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BLE TENDRE BIO Fiche technique Sa bonne valorisation en panification en fait une culture privilégiée
BLE TENDRE BIO Fiche technique Sa bonne valorisation en panification en fait une culture privilégiée

BLE TENDRE BIO

Fiche technique

Sa bonne valorisation en panification en fait une culture privilégiée en Agriculture Biologique. Le blé tendre représente 30% des surfaces en céréales et oléo-protéagineux du Poitou-Charentes et reste la cul- ture principale

Place dans la rotationdu Poitou-Charentes et reste la cul - ture principale Le blé est une culture exigeante en

Le blé est une culture exigeante en azote et il est donc préférable de le positionner après une culture laissant de l'azote disponible. On privilégiera donc les précé- dents tels que la luzerne, le trèfle, les protéagineux ou le colza. Un bon précédent à blé sera une espèce qui libère le sol tôt, laisse de bonnes fournitures en azote, un sol propre ainsi qu'une bonne structure. Du fait de la sensibilité du blé aux maladies, il sera préférable de le placer en première paille.

“Dans la pratique” Précédents : Blé de tournesol : 30%, Blé de protéagineux (Pois, Féverole)
“Dans la pratique”
Précédents :
Blé de tournesol : 30%,
Blé de protéagineux (Pois, Féverole) : 30% ,
Blé de prairies (Luzerne, Trèfle) : 27%,
Blé de légumes secs : 7%,
Autres : 6%

Choix des variétésTrèfle) : 27%, Blé de légumes secs : 7%, Autres : 6% En Agriculture Biologique, les

En Agriculture Biologique, les critères de choix

(outre la productivité et la valeur boulangère) sont la rusticité (résistance aux maladies, ravageurs, aléas

climatiques

l'azote, la faculté de tallage, le pouvoir couvrant ainsi que la hauteur des pailles. Afin de faciliter son choix, de nombreuses références sont disponibles en région.

la précocité, l'efficience vis à vis de

),

“Dans la pratique”

Les variétés les plus utilisées actuellement en Poitou-Charentes sont Renan, Pactole, Saturnus, Caphorn.

Agrobio Poitou-Charentes

12 bis, rue St Pierre - 79500 Melle

Préparation du solPoitou-Charentes 12 bis, rue S t Pierre - 79500 Melle Comme pour de nombreuses cultures en

Comme pour de nombreuses cultures en Bio, la pra- tique du faux-semis est vivement encouragée (dans la mesure du possible). De manière générale, on veillera a obtenir une bonne structure afin de réunir les condi- tions nécessaires à un bon semis permettant ensuite une levée rapide ainsi qu'un bon enracinement.

Semisensuite une levée rapide ainsi qu'un bon enracinement. Date de semis : Les semis un peu

Date de semis :

Les semis un peu plus tardifs sont conseillés afin de limiter les risques de viroses et d'enherbement. La période de semis optimale en Poitou-Charentes se situe entre le 20 octobre et le 15 novembre.

“Dans la pratique”

Périodes de semis pratiquées

par les agriculteurs en pourcentage :

- du 15 au 25 octobre : 14 %,

- du 25 octobre au 5 novembre : 42 %,

- du 5 au 15 novembre : 39%,

- du 15 au 25 novembre : 5%.

Dans le cas ou le terrain permet un passage de herse étrille à l'entrée de l'hiver, semer un peu plus préco- cement pour intervenir dans de bonnes conditions.

Densité et profondeur de semis :

L'objectif de peuplement à la levée doit se situer entre 250 grains/m² pour un semis du 20 octobre et 350 grains/m² pour des semis du 20 novembre. Plus le semis est tardif et plus il faut augmenter la densité de semis. En effet, pour un semis plus tardif, le niveau de tallage sera moins important. Un semis à 2- 3 cm de profondeur sera priviligié afin de limiter les pertes lors du désherbage mécanique.

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Tél. 05 49 29 17 17 - Fax. 05 49 29 17 18

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“Dans la pratique”

La densité de semis moyenne en Poitou-

Charentes est de 175 kg/ha pour un PMG moyen de 45 gr. :

- 150 - 160 kg/ha : 32 %,

- 160 - 180 kg/ha : 32 %,

- 180 - 200 kg/ha : 26 %,

- > 200 kg/ha : 10 %

Gestion de l’ enherbement enherbement

“Dans la pratique”

Nombre moyen d’intervention en région :

- Aucune intervention 5%

- 1 intervention 11%

- 2 interventions 58%

- 3 interventions 26%

Il est conseillé de semer sur un sol propre et en com- biné afin de détruire les plantules d’adventices. Un passage de herse étrille pouvant même être enseuite effectué avant ou juste après le semis, en aveugle. La plage d’intervention s’échelonne du stade 2-3 feuilles jusqu’au stade 1 noeud du blé. Le nombre d’interven- tion dépend de l’état de salissement de la parcelle.

Fertilisation- tion dépend de l’état de salissement de la parcelle. La fertilisation azotée du blé est

La fertilisation azotée du blé est difficile à maîtriser. Elle est essentiellement basée sur les fournitures par le sol et doit être gérée de manière globale sur la rota- tion. Suivant le précédent, un apport organique peut être nécessaire au printemps.

 

Besoin

Exportation

 

Unités N

Unité p 2 O 5

Unités K 2 O

Grain + paille

3

1,2

1,8

Blé grain

3

0,9

0,5

paille 3 1,2 1,8 Blé grain 3 0,9 0,5 Ravageurs et maladies Le choix des variétés

Ravageurs et maladies

Le choix des variétés en fonction de leur tolérance aux principales maladies est primordial en mode de production biologique. Peu de produits sont autorisés et efficaces, cependant un apport de souffre peut être effectué en végétation si présence d'oïdium. Les attaques de ravageurs peuvent, quand à elles, avoir des effets beaucoup plus néfastes sur le rendement. Contre les pucerons à l'automne, les semis tardifs sont les seuls moyens de lutte. Quand aux attaques de pucerons sur épis, il faut favoriser la présence d'in- sectes auxiliaires.

Récoltesfaut favoriser la présence d'in - sectes auxiliaires. Les rendements s'échelonnent de 20 à 60 q/ha

Les rendements s'échelonnent de 20 à 60 q/ha avec une moyenne régionale de 36 q/ha. Concernant les taux de protéines, ceux-ci sont très disparates en fonc- tion des secteurs, du précédent et du type de sol. La moyenne en région se situe aux alentours de 10,8 %.

Normes commerciales :

P.S : 76 Protéines : 10,5 (suivant acheteur) Impuretés : 2 % Temps de chute de Hagberg : 220 W blé panifiable minimum en Bio : 180

de Hagber g : 220 W blé panifiable minimum en Bio : 180 Temps de travaux

Temps de travaux

Le temps de travail moyen passé par hectare sur blé en région est de 270 minutes en Bio contre 165 minu- tes en conventionnel. La répartition des travaux en Bio s'effectue comme suit : 150 minutes de prépara- tion/travail du sol, 45 minutes de semis, 30 minutes

pour la fertilisation et 45 minutes consacrés au désher-

bage mécanique.

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minutes consacrés au désher - bage mécanique. >> Agrobio Poitou-Charentes 12 bis, rue S t Pierre

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“Dans la pratique”
“Dans la pratique”
CONTACTS Coordination régionale Céréales : J-Pierre GOURAUD - AGROBIO PC 05 49 29 17 17
CONTACTS
Coordination régionale Céréales :
J-Pierre GOURAUD - AGROBIO PC
05 49 29 17 17 - agrobiopc.projets@wanadoo.fr
Appui-conseil :
Thierry Quirin - Chambre d’Agriculture 86
06 76 98 53 66 - thierry.quirin@vienne.chambagri.fr
Julien Bernardeau - Chambre d’Agriculture 17
05 46 35 50 79 - julien.bernardeau@charente-maritime.chambagri.fr
Clement Bessettes - Chambre d’Agriculture 16
05 45 31 05 41 - clement.bessettes@charente.chambagri.fr
avec le soutien financier de :
Olivier Guerin - Chambre d’Agriculture 17
05 46 32 20 81 - olivier.guerin@charente-maritime.chambagri.fr
Marc Pottier - Chambres d’Agriculture
06 19 52 28 47 - corab.marc@orange.fr

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FLASH BLE TENDRE BIO

Mélanges variétaux

Propos recueillis auprès d’Eric GIVELET, agriculteur Bio aux Ormes (86) sur 79 hectares ; terres d’Aubues, argilo-calcaire moyennes à profondes. Production : blé tendre, orge, triticale, colza, féverole, maïs.

Quelles sont les raisons qui vous ont amené à réaliser des mélanges ? Ça a toujours été l’idée de départ, puis on a travaillé sur le sujet avec le CIVAM. J’ai donc toujours semé mon blé en mélange depuis ma conversion en Bio en 2002.

Quel intérêt ? L’objectif premier est de lutter contre les maladies. De plus, le fait d’associer une variété riche en protéine doit permettre de rehausser le taux de protéine du mélange et ainsi de mieux valoriser le blé.

Quels sont vos critères pour réaliser un bon mélange ? J’essaye d’associer des variétés de hauteur de paille différente, notamment pour l’effet maladie. Ensuite, je mets systématiquement dans le mélange une variété barbue pour diminuer la pression insecte et j’associe des variétés de précocité à maturité identique ou proche.

Alors, quelles variétés utilisez vous aujourd’hui et à quelle proportion ? Aujourd’hui, j’utilise un mélange de trois variétés où chacune d’elle est présente à un tiers mais l’objectif est de passer à quatre variétés. Les variétés utilisées sont Pactole, Renan et Triso ; ce dernier étant intéressant pour sa qualité.

Quels sont les observations et les résultats de cette pratique ? Pour l’instant, je n’ai pas trop de recul mais je n’ai pas eu de maladie, ni pucerons depuis quatre ans. Ceci étant, la pression en maladies et parasites a été assez faible ces dernières années. D’un point de vue pratique, j’ai une maturité homogène ce qui faci- lite la récolte et je trouve intéressant de semer des variétés à cycle légèrement différent. On a une vigueur de départ différente, un port de feuille différent, une reprise de végétation ainsi qu’une floraison différente, tout ceci est intéressant d’un point de vue agro- nomique et permet de limiter les risques. De plus, je suis tout à fait satisfait de la qualité du mélange avec des taux de protéine moyen de l’ordre de 11,5 – 12 (derrière légumineuse).

Sinon, pas de contraintes particulières ? Non, je produits mes semences en pur chaque année et je les mélange ensuite au semis. Le seul petit bémol est que certains opé- rateurs ne souhaitent pas de mélanges mais uniquement des variétés en pure. De mon côté, je n’ai pas eu de soucis.

Le Binage du blé, une assurance

Propos recueillis auprès de Claude MICHENEAU, agriculteur Bio à Varaize (17) sur terres de groies.

La pratique est encore peu connue en région mais a fait ses preuves chez ses adeptes. Outre le fait de limiter considérable- ment l’enherbement entre les rangs, le binage permet l’aération du sol et augmente ainsi l’activité biologique et l’assimila- tion des différents éléments par la plante.

Comment en êtes vous arrivé à cette pratique? La maîtrise de l’enherbement est le souci numéro un des producteurs en Bio. Afin de me donner un maximum d’atouts pour réus- sir et éviter le développement des adventices, je me suis orienté naturellement vers le binage.

Comment est-ce que cela se passe en pratique? Je sème en 6 mètres avec un semoir pneumatique. Concernant la disposition, je sème deux rangs contigus à 8 cm avec un écart inter rangs de 32 cm. Je bine également en 6 mètres et dispose de 15 éléments indépendants composés de fer en pattes d’oie hori- zontales RIBOULEAU de 25 cm de large adaptées sur une poutre parallélogramme de marque allemande. La bineuse est située à l’avant du tracteur et je passe la herse étrille en même temps, cela permet d’extirper les débris végétaux.

Après 15 années de pratiques, quelles sont pour vous les avantages et limites du binage? Le binage est une sécurité, une assurance. On sait qu’en cas d’infestation, on peut intervenir mais en aucun cas le binage est sys- tématique. Depuis que je bine, je n’ai constaté aucune baisse de rendement par rapport au semis traditionnel. Ce qu’il faut éviter à tout pris, ce sont les interventions trop tardives qui viennent nuire au bon enracinement de la plante. Le blé ayant un système racinaire fasciculé, on a tendance à le déranger et une intervention tardive suivie d’un coup de chaleur sera néfaste sur le rende- ment ou alors il faut une pluie 3 - 4 jours après le passage.

En terme de densité de semis, quelles sont vos pratiques? Je sème aux alentours de 200 kg/ha, je privilégie les densités assez fortes afin de limiter la concurrence sur le rang. Globalement, je suis très satisfait des cette pratique et l’enherbement est quasi inexistant sur et entre les deux rangs semés à 8 cm.

Jean BOUTTEAUD, agriculteur Bio à Vandré (17) pratique lui aussi le binage de l’ensemble de ses cultures. Il sème quand à lui deux rangs contigus à 8 cm mais avec un écart inter rangs de 20 cm et à une densité de 200 kg/ha.

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