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La chemise de Nessus à l’enver s1

Ulrich Kobbé

Abstrait
Que les toxicomanes nous imposent la tâche de bien vouloir et/ou devoir respecter leur altérité, implique un défi qui risque de
faire broncher. Qui alors dirige cette cure ? Et quelle peut être sa direction ?
Sous l’axiome d’une urgence sociale nécessitant une réflexion cas par cas, cette intervention rend le ›cas‹ d’une toxicomane
paranoïde et ›dangereuse‹ (dangereuse pour qui ?). Si l’action psy tend à viser le cœur de l’être, si le dire est un acte et si
l’homme d’action psy guérit moins par ce qu’il dit et fait que par ce qu’il est, faut se demander ce qu’il peut bien être vis-à-vis
une telle expérience d’être. Si cet homme de pensée dans l’action occupe la place du mort dans le ›bridge‹, ses sentiments
n’auront qu’une place possible dans ce jeu, celle du mort. Et qu’à le ranimer, le jeu se poursuit sans qu’on sache qui le conduit.
Voilà un lacancan véri-fiable …
Ce ›cas‹ se regimbant dans un mutisme a causé le choix d’une direction thérapeutique perpétuellement mise en cause, le choix
de se positionner à la place du mort, de se choisir l’(a)mort. Ce qui semble devenir compréhensible dans son mépris envers du
monde (psy), c’est son mutisme déniant toute cure par la parole, évitant cette parole corpsifiante, voire, ce présent trouant le
manque absolu comme la chemise toxique de Nessus pénétrant le corps. Impliquant un dé-collage de relation, le rejet total de
tout rapport symbolique fait échapper à ce qui peut être mis en mots : Il s’agit d’une négation forclusive, d’un jeu (autour des
aspects topologiques de surface / bord / trou – et de troumatisme, de présence / absence, de sens / ab-sens …) dans la logique
d’une sorte de chemise de Nessus à l’envers.
Suivre l’autre sans la poursuivre, cette tactique part de la prémisse que la tentative d’éviter l’inévitable rapport symbolique est
un acte, c’est-à-dire, un dire … Voilà pourquoi le thérapeute est moins libre en sa stratégie qu’en sa tactique – et plus loin en-
core en ce qui domine les deux, à savoir sa politique, où il ferait mieux de se repérer sur son manque à être que sur son être
pour réviser au principe la structure par où toute action intervient dans la réalité de la toxicomane. Ergo : Tant qu’on perd son
temps à rechercher la chemise d’un homme heureux, gardons-nous d’offrir la chemise intoxiquée de Nessus …

»Ceux qui hésitent à jeter au-dehors l'incendie


qui les dévore n'ont que le choix de brûler, de se
consumer, selon les lois du consommable, dans
la tunique de Nessus des idéologies - que ce soit
l'idéologie de la drogue, […] de la psychanalyse,
[…] voilà précisément ce qui ne change rien à
l'histoire« (Vaneigem 1967).

Lacan souligne que fonction et champ de la parole et du langage dans son conditionnement
concernent une opération de séparation »ou se ferme la causation du sujet, pour y éprouver
la structure du bord dans sa fonction de limite, mais aussi dans la torsion qui motive
l’empiétement de l’inconscient« (Lacan 1964, 842). Et il remarque que l’intervention psych-
analytique »verra s’accorder cette pulsation du bord par où doit surgir l’être qui réside en de-
çà« (Lacan 1964, 842). C’est que dans le rencontre avec son propre manque »gît la torsion
par laquelle la séparation représente le retour de l’aliénation. C’est qu’il opère avec sa propre
perte, qui le ramène à son départ« (Lacan 1964, 844). Mais après cette figure de pensée to-
pologique le même Lacan se dispose à »essayer d’y apporter quelque chose de […] neuf«
en recourant »à une forme que Freud lui-même là-dessus n’a jamais prétendu dépasser :
celle du mythe« (Lacan 1964, 845). Partons alors – comme le titre l’indique – du mythe grec-
que de la chemise de Nessus …
A quoi alors se réfère cette histoire ?
Ovide et Sophocle rapportent du soi-disant centaure noir Nessus qui essayait de violer Déja-
nire, la femme de Héraclès, après avoir prétexté de lui aider de traverser le fleuve Événos.
Héraclès, déjà arrivé sur l’autre bord de la rivière, décoche alors une de ses flèches enduites
du poison de l'Hydre de Lerne sur le centaure. Mourant, celui-ci se venge en proposant à
Déjanire sa chemise ensanglantée comme un don précieux qui pourrait, comme il explique,
fixer le cœur de son époux. Plus tard Déjanire, jalouse de l'amour de son mari pour Iole, se
souvient de ce don spécial et décide de lui l’envoyer. Mais sitôt qu'il la met, cette chemise
brûle la peau de Héraclès sous l'effet du poison de l'Hydre. En conséquence, Déjanire, réali-
sant son erreur, se suicide et Héraclès, ne pouvant supporter cette douleur brûlante, meurt
incinéré : il est consumé de brûlures, voire, il se voit à la fois dépérit et brûlé.

1
Intervention pendant les XXVièmes Journées de Reims, 06.-07.06.2008
Sur l’autre coté, cette intervention part du défi que les toxicomanes nous imposent la tâche
de bien vouloir et/ou devoir respecter leur altérité – un effort qui se voit mise en cause par
certains patients, posant la question qui donc dirige cette cure et quelle peut être sa direc-
tion ? Sous l’axiome d’une urgence sociale nécessitant une réflexion cas par cas, cette inter-
vention rend le ›cas‹ d’une toxicomane paranoïaque et soi-disant ›dangereuse‹. Faut se de-
mander : dangereuse pour qui ?
Il y a maintenant trois ans que je me vois confronté avec une jeune femme de 31 ans, nom-
mons la Nina Paranova 2, qui vient d’être placé selon l’article 63 du code pénal allemand
dans l’hôpital juridico-psychiatrique, qui est disposé d’être traitée comme malade délinquante
dans le contexte d’une soi-disante ›mesure d’internement, de traitement et de sécurité dans
un hôpital psychiatrique‹. Les attendus du jugement m’apprennent que Madame Paranova
serait une incendiaire criminelle qui est jugée d’être dangereuse parce qu’elle a mis le feu
dans son appartement et risqué de réduire tout le pâté de maisons en cendres.
Bof, en comparaison avec les autres patients, cette action ne paraît pas trop spectaculaire …
et elle l’est encore moins quand on apprend qu’elle a seulement essayé de se tuer dans un
acte d’immolation par le feu. Et ceci n’a pas été la première fois : Cette femme a déjà été in-
terné plusieurs fois d’urgence dans des hôpitaux psychiatriques après des actes suicidaires
et elle s’est déjà gravement blessé en sautant du quatrième étage d’un bâtiment. L’expertise
juridico-psychiatrique constate une schizophrénie paranoïde (F20.0), discute un état résiduel
schizophrénique (F20.5) et mentionne des troubles mentaux liés à l’utilisation de drogues di-
vers (F19.2).
Cette jeune femme mince, soignée, visiblement distancée et méfiante n’y va pas par quatre
chemins et me déclare qu’elle se trouve interné à tort, qu’elle ne se considère pas comme
étant malade et n’aurait pas besoin d’un soin quelconque, qu’elle n’a pas l’intention de re-
noncer aux drogues et qu’elle refusera tout traitement psy en égard à l’expérience que les
psychiatres auraient – je cite – „herumgestochert“, veut dire, »trifouillé« dans sa »psyché«.
Ajoutons que c’était le discours le plus personnel avec cette femme se réfugiant dans le mu-
tisme et cachant son désir … un monologue qui n’a pas manqué de m’impressionner.

Si l’action psy tend en fait à viser le cœur de l’être, si le dire est un acte et si l’homme
d’action psy guérit moins par ce qu’il dit ou fait que par ce qu’il est, faut se demander ce qu’il
peut bien être vis-à-vis une telle expérience d’être. Je me suis décidé de respecter ce refus
et de ›défendre‹ cette patiente contre des interventions institutionnelles trop invasives. Ce
n’a pas empêché la logique médicale de lui octroyer une médication neuroleptique obliga-
toire parce qu’elle devenait de plus en plus paranoïde et commençait aussi à menacer les
autres patientes. Mais j’ai pu obtenir le consensus de lui offrir ces neuroleptiques comme
médication orale et pas par injection comme ce serait le standard dans des cas pareils.

2
Pseudonyme.
Le déroulement du traitement montrera que Madame Paranova certes essaie de prévenir
toute expérience de violence et qu’elle évite tout contact proche avec des hommes mais
qu’elle répètera quand même des situation où elle se verra menacé par des interventions de
défense d’une dangerosité supposée. Il y aura des situations dans lesquelles la logique au-
topunitive des objets partiels réincorporés induira ces menaces de sanction sur la base de
soupçons paranoïaques mutuels de la patiente et de l’équipe. Donc, revenons au diagnos-
tic : Par l’assistante légale de la patiente nous avons pu apprendre que Nina Paranova est
originaire de la Tchécoslovaquie, qu’elle a commencé sa carrière toxicomane avec l’age de
14 ans en consommant du haschisch, qu’elle a été victime d’une bande autrichienne après
l’ouverture de la frontière slovaque-autrichienne. Là, elle a été menacée avec la mort en
étant tenu la tête la première hors de la fenêtre, en avoir été témoin du meurtre de son amie
par cette bande sadique, en avoir été forcé d’avaler de l’héroïne et cætera … C’est pourquoi
nous avons modifié le diagnostic dans
une modification durable de la personnalité après une expé-
rience de catastrophe avec risque d’être tué à tout moment
(F62.0),
des troubles mentaux liés à l’utilisation de drogues divers
(F19.2) et
des états paranoïaques avec entre autres une dysmorpho-
phobie délirante (F22.8).
Le fait de devoir se confronter avec cette patiente spéciale m’a mené à un essai de gagner
une position thérapeutique qui pourrait permettre une réponse n’importe comment utile et ju-
stifiable. C’était le moment ou j’ai choisit les travaux topologiques de Richard Abibon comme
point de départ et adopté ainsi qu’adapté sa vue sur les structures du sujet. Commençons
par les négations dans le discours de Madame Paranova, parce que sa symptomatologie
peut être analysé avec Freud (1911) et avec Lacan (1932, 261) comme étant des différentes
formes de négations : Abibon part des torsions de la bande de Moebius proposées par La-
can dans son séminaire du 11 avril 1978 (Lacan 1978) et développe deux différentes formes
de mise à plat pour pouvoir montrer les distinctions dans les différentes modes de négation.

Si nous nous rendons compte de ses mécanismes de défense, ceux-ci renvoient aux cinq
formes de négation appelés ›forclusion‹, ›dénégation‹, ›frustration‹, ›déni de la réalité‹ et ›re-
noncement‹. La défaillance forclusive de la langue implique que les relations imaginaires res-
tent dans leurs fonctions de miroir des dimensions de surface, des plans relationnels sans
structuration symbolique, sans limitation ou contour. Le manque à être qui en résulte est une
situation de manque existentiel ne pas concernant un manque d’objet mais le manque d’un
trou structurant dans la structure symbolique du sujet. Vu le fait que l’objet de désir n’a pas
d’image, ce n’est pas un manque d’objet qui structure cette personnalité mais c’est la para-
noïa de ce vide, la projection d’un semblable qui fait »cortège structural dans le registre de
l’imaginaire« (Chaumon 2004, 60).
Ce qui importe pour une compréhension de la dynamique de Madame Paranova, devient re-
connaissable avec l’aide de l’esquisse : Pendant que le nœud de Moebius des négations
›dénégation‹, ›frustration‹ et ›déni‹ a une structure distincte dans le ›renoncement‹, l’autre
type de négation, la ›forclusion‹, laisse voir une structure nodale circulant quasiment sans
fin. Cette représentation topologique indique l’automatisme de répétition auquel ces patients
se voient soumises tout en faisant l’effort d’un rencontre intersubjectif – un essai en vain qui
commence à déboucher sur une répétition éternelle et un échec sans fin. Abibon (2006) ex-
plique ce ratage par le fait que l’établissement d’une relation ne pourrait pas réussir parce
que cet effort ne peut pas atteindre l’autre mais rate l’objet dans une spirale, une parabole ou
une hyperbole. Et il nous apprend qu’il s’agit bien sur d’une forclusion, mais que cette néga-
tion serait complétée par le processus d’une inversion, d’un renversement dans le contraire.

Dans la logique de ce paradigme topologique, pas seulement les répétitions des reproches,
des ripostes et des insultes par Madame Paranova deviennent plus compréhensibles, mais
aussi pourquoi elle provoque avec son comportement subagressif et par ses menaces tou-
jours et encore des isolements comme mesures de gestion de crise. Si on comprend les
deux comme étant une offerte relationnelle loupée et ›impossible‹, ces provocations ne
contiennent qu’un essai infructueux de réaliser une relation directe et corporelle qui ne lui est
pas possible sur le niveau de la parole. Mais cette mise en scène ne pouvait pas réussir et
devait être répété d’une façon stéréotypée faute de mieux. Dans ce sens, l’isolement provo-
qué ne devient que pure fonction, »car la fonction ne vaut que dans son rapport à l’objet
qu’elle produit. […] Si elle ne produit pas d’objet, c’est qu’elle l’est elle-même.« Et son mu-
tisme, c’est en fin de compte un mouvement »qui ne cesse pas de ne pas s’écrire, ne repro-
duisant nul autre objet que lui-même« (Abibon 1999, 13). Cette patiente ne cesse de mettre
en scène son isolement, de fonctionnaliser son corps comme un ›ob-jet‹. Ceci sert aussi
pour objectiver l’image du corps par une exclusion sociale de ce corps ce qui revient à un
stade du miroir invertit. Ce qui semble devenir compréhensible dans son mépris envers le
monde, eh bien le monde psy, c’est son mutisme déniant toute cure par la parole, évitant
cette parole ›corpsifiante‹, voire, ce présent trouant le manque absolu comme la chemise
toxique de Nessus pénétrant le corps. C’est Lacan qui nous parle du corps de l’être parlant
qui serait inévitablement habité par la parole, d’un corps »que le langage corpsifiait« (Lacan
1970, 409). Ce corps qui serait en fin de compte, comme constate Calasso (1974, 30), déjà
lui-même une sorte de chemise de Nessus, un filet servant à capturer cette re-source puis-
sante qui se verra nommé ›psychique‹.
Concernant les phénomènes corporels, il est frappant que Madame Paranova évite par
intermittence de manger, qu’elle vomit de temps à temps et que cette dialectique d’incorpo-
ration et d’excorporation avec ses dynamiques de présence et d’absence sont instrumentali-
sées pour garantir une autarcie qui ne doit pas être confondu avec autonomie. Mais ces mé-
canismes doivent être compris sur l’écran d’une fixation morbide au stade évolutif d’un atta-
chement objectal partiel avec ce que Lacan (1932, 259) décrit comme »une réincorporation
au moi d’une partie de la libido, déjà projetée sur les objets«. L’ambivalence de ses méca-
nismes se manifeste dans l’exemple d’une automédication par de différents drogues qui sont
d’abord vécu comme étant des objets ›biens‹ et qui ne tarderons pas à se renverser dans un
introjecte ›mal‹. Sa discussion renouvelée concernant des médicaments ›bien‹ versus des
médicaments ›mauvais‹ dévoile un manque existentiel contaminé par sa disposition para-
noïaque et qui perpétue une dynamique du type ›Fort – Da‹. Ce qui reste d’abord incertain,
ce sont la qualité et le rôle de la jouissance dans cet
équilibre stable-instable. Freud (1920, 12) part de l’i-
dée que le plaisir complèterait ce jeu au cours duquel
la jouissance serait inscrite comme un plissement dans
l’espace topologique : Concernant cet abîme, il nous
explique que les expériences traumatiques représente-
raient des »rapports ramifiés« („verzweigte Zusam-
menhänge“) dans les chaînes associatives (Freud
1896, 432) où ils formeraient des »nœuds« – ou plutôt
des »points nodaux« ( „Knotenpunkte“) – symptomato-
logiques (Freud 1896, 434).
Ce trauma se fait voir dans l’apparence de cette jeune femme avec son type très féminin qui
présente également un aspect androgyne prononcé : C’est un visage avec des yeux entou-
rés en noir, des yeux instrumentalisés comme une défense masquant et annonçant un affect
figé. Pendant que Madame Paranova nous rapporte aussi succinctement que paniquée que
ses mains seraient déformées par des expérimentations médicales et que son visage aurait
pris un aspect chinois, c’est surtout sa pratique plus ou moins anorexique, quelque fois sa
pratique occasionnelle probablement boulimique, qui confronte avec un manque-à-être sau-
tant aux yeux. Mais ce manque est d’une nature spéciale : Chez la toxicomane, il ne paraît
pas provoqué par un objet irrécupérable, mais semble être celui d’une marchandise
s’achetant n’importe où. »C’est en ce sens que la drogue masque ou substitue le désir in-
conscient, de ce fait plus inconnu que jamais, derrière l’objet de la demande. Il s’agit d’un be-
soin posé en termes absolus, de vie ou de mort : ou la jouissance chimique ou le néant«
(Braunstein 2005, 240). La problématique de l’anorexique n’est donc pas du tout qu’elle ne
mange rien, mais qu’elle – comme nous établit Lacan (1974, 136-137) – mange rien. Ce qui
veut dire qu’elle essaie de se procurer ce rien qui lui manque en niant sa faim, en négativant
»un trou réel afin de s’en saisir sur le plan symbolique« (Abibon 2000, 57). Cette dynamique
de la patiente mutiste fait »agir la négation afin de produire de la coupure, et donc, des
bords«, car au lieu de cette tentative d’annuler le manque par un nul, ça serait été »la parole
qui aurait pu poser les découpes nécessaires« (Abibon 2000, 56).
Ce qui frappe c’est le fait que Madame Paranova continue plusieurs fois pendant des semai-
nes de s’en sortir avec des activités ergothérapeutique, mais interrompe cet occupation sou-
dain sans raison saisissable. Cette rupture semble remplir la fonction d’échapper à un
monde intérieur de négation quasiment figé. L’effet est qu’elle se retire sur lui-même et dans
une inaction qui ne permet aucune progression mais ne prolonge qu’une alternative sans
perspective et sans fin. Dans son contexte d’un dilemme sujet-objet, ces stéréotypies répéti-
tives d’une intégration initiale et de sa négation, ainsi des injures et diffamations des théra-
peutes comme des ›nazis‹ et cætera, semblaient être à interpréter comme des tentatives
d’établir une différence sujet-objet, de se différencier dans cette séparation et de se confir-
mer : En se déconsidérant de sa manière bien étrange, la patiente réussit de créer une sorte
de surface commune. »Mais pas de surface sans coupure, ou pas de surface sans trou.
C’est là qu’il s’agit d’étoffer le sujet. Lui qui est identifié à l’acoupure, la recoupe de s’acoupu-
re lui permettrait de faire surface.« C’est-à-dire, elle »ne serait plus seulement l’objet qui
choit, mais un objet à soi, plus seulement cel[le] qui se tire, mais cel[le] qui se tisse« (Abibon
2000, 199).
Elle tend à s’appuyer sur ce qui est – spécialement comme part de son mutisme – »au fon-
dement de chacun d’entre nous : un pur vide, néanmoins constitutif du sujet« (Abibon 1999,
20). Avec ceci, les insultes employées comme „Nazi“, voire ›nazi‹, comme „Herrscher“, c’est-
à-dire ›maître‹ ou même ›despote‹, deviennent des figures de rhétorique détachées de leur
signification à l’origine ; la patiente commente plusieurs fois ou ce ne serait ›pas ce qu’elle
voulait dire‹ („nicht so gemeint“) ou ces expressions dataient ›d’autrefois‹ („von früher“). Et
pourtant, ces attributions hostiles et stéréotypes reviennent à une tentative d’un rencontre
dans un espace fictif, dans l’espace transitionnel d’un jeu désespéré au sujet de limites.
Cette énonciation qui fait acte reste une tentative de reconnaître cet autre comme un vérita-
ble autre, »en tant que complémentaire de soi« (Abibon 2000, 61). Impliquant un dé-collage
de relation, le rejet total de tout rapport symbolique fait échapper à ce qui peut être mis en
mots : Il s’agit d’une négation forclusive, d’un jeu autour des aspects topologiques de surface
/ bord / trou – et de troumatisme, de présence / absence, de sens / ab-sens … dans la logi-
que d’une sorte de chemise de Nessus à l’envers. Parce ce rapport est inévitable et se
passe sans échanger un mot dans cette institution de psychiatrie judiciaire qui représente
une structure de surfaces, de bords et de trous, une structure mise à la disposition par lalan-
gue et par l’analyste, être parlant, corps structuré par la parole (Abibon 2000, 206).

»En effet, c’est le destin de la parole de pénétrer le corps, de le trouer de ce manque abso-
lu : il n’y a pas de garant de la vérité« (Abibon 1999, 45). Concernant la fonction de la parole,
Braunstein (2005, 70) propose de la considérer »comme filtre ou, mieux […] comme le dia-
phragme de la jouissance«, diaphragme dans le sens de l’origine grec qui signifie ›séparer‹,
›intercepter‹, ›mettre une barrière‹. Les drogues faisaient donc »éclater le diaphragme de la
parole« en ouvrent »les vannes des paradis artificiels« (Braunstein 2005, 243). Et l’activité
analytique consistait donc de tendre à flexibiliser ce diaphragme de la parole »pour que la
jouissance puisse y passer« (Braunstein 2005, 253). Dans son rapport sur l’agressivité en
psychanalyse, Lacan (1948, 109) mentionne la pratique analytique d’adopter »un détour qui
revient en somme à induire dans le sujet une paranoïa dirigée«. Non seulement que notre
stratégie essaye de s’emparer de personnalité paranoïaque de la patiente en essayant
d’induire une paranoïa dirigée, mais elle se réfère encore à une remarque de Lacan (1977,
117) concernant la psychanalyse comme étant »un autisme à deux«. N’est-ce pas une situa-
tion où le mutisme de Madame Paranova nous signale qu’elle ne connaît pas sa vérité puis-
qu’elle ne peut la dire et puisqu’elle se passe d’énoncer au lieu de cela ce que Lacan (1977,
118) désigne comme étant pas cette vérité mais »la varité du sinthome«. Ce mutisme se ré-
vèle étant »preuve d`honnêteté dans les contrats« ce qui menait Lacan (1932, 270) de quali-
fier ces personnalités comme étant »hypermoraux«, mais jamais »amoraux«. Dans la logi-
que d’une position éthique, il était incontournable que le traitement de Madame Paranova re-
vient à une sorte de ›mutisme à deux‹, à une relation de sujets qui ne s’adressent pas la pa-
role … sauf s’il est inévitable de s’informer de ceci ou cela. En d’autres termes, c’est un vide
qui se confronte à un autre vide »au lieu de lui offrir des bouchons illusoires pour son man-
que-à-être« (Braunstein 2005, 255). Cette attitude inhabituelle revient à une position quasi-
ment exclue où le thérapeute se mortifie d’une façon qui ressemble à la place du mort dans
le ›bridge‹ où ce choix part du jugement que cette inévitable position morte permettra un dis-
cours le moins mort possible. Il en résulte que les sentiments n’auront qu’une place possible
dans ce jeu discursif, celle du mort. Et qu’à le ranimer, le jeu se poursuit sans qu’on sache
qui le conduit. Voilà un lacancan véri-fiable …
Ce ›cas‹ se regimbant dans un mutisme a causé le choix d’une direction thérapeutique per-
pétuellement mise en cause, le choix de se positionner à la place du mort, de se choisir
l’(a)mort. Il faudra donc supporter d’être réduit au rang de semblable et de se situer à la péri-
phérie. »En se plaçant dans cette position périphérique par rapport au centre inarticulable du
désir, en prenant la place de " et non celle du savoir obturateur ou celle de la Chose inac-
cessible, [le thérapeute] s’offre, lui, en pâture au fantasme et peut parvenir à remplacer le
symptôme, à le dissoudre, à apaiser le conflit« (Braunstein 2005, 259) en donnant à la cure
exclusive une direction qui exclue le thérapeute parce qu’il faut rendre justice à un mouve-
ment de désir qui se voit activé par le vide central d’un rien insaisissable. C’est évidemment
une sorte d’»escroquerie analytique« (Lacan) mais avec ceci, l’attitude thérapeutique vise à
remplacer la logique maître-esclave de cette autarcie contractante par une version imagi-
naire du contrat indéfini avec une logique horizontale. Mais cette rencontre ne devient pas un
enlacement de deux tores : ça restent deux tores redoublés qui se touchent et qui forment de
temps en temps un bord commun, voire, une surface commune par un contact visuel, par un
mutisme complémentaire … par ce que Lacan (1976a, 114) présente comme inversion de
l’orientation …

En outre, ce retournement se laisse discuter dans le contexte du mythe de la chemise de


Nessus : Dans ses réflexion sur les origines mythologiques des paradigmes du ›moi-peau‹,
Anzieu (1985) fait ressortir les attaques fantasmatiques contre des contenus corporels et/ou
cognitives, et il extrait pour ce mythème les problématiques de l’attaque contre le conteneur-
peau, du renversement de l’attaque contre le contenu dans une attaque contre le conteneur,
même du retournement de l’attaque contre le conteneur sur la personne propre.3
Qu’il y aient des mouvements dextrogyres et lévogyres ne signifie pas seulement un dis-
cours reflété à l’envers. Lacan (1976a, 116) attire l’attention sur le fait qu’il »ne faut pas
croire qu’une orientation soit quelque chose qui se maintienne en tout cas«. Retenons
d’abord que le discours psychanalytique se révèle donc comme envers du discours du maî-
tre et renonce à toute évidence psychiatrique et psychologique d’inter-dire et/ou d’inter-venir,
de chercher à venir intra le système clos de la patiente. Avec ceci, il s’agit de répondre à la
connaissance paranoïaque par une attitude répliquant la modalité parano qui est primordiale
et modulant ce refus en le contaminant par cette réplique d’un même qui ne l’est pas, mais

3
Que la peau se laisse retourner dans le fantasme comme un gant et que ceci fait non seulement retourner l’orientation ou la
situation mais encore les structures toriques, ce phénomène se laisse visualiser de manière exemplaire par les bandes dessi-
nées de Mathieu (2000, 19) concernant le prisonnier des rêves …
l’est pourtant. L’idée directive est d’ouvrir un chemin qui pourrait mener hors de cette »im-
passe tragique de l’affrontement dont la mort [suicidaire de Madame Paranova esclave] est
la seule issue possible (Chaumon 2004, 56), un cheminement qui pourra activer le soupçon
paranoïaque et devra intéresser Nina P., voire, ne pas éliminer mais dévier son isolement
muet, son orgueil narcissique et déranger son idée délirant d’une liberté possible. Ouvrir un
chemin – cette ouverture peut être obtenue en réalisant un échange des trous externes et in-
ternes du tore, ce qui veut dire »que le transfert, de négatif, est devenu positif« (Abibon 2000,
199).

Ce qui devient évident c’est qu’il n y a pas une surface sans bord ni trou, qu’il n’y a pas de
surface sans coupure. Lacan nous en dit long dans les premières conférences du Séminaire
XXIV en 1976 (Lacan 1976b ; 1976c ; 1976d). C’est-à-dire ce qui se passe, c’est un retour-
nement qui a d’abord été causé par l’effet / le fait qu’on ne cause pas et qui a été permit par
une faille de l’analyste, ici, par le fait que pas seulement la patiente ne s’intégrait pas dans
l’unité et dans le traitement mais que je restais à l’écart également. De cette manière, le
thérapeute risque de devenir une sorte d’attracteur étrange, d’être »à la fois pôle d’attraction
et foyer d’horreur« (Chaumon 2004, 76). Ceci semble avoir réussit : La loi allemande exige
que pour les patients dans ces ›mesures d’internement, de traitement et de sécurité dans un
hôpital psychiatrique‹ soit établit une expertise pronostique tous les trois ans par un
psychiatre ne pas travaillant dans la même institution. En ce qui concerne Madame
Paranova, elle a été interrogée par l’expert le mois dernier et je viens de recevoir le résultat
dans cette semaine en cour. Son avis documente aussi ses question concernant la relation
avec moi qui a été qualifié par la patiente comme étant »normale« ; sa nouvelle demande
donnait que Madame Paranova expliquait ensuite : »Ça va pas trop mal avec lui« et »Il est
o.k.«. Posant des questions supplémentaires, l’expert apprenait en plus qu’elle pense de se
chercher dans le futur »un psychiatre de ma confiance« qui vient d’être qualifié comme un
psychiatre qui serait »crédible« ( „glaubwürdig“), littéralement qui serait »digne« ( „würdig“)
qu’elle puisse »croire en lui« ( „glauben“). Un résultat que paraît plus élaboré et réfléchi que
je n’aurais osé espérer à l’origine …
Pour trouver un nouvel issue du conflit, il s’agit donc d’utiliser la disposition de la passion pa-
ranoïaque pour réactiver une »haine jalouse« que Lacan (1973, 127) décrit comme jaillissant
d’une »jalouissance«, d’une jalousie de la jouissance supposée chez l’autre et aussi d’une
jouissance de cette jalousie »dont on pressent qu’elle a une dimension mortifière, une di-
mension a-sociale« (Chaumon 2004, 73-74). C’est là le moment de réaliser ladite paranoïa
dirigée.
Focalisons notre attention encore une fois sur cette paranoïa : Si la patiente toxicomane
avec son mutisme et sa structure d’une paranoïa d’autopunition paraît probablement exoti-
que, rendons nous compte que le moi de l’homme comporte une structure paranoïaque
parce qu’il est lieu d’aliénation. Chaumon (2004, 58) note qu’on »dit par exemple de certai-
nes personnes procédurières qu’elles sont ›parano‹. Le diminutif est judicieux, car il prend
acte du fait que ceux-ci ne sont pas à proprement parler des malades mentaux, des délirants,
mais des personnes entretenant un certain rapport au monde auquel chacun pourrait éven-
tuellement succomber, tant il exacerbe une tendance humaine. Or qu’est-ce qu’un person-
nage parano ? C’est quelqu’un qui réduit l’autre à la projection de ses propres désirs ou de
ses craintes, qui le produit à son image, identique ou inversée.« Gardons-nous alors de nous
distancer trop … Ce qui concerne Madame Paranova, elle a commencé après deux ans de
résistance passive envers et contre presque tout à nous surprendre et épater en ›causant‹
tout à coup avec nous pour des moments sporadiques :
Tout à coup elle s’adresse à un infirmier en lui disant qu’il serait au font de lui-même
›un chic type‹ mais qu’il aurait, en exerçant cette profession, ›raté sa vocation‹ ;
Soudain elle me demande si j’aurais ›déjà pris du haschisch‹ pour se hâter de retirer
cette avance en ricanant et en sortant qu’il serait »évident« qu’il ne me serait »pas
possible de répondre« ;
Récemment, il y a une semaine, elle s’adresse à moi avec la demande de lui donner
la possibilité de visiter, accompagné par un certain infirmier, sa mère et son beau-
père.
C’est-à-dire que la patiente s’ouvre pendant un instant pour prendre contact, pour changer
de l’orientation, pour donner un sens implicite à cette relation tournant autour d’un non-dit.

Suivre l’autre sans la poursuivre, cette tactique part de la prémisse que la tentative d’éviter
l’inévitable rapport symbolique est un acte, c’est-à-dire … un dire. Voilà pourquoi le théra-
peute est moins libre en sa stratégie qu’en sa tactique – et plus loin encore en ce qui domine
les deux, à savoir sa politique, où il ferait mieux de se repérer sur son manque à être que sur
son être pour réviser au principe la structure par où toute action intervient dans la réalité de
la toxicomane. Ça ne fait pas longtemps que Madame Paranova réclamait des »pilules de
bonheur« ( „Glückspillen“), mais se repliait immédiatement en se rendant compte que les in-
firmiers n’avaient rien d’encourageant à offrir. Effectivement n’y a-t-il – c’est Lacan (1960,
350) qui nous prévient – »aucune raison pour que nous nous fassions les garants de la rêve-
rie bourgeoise« concernant »le service des biens« et un »passage de l’exigence du bonheur
sur le plan politique«. Ergo : Tant qu’on perd son temps à rechercher la chemise d’un
homme heureux, gardons-nous d’offrir la chemise intoxiquée de Nessus … car il paraît –
comme nous interroge Lacan (1958, 641) – plus que jamais indiqué de nous débarrasser
»désormais de cette tunique de Nessus que nous nous sommes à nous-mêmes tissée«, de
cette croyance enfantine que »l’analyse répond à tous les desiderata de la demande«.
L’envers de cette toxicomane ?
Pour l’Allemagne, c’est la tendance de psychiatriser cette clientèle, de se fixer sur des
symptômes comme la paranoïa, l’autodestruction suicidaire et cætera.
C’est la stratégie hospitalière de se débarrasser de ces patients en profitant de leurs ac-
tes suicidaires comme des incendies volontaires pour les déclarer dangereux pour des
tiers, pour les criminaliser.
C’est la mode normalisante de prôner des modules comme standard du soin psychothé-
rapeutique poursuivant une effectivité, une standardisation, donc, une uniformisation d’un
traitement modique sans aucune bifurcation dialectique.
C’est le phénomène qu’il n’était – et n’est – pas du tout bien clair qui dirige ce traitement.
C’est l’évidence que l’activisme médicale et/ou soignant ne connaît – ne reconnaît – pas
son envers qui serait de pouvoir rester dans l’expectative respectueuse.
C’est le hic que cette patiente a le culot de ne pas respecter le standard thérapeutique
institutionnel mais réussit à nous imposer cette conviction déjantée de soigner par un
non-dit, par un mutisme obstiné, par une certaine négation de négation : c’est qu’on est –
résume Lacan (1958, 641) – »bien loin par la règle de diriger le sujet vers la parole pleine,
ni vers le discours cohérent, mais qu’on le laisse libre de s’y essayer«.
Et c’est la conclusion que cette résistance »ne peut tenir ici à rien que l’incompatibilité du
désir avec la parole« (Lacan 1958, 641), que l’analyse – et l’analyste – devront s’obliger
involontairement à un silence mutiste »pour que l’interprétation retrouve l’horizon désha-
bité de l’être où doit se déployer sa vertu allusive« (Lacan 1958, 641).

Illustrations

Les illustrations topologiques sont retirées des travaux d’Abibon (1999 ; 2000 ; 2006) ou représentent des modifications cf. des
adaptations de ces modèles.

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Pour une théorie de l’acoupure. Paris : EFEdition
Abibon, Richard. 2000. De l’»autisme«. Topologie du transfert dans l’exercice de la psychanalyse. Tome II : Avec des adultes …
Faire agir la coupure dans les nœuds. Paris : EFEdition
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Dr. Ulrich Kobbé

iwifo-Institut
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