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DOSSIER

SPÉCIAL

L’importance du petit déjeuner – l’envers d’un mythe

DOSSIER SPÉCIAL L’importance du petit déjeuner – l’envers d’un mythe Sonya Anvar yogadelanutrition.com

Sonya Anvar

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L’importance du petit déjeuner – l’envers d’un mythe

Dossier Spécial

À propos de l’auteure

d’un myt he Dossier Spécial À propos de l’auteure Sonya Anvar Sonya Anvar est une jeune

Sonya Anvar Sonya Anvar est une jeune entrepreneure, fondatrice de yogadelanutrition.com, visant à promouvoir l’autonomie en matière de santé du corps et de l’âme.

Son parcours l’a mené à expérimenter avec le jeûne intégral afin de retrouver sa propre santé en 2006. Suite à plusieurs années d’études en Naturopathie ainsi que d’autres apprentissages autodidactes, elle supervise aujourd’hui des jeûnes ici, au Québec.

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Son site internet, les outils qui y sont offerts ainsi que le présent document sont le fruit de ses apprentissages, de ses constatations et surtout, de son expérience personnelle. Sonya vous encourage par leur biais à faire vos propres expériences avec les divers outils du yoga de la nutrition, afin de vivre harmonieusement à votre plein potentiel.

© Sonya Anvar, 2011

afin de vivre harmonieusement à votre plein potentiel. © Sonya Anvar, 2011 Sonya Anvar www.yogadelanutrition.com

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Lorsque je crée un document ou un programme, je le fais avec la connaissance qui m’habite et l’amour que je ressens envers mon travail. C’est pourquoi je vous demande, si vous souhaitez partager une partie de ce document sur votre site internet, sur un réseau social, sur votre blogue ou ailleurs, d’encourager mon travail en y insérant ce paragraphe :

« Sonya Anvar pratique le yoga de la nutrition depuis 2004 et propose de vous accompagner gratuitement pendant 7 jours sur un parcours de Détox au quotidien.

Vous pouvez vous inscrire à ce cours gratuitement en cliquant ici :

Merci, et bonne lecture!

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DÉCHARGE

Le contenu de ce document est le fruit de mes recherches et de mon expérience personnelle. Ainsi, il se peut que les conseils qui y sont suggéré ne vous conviennent pas. Il en revient donc à vous de juger si ces méthodes sont adaptées à vos besoins. Je ne suis en aucun cas responsable d’incidents reliés au contenu de ce document.

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Mythe #1 « Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée »

Cette phrase me rappelle mon enfance ou, dès l’âge de 5 ans, j’ai dû me forcer à engloutir une rôtie avec un demi-pamplemousse chaque matin, avant de me rendre à l’école. Combien de fois, en mâchouillant dédaigneusement ma rôtie au beurre, j’ai rouspété à ma mère que je n’avais pas faim!

Mais rien n’y faisait. Malgré mes contestations, le mythe du petit déjeuner s’était taillé une place d’importance au sein des croyances de ma mère. Celle-ci, ne me voulant que du bien, me répondait comme toute bonne maman : « Tu dois manger Sonya, le petit déjeuner est important, c’est le repas qui te donne tes forces pour la journée! »

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Avec du recul, je réalise aujourd’hui ma chance, car ma mère a toujours su bien nous nourrir. En d’autres termes, elle faisait attention aux produits qu’elle nous achetait, à ma sœur et moi. Jamais au petit déjeuner j’ai eu droit à des céréales sucrées ou colorées, ni à de la tartinade ou du lait au chocolat. Pas de Pop- Tarts, de Fruit Loops, ou d’autres confiseries matinales. Tous les matins, mon petit déjeuner était composé d’un fruit avec une rôtie, ou avec un bol de céréales non-sucrées.

Par contre, nombreux sont les jeunes dont les parents restent insouciants ou encore, n’ayant pas accès à l’information, font tout simplement de leur mieux avec ce qu’ils connaissent. Ainsi, le premier aliment à leur tomber dans l’estomac le matin est une bouchée de Corn Pops, ou en d’autres mots, du maïs génétiquement modifié cultivé en sol dénaturé, puis coloré chimiquement, sucré au sirop de maïs aussi génétiquement modifié et préservé par du BHT.

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Le lobby céréalier

Combien de milliers de dollars s’empoche l’industrie agroalimentaire sur le dos d’une population qui déjeune aux céréales? Le déjeuner étant le repas où l’on consomme le plus de produits céréaliers (en moyenne), les profits génèrent abondamment pour ceux qui détiennent les grains génétiquement modifiés, qui produisent aussi herbicides et pesticides vendus aux compagnies agricoles, celles-ci détenant d’autant plus des actions dans les compagnies céréalières fabricant pains, pâtes, céréales, etc.

Le lobby céréalier est une pression exercée par cette faction de l’industrie afin de promouvoir les bienfaits des produits céréaliers. Au détriment de notre santé, l’industrie permet des méthodes de culture transgénique (OGM - organisme génétiquement modifié), ainsi que l’insertion d’additifs multiples et de vitamines synthétiques dans plusieurs céréales du matin, ainsi que dans le pain, les gaufres, les muffins, et dans tous les produits céréaliers connus et vendus en grande surface.

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Pour que l’industrie prolifère, nous devons manger un petit déjeuner. Leur survie dépend directement de notre pain quotidien.

Ainsi, ont-ils intérêt à nous dévoiler réellement les effets néfastes de leurs méthodes d’usinage? Leur intérêt réside plutôt dans notre surconsommation de produits céréaliers, encouragée par des publicités visant à convaincre les parents que les céréales Kellogs et Quaker ont une valeur nutritive essentielle pour leur enfant.

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Les résultats d’une consommation céréalière matinale

Ce que la publicité ne nous dévoile pas, c’est que de fournir à notre estomac une charge nutritive le matin peut en fait nuire à un précieux travail de nettoyage en cours.

La nuit, nous jeûnons. Étant dégagé de la lourde tâche qu’est la digestion, le corps peut vaquer à la détoxification et à la régénération de ses tissus. Ainsi, lorsqu’au réveil nous nous assoyons à table pour engloutir un gros déjeuner suivi d’un café, nous coupons ce processus cyclique quotidien. Voilà pourquoi nous avons l’impression que déjeuner nous donne de l’énergie alors qu’en fait, le petit déjeuner ne fait que stopper un processus de nettoyage.

La détoxification du corps apporte divers symptômes : langue chargée, mauvaise haleine, maux de ventre, lourdeur à la tête, nausée, etc. Ces symptômes, parfois ou souvent présents lorsque l’on se réveille, sont arrêtés lorsque l’on mange, car la digestion mobilise l’énergie métabolique qui ne peut ainsi être dirigée vers la détoxification. Donc, le malaise de la détoxification s’estompe et laisse place à une disposition plus fraîche, mais hélas, pour quelques temps seulement.

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Lorsque l’on mange ainsi, pour remplir la sensation de vide dans notre estomac, pour couper notre fond nauséeux ou pour stopper la lourdeur ressentie au levé, nous mangeons en fait pour arrêter le processus de détoxification en cours. Dès lors, le processus reprendra dès que la digestion de notre repas sera terminée, ramenant au poste les mêmes symptômes qui, encore une fois, nous pousseront à manger.

Dès que nous mangeons, nous activons notre système digestif. Malheureusement, la sensation de digestion s’accompagne souvent de notre part d’une mauvaise interprétation : lorsque la sensation de lourdeur après-repas

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est disparue et que nous ressentons un léger vide ou même un gargouillement, nous pensons à tort que nous avons faim. Pourtant les gargouillements (aussi connus sous le terme de borborygmes) sont en fait les sons qu'émettent notre système digestif quand les aliments, l'air et les gaz s'y déplacent. Rien à voir avec la faim! Pourtant, nous méprenons depuis presque toujours la digestion ou la vidange stomacale comme étant la faim.

Alors à ce moment, que faisons-nous? Nous mangeons! Et ainsi de suite, jusqu’à l’heure du couché. Finalement nous surchargeons, en passant par les repas, les collations, les boissons sucrées et les grignotines, d’une foule d’aliments inutiles notre système digestif. La digestion constamment sollicitée mobilise ainsi une grande part de l’énergie afin de vaquer à la dégradation, l’assimilation et l’excrétion de ces aliments. À long terme, digestion = fatigue. Et la fatigue mène souvent aux stimulants tels que le café, le thé, les boissons énergisantes, les sucreries, le Cola, ou à tout autre stimulant qui, de par son acidité, dérange la paroi stomacale, nous incitant d’autant plus à manger. Voilà le cercle vicieux!

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C’est ainsi qu’en déjeunant le matin, nous ouvrons la porte à des habitudes de grignotage et à l’envie de manger des repas trop lourds, des portions trop abondantes, ou encore au besoin de stimulants artificiels.

Ne pas manger avant 11h

L’idéal : ne pas proposer de nourriture solide à votre estomac avant 11h. À cette heure, le processus de détoxification s’est estompé par lui-même, et vous avez retrouvé naturellement une énergie fraîche et dispo.

Proposez des aliments frais, vivants et végétaux à vos cellules pour commencer. Faites vous un smoothie aux petits fruits, mangez une orange, une poire juteuse ou une mangue, ou buvez un verre de jus. Si vous ressentez encore le besoin de manger, accompagnez vos fruits d’un beurre de noix ou de noix trempés, ou

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encore de galettes de riz ou d’une tranche de pain complet. Ou encore, faites- vous une soupe de fruits (fruits passés au mélangeur) dans laquelle vous pourrez saupoudrer des flocons d’avoine. Soyez créatifs!

Si vous ne pouvez absolument pas vous passer de nourriture avant 11h, tenez vous en au jus, aux smoothies, ou aux fruits frais. Idéalement, ne présentez pas de nourriture cuite et céréalière à votre estomac avant la fin de l’avant-midi, afin de respecter ses cycles.

Il se peut que les premiers jours de transition soient difficiles. Les symptômes de détoxification peuvent vous déranger. Si c’est votre cas, commencez par graduellement alléger vos petits déjeuners avant de tranquillement les repousser d’une demi-heure, puis d’une heure, jusqu’à en arriver à 11h et même midi.

Personnellement, je prends mon premier repas vers 13 heures. Il m’arrive de temps à autre, dans un contexte social, de choisir de manger au petit déjeuner. Dans ces contextes, je choisi, pour le plaisir de mes sens, de manger ce dont je raffole : un bon muffin par exemple! Je remarque cependant que l’habitude revient vite au galop; si je déjeune plus de 2 jours de suite, il m’est difficile de revenir à mes 2 repas par jour. Je dois donc rester vigilante et refaire constamment mon choix, car défaire des schèmes qui sont inscrits en nous depuis notre tendre enfance ne se fait pas sans effort. Le prix que j’en gagne par contre en vaut la discipline : une énergie beaucoup plus constante tout au long de ma journée, et grâce à cette énergie de base, j’ai plus de volonté pour vivre ma journée en conscience, en restant témoin de ma pensée au lieu de m’y laisser emporter. Je jouis aussi d’une meilleure qualité de sommeil et d’un corps plus souple et léger au réveil.

Le jeûne

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Une autre manière d’en arriver à manger 2 repas par jour sans passer par la phase de descente graduelle est d’instaurer cette nouvelle habitude suite à un jeûne. Après le jeûne, il est plus facile de diminuer notre quantité de nourriture.

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Naturellement, le corps demande moins d’aliments lourds et a tendance à se diriger vers des aliments frais, vivants et provenant du règne végétal. C’est pourquoi je vous propose de faire l’expérience d’un jeûne de 48 heures afin d’intégrer par la suite l’habitude de ne manger que deux repas par jour. Pour vous éclairer durant ces 2 jours, je vous propose mon guide d’accompagnement intitulé « Comment jeûner 48h en toute quiétude », qui vous permettra d’être bien préparé afin de vivre l’expérience à la maison.

« Comment jeûner 48h en toute quiétude » est disponible ici :

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Mythe # 2 « Nous devons manger au moins 3 fois par jour pour aller chercher nos protéines, nutriments et vitamines »

Ouf… combien de fois ai-je entendu mon entourage, paniqué par mon chavirement soudain vers le végétalisme/crudivorisme (j’étais un peu radicale dans le temps, je dois avouer) me questionner avec un brin d’affolement sur mon apport en protéines. N’ayant personnellement jamais ressenti qu’il y avait question de s’inquiéter à ce sujet, j’ai tout de même décidé de m’informer, pour rassurer ma famille sur mon nouveau mode de vie.

Et encore une fois, j’en suis arrivée aux mêmes conclusions…

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Alors, à qui doit-on cette peur de manquer de protéines? Et oui, vous avez deviné : à ce cher lobby de l’industrie bovine.

Le lobby de l’industrie bovine

Le Codex Alimentarius publie chaque année un Guide Alimentaire qui varie quelque peu d’un pays à l’autre. Le Codex Alimentarius, une division de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est en fait composée de médecins, de chercheurs, de scientifiques et autres ayant tous, d’une manière ou d’une autre, un intérêt privé relié à un producteur de viande, de céréales, de médicaments, etc. Ces gens établissent les recommandations alimentaires pour la population mondiale.

En d’autres termes, c’est un peu comme si l’on souhaitait faire une étude sur les effets néfastes du BigMac et que l’étude était financée par McDonald. Feriez- vous confiance aux résultats de cette étude? Pas moi.

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Voilà ou nous en sommes actuellement - des lobbyistes qui poussent la société occidentale à surconsommer des protéines animales afin de générer des profits. Les preuves sont là. À ce sujet, je vous suggère la lecture de cet excellent ouvrage de T. Colin Campbell intitulé : « Le Rapport Campbell ».

La vérité sur les protéines

Une des lectures qui a grandement éclairé mes choix alimentaires est le livre du Dr. Graham, « The 80/10/10 Diet ». Malheureusement, l’ouvrage n’est pas encore traduit en français.

Le Dr. Graham est un athlète de triathlon qui, depuis plus de 20 ans, se nourrit uniquement de fruits, de légumes et de noix crues, donc d’un régime 100% vivant et végétal. Son livre explique très bien pourquoi le corps humain n’est pas conçu pour assimiler des protéines animales. Tant au niveau de notre physiologie que de notre instinct, nous ne sommes pas adaptés à un régime carnivore.

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Salivez-vous à l’idée de plonger tête première dans les entrailles chaudes et humides d’un zèbre? Probablement pas. Pourtant, les vrais carnivores n’ont pas besoin de tailler leur viande, de la fumer, de la saler, de la saucer ou de la cuire pour l’apprécier. Ils l’adorent, crue et saignante, avec les poils, les os et les ongles de la bête tuée.

Nous, frugivores d’instinct, salivons plutôt à la vue de tomates fraîches du jardin, ou d’une belle mange mûrie au soleil. L’idée de devoir plonger nos canines dans le dos d’un bœuf pour s’en nourrir est loin d’attiser un plaisir gustatif.

A ce sujet, je vous inclus un petit tableau comparatif de l’anatomie d’un frugivore (l’humain) versus un carnivore (félin) voir page suivante.

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FRUGIVORES (Humains, Singes)

CARNIVORES (Lions, tigres, loups…)

 

Molaires aplaties pour bien mâcher la nourriture.

Canines pointues et très développées, molaires pointues.

Dents:

   
 

Salive alcaline pour une dégradation rapide des aliments. Glandes salivaires développées pour la pré-digestion.

Salive acide pour la digestion des protéines animales; il manque l'enzyme ptyaline (pour la dégradation rapide). Glandes salivaires peu développées.

Salive:

 
 

Mobile latéralement pour permettre la mastication des aliments.

Mobile uniquement verticalement pour mordre ou lacérer.

Mâchoire:

   
 

Forme longiligne, structure complexe, peu de sels acides et de pepsine.

En forme de sac, structure simple. Contient dix fois plus de sels acides pour digérer les muscles et os d'animaux.

Estomac:

 
   

Court et lisse afin que la viande en putréfaction soit rapidement évacuée hors du corps.

Intestin:

Très long. Grande superficie.

 
 

Est uniquement capable de désintégrer l'acide urique produit par le corps.

Beaucoup plus actif. Est capable de désintégrer dix à quinze fois plus d'acide urique.

Foie:

 

Vitamine

Apport quotidien nécessaire par la nourriture.

Capable de synthétiser la vitamine C par son organisme.

C:

Urine:

Alcaline.

Acide.

 

Millions de pores. Glandes sudoripares.

Pas de pores. Pas de transpiration par la peau.

Peau:

 

Ongles:

Plats. Pas de griffes.

Griffes.

végétarismus.ch

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Un bon exemple pour prouver ce point est le fait que le boeuf et le cheval ont des muscles et pourtant, ils ne mangent aucune viande, et bien peu de protéines. Pourtant, nous qui mangeons leur chaire, souffrons d'arthrite, de cancers et d’autres maladies dégénératives peu connues du règne animal. Tout comme

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nous, le gorille musclé et doté d'une force incroyable détient une physionomie frugivore et donc, relativement peu protéinée et riche en glucides. Sans manger de viande, le gorille ne souffre pas pour autant de maladies dégénératives; il se retrouve, au contraire, fort et agile.

Plusieurs études menées en physiologie comparée classent l'humain dans la catégorie des frugivores, tout comme son frère le primate. Il ne s'agit donc pas de manger beaucoup de protéines, mais plutôt une bonne source, provenant de plantes, qui constituent la plus haute source de protéines biodisponibles. Les protéines des plantes sont faibles en gras, ne contiennent pas de gras saturés ni de cholestérol.

Malheureusement, l'ingestion d'un surplus de protéines mène à l'acidification (tel que vu précédemment) et entraîne plusieurs maladies dégénératives. L’humain n’a pas besoin d’autant de protéines. Avez-vous déjà rencontré quelqu’un en manque de protéines? À moins d’avoir séjourné un temps en Afrique ou les enfants sont maigrichons avec le ventre gonflé (signe d’une carence en protéines), probablement pas. En Amérique du Nord ainsi qu’en Europe, la carence en protéine est inexistante. Au contraire, nous souffrons de maladies engendrées par la surconsommation de protéines (maladies inflammatoires comme l’arthrite, des maladies d’acidification comme l’ostéoporose, des dépôts uriques comme la goutte, les pierres aux reins, etc.)

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Ceci étant dit, il est maintenant clair qu’un régime végétal et cru peut suffire à nous alimenter. Par contre, le monde de nos croyances est si fort que la peur de manquer ou d’être malade peut suffire à nous infliger cet état. Je vous suggère donc d’expérimenter jusqu’à ce que vous trouviez un point ou vous vous sentez à l’aise, plus léger, énergisé, et confiant d’être bien nourri.

Personnellement, je constate que mon alimentation change avec ma conscience. Plus je passe du temps bien posée dans mon cœur énergétique, en contact avec la Terre et l’énergie qui m’entoure, moins mon corps souhaite recevoir d’aliments

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lourds. Cependant, en période décentrée ou je me laisse avoir par le train rapide de la vie, il m’arrive d’avoir envie de manger plus lourd, cuit, farineux et/ou gras.

Il est intéressant d’apprendre à voir comment notre alimentation répond à notre état d’esprit et l’influence, par le fait même.

Le peuple des Hunzas

Le peuple des Hunzas est connu pour sa longévité. Les gens vivent en moyenne jusqu’à l’âge incroyable de 130 ans! Cette population d’environ 30 000 personnes vit dans les Himalayas, au point le plus nordique de l’Inde.

Les Hunzas ne consomment que 2 repas frugaux par jour et ce, tout en travaillant physiquement toute la journée. Ils se lèvent avec le soleil, soit vers 5h du matin, pour ne se nourrir que vers midi. Ce peuple ne connait pas la maladie, ni la déprime.

Ils connaissent les secrets de la relaxation, d’une alimentation vivante et végétale, loin des sucres artificiels ou des pesticides. Ils prennent plusieurs pauses durant leur journée de dur labeur, pour méditer et respirer profondément. Voilà un réel moyen de se ré-énergiser, comparativement à nos pauses occidentales composées d’un café et d’une cigarette! Ils ont aussi intégré la pratique d’une journée de jeûne par semaine.

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Pour plus d’information sur ce peuple, consultez l’ouvrage suivant : « Hunzas Health Secrets » de Renee Taylor.

En mangeant moins, notre système digestif bénéficie de plus grandes périodes de repos. Ainsi, l’énergie que nous ne mobilisons pas à digérer peut être récupérée et utiliser à des fins de régénération tissulaire. C’est ainsi qu’étonnamment, un apport moindre en nutriments favorise une assimilation adéquate des vitamines et minéraux que nous ingérons, et ce, malgré le fait que nous en ingérons en moins grande quantité. Voilà ou la qualité doit primer sur la quantité. Ceci étant dit, vous comprendrez aisément comment le corps, en

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situation propice, réussi à amplement subvenir à ses besoins protéiniques à partir du règne végétal et ce, même sans céréales ni légumineuses.

Aussi, n’oublions pas l’effet du Prana qui, lorsque respiré consciemment à des fins de nutrition, comble les besoin de l’organisme. Je partagerai plus bas mon expérience à ce sujet.

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Mythe # 3 « Mon ventre gargouille, donc j’ai faim! »

Voilà. Vous savez maintenant que nous n’avons pas besoin de manger autant pour être en santé, ou plutôt, que de manger moins est un gage d’entretien envers notre santé. Mais une question reste : si je n’ai pas besoin de manger 3 fois par jour, pourquoi est-ce que je ressens la faim?!

Cette question nous pose au seuil d’un sujet fragile, un sujet qui ne touche plus seulement ce que l’on mange, mais qui nous sommes. Je dis sujet fragile, car l’alimentation fait parti des racines de l’humain que nous sommes, et en jouant à instaurer des nouvelles habitudes alimentaires, nous restructurons par ce fait même les comportements qui y sont reliés.

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Nous avons grandi dans un contexte social lié à l’alimentation. Nos parents nous ont éduqués sur le sujet. Notre mère nous a fait des gâteaux pour notre fête, nous avons mangé de la crème glacée au bord de la piscine, du pop corn au cinéma, de la tourtière à Noël (si vous êtes Québécois!), du bacon et des œufs le dimanche matin, un capuccino au café du coin en lisant le journal, un hamburger sur le B.B.Q. en juillet, du poisson grillé sur une plage dans les Caraïbes, une recette traditionnelle de l’aïeul qui se perpétue de génération en génération, et j’en passe. La nourriture est devenue notre culture personnelle, notre culture sociale, et a contribué à forger nos sensations des plus vives aux plus subtiles.

Combien il est difficile pour nous, bien attachés aux plaisirs de la chaire, d’arriver à vivre une relation simple et saine avec la nourriture. La faim, l’alimentation, le plaisir des sens… il est parfois difficile d’arriver à discerner le besoin profond de nos cellules et le désir inassouvi de nos papilles.

Ceci étant dit, la manière que j’ai trouvé afin de vivre plus harmonieusement ma relation avec la nourriture, c’est d’apprendre à me désidentifier de mes

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sensations physiques. Ce que cela veut dire? Au lieu de me laisser aller à tous coups aux envies engendrés par mes sensations (sensation de vide à l’estomac, gargouillements, fatigue, mal de tête, etc.), j’observe ce qui se passe dans mon corps et je choisi, par la suite, si je réponds à l’appel de la nourriture provoqué par la sensation, ou pas. Par exemple, lorsque mon ventre gargouille, au lieu de me laisser happer par l’envie de manger pour calmer cette sensation, j’ai appris à l’observer pour ce qu’elle est, au lieu de m’identifier à l’interprétation mentale qui me suggère de manger. J’en viens de plus en plus à comprendre que cette sensation n’est pas la faim, car je réussi souvent à la calmer sans proposer de nourriture à mon estomac. Ce qui m’amène à me poser la question suivante :

Qu’est-ce que la faim?

On croirait que je m’apprête à répondre à cette question, n’est-ce pas? Mais en toute vérité, voilà une question à laquelle je n’ai pas de réponse. Plus j’expérimente avec l’alimentation, plus je réalise que réellement, je n’ai jamais faim de nourriture matérielle! Je vous explique :

Quand mon ventre gargouille :

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J’ai appris que c’était souvent causé par ma digestion. Il m’arrive d’avoir cette sensation au réveil, surtout quand j’ai mangé beaucoup ou très tard la veille. Lorsque j’ai cette sensation au réveil, je dois attendre quelques temps avant qu’elle se dissipe, et je dois réellement user de ma volonté pour ne pas manger, car j’ai l’impression d’avoir très faim. C’est souvent cette sensation qui me donne le goût de manger. J’ai trouvé que de respirer profondément en gardant l’air dans mon abdomen calme cette sensation. Aussi, boire beaucoup d’eau, une tisane ou une tasse d’eau chaude avec du jus de citron contribue à l’apaiser, sans avoir à manger.

Verdict : quand mon ventre gargouille, je n’ai pas faim.

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Quand j’ai une sensation de lourdeur au Plexus Solaire :

J’expérimente souvent cette sensation lorsque je respire consciemment, lorsque je fais mon chant des voyelles (exercice sonore pour élever la fréquence vibratoire du corps) ou lorsque je fais un travail en cellule (groupe de chants sacré pour la Paix sur Terre auquel je participe). Lorsque je reviens d’une Cellule, j’ai envie de manger tout ce qui me passe sous le nez! J’associe souvent ce coincement au plexus à une sensation de faim, alors que je réalise maintenant que c’est signe que mon plexus solaire s’ouvre et que la fréquence de mon corps s’élève. On m’a appris que l’énergie vitale des femmes entre par le plexus, et grâce à ces expériences, je commence à ressentir la vérité de cette information.

Verdict : quand j’ai une sensation au plexus, je n’ai pas faim.

Quand j’ai une baisse d’énergie :

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Souvent en début d’après-midi, en travaillant, il m’arrive d’avoir un coup de fatigue. Mon premier réflexe est de penser à manger. Quand je le fais, je vois rarement une différence, et j’en viens à avoir le goût d’un thé ou d’un morceau de chocolat, signe que mon énergie est basse. Par contre, si je prends le temps de revenir à l’observation de ma respiration tout en reprenant conscience de mon lien avec la Terre, habituellement, je ressens une circulation d’énergie et un regain. Je réalise que j’associe souvent une fatigue causée par mon manque de présence à un besoin de nutriments, alors que le simple fait de reprendre contact avec mon corps et celui de la Terre suffit pour me redonner de l’énergie. L’énergie du mental est très fatigante pour le corps physique.

Verdict : quand je suis fatiguée, je n’ai pas faim.

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Quand j’ai le goût de manger un certain aliment :

…comme de la poutine! (Mets typiquement québécois composé de frites, de sauce et de fromage). Il y a des moments ou j’ai le goût de manger des aliments lourds, du junkfood. Est-ce réellement la faim? Je ne crois pas, parce que souvent, lorsque j’ai envie d’une poutine, je finis par m’empiffrer de bonnes choses pour éviter d’aller en manger une et pourtant, malgré le fait de n’avoir plus « faim », j’ai toujours le goût d’en manger. J’accepte maintenant que lorsque j’ai envie d’une poutine, ce qui arrive environ 2-3 fois par année, je peux m’en permettre une!

Verdict : quand j’ai le goût d’un certain aliment, je n’ai pas faim.

Ceci étant dit, difficile de dire lorsque j’ai réellement faim. Ce n’est pas parce que je ressens une sensation physique interprétée comme étant la faim, ni parce que j’ai le goût de manger un aliment en particulier, que mon corps cherche à être nourri de matière. Entre les besoins de mon corps physique et les désirs qui m’habitent, le monde de l’alimentation devient un véritable terrain de jeu pour apprendre à mieux définir l’être que je suis et le corps que j’habite.

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Donc je ne peux pas vous dire ce qu’est réellement la faim, mais je peux par contre vous donner quelques trucs qui m’aident à gérer la fausse faim. Et surtout : amusez-vous à faire vos propres expériences!

Gérer la fausse faim

J’ai découvert, au fil des dernières années, que lorsque je ressens fortement un vide ou un gargouillement dans mon estomac, j’ai le goût de manger. Et l’envie ne me lâche pas tant que cette sensation n’a pas disparue, ou tant que je n’ai pas la volonté de cesser de donner de l’importance à ces pensées de nourriture

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récurrentes. Je partagerai donc avec vous ces quelques trucs qui me permettent de calmer la sensation, sans avoir recours à de la nourriture matérielle.

L’eau

L’eau est un liquide vital. Ce liquide devrait être la première substance à toucher les parois de votre estomac le matin.

En premier lieu, rincez-vous la bouche ou brossez-vous les dents afin d’éliminer les résidus d’élimination causés par le travail de détoxification en cours durant la nuit. Cette surcharge se retrouve en dépôts blanchâtre sur votre langue. Puis, buvez de l’eau. Personnellement, tout au long de la matinée, je bois près de 2L d’eau. L’eau apporte un certain poids dans mon estomac, ce qui semble calmer l’envie de manger, en plus d’aider au travail d’élimination en cours.

Si l’eau ne vous satisfait pas, vous pouvez aussi vous faire une tisane. Personnellement, je prends une eau citronnée avec du gingembre et du sirop d’érable ou du miel, la chaleur apportant un apaisement à mon estomac.

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La respiration pranique

J’utilise aussi la respiration pranique afin de calmer les sensations dans mon estomac. En respirant profondément, mon corps en entier se calme, et je réussis non seulement à calmer la sensation physique de la faim, mais aussi à prendre une certaine distance face à l’envie de manger que la sensation génère. En me désidentifiant de l’interprétation de la faim, je réussis mieux à ne pas lui donner d’importance tout en vaquant à mes occupations du jour.

Le Prana, l’énergie de vie en circulation au travers tout, a la capacité de nous nourrir. Pour en bénéficier, on peut pratiquer la respiration pranique, qui est assez simple. Il n’y a pas une technique particulière à suivre; c’est plutôt un état de conscience. À la page suivante, je vous décris comment je m’y prends pour ressentir l’action du Prana dans mon corps, afin que vous puissiez mettre en pratique la respiration pranique.

© Sonya Anvar, 2011

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L’importance du petit déjeuner – l’envers d’un mythe

Dossier Spécial

Respiration Pranique

Je respire en contact avec les cellules de mon corps physique, et plus particulièrement celles de mon estomac

1. À l’inspire, je suis dans la conscience du Prana, l’énergie de vie disponible partout et en tout temps, qui pénètre toutes mes cellules afin de les nourrir.

2. Je retiens le souffle quelques instants afin qu’il pénètre bien au plus profond de mes cellules.

3. À l’expire, je laisse aller les tensions engendrées par la sensation de la faim.

4. Je refais ce cycle respiratoire autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que je ressente l’effet calmant apporté à mes cellules par cette nourriture subtile.

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Faites-en l’expérience. Si vous buvez beaucoup d’eau et respirez le Prana consciemment, je vous assure que vous n’aurez plus besoin de manger de la nourriture matérielle avant 11h ou midi… ou peut-être même plus du tout!

Conclusion :

Recherchez la vérité… en vous!

Voilà un mythe de plus qui nous a été infligé, et dont on peut maintenant se départir. Si je peux me permettre, je crois qu’il est d’urgence, à l’heure actuelle, d’oser faire nos propres expériences sans se fier à l’information extérieure, ni à ce que le reste de la population choisi de faire. Écoutez votre voix intérieure.

© Sonya Anvar, 2011

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L’importance du petit déjeuner – l’envers d’un mythe

Dossier Spécial

Vous pouvez maintenant sans crainte choisir de ne pas déjeuner, au plaisir de plusieurs d’entre vous qui ressentent probablement déjà le besoin d’alléger vos corps en allégeant votre alimentation. Si vous êtes déjà sur la voie d’une alimentation végétarienne et vivante, passer à deux repas par jour vous semblera peut-être se présenter comme un prochain pas pour vous.

Si vous souhaitez pousser plus loin votre pratique, je vous propose fortement l’expérience d’un jeûne intégral. Le jeûne est un moyen simple et peu coûteux de reprendre contact avec notre être tout en permettant à notre corps physique et émotionnel de vivre une purification profonde.

Le jeûne prolongé est la meilleure manière que j’ai trouvé pour me guérir, me prendre en charge et pour prendre conscience de certains comportements qui m’habitent.

Vous trouverez toute l’information nécessaire sur comment vivre un premier jeûne de deux jours à la maison dans mon guide d’accompagnement intitulé :

« Comment jeûner 48 heures en toute quiétude ».

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Pour vous le procurer, visitez :

Pour plus d’informations sur les divers outils que vous propose le yoga de la nutrition, visitez :

À la Vie!

Sonya

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