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Le Sarkozysme: grandeur et décadence.

L'année 2007 fût une année intéressante dans mon existence: mon premier vote, mes
premières prises de positions, mes premières études sur l'économie et diverses sciences.

La France allait à ce moment la plutôt bien: de l'argent à flot, des créations d'emplois, un
chômage en baisse, la promesse d'un avenir pour les jeunes par des entreprises qui en
recrutaient à tour de bras.

Dans ce contexte de "vache grasse", un candidat à l'élection présidentielle avançait une idée
intéressante: plus on travaille, plus on gagne. Et plus on gagne, plus on dépense. Et plus on
dépense plus on crée de l'emploi.

L'accumulation de richesses par les plus performants ne serait pas, par le jeu des vases
communicants, une paupérisation accrue des plus démunis, mais plutôt un moyen de les aider
à s'enrichir et à s'en sortir.
Le travail comme ascenseur social, et l'argument "choc": vous ne payerez pas plus de 50% de
vos revenus (futurs) en impôts.

2008 fût une année trouble, la crise financière grossissait chaque jour, avec des chiffres
incroyables: 150 milliards de $, puis 1000 milliards, puis 4000 milliards de $ ! presque deux
fois le PIB de la France !
Cependant, ces chiffres impressionnant ne se reflétaient pas dans la vie de tous les jours: une
"drôle de crise" comme le fût la "drôle de guerre" de 1939.

Les entreprises n'ayant été que peu touchées, elles continuaient à embaucher (a rythme réduit
en comparaison à 2007) et commerçaient entres elles sans se soucier d'avantage de leurs
clients ou leurs fournisseurs et ce jusqu'au quatrième trimestre.

Cette relative résistance des entreprises françaises a pu se faire grâce aux cadeaux fiscaux du
président à elles comme aux riches: les niches fiscales, les réductions d'impôts, l'injection
massive de capitaux étatiques.

La politique du "aider les entreprises c'est protéger votre emploi, et en créer d'autres", a été
relativement bien accepté par la population: chacun, craignant le chômage, exigeaient
l'intervention de l'état pour les aider.

C'était sans compter les écarts entre les aides à l'économie réelle, et celles accordées à
l'économie financière, que je qualifierai de "virtuelle" à cause du principe de "création
monétaire" qui consiste à acheter avec l'argent que l’on n’a pas.

2009 fût une année mouvementée, mais pas assez: l'Elysée avait (et continue de) muselé les
différents syndicats par la négociation future de la représentativité syndicale. Ce n'était pas le
moment pour eux de se faire entendre, car il faut être dans les bonnes grâces du président:
c'est lui qui décide.

La mise en place de l'auto entrepreneuriat est une initiative intéressante, mais


malheureusement elle ruine notre modèle social par une moindre contribution à l'assurance
santé. Pourtant l'idée était intéressante: vous ne gagnez pas assez? Créer votre petite entreprise
en parallèle !
2009, l'année de toutes les crises: Crise économique, crise sociale, crise écologique... crise du
Sarkozysme.

L'homme élu perd progressivement du terrain par une déconnexion progressive de la réalité,
par des choix autoritaire et en contradiction avec ce dont à besoin le peuple: plus de
répression n'amène pas plus de sécurité si celle si s'oriente vers la population (Loppsi, Quota
de PV pour la police...).

Cette déconnexion a rendu "l'homme providentiel attendu par le peuple français depuis
toujours" semblable aux autres hommes politiques le précédant.

Cette amertume d'être chaque jour plus pauvre qu'hier, ce sentiment d'avoir été pris pour une
vache-à-lait, cette envie irrépressible de se révolter face à un systeme qui nous asservis au lieu
de nous servir, et cette résignation de se dire qu'après tout, même en changeant le système, ces
crabes de politiciens continuerons de nous diriger: C'est ça, être français.

Guillaume Soulet