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A suivre…

Neurologie

L’interféron β-1a efficace dans la SEP rémittente, même à un stade avancé

es interférons β-1a et β-1b sont des traitements de fond indiqués dans la sclérose en plaques évoluant par poussées (SEP rémit-

tente).On manquait cependant de données sur leurs résultats à long terme. Une étude randomisée en double insu a été réalisée chez 802 patients avec Avonex (interféron bêta-1a, une injection IM par se- maine) dans 38 centres européens. Les résultats à 3 ans ont été publiés (M.Clanet et coll., Neurology 2002,59) et ceux de l’extension de l’étude à 4 ans viennent d’être présentés lors du dernier congrès de l’American Academy of Neurology.

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Les patients étaient atteints de SEP rémittente et âgés de 36,8 ans

en moyenne;l’ancienneté de la maladie était d’environ 6,6 ans.Contrai- rement à la plupart des études réalisées dans la SEP rémittente avec les interférons β, ces patients étaient à un stade avancé de la maladie au moment de l’inclusion,puisque 61 % d’entre eux présentaient un score EDSS 3,5 (3,6 en moyenne). Ce score correspond à une gêne dans les déplacements.

A 3 ans,aucune différence d’efficacité n’a été retrouvée entre Avo-

nex 30 µg (dose bénéficiant d’une AMM) et Avonex 60 µg (une injection IM par semaine dans les deux cas) sur tous les critères d’évaluation,cli- niques et IRM.De plus,cette étude a permis de mettre en évidence l’ef- ficacité d’Avonex 30 µg à plus long terme (4 ans) sur la pro- gression du handicap (52 % des patients n’ont pas progressé) et également sur les poussées (sur 4 ans, 20 % des patients sont restés indemnes de poussées et le taux annuel de poussées a été réduit de 43 %). Selon les données sur l’histoire naturelle de la maladie, 50 % des pa- tients non traités présentent un score EDSS 4 après 7 ans d’évolution. Dans cette étude, 30 % seulement des patients ont présenté un score EDSS 4 après 10 ans d’évolution de la maladie. Ces résultats cliniques ont été confirmés par les données de l’IRM. Dès les premiers mois de traitement, une réduction du nombre de lé- sions prenant le gadolinium a été observée : de 61 % au cours des six premiers mois jusqu’à 76 % entre le 10ème et le 12ème mois de traite- ment. Cet effet favorable s’est maintenu tout au long du traitement. C’est la première fois que l’efficacité d’un interféron β est dé- montrée chez des patients à un stade avancé de SEP rémittente.

Enfin, la tolérance au traitement par Avonex 30 µg a été

bonne. Sur 4 ans, seuls 12 % des patients ont arrêté le traitement pour effets secondaires. L’incidence des anticorps neutralisants au cours du traitement a été faible dans cette étude (2,3 %).

Dr F.T.

D’après un communiqué de Biogen.

Dysfonction érectile

AMM européenne pour le tadalafil

e tadalafil (Cialis),inhibiteur de la phosphodiestérase 5 de Lilly- ICOS, a récemment obtenu son AMM européenne pour le trai- tement de la dysfonction érectile. ICOS, a récemment obtenu son AMM européenne pour le trai- tement de la dysfonction érectile.

Les résultats présentés montrent que le tadalafil améliore la fonction érectile chez 81 % des patients, contre 35 % pour le placebo (toutes causes de dysfonction confondues).Cette action s’exerce dès la 16ème minute et jusqu’à 24 heures après la prise, sous réserve d’une sti- mulation sexuelle.Ce profil pharmacologique permet de retrouver une vie sexuelle plus naturelle.Les effets indésirables rencontrés ont été lé- gers à modérés.Il s’agissait le plus souvent de céphalées,de dyspepsies, de douleurs dorsales,de congestion nasale,de bouffées vasomotrices et de sensations vertigineuses.

Dr F.T.

D’après un communiqué de Lilly.

2003 - A.I.M. 85

Méno-métrorragies

L’efficacité de la thermocoagulation de l’endomètre

est reconnue

Eléments chauffants et de contrôle (monitorage)

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es ménométrorragies fonc- tionnelles rebelles aux trai- tements médicaux altèrent de

Ballonnet

façon marquée la qualité de vie des pa- tientes. Chez les patientes ne souhaitant plus avoir d’enfant, la thermocoagu- lation de l’endomètre est une technique de traitement de ces hémor- ragies utérines qui représente une alternative non invasive à l’hystérecto- mie et aux résections d’endomètre. Ce procédé utilise un ballonnet inséré par le col (sans dilatation) jus- qu’au fond utérin, gonflé avec une solution stérile puis chauffé à 87 °C pendant 8 minutes (dispositif Thermachoice, société Gynecare). L’en- domètre est ainsi thermocoagulé sur 4 à 6 mm de profondeur. Cette in- tervention peut se pratiquer sous locale, en hospitalisation de jour, et les patientes reprennent leurs activités sous 48 heures. Selon une étude internationale effectuée chez 126 patientes, le sai- gnement est contrôlé dans 96 % des cas (dont 22 % d’euménorrhées et 74 % d’hypo- ou aménorrhées) avec un recul de 2 ans. Devant le bon rapport bénéfice/risque de la thermocoagulation de l’en- domètre,l’AFSSAPS vient d’attribuer au dispositif Thermachoice une ASMR de niveau 2 – c'est-à-dire une amélioration du service médical rendu « importante » (par rapport aux techniques chirurgicales). La prise en charge dans le secteur privé est cependant encore en attente. Dr F.T.

D’après un communiqué de Gynecare.

Oncologie

Anémie des cancers :

activer l’érythropoïèse

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a première érythropoïétine artificielle répliquant la molécule na- turelle (la r-HuEPO) a été mise au point par Amgen. La poursuite

de ces travaux a conduit à la création d’un dérivé de cette EPO,la darbepoetine (Aranesp),qui possède une demi-vie plus longue et une plus grande activité in vivo. Son action est plus rapide et son administration peut être moins fréquente, pour une même efficacité. Cette nouvelle molécule a d’abord reçu son AMM dans le traitement de l’anémie liée à l’insuffisance rénale, puis dans celui de l’anémie liée aux tumeurs malignes solides. La stimulation de l’érythropoïèse per- met de réduire les transfusions sanguines chez ces patients. Dr F.T.

D’après une conférence de presse d’Amgen.

Allergologie

IgE spécifiques :

l’intérêt du dosage quantitatif

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e dosage des IgE non spécifiques n’apporte en général rien au dia-

gnostic d’une allergie, et celui des IgE spécifiques est longtemps

resté d’une précision aléatoire. Mais les progrès techniques ont beaucoup amélioré les capacités de la biologie à quantifier les concen- trations d’IgE spécifiques de manière fiable. Après que le médecin non allergologue aura évoqué une allergie par des examens de dépistage des allergies alimentaires ou respiratoires (Tro- phatop, Phadiatop), l’allergologue pourra, grâce aux dosages d’IgE spéci-

fiques, mieux cibler la réalisation des tests de provocation nécessaires par exemple dans certaines allergies alimentaires.Il pourra aussi contrôler l’efficacité réelle d’une mesure d’éviction,alors que les signes cliniques

peuvent être trompeurs.

Dr F.T.

D’après une conférence de presse de Pharmacia Diagnostics, avec le Pr J.Bousquet (Montpellier), le Pr B.David (Paris), le Dr F.Rancé (Toulouse) et le Dr I.Bosset (présidente du syndicat des Allergologues exclusifs).

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