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Leçon 3 les fonctions numériques, généralités

Il est important de bien connaître quelques définitions :

Définition 1 On appelle fonction numérique de la variable réelle, toute relation de R (ou d’un sous- ensemble de R) dans R (ou dans un sous-ensemble de R) dans laquelle chaque élément de l’ensemble de départ a une image ou pas d’image dans l’ensemble d’arrivée. (la notion de relation d’un ensemble vers un autre ensemble sera étudiée beaucoup plus tard).

Définition 2 On appelle application numérique de la variable réelle, toute fonction de R ou d’un sous- ensemble de R dans R ou un sous-ensemble de R dans laquelle chaque élément de l’ensemble de départ a une image unique dans l’ensemble d’arrivée.

Définition 3 On appelle bijection de A vers B, toute application de A vers B dans laquelle chaque élément de B a un antécédent unique dans A.

Cette dernière notion sert beaucoup par la suite, en effet, c’est elle que l’on trouve chaque fois que l’on élabore un projet : toute situation doit donner une réponse adaptée et toutes les possibilités doivent être étudiées et à chacune d’elle, il doit y avoir une situation connue du projet. Ne dit-on pas dans le langage courant, cette société a conçu une application et en fait, les applications intéressantes sont celles qui sont bijectives.

Il faut revoir les fonctions de référence vues en seconde :

x

faut revoir les fonctions de référence vues en seconde : x x 2 ; x 1

x 2 ;

x

1

fonctions de référence vues en seconde : x x 2 ; x 1 ; x x

;

x

de référence vues en seconde : x x 2 ; x 1 ; x x ;

x ;

x

de référence vues en seconde : x x 2 ; x 1 ; x x ;

x 3

x Remarque : seule la dernière fonction f(x) = x 3 est une bijection de R dans R.

Lycée

Elève :

Classe :

Première ES

Fiche Leçon 3 Les fonctions numériques (1)

Fiche Leçon 3 Les fonctions numériques (1)

Exercice 1

Démontrer que la courbe de la fonction f(x) = x 2 2x + 5 possède comme axe de symétrie la droite x = 1.

Démontrer de même que la courbe de g(x) =

3x

+

1

x

2

possède un centre de symétrie I(2 ; 3)

Exercice 2

Décomposer la fonction f(x) =

2x

2

5

x

+

1

sous la forme

c

1

f(x) = ax + b +

x

et en déduire que f sera croissante sur ]

Exercice 3

On donne les deux fonctions suivantes :

+

; 1[ et croissante aussi sur l’intervalle] 1 ; + [.

f :

R

f : R R et g : R R

R

et

g : R

f : R R et g : R R

R

x

f(x)= 2x 3

x

g(x) = x 2

Effectuer gof et fog.

Exercice 4

Soit f(x) = (2 + x) 3 , x [0 ; 8]. Indiquer quelles sont les fonctions à composer pour obtenir f et en déduire le sens de variations de f sur [0 ; 8]

Même question avec g(x) =

2 1 x
2
1
x

,

x

[

1 ; 1].

Exercice 5

Quelques fonctions particulières :

 

a) la valeur absolue : f(x) = |x + 5| + |1

2x|

x

R

b) Partie entière : E(x) = le plus grand entier inférieur ou égal à x, x R

c) g(x) = tan x avec x R (un peu marginale en ES)

Exercice d’approfondissement Bijection et bijection réciproque

Soit la fonction f définie par f(x) = 2x x

1

+

3

avec

x

[

1 ; 3]

a) Montrer que f est une application de [

1 ; 3] dans [

2 ;

(Vous pouvez décomposer f

variations.)

sous la

forme

f(x) = a

b) Montrer que

cette

application est

bijective de

l’antécédent x d’un élément y quelconque de [

2 ;

[

2

9

]

2

9

+

1

.

;

]

 

b

et

étudier son sens de

2x

+

3

3]

dans

[

2 ;

2

]

en cherchant

 

9

c) En échangeant alors x et y , nous avons la fonction réciproque de f, elle sera notée f 1 . Représenter graphiquement f et sa réciproque dans un repère orthonormal de (P). Que peut-on constater ?

Correction

Exercices de base

Exercice 1

Il faut rappeler les deux théorèmes qui servent pour démontrer axe de symétrie et centre de symétrie :

Théorème 1

Soit une fonction f , sa courbe (Cf), dans un repère orthonormal, possède un axe de symétrie

vertical x = a

s' il existe un réel a, tel que si

a+ x appartient à Df alors a x appartient à Df et f( a + x ) = f( a x ).

Démonstration : Soit M (a + x ; f (a + x)) (f(a + x) existe car par hypothèse, a + x est dans Df.)

a x doit appartenir à Df sinon la symétrie n'est pas possible, il manquerait un morceau de

courbe et d'autre part f(a + x) = f(a x) assure que les points M et M' sont à la même hauteur. (Le repère étant orthonormal, [MM'] sera perpendiculaire à l'axe). Pour tout M et M', le milieu

I sera alors sur la verticale d’équation x = a :

I  a   + x + a x 2 ; f(a + x)

I

a

+

x

+

a

x

2

;

f(a

+

x)

+

f (a

x)

2

I(a ; f(a + x))

car f(a + x) = f(a

x).

Il y a un cas particulier important : si l'axe de symétrie est l'axe des y. (x = 0 donc a = 0).

On dit que la fonction est paire sur Df.

f

(C'est le cas de la parabole représentant y = x² ).

Théorème 2 Soit une fonction f, sa courbe (Cf), dans un repère orthonormal, possède un centre de symétrie I(a ; b) s'il existe deux réels a et b tels que,

f( x)

est

paire

si

pour

tout

x

de

Df,

alors

x

appartient

à

Df

et

f(x)

=

si a+ x appartient à Df alors a x appartient à Df et f( a + x) + f( a x) = 2b.

Démonstration : Soit M (a + x ; f (a + x)) (f(a + x) existe car par hypothèse, a + x est dans Df). a x doit appartenir à Df sinon la symétrie n'est pas possible, il manquerait un morceau de la courbe. Cherchons alors les coordonnés du milieu I de [MM'] :

I

a

+

x

+

a

x

2

;

f (a

+

x)

+

f(a

x)

2

(Voir figure page suivante.)

du milieu I de [MM'] : I  a   + x + a x

Si

de poser :

Soit f(a + x) + f(a

Ici aussi, il y a un cas particulier important : si le centre de symétrie est O (0 ; 0)

coordonnées

on

veut

f(a

que

+

x)

I

+

ait

f (a

pour

x) =

b

tout

car l'abscisse est déjà égale à a

(a ;

b)

pour

.

a

+

x

alors

2

x) = 2b

il

suffit

On dit que la fonction est impaire sur Df :

f est impaire si pour tout x de Df, alors x appartient à Df et f(x)+f( x) = 0

c'est-à-dire f(x) = f( x) (C'est le cas de l'hyperbole y = 1 x ou y = x 3 )

Appliquons ces théorèmes :

Sur le premier exemple, nous avons f(x) = x 2 2x +5 Montrons que x = 1 est axe de symétrie :

Df = R

f(1+ x) = (1 + x) 2 – 2(1 + x) + 5 = x 2 + 4

f(1

f (1 + x ) = f (1

x

R.

et donc si 1 + x

x) 2

x )

2(1

R

alors 1

x

R car Df =R et d’autre part :

x) = (1

x) + 5 = x 2 + 4, nous avons bien :

3x

+

1

x

2

Dans le deuxième exemple, nous avons : g(x) =

Nous pouvons compliquer un peu les choses en cherchant les coordonnées du centre de symétrie au lieu de remplacer a et b par les valeurs données : Dg = R \ {2}.Cherchons a et b tels que : si a + x Dg, il faudra montrer que a x appartiendra à Dg (à faire lorsque nous aurons a et il faut avoir : g(a + x) + g(a x) = 2b

, x

R.

3 (a

+

x)

+

1

3 (a

x)

+

1

a

(3a

+

+

x

3x

2

+

1)(a

+

a

x

x

2)

+

2

(3a

=

2b

3x

+

1)(a

+

x

2) =

2b

(a

+

x

2)(a

x

2)

(3a + 3x + 1)(a

x

2) + (3a

3x + 1)(a + x

2) = 2b (a + x 2)( a

x

3a 2

3ax

6a + 3ax

3x 2

6x + a

x

2 + 3a 2 + 3ax

6a

= 2ba 2

2abx

4ab + 2abx

2bx 2

4bx

4ab + 4bx + 8b

3ax

2)

3x 2 + 6x + a + x

2

Après simplification, nous avons :

6x 2 + 6a 2

10a

4 =

2bx 2 + 2ba 2

8ab + 8b

 

Nous utilisons l’identification car il faut raisonner quelle que soit la valeur de x possible et donc il faut que les coefficients de chaque degré soit égaux :

6 = 2b b = 3

6 =

2b

6 = 2b b = 3

b = 3

6a 2

10a

4 = 2ba 2

8ab + 8b

6a 2

10a

4 = 6a 2

24 a + 24

La deuxième équation donne : 14a = 28 soit a = 2. Revenons sur la condition de départ :

2 + x

calcul de l’image possible.

Le centre de symétrie est donc I(2 ; 3)

( Il faut tracer les courbes sur la calculatrice pour vérifier les symétries.)

Dg, cela veut dire

2 + x π 2 et donc x π 0, alors 2

x sera aussi différent de 2 et le

Exercice 2

Pour décomposer une fonction, il y a plusieurs manières : l’identification qui est préconisée par le programme officiel ou la division des polynômes que l’on utilise plus tard. Par identification, nous cherchons Df puis nous écrivons pour tout x de Df :

2x

2

5

 

=

x

+

1

2x

2

5

 

=

x

+

1

2x

2

5

 

=

x

+

1

ax

+

b

+

c

 

x

+

1

(ax

+

b)(x

+

1)

+

c

 

x

+

1

ax

2

+

ax

+

bx

+

b

+

c

 

x

+ 1

 

droite puis nous identifions les deux expressions.)

R\{ 1}(Nous développons à

x

(Nous avons le même dénominateur,

il reste à identifier, degré par degré les deux numérateurs.)

donc, nous devons poser :

a = 2

a + b = 0

b + c =

 

a = 2

 
 

b =

2

a = b = 3

5

 

5

c =

f(x) =

2x

2

x

3

++++

1

x

R

\{

1}

ou par division :

 

2x 2 5

   

x + 1

(hors programme)

(2x 2 +2x)

 

2x

2

 

2x

5

 

(

2x

 

2)

3

Nous faisons comme pour une division classique : en 2x 2 combien de fois x, il y va 2x puis on cherche le reste, on abaisse ici 5 et on recommence … Le reste final est 3.

Cette décomposition montre que f est la somme de deux fonctions croissante sur ]

] 1 ; +[ en effet y = 2x – 2 est toujours croissante sur R et y

; 1[ et

3 est croissante sur les

=

x

+

1

deux intervalles cités ci- dessus ( y =

3

; y

=

x

3 sont décroissantes sur les intervalles où

+

x

1

elles sont définies et en multipliant par 1, on inverse le sens de variations.

Théorème : Si deux fonctions sont définies et croissantes (ou décroissantes) sur un intervalle I alors leur somme est croissante (ou décroissantes) sur I.

Conclusion : f sera croissante sur ] •••• ; 1[ et croissante sur ] 1 ; +•••• [ (Il faut tracer la courbe sur la calculatrice pour vérifier.)

y = 2x 2
y = 2x 2

Nous voyons une asymptote verticale x = 1 (valeur de x qui n’a pas d’image par f) mais il y

a aussi un phénomène nouveau : une asymptote oblique d’équation y = 2x 2. Nous démontrerons son existence dans la leçon sur les limites.

Exercice 3

En plus des opérations classiques sur les fonctions, nous apprenons en 1 re ES, une nouvelle opération la composition des fonctions, elle consiste à enchaîner l’une après l’autre l’action des deux fonctions.

gof : R

R

R

gof : R R R

R

 

x

  x f(x) = 2x 3 g(f(x) = ( 2x 3 ) 2

f(x) = 2x 3

f(x) = 2x 3

g(f(x) = ( 2x

3 ) 2

Dgof = R. Ici, f agit en premier puis g.

 

Dans f o g par contre, g agit en premier

fog :

R

R

R

fog : R R R

R

x

x g(x) = x 2 f(g(x)=2x 2 – 3

g(x) = x 2

g(x) = x 2

f(g(x)=2x 2 – 3

Dfog = R. Nous voyons que cette opération n’est pas commutative même si certaines fonctions commutent entre elles et donc que l’ordre de la composition est important.

Attention aux conditions de calculs si on a des quotients par exemple ou des fonctions irrationnelles, il est conseillé de faire la composition et avant de simplifier g(f(x)) ou f(g(x))

de poser les conditions d’existence de l’expression traitée.

Pour s’entraîner, faire la même chose avec f(x) = 2x

x

+ 5

et g(x) =

d’existence de l’expression traitée. Pour s’entraîner, faire la même chose avec f(x) = 2x x +

x .

x 2x ++++ 5 x x ++++ 5
x
2x
++++
5
x
x
++++
5

Réponses : g(f(x)) =

f(g(x)) = 2

avec Dgof = ] ••••

;

2 5 [U[0 ; +•••• [

avec Dfog = R +

Cette opération « compositions de fonctions » est très utilisée dans le monde industriel : les chaînes de montages par exemple ou les étapes de transformations d’un produit et plus largement toute action complexe est un enchaînement d’actions donc une composition de fonctions.

Exercice 4

Théorème essentiel : Si on compose deux fonctions ayant le même sens de variations (croissantes ou décroissantes), on obtient une fonction croissante si la composition est possible, par contre si on compose deux fonctions ayant des sens de variations opposés alors, si la composition est possible, on obtient une fonction décroissante.

Exemple 1 : f(x) = ( 2 + x ) 3

x

[0 ; 8] . Nous pouvons faire f 2 of 1 avec :

f 1 : x

f 1 : x f 1 (x) = 2 + x et

f 1 (x) = 2 + x

et

 

x

0

8

   

10

 

2 + x

2

  2 + x 2

(2 + x) 3

8

1000

1000

f 2 : x

f 2 (x) = x 3

(2 + x) 3 8 1000 f 2 : x f 2 (x) = x 3

x [0 ; 8 ]. Tableau de variations.

f 1 est croissante, on fait agir f 2 qui est croissante donc la composée f sera croissante sur [0 ;8].f 1 est croissante, on fait agir f 2

(Voir calculette pour le graphique)

2 1 x
2
1
x

Exemple 2 : g(x) =

g 1 : x

x donne g 1 (x) = x 2 puis g 2 og 1 (x) = 1 x 2 et enfin g 3 og 2 og 1 (x) = Faisons le tableau de variations :

, x

[ 1 ; 1], il faut ici 3 fonctions

de variations : , x [ 1 ; 1], il faut ici 3 fonctions g 2

g 2 (x) = 1

x ; x

g 3 og 2 og 1

g 1 (x) = x 2 ; g 2 : x 1 (x) = x 2 ; g 2 : x

g 3 (x)= x 2 1 x
g 3 (x)=
x
2
1
x

x

1

0

1

 

2

1

 

1

x

 

1

x 2

 
   

0

0

   

1

2 1 x
2
1
x

0

2 1 x 0 0

0

Sur [ 1 ; 0], nous composons 2 fonctions décroissantes, donc nous obtenons une fonction croissante, par contre sur [0 ;1], 0 nous avons la première g Sur [ 1 croissante et la deuxième g 2 décroissante, donc nous 1 obtenons une fonction Sur [ 1 croissante et la deuxième g 2 décroissante, donc nous 1 obtenons une fonction 1 croissante et la deuxième g par contre sur [0 ;1], 0 nous avons la première g 1 2 décroissante, donc nous 2 décroissante, donc nous 1 obtenons une fonction décroissante. A la deuxième composition, à gauche de 0, croissante et croissante, nous obtenons croissante et à droite de 0, décroissante avec croissante donnent décroissante. Graphiquement, nous obtenons un demi- cercle.obtenons une fonction croissante, par contre sur [0 ;1], 0 nous avons la première g 1 obtenons une fonction croissante, par contre sur [0 ;1], 0 nous avons la première g 1 obtenons une fonction croissante, par contre sur [0 ;1], 0 nous avons la première g 1 obtenons une fonction croissante, par contre sur [0 ;1], 0 nous avons la première g 1

Exercice 5

a) f(x) = | x + 5 | + | 1 – 2x |

x

R

Nous pouvons faire un tableau de signes et d’analyse pour étudier f :

 

1

 

x

 

5

 

+

 
   

2

 

x+5

 

0

+

   

+

|x+5|

 

x

5

0

x + 5

   

x + 5

1 2x

 

+

 

+

 

0

|1 2x|

 

1

2x

   

1

2x

 

0

1 + 2x

f(x)

 

3x

4

 

x + 6

   

3 x + 4

Théorème : Si A 0 , |A| = A et si A < 0, |A| =

A

Nous obtenons une fonction affine par morceaux :

f

x

x

x

] ••••

;

]

5 ;

]

1

2

;

5 ]

1

2

]

+••••

[

f(x)

f(x)

=

=

3x

x + 6

4

f(x) = 3 x + 4

Même chose quand x tend vers 1 2 .

On a inventé une nouvelle écriture pour dire cela :

lim f(x) = lim

x + 6 = 11 et lim

f(x) = lim

3x + 4 = 3

x

5

x 5

x

>

5

x >

5

1

x 2

1

x 2

x >

1

2

1

x > 2

1

 

2

+

4

=

11

2

.

Nous allons donc avoir une ligne brisée continue représentant f en effet, elle sera constituée de deux demi-droites et d’un segment de droite.

b) Partie entière E(x) = le plus grand entier inférieur ou égal à x E(3,15)

b) Partie entière E(x) = le plus grand entier inférieur ou égal à x E(3,15) = 3; E(5) = 5; E( 1) = 1 mais attention E( 1,25) = 2.

Pour les raisonnements, nous utilisons souvent que : Pour tout réel x :

E(x) x <<<< E(x) + 1. Cela va nous donner une fonction en escalier qui est discontinue pour toutes les valeurs de x appartenant à l’ensemble Z c’est-à-dire pour tous les entiers relatifs.

Z c’est-à-dire pour tous les entiers relatifs. c) g(x) = tan x. Il s’agit d’une fonction

c) g(x) = tan x. Il s’agit d’une fonction trigonométrique que certains professeurs voient en

seconde en exercice par exemple. Elle est définie sur R \

(à cause de la division par cos x).


2

+

2k

k

Z

Nous voyons des asymptotes chaque fois que tan n’existe pas, la courbe se présente en

Nous voyons des asymptotes chaque fois que tan n’existe pas, la courbe se présente en plusieurs morceaux. O est centre de symétrie. C’est donc une fonction impaire sur D tan .

La période est ici

Nous pouvons voir aussi qu’il s’agit d’une fonction croissante entre deux asymptotes.

en effet, Chaque fois que tan est définie, nous avons tan (x + ) = tan x

Exercice d’approfondissement a) Sur l’intervalle [ 1 ; 3], le dénominateur 2x+3 ne s’annule pas et donc Df = [ 1 ; 3] Décomposons par division cette fonction (on peut aussi faire par identification):

x

1

3

(x +

 

)

2

5

2

2x + 3 1 2
2x + 3
1
2

f(x) =

 

5

x

1

1

2

 
 
 

====

++++

2x

++++

3

2 2x

++++

3

pour x

[ 1 ; 3].

Nous connaissons le sens de variations de la fonction

1 sur [ 1 ; 3] en effet c’est une fonction rationnelle (La courbe est une

+

3

x

hyperbole) obtenue en composant deux fonctions :

une + 3 x hyperbole) obtenue en composant deux fonctions : 2x x 2x + 3

2x

x

+ 3 x hyperbole) obtenue en composant deux fonctions : 2x x 2x + 3 et

2x + 3

et

x

1 x . Nous avons donc une fonction décroissante sur 1 x . Nous avons donc une fonction décroissante sur

5

2

, nous obtenons une fonction croissante sur [ 1 ; 3], enfin

[ 1 ; 3] et en multipliant par

en additionnant une constante le sens ne change pas donc : f(x) sera croissante sur [ 1 ; 3]

f(

1 ) =

1 2 =

2

et

f(3) =

2

9

Nous avons le tableau de variations suivant :

x

1

3

 

2

f(x)

f(x) 9

9

 

2

Pas de double barre car f(x) est

toujours calculable sur [ 1 ; 3].

b)

Ce tableau nous montre bien que f est une application de [ 1 ; 3] dans

2 ;

2

9

et que

chaque image aura un seul antécédent, prouvons le par le calcul :

Soit y quelconque dans l’intervalle

dans l’intervalle [ 1 ; 3] . Nous avons :

x y = 2x

1

+ 3

y(2x + 3) = x

1

2 yx + 3y = x

1

x (2y

1) = 3y

et donc x =

3y

1

3y

+

1

=

2y

1

1

2y

1

si y π 2

2 ;

2

9

, cherchons son antécédent c’est-à-dire x

(Tirons x)

1

vrai ici car y

2 ;

2

9

.

Le tableau de variations ci-dessus montre bien que x [ 1 ; 3] .

f est donc une bijection de [ 1 ; 3] dans



 

2 ;

2 

 

9

Nous obtenons ici la fonction réciproque de f, nous la noterons f 1 et pour la présenter, nous échangeons x et y pour l’écrire à partir de la variable x :

f

1

: x

x et y pour l’écrire à partir de la variable x : f 1 : x

f

1 (x) =

3x

+

1

1

2x

c) Il nous reste à représenter ces deux fonctions, le fait d’échanger x et y dans la deuxième fonction va provoquer une symétrie orthogonale par rapport à la droite d’équation y = x si le repère est orthonormal ; en effet de M(x ; y), nous passons à M’(y ; x), le milieu de

et d’autre par si on

x

+

y

;

y

+

x  

[MM’] se trouvera sur la droite d’équation y = x, I

2

2

regarde le vecteur MM' , il est orthogonal au vecteur directeur de la droite d’équation

r

y = x, d (1 ; 1) car la condition :

xx’ + yy’ = 0 est vérifiée : (y x) 1 + (x

y) 1 = 0.

Cet exercice illustre un théorème que nous verrons en T ES.

Théorème

Si f est une bijection de A vers B, alors il existe une fonction réciproque

bijection de B vers A. La courbe représentant f 1 dans un repère orthonormal du plan (P) sera symétrique de celle représentant f (Symétrie orthogonale).

f 1 qui est aussi une

Traçons maintenant les deux courbes dans l’exemple étudié ici, il faut remarquer aussi que f et f 1 sont toutes les deux des fonctions croissantes.

(Cf 1 )

(Cf)
(Cf)