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Mémoire de Travail de Fin d’Et udes pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat de l’Ecole

Mémoire de Travail de Fin d’Etudes pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat de l’Ecole Hassania des Travaux Publics

Sous le thème :

Elaboration d’un code de calcul pour la contribution à la conception et le dimensionnement d’une station d’épuration à Boues Activées

Présenté par :

Majid LABTAOUR Fayçal OUHRA

Juin 2004

Encadré par:

M. ASMLAL M. CHALABI

Dédicaces

Je dédie ce modeste travail

A mes chers parents en témoignage de ma reconnaissance pour leur amour, leur affection ainsi que leur sacrifices qu’ils ont consentis pour mon éducation et ma formation

A mon frère et ma sœur pour leurs soutien

A toute ma famille

A mes meilleurs amis, qu’ils gardent de bons souvenirs

du bon temps qu’on a passé ensemble

Majid

Dédicaces

Je tiens à dédier ce modeste travail

A mes chers parents en témoignage de mon amour, mon affection et de ma reconnaissance pour leurs sacrifices et leurs efforts pour mon bonheur et mon succès A mes frères et sœurs pour leurs soutien et encouragements

A toute ma famille

A tous mes amis

Fayçal

Remerciements

Un remerciement tout spécial à nos encadrants Mr L.ASMLAL enseignant à

l’EHTP, Mr A.CHALABI ingénieur au CID, qui d’abord ont, avec modestie, accepté

de nous honorer par leur encadrement et qui ont

ensuite donné à notre travail un

sens de motivation, de responsabilité et de productivité.

Nous tenons à remercier également les membres de jury qui ont accepté de

juger ce travail.

Enfin, nous espérons que toute personne ayant aidé de prés ou de loin dans la

réussite de ce travail, trouver ici l’expression de notre reconnaissance.

Sommaire

Introduction

1

Partie I : Présentation du procédé Boues Activées

4

1. Généralités

4

2. Description des principaux ouvrages composants la filière Boues Activées

6

2.1.

Prétraitements

6

2.1.1. Le dégrillage

6

2.1.2. Le dessablage

8

2.1.3. Le déshuilage-dégraissage

10

2.2. Traitement primaire

11

2.2.1. Préaeration

11

2.2.2. Coagulation

11

2.2.3. Floculation

11

2.2.4. Types de décanteurs

12

2.3. Traitement secondaire

12

2.3.1. Analyse des réacteurs

12

2.3.2. Système d’aération

13

2.3.3. La production de boues d’épuration

14

2.3.4. Recirculation des boues

14

2.3.5. Le traitement des boues

15

2.3.6. Décanteur secondaire (traitement secondaire)

17

2.4. Traitement tertiaire

19

2.4.1. La désinfection

19

2.4.2. Le traitement de l'azote et du phosphore

19

Partie II : Critères de conceptions et préparation des bases d’élaboration du programme informatique

21

1. Dégrillage

21

2.

1.1.

Données

21

1.1.1. Débit de conception

21

1.1.2. Facteurs de conception

21

1.2.

Résultats

21

Dessableur

23

2.1.

Données

23

2.1.1. Débit de conception

23

2.1.2. Facteurs de conception

23

2.2.

Résultats

3. Décantation primaire

3.1.

Données

23

24

24

3.1.1. Débit de conception

24

3.1.2. Critères de conception

24

3.2.1.

Vérifications :

24

3.2.2. Qualité de l’effluent primaire :

25

3.2.3. Quantité de boues :

25

3.2.4. Débit d’effluent sortant du décanteur primaire :

26

3.2.5. Concentration moyenne en DBO 5 et MES dans l’effluent

26

4. Bassin d’aération

4.1.

Données

27

27

4.1.1. Débits – charges effluent primaire

27

4.1.2. Critères de conception

28

4.2. Qualité du rejet

28

4.2.1. Hypothèses de conception

28

4.2.2. Détermination de la DBO soluble à l’effluent Se :

29

4.2.3. Rendement du traitement

29

4.3. Calcul

29

4.3.1. Choix de θ

C

4.3.2. Volume du réacteur

4.3.3. Temps de rétention hydraulique : θ

4.3.4. Charge volumétrique :

A

v

F
F

M

4.3.5. Rapport

4.3.6. MES dans liqueur mixte : MESLM

4.3.7. Débit de recyclage

4.3.8. Quantité de boues produite

4.3.9. Débit d’évacuation des boues à partir du décanteur secondaire :

4.3.10. Caractéristiques des boues secondaires

4.3.11. DBO 5 totale dans la boue secondaire

4.3.12. Systèmes d’aérations

Q

R

5. Epaississement gravitaire des boues

Q WR

29

29

29

30

30

30

30

30

31

31

31

32

33

5.1. Données

33

5.1.1. Débits

33

5.1.2. Critères de conceptions

33

5.2.

Calcul

5.2.1. Vérifications

5.2.2. Superficie de l’épaississeur

5.2.3. Profondeur de l’épaississeur

5.2.4. Le volume journalier de boues enlevées

5.2.5. Rapport de volume de boues SVR

5.2.6. Caractéristiques de boues épaissies drainées vers le digesteur

5.2.7. Caractéristiques du surnageant de l’épaississement

Q

b enlevé

,

6. Digestion des boues (Digesteur anaérobie)

33

33

33

34

34

34

35

35

36

6.1. Données

36

6.1.1. Débits

36

6.1.2. Critères de conceptions

36

6.2.

Calcul

6.2.1. Solide volatile total en suspension dans les boues combinées

6.2.2. Quantité de matière volatile éliminée dans le digesteur MVE

6.2.3. Solides totaux restants après digestion STR

6.2.4. Quantité totale de liquide et solide dans le digesteur Q

6.2.5. Quantité de gaz produite dans le digesteur

D

G

D

36

36

36

37

37

37

6.2.6.

Caractéristiques de surnageant

38

7.

6.2.7. Caractéristiques de boue drainée vers conditionnement - déshydratation

38

6.2.8. Volume du digesteur

38

6.2.9. Vérifications

39

Décanteur secondaire

40

7.1. Données

40

7.1.1. Débits

40

7.1.2. Critères de conception

40

7.2.

Calcul

40

7.2.1. Superficie du décanteur secondaire

40

7.2.2. Charge des solides

40

7.2.3. Profondeur du décanteur

41

7.2.4. Volume d’eau

41

7.2.5. Temps de rétention

41

Partie III : Présentation du modèle numérique de dimensionnement des principaux ouvrages d’épuration –

Boues Activées

43

1. Dégrillage

45

2.

 

1.1. Données

45

1.1.1. Débits

45

1.1.2. Critères de conceptions

45

1.2.

Résultats

45

Dessableur

47

2.1. Données

47

2.1.1. Débits

47

2.1.2. Critères de conceptions

47

2.2.

Résultats

3. Décanteur Primaire

47

49

3.1. Données

49

3.1.1. Débits

49

3.1.2. Critères de conceptions

49

3.2. Résultats

49

4. Bassin d’aération

51

4.1. Données

51

4.1.1. Débits

51

4.1.2. Critères de conceptions

51

4.2. Résultats

52

5. Epaississement gravitaire des boues

54

5.1. Données

54

5.1.1. Débits

54

5.1.2. Critères de conceptions

54

5.2. Résultats

54

6. Digesteur anaérobie des boues

6.1.

6.1.1.

Données

Débits

56

56

56

6.2.

Résultats

56

7. Décanteur Secondaire

58

7.1. Données

58

7.1.1. Débits

58

7.1.2. Critères de conceptions

58

7.2. Résultats

58

8. Synthèse

60

Partie IV : Etude de Cas

62

1. Cas de Nador

62

1.1. Données de base

62

1.2. Objectifs de qualité

63

1.3. Description du procédé d'épuration

63

1.3.1. Description de la filière retenue

63

1.3.2. Données de base

64

1.3.3. Dimensionnement des ouvrages d'épuration

65

2. Synthèse

76

Conclusion – Recommandations

78

Bibliographie

79

Liste des tableaux

Tableau 1 : Familles de procédés Boues Activées

4

Tableau 2 : Type des barreaux

7

Tableau 3 : Facteurs de conceptions du Dégrillage

21

Tableau 4 : Facteurs de conceptions du Dessableur

23

Tableau 5 : Facteurs de conceptions du Décanteur Primaire

24

Tableau 6 : Facteurs de conceptions du Bassin d’Aération

28

Tableau 7 : Hypothèses de conceptions du Bassin d’Aération

28

Tableau 8 : Critères de conceptions de l’épaississeur

33

Tableau 9 : Critères de conceptions du Digesteur

36

Tableau 10 : Critères de conceptions du Décanteur Secondaire

40

Tableau 11 : Critères de conceptions du Dégrillage

45

Tableau 12 : Critères de conceptions du Dessableur

47

Tableau 13 : Critères de conceptions du Décanteur Primaire

49

Tableau 14 : Critères de conceptions du Bassin d’Aération

51

Tableau 15 : Critères de conceptions de l’épaississeur

54

Tableau 16 : Critères de conceptions du Décanteur Secondaire

58

Tableau 17 : Données de base pour le dimensionnement des ouvrages d'épuration

62

Tableau 18 : Données de base de dimensionnement (boues activées)

65

Tableau 19 : Prédimensionnement dudégrillage

66

Tableau 20 : Prédimensionuement du déssableur/déshuileur circulaire combiné

68

Tableau 21 : Dimensionnement du bassin d'aération

70

Tableau 22 : Prédimensionnement du clarificateur

73

Tableau 23 : Prédimensionnement de l’épaississeur

74

Tableau 24 : Résultats faible charge

76

Tableau 25 : Résultats moyenne charge

77

Liste des Figures

Figure 1 : Schéma simplifié d’une station d’épuration de type Boues ActivéesFigure 2 : Quantité de déchets collectés par une grille à nettoyage mécanique

Figure 3 : Trajectoire de chute des particules

v

i

p v

t

Figure 4 : Pourcentage d’enlèvement de DBO5 et MES en fonction de DS dans le décanteur primaire Figure 5 : Ossature simplifiée du programme Figure 6 : Feuille de calcul du dégrillage Figure 7 : Feuille de calcul du dessableur Figure 8 : Feuille de calcul du Décanteur Primaire Figure 9 : Feuille de calcul du Bassin d’Aération Figure 10 : Feuille de calcul de l’épaississeur Figure 11 : Feuille de calcul du digesteur Figure 12 : Feuille de calcul du décanteur secondaire Figure 13 : Feuille de synthèse Figure 14 : Dégrilleur mécanique vue en plan Figure 15 : Déssableur - Déshuileur Figure 16 : Bassin d’aération vue en plan Figure 17 : Clarificateur Figure 18 : Epaississeur vue en plan

5

8

9

25

44

46

48

50

53

55

57

59

60

67

67

71

73

75

Introduction L’eau est une ressource vitale pour l’homme, sa survie, sa santé, son alimentation ;

Introduction

L’eau est une ressource vitale pour l’homme, sa survie, sa santé, son alimentation ; (pour ses activités agricoles, industrielles et touristiques), et la qualité de son environnement en dépend. Cependant, elle subit l’ensemble des pollutions de l’atmosphère et des pollutions déversées dans les cours d’eau. Cette pollution rend indispensable des mesures d’urgence pour une gestion intégrée des eaux et la protection des nappes souterraines.

Les premières interventions étaient sur le plan d’hygiène et sanitaire et elles consistent à assainir les eaux usées vers des endroits non peuplés. Dans ces dernières années, avec le développement du courant écologiste, on a passé du mouvement hygiéniste et hydraulique au nouveau concept environnementaliste. Donc une épuration et traitement des eaux usées sont une priorité.

Il a pour but d’assurer la collecte, le transit, au besoin la rétention de l’ensemble des eaux polluées, et de procéder aux traitement avant leur rejet dans le milieu naturel par des modes compatibles avec les exigences de la santé publique et de l’environnement (dans un esprit de préservation des ressources et de valorisation des résidus).

Les techniques les plus développées au niveau des stations d'épuration urbaines sont des procédés biologiques intensifs. Le principe de ces procédés est d'intensifier les phénomènes de transformation et de destruction des matières organiques que l'on peut observer dans le milieu naturel. Dans notre cas on a opté pour la technique de boues activées dont le principe réside dans une intensification des processus d'autoépuration.

Le procédé “boues activées” consiste à mélanger et à agiter des eaux usées brutes avec des boues activées liquides, bactériologiquement très actives. La dégradation aérobie de la pollution s'effectue par mélange intime des micro-organismes épurateurs et de l'effluent à traiter. Ensuite, les phases “eaux épurées” et “boues épuratrices” sont séparées.

1

L’élaboration d’un logiciel de conception et de dimensionne ment d’une station de ce type passe

L’élaboration d’un logiciel de conception et de dimensionnement d’une station de ce type passe obligatoirement par la maîtrise des équations, qui régissent chacune de ses composantes, les paramètres principaux qui influencent les rendements de ces composantes et les données d’entrée et de sortie de chaque composante.

Après l’élaboration du modèle numérique de calcul, le teste se fait avec des études de cas réelles pour être sûr de sa stabilité et sa performance.

2

Partie I Présentation du procédé Boues Activées 3

Partie I

Présentation du procédé Boues Activées

3

Partie I : Présentation du procédé Boues Activées 1. Généralités Le principe de traitement des

Partie I : Présentation du procédé Boues Activées

1. Généralités

Le principe de traitement des eaux usées par boues activées est connu depuis le début

du 20 e siècle. Ce procédé est répandu dans le monde (on compte environ une quarantaine

d’installations municipales au Québec, Il y a plusieurs milliers d’installations aux Etats-

Unis, le procédé le plus utilisé en France…). Il existe de nombreuses variantes de systèmes

de traitement par boues activées selon le mode d’écoulement et d’alimentation, le taux de

charge ou autres. Les réacteurs biologiques séquentiels sont inclus dans les boues activées.

Le procédé de traitement par boues activées est un procédé de traitement biologique à

culture en suspension (libre). Il est constitué d’un réacteur biologique dans lequel les eaux

usées sont mélangées avec une biomasse aérée et maintenue en suspension. Le substrat

contenu dans les eaux usées sert de nourriture pour la multiplication et le développement

des microorganismes contenus dans la biomasse. La biomasse est ensuite séparée par

décantation et une partie de cette biomasse est recyclée dans le réacteur. La biomasse

excédentaire est extraite du système et constitue les boues secondaires.

Il est à noté qu’il existe plusieurs procédés classés par niveau de charges, ces

procédés sont résumés dans le tableau suivant :

Appellations

Charge massique C m Kg DBO 5 /Kg MES.j

Charge volumique C v Kg DBO 5 /m 3 .j

Âge des boues en j

Rendement d’élimination de la DBO 5

 

Cm

< 0,15

   

ρ

90%

Faible

charge

Cm

< 0,07

Cv < 0,4

10 à 30

Nitrification

(aération prolongée)

possible

Moyenne

0,15 < Cm < 0,4

0,5 < Cv < 1,5

 

ρ 80% à 90% Nitrification possible aux températures élevées

charge

4 à 10

Forte charge

0,4 < Cm < 1,2

1,5 < Cv < 3

1,5 à 4

ρ p 80%

Tableau 1 : Familles de procédés Boues Activées

Certaines variantes de boues activées sont conçues pour permettre un enlèvement

biologique des nutriments soit par nitrification-dénitrification ou par enlèvement

4

biologique du phosphore. Ces variantes sont plus complexes à concevoir et à exploiter et ne

biologique du phosphore. Ces variantes sont plus complexes à concevoir et à exploiter et ne sont pas d’application courante.

La filière d’épuration type « Boues Activées » comporte suivants :

Prétraitement (Dégrillage, Dessableur,…)

Décanteur primaire (en option)

Bassin d’aération

Décanteur secondaire

Traitement des boues (Epaississeur, digesteur)

Les ouvrages cités ci-dessus sont décrits ci-après.

généralement les ouvrages

s sont décrits ci-après. généralement les ouvrages Figure 1 : Schéma simplifié d’une station d’épuration

Figure 1 : Schéma simplifié d’une station d’épuration de type Boues Activées

5

2. Description des principaux ouvrages composants la filière Boues Activées 2.1. Prétraitements Les systèmes de

2. Description des principaux ouvrages composants la filière Boues Activées

2.1.Prétraitements

Les systèmes de traitement par boues activées doivent être précédés par des dispositifs de prétraitement. Ils ont pour but d’éliminer les éléments solides ou particulaires les plus grossiers, susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements : déchets volumineux (dégrillage), sables (dessablage) et corps gras (dégraissage – déshuilage).

2.1.1. Le dégrillage

Le dégrillage est normalement la première opération utilisée dans une station d’épuration, il consiste à faire passer les eaux usées au travers d’une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers. Après nettoyage des grilles par des moyens mécaniques, manuels ou automatiques, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères

Généralement les dégrilleurs peuvent être classés en grossier, moyen ou fin, et peuvent être nettoyer manuellement ou mécaniquement ;

grossier : espacement entre barreaux de 5 à 15 cm

: espacement entre barreaux de 6 mm à 5 cm

moyen

: espacement entre barreaux de 2 à 6 mm

fin

Pertes de charges

Les pertes de charges à travers la grille sont calculées à partir des équations (1-1), (1- 2) et (1-3), l’équation (1-1) est utilisé pour calculer les pertes de charges à travers un dégrilleur propre ou partiellement bouché, l’équation (1-2) est utilisée pour calculer les pertes de charges à travers un dégrilleur propre seulement (elle est la plus utilisée), alors que l’équation (1-3) est appliquée aux communs orifices, et elle est aussi utilisée pour calculer les pertes de charges à travers les dégrilleurs fins.

6

h h h L L L = = = 2 2 V − v 

h

h

h

L

L

L

=

=

=

2 2 V − v  1    (1 − 2 g 
2
2
V
v
1
(1
2 g
0,7
4 / 3
2
 W 
V
v
β
sin
θ
b
2 g
2
1
 Q 
(1
3)
2 g
C
d

1)

(1

(dégrilleur partiellement propre)

2)

(dégrilleur entièrement propre)

Avec :

h

V , v : Vitesses à travers la grille, et dans le canal à l’amont des grilles, m/s

W : Largeur maximale transversale des barreaux, m

b : Espacement minimale entre barreaux, m

V

: Pertes de charges à travers la grille, m

L

v

: Vitesse d’approche

θ : Angle des barreaux avec l’horizontale

Q : Ecoulement à travers la grille, m 3 /s

A : Surface effectif submergée

C

β : Facteur de forme des barreaux, dont les valeurs usuelles sont récapitulées

d

: Coefficient d’écoulement = 0,6 pour des grilles propres

dans le tableau ci-après :

Type des barreaux

β

Rectangulaire à bord tranchant

   

2,42

 

Rectangulaire avec un face amant semi-circulaire

Rectangulaire avec un face amant semi-circulaire

1,83

Circulaire

Circulaire 1,79

1,79

Rectangulaire avec les faces amant et aval semi- circulaires

Rectangulaire avec les faces amant et aval semi- circulaires

1,67

Forme de lame

Forme de lame 0,76

0,76

Quantité de déchets

Réf: Wastewater Treatment plants SYED R. QASIM

Tableau 2 : Type des barreaux

La quantité de déchets varie de 3,5 à 80 m 3 /10 6 m 3 d’eaux usées, avec une moyenne

d’environ 20 m 3 /10 6 m 3 . La quantité de déchets dépend de l’espacement entre barreaux, du

type des eaux usées (industries…) et des conditions climatiques et géographiques.

7

Réf: Wastewater Treatment plants SYED R. QASIM Figure 2 : Quantité de déchets collectés par

Réf: Wastewater Treatment plants SYED R. QASIM

Figure 2 : Quantité de déchets collectés par une grille à nettoyage mécanique

2.1.2. Le dessablage

Cet ouvrage est conçu pour éliminer les graviers et sables, par dépôt gravitaire. Les

équations qui expriment le comportement des particules séparées sont les suivantes :

H v = (2 − 1) t 1  4 g ( ρ − ρ
H
v
=
(2
1)
t
1
4 g
(
ρ
− ρ
)
d
2
4 g S
(
1
)
d
S
S
v
=
ou
3
C
ρ
3
C
d
d
24
3
C
=
+
+ 0,34
d
N
R N
R
v
ρ
d
vd
N
=
ou
R
µ
γ
Avec :
C
Coefficient de pénétration
d :
d
: Diamètre de la particule, m
H
: Profondeur de la chute, m
N
Nombre de Reynolds
R :
8

1

2

(2

2)

S t : Temps de chute, s v : Vitesse de chute de la particule,

S

t : Temps de chute, s v : Vitesse de chute de la particule, m/s

S : Densité spécifique de la particule

ρ

ρ

S : Densité de la particule, Kg/m 3

: Densité du fluide, Kg/m 3

µ : Viscosité dynamique, N.s/m 2

γ : Viscosité cinématique, m 2 /s

L’équation (2 – 2) est appliquée pour des particules sphériques en chute dans un

fluide.

Pour

Pour

N

R

N

R

inférieur à 0,3, l’écoulement est laminaire et on a :

supérieur à 10 6 , l’écoulement est turbulent et on a :

C

d

C

d

=

24

N

R

= 0,34

Dans l’étude du déssableur, on se base sur la vitesse de chute de la plus petite

pour dimensionner le bassin de dépôt, de tel façon que les particules qui ont

particule

v

t

une vitesse de chute supérieure que

v

t sont complètement enlevées, et les particules qui

ont la vitesse de chute (

v i )

inférieure à v

t sont partiellement enlevées.

( v i ) inférieure à v t sont partiellement enlevées. Figure 3 : Trajectoire de

Figure 3 : Trajectoire de chute des particules

L’expression numérique de

v

t

est :

v t

=

9

Q H

=

A t

0

0

v

i

p v

t

Où : Q : Débit dans le bassin de dépôt, m 3 /s A :

Où :

Q : Débit dans le bassin de dépôt, m 3 /s

A : Surface du basin, m 2

H

t

0 : Profondeur effective du bassin, m

0

: Temps de chute ou de rétention, s

Types des déssableur

Déssableur non aéré

Sont en général long et étroit, avec des vitesses d’écoulement contrôlées pour les

maintenir constantes dans toute la gamme des débits.

Déssableur aéré

Sont conçus pour éliminer les particules ayant un poids spécifique de 2,5, cependant

les petites particules peuvent être enlever en diminuant le débit d’air.

Quantité de déchets

La quantité de déchets est très variable, elle dépend de :

Type du système de collecte (séparatif ou unitaire)

Conditions climatiques

Type de sol

Condition du réseau d’égout

Type des rejets industriels

La quantité varie entre 5 et 200 m 3 /10 6 m 3 d’eau usée. La valeur typique est de 30

m3/106 m3 d’eau usée.

2.1.3. Le déshuilage-dégraissage

L’injection des microbulles d’air permet d’accélérer la flottation des graisses. Les

sables sont récupérés par pompage alors que les graisses sont raclées en surface. On parle

10

dans la plupart des cas du dessablage et du déshuilage-dég raissage combinés dans le même

dans la plupart des cas du dessablage et du déshuilage-dégraissage combinés dans le même ouvrage.

2.2.Traitement primaire

La chaîne de traitement peut aussi inclure un système de traitement primaire, surtout dans des grandes installations, avec un taux de charge hydraulique maximal de 130 m 3 /m 2 .j au débit de pointe et muni d’un système d’extraction de boues. Car, elles restent dans l’eau une charge polluante dissoute et des matières en suspension.

L’objectif de la décantation primaire est d’enlever les matières solides décantables. Dans cette étape on peut enlever 50 à 70٪ de la matière solide en suspension et 30 à 40٪ de la DBO 5.

La décantation primaire se fait dans des bassins larges, avec une faible vitesse de circulation de l’effluent, pour permettre aux particules de se décanter. Toutefois le rendement de la sédimentation peut accroître par les procédés suivants :

2.2.1. Préaeration

La préaération des eaux usées avant la sédimentation permet la floculation de la matière non-décontable en des flocs facilement décantables. Par conséquent, les rendements d’enlèvement aussi bien de la matière solide en suspension que de la DBO 5 augmentent d’approximativement 7-8٪

2.2.2. Coagulation

La coagulation est un traitement chimique qui se fait par ajout d’un coagulant (sels minéraux, polymères, etc.…) qui annule les charges électriques qui maintiennent en suspension des particules colloïdales.

2.2.3. Floculation

Les particules colloïdales chimiquement stabilisées suite à une coagulation, doivent être remués avec douceur pour accroître la production de floc. Ce processus est connu sous le nom de : floculation.

11

Généralement, en pratique, la coagulati on est réalisée dans un bassin à agitation rapide, alors

Généralement, en pratique, la coagulation est réalisée dans un bassin à agitation rapide, alors que la floculation est favorisée par une agitation lente.

2.2.4. Types de décanteurs

rectangulaires ou carrés avec écoulement longitudinal.

Circulaire avec écoulement radial (très souvent utilisé).

A contact peuvent être circulaires ou rectangulaires

Les eaux chargées passants à travers un lit de boues qui arrête les MES et la

matière organique. Ecoulement passe à travers un lit de solides décantés.

Décanteurs à tubes.

2.3.Traitement secondaire

2.3.1. Analyse des réacteurs

La conception d’un système de boues activées doit nécessairement être basée sur un bilan de masse qui tient compte de l’affluent, de l’effluent, des boues extraites et de la cinétique biologique dans le réacteur. Le volume des bassins d’aération doit être suffisant pour que le substrat ait le temps d’être transformé en biomasse. Cependant, il ne doit pas être trop grand, afin de pouvoir maintenir une concentration suffisante de biomasse dans les bassins tout en limitant l’âge des boues pour favoriser une qualité de biomasse propice à sa floculation et à sa décantation. Il faut s’assurer que la masse biologique pouvant être engendrée sous différentes conditions d’exploitation est suffisante compte tenu du volume de réacteur choisi. Une conception basée uniquement sur un temps de résidence hydraulique n’est pas acceptable.

Peu importe le modèle utilisé, certains facteurs doivent être pris en considération lors de la conception du bioréacteur. Il doit être conçu de façon à assurer la stabilité du rendement en fonction des diverses conditions d’alimentation. Il faut entre autres être en mesure de maintenir une concentration de liqueur mixte suffisante pour favoriser la floculation et la décantation de la biomasse. Une concentration d’au moins 2000 mg/L en MVS est recommandée dans la liqueur mixte. L’âge des boues visé à la conception doit

12

également être choisi de façon à favoriser une qualité de biomasse qui offre de bonnes

également être choisi de façon à favoriser une qualité de biomasse qui offre de bonnes caractéristiques de décantation.

2.3.2. Système d’aération

Les calculs du système d’aération sont basés sur les besoins en oxygène en conditions réelles. Il faut aussi s’assurer que les conditions de mélange sont suffisantes pour permettre une bonne répartition de l’oxygène dissous et maintenir les solides en suspension dans la liqueur mixte.

Plusieurs types d’équipements d’aération peuvent être utilisés, qu’il s’agisse de diffuseurs poreux, de diffuseurs non poreux, de jets, d’aérateurs mécaniques de surface ou autres. Peu importe les équipements considérés.

La concentration minimale en oxygène dissous à maintenir dans les bassins est de 2 mg/L en conditions moyennes et de 0,5 mg/L en conditions de pointe.

Le système d’aération doit être conçu de façon à pouvoir être ajusté en fonction des variations de la demande en oxygène.

En plus de prévoir les besoins en oxygène, il faut vérifier si la capacité du système d’aération est suffisante pour assurer des conditions adéquates de mélange dans les bassins.

Les valeurs typiques citées à cette fin dans la littérature sont :

. 20 à 30 m 3 d’air/min.1000 m 3 pour un système de diffusion d’air entraînant un mouvement en spirale;

.

10

à

15

m 3

d’air/min.1000

m 3

pour

un

système

uniformément sur la superficie du bassin;

de

diffusion

d’air

réparti

. 20 à 40 kW/1000 m 3 pour des aérateurs mécaniques.

Les caractéristiques du système d’aération doivent être précisées : puissance installée, nombre et type d’aérateurs s’il s’agit d’aérateurs mécaniques ou débit d’air, pression de service, nombre et type de soufflantes et de diffuseurs, réseau de distribution d’air s’il s’agit d’un système de diffusion. Dans ce dernier cas, les pertes de charge dans le réseau de

13

distribution doivent être calculées . On doit prévoir une soufflante en attente. La tuyauterie doit

distribution doivent être calculées. On doit prévoir une soufflante en attente. La tuyauterie doit être conçue de telle sorte que les pertes de charge dans celle-ci sont relativement faibles comparativement aux pertes de charge dans les diffuseurs. Les diffuseurs doivent être facilement accessibles ou amovibles pour en permettre l’entretien.

Si des soufflantes qui alimentent les bassins d’aération doivent également fournir de l’air pour d’autres composantes de la station (bassins de boues ou autres), les besoins additionnels doivent être déterminés.

2.3.3. La production de boues d’épuration

Le traitement des eaux usées en station d'épuration à boues activées produit une eau épurée, rejetée dans le milieu naturel, et un concentrat désigné sous le terme de "boues" ou "boues résiduaires".

Les boues dites primaires résultent de la simple décantation des matières en suspension contenues dans les eaux usées brutes. Elles ne sont pas stabilisées.

Les boues secondaires sont formées à partir de la charge polluante dissoute utilisée par les cultures bactériennes libres ou fixées en présence d'oxygène (aération de surface ou insufflation d'air).

Dans le cas où il existe des boues primaires et des boues secondaires, elles forment des boues "mixtes" fraîches qui vont subir un traitement de stabilisation biologique. Dans le cas où il n'existe pas de décantation primaire (boues activées en aération prolongée), la stabilisation aérobie se fait par séjour prolongé dans les ouvrages épuratoires.

2.3.4. Recirculation des boues

Les équipements de recirculation des boues doivent être conçus de façon à pouvoir en ajuster le débit en fonction des conditions d’exploitation. Les taux de recirculation doivent pouvoir être ajustables de 25 % jusqu’à 100 % par rapport au débit de l’affluent de la station.

14

2.3.5. Le traitement des boues Les traitements des effluents urbains deviennent plus efficace et éliminent

2.3.5. Le traitement des boues

Les traitements des effluents urbains deviennent plus efficace et éliminent une quantité de matières (soluble et insoluble) plus importante. Ceci entraîne une formation accrue de boues devant être éliminées. Actuellement, les stations ont trois possibilités : la valorisation agricole, les décharges ou l'incinération.

Si on choisit, par exemple, de les valoriser pour l'agriculture, les traitements appliqués aux boues vont dans un premier temps réduire de façon importante le volume et dans un second temps les préparer pour une utilisation agricole.

2.3.5.1.

Epaississement

La concentration (épaississement), qui est la 1ère étape du traitement des boues, réduit de façon importante le volume de boues, ce qui permet d'optimiser les traitements situés en aval (stabilisation et déshydratation).

On peut noter deux rôles essentiels :

L’amélioration des rendements de la digestion

La réduction du volume des ouvrages de conditionnement et l'augmentation de la production des dispositifs de déshydratation mécanique

Selon l'origine des boues, on utilise une des trois formes de concentration disponibles à la station : épaississement gravitaire, flottation, centrifugation.

Les boues fraîches, issues des décanteurs primaires, sont traitées par les épaississeurs. Un épaississeur est une cuve cylindro-conique ou les boues ont un temps de séjour élevé (maximum 48 heures). Le système de raclage et d'agitation lente facilite le glissement et le tassement des boues dans la fosse centrale d'où elles sont extraites. Une herse verticale accrochée au dispositif tournant dégage l'eau et les gaz occlus dans les boues. Le surnagent, composé essentiellement d'eau, est évacué par le haut et renvoyer en tête de station.

Les boues biologiques en excès sont centrifugées, mais avant, elles doivent subir une floculation, c'est-à-dire l'ajout de polymères (composés chimiques de poids moléculaire élevé) qui permettent l'agrégation des particules. Les centrifugeuses sont composées par un

15

rotor cylindro-conique contenan t un transporteur à vis sans fin, fonctionnant à grande vitesse (9200

rotor cylindro-conique contenant un transporteur à vis sans fin, fonctionnant à grande vitesse (9200 tours par minute). Les boues, introduites dans le rotor par le tuyau d'alimentation centrale, son projetées à la périphérie par la force centrifuge, tandis que l'eau forme un anneau central. L'eau s'écoule par le déversoir à l'extrémité du rotor puis est renvoyée en tête de station. Les boues s'écoulent par les orifices de vidange.

Les boues concentrées sont mélangées et envoyées aux digesteurs.

2.3.5.2. La digestion

La stabilisation des boues est réalisée par la digestion anaérobie qui permet, par fermentation mécanique, de transformer environ 50% de la matière organique en biogaz. Les trois lignes de digestion sont composées d'un digesteur primaire brassé et chauffé (à 37 °C environ) et d'un digesteur secondaire équipé d'un système de récupération des gaz. La digestion est réalisée en deux phases distinctes, la 1ère est de digestion proprement dite, la seconde d'épaississement. Le temps de séjour des boues dans les digesteurs est de 25 à 30 jours.

On distingue deux phases principales dans le mécanisme de la dégradation des matières organiques par voie anaérobie. La 1ère, ou phase de liquéfaction, pendant laquelle les matières organiques (protéines, lipides, glucides) sont dégradées par des enzymes

bactériennes et converties en molécules plus simples : acides aminés, acides gras et surtout

acides volatils (acétate, propionate, butyrate,

les acides volatils sont consommés par d'autres micro-organises (bactéries méthanoïques)

La seconde, ou phase de gazéification, où

).

et transformés en eau, gaz carbonique et 50 à 75% de méthane, produit ultime de la digestion. Le biogaz formé est recyclé.

Le biogaz est utilisé, non seulement pour le brassage et le chauffage de la masse de boues, mais également pour la fabrication d'énergie électrique.

Les avantages de la digestion anaérobie sont nombreux : mise à disposition d'énergie noble et stockable (le gaz méthane), les boues produites ne dégage pas de mauvaises odeurs, taux de réduction important des matières organiques approchant 50%, volume important des ouvrages jouant un rôle tampon entre la production des boues à traiter et la production des boues déshydratées.

16

Le principal inconvénient est la nécessité d'une exploitation atten tive car la " remise en

Le principal inconvénient est la nécessité d'une exploitation attentive car la " remise en régime " est assez longue. En effet, les bactéries méthanoïques sont sensibles aux conditions du milieu (température, pH, présence de toxiques) et lente à se reproduire.

2.3.5.3. La déshydratation

La déshydratation des boues digérées se fait sur trois filtres à bandes pressantes. Cette technique, qui nécessite au préalable l'ajout de polymères pour floculer les boues, se déroule en trois étapes :

simple égouttage de l'eau interstitielle libérée par la floculation

filtration sous pression par pressage entre deux toiles

cisaillement pour extraire le maximum d'eau liée à la masse boueuse

2.3.6. Décanteur secondaire (traitement secondaire)

La biomasse produite dans le réacteur biologique est normalement séparée de l’effluent au moyen d’un décanteur par gravité, bien que dans certains cas cela peut se faire par flottation à air dissous ou encore par membrane dans certaines nouvelles technologies. Les principaux critères de conception d’un décanteur secondaire sont le taux de charge hydraulique à débit moyen et à débit maximal, le taux de charge massique, la profondeur minimale et le taux de débordement.

Les critères de décantation secondaire présentés sont ceux applicables dans des stations dites à aération prolongée. Des critères moins conservateurs sont définis dans la littérature pour des boues activées conventionnelles, pour de grandes stations conçues pour fonctionner dans des conditions optimales de décantabilité. S’il s’agit de stations existantes, les critères de conception retenus doivent être validés en fonction des conditions réelles de concentration de liqueur mixte, d’indice de volume des boues et de taux de recirculation.

Les taux de charge hydraulique maximaux recommandés, par rapport au débit d’affluent de la station, sont les suivants :

à Q moyen 16 à 24 m3 /m2.j;

à Q maximal 40 à 48 m3 /m2.j.

17

La profondeur minimum recommandée en périphérie est de 3,6 m. Bien qu’il n’y ait pas

La profondeur minimum recommandée en périphérie est de 3,6 m. Bien qu’il n’y ait pas de relation précise d’établie entre la profondeur et les taux de charge, les taux de charge les plus faibles doivent être appliqués pour les décanteurs les moins profonds.

Les taux de débordement maximaux recommandés sont de 125 à 250 m 3 /j par mètre linéaire de déversoir, les valeurs les plus faibles étant recommandées pour les plus petits décanteurs. Pour des décanteurs circulaires, l’utilisation d’un déversoir périphérique est généralement acceptable. Pour des décanteurs rectangulaires, des déversoirs parallèles au sens de la longueur sur environ 25 à 30 % de la longueur et espacés de 3 m sont souvent utilisés.

Le dispositif d’entrée doit être conçu pour dissiper l’énergie, assurer une bonne distribution du débit, prévenir les courants de densité, éviter de perturber le voile de boues et favoriser la floculation. La vitesse d’entrée ne doit pas dépasser 0,6 m/s. Dans le cas d’un décanteur circulaire à alimentation centrale, le puits d’entrée occupe 25 à 30 % du diamètre du décanteur.

Les décanteurs secondaires doivent être conçus de façon à permettre une bonne reprise des boues et empêcher que celles-ci séjournent trop longtemps dans le décanteur. Les décanteurs secondaires sont généralement munis de racleurs et peuvent être munis de conduites de succion. Dans le cas de petits décanteurs qui ne sont munis d’aucun dispositif mécanique, des pentes fortes d’au moins 50 à 60 sont recommandées pour prévenir les dépôts de boues.

Un dispositif de captage des matières flottantes et des écumes est requis.

18

2.4. Traitement tertiaire Après le traitement secondaire, les eaux sont parfois rejetées dans le milieu

2.4.Traitement tertiaire

Après le traitement secondaire, les eaux sont parfois rejetées dans le milieu naturel. Autrement, elles subissent un traitement complémentaire ou "affinage" en fonction des exigences du milieu et des normes de rejets en vigueur. Cet affinage permet soit :

Une réutilisation à des fins industrielles ou agricoles.

La protection du milieu naturel sensible.

La protection des prises d'eau situées en aval.

2.4.1. La désinfection

Elle est utilisée quand le milieu récepteur est sensible et qu'il nécessite une élimination de la pollution bactériologique, pour un milieu de culture ou de baignade par exemple. Une lagune en fin de traitement de boues activées réduit les germes pathogènes en leur imposant des conditions de vies difficiles. On trouve également le traitement par ultraviolets qui agit directement sur les chaînes moléculaires des germes. Enfin la chloration permet une désinfection persistante.

2.4.2. Le traitement de l'azote et du phosphore

Ces traitements complémentaires servent à limiter l'eutrophisation en éliminant l'azote et le phosphore. Ces traitements assez complexes et coûteux, vont être de plus en plus utilisés dans les stations d'épuration au regard des nouvelles normes imposées, notamment dans les pays européens

19

Partie II Critères de conceptions et préparation des bases d’élaboration du programme informatique 20

Partie II

Critères de conceptions et préparation des bases d’élaboration du programme informatique

20

Partie II : Critères de conceptions et préparation des bases d’élaboration du programme informatique 1.

Partie II : Critères de conceptions et préparation des bases d’élaboration du programme informatique

1. Dégrillage

1.1.Données

1.1.1. Débit de conception

Q

Q

Q

min

moy

max

1.1.2. Facteurs de conception

Facteur de conception

Nettoyage manuel

Nettoyage mécanique

Vitesse à travers la grille (m/s) Dimensions des barreaux Epaisseur (mm) Profondeur (mm) Espacement entre les barreaux (mm) Angle avec l’horizontal (degrés) Pertes de charges admissibles à travers la grille (mm) Pertes de charges maximums (mm)

0,3 – 0,6

0,6 – 1,0

4 – 8 25 – 50 25 – 75 45 – 60

8 – 10 50 – 75 10 – 50 75 – 85

150

150

800

800

Réf: Wastewater Treatment plants SYED R. QASIM

Tableau 3 : Facteurs de conceptions du Dégrillage

1.2.Résultats

Superficie ouverte dans la grille =

Q max

Vitesse

max

imum de passage à travers la grille

*

C

Avec : C : Coefficient de colmatage.

L

arg

eur ouvetre des grilles

Superficie ouverte dans la grille

=

profondeur d écoulement

'

Nombre d espacement entre barreaux

'

=

L arg

eur ouverte des grille

espacement entre barreaux

Nombre total des barreaux = Nombre d 'espacement entre barreaux 1

Largeur totale de la chambre de dégrillage = Largeur ouverte des grilles + Epaisseur des barreaux * Nombre total des barreaux

21

Vérification de la vitesse : Avec : • Vitesse d’eau à travers la grille :

Vérification de la vitesse :

Avec :

Vitesse d’eau à travers la grille :

V =

Q max

Superficie nette ouverte des grilles

Superficie nette ouverte des grilles = Largeur ouverte des grilles *

Profondeur d' écoulement en amant des grilles

sinθ

22

2. Dessableur 2.1. Données 2.1.1. Débit de conception • Q • Q • Q min

2. Dessableur

2.1.Données

2.1.1. Débit de conception

Q

Q

Q

min

moy

max

2.1.2. Facteurs de conception

Facteur de conception

Gamme de valeurs

Dimensions Profondeur (m) Longueur (m) Largeur (m) Ratio : Largeur/profondeur Ratio : Longueur/Largeur Vitesse d’écoulement en surface Temps de rétention au débit de pointe Air fourni

2 – 5 7,5 – 20 2,5 – 7 1/1 – 5/1 2,5/1 – 5/1 0,6 – 0,8 m/s 2 – 5 min 4,6 – 12,4 L/s.ml de canal

Réf: Wastewater Treatment plants SYED R. QASIM

Tableau 4 : Facteurs de conceptions du Dessableur

2.2.Résultats

Débit entrant dans une chambre :

Q =

Q max

Nombre de chambres

La lame d’eau moyenne dans la chambre :

h w =

Q * Temps de rétention

Longueur * Largeur

Volume de la chambre occupé par l’eau :

Superficie de la chambre : S = Longueur * Largeur

V = h

w * Longueur * Largeur

Taux de débordement superficiel =

Q

S

23

3. Décantation primaire 3.1. Données 3.1.1. Débit de conception • • Q Q moy max

3. Décantation primaire

3.1.Données

3.1.1. Débit de conception

Q

Q

moy

max

en m 3 /j en m 3 /j

3.1.2. Critères de conception

Facteur de conception

Gamme de valeurs

Temps de rétention hydraulique : θ

Vitesse ascensionnelle

D

S

à Q

moy

à

Q

max

Débordement sur déversoir Longueur Largeur Rapport Longueur/Largeur Rapport Longueur/profondeur Profondeur eau aux côtés du bassin

1,5 – 2 Heures

30 – 50 m 3 /m 2 .j

70 – 130 m 3 /m 2 .j 125 – 500 m 3 /m 2 .j 10 – 100 m 3 – 24 m 1,5 – 7,5 4,2 – 25,0 2,5 – 5 m

Réf: Wastewater Treatment plants SYED R. QASIM

Tableau 5 : Facteurs de conceptions du Décanteur Primaire

3.2.Calcul

Superficie du bassin :

A =

Q

D

S

Profondeur d’eau :

h =

Q

θ

A

3.2.1. Vérifications :

Débordement superficiel :

=

Q

moy

D

S moy

Nombre des bassins

D

S

max

=

Q

max

Nombre des bassins

Temps de rétention hydraulique :

*

*

1

A

1

A

θ

=

24

h × A

Q

3.2.2. Qualité de l’effluent primaire : La Réduction de DBO 5 et MES dépend du

3.2.2. Qualité de l’effluent primaire :

La Réduction de DBO 5 et MES dépend du taux de débordement superficiel, la figure ci-

dessous donne les pourcentages d’enlèvement en fonction de débordement superficiel :

d’enlèvement en fonction de débordement superficiel : Figure 4 : Pourcentage d’enlèvement de DBO5 et ME

Figure 4 : Pourcentage d’enlèvement de DBO5 et MES en fonction de DS dans le décanteur primaire

D’où les débits massiques :

(

(

DBO

MES

5

)

)

effluent primaire

=

[

DBO

5

]

(

* 1

)

%Enlèvement *Q

effluent primaire

= MES * 1%Enlèvement *Q

[

]

(

)

moy

moy

3.2.3. Quantité de boues :

Débit moyen de boue liquide :

Q

b

=

Q bs

S

ρ

S

P

S

: densité de la matière sèche dans la boue, on prend la valeur : 1,03

S

P : Pourcentage de solide dans la boue, entre 3 à 6%

S

S

ρ : Densité d’eau =1000Kg/m 3

Le débit massique de boue en moyenne :

Le débit massique de boue au maximum :

Q

bs

Q

bs

=

10

3

Q

moy

E

= 10

3

Q

max

MES

E

MES

25

3.2.4. Débit d’effluent sortant du décanteur primaire : • En moyenne : • Au maximum

3.2.4. Débit d’effluent sortant du décanteur primaire :

En moyenne :

Au maximum :

Q

Effluent primaire

Q

Effluent primaire

= Q

moy

= Q

max

Q

b

Q

b

3.2.5. Concentration moyenne en DBO 5 et MES dans l’effluent

Si on tient compte du débit de boue extraite

[

DBO

5

[

MES

]

]

=

(

DBO

5

)

Effluent primaire

Q

moy

Q

b

=

(

MES

)

Effluent primaire

Q

moy

Q

b

26

4. Bassin d’aération 4.1. Données L’horizon de conception Les débits provenant du décanteur prim aire,

4. Bassin d’aération

4.1.Données

L’horizon de conception

Les débits provenant du décanteur primaire, épaississement, digestion, et

déshydratation, des boues, (pour ces derniers débits on va prendre un estimé de départ qu’on

ajustera après avoir traité chaque opération à part)

4.1.1. Débits – charges effluent primaire

On va prendre les valeurs de ceux provenant seulement du décanteur primaire, soit en

moyenne soit en pointe

Q

e

,

p

(

(

MS

,

) e p

) e p

,

DBO 5

Estimé de débit et charges de surnageant de retour

Q

0

(

(

MS

DBO

)

0

5

)

0

Caractéristiques moyennes de l’influent du bassin d’aération

Q

(

(

=

MS

DBO

Q

e

,

p

+

)(

=

5

Q

0

)

MS

e

,

p

+

)(

=

DBO

5

(

MS

)

)

e

,

p

+

0

(

DBO

5

)

0

Concentrations de MES et DBO 5 a l’entrée du bassin d’aération

]

(

DBO

5

)

Q

MES

(

)

Q

[

[

DBO

5

=

]

MES =

27

4.1.2. Critères de conception Facteur de conception Gamme de valeurs Temps de rétention biologique (âge

4.1.2. Critères de conception

Facteur de conception

Gamme de valeurs

Temps de rétention biologique (âge des

boues) :

Temps de rétention hydraulique : θ

θ

C

F Ratio Food to Microorganismes : M S Q 0 Charge volumétrique : = A
F
Ratio Food to Microorganismes :
M
S Q
0
Charge volumétrique :
=
A v
V

MES dans liqueur mixte : MESLM

Rapport de re-circulation :

Q
Q

Q R

5 – 18 jours

3 – 12 heures

0,2 – 0,6 j -1

0,8 – 3,0 Kg DBO 5 /m 3 .j

3000 – 6000 mg/l

1,0

Tableau 6 : Facteurs de conceptions du Bassin d’Aération

4.2.Qualité du rejet

4.2.1. Hypothèses de conception

La détermination des paramètres s’appuis sur des essais de laboratoire (dépend du type

des eaux usées à traiter – composition). Si les valeurs du laboratoire ne sont pas disponibles,

on prend des valeurs typiques de ces paramètres :

Coefficient

valeurs

Gamme

Typique

Taux spécifique maximum d’utilisation du

substrat K :

Coefficient de dégradation endogène K d : (j -1 ) Coefficient de demi - vitesse K s : (mg/l de DBO 5 ) Coefficient de rendement de croissance

maximum Y : (mg MVESLM/mg

µ

m

K

(j -1 )

=

Y

DBO 5 )

2 – 8

4

0,03 – 0,07

0,05

40 – 120

80

0,3 – 0,7

0,5

Tableau 7 : Hypothèses de conceptions du Bassin d’Aération

On a les autres paramètres de conception

Rapport MVESLM / MESLM

Portion biodégradable des cellules biologiques : a

Rapport DBO / DBO

: f

5

Ultime

Concentration des boues de recyclage :

X

R

28

4.2.2. Détermination de la DBO soluble à l’effluent Se : S S et ec X

4.2.2. Détermination de la DBO soluble à l’effluent Se :

S

S

et

ec

X et

S

et

= S

: DBO totale = DBO 5 de sortie effluent traité

: DBO cellules biologiques

= 1,42 * a * f * X

: MES à l’effluent sortie

et

e

+ S

ec

4.2.3. Rendement du traitement

S

0

= la concentration de la DBO5 de l’effluent à l’entrée du bassin d’aération

Efficacité globale

E

T

=

S

0

S

et

S

0

Efficacité biologique du traitement basée sur DBO soluble

4.3.Calcul

4.3.1. Choix de

θ

C

E

S

=

S

0

S

e

S

0

1

KS

0

min

θ

C

K

S

+

S

0

= Y

K

d

On prend un temps de rétention biologique θ

C

respectant les critères de conception :

5

j

θ

C

18

j

et

θ

C

min

f θ

C

4.3.2. Volume du réacteur

Le volume du réacteur est calculé par la relation suivante :

V =

Q

θ

C

(

Y S

0

S

e

)

X

(

1 +

K

d

θ

C

)

4.3.3. Temps de rétention hydraulique : θ

θ

=

V

Q

Il doit respecter les critères de conception : 3h θ 12h

29

4.3.4. Charge volumétrique : A v De même : 0,8 ≤ A ≤ 3 v

4.3.4. Charge volumétrique :

A

v

De même : 0,8 ≤ A ≤ 3 v F 4.3.5. Rapport M F Avec
De même :
0,8
A
3
v
F
4.3.5. Rapport
M
F
Avec :
0,2
0,6
M

Kg DBO

5 /

m

3

.

j

A v

=

S Q

0

V

QS F S 0 0 = = M VX θ X
QS
F
S 0
0
=
=
M
VX
θ
X

j

1

4.3.6. MES dans liqueur mixte : MESLM

A partir du rapport

MVESLM

MES dans liqueur mixte : MESLM A partir du rapport MVESLM MESLM où MVESLM = X

MESLM

où MVESLM = X on calcul MESLM qui doit

vérifier les critères de conception à savoir : 3000 MESLM 6000

4.3.7. Débit de recyclage

Q

R

Rapport de re-circulation

presque égal à 1.

R =

Q

R

Q

Q

R

=

XQ

X

R

X

doit être 0,25 R 1,0 mais en pratique on le prend

Pour la puissance de la pompe à utilisée on a la formule suivante :

P =

γ

×

Q

×

HMT

ρ

Avec ρ=0,65 et HMT : la hauteur manométrique totale

4.3.8. Quantité de boues produite

Rendement observé :

Y

0

=

Y

1 +

K

d

µ

Donc la quantité nette de boues activée en excès produite :

30

P

X

(

= Y Q S

0

0

S

e

)

4.3.9. Débit d’évacuation des boues à partir du décanteur secondaire : On a : Avec

4.3.9. Débit d’évacuation des boues à partir du décanteur secondaire :

On a :

Avec

X

e

= a * X

et

θ

C

=

Q WR

VX

Q

WR

X

R

+

(

Q

Q

WR

)

X

e

=

 

VX

 

QX

e

θ

C

(

X

R

X

e

)

X

R