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LIBERTE

Dimanche 11 janvier 2015

L’Algérie profonde

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LES PRODUCTEURS DE POMME DE TERRE DANS L’EXPECTATIVE

Le Syrpalac n’a encore acheté aucune production à Bouira

Pas du tout satisfaits des propositions de prix faites par les responsables du Syrpalac, les producteurs de pomme de terre à Bouira refusent de céder leur production.

D. R.
D. R.

J eudi matin, à El-Esnam, les producteurs de pomme de terre ont rencontré un re- présentant du Syrpalac (Système de ré- gulation des produits agricoles de large consommation), exerçant pour le comp- te de Mac Soum, mais apparemment les

deux parties n’ont pas trouvé de terrain d’enten- te. Le représentant du Syrpalac, interrogé par nos soins, déplorera le fait que les producteurs de Bouira ne veulent pas vendre : “Les offres que nous avons faites ne satisfont pas les producteurs qui exi- gent des prix beaucoup plus élevés… Nous ne pou- vons dépasser le barème du marché…” De ce fait, notre interlocuteur avouera que le Syrpalac n’a pas encore pu s’approvisionner dans la wilaya de Bouira. Argument contredit par le président de l’association des maraîchers de la wilaya de Bouira, Boudhane Messaoud, qui affirme que le Syrpalac est carrément absent du terrain : “Cela

Si l’Etat n’encourage pas les agriculteurs, la situation risque de se compliquer.

fait deux reprises que ce même représentant du Syr- palac vient nous voir, et selon ses dires, il n’est là que pour faire semblant d’acheter, une déclaration grave qui décourage les agriculteurs même si cet- te phrase a été lancée sur le ton de la plaisanterie.” Pour les producteurs de pomme de terre, la si- tuation est grave et risque de prendre une tour- nure assez compliquée si l’Etat n’adopte pas ra- pidement une politique économique adéquate pour revoir l’encouragement des agriculteurs. Se- lon Boudhane Messaoud, les produits phytosa- nitaires frappés de la TVA de 17% sont une char- ge de plus dont les agriculteurs auraient pu se pas- ser. “L’ensemble des produits importés sont taxés, la main-d’œuvre a augmenté, et pour couronner le tout le Syrpalac se moque de nous.” Idem pour les grainetiers qui déplorent la hausse du prix du quintal d’engrais : “De 5000 DA le quintal, nous déboursons aujourd’hui 7400 DA le quintal d’en-

grais qui est frappé par la TVA de 17% de l’im- portateur plus la taxe qui nous est appliquée.” La seule solution pour les producteurs de pomme de terre est la création d’un office, comme le rap- pelle le président de l’association des maraichers de Bouira : “Nous exigeons la création d’un offi- ce de la pomme de terre comme a été créé l’office pour les céréales. Nous sommes des producteurs et nous ne pouvons pas nous occuper de la vente de notre récolte.” Par ailleurs, dans un rapport adressé au ministre de l’Agriculture, l’association des maraîchers de la wilaya de Bouira interpel- le les pouvoirs publics sur les partenariats exis- tant entre les établissements de semences de pommes de terre et les fermes pilotes. Les ma- raichers estiment en effet que le rendement sera plus bénéfique si les véritables agricul- teurs bénéficiaient des terres de ces fermes pilotes.

HAFIDH BESSAOUDI

TIPASA

Un écologiste tunisien visite les anses de Kouali

L’ écologiste tunisien, Sami Ben Haj, qui exerce pour le comp- te de l’entreprise Thétis spé-

cialisée dans la protection des ré- serves naturelles a visité mercredi dernier les anses de Kouali de la commune de Tipasa sur invitation des autorités locales. Lors d’une conférence qui a eu lieu au siège de l’APC en présence du chef de daïra, du directeur de wilaya de l’envi- ronnement, de la représentante du CNL de wilaya (Commissariat na- tional du littoral) et un élu de la

même commune, le spécialiste en la

évaluée à 270 millions de DA a été

vise à faire du site naturel de Koua-

matière s’est dit satisfait des travaux

dégagée pour l’étude et la réalisation

li

un modèle de préservation et de

architecturaux de cette zone qui ont

de ladite réserve naturelle, et ce, sans

la

valorisation de la ressource na-

été lancés depuis l’année 2013. Se- lon lui, le site en question qui ren- ferme une diversité bio-marine très riche demeure, désormais, la vitri- ne de Tipasa. Pour le directeur de l’environnement de la wilaya, les tra- vaux qui consistent en l’aménage- ment de ladite réserve naturelle ont atteint les 85%. Cet ouvrage sera

compter le financement de la conception du projet finalisée par le bureau d’étude français le BRL pour le compte du ministère de l’Aménagement et du Territoire. Et d’ajouter : “Trois entreprises algé- riennes spécialisées respectivement en sculpture, en bois et en espaces verts sont à pied d’œuvre pour

turelle écologique. Un flux de tou- ristes sans précédent serait attendu pour la prochaine saison estivale. Selon nos sources, aucune infor- mation n’a filtré de la part du mi- nistère en question ou du CNL sur la gérance du site en question à moins de 5 mois de la saison chau- de puisque les langues commencent

un site approprié aux randonnés et

achever ce projet dans les meilleurs

à

se délier.

à la villégiature. Une enveloppe

délais”. Il faut savoir que ce projet

B. BOUZAR

délais”. Il faut savoir que ce projet B. BOUZAR BRÈVES du Centre TIZI OUZOU Un réseau

BRÈVES du Centre

TIZI OUZOU

Un réseau de vol de véhicules démantelé

n Un réseau de vol de véhicule composé de

quatre membres a été démantelé par la brigade criminelle de la police à Tizi Ouzou, a- t-on appris à travers un communiqué rendu public, avant hier, par la sûreté de wilaya. Arrêtés suite à une enquête ouverte après le vol de véhicule puis présentés devant le parquet de Tizi Ouzou, les quatre individus âgés respectivement de 29, 27, 29 et 44 ans ont été placés sous mandat de dépôt pour les chefs d’inculpation de vol qualifié commis de nuit et en réunion, recel d’objets volés, création d’un atelier destiné au maquillage de véhicules, mise en circulation de véhicule avec caractéristiques et documents non conformes, fausse déclaration par devant une administration officielle en vue d’obtenir des documents officiels.

S. LESLOUS

MENÉE PAR LA PROTECTION CIVILE DE BLIDA

Initiation au secourisme au profit des chauffeurs de taxi

n Une campagne de sensibilisation et

d’initiation des techniques de secourisme a été lancée récemment par la direction de la Protection civile de la wilaya de Blida au profit des taxieurs. Une première du genre qui a pour objectif d’initier les chauffeurs de taxi car ces derniers restent des éléments importants pour sauver des vies en cas d’accidents de circulation. Cette campagne de sensibilisation qui durera jusqu’à la fin de l’année 2015 concerne, dans un premier temps, les chauffeurs de taxi des communes de Blida et d’Ouled Yaiche. Les autres localités seront touchées prochainement. Elle concernera également les chauffeurs de taxi assurant les liaisons interwilayas et collectifs.

K. FAWZI

LEGATA (BOUMERDÈS)

Le monoxyde de carbone fait sa première victime

n Le monoxyde de carbone a fait sa première

victime, à Boumerdès, a-t-on appris d’une source locale. Il s’agit d’un sexagénaire dénommé C. Ali, du village de Koudiat El Araies 30 km à l’est de Boumerdès, qui a trouvé la mort à son domicile. Selon notre source, les causes du décès de la victime seraient les émanations du monoxyde de carbone dégagés par un chauffage défectueux, fonctionnant au gaz butane. C’est sa fille qui a alerté les services de sécurité après avoir découvert son père sans vie dans sa chambre. Le défunt qui est un retraité de la santé a été inhumé mercredi dernier au cimetière Bourouissat en présence d’une foule nombreuse. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de ce drame.

NASSER ZERROUKI

LES AUTEURS ONT ÉTÉ APPRÉHENDÉS

Vol à l’annexe de l’OPGI de Dar El-Beïda

n Un vol par effraction, suivi de dégradation

des biens d’autrui, a été perpétré, le week-end dernier, à l’annexe de l’OPGI de Dar El-Beïda,

située dans la localité de Cherarba, relevant de la daïra de Baraki (Alger). L’enquête menée sur les lieux de méfait par la PJ de Baraki a abouti

à l’identification des mis en cause, d’autant

que ces derniers avaient avait laissé plusieurs

traces lors de leur forfait. Selon notre source, les malfaiteurs se sont introduits à l’intérieur du local de l’OPGI et ont emporté le matériel de soudure et de plomberie ainsi qu’une quantité de cuivre stocké pour les besoins des travaux. Après les investigations, les policiers ont réussi à mettre la main sur ces deux individus en possession des biens volés. Présentés devant la justice, les deux auteurs ont été placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs et vol avec effraction commis au préjudice de cette annexe. Le même jour, la PJ de Baraki a réussi

à mettre la main sur un individu qui venait de

voler une somme de 12 millions de centimes à

l’intérieur d’une parfumerie située sur la voie principale de Bentalha. Le mis en cause a délesté le propriétaire du local commercial en le menaçant avec son arme blanche. Juste après son signalement, le mis en cause a été arrêté en possession de ladite somme. Après son exploitation, l’auteur a reconnu les faits et a avoué avoir menacé sa victime. Présenté devant la justice, il sera, lui aussi, placé sous mandat de dépôt à la maison de rétention d’El-

Harrach.

F. BELGACEM

18 L’Algérie profonde

Dimanche 11 janvier 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Dimanche 11 janvier 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est OUM EL-BOUAGHI Toutes les communes

BRÈVES de l’Est

OUM EL-BOUAGHI

Toutes les communes raccordées au gaz de ville en 2015

n L'année 2015 verra

l’achèvement de l'opération de raccordement des 29 communes de la wilaya d'Oum El-Bouaghi au gaz de ville, affirment des sources proches de la direction locale de l'énergie et les mines. Ces dernières font part du raccordement de 23 communes au réseau du gaz de ville et indiquent que les 6 communes restantes le seront durant l'année en cours. De ce fait les 300 foyers de la commune rurale de Harmlia à mi-chemin entre Aïn Kercha et Aïn M’lila (61 kilomètres à l'ouest du chef- lieu de wilaya) devraient être raccordées au gaz de ville à la fin de l'année 2014. Quant aux commune de Bhir Chergui, Rhia (Meskiana) et Ouled Zouaï (Souk Naâmane), elles seront raccordées à la fin du mois de janvier 2015 selon les mêmes sources. Toujours selon nos sources, le raccordement au gaz des communes de Blala et Aïn Diss est prévu pour le deuxième semestre 2015, achevant ainsi le programme de la généralisation de l’énergie gazière dans la wilaya d'Oum El-Bouaghi, une région des Aurès connue pour ses hivers rigoureux.

K. MESSAD

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Opération de démolition des extensions illicites de commerces

n La cité 200-Logements dans

la commune de Bordj Bou- Arréridj a été le théâtre, mardi, d’une opération de démolition des extensions illicites de commerces. Selon nos informations, pas moins de 7 constructions illicites ont été démolies en tout début de ladite opération. Rappelons que ces extensions ont obstrué le passage réservé aux piétons, lesquels sont obligés de sortir des arcades et d’emprunter la chaussée. Le P/APC, Aribi Salim indique quant à lui qu’il a fallu user de la force publique pour appliquer la décision d’ouverture de ces passages pour les piétons. “L’APC a averti les responsables de ces constructions illicites de la non conformité de leurs actes avec les réglementations et nous avons fini par appliquer la loi après avoir adressé plusieurs mises en demeure aux contrevenants”. “C'est une excellente chose que de ne laisser aucun citoyen enfreindre les réglementations en vigueur en érigeant ce genre de constructions sans autorisation”, commente un riverain de la cité. Les commerçants demandent des décisions de ce genre s’appliquent à toutes les autres cités et quartiers de la commune.

CHABANE BOUARISSA

CITÉ DES 400-LOGEMENTS À EL-EULMA (SÉTIF)

Le centre commercial à l'abandon

La plupart des locataires ont quitté les lieux depuis plusieurs mois pour manque d’activité commerciale.

E n dépit des moyens financiers déployés par les autorités municipales pour la réalisa- tion du centre commercial de la cité des 400-Logements d’El-Eulma, ce dernier est toujours à l’abandon. Sur les 109 locaux, seulement six sont actuellement occupés.

En dépit de l’endroit stratégique qu’il occupe, le centre, sis à proximité du marché Dubaï et près du centre-ville, de la RN 5 et de l’autoroute Est-Ouest, est déserté depuis son ouverture. Lors d’une virée à l’intérieur de la structure, nous avons pu constater que des factures d’électricité ont été glis- sées sous les portes des locaux aux vitrines, preuve que ces locaux ont bel et bien été occupés puis abandon- nés. Un commerçant sur place nous a dit que la plu- part des locataires ont quitté les lieux depuis plusieurs mois pour manque d’activité commerciale. Selon ce dernier, les procédures de location des locaux ont éga- lement fait fuir les commerçants. Il dira en substan- ce que “le prix du loyer est très élevé par rapport à l’ac- tivité au niveau du centre. Ils doivent revoir leur copie pour baisser les loyers et permettre aux gens de travailler afin que la structure ne tombe pas dans la décrépitu- de”. Notre interlocuteur, vendeur et réparateur de ma- chines à coudre, ajoute : “J’occupe un local au premier étage bien que j’aie un handicap de 80%. J’ai sollicité

les autorités maintes fois pour pouvoir occuper un lo- cal au rez-de-chaussée, en vain. Je suis seul dans cet éta- ge.” Ce dernier ajoute qu’à défaut de rentabilité, il n’a pas pu payer les frais de location depuis 2010. “Je suis poursuivi en justice pour non-paiement des frais de lo- cation, à savoir 22 000 DA mensuellement.” Par ailleurs, les quelques occupants se plaignent de l’insé- curité qui règne dans ce centre. “Outre l’insécurité, ces espaces sont devenus un lieu de débauche”, disent-ils. Un nouveau commerçant nous dit : “Cela fait presque une année que j’ai ouvert une boucherie, cependant je ne rentre même pas dans mes frais, en dépit des prix rai- sonnables et la qualité de mes produits. Je ne sais pas quoi faire pour voir le bout du tunnel.” Les commer- çants avancent également que de nombreuses dé- marches ont été effectuées auprès les autorités en char-

ge de la gestion de ce centre et des responsables de la

D. R.
D. R.

L’activité commerciale n’étant pas rentable, les locaux sont abandonnés par les commerçants.

wilaya pour les interpeller à revoir la gestion du centre, malheureusement leur doléance est restée lettre morte. Contacté par Liberté, un responsable de l’hôtel de vil- le, qui a tenu à rassurer que les actuels locataires pour- ront finaliser leurs contrats respectifs, nous a affirmé

qu’une solution définitive, quant à la gestion de cette structure, sera trouvée prochainement par les autori- tés locales. Il ajoute également qu’un avis d’appel d’offres pour la location de la totalité des locaux de ce centre sera lancé incessamment.

A. LOUCIF

GUELMA

Un nouveau centre d’hémodialyse bientôt opérationnel

L ’unité de dialyse implantée à l’EPH Ibn-Zohr au centre-ville de Guel- ma est fonctionnelle depuis de

nombreuses années, mais elle ne répond malheureusement plus à la nombreuse demande des insuffisants rénaux, les- quels sont soumis à un véritable par- cours du combattant. En effet, cette structure s'avère exiguë, et ce sont celles conventionnées du secteur privé qui ont pris le relais, car le nombre de malades ne fait qu'augmenter au fil du temps. Conscientes de cette situation, les auto- rités locales ont lancé, début 2010, la réa- lisation d'un autre centre de dialyse aux

abords immédiats de l’EPH Docteur Okbi à Guelma. Cependant, ce projet tant attendu accuse un retard intolérable à la suite de problèmes purement tech- niques, puisque le chantier avait enre- gistré plusieurs arrêts de travaux, au grand dam de la population. A la faveur d'une visite opérée début 2014, le wali de Guelma, Larbi Merzoug, avait levé toutes les contraintes et ordonné l'achè- vement de cette structure sanitaire. Approché, le nouveau DSP, Messaoud Bouhenna, nous apprend que ce centre de dialyse ouvrira ses portes à la fin du mois de janvier en cours et que toutes

les dispositions ont été prises par ses ser- vices. Nous apprenons ainsi que le per- sonnel médical et paramédical a d’ores et déjà été affecté pour assurer le bon fonctionnement de cette structure, ce qui permettra de soulager celle de l’EPH Ibn-Zohr qui est saturée. Cette inaugu- ration mettra du baume au cœur des in- suffisants rénaux qui disposeront de 12 génératrices de dernière technologie et de bénéficier chacun de trois séances hebdomadaires. M. Bouhenna nous a précisé que deux postes seront désor- mais réservés aux cas jugés urgents, et qu’il envisage la prochaine création

d'un service où exerceront des néphro- logues qui prendront en charge cette pa- thologie lourde. “Notre objectif est de créer un service des urgences au sein de l’EPH Ibn-Zohr afin de soulager celui de l’EPH Docteur-Okbi, qui est quotidien- nement submergé par des vagues de pa- tients issus de divers horizons. Nous avons établi un état des lieux objectif de tous nos établissements hospitaliers et nous nous attelons à apporter des correc- tifs salutaires pour mieux prendre en charge la population de la wilaya”, a éga- lement indiqué notre interlocuteur.

HAMID BAALI

BATNA

Des directeurs d’école interpellent Benghebrit

C onsidérant leur statut fonctionnel ambigu, cinq directeurs d’écoles primaires ont récem- ment adressé une lettre de doléances

à M me Nouria Benghebrit, ministre de l’Éducation na- tionale. Les plaignants ont demandé à la première responsable du secteur éducatif d’intervenir en vue de résoudre les multiples problèmes entravant le bon déroulement de leurs tâches. Ces chefs d’établissement, qui ont été reçus depuis quatre ans à un concours de recrutement de direc- teurs d’école, n’ont été nommés à leur poste qu’après avoir observé une grève de la faim et un sit-in de-

vant le siège de la direction de l’éducation de Bat- na. Cette institution les a alors affectés dans des éta- blissements se trouvant dans la commune de Abdel- kader-Azil, au sud de la wilaya de Batna, en tant qu’instituteurs chargés de diriger des écoles pri- maires, sachant qu’ils sont tous domiciliés à plus de 150 km de là, à Fesdis, Bitam, Batna-centre et Oued El-Ma. Les fonctionnaires concernés ont déclaré avoir été lésés lors des recrutements de chefs d’établissement ayant eu lieu il y a deux ans. Ils ont, par ailleurs, jugé les conditions dans lesquelles ils assurent leurs

fonctions préjudiciables, vu qu’ils ne bénéficie- raient pas des mêmes droits que leurs collègues exer- çant dans d’autres établissements scolaires. De son côté, la direction de l’éducation de Batna a affirmé que la régularisation de ces employés ne re- lève pas de ses responsabilités, car au moment de leur réussite au concours de recrutement, ils étaient hors du quorum spécifié, ajoutant que les protestataires pourront être installés à l’ouverture de nouveaux postes budgétaires.

LALDJA MESSAOUDI

LIBERTE

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L’Algérie profonde

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ORAN

Le projet du pénitencier de Mahdia maintenu

Les protestations des riverains n’ont pas convaincu le wali, qui a réaffirmé le maintien du projet de réalisation d’un pénitencier de 1000 places pour femmes à Mahdia.

D. R.
D. R.
pénitencier de 1000 places pour femmes à Mahdia. D. R. BRÈVES de l’Ouest DROGUE Plus de

BRÈVES de l’Ouest

DROGUE

Plus de trois quintaux de kif traité saisis en 2014 à Sidi Bel-Abbès

n Les brigades de police judiciaire de la

wilaya de Sidi Bel-Abbès spécialisés dans la lutte contre les stupéfiants ont traité, au cours de l'année écoulée, 172 affaires de trafic de drogue, apprend- on de source policière. Le bilan fait état de la saisie de près de 347 kilogrammes de kif traité, 4 000 comprimés de psychotropes de diverses marques et 25 flacons de liquide hallucinogène. Il a été ainsi enregistré l'implication de 273 individus dans ces affaires dont 214 ont été arrêtés pour possession et trafic de drogue.

A. BOUSMAHA

… Et 8,77 kg de kif à Relizane

n Le nombre d’affaires relatives au

trafic de produits stupéfiants traitées en 2014 par la brigade de lutte contre les stupéfiants de Relizane a augmenté de 7,28% par rapport à 2013, apprend-on de sources policières. En effet, les anti- stup ont enregistré, durant l’année écoulée, 302 affaires impliquant 464 individus dont 407 ont été placés sous mandat de dépôt après leur comparution devant le parquet. Le volume des saisies effectuées par la police a également suivi une courbe ascendante avec un total de 8,77 kilogrammes de kif traité et 7 098 cachets de psychotropes saisis. Rappelons qu’à l’issue de l’année 2013, 280 affaires, dans lesquelles étaient impliqués 410 individus dont 373 ont été écroués, avaient été recensées par la PJ. La quantité de drogue saisie s’élevait à 7, 43 kilogrammes de résine de cannabis et 7604 comprimés de psychotropes. On apprend, par ailleurs que 18 173 flacons de boissons alcoolisées illicitement commercialisées ont été saisis en 2014.

M. SEGHIER

Une enveloppe de 950 millions de DA et un réajustement de 360 millions de DA ont été débloqués pour la réalisation de ce projet.

A près la résiliation du contrat aux torts ex- clusifs de l’entreprise chinoise réalisatrice du pénitencier de Bir El-Djir à cause des re-

tards répétés, le wali d’Oran a réaf- firmé, lors de sa dernière visite de tra- vail à Oued Tlélat, le maintien du pro- jet de réalisation d’un pénitencier de 1000 places pour femmes à Mahdia (Oran), malgré les protestations des riverains qui n’ont pas convaincu le wali. En effet, l’assiette du projet n’est pas mitoyenne avec le village, et l’impact positif des infrastructures d’accompagnement publiques et pri- vées sur le village est important, selon le wali. Outre la création d’emplois, plu- sieurs commerces verront le jour pour satisfaire la demande des visi- teurs ainsi que l’amélioration des

services, tels le transport public, l’hé-

bergement, la boulangerie

“Le défi-

cit de dialogue et de concertation avec la société civile et les riverains laisse

place à la rumeur et aux infos erro- nées”, souligne un habitant de la lo- calité, un jeune universitaire. Une en- veloppe financière de 950 millions DA et un réajustement de 360 millions DA ont ainsi été débloqués. Le pro- jet est indispensable, car Oran accu- se un déficit en places dans ses centres de rééducation. D’autre part, l’établissement péni- tentiaire de 1000 places de Bir El-Djir

(taux d’avancement des travaux esti- mé à 80%) est aussi vital pour ré- soudre l’épineux problème de la sur- population des lieux de détention. Le monde carcéral connaît une crois- sance continue avec le nombre des dé- lits et surtout suite aux améliora- tions exigées par le ministre de la Jus- tice et garde des Sceaux, qui est sou- vent pressé par les associations des droits de l’homme et les incarcérés.

Soins, espaces selon les normes, hy- giène, formation, insertion… autant de droits des détenus qui nécessitent un effort supplémentaire du gouver- nement. Reste le mandat de dépôt et la dé- tention provisoire, jugés abusifs par les associations des droits de l’hom- me et les avocats, et qu’il faut amé- liorer impérativement.

NOUREDDINE BENABBOU

Arrestation d’un charlatan et de ses complices

n Les éléments de la brigade criminelle relevant de la police judiciaire de la Sûreté de la wilaya d’Oran ont mis fin aux agissements néfastes d’une bande spécialisée dans la pratique du charlatanisme et de la sorcellerie, selon la cellule de communication dudit corps de sécurité. Le chef de file, un homme âgé de 61 ans, charlatan, sorcier et manipulateur notoire, a été démasqué par les enquêteurs suite à une information faisant état de sa présence dans un quartier de la ville où il s’adonnait à des actes de charlatanisme en contrepartie de sommes d’argent faramineuses. Les policiers ont mis en place une souricière qui leur a

permis d’appréhender le charlatan et quatre de ses complices, dont trois jeunes femmes âgées entre 20 et 22 ans. Les enquêteurs ont également procédé à la saisie de 386 000 DA, 35 euros ainsi qu’une panoplie constituée de 13 guides et autres manuels utilisés dans la confection d’amulettes et de talismans, 14 seringues, 15 bagues de minerai jaune, des livres de charlatanisme, du plomb et d’autres produits de sorcellerie. Les cinq mis en cause ont été déférés au parquet du tribunal d’Oran, qui a ordonné leur détention préventive.

K. REGUIEG-ISSAAD

AÏN TÉMOUCHENT

Plus de 8 quintaux de kif saisis à El Amria

H uit cent quarante kilos de kif traité ont été saisis dans la nuit de mercredi à jeudi à El Amria par les éléments de la brigade mo-

bile des Douanes algériennes de la division du chef-

lieu de wilaya, selon la sous-directrice de la com- munication et de l’informatique de la direction ré- gionale des Douanes algériennes d’Oran dont re- lève la brigade d’El-Amria. D’après notre source, l’interception d’un véhicu- le de marque Peugeot Express, qui a eu lieu à 1h30 du matin dans cette localité à mi-chemin entre Oran et Aïn Témouchent, a permis aux douaniers de mettre la main sur plus de 8 quintaux de résine de

cannabis vraisemblablement destiné à être expor- tée par les narcotrafiquants. Attirés par la vitesse excessive du véhicule en ques- tion qui se dirigeait vers la métropole de l’Ouest, les douaniers ont dressé un barrage afin de l’in- tercepter. Poursuivant sa folle course, le véhicule

a réussi à forcer le barrage fonçant droit sur les

herses de sécurité qui ont crevé deux roues du vé- hicule. Une course-poursuite s’ensuivit permettant ainsi aux douaniers de mettre la main sur le véhicule abandonné plus loin par son conducteur qui a réus-

si à prendre la fuite à travers champs. Les douaniers

ont découvert 34 colis refermant des plaquettes de kif traité de 100 g chacune. La valeur marchande de la saisie est estimée à 33,6 millions DA, le véhicule à 800 000 DA pour une pé- nalité globale de l’ordre de 344 millions de DA, ajoute-t-on de même source. Rappelons que les mêmes services ont traité 5 af- faires de drogue concernant la saisie de 286 com- primés psychotropes et 60,180 kg de kif traité dont la valeur marchande est de 2 677 200 DA pour une pénalité de 49 412 000 DA.

K. REGUIEG-ISSAAD ET M. LARADJ

BÉCHAR

Arrestation d’un faux-monnayeur

n Les éléments de police de la

deuxième sûreté urbaine de Béchar ont arrêté, ces derniers jours, un ressortissant africain en possession de matériel destiné à la falsification de billets de banque. Cette opération a été effectuée suite à des renseignements parvenus à la police faisant état de la présence d’un ressortissant étranger en train de falsifier des billets de banque. Les enquêteurs ont arrêté le mis en cause, au centre-ville de Béchar, et découvriront en sa possession un sac en plastique contenant des outils destinés à la falsification de billets de banque de 1 000 DA. Présenté au parquet, le mis en cause a été écroué par le magistrat instructeur.

R. ROUKBI

SAÏDA

Démantèlement d’un réseau de faussaires

n Les éléments de la brigade financière

de la sûreté de la wilaya de Saïda ont démantelé, au cours de la semaine dernière, un réseau de faussaires composé de 14 personnes. Des certificats d’aptitude professionnelle falsifiés et une imprimante ont été également saisis. Ce coup de filet a été réalisé suite à un renseignement émanant des services du centre de formation professionnelle Brizini Cheikh de Saïda faisant état de la découverte de 22 certificats d’aptitude professionnelle falsifiés portant le cachet du centre. Les documents faisaient partie des dossiers en vue de bénéficier d’une aide financière que des jeunes avaient déposés. Les 14 mis en cause ont été présentés, mercredi dernier, devant le procureur de la République près le tribunal de Saïda, qui a décidé l’emprisonnement de trois d’entre eux et a laissé les autres en liberté provisoire.

F. ZAAF