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LE LIBRE JOURNAL de la IFramce Courtotse I i es UN COUDAHEE ENCORE ENTS tA SOCTE? LA EST ta QUESTION DECADAIRE (Eckman aie _! L’Etat, ton autorité fout le camp ! (J Racisme antifrancais, c’est de pire en pire Deux nouveautés : «Lettres de Bretagne» et «devoir de mémoire» (J Pour en finir avec Montherlant (J Et ADG qui catoblepasse jusqu’a l’indigestion. 28 Décembre 1995. Prix au numéro 27 francs LES ENFANTS DE SQEUR LYDIA Jésus est né, tout le monde est ravi et la paix régne sur la terre a cette occasion, Nous vous souhaitons un trés joyeux Noél et une trés bonne Année 96 pleine de joie, de sécurité et de trés beaux jours et surtout de la ‘santé parce que maman Virgin nous a raconté que vous étes trés mala- de et vous avez trés besoin de notre priere. Alors, cher Monsieur Serge, soyez stir que nous sommes avec vous par le coeur et avec plein de priéres nous vous confions a Notre- Dame du Liban pour vous protéger et vous donner la force. Nous menons toujours une heureuse vie puisque nous nous aimons les uns les autres et chacun aide Vautre. Quelle belle famille ! Nous aimons trés bien vous voir chez nous au Liban et bien sar nous allons passer de trés beaux temps. Nous garnissons la mal- son, elle est d’une beau- té trés naturelle et com- me ¢a nous pourrons au moins mettre la joie dans les cozurs de nos } enfants. Nous allons fal- ! re tout notre possible pour leur acheter des habits et des cadeaux car cette année tout est cher et a peine nous assurons la scolarité. Nous préparons des jolis chants de Noél pour un récital qu’on va présen- ter au théatre a Beyrou- th et des jolies chansons pour le carnaval du pére Noél le 22 décembre. Enfin, sur ces nouvelles on vous quitte en espé- rant avoir vite les votres. Nous pensons fort a vous. Yous vous embrassons chaude- ment. Portez-vous bien. A Dientot. Vos enfants MAISON NOTRE DAME DES DONS Liban) + i Iya quelque temps, Vautomobile de mon épouse a été volée. Pas retrouvée, cette voiture a da étre remplacée par son équivalente, c’est-a- dire une 4 CV d’occa- sion d’une valeur de 45.000 F. La décomposition des dépenses engendrées par ce vol révéle des résultats de nature a fj ettres de chez nous } remettre en question bien des idées recues (du genre ; 4 qui profite le crime ?) : Montant dont taxes : Voiture : 45 000,dont 7 687 Carte grise : 860,dont 860 Vignette : 540,dont 540 } Plaque d'imm. : 150,dont 26 Total : 46 550,dont 9 113 Ce petit décompte fait apparaitre qu’en dehors du voleur le gros gagnant de cette aventu- re est I'Etat, qui s’est emparé de plus de 9 000 F, soit pratique- ment 25 % de la somme | totale. 3 Sil’on considére I'Etat garant de la sécurité des } biens et des personnes } d’une part, Vintérét supérieur de I’Etat pré- valant sur I'intérét parti- culier dautre part, il apparait que la défense Par I'Etat des intéréts particuliers du volé est de nature a nuire a : Fintérét supérieur de Etat. } Les voleurs peuvent dor- mir tranquilles ! CQFD. EDA. (Paris) bececccccce interrompez pas, de grace, n‘interrompez Pas | Mon abonnement : s’achéve, je le sais ; ne débranchez pas le pou- mon d’acier ! arrive en France vers je 20 décembre et je /ous réglerai mon abon- jement illico. D’icl, la “onversion francs Paci- fique/francs frangais ‘est pas trés simple, jussi vous régleral-je directement avec un shéque “métro”. Pro- mis I Juré 1 Dici cette date, je ne survivrai pas si je ne uis recevoir ma dose de nouvelles vraies. Ici, “omme ADG Ie sait, ous avons deux ‘anaux RFO qui diffu- ent “Envoyé spécial”, ‘Comme un lundi”, ‘Sept sur sept’, “La Marche du siécle”... Canal + et ses gammas de la milice sidaique. lors, le “Libre Journal” st ma ventoline, a moi, ‘asthmatique de Vinfor- mation. Bon courage a tous, ami- tiés sinceres, PS : Si vous voulez ublier des passages de “e mot, vous pouvez imprimer mon nom. Comme ils disaient "époque du grand Benoit : “Non abbiamo paura G. Delmas (Papeete) LE LIBRE JOURNAL deta France Courtotse 139, boulevard de Magenta 75010 Paris: ‘Tél, : (1) 42.80.08. ie yet See nian - Directeur : Serge de Beketch = « Le libre Journal de la France Gourtoise » est édit par Ia Sarl de presse SDB, au capital de 2 000 francs = Principaux associés : Beketch, Fournier = Commission paritaire : 74.371 - Dépét légal a paration Imprimerie G.C-Conseil 3, rue de ’Atlas, 75019 Paris - Directeur de publication D. de Beketch ISSN : 1244-2880 ‘Ce numéro contient un encart de W ncites Giinelien Ramea 180418) Abonnement 1 an 600 Frs, a SDB, 139 boulevard de Magenta. 75010 Paris 42,80.09.33 Editorial LE «LIBRE JOURNAL» EN DANGER a gréve des fonctionnaires et la malveillance de certains auront-elles la peau du « Libre Journal » ? La question se pose sérieusement. Depuis trois ans, le mois de décembre a été le moment fort des abonnements et des réabonnements. Cette année, la gréve des pos- tiers nous a privés de cet indispensable apport. Soit parce que nous n’avons pas regu le courrier, soit parce que nos lecteurs ont retardé leur envoi de crainte de le voir se perdre dans des himalayas de lettres entassées par les grévistes. Le résultat est li : nous ne pouvons pas boucler notre budget. Mais ily a peut-étre a cette désaffection une autre explication. Un fait d'une extréme gravité que je dois porter a la connaissance de nos abonnés. Notre fichier a été détourné. Ia été volé a notre imprimerie et il est actuellement utilisé par le « Quotidien de Paris » pour sa promotion auprés de nos lecteurs. Jai fait savoir au directeur de ce quotidien ce que je pensais de telles méthodes. Il m’a répondu que c’était un accident fiicheux dont il n’était pas responsable. Le fait, en tout cas, est la: j'avais engagé ma parole auprés de nos abonnés que leurs noms ne seraient communiqués 4 personne. Je ne puis pas la tenir par la faute d'un margoulin. La conséquence, c'est que plusieurs abonnés, convaincus que j'ai marchandé leur adresse, ont décidé de ne pas se réabonner. Cest la raison pour laquelle je demande instamment 4 tous nos abonnés qui auraient regu, a titre promotionnel et gratuit, des envois du « Quotidien de Paris » portant des étiquettes semblables 4 celles du « Libre Journal » de m’adresser ladite étiquette accompagnée d'un petit mot explicatif. Je suis décidé a demander réparation a la justice du préjudice extrémement grave qu'un voleur fait subir a un journal qui survit uniquement grace au bénévolat de ses journalistes et la fidélité de ses abonnés. Je signale, d'ailleurs, aux mémes abonnés qu'ils ont la possibilité de se plaindre auprés de la Commission Informatique et Libertés qui sanctionne de tels abus. Un mot encore, pour en finir avec cette sale année 95 : a la suite de plusieurs appels de lecteurs qui s’étonnaient de ne pas avoir de réponse 4 des messages « enregistrés sur le répondeur du “Libre Journal” », nous avons découvert, non sans ahurissement, que notre ligne de téléphone était parfois détournée sur un autre poste. Crest chose aisée aujourd’hui avec le « transfert de ligne ». Evidemment, cette manoeuvre permet tous les abus : fausse information, rétention de message, etc. Jinvite donc nos correspondants 4 nous appeler sur le seul numéro 42 80 09 33, 4 raccrocher en cas de transfert et 4 n’enregistrer aucun message sur répondeur. Pour excelente raison que le « Libre Journal » ne posséde pas cette machine infernale. Ce qui permet a toute Péquipe de vous dire, de vive voix et du fond du cocur : Bonne et heureuse année 1996! Serge de Beketch peer Se Li LBRE JOURNAL BE ZA PRRANEE COURTOISE pi REINSERTION Lex-ministre Michel Roussin, démissionnaire aprés avoir été mis en examen dans Vaffaire de pots-de-vin des HLM de Paris, vient d'étre ‘embauché par une socié- 16 de biitiment et tra- vaux publics comme Nouvelles d L'AUTORITE DE L’ETAT N’A PAS SURVECU AU ET LES PREDAT! Question : pourquoi, au | rude de ces trois semaines | quelles Chirac avait obtenu long de cette gréve intermi- | de gréve : l’autorité de | de la Mairie de Paris la nable et ruineuse (trente | 1'Etat, A tous les niveaux, a | jouissance d’un apparte- milliards de francs de perte | disparu. Le contrat social | ment de haut luxe a un ee liards de francs de pé isp i a | oo séche), n’a-t-on pas, | est rompu qui engage le | prix dérisoire. comme lors des conflits | citoyen a respecter les lois | A I'interieur, encore, les INTEGRATION is Fe Un gang de parable, fait appel a| lordre public, la sécurité et | déconsidérer par une Beurs de UIsére aattaqué, pas- 86 G tabac et dépouillé un... Pére Noél qui dis- Varmée pour _pallier| I'égalité face aux institu- | incroyable noria de politi- absence de transports en | tions. ciens véreux entrant en pri commun qui a été le princi- | Or, I'Etat francais a, en fait, | son ou en sortant au gré pal argument des sabo- | abdiqué cette fonction tant | des mises en examen et précédents d’ampleur com-| tant que I’Etat assure | Francais voient Etat se | pean des bonitens teurs syndiqués ? a lintérieur des frontiéres | des mises en liberté sous aa aris Réponse : parce que le | qu’a l'extérieur. caution. ministre de la Défense | Et les Francais le savent. | A l'intérieur, toujours, ils avait été prévenu, par les | A I'intérieur, ils ont vu | voient se multiplier les [ee ONS services de la Sécurité mili- | livrer les campagnes. a la | signes de complicité de la Trois policiers | aire, qu'un pourcentage | fureur destructrice des | puissance publique avec la parisiens ont | «significatif” de conscrits | gnomes de Bruxelles, les | mafia politicienne. Les éé condamnés | refuseraient de devenir| villes a la rapacité des pro- | détenteurs de l'autorité de pour “violence illégiti- ‘me” au cours de Varres tation d’un Arabe qui, apris avoir refusé de payer sa note de restau- rant, avait résisté d Vintenpellation. Celui-ci até relaxé au bénéfice de la “legitime défense”. “priseurs de gréve" et| fiteurs de I’immobilier | Etat, magistrats, policiers, n’obéiraient pas aux | municipal, les banlieues a | hauts fonctionnaires, élus, ordres, la loi de la pégre allogene. | bloquent les procédures Question : pourquoi n’at- | IIs ont appris que, sous | contre les corrompus, on pas envisagé de | couvert d’économies, le | empéchant les citoyens de contraindre les bidasses a | contrat-plan SNCF visait en | recourir aux tribunaux ‘obtempérer ? fait a l’éradication des | contre les profiteurs, trafi- Réponse : parce que la hié- | petites lignes, c’estadire a | quent le mode de scrutin rarchie sait, par expérience | une désertification accrue | et méme les élections au quotidien sur le terrain, | des campagnes. (comme dans les sénato- qu’elle ne dispose plus | Ils ont vu les saccageurs de | riales du Var oti les bulle- EVER BION: d’aucun moyen de coerci- | la Fac de Jussieu autorisés, | tins du candidat Front Giscard a bow- | tion assez fort pour remé- | sur ordre du ministre de | national ont é€é purement dé les obséques | ier a l’effondrement total | I'Intérieur, a regagner tran- | et simplement supprimés de son ancien collaborateur Hubert Bassot tué dans un accident de voiture Motif : les deux hommes dtaient en froid. de lautorité dans les | quillement leurs mechtas | des bureaux de vote), ass casernes et que toute ten- | sous le regard impuissant | rent aux plus pourris la pro- tative de forcer les soldats | des policiers, aprés une | tection d’immunités scan- jouer “les jaunes” aurait | nuit de vandalisme qui | daleuses alors que les élus débouché sur une véritable | avait détruit les labora- | honnétes sont invalidés, mutinerie qui aurait encore | toires universitaires et fait, | rendus inéligibles par de renforcé la mobilisation | dit-on, pour plus de quatre | véritables dénis de justice. populaire et donné une | milliards de centimes de | A I’extérieur, les Francais dimension insurrection- | dégats. lls ont entendu | se sentent déshonorés par nelle au mouvement reven- | qu’a Marseille des sabo- | un Etat qui trahit, sur ordre dicatif. teurs de voies ferrées | de lobbies apatrides, des On a donc préféré faire | cagoulés avaient été inter-| alliances séculaires, sou- appel, tardivement, aj pellés et libérés illico “sous | tient des fanatiques isla- grands frais et sans beau- | la pression des grévistes”, | mistes acharnés a la des- coup d’efficacité, aux | Enfin, que le tribunal admi- | truction de Occident et loueurs d’autocars. nistratif avait rejeté 1a | met notre armée sous les Sous les dehors de I’anec- | requete d’un citoyen visant | ordres de “machins” inter- dote, cette affaire est pro-| 4 ouvrir une enquéte sur | nationaux a la solde de la bablement la lecon la plus ' les conditions dans les- | haute finance mondialiste. COERCITION Pour éviter a U Euro” le sort du nouveau franc qui, trente-cing ‘ans aprés sa naissance, ne s'est toujours pas imposé puisque, selon Chirac, “le plateau des Millevaches continue a u Marigot CONFLIT ENTRE LES GNOMES DE BRUXELLES URS SYNDIQUES Et tout cela dans une ambiance d'improvisation, d'incompétence et, pour tout dire, de sottise qui confond les citoyens. Crest Juppé, qui lance au début du conflit un défi imbécile en annongant que “si deux millions de Fran- gais descendent dans la tue” cen sera fini de son gouvernement. Et qui récolte, quinze jours plus tard, les fruits de ce “Jup- péthon” avec plus de deux millions de citoyens mani- festant dans les grandes villes de France. Crest Chirac, qui, en voyage Cotonou, proteste haute- ment le mercredi qu'il “ne parlera pas de la situation nationale depuis ’étranger” pour se lancer, le jeu depuis I’étranger, dans une interminable déclaration de politique intérieure qui res- semble a une crise de gaul- ique frenétique. C'est Mancel, ectoplas- mique patron du RPR, qui appelle a contre-manifester face aux grévistes, pour retirer précipitamment sa consigne sous les huées de Fopposition et des syndi cats qui dénoncent cette tentative de “dresser les Frangais les uns contre les autres”. Résultat : un conflit qui a duré trois semaines, qui a porté a l'économie natio- nale un coup terrible (plus de dix mille PME sont en état de cessation de paie- ment virtuel) dont les effets sur Femploi et le PNB se feront connaitre avant été, Et dont les effets sur le plan international sont déja sensibles (McDo aurait renoncé a faire fabriquer en France les petits pains de ses “McBurgers’). Et tout cela pour en arriver aA quoi? A une capitulati campagne. Les régimes spéciaux de retraites réservés aux privi- légiés sont maintenus au mépris de ’équité et du simple bon sens. Ce qui conduira a bréve échéance a faire payer les retraites de ceux qui ont travaillé trente-sept ans et demi par Yaugmentation des impots de ceux qui sont contraints de travailler quarante ans. La réforme fiscale pourtant indispensable est abandon- née. La Sécurité sociale reste le territoire réservé des pré- dateurs syndicaux qui continueront de la traire pour financer les partis politiques dont ils sont les sous-marins. L'Université, machine a fabriquer des fonction- naires, des formateurs de futurs formateurs et des chomeurs, recevra plus encore que ce que les étu- diants et les enseignants demandaient. Et le conflit repartira sans doute das la fin de la treve des confiseurs, renforcé par le vide grotesque du “sommet social” Mais, plus que tout, I'Etat a perdu toute légitimité en donnant le spectacle navrant d’une puissance publique chatrée. Un Etat qui se prosterne devant les puissances financiéres, qui rampe devant la pégre d'importa- tion, qui couvre la mafia politicienne. Mais un Etat qui retrouve nen rase sa capacité de répression face a I'automobiliste sans ceinture, au petit commer- cant qui a égaré une fa ture ou au contribuable a omis de déclarer une prime de fin d’année. Crest cela qui explique Vétrange phénomene qui a tant ému les bonnes ames de la presse : cette “frater- nisation” entre les grévistes et leurs victimes, cette “bonne humeur” des Fran- ais ruinés par le sabotage du service public, cet “air de liberté* qui flottait sur les rues envahies par les piétons, “indéfinissable légereté des Parisiens soli- daires par temps de gréve", comme dit I'ahuri de ser- vice du “Monde”. Tout cela procéde d’un for- midable malentendu. Les Frangais, dans leur majo- rilé, ont cru que les gré- vistes et eux avaient un ennemi commun : le gou- vernement larbin de Maas- tricht. La réalité est moins rose. Ce qui s’est passé pendant ces _ trois “semaines terribles", c’est tout simplement un conflit d'intéret entre les nantis de la fonction publique hexagonale, accrochés a des priviléges d’un autre age et appuyés par la vieille garde intello-stali- nienne, et les prédateurs de la haute finance mon- dialiste résolus, selon le mot de Rothschild, a “faire sauter le verrou des nations” et soutenus par Vintelligentsia cosmopo- lite. Un conflit dont ’enjeu est de savoir qui aura le droit de traire la vache fran- aise. compter en anciens francs”, les gnomes de Bruxelles pensent sérieusement & une loi (qui interdirait toute conversion dans les textes imprimés ou déclarations télé- ou radiodiffusées. En clair i serait interdit, sous peine d'amende, de dire, par exemple : “Cent Euro, soit sept mille francs francais”, la ‘conversion étant laissée @ la seule charge du lec- teur ou de Vauditeur CONSTERNATION Liex-ministre Nicole Ameline été réélue de justesse en perdant 22 ‘points sur son score de ‘93. Or, sa circonscrip- tion était considérée par les experts électoraus: de Untériewr comme un des bastions les plus ssolides de la coatition gouvernementale. Une vicloire qui annonce une défaite cuisante de la majorité en cas élections anticipé MOBILISATION Les larbins de Maastricht pré- parent une mobilisation générale tous partis confondus contre le projet d’inscri- re le *service public dla frangaise” dans la constitution. Motif : cela ferait obstacle au plan mondialiste ultra- libertarien de privatisa- tion forcée. TRADITION Un “Stépha- inculpé de vol, vol de uéhicule, tentati- ve de viol, conduite en unm jou ae 2a meaner coumrorss page 8 wins 2 pessams 995 tat d'ivresse, détention de stupéfiant et délit de fuite, Is'appelle, nous informe la presse, Nad- jib, vieux prénom de la tradition siéphanoise. SUBORNATION Liaffaire Mel- lick sent décidé- ‘ment de plus en plus mauvais pour le PS, On se souvient que le député-maire de Béthune a été condamné lourdement pour divers délits allant du faux témoignage @ la subor- nation de témoin. Il est donc inéligible et c'est ‘son fils qui a 66 envoyé au casse-pipe cantonal pour défendre “Chon- neur du nom”. Sans rive FALSIFICATION Or le fils semble SE aussi “blane- blew” que le pire, C'est au point que Jospin a fait savoir par communiqué que la lettre de soutien signée de lui, que le fils du député pourri avait exhibée pendant sa cam- pagne cantonale, était un faux. PROTESTATION On note toute- ‘fois que cette ‘protestation n'a été Hevie qu'apris que le rejeton du voyou parlementaire eut 66 rejeté par les électeurs. On n'est jamais trop pradent. FRATERNISATION Malgyé tout, la Fédération du Nord a mainte- ‘nu son soutien d Met- lick. En téte des soute- Autres Nouvelles Racisme antifrancais : la nausée (II) Litres devcionnee par la presse s'est encore accrue ces demniers temps. Les campagnes racistes se multiplient, les passages a I’acte égale- ment. Parmi les récentes crapuleries médiatiques, “L’Evénement du jeudi” accuse de racisme nos cou- sins québecquois partisans de Vindépendance. Motif : ils reprochaient, a raison selon les statistiques élec- torales, a tort selon I'EDJ, aux allogenes d'avoir soute- nu le pouvoir central Ottawa qui en naturalisa 500 000 d’un bloc peu avant le scrutin. Et le jour- naliste Achmy Halley de recueillir des temoignages de “pauv’zimmigrés” se sentant exclus, de bouillir indignation contre ces Blancs croyant avoir des droits et de parler de “retour des vieux démons” du nationalisme québec- quois. Les vieux démons de Jean-Francois Kahn, eux, sont revenus en Pologne et quelques autres contrées. Dans I'indifféren- ce générale. Autre démo- crate pure saccharine, Mar- tine Aubry. La fille du Big Brother d’Eurasia, traqueu- se de SDF a Lille et de Bete immonde en France, propo- se ni plus ni moins que d'instaurer la ségrégation raciale en France. Ainsi ordonne-elle aux journaux de traiter l'information de la_maniére suivante IMMIGRE = VICTIME, FRAN- CAIS = COUPABLE, et exige- telle la censure des “faits divers” ou ses protégés sont impliqués, On retrou- ve bien la I’héritage d’un certain racisme, et meme d'un racisme certain, de la gauche caractérisée par le PSU et “Le Monde". Cette Le LIBRE JOURNAL de La France Courtoise semaine encore, le “Jour- nal du dimanche” de Genestar s‘illustre par un article trés vachard contre les commandos anti-VG Cible visée : Noélla Garcia, la jolie mannequin de la Tréve de Dieu, présentée comme une fanatique, Et le JD d’évoquer, bien sir, “la violence et la haine” (sic !) des commandos antiavorte- ment ; alors que les CRS ont bien senti d’oit venait la haine lors de la manif dirigée par la trotskyste “Iet- tonne” Maya Surduts, colla- bo du criminel Castro... “InfoMatin” se distingue, dans son numéro du ler décembre, en qualifiant le franquisme de “plus longue dictature du siecle”. Aprés les négateurs du gou- lag, voici les négateurs du communisme... Pour revenir 4 Carpentras Pierre Aidenbaum, prési dent de la LICRA, tortion- naire judiciaire de notre consceur Caroline Parmen- tier, bourreau médiatique de la droite nationale, pré- tend que Jean-Marie Le Pen est naturellement respon- sable de la profanation du cimetiére israélite. Pendant ce temps, person- he ne s‘émeut des actes de racisme antifrancais. - Le 18 septembre, un représentant de commerce est agressé par quatre Maghrébins qui, selon leurs dires, voulaient “se niquer tun pttit con de Francais”. I est dévalisé, violé, puis px gnardé. = Un militant du FNS, Fréd ric Boccaletti, harcelé durant des mois par des hordes de “jeunes”, dans Vindifférence policiére la plus totale, est contraint d’abandonner son loge- ment, ~ A Metz, plusieurs maga- page 6 N°84 DU 28 picrannE sins ont été pillés par des bandes pluriethniques de Knutange, Hayange et Fameck. ~ Samedi 25 novembre, le champion francais de VTT, Fabien Ghiloni, est assassi- né a Reims par un Arabe fraichement élargi de pri son qui ranconnait la Cité universitaire, Silence médiatique assourdissant. Que n’aurions-nous pas entendu si l’assassin avait &té “de souche” et Ia victi me immigrée ! ~ Fin octobre, un Greno- blois a été assassiné par des “jeunes” parce qu'il avait pas de cigarette ~ Des incidents ont éclaté a Besancon, suite a l'interpel- lation’ dun Beur ayant agressé un chauffeur de bus. = Le 20 novembre, 20 tombes catholiques ont &é profanées a Hostens (Giron- de), Aucune réaction de la LICRA et du MRAP. Qui ne dit mot consent... ~ Les émeutes de Jussieu furent organisées par des allogénes, le “Journal du dimanche” cite Mamadou et Whabi, et “Le Figaro” un pillard africain, ~ L’AFP s‘est également illustrée lors du proces de Samuel Maréchal, accusé d'etre victime d'une attaque gauchiste a Auch. Lavocate du leader du FJ explique & nos confréres de "Présent” que les déclara- tions faites a audience par Samuel, a savoir le renvoi a Vexpéditeur d'une grenade lacrymogene, s‘est transfor- mée, par la magie noite de VAFP, en “aveu de déten- tion de bombe lacrymoge- ne’. Décidément, on vit dans le meilleur des mondes. Henri de FERSAN v5 La provocation le Floch-Prigent ‘est a une véri- table provocation que vient de livrer Juppé en nom- mant Loic Le Floch Pri- gent a la téte de la SNCF le jour méme ou un non lieu était pro- noncé en faveur de Guy Bergé dans l'affaire St Laurent. En fait, ces deux déci- sions reviennent a viser le couvercle sur une des marmites a sca dale les moins ragot tantes de ces derniéres années : Guy Bergé, dit “embrayage” parce que c’est la pédale de gauche qui avait fait acheter au prix fort par Elf, dont Le Floch Pri- gent était le patron, les actions en déroute de la société Yves Saint Laurent dont il est le boss. Il y avait 1a tout les ingrédients d’un procés “tous woud ave \ La gph 1A Rus Bil a one.) , akrncrts Sa Erp ah goes von pone } qui aurait conduit devant les tribunaux, le ban et I’arriére ban de Vintelligentsia socialo- invertie . Mais entre temps, Bergé a largué son grand pote Mitterrand et s’est rallié 4 grand bruit a Chirac dont il avait soutenu la candi- dature pendant la cam- pagne présidentielle. Il vient d’étre récom- pensé et les membres de sa froufroutante camarilla avec lui. Du coup, Le Floch-P1 gent qui a ruiné Elf (son successeur Phi- lippe Jaffré lui en demande d’ailleurs rai- son devant la Justice) est maintenant en charge du dossier le plus lourd de la gabe- gie d’état : celui de la SNCF dont le déficit pour la seule année 95 atteindra quinze mil- Avis de chiens a ck: ‘PounaNr Cairne Avec, BIEN CONTE BAUGMENTER "FOR LOGEMENT.” ee or aes Cees ne cnoneh pan.) ( MOMS. Bete) see) \eeeieas : a ET £65 MPOIS liards de francs lourds. Ce qui revient a dire que si les soixante mil- lions de francais, du nourrisson au cente- naire prenaient un Aller-retour Paris-Mar- seille, le bénéfice de Vopération ne suffirait pas a combler les pertes de la société de chemins de fer pour une seule année 1! Si Le Floch Prigent, petit fonctionnaire du ministére de l'industrie et de la recherche monté en graine grace a ses copains et en dépit d’une formation a peu prés nulle, réussit aussi bien avec les che- minots qu’avec les gaziers dont il s’est montré incapable d’affronter les syndicats pendant la gréve de décembre, on peut s‘attendre rapidement a un nouveau conflit. = ere ey eeeerers| aeons Ie =A neurs : le président du Conseil général et le député-maire de la ville voisine de Liévin, Kuchelda. Ce qui explique tout : ce petit monde se tient par le tablier. Ce sont des freres. EL méme des fréves de la Cote. DESERTIFICATION Pour faire bon- ne mesure, les caitds de la Fédé- ration sont allés jusqu’a menacer de faire si sion si le Parti prenait la décision dexclure Mellick. Si les partis de la bande des quatre commencent & chasser les pourris de leurs rangs, le monde politi- cien wa ressembler au disert de Kalahari. EXPLICATION MH faut tout de ‘méme savoir que Mellick- Menteur a été pendant dix-sept ans le trésorier de la “puissante Fédéra- tion socialiste du Nord”, comme disent les gazettes. Bt il a officiel- lement averti les membres de son gang : “Si je tombe, vous tom- bez aussi”. Droit le soutien incondi- tionnel de ses amis. EXPULSION Un soutien qui permet au clan Mellick de continuer @ pratiquer des meeurs de gangsters. Ainsi Madame Deleflie, qui a battu Mellick fils, a-telle é virée de la mairie de Béthune par les hommes de main du ‘gang. Les mémes qui ‘avaient menacé son ancienne secrétaire apris Pare dinsne DE SACREES VIES ! menteur. Beau monde. ne par Anne Brassié Pour couronner le tout, Mellick fils a eu ce mot : “Je ferai payer cette na quelques admirent chaque pays, la mode actuelle mais défaite’. fois l'impres- ses coutumes, ses ne réussissent la tra- Comment ? En coulant sion que les habitants, refusent versée au long cours Madame Deleflie dans le | €crivains réécrivent Vuniformité qu’un que représente un vrai béton ou en faisant pas- | sans cesse le méme monde moderne vou- livre. ser Jospin a tabac ? livre intitulé «Voyage drait imposer au nom Finalement l’impres- Quand on pense que ce] autour de | ma du progrés mais sion premiére était la te vacaille ose donner des | chambre». Dans la aucun ne perd son bonne, prise au lecons de morale démo- | nouvelle série de por- identité et ne préche second degré, comme cratique ! traits d’auteurs bros- un cosmopolitisme |’écrivain Victor Sega- sés, chaque semaine, culturel. Henri Queffe- len : « On fait, comme CONTORSION par Jean Mabire dans lec dont Jean Mabire toujours un voyage au ‘A prévoir, un | National Hebdo, ’on donne un beau por- loin de ce qui n’était BE ivi numérode | s‘apercoit qu’il n’en trait resume parfaite- qu’un voyage au fond contorsion dans | est rien, on les ment cette idée: «Ne de soi. » la presse dla botte des | retrouve vagabondant se débretonnisent, 2 Enracinnement donc, gnomes de Bruxelles. a travers le monde ou mon sens, que les mais aussi révolte et Objectif : démontrer que | prenant les armes plu- hommes et les engagement. Le vieux le Refah, parti isla- tot que commis aux femmes qui se lais- Gide comme le si mique vaingueur des écritures. L’écossais sent aller, On ne perd jeune Jean René élections en Turquie, Stevenson, le breton pas a la sauvette une Huguenin mort a vingt west au fond pas siisla-| Segalen, (italien identité d'origine six ans, réclament mique que ca, et en tout | Gabriele d’Annunzio, comme celle la. Je V’exigence et la force cas assez moderne pour | le vendéen Alain Ger- suis allé en cinquante d’ame. Celui auquel quion puisse, quand bault, 'américain Jack | pays. Jai lié amitié ) Jean Edern Hallier a méme, faire entrer London, tous ont| avec des religions, des | rendu hommage en Ankara dans 'Eurobi- | menés de sacrées | cultures, des moeurs, | écrivant avec les ini- dule, vies. Jean Mabire dont |des climats qui tiales de l’écrivain Ca promet des lectures | la maison résonne des |n'étaient pas les |» Je rends heureux », rigolotes. cris de mouettes les | miens : je suis resté | écrit Jean Mabire, aime dailleurs pour | partout le fils de mon | avait un programme : EXECRATION cela. Les femmes | pére et de ma mére. | « créer les conditions David et aussi partent a I’aven- | L’enfant de la place | du nouvel héroisme. Aidenbaum, les | ture comme Alexandra | du Chateau de Brest | Attaquer par tous les boss de la David Neil et Odette | et de la grotte de Mor- | moyens possible la Licracra, ont trouvé une | de Puigaudeau, tour a|gat, le petit bon-| civilisation bour- terrible insulte contre Le | tour dessinatrice dans | homme qui marchait | geoise. » Il faut lire Pen, le laboratoire de|pieds nus dans la|son roman La Cote Ils Vappellent : “le tri- | sciences naturelles du | lande, se signait aux | Sauvage. Drieu, lui bun de la plébe”. collége de France, | croix de |» choisit Nietzsche En trois mots, toute la} marin pécheur sur un | carrefours. »Les faux | contre Marx et I’aris- haine que ces gens-la thonier de Concar- | ecrivains qui s’affir-|tocratie des tra- portent au peuple de neau, puis saharienne | ment citoyens du | vailleurs et des guer- France. On ne powvait_| plantant définitive-| monde et éternels|riers contre la pas réver plus bel aveu, | ment sa tente au | errants cachent ainsi | démocratie des parle- ni plus beau compli- Maroc. Tous ces | leur faiblesse. Ils sur-|mentaires et des ment. grands voyageurs | fent sur les vagues de | négociants. € sera encore au trés friand G.L. Domeny de Rienzi que nous ferons appel cette décade, aux faims de pour- suivre notre exhaustive étude sur anthropophagie en Océa- nie. On sait ou on croit savoir qu’un des mets de choix des peu- plades cannibales est le mis- sionnaire. Les images ne man- quent pas de ces conviviaux catéchistes barbus, lardés d’un casque colonial, parés d’une | soutane blanche, qui mijotent | doucement dans une marmite | haddock tandis qu'un vigilant | sorcier, sagaie louche en main, surveille s‘ils ne sont pas en | train de boulotter subreptice- ment les légumes (ignames, taros, patates douces) qui consti- tuent l’accompagnement de ce qu’on appelle vulgairement “le pote au feu’. Ml nous faut déchanter. Les Néo- Zéelandais, par exemple, bou- dent Ia chair de l'homme blanc. Nous ne parlons pas ici, naturel- lement, de Sir Peter Blake qui remporta la coupe de I’América pour n’y rien faire cuire, ni des All-Blacks qui nous pilérent si sévérement au Parc-des-Princes (encore que Johan Lomu, lequel est d’ailleurs d’origine ton- gienne, puisse faire un cannibale trés vraisemblable) mais des Maoris du siécle passé. Ce n'est pas non plus par manque d’appétence pour la religion que ces sauvages, qui pratiquaient, selon le mot d’Edward Gibbon, “Ie riant sys- téme du paganisme”, rechi- gnaient la frigousse de cure- ton, puisque tout aussi bien que @ la partie matérielle de homme, 3 Cest aussi sa part spirituelle, le | ¢ *waidoua” qu’on s‘appropri | Et, Je vous le demande, quoi } de plus stimulant entéléchi- | Brasee Et C’est ainsi par ADG ¢ Lhomme de gotit(3) Papilles de la nation maorie - Aversion latine ? - Histoires salées - Grandeur mais non bonté consécutives de [homme (blanc). $ quement que de gober le succu- lent waidoua d’un chanoine bourguignon élevé au criots- batard-montrachet ou celui d’un diacre bordelais abreuvé au canon-fronsac ? Alors, quid de ce chipotage vexant chez les Maoris qui, plu- tt que de grignoter de gras pré- lats, se rabattaient sur leur casque colonial en feignant de croire que c’était une tortue - et i est bien vrai que, convenable- ment bouilli, un casque de lata- nier peut servir a caler un petit creux - ? Racisme a l’égard de homme blanc ? Il y a de ¢a... Notre chair leur déplaisait, dit Rienzi, “en conséquence de Vhabitude que les blancs avaient de manger trop de sel”. Les Oc€aniens, en effet, salent trés peu leurs aliments et on concoit que, voulant éviter dattirer la tension sur leurs pra- tems jou page @ 9128 Drcnme 1998 5 tiques culinaires, ils boudaient |1a chair trop assaisonnée des | Occidentaux, d’oa I’on peut inférer que expression “passe- moi le celte” n'est pas d’o1 néo-zéelandaise. En revanche, elle confirme Ia sage sentence de J.M. Le Pen, maintes fois par lui proclamée, qu’ “il aime mieux ses filles que ses cou- sines, ses cousines que ses voi- sines”, tant fl est avéré qu’un vrai repas de féte s’effectue en famille et qu’on goite infiniment mieux les siens que les étran- gers. (A ce sujet, une anecdote per- sonnelle : alors que j’étais encore un marmot des plus cro- quants - on me croira si on veut, mais j’ai remporté le concours du plus beau bébé du quartier tourangeau de Lariche-Lamar- tine -, lorsque je réclamais davantage de nourriture, ma mére avait coutume de me dire, avant de m’asseoir sur le poéle allumé : “mange ta main et garde I’autre pour demain”. N’était-ce pas 1a, je vous le demande, une incitation a \anthropophagie la plus navrante, celle qui consiste a se catoblépasser et dont nous don- nerons quelques exemples his- toriques dans une suivante rubrique ?) | Cela dit, on peut regretter que nous ne soyons pas au gout des Néo-Zéelandais, ainsi qu’ils le manifestent d’ailleurs réguliére- ment, chaque fois que nous pétons un coup par chez eux. On pense que c’est politique et qu’lls groument contre Chirac et ses essais, eh bien pas du tout ! On croit que c’est nucléaire alors qu’en fait, on I’a vu, cest culi- naire. 2 Gardons-nous donc de toute §, vaine gloriole : si l'homme , (blanc) est grand, pour g ty Maoris, il n’est pas franche- rset ah ment bon. (Pour suivre).