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Lemmouchia s’accroche avec Saâdane et quitte l’Angola «Je suis parti car ma sœur est malade»
Lemmouchia s’accroche
avec Saâdane
et quitte l’Angola
«Je suis parti car ma
sœur est malade»
Saïfi lâché
par Al Khor
De nos envoyés
spéciaux en Angola
JEUDI 14 JANVIER 2010 QUOTIDIEN NATIONAL SPORTIF N° 1083 PRIX 20 DA
Algérie-Mali
aujourd’hui à 17h
DuDuDu3-5-2,3-5-2,3-5-2,onononpassepassepasseauauau4-3-3…4-3-3…4-3-3…
DuDuDu3-5-2,3-5-2,3-5-2,onononpassepassepasseauauau4-3-3…4-3-3…4-3-3…
Laïfaoui et Bezzaz titulaires,
Mansouri maintenu…
SaâdaneSaâdaneSaâdane SaâdaneSaâdaneSaâdanerévolutionnerévolutionnerévolutionne révolutionnerévolutionnerévolutionne
l’équipel’équipel’équipel’équipel’équipel’équipel’équipe !!!!!!!
Ghezzal
«Ce soir, on rendra
le sourire aux Algériens»

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Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

 

Coup d’œil CAN2010

 
 

De nos envoyés spéciaux en Angola

 

Demain,

                   
Mohamed Saâd
Mohamed
Saâd
Farid Aït Saâda
Farid
Aït Saâda
Nacym Djender
Nacym
Djender
Redouane Bouhanika
Redouane
Bouhanika
Samir Bechir
Samir
Bechir
Adlane Chouail
Adlane
Chouail
Yacine Selhani
Yacine
Selhani
 
Gonçal Pérez
Gonçal
Pérez
 
Madjid Aït Abdallah
Madjid
Aït Abdallah

ne ratez pas

Le Buteur

               

de vendredi

              de vendredi Algérie-Mali, aujourd’hui à 17h On veut une

Algérie-Mali, aujourd’hui à 17h

On veut une réaction d’orgueil

Mansouri

«Nous n’avons qu’un point de retard sur le Mali»

«Nous n’avons qu’un point de retard sur le Mali» A rrivée jeudi dernier avec un statut

A rrivée jeudi dernier avec un statut de mon- dialiste et l’ambition de jouer les premiers rôles, l’Equipe nationale se re-

trouve, après une petite semaine pas- sée à Luanda, en train de jouer sa tête en Coupe d’Afrique des nations. Que s’est-il passé pour que les Verts tom- bent de si haut ? Une prestation fan- tomatique ajoutée à des conditions de jeu pénibles et un adversaire hyper motivé. Comme quoi, en football tout peut aller très vite et les joueurs, hier encore des héros nationaux, ont été voués aux Gémonies. En plus de la défaite qui leur a fait très mal comme à tout le peuple algérien d’ailleurs, les joueurs étaient très touchés par les critiques parfois acerbes qui ont suivi leur entrée en matière en Coupe d’Afrique. Hier au cours du vision- nage de la cassette du match Angola – Mali, le sélectionneur national a beaucoup plus insisté sur l’utilité d’oublier la défaite face au Malawi que sur les points forts et les points faibles de l’adversaire malien.

La chaleur ne sera plus une excuse

« Face au Mali, le match débutera à 17h, vous allez voir une autre équipe», pestait Halliche à la fin du match. Une déclaration faite à chaud, mais qui résume parfaitement bien l’état d’esprit des joueurs algériens qui semblaient avoir été pris de court par

la chaleur étouffante du stade du 11- Novembre. La preuve, on a vu en deuxième mi-temps face au Malawi lorsque la chaleur était supportable, un semblant de réaction. Cet après- midi, le match débutera à 17h, l’ex- cuse de la chaleur ne passera donc pas. Même le sélectionneur national, M. Rabah Saâdane, qui n’a eu de cesse de critiquer la programmation des rencontres en début d’après-midi, a promis que son équipe montrera un visage meilleur face aux Maliens. «A 17h, la chaleur aura sensiblement baissé, ce qui nous permettra de déve- lopper notre football habituel et de jouer sur notre véritable valeur», a même promis Saâdane.

10 000 supporters ma- liens, 25 algériens

C’est vrai qu’on sera débarrassés cet après-midi du problème de la chaleur, mais d’autres facteurs adverses vien- dront compliquer la situation des Verts. En effet et comme nous l’écri- vions il y a plusieurs jours, il y a une très forte communauté malienne en Angola avec tout un quartier habité par les Maliens qui s’adonnent à diffé- rentes sortes de commerces. D’ail- leurs, la représentation diplomatique angolaise à Bamako a refusé de déli- vrer des visas aux supporters maliens désirant effectuer le déplacement à Luanda jugeant que les supporters étaient déjà nombreux en Angola. Jeudi dernier, ils étaient quelque 3000

supporters à l’accueil des Eléphans à l’aéroport de Luanda. Ce jeudi, il y aura plus que le triple au stade du 11-Novembre contre l’Algérie. Un avantage de taille pour les Maliens sa- chant qu’en face, il y aura une vingtaine de supporters algériens.

La confiance, l’au- tre atout malien

Statistiquement, le Mali ne possède qu’un seul point d’avance sur l’Algérie, mais psychologiquement, ils ont une avance appréciable sur nous. Il y a de quoi avoir le moral lorsqu’on remonte un 4 à 0 à un quart d’heure de

la fin, surtout qu’en face il y a une équipe abattue par son entrée en matière catastrophique face au Malawi. Les joueurs maliens en sont conscients et Seydou Keïta, l’homme qui a sonné leur révolte face à l’An- gola, nous l’a dit hier : «Oui, nous avons un avantage psychologique cer- tain sur les Algériens, mais cela ne veut pas dire que nous avons déjà gagné le match, surtout si on ne rectifie pas les erreurs commises face aux An- golais en première mi-temps.» Les Ma- liens sont non seulement en confiance après leur révolte du match d’ouverture, mais ils sont décidés à ne plus commettre les erreurs de débu- tants qui leur ont coûté quatre buts.

Le salut passe par une réaction d’orgueil

Devant autant d’adversité, le salut de l’équipe d’Algérie passe par une réaction d’orgueil. Lorsqu’elle se sent acculée, cette bande de copains a souvent su réagir. Souvenez-vous le caillassage du bus au Caire qui a sonné la révolte des Verts trois jours plus tard. Les joueurs ont été touchés dans leur amour-propre par tout ce qui a été dit et écrit sur eux. Ils n’ont pas compris comment on peut être des héros un 18 novembre pour de- venir des zéros le 11 janvier. Et c’est cela sans doute qui va leur permettre de renverser une situation des plus compromettantes en battant le Mali. Mais ont-ils vraiment le choix ?

M. S.

Un mot sur l’ambiance qui règne au sein du groupe, après la défaite ? L’ambiance s’est beaucoup améliorée depuis la défaite. On s’est parlés entre nous et tout le monde a pris conscience un peu plus de l’importance du moment. On s’entraîne comme vous l’avez vu dans une bonne ambiance et je crois que tout le monde a su faire le point dans sa tête pour chasser les mauvaises images de la défaite.

Vous ne pensez pas que vous allez traîner encore les sé- quelles de cette défaite ? On est tous des professionnels et on sait tous comment passer à autre chose rapidement. Ce n’est pas la première dé- faite qu’on subit de notre carrière tout de même. Maintenant, c’est sûr que cette défaite a donné à réfléchir à toute l’équipe. On ne peut pas rester les bras croisés après un tel ratage. Nous l’assumons pleinement, car c’est nous qui étions sur le terrain. Il fallait se secouer un peu plus et c’est tout. Sauf qu’il ne faut pas omettre de parler des conditions climatiques dans lesquelles on avait joué ce match. Ce n’était pas évident de suivre pendant 90 minutes avec cette chaleur et toute cette humidité. Mais bon, les gens ne peuvent pas comprendre ces choses-là, tant que ce n’est pas eux qui étaient sur le terrain.

Comment faites-vous justement pour préparer le match contre le Mali ? Il suffit qu’on gomme de nos têtes le match contre la Ma- lawi et qu’on ne pense plus qu’à celui de jeudi face au Mali. On doit concentrer toute notre énergie sur ce match. Il faut sortir tout ce qu’on a dans le ventre pour espérer être à la hauteur. On doit rester solidaires entre nous, comme on sait le faire et jouer à notre vrai niveau. Il faut faire des sacrifices pour ne pas avoir de regrets.

Sentez-vous, en tant que capitaine, que le groupe a re- trouvé cette envie qui le caractérise ? Vous savez, l’envie ne nous a jamais quittés depuis le début. Ce sont les conditions dans lesquelles on a joué ce match qui nous ont réduit nos mouvements habituels. Mais c’est sûr que maintenant, il va nous falloir jouer à 200% pour rattraper tout ça. L’envie est en chacun de nous et vous allez voir que personne ne triche dans cette équipe.

vous allez voir que personne ne triche dans cette équipe. Capables de remonter la pente ?

Capables de remonter la pente ? Il faut savoir que bien qu’on ait perdu ce premier match, on ne se trouve qu’à un point des seconds. Le Mali et l’Angola n’ont qu’un seul point et si on bat le Mali, on sera devant. Donc, je ne vois pas de raison pour baisser les bras. Un point, c’est fai- sable, mais à condition de bien aller le cher- cher contre le Mali. En tout cas, nous y croyons fermement. Entretien réalisé par Nacym Djender

Attention à l’affaire Belbey

Le dernier Mali-Algérie en Coupe d’Afrique des nations n’a pas laissé un souvenir impérissable aux Algériens. Malmenée par des Maliens survoltés et jouant chez eux, les Algériens ont non seulement quitté la CAN-2002 sur la pointe des pieds (1 point en 3 matchs), mais ils ont surtout failli perdre deux joueurs : Tasfaout, qui a ravalé sa langue, et surtout Belbey qui a dû stopper sa carrière net, après une intervention musclée de Mahamadou Diarra, l’actuel joueur du Real Madrid qui n’avait que 21 ans à l’époque. Diarra sera là cet après-midi et même si ce n’est plus le même joueur, les joueurs algériens doivent faire très attention car si par malheur on est éliminés, on veut au moins que nos joueurs rejoignent leur club sains et saufs.

Meghni a tout fait pour jouer

En apprenant qu’il n’était toujours pas apte à jouer face au Mali, Mourad Meghni était très triste. Se déplacer jusqu’en Angola pour voir les autres jouer a dû faire mal à Meghni qui a longuement discuté avec le staff médical de l’équipe natio- nale pour savoir s’il avait des chances de pouvoir prendre part au match. Le sélectionneur national, qui a grandement besoin de ses services, lui a expliqué qu’il préférait ne pas le faire jouer que de mettre en danger sa carrière. Alors que l’IRM qu’il avait effectuée à Ben Aknoun avait révélé que Meghni était apte à jouer la CAN, le joueur ressentait et ressent tou- jours des douleurs à chaque fois qu’il fournissait des efforts à l’entraînement. Saâdane lui a expliqué qu’il serait plus raison- nable pour lui de se soigner, car il y a une Coupe du monde qui se profile à l’horizon.

Les joueurs ne quittent plus leur chambre

Ceux qui ont osé s’approcher de l’hôtel Continental, quartier général des Verts, ont dû vite déchanter. Il faut passer de longues heures pour apercevoir les joueurs qui ont préféré res- ter cloîtrés dans leur chambre, sans doute à cause de la décep- tion de la défaite face au Malawi. Mardi soir par exemple, il n’y avait que les responsables qui faisaient les cent pas. Les joueurs, eux, sont descendus pour dîner avant de rejoindre tout de suite après leur chambre. A peine s’ils ont daigné nous saluer. Le seul qui s’est attardé un peu avec l’envoyé spécial de RMC a été Nadir Belhadj qui est descendu jusqu’au hall de l’hôtel.

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 3 Coup d’œil CAN2010 3 attaquants, Mansouri
Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 3 Coup d’œil CAN2010 3 attaquants, Mansouri

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

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Coup d’œil CAN2010

3 attaquants, Mansouri maintenu, Bezzaz et Laïfaoui titulaires

Saâdane révolutionne

Bezzaz et Laïfaoui titulaires Saâdane révolutionne I l fallait user de tous les moyens pour assister

I l fallait user de tous les moyens pour assister à l’entraînement des Verts hier à 17h au stade Co- queiros de Luanda. Saâ-

dane a tout fait pour faire respecter le huis clos décrété la veille en évacuant un groupe de journalistes qui suivait la séance d’entraînement à partir de la ter-

rasse d’un immeuble voisin. Le sélectionneur national voulait la tranquillité et il l’a eue. En plus de quelques exercices de vitesse, foo- ting et autres simples ateliers, la séance d’hier a été basée essen- tiellement sur la tactique qui sera

adoptée cet après-midi face au Mali et sur l’aspect psychologique puisqu’on a pu voir Saâdane puis Raouraoua discuter longuement avec certains cadres de l’équipe.

Ghezzal, Matmour et Bezzaz devant

Et le moins qu’on puisse dire est que Saâdane va jouer l’attaque à outrance face aux Maliens avec la présence de pas moins de trois attaquants : Abdelkader Ghezzal, Karim Matmour et Yacine Bez- zaz. Mais attention, ces trois joueurs ne resteront pas scotchés

l’équipe

devant la défense malienne car dès la perte du ballon Mat- mour et Bezzaz de- vront replier pour «remplir» le milieu du terrain. Ainsi, en possession du ballon, les Algériens joue- ront avec trois mi- lieux de terrain, mais dès qu’ils perdent le ballon ils seront à cinq dans l’entrejeu.

lundi dernier. Pour lui permettre de s’exprimer pleinement, Saâ- dane lui a mis Abdelkader Laï- faoui pour s’occuper des tâches défensives. Pourquoi pas Raho, un arrière droit de métier ? Le ca- pitaine ententiste est connu pour ses montées offensives, or Saâ- dane a besoin de quelqu’un pour couvrir Matmour et son choix s’est porté sur Laïfaoui.

Saïfi et Zaoui sur le banc

Deux joueurs ont fait les frais des nouveaux choix de Saâdane :

Rafik Saïfi et Samir Zaoui. Le pre- mier a dû faire un sacrifice en jouant face au Malawi, Saïfi n’étant pas complètement remis de sa blessure et le second a cédé sa place car Saâdane a décidé de jouer avec deux défenseurs cen- traux et les titulaires jusque-là sont Bougherra et Halliche. Comme déjà annoncé, Meghni et Yahia ne feront pas partie de la liste des 18 car ils ne sont pas en- core au point physiquement.

M. S.

Laïfaoui pour libérer Matmour

Tout le monde a vu, face au Malawi, que les joueurs n’arri- vaient pas à courir derrière un ballon, mais le plus éprouvé de tous a été Karim Matmour. De- puis plus d’une année, Saâdane demande à Matmour de jouer dans un poste inhabituel pour lui qui exige un gros travail défensif et de gros efforts physiques. C’en était trop pour le joueur de Möenchengladbach qui n’en pou- vait plus sous la chaleur moite de

Belhadj «Il ne faut pas nous enterrer trop vite»

Comment est l’ambiance au sein du groupe, à quelques heures du match face au Mali ? Ça va, ça commence à aller mieux. Je pense que le pire est passé. On a été un peu secoués sur le coup, mais on s’est vite remis au travail. Je pense qu’il ne sert à rien de se lamenter. Ce qui est fait est fait. Là, on se concentre un peu plus sur notre prochain match. C’est aussi ça l’avantage de cette CAN. Tu n’as pas le temps de souffrir longtemps. On est tou- jours en plein dedans. L’ambiance est assez détendue. Non, de ce côté-ci, tout va bien.

Que s’est-il passé au juste face au Malawi ? Je pense qu’on n’a pas été dans notre jour, voilà tout. Le risque était connu. On a pris un râteau, c’est vrai, mais ce n’est pas une rai- son pour nous tomber dessus. Il ne faut pas nous enterrer un peu

trop vite. On aura l’opportunité de se racheter.

Pensez-vous, sincèrement, qu’une équipe qui en prend trois face au Malawi est capa- ble de battre le Mali ? Absolument. Je n’ai aucun doute là-dessus. On n’a pas trop le choix. On doit gagner si on veut éviter de s’enfoncer dans la m… Les garçons sont conscients de la tâche qui les attend. On en a parlé entre nous et on est tous décidés à réaliser un gros match. C’est pro- mis !

Le match du Malawi est-il déjà oublié ou y a-t-il des joueurs qui sont encore sous le choc après la défaite ? Non, je ne le pense pas. Tout le monde a oublié. On est des pro- fessionnels. On sait faire la part des choses. On en a parlé entre nous et c’est vite oublié. Tout le

monde est reparti du bon pied dès le lende- main.

Comment se pré- sente le match ? Ce sera difficile. Mais je pense que ce sera un tout autre match, dès lors que les conditions météo- rologiques sont en notre faveur. La tem- pérature sera plus ou moins douce à cette heure -là. Après, on connaît parfaitement le Mali. On sait à quoi

nous en tenir. On jouera comme à Khartoum, avec la même mentalité.

Tout le monde au pays attend ce match face au Mali pour vous voir vous racheter, un commentaire ?

face au Mali pour vous voir vous racheter, un commentaire ? Nous aussi, on est impatients

Nous aussi, on est impatients d’y être. On veut effacer la défaite face au Malawi. Ceci passe inéluc- tablement par une victoire face au Mali. On ira la chercher. Entretien réalisé par Redouane B.

Saâdane instaure le huis clos

La dernière séance d’entraînement d’hier s’est déroulée comme prévu à huis clos. Un huis clos bien respecté par rapport à la séance de la veille du match contre le Malawi. On a dû mon- ter sur une terrasse d’un immeuble jux- taposant le terrain d’entraînement pour suivre la séance. Se rendant compte, Saâdane a chargé trois policiers pour évacuer la terrasse et faire respecter le huis clos.

Il insiste sur les tirs vers les buts

A la fin du match d’application, Ziaya

et Raho sont allés effectuer quelques tours de piste, Bougherra, Saïfi, Ghez- zal et Mansouri se sont adonnés à des séries d’accélération, alors que le reste du groupe a effectué une séance de tirs vers les buts. Constatant que ses joueurs ont rarement tiré vers les buts lors de la rencontre précédente contre le Malawi, Saâdane a insisté sur ce point qui pourrait s’avérer la clé de réussite ce soir contre le Mali.

Raouraoua discute avec Mansouri puis le coach

A la fin de la séance d’entraînement

d’hier, le président de la Fédération, Mohamed Raouraoua, a pris en aparté le capitaine d’équipe Yazid Mansouri. Les deux hommes ont discuté un bon moment en marchant sur la ligne de touche. Connu pour son éloquence, le président de la FAF a certainement tenu un discours sincère au capitaine des Verts afin de le galvaniser à la veille de la rencontre décisive contre le Mali. Le premier responsable de la FAF s’est entretenu par la suite avec l’entraîneur, Rabah Saâdane, et ont certainement fait le point sur l’équipe.

L’entraîneur et Saïfi ont longuement parlé avant l’entraînement

Avant l’entraînement, le sélection- neur national, Rabah Saâdane, a pris en aparté Rafik Saïfi avec lequel il a discuté longuement. Les deux hommes se sont beaucoup parlé. Même si on ignore l’objet de la discussion, on imagine que son discours a tourné sur la situation qui prévaut au sein de la sélection à l’is- sue de la déroute des Verts contre le Malawi. Saâdane sait pertinemment que le deuxième capitaine et cadre de l’équipe depuis un bon moment peut peser sur le groupe. Rafik Saïfi est en effet précieux pour les Verts et a la qua- lité d’être le lien entre les joueurs pro- fessionnels et les locaux. Il a été longtemps professionnel en France alors qu’il a été formé en Algérie. Il est écouté même parmi les plus anciens de la sélection. C’est la raison pour la- quelle Saâdane compte sur lui dans ces moments difficiles pour sensibiliser ses coéquipiers.

Raouraoua annule la conférence de presse

◗◗ Le coach national devait animer une conférence de presse avec tous les journa- listes présents à Luanda pour répondre à leurs questions, notamment la défaite enre- gistrée contre le Malawi. Mais Raouraoua a décidé tout simplement de d’annuler. En fait, les commentaires des journalistes sur la dé- faite n’ont pas été du goût du président de la FAF. D’où cette décision. Mais ce que semble ignorer Raouraoua, c’est que le monde spor- tif a suivi la rencontre et chacun avait le droit de faire son commentaire. Par conséquent, les journalistes présents à Luanda n’y sont pour rien.

Saâdane a revisionné le match Angola-Mali

◗◗ Afin d’avoir une idée précise sur les forces et les fai- blesses du Mali, Saâdane et les membres du staff technique ont revu le match d’ouverture Mali-Angola. Mais avant cela, le coach a demandé aux membres de son staff, y com- pris Laaroum et Yekhlef, d’établir un compte rendu détaillé du match. Ce qui lui permettra d’étudier dans le moindre détail le jeu de l’adversaire, c’est-à-dire ses forces et ses fai- blesses.

Concentration sur les 20 dernières minutes du match

◗◗ Au cours de la séance vidéo d’hier matin, Saâdane et ses joueurs se sont bien concentrés sur le match Mali-An- gola, particulièrement sur les 20 dernières minutes de la partie, qui ont permis aux Maliens de remonter au score.

Le dernier quart, le vrai visage du Mali

◗◗ Pour éviter un éventuel relâchement de son onze, surtout vers la fin du match, Saâdane a sommé ses joueurs de maintenir leur concentra- tion tout au long de la partie, surtout dans le dernier quart.

Le coach met en garde les défenseurs…

◗◗ Durant la séance vidéo avec les joueurs, Saâdane a fait remarquer à chaque défenseur les erreurs qui ont été commises face au Malawi. Il les a ainsi mis en garde pour que celles-ci ne se reproduisent plus.

… et motivent les attaquants

◗◗ En visionnant le match Mali-Angola, il a décelé toutes les faiblesses du compartiment défensif du Mali. Il a ainsi demandé à ses attaquants de profiter des lacunes des joueurs maliens pour leur marquer.

Séance à l’heure du match

◗◗ Hier après-midi, les Verts ont fait leur dernière séance d’entraîne- ment avant d’affronter le Mali. Cette séance a débuté à 17 heures pré- cises, c'est-à-dire à l’heure du match. Mais c’était aussi la première séance sous les projecteurs depuis leur arrivée à Luanda.

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Coup d’œil CAN2010

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

De nos envoyés spéciaux en Angola

Mohamed Saâd
Mohamed
Saâd
Farid Aït Saâda
Farid
Aït Saâda
Nacym Djender
Nacym
Djender
Redouane Bouhanika
Redouane
Bouhanika
Samir Bechir
Samir
Bechir
Adlane Chouail
Adlane
Chouail
Yacine Selhani
Yacine
Selhani
Gonçal Pérez
Gonçal
Pérez
Madjid Aït Abdallah
Madjid
Aït Abdallah

Demain,

ne ratez pas

Le Buteur

de vendredi

Abdallah Demain, ne ratez pas Le Buteur de vendredi Les joueurs promettent «On n’est pas des

Les joueurs promettent

«On n’est pas des hommes si on ne fait pas sortir le peuple de nouveau dans la rue»

Ghezzal «Face au Mali, ce sera le déclic» Tout d’abord, comment va le moral ?
Ghezzal
«Face au Mali,
ce sera le déclic»
Tout d’abord, comment va le
moral ? Ça ne doit pas être facile
de digérer une lourde défaite dès
son entrée en lice à la CAN ?
C’est dur, en effet. Cette défaite
nous a vraiment secoués. Surtout
sur le coup. Le moral était au plus
bas. Mais on s’est vite ressaisis,
après avoir fait le point entre nous.
On s’est réunis juste après et on est
sortis avec la conviction d’oublier
tout ça et de se projeter vers l’ave-
nir. La compétition ne fait que
commencer. Ce serait bête de dé-
crocher maintenant.
Beaucoup ne comprennent tou-
jours pas ce qui s’est passé face
au Malawi ?
Nous aussi ! Je ne vais tout de
même pas minimiser de la valeur
de l’adversaire qui mérite ample-
ment sa victoire. Mais personne ne
s’attendait à ce qu’on se fasse ra-
masser de la sorte ! Trop de choses
ont pesé. Je pense à la chaleur, en
particulier. Après, même le premier
but nous a franchement déstabili-
sés. Ça nous a franchement désta-
bilisés. Ça s’est joué sur pas grand-
chose. Maintenant, ce qui est fait
est fait. On n’est pas les seuls à avoir
raté notre entrée. On ne peut pas
refaire le match.
Vous parlez sans doute du Nige-
ria et de la Côte d’Ivoire ?
Tout à fait, deux mondialistes.
Ceci pour dire que le premier
match ne peut être une référence. Il
y a des équipes qui ont besoin de
temps pour s’imposer. Je sais que le
facteur temps ne joue pas en notre
faveur, puisque maintenant, tout
faux pas nous est interdit, mais je
reste confiant. Je sais que l’Algérie
montrera un autre visage face au
Mali.
Un gros match en perspective …
Oui ! En face, y aura le Mali. On
a tous vu ce qu’il a fait face à l’An-
gola. Remonter quatre buts prouve
qu’il en a des ressources. C’est un
gros match en perspective, comme
tu dis, mais à chaque adversaire ses
caractéristiques. Le Mali a, lui
aussi, ses points faibles. On tâchera
de les exploiter.
L’attaque est restée
muette face au Malawi, à
quand le réveil ?
Le plus tôt possible. On
doit se remuer si on veut
rester toujours en lice. On
doit marquer si on veut
prendre des points. Sinon,
on risque de beaucoup ga-
lérer. Personne ne souhaite
ça. On sait tous ce qu’il
nous reste à faire. Il va fal-
loir nous faire confiance.
Ça ne vous pèse pas trop
sur le moral de ne pas
marquer ces derniers
temps ?
Un petit peu, je l’avoue.
Il y a toujours une certaine
frustration. C’est clair que
j’ai envie de marquer. De
propulser l’équipe vers
l’avant. Ça viendra, j’en
suis certain.
Entretien réalisé par
Redouane B.

L’Ougandais Sigonga arbitrera la rencontre

Lors de la même réunion technique qui a eu lieu à Luanda, les repré- sentants de la CAF ont désigné l’arbitre ougandais Mohamed Sigonga

pour arbitrer le deuxième match des Verts lors de cette phase des poules.

Une rencontre qui les opposera à leurs voisins maliens dans une rencontre qui s’annonce déjà très importante pour les coéquipiers de Chaouchi.

déjà très importante pour les coéquipiers de Chaouchi. D eux jours après la dé- bâcle malawite,

D eux jours après la dé- bâcle malawite, les séquelles étaient tou- jours là. Il aura fallu d’un masque pour

dissimuler la déception qui trahissait tous les visages. A l’hôtel où sont hé- bergés les joueurs, l’ambiance était lourde. On sentait bien que les co- équipiers de Ziani se sont bien fait secouer par la lourde défaite face au Malawi. On ne se relève pas aussi fa- cilement d’une claque dont la trace est toujours perceptible. Qu’à cela ne tienne, on essaye de rester dignes, la tête haute, pas dans les étoiles comme avant, mais aussi fiers quand même. Ne voulant sans doute pas céder au découragement, les joueurs ont provoqué une réunion hier soir. Loin des regards des staffs et des cu- rieux, les Verts ont en fait le point entre hommes.

«La défaite n’est pas la responsabilité de X ou Y»

Naturellement, la discussion a tourné exclusivement autour du match du Malawi. Les joueurs ont tenté de s’expliquer le pourquoi de cette débâcle. Tous ont convenu que la responsabilité n’incombe pas à un ou deux joueurs, comme cela a pu être rapporté, mais à toute l’équipe qui est, de leur avis, passée complè- tement à côté de son sujet. Ceci n’en- lève pas de la responsabilité du gardien de but, Faouzi Chaouchi, qui était l’un des premiers incrimi- nés pour ses grosses bourdes tout au long du match.

«On doit laver l’affront avant qu’il ne soit trop tard»

Le Malawi oublié, les joueurs se sont dès lors mis à parler du pro- chain match face au Mali. Tous ont convenu de la nécessité de gagner ce match pour le peuple et ainsi laver l’affront de la défaite. En effet, bien qu’ils reconnaissent toute la diffi- culté du contexte dans lequel ils ont évolué, les joueurs refusent de met- tre en avant le prétexte de la chaleur qui ne fait plus recette chez le peu- ple.

«On doit jouer comme face à l’Egypte !»

Bien qu’aucun match ne ressemble

à un autre, les coéquipiers de Hal-

liche sont déterminés à refaire le coup de l’Egypte au Mali. Et pour ce

quoi un joueur a rétorqué : «Hé les gars, il va falloir mettre notre ego de côté. Le coach ne doit pas trinquer seul, à chaque fois que la situation n’est pas reluisante. On est tous res- ponsables et on doit se comporter de la sorte dès lors que c’est nous qui jouons sur le terrain, pas lui.»

«On doit tout donner, quitte à y laisser notre peau !»

Un des locaux a pris la parole pour parler de la déception du peu- ple dont certains de ses amis lui ont fait part au téléphone. Ceci a fait dire aux joueurs : «Qu’il va falloir tout donner, quitte à y laisser notre vie. On doit nous racheter coûte que coûte. Faute de quoi, tout ce que nous avons réalisé jusqu’ici aura été vain.»

«Le peuple doit sortir fêter la victoire de nouveau»

Il est clair que les critiques qui ont suivi la défaite ont particulièrement affecté les joueurs. La preuve, ils n’ont pas arrêté tout au long de cette réunion de parler de la nécessité de rendre le sourire aux supporters et de les faire sortir de nouveau dans la rue pour fêter la victoire.

«Celui qui ne peut pas assurer n’a qu’à le dire !»

Il semble bien que le prétexte de la chaleur a fini par lasser tout le monde, y compris les joueurs qui ne veulent plus se cacher à chaque fois derrière l’argument de la chaleur et de l’humidité pour justifier leur dé- faite. Un des joueurs l’a fait savoir clairement à ses coéquipiers : «Il va falloir arrêter avec ces prétextes de la chaleur et de l’humidité. On n’est pas les seuls à devoir les supporter. C’est valable pour tout le monde. C’est vrai que c’est difficile, mais il va falloir faire avec. Que celui qui ne peut pas supporter le dise au coach. Il n’y a pas de honte à le faire. On doit être à 1000% face au Mali.»

Redouane B.

faire, ils sont unanimes à dire qu’ils doivent retrouver la même envie et le même esprit de combati- vité qui avait fait leur force

Les Verts joueront en blanc Pour leur second match lors de cette CAN angolaise, les
Les Verts
joueront en blanc
Pour leur second match lors de cette
CAN angolaise, les coéquipiers de Abdelkader
Ghezzal aborderont la rencontre de cette après-
midi face au Mali avec un nouvel équipement.
Contrairement au premier match où ils ont joué en
vert, cette fois-ci, les Fennecs joueront en blanc. Cela
s’est décidé en effet lors de la réunion technique qui a
eu lieu hier, dans la matinée. Espérons que le blanc
portera chance à nos capés, eux qui se sont lour-
dement inclinés en vert lundi, face au Malawi,
sur le score de trois buts à zéro, mais aussi
au Caire face aux Egyptiens lors de la
dernière phase des élimina-
toires.

Il a déjà arbitré un match de l’ESS

lors des matches de quali- fication, notamment face

à l’Egypte au Soudan.

Il est nécessaire de souligner que Mohamed Sigonga a déjà arbitré un match, qui eu lieu au Nigeria, et qui a mis aux prises l’Entente de Sétif avec Baylsa, pour le compte de la demi-finale de la dernière édi- tion de la Coupe de la CAF. L’arbitre ougandais s’était montré ce jour-là très courageux, puisqu’il n’avait pas hésité à accorder un penalty aux Sétifiens, à dix minutes de la fin de la partie. Pour rappel, ce match s’était achevé sur un score nul entre les deux formations.

Ses adjoints : l’un Sud-Africain et l’autre Erythréen

«C’est nous qui jouerons, pas le coach»

Certains parmi les joueurs remplaçants n’ont pas trop apprécié le

fait qu’ils ne soient pas ali- gnés. Même ceux qui n’ont pas beaucoup joué n’ont pas

Mohamed Sigonga, l’arbitre ougandais qui officiera la rencontre qui mettra aux prises notre sélection avec le Mali, sera assisté d’un arbitre

sud-africain répondant au nom de Ankon, et d’un Erythréen, Angsoum. Ce dernier était, pour rappel, bloqué à l’aéroport de Luanda avec nos envoyés

manqué de faire la moue. Ce à

spéciaux lors de son arrivée en Angola.

S. B.

Coup d’œil CAN2010 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 5 Lemmouchia s’accroche avec
Coup d’œil CAN2010 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 5 Lemmouchia s’accroche avec

Coup d’œil CAN2010

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

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Lemmouchia s’accroche avec Saâdane et quitte l’Angola !

C

oup de théâtre hier à l’entraîne- ment des Verts ! Khaled Lemou- chia qui n’avait

Des joueurs ont tenté de le faire revenir sur sa décision

Soucieux de la sérénité du groupe, des cadres de l’équipe ont rejoint Lemmouchia dans sa chambre afin de tenter de le

convaincre de revenir sur sa

décision en mettant en avant le

fait que CAN n’était pas encore terminée et qu’il y avait la Coupe du monde qui se profile

à l’horizon. De ce fait, il ne de- vait pas se précipiter car ceci pourrait lui coûter sa place en sélection. Le joueur n’a rien voulu savoir et s’est entêté a mettre à exécution sa décision

de quitter l’Angola. D’ailleurs, il

a quitté hier en soirée Luanda à

destination de Lisbonne et delà

il prendrait un autre vol soit vers Lyon ou Paris.

«Je suis parti à cause d’une urgence familiale»

Quand est-ce que vous allez partir ? Ce soir (entretien réalisé hier, ndlr) à destination de Lisbonne pour rallier Lyon par la suite. Franchement, y aura-t-il d’autres rai- sons qui vous poussent à partir ? Croyez-moi, la seule raison qui me pousse à quitter l’équipe, c’est l’appel que j’ai reçu de ma famille. Et pourquoi y au- rait-il d’autres raisons. Peut-être à cause de votre non-titula- risation contre le Malawi… Non pas du tout, je me suis entraîné normalement après le match du Malawi et j’attendais ce match contre le Mali pour donner un plus. J’ai accepté le banc de touche avec fair-play dans mon club l’ESS, comment ne pas le faire avec l’équipe nationale dans une compétition aussi importante que la CAN. Mais vous vous êtes accroché avec Saâdane… Non, ce n’est pas vrai. Que voulez-vous ajouter ? Je souhaitais réaliser avec mes cama- rades un bon parcours dans cette CAN, malheureusement la chance nous a tourné le dos. En plus du départ de Gaouaoui, le premier jour, Meghni et Yahia ne se sont pas encore rétablis. Et c’est mon tour de quitter l’équipe à cause d’une urgence familiale. Entretien réalisé par S. B.

d’une urgence familiale. Entretien réalisé par S. B. prix. Une version pas très convaincante, mais c’est

prix. Une version pas très convaincante, mais c’est ce qu’on a trouvé pour justifier ce départ impromptue. Ainsi, les longues discussions en aparté entre Saâdane et Saïfi, Raou- raoua et Mansouri puis Raou- raoua et Saâdane hier à l’entraînement avaient pour sujet principal l’affaire Lem- mouchia.

aucun pépin physique était ab-

sent au stade Coqueiros. Cha- cun allait de sa spéculation jusqu’à ce que le responsable de

la presse de la Fédération nous

a appris que le milieu de terrain

des Verts a dû rentrer chez lui en raison d’un problème fami- lial. C’était un peu tiré par les cheveux même si quelques mi- nutes plus tard, le joueur nous confirmera cette version sans doute pour ne pas déstabiliser un groupe déjà sonné par la dé- faite face au Malawi. D’autres sources nous apprendront ce qu’on soupçonnait déjà à savoir que Lemmouchia n’avait pas accepté de se retrouver sur le banc pour le deuxième match consécutif. Dès qu’il a su qu’il ne faisait pas partie du onze rentrant, le joueur a demandé à partir en s’accrochant avec Saâ- dane pour ensuite frapper son cabas avec son pied. Lemmou- chia n’a pas accepté de se re- trouver sur le banc après avoir fait toutes les éliminatoires en tant que titulaire ne cédant sa

place qu’une fois pour cause de suspension. Cela s’est passé hier juste avant la séance d’entraîne- ment en milieu d’après-midi et

le joueur a demandé à ce qu’on

lui remette son passeport et un

billet d’avion pour pouvoir quitter l’Angola.

Vous avez raté la dernière séance d’entraînement avant le match du Mali ; que s’est-il passé ?

Malheureusement, je n’ai pas pu m’entraîner car je dois quitter Luanda ce soir (hier, ndlr) à destination de Lisbonne. Que s’est-il passé exacte- ment ? Tout se passait bien jusqu’au milieu de la jour- née de ce mercredi (entretien réalisé hier, ndlr) où j’ai reçu un coup de téléphone de ma famille qui m’a annoncé que je dois ren- trer à Lyon pour une ur- gence familiale. Qu’en est-il au juste ?

Ma frangine est malade, elle m’a demandé de rentrer le plus vite possible à Lyon. Et comment avez-vous pris la déci- sion de quitter l’équipe dans un mo- ment crucial ? J’ai discuté avec l’entraîneur auquel j’ai demandé de m’exempter de la CAN en lui expliquant ma situation familiale qui nécessite mon départ en urgence. Il s’est montré compréhensif et m’a autorisé à partir après avoir discuté avec le prési- dent de la FAF.

Problème familial pour ne pas déstabiliser le groupe

En décidant de plier bagage, Lemmouchia venait de remet- tre une patate chaude au sélec- tionneur et au président de la FAF qui ne savaient pas com- ment gérer un tel problème à la veille d’un match aussi impor- tant. Décision a été prise en

commun accord pour dire que Lemmouchia venait d’appren- dre que sa sœur était malade et qu’il devait la rejoindre à tout

M. S.
M. S.

Joint hier par nos soins, le président d’Al Khor Hilal, Al Mouhanadi, nous a confirmé la résiliation du contrat de Rafik Saïfi, tout en se disant dé- solé que les choses en soient arrivées là.

Nous avons appris que vous venez de résilier le contrat de Rafik Saïfi. Le confirmez- vous ? Oui, je le confirme, et je suis désolé que les choses en soient arrivées là. Après concertation avec l’entraîneur et l’ensemble des staffs tech- nique et administratif, il a été décidé de rompre le contrat de Saïfi. Peut-on en connaître les raisons ? Il faut savoir que cela n’a rien à avoir avec le niveau du joueur dont nul ne peut contester le ta- lent. Nous ne

M. S.

serions pas engagés avec lui pour deux ans s’il ne s’agissait d’un élément de valeur. Seulement, la si- tuation actuelle du club nous oblige à

Saïfi lâché par Al Khor à cause de l’équipe nationale

U n malheur n’arrivant jamais seul, après le départ impromptu de Khaled Lemou- chia, Rafik Saïfi vient

d’apprendre qu’il ne faisait plus partie de l’équipe d’Al Khor hier. Tout a commencé le soir de la ren- contre Algérie-Malawi lorsque l’en- traîneur du club qatari Bertrand Marchand à appelé Saïfi pour lui demander de rentrer au Qatar

pour aider l’équipe à relever la tête après une longue série de mauvais résultats. Voici l’explication du technicien français : l’Algérie étant pratiquement éliminée de la CAN après sa défaite face au Malawi, Saïfi pouvait retourner à son club qui joue son attaquant après le dé- part à la CAN de l’autre attaquant

le Burkinabé Dagano. Faute de

quoi, Marchand devra chercher un autre joueur pour renforcer l’équipe. La réponse de Saïfi ne s’est pas fait attendre : pas question pour lui de quitter l’équipe natio- nale même si l’équipe était mathé- matiquement éliminée. L’entraîneur d’Al Khor passe à l’acte, recrute un nouveau joueur et déclare aux médias qataris que Saïfi devait chercher un autre club.

Déjà des contacts en France

Lorsqu’il a eu une discussion avec Bertrand Marchand, Saïfi avait vu le coup venir et il a pris ses devants en appelant son agent car

pour lui il n’est pas question de res- ter son club à cinq mois de la Coupe du monde. Quelques heures après, des clubs de L2 française se sont montrés intéressés par l’ex- périence et le talent du joueur algérien qui présente l’avan- tage d’avoir déjà joué en France pendant dix saisons. Saïfi attend la fin de la Coupe d’Afrique pour en- tamer les négociations.

Il rumine

sa colère

En proie à des pro-

blèmes avec son club

à cause de l’équipe

nationale, Rafik Saïfi s’attendait au moins

à jouer cet après-

midi face au Mali. C’est dire que lorsqu’il a appris qu’il ne faisait pas partie du onze titu- laire, il était dans tous ses états. Mais contrai- rement à Lemmouchia, Saïfi s’est présenté nor- malement à l’entraîne- ment en ruminant sa colère pour ne pas jeter l’huile sur le feu. Espé- rons que cet après- midi, il y aura un bon résultat, sinon il risque d’y avoir du grabuge.

Hila Al Mouhannadi

(Pdt d’Al Khor)

«Nous avons résilié le contrat de Saïfi à contrecœur»

prendre cette mesure afin de pouvoir engager d’autres attaquants. Nous sommes dans une situation très diffi- cile, notre équipe est dernière au clas- sement, cela ne nous est pas arrivé depuis très longtemps et, ma foi, on ne peut pas se permettre en plus de nous séparer de nos attaquants pen- dant un mois sans les utiliser. Nous avons deux joueurs à la CAN, Saïfi et Dagano, l’attaquant du Burkina Faso. C’est trop pour nous, surtout quand on sait que les deux joueurs risquent de s’absenter jusqu’à la fin du mois. Pendant ce temps-là, ils auront raté cinq matches, et cela peut nous coû- ter la rétrogradation. En avez-vous avisé le joueur ? Oui, je viens de lui parler d’ailleurs (entretien réalisé hier mercredi, ndlr). Je lui ai tout expliqué et il s’est montré compréhensif. Encore une fois, je suis désolé pour lui, et, de mon côté, je comprends parfaitement le fait qu’il soit obligé d’honorer ses engagements avec la sélection de son pays. C’est à contrecœur que nous avons pris cette décision. Et est-ce que vous avez également résilié le contrat de Dagano ? Oui, lui aussi est dans le même cas. Il y a urgence à Al Khor, il nous faut des attaquants le plus vite possible. D’ailleurs, demain (aujourd’hui jeudi, ndlr), il se peut qu’on en engage un. C’est une décision irrévocable ? Oui, malheureusement. Entretien réalisé par Basset M.

6 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Coup d’œil CAN2010 Sissoko toujours incertain
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Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

Coup d’œil CAN2010

Sissoko toujours

incertain

Absent du premier match du Mali face à l’Angola pour cause de blessure, le milieu de terrain de la Juventus, Mohammad «Momo» Sissoko, est toujours in- certain pour la rencontre face à l’Algérie. Le sélectionneur Stefen Keshi est resté évasif dans ses ré- ponses quant à l’état de santé du joueur. «Nous avons 48 heures pour voir s’il pourra jouer ou pas», s’est-il contenté de déclarer hier.

Samassa toujours

souffrant

L’attaquant malien Mamadou Samassa ne participera certaine- ment pas au match face à l’Algé- rie. L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille ressent toujours des douleurs, selon l’en- traîneur Stefen Keshi. Vraisem- blablement, il ne sera même pas sur le banc des remplaçants.

Le terrain de Coqueiros ne plait pas aux Maliens

La sélection du Mali effectue ses séances d’entraînement sur le terrain du stade Coqueiros, tout comme l’Algérie. C’est le comité d’organisation de Luanda qui a désigné ce terrain, mais ce der- nier ne plaît pas aux joueurs et au staff technique maliens. «La pe- louse n’est pas bonne et ne nous convient pas. Nous sommes en train de voir s’il y a possibilité de trouver un autre terrain d’entraî- nement», a déclaré le coach hier.

Keshi «Nous avons bien étudié le 3-5-2 de l’Algérie»

H ier matin, Stephen Keshi, le

sélectionneur du Mali, a

animé une conférence de

presse à l’hôtel Avalade, lieu de sé- jour de la délégation malienne. Flan- qué des joueurs Seydou Keita et Moustafa Yattabare, il a répondu aux questions des journalistes. Il n’en a éludé aucune, même s’il ne s’est pas montré très expansif dans ses ré- ponses. A la fin, il a répondu indivi- duellement à certains journalistes. Voici la synthèse de ses différentes déclarations.

«Les leçons du match contre l’Angola ont été tirées» «Nous avons tiré les leçons de notre match face à l’Angola. C’est vrai que c’était impardonnable de jouer comme nous l’avions fait en première mi-temps, alors que nous avions plu- sieurs joueurs d’expérience. Nous en avons parlé avec les joueurs et tout le monde a fait une autocritique. Le né- cessaire est fait afin d’éviter à l’avenir de refaire les même erreurs et d’abor- der tous nos matches comme nous avions joué les vingt dernières mi- nutes contre les Angolais. Je ne pense pas que nous puissions jouer aussi mal lors de nos prochaines rencon- tres.»

«A ma première CAN, j’avais aussi raté mon premier match» «Le onze qui avait débuté le match face à l’Angola comptait quatre joueurs qui en étaient à leur pre- mière participation à une phase fi- nale de Coupe d’Afrique des nations. Ils étaient un peu perdus et c’est tout

des nations. Ils étaient un peu perdus et c’est tout à fait normal et compréhensible. Je

à fait normal et compréhensible. Je

me souviens que lors de ma première CAN, en 1982 en Libye, nous étions

plusieurs dans la sélection du Nigeria

à effectuer nos débuts et nous étions

complètement passés à côté lors de notre premier match. Puis, la confiance et l’expérience sont venues petit à petit. C’est la même chose qui

arrive à nos nouveaux joueurs.»

«Les Algériens n’ont pas assez respecté les Malawites» «Je ne suis pas surpris que l’Algérie ait été battue par le Malawi. La rai- son est bien simple : il n’y a plus de petites équipes. On doit respecter tous nos adversaires. Si le Malawi est présent dans cette CAN, c’est qu’il le mérite et qu’il a le niveau pour riva- liser avec les meilleurs d’Afrique. Lors du match Malawi-Algérie, ils

étaient 11 joueurs contre 11. Je pense que les Algériens n’ont pas assez res- pecté les Malawites et cela leur a été fatal.»

«La chaleur touche tous les joueurs» «Je ne pense pas que la chaleur soit un facteur déterminant dans un match. La chaleur touche tous les joueurs. Nous allons aborder notre match face à l’Algérie avec confiance et détermination. Nous savons que cela ne sera pas facile vu que les Al- gériens, en plus de constituer une équipe solide, doivent se racheter de leur défaite face au Malawi. Nous nous préparons pour être à la hau- teur. Il n’y a pas de matches faciles dans cette CAN. Je ne sais pas s’il faut que les Algériens jouent aussi mal que face au Malawi ou s’il faut que nous jouions aussi bien que lors

du dernier quart d’heure contre l’An- gola, mais nous sommes confiants quant à la victoire.»

«Je crains tous les joueurs algériens» «Nous savons beaucoup de choses de l’Algérie. C’est une équipe qui évo- lue dans un système de 3-5-2, tout comme l’Egypte et le Malawi. C’est un schéma de jeu qu’elle a utilisé dans tous ses derniers matches et que nous avons étudié. Elle renferme des joueurs d’expérience et possède un bon collectif. Je ne crains pas un joueur en particulier. Je les crains tous. L’équipe algérienne a aussi des lacunes et je préfère les laisser pour moi. Ce qui est certain, c’est qu’il fau- dra la prendre au sérieux car elle peut se révolter et jouer à son meil- leur niveau.»

«Le fait d’avoir une journée de récupération en plus n’est pas un avantage» «C’est vrai que la sélection du Mali a eu une journée de récupération de plus par rapport à celle de l’Algérie, mais cette dernière compte quand même 23 joueurs et le sélectionneur peut utiliser des joueurs frais. Et puis, les footballeurs sont des profes- sionnels et doivent s’adapter à toutes les conditions de jeu. En Europe, les joueurs ont l’habitude de jouer tous les trois jours. Donc, avoir une jour- née de récupération en plus n’est pas forcément un avantage. Pour nous, cela ne pose pas de problème. Si cela pose problème aux Algériens, il faudra voir avec eux.» F. A-S.

«Eviter lesmêmeserreurscontrel’Algérie»

Titulaire lors du match contre l’Angola, le Nancéen Bakaye Traoré dispute sa première CAN avec
Titulaire lors du match
contre l’Angola, le
Nancéen Bakaye Traoré
dispute sa première CAN
avec la sélection
malienne. Une aventure
qu’il espère bien
poursuivre
vous rendre à Cabinda. C’est
là que le drame a eu lieu…
«jusqu’en
Déjà on va essayer de faire abs-
traction de tout ça contre l’Algérie.
Sincèrement, on n’est pas vrai-
ment sereins. Aucun joueur du
Mali n’a envie de risquer sa vie
pour du football. Quand on sera à
Cabinda, on essaiera de faire gaffe,
début de match catastro-
phique du Mali contre l’An-
gola ?
On n’est pas arrivés à garder le
ballon et à le poser à terre, alors
qu’on est avant tout une équipe
assez technique. On est vraiment
rentrés dans le match en
deuxième période. D’ailleurs si le
finale»
et
au moindre truc suspect, on
comme il
l’avoue
lui-
même.
Quelle a été la
réaction du
Mali, après l’at-
taque du bus des
Togolais ?
On en a beau-
coup parlé entre
nous. Tout le monde
était choqué, d’autant
qu’on pensait que l’Angola
avait très bien préparé sa
Coupe d’Afrique… Ce qui s’est
passé avec le Togo, c’est une
mauvaise pub pour l’Afrique et le
foot africain. C’est vraiment dom-
mage.
Vous avez eu peur ?
On a un peu bien sûr. Ça aurait
pu nous arriver à nous aussi…
mais heureusement nous ne
sommes pas dans la «zone
chaude» du pays.
Pour le dernier match contre
le Malawi, vous allez pourtant
réagira… J’espère et j’imagine que
tout se passera bien, mais on ne
sait jamais.
C’est ta première CAN avec le
Mali. Qu’est-ce que ça te fait ?
Je suis content d’être là et je suis
heureux de représenter mon
pays… Mais au final, cette histoire
de terroristes a fait beaucoup de
mal à la CAN. Je n’arrive pas à
croire qu’il y a ait eu des morts
avant même le début de la compé-
tition. C’est grave !
Le match d’ouverture a quand
même donné une image posi-
tive de la CAN, non ?
Oui, on peut voir ça comme ça.
match avait duré encore dix mi-
nutes, je crois qu’on aurait gagné.
Personnellement, je ne suis pas
déçu parce qu’on a démontré à
tout le monde qu’on avait du ca-
ractère. Contre l’Algérie, ça va être
différent. Je pense qu’on sera
mieux en place.
Comment juges-tu le niveau
de ce début de CAN ?
Par rapport aux éliminatoires,
c’est la même chose, je ne vois pas
vraiment de différences. Le truc,
c’est que la chaleur est étouffante
et ça c’est vraiment chiant. La
météo va être un facteur vraiment
important dans cette compétition.
Qu’est-ce que tu as pensé de la
A
la base, on est ici pour jouer au
football… Dans le match contre
l’Angola, il y a eu beaucoup de
spectacle, des buts et du suspense.
victoire du Malawi contre l’Al-
gérie ?
On m’avait dit que le Malawi
était une bonne équipe mais de là
Et
puis on est arrivés à créer un
petit exploit en marquant quatre
buts dans les dix dernières mi-
nutes. Pour un match d’ouverture,
c’est pas mal. Et puis, on a réussi à
sauver le point du match nul : c’est
déjà ça.
Comment expliques-tu le
à ce qu’ils mettent trois buts à l’Al-
gérie… pour moi c’est une grosse
surprise.
Comment allez-vous aborder
le match contre l’Algérie ?
Déjà, il va falloir qu’on évite de
reproduire les mêmes erreurs que
contre l’Angola. Je pense que ça va

être un bon match avec de grands joueurs des deux côtés. Si on joue comme on sait le faire, on va poser de gros problèmes aux Algériens qui, d’après ce que j’ai vu, ont vrai- ment souffert physiquement contre le Malawi. Quel est l’objectif du Mali dans cette CAN ? La victoire finale. On est venus ici pour gagner la CAN, mais il faudra qu’on se méfie de tout le monde. Dans une Coupe d’Afrique, il n’y a pas de hiérar- chie, tout peut arriver. J’espère qu’on pourra aller le plus loin pos- sible. Tu considères le Mali comme l’un des grands favoris de la compétition ? Nous ne sommes pas des favo- ris, parce que le Mali n’a pas fait de bonnes CAN ces dernières an- nées. Je considère qu’on est plus des outsiders que des favoris… Ça ne me pose pas de problèmes. Il y a quatre an,s Stephen Keshi - qui entraînait alors le Togo - a déclaré que le Mali était une équipe d’avenir … Il connaît tous les joueurs ma- liens par cœur, donc ce n’est pas étonnant qu’il dise ça. La preuve, c’est lui qui m’a lancé en sélection. Pour moi, c’est un bon coach. Il dialogue beaucoup avec nous et pour l’instant, tout se passe bien avec lui. J’espère qu’il saura nous emmener jusqu’au bout.

Coup d’œil CAN2010 7 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Mohamed Saâd C

Coup d’œil CAN2010

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Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

Mohamed Saâd
Mohamed
Saâd
Mohamed Saâd C e n’est certainement pas une coïncidence si la sé- lection du Mali a

C e n’est certainement pas une coïncidence si la sé- lection du Mali a choisi l’hôtel Alvaladé pour son séjour à Luanda. L’établissement se trouve

juste à côté du quartier Rua Quinze, là où est concentrée la plus grande majo- rité de la communauté malienne. Si Stephen Keshi avait voulu fuir la pres- sion des supporters, il n’aurait sans doute pas choisi l’Alvaladé. Bien au contraire, le sélectionneur malien a préféré mettre ses capés dans l’am- biance du pays afin qu’ils ne se sentent pas dépaysés, et pour qu’ils puissent voir de près l’engouement et l’enthou-

siasme qu’ils suscitent chez leurs sup- porters. Un choix qui s’avère judicieux puisque, comme nous l’avons pu constater sur place, les Kanouté et au- tres Keita s’y plaisent énormément et se sentent chez eux, bien entourés, eux qui passent le plus clair de leur temps en exil, loin de leurs familles. Hier, une virée dans le quartier de Rua Quinze nous a permis de mesurer l’en- thousiasme et l’optimisme qui ani- ment la communauté malienne, la plus importante en Angola, estimée à plus de dix mille émigrés. La majorité d’entre eux tiennent des commerces à Rua Quinze et un peu partout à Luanda. Et même s’ils se sont exilés

De nos envoyés spéciaux en Angola

Farid Aït Saâda
Farid
Aït Saâda
Nacym Djender
Nacym
Djender
Redouane Bouhanika
Redouane
Bouhanika
Samir Bechir
Samir
Bechir
Adlane Chouail
Adlane
Chouail
Yacine Selhani
Yacine
Selhani
Gonçal Pérez
Gonçal
Pérez
Madjid Aït Abdallah
Madjid
Aït Abdallah

Coulibaly

«Pour Algérie-Mali, le spectacle sera assuré»

Tout d’abord, un mot sur la défaite de l’Algérie face au Ma- lawi ? J’étais à la fois surpris et déçu par le rendement de l’Algérie lors de cette rencontre. Personne ne s’attendait à une telle sor- tie, surtout après la production exceptionnelle des Algériens lors des qualifications pour le Mondial et la Coupe d’Afrique. Je ne vous cache pas que je m’attendais à beaucoup mieux. Je pense que tous les Algériens ont raisonné de la même façon. C’est très difficile d’entamer la compétition par une telle dé- faite. Moralement, les joueurs auront pris un sacré coup. Estimez-vous que la grande chaleur est la principale rai- son de cette débâcle ? Personnellement, je ne le pense pas. Il y a que l’Algérie n’a pas développé son jeu habituel. Au vu de mon expérience en compétition africaine, l’effet de la chaleur influe négativement sur le rendement physique. En Angola, il y avait à la fois la chaleur ainsi qu’un fort taux d’humidité. Même si ce n’est pas la principale raison, je pense que les joueurs ont beaucoup souffert de ce paramètre. C’est demain (aujourd’hui, ndlr) que la sélection de votre pays affrontera l’Algérie. Que pourriez-vous nous dire sur cette rencontre ? Le Mali, qui est revenu de loin face à l’Angola, voudra prouver sa bonne forme. L’Algérie, pour sa part, fera tout pour prouver que sa sortie ratée face au Malawi n’est qu’un accident de parcours. C’est la raison qui me pousse à dire que ce match sera ex- trêmement compliqué pour les deux équipes. Vous allez tout naturellement pencher pour la sélection de votre pays, n’est-ce pas ? (Rires.) Pour être franc avec vous, mon grand souhait est de voir le Mali et l’Algérie passer au second tour, puis aller le plus loin possible dans cette CAN. Je pense que les deux peuples ont besoin de vivre des sensations magiques. Au Mali, c’est comme ici. Les gens sont fous de foot. Et je sais qu’une qualification au second tour redonnera beau- coup de joie au peuple. Ce qui est toutefois certain, c’est que le spectacle sera assuré. Entretien réalisé par M. L.

le spectacle sera assuré. Entretien réalisé par M. L. Virée chez les Maliens de Rua Quinze

Virée

chez les Maliens de Rua Quinze

loin de leur pays, ils sont restés fidèles à leurs traditions. Accueillants et hos- pitaliers, ils n’ont pas hésité un seul instant à nous inviter à prendre un thé maison dès qu’ils nous ont reconnus, en affichant fièrement leur sympathie pour l’Algérie.

Ils ne doutent pas de la victoire de leur équipe

Bien que l’Algérie soit l’adversaire de leur équipe ce soir, les Maliens ne sou- haitent pas une sortie prématurée des Verts de la compétition. «Nous sommes honnêtes avec vous, il faut qu’on vous batte et nous irons en force pour soutenir le Mali. Mais sincère- ment, on ne souhaite pas que l’Algérie quitte la CAN au premier tour. On au- rait bien souhaité, et on le souhaite tou- jours, que l’Algérie passe ce premier tout avec le Mali», nous ont dit tous ceux que nous avons accostés à Rua Quinze. Ils sont tous sûrs de la vic- toire de leur équipe : «Vous avez vu le dernier quart d’heure que nous avons

fait contre l’Angola ? C’est ça notre vrai visage, et si on joue comme ça, aucune équipe ne peut nous résister.» S’ils ont joué leur premier match devant des gradins vides, les Verts devraient s’at- tendre ce soir à une affluence nom- breuse, particulièrement de la part des supporters maliens qui vont se dé- ployer en force pour soutenir les leurs. En revanche, il se peut que les Fennecs bénéficient du soutien des Angolais en ce sens qu’une victoire du Mali n’ar- rangerait pas les affaires de leur équipe, la première place du groupe

est en jeu.

Gonçal Pérez

place du groupe e s t e n j e u . Gonçal Pérez Benzekri «Je

Benzekri

«Je reste sceptique pour ce match face au Mali»

Malawi, personne ne s’y attendait tout de même…

Vous savez, on a beau dire que la chaleur et l’humidité ont influé sur le rendement de l’équipe et gêné les

joueurs durant cette rencontre face au Ma- lawi, mais je ne pense pas vraiment que c’est

uniquement le para- mètre du climat qui nous a handicapés. Une défaite pareille, je la trouve anormale et tout au fond de ma pensée, je me dis qu’il se passe des choses à l’intérieur qu’on ignore.

se passe des choses à l’intérieur qu’on ignore. Revenons, si vous le voulez bien, sur la

Revenons, si vous le voulez bien, sur la défaite concédée par le onze national face au Malawi dimanche dernier…

Il n’y a rien à dire d’extraordinaire. Ce fut une déroute collective et tout le monde en est

responsable. Perdre de cette façon devant une modeste équipe du Malawi est pour moi une chose inconcevable. On n’a pas du tout re- connu notre équipe. Je dois dire aussi que les hauts responsables de notre football ont failli et sont pour beaucoup dans cette déconvenue.

Comment ça ?

C’est bien clair. Je ne comprends toujours pas comment on a pu choisir la France pour effectuer la préparation de cette CAN. C’était une grosse erreur. J’ai vu que beaucoup ont critiqué Saâdane et l’ont blâmé d’avoir choisi ce site. Eh bien, moi, je ne vois pas les choses ainsi, car je sais que Saâdane n’a pas les mains libres et que ce n’est pas lui forcément qui a in- sisté pour que la préparation se déroule en France. Je l’ai déjà dit, lorsque j’étais consultant à radio El Bahdja, que certaines choses de- vaient changer tout comme la politique de la FAF.

Soyez plus explicite ?

Qu’on arrête de ramener tout le monde de l’extérieur. Je vois que depuis maintenant quelques années, on insiste à ramener tout ce qui est étranger et on fait exprès d’oublier ceux du pays. Dans ce cas-là, il vaut mieux arrêter carrément notre championnat et libérer tout le monde. Les joueurs locaux sont marginalisés et ça, ce n’est pas juste.

Perdre par un tel score de 3-0 face au

ventre et qu’il faudra compter sur eux lors de ce tournoi. Nos joueurs doivent vraiment sor- tir le grand jeu pour espérer remporter les trois points.

«Je ne blâme pas Saâdane, car il n’a pas les mains libres»
«Je ne blâme
pas Saâdane, car
il n’a pas les
mains libres»

Donc selon vous, une qualifica- tion pour le second tour ne va pas être si simple ?

On ne va pas se mentir. Notre équipe a grillé son joker en per- dant son match face au Malawi. Dès lors, la tâche est devenue plus

ardue. Sincèrement, je ne vois pas comment notre équipe pourra battre le Mali et encore moins l’Angola qui est le pays organisateur de ce tournoi pour pas- ser au second tour.

Si vous étiez le sélectionneur, quel schéma tactique adopteriez-vous pour cette rencontre face au Mali ?

Je pense que le meilleur schéma tactique face au Maliens, c’est celui qu’adopte Saâdane depuis quelques matchs maintenant. Au vu de la composante actuelle de l’EN, il n’a pas vrai- ment le choix que d’opter pour le 3-5-2. Pour mettre en place le 4-4-2 ou un autre dispositif tactique, il faudrait qu’il y ait parmi le groupe de bons joueurs de couloirs entre autres, or ce n’est pas le cas malheureusement.

Entretien réalisé par Saïd Fellak

L’équipe jouera son deuxième match de- main après-midi (ndlr entretien réalisé hier) face au Mali. Comment voyez-vous cette rencontre qui s’annonce d’ores et déjà décisive ?

Je vais être franc en vous disant que je reste sceptique pour ce match face au Mali. Je ne dis pas ça comme ça, je suis réaliste, c’est tout. D’après ce qu’on a vu dimanche dernier face au Malawi, on ne peut qu’être pessimistes. En face, on aura une équipe qui renferme de grands joueurs qui évoluent pour la plupart dans de prestigieux clubs européens. Les Ma- liens ont démontré face à l’Angola lors du match d’ouverture qu’ils en avaient dans le

Coup d’œil CAN2010 8 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 De nos envoyés
Coup d’œil CAN2010
8 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010
De nos envoyés spéciaux en Angola
Demain,
ne ratez pas
Le Buteur
de vendredi
Mohamed
Farid
Nacym
Redouane
Samir
Adlane
Yacine
Gonçal
Madjid
Saâd
Aït Saâda
Djender
Bouhanika
Bechir
Chouail
Selhani
Pérez
Aït Abdallah

Belloumi : «Les joueurs ont un défi à relever. Qu’ils soient à la hauteur !»

un adversaire qui, à priori, était largement à notre portée. Je di- rais que la chaleur et l’humidité sont la cause principale de ce re- vers. Je suis persuadé que nos joueurs feront un tout autre match face au Mali dans des conditions de jeu plus appro- priées.»

«La lassitude se lisait sur le visage de Bouguerra»

Belloumi nous a dit avoir scruté les visages des joueurs vers la fin du match et on pouvait y lire une extrême fatigue. «En toute fin de match, j’ai pris le soin de scruter les visages des joueurs et, croyez moi, ils étaient expres- sifs. On pouvait deviner sur celui de Bouguerra, qui a toujours montré une condition physique impeccable, une extrême lassi- tude. Cela voulait tout dire. La prestation de ce joueur n’avait, en outre, rien à voir avec celle avec son club, les Glasgow Rangers.»

«La seule erreur de Saâdane, le Castellet»

Même s’il accorde de larges

circonstances atténuantes à Saâ- dane et aux joueurs, Belloumi ne s’empêchera pas de faire certains reproches. Il parlera de ce stage d’avant la CAN effectué au sud de la France. Il précisera à ce sujet :

«Incontestablement, préparer une CAN qui se déroule en An- gola dans un pays européen a été une erreur. Les spécialistes vous diront qu’il faut plusieurs se- maines pour commencer à s’adapter à un climat qui, habi- tuellement, n’est pas le nôtre. Tout le monde se rappelle qu’en 1980, nous nous sommes prépa- rés durant vingt jours au Bénin avant de prendre part à la CAN qui s’est déroulée au Nigeria. Nous avons atteint, dans cette édition, la finale et nous nous sommes inclinés face au pays or- ganisateur.»

«Saâdane et ses joueurs doivent redorer le blason de l’Algérie»

L’ex-meneur de jeu des Fen- necs se voudra intransigeant en ce qui concerne la réaction qu’auront à montrer les joueurs ce jeudi : «Oublions cette défaite

face au Malawi et soyons derrière notre équipe nationale. Celle-ci, de même que Saâdane, a une mission presque sacrée, celle de redorer le blason de l’Algérie. Les joueurs et les membres du staff ont un défi à relever. Qu’ils soient à la hauteur car tout un peuple croit en eux.»

«Le Mali est la meilleure équipe du groupe, mais…»

Bien sûr, nous n’avons pas ou- blié que Lakhdar Belloumi est un grand connaisseur du football africain. Il nous donnera son ju- gement en ce qui concerne l’ad- versaire de l’Algérie, le Mali :

«Même si l’Algérie est le seul mondialiste de cette poule, je reste persuadé que la formation la plus forte techniquement et la plus homogène est celle du Mali. Le propre des grandes équipes est de redresser des situations désespérées et c’est exactement ce qu’ont fait les poulains de Keshi contre l’Angola. Ils ont marqué quatre buts en un laps de temps très court. Méfiance donc et bon vent à notre équipe nationale.» H. Berkaoui

donc et bon vent à notre équipe nationale.» H. Berkaoui C elui qui reste comme l’une

C elui qui reste comme l’une des fi- gures embléma- tiques du football algérien se veut

confiant à la veille du choc face au Mali. Tout en reconnaissent que les camarades de Ziani sont totalement passés à côté de leur première sortie, il est convaincu qu’ils sont capables de renverser la vapeur, ce jeudi, pour peu qu’il retrouve l’état d’esprit qui était le leur à Oum Dormane.

«Face au Malawi, les conditions climatiques nous ont été fatales»

Dans son analyse en ce qui concerne la dé- faite concédée face au Mali, Lakhdar Bel- loumi rejoint l’avis de Saâdane et affirme que ce sont, en pre- mier lieu, les condi- tions climatiques qui ont régné ce jour-là qui sont la principale cause de la défaite. «C’est certain, c’est une énorme déception que ce revers essuyé face à

Mezaïr : «Il ne faut pas faire douter Chaouchi, car on n’a pas le choix dans les bois»

L’ancien portier des Verts semble très raisonnable dans son analyse, après la prestation de Chaouchi face au Malawi.

On suppose que vous êtes un peu surpris par la défaite face au Ma- lawi ? Un peu ? Disons que je suis vrai- ment secoué. Je n’arrive pas à com- prendre comment on a pu rater un match pareil. C’était une prestation digne d’une équipe quelconque. Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé ce jour-là, mais je dois dire qu’il y a le feu en la demeure. Pensez-vous que cette défaite va hypothéquer les chances de qua- lification des Verts au second tour ? On a laissé filer une très belle op- portunité de prendre la tête du clas- sement de ce groupe. Pourtant, le Mali face à l’Angola nous avait bien démontré qu’à force de persévé- rance, tout est possible en football. En outre, le score nul qui a sanc- tionné le premier match du groupe était bénéfique pour l’Algérie qui avait l’occasion d’être leader du groupe. Il est clair que cette défaite va nous compliquer l’existence, mais il faut croire en nos chances et jouer le coup à fond. Je suis convaincu qu’on ne fera pas pire et que nous allons aborder la suite avec beaucoup moins de pression.

Pour ce qui est du match face au Malawi, un doigt accusateur a été pointé vers Chaouchi. Pen- sez-vous que sa responsabilité est engagée notamment sur les

1 er et 3 e

buts ?

Si on avait gagné ce match, même en encaissant de tels buts, personne n’aurait reproché quoi que ce soit à Chaouchi. Mais je dirai que Chaou- chi n’était pas dans son jour, car il est en train de faire son dur appren- tissage dans le haut niveau. On peut faire un grand match comme on peut rater le suivant. C’est vrai que l’Equipe nationale avait besoin d’un gardien de but d’expérience pour gagner ce match. Après être passé par des moments d’euphorie, il de- vait connaître des déceptions. C’est comme ça qu’il doit forger son sta- tut de gardien numéro un. Ce match du Malawi sera très enrichis- sant pour Chaouchi.

Vous avez dit que l’Algérie avait besoin de Gaouaoui. Vous étiez certainement d’accord pour qu’on fasse jouer Gaouaoui du- rant cette CAN, n’était ce qui lui est arrivé ? Je l’avais dit à maintes reprises dans ces mêmes colonnes. L’expé- rience est très importante à certains postes, notamment celui de gardien de but. Certes, Chaouchi a les qua- lités requises pour devenir un grand gardien de but, mais Gaouaoui est un gardien plus com- plet qui sait gérer n’importe quelle situation. Mais pour le moment, on

Chaouchi contre le Mali ? Bien évidemment ! Il faut dire aussi qu’on n’a pas
Chaouchi contre le Mali ?
Bien évidemment ! Il faut dire
aussi qu’on n’a pas trop le
choix. Personnellement, je
ne vois pas Zemam-
mouche sans expérience
ou même Ousserir loin
du niveau être alignés
face au Mali. Je n’ai rien
contre ces deux gar-
diens de but, mais je
pense que personne ne
pourra remplacer à
l’heure actuelle Chaou-
chi. Je dois toutefois
dire que la défection de
Gaouaoui nous a sonnés.
Chaouchi est appelé à saisir
cette nouvelle occasion pour re-
bondir à nouveau. Il pourra nous
faire oublier le match du Malawi.
Etes-vous confiant pour le reste
du parcours ?
Ce sera très difficile, car on doit
tout d’abord battre cette équipe du
Mali qui a présenté deux visages
diamétralement opposés face à
l’Angola. On doit aussi penser à
réaliser par la suite un bon résul-
tat face au pays organisateur. Ce
ne sera pas évident, mais rien
n’est impossible en football. Nos
joueurs ont montré de quoi ils
étaient capables durant les éli-
minatoires. On ne peut que
leur souhaiter bonne chance pour
la suite du parcours.
Entretien réalisé par
Amine L.

ne doit pas trop en vouloir à Chaouchi. Beaucoup d’anciens gardiens de but ont ouvertement critiqué Chaouchi pour sa prestation. Qu’en dites-vous ? Je n’ai pas eu trop l’occasion de lire la presse, car nous sommes en stage (le MCO était hier en stage à Maghnia : ndlr). Mais je dois dire que ce n’est pas le moment de le cri- tiquer, alors que l’équipe est en pleine CAN. Il fallait au moins at- tendre la fin du tournoi et faire un constat. Je ne suis pas en train de défendre Chaouchi, loin de là, mais l’intérêt de l’Equipe nationale passe avant tout. Chaouchi a besoin d’être consolé. On doit lui remonter le moral. S’il venait à apprendre ce qu’on écrit sur lui, il est certain que c’est son moral qui sera atteint. Lorsqu’un gardien de but perd confiance en ses moyens, c’est tout le groupe qui en est pénalisé. Justement, dans quel état d’esprit pourrait être Chaouchi, alors qu’un match important l’attend ? S’il arrive à oublier ce match en faisant le vide autour de lui, je suis persuadé que Chaouchi est le gars qui sait comment rebondir. Je pense que ce match contre le Mali va le motiver dans l’optique de se rache- ter et sortir le grand jeu. Mais pour cela, il faut aussi que toute l’équipe soit prête à relever le défi. Si tout va bien, Chaouchi fera le reste. Selon vous, est-il recommandé de faire à nouveau confiance à

9 Coup d’œil CAN2010 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Ziaya : «Je
9
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Coup d’œil CAN2010

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

Ziaya : «Je sens que je vais marquer contre le Mali»

Revenons, si vous le voulez bien, à la ren- contre du Malawi. Que pourriez-vous nous dire à ce propos ? Que voulez-vous que je vous dise ? C’est le scénario auquel per- sonne ne s’y attendait du moment que l’état d’esprit était au top au sein du groupe qui s’est déplacé avec un moral au beau fixe en Angola. On espérait un bon début dans cette com- pétition. On ne peut trouver une explication logique à cette défaite contre le Malawi et sur- tout ce trois à zéro.

Il y a quand même une raison, non ? Vous savez, en foot- ball, celui qui réussit à mettre à profit les er- reurs de l’adversaire a plus de chances de mar- quer. C’est le cas du

Malawi qui a profité de toutes nos erreurs en ne ratant qu’une seule occasion, alors que nous on a loupé les nôtres. Le troi- sième but encaissé au début de la deuxième période nous a scié les jambes

Dans quel état d’esprit se trouve le groupe actuellement ?

quel état d’esprit se trouve le groupe actuellement ? Ziaya et Chaouchi demandent des nouvelles de
Ziaya et Chaouchi demandent des nouvelles de l’ESS A la fin de la séance d’entraîne-
Ziaya
et Chaouchi
demandent des
nouvelles de l’ESS
A la fin de la séance d’entraîne-
ment d’avant-hier, les deux joueurs
sétifiens, Ziaya et Chaouchi, se sont
renseignés sur leur club, l’ESS, et
demandent des explications
sur le match arrêté contre
Jendouba.

C’est le seul objectif pour lequel nous allons jouer car même un nul ne nous arrange pas. Nous allons faire en sorte de chercher la manière avec laquelle nous sortirons vainqueurs de ce duel d’autant plus que le match ne se jouera pas sous une chaleur acca- blante comme ce fut le cas contre le Malawi.

Justement, comment jugez-vous votre rende- ment face à cette forma- tion ? Comme vous le savez, je suis le dernier sélec- tionné en équipe natio- nale. En dépit de cela, je me sens déjà comme un ancien grâce à la présence de joueurs de l’Entente, en plus de Zemma- mouche que je connais bien dans l’EN A’. Pour revenir à votre question, moi, je suis rentré alors que le score était déjà de

3 à 0. Il est naturellement difficile pour n’importe quel joueur de don- ner le plus dans des conditions pareilles.

Il est fort possible que vous soyez titula- risé contre le Mali, êtes-vous prêt ? Bien sûr que je le suis. Je reste toujours à la disposition du staff technique qui pourra compter sur moi à n’importe quel moment.

Nous avons perdu trois points pré- cieux, mais la compétition n’est qu’à son début. Nous devons donc garder le moral d’autant plus que les chances de l’Algérie sont toujours intactes. Mais la victoire est impérative face au Mali et l’Angola.

Mais la mission ne sera pas aisée… Effectivement, elle sera difficile contre les Maliens ainsi que les Angolais. Nous sommes conscients de la situation. On est capables de relever le défi pour être à la hauteur des espérances du peuple algérien.

Après avoir suivi le match d’ouverture, comment voyez-vous la rencontre contre le Mali ? Nous avons vu le match individuellement, puis revu en- semble lors de la séance de visionnage avec le staff tech- nique. Nous savons que la mission ne sera pas de tout repos, mais nous devons prouver qu’on est une équipe ca- pable de relever le défi dans des matches importants.

Pour gagner, il faut marquer des buts. Peut-on compter sur vous pour le faire ? Inch’Allah. J’ai un pressentiment que je vais marquer mon premier but avec les Verts à l’occasion de cette ren- contre contre le Mali. J’espère que cela se concrétisera sur le terrain pour pouvoir offrir les trois premiers points pour l’Algérie dans cette CAN.

Ne craignez-vous pas le manque d’expérience interna- tionale ? Bien que ce soit mes débuts avec l’EN, je jouis quand même d’une expérience suffisante acquise avec l’Entente qui a participé aux Coupes africaine et arabe ces quatre dernières années. Je n’ai rien à craindre sur ce point.

Un dernier mot ? On s’excuse en tant que joueurs pour ce qui s’est passé lors du premier match et nous promettons que le vrai dé- part sera contre le Mali et montrer le vrai visage du foot- ball algérien.

Sincèrement, êtes-vous capables de gagner ?

Entretien réalisé par S. B.

Anthar Yahia comme un guer- rier du désert ◗ Anthar Yahia s’est pré- senté à
Anthar Yahia
comme un guer-
rier du désert
◗ Anthar Yahia s’est pré-
senté à la séance d’en-
traînement d’hier soir
avec un nouveau look. Avec
son crâne rasé, le défenseur
de Bochum ressemble à un
véritable guerrier du désert.
Cela ne vous rappelle rien ?
Mais si, l’enfant de Sedrata
s’est rasé le crâne à l’occasion
de la rencontre de l’équipe
d’Algérie contre l’Egypte au
stade de Blida que les Verts
ont remportée sur le score de
3 à 1. Même s’il est incertain
est pris à quelques journa-
listes en les traitant de tous
les noms d’oiseaux. Le gar-
dien des Verts ne comprenait
pas en fait comment il a pu
passer du statut de héros de
Khartoum un certain 18 no-
vembre en un moins que rien
en ratant son premier match
de CAN contre le Malawi.
Mais la colère du portier séti-
fien est due à certains écrits
qui ont fait état d’un accro-
chage entre lui et Ousserir à
la fin de la rencontre.
… Abdoun aussi
pour le match d’aujourd’hui,
l’auteur du but d’Oum Dour-
man jouera le dernier match
contre l’Angola comme un
vrai guerrier du désert.
◗ Certains joueurs n’ont
pas digéré les écrits de
la presse algérienne à
Il recevra son
trophée au-
jourd’hui
Le défenseur algérien An-
thar Yahia n’a pas reçu son
trophée de meilleur joueur
arabe que devait lui remettre
l’issue de la défaite contre le
Malawi. Ils ne comprenaient
pas pourquoi cette même
presse qui les a encensés il y a
peu de temps leur a tombé
dessus après avoir raté leur
première sortie en Coupe
d’Afrique. En plus de Chaou-
chi, Djamel Abdoun s’en est
pris à certains de nos
confrères en leur reprochant
certains écrits et commen-
taires.
hier la journaliste algérienne
Radia Salah. Saâdane a pré-
féré que cette cérémonie se
déroule après le match contre
Tours de piste
pour Saïfi,
le Mali pour ne pas perturber
Ghezzal et Raho
le groupe même si Yahia n’est
pas concerné par la rencon-
tre.
◗ Trois joueurs n’ont pas
débuté l’entraînement
avec leurs camarades
Le mauvais
œil suit Saïfi
◗ Il semble que le mau-
vais œil ne lâche pas
l’attaquant algérien
hier. Il s’agit de Abdelkader
Ghezzal, Rafik Saïfi et Sli-
mane Raho, qui ont effectué
quelques tours de piste avant
de rejoindre le groupe par la
suite.
Rafik Saïfi. Etincelant lors des
séances d’entraînement qui se
sont déroulées à Luanda, l’at-
taquant d’Al Khor a été juste
moyen lors de la première
rencontre contre le Malawi.
Hier, le numéro 10 des Verts
Meghni n’est pas
rétabli à 100%
◗ Alors que le joueur a
exprimé son souhait de
prendre part à la ren-
contre d’aujourd’hui en dépit
a failli se faire blesser bête-
ment et gravement. En des-
cendant du bus, Saïfi s’est
tordu la cheville au bout du
trottoir. Il a dû rentrer sur le
terrain en boitant. Finale-
ment, plus de peur que de
mal pour l’ex-Merlu qui s’est
entraîné normalement.
Chaouchi s’en
prend aux
journalistes…
◗ Lors de la séance d’en-
traînement d’hier,
Faouzi Chaouchi s’en
de la blessure, l’entraîneur
Rabah Saâdane l’a déconseillé
et préfère ne prendre aucun
risque. Finalement, le coach a
bel et bien raison, puisque
Mourad Meghni n’est pas en-
core rétabli à 100% et ne
pourra pas jouer. Hier, en es-
sayant de participer à un
exercice avec ballon avec ses
camarades, le milieu de la
Lazio a ressenti des douleurs
au niveau du genou.
Il a aussitôt renoncé et s’est
contenté de tours de piste.

Raouraoua reprend les choses en main

E ncore une fois, Mohamed Raouraoua remet le casque de

pompier pour tenter d’éteindre le début d’incendie qui a eu lieu dans

la journée d’hier après la décision

de Khaled Lemmouchia de quitter le stage des Verts, officiellement pour raison familiale, mais dans la réalité en signe de protestation contre le favoritisme. Sentant la si- tuation échapper au contrôle du staff technique et ayant tiré les le- çons de l’épisode récent du règle- ment intérieur qui, faute d’une réaction rapide, avait provoqué des

remous, le patron de la FAF a dé- cidé de reprendre les choses en main personnellement. Déjà, lors de la séance d’entraînement d’hier

en fin d’après-midi, il a longuement discuté avec Rabah Saâdane et Yazid Mansouri. Du moins, d’une manière plus longue que pourrait le permettre une séance d’entraîne- ment précédant un match impor- tant. C’est déjà révélateur du caractère délicat de la situation, même si la séance s’est déroulée de manière très ordinaire pour le commun des spectateurs.

Réunions individuelles avec les joueurs Ensuite, au retour du groupe à hôtel Continental, Raouraoua a ren- contré les joueurs un par un, certai- nement sur les sensibiliser, chacun selon les arguments qui pourraient le convaincre, sur la nécessité abso- lue de mettre de côté le méconten- tement, les susceptibilités et les tensions pour l’intérêt suprême de la sélection. Aux mécontents, il a tenu un discours tantôt apaisant, tantôt menaçant, avec comme trame le fait qu’il ne permettra à personne de

provoquer des dissensions dans le groupe et entre le groupe et le staff technique. A la veille d’un match ca- pital contre le Mali, on a donc plus parlé de discipline individuelle et de groupe que de discipline tactique.

Lemmouchia parti, ils ne seront que 29 cet après-midi Nous soulignions hier qu’après le forfait définitif de Mourad Meghni, pas encore guéri de la tendinite dont il souffre, et l’absence de Anthar Yahia dans le match de cet après-

midi, il n’y avait que 21 joueurs va- lides pour affronter le Mali, dont trois gardiens de but. Si le départ de Lemmouchia se confirmait, ils ne seraient que 20 à pouvoir participer à ce match, dont seulement 17 joueurs de champ. Dans le cas où l’un des joueurs avertis contre le Malawi le serait encore ce soir, ce sera encore une défection de plus dans l’effectif dans la perspective du troisième match face à l’Angola. C’est dire qu’on est décidément pas sortis de l’auberge angolaise… M. S.

10 Le Buteur n°1083 Jeudi 14 janvier 2010 Coup d’œil CAN2010 Luis Fernandez
10
Le Buteur n°1083 Jeudi 14 janvier 2010
Coup d’œil CAN2010
Luis Fernandez
«J'aimerais«J'aimerais«J'aimerais«J'aimerais«J'aimerais«J'aimerais entraînerentraînerentraînerentraînerentraînerentraîner
C’était avant le naufrage d'hier contre le
Malawi. Dimanche, quand nous avons in-
terviewé Luis Fernandez, il considérait la
sélection algérienne comme l'un des fa-
voris de la CAN. L'ex-entraîneur du Paris
SG évoque également sa passion pour le
football algérien et ses joueurs, lui qui a
côtoyé durant sa carrière des garçons
comme Mustapha Dahleb, Salah Assad et
Alim Ben Mabrouk. Toujours en attente
d'un poste (il demeure en contact avec
Saint-Etienne pour la saison prochaine),
le consultant de RMC et d'Orange Sport
apprécie le retour de l'EN sur la scène in-
ternationale.
Que pensez-vous de l'attaque du bus des Togolais ?
C'est regrettable. Pour les Africains, la CAN est toujours
un événement qu'ils attendent avec impatience. Les
joueurs ont envie aussi de la jouer. Mais dans certains
pays, il y a souvent ces problèmes politiques qui pren-
nent le sport en otage. Cette CAN a mal commencé,
mais maintenant, place au sport, au jeu, au football et
aux émotions. Ce sont aux autorités angolaises de pren-
dre des décisions.
Selon vous, qui va gagner cette CAN ?
Les pays qualifiés pour la Coupe du monde seront là. Ils
sont sur une bonne dynamique et veulent bien préparer
Oui, Bien sûr !
Zidane est devenu proche de l'équipe d'Algérie. Com-
ment l'expliquez-vous ?
C'est normal, car Zizou a des origines algériennes. Pour
moi, c'est pareil. Mon pays n°1, c'est la France. Le 2 e , c'est
l'Espagne. Je suis d'abord supporter de la France, mais
aussi de l'Espagne, c'est normal. Zidane, c'est un exem-
ple. C'est quelqu'un qui a réalisé beaucoup de choses. Un
des plus grands joueurs du monde. Pour les Algériens,
avoir un supporter comme Zidane, c'est toujours honori-
fique.
Avec Rabah Madjer, vous vous êtes croisés au Matra-
Racing. Quel souvenir gardez-vous de lui ?
Ce n'est pas seulement un joueur qui a fait une talon-
nade en finale de la Coupe des champions avec Porto
contre le Bayern Munich. C'était aussi un joueur talen-
tueux.
Il aurait pu réaliser une plus grande carrière
A l'époque, c'était plus compliqué pour les étrangers.
Mais il a gagné une Coupe d'Europe. Moi, j'aurais bien
aimé en gagner une sur le terrain (NDLR : Luis Fernan-
dez a remporté la Coupe des Coupes comme entraîneur
du Paris SG en 1996). Il n'y en a pas beaucoup qui en ont
gagné. C'est un garçon qui avait du talent. Ce sont les
grands joueurs qui te font gagner. Ca fait toujours plaisir
de les côtoyer.
tains pays, il y a des anciens qui font en sorte d'apporter
leur expérience. Mustapha, c'était un crack. Il possédait
un talent exceptionnel. Il avait toutes les qualités pour
le Mondial. Le Cameroun et la Côte d'Ivoire sont favoris,
mais j'aime bien le Mali. Il y a pas mal de joueurs talen-
tueux et une force qui se dégage. Le Ghana aura égale-
ment son mot à dire, mais il pourrait y avoir aussi une
surprise comme l'Angola ou un pays qui pourrait se ré-
être un artiste. Il y a longtemps qu'on ne s'est pas revus.
Que pensez-vous des joueurs binationaux qui ont opté
véler.
Et l'Algérie ?
On a suivi de très près le parcours de l'Algérie durant les
éliminatoires de la Coupe du monde. C'est un pays qui
revient de loin. Il y a un groupe et une génération qui se
sont construits autour de Rabah Saâdane, le sélection-
neur. Il a su redonner de la rigueur, de la discipline et
une âme à des joueurs talentueux. Je les avais vu jouer il
pour l'Algérie ?
Je les comprends. Le football français, ce sont aussi tous
ces gosses qui sont issus de la banlieue et de l'immigra-
tion, il ne faut pas l'oublier. Si tu ne joues pas en équipe
de France, tu verras toujours la Coupe du
monde passer devant toi. Moi, j'aurais
pu rester espagnol sans jamais
Futur
L'Algérie peut-elle passer le premier tour au Mondial ?
L'Angleterre sera le favori n°1, mais pour la deuxième
place, c'est jouable. Les Algériens devront gagner leur
premier match contre la Slovénie. Si tu as l'ambition d'al-
ler loin, il faudra battre la Slovénie. Le défaut, c'est que
les équipes comme l'Algérie ont vite tendance à s'enflam-
mer. Il faudra qu'ils évitent de se laisser emporter par
tout ce qu'il y a autour pour ne penser qu'à la compéti-
tion. Comme ils ont su le faire lors des deux matchs
contre l'Egypte. Il faut qu'ils évacuent au maximum cette
pression qui existe autour d'eux. S'ils arrivent à la
maîtriser, ce sera l'idéal.
Quels sont les joueurs que vous
jouer avec l'équipe d'Espagne.
Si je ne m'étais pas fait natu-
raliser français, je n'aurais
pas eu l'opportunité de
sélectionneur
du Maroc ?
y
a deux ans contre l'Argentine et le Brésil et ils
jouer avec la France.
appréciez ?
J'aime bien le petit Mansouri qui joue à
Lorient. Il y a aussi Mourad Meghni.
C'est un gosse qui n'est pas passé
m'avaient fait une très forte impression. Ils ont su relever
Jouer pour l'Algérie
le challenge. J'ai toujours été un fan de l'Algérie, mais
aussi de la Tunisie et du Maroc. J'ai grandi dans la ban-
lieue de Lyon, où il y avait une communauté maghré-
bine. J'ai joué aussi avec des joueurs algériens.
leur donne l'occasion
de se révéler au
monde entier et cela
correspond à une
certaine logique. A
un certain moment,
il y a un choix à
faire qui est respec-
table. Il faut savoir
saisir l'opportunité de
pouvoir jouer pour un
autre pays. Quand ils
portent le maillot natio-
nal, ils ont envie d'aller
Si Luis Fernandez nous a confié qu'il aimerait di-
riger un jour les Fennecs, il se pourrait qu'il fasse
d'abord escale au Maroc. Selon nos confrères français
du journal l'Equipe, Fernandez pourrait en effet devenir
le futur sélectionneur du Maroc. La Fédération marocaine
en aurait fait sa priorité et les négociations seraient même
bien avancées, à telle enseigne que ce dossier pourrait être
bouclé rapidement. A 50 ans, Luis Fernandez est annoncé
un peu partout, à Saint-Etienne dernièrement. Mais cette
proposition pourrait l'inciter à replonger dans le bain. En
octobre dernier, pour rappel, il avait déclaré sur RMC,
radio dont il est l'un des grands consultants, que «en-
traîner le Maroc n'est pas quelque chose qui me dé-
plairait». Diriger une sélection permettrait à
l'ex-entraîneur du Paris SG de ne pas re-
loin d'une grande carrière, car il
avait toutes les qualités réunies
pour réussir. C'est un garçon très
timide, mais il a la tête sur les
épaules. Il n'est pas inintéressant.
Il
y aussi le petit Karim Ziani qui
Qu'est-ce qui vous a marqué ?
L'Algérie au Mondial en 1982. J'avais beaucoup aimé
cette équipe. Mais ce qui lui manquait, comme pour
beaucoup d'équipes africaines, c'était la rigueur. Son col-
lectif avait du mal à se mettre en place. C'est ce qui lui a
manqué dans les grandes compétitions. L'Algérien est un
joueur talentueux qui sait jouer.
Mais pourquoi la Fédération algérienne n'a-t-elle ja-
mais fait appel à Mustapha Dahleb, votre ancien co-
équipier du PSG ?
a
progressé et qui a augmenté
son volume de jeu. L'Algérie,
c'est beaucoup plus un collectif
que des individualités.
Entraîner l'équipe d'Algérie un
jour, vous y pensez ?
J'aimerais bien, mais cela ne s'est ja-
mais produit. J'ai seulement eu la
très loin.
possibilité de devenir le sélectionneur
de la Tunisie.
Il y a une politique qui est mise en place par la Fédéra-
noncer à ses différentes collaborations
avec les médias.
tion et je ne peux pas m’immiscer là-dedans. Dans cer-
En revanche, la France a bien
fait de garder Zinedine Zidane
Entretien réalisé par
Sebti Djoudi
Angola-Malawi
Aujourd’hui à 19h30
Spectacle de soutien
à la sélection nationale
Le Malawi n’est plus un inconnu
S uite au dernier échec subi face au
Mali en match d’ouverture, le gou-
Q uoi qu’il en soit, le Malawi,
a déjà le mérite de s’être au
moins dévoilé aux yeux de
l’Afrique du football grâce à
sa retentissante victoire contre l’Algé-
rie amorphe de Ziani, Meghni et
Bougherra. Une belle récompense
pour cette nation, 99 e au classement
partie principalement le champion-
nat malawite (8). Deux autres joueurs
ont, quant à eux, décidé de tenter
l’aventure dans le championnat ango-
lais (James Sangala) et celui du Mo-
zambique (Chiukepo Msowoya).
C’est dire que cet exploit réalisé
contre l’Algérie, un mondialiste, est
pour le moment la grosse prouesse de
cette CAN 2010, après celle, bien en-
tendu, réalisée par le Mali qui a re-
monté un écart de quatre buts en
l’espace de dix minutes. Une perfor-
mance aussi unique dans son genre
dans les annales du football africain.
Cette rencontre qui les opposera au-
jourd’hui au pays organisateur ne
vernement angolais a fait appel à
l’unité nationale derrière l’équipe de
l’Angola. Dans ce contexte, un specta-
cle musical de soutien à la sélection an-
golaise de football, qui dispute la
Coupe d'Afrique des nations Orange-
Angola 2010, est programmé pour
après-demain samedi au ciné Karl
Marx, à Luanda.
Dénommé «Show Força Angola»,
l'événement organisé par l'entreprise
de téléphonie mobile Unitel connaîtra
la participation des musiciens, Daniel
L, Petty, Hélvio, Chelsy Chantal, Ary,
Paul G, Yola Semedo, Puto Prata et
groupe Kalibrados.
Flavio sera présent
FIFA, qui ne compte dans ses rangs
que deux joueurs seulement évoluant
en Europe, les deux attaquants Esau
Kanyenda (Kamaz en Russie) et le
buteur de lundi Russell Mwafulirwa
(IFK Norrköping en Suède). Tous les
autres Flames jouent sur le continent
africain, la plupart squattant le cham-
pionnat sud-africain (12) et l’autre
sera pas une sinécure pour la bande à
Phiri. Certes, motivés par leur der-
nier succès, les Flames doivent s’at-
tendre à une réaction d’orgueil des
Angolais qui ne seraient pas prêts à
leur céder le moindre point ce jeudi,
après avoir déjà raté une belle oppor-
tunité d’engranger trois précieux
points contre le Mali. Autrement dit,
les hommes de José Manuel, qui ont
été rejoints au score après avoir mené
pendant 80° quatre à zéro face aux
Maliens, sont avertis. Cette fois, un
faux pas et c’est la porte de sortie qui
les attendra.
D'après une source proche des orga-
nisateurs, l'initiative vise à montrer aux
Palancas Negras qu'ils peuvent aussi
compter sur l'appui de la classe artis-
tique.
Moumen A.
Annoncé incertain en raison d’une
blessure qui s’est réveillée en fin de
rencontre contre le Mali, le maître à
jouer de cette équipe d’Angola, Fla-
vio sera rétabli pour le match de ce
soir contre le Malawi. Un renfort de
choix pour Manuel José qui a déjà
perdu deux de ses éléments en plein
match dimanche dernier.
Coup d’œil CAN2010 11 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Demain, ne ratez
Coup d’œil CAN2010
11
Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010
Demain,
ne ratez pas
Le Buteur

de vendredi

De nos envoyés spéciaux en Angola Mohamed Farid Nacym Redouane Samir Adlane Yacine Gonçal Madjid
De nos envoyés spéciaux en Angola
Mohamed
Farid
Nacym
Redouane
Samir
Adlane
Yacine
Gonçal
Madjid
Saâd
Aït Saâda
Djender
Bouhanika
bechir
chouail
Selhani
Pérez
Aït Abdallah
Ghana

Les Ghanéens confiants contre la Côte d'Ivoire

L es joueurs de la sé- lection du Ghana se sont déclarés confiants quant à

leurs chances dans ce match

qui les attend contre la Côte d'Ivoire demain, en deuxième journée du Groupe

B de la Coupe d'Afrique des

Nations Orange-Angola

2010. Dans ce contexte, le

demi offensif Morgan Ayew a

affirmé au terme d'une séance d'entraînement réalisée au stade de Tafe, qu'il attend que ce soit un bon match de football, tout en reconnaissant le haut niveau de difficulté

de la rencontre à travers la valeur de l'adversaire. Dans le même registre,

Richard Kingson a précisé que la sélection ivoirienne est une équipe très forte et qu’elle avait fait un bon match contre le Burkina Faso, mais cela

ne constitue pas l'obstacle des objectifs du Ghana de remporter la CAN

2010. Le match contre la Côte d'Ivoire sera le premier du Ghana pour la

27 e édition de la Coupe d'Afrique des nations 2010.

Essien est arrivé

la Coupe d'Afrique des nations 2010. Essien est arrivé Comme rapporté il y a quelques jours

Comme rapporté il y a quelques jours sur ces mêmes colonnes, le mi- lieu de terrain de Chelsea, Michael Essien, a rejoint son équipe nationale en Angola hier, a annoncé un porte-parole des Black Stars. L'ancien joueur de Bastia et de Lyon devait arriver dès dimanche dernier mais son départ pour l'Angola avait été retardé à cause des mauvaises conditions

météorologiques à Londres. «Il est arrivé ce matin en Angola et est prêt physiquement. Si le coach décide de le faire jouer, il sera opérationnel», a dé- claré un porte-parole de l'équipe du Ghana. A signaler que l’entraîneur ghanéen avait déclaré qu’il était hors de question de prendre le risque d’aligner Essien, sachant qu’il était à court physiquement. D’autre part, il est utile de rappeler que les Ghanéens joueront leur premier match dans

le groupe B contre la Côte d'Ivoire demain vendredi à Cabinda.

Les Pelé, une famille en or

Les grands noms africains ne meurent jamais. Demandez donc à Abedi Pelé qui fut le joyau du football ghanéen et de l'Afrique pendant de

longues années, il est aujourd'hui le père comblé de trois footballeurs pro- fessionnels, qui brillent sous le nom de Ayew, le vrai patronyme d'Abedi. Deux d'entre eux sont en Angola : André alias Dédé, formé à l'OM et prêté cette saison à Arles-Avignon ; son demi-frère Rahim, moins connu, joue au Zamalek du Caire. André était l'invité surprise de la CAN précédente, chez lui au Ghana. L'an dernier, en digne héritier de son père,

il a remporté le doublé CAN-Coupe du monde dans la catégorie des

moins 20 ans. Rahim, lui, fut finaliste du premier CHAN en Côte d'Ivoire.

Et le meilleur est, si l'on en croit Abedi lui-même, à venir, avec Jordan. Le

fils cadet qui a débuté récemment avec l'OM et marqué dès sa première apparition en L1 (c'était à Lorient lors de la 11 e journée, victoire marseil- laise 2-1) ! La fratrie Ayew n'est pas unique. Enfin, on se souvient qu’Abedi a joué aux côtés de son frère Kwame «Mexico» chez les Black Stars, et Sola, le 3 e frangin, était aussi un excellent joueur.

Cameroun 0 - Gabon 1

Le Cameroun

un autre mondialiste à la traîne

A près l’Algérie, la Côte d’Ivoire (tenu en échec par le Burkina) et le Nige- ria, le Cameroun, un autre mondia- liste, a enregistré sa première défaite dans cette CAN 2010, hier

en fin d’après-midi à Lubango, contre une brave équipe du Gabon. Eliminés par cette même sé- lection camerounaise lors des dernières élimi- natoires qualificatives pour le Mondial sud-africain, les poulains d’Alain Giresse, qui ont fait preuve d’une abnégation totale dans leur jeu et d’un esprit de combativité sans faille tout au long de ce duel, ont pris donc leur revanche ce mercredi en s’imposant sur le score d’un but à zéro. Ainsi, grâce à leur attaquant vedette, Da- niel Cousin, très opportuniste, les Gabonais ont signé leur première victoire de leur histoire en Coupe d’Afrique face au Cameroun. Ce succès, les Gabonais le doivent aussi à leur excellent gardien de but, auteur d’une sortie époustou- flante. Très vigilant, Ovono a pu, à lui seul, pré- server sa cage vierge en écartant pas moins de quatre ballons de but. Sollicité tour à tour par Eto’o, Webo et Gerimi, Ovono a toujours ré- pondu présent pour écarter le danger avec beau- coup de classe et un sang-froid exemplaire.

avec beau- coup de classe et un sang-froid exemplaire. R. Song mieux que Gouaméné et H.

R. Song mieux que Gouaméné et H. Hassan

Titularisé ce mercredi par Paul Le Guen dans la char- nière camerounaise face au Gabon, Rigobert Song a dé- buté sa huitième phase finale de la Coupe d'Afrique des nations. Le Camerounais de trente-trois ans du Trab- zonspor (TUR), déjà détenteur du record du plus grand nombre de matches en phase finale de CAN (34 avec celui contre le Gabon), est ainsi devenu le recordman du nombre de participations à la CAN devant l'Ivoirien Alain Gouaméné et l'Egyptien Hossam Hassan, qui comptent deux sept participations.

Atouba : «Le Guen force le gouvernement à assumer ses responsabilités»

L’arrière gauche camerounais de l’Ajax, qui a manqué la CAN en raison d’une blessure, explique ce que Paul le Guen a apporté à la sélection des Lions indomptables. «Il y a plus de sérénité, un bon suivi, le Cameroun joue beaucoup mieux qu’avant. On peut comp- ter sur eux à la CAN. Il (Paul Le Guen) a amené une sorte de dis- cipline, pas dans le groupe, pas au niveau des joueurs. Avec un staff étranger, les autorités s’investissent. Ce qui n’est pas le cas avec le cas avec les entraîneurs locaux. On s’est rendu compte que le gou- vernement ne fait pas d’efforts avec un enfant du pays.»

Egypte
Egypte

L’entraîneur national égyptien, Hassan Shehata, est revenu plus longuement sur la victoire arrachée face au Nigeria mardi. La presse locale a mis l’accent sur l’ex- ploit des Pharaons mais aussi et surtout sur le pari gagné de Shehata. A ce propos, il déclare : «J’ai joué avec trois joueurs qui étaient malades. Ils étaient grippés et souffraient de fièvre, mais cela ne les a pas empêchés d’aller chercher un succès pro- metteur qui nous permet de reprendre confiance après notre dure élimination de la prochaine Coupe du monde 2010.» Avant d’ajouter : «Les gens qui s’attaquent à moi, ce sont des malades mentaux. Ils ne

Al Hadhary rancunier

Le portier international égyptien Essam El Hadhary n’est pas près d’oublier les cri- tiques qu’il avait essuyées de la part de son ex-entraîneur à Al Ahly, José Manuel. Rap- pelons que l’actuel coach de l’équipe natio- nale angolaise, José, avait traité Al Hadhary de mercantiliste suite au départ de ce dernier vers une autre équipe au len- demain de la victoire d’Al Ahly en finale de Coupe d’Afrique des clubs champions. «José m’a causé beaucoup de mal. Si jamais on croisera l’Angola sur notre chemin, je ne lui serrerai pas la main», a-t-il déclaré.

Shehata

«Mes détracteurs sont des malades mentaux»

ratent aucune occasion de me dénigrer et me jeter à la vindicte populaire. C’est aussi ma réponse à mes détracteurs.»

«Remédier aux occasions ratées»

Interrogé par le journaliste de la chaîne Nil Sport s’il était satisfait du rendement de son équipe face au Nigeria, Shehata a souligné plusieurs points positifs, mais il s’est montré un petit peu inquiet par rap- port à toutes ces occasions ratées face au Nigeria : «On a eu une bonne réaction, cela est dû à notre confiance en soi. Mais

Nigeria
Nigeria

Martins quitte l'Angola

Toujours gêné par une inflammation à la jambe gauche, l'attaquant nigérian Obafemi Martins est rentré en Europe pour consulter son médecin. Il sera de retour pour le match de la CAN contre le Bénin samedi, selon l'encadrement des Super Eagles. L'attaquant de Wolfsburg n'était pas entré en jeu lors de la défaite des siens face à l'Egypte mardi (3-1).

Burkina Faso
Burkina Faso

Le Burkina veut rentrer

A près le Togo, la CAN 2010 risque de perdre une autre équipe. Malgré sa bonne entame de compétition (match nul contre la

Côte d’Ivoire), le Burkina Faso a émis le souhait de rentrer «le pus vite possible» au pays. En cause, le contexte de violence qui règne à Cabinda où siège l’équipe nationale.«Par rapport aux questions de sécurité, on aurait souhaité aller le plus vite possible à Luanda. Là, on va rester à Cabinda au moins jusqu’à samedi matin, après le match entre le Ghana et la Côte d’Ivoire vendredi. Les organisateurs ont pris des mesures draconiennes et pour sortir on doit être accompagnés par le personnel de sécurité. Cela complique la vie», a ainsi indiqué l’en- traîneur adjoint Gualbert Kaboré.

j’ai noté aussi qu’on a laissé passer de belles opportunités de marquer d’autres. Ce à quoi, on doit y remédier face au Mozam- bique, mes joueurs doivent s’appliquer de- vant les bois adverses.»

Synthèse Moumen A.

La prime revue à la hausse

La Fédération égyptienne de football a décidé de revoir la prime de la victoire fi- nale à la hausse. Ainsi, fixée à 250 000 li- vres, elle sera finalement de 300 000 livres en cas de victoire finale dans cette CAN.

Aboutrika avait prédit le score Egypte-Nigeria

Le talentueux joueur égyptien, Mohamed Aboutrika, absent dans cette CAN en raison d’une grave blessure contractée face à l’Al- gérie, a déclaré, dans une déclaration faite à un confrère local, qu’il avait prédit la vic- toire de l’Egypte face au Nigeria sur un score de trois buts : «Mon pressentiment ne m’a pas trahi. J’avais prédit une victoire face au Nigeria sur un score de trois buts même si ce but encaissé n’était pas prévu. J’ai appelé mes camarades Meteeb et Ahmed Hassan pour les féliciter après leur très belle presta- tion.»

«Il ne faut pas crier victoire»

D’autre part, Aboutrika a prévenu contre toute euphorie démesurée qui viendrait per- turber la concentration des joueurs à la veille de leur second match du groupe. «C’est une excellente victoire que celle que nous avons réalisée contre le Nigeria, mais il est trop tôt pour crier victoire. Ce n’est que le premier match, il faut rester concentrés et prouver que nous sommes bien les meil- leurs d’Afrique et que notre élimination du Mondial n’était pas méritée», a-t-il déclaré.

Moumen A.

12

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

12 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Coup d’œil CAN2010 Badou Zaki «Si Gaouaoui

Coup d’œil CAN2010

Badou Zaki

«Si Gaouaoui avait joué, il n’aurait pas encaissé trois buts»

L’ancien gardien de but marocain, Badou Zaki, regrette la lourde défaite de l’Algérie à l’occasion de sa première sortie en Coupe d’Afrique contre le Malawi. L’actuel en- traîneur du Widad Casablanca abonde dans le même sens que l’entraîneur Saâdane en affirmant que la cha- leur et le taux élevé de l’humidité ont influé sur le rende- ment des joueurs, mais il dit ne pas être d’accord avec le choix de se préparer en France.

Bonsoir monsieur Badou Zaki,

je suis journaliste du Buteur. Salut, je vous ai reconnu. Veuillez d’abord m’excuser de n’avoir pu ré- pondre à votre sollicitation samedi passé à l’issue de notre match contre Al Jadida. Il faut dire que j’étais désemparé, après que mon équipe eut

perdu le titre de champion d’hiver. Soyez les bienvenus.

A

je suis prêt

à répondre à vos questions.

Avez-vous suivi le match de l’Algérie contre le Malawi ? Oui je l’ai suivi avec un intérêt

particulier, du moment que l’Algé-

rie a réalisé un bon parcours lors

des éliminatoires du Mondial. Et

c’est tout naturellement aussi que je

me suis rangé du côté de l’équipe de

l’Algérie dans cette CAN en sa qua-

lité de pays frère.

Concernant le schéma tactique utilisé par Saâdane, à savoir une dé- fense avec trois éléments dans l’axe se transformant en une défense plate n’a pas arrangé l’Algérie. Tous ceux qui ont suivi le parcours de

l’Algérie s’attendaient à la voir faire le jeu, plutôt que de jouer la défense. Il

fallait que l’en- traîneur change

complète-

ment de

dispositif

tactique

n

deuxième

mi-temps, non

pas qu’il procède à des changements poste pour poste. Malheureusement, même les remplaçants n’ont pas

réussi à donner le plus qu’on atten-

dait d’eux.

Croyez-vous que le fait d’avoir

«Si j’avais été à la place de Saâdane, j’au- rais programmé un stage dans un pays africain pour

permettre aux joueurs de

s’acclimater aux conditions dans lesquelles ils allaient jouer la CAN»

présent,

e

opté pour la défensive a été la cause de la défaite ?

Absolument, surtout avec les er- reurs commises par Chaouchi qui ont

influé sur ses camarades. Les joueurs ont été affec- tés par ce

but encaissé tôt et n’ont pas réussi à réagir et revenir dans le

Que pourriez-vous nous dire de cette pre- mière dé-

faite ?

«Ziaya

et les deux autres ailiers (Bezzaz et

Bouazza) n’ont pas donné le plus attendu, seul Ziani

se battait au milieu du terrain sans trouver de soutien»

match.

Les

joueurs algé- riens n’avaient pas cette envie de jouer

et ont commis beaucoup d’erreurs en défense. Il était clair que la défense algérienne était fai- ble et ne savait pas comment contrer la vitesse des joueurs mala- wites. En outre, les Verts ont laissé l’initiative du jeu à l’adversaire dès

le début de la rencontre. C’est ainsi

qu’il en a profité pour marquer

deux buts en première mi-temps.

Le premier est venu suite

à une bourde du

gardien et le se-

cond, suite à une faute de marquage. Les deux buts ont été

marqués à la suite de contre-at- taques rapides des Mala- wites.

La tactique de Saâdane n’a donc pas marché à votre avis ?

En votre qualité d’ancien gar- dien international, comment jugez-vous le rendement du

gardien algérien Chaouchi ? C’est un gardien qui possède des

qualités technique et physique im- portantes. Ce qu’il a montré lors de la rencontre d’appui contre l’Egypte

ne peut être effacé. Cela dit,

le problème avec lui

est qu’il manque d’expérience et ne sait pas trop com- ment gérer les matches d’une grande

importance. Les compétitions de la CAN ont besoin d’un gardien expéri- menté. Si Gaouaoui avait joué, il n’aurait pas encaissé les trois buts marqués par le Malawi.

«Si l’Algérie joue avec la même hargne que contre l’Egypte, ni le Mali ni l’Angola ne seront capables de lui barrer

la route»

Vous attendez-vous à une bonne réaction de Chaouchi ? Tout dépend des enseignements que peut tirer le joueur de la ren- contre face au Malawi. En fait, comme il peut se rattraper et don- ner un meilleur visage, comme il peut passer à côté à nouveau et rater complètement toute la compétition. Lorsqu’un gardien réussit sa pre- mière intervention, il peut sortir un match énorme et donner confiance à ses camarades. Maintenant s’il ne réussit pas à se rattraper contre le Mali, sa mission ne sera pas facile à l’avenir. La preuve nous a été don- née lors de la rencontre du Malawi que tout le monde a vue à la télévi- sion.

soutien. Croyez-vous que le stage effec- tué en France a été une erreur ? La décision a été prise par l’en- traîneur Saâdane et je ne pourrais me permettre de critiquer son choix. Mais si j’étais à sa place, j’au- rais programmé un stage dans un pays africain pour permettre aux joueurs de s’acclimater aux condi- tions dans lesquelles ils allaient jouer à la CAN. Je crois que Saâ- dane est conscient de cela, vu sa longue expérience dans le domaine.

Comment voyez-vous la suite du parcours contre le Mali et l’Angola ? Ce sera très difficile. Vous savez, il n’est pas évident que les poulains

joueurs et un groupe bien soudé, cela, personne ne peut l’ignorer. Les matches joués lors des éliminatoires n’ont fait que consolider les liens entre les joueurs algériens qui sem- blent comme une famille unie. L’Al- gérie peut réaliser deux victoires d’affilée, elle en est capable.

Après le retrait de l’équipe du Togo, la CAF a invité le Maroc à le remplacer ; mais les hautes autorités marocaines ont poli- ment décliné cette invitation… Lorsque la Fédération marocaine a reçu l’invitation de la CAF, elle a consulté les hautes autorités du pays et des spécialistes. Persuadés qu’il n’était pas possible de réunir 24 joueurs en l’espace de 24 heures

possible de réunir 24 joueurs en l’espace de 24 heures L’entraîneur Saâdane a justifié cette défaite

L’entraîneur Saâdane a justifié cette défaite par la chaleur et le taux élevé d’humidité ; parta- gez-vous cet avis ? Tout à fait. Jouer en Angola en plein milieu de journée sous une grosse chaleur et avec un taux élevé d’humidité influe sans aucun doute sur le rendement des joueurs. C’est ce que nous avons d’ailleurs vu sur- tout en deuxième mi-temps. Les joueurs marchaient sur le terrain, mais cela ne veut pas dire que l’Al- gérie n’a rien fait ou bien que les changements effectués par Saâdane n’ont pas été réussis. Ce qu’il man- quait à l’Algérie, c’était du sang neuf. Ziaya et les deux autres ailiers (Bez- zaz et Bouazza) n’ont pas donné le plus attendu, seul Ziani se battait au milieu sans pour autant trouver du

de Saâdane s’imposent leur logique face à une aussi solide équipe comme le Mali qui a montré des choses intéressantes lors de son pre- mier match. Vous avez vu comment ils réussi à remonter leurs quatre buts de retard ? C’est dire qu’ils par- tiront avec un ascendant psycholo- gique certain, contrairement aux Algériens. Mais tout reste possible en football qui est plein de sur- prises. Idem pour l’Angola. Mainte- nant si l’Algérie joue avec la même hargne que contre l’Egypte, alors ni le Mali ni l’Angola ne seront capa- bles de lui barrer la route.

De telles déclarations ne pour- raient que booster les joueurs algériens…

grands

possède

L’Algérie

de

pour les envoyer en Angola sans au- cune préparation, nos responsables ont dû décliner cette invitation. C’était un risque énorme à prendre. Je crois que la Fédération maro- caine a pris la bonne décision. Le mot de la fin ? J’espère que l’équipe algérienne se réveillera et retrouvera sa verve des éliminatoires. Je souhaite également beaucoup de succès pour les autres équipes arabes, la Tunisie et l’Egypte, qui j’espère honoreront le football arabe dans cette CAN. Je n’oublierai pas de remercier votre journal Le Buteur de m’avoir solli- cité et auquel je serai toujours dis- ponible.

Entretien réalisé par Brahim S.

Coup d’œil CAN2010

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

13

Derradji

Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 13 Derradji : «Nous avons trop chouchouté les

: «Nous avons trop

chouchouté les joueurs»

13 Derradji : «Nous avons trop chouchouté les joueurs» La défaite face au Malawi a été

La défaite face au Malawi a été un vérita- ble coup dur pour les Algériens ; qu’en dites-vous ? C’est une défaite très dure à accepter. Le peuple algérien a été très déçu, surtout les supporters qui attendaient de voir l’équipe al- gérienne réaliser un bon parcours à cette CAN. Cette défaite a eu un impact sur tout le monde. Elle nous rappelle la période des vaches maigres. Sincèrement, une défaite face au Malawi est inacceptable, surtout lorsque l’on sait que cette équipe n’avait même pas les moyens pour au moins espérer à un match nul face à notre sélection. D’ailleurs, les joueurs et le staff de cette équipe n’ont pas cru leurs yeux, après cette victoire. J’aurais aimé qu’on entame la compétition par un succès, mais ça n’a pas été le cas. Selon vous, quelles sont les raisons de cette défaite ? Je pense qu’il y a eu plusieurs raisons. Tout d’abord, nos joueurs ont été gonflés à bloc et croyaient être des stars et que leur équipe était la meilleure de toutes. Ce n’est malheureuse- ment pas vrai. A chaque fois, je disais que cette qualification au Mondial ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Ce qu’on avait ap- préhendé s’est malheureusement produit. Les joueurs ont vraisemblablement sous-estimé l’adversaire et n’ont pas pris leurs précautions. C’est nous qui les avons poussé à devenir comme ça. Des joueurs professionnels qui commettent des fautes de débutants, c’est aberrant. Personnellement, je m’y attendais.

Comment ça ? C’est notre faute à nous la presse qui avons trop gonflé les joueurs. On leur a fait croire qu’ils étaient arrivés. Il est vrai qu’ils ont réa- lisé de belles prestations durant les élimina- toires en réalisant un rêve de 24 ans et qu’ils méritent tous les éloges, mais pas au point de les considérer comme des mythes du football ou les meilleurs joueurs du monde. Cela a été une grosse erreur de notre part. Ces joueurs n’ont pas su gérer cette qualification au Mon- dial. Je dois aussi dire que c’est désolant pour les Algériens qui sont vraiment déçus, no- tamment à cause de cette exagération média- tique qui a fait croire à tout le monde que

Donc le problème est d’ordre psycholo- gique ? Il n’y a pas seulement ce problème. Il en existe d’autres qui n’ont pas permis à l’Algérie de débuter comme il se doit ce tournoi. Mais celui que je viens de citer est le plus impor- tant. Mais le staff technique ainsi que les joueurs avancent comme arguments de cette défaite les conditions climatiques… Ecoutez, j’aurais souhaité que le staff tech- nique et les joueurs qui ont fait face à la presse en fin de partie disent qu’on a perdu tout sim- plement, car on n’a pas été bons et qu’on de- mande pardon au peuple algérien et à nos

«Saâdane doit prendre ses responsabilités» «Le climat ne justifie pas la débâcle» «Les joueurs doivent
«Saâdane doit prendre
ses responsabilités»
«Le climat ne justifie pas la débâcle»
«Les joueurs doivent demander
pardon au peuple algérien»
«Face au Mali, on va se racheter»
▲ ▲ ▲

cette équipe était imbattable et quelle devrait gagner cette CAN, au point où les Algériens commençaient à rêver de passer au deuxième tour de la Coupe du monde. Une chose est sûre, l’équipe a besoin d’être renforcée par des éléments de valeur, pour espérer tenir tête aux grandes équipes et améliorer son niveau de jeu

supporters, au lieu d’évoquer ce faux pro- blème de climat. C’est vraiment de la rigolade qu’on parle du climat. Le Malawi a-t-il joué dans un climat plus frais ? Y avait-il une équipe qui a posé ce problème du climat du- rant cette CAN ? Puisque c’est comme ça, pourquoi a-t-on alors choisi d’aller se prépa- rer dans un pays où le climat s’oppose totale- ment à celui de l’Angola ?

Ce qui sous-entend que le choix de se préparer au Castellet a été une erreur de la part de Saâdane ? Je ne sais pas que si l’on peut parler d’erreur ou de mauvais choix. Mais c’est illogique. Comment choisir de se préparer dans un pays où le climat était glacial, tout en sachant que la CAN allait se jouer sous la canicule avec un taux d’humidité très élevé ? Il fallait mieux choisir un pays dont le climat est le plus proche possible de celui de l’Angola. On est en train de payer cash cette erreur. Du moment que vous être un ancien membre du bureau fédéral, qui selon vous aurait opté pour ce choix ? Moi, je sais que c’est toujours l’entraîneur qui choisit où effectuer le stage de prépara- tion de son équipe, car il est le premier res- ponsable de l’encadrement technique de l’EN. Maintenant s’il l’a fait sous la pression, il n’a qu’à prendre ses responsabilités. Que pensez-vous du prochain match contre le Mali ? C’est match d’une extrême difficulté pour nous, du moment que ce sera une rencontre décisive pour les deux équipes, surtout pour nous qui, en cas de défaite, ce sera l’élimina- tion directe. Toutefois, j’estime que les joueurs ont retenu la leçon et qu’ils ne reproduiront plus le même scénario du Malawi. Je connais bien les joueurs qui forment cette sélection et qui aiment bien leur pays. Ils ont été très déçus après cette défaite face au Malawi. Ils ont une dette envers les Algériens qui les ont beaucoup soutenus, notamment dans les mo- ments difficiles. Je suis convaincu qu’ils vont réaliser un bon match, meilleur en tout cas que celui face au Malawi. Cette fois, ce sera le Mali, une sélection qu’on ne doit guère sous- estimer. Je reste optimiste, comme à mon ha- bitude. Le dernier 3-0 concédé était face au Gabon dans un match que vous avez vous même commenté. Vous aviez dit que c’était le début de la crise du football algérien. Mais cette fois-ci, vous n’avez pas eu le même sentiment. Y a-t-il une différence par rapport à cette époque ? Ce n’est pas la même chose, car à cette époque, on avait été battus chez nous en Al- gérie et que cette défaite a été la goutte qui avait fait déborder le vase. Cette fois-ci, je commente pour une chaîne privée. Je dois être professionnel. Il est vrai que j’ai été très déçu, certes, mais pas autant que lors de cette défaite face au Gabon.

Entretien réalisé par Y. Koudri

Simondi «J’attends un sursaut d’orgueil des Algériens face au Mali»

P our Simondi, le choix du Castellet pour préparer la CAN n’est pas judicieux. qui

P our Simondi, le choix du

Castellet pour préparer la

CAN n’est pas judicieux.

qui est du climat défavorable aux Algériens, il a eu son importance car moi-même, lorsque j’avais en charge l’équipe de Guinée, j’ai constaté que des joueurs comme Titi Camara et d’autres qui évo- luaient en Europe éprouvaient des difficultés sous la chaleur. Ceci n’explique pas la lourde dé- faite des Fennecs face au Ma- lawi.» Simondi ajoutera : «Même s’ils ne l’avouent pas, les joueurs algé-

riens ont quelque peu sous-estimé cette équipe du Malawi qui a fait preuve d’une grande discipline tactique et aussi de beaucoup d’intelligence dans le jeu. L’écart en buts, réalisé très vite, a démo- ralisé les joueurs de Saâdane. C’est toute l’équipe qui est passée à côté de son match. Personnelle- ment, j’espère un sursaut d’or- gueil de la part des Algériens face au Mali.»

Le technicien français précisera lors de son intervention qu’il s’attend à un sursaut d’orgueil de la part des Algériens face au Mali. Il nous dira en subs- tance : «Je connais très bien le Castellet car il est situé dans ma région. Je peux vous affirmer que ce n’est pas du tout l’endroit idéal pour préparer la CAN. Pour ce

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Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

De nos envoyés spéciaux en Turquie

Hamza Rahmouni
Hamza Rahmouni
Chouaïb Kahoul
Chouaïb Kahoul
spéciaux en Turquie Hamza Rahmouni Chouaïb Kahoul Coup d’œil Equipe nationale A’ Virée à Antalya avec
spéciaux en Turquie Hamza Rahmouni Chouaïb Kahoul Coup d’œil Equipe nationale A’ Virée à Antalya avec

Coup d’œil Equipe nationale A’

Virée à Antalya avec les A’

L stage effectué par l'Equipe na- tionale A' en Turquie s'est dé- roulé dans d'excellentes

conditions. La discipline était de rigueur, mais surtout le travail.

e

Il faut dire que nos A' ont cra-

vaché dur durant cette dizaine de jours. La preuve, ils ont remporté leurs deux matches amicaux. Si le premier a eu lieu face à une équipe de D2 turque, le second s'est joué face

à l'équipe la plus titrée d'Albanie, celle qui a

disputé la Champion’s League européenne. Rien que ça ! On peut le dire, il y a eu de gros progrès dans la préparation de cette équipe, après la prestation de haute facture face à l'équipe albanaise. Les joueurs ont donc eu, mardi après-midi, soit après le déjeuner,

quartier libre. Le staff de l'EN a programmé une visite dans la ville d’Antalya. Le Buteur et El Heddaf, qui sont les seuls organes de presse

à s’être intéressés à cette équipe, ont suivi les joueurs pour vivre avec eux ces moments de détente.

Départ de l'hôtel Akka vers Antalya Centrum à 13h15

Le départ était prévu à 13h de l'hôtel Akka où résident les Verts, mais il a dû être légère- ment décalé. Les joueurs ont donc déjeuné et ont vite rejoint leur chambre pour se chan- ger. Ils avaient le choix entre se rendre en ville avec leur tenue de parade, ou vêtir une tenue de ville. Finalement, tout le monde a choisi la tenue de ville. Ainsi, le bus mis à la dispo- sition de l'EN par les responsables de l'hôtel a démarré à 13h15. Dans ce bus, il y avait tous les joueurs, et dans le minibus qui les suivait, le staff avait pris place.

Arrivée à 13h40

Le bus des Verts est arrivé au centre-ville d’Antalya aux environs de 13h40. L'hôtel se trouve un peu loin du centre-ville, mais cela n'a été que positif pour nos capés qui ont pu se préparer dans la sérénité totale, avec beau- coup de concentration aussi.

Djallit taquiné dans le bus

Durant le trajet vers le centre-ville, les joueurs n’ont pas cessé de taquiner l'attaquant tlemcénien, Djallit. Le premier, c'est Adel Maïza, qui lui a demandé de prendre une photo avec la paire de lunettes d'un des joueurs. Ensuite, ce sont tous les joueurs qui ont commencé à chanter un air de leur com- position : «Djallit, Djallit, Djalitou.» Le joueur n'a pas pris cela du mauvais côté. Bien au contraire, il était très détendu, riait de cet

Boucherit «Messaoud mérite de jouer en équipe A» ◗ Pour le milieu de terrain annabi,
Boucherit
«Messaoud mérite
de jouer en équipe A»
◗ Pour le milieu de terrain annabi, Antar
Boucherit, Mohamed Messaoud a les
qualités pour évoluer en équipe A, celle
de Rabah Saâdane. A ce propos, il dira :
«Je pense sincèrement que Messaoud a les
qualités pour jouer en équipe A. Je ne com-
prends pas pourquoi il n'est pas convo-
qué.»
L'équipe depuis hier
au pays
◗ La délégation algérienne a rejoint le
pays hier en milieu de journée. Les
Verts ont pris le premier vol d’Antalya,
vers Istanbul, avant de rallier Alger. Rap-
pelons que ce stage s'est déroulé du 4 au
13 janvier.
intérêt soudain de la part de ses coéquipiers. Il faut dire que le jeune Tlemcénien
intérêt soudain de la part de ses coéquipiers.
Il faut dire que le jeune Tlemcénien est ap-
précié par l'ensemble de ses camarades.
Le shopping dans un grand
centre commercial
Dès son arrivée à Antalya, la délégation a
pris la direction du centre commercial de la
ville. Les joueurs ont pris d'assaut les quatre
étages du grand magasin, curieux de décou-
vrir ce lieu que l'agent Tarik Yalcin leur avait
recommandé. Ils ne l'ont pas regretté puisque
tout le monde y a pu faire des achats.
Des réductions jusqu'à 50%
La première chose qui nous a attirés, c'est
que toutes les boutiques de ce centre faisaient
des soldes. Des réductions alléchantes de 10
à 50% du prix initial. Cela a encouragé les
joueurs à dépenser pour leurs emplettes, sur-
Derrag a acheté un parfum
pour sa mère et une veste
pour son père
Si
sa
a
Ruée chez Mc Donald
La
Mc
des menus les a épatés.

Mohamed Derrag a acheté une montre

pour lui, il n'a pas oublié ces parents. Il a en effet choisi un pack complet de parfum pour

maman, et pour son père une belle veste. Il

donc déboursé une grosse somme dans ce magasin. En plus de la montre, Derrag a acheté une paire de souliers de foot de marque Adidas.

majorité des joueurs se sont rendus chez Donald situé dans le dernier étage pour

goûter aux fameux hamburgers. La qualité

tout qu'à Antalya le niveau de vie est élevé par rapport aux autres villes de Turquie.

Derrag, Bouchama, Yekhlef, Ziane ont acheté des montres

Les premiers joueurs à se décider furent Ziane et Yekhlef. Ils ont sauté sur l'occasion pour acquérir de très belles montres. Ensuite, c'est le duo du Mouloudia d'Alger, Nacim Bouchama et Mohamed Derrag, d'acheter des montres à des prix raisonnables.

Zazou et Khoualed… chez les enfants

Pour leur part, les deux défenseurs de l'USMA, celui d'Alger, Khoualed, et Zazou, d’Annaba, se sont dirigés vers les magasins pour enfants. Finalement, ils sont tous deux

sortis du centre commercial avec deux gros sacs.

Ghazali rejoint l'hôtel avant les autres

L'attaquant tlemcénien, Youcef Ghazali, n'est pas resté longtemps au centre commer- cial. Après avoir fait sa tournée et quelques achats, se sentant fatigué, il a choisi de ren- trer par taxi à l'hôtel. Il a quitté le groupe deux heures avant l'horaire prévu pour re- joindre l'hôtel.

La pluie était au rendez-vous

Pour la première fois depuis notre présence ici à Antalya, la pluie était au rendez-vous. A notre arrivée au Centrum, il faisait beau, mais à la sortie, le temps avait changé. Nous avons quitté le centre sous une pluie battante.

18h, retour vers l'hôtel

Il était 18h exactement lorsque le bus qui

transportait la délégation des Verts a démarré

du grand parking du centre commercial à

destination de l’hôtel. Cette fois, le minibus

qui transportait le staff était devant, ayant dé-

marré un quart d'heure avant le bus des

joueurs.

Un accident de la circulation à notre retour

A notre retour, et avec la pluie qui tombait,

un semi-remorque a dérapé. Ce qui a bloqué

la route menant vers l'hôtel. Cet accident

nous a immobilisés une dizaine de minutes

sur la route avant de reprendre le chemin et d’arriver sains et saufs à l’hôtel.

Hamza R.

Bouguèche

«Le CHAN, c'est un challenge très intéressant»

Alors Hadj, comment s’est déroulé ce stage en Turquie ? Je pense que c'est un stage qui nous a été bé- néfique sur tous les plans. On a travaillé d'ar- rache-pied, et on a même disputé deux matches amicaux. Cela nous a permis de tra- vailler notre cohésion car, il faut dire la vérité, on n'a pas beaucoup joué ensemble. Ce stage s'est déroulé dans de bonnes conditions, il y avait une excellente ambiance de fraternité et tous les moyens ont été mis à notre disposi- tion.

Vous avez disputé deux matches amicaux, et vous les avez remportés. Est-il dit que vous avez déjà bâti une équipe ? Non, je pense que pas encore, on a encore du travail à accomplir. L'entraîneur connaît parfaitement son boulot. Seulement, pour les deux matches amicaux gagnés, je pense que ce sera bon pour notre moral. Mais aussi, cela prouve que nous avons évolué, progressé, et

aussi, cela prouve que nous avons évolué, progressé, et c'est très encourageant pour nous. Seulement, il

c'est très encourageant pour nous. Seulement, il ne faut pas s’arrêter là, ce n’est pas suffisant, il va falloir continuer à travailler d'arrache- pied pour être tout le temps performant.

Il y a le CHAN qui approche… Oui, bien sûr. Tout le monde en est conscient, ne craignez rien. Pour moi per- sonnellement, c'est un challenge très inté- ressant.

L'Equipe nationale A demeure tou- jours votre objectif ? Chaque joueur rêve de porter les cou- leurs de la sélection de son pays. Je ferai tout chez les A' pour rejoindre les A.

Ne pensez-vous pas que vous n'avez pas beaucoup progressé ? Non, je ne le pense pas… Si j'étais parti à l'étranger, j'aurais pu faire mieux, mais il faut savoir que tout est lié au destin. Entretien réalisé par Hamza R.

15 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Coup d’œil CAN2010 Nostalgie Nostalgie Nostalgie
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Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010
Coup d’œil CAN2010
Nostalgie
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LES MATCHS INOUBLIABLES DE LA CAN

L a série des matchs inoubliables de la sélec- tion des Fennecs reprend. Elle coïncide, cette fois, avec le déroulement de la CAN 2010. Le

journal se propose de revenir sur quelques matchs ayant marqué les esprits. On a choisi de démarrer ce tour d’horizon des matchs de l’EN par la fa-

meuse CAN 80 et le début de la grande épopée des Verts, avec les Madjer, Belloumi et autres Ben- saoula, sans les professionnels, faut-il le préciser, qui mènera les Fennecs vers ce Mondial espagnol de 82, à la CAN 2004 et cette extraordinaire résur- rection des coéquipiers d’un certain «haramy»

Achiou, aujourd’hui malheureusement absent de la sélection qui se trouve en Angola depuis le 7 jan- vier courant. Justement, ce groupe est constitué en partie de l’équipe qui avait battu l’Egypte, à Sousse, et qui a fait le déplacement en Angola.

Algérie 2 - Ghana 0

Les professionnels trouvaient des difficultés à rejoindre la sélection

08.03.1984 à Bouaké Phase finale de la Coupe d’Afrique des nations Arbitre : Bahnou (Maroc)
08.03.1984 à Bouaké
Phase finale de la Coupe
d’Afrique des nations
Arbitre : Bahnou (Maroc)
Buts : Menad (75'), Bensaoula
(85')
Algérie :
Cerbah, Mansouri, Chaib, Ko-
richi, Guendouz, Kaci Said,
Bouiche (Bensaoula), Fergani,
Menad, Belloumi, Yahi (Mad-
jer)
Entraîneur : Khalef
Ghana :
Mensah, Odoi, Appiah, Am-
padu, Paha, Akro, Bonnerman,
Asase, Koyede (Kumi), Abdel
Razak, Abry Kuffi
Entraîneur : Duodu

L ors de la phase finale de la

qui s’était déroulée en Côte

d’Ivoire, les professionnels d’une manière générale et plus particu- lièrement les Algériens ne pou- vaient prétendre à la participation

Coupe d’Afrique des nations

à la phase finale aussi facilement que ne le peuvent actuellement les professionnels évoluant dans les championnats européens. La FIFA n’avait pas encore pris au sérieux une compétition comme la CAN qui rentre dans le programme de l’instance internationale du foot- ball. Ainsi, et à titre d’exemple, des joueurs comme Rabah Madjer et Tedj Bensaoula qui après le Mon- dial espagnol s’étaient expatriés en Europe au Matra Racing avant de passer au FC Porto pour le pre- mier et au HAC du Havre. Nos deux professionnels n’avaient re- joint la sélection que la veille du match contre le Ghana. La fiche technique peut laisser incrédule, quand on y jette un coup d’œil. Comment se pouvait-il que les deux joueurs en question soient mis sur le banc de touche face au Ghana ? Mais ils étaient exténués par le voyage et le coach de

l’époque ne pouvait sans doute pas compter tout de suite sur ces deux éléments. Madjer était rentré à la place de Hocine Yahi et Bensaoula avait remplacé Nacer Bouiche. Les Verts avaient largement pris le des- sus sur les Ghanéens, par deux buts à zéro, et Bensaoula était l’au- teur d’un des deux buts marqués à Mensah, le gardien de but du Ghana.

La presse reprend les déclarations du prési- dent du HAC et le SG du Matra Racing

Sous le titre «Mauvaise foi ou mauvaise volonté» la presse de l’époque reprenait les déclarations du secrétaire général du Racing de Paris (club disparu aujourd’hui) et du président du HAC. Les deux personnalités du football français de l’époque déclaraient toutes leur

football français de l’époque déclaraient toutes leur bonne volonté pour aider le foot- ball algérien. Ce

bonne volonté pour aider le foot- ball algérien. Ce que ne voyait pas du même œil le journaliste dont le titre est assez éloquent. Il faut dire que pendant de nombreuses an- nées l’Algérie avait rencontré les

pires difficultés pour battre le rap- pel de ses professionnels. Au- jourd’hui, le problème n’existe pas grâce à la FIFA qui a mis du temps avant de réagir.

M. B.

grâce à la FIFA qui a mis du temps avant de réagir. M. B. On avait

On avait contacté l’ancien demi défensif de la sélec- tion algérienne pour qu’il nous mette en contact avec un autre joueur de l’époque, mais Kaci Saïd nous raconte une anec- dote très intéressante. On a voulu partager avec le lecteur cette histoire de crampons lors du match Algérie-Ghana que nous narre Kaci-Said. Vous rappelez-vous de la ren- contre que les Verts ont dis- putée face au Ghana pour le compte de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Na- tions en Côte d’Ivoire en 84 ? Rassurez-vous, je ne suis pas atteint de la maladie d’Alzheimer. J’ai participé à toutes les rencon- tres. Au sein de cette équipe du Ghana évoluait un certain Abdel Razak. C’était une star mondiale à l’époque, un joueur extraordi- naires. Il avait joué par la suite

Kaci Saïd «Lematchs’est gagné sur un détail : le climat »

dans le célèbre club du Cosmos de New York dans le champion- nat américain. Je me rappelle d’un autre qui n’avait que 17 ans

à l’époque. Il s’agit d’Abedi Pelé. Malgré les noms qui figurent au sein de cette équipe du Ghana, vous aviez réussi à sortir victorieux… On avait gagné avec l’art et la manière. Aussi, je veux préciser une chose, c’est que Madjer et Bensaoula, qui étaient devenus des professionnels évoluant dans les championnats européens, n’avaient pas cette facilité pour rejoindre l’Equipe nationale. La preuve, ils étaient arrivés la veille du match face au Ghana. En plus, Madjer était blessé, il avait un début de pubalgie. Ce qui n’ar- rangeait pas les affaires de l’Equipe nationale. On avait gagné sur un détail.

Lequel ? Je me souviens qu’en début de match, il faisait une chaleur ter- rible, le temps était assez lourd et le ciel menaçant. On avait ter- miné la première mi-temps sur un score de parité de zéro à zéro.

Que s’est-il passé en seconde

période ? On a eu l’idée de changer le type de chaussures. On avait dé- marré le match avec des souliers

à crampons.

Qui a eu cette idée ? C’était Mahieddine (Khalef). Durant la pause, il nous a parlé du mauvais temps et du climat

lourd sur le terrain. Il nous avait conseillé de changer de souliers. On avait mis les crampons à vis. Et laissez-moi vous dire qu’un gros orage avait éclaté sur le ter- rain en seconde mi-temps. On avait bien fait de changer nos souliers, ce que n’avaient pas en- visagé les Ghanéens.

Et qu’est-ce qui vous le fait dire ? D’abord, on a remarqué que les joueurs du Ghana glissaient beaucoup. Puis, au fur et à me- sure que la rencontre on remar- quait que les adversaires se dirigeaient les uns après les autres vers leur banc de touche pour de- mander de changer de chaus- sures.

Malgré l’expérience de l’Equipe nationale, les Verts ne sont pas arrivés, une fois de plus, à la finale de la CAN

84…

Le Cameroun nous avait barré la route. Après un nul 0 à 0 dans le temps réglementaire et les pro- longations. Dans la série de pe- nalties, Mahmoud Guendouz avait raté le sien.

Entretien réalisé par

Mouloud B.

Cela s’est passé ce jour-là

Mandela rejette une offre de libération conditionnelle

Nelson Mandela était encore emprisonné dans les geôles sud- africaines. Il avait reçu une offre de libération sous condition. Mandela avait bien entendu re- fusé toute compromission. Le temps a donné raison au sym- bole de la lutte contre le racisme et la libération des peuples de toute forme d’oppression. Man-

dela est devenu, depuis, le prési- dent de l’Afrique du Sud avant de céder le flambeau. Un exemple de démocratie pour les dictatures qui refusent de céder le pouvoir et qui, avant d’être rattrapées par la mort, lèguent le pouvoir à leur progéni- ture.

Nedjma proposait aux adolescents des séjours en Italie à 4 000 DA

aux adolescents des séjours en Italie à 4 000 DA Nedjma, qui activait surtout auprès des

Nedjma, qui activait surtout auprès des jeunes et dont les bureaux se trou- vaient sur la rue Ben M’hidi à quelques mètres de la Cinémathèque algérienne, proposait des séjours en Europe à des prix qui défiaient toute concurrence, même s’il faut relativiser. Nous étions en 1984 et un séjour pour adolescents à Dublin de 11 jours revenait à 4 000 DA. Une semaine en Italie coûtait 3 500. Des séjours culturels et linguistiques préci- sait l’annonce.

Le Beau Marché ouvrait un salon de coiffure

Le célèbre supermarché situé sur la rue Ben M’hidi avec ses escaliers mécaniques, qui tombe en ruine aujourd’hui depuis sa fermeture il y a plus de quinze ans, ouvrait un salon de coiffure.

qui tombe en ruine aujourd’hui depuis sa fermeture il y a plus de quinze ans, ouvrait

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Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010

Coup neuf JSK

Alain Geiger,

futur entraîneur de la JSK

«Je serai présent à Tizi Ouzou ce samedi pour superviser l’équipe» Contacté pas nos soins,
«Je serai présent à Tizi Ouzou ce samedi pour superviser l’équipe»
Contacté pas nos soins, l’éventuel futur entraîneur de la JSK, Alain Geiger,
nous confirmera ses contacts avancés avec la direction kabyle. «Effectivement,
je suis en discussion avec les responsables de la JSK. Pour le moment, les choses
avancent bien. La preuve, j’ai reçu une invitation pour venir en Algérie et as-
sister au match que l’équipe devra disputer ce samedi. C’est l’occasion de su-
perviser l’équipe», nous dira Geiger.
A. A.

A près avoir étudié

plusieurs offres, le

président de la

JSK, Mohand

Cherif Hannachi, a finale- ment choisi le technicien suisse Alain Geiger pour lui confier la mission de pre- mier responsable du staff technique. Alain Geiger, qui est âgé de 50 ans, a été un défenseur central à ses dé- buts au FC Sion, avant de jouer dans d’autres clubs suisses. En 1988, il a tenté une nouvelle expérience en France, plus précisément à Saint-Etienne, où il a passé 2 ans, avant de retourner en Suisse. Joueur international, il a brillé avec la sélection de son pays avec laquelle il a comptabilisé 112 sélections. Capitaine durant plusieurs années, Alain Geiger a dis- puté la Coupe du monde

Hannachi «Onfinaliseraaveclui aujourd’hui ou demain»
Hannachi
«Onfinaliseraaveclui
aujourd’hui ou demain»

Afin d’en savoir davantage sur cette piste plausible du technicien suisse, nous avons interrogé le premier responsable du club, Mohand Cherif Hannachi, qui nous dira :

«On s’est mis d’accord sur tous les plans avec le technicien suisse, Alain Geiger. Nous avons abordé avec lui plusieurs points importants. Je

Fiche technique Nom : Geiger Prénom : Alain Date de naissance : 5 novembre 1960
Fiche
technique
Nom : Geiger
Prénom : Alain
Date de naissance : 5 novembre 1960
Lieu de naissance : Uvrier (Suisse)
Poste en tant que joueur : défenseur
central
Parcours en tant que joueur :
1978
– 1981 : FC Sion (Suisse)
1981
– 1986 : Servette FC (Suisse)
1986
– 1988 : Neuchâtel Xamax (Suisse)
1988
– 1990 : AS Saint-Étienne (France)
1990
– 1995 : FC Sion (Suisse)
1995
– 1997 : Grasshopper Zürich
(Suisse)
Parcours en tant qu’international :
Capitaine de l’équipe suisse 112 (2 buts
marqués)
Une participation en Coupe du monde
1994 (USA)
Parcours en tant qu’entraîneur :
1997 – 1998 : Grasshopper Zürich
(Suisse)
1998
– 2002 : Neuchâtel Xamax (Suisse)
2002
– 2003 : FC Aarau (Suisse)
2003
– 2004 : Grasshopper Zürich
(Suisse)
2004 – 2005 : Neuchâtel Xamax (Suisse)
2005 – 2006 : FC Aarau puis FC Lau-
sanne Sport (Suisse)
2006 – 2007 : Olympique de Safi
(Maroc)
2008 - 2009 : directeur technique de
Neuchâtel Xamax (Suisse)
Palmarès :
494 matchs en Ligue nationale A
(Super League).
68 matchs en France
4 titres de champion de Suisse
3 Coupes de Suisse (1980 FC Sion, 1984
Servette FC, 1991 FC Sion)
A. A.
L. F.

1994. En tant qu’entraîneur, Geiger a coaché plusieurs clubs suisses. Il a même tenté une expérience au Maroc. C’était lors de la sai- son 2006-2007 avec l’Olym- pique de Safi. Son riche palmarès en tant que joueur et entraîneur a sans doute pesé dans le choix du prési- dent de la JSK qui nous a fait savoir que les deux parties ont trouvé un accord sur tous les plans. Il ne reste que quelques détails pour nom- mer officiellement Geiger à la tête du staff technique. D’après la même source, le technicien suisse sera pro- bablement dès aujourd’hui, ou au plus tard demain à Alger, pour signer son contrat et débuter son tra- vail, la veille du début du championnat. Affaire à sui- vre. Abdelatif A.

dirai que tout s’est déroulé dans le bon sens. Il y a de très fortes chances pour qu’il soit le futur entraîneur de la JSK. D’ailleurs, il sera à Alger demain ou au plus tard vendredi (entretien réalisé hier, ndlr). Une fois sur place, on finalisera tout avec lui.»

Aouis le rassembleur a été inhumé hier dans la douleur

C’est hier vers les coups de 12 heures que l’avion qui transportait la dépouille mortelle de Kamel Aouis a atterri sur le tarmac de l’aéroport international Houari-Boumediène. Les amis et proches du défunt avaient tous rejoint l’aéroport dès les premières heures de la matinée. Des centaines, voire des mil-

liers d’amis de Aouis ont tenu à accom- pagner leur frère à sa dernière demeure. Toute la famille footballistique algé- rienne s’est réunie hier à Alger, toutes les générations de la JSK en particulier se sont retrouvées dans la tristesse et la douleur, à l’occasion de ce triste événe- ment qui vient de frapper la famille de

la JSK et du football en général. En pre- mier lieu, Aouis a été transporté vers le domicile mortuaire avant d’être inhumé au cimetière d’El Madania. Les présents ont tenu à lui rendre un dernier hom- mage en priant Dieu de l’accueillir en Son Vaste Paradis.

Mourad Deridj : «Je demande aux Kabyles de ne pas oublier Aouis»

Les anciens de la JSK, et ils étaient nombreux hier à Alger lors de la cérémonie des obsèques de Aouis Kamel, ont tenu à l’unani-

mité à qualifier Aouis de l’un des symboles du football national, à l’image de Deridj qui n’est autre que celui qui invitera Aouis à por- ter le maillot de la JSK, il déclarera : «Kamel que Dieu ait son âme était un joueur exemplaire, un exemple pour les générations à venir. Les mots ne suffisent pas pour parler de cet homme très modeste dans sa vie malgré tout ce qui l’a apporté à la JSK et à l’équipe nationale. Il a toujours été discret, je l’estime beaucoup, je demande aux Kabyles de ne jamais l’oublier et de prier pour lui»

Djamel Menad : «Nous perdons un homme aux grandes valeurs»

«C’est vraiment regrettable de perdre un ami, un frère. Depuis qu’il s’est installé à Tizi Ouzou, il n’a cessé d’élargir ses relations très

étroites avec toute la population de la Kabylie qui l’a vite adopté. Il a été pour beaucoup dans le bon parcours de la JSK. Je me trouvais en

Tunisie lorsqu’un joueur m’a appris la triste nouvelle. Il a souffert le pauvre, la maladie l’a affaibli. Je prie Dieu le Tout Puissant de l’ac- cueillir en Son Vaste Paradis et d’assister sa famille dans cette péni- ble épreuve».

Abdeslam Kamel : «Les jeunes devraient suivre son exemple»

«Franchement, je ne trouve pas les mots pour exprimer ma tris-

tesse et les regrets que je ressens, c’est vraiment cruel ce qui nous est

arrivé. Je n’arrive pas à croire encore qu’on ne verra plus notre ami Kamel. Les joueurs de football d’aujourd’hui devraient justement se renseigner sur ses qualités morales et techniques tant sur les terrains que dans la vie de tous les jours. Ils pourront en tirer profit car c’est un modèle.»

Ali Fergani : «Aouis était un frère pour ses coéquipiers à la JSK et en Equipe nationale»

«Nous nous sommes tous mobilisés depuis le premier jour de sa maladie pour qu’il bénéficie d’une prise en charge à l’étranger

afin de poursuivre les soins. On espérait le revoir parmi nous, mais la volonté divine en a décidé autrement. Nous prions Le Tout Puis- sant de lui réserver une place parmi les meilleurs et lui accorder toute Sa Miséricorde. C’est un homme qui n’a toujours fait que du bien tout au long de sa vie. Sa carrière a été caractérisée par des moments de joie, on ne pourra jamais l’oublier.»

Mahieddine Khalef : «Des joueurs de sa trempe ne courent pas les rues»

«Des joueurs de la trempe de feu Kamel Aouis ne courent pas les rues. Pendant toutes les années que j’ai entraîné la JSK, je n’ai ja-

mais constaté en lui un écart de discipline. C’est un joueur qui sait imposer le respect, et dans le groupe tout le monde le respectait, et encore plus sur le terrain. Demandez, s’il vous plaît, aux défenseurs des équipes adverses comment étaient leurs relations avec Aouis qui jouait en attaque. Jamais il n’a utilisé l’anti-jeu, toujours honnête

Jamais il n’a utilisé l’anti-jeu, toujours honnête et sincère. Franchement, sa perte nous a fait vraiment
Jamais il n’a utilisé l’anti-jeu, toujours honnête et sincère. Franchement, sa perte nous a fait vraiment

et sincère. Franchement, sa perte nous a fait vraiment mal. Si nous sommes chez lui pour lui rendre le dernier hommage, cela prouve tout.»

Mustapha Anane : «C’était le joueur intellectuel de la JSK»

«Plusieurs générations se sont succédé à la JSK, un nombre in- calculable de joueurs ont bâti ce grand club de la Kabylie et

Aouis fait partie de cette grande famille de la JSK. Depuis qu’il est venu à Tizi Ouzou, en 72, il n’a cessé d’apporter sa pierre à l’édifice de la JSK. Moi, j’ai joué à ses côtés, c’était le joueur intellectuel du groupe. Il nous a beaucoup appris, les supporters le respectaient énormément. Aouis aimait beaucoup la Kabylie et la JSK, il a tou- jours vécu à Tizi Ouzou. Sa famille et ses enfants sont les nôtres, ils ne manqueront de rien parmi nous, qu’il repose en paix.»

Propos recueillis par Lyès F. et Lyès A.

les nôtres, ils ne manqueront de rien parmi nous, qu’il repose en paix.» Propos recueillis par
17 Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010 Coup double MCA Besseghier Départ demain
17
Le Buteur n° 1083 Jeudi 14 janvier 2010
Coup double MCA
Besseghier
Départ demain après-midi
pour Annaba
Après avoir effectué trois séances de travail
à l’annexe du 5-Juillet, les gars du Moulou-
«Après l’USMA, j’aimerais remporter
le titre avec le Mouloudia»
dia devront s’envoler demain à 17h30, à des-
tination d’Annaba pour y affronter l’USM
An. Cependant, les camarades de Bou-
guèche s’entraîneront le matin à Hadjout. Ce
qui permettra à François Bracci de jauger
une dernière fois les capacités des uns et des
autres avant de choisir son onze rentrant.
Le retour après le match
Dès la fin de la rencontre face aux parte-
naires d’Abdeslam, la délégation moulou-
déenne prendra le chemin de l’aéroport
d’Annaba à destination d’Alger.
Bouguèche, Bouchama et
Derrag devront reprendre
aujourd’hui
Ayant regagné le pays dans la nuit de mardi
à mercredi en provenance de Turquie, les
trois internationaux du Mouloudia, à savoir
Hadj Bouguèche, Nacim Bouchama et Mo-
hamed Derrag, ne devront reprendre les en-
traînements avec le groupe qu’aujourd’hui
matin à l’annexe du 5-Juillet.
La suspension de Koudri
et le forfait de Moumen
mettent Bracci dans
l’embarras

A près un début de saison difficile suite à des

soucis physiques, Abdelkader Besseghier

a pu remonter la pente et retrouver sa

place de titulaire. Le latéral droit mouloudéen af- fiche dans cet entretien ses ambitions de décro- cher le titre avec les Vert et Rouge.

Vous venez d’achever un stage de dix jours en Tunisie. Quelle évaluation faites-vous de ce regroupement ? Cela a été un regroupement très bénéfique pour le groupe même si le coach n’a pas pu dis- poser de l’ensemble, car des joueurs se trouvaient en Equipe nationale. Nous avons travaillé très dur avec une charge soutenue afin de bien préparer la phase retour qui s’annonce difficile. Ne pensez-vous pa