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LIBERTE

Lundi 22 décembre 2014

L’Algérie profonde

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DES ARTISANS DE 36 WILAYAS SE RENCONTRENT À GHARDAÏA

Comment sauvegarder les métiers traditionnels ?

Les exposants se sont penchés sur les thèmes ayant trait notamment aux différentes dimensions de la préservation de l'artisanat et à l'expérience algérienne en matière de sauvegarde des métiers traditionnels.

“L a préservation des métiers de l'artisa- nat est une respon- sabilité partagée entre les ministères du Tourisme, de la

Culture et l'ensemble des artisans”, avait affirmé, samedi, le wali de Ghar- daïa, Abdelhakim Chater, lors de son allocution d'ouverture du second fes- tival national consacré aux métiers tra- ditionnels et à la préparation du plan de travail du secteur de l'artisanat traditionnel “Horizon 2020” pour les régions du Sud, samedi au siège de la chambre des métiers traditionnels de la wilaya de Ghardaïa, en présence de 36 wilayas du nord et du sud du pays. Les exposants se sont penchés sur les thèmes ayant trait notamment aux dif- férentes dimensions de la préservation de l'artisanat et à l'expérience algé- rienne en matière de sauvegarde des métiers traditionnels. La tenue de ce festival, qui vient répondre à la loi 01/96 du 10 janvier 1996, passe par le développement durable du secteur artisanal à travers la formation et la sensibilisation des artisans à l'impor- tance de ce défi, avait souligné le wali de Ghardaïa. Dans son intervention, le directeur de l'artisanat a signalé que son secteur dans cette région du sud du pays est une richesse complé- mentaire au patrimoine de l'artisanat national riche en créativité, bénéficiant des atouts majeurs à optimiser, il constitue donc un potentiel à déve- lopper nécessitant un travail lui confé- rant une modernité tout en lui pré- servant sa tradition, développer aus- si son savoir-faire ancestral dans cer- tains métiers comme la tapisserie, la di- nanderie, la poterie, les bijoux tradi- tionnels, travailler le design utilisé. Ce programme portant sur la préservation des métiers de l'artisanat portera sur quatre axes : l'application de la straté- gie du développement et de l'élargis- sement du secteur artisanal, de déve- loppement concernant la production des produits artisanaux à fort conte- nu culturel, le développement des ventes de ces produits sur de nouveaux marchés, l'amélioration des condi- tions de travail de l'ensemble des ar- tisans et enfin l'appui de la production des mono-artisans constituant la qua- si-totalité des gens opérant dans le sec- teur au Sud. Pour ce faire, une enve- loppe budgétaire consistante devrait être mobilisée au titre des actions

BOUIRA

Un citoyen agressé et délesté de son véhicule

n Un agriculteur a été agressé à l’arme blanche puis délesté de son véhicule, vendredi en fin de journée. Selon nos sources, la victime était à bord de son véhicule utilitaire sur la route reliant la ville de Bouira à Oued El-Berdi. Deux personnes à bord d’un véhicule lui ont fait signe pour s’arrêter sous prétexte de lui demander des renseignements. A son arrêt, il a été surpris par les malfaiteurs qui l’on agressé à l’arme blanche avant de le délester de son véhicule.

A. DEBBACHE

D. R.
D. R.

M. Abdelhakim Chater, wali de Ghardaïa, attache une importance particulière à la sauvegarde du patrimoine de l’artisanat.

spécifiques à la région du Sud du pays, pour l'appui à la production et à la commercialisation et l'améliora- tion des conditions de travail des ar- tisans (coopératives ou femmes au foyer), dans le cadre d'un budget gé- néral concernant les huit régions de la zone Sud. Le festival s'est distingué éga- lement par le plan d'urgence, à savoir sur la création et la réhabilitation de quelques centres artisanaux en vue d'un développement durable et l'amé-

lioration de la qualité des produits. Ce soutien étatique essayera d'optimiser la rentabilité des unités de production en cours. En effet, la formation pro- fessionnelle et la qualification des res- sources humaines constituent la clé du développement du secteur de l'artisa- nat, lequel est appelé à relever les dé- fis et à garder son identité authentique dans un contexte régional, national et mondial aux mutations profondes. Durant ce second festival qui s’étale

jusqu’à aujourd’hui, il est question de déployer davantage d’efforts afin de préserver les métiers de l'artisanat traditionnel qui font, de nos jours, par- tie intégrante de l'identité algérienne, ajoutant que cette préservation ne doit pas se limiter à l'aspect écono- mique, mais elle doit également concerner les dimensions humaines, historiques et culturelles.

AISSA HADJ DAOUD

CITÉ LES BANANIERS (MOHAMMADIA)

Les locataires ballottés entre l’AADL, l’APC et le wali délégué

C e petit terrain, situé tout juste sous deux tours (18 et 19) de la cité Zerhouni-Mokhtar (ex-

Les Bananiers), à Mohammadia, est devenu une source d’énormes désa- gréments pour les locataires qui as- sistent quotidiennement, impuissants, à des rixes, des prises de bec, des cha- mailles, des insultes et autres grossiè- retés entre jeunes qui l’utilisent pour jouer au football. Des démarches ont été effectuées auprès des autorités (AADL, APC de Mohammadia, wali délégué de Dar El Beïda…) pour de- mander la transformation de ce lieu espace de jeu pour les enfants, mais en vain. Les organismes et institutions ci- tés se renvoient la balle et font la sour-

D. R.
D. R.

de oreille. Qu’attend-on pour réagir ? Pourtant, une pétition signée par une centaine de locataires des tours en question avait été remise aux différents services et institutions cités plus haut, mais en vain. Dans la lettre adressée à la direction de l’AADL, au P/APC de

Mohammadia, au wali délégué de Dar El Beïda et même à la Sûreté ur- baine, les locataires assurent que cet endroit est devenu un lieu de regrou- pement de tous les voyous et délin- quants de la cité et des quartiers en- vironnants. “Si nous décidons au- jourd’hui de nous en remettre à votre esprit de responsabilité, c’est que la si- tuation est devenue intenable et risque de dégénérer au cas où nos enfants dé- cideraient de se rendre justice eux- mêmes”, mettent en garde les habitants de la cité qui auront averti quant à tous débordement de leur part si les auto- rités en question ne prenaient pas leurs responsabilités à temps.

KADER B.

CRIME DE SANG À BABA HASSEN (ALGER)

Six présumés auteurs arrêtés

L a brigade criminelle relevant de la division Ouest d’Al- ger a réussi à élucider le crime dont a été victime un commerçant dans la localité de Baba Hassen, sur les

hauteurs de la capitale. Selon notre source, les six présu- més auteurs ont été appréhendés moins de 24 heures après ce forfait. Selon la même source, tout a commencé quand la victime a invité les six jeunes, qui étaient par ailleurs en état d’ivresse avancée, à cesser le tapage devant son magasin situé au centre-ville. Suite à quoi, trois auteurs, dont un re- pris de justice et munis d’armes blanches, l’ont roué de

coups avant de l’achever. Blessé lors de cette attaque, son ami a réussi à prendre la fuite. Après cette rixe, trois au- teurs blessés se sont rendu aux services des urgences de l’hô- pital de Blida pour brouiller les pistes. Mais c’était sans compter sur les enquêteurs qui, eux aussi, avaient alerté les hôpitaux. Présentés devant le tribunal de Chéraga, les trois principaux auteurs ont été placés sous mandat de dépôt alors que les trois autres ont été placés sous contrôle ju- diciaire.

FARID B.

ont été placés sous contrôle ju- diciaire. FARID B. BRÈVES du Centre HAUSSE PRÉOCCUPANTE DES ACCIDENTS

BRÈVES du Centre

HAUSSE PRÉOCCUPANTE DES ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

Tamanrasset en proie au terrorisme routier

n En dépit des mesures

draconiennes prises par les autorités compétentes, le terrorisme routier sévit encore à Tamanrasset. Le bilan

dressé, jeudi dernier, par la direction de la Protection civile de la wilaya a fait état de 11 accidents ayant fait 16 blessés (12 hommes et 4 femmes) et 3 morts durant seulement la première quinzaine du mois en cours. Un chiffre record comparativement aux statistiques obtenues durant les onze mois écoulés, estime l’officier chargé de la communication auprès de la DPC, le lieutenant El-Hachemi Guendouz. A titre d’exemple, il a cité les cinq accidents enregistrés durant la journée du 15 décembre à In Salah, Arak et Tamanrasset, où l’on avait dénombré 8 blessés dont deux grièvement. Dans le même sillage, notre source indique que de la période allant du 1 er janvier et 30 novembre 2014, 173 accidents ont été enregistrés, soit une hausse de 14 accidents comparativement à la même période de 2013. La même conclusion a été tirée en ce qui concerne le nombre de victimes. Les statistiques révèlent 303 blessés et

26 morts durant l’année en cours

contre respectivement 218 et 23 en 2013. Notre source impute les causes de ces hécatombes routières au facteur humain ainsi qu'à la dégradation avancée du réseau routier, notamment la RN1 reliant Tamanrasset à Ghardaïa.

RABAH KARECHE

LAGHOUAT

Des enfants meurent en silence à l’hôpital D r Saâdane

n Dans un communiqué rendu

public, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), bureau de Laghouat, a endossé l’entière “responsabilité aux dirigeants et au corps médical et paramédical pour leur implication directe dans la situation catastrophique dans laquelle se trouve cet établissement hospitalier’’. Plusieurs enfants y ont trouvé la mort “dont deux cas le 14 et le 16 décembre 2014’’, selon ce communiqué. Alertée par plusieurs plaintes de parents de nouveau-nés et de citoyens désemparés, cette ONG a qualifié la situation qui prévaut à l’hôpital D r Saâdane de

Laghouat, de cauchemardesque, invivable et désastreuse. Désemparé,

un des parents de l’enfant décédé le

16 décembre 2014 étaient contraint

de recourir quatre fois de suite à des médecins du secteur privé sans que cela puisse empêcher la mort de son enfant, lit-ton dans le communiqué avant de qualifier la situation d’alarmante “caractérisée par le manque d’effectif, de soins et de suivi médical et le manque de médecins de garde’’. Chaque mois, le déficit en médecins conjugué à une mauvaise répartition du volume horaire des quelques médecins en fonction, laisse cette structure sanitaire sans médecin pendant 10 jours, selon le communiqué de la LADDH. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la

santé des enfants hospitalisés. Par ailleurs, l’ONG n’a pas manqué de souligner l’urgence de dépêcher sur les lieux, une commission d’enquête ministérielle pour mettre fin à la situation et la nécessaire réhabilitation du service de pédiatrie à l’hôpital Ahmida-Ben- Adjila de Laghouat.

BOUHAMAM AREZKI

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L’Algérie profonde

Lundi 22 décembre 2014

LIBERTE

L’Algérie profonde Lundi 22 décembre 2014 LIBERTE BRÈVES de l’Est GUELMA La mechta Babouche-Salah

BRÈVES de l’Est

GUELMA

La mechta Babouche-Salah raccordée au gaz naturel

n Les services de la SDE (Sonelgaz) ont

procédé, jeudi dernier, à la mise en service du gaz naturel au profit de 69 familles résidant à Babouche-Salah à quelques encablures de la commune de Aïn Larbi, distante d'une trentaine de kilomètres de Guelma. Cette région de l’Algérie profonde, réputée pour son relief montagneux, son enclavement et son hiver rigoureux, a accueilli dans l'allégresse cet événement qui met fin à ses souffrances. En effet, les braves montagnards recouraient aux bouteilles de gaz butane pour leurs besoins domestiques et leur chauffage, et étaient confrontés au parcours du combattant pour l’acquérir à un prix exorbitant. D'autre part, le chef de daïra de Aïn Makhlouf affirme que la mechta Babouche-Salah bénéficiera, début 2015, de la réalisation d'une piste carrossable de 1,2 km dans le cadre du plan communal de développement. Ce projet permettra aux familles rurales de rallier sans encombre Aïn Larbi.

HAMID BAALI

JIJEL

Un cadavre rejeté par la mer

n Le corps de H. H., un homme de 31 ans, a

été rejeté par la mer à la fin de la semaine écoulée à la plage des Emeraudes à Tassoust (wilaya de Jijel). Selon les premiers éléments de l’enquête de la Gendarmerie nationale, la victime a été assassinée. En effet, le rapport d’autopsie démontre des violences exercées sur H. H., notamment à la tête. Après une enquête minutieuse, les services de la gendarmerie ont finalement pu neutraliser les auteurs du crime. Il s’agit de 8 personnes, dont une femme, qui exercent illicitement la vente de boissons alcoolisées près du lieu du crime. Les mis en cause ont avoué les faits et reconnu également avoir jeté la victime à la mer pour fausser la piste aux enquêteurs.

MOULOUD SAOU

AÏN BEÏDA (OUM EL-BOUAGHI)

Le centre d’hémodialyse ouvrira ses portes en février

n Le centre d'hémodialyse tant attendu

par les patients de Aïn Beïda ouvrira ses portes dans deux mois, soit au mois de février 2015, selon les déclarations du wali d’Oum El-Bouaghi, lors de sa dernière visite d’inspection dans la ville. La structure en question, une fois achevée, viendra à point nommé atténuer le calvaire subi par les patients qui font la navette Aïn Beïda-Oum El-Bouaghi pour leur dialyse, et diminuera ainsi la tension exercée sur le centre d'hémodialyse du chef-lieu de wilaya. Il importe de rappeler que le plus grand nombre de dialysés de la wilaya est comptabilisé par la ville de Aïn Beida, où active une association de wilaya des insuffisants rénaux.

K. M.

ANNABA

Les gardiens de parking improvisés et le racket organisé

Le pactole ramassé quotidiennement par les clandestins dépasse de loin celui d’un haut cadre d’une firme pétrochimique.

D. R.
D. R.

A nnaba est devenue au fil du temps une ville totalement soumise au joug des gardiens illicites de par- king, en l’absence d’une main de fer de la force publique. Les habi- tants de la ville sont confrontés

bien malgré eux aux caprices intéressés de ces malfrats qui donnent l’allure d’être plutôt affiliés à des bandes maffieuses organisées. Aujour- d’hui, c’est incontestablement l’un des grands maux qui rongent la Coquette. Le “parkingueur”, comme on l’appelle ici, se re- vendique d’une profession informelle plus que rentable, assure-t-on, et qui a généré déjà bien des heurts sauvages entre les automobilistes et les jeunes des quartiers qui n’ont d’autre visée que de faire main basse sur les rues et les ruelles, no- tamment celles du centre-ville et du littoral. Dans certains lieux, à l’image de la placette du théâtre ou encore du côté du cours de la Révolution et aux abords des mosquées et autres administra- tions, le pactole ramassé quotidiennement par les clandestins dépasse de loin celui d’un haut cadre d’une firme pétrochimique. Certains hauts responsables de la wilaya, interrogés à ce sujet, pointent carrément un doigt accusateur en direc- tion des autorités locales, principalement celles

de l’APC. “Les élus ont favorisé l’anarchie en to- lérant ces dépassements et ils assimilent cela à de l’emploi des jeunes…” Mais là où le bât blesse, c’est le fait que cela se passe dans des endroits où l’on constate la plus grande concentration d’agents de la sûreté nationale. De là à impliquer les fonctionnaires exerçant au sein de ce corps constitué est un pas que d’aucuns n’hésitent pas à franchir, tant la complaisance est évidente à l’égard des contrevenants à l’ordre public. Il est pratiquement impossible de stationner, notam- ment au centre-ville, sans se faire racketter par ces gardiens clandestins, armés de gourdins, dont

Armés de gourdins, des «parkingueurs» imposent leur loi.

on dit que la plupart sont des repris de justice fraî- chement élargis à la faveur de la grâce présiden- tielle. Et attention à qui ose dire non. Générale- ment tatoués, balafrés et donnant l’allure d’un vé- ritable “concentré de calamités”, les “parkin- gueurs” imposent la loi la jungle au grand jour. A chaque rue, ruelle, boulevard, placette et aux alentours des mosquées et marchés, les proprié- taires de véhicules qui osent stationner sont sou- mis quotidiennement à la dîme, de gré ou de for- ce, à défaut de voir leurs biens saccagés, sans que personne intervienne.

B. BADIS

DROIT DE SERVITUDE

Un citoyen dans l'expectative à Sétif

n Un citoyen qui, depuis des mois, revendique son indemnisation après l’installation, depuis plus d’une année, de pylônes électriques sur son exploitation agricole sise à Mezloug dans la wilaya de Sétif, ne sait plus à quel saint se vouer. Pourtant, ce dernier a saisi par écrit et à plusieurs reprises (documents en notre possession), les services de la direction de distribution de Sétif, en vain. Pis encore, les lettres adressées par la direction des services agricoles et la direction des Domaines de la wilaya, respectivement en date du 12 novembre 2013 et 26 février 2014 n’ont pas trouvé écho auprès des responsables de la Sonelgaz. Cet exploitant a-t- il ou non le droit d’être indemnisé ? Pourquoi n’a-t-il pas été saisi par écrit sur l’état d’avancement de son dossier ? La Sonelgaz ne serait- elle pas concernée par les mesures de débureaucratisation et de l’amélioration des services pour une meilleure prise en charge du citoyen.

F. S.

BÉNI AZIZ (SÉTIF)

Des travaux sur un axe routier pénalisent les usagers

n Les travaux de réhabilitation d’un

tronçon de l’axe routier entre El-Bahbaha et Béni Aziz, au nord-est de Sétif, font, depuis plusieurs mois, du surplace. Les travaux qui ont été entamés depuis plusieurs mois, suite à un glissement de terrain, n’avancent pas, au grand dam des usagers. Un véritable calvaire pour les automobilistes, notamment les transporteurs de voyageurs qui utilisent ce tronçon de la RN 77 reliant El-Eulma à Jijel. Plusieurs automobilistes dénoncent l’indifférence des autorités quant au non- respect des délais de réalisation. “Nos véhicules sont endommagés par l’impraticabilité de cette route, car chaque jour, nous devons faire plusieurs navettes. Notre matériel perd de sa valeur sans pour autant réaliser les bénéfices qui nous permettent de le renouveler”, nous dira un transporteur privé qui assure la ligne El- Bahbaha - Béni Aziz.

A. LOUCIF

EL-TARF

Des marchés abandonnés par leurs bénéficiaires

M algré les efforts déployés par les responsables, le programme lancé depuis

plus d’une année pour mettre à la disposition des consommateurs des marchés couverts à travers plu- sieurs communes n’a pas atteint ses

objectifs, dans la mesure où plu- sieurs d’entre eux et non des moindres demeurent encore peu fréquentés par les citoyens. C’est le cas au chef-lieu de wilaya où des locaux bien aménagés n’ont pas trouvé jusqu’à ce jour preneurs.

A vrai dire, les marchands de lé-

gumes bénéficiaires de ces locaux ont indiqué que ces derniers n’ont pas été implantés dans des cités commerçantes.

Le même cas se pose pour les locaux

à usage professionnel, dont la plu-

part se trouvent dans un état de dé- labrement avancé, sinon modifiés ou abandonnés aussi par les nom- breux bénéficiaires qui préfèrent le chef-lieu de wilaya ou les chefs-

lieux de daïra.

TAHAR B.

ORGANISÉ PAR L’ASSOCIATION DES FEMMES JOURNALISTES (AJC)

Un atelier de formation pour les journalistes à Constantine

li, sponsorisée par Comet info et soutenue par la fondation Konrad-Adenauer. L’atelier a été essentiellement basé sur le choix de l’information économique et la maîtrise du lexique, selon M me Fouzia Ababsa, formatrice de l’atelier et rédactrice en chef adjointe de l’Eco Magazine. “Le choix de l’information et la maî-

L ’Association des journalistes femmes du constantinois (AJC) a organisée une for- mation au profit des journalistes tous or-

ganes confondus avec pour thème “Le traite- ment de l’information économique”. La forma- tion s’est tenue les 19 et 20 du mois en cours à l’hôtel Houcine à la nouvelle ville Ali-Mendje-

trise du lexique économique et essentiel et primor- dial pour un journaliste”, explique notre inter- locutrice. Notons que c’est le quatrième atelier organisé par l’Association des femmes journa- listes du Constantinois depuis sa création en

2014.

HOUDA CHIED

LIBERTE

Lundi 22 décembre 2014

L’Algérie profonde

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APPARITION D’UN MYSTÉRIEUX PRODUIT HUILEUX

L’inquiétude des arboriculteurs à Aïn Témouchent

Certains arboriculteurs ont affiché des suspicions quant à l’origine de cette huile, qui pourraient provenir, selon eux, des rejets chimiques de la centrale électrique.

D. R.
D. R.

L’ inquiétude des arboriculteurs d’Ouled Boudjemâa (daïra d’El- Amria, wilaya de Aïn Témou- chent) est à son paroxysme, après l’apparition d’une mystérieuse substance visqueuse et huileuse

sur les brins de nombreux arbres fruitiers, dont l’origine demeure inconnue, même si les soup- çons sont dirigés vers la centrale électrique. Le spectre d’une destruction massive de leur po- tentiel agricole les a donc fait réagir au plus haut point. Sitôt alertée par une plainte émanant d’un groupe d’agriculteurs de cette région côtière, la direction des services agricoles de la wilaya de Aïn Témouchent a constitué une commission technique composée des représentants de la DSA, de l’inspection de protection des végétaux ainsi que ceux de l’Institut régional de la pro- tection des végétaux de Misserghine (Oran) ; cet-

Le spectre d’une destruction massive de leur récolte préoccupe les arboriculteurs.

te commission a été dépêchée sur les lieux pour faire toute la lumière sur ce mystérieux produit. Pour Hadjira Abdelaoui, cadre et experte en la matière à la DSA de Aïn Témouchent, membre de ladite commission et qui a confirmé l’infor- mation, il est prématuré d’en déduire l’origine. “Nous nous sommes déplacés sur les lieux et nous avons constaté qu’effectivement certains arbres fruitiers, dont des figuiers, des oliviers et la vigne, ont été sérieusement touchés et asséchés, notam- ment les plantations qui se trouvent sur les hau- teurs face à la mer”, a-t-elle indiqué. La commission a prélevé des échantillons qui ont été expédié vers le laboratoire de l’Institut régional de la protection des végétaux de Misserghine pour des analyses biologiques et chimiques. Certains agriculteurs ont affiché des suspicions quant à l’origine de cette huile, qui pourraient provenir, selon eux, des rejets chimiques de la centrale élec-

trique. Une hypothèse que seuls les résultats du laboratoire peuvent confirmer ou infirmer et qui ne seront connus qu’au cours de la semaine pro- chaine. Mais selon d’autres agriculteurs, la dis- parition de la forêt mitoyenne, qui servait de bri- se-vent contre les courants de l’ouest, pourrait aussi en être la cause. À vu de l’expérience d’autres arboriculteurs, on dit que ce temps mi-nuageux, mi-ensoleillé de dé- cembre serait à l’origine de la sécrétion de cette substance, mais à partir du haut vers le bas, c’est- à-dire à partir du latex de l’arbre qui assèche la plantation. “C’est vrai, nous avons constaté des taches brunâtres au niveau de certaines feuilles. Est-ce dû à cette substance, à une maladie pro- voquée par un insecte nuisible et parasite ou à une insuffisance de fer ou tout autre élément nutritif ?”, s’est interrogée M lle Abdelaoui.

M. LARADJ

, s’est interrogée M l l e Abdelaoui. M. LARADJ BRÈVES de l’Ouest BÉCHAR Saisie de

BRÈVES de l’Ouest

BÉCHAR

Saisie de 208 kg de kif traité

n Lors d'une patrouille de reconnaissance,

les éléments de la 9 e GGF, relevant du 3 e Commandement régional de la Gendarmerie nationale, ont saisi 208,200 kg de kif traité sur la bande frontalière ouest avec le pays voisin. En effet, l'interception de cette quantité de drogue en provenance de ce pays a eu lieu aux environs de 1h du matin le 19 du mois en cours, au lieudit oued R'kina, indique le communiqué du groupement de la Gendarmerie nationale à Béchar. Selon le même communiqué, cette quantité de drogue a été découverte répartie entre 8 sacs. Une enquête a été ouverte par les agents de la brigade de Béni Ounif pour identifier les auteurs ou les complices des narcotrafiquants impliqués dans cette affaire.

R. R.

TLEMCEN

Un élément de sécurité des frontières arrêté avec 90 kg de kif

n Les éléments de la brigade de recherche et

d’investigation (BRI) relevant de la Sûreté de wilaya de Tlemcen ont intercepté, samedi matin, un véhicule avec à son bord plus de 90 kg de kif traité introduit du Maroc. La singularité de cette saisie réside dans le fait que le conducteur du véhicule qui transportait cette marchandise, de type Chevrolet, est un élément des gardes- frontières dont le rôle principal est de lutter contre l’introduction des stupéfiants sur le territoire national. C’est à l’entrée sud de la ville de Tlemcen, à Sidi Boublène dans la commune de Mansourah, que les policiers ont opéré l’interception du véhicule qui contenait la résine de cannabis ainsi qu’un autre individu servait comme éclaireur. Tous les deux ont été appréhendés dans le cadre de cette affaire dont l’enquête suit son cours.

AMMAMI MOHAMMED

OUEST DU PAYS

Saisie de plus de 1 862 t de résine de cannabis

n Les différentes unités relevant du 2 e

commandement régional de la Gendarmerie nationale à Oran ont procédé, durant la période du 26 novembre au 9 décembre, à la saisie d’une quantité de 1 862,721 kg de kif traité (résine de cannabis), 8 g de cocaïne et 2 480 comprimés de psychotropes, avons-nous appris de source proche de cette institution de la Gendarmerie nationale. Cette opération s’est traduite par l’arrestation de 54 individus dans 24 affaires traitées. Dans le même cadre, les éléments de la Gendarmerie nationale ont traité 41 affaires liées à des actes de contrebande de 98 159 litres de carburant vers la frontière ouest du pays. A l’issue de cette opération, 4 individus impliqués ont été appréhendés et mis sous mandat de dépôt. 4 500 paquets de cigarettes frauduleusement introduites du Maroc ont été également saisis par les services de la Gendarmerie nationale.

K. R. I.

RELIZANE

5 familles en grève de la faim

L es 5 familles exclues de l’opé- ration de recasement effec- tuée, le 3 décembre dernier à

Zemmora, ont fait état de leur déci- sion d’entamer une grève de la faim illimitée, devant le siège de la wilaya de Relizane, lors d’un sit-in tenu avant-hier, a-t-on constaté sur pla- ce. Ces familles expulsées du bi- donville de Oued Djanti lors de la dernière opération d’éradication de l’habitat précaire se sont regrou- pées avec femmes et enfants devant le siège de la wilaya, faisant état de leur détermination à demeurer sur place, en grève de la faim jusqu’à sa- tisfaction de leur droit à un logement décent. Le bureau local de la LAD- DH (Ligue algérienne de défense des droits de l’homme), a exprimé sa so- lidarité à ces familles démunies “qui vivent un véritable enfer depuis le 3

décembre dernier, date de leur ex- pulsion de leurs masures pour être je- tées à la rue par les services de la com- mune et de la daïra de Zemmora”, se- lon un communiqué transmis à notre rédaction. La LADDH condamne également “la politique de fuite en avant pratiquée par les au- torités locales de Zemmora et de marginalisation des franges sociales

en proie à la précarité”. Partant de ce fait, la Ligue incite le premier res- ponsable de la wilaya à intervenir au- près des services concernés afin de mettre fin au calvaire de ces mal- heureux. Aux dernières nouvelles, on apprend que des représentants des grévistes de la faim ont été reçus par un responsable de la wilaya. Selon nos sources, ce dernier aurait affir-

mé que les 5 familles seront relogées lors de la prochaine opération de re- casement devant avoir lieu au cours de la semaine en cours, les exhortant à mettre fin à leur sit-in et grève de la faim. “En attendant des mesures concrètes, nous préférons passer la nuit devant le siège de la wilaya”, in- diquent les chefs de famille.

M. SEGHIER

MAGHNIA (TLEMCEN)

Une ville de 160 000 habitants sans feux tricolores

n La ville Maghnia qui compte plus de 160 000 habitants, pâtit du manque de feux tricolores aux intersections. Aucune n’est dotée de ces feux qui sont très efficaces pour la fluidité de la circulation notamment à l’heure actuelle où le parc automobile a explosé. Aucune action n’a été initiée dans ce sens par les responsables locaux pour lesquels cet outil indispensable, passe en second plan et ne semble

pas être à l’ordre du jour. A l’heure où la circulation automobile dans le milieu urbain est régulée par des feux tricolores intelligents, les routes tout comme les rues de Maghnia sont cabossées par l’improvisation des ralentisseurs qui ne répondent à aucune norme de sécurité et continuent à être placés d’une manière anarchique.

AMMAMI MOHAMMED

CHLEF

Le voleur des téléphones portables sous les verrous

n Les éléments de la troisième sûreté

urbaine d’El-Houria dans la commune de Chlef ont arrêté, en fin de semaine, à l’intérieur de la gare routière de haï Bensouna et en flagrant délit un voleur notoire de téléphones portables. Agé de 35 ans et originaire des environs de la ville de Chlef, celui-ci sévissait depuis des mois non seulement dans la gare routière où il a été appréhendé, mais également dans d’autres endroits de la ville qui sont régulièrement fréquentés par des familles et des passants. Selon des sources de la Sûreté de wilaya, ce voleur à la tire ciblait aussi des étudiantes en leur arrachant de force et sous la menace d’armes blanches qu’il portait sur lui, leurs téléphones portables. Avant de tomber dans la souricière qui lui a été tendue par les policiers, ce malfrat a longtemps semé la panique chez les citoyens partout dans la ville. Soulignons enfin qu’aussitôt arrêté, ce dernier a été placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal de Chlef.

A. CHENAOUI