularis) was first introduced by anatomists in the early part of this century to designate those parts of the brainstem (medulla pons and midbrain) which are made up of cells having various sizes and shapes, lying scattered within the core of the brainstem and surrounded by a complicated network of fibers running in all directions (Rossi and Zanchetti, 1957). The brainstem reticular formation is a region within the brainstem core with a complex highly structured pattern of overlapping dendritic fields in the transverse (coronal) plane which arise from several distinct nuclei embedded within the network. It does not include the cranial nerve nuclei, the long tracts that pass through the brainstem nor any of the well defined brainstem nuclei such as the nucleus ambiguus nor the Red nucleus. Source:

iv S. Murray Sherman

i v S. Murray Sherman S. Murray Sherman (b. January 4, 1944 in Pittsburgh,

S. Murray Sherman (b. January 4, 1944 in Pittsburgh, Pennsylvania) received his B.S. in biology at the California Institute of Technology in 1965. Thereafter, he completed his Ph.D. in 1969

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under the supervision of J.M Sprague at the University of Pennsylvania. Dr. Sherman subsequently undertook postdoctoral training in physiology at the Australian National University in Canberra, remaining there until 1972. He moved on to hold Assistant and Associate Professorships at the University of Virginia, and was subsequently promoted to Full Professor of Physiology. In 1979, Dr. Sherman moved to the State University of New York, Stony Brook, as a full Professor of Neurobiology and Anatomy, and was promoted to Leading Professor of Neurobiology and Anatomy in 1990. In 2004 Dr. Sherman moved to the University of Chicago where he is currently the Maurice Goldblatt Professor, Chairman of Neurobiology, and a Pritzker scholar. Dr. Sherman has served on the committees of several scientific organizations and on the editorial boards of multiple scientific journals. He has held visiting academic positions at universities in the UK and China. He was awarded an honorary M.A from the University of Oxford in 1985. In addition to more than 140 scientific papers to his credit, Dr. Sherman has also authored several book chapters and text books. The main focus of Dr. Sherman's research is directed towards understanding thalamic functional organization through a variety of interdisciplinary techniques. To learn more about Dr. Sherman's research, visit http://shermanlab.uchicago.edu/research.html

v C. Noyaux Thalamiques d’Association Nous savons que la majorité des voies sensorielle font relais dans divers noyaux du thalamus. L’exemple par excellence est l’information visuelle qui passe par le corps genouillé latéral. Il existe au moins un autre noyau qui est essentiel au système visuel: c’est le pulvinar. Le pulvinar est un gros noyau (bien plus gros que le CGL) qui échange de nombreuses connexions avec plusieurs régions du cortex, mais ne reçoit aucune information des voies sensorielle. C’est un exemple de noyau dit associatif, d’intégration ou d’ordre supérieur. Le pulvinar n’est en fait pas une exception: la majorité des noyaux du thalamus ne reçoivent aucune projection des voies sensorielles, et ne font qu’échanger des connexions avec le cortex. Les études de lésion montrent que tous ces noyaux sont cependant essentiels au bon fonctionnement du cortex: détruire une région du thalamus a des effets similaires à la destruction de la région du cortex qui est interconnectée avec elle. Le rôle de ces noyaux d’intégration est pour l’instant assez obscur: les données structurelles sont encore probablement incomplètes, et il reste beaucoup d’aspects fonctionnels du système à explorer (Notes du cours par Thomas Gisiger). vi Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Ion_channel vii Les Récepteurs à activité Tyrosine Kinase (RTK) font partie de la famille des récepteurs- enzymes. Ce sont tous des récepteurs transmembranaires monomérique exception faite pour l'insuline qui est un hétérodimère associé par pont disulfure donc tétramérique. On retrouve du côté extracellulaire, le domaine d'affinité pour le ligand. Lorsque le ligand se fixe sur son récepteur, celui-ci s'autodimérise (gràce au ligand et par des interactions secondaires, il y a une association de deux mêmes protéines bitopiques de type I pour former le récepteur qui se trouve être un homodimère). Du coté intracellulaire, ceci provoque l'autophosphorylation croisée du récepteur (ou transphosphorylation). Sous forme homodimérique, le RTK se phosphoryle de part et d'autre sur ses deux sous-unités, par modification conformationnelle successive et ce, exclusivement sur ses résidus tyrosine issus de domaines qui en sont riches. Pour chaque résidu tyrosine phosphorylé, il y a une molécule d'ATP consommée. Cette phosphorylation permet d'une part d'accroître l'activité enzymatique du récepteur sur son site catalytique (qui n'a pas de relation directe avec la transduction du signal) et d'autre part, de libérer des sites à haute affinité pour des protéines de signalisation : des enzymes ou bien des protéines adaptatrices. Le signal de transduction prolifère par l'interaction du site d'affinité du récepteur et des protéines qui s'y associent. Tous les récepteurs des GF ou bien encore de l'insuline font parties de la famille des RTK.

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xi Source : R.W. Guillery and S. Murray Sherman (2002) Thalamic Relay Functions and Review Their Role in Corticocortical Communication: Generalizations from the Visual System. Neuron, Vol. 33, 163175, January 17, 2002.

xiii Abréviations: FO, premier ordre; HO, d'ordre supérieur; LGN, noyau géniculé latéral; MGNd et MGNv, des portions dorsale et ventrale du noyau géniculé médial, PO, noyau postérieur; Pul, pulvinar; TRN, noyau réticulaire thalamique, VP, noyau ventral postérieure.

xiv Jason S. Rothman, Laurence Cathala Volker Steuber & R. Angus Silver (2009). Synaptic depression enables neuronal gain control. Nature 457, 1015-1018 (19 February).

xv The term primary somatosensory area, barrel field refers to one of 6 subdivisions of the primary somesthetic area of the cerebral cortex in the mouse (Dong-2004) and the rat (Swanson-2004). It is defined as dark-staining regions in Nissl and other types of stains of layer four of the somatosensory cortex of rodents where somatosensory inputs from the contralateral side of the body come in from the thalamus, in particular input from the whiskers. Each barrel ranges in size from 100-400 um in diameter. (modified from BrainInfo and Wikipedia). Source: