Les traitements médicaux de

la maladie de Dupuytren et
l’aponévrotomie à l’aiguille
Marie Pascale Manet
JL LERMUSIAUX

-Unité Rhumatologique des Affections de la Main
URAM Hôpital Lariboisière
-Hôpital de La Croix Saint SIMON, PARIS
Remerciements au Dr J.P.Teyssedou
Cours DIU du 13/12/2014

Facteurs de risque reconnus





Génétique: 50% de cas familiaux
Diabète: 20% des diabétiques
Alcool
Tabac
Médicaments: phénobarbital, anti aromatases
Algodystrophie

Carte des invasions Viking
(850-1000)

Rappel physiopathologique
!

PREDISPOSITION GENETIQUE (Gènes régulateurs
des metalloprotéases, TGF, ARN messagers…..)
Ischémie liée au Diabète,
Tabac,
microtraumatismes,
age…….
ATP→Hypoxanthine

Micro-ruptures
du fascia

Alcool
XD→XO

↑TG

Production de
radicaux libres

Activation
de la
myosine

Collagène 3
Fibronectine
TIMP

Activation de la
myosine kinase

Contraction
actine myosine

Figure 1 Physiopathologie de
la diathèse de Dupuytren
(d’après Al-Qattan (15)

↑LPA

Activation des
plaquettes

TGFβ, EGF(b),
PDGF, EGF

Différentiation des fibroblastes
en myofibroblastes

Métabolisme
du cholestérol

Prolifération
fibroblastique

IL1
Stimulation des
cellules de
Langerhans

Phénobarbital

Liaison aux
récepteurs des
myofibroblastes
Epissage
(ARN) de la
fibronectine

Diminution de l’AMP intra cel ↑ Ca++

TGF= Transforming growth factor EGF= facteur de croissance
épidermique PDGF= Plateled derived growth factor LPA =
lipides de groupe A (endotoxine et stimulant tissulaire)
Metalloprotéinases= gélatinases, collagénases MMP
(metalloprotéases matricielles MMPs impliquées dans le
remodelage de la matrice extracellulaire) Désintégrine et
cystéoprotéine (encore appelées ADAMs ayant un rôle dans la
migration et l’adhésion cellulaire) POSTN periostin osteoblaste
specific factor, gène localise sur le chromosome 13 (↑survie cell.)

Les traitements médicaux

Dés l’apparition d’un flexum du
doigt aucun traitement médical
n’est actif sans section mécanique
ou enzymatique des cordes
La collagénase est en
expérimentation depuis 10 ans et
est commercialisée depuis 2010
L’aponévrotomie à l’aiguille est
utilisée depuis plus de 40 ans

Les traitements médicaux abandonnés
car inefficaces ou dangereux



Les cytolytiques
La radiothérapie
L’allopurinol
Les injections locales
d’interférons
Le Potéba*

Les traitements médicaux
utilises sans preuves




L’acupuncture
La mésothérapie
L’homéopathie
La vitamine E
La
phytothérapie

En l’absence de traitement des
causes, deux traitements antifibrosants sont candidats à la
prévention des rechutes

La Colchicine

Le Vérapamil
(Isoptine*)

La colchicine


Action anti-inflammatoire et antifibrosante
A été utilisée dans la sclérodermie
Plus active que la corticothérapie
dans la fibrose pulmonaire
idiopathique
Résultats prometteurs mais
inconstants dans le Dupuytren et le
la Peyronie

Le vérapamil (Isoptine*)




Inhibiteur calcique cardio-sélectif
inhibe in vitro et in vivo la synthèse du
collagène )
pommade au vérapamil: environ 400
U.S. dollars les 100 grammes
doit être appliquée trois fois par jour
pendant plusieurs mois.
aucune étude sérieuse

La collagénase (1)

Enzyme naturel clostridium
histolyticum
Injections dans les cordes
aponévrotiques suivies de traction
manuelle
Résultats préliminaires intéressants
(Badalamente et coll. 2000 et 2002)
Mais utilisation interdite (brevetée)
et récidives précoces
Risque potentiel pour les tendons

La collagénase (2)

Étude de Hurst and col. en 2009

(New Engl J Med 2009

Sep 3;361 (10): 968-79

étude multicentrique randomisée en
double aveugle contre placebo 308
patients; flexion sup à 20°
1 à 3 injections de 0,58 mg (tous les 30
jours) et traction forte 1 jour après
Efficacité sur la mobilité articulaire: 43,9
à 80,7°vs placebo 45,3 à 49,5° p≤0.001

CORD  I  
All  Primary  joints
MITT Population (n = 306)
Contracture Category After Last Injection
100
80

8,4
2
7,4
7,9

70

10,3

Percent

90

50º+
40-45º
30-35º
20-25º
10-15º
0-5º

45,6

60
50
40
30

64

20

74.3%  
were

 ≤15º

82.2%  
were

≤25º

13,6
17,5
14,6
1,9
6,8

10
0
AA4500 (n = 203)

Placebo (n = 103)

8,7%

23,3%

La collagénase (3) 

Étude de Hurst and col. en 2009
(New Engl J Med 2009 Sep 3;361 (10): 968-79



Effets secondaires bénins et transitoires (15
jours): 94%
Gonflement local, douleur, contusion, prurit,
adénopathies régionales transitoires
Ruptures tendineuses 1%
Algodystrophie 1/300
Coût 500$ la dose aux USA (commercialisé en 2010)
AMM européenne en 2010


intérêt gros nodules et Ledderhose ?
Une seule injection par mois ?

2 cases of Cold Intolerance following CCH. King I.C.C. et al. J Hand Surg Am. Vol.39,2014.04, 808-9

           Ac.  anti  collagénase  *                                                  82%    (après  1  injection)        /        >    96%    (après  2  injections)

 *    Peimer  CA,  et  al.    J  Hand  Surg    AM,  2013;38A:12-­‐22

Maladie de Dupuytren
Traitement par la collagénase
Risques potentiels
non démontrés / pas exclus

Anticorps anti-collagénase
après
1 injection
après
2 injections

auto-immunité durable en partie
inhibitrice:
➢ augmenter la dose?,
➢maladies sériques muettes, réversibles
■ bouffées de maladies immunologiques ?
■ maladie à CIC ?
■ choc anaphylactique ?

82%

96%

Aucune maladie inflammatoire
après 8 injections / recul 10 ans
Peimer  CA.  J  Hand  Surg  Am.,  2013;38A:12-­‐22

Interprétation
Principe detrop
précaution
dogmatique
?
?

Collagenase (4)

Etude cout/efficacité (J Hand Surg Am, nov
2011) : Fasciectomie non rentable,
aponevrotomie > collagénase
EFFETS SECONDAIRES/
– Dilacération cutanée sévère (Plast Reconstr
Surg, janv 2012)
– Rupture tendineuse (J Hand Surg Am, aug
2011)

Maladie de Dupuytren
Risques de récidive

contracture

Risque

< 40°

50 %

> 40°

71 %

Xiapex  European  Website.  http://xiapex.eu

Dernière étude

AUX-CC-854 non publiée

820 injections dans 589 cordes


98.2% d’effets indésirables bénins Q.S.
Fréquence non augmentée si répétition des injections (8
inj.)
39 effets indésirables sévères
Dont une thrombose veineuse profonde
Et une tendinite secondaire
Rupture ?

Après la 4ème injection, l’ensemble des patients ont développé des
anticorps anti collagénases AUX-I et/ou AUX-II sans retentissement
clinique ni réaction anaphylactique observée.
Risque à long terme ? maladie auto-immune ?

Maladie de Dupuytren
HAUTE AUTORITE DE SANTE

AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE (CT)
XIAPEX 0,9 mg
Compte tenu de :
- l’absence de comparaison du XIAPEX à une technique pertinente (APA, chirurgie);
- du pourcentage élevé d’effets indésirables;
- des incertitudes sur sa tolérance à long terme (liée à l’apparition, quasi-constante
après 2 injections, d’un taux très élevé d ’anticorps anti-collagénase ??);
- des incertitudes qui persistent encore sur le taux de récidive à long terme;
- de l’éventuel impact négatif de XIAPEX sur l’organisation du système de soins
(protocole d’administration);
- du coût;
« la CT considère que le service médical rendu par cette spécialité est
insuffisant au regard des thérapies disponibles.
Une nouvelle évaluation sera à faire à la lumière de nouvelles données à lui

L’imiquimod (Aldara*)
– Med Hypotheses. 2006;66(5):991-2. Epub 2005 Dec 20. Links

Imiquimod: a potential weapon against Dupuytren contracture.

– Namazi H.


Department of Orthopaedic Surgery, Shiraz University of Medical
Sciences, Chamran Hospital, Iran. namazih@sums.ac.ir
Dupuytren disease is a proliferative fibroplasia of the
subcutaneous palmar tissue, occurring in the form of nodular
and cords. Evidence is certainly accumulating for raised levels in
Dupuytren's tissue of growth factors known to stimulate
fibroblasts, Interleukin-1, basic fibroblast growth factor,
transforming growth factor-beta, prostaglandin-F2,
prostaglandin-E2, platelet derived growth factor and connective
tissue growth factor have been suggested to have a role.
Immune modification of profibrotic cytokines would provide a
novel means to treat dupuytren contracture. Imiquimod cream
5% (Aldara) is an immune modifier, that downregulates
transforming growth factor-beta and fibroblast growth factor-2
(the two most important cytokine in producing fibrosis). Based
on previous mentioned evidence we suggest: imquimod as a
potential drug for dupuytren contracture treatment.
PMID: 16368197 [PubMed - indexed for MEDLINE]

Imiquimod: perspectives
actuelles


Traitement d’appoint pour le
Dupuytren: ramollissement des
nodules douloureux et peut être intérêt
dans les formes agressives après
aponévrotomie
Traitement parfois suffisant dans le
Ledderhose
Étude à poursuivre dans le La Peyronie
Nodules rhumatoïdes !!

L ’APONEVROTOMIE A
L ’AIGUILLE


Est le seul
traitement
alternatif à
la chirurgie
(en dehors de
la
collagénase)

L’aponévrotomie à l’aiguille

Inventée dés 1972
par
J.L.Lermusiaux
Dérive de la
technique de
N.Debeyre
(injections itératives
de corticoïdes intra
nodulaires suivies de
tractions énergiques
des doigts)

A été rendue
possible par la
technologie
des aiguilles
à usage
unique
(aiguilles
lancéolées
véritables micro
scalpels)

A gauche: ancienne aiguille à un pan
qui pique mais ne tranche pas
A droite : NOUVELLES AIGUILLES A TROIS PANS QUI PIQUENT
ET TRANCHENT. CE SONT DE VERITABLES MINI SCALPELS


Utilisée depuis 1972 à l’hôpital
Lariboisière
Actuellement 10 praticiens à
l’U.R.A.M, 3 à La Croix Saint SIMON
2000 séances par an à Lariboisière
Utilisée en Belgique,Pays Bas,
Suisse, Italie, Canada, Brésil et aux
U.S.A.
France: cotation CCAM, UK: agrée
par le NICE, USA agrée par le
Medicare

Principes de l’aponévrotomie à l’aiguille

1- aponévrose palmaire superficielle ; 2retinaculum flexorum (ligament
annulaire antérieur du carpe) ; 3palmaris longus 4 -bandelettes pré
tendineuses ; 5-ligament transverse
superficiel ; 6- ligament commissural
proximal ; 7-ligament palmant
interdigital ; 8- ligament commissural
distal.

TECHNIQUE

Le principe consiste à
réaliser une ou plusieurs
sections des cordes
aponévrotiques à l’aide du
biseau de l’aiguille utilisée
pour l’anesthésie locale

Les conditions
d’asepsie sont
celles des
infiltrations au
cabinet médical
Désinfection
soigneuse de la
peau à l’alcool
iodé à 1% (ou
Bétadine°alcoolique)

on injecte sous
pression 1 à 3 cc
d’un mélange de 4
cc de Xylocaine à
2% et de 1cc
d’Hydrocortancyl°
dans la corde
aponévrotique
avec une aiguille
de 16mm
5/10ème

La section est
obtenue par des
mouvements de
va et vient en
étoile dans un
plan transversal à
la paume sans
sortir l’aiguille de
la peau

Avec l’habitude
on a la sensation
tactile de rupture
progressive des
fibres sous le
biseau de
l’aiguille le doigt
étant maintenu
en légère
traction

La rupture des fibres
restantes est ensuite
obtenue par une
extension énergique
du doigt
Un pansement sec
maintenu par un
Elastoplaste* est
gardé 48 heures
L’utilisation de la
main est immédiate
(sauf travaux sales)

on pratique 1 à 5
aponévrotomies par séance
de 10 à 20 minutes
■ 1 à 3 séances sont en
moyenne nécessaires pour
récupérer l’extension d’un
stade 1, 2 ou 3

L’ordre
topographique des
points de piqûre
est toujours le
même de proximal
à distal:
Palmaire,proximal,
médian,distal,cordes palmantes
Digital: P1
rarement P2 et P3

Les séances sont
espacées d’une
semaine
Le port d’une
orthèse
thermoplastique
d’extension
passive nocturne
est parfois
nécessaire

Le coût économique et social est très
faible
-Pas de salle d’opération
-Pas d’arrêt de travail (sauf
travaux salissants)
-Pas de soins post opératoires
-Pas de rééducation
-Cotation CCAM 2009: MJPB001/1
(41,54€) +MZMP001/1:2 (15,68€) soit
57,22€. Au doigt HN

2 séances

Stade 2 palmo digital

Résultats de l’aponévrotomie à
l’aiguille immédiats selon le stade

BONS
MAUVAIS

Comparaison médicochirurgicale:résultats immédiats

MED=LARIBOISIERE
CHIR=F.HOET

COMPARAISON MEDICOCHIRURGICALE à 5 ANS

MED=LARIBOISIE
CHIR=F.HOET

Maladie de Dupuytren
Traitements

Aponévrotomie percutanée à l’aiguille (APA)
Séries de cas *
B + TB
■ MP
■ IPP
Satisfaction des patients
Récidive

3 mois
79 - 81 %
■ 79 – 100 %
■ 46 - 76 %

entre 2 - 5 ans
69%
■ 70 - 74%
■ 35 - 41%

80%
50 ** - 85 *

* Badois 1993, Lermusiaux 1997, Rappoport 1998, Foucher 2003,, Cheng 2008, Lee 2009, Van Rijssen 2012
* Badois 1993

* Van Rijssen 2012

Maladie de Dupuytren
Aponévrotomie à l’aiguille versus Fasciectomie limitée
Recrutement:
• 29 mois/9 chir/ttt par 2 chirurgiens/111 pat/115 mains/166 rayons
TEPD: Total Extension Passive Deficit * Recidives: >30°
APA

FL

6 semaines 6 semaines
Rays

TEPD

Rays

Récidives *
5 ans

TEPD

TPED
improvement 88 63% 78 79%

PNF

LF

84,9
%

20,9
%

Récidives

5 ans
Badois
1993

123 mains
51,6%

Récidives

59 mois
Roquet
2012

200 mains
37,0%

Van Rijssen. 5-year results of RCT on ttt in DD : PNF vs LF. Plast Recon Hand Surg 2012  Feb;129(2):469-­‐77.

Les résultats de 

5 à 10 ans



M.E Roquet et col: SFR 2007
160 patients (200 mains) dont 90 à 80
mois
Consultation conjointe rhumatologue et
chirurgien
Angles de flexum,% d’amélioration,
appréciation du patient et du médecin,
choix d’un nouveau traitement, échec,
récidives et complications

Les résultats de 5 à 10 ans (160 patients)

Bon résultat dans 2/3 des cas (médecin et
patient) gain de 86% d’angle immédiat et
72,5% à plus de 5 ans (gain moyen de 38°
par doigt)
À la révision: 1/3 de retraités, 1/3 en état de
récidive et 10% d’opérés dont 1/3 sur
demande du médecin
18 incidents mineurs, une collection digitale
drainée chirurgicalement
Choix de retraitement par le patient : plus de
90% de choix d’aponévrotomie à
l’aiguille!

Il existe actuellement un consensus
médico-chirurgical assez large pour
traiter à l’aiguille les formes
palmaires

Mais pour beaucoup de chirurgiens il
ne faudrait pas traiter à l’aiguille les
formes digitales car le risque de
complications tendineuses et vasculonerveuses serait trop grand

Au doigt zone
dangereuse car
possibilité de bride
spiralée qui enroule le
paquet vasculo
nerveux

Rapport diamètre
aiguille - taille
pédicule.
Indépendamment
de la taille de
l'image, les rapports
sont en gros
respectés.

Pour essayer d’étendre le
consensus, nous nous
sommes attachés à faire
une étude prospective de
toutes les formes digitales
pures traitées par l’équipe
de L’U.R.A.M.

Notre série (1)


32 patients, 42 doigts
sex. ratio H/F = 8,1
Age de début 52,2 ans – Age lors du
traitement 61,6
Formes familiales 40 %, alcoolotabagisme 33 et 59 % . Pas de
diabétiques
Stade de Tubiana moyen 1,9. Pas de
stade 4
Atteinte préférentielle du 5 ème rayon

Notre série (2)

Formes digitales pures

Tous les patients ont été revus avec 3
mois de recul

Bons résultats = gain d’extension
supérieur ou égal à 70 %

Mauvais résultats = gain inférieur à
70%

Notre série (3) 

Les résultats immédiats

Bons
Mauvais

Notre série (4) 

Les résultats à trois mois

Bons
Mauvais

Aponévrotomie à l’aiguille avant
après

La multi aponévrotomie à
l’aiguille

Consiste à traiter une
main en une seule
séance de 5 à 15
aponévrotomies
Rendue nécessaire par
l’afflux de patients
étrangers et par des
considérations
économiques
hospitalières
Durée 45 à 60 minutes








J.Beaudreuil et col (SFR 2007)
Résultats à 18 mois
42 patients: formes sévères et
complexes (55 mains, 157 rayons)
8+/-3 aponévrotomies en 1 séance
Résultats comparables à
l’aponévrotomie simple
incidents résolutifs (2%)
Mesure des angles, incapacité (score
EVA) et satisfaction du patient
Nette amélioration persistante à 18
mois (93% de satisfaction)

Le coût économique et social reste
faible (de l’ordre de 600 €)

Pas de salle d’opération

Pas d’arrêt de travail (sauf travaux
salissants)

Pas de soins post opératoires

Pas de rééducation

La multi aponévrotomie à
l’aiguille

La multi aponévrotomie à
l’aiguille

Aponévrotomie versus
aponévrectomie

Van Rijssen (2006 ET 2012):étude
prospective, contrôlée randomisée

Effectif 113; recul 5 à 6 semaines

Critères: déficit d’extension, stades de
Tubiana, score d’incapacité DASH
(0-100), satisfaction du patient(0-10)

Résultats:

Réduction du flexum: aponévrotomie
inf aponévrectomie 63% vs 79%
p=0,01

Réduction score d’incapacité DASH:
aponévrotomie sup: 9 vs 16, p= 0,017

Satisfaction( 0-10) aponévrotomie sup
p= 0,003

Complications aponévrotomie: 50% de
fissures cutanées!!!! 3% de
paresthésies

Complications de l’aponévrectomie:
sur 57 cas: 1 infection, 1 hématome,
13 paresthésies (p:0,05), 1
hypoesthésie, 1 section collatéral
reprise

Soit 53%!! pour l’aiguille

30% pour le bistouri

Maladie de Dupuytren
Aponévrotomie à l’aiguille versus Fasciectomie limitée
Recrutement:
• 29 mois/9 chir/ttt par 2 chirurgiens/111 pat/115 mains/166 rayons
TEPD: Total Extension Passive Deficit * Recidives: >30°
APA

FL

6 semaines 6 semaines
Rays

TEPD

Rays

Récidives *
5 ans

TEPD

TPED
improvement 88 63% 78 79%

PNF

LF

84,9
%

20,9
%

Récidives

5 ans
Badois
1993

123 mains
51,6%

Récidives

59 mois
Roquet
2012

200 mains
37,0%

Van Rijssen. 5-year results of RCT on ttt in DD : PNF vs LF. Plast Recon Hand Surg 2012  Feb;129(2):469-­‐77.

Les accidents de
l’aponévrotomie à l’aiguille

Sont rares (moins de 1 p 1000)

rupture du tendon fléchisseur

section du nerf collatéral

Phlegmon des gaines :
exceptionnel

LES RUPTURES TENDINEUSES

Sont exceptionnellement immédiates

En général semi-tardives ou tardives
(une à trois semaines)

Prévention par une bonne technique et
particulière attention chez la femme,
au pouce et dans les récidives post
chirurgicales

LA SECTION DU NERF
COLLATERAL


Aussi rare que la rupture des
fléchisseurs
Se traduit par une hypoesthésie
latérale du doigt persistant après
plusieurs mois
Pas de risque à la paume
Intérêt de l’échodoppler pour les
formes spiralées

Les incidents

fissures cutanées
quelques pour
cents
dysesthésies
transitoires,
sepsis,
hématomes,
douleurs postaponévrotomie
inférieurs à 1 %
Algodystrophie
exceptionnelle

COMPLICATIONS
CHIRURGICALES





Section nerveuse : 5,2%
Nécrose profonde : 2,1%
Section artérielle : 1,8%
Algodystrophie : 1,8%
Infection :1%
…….Cicatrice :100%

L’aponévrotomie à l’aiguille est
indiquée en première intention
dans toutes les formes de la
maladie de Dupuytren
Les résultats sont moins bons
dans les formes digitales mais
restent tout à fait acceptables
On connaît la difficulté du
traitement chirurgical de ces
formes

NOTIONS IMPORTANTES

Le traitement de la flexion
métacarpo-phalangienne est
relativement facile mais
l ’opérateur n ’est à l ’aise qu ’après
une centaine d ’aponévrotomies

Le traitement de la flexion
interphalangienne est difficile et
nécessite une importante pratique


L’aponévrotomie à
l’aiguille est une technique
difficile surtout dans les
formes digitales
Elle doit être réservée aux
praticiens expérimentés
Dans ce cas les
complications sont de plus
en plus rares et les
résultats de plus en plus
satisfaisants
En cas de rechute,
l’aponévrotomie à l’aiguille
est toujours possible

Le test de la table

Maladie de Dupuytren
Stratégie thérapeutique médico-chirurgicale
Réponse adaptée à chaque patient
chaque main, chaque doigt

Formes simples ± rétraction
test de la table positif ou négatif.
absence de gêne
Dédain thérapeutique




Formes simples avec rétraction
test de la table positif
présence d’une gêne
stade I à III
1 doigt
APA / (Collagénase ?)

avis
spécialisé
Formes sévères

multi-récidivantes
• évolution vers une forme sévère
Décision médico-chirurgicale




Formes simples à compliquées
test de la table positif
présence d’une gêne
stade I à III…….IV
1 à plusieurs doigts
évolution vers
une forme sévère
APA

Le problème des
récidives

Fréquentes: plus de
50% à 5 ans

Facteurs favorisants:
Age, hérédité, diabète
alcoolisme

Fréquence identique
médico -chirurgicale
sauf avec les greffes de
peau

Facteurs de récidives



Age : avant 40 ans
Hérédité : gravité si atteinte des 2
parents
Diabète ( surtout insulino dépendant) :
possibilité de formes de l’adolescence)
Alcoolisme (souvent associé au
tabagisme et aux travaux de force)
Le gardénal
Et surtout l’association de plusieurs
facteurs

Quelles formes post- chirurgicales

peut-on traiter? (1)


2 formes post-chirurgicales: les récidives
pures para-cicatricielles et les autres
localisations.
cicatrice rétractile: greffe de peau
cicatrice souple : aponévrotomie à l’aiguille
mais possibilité de modification des rapports
anatomiques et risque de blessure nerveuse

Quelles formes postchirurgicales

peut-on traiter? (2)


1996 -61 doigts traités-résultats
immédiats comparables à ceux
obtenus chez des patients non
opérés. A deux ans, les résultats
restent bons dans les stades I, II et
III, taux de récidive de 18%; les
stades IV récidivent davantage

Quelles formes post-chirurgicales peut-on
traiter ? (3) 


Cicatrice rétractile.

Le traitement à
l’aiguille est ici
impossible

Quelles formes post-chirurgicales peut-on
traiter ?(4) 


Ce cas est
également une
indication de
greffe de peau ou
de chirurgie
plastique

Quelles formes post-chirurgicales peut-on
traiter ?(5) 


Récidive postchirurgicale au III
doigt avec flessum de
l’IPP de 35° et au
pouce.
L’annulaire ne peut
pas être traité
médicalement.

Quelles formes post-chirurgicales peuton traiter ? (6) 


Le majeur et le
pouce sont
redressés en une
séance
d’aponévrotomie
à l’aiguille.

Reste t’il une place pour la chirurgie?

OUI !


Résultats insuffisants de
l’aponévrotomie à l’aiguille
Les formes multi récidivantes (greffes de
peau)
Les raideurs de l’IPP (surtout le 5ème
rayon) : arthrolyse, arthrodèse.
Les boutonnières (surtout l’IPP du 5)
Les (très rares) ruptures tendineuses et
nerveuses iatrogènes post AA
Intérêt +++ des staffs médicaux
chirurgicaux

Les coussinets dorsaux des
phalanges

Photo d'un coussinet
dorsal de phalange et
schéma en coupe de la
lésion :
en vert le fascia digital
dorsal du doigt et la
masse fibreuse
constituant le coussinet
qui adhère à la peau,
en bleu l'appareil
tendineux extenseur du
doigt auquel le coussinet
n'adhère pas.

L’injection sous
pression de 0,25 ml
d’Hydrocortancyl* (1 à
2 injections à 15
jours) est le
traitement de choix
Le résultat est obtenu
en quelques semaines
(après une phase
dyschromie de la
peau)
.L’exérèse chirurgicale
expose au risque de
récidive et de
chéloïdes

Traitement:

Maladie de LAPEYRONIE

CONCLUSIONS (1)

CONCLUSIONS (2)

CONCLUSIONS (3)

CONCLUSIONS (4)