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SANTÉ La majorité propose de revaloriser la consultation contre l'obligation d'aller soigner dans les territoires sous-dotés

Déserts médicaux : la droite prend le risque d'un divorce avec les médecins

Les élus locaux revendiquent toute leur place dans l'organisation des soins
Article paru dans l'édition du 24.01.09

ES ÉLUS locaux accentuent la pression sur le gouvernement, à quelques semaines de l'examen de la loi Hôpital, patients, santé et territoire .

« Avec la réforme des collectivités locales, l'organisation de la santé et de l'offre de soins sera l'un des problèmes majeurs de 2009 », affirmait, le
20 janvier, Martin Malvy, président (PS) de l'Association des petites villes (APVF) qui regroupe 1 100 communes de 3 000 à 20 000 habitants.

Président du conseil régional Midi-Pyrénées et adjoint au maire de Figeac (Lot), M. Malvy craint que la réforme « ne supprime non pas des
hôpitaux, mais des services actifs d'urgence, de cardiologie et de maternité pour ne laisser que des services de personnes âgées ». A cela
s'ajoutent « les difficultés d'organisation de la permanence de soins qui renvoient les patients sur l'hôpital en raison du manque de médecins
libéraux ».

Maire (div. droite) de Valréas, une commune de 9 500 habitants du Vaucluse, et président du conseil d'administration de l'hôpital, Guy Morin
continue de batailler pour le maintien de la maternité, qui a réalisé 332 accouchements en 2008. Après la fermeture du service de chirurgie, les
élus ont obtenu un sursis de deux ans. Ils ont trouvé une formule de regroupement et de « mutualisation des moyens » sur l'ensemble du secteur.

DISPARITÉS

Victimes des restructurations décrétées par l'Etat pour cause de restrictions budgétaires (fermeture de tribunaux, de bases militaires et de
services administratifs...), les élus des petites communes craignent d'être les laissés-pour-compte de la nouvelle organisation du système de
santé.

Les maires ne sont pas seulement inquiets de perdre leur poste et leur fonction de président du conseil d'administration de l'hôpital, premier
employeur de leur commune. Ils redoutent « l'absorption des petits hôpitaux par les grandes structures » au détriment d'une « intégration dans
un maillage sanitaire juste, équilibré et économiquement efficient », comme le souligne le Livre blanc de l'APVF publié en octobre 2008.

Les élus de l'Association des communautés de France (ADCF) qui rassemble toutes les structures intercommunales, s'inquiètent, de leur côté, des
disparités de la répartition médicale. De plus en plus sollicités pour proposer des aides à l'installation ou financer des maisons de santé, les élus
revendiquent toute leur place dans l'organisation de la santé.

Selon une étude publiée en septembre 2008, ces inégalités sont sensibles : l'Ile-de-France compte 425 médecins pour 100 000 habitants mais la
Picardie 256. Ces différences sont aussi flagrantes dans une même région. C'est notamment le cas en Ile-de-France. 497 communes de
Champagne-Ardenne sont classées en zone déficitaire dans l'offre de soins et 361 en Franche-Comté, alors qu'on n'en compte aucune en Alsace
et en Provence-Alpes Côte d'Azur.

Ces craintes sont relayées par la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités (syndicats, associations et partis de
gauche) hostiles au projet de loi Bachelot. Des manifestations sont prévues, samedi 24 janvier, dans une trentaine de villes.

Michel Delberghe

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