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PCSI

PCSI

ÉTUDE DES SYSTÈMES :

LES CONSTITUANTS DES CHAÎNES FONCTIONNELLES

PCSI ÉTUDE DES SYSTÈMES : LES CONSTITUANTS DES CHAÎNES FONCTIONNELLES

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

STRUCTURES DUNE CHAINE FONCTIONNELLE (RAPPEL)

La structure générale d’une chaîne fonctionnelle peut être organisée de deux façons différentes, selon le découpage qui est opéré (point de vue) :

– selon un découpage structurel Partie Opérative / Partie Commande (PO/PC), on fait apparaître la chaîne d’acquiqition et la chaîne d’action (fig. 1-a) ;

– selon un découpage fonctionnel, on fait apparaître la chaîne d’information et la chaîne d’énergie (fig. 1-b).

n o ti ac d’ Matière d'œuvre entrante dans la CFi e n î a
n
o
ti
ac
d’
Matière d'œuvre
entrante dans la CFi
e
n
î
a
Ordres Cfi
h
FRACTION PARTIE
C
DE OPÉRATIVE LA PARTIE
Comptes-
COMMANDE
OPÉRATIVE
C
rendus Cfi
h
ne
d ’a
c
q
Matière d'œuvre
sortante de la CFi
u
i
s
i
t
i
o
n

Fig 1-a : Structure d’une chaîne fonctionnelle

Grandeurs physiques à acquérir Chaîne d'information Signalisations ACQUÉRIR TRAITER COMMUNIQUER Matière
Grandeurs physiques
à acquérir
Chaîne d'information
Signalisations
ACQUÉRIR
TRAITER
COMMUNIQUER
Matière
d'œuvre
à l'état initial
Consignes
Ordres
ALIMENTER
DISTRIBUER
CONVERTIR
TRANSMETTRE
ACTIONNER
Énergies
d'entrée
Chaîne d'énergie
Matière
d'œuvre
à l'état final

Fig 1-b : Organisation des chaînes et structure générale d’un système

On peut remarquer que la chaîne d’action est incluse dans la chaîne d’énergie, tout comme la chaîne d’acquisition est incluse dans la chaîne d’information. Les paragraphes qui suivent vont détailler les constituants de chacune de ces chaînes.

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2

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

1. LA CHAINE D’ACTION

1.1. Les transmetteurs de puissance et les effecteurs

1.1.1. Fonction

de puissance et les effecteurs 1.1.1. Fon c tion Tran s metteur d e pui ss

Transmetteur de puissance, ou adaptateur dé nergie

C’est un objet technique qui transmet, avec ou sans transfor- mation des caractéristiques, une énergie mécanique d’un actionneur vers un , avec ou sans transfor- mation des caractéristiques, une énergie mécanique d’un actionneur vers un effecteur (fig. 2).

EXEMPLES – Accouplement, réducteur de vitesse, mécanisme bielle-manivelle, mécanisme vis- écrou.

mécanisme bielle-manivelle, mécanisme vis- écrou. à Fig 2 : Fonction d’un transmetteur de puissance ADAPTER
mécanisme bielle-manivelle, mécanisme vis- écrou. à Fig 2 : Fonction d’un transmetteur de puissance ADAPTER

à

mécanisme bielle-manivelle, mécanisme vis- écrou. à Fig 2 : Fonction d’un transmetteur de puissance ADAPTER

Fig 2 : Fonction d’un transmetteur de puissance

ADAPTER UNE ÉNERGIE
ADAPTER UNE
ÉNERGIE

Présence de l'énergie

Énergie mécanique

Énergie mécanique

à l'entrée de l'effecteur

la sortie de l'actionneur

Transmetteur, ou adaptateur d'énergie

Effec teur cteur

C’est un objet technique, généralement constitué d’élé- ments mécaniques articulés, qui convertit l’énergie méca- nique d’un actionneur ou d’un transmetteur de puissance en une énergie mécanique per- mettant de réaliser une opéra- tion sur la matière d’œuvre trai- tée par le système (fig. 3).

la matière d’œuvre trai- tée par le système (fig. 3). Fig 3 : Fonction d’un effecteur
la matière d’œuvre trai- tée par le système (fig. 3). Fig 3 : Fonction d’un effecteur

Fig 3 : Fonction d’un effecteur

par le système (fig. 3). Fig 3 : Fonction d’un effecteur CONVERTIR UNE ÉNERGIE Effecteur Présence
CONVERTIR UNE ÉNERGIE Effecteur
CONVERTIR UNE
ÉNERGIE
Effecteur

Présence de l'énergie

Énergie mécanique

Énergie de transformation

de la matière d'œuvre

à

l'entrée de l'effecteur

EXEMPLES – Membrane d’une pompe, pince de robot, tapis roulant.

1.1.2. Mobilité fonctionnelle d'une partie opérative

La mobilité fonctionnelle d’une partie opérative est le mouvement correspondant à la fonction de ser- vices qu’elle réalise.

On appelle fonction de services l’action attendue de l’effecteur pour répondre au besoin de transforma- tion de la matière d’œuvre.

Lors de l’analyse d’un mécanisme, la mobilité fonctionnelle peut être vérifiée grâce aux connaissances liées au cours de cinématique du point et de cinématique du solide (voir le polycopié correspondant).

1.1.3. Caractéristiques

le polycopié correspondant) . 1.1.3. Cara c téri s tique s Cara c téri s tique

Caractéristiques d’un transmetteur de puissance

Elles dépendent de la nature du transmetteur, mais de façon générale, il faut connaître :

– la valeur de la puissance transmissible ;

– le rendement ;

– les dimensions caractéristiques (encombrement) ;

– ses interfaces de liaison relatives à l’énergie mécanique d’entrée (liaison avec l’actionneur) et à l’énergie mécanique de sortie (liaison avec l’effecteur) ;

– son interface de liaison éventuelle avec le bâti ;

– ses caractéristiques spécifiques.

3
3
Cara c téri s tique s d’ un effe c teur Étude des systèmes :

Caractéristiques d’un effecteur

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

Elles dépendent de la nature de l’effecteur et de la nature de la tâche à effectuer, mais de façon géné- rale, il faut connaître :

– la valeur de la puissance utilisable ;

– le rendement ;

– les dimensions caractéristiques (encombrement) ;

– ses interfaces de liaison relatives à l’énergie mécanique d’entrée (liaison avec le transmetteur) et à la (aux) matière(s) d’œuvre (liaison ou contact) ;

– son interface de liaison avec le bâti ;

– ses caractéristiques spécifiques.

1.1.4. Typologie des solutions

Pour transmettre la puissance entre les mécanismes, le mouvement de rotation continu est le plus utilisé. Dans certains cas, le récepteur reçoit un mouvement de rotation de vitesse angulaire égale à celle du moteur : un accouplement direct entre l’arbre moteur et l’arbre

récepteur est alors suffisant (fig. 4 : accouplement rigide, fig. 5 :

accouplement élastique, fig. 6 : joint articulé à Cardan).

Parfois, une interruption de la transmission de puissance est nécessaire entre le moteur et le récepteur ; un embrayage permet à volonté d’établir ou supprimer la liaison entre l’arbre moteur et l’arbre récep- teur.

Les accouplements et les embrayages (en position embrayée) per- mettent de transmettre la puissance sans modification de la vitesse angulaire.

Arbre moteur Manchon Arbre récepteur Goupilles Mécanindus
Arbre moteur
Manchon
Arbre récepteur
Goupilles
Mécanindus

Fig 4 : Accouplement rigide

Fig 5 : Accouplement élastique

Fig 5 : Accouplement élastique

Joint de Cardan simple

1 2 3
1
2
3

4

5

6

Joint de Cardan simple 1 2 3 4 5 6 Fig 6 : Double joint de
Joint de Cardan simple 1 2 3 4 5 6 Fig 6 : Double joint de

Fig 6 : Double joint de Cardan

Dans d’autres cas, le récepteur doit avoir un mouvement de rotation dont la vitesse angulaire, le sens de

rotation et/ou l’axe de rotation sont différents de ceux du moteur. Il est donc nécessaire d’interposer, dans la chaîne cinématique, un méca-

nisme de transmission de puissance capable de modifier les paramètres cités. C’est le ca des réducteurs et multiplica- teurs de vitesse à engrenages (fig. 7 et 8).

8

9

1 0

11

1 2

Niveau d'huile 7 6 5 4 3 2 1 0
Niveau d'huile
7
6
5
4
3
2
1
0

Fig 8 : Réducteur à 2 trains, dont l’un conique

Fig 7 : Réducteur à plusieurs trains

Fig 7 : Réducteur à plusieurs trains

4
4

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

Au niveau de l’effecteur, au bout de la chaîne de transmission de puissance, il est souvent nécessaire de disposer d’un mouvement autre que le mouve- ment de rotation : il faut, dans ce cas, utiliser des mécanismes de transmission de puissance avec modification de la nature du mouvement tels que les mécanismes vis–écrou (fig. 9), les méca- nismes plans à barres articulées (fig. 10) ou les cames (fig. 11 et 12).

y Manivelle 1 B A α x C Bâti 0 Bâti 0 Bielle 2 Coulisseau
y
Manivelle 1
B
A
α
x
C
Bâti 0
Bâti 0
Bielle 2
Coulisseau 3

Fig 10 : Mécanisme bielle–manivelle

Cames disques avec contact :

a – ponctuel b – à plateau c – à galet
a – ponctuel
b – à plateau
c – à galet

Fig 11 : Cames disque et différents types de contact avec la tige

Vis 1 Écrou 2 Palier 3 Embout d'entraînement Bandes de Roulement 5 protection 4
Vis 1
Écrou 2
Palier 3
Embout
d'entraînement
Bandes de
Roulement 5
protection 4

Fig 9 : Mécanisme vis–écrou

a
a
b
b

Fig 12 : Came à rainure (a) et came à tambour (b)

1.2. Les actionneurs et préactionneurs associés

1.2.1. Fonction

actionneurs et préactionneurs associés 1.2.1. Fon c tion A c tionneur Un actionneur est un objet

Actionneur

Un actionneur est un objet technique qui transforme une énergie d’entrée non directe- ment utilisable (exemple : éner- gie pneumatique ; énergie hydraulique ; énergie électrique) en une énergie de sortie utili- sable pour agir sur les transmet- teurs ou sur les effecteurs ; cette énergie, en général, est méca- nique (fig. 13).

5
5
Présence énergie Pertes énergétiques TRANSFORMER L'ÉNERGIE Énergie de sortie utilisable (énergie
Présence énergie
Pertes
énergétiques
TRANSFORMER
L'ÉNERGIE
Énergie de sortie
utilisable
(énergie mécanique
Actionneur
en général)

Énergie d'entrée non directement utilisable

(énergie pneumatique, énergie hydraulique, énergie électrique)

Fig 13 : Rôle d’un actionneur

Préac tionneur ctionneur

Un préactionneur est un élé- ment dont le rôle est de distri- buer l’énergie utile aux actionneurs sur ordre de la par- tie commande (fig. 14).

Préactionneurs usuels : contac- teurs ou relais (pour les moteurs électriques), distribu- teurs (pour les vérins hydrau- liques et pneumatiques).

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

Ordre de distribution Présence énergie et matière d’œuvre Énergie disponible DISTRIBUER Énergie distribuée
Ordre de
distribution
Présence énergie
et matière d’œuvre
Énergie disponible
DISTRIBUER
Énergie distribuée
L'ÉNERGIE
Préactionneur
Énergie de
commande

Fig 14 : Rôle d’un préactionneur

1.2.2. Typologie des énergies d'entrée et de sortie pour un actionneur

Énergies d’ entrée s d’entrée

Les énergies d’entrée les plus fréquemment rencontrées sont l’énergie électrique, l’énergie pneuma- tique et l’énergie hydrauylique.

Commentaire

Grandeurs caractéristiques

Type

Énergie

électrique

Énergie

pneumatique

Elle est généralement fournie par le réseau électrique EDF, mais elle peut aussi être fournie par des accumula- teurs, des batteries, des piles ou des panneaux solaires.

• tension U, qui peut être continue, redressée ou alternative et qui varie généralement entre 5 V et 380 V ;

• intensité I, qui peut varier de quelques mA plusieurs A.

Elle résulte de la compression de l’air et de sa distribution au travers d’un réseau de distribution.

Énergie

hydraulique

Elle résulte de la mise sous pression d’un fluide hydraulique (huile) et de sa distribution au travers d’un réseau de distribution.

• pression p, qui est généralement de l’ordre de 6 à 10 bar (de 6.10 5 Pa à 10 6 Pa) ;

• débit volumique q v .

• pression p, qui varie généralement de 5 à 400 bar (de 0,5 MPa à 40 MPa) ;

• débit volumique q v .

Puissance

généralement de 5 à 400 bar (de 0,5 MPa à 40 MPa) ; • débit volumique
P = UI P = p q v
P
= UI
P
= p q v
P = UI P = p q v

REMARQUE – La production d’énergie hydraulique est beaucoup plus lourde et dangereuse à mettre en œuvre que la production d’énergie pneumatique, du moins pour les pressions élevées (efforts mis en jeu, dimensionnement des composants, étanchéité, etc.).

Énergies d e s ortie s de sortie

L’énergie de sortie la plus fréquemment rencontrée est l’énergie mécanique, mais on peut rencontrer aussi une énergie thermique, lumineuse ou sonore. Seule l’énergie mécanique est abordée ici.

L’énergie mécanique est la somme de l’énergie potentielle et de l’énergie cinétique d’un solide. L’éner- gie cinétique dépendant de la vitesse, donc du mouvement du solide, on peut distinguer le cas du mouve- ment de translation et le cas du mouvement de rotation. En effet, dans les systèmes, on a générale- ment besoin soit d’une rotation, soit d’une translation pour animer les effecteurs.

Type

Énergie mécanique

de translation

Énergie mécanique

de rottion

d e tran s lation Énergie mé c anique d e rottion Gran d eur s

Grandeurs caractéristiques

Puissance

rottion Gran d eur s c ara c téri s tique s Pui ss an c

• effort F ;

• vitesse linéaire v.

• couple C ;

• vitesse angulaire !.

P = F v

P = C !
P = C !
6
6

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

1.2.3. Caractéristiques

Les caractéristiques d’un actionneur sont :

– la nature et la puissance P e de l’énergie d’entrée ;

– la nature et la puissance P s de l’énergie de sortie ;

– son rendement

– son interface de liaison relative à l’énergie d’entrée (branchement électrique, pneumatique ou

P s

P e

;

" =

hydraulique) ;

– ses interfaces de liaison relatives à l’énergie de sortie (liaison avec le bâti d’une part, et avec le transmetteur ou l’effecteur d’autre part).

Les constructeurs d’actionneurs fournissent généralement toutes ces caractéristiques dans leur documenta- tion technique.

1.2.4. Typologie des solutions pour les actionneurs

Les actionneurs sont généralement classés suivant la nature du mouvement de sortie (translation ou rota- tion) et ensuite suivant la nature de l’énergie d’entrée. Le tableau ci-dessous récapitule les principaux actionneurs limités au cadre du programme.

SORTIE Énergie mécanique ENTRÉE de translation de rotation Énergie Moteur à courant continu (fig. 20)
SORTIE
Énergie mécanique
ENTRÉE
de translation
de rotation
Énergie
Moteur à courant continu (fig. 20)
Électro-aimant (fig. 16)

électrique

Énergie

pneumatique

ou hydraulique

ACTIONNEURS

LINÉAIRES

– Moteur linéaire (fig. 15)

– Vérin simple effet (fig. 17)

Vérin double effet

ACTIONNEURS

ROTATIFS

– Moteur asynchrone (fig. 19)

– Moteur pas à pas

– Vérin rotatif (fig. 18)

Moteur à palettes (fig. 21)

A – A Culasse B – B Sens de B A déplacement Induit Inducteur B
A – A
Culasse
B – B
Sens de
B
A
déplacement
Induit
Inducteur
B
A

Fig 15 : Constitution du moteur linéaire à induction

Culasse Ressort Bobine inductrice Noyau plongeur Fig 16 : Électro-aimant dynamique
Culasse
Ressort
Bobine
inductrice
Noyau
plongeur
Fig 16 : Électro-aimant dynamique
Fig 17 : Vérins simple effet

Fig 17 : Vérins simple effet

Fig 18 : Vérin rotatif pneumatique

Fig 18 : Vérin rotatif pneumatique

Les moteurs électriques peuvent être classés suivant leur puissance, suivant leur fonction (moteur-frein, moteur-couple, servomoteur, etc.), suivant leurs conditions de montage (moteur vertical, moteur bride, moteur à pattes, etc.) ou suivant leur configuration électrique.

7
7

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

Bornier Stator (induit) Bout d'arbre moteur Ventilateur Rotor à cage (inducteur) Capot de ventilation
Bornier
Stator (induit)
Bout d'arbre moteur
Ventilateur
Rotor à cage (inducteur)
Capot de ventilation

Fig 19 : Constitution d’un moteur asynchrone

Bornier Turbine de ventilation Collecteur Porte de visite Rotor (induit) Balais et porte-balais Bout d'arbre
Bornier
Turbine de ventilation
Collecteur
Porte de visite
Rotor (induit)
Balais et porte-balais
Bout d'arbre moteur
Stator (inducteur)

Fig 20 : Constitution d’un moteur à courant continu

Stator Palette Orifice Orifice d'admission d'admission sens 1 sens 2 Sens 1 Sens 2 Rotor
Stator
Palette
Orifice
Orifice
d'admission
d'admission
sens 1
sens 2
Sens 1
Sens 2
Rotor
Chambre
Orifice
d'échappement

Fig 21: Constitution d’un moteur rotatif à palettes

1.2.5. Typologie des solutions pour les préactionneurs

Les préactionneurs se rencontrent sous deux formes distinctes :

– les distributeurs pneumatiques ou hydrauliques pour les actionneurs respectivement pneumatiques ou hydrauliques (fig. 22) ;

– les relais ou contacteurs pour les actionneurs électriques (fig. 23).

REMARQUE – Pour les distributeurs, la commande peut être manuelle, électrique, pneumatique, électro- pneumatique, etc. (voir polycopié sur la schématisation).

Fig 22 : Distributeurs
Fig 22 : Distributeurs
Fig 23 : Contacteurs 8
Fig 23 : Contacteurs
8

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2. LA CHAINE D’INFORMATION

2.1. Les capteurs

2.1.1. Fonction

Un c apteur e s t un objet te c h- nique qui convertit une informa- tion phy s ique (position, vitesse, température,…) en une informa- tion c o d ée (en général élec- trique) (fig. 24).

C’est un organe de prélèvement d’informations qui élabore à par- tir d’une grandeur physique (information entrante) une autre

grandeur physique de nature différente (très souvent électrique). Cette grandeur, représentative de la grandeur prélevée, est utilisable à des fins de mesure ou de commande.

Relation entre linformation à détecter (ou à capter) et son image physique

Les capteurs utilisés dans les systèmes automatisés sont de véritables “organes des sens”. Ils évitent ainsi à l’homme de s’astreindre à guetter les événements ou phénomènes attendus sur le système.

Présence énergie informationnelle Information codée CONVERTIR UNE INFORMATION (signal électrique) Capteur
Présence énergie
informationnelle
Information codée
CONVERTIR UNE
INFORMATION
(signal électrique)
Capteur

Information physique

(position, vitesse,

température,…)

Fig 24: Fonction d’un capteur

2.1.2. Typologie des informations d'entrée et de sortie

Informations d’ entrée s d’entrée

Parmi les informations de toutes natures issues de notre environnement, on distingue les grandeurs phy- siques associées à des événements climatiques, géométriques ou encore lumineux ou temporels.

Les informations d’entrée les plus fréquemment recontrées sont les informations :

de présence qui indiquent la présence d’un “objet” à proximité immédiate.

de position, de déplacement ou de niveau qui indiquent la position courante d’un “objet” animé d’un mouvement de rotation ou de translation.

de vitesse qui indiquent la vitesse linéaire ou angulaire d’un “objet”.

d’accélération, de vibration ou de choc.

de débit, de force, de couple, de pression.

de température, d’humidité.

La diversité des informations physiques à capter et leur importance au sein d’un système engendrent un choix cohérent et approfondi des capteurs à employer.

Informations d e s ortie s de sortie

Les informations de sortie des capteurs sont des informations codées que l’on trouve essentiellement sous la forme d’un signal électrique.

La grandeur électrique de sortie du capteur peut varier :

– de manière binaire (information vraie ou fausse), c’est le capteur tout ou rien ;

– de façon progressive (variation continue), c’est le capteur analogique ;

– par échelons de tension ou de courant, c’est le capteur numérique.

2.1.3. Organisation fonctionnelle de la chaîne d’acquisition d’une grandeur physique

Les activités opérées sur la grandeur physique à capter peuvent être illustrées par un schéma fonctionnel constitué de quatre fonctions représentatives (figure 25). On se situe dans le cas d’un capteur délivrant en sortie une grandeur physique de nature électrique.

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9
Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles Source d'énergie Grandeur physique à
Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles
Source
d'énergie
Grandeur
physique à
Détecteur
mesurer
Grandeur électrique
”image“ de la
grandeur physique
d'entrée
Corps
Circuits électriques
(élément
d'épreuve
d'adaptation
sensible)
Grandeur physique
Grandeur physique
intermédiaire
exploitable

Fig 25 : Schéma fonctionnel représentatif de la chaîne d’acquisition d’une grandeur physique

2.1.4. Typologie des solutions

La typologie des solutions peut être très différente d’un capteur à un autre selon la grandeur physique à transformer. Les figures suivantes en donnent quelques exemples.

Fig 26 : Éléments sensibles et curseur de capteurs rotatifs à piste résistive

Fig 26 : Éléments sensibles et curseur de capteurs rotatifs à piste résistive

Fig 27 : Élément sensible et curseur d’un capteur linéaire à piste résistive

Fig 27 : Élément sensible et curseur d’un capteur linéaire à piste résistive

Fig 28 : Capteurs de déplacement linéaire
Fig 28 : Capteurs de
déplacement linéaire
Fig 31 : Eléments constitutifs d'un capteur numérique rotatif

Fig 31 : Eléments constitutifs d'un capteur numérique rotatif

Fig 29 : Capteur multitours de déplacement angulaire

Fig 29 : Capteur multitours de déplacement angulaire

Fig 32 : Photodétecteur et disque d'un capteur numérique à codeur incrémental

Fig 32 : Photodétecteur et disque d'un capteur numérique à codeur incrémental

Fig 30 : Thermocouples à usage industriel

Fig 30 : Thermocouples à usage industriel

Fig 33 : Élément sensible d'un capteur numérique à codeur absolu
Fig 33 : Élément sensible
d'un capteur numérique à codeur absolu
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Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

2.2. Les commandes programmables

2.2.1. Fonction

La commande (ou partie com- mande) d’un système traite les informations qui permettent d’assurer le pilotage et la coordi- nation des tâches réalisées par la partie opérative (fig. 34).

Lorsque, dans la partie comman- de, le traitement de l’informa- tion est réalisé par l’exécution d’une suite d’instructions modi- fiable (appelée programme), on dit que la partie commande est programmable.

2.2.2. Typologie des

solutions

À l’heure actuelle, les parties commandes programmables se limitent à deux solutions à la fois concurrentes et complémen- taires : les automates pro- grammables industriels (API, fig. 35) et les ordinateurs per- sonnels (PC) équipés de cartes E/S.

TRAITER LES INFORMATIONS
TRAITER LES
INFORMATIONS

Programme

Informations d'entrée adaptées à la partie commande

Informations d'entrée adaptées à la partie commande

Informations traitées

de sortie

à la partie commande Informations traitées de sortie Partie commande Fig 34 : Fonction globale d’une
à la partie commande Informations traitées de sortie Partie commande Fig 34 : Fonction globale d’une

Partie commande

Fig 34 : Fonction globale d’une partie commande

Fig 35 : Détail d’un micro-automate

Fig 35 : Détail d’un micro-automate

3. LA CHAINE D’ÉNERGIE : LES INTERFACES DE COMMANDE ET DE PUISSANCE

3.1. Fonction

Au sens général, une interface est un élément qui permet d’adapter des données entre deux constituants (fig. 36).

Les données peuvent être :

– des formes géométriques et des dimensions dans le cas d’une interface de liaison ;

– des signaux électriques, ou informations dans le cas d’une interface de commande et de puissance.

Présence des données Données Données non adaptées ADAPTER adaptées DES DONNÉES Interface
Présence
des données
Données
Données
non adaptées
ADAPTER
adaptées
DES DONNÉES
Interface

Fig 36 : Fonction globale d’une interface

Les interfaces de commande et de puissance sont des constituants qui permettent de relier physique- ment la partie opérative (chaîne d’énergie) et la partie commande (chaîne d’information) d’un système.

11
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Pour l’interface de commande, ou interface d’entrée, cette liaison doit permettre d’adapter les informations en provenance des capteurs, du pupitre de com- mande, ou des autres parties commande (fig. 37).

Pour l’interface de puissance, ou interface de sortie, cette liaison doit permettre (fig. 38) :

– d’adapter les informations en direction des préactionneurs afin de distribuer l’énergie de puissance aux actionneurs ;

– éventuellement, d’adapter et de transmettre l’énergie de puissance lorsque celle-ci est électrique.

Étude des systèmes : Les constituants des chaînes fonctionnelles

Informations Présence d’entrée des informations (consignes, comptes-rendus) ADAPTER LES Informations
Informations
Présence
d’entrée
des informations
(consignes,
comptes-rendus)
ADAPTER LES
Informations d'entrée
adaptées à
la partie commande
INFORMATIONS
D 'ENTRÉE
Interface de commande

Fig 37 : Fonction globale d’une interface de commande

Présence Informations traitées de sortie de la partie commande des informations ADAPTER LES Informations de
Présence
Informations traitées
de sortie de la
partie commande
des informations
ADAPTER LES
Informations de sortie
adaptées
(ordres, signalisations)
INFORMATIONS
DE SORTIE
Interface de puissance

Fig 38 : Fonction globale d’une interface de puissance

3.2. Typologie des énergies d'entrée et de sortie

Les énergies d’entrée et de sortie sont des énergies électriques de faible puissance (tension 5 V).

Pour les interfaces de puissance, l’énergie électrique de sortie peut être de puissance plus importante.

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