Vous êtes sur la page 1sur 22

la plénière

le bilan

.

Communiqués, votes et interven0ons de vos eurodéputé-e-s socialistes

votes et interven0ons de vos eurodéputé-e-s socialistes S&D Groupe de l’alliance progressiste des Socialistes
S&D
S&D

Groupe de l’alliance progressiste des

Socialistes & Démocrates

au Parlement européen

décembre 2014

& Démocrates au Parlement européen décembre 2014 José Lavezzi Attaché de presse de la délégation

José Lavezzi Attaché de presse de la délégation socialiste française au Parlement européen 06 04 04 76 99 jose.lavezzi@europarl.europa.eu www.deputes-socialistes.eu @DSFEurope

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

#EUCO : en a1endant la suite ?

Strasbourg – vendredi 19 décembre 2014

Le dernier Conseil européen de l’année a validé politiquement le plan d’investissements dont nous avions arraché le principe. C’est en soi une bonne nouvelle, même si nous nous battons pour un plan nettement plus ambitieux, à hauteur de 800 milliards d’euros d’investissements nouveaux. Mais nous saluons ce premier pas.

Nous nous concentrons désormais sur sa mise en œuvre : ses modalités d’une part, avec notamment la question stratégique de la flexibilité pour les participations volontaires et pour les cofinancements nationaux ; la qualité des investissements d’autre part, qui doivent permettre de financer les projets de long terme, indispensables à la réorientation de l'Europe. Débarrassés du poison du « juste retour » - où les Etats membres entendent récupérer d’une main ce qu’ils versent au budget européen de l’autre - ces projets doivent soutenir la convergence des économies, la transition écologique, l'innovation dans les PME, les infrastructures, le numérique, l'éducation, le social et accélérer la création d'emplois décents.

Nous appelons désormais les Vingt-Huit à s’engager explicitement à contribuer financièrement au fonds et rappelons l’urgence de la lutte contre la fraude, l’optimisation et la concurrence fiscales. Cela passe par la transparence sur les « tax rulings », des avancées concrètes sur le projet ACCIS (harmonisation des assiettes fiscales de l’impôt sur les sociétés), et la communication des données comptables pays par pays.

En ce qui concerne la mise en place d’un marché unique du numérique européen, nous serons exigeants pour que les bénéfices profitent aux Européens et à l’industrie culturelle et créatrice européenne ; le résultat ne peut pas être de satisfaire les appétits de quelques multinationales outre-Atlantique.

Ce sujet n’est d’ailleurs pas sans lien avec l’appel du Conseil européen à conclure le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement – plus connu sous les noms de TAFTA ou TTIP - avant la fin de l’année 2015 : rien ne justifie une accélération, nous avons toujours dit que la qualité devait l’emporter sur le calendrier. Le Parlement européen devra s’exprimer et nous serons fermes sur nos lignes rouges. Les accords commerciaux n’ont d’intérêt à nos yeux que s’ils sont favorables au juste échange, s’ils servent à lutter contre la pauvreté et favorisent le développement, et à la stricte condition qu’ils ne fragilisent pas les normes européennes notamment en matière sociale, environnementale et sanitaire.

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Fishleaks : le blanchiment de poisson passe au travers des mailles du Parlement européen

Strasbourg – jeudi 18 décembre 2014

Le Parlement européen n’a pas réussi à rejeter, aujourd’hui, l'acte délégué octroyant le statut de SPG+ aux Philippines.

A l’issue du vote, Isabelle Thomas, Eric Andrieu et Emmanuel Maurel ont déclaré :

« Octroyer le statut de SPG+ aux Philippines revient à ouvrir tout grand les vannes au dumping social et environnemental. En effet, l'archipel est spécialisé dans la mise en conserve de poissons. L'éGquetage ne doit y faire figurer que le lieu où le poisson a été mis en boîte, et non pas là où il a été pêché. C’est un moyen parfait pour blanchir le poisson pêché illégalement.

« Aussi, octroyer le statut de SPG+ aux Philippines, c’est-à-dire lever toutes les barrières douanières et tarifaires sur les produits de la mer de cet Etat, est pour nous totalement inacceptable : cela revient à encourager la pêche illégale, et meTre nos santés en danger. Nous condamnons tout autant la procédure suivie que le vote d’une minorité d’eurodéputé-e-s, vote qui a empêché le juste échange d’avancer ».

Le Parlement avait, après des débats animés, sur le statut de SPG +, délégué à la Commission d'importantes compétences, tout en conservant un droit de regard. Cependant, pour l'exercer et modifier la posi0on de la Commission, le Parlement doit réunir une majorité qualifiée.

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Le Parlement européen souhaite la reconnaissance de l’Etat de la PalesHne

Strasbourg – mercredi 17 décembre 2014

Le Parlement européen s’est exprimé, aujourd’hui, en faveur de la reconnaissance de l’Etat de la Pales0ne. Les socialistes français sont fiers de ce débat et de ce vote, dont l'ini0a0ve revient à l’un de ses membres, Gilles Pargneaux .

Ce vote est éminemment poli0que. Il s’inscrit dans un double contexte : celui d’un durcissement de la situa0on sur place entre Israéliens et Pales0niens, et celui d’un appel de plus en plus fort à reprendre les négocia0ons et avancer vers la paix dans les Etats européens.

« Il n’y a pas d’autres issues que la soluGon des deux Etats, dans les fronGères de 1967, avec Jérusalem pour

capitale, et avec un Etat israélien en paix aux côtés d'un Etat palesGnien démocraGque et viable. L’Union européenne, par son histoire, peut aider mieux que d’autres à résoudre le conflit israélo-palesGnien, et organiser une conférence de paix internaGonale. CeTe résoluGon doit en être le point de départ.

« Après le vote de l'Assemblée NaGonale, les propos très clairs de la Haute Représentante de l'Union européenne

pour les affaires extérieures Federica Mogherini en faveur d'un État de PalesGne, le vote du Parlement européen marque une rupture et signe le retour de l'Europe sur le devant de la scène internaGonale » insiste Gilles Pargneaux .

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Dumping social dans le transport rouHer : en finir avec le salaire de la peur

Strasbourg – mercredi 17 décembre 2014

Le Parlement européen a rejeté aujourd’hui la liste des infrac0ons aux règles européennes pour les opérateurs de transport proposée par la Commission européenne.

A l’issue du vote, ChrisHne Revault d’Allonnes-Bonnefoy a déclaré :

« Sous la forme proposée, ceTe liste n'interdisait pas le dumping social, en parGculier le cabotage illégal qui est le fait pour un transporteur d'opérer dans un pays voisin sans avoir les autorisaGons adéquates, et donc sans garanGe qu'il en respecte les normes sociales et environnementales.

« Pour les socialistes, le dumping social et son corollaire, la concurrence déloyale, consGtuent des problèmes de société majeurs en Europe, qui n’ont fait que s’aggraver avec la crise.

« Je suis pleinement saGsfaite de ce vote : le Parlement européen a uGlisé au maximum les pouvoirs conférés par le

traité de Lisbonne pour faire avancer le progrès social. Le dumping social n'est pas un sujet avec lequel on peut transiger. Il en va de l’intérêt général de nos concitoyens » conclut l’eurodéputée.

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Sables bitumineux : l’Europe sous influence des lobbys pétroliers

Strasbourg – mercredi 17 décembre 2014

Alors que les négocia0ons baPent leur plein au niveau interna0onal pour abou0r, l’année prochaine à Paris, à un accord mondial sur la luPe contre le dérèglement clima0que, les lobbys con0nuent de favoriser l’u0lisa0on en Europe de pétrole issu des sables bitumineux.

Le Parlement européen s’était par le passé opposé à de nombreuses reprises au pétrole issu de sables bitumineux ; en effet, ce dernier libère plus que tout autre des gaz à effet de serre lors de son extrac0on, et pollue plus que le forage tradi0onnel. L'exploita0on des réserves pétrolières extraites des sables bitumineux dans la seule Amérique du Nord pourrait faire grimper les niveaux mondiaux de CO2 atmosphérique de 15 %.

« La révision de la direcGve sur la qualité des carburants menace de renforcer les parts de marché du pétrole issu de sables bitumineux, incitant de facto à en augmenter la producGon. Nous nous sommes fermement opposés à son adopGon et nous condamnons le vote favorable du Parlement européen. Dans les négociaGons commerciales en cours et à venir, nous ne transigerons pas sur les normes écologiques européennes : la luTe contre le dérèglement climaGque, c’est partout et tout le temps ! Nous déplorons qu’une majorité conservatrice ait soutenu la Commission dans son manque de courage poliGque, alors que les conséquences sur le climat seront catastrophiques si l’Union européenne ne prend pas les mesures nécessaires pour réduire les émissions polluantes des transports » soulignent Guillaume Balas et Gilles Pargneaux , membres de la commission de l’environnement, et ChrisHne Revault d’Allonnes- Bonnefoy, membre de la commission des transports.

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Le Parlement européen souHent le juste échange via un ajustement aux fronHères des émissions de CO2 dans le secteur de la sidérurgie

Strasbourg – mercredi 17 décembre 2014

Le Parlement européen s'est posi0onné aujourd’hui par 466 voix pour, 133 voix contre et 100 absten0ons en faveur d'une stratégie ambi0euse pour l'avenir de la sidérurgie en Europe.

En effet, sous la pression conjuguée d'une concurrence extra-européenne croissante et souvent déloyale, d'un sous- inves0ssement néfaste dans l'ou0l de produc0on, et de facteurs d'accès aux ma0ères premières et à l'énergie qui dans certains pays représentent un handicap sérieux, ce secteur souffre par0culièrement en période de crise. Et ce sont avant tout les ouvriers et salariés qui ont trinqué : 60 000 suppressions d'emplois directs depuis 2007, et au moins autant d'emplois indirects.

C'est la raison pour laquelle le Parlement, sur la base d'un texte émanant des groupes S&D, PPE et Verts dont Edouard MarHn a été l'une des chevilles ouvrières, s'est par0culièrement penché sur les aspects sociaux. Le dialogue social et la qualifica0on des travailleurs ne sont pas un frein à notre compé00vité, ils sont la condi0on d'un rebond de ce secteur.

Mais il s'agit également de rester les premiers en ma0ère d'objec0fs clima0ques et environnementaux (émissions de CO2, efficacité énergé0que, économie circulaire). « Nous n'avons qu'une seule planète », répète Edouard MarHn. C'est aussi la raison pour laquelle il a plaidé avec succès pour que la Commission étudie la faisabilité d'un ajustement carbone aux fron0ères (426+, 246-, 27 abs). En effet, il n'est pas concevable que les règles contraignantes que nous fixons pour ces industries aient pour principal effet de déporter la produc0on dans des régions du monde où elles sont plus légères voire inexistantes.

Il a déclaré à l’issue du vote : « Quand la producGon d’une tonne d’acier produite en Europe émet 2 tonnes de CO2, ces émissions montent à 3 tonnes de CO2 en Chine. Notre objecGf est de meTre tous les acteurs sur le même pied en termes d'émission de CO2, de rétablir une concurrence équitable. C’est le sens de l’ajustement aux fronGères. De plus le produit de la vente, par les entreprises européennes, des quotas gratuits qui leur ont été alloués devrait être réinvesG intégralement dans l'amélioraGon de l'ouGl et en parGculier la réducGon des émissions de carbone. SoumeTre les produits métallurgiques importés à nos normes environnementales pousserait par ailleurs les producteurs extérieurs à améliorer leurs installaGons, iniGant alors un cercle vertueux global dans le cadre de la luTe contre le changement climaGque ».

Ces objec0fs ambi0eux, nous les aPeindrons aussi par l'inves0ssement, la R&D et l'innova0on, des points sur lesquels la résolu0on revient en détail.

Cet amendement validé par les parlementaires européens sur l'ajustement aux fron0ères est accueilli avec joie par Edouard MarHn qui con0nuera sur cePe voie dans le cadre de son rapport d'ini0a0ve sur le développement durable de l'industrie des métaux de base en Europe.

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Crise des paiements : rendez-vous au printemps

Strasbourg – mercredi 17 décembre 2014

Le Parlement européen s'est exprimé, aujourd'hui, sur les budgets 2014 et 2015.

Soyons posi0fs : nous avons arraché 4,7 milliards d'euros supplémentaires par rapport à la posi0on ini0ale des États membres.

Soyons cri0ques : ce compromis n'apportera pas de réponse durable à l'accroissement des factures impayées dans le budget de l'Union.

Soyons mobilisés : après plusieurs années de crise des paiements du fait d'un décalage récurrent entre crédits de paiements et crédits d'engagements, et dans le contexte de difficultés budgétaires des États membres, ce problème ne pouvait pas être résolu en une fois.

« Année après année, ceTe crise des paiements touche de plus en plus de collecGvités locales et de porteurs de

projets qui aTendent le paiement de facture. L'urgence maintenant, ce sont les proposiGons que fera la Commission européenne au printemps 2015 pour apporter une réponse à plus long terme face à la crise des paiements » insiste Isabelle Thomas.

« Nous aTendons de pied ferme le Conseil à la table de négociaGon. Et nous rappellerons sans cesse ceTe évidence :

le système de financement de l'Union est à bout de souffle. La quesGon des ressources propres est désormais incontournable, insiste Jean Paul Denanot , avant d'ajouter : il en va de la crédibilité de l'Union européenne et de la confiance des citoyens. »

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Mieux légiférer ne veut pas dire moins légiférer

Strasbourg – mercredi 17 décembre 2014

Les eurodéputé-e-s socialistes français ont pris connaissance du programme de travail de la Commission Juncker pour l’année 2015 tel qu’adopté hier par le collège.

PermePra-t-il la réorienta0on de l'Union que nous souhaitons ? Plusieurs points de notre projet figurent dans le programme de travail de la Commission pour l’année prochaine, notamment le Fonds européen pour les inves0ssements stratégiques, ainsi que la luPe contre la fraude et la concurrence fiscales -sous l'aiguillon, peut-être de l'actualité L'ini0a0ve pour l’emploi des jeunes, la créa0on d’une Europe de l'énergie, la révision du marché des quotas d'émissions et la direc0ve qualité de l’air restent sur la table, ce dont nous nous félicitons.

Pourtant certaines de nos proposi0ons font lourdement défaut, en par0culier celles qui portent sur les aspects sociaux : la Commission Juncker s'est engagée à faire des enjeux sociaux une ques0on transversale de ce programme. Il est grand temps que les droits sociaux ne soient plus subordonnés aux libertés économiques. L'Union doit se doter d'un Pacte de progrès social garan0ssant des emplois décents, le droit du travail, des salaires élevés, la protec0on sociale et le dialogue social. Par ailleurs, nous le répéterons jusqu'à ce que nous soyons entendus: le Plan d’inves0ssements ne sera rien sans le développement de flexibilités et d'une gouvernance économique européenne renouvelée.

Mieux légiférer, c’est également améliorer la législa0on existante. Par exemple, les fonds de cohésion : trop de règles rendent leur u0lisa0on difficile par les acteurs de terrain.

Cependant, mieux légiférer ne veut pas dire moins légiférer, parce qu'un sujet fâcherait certains Etats membres ou certains industriels… Quelques menaces de suppressions de proposi0ons sont de très mauvaises nouvelles : les textes visant à mieux protéger les femmes enceintes au travail, ou les travailleuses jeunes mères, sont nécessaires. Dans un autre registre, les risques qui pèsent sur les ambi0ons pour l'économie circulaire, la révision de la règlementa0on sur l'agriculture biologique et de celle concernant les programmes de consomma0on de fruits et légumes et de lait dans les écoles ne sont pas non plus admissibles.

Mieux légiférer, c’est savoir simplifier, c'est défendre farouchement ce que l'Union a déjà acté au nom de la protec0on de ses citoyens, sans jamais se priver de nouvelles avancées.

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Perme1re aux entreprises ultramarines d'éclore

Strasbourg – mardi 16 décembre 2014

Le Parlement européen s’est exprimé, aujourd’hui, en faveur de l’octroi de mer. CePe taxe porte sur l’ensemble des biens consommés en Outre-mer, dont les taux sont majorés sur les produits importés, y compris d’Europe con0nentale. Ce sont les régions qui décident des majora0ons.

« Cet ouGl poliGque est indispensable aux collecGvités ultramarines : il permet à la fois de les doter d’une ressource fiscale dynamique, et surtout d’apporter un souGen stratégique au développement des secteurs producGfs locaux » explique Louis-Joseph Manscour , rapporteur pour le groupe S&D.

Le régime d’octroi de mer actuellement en vigueur prendra fin le 31 décembre 2014. Le projet de décision du Conseil, que propose la Commission et qu’a soutenu le Parlement européen aujourd’hui, vise à le renouveler pour la période 2015-2020.

Plusieurs nouveautés sont introduites à cePe occasion, et la simplifica0on passe aussi par Bruxelles.

Jusqu’à présent, toutes les entreprises devaient effectuer leur déclara0on d’octroi de mer dès le premier euro de chiffre d’affaire. Désormais les entreprises dont le chiffre d'affaire se situe en-dessous de 300.000 euros seront exemptées de déclara0on. Ceci pour légaliser a posteriori la situa0on d'un grand nombre d'entres elles qui, ignorant qu'elles étaient dans l'illégalité, ne déclaraient rien. Grâce à cePe modernisa0on, la Région retrouvera la liberté de fixer le taux de différen0el pour ces PME.

« L’octroi de mer version 2015-2020 est donc un instrument très puissant permeTant « l’éclosion » de producGons naissantes à l’abri d’une barrière douanière locale érigée par la Région » conclut Louis-Joseph Manscour .

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Le Parlement européen au chevet d’Air France

Strasbourg – mardi 16 décembre 2014

Le mardi 16 septembre, le Parlement européen a entériné la demande de mobilisaHon du Fonds d’ajustement à la mondialisaHon (FEAM) déposée par la France concernant l’entreprise Air France. Jean-Paul Denanot en était le responsable pour le groupe S&D.

Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisa0on est des0né aux personnes ayant perdu leur emploi à la suite de changements structurels majeurs dus à la mondialisa0on des échanges, ou à la crise économique et financière.

Le FEAM dispose d’un budget annuel maximum de 150 millions d’euros pour la période 2014-2020. Il permet d’accompagner le financement de mesures visant à aPénuer les conséquences humaines et sociales de la perte d’emploi. Le FEAM peut ainsi financer l’aide à la recherche d’emploi, l’orienta0on professionnelle, la forma0on et la reconversion ou encore l’entreprenariat et la créa0on d’emploi.

La demande ini0ale de la France portait sur un volant de 5 213 licenciements pour un montant total de 25 millions d’euros versés, en alloca0on de reclassement.

« CeTe aide est une bonne nouvelle pour l’entreprise Air France qui, comme les principales compagnies aériennes européennes, subit des aTaques importantes des concurrents extra-communautaires sur le marché aérien de passagers a indiqué Jean-Paul Denanot . C’est aussi une bonne nouvelle pour les salariés qui seront, grâce à cet argent, mieux accompagnés dans leur seconde vie professionnelle. En tant que socialiste, je ne peux que souligner combien il importe de soutenir ce type de dossier basé sur la solidarité et tourné vers l’emploi. »

Communiqué de presse de la déléga5on socialiste française

Une gouvernance économique renouvelée : le rendez-vous à ne pas manquer

Strasbourg – mardi 16 décembre 2014

Premier grand rendez-vous de cePe législature : le débat qui s'ouvre sur le thème capital de la gouvernance économique européenne.

Au cours de la précédente législature, nous avons réalisé une avancée européenne en instaurant l'Union bancaire. Aujourd'hui, cePe "Commission de la dernière chance", une fois la crise financière surmontée, a la responsabilité d'éviter une crise qui serait poli0que.

Pour cePe raison, le chan0er que nous ouvrons au Parlement européen revêt une importance majeure. La Commission présente le bilan du six-pack et du two-pack "de manière courte et factuelle", sans tenir compte de l'état de sous-infla0on et de sérieuse crise sociale, ni de la sous-croissance que connaissent la zone euro et l'Union dans son ensemble. Nous aPendons plus qu'une synthèse incomplète, sans dimension mul0latérale, au prétexte que ces deux paquets n'auraient pas été testés en temps normal. C'est oublier un peu vite que ces règles ont été adoptées dans un contexte excep0onnel, pour faire face à une situa0on excep0onnelle.

Le débat qui s'engage sur la gouvernance économique doit être pluridimensionnel et audacieux. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont donné, en juin dernier, un mandat à la Commission pour définir, comme nous le souhai0ons, les marges de flexibilité de la gouvernance économique. Nous aPendons d'elle, non pas qu'elle définisse de nouvelles règles, mais qu'elle permePe à la zone euro de passer d'une logique de la règle stricte à un véritable pilotage de la poli0que économique.

Les règles peuvent être u0les mais nous connaissons leurs limites, dès lors qu'elles ne peuvent qu'être difficilement appliquées, parce qu'elles sont pro-cycliques et qu'elles risquent de favoriser in fine un sen0ment an0-européen.

Le Parlement jouera pleinement son rôle en ma0ère de gouvernance économique renouvelée et veillera à faire exister cePe flexibilité qui fait tant défaut aux Etats de la zone euro. Si nous n'avançons pas ensemble sur ce dossier, Conseil, Parlement Commission, Parlements na0onaux, l'Europe se délitera. L'Europe de la dernière chance, c'est là qu'il faut la réaliser.

Interven0on de Pervenche Berès : hPp://www.deputes-socialistes.eu/?p=10853

Lessen0el

CHRISTINE REVAULT D’ALLONNES-BONNEFOY : « TOUT INDIVIDU A LE DROIT

DE QUITTER SON PAYS POUR DEMANDER L’ASILE OU CHERCHER UN AVENIR MEILLEUR »

Chris0ne Revault D’Allonnes Bonnefoy (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, une poli0que européenne globale et cohérente en ma0ère de migra0on nécessite un dialogue constant avec les pays d’origine et de transit des migrants.

Le processus de Khartoum entre l’Union européenne et les pays de la Corne de l’Afrique contribue à cet objec0f. Les États signataires placent la luPe contre l’émigra0on irrégulière au sommet des priorités de cePe ini0a0ve en s’aPaquant aux réseaux de passeurs et en ciblant les causes de la migra0on. Veillons toutefois à ne pas faire de cePe ambi0on un prétexte pour ériger de nouvelles barrières aux migra0ons.

Tout individu a le droit de quiPer son pays pour demander l’asile ou chercher un avenir meilleur. Garan0r des voies d’entrée sûres et légales en Europe pour les migrants et les demandeurs d’asile demeure la solu0on la plus adaptée pour mePre un terme aux tragédies en Méditerranée. La discussion sur la migra0on légale, présentée comme la prochaine étape du dialogue de Khartoum, ne saurait rester lePre morte.

du dialogue de Khartoum, ne saurait rester lePre morte. Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy TRAN, LIBE

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy TRAN, LIBE @cdallonnes christine.revaultdallonnesBONNEFOY@europa rl.europa.eu crevaultdallonnesbonnefoy.wordpress.com

Pour revê0r une réelle valeur ajoutée, ce processus ne peut se limiter à une déclara0on d’inten0on qui ne soit pas suivie d’effets. Il n’aura de sens que s’il est assor0 de mesures concrètes, dans le plein respect des droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d’asile.

Pourtant, les projets issus du processus de Khartoum se mePront en place sur une base volontaire, ne créant aucune obliga0on au regard du droit interna0onal. Peut-on vraiment en aPendre des résultats tangibles et une réelle plus-value?

Face à cePe déclara0on sans portée norma0ve, comment, par ailleurs, s’assurer de la protec0on des migrants et du plein respect de leurs droits fondamentaux?

Lessen0el

INTERVENTION DE CHRISTINE REVAULT D'ALLONNES-BONNEFOY DANS LE

DÉBAT SUR

LE DUMPING SOCIAL DANS LE TRANSPORT ROUTIER

Chris0ne Revault D'Allonnes Bonnefoy (S&D). – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, le dumping social et son corollaire, la concurrence déloyale, cons0tuent des problèmes de société majeurs en Europe, qui n'ont fait que s'aggraver avec la crise.

Le marché unique ne pourra pas fonc0onner tant que les inégalités se creuseront entre les travailleurs de différents pays de l'Union. Le secteur des transports est loin d'être épargné et, alors que la Commission aurait pu proposer un acte délégué allant dans le sens du progrès social, elle a manqué l'occasion de sanc0onner, comme il se doit, la viola0on des normes sociales dans le domaine des transports rou0ers.

Une entreprise qui est prise aujourd'hui la main dans le sac à pra0quer le cabotage illégal serait, demain, selon la législa0on proposée la Commission, toujours autorisée à transporter des marchandises dans l'Union européenne. S'il est indispensable que l'honorabilité des transporteurs rou0ers dépende de leur respect des règles de sécurité rou0ères, le respect des règles sociales est tout aussi nécessaire.

le respect des règles sociales est tout aussi nécessaire. Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy TRAN, LIBE

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy TRAN, LIBE @cdallonnes christine.revaultdallonnesBONNEFOY@europa rl.europa.eu crevaultdallonnesbonnefoy.wordpress.com

Le Parlement, seule ins0tu0on européenne élue au suffrage universel direct, peut, depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, empêcher la mise en œuvre d'un acte délégué de la Commission européenne s'il n'est pas conforme à son contenu. Il convient que les députés au Parlement européen se saisissent de cePe avancée démocra0que essen0elle, afin de refuser absolument cePe législa0on inique qui va à l'encontre de l'intérêt général de nos concitoyens.

Le groupe des socialistes et démocrates ne transigera pas avec les infrac0ons graves aux règles de l'Union européenne. C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des députés européens à voter contre la liste présentée par la Commission européenne, qui devra revenir devant notre assemblée avec une liste complète dans les plus brefs délais.

Lessen0el

INTERVENTION DE PERVENCHE BERÈS DANS LE DÉBAT SUR L'AVENIR DE LA

GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE (6 PACK ET 2 PACK)

Pervenche Berès, au nom du groupe S&D. – Madame la Présidente, Monsieur le vice-président, nous y voilà, au premier rendez-vous de cePe législature, pour débaPre de cet important thème qu'est la gouvernance économique.

Au cours de la précédente législature, nous avons réalisé une avancée sans précédent en ma0ère bancaire, en posant les jalons de l'union bancaire. Au fond, l'occasion que nous avons maintenant, dans cePe Commission de la dernière chance, c'est bien celle de mePre en place des mesures qui permePront non seulement de surmonter la crise financière, mais aussi d'éviter une crise de l'Union poli0que.

Pour cePe raison, le chan0er que nous ouvrons ici revêt une importance majeure. Pourtant, vous présentez le bilan du six-pack et du two-pack de manière – comme vous l'avez indiqué – courte et factuelle, sans tenir compte de l'état de sous-infla0on et de sérieuse crise sociale, ni de la sous-croissance que connaissent la zone euro et l'Union dans son ensemble. Il me semble cependant que si les législateurs nous ont donné rendez-vous, cela n'est pas simplement pour entendre cePe synthèse.

cela n'est pas simplement pour entendre cePe synthèse. Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres

Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres pervenche.beres@europarl.europa.eu www.pervencheberes.fr

Je dois reconnaître que vous avez publié le même jour un document qui, me semble-t-il, trace des pistes plus prospec0ves, avec l'examen annuel de croissance, qui reconnaît la gravité de la situa0on, et notamment de cePe crise sociale, qui met l'accent sur la ques0on tant de l'offre que de la demande, qui admet l'existence d'un déficit d'inves0ssements et le risque de décrochage dans plusieurs secteurs et qui invite les États membres disposant de marges de manœuvre budgétaires à les u0liser.

Enfin, en ce qui concerne la dimension mul0latérale du semestre européen, vous soulignez la nécessité de mePre en perspec0ve les économies des États membres. Malheureusement, d'une certaine manière, j'ai l'impression que cet état d'esprit ne se reflète pas dans votre évalua0on du six-pack et du two- pack.

Vous nous dites qu'ils n'ont pas été testés en temps normal. C'est évident, puisque ces règles avaient été adoptées dans un contexte excep0onnel, pour faire face à une situa0on excep0onnelle. Or, le résultat n'est manifestement pas au rendez-vous.

Nous devons veiller à ce que le débat qui s'ouvre reste pluridimensionnel. Lorsque les chefs d'État et de gouvernement ont confirmé, en juin dernier, ce rendez-vous de la fin de l'année des0né à évaluer le six-pack et le two-pack, ils vous ont également donné un mandat pour définir les marges de flexibilité de la gouvernance économique. Nous vous aPendons sur ce point. Nous espérons que le document que vous mePrez sur la table viendra non pas définir de nouvelles règles, mais permePra de passer d'une logique de la règle stricte à un véritable pilotage de la poli0que économique. Ce n'est pas la même chose.

Lessen0el

INTERVENTION DE PERVENCHE BERÈS DANS LE DÉBAT SUR L'AVENIR DE LA

GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE (6 PACK ET 2 PACK)

J'entends que certains sont très aPachés aux règles. Nous aussi. Mais nous connaissons leur limite, dès lors qu'elles ne peuvent pas être appliquées, qu'elles empiètent sur la souveraineté des États membres et favorisent un sen0ment an0-européen, qu'elles sont trop compliquées pour permePre cePe appropria0on dont vous avez parlé.

Nous vous aPendons sur cePe interpréta0on, sur cePe possibilité de flexibilité et, surtout, nous savons que la feuille de route est à nouveau ouverte pour ce fameux rapport des quatre présidents, à l'égard duquel le Parlement européen veut jouer pleinement son rôle. Car tout le monde nous le dit: si nous n'avançons pas ensemble en ma0ère de gouvernance économique, l'Europe se délitera. L'Europe de la dernière chance, c'est bien là qu'il faut la faire, en dépit d'une certaine paralysie et de l'impression, parfois, que le débat entre les États membres se limite, aujourd'hui, à des échanges de noms d'oiseaux. Nous pensons qu'il faut se remePre au travail, recommencer à se parler normalement, à se comprendre mutuellement et qu'au fond, dans cePe situa0on, vous aPendez les bonnes idées du Parlement et la bonne volonté du Conseil. Nous espérons nous montrer à la hauteur.

du Conseil. Nous espérons nous montrer à la hauteur. Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres

Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres pervenche.beres@europarl.europa.eu www.pervencheberes.fr

Lessen0el

INTERVENTION DE PERVENCHE BERÈS DANS LE DÉBAT SUR LE PROGRAMME

DE TRAVAIL DE LA COMMISSION EUROPÉENNE POUR 2015

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Monsieur le Vice-président, l'affaire LuxLeaks est passée par là et, fort heureusement, vous vous engagez aujourd'hui à ce que la fiscalité soit établie dans le pays où est réalisé le bénéfice. C'est l'effet d'annonce de votre présenta0on d'aujourd'hui, de votre programme de travail, mais nous avons besoin de faire davantage la lumière sur la façon dont vous allez progresser sur cePe voie qui est, pour nous, absolument essen0elle – c'est la raison pour laquelle nous vous avons applaudi.

Dans le même esprit, nous aPendons aussi des ini0a0ves visant à faire du repor0ng pays par pays une réalité. C'est une revendica0on ancienne de cePe maison. Il nous semble qu'elle est aujourd'hui encore plus d'actualité, mais à cet égard, nous n'avons rien entendu.

S'agissant ensuite de cePe fameuse bePer regula0on, nous avons eu peur, car nous avons compris qu'elle pouvait être employée non pas pour supprimer les procédures tracassières, mais pour re0rer de l'ordre du jour du travail de la Commission les textes qui déplaisent à l'industrie – c'était manifestement le cas en ce qui concerne la pollu0on de l'air ou de l'économie circulaire – ou aux États membres – et c'est de toute évidence le cas du texte sur le congé de maternité.

toute évidence le cas du texte sur le congé de maternité. Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres

Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres pervenche.beres@europarl.europa.eu www.pervencheberes.fr

Vous nous avez annoncé aujourd'hui de nouvelles perspec0ves et, notamment, une reprise du travail sur l'économie circulaire. Nous voudrions comprendre un peu mieux ce que vous avez en tête, pour nous assurer qu'il s'agit d'un engagement à œuvrer ensemble à ce disposi0f absolument majeur, en par0culier si nous voulons, l'année prochaine, réussir la conférence de Paris.

Enfin, vous avez men0onné – en passant – la révision de la direc0ve sur les droits d'auteur et, là aussi, nous voudrions être certains que cela permePra de faire vivre cePe industrie créatrice européenne, et pas uniquement de sa0sfaire les appé0ts de quelques mul0na0onales outre-Atlan0que.

Lessen0el

INTERVENTION D'ISABELLE THOMAS DANS LE DÉBAT SUR LA GOUVERNANCE

ÉCONOMIQUE RÉVISION DU "SIX PACK" ET DU "TWO PACK"

Isabelle Thomas (S&D). – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, lorsque la crise a éclaté en 2009, le trou noir du volet poli0que de l'Union monétaire a été dévoilé avec la cruauté de l'urgence.

Nous avons alors introduit tous ces concepts que la novlangue européenne

adore: la troïka, le semestre européen

une poli0que: l'austérité pour le plus grand nombre et la largesse dans l'octroi des fonds publics pour les banques. Six ans après la crise, l'heure est au bilan et, si l'on regarde la vérité en face, c'est un échec.

Mais derrière ces mots, se cache

Les choix macroéconomiques de l'Union ont été les instruments d'une poli0que d'austérité dévastatrice, plus encore, M. Lamassoure – il est par0 –, là où ces règles ont été appliquées. La zone euro est toujours en crise:

l'Europe compte sept millions de chômeurs supplémentaires, un 0ers de plus qu'au début de la crise, les dePes des États n'ont pas été réduites, le déficit d'inves0ssement est évalué à 300 milliards d'euros par an et la défla0on guePe l'Union. Mais, surtout, le fossé se creuse entre les États membres, ce qui cons0tue un paradoxe des règles de convergence, qui conduisent en fait à la divergence.

de convergence, qui conduisent en fait à la divergence. Isabelle Thomas PECH, BUDG @Isabel_thomasEU

Isabelle Thomas PECH, BUDG @Isabel_thomasEU isabellle.thomas@europarl.europa.eu isabelle-thomas.fr

Nous sommes, aujourd'hui, dans une situa0on ubuesque, caractérisée par des taux d'intérêt extrêmement bas, une masse de liquidité importante et disponible, et un déficit d'inves0ssement privé qui anéan0t la croissance poten0elle. Et vous voulez conserver ce cadre de gouvernance qui empêche les États membres de relancer leur économie! Et vous vous entêtez, Madame van Nieuwenhuizen, à maintenir les pays en crise la tête sous l'eau.

Pourtant, Jean-Claude Juncker semble avoir compris cePe urgence en proposant, au cœur de son plan d'inves0ssement, une flexibilité dans l'apprécia0on du déficit public, notamment pour la contribu0on des États membres. Mais il est désormais indispensable de réformer en profondeur les ou0ls européens de gouvernance, de privilégier l'inves0ssement, d'intégrer des critères sociaux, notamment celui de l'emploi, et d'avancer vers la convergence fiscale.

Il faut bien sûr des règles macroéconomiques et les règles sont évidemment faites pour être respectées, à condi0on qu'elles soient performantes. Or, en l'espèce, les règles de convergence, de stabilité et de croissance n'ont conduit jusqu'ici qu'à la divergence, à la récession et conduiront, demain, au chaos.

Lessen0el

INTERVENTION DE VIRGINIE ROZIERE DANS LE DÉBAT SUR LA GOUVERNANCE

ÉCONOMIQUE RÉVISION DU "SIX PACK" ET DU "TWO PACK"

Virginie Rozière (S&D). – Monsieur le Président, face à une difficulté, il est toujours facile de désigner des boucs émissaires, et c'est en général la marque d'une certaine paresse intellectuelle. Face à la situa0on de l'Union européenne, dont il est ques0on en ce moment, la facilité n'est certainement pas une op0on.

Nous sommes au bord d'une spirale défla0onniste qui pourrait tous nous emporter, quelle que soit notre na0onalité. Ne laissons donc pas les invec0ves entre pays tenir lieu de débat démocra0que, et ne laissons pas des règles érigées en carcan tenir lieu d'ou0ls de pilotage. L'urgence est plutôt de bâ0r une véritable gouvernance économique qui nous rappellerait ce que l'Union ne devrait pas cesser d'être, à savoir un projet de coopéra0on entre États, et non une compé00on, ainsi qu'un projet au service des citoyens, et non à leur détriment. Bien sûr, pour ce faire, il faudra réviser les ou0ls actuels, et c'est sur ce point que nous aPendons la Commission.

et c'est sur ce point que nous aPendons la Commission. Virginie Rozière IMCO, JURI @VRoziere

Virginie Rozière IMCO, JURI @VRoziere virginie.roziere@europarl.europa.eu

Lessen0el

L ’ e s s e n 0 e l INTERVENTION DE JEAN-PAUL DENANOT SUR LES

INTERVENTION DE JEAN-PAUL DENANOT SUR LES BUDGETS 2014 ET 2015

L ’ e s s e n 0 e l INTERVENTION DE JEAN-PAUL DENANOT SUR LES

Jean-Paul Denanot (S&D). – Monsieur le Président, chers collègues, au terme d'une procédure budgétaire que je qualifierais de chao0que, où le Parlement

a été pris en étau entre le refus de certains États membres d'assumer leurs

responsabilités budgétaires et une Commission prête à accepter des compromis à la baisse, je voudrais à nouveau mePre en garde l'Union européenne contre des risques d'impayés pour les bénéficiaires des fonds structurels européens sur nos territoires respec0fs. À force de ne pas réajuster les crédits de paiement au niveau des crédits d'engagement, le fossé se creuse d'année en année et le stock d'impayés s'accroît. C'est la crédibilité même de l'Union qui est en jeu.

Cela dit, cet accord sur le budget 2015 et sur les budgets rec0fica0fs 2014 était nécessaire. Nous devrions le faire et nous l'avons fait; je voudrais donc remercier et féliciter les rapporteurs qui ont permis d'arriver à ce résultat. Mais je formule le vœu que cela change à l'avenir.

Mais je formule le vœu que cela change à l'avenir. Jean-Paul Denanot BUDG, AGRI @jpdenanot jean-

Jean-Paul Denanot BUDG, AGRI @jpdenanot

Nos prédécesseurs dans cet hémicycle se sont baPus pour que soit introduite en 2016 une clause de révision du CFP, afin de revoir à la hausse les ambi0ons budgétaires de l'Union européenne, ce qui permePra de répondre

aux aPentes des citoyens européens. Ce sera l'occasion, je le crois, de mener

le combat pour une véritable fiscalité européenne.

Je dirais aujourd'hui que le système du "I want my money back" ne permePra pas de parvenir à une Europe solidaire. Nous devons aujourd'hui trouver des ressources propres à l'Union européenne, qui nous éviteront d'être confrontés, à chaque fois, à la crise que nous connaissons sur la ques0on du budget, notamment sur la ques0on des paiements.

Lessen0el

INTERVENTION DE PERVENCHE BERÈS DANS LE DÉBAT PRÉPARATOIRE AU

CONSEIL EUROPÉEN

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Monsieur le Vice-président, l'affaire LuxLeaks est passée par là et, fort heureusement, vous vous engagez aujourd'hui à ce que la fiscalité soit établie dans le pays où est réalisé le bénéfice. C'est l'effet d'annonce de votre présenta0on d'aujourd'hui, de votre programme de travail, mais nous avons besoin de faire davantage la lumière sur la façon dont vous allez progresser sur cePe voie qui est, pour nous, absolument essen0elle – c'est la raison pour laquelle nous vous avons applaudi.

Dans le même esprit, nous aPendons aussi des ini0a0ves visant à faire du repor0ng pays par pays une réalité. C'est une revendica0on ancienne de cePe maison. Il nous semble qu'elle est aujourd'hui encore plus d'actualité, mais à cet égard, nous n'avons rien entendu.

S'agissant ensuite de cePe fameuse bePer regula0on, nous avons eu peur, car nous avons compris qu'elle pouvait être employée non pas pour supprimer les procédures tracassières, mais pour re0rer de l'ordre du jour du travail de la Commission les textes qui déplaisent à l'industrie – c'était manifestement le cas en ce qui concerne la pollu0on de l'air ou de l'économie circulaire – ou aux États membres – et c'est de toute évidence le cas du texte sur le congé de maternité.

toute évidence le cas du texte sur le congé de maternité. Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres

Pervenche Berès ECON, AFCO @PervencheBeres pervenche.beres@europarl.europa.eu www.pervencheberes.fr

Vous nous avez annoncé aujourd'hui de nouvelles perspec0ves et, notamment, une reprise du travail sur l'économie circulaire. Nous voudrions comprendre un peu mieux ce que vous avez en tête, pour nous assurer qu'il s'agit d'un engagement à œuvrer ensemble à ce disposi0f absolument majeur, en par0culier si nous voulons, l'année prochaine, réussir la conférence de Paris.

Enfin, vous avez men0onné – en passant – la révision de la direc0ve sur les droits d'auteur et, là aussi, nous voudrions être certains que cela permePra de faire vivre cePe industrie créatrice européenne, et pas uniquement de sa0sfaire les appé0ts de quelques mul0na0onales outre-Atlan0que.

Lessen0el

INTERVENTION DE GUILLAUME BALAS DANS LE DÉBAT PRÉPARATOIRE AU

CONSEIL EUROPÉEN

Madame la Présidente, partout en Europe, la pauvreté augmente. C'est un fait, même dans les pays qui disent ou semblent s'en sor0r bien. Par exemple, en Allemagne, jamais la pauvreté n'a autant augmenté que ces dix dernières années par rapport à ce qui était le cas jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale. On voit donc bien qu'il s'agit d'un phénomène global.

J'aimerais qu'on réfléchisse sur la no0on de réforme structurelle sur laquelle on se focalise constamment, parce que la flexibilisa0on et la précarisa0on des marchés du travail et des systèmes sociaux abou0ssent – même si d'un point de vue, j'allais dire sta0s0que, le chômage peut baisser – à l'augmenta0on des travailleurs pauvres et donc à la pauvreté réelle.

Je crois que le rapport qui nous est présenté est un acte de lucidité qui prône un nouveau modèle de développement fondé sur le bien-être réel des citoyens, et pas seulement sur des sta0s0ques flaPeuses qui, en fait, ne reflètent pas la réalité.

flaPeuses qui, en fait, ne reflètent pas la réalité. Guillaume Balas EMPL, ENVI @BalasGuillaume

Guillaume Balas EMPL, ENVI @BalasGuillaume guillaume.balas@europarl.europa.eu guillaumebalas.net

Je voudrais terminer sur ce qui a été dit par notre collègue du groupe PPE. Au contraire, un système d'assurance chômage européen qui ne serait pas, j'allais dire, quo0dien, mais qui serait simplement là dans les moments d'excep0on, permePrait justement de faire reculer la pauvreté et non de la combaPre de manière pérenne pendant une dizaine d'années.