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Stratégie de Lisbonne :

vers une économie de connaissance en Europe ?

Durant la conférence de Lisbonne, les membres commencent par faire un bilan


des faiblesses européennes : depuis les trente glorieuses, l’Europe entière à
assisté à quatre principales transformations qui proviennent d’un contexte
mondial et européen en total évolution:

1. une faiblesse démographique : la population européenne est


vieillissante (c’est à dire qu’on à une augmentation de nombre de
personne retraités et donc d’une baisse de la part de la population
active), cela est essentiellement due au baby-boom d’après guerre, qui,
soixante ans après, se transforme en papy-boom.
2. une faiblesse économique : depuis 1990 la mondialisation s’étend est
devient de plus en plus importante, l’économie chinoise émerge très
rapidement est contre toute attente, et du fait de cette mondialisation,
les chinois deviennent de redoutable concurrent à l’Europe. En effet, la
main d’œuvre y est bien moins chère, ce qui incite les firmes
FAIBLESSES
transnationales européennes à délocaliser leurs entreprises vers l’Asie
de l’est, or cela augmente considérablement le taux de chômage dans
les pays européens.
3. une faiblesse financière : toujours du fait de la mondialisation, les
entreprises ont tendances à se concentrer le plus possible pour former
des monopoles et empêcher la concurrence de plus petites ou nouvelles
entreprises, or c’est la concurrence qui dynamise une économie et donc
qui rapporte du profit aux états européens.
4. une faiblesse technologique : dans une société qui devient de plus en

plus matérialiste, l’innovation de biens rapporte énormément de profit.


L’économie se base sur la connaissance, or les entreprises européennes
sont très mal classées dans ce domaine : en effet elles n’investissent
pas suffisamment dans des centres de recherche et développement qui
restent fondamentales pour ne pas « s’auto-disqualifier de la course
économique mondiale ».
Pour faire face à ces faiblesses, les représentants des états membres européens à
Lisbonne décident de mettre en place une stratégie avec plusieurs objectifs :

1. pour le problème démographique : comme il capital humain perd de sa


quantité, il faut le compenser en augmentant sa qualité. Donc il faut
augmenter la durée moyenne des études et le niveau de qualification exigé
par les entreprises (aujourd’hui, le bac seul ne vaut plus rien).
2. pour le problème économique : il faut centrer les efforts sur une économie
sectorielle et macroéconomique. Il faut augmenter de manière la plus
optimale possible le rendement dans chaque secteur d’avenir et dans
OBJECTIFS chaque pays, dans le but de rattraper les Etats-Unis.
Il faut donc augmenter la qualité mais aussi la compétitivité de
l’économie pour s’adapter à un contexte mondial porteur.
3. pour le problème financier : En 2000, l’Europe met en place une stratégie
de désinflation, notamment en adoptant une nouvelle monnaie (l’Euro),
mais aussi en créant la Banque Centrale Européenne (qui a pour but de
préserver l’inflation à un seuil minimal de 2%). Cependant cela n’est pas
suffisant à relever l’économie européenne, et en particulier car les
faiblesses technologiques ne sont pas assez bien réglées : toujours peu
d’investissement en R&D.

Pour résumer, ces trois objectifs sont donc de rattraper le retard technologique
avec les USA, en mobilisant des ressources humaines, financières et surtout
scientifique : les objectifs technologiques sont d’investir 3% du PIB dans la
recherche européenne (dont les deux-tiers sont d’origines privées).

Cette stratégie peut donc paraître hyperbolique (avec des objectifs démesurés),
mais les Etats membres à Lisbonne doivent avant tout se donner les moyens de
la mettre en place.

Les moyens sont donc principalement d’accroître l’économie de la


connaissance, cela en renforçant la R&D, qui est une condition préalable à la
compétitivité européenne :

• en effet celle-ci contribue à la croissance de la productivité du capital


et de la main d’œuvre (ceux sont ses effets directs).
• De plus le développement de la connaissance génère des externalités
positives : c’est à dire que d’autres chercheurs peuvent bénéficier des
MOYENS découvertes pour en créer de nouvelles (cela accroit le rendement entre
firmes et entre secteurs)
• Le développement de la connaissance générer aussi des externalités
internationales : c’est à dire que d’autres pays (membres de Lisbonne)
peuvent bénéficier des découvertes pour en créer de nouvelles.
(ces deux derniers points sont les effets indirects de la connaissance).

Des résultats empiriques permettent de constater :


• qu’un euro investi en R & D produit 0,9 euro de PIB supplémentaire.
• Et que, si l’objectif de l’investissement européen dans la recherche à
CONSTATS hauteur de 3 % du PIB est respecté, alors en 2020, cela
représenteraient une augmentation moyenne du PIB d’au moins 3,2
%, et en 2025 cette augmentation irait jusqu’à 10,1 % du PIB de
l’Union européenne.
De tels retours économiques justifient donc une intervention des Etats
européens.

Conclusion :
L’économie française était dans l’après-guerre, une économie « de rattrapage »,
dont les gains de productivité étaient fondés sur l’imitation des technologies
issues des pays « leaders » (les États-Unis). Elle aurait aujourd’hui rejoint cette
« frontière technologique » mondiale, et il lui faudrait donc maintenant innover
pour continuer à croître.
Or on s’interroge fréquemment sur les atouts dont elle dispose pour s’installer
durablement dans ce régime de croissance.
De plus dans le contexte actuel, l’UE doit à la fois innover, mais aussi respecter
les problèmes d’environnement et de pollution. Il faut peut-être envisager
sérieusement le développement d’une « économie verte »…
STARS
MATHIEU COQ T°ESB
DEZILLE THOMAS T°ESB