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BIBLIOTHÈQue DE L,ENsEIGNEMENT TEcHNIOUE
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pr lr.rÉn ,ri.,
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Mn[' Michel LA-G-R'avE, Inspcctettr"ngénér'al honoraire rle l'Enseignernent
tecSnique
Inspe'cteur génér.at tte I'Bnseignernent technique
.... ...,.:. :tl.: =:YS,
[eur de f An..igne^enl. tcchnique

OOURS
DE

TE CHN(-) L(-)GIE

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PAII

J. LOMBARD
cnEF r,E Ttr.\..\t-x.r l'Ér:ôt.r: rr'AnTS

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MASVIEL

tlli.rrEtrs

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DE LII,LE

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L'licorn D,Anrs nr trÉrrnqs

D.-\IX-EN-PRO

Centres d'intérêt liés

ENCE

A I'usago des Écoles pratiques de Commerce et d,lndustrie
des É,coles profess ionnelles, des Ëcotes techniques, 'des Mécaniciens,
etc.

I

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TOME I

BOIS
GENERALITES.

-

ASSEMBLAGE.

-

OUTILLAGE.

_-

PROCÉDES D'EXÉCUTION
' .i.

I)ARIS

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I{. DUNOD ET E. PINAT, ÉorrEûns
.Lg,
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guAt Dtrs

Gn,\I)s_AUGUSTTNS

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Tous dloits de rerrrotrultirrn, tre lradrrction et.r'a,ru1,intion
réserr-és p,r,,, 1ou. pu!.,

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I

ÀVA}{T-P,ROPOS

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-t^"^^^'{S=

Le bois a été ernployé dans les ar[s dès la plus haute antiquité; ses emplois, beæés
au début à la cltarpente, s'étendirent rapidernenl, à la fermeture et au mobilier. des
habitations.
i Dès le xvt'siècle, on désigna sous le nom de menuiselie: {o ( tous les ouvrages
de bois taillés avcc propreté et délicatesse ,) i 2o < [out le bois taillé et raboté u destiné
à I'aménagement, Ia décoration intérieure et I'ameublement d'un édifice. Les artisans
chargés de I'exécution de ces travaux; qui avaient été appelés successivement : charpentiers de petite cognée, huchiers, huissiers, prirent dès lors le nom de menuisiers,
sans autre qualification.
' Grâce à ses qualités précieuses,
I'cmploi du bois,s'est généralisé et I'ar[ de la rnenuiserie comprend aujould'hui de nombie.rser speciaiites dont les principales sont :
{o La menuisefie de bâtiment, qui construit tous les ouvrages simples de menui.serie (croisées, pbrtes, volets, lambris, paiquets, meubles grossiers, etc...) ;
2o I'a menuiserie tlécoralive, dite encore menuiserie d'art, qui a pour but d'exécuter les menuiseries décor'ées de sculpture ou présentant de réelles difficuttgs d'exébution (escaliers artistiques, lambris sculptés; décoratiôns des palais et des temples,
i
reconstitutions anciennes, mobiliers d'art, etc..,);
iJ" L'ébénisterie, qui construit les meubles ordinaires;
4" La menuiserie en sièges, exercée par Ies bàtonniers, qui confectionnent Ie bois
des sièges, chaises, fauteuils, etc... garnis ensuite par le tapissier;
5" La menuiserie en voitures, qui s'occupe de la construc[ion des caisses de voitures, automobiles ou non, et de voitures de chemin de fer';
6" La menuiserie tnécanique ou rnodèlerie, qui a pour but la confection des organes de machines en bois (dents d'engrenages, poulies), des charpentes mécaniques,
appareils de meunerie, bâtis en bois, fuselages, hélices d'aéroplanes, et clu modèle de
fonderie ; elle est exercée par le rnodeleur;

*

rq

AVANT.PROPOS

VI

La layetterie, ou menuiserip d'çmballage, qui comprend la fahrication tle
tol[es les caisses et embaltagcs divers desbinés à I'expédition des marchantlises; r:l[,r
7o

est appelée quelqucfois caisserie
Au cours de cet ouvrage, nous étu,lions tout rl'aborJ les bois, les soins à leur
clonner afin rle les irmener dtns dc bonnes conrlibions à la misc en æuvre, eb les dis'
positions générales des oLrvrdgcs en bois. l{ous examinons ensuite la méthode géuérule
de travtriI et I'outiltage qui permet son application.
Enfin nous terminons ceIte ébude par I'exposé des procédés d'exécul.ion qtte nous
complébons par quelques applications.
l{ous passons ainsi en revue rlans cet[e première partie du cours de technologie appliquée aux industries du bois: les matériaux et les lnoyens dont disposcnt les menuisiers en général, dnns les pe[ites inrlustries travaillant à la main.
Nous étudierons tJans Ie second volume les matièrcs suivantes :
Nlenuiserie
Machines-outils et ateliers rnécaniques pour le travail des bois
Modèle et
de bâtiment. Principes généraux cle fabrication du meuble et du siège.
menuiserie mécanique.

-

:

LouRe no-Nl,rsvr rir,.

OOURS DE TEOFINOLOGIE

CI]APITRE I

BOtS

-i

I
.if

SouuerRn.

-

Détinitions.

constiltttiott tles hois'

- BxatDen de la section. - Tissu tle contluile. - Tissu de soutien. Tissu rayonnant.
Aubier.
Cæur. _ I\Ioelle.
Itropriélés plrysiques et mécaniclues tles àoi.ç.
tlyiçrométricité.
par.furn.
poids
- couleur et éclat.
spécilique'
- Drrrcté' - Elasticité. - Aptitttde des bois ii se laisser travailler et polir.- - Aptitude
à la
teinture.

Déûnitiolls'- ondésigne sotts le norn gttnéral tle llois, lasubstance plus
oumoinstlure,
compacte ou fibreuse qui collstituc la paltie retsistarrte
cle la tige,'d., b.urrches et des racines des albrcs.
Quclques cléfinitions préliminaires pennel,tront rle rnieux comprendre ce qui
va sui're
On appelle gruntes, les troncs d'arbres abaltus, clui peuvent
être (corc(s ou no'. L,extr'émil'é cle la grume au voisinage tles racines esl la
eulie,l'extrémité opposée cst la tôte.
Si lagrume est' sciée aux tlcttx bouts, elle est diLe offt-anchie,
la ru"tioo.q.ui se trouve
clu côt'é cle la culée est dite seclion de r1uetile, Ia sect,ion
opposée est

dite

tage.

secli

on tJ,ébou-

on désigne sous re nom de scinges tous les bois tlroits provenant,
du débit des grumes,
e. utilisant des scies rnticaniq'es olr
Nous étuclierons plus loin le classement
'on.
des sciages pour les rlifférentes cspèces.
effectué

Constitution des bois.
Le bois tl'esI pas rlllc mal,ière ltomogêrne. C'csf, un lout complexe dont les propriél,e(s
clé-

pendent

:

lo f)e I'essence qui I'a produit;
'
2o Pour utre rnêmc essence, des conrlitions tlans lesquelles il
a été formé; c'est-à-clire du
climat', de la trature tltt sol, de l'exposition el, du réginre forest,ier auquel les
arbrcs ont été
soumis.

COURS DE TDCIINOLOGIE.

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l

2

COURS

DE TECIINOLOGI!]

d'un bois seron[ cléterminées pout'une essencer par la proavec des bois venus clans cles s[avenance, ou, en l,absence tle cette donnée, pat colnparaisou
En conséquence, les clualités

tions dont les produits sont parfaitemcnt cotluus.

d'un arbre,
Examen d.e la section trangversale. - Examinons la section transversale
{o l'écorce;2o le bois;
noustrouvons successivcment en allant tle Ia circonférence au cenl,re:
3o la moelle.
liège, dont les usages sotrt
L,écorce n,est, utilistie en construction que sous la forme de
trop spéciaux pour figurer dans cetle étucle'
les faces internes
Le bois est formé sous I'action d'une couche génér'atrice qui exisle sous
concentri(lues, produits sur la périphérie
de l'écorce. Il rirsulte d'une série d'accroissements
partie la plus jeune est celle placéo
au voisinagc de la couche génératrice, de sorte que la
immédiatement sous l'écorce'
eouahes, plus ou rnoins disLa masse clu bois cst par suitc constituée parune succession de
Dans les régious tempérées ou
tinc[cs, formées chaoune au cours tl'une période climirtérique.
annuelle,eb le nomla vég.étation est, intermittente, chaque couche correspond à la formation
l'âge de I'arbre. II tr'en est' pas
bre dc couches o\eertxes permeIde déterminer avec certiturle
les couches sont pctt clistincl'es,
de même pour les arl,,res poussés dans lcs pays tropicaux, oir
les fibres entremêlées, et les formal.ions atruuelles très variables.

Étude drune couche.
sont

-

Chaque couche comprend plusieurs variébés

de bissus qui

:

et
uasculaire ou conducteur. donl. la fonc[ion principale est de conduire I'eau
les éléments nutritifs depuis la racine jusqu'aux feuilles'
Il es[ caractérisé dans les bois feuillus par des vaisseaux formés ile tubcs allongés, visibles
pores sur les sections
le plus souvent à I'æil nu, qui appataissenl, sous forme de lrous ou de
sillons
ou de canaux'
transver.sales, et, sur les sections longil,uclinales, sous forme dc

a) Le

tiltsu

Le tissu vasculaire est surtout groupé

à

la partie interne cles couches qui correspond

ne comporauxformations tle pr-iltemps. Dans les bois r'ésineux, lcs formations de printemps
moins compacl'es eb
tent pas de vaisseaux, elles sontforméesde{ibres fusiformes, plus lâcltes,
!
cle couleur p,lus claire clue lesformations d'é[é et d'autotnne'
lcsquels ce tissu
claus
bois
Les
d'élasticité.
dureté
et
cle
peu
présente
Le tissu vasculaire
ils se lravaillent
clomine sont tendres, peu ncrveux, peu élastiques oi.1l,gçrésistanl,s ; mais
le nom de ôois
facilement. Ilsproviennent en général cles sols humides; on les désigne sous
erl menuiserie à
g..(ts. Les bois gras cl'accroissement et de couleur uniformes sont recherchés
le type de
cause de leur facilité de lravail. Le chêne cle Slaaonfe peut être cousidéré comme
ces bois.

I'arbre
tissu d,e soutieir, donl, le rôle est, cle résister auxefforts grle doit supporter
fibres longues
(poids des branches, des neiges, poussées des ven[s). It est constitué par des
à I'extésurtout
l,rouve
Ie
et élastiques, e[ domine dans les formations cl'été et d'automne, on
b)

Le

lieur'des couchcs annuelles.

:.il

uots

3

Les bois, otr le l.issu de soutieu est pr'éporrdéran[, sont dnrs

et ner.veux, sujets à se tourmentef et à se fenclre; on les t'econnaiI dans lcs bois feuillus, à la for.te épaisseur
des cer.nes;
ils sont dits Z,oæ ntuigres.
Datrs les essences résitreuses au contlair.e, les bois sont d'autant plus
tlurs et résistants qr-re
les couches annuelles sont plus minces.
c) Le tisttt ruyottnant, formé decellules disséminées dans le corps lt'gneun,
clui comprencl:
lo Les rayons médullaires formés cle larues verticales rarliales, clui apparaissent plus
ou
moins sur les différentes sec[ions sous la folme dc taches ou ntctiller, forr.Jus
ou claires, plus
ou moins dontournées suivant I'inciclence tle la lumière et le débit.
Les rayotrs nrédullaires constituenL dans le t,issu ligneux des plans de rnoindre
résisiance; ils clonnent très souvent naissa'ce à des
de
sdclrayle.
f,entes
lo Le parcnclryme ligneux, spécial aux bois. feuillus, gui entoure les vaisseaux et, ser.[
de liaison entre les tissus dc conduite et dr, sor1i.n il apparait sur
une section transversale
;
sous forme soit d'auréole plus claire, etttoulanL les vaisseaux, soit
des corclons brillants. ondulés, divisarrt chaque couche annuelle en plusieurs autres.

a.

*

Le bois ne présente pas les mêmes clualités clans l.ou[e sa masse. Lcs couches
extérieures
nouvellement forrnées sont lendres eI contiennent beaucoup d'eau; le bois qui
en provient est
peu résislant, e[ peu durable. Il est souvenI tle couleur pltrs claire que Ie reste
de Ia masse;
on le désigne sous le nom d'Aerltier'. Après nn certain temps, tlui varie avee
les esscnces et les
conditions de végéta[ion, les couches d'aubier se lignifient, leur clur.eté et leur
élasticité aug-'
metlletrt, la quantité d'eau qu'elles contenaient diminue; elles se l,ransforrnent alors
en bois
parfail..

vieillesse de ltarbre.

-

L'incrustation cont,inuant,, les couches centrales les plus an-

ciennes parLicipent de moins en moins à la vie tle I'arbre,
elles perdent leurs qualités, se sénilisenI en quelque sort,e et ne se défenclent que dil'ficilement contre
les maladies qui attaquent
les arbres âgtis, à la suite d'accicleuts divels (gouLl.ièrcs, pourriture
et mort

q

de r.acines); maladies, clorI le développement dan.s la partie centlale de la
pièce es1 thcilité par le canal métlullaire et par la présence des næuds, plus ou moins sains,
llrovcnan[ de l'élagage natur.el du
baliveau' CeLte attaque clu c<eur col'responcl cn général à la vieillesse
de l'arbre ou reraur. on
a donc tout inLérêt, pourobtenir clcs bois sairrs, à abattre les
arbres avant ql,ils aienl,atteint
un âge trop avancé.

',i'

fl

*riff
n

's'jr

Section lortgitudinale.
- Si nous examinons mainienant, les bois dans le serrs de le,trr
longueur' leurs qualit,és ne sont,
pas constantes. Toutes les régions soumises à de
$rands
eflbrts: les environs du collet, les poinl,s d'allache cles branches, et,c.,, coptiennenl,

i

-l

tlcs tissus

plus lourds eL plus résistatrts, Ies fibres sont contournées, lc bois y
est ùjL ronce,æ.
Les branches et les pointes cottl,iennent ploportionuellement plus'd'aubier
gue

I

le tronc.

Moelle'
- La moelle est, la paltie centrale de l'arllre, elle n'es[ apparente gue dans les
premières années, à la longue, elle se dessèche et clisparaî1, laissanI
vicle le canal métlullaire

i,:È,.1
àr,

COURS DE TECHNOLOGI11:

4

toujours entouré de fentes et de nættds. Cet,te partie cenl,rale
souvenl, sittueux et
'resr1le
elle est l,ou.jours le siirge de défauts qui altùr'ent la clualité du bois et
prend le norn de oæur;
petrt obtenir. des produits cle choix c1u'apr'ès avoir au prèalable
gênent le ttébit. On
'e
dticæur( I'arbt'e.

Propriélés physiques et mécaniques des bois'
la couleur ct l'éclal', le parfum, le poids
Nous é[*tlierons s'ccessivernent : l'lrygronri'l,ricité,
à se laisscr travailler et' Polir, I'aptitucle à
spécifir|rer, la durcté, l,élasticitdr, I'aptitudc tles bois
la teintttre.

H;'gnométricité.

un milieu satur'é de I'apeur tl'cau, abGonflement et retrait. - Le bois, placé dans
cl'hu'ridité. ccttc absorption se manifeste
sorbc, comme tous les corps or.ganisés, beaucoup
diI alors quc le bois got,fle' Lt cont'raire'
par une augme.l,atio' dc poirls et tle volume; on
contenue dilns ses lissus, soll poids et son volume
pracé tlans un rniricu sec, le bois pcrd l'eau
varial.ion de poids, le gonflement et' le
difirintrerrt; on rlil, que le bois lirend dr retruit. La
absorkréc ou évaporée'
retrait, sont proportionnels à la quant,ité d'eau
grande quantité d'eau. cette quantité varie entre Lô
. Lcs 5ois sur pied coltienncnb unc rTrêrr-re essencc, suivant quc I'ou co'sidère le ctnur
et B0 0/0 suiva^l, l.s essences ct pour .'e
ou I'aubicr'

à lravers I'aubier; ce delnier, dans
L,asce'sion de l,eau clans les arbres se ftisant surtoul
plus lourd eL co[t,ient plus d'eau que le cæur'
les bois fraîchement abattus, est toujours
les bois comnlencent r\ perrlre lettr htttltidité et prentrent un

i

Immédiateme'[ après l'abatagc,
rel,rart que I'on Peut évalucr it
. 0,10i 0 sul la longueur;
:l à ô 0/0 sur le diamètre;
6 à l0 0/0 sur la circonle reltc(:'
cst tlu con[raire très imporLa variation de la long.ucur e,st donc à pcine sensiblc, elle
tanto tlans une scction tratrsversale'
I-a dcssiccalion ne s'efTectue jamais r'égulièrement
dans toute la masse. La surface ertérieure et les ex[rémiti,s pcrtleut plus rapitlelnellt lertr eau que le centre tlc
la pièce el, lendent à prenrlrc du letlait avatr[ celui-ci.
[,c r.elraiI tle la périphtirie est, donc gêné pal la résistance tles Parlics cent,rales de la pièce. Il eu résulte que
tlans lcs l;ois cl'une ccrlaine épaisseur, môme débités
l'rc. t.
(f.{J.l), le rel,rait provoqucrtr tottiours la formation cle
fentes qui se produisent tout, d'abord aux extrémités.
en grume, car I'auCe p5éromilne se mani{'estc avec encore plus cl'intensilé tlaus les bois

-

I}OIS

D

biel que ces ltois présentcnl à I'ex[ér'ieur',, contenarrt beaueoup d'eau, prencl rapirlement un
tr'ès fort letrait, tandis que le t:entl'c, clui conticnl, relativemenI peu tl'lrrrmidité, tlonI l'évapolation esl de plus gtrnétr
par les couches extérieur.es,
n'en prend que {brt peu. Aussi
la <lessiccation des bois en

gl'umc amènc-t-elle l-oujours
la nrpture des couches extéri eu les; rup lurcr rlui s't.ffectue,,

tantôt cn plusieurs

points,
ploduisanl, ainsi une série tle
fentes rapprochées et situcles

rlans les parlies offr'anl une
Frc.3.
(tlans
rtroindre résistance
les
gros rayons médullailes por,,ietottle) (tT.tt.2), tantôt ou u11 ou deux points sculcment, ouvrant
I'at'bre jusqu'au c(Lrur, ie qui se proLluit srrrloul, tlans les bois rnaigres r:t nclveux (fitl. J).
Fro.

2.

Tissus anormaur.
- Les tissus anol'maux du collet, de la naissarrce clcs branr:hes prennent peu cle retrait; ils clonnent naissance à des fentes dans le bois
environnant et, aurènenI l'éclalernenl cles ntnucls.

Tissus cicatriciels.- I-es l.issus cicat,riciels r.ecouvrant les plaies,
... contiennenl beaucorrp cl'eau; ils prennent, par suite un
fortretrait, ct seclirtachenl de larnasse;la f'ente produitesrrit l.oujours.
la couche blessée.
blessures,

.,;

':

Retrait longitudinal.
- Dans le sens de la longueur, le retr.ait
amène ull raccout'cissemcnI l.rtrs faible, urais plus act;entué sur la p(:riphérie qu'au cetrtrc. Cel.te rlifTérence cle ret,rait produiI des tensiolsextérieures d'auhrnl. plus fortes que les bois sont Plus rrerveux. Ces
tensions sont la cause de la raideul et dc la résisl-auce des llois ronds
qrri peuvent ôtre assimilés à tle r'éritables poutres armées. Leul existence est mise en ér'idence Iolsrlu'on débite les arbres. Sil'onrefelcl en
effet, suivant le crnur, une grume parlhi[emcnt droite, ou obtiept
cleux pièces qui sont légèremeirt cintr'ées, Ia convexité étanl, l.ournée flu
côté du cceur (frg.A). Ce fait se pr.ésenle avcrc moins rl'importance pour
un pfateau refendu ell son milieu. On dit alors que les pièces tirent (i+
cærw. Le tirage au ccrur est rl'aul,an[ plus intense que les bois sont,
plus maigres et pltts nerveux. Il alrivt' palfois qu'âr la toml;cre de la
'Irru.4.
scie, lgs sciages dc faible épaissetrr se li.nderrt nellernent sur toul ou
partie cle leur lotrgueur'. On peu[ évitcr cet inconr'énienI en supprirnant la tensiotl sur un

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COURS DE TECHI{OLOGIE
des côtés,

il suffit

pour eela d'enlever une forte dosse perpendiculairement à la direction
principale du sciage (fr7.3).
Il résulte de.ce qui précède qu'il est lrès difficile de préserver des fentes de séchage les bois cn grume. Ces bois devraienl,
toujours être alrrités afin d'éviter un séchage rapide et n'ètre
écorcés qu'au mornent du débit.
Déformations produites par Ie retrait dans les bois démciins d'eau au centre
bités,
- Les ltois sur ilied conLenant
proportionnel à la
élant
retrait
et
le
circonfér'ence
la
qu'à
quantité d'eau évaporée, les bois débités sont sujel,s à tles
cléformations tri,s variables, QU€ nous pouvons ramellel' à

I"Io. ii.

trois cas principaux.
Pnuurpn cÀs.

Planche déhitée tangentiellerneul aux couches annuelles et dite planche

-

sur rlosse ffi9. (t).
La face ab la plus rapprochée du ccBur (parernent) prenclra., etr séchant, moins de re[rait
rlue la face opposée crl (fauæ Ttarem,ent), les elzamps acl,
L,c prenncnt, des retraits égaux. La planche sèche sera cintrée

comme I'intlique Ie
tracé orb,c,dr. Les
valiabions hygromét r i q u e s' s u r t' e n a n t
après mise cn æuvre
tendrorrt Lou'iours. à
rnodifiel cette cotrfI
:_

lv

Frc.

6.

llure.

&n----_- - -^6,

t'.
d)--------

I.'rc.

)êt

?.

Les fentes de séc6age, s'il s'crr ploduit, seront dirigées suivanI les ravons médullaires, c'est-à-dire uormales
1s parement. Elles 1e diminueront pas la solidité tl'un assemtrlage exécuté à travers l'épaisseur du bois, qui, au cotttraire, s'opposera à leur ouverture.
Le cintre tr.ausver.sal et, la tendance à la fente éLant tt'autaut, plus grands que la planche
sera plus large, nous pouyons clirc que les bois srrr dosse devlout être employés sultout en
lhillles largeurs pour la confcction de bâtis assenrblés.
Planche débitdrc nonnalement aux couches annuelles, tlite débitée sur
DnuxrÈun cAs.

-

nmilles ou sur quurtter lfrg.l).
. Les deux faccs rtb, ed, présentent cles propriétés iclentitlues. Le retrait, se manifeste par
ùne dimipution de largeur et par des climinutions d'épaisseul inégalcs aux deux extrémités
tle la section ; plus grandes en cul r1u'en bc, La différence de ces épaisseurs pourra être négligée, la planche rester.a plane. Les fentes de séolriige tendront à dédoubler la planche qui no

n

BOIS

poulra par suile ôtre utilisée dans la confection des bâtis assemblés. Par cont,re, eette planche
à la construc[ion cle panneau.r pleins de grande largeur qui ne se
déformeront pas, et dont I'aspcct, sera rehaussé par'
les mailles brillantes, provenant cle I'affleuremenl,clcs
l'ayons métlullaires sur les faces apparctrtes.
l',r - 1,,
ll
Piècc à section carLée, débitée
TnorsrÈur cÀs.
Ara-- tr{
srrr rluar[ier (fig.8) Tous les côlés de la section pl'enclront du letrait, mais inégalement. Le letrait circonférenciel étant, plus folt cluc le reLrait radial, la diagonale D./ diminuera relatir.ement plr.rs que lcs autt'es
dimensions; la section carrée sera remplacéc' pal'
une section a1'ant la forme clu quaclrilatère a,bp,d,.
Les fenl,es sont, dans ce cas, peu à recloLrter; mais
Frc.8.
con'r'iendra parfailement

la déformation angulaire de la section est

lrès

grande et doune beaucoup de cléchel, lolsclu'on verrt la ramener au cat'ré.
vALEUR DU IIETII.{IT ])ES PnIN0II,,\LES ESSENt1ES EN PASS;\NT NU

T-,TIT.TT

VERT

A L'É'LII

$
SRC.
I

O/(] DU RETRAIT
ESSENIES
LONG UEIJ

Chêne
l,'r'ône

Hêtre
Ctrarme

l)oirier.

Erable
Sapin

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Epicéa
Piusylvestre... .......1
Acajoï

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Couleur et éelal.
La coloratiorr tles bois esL très variée suivaul, Ies essences, clle va du lilanc au noir, en
passant, par les jaunes, les rouges, les verts. En 6iénéral, les couleurs les plus vives sont le
privilège des arbres qui provienncnt des régions tropicales. La coloration est: tantôt uni.formc dans tout,e la masse, les bois sont, alols dits à aubier ct cæur confonclus; Lantôtl'aubier et le cæul possèdent des leintes ncttcment différentes, les bols sont tlits à cæur et aubier

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tliflércncitrs.

La couleur esl, très variable pour une môrne essencel c'est.ainsi que le noyer, par
exemple, clonncra suivant sa provenarlce cles bois gris, parfois presque blancs, tles bois
veinés de noir sur fond rouge, ou de noir sur fontl olivâtre. Ces différences proviennent du
climat, cle la llatul'e du sol, de I'exposition, du régime forestier et enfin tles accidents ou ma'ladies inévil,ables, que l'arbre peu[ avoir à supporler au cours de son existence

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COURS DE TEL]HNOI,OGIE

La coloration tles bois est un bou carar:tère qui peul selvir'à déterminerleulespèce, mais
ce carac[ère n'a rien dlabsolu. Il influe cepcndanl, br.aucoup sur la vente cles bois destinés à
la menuiseric d'art, à llébénisterie et à la rnarqueterie. I)ans cerlains cas, on lecherche unc
teinte claire urii{brrne, que seuls les arbres à accroissements t,rès petits, vellus en pleine
futaie, pcuvent donncr; c'est là une des raisons rlui a poussé si loin la vogue cles chtines de
Slavonie. Tantôt, atr conlraire, on rec,herclrc rles elï'el,s rle coloration variée, cles bois veinés,
nuancés, propres au revêtement cles rneubles ou à la nrarrlueterie. Cette rechcrchc csI une
des causes de la hausse subie par le prix des grumes proples à la fabrication cles placages.
I-a coloration dcs bois est reltaussée, dans la plupart cles cas, par un éclat propre à I'essence, mais dépendant le plus souvent du délrit. Étant ilonné la complexité rles tissus composant le lrois, leur enchevêtrement, les rlifftrrenccs d'aptiLutle à la coupe et ar-r polissage des
filires suivant I'angle qu'elles font avec la face tranchée. il est facile dc se rendre cornpte des
<lifférences tl'aspect, dilÏcrences qui modifient la couleur, que I'on peu[ obtenir pàr un débit
:

intelligent.

t.
tl,

Sous nos clitnats, ou les coLrches annuelles sonl, réEuliirres et, bien cliffctrenciées, en laissant rle côté I'utilisation des irrégularités tlu croissancb, telles que loupe,s, ùt'oussins, Tturlies

B
]'

r

de tissus anorrnaux proyenant des culées ou des tê[es, l'éclat du bois
dépend surtout, cles rayons médullailes; il esl plus grand pour lcs bois débités sur mailles on
sur quartier, plus lhible dans les bois débités snr dosse, ct pour ceux-ci plus forl, en parement,
roneeuses composées

qu'en faux parement.
Certains bois (châtaignier) dontles rayons mttclullaires sont irnpelceptibles à l'æil nu, ne
possèdent pas d'éclat. et présentent toujours une couleur tenre.
I-es bois exotiques, dont les couches sonl, peu clifférenciées et ddnl les fibles sont très
souvetrI ernm0lées (r) présenl,entdes aspects chatoyanl,s; ils sont clits satinés, moir'és, ondés.
Les bois mouchr:|,és proviennenl, dans tous le.s cas d'une anomalic de croissance.
La coloration des bois u'est pas pcrmanetrte; le plus sonvcnt elle s'ùccenttrc et se fonce
avcc le teurps (acajous), quelqrrefois, rnais plus rarement, elle s'atténue et le bois perd l"out
son éclal, (bois de rose).

Parfurn.
Le's lruiles essentielles, contenues clans les bois,
lière qui peut aide.r'à en délerminer I'espèce.

Ieul commrrniquent une orleul particu-

Le pall'urn de certains bois les fait rc,chercher poul'des emplojs clételmitrés; c'estainsi
que le thu,va, le cèdre, le cyprès sont recherchés poul' Ia conl'ection de cer[ains meubles à
cause de leur odeur clui éloigne les insectes; le santal, le llois do losc à cause de leur odeur
agréable, etc.
Dans tous lcs cas, I'odeur donne d'exr:ellentes intlical.ions sul Ie bon él,at, de conservation
du bois Une odeur trop acide et nauséabonde indique toujours claus les magasins de bois
une altération à surveiller.
(l)

Les bois e.xotiques tendres (acajous secondaires, okotunés). sorrt riits bois lrelucheux.

'-

I}OIS

IDoids spéeilique.

Le poids spécifique tles bois esl l,rès varial-rle. Il dépend toul. d'abold de leur étal, de
dessiccatiott, c'est-à-clile de la quantité d'eau r1u'ils contiennent, quantité qui varie ar-ec I'humidité de I'air, du sol, l'âge, Ia vigueur clu sujet et son essence.
Dans une même pièce et quelle que soit I'essencc, Ic.s couches ext,érieures, aubier et parties
avoisinanles, cotrtiennent plus d'eau et sout plus loultles que Ie cæur; elles deviennent plus
légères après dessiccalion. De t1rêrtte, certains bois blancs légers, poussés dans des terr.ains
humides, sont, imrnédiatement après abatage, plus denses qlre des bois dur.s poussés en terrains secs.
Au même état tle siccitti, le poids spécifique cles bois d'une même essence esl très variable: il tlépend tle la station oir a poussé le bois, de la nature du sol, tle Ia tcmpérature, du
régime foreslier, eLc... La clt'nsité r'aric dnus une nrême pièr'e avec les périodes correspondant au régime de planta[ion scrrée ou au régirne d'éclaircie.
Un poids spécifique élevé correspond l.oujouls, dans les bois feuillus, à une grande durel,é, à dcs llois rnaigres

ct nerveux. durables, mais très difficiles à travailler. Les couches

atrnuelles sont épaisses et les vaisseaux du bois de printemps peu clévcloppés.

Dans les bois résiueux, atr coutraire, la pesanleur du bois colrespond à cles celnes
étroits, réguliers, comprenant peu de bois de printemps.
Ces bois lourcls proviennent, toujours de régions à vdrgdrtation relativement ralentie, altitudes élcvées ou pays froicls (bois du Nord)
Cependant, les épicéas vellus à de l.rop haut,es altitudes ne coluporl,ent que f'ort peu de bois
d'automne, malgré cles acct'oissemcnts rninces eI rdguliers; ils sont légers, tcndres ct propres
seulement à dcs usages spéciaux (bois r-lc résonance) qui les lbnt rechercùer p:rr la lulherie.

,t

pol0s lloyfiN DU I(BTRE cutsE nn otFrÉnui'{'t,s tsots.
ESSI.].\I.DS

VI]RT

SEC

liilogranrmes

Chêneyeuse.....

kilogrammes

|

frédonculé..:::::

.1.6t,

{.0r0

IOUVI'e

Charme.

913

à | .066
800
?10

I .050

710

990
980

660

970
960

690
650

6r0

Acacia.
Treurtrle

e20
880
870
800

7t0

4:;0

Sapi n.

970

410

760

4i;0

820
810

b20
590

Châtaignier. . . .
Hêtre.. . . .
Olme.
Bouleau

Cerisier.
Frêne

'l'illeul.

upicia.....:...::.::

Pin sylvestre........

Mélèze.

Poirie r
Sorbier.

:.:::::l
::::::::l

7t0

750
?30
190

'7t0àfr30
l.-

810 à940

I

.

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COUITS

I]II'IBCIINOt,OGII'
I)ureté.

Nous appellerons dureté d'un bois, la résistance t1u'il oppose à la rayure, à I'usure, à la
pé1étration des oul.ils e[ rlcs clous, ainsi qu'à la compression qui en résulte.
La durcté augrncntant toujours les difficultés de travail, elle n'esI une clualité réelle que
lorsque I'emploi pr'évu permet la clépensc cxigée par la mise en ccu\rl'e.
C'est ainsi que la durcté dn gaTac, employé pour les pièces cleslinées à strbir des froItemelts sous l'eau (l,ubes lance-lorpilles.' tubes d'étambot), cellc clu corrniet', rlu chêne vert

(outils, rlents cl'engrenages) cst une qualité pr'écieuse. ll n'etr esb pas de même de celle tle
cert,ains chênes, r1u'il esl presque impossible de travailler, e[ de celle tle certaiues essences
exoticlues qui

fait payel' trop cher quelrltres eflets de coloris

La dupeté dcs bois varie sensiblernenI comttre le poids spécifiquc. Dans les bois feuillus,
la largelr des cel.nes est I'intlice d'uu bois tlur cL rtert'eus. Au conbraire, les bois résineux
sont d'au[ant plus durs qrre les couches sottt plus urinces et contienuent moins de bois de
prinLemps.

La résistance à I'usure provenant du frottetnenL varie beaucor-rp suivant le mode de clébit. Les bois rlébités sul rnailles présentenl une résistance beaucoup plus grande que ceux
rlébités sul dosse ; lcs palties [entlres de r:haque cottchc (bois dc printemps) sont, en effet, parfaiLement encadrées enlrc les parties durc.s eI résistantes du bois tl'auLomne. Il n'etl est pas
de mêrne pour les bois sur dosse, donl, lcs couches affleurantes teudenl toujours à se soulever en lôngues esrluilles. (LTn parclucLsur rnailles aura ttue tlttrtie double de celle d'utl parrluet srrr tlosse placé clans les mômes conclitions, eI son asPect sera toLrjours mcilleur.)

Élastieité.
L'élasticité esl la propriété, clue possèdent les corps, tle reprendre leur forme primitivc,
lorsquo I'efforl qui les a déformés cesse de sc rnanifester.
L'élasticité varie avec les cssences; dans les albres rle nos clirnats, elle va de pair avcc
la dureté,.I'aptil.ucle au cintragc et, la r'ôsislancc aus effolts de compressiott, extension et,
(lexion. Blle èst, plus grande dans I'arl.rre vivant que dans les bois abattus et secs.
Elle esl, cl'autant, plus grantle que I'arbre cst sain et, cle cJroit fil; Ies næuds eL tous autres
accitlents ott blessures dirninuent, l'élasticité.
Blle est cle 2 à 2,5 fois plus grande dans Ies bois débités sur mailles que dans les bois débités sur dosse. Une pièce débitée sur quartier sera l,oujours plus élastique et par conséquent
plus résis[anLe à la {lexion r1u'une pièce débitée sul coucltes.
Nous nous abst,iendrons de rlonner dcs coefficients précis de résistance, ceux-ci pouvanl
varier du simple au doulrle pour une même essencrl , suivant les piècesconsidérées e[ leur provenance. Nous nous bornerons à recommander de baser le choix ,les piA"es très chargées sur
les consiclérations suivantes :
Bois /euill,us: ffits droits sans næuds e[ vices apparents, couches annuelles épaisses et
régulières contenant des vaisseaux fins et, peu nonrbreux.

f
I
I

BOIS

YI.

:t
t

.r.

...r q

Bois rdstneuæ: bqis droits, ncnuds de faible diamèLrc, vifs, sains, adhérenl.s et peu nombreux; couchcs anrluelles régulières et minces, n'accepter que les bois comportant quinze
couches ct'accroissement, au décimètre corrvert.

Dans l'él.ablissement de pro.iets, on peut compter comme charge pratique par millimètre
carr'é.
Oks,40

pour le sapin;

gis,66 pour le chêne.

ta

sect,ion consitléréc doit toujours
celle cle la pièce débitée.

être celle qui demeure après.assernblage, mais nou

Aptitude des trois à se laisser travailler et polir'.
Elle est très variable avec les essences eL, pour une même essence, avec I'état de siccité
dépend plutôt de cette consido(ration que de la clureté propre
tles bois. Il y a lieu de considérer que, clans t,out trsinage des bois, le t,ravail dépensé pour la
coupe est presclue toujours inférieur i\ celui cp'il est nér:cssaire cl'effectuer pour vaincre la
résistance au frottement dc I'outil et évacuer les copeaux et sciures.
Dans tous les cas, les bois à tissus mous et pelucheuxl à {ibres ernmêlées, opposent, au
sciage une r'ésistance telle qu'il est impossible d'obtenir de bons résultats par les procédés
ordinailes. Ces mêmes bois ne clonnent, que dc mauvais produits au rabotàge; ce tleruier
sera toujours avantageusement remplacé aujourd'hui par un ponçage à la machine.
L'aptitude au polissage dépend beaucoup de la durel.é des bois et de leur homogénéité.
Plus un bois est dur, rnoins la différence de dureté est accentuée errtre le bois de printemps
ct, celui d'automne, plus facilc esl lc polissage

et la texture de* hb."s. Ellc

!

Aptitude ri la, teinture.
Les bois clevenant,de plus en plus rares et coûteux,onestappeléquelquefois à lesteindre,
soit pour rendre leur aspect plus agréable,.soiI enr:ore pour leur permettre de remplacerulte

tl'un prix plus élevé.
Les bois rlui prennent bien la lcinlure sont ccux dont la texture esb homogène et dont
les mailles sont pcu apparenles (poirier, noyer. aulne). Un tissu vasr:ulaire trop cléveloppé
donne toujours des taches de nuances foncées; par contre, des rnailles lrop grandes laissenl,
essence

t

tles tqches claires.

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,.i

J.

CHAPITRI] II

VICES ET DÉFAUTS DES BOIS
- Classification. Aubier.
I)éfauts physirlues.

Souy.trHu.

-

-

Næuds.

- Fibres

torses ou torsion.

- Iiois ronceuli. -

Loupes etbrous-

sins.-Entre-écorce.-Cæurexcentr'é.-Courburedestiges.-['entes.-(iélivut€s.-Roulure.-Cadranure.

- Cæur étoilé.
- Gerçures.
et gouttières.
Rlessut es.
Blessures diverses.
- Àbreuvoirs
Culie du ccul des bois blancs.
trlaladies physiques.
Cceur rouge.
Ctrancres.
Guis.
Pourritures.
II aladies pat'asitaires.

arbres alrattus.
l:ertnonlures.

-

-

-

- Lunut'e, dorible aubier.
-,\rbles morts sttr pied. - Pout'r'itures des

Les bois sont sujets i\ des vices et à tles défauts plocluits pal des causes diverses. Nous
citerous, par exelnple, I'excès de næuds ou d'aubier, les auornalies de croissance, les fentes
divcrscs provenantdcs conditions de végétation, ou tlu [r'aiLement subi par les hois abattus,
lcs pourritures causées soit llar dcs blessures, soit par des r-égétations cr)'ptogamitlues, les
dirgâls produits par les insectes, etc.
. Nous classerous ces vices et défauts en (r) :
lo I)él'auts phvsiques I
2o Blessures;

3" Ualadies physiques;

4' Ilaladies parasilaires
5o

;

Vermoulures.

;

t"

1

Défauts physlques,

tlans les bois ullc zone exlér'ieule ftrcilement altérable,
Aubier.
- L'aubier constil,uc
sujettc à l'échaufl'ement, à la pourriture eL à la vermoulure.
I)ans le chêne r'Ile châtaignier, sa valeur est en raison inr-else de celle du bois parfait.
I-'irulrier des essences l'ésineuses, pins. rnélèzes, est trop dévcloppé pour qu'oll puisse négligier
son emploi et etr purgor les pii'ces. Il s'échauffe l"r'ès ftrcikrrnent et son alttlration se manifL'ste
llar dcs taches bleuâtres.
(r) l)'après A.

IIathe_v.

j

YICES ET DIJFAIJTS DI'S

BOIS

13

L'épaisseur cle la couche cl'aubier dôcroît avec l'âge ; elle est plus forte dans les arbres
'isolés
que clans les arbres provenant cle fut,nies pleines, plus {'orte dans les bois de branches
que dans les billcs dc pied.
Dans les bois tendres et dans les bois durs à aubiel e[ ccettr confondus, on ne tient pas
compte, au point, de vue marchand, de I'aubier qui est toujours utilisé.

Les næucts sont formés par I'ab[ache des branches sur le t,ronc. Dans leur
voisinage, lcs fibres sont déviées et au débit sonb coupées plus ou moins obliquement à leur
direction. La présence des nrnuds tugmente la difficulté cle rnise ell (Euvre; ils sont lrès
souverrt le siège cle fentes de retrait.
En génêral, lcs bois de menuiserie sonl dér:oupés au premier gros ntcud, c'est-à-tlire à la
première branche, et c'est sur la présence ou I'absence tlc trceucls qu'on fait le classement des

Næuds.

-

rl

.

sciages.

Les nceuds provenant de I'élagage nalurel clu haliveau sont très nombreux au cæur;
c'e.st trne des raisons pour lesquelles on augmenl.e la qualit,é des sciages en clécæurant préalablement lcs grumes.
I)ans les bois débités sur dosse, les u<r:uds se présenlenL sous la forme de rondelles dures,
implantées dans la planche, souvent éclal,ées sous ld rctrait et entourées de fibres contournées

plus [endres.
Au froll,ement, le nceud résiste davantage que les zones environnantes et linit par former
unc bosse proéminente. [,a résist.ance de la planche est peu dirninuée. I)ans les bois sur
quartier, les nceuds sont tranchés suivant I'axe; lorsqu'ils proviennent de I'élagage naturel,
ils sonL recouverts et présentcnt à I'origine une partie saine tlui se conlinue par une partie de
bois rnort; la planche est donc comme partagée pal le næud et sa résislance est, considérablement dimirruée.
On distingue les næurls sains, vifs et adhérents qui sont très souvent éclatés et proviennent des branches vives au mornent de I'abat,age, et les næuds noirs, constitués. pal'
du bois mort plus ou moins altéré eI qui n'adhérant pas au bois cnvironnant, laissenl, à leur
place un trou ou une croche rlue I'on doil, rebottcher.
On désigne tluelqur:fois les pelits ntæuds dont le diamètre lre dépasse pas 5 à 6 millimètres
sous le nom d'cnils cle perrlrix. Les no:uds sont toujours une cause de dépréciation tles bois.

4,, Uoi, a[teint de
Fibres tarses ou, torsiora.
- Les fibres
rectilignes.
lieu
cl'r]tre
ce clélhul s'euroulent en hélice autour du I'tt, au
La torsion est d'aulant plus grande que les arbres sont plus gros et plus vigoureux.
Elle provient le plus souvent tle la consl.i[ution du sous-sol.
La torsion exagérée rend le bois improprc audébit, qui no fournirait, que des bois tranchés peu résistants. Les bois tordus ne peuvent êl.re employés c1u'à l'é[at de bois ronds (potcaux, vis de pressoir). La torsion est, apparente sur I'arbre sur pied, car l'écorce suil le
Anomalies de croissance.

-

rnouveurent des fibres.
Bois roneeuî.

-

Les bois sont dits ronceux lorsque leurs fibres sonl torclues, emmêlées

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CO

URS DE TECTINO LOGIE

et comme t,ressées; ils sonl, lourds, compactsr ptlu élastiques, mais résistent bien. au frol,Lement, àr I'usurc. Les tissus ronceux existent surtout à la culée et dans les parties hautes du

ftit, à I'inserlion des grosses branches.
Le bois ronceux est peu estimé en général; cependant pour quelgues essences : acajou,
noyer, frône, orme, etc..., on t'echerche les bois ronceux qui peuvenI fournir, en employant
des artifices de débit (tranchage, déroulage), des effets de décoration esl,imés cn ébénisterie.
Loupes et broussins. -- Les loupes, formées à la suite de blessures ou de piqùres d'insectes,
et les broussins, provenant.de Ia formation tl'un grand nombre de bourgeonsadventifs, !lui,
.ne pouvan[ se développer, se lignifient, tlonnen[ utr bois l,ranché, rebours, difficile à travailler,
mais qui peut fournir de beatrx placages mouche[és et richement nuancés. Les loupes les plus

estimécs sont celles de thuya, de noyer, tle fi'ône, d'orme, et de noisetier du Levant. Les
broussins tle l'érable tl',\mérique el. du boulcau de Norvège fournissent égalcment des placages estimés.

Itrntre-(corce,- On désigne sous cc nom la surface de soudure cle deux ou plusieurs tiges
(fig.9\, surfacedans laquelle subsisle le plus souvent, une lame d'écorce. Ce défaut
est toujours un point faible. II cst inscrit cornme une causc de rebut dans la plupart des
cahiers des charges. L'entreécorce est souvent le siège de
blessures, fentes et frott,urès,
proYenant tles effels du venl sur
accolées

les branches. Ces effets peuvent

être suivis d'épanchement de
sève et donner naissance à la
pourriture.
Cæur eacentre (fr{/. L0).
[.'rc. 9.
Les arbres atteints cle ce défaub
Frc. t0.
ont le c(nur réparti sur un côté
cle la secl,ion clui correspond à la partie faible des racincs. Ce cléfaut est très fréquent chez les
arbres poussés sur rles pentes rapides.
Les arbres à cæur excentré clonnent un bois peu homogène; les couches annuelles sont
cl'épaisseur iruégulière; Ia lransformation tle I'aubier cn bois parfait est retardée dans la partie mince des cernes. Le débit est clifficile, et les bois clui en proviennenl, sont sujets à se
fentlrc et à se voiler.
Cou,rbure rles tiges (frg. ll).
La
conlbure cles tiges esl toujours un
défaut qui limite I'emploi des bois,
car il est généralernenb prohibé par
Frc. ll.
Ies cahiers des charges. La pourbure
est mesurée par la flèche rnaximum CD.
La courbrlre cause une grande dépréciation dans Ies troncs destinés à

la charpente, car

VICES ET DEFAUTS DES ROIS
leur valenr clépend surtout tle la longueur, et, poul ceux destinés à procluire des sciages
gnés. Elle a moins d'importance dans le tlébit en. plots ou débiL tout veuant.

longilutlinale suiFentes.
- Gdliaures (yï.g. LZ).- La gélivure se rnanifesl,e par une fente
vant un rayon médullairc; ellc est produile par l'éclat,cment tleÈ tissus sous I'action tlu froid. Âprès un
temps assez long, les nouvclles couches refelrnent la
gélivule par cles Jrourrelcl,s cle lecouvrement qui,
folment sur I'arbl'e une côle saillante qui décèle la
fenLe.

Tantôt la fcnte est unique (gélivure sirnplc), tarrtôt, la gélivure cornportc plusieurs fcntcs, elle est tlite
erùrelctrclée;elle peut êlre sèche ou humicle et, dans
t:e detnicr cas, elle est toujours accompagnée cl'une
nécrose des l,issus, La gélivure occasionnc trn décheI
considérable dont, on tient cornp[e en rétluisaut le volrrme total tlc l;5 ou de l l 4 de sa valeur.
I'ente cir'Roulu,re(frg.'13).
l.'rc.'12.'
- La roulure es[ unc
culaire provenarlt du décollement de deux couches
annuelles consécutives. Elle peut s'étcndre sur [ou[e la circonférence, auquel cas elle est
totale, ou n'en occuper qu'une part,ie.
La roulure,est le plus souvenl protluite par les
efforbs tlus au venL qtre doivenI supporler les arbres
pcndant les périodes tl'éclaircie. Blle est quelquefois
r:onsécutive i\ la gélivure. On distingue :

Les roulures Lotales des résineux et des
feuillus (roulure rlu baliveau rlui intéresse tout. le
ffr t).

Lcs ronlures par'l,ielles du fût sonLlisiblesseulement sur la découpe de culée. Le rnal s'étend alors
d'autant moins que les feutes sont plus nombreuscs

c[ plus éloignties du cættt'.
Lcs roululcs clui accompagnent presque touFrc

{.3.

jours les gcçlivures tlivisent la masse du bois et

rendent les grumes impropres au sciage.
Ilnfin les blessurcs, les fenbes d'insolation protlnisent de petites roulures pallielles de
llaible étendue qui, sans tliminuer la résistancc clc lir pièce, nuisent beaucoup à la bcauté
des sciagyes et diminuent leur valeur'.
de la vieillesse ou retour. Le
Caclranure (fttl. L4).
- La cadranure est une conséquence de clécomposition. Le bois
,c(Eur cles arbres arrivés à cel,te périocle subit un commencement
cltange de couleur, devient friable eI peu résislanL, il se plocluit de grandes fentes radiales

T

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'1.1

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COUITS

{6

DE TECIII{OLOGIE

partant du cæul'; la parl.ie centrale est cr.aquelée. Les bois cadranés sont légers et inutilisables en constt'uction.

(ft7. f5).
Ce défaut sc manifeste par
une fenle unique otl detrx
Cættr" étoilé

fentes en croix pas-eaut pal lc
centre de l'arble et qui intéressent toute la longueur du

fùr.
Gerçures (ttfl. 2).
- Les
tl'un
séfîerçures pror:iennent

chage tlop rapide qui fait
liro. 15.
éclater les tissus superficiels
suivant les larges layons métlullaires. Elles sont d'autant plus grandes et plus profondJs que
les bois sont plus maigres et plrrs nerveux. Elles se produisent aussi bien sur les surfaces
écorcécs dcs grumes que sur celle des sciages. Elles causenL rtn déchet qui varie entre 5 et
'10 0/0 du volurne brttt
Pour évil"er leur forma[ion, il y a ]ieu de n'écorcer les grtrrnes qu'au mornent du sciage,
et de conrluire le séchage des bois nerveux e[ maigres avec ul]e graude modération.
Lorsqu'on emploie les pièces gercées, il faul, maàtiquel les fenles et recouvrir I'ensemble
d'un enduit, (peinture ou vernis) qui empêclte I'agrantlissemetrt des fentes eL I'entrée des
germes pouvant causer I'altération des bois.
F'rc.

b'"
i!

i

14.

2. Blessupes.
Toute I'lessure intércssant I'd'corce et les parlies exterues du bois provoque un affluxde
sève au poirri blessé; sous son influence, de nouveaux tissus se formcu[, qni tendent à recouvrlr Ia plaie, à I'abliter du contact de I'air el, des
causes exLénieurcs cle desbruction; on dit qu'il y a

Fro,

16.

cicatrisalion. La cical,r'isation ersI plus ou moins rapide
suivant les dimensions el, la naturc dc la plaie.
Dans tous les cas, lôs tissus dc cicatrisation forrnent des bourrelets de recouvrement qui vonl à la
rencontre I'un clc I'autre, en appuyant leur exlrémité
sur la partic blesséc (fi{/. 16). Il n'y a jamais adhérence complè[e.enlre les' deux bourrelet. *f ent,re
les tissus nouveaux et-lt's tissus blessés. Ces derniers,
avant d'ètre tlécouverls, on[ été exposés plus ou moins

longteurlrs ir I'air; ils ont pu ou se clessécher', ou ôtre le siège d'un épanchemenl. de sève;
dans [ous l,,s i:as, il y a alttiration <]es Lissus gangrcnés ou 1,;'rnlissure, eI quelquefois destrucl.ion comlrli.Ic tles tissus cnvilonnant la partie blessée.

VICES I]T DÉ!'A I;1'S DES

IJOIS

I7

Ces altérations sont limitées et progressen[ lentement, lor.sque la plaie est, rapidement
recouverte et euvirotlnée de bois sain. Elles s'i'tendent rapiderncnt, et se cornpliquent de
pourritures diverses, lorsqu'un vide, fente on entre-tlcorce Pelmet à la sève de s'extrayaser.
On distingue :
{o Les b-lessures causées par Ie gibier et les souris, qui proviennenl rle clécortications produites au pied des jeunes arbres : elles sont en génér,al lieu étcndues et intéressent la base
du fût ;
2o Les blessures provenant du coup de marteau qui serl à marquer les arbres tlans Ies
coupes : elles provoquent uue altération limitée, mais souvent envahie par la pourriture;
3o Les frotl,ures, larges plaies de l'écorce causries par les essieux des charr.ettes, la chute
des arbres voisius et des brauchcs pendant I'abatage. Les flottures se manifestent sur les

bois tlébités par une roulure correspondanl à la parlie blessée, au-clessous 4e laquelle se
trouve une large zotre de bois altéré.
Les frottures tles résineux sont cl'autant plus graves que les bois sont moins chargés cn
résine; elles sont très souvent accompagnries cle r-:arie ou de pourriture noire ;
4' Blessures causées par ltls balles, olous, cralnpons. La blessure produite par une balle
provoque Ie plus souvent uu épanchement rlui colore en rouge ou en loir le l.issu environnant; le bois estmâché sur le trajet du projectile, il perul de sa consistance, devient léger,
cassattt, friable et finalement tombe en poussière. Cette blessure es[ souvent accompagnée
d'un cccur él,oilé.
Les clous plantés dans les arbres, les crampons d'élagag'e provoquent des écoulements
de sève qui [achent les bois en noir ou couleur t]e rouille. Les couches de recouvrcment du
clou présentent une petite enlre-écorcc qui en tlrlcèlc la prd:sencc. La présence rles clous clans
les bois peut causer des accidents l.rès graves clans lcs scieries; il est toujours prudent 4e
prendre des garanlies contre eux dans l'achat de grumes, pro\renant tle parcs ou avenues
;
5" Abreuvoirs ott gouttières. Sous le poids des neiges el, I'action du vent, Ies branches
maîlresses peuvent être bris(res ou éclatées. Les eaux pluviales se ramassent clans les plaies
ainsi lbrrnées eI s'infilfrent dans le bois'sain qu'elles all.èrenl. plofondément. Les plaies abreuvantes sonL toujours accompagnées tle poun'iture ou carie
l)l.oveltant cle I'ip.r,asion cle champignons lignicoles
Les blessttrcs provcnatr[ tle l'élagage se cornportenl cornmc les prd:r:édentes. Les altéralions souI plus grarlcles et la r:arie plus éLenclue lorsque l'élagagçe est pratiqué au ras clu tronc.

3" Maladies physiques.
Çæur rouge.
âssez rnal définies.

-

C'esL utr vice assez li'érluent dans

le

crhêne el,

Ie hêtre, ses causes sont

Datrs le chêne, le bois rouge (appelé communément rouge d,ur) seprése1te souycn[ avec
la cadrauure. Le vice invisible sur l'at'bre debout sc manifeste surtout.après le déhit. En
séchant, le bois perd de sa coloraLion, clevien[, léger c[ se fend en tous sens. Les sciages de
COURS DE TICHNOLOGIE.

.ii

,.#."

COURS DE TECHNOLOGIE

r8

chêne rouge n'ont que pcu de valeur et ne peuvent être employés qu'à faire cle la mauvaise
menuiserie.
Dans le hêtre, la coloratiou rouge du cceur ne provient pas d'une allération; elle est le
résultat d'une véritable injection ltannifère, nal,urelle et, persistante({); le bois rouge présente les nrêmes qualil.és que
'sciages.

le bois ordinaire; la coloration nuit seulement, à la beauté

des

Oarie du cæur d.es boisblancs.- L'altération du cæur des bois blancs(saule, tremble)
dite carie, se developpe comme le rouge du hêtre; elle provient souvent, de la mort ct'une
racine. Le cæur coloré en jaune rouge, travcrsé cle fentes nombreusts, est formé d'un tissu
spongieux sans consistance. La carie du tremble diminue sensiblement la valeur des sciages
de cette essence.

appelé encore lunure, gélure,
aubier entrelardé, est marqué par I'existence de
r:ouches annuelles qui, sur l,out ou partie de leur
pd'riphérie, n'ont pu se lransformer en bois parfait.
LInc zone cl'aubier facilement allérable est, ainsi intetcalée'dans le bois parfait. 'De couleur plus claire
au clébut,, cettc zone s'allère rapidement et brunit;
les clésignations dc lunure blanche, rouge et noire,
inrlirluent seulement les phases successives de I'altération. Sur lcs sciages secs qui ont été exposés longternps à I'air et, au soleil, la lunule blanche est peu
visiblc. Il cst nécessaire alors, pour la reconnaitre, de
raboter la section douleuse ou de la mouiller.
I-es bois lunés sont sujels à s'échauffer et à se
rc. t7.
picluer Lrès rapidement;eu conséquence, les bois présentant tles traces de lunure doivenl êl,rc classés daus les bois inférieurs et n'être jamais em'
Lun^ure, double aubier (fi9.17).

- Le double aubier,

ployés datrs la fabrical,ion tles parqne[s.

.

11"

Maladies paPasitaires.

Lcs pourritures sonl, causées par l'attaque ilcs champignons lignicoles.
Elles se transmettent d'un arbre à I'au[rc pal' les spores, qui sonl transporl,ées par le vent ou
les insectes. La transmission s'opère quelclirefois t\ travers le sol par contact de racine à
racine. Le développement cles gerrncs l,ransrnis n'a lieu le plus souvent que par les blessures,
piqûres d'insectes, fro[tures, etc...

Pourritures.

1r;

L Mathey.

-

vlcES ET DÉr'luts DES BOIS
On distingue

t9

.i
ii
. ,'"i'l

:

,{

a) Les pourritures blanches, qui sont ssuvent, désignées sous le nom de pourritures

"r

blanchesdu piecl, et quelquefois sous le nom de huplte,blanc d,e chaqton;
Z') Les pourlitures rouges' parmi lesquelles on trouve les grisetles,
qui peuvent être
noires, rouges' jaunes ou blanches, dil,esrouge teitdre clu chêne, pourriture sèche, tabuc d,,Es-

'Â+J

pa{Jne;

c) Les pourritures noires, verl,es et bleues, qui at,l,aquent sur[outl'aubier tles résineux
débités, sont plutôt superficielles. Elles rr'en constituent, pas moins uqe caus@ de dépréciation
importante des sciages.
Les pourritures tendenl toujours à s'éLendre, il faut donc éviter
!e mettre en æu're cles
bois contenant cles parties attaquées, si petites qu'elles soient.

,

Chancres. :- Ce sont des plaies profondes provenant, cle blessures initiales qui se déve _
loppcnt sous I'influence des végétalions cryptogamiques; ils sont, presquc toujours suivis de
pourritures.
L'altérat,ion des tissus s'étend en général fort peu autour cle la plaie, et le tlcnrrrge qui
en est la conséquence peut être facilement est,imé sur les arbres sur pied.
,!

Le gui végète cn enfonçant clans le bois qui le porl,e des racines ra4iales ou
crampons, qui perforent le bois d'une multitude de pelils Lrous et climinuenl ainsi la beauté
des sciages. Ce défaut est quelquefois appelé grytn d,orge.
,

Guis.

-

:

.'Arbres morts sur pied. - Le bois cles arbres morts sur pied a perdu la rnajeure part,ie
de ses qualités. Il est, de couleur terne, cassant, peu l,enace, souvelt, traversé de gerces perpendiculaires aux fibres' Il esI presguê toujours at,taqué par les végétations cryplogamiques.

iJ
I

.:

L'altérat,ion des r'ésineux morts sur pied est appelée €chauffure.

Pourritures d'es bois abattus ou mis en æuvro. Les bois abatlus, même lorsqu,ils
sont écorcés et t{ébités, ne suppoltent que difficilemenI- cles alternatives dc sécheresse et
d'humidité, qui, avec un peu cle chnleur,-facilitent le développemen[ cles végétatiols cryptogamiques. Les grumes gui restent longtemps empilées dans clcs chantiers ouverts à I'air libre
et donl lc sol est humide sont attaquées par le Stereunt ptLrpuret,rLrz, qui leur fait, très rapirlement perdre toul,e valeur.
Il est prudent cle ne jamais conserver t.op toogtemps les bois cn g.rume sur chantier, les
bois se gercent dans un milicu l,rop sec et pourrissent clans un milieu humide. Il y a souvent,
avantage à augmenter l.'outillage pour évil,er la dépréciation cles marcha^clises.
Les bois débités et surtout les bois blancs tendres, qui contiennent beaucoup 4'eau,
doivent ê[re séchés à I'air libre; au clébut, du séchage, on doit, éviter dans les empilages de
mettre en contact des surfaces l,rop humides, entre lesquelles les champignons se développeraienl facilement. Ces mêmes bois devronl, toujours être abrités de la pluie.
Des bois l,rop verts, empilés dans des magasins peu aérés, contribuent à créer dans
ces
magasins une atmosphère chautle eb humide, propre à favoriser les végétations cryptoga-

:

."-'n

,.ï
-l
'-

',J

rr{

COURS DE TECHNOLOGTE

20

miq'es. II e' résulte une fermentation de-la sève qui produit des all,érations analogues à
aubier
l,échauffure, eI des pourritures qui attaq.,.ni l"* bois dans les parties déjà faiblcs :

sont très sou]
couches lunées, au voisinage cles næuds, gouttières, etc... Les bois échaullés
vent attaqués par les larves des petits r.ers (bois piqués].
fréLes bois mis en cpuvre sans être séchés, et posés dans des milieux humitles, sotrt
lesdans
(luemment
et, détruits par le Meruliu,s locrynrons. Seuls résistent les bois
attaqués

situations bien aérées. G:esI
moins
pour cette raisol c1u'il faut éviter cl'employer en charpente cles sapins qui présentent,
que possible
.le .luirrr* couches d'accroissement au décimètre couvert, r1u'il faut éviter autant
maçonnerie
la
4e noyer des bois de soutien dans les plâtres et que tout, encastrenrent dans

cluels

le

Lissu rle soutien tlomine, et

qui

sonl, placés dans tles

doit, être aéré Par des ventouses.

5" Vermoulures.
Lcs arbres sur pied sont fréquemment attaqués par les larves de clivers insectes, qui les
creusent tle larges et profoncles galeries désiguées sous le nom de trous de zers. Les arbres
climats solt attaqyés par des larves du grand capricolne, du cerf-volant(trousdu gros
rle
'os
'ct tlu petit ver), tle la saper.de chagrinée.. par le gât ou ver rouge' L'attaque a lieu le plus
fréquemment dans I'aubier, au voisinage cles blessures, e[ dans loutes les parLies ou les tissus
présentent utr commencement d'al[ération'
Les bois abattus sont très souvent attaqués par les larves ùu Lymeæilon,

dt Lyctus ca"

netliculrtttrs,del'Anobittmpertinar'L'attaqueesttrèssortventfavoliséeparlafermentation

rle la sève et l'échauffure; les bois qui ne présenl.ent que des trous espacés sonl. dits pirlués;
lorsclue I'attaque esl, très prononCée, elle e.st appelée uttrmotclttre'

CHAPITttIi III


Somngrrr.

BIT DES BOIS

varié
dosses.
- Débit
- Débit sur
- Débit en plot.Placages.
Dér'oulage.
Tranchage.
-

clature des sciages.

ou de Paris.

-

Débit sur quartier.

-

Nomen-

La l,rapsforlnation des grumes en sciages conJtitue le débit en gros. Les modes de débit.
sont très variés; ils in{tuent beaucoup sur la qualité des produil.s; ils dépendenteucore, eI
surtogt, dans notre pals, de I'outillage ernployir eL quelquefois de vieilles habitudes commerciales.

On distingue

:

pkû, boules sciiies sut' ptlrtt., Les grumes ainsi débitées sont refendues suivanl
tles traits parallèles tflg.L8).Les protluits obtenus sont
dits planches (jusqu'à 4l millimèt,r'es d'épaisseur) otr
plateaux (épaisseur de 50 millimètres et, au-clessus) d(bit6
tottt uenun,t r' les largeurs sont irrégulières, les rives,
folmées par la surface extérieure de la Srumc écor'cée, sont en biseau (flnr:hes) et chargées d'aubier. Les
planches voisines du cæut" sonI sur rnailltls, les autres
sur dosses.
Le débit sur plot est avantageux poul Ie scieur, cat'
le déchet est, très faible, de 15 à 200/0 suivant les

ln Le débit

en

épaisseurs des planches.
Après sciage, chaque gl'urne fcrrme un plot, qui, étant
données les qualités variables des planches ou plal,eaux
Frcr. t8.
qui le constil,uent,. doil, êlre vendu cornplet. Err g(:néral,
chaque plot porte un numéro d'ordre iusr,rit sur chacltre planche, complété souvent, par l'itr<lication de l'année de sciage.
Les bois débités tout, venant sont mesurés de la façon suivante :
Longueur de l0 en l0 ou de 2,1 en 25 centimètres, suivant, les régions;
Largeur mesurée en centimètres couverfs au milieu de la longueur, hors flache pour les
épaisseurs jusqu'à 4t millimèLres, à c'/2 flache pour les épaisseurs supérieures.
La mesure à U2 flache s'obtient cpelquefois en mesurant hors flache les plal,eaux supé-

22

COURS DE TECHNOLOGIE

rieurs et en comptant les largeurs lotales des plateaux inférieurs;on évite ainsi cle retourner
les pièces pour le mesurage. Les épaisseurs sont celles de l'échantillon ayec une tolérance de
l. à 2 millimètres, suivant qu'il s'agit de planches minces ou de forts plateaux.
Le débit en plot est employé clans tous Ies bois oir I'aubier est -utilisé
comme le cæur (noyer, hêtre, frêne, orme, sapin, pin) ; on dËbi[e ainsi les
chênes de petites dimensions. Il donne des planches larges, *àir laisse au
pel.it débit d'atelier plus de déchet lout en exigeant plus de main-d'ceuvre.
On peut obtenir des sciages avivés oa aligné,s par ce procédé ; il suffit de
dresser les rives par deux traits de scie cirrulaire, parallèles le plus souvenl
(frg. Lg). Lorsque les traits ont simplement pour but de dresser Ia rive sans
régulariser la largeur, les planches sont, dites pointues ou en eaisses de mort
(Jura, Savoie).
L'alignage parallèle des bois produit un déchet très grand clans les bois
courbes; aussi admet-on dans cette catégorie cle sciages une certaine quantité de longueurs de 2 mètres et auFrc.

19.

dessous appelées eoursons.

2" Débtt sur dosse (frg.20).
- Ce
mode de débit a pour but d'obtenir des planches alignées de largeur uniforme. Avanl, de débiter la
g'rume, on lève sur les faces opposées deux dosses
désignées sous le nom de ddballes. Les surflaces ainsi
découvert,es constituent le banc de sciage, la grume

est ensuite sciée par trai[s perpendiculaires aux premiers. Les dosses peuvent être débit,ées en échantillons plus petiLs.
Ce débit est lrès employé pour le peuplier et le
sapin, le déchet atteint de 20 à 30 0/û.
Frc. 20.
3o Ddbit oarid ou de Prtris.
Ce clébit, spécial au
chêne, et de plus en plus délaissé, a pour but de tirer d'une grume les bois alignés aux di-

,

mensions commerciales les
plus forl,es possibles. Il exige
.
(comme I'indiquenl. les figures 21, et 22) des épures
compliquées, tles scieurs très
habiles, beaucoup tle maind'æuvre de sciage et produit
un déchet qui va cte 40 à
tiO 0i 0 du volume réel.

&o Ddbit sur quartier ou sur
Fro. 22.
mailles.
On ne peut réali- des pr'oduits en
ser au sciage que des débits approximat,ifs sur mailles fournissant une partie

Frc.2l.

tt'
.',.|

:

,

DIiBIT DES

BOtS

a3

plein quartier, une deuxième partie en faux cluartier et un déchet utilisable en petits boh
sur dosse ou en bois carrés.

Le débit réel sur

rnailles

n'est applicable qu'à la fente,

pour olil,enir des bois courts
de tonnellerie (merra'tns).
Ce motle de tlébit, ayanl
pour bul.la réalisaLion de pr:oduits de choix, tt'est appliqué
qu'à des grumes saines, bien
formées, à g;r'ain fin eL dont
les accloissemettts sont réI.'rc.24.
guliers. Ces g'rumes proveuant des vieux bois poussés en futaie pleine présenlent des vices au cceur qui amènerrl le
scieur à procéder tout d'abord au décæurage de la piècc.
Dans le cas le plus simple, on quar"tonne la grume par deux
traits de scie perpendiculaires passant par I'axc (frg.23).
Chaque quartier est ensuite scié de façon à lcver alternal,ivement sur chacune de ses faces une planche sur quartier la
plus large possible. Il reste en fin rle sciage un bois carré

-.h

(cheuron).

Lorsqu'on pratique le décceurage, on enlèr'e un plateau
contenant le cæur, dont la partie centrale vicieuse est enlevée
par deux traits cle scie (fg.T'Ll. Le plateau cle creur fournil
ainsi deux plateaux sul mailles dont une live est affranchie
(rnainstcont). Onprocède ensuite comme il a été indiqué précédemment. On peul encore adopter pour le débit approximatif
figures 25 eL 26, très employés en Hongrie, L'Amér'ic1ue tlu
Nord, dotée d'un outillage
très perfeclionné, ernploie
Ie débit intliqué par le trac6
de la figure 27. Les bois

étroits fournissent

Fro.

25.

sur mailles les tlacés des

cles

t'rises de parquet.

Le débit sur quartier
n'est pas encore'appliqué
de façon courante aux bois

résineux; on emploie avan-

.

Le

Ftc.

26.

tageusement dans ce cas le

Fto.27.

tract! tle la figule 25.
débit sur quartier donne des bois de choix, mais de faible largeur (0*,22 à 0*,46

r

Centres d'intérêt liés

l

'.ë;.;:i
: t,' :'r
i"{<:l
t

.

COURS DE TECHIiOLOGIE

24

pour grumes de l-,50 à 3 mètres de tour)

; lc déchet s'drlève de 30 à ulO 0/0 du volume total.

Sciages.
- Les sciages portent des noms très variés suivanl, les régions. On. désigne
sous le nom de Ttlaleauæ les sciages longs et épais tout, venant, de madriers le3 nrêrnes bois
lorsqu'ils sont alignés.
Les sciages de 25 à 4L millimètres inclus et, de grande largeur sont appelés plcutcltes,
qu'ils soient alignés ou non. Lorsrlue leul largeur ne dépasse pas 1.2 cent,irnètres, ils sont
diLs frises et f isettes. Les sciages lar'ges et minces dc 5 à 22 millimètres d'épaisseur sont
appelés feuillets, pû?uloa,uffi , Iamb

ri,s.

Enfin les bois dans lesquels les deux diurensions, largeur el. épaisseur, sont peu diffetreutes prennent le nom de bois carrés. On les désigne suivant les régions par leur emploi le
plus fréquent (chevrons, lambourdes, pièces cl'appui, jets d'eau, poteaux cl'huisserie, aisseliery. etc...).
Ce sont en général des bois provenant clu cceur, des surbil/es, des grosses branches, et
qui présentent de.s cléfauts; il sont le plus souvent acceptés avec cles tolérances de ccnur,
flaches el. aubier'.

Placages.- On appelle placnges les bois débi tés en feuilles très minces, employés au revêtement des meubles; l'épaisseur des placages varie de 0*. .5à
2 millimètres.

L'épaisseul clu tlait, de scie constit,uant un déchet d'aulant plus considérable que les l,raits cle scie' sont Jrltrs
nombreux et les se iages plus minces, les
t'euilles cle placages, sciées au tlébrrt,,
;
I

ro.' 28.

'i
a-.

?.

sont au.jourd'hui tranchées.
Le [ranchag'e tles bois est basé sur
la propriété qu'ont les bois cle se laisser

couper en travers lorsqu 'ils ont été r'amollis dans une étuve

à

F'rc.29.

vapeur.
On distingue

:

Le t,t'anchage sur Plat,
qui clébite Ia grume en feuillets parallèles à un plan cliarrrtitrirl (f l/. gti), cL lc lranchlge t:ilctrlitire (lit rlncofc

t.

çlqt1'6r1lrt 11o /i11
t:,

. !ll').

Lc tritnc:llitge sul' plat esl
clïct:tué sur rles tnachirtcs spécialcs appelées tlauclteuses
I"rc.

li

0'

monlé sur un chaliot anirné d'un morrvonl('n

È,*

I rec[ili

gne

@g. 30). Lcs feuillcs sont
enlevées par url cotttcau
alt,ernatif. La grume à trartchel es[

DÉIIIT DI'S

ttOIS

griffée sur une table qui s'élève après cl-raque coup d'oul"il tl'unc quanLiLé égale à l'épaisseur
de la feuille.
Le tranchage à plat laisse cornme dd'chet ul.ilisable un lalon dc 25 à 30 millimètres
d'épaisseur.
On tranche de cette mahière tous les bois ernployés en ébénisterie: acajous, palissandres,
chênes, nol'ers, etc...
Le tranchage circulaire est olrtenu au moyen de rlérouleuses (fig. 3t); la pièr;e à dérouler est montée entre

pointes; elle est animée
d'un mouvement de rotation devant uu couteau clui

se lappror:he tltt

r:entre

d'une manir\re r:ontittue.
Le déroulage pcut rlerbi[er'

llnc billc eu ulle setrle
feuille rle trùs g'r:atrcle largeur. i\r-r mot-en d'un apparcil sernblable à utre cisaille, cett,e {'euillc rtttitSrc
est débittie en f'cuilles dc la

largeul tlemandéc.
lrlc. il l.
Le déroulage laisse
comme déchet rtn ronditr de ccnur de g t\ 1S cen[imd:lrcs tle dianrèl-re. suivanL la lonEueur tles
billes traitées. Ce mode de tranchagc cst surtout ernployé pour les bois l,endres; il esl, très
avant,ageux, car il clonne des prorluits dont, la largeur ne dépend plus des dimensious de la
grume. Il permet tJe tircr cles bois à cloissance irrégulit\rc ou présentant cles broussins, des
produits dont, I'aspect est rehaussé d'ondes plus ou moins moirées, de mouchetures clui en
augmentent la valenr (frêne moiré, ératrles el, acajous moucheltis, etc.).
Depuis quelques années, les machines ont é1.é pelfectionnées tle façon à pouvoir trancher'
des feuilles de 2 à l0 nrillimètres cl'épaisseur. Ces feuilles, rlri peuvenl être ernplovées diret:temenL .sans rabot,age, sont très demantlées par l'ébénisterie, la menuiselie en voitures qtri
les emploienl, à la confection de panueaux en plusieurs épaisseurs, et par la caisserie (caissettes, bolLes de cigares, etc.).
Les placages sont, vendus à la feuille pour Ies bois préscnlant tles particularités (veines,
loupes), qui en reltaussetrt la valeur, au mèlre carré pour les bois ordinaires.
Les bois tlanchés d'épaisseur sont vendus au mètre carré par billes cornplèt.es.

f .'

"..:

CHAPITRII IV
I

cARAcTÈRES, PRoPRIÉTÉS er FoRMEs oOMMERCIALES
DES BOIS LES PLUS EMPI-OVÉS
Soxu.unn.

-

Classi{ication.

choix.
Chêne yeuse.
- Hêtre. - Frêne.
-Chênes ordinaires. - Chônes de
- Chênes. - Noyer.
Charme.
Châ"taignier.
-Aeacia.
Tilleul. - Boule&u. - Àulne. - Erable. - Platane. -Ifarronnierd'lnde.
Peuplier.
Bois blancs.
*
et merisier.
Poirier'
Rois fins.
- Cerisier
- Sorbier. - Pommier.
du Nord.
Mélèze.
Bois résinette.
- tsoisPalissandle.
- Pitch-pin'
- Sapins. - Pins.
Acajous. Teck. - Tulipier. Iiois exotiques.
- Gaiac. Ebènes.

Bois durS.

Orme.

,

-

-

-

Nous conserïerons l'ancicnne classification et nous distinguerons
Lo Les bois durs, dont les qualités maitlesses sont : la clensité,

:

la résistance, l'élasticité

la durée (chênes,

frênes, ormes, châtaigniers, hêtres, noyel's, charmes, acacias);
bois blancs, qu.i comprennent les essences moins dures, moins foncées en couleur,
plus légères e[ rnoins durables clue les précéclentesl on les cJasse en bois blancs tendres
(peupliers, trembles, bouleaux, tilleuls) et en bois blancs demi-durs (aulnes,-platanes,

el.

2o Le-s

marronniers, érables, sycomores);
3o Les bois fins, cle clureté supérieure ou égale à celle des bois durs, mais clui s'en distinguent par une structure plus homogène, des tissus de printemps et d'automne peu différenciés. Cette conformation assure aux bois de cette catégorie une résistance supérieure, au
frottement (buis, cormier, poirier);
4o Les bois résineux présentent tle hautes qualités de résistance et de durée, jointes à une
légèreté relative; leur facilité cle travail, leur rectitucle sous de grandes longueurs, leurs
qualités toujours sensiblement égales, ue font qu'étendre leur emploi.
Les espèces les plus employées sout les sapins, les épicéas, les pins et les mélèzes. Les
sapins et les épicéas sontsouvent confondus clans le commercc, qui Iivre sous le nom de sapin
des lots contenant, les cleux essellces;
50 Les bois exotiques. Sous cette rubriclue nous classons tous les bois Provenant .des
contrées chaudes du globe.
L'épuisement des forêts de nos climats oblige le commerce à puiser dans les réserves des
régions tropicales. Les bois clui en proviennent sont souvent très mal définis; il est fré-quent
de voir ranger sous un même nom des bois provenaut d'arbres très ditlérents

et qui n'ont

de

CARACTÈRES, PROPRTÉTÉS ET FORMES COMMEIICIALES DES ROIS I,ES PLTIS EMPIOYÉS 27

commun qu'une cerlaine ressemblance cle couleur ou tle grain. En général, ces bois présentent des couleurs vives et onl une grande densi[é. La texture enchevêtrée des fibres leur
donne souvent un aspect chatoyant, mais augmente cousidérablement les difficultés de mise
en æuvre.

Les plus employés sont : les acajous, les palissandres, les ébènes, les tecks, Ies tulipiers, etc.
1""

Bois

durs,
;:

La couleur varie du jaune clair au brun noirâtre, l'aubier
Chênes.
nturrS"æ'.
"rt
nâtre, le poids clu mètre cube varie à l'état sec cle 600 à ,,.050 hilogrammes, suivant les variétés et leurs proveuances.
La sgclion transversale présente des couches anl]uelles très distinctes, bordées à I'intérieur par detrx raugées rIe gros vaisseaux dans le bois de printemps; le bois d'automne esl
d'aspect corné ; la masse est traversée par cl'épais rayons médullaires, alternant avec
d'autres plus fins qui se détachent en traits brillants sur I'ensemble plus sombre.
Sur mailles, la secl,ion présente des sillons formés par les vaisseaux ouver[s, et de,
larges mailles chaloyantes clui marquent I'affleulement des rayons médullaires.
Sur dosse, les couches annuelles sont indiquées par des courbes sinueuses bordées de
tissus de printeffips, striéesparles traces des vaisseaux lranchées. Les rayons médullaires
apparaissent sous forme de lignes plus ou moins longues, de couleur sombre, parallèles

-

au

fil du bois.
On distingue

I. Le chêne

:

yeuse ou chêne

vert (Proyence, Languedoc, Corse, Algérie) de couleul

jaune rougeâtre (le cæur est souvent, brun noir), poids spéciliquede 920à 1.050 kilogrammes.
Les couches anuuelles sont peu distinctes,, le bois de printemps étant presque aussi serré
que cclui cl'automne. Ce chêne résist,e très bien au frottement et convient à la fatrrication des
outils à travaillerlebois et des dents d'engrenage ou alluclrans
On le trouve, dans'le commerce, en grumes ou rondins vendus aux {00 kilogrammes,
qu'on débite suivant les besoins.
Prix: 5à 6 francs les {00 kilogrammes.

II. Les chênes pédonculés et le chêne rouvre,, clui fournissent la plesque totalité des chênes
employés en construction. tes deux espèces sont impossibles à distinguer lorsqu'elles ,sont
travaillées. Les différences cotées par le commerce des bois sonl, la conséquence cle la proyenance, tlu débit et du traitement appliqué aux bois débités.
On les classe en :
ordinaires de menuiserie;2. chênes de choix.
lo Les cHÊnns oRDINATREs sont des bois de couleur brun rougeâtre peu uniforme, présentant,
desaccroissementspluréguliers. Ils proviennent de la Champagne, de la Bourgogne et du
f.o Chênes

.

COUItS IJE

28

TELIHT\ 0.l,0GIE

Bourbon'ais et soql en génér.al /otfcis. Ils convienncnt particulièrement aux menulserles
extérieures recouvertes dc peintures.

Le poids du mètre cube varie de ?1r0 à 800 kilogrammes. Ces chênes sont livrés par le
commerce en bois alignés et en plots débités tout venant.
A) Boes ulignrts. -- Les bois alignés sont surtout employés sur les marchés du norcl de la
France et sur la place dc Paris. Sur cette dernière place, ils portent des noms différents suivant leurs dimensions, et la coutume étatrlit, entre les différentes dimensious et lesqualités,
sur un prix
des relativités q1i permel,tent [a vente de dimensions assorlies, au mètre courartt,
dobase unique rlui es[ celui de l'échantillon.
On dis[ingue :
2
L'eutrevous tle. . .. .. . 0,027 X 0.23 valeur relative 5
l.'échantillon de.. . ... 0,03'tr ,4 0,23
[,'éclrant,illon fort de.. 0'0't{ >{ 0,20
Lu rloublette de
[,a membrure de.....
Le petit ba[tant de. . .
Le gros battant de.. . .

de.....
[,e chevron de.
[,a membrette

0,05i

x

0,081

)<
>.

0,081

I
I
2

0,3Û à 0,32
0,16
0,23

t
2

0,108 >< o,3o à 0,32

0,0:il
0,08

X 0,16

>l

11

--

I

2

0,08

3'

Les longueurs sont établies de 0*,25 en 0'",25. Chaque IoI compreud uue proportion de
l0 0 0 cle coursons cle longueuç inférieure t\ 2 mètres pour des épaisseurs de 0*,511 et au-dessous, et p0 à 25 0i 0 cle longueur inrérieure à ;Jn',25 porlr des épaisseurs supérieures.
Au poinL cle vue de la qualiLé, ces sciages sont classés en trois catégories :
0/0 du cube
a) Le bon bois rnar.chand, qrri comprerr(l toutes les pièces nettes et,, pour 80
0'o,03 dedial,otal, toutes celles qui comportent des nrputls sains eL adhérenls n'excédant pas
épaisseur
d'rtne
ceuK
pour
mètre mo),ell dans les bois de 2-t à ii{ nrillinrèt,r'es inclus, 0n'.,0/r
supéricure. ces nætrds sonl admis dan.s la propcrtion de :
2 næuds poul' utte longueur de 1.,50'à lur,?li
2n,00 à ?,r.,ib
3:|n,00 à 3.,75, etc.
,i-

tr

Tous les autres tléfaul,s pcuvenl êtrc acceptés, ^si la pièce donnc à l'cmploi Sl4 de bois net.
\raleur' : 2lO à 29:l francs le mètre ctrbe;
lt) Le Sois i1fér.ieur, qui compr.entl toutes les pièces non classées, mais clevatrl fournir à
I'emploi la moi[ié cle leur c,ube de bois marehantl'

Valeur : cle t 1*0 à {55 flaucs le mètre cube ;
c) Les rebuts, tlans lesquels on classc tous lcs bois ne pouvalrI

inféricurs.
Valeur :

tt3

se

ran$er datrs les bois

francs le mètrc cttbe.
Les bois piqués, roulés, pourris ou échauffés sontexcltts de toul. classement.
bois sont sur'lout emplo;'és rlans le Midi et, le Sud-Est.
B) Rois cleltitû en plots.
- Ces
Leur classernent esb basé strt' le noml-rre de planches atr plot'
'105 à

.JË.

r.,fl

CAR;\CÎÈ[IES, FROPITTÉTÉS ET FORMES COUITEITCIALDS DES I}OIS LES PI.US DIIPI,OTÉS

On tlébite dûns tlcs chêncs cloux et sans no:utls clcs feuillets cle
l2 feuille[s au moins par plo[.
Les aul.res épaisser-rrs usuelles sont :
Planclres de 27 millirnètres.. . . .
:).1

!*l
r.

l

:),+

60

8 planches

980-

+-

à

11r

'12

29

et t8 millimètres

à

par plot

t0

95-

Valeur de '135 à 155 francs le mèLre cube en épaisseurs tle 0'",05/l et au-dessous, {40 à
170 francs le mètre cube pout les épaisseurs suptlt'ieures.
Les vices et défauts tels que roulures, gél.ir-ures, lunures, ncnuds vir:ieux donnent lieu à
unc réduction de largcur; en principe, on ne mesur'e que le bois utilisable.
Chênes ordinaires tl'importation.
- On irnporte par l'iume et T'riesle cles chênes d'Autriche de gualité ordinaile. Ces bois, lorsqu'ils sont destinés au Nlidi de la France, aruivent
en poutres équarries e[ sont débités à la demande dans lps ports d'importal,ion (Marseille).
Bordeaux et Rouen imporLent des sciages avivés de même prCIvenance. Ce sont, en général
des chênes demi-durs de la Bosnie.
Valeur : de'150 à 270 francs.
L'Amérique du Nord nous expéclie par Bordè*u* eI le Havre cles sciages de chênes alignés. Ce sont des bois nerveux, travaillanI beaucoup, à rnailles épaisses et de couleur plus
foncée que nos espèces indigènes. Les épaisseurs sont basées sur le pouce anglais de 25'*,4
et proportionnellement plus faibles que celles de nos boii etablies sur la base de I'ancien
pouce français de'97 millimètres.
Valeur : 150 à [ô0 francs le mètre cube.
les bois de cottleul jaune
2o CnÈFres DE cuorx.
- Nous classerons dans ceLte catégorie
clair uniforrne, à accroissements réguliers, propres aux travaux de menuiserieet d'ébénisterie,
dans lesquels le bois doit être poli pour rester apparent.
Les bois indigènes fournissent Ie chêne cles Vosges, dit encore chêne de Hollande,
débité le plus souvent, sur quartier. Les épaisseurs sont les mëmes que pour les chênes ordinaires, mais le tlébit. comprend de plus des panneaux ou feuillets cle 7 à 22 millimètres
d'épaisseur.

Les bois épais sonI vendus au mè[re cube; la valeur, suiûant la qualité, varie de 275

à

350 francs.

Les feuillets sonl vendus au mètre carré; ils valent environ de .i fr. 50 à 6 francs pour
des épaisseurs varianl, de 7 à tfl millimètrcs.
On importe dans celte catégorie :
Des chênes de llongrie (Slavonie), alignés, aux dimensions du chêne des \iosges;
' Des boules scities sur plat cle môme plovenance, le plix esllégèrement, inférieur aux pré-

cédentes;

,

Des boules sciées sur plat, provenant de
aux précédentes.

la Russie et de la Turquie,

de qualité inférieure

"ÉL

30

COURS DE TECHNOLOGIE

Valeur : t80 à 280 francs le mètrc cube.

Hêtre.

-

C'est un bois de couleur fauve, très clair lorsqu'il provient de forêts de co-

teaux et de mont,agnes, tirant sur le rouge lorsqu'il provient de forêts de plaines, plus rouge
encore lorsqu'il a été étuvé (Autriche).L* cæur et I'aubier son[ {,rès peu foncés; la zone
rouge foncé qui entoure la moelle est un défaut.
La section transversale présente des cernes dans lesquelles le bois d'automne est plus
serré et de couleur plus sombre que la formation de printemps ; les vaisseaux sont très fins,
très nombreux et à peine visibles.
Sirr maille, les couches annuelles sonI marquées par des lignes plus sombres qui se dégratlent dans le bois de printeffips, lul rayons médullaires apparaissent sous I'aspect de
nombreuses plaques brillantes de faibles dimensions.
Sur dosse, les couches annuelles dessinent des bandes plus sombres, les traces des
rayons médullaires apparaissent soug forme de sillons lenticulaires de couleur foncée.
Le hêtre est cassant, il prend beaucoup de retrail, et l,ourmente beaucoup au séchage; il
se conserve bien à I'air et sous I'eau, mais supporte mal les alternatives de sécheresse et
d'humidité et se piqu_e facilement. Il se coupe bien dans l,ous les sens, rnais se polit difficile-

ment.

i

Le poids du mètre cube varie de 70U à 900 kilogrammes. Les meilleurs bois'proviennent
des Vosges, de ila Bourgogne et de I'Aul.riche (Carinthie, Bosnie, Croatie) expédiés par
Fiume et Trieste.
Le hêl.re de Frartce est débité en plol,s tout venant, par I'Est e[ la Bourgogne, aux épaisseurs cle 27, :]4, 41., 54, 8l e[ {08 millimètres d'épaisseur. Le mode de mesurage est le même
que pour le chêne.

Valeur du mètre cube : de 60 à 65 francs gare de départ,, 80 à 100 francs lieu d'emploi.
On débite aussi des bois alignés, feuillets de 7 à 22 millimètres, planches de 27, 34,
4L millimètres, plateaux de 54.à {.60 millimètres (valeur de 90 à 130 francs le mètre cube), des
bois carrés de 5 X 5, 6 X 6, 7 :,z-1,8 X 8, {t X {l centimètres, employés en ébénisterie bon
marché (valeur: 70 à 80 francs le mètre cube).
Les hêtres cl'Autriche nous arrivent en sciages aux épaisseurs de 27, 34, 4L, 60 et 80 millimètres, longueur variant de 2 à 4 mèlres, Tous ces sciages son[, avant expédition, traités à
fétuve humide qui les colore en rouge.
Valeur : {t5 à 140 francs le mèlre cube.
Le hêtre est très employé à la confection de gros outillage: établis, bâtis de machines,
trél,eaux, etc..., enmenuiserie porlr travaux glossiers, en ébénisterie bon marché. L'emploi
du hêtre tend à s'étendre.

Frêne. - De couleur blanche, le frêne présente, stir la section transversale, des cernes
très accusés par les gros el, nombreux vaisseaux du bois de printemps, le bois'plus gris et
plus serré des formations d'automne. Les rayons médullaires sont invisibles.
Sur mailles, les couches annuelles sont marquées par les sillons des gros vaisseaux du

{ù:ç
-irl

CARACTÈRES, PROPRIÉTÉS ET FORMES COMMERCIALES DES BOIS LES PLUS Eil{PLOYÉS 3I

bois de printemps, les rayons médullaires sont, accusés par de très nombreuses et très petites
taches brillantes
Sur couches, les accroissements sont marqués par les lignes sinueuses du bois de printemps plus jaune, st,riées par les traces des gros vaisseaux et, les zolles parallèles plus grises
du bois d'automne.

L'aubier est très abondant et, peu distincl du bois parfait,. Le ccBur noir est, un défaul
fréquent rJans les bois des plaines.
Le poids du mètre cube est de 750 à 800 kilogrammes.
o C'est uu bois très élastiqne, se prêtant très bien au cintrage; il est moins dur que le chêne
et fend moins; il se pique assez facilement.
Son élasticité le fait employer en carrosserie ; sa couleur blanche, les loupes qu'il présente parfois, et I'aspect ondé des placages qu'il fournit au déroulagè le font employer en
ébénisterie et en menuiserie de voitures.
Le frêne est débité tout venant, le plus souvenL en plateaux de 6, 7, I et I centimètres.
Les bois destinés au cinlrage sont achelés en grumes par les usines qui les débit,ent suivant leurs besoins. Les grumes de petit diamè[re bien forrnées et, de grande longueur sont,
simplement ouvertes cl'un trait de scie suivant, le cæur pour le charronnage.
Valeur, suivant diamètre et sciage, de ll0 à 150 francs le mètre cube,

Orme.
- On distingue l'orme champêtre ou orme rouge, dont,le cæur est rouge brun, et
I'orme blanc, dont le cæur est brun clair ou jaune brunâtre.
Les ormes présentent, sur la section transversale, des cernes bien apparents, marqués
par des vaisseaux glos et, très rapprochés dans le bois de priubeDps, plus petits dans le bois
d'automne et entourés cle parenchyme plus clair'. qui dessine des arc,s sinueux concentriques
aux cerncs.
Sur maille, lcs couches annuelles sont marquées par les sillons des vaisseaux coupés, les
lignes clu parenchyme sont indiquées par des traiLs parallèles aux vaisseaux, les rayons médullaires apparaissent]en petites placlues peu blillan[es.
Sur la sectiotr Langenl,ielle, les couches annuelles sont marquées par les vaisseaux coupés, les rayons médullaires sont à peine visibles, et les couches de parenchyme dessinent des
lignes en zigzag, dont la direction générale esL patallèle à celle des lignes de vaisseaux.
L'aubier, de couleur blanc jaunâlre, es[ assez abondant, il est. sujet, à la vermoulure.
L'orme est un bois fibreux, liant,, à grain d'apparence grossière, fendant difticilernent. Le
poids du mètre cube varie de 740 à 950 kilogrammes. L'orme suppor[e t,rès bien sans fendre
Ies assemblages forcés rapprochés (moyeux de roues). Il esl t,rès employé dans le charronnage, la construc[ion des wagons, la carrosselie, les machines agricoles, eI clans tous leç emplois oir Ie bois doit recevoir des chocs.
L'orme est débité tout venant, quelquefois, mais plus rarement, en sciages avivés, aux
dimensions exigées Bg les industries spéciales qui I'emploient.
Valeur : 90 à 130 francs le mètre cube.

32

:,

COURS Dhl TECHT{OLOGIE

Châtaignier: - De couleur blanc jaunâtre, le châtaignier présenl,e une cotrtexture de
fibres qui l.ient le rnilieu entre celle tlu chêne et de I'orme.
Les couches annuelles sont rnat'quées sur toute la section par dc gros vaisseaux disposés
comrne ceux tlu chône dans le bois cle printemps et par le bois d'automne plus sombre. Les
ralrons médullaires sont invisibles sur la section transversale, à peine apparents sur mailles.
L'aubier esl, peu épais ct l-rien différencié. Le chahignier donne un bois flexible moins dur
que le chêne. Le poids du rnèLre cube est d'envilon 630 kilogrammes.

Il

est très employt! pour la menuiselie commune et, en ébénisterie (fonçures de meubles,

vieux chêne).

Il

ne présenl.e jnrnais de grandes lougueurs (tle 2 mètres

à 4',50), mais les largeurs sont

avantageuses.

On le débite tout venant, en feuillets de ? à 92 millimètres, en planches de 27,, 34
4l millimètres, en plal,eaux de 5L, 70,80, 100 millimèl-l'es et au-dessus.
\ialeur : de 80 à ll0 francs Ie mètre cube.

eL

a

noyer fournit un boisdestructure hornogène, très liant et doux à l'outil, se
coupapt, bien dans l-ous les sens, de couleur vat'iant, drr gris au bruu fo'rrcé, souvent agréablenrent veiné. Les couches annuelles sont marrluées par le bois d'aul,omne plus foncé; les
vaisseaux, légèrement, plus gros dans le bois de printeffiPs, sont égalemen[ distribués dans
toute la masse, les rayons. médullaires soul à peine visibles.
Sur rnaille;,les couches annuellcs sont marquées pal les sillohs des vaisseatlx et la coulenr plus foncée clu bois cl'automne. L'aubier es[ très abondant et, de couleur gris clair, il

Noyor.-Le

'|

fonce à I'étuvage.

-

Au point de vue de la qualité, on cli'stingue :
Les noyers vivement colorés tle I'Auvergne, du Dauphiné et de la Savoie;
Les noycrs gris du Cenlrc et tle la Bourgogne;
Les noyers blancs tle la Normandie'
'Ious ces bois sont débilés tout veuant :
,
,
200
rnillinrètres
d'épaisseur.
à
IL0
80,
t0(),
dc
54.
plateaux
a) En
Valeur : cle 180 à 250ïrancs le rnèlre cube suivant qualité (bois de pied) ;
â) En planches rJe22,27,'J,+eL4l, millimè[r'es, t'endues au mètre'carré, aux prix approximatifs de 4r",50,5 francs, 6 francs et 7t",50 (surbilles et, petits pieds) ;
-' c) En panueaux de 7 à l5 millimèlrc* 4'6tpaisseur valan[ de 2r',1i0 à 5 francs le mètre
carré (billes de pied saines et de belle couleur, le prix de I'unité augmente avec la largeur);
d) Bn sciages spéciaux, tels que frises, pieds de table, cle lit,, colonnes, e[c..., débités
dans de petites blattches ou dans les l,êtes;
e) Bn placages. Tou[es les billes saines et de belle couleur, mesurant 2n',20 de tour et autlessus, sont affranchies eL tranchées cn feuilles de placages.

Valeur : 20 à 30 frarrcs les 1.00 kilogrammes ou 200 à 300 francs le mètre cube au quart.
L'Amérique du Norcl nous import,e :
En grumes: le noyer noir tl'Arnérique dur et lourd, plus foncé que nos espèces indigèneq.

CAR.\CTÈRES, PIIOPRtÉTÉS ET FOITMES COUMIIITCT,\LES I)ES I}OIS I,ES PI,I.JS EMPLOIBS 33

Le pdîrls du mètle cube est rle 850 kilogrammes.

Centres d'intérêt liés

aleur:

210 flancs le mètre cube au

94 franr;s les 100 kilogl'ammes,

por[ d'arrivée;

: le noyer saliné, plus léger, moins dur,

peu coloré, présent,é pal le commelce en sciages avivirs clans la plupart. des cas et désignés sous le nom de red gum lorsque
les bois sont purgés d'aubier, de s&p gunL lorsque les planches ne conl,iennent que de I'aubier
el, tlcs léchurcs de cæur. Le poicls tlu mètre cube est d'environ SOJ hilogrammes. Valeur:
95 à 100 franc's le mètrc cube.

En sciages

Le charme fourni.l. un bois très blane, à grain fin e[ l,rès selré, dont les accroissemen[s sout à peine indiqués par une lirgère cliffér'encc de teinte entre les ].rois de prin-.
temllset d'au[omne. Lcs'r'ayons rnédullaires sont très fins;la r'éunion de plusieurs rayons
médullaires donne lieu à de faux layons ilrégulièr'ern(-'nt, rlistribués et plus clairs que la

Charme.

-

Sur maille, les vaisseaux et les ra)/ons médullaires sont pou apparents, les faux rayons
sont très visibles et, se présentent en bandes contournécs d'un blanc rna[. Aubier et cæu1
confonclus.

]

Le charrnc se t,ravaillc et. se polit difficilement; il tourmcnte beaucoup au séchage et se
fend; on le travaille plus facilernent, sur le tour. Le poitls clu nrètre cube esl, d'environ
760 kilogrammcs.
Il est ernployé à la fabrication cl'ouLils (affttagesr. pr'€ss€s, ete.), <le menus objel.s en bois
(mètrcs, arlicles cle SainL-Olaude). On dObite en chalme des feuillets et placages blancs pour
la marquetcrie.
Le cltarrne est débil,é en feuilleLs, et en ploLs cle deux plateaux tle u à 14 centirnètres;
clans ce cas, la valeur du mètre cube valie dc 60 à 90 francs.

Acacia.

Bois cle teinle jaune verclâtre, de

-

tlroit fil, dur et élastique, la seclion lrans-

versale présente des cernes l.rès nets. Le llois rle printemps cst rl'un jaune plus clair que celui
tl'automne el, tr'ès poreux: les rayous médrrllaircs apparaissent sous forrne dc traits fins el,
eourts.

.:

Sur maille, les accroissements sont marqués par la teinte plus claire du bois tle printemps
et les sillons cles vaisseaux, Ies rar,<ins médullaires se présentent en bandelett,es Jrrillantes.
Lignes claires de parenchyme, parallirles aux âccroisserncnLs.
L'acacia est, surlout, employé au charuonnage e[ dans la fabrication des roues d'aul,omobiles. On le débite toul venanb en planches el. platcauxde 35, ltl,Ë4,6ti millimèl.res.
Prix des sciages : L'10 à f30 francs Ie mètre cube.

2" Bois blancs.
a) Bois

Peuplier.

-

Le peuplier

'

"

"

*':;-l

On tlist,ingue
blrur.e,

illili l,olo

bloncs tendr.es.

:

dit encore peuplier de llolktnde, yprduu, rlube, dont, I'aubicr csl blanc,

GrB

I
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3!*

COURS DE TEÛHNOL0GIE

Le peuplier 1yïsard, qui présente un aubier blanc, un cæur gris brunr {uelquefois veiné
de rouge i
La peuplier rJ.v Canarta, dit encore peuplier .sr fsse, peuplier crtolin, dont le cæur eI l'aubier sont confondus, uniformément blancs;
'Le
peupl îer nr-tir ou peupl ier cf'Itulle', blanc avec quelques veines sombres au cæur, très
léger.
Le treml'le lburnit un bois plus lourd que les pr'écédent,s, uniformément blanc dans les
forêts de plaine, à'aubier blanc et cæur blun rorige dans les forêts de coteaux.
Le bois des peupliers est léger (poids rlu mètre cube : rle 390 à 500 l<ilogrammes), mais
peu résistant lles couches annuelles sont peu accentuées; il se mâche ct se tléforme sous les
chocs sans se rompre' ce clui le rend précieux pour la layetterie, pour la confection cles fonçures de tombeleau*, 14g'ons, bateaux pour le trànsport des pierres.
Au point, de vue rle la qualité, on classe :
Les peupliers blancs et grisards, employés en menuiserie et ébénisterie;
' Les peupliers tlu Canada, souvent, tranchés en placages tl'épaisseur pour la gainerie
et les
caissettes d'emballages soignés ;
Les peupliers d'I[alie, employés pour I'enrballage.
Le tremble, qui fend facilement et ne reçoit que difficilement les pointes, est inférieur
aux précédents.
Les peupliers sont présentés par le commerce :
Sur les placcs clu Nord de la France et à Palis :
En voligcs Charnpagne cle 18 millimètres d'épaisseur sur l6 à 25 centirnètres de largeur,
longueur de 2 à 3 mètles de 0'",33 en 0-,33. \raleur: 50 à 7ii francs le mètre cube.suivant
t

qualilé

;

En voliges Bourgogne de 22 mitlimètres d'épaisseur sur 16 à 25 centimètres.dqrlargeur,
Iongueur de 2à 3 mètres;.
t
En quartelots rle 6 centimèLres cl'épaisseur, 22 à 25 centirnèt,res de iargeur, longueur de
2 à 3 mètres;

Enplateaux de 6 à 20 centimètres d'épaisseur sur.l6 à 18 centimètres de largeur.
En province eI tlans le Sutt-Est (t,;'on), on débite en plots aux épaisseurs de 18, 27, 34 eI
zr0 millimètres. Valeur clu mètre cube : de 60 à 90 francs.

Tilleul.

C'est un bois clont la couleur varie du blanc jaunât,re au jaune rougeâtre, gui
présente des act:t'oissements très marqués par un filet très mince de couleur plus claire, à
mailles fines et apparentes.

-

Il est léger, liant,, doux à I'outil et se coupe bien dans tous les sens. Il esl très employé
par les sculptcurs,'modeleurs, facteurs tle pianos st luthiers.
Le poids du mètre cube varie cle ./rtlO a SZO kilogramme:. On le clébite en plateaux tout,
venant de I r\ 20 centirnètres d'épaisseur. Valeur du mètre qrbe : 95 à 130 fi:ancs.

'

..'

Bouleau.

-

C'est, un bois cl'un blanc lougeâtre,

à aubier ft ,æu,

confonclus, .d'un grain

cARAcr'ÈnES, pRopRIÉTÉs

ni

ronuEs colrilrnRcrAr.Es rrES Bors r.ES pr.us nupiorns

3e

Les longueurs varient de 3 à 7 rnètres par pieds métriques de 0'',33. On,troùvera les longueurs de 3 mètres, 3',33, 3u',67, 4 mètres, 4'n,33, etc...
Les épaisscurs inl,ermédiaires sont obtenues par la refente des échantillons.
i

Les bois rouges présentent des qualités -variables. Ceux qui proviennent de. la rncr
Blanche, les Arkangel, les Onéga, sorrt à grain fin à fibres serrées, p€u uolreux el, très hoqoËènes ; les bois de Suède viennent, ensuite (Gèfle). Ceux provenant de Riga sont cle qualité mé.

Iangée;les bois de Norvège sont moins bons quc ceux de Suède, Ies rneillcurs froviennent
du Skager-Rack.
Ces bois sont classés clans les polts de départ, en cinq qualités. Dans le cornmercc de
détail, on distinguc :
e') L a qu,alitd moulu.e franche de nceuds
b) Menuiserie première, wælds

;

vifs, sains

el,

adhér.gnts;

e) Menuiserie deuæième, ncnuds blancs et noirs, quelclues fentes cl gercules;
d) Chnrgtentes) bois inférieur noueus et, flacheux.
Les bois du norcl blancs sont surtout importés en
F'rance

:

En madriers de 75 X 22îi (on'dit souvent
23

tle

x

8);
Bn bastings de 65

En planches dites

a

.l
,,:t
'::l

X

F

rc.

33.

'175;

I4 a. O,oe /t x

0,22*o;

En planchettes de 25 X 100 et Ll.5 millimètres (l p. X 4 eL 4,Ti).
de 0',33 en 0"',33.
Longueurs
Frc. 32.
Le classement en qualité est établi colnme pour les bois rouges.
Le nombre tles échantillons étant tr'ès réduit,, on obtienl. des épaisseuts intermédiaires
en refendantles madriers pardes lraits hauts ou trnits chanzps (tî9.32), paralltles au pareou par d.es traits bas (fig.33).
.1nen[
; i Les madriels refenduÀ en trai[s hauts doivent être choisis clans la tlualité moulure. lls
fournissenl,:
Madrier'

t

I trait champ : 2 planclres
2-34 feuillets
3
t*-5-- 56-

de..

.

.

0,036 >< 23

0'024 >< 23

tI

{

On peut obtenir des épaisseurs éqtrivalentes à cclles cles échantillons indigènes en refetr-

dantparunl,raitchamp àO,AL4quilaisse uneplanchccle0,02Tou par un trait à 0,054 qui
laisse un feuillet de 0,017.
Err refendant par des truits &ns, on ol:tient :
Madriel

I tlait, bas : 2 chevrons de.............

2-3*
3-&-L-5-

É

0,0?5
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0,034

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'l

t*0

COI]RS DB TECHNOLOGIE

Les bois du norcl sonI vendus au mèl,re courant, à qualités égales, les prix augmentent
avec les largeurs. Bn ramenant ces prix au mèl,re cube, a{in de faciliter la comparaison avec
les autres essences, ou cottstat,e qu'ils varient etr[re 80 et t60 francs.

Le pitchpin provient du sud des Étals-LTnis par Pensacola et Mobile : c'est
un bois d'une belle couleur rouge, veiné et très résineux. Moins dur que le chêne, il est très
lourcl (poitls clu mèl,rc cubc: ?50 hilogrammes) et t,r'ès durable lorsqu-'il n'a pas éLé cr"mm::. il
est importé on sciages aux épaisscurs des bois du nord, mais en largeurs plus fortes et en
poutres équarries, qrri pettvent atteindre l5 mèl,res de longueur et 0'",40 d'équarrissage.
Le prix du pitclrpin (120 à 140 francs le mèl,re cube) augmentant tciujours, oll le remplace par le YellorËpinc et le North-Caroline-piue, qui présenlenl avec lui rluelque ressem]

Pitchpin.

-

blanco.

.

5" Bois exotiques.

Sous le nom général d'acajous, on clésigtrc toule une série de llois de teinte
rougeâtle, à fibrcseirtremêlées. Cclte disposition des libres donne.aux surfaces du bois, lors-.
qu'elles sont polies, un aspecI chtrtoyant.

Acajous.

-

La durel.é cles acajous varie de celle du peuplier'à celle du noyer très tlur. Ils sont l,rès
employés t:n ébénistelie et dans la construction des voitures automobiles e[ des voitures de
chemin de fer.
On distinguc :
Les acajous tlur-q r,t lourds (800 kilogrammes le mèlre cube) et très colorés, cle provenance
Saint-Domingue, Cuba et Porto-Plata. Ils sonl quelrpefois mouchetés etsouvent ronceux. Ils
se vendent de 50 à60 francs les t00 kilogrammes on dc 400 à 480 francs le mètre cube;
Les acajous denri-durs dc Tabasco et cle Laguna, rnoins lourds (T00 hilogrammes le mètre
cube) et moins colortlrs que les pré,:édents; ils valerrt de 250 t\ 350 francs le mètlecubc;
I-es acajous [enrlrcs du Stintigal, ceux du Gallon, Grand-Bassam, etc., désignés sous le
norn d'acajous côl,e d'Afrique ; ils sont plus légcrs ç5S0 à 650 liilogrammes le mètre cube) et
plus mous ; leur bois pelucheux se travaille et se polit difficilement. Ils sonl, payés de t20 à
Zt)' francs le mèlre crube.
Les acajous se vendent au poids : aux 50 liilogrammes au Havre, aux 100 kilogrârnrnes
daus les autres porls. Ils sonL importés en grumes grossièrement équarries, rnais non dressées, à la hache, de 3 à 1r mètlcs de longueur sul'0'n,25 à 0'n,40 d'érluarrissaÉi'e pour les deux
premières catégories, et rlui peuvent atteinrlre l0 mèlres de longueur sur0n',.v0 d'équarrissage
pr)ut' la dernière.
On peut rangel'dans la classe des acajons, les olioumtls, originaires du {Jabon, qui sont

en grumcs dc très fortes dimensions. L'ohoumé rlonne un bois léger (./tô0 a
500 kilogrammes le rnèl.re cube), tle teinle rougeâtre (olioumé mâle) ou gris rosé (okoumé
imporl,és

femelle), de texlule semblable à celle de I'acajou côte rl'Afrique mais plus grossière. Son bon
marché (00 à l()0 fraucs la tonne) et ses fortes dinrensions, rlui en facilitent I'utilisalion, le
Ibnt emlrloyer pr)ul' les intérieurs cle meubles.

C.{NACTIIRI]S, PItOPItIÉ1'ÉS

Teck.

El

FOITMES CT)IIMBITCIAI,BS I)ES ITOIS I.ES I)I,I.S ET{PLOYÉS +I

verdâlre, r'(,panrlanI une orleut'typitlue de caoubchouc, tlont les accroissements très marrlués sont parsernés par de nombreux et gros vaisseaux. II est moyennement lour.l (800 l<ilogrammes le mèlre cube), tr'ès résistanl c[ surtout
tr'ès durable; il travaille tr'ès peu en séchant. Toutes ces rlualités le font employer dan.s la
construction des navires et celle des voitures cle chemin cle fcr.
Les plovenances les plus estimées sont, I'loulmein, Rangorrn el. Ilangholi. Les leclts de
Java, plus savollneus au loucher, sont rnoins eslimés.
l,es tecks sont importés.en poulres équarries cie 4 à l0 rnèLles de longueur, cle 3]i à
60 centimèlres d'équarrissage; les prix varient de 200 à 280 fmncs le mèlre cube.

-- O'est un bois de couleurlrrun

Le bois des tulipiels présenLe une conleur jaune verilâl,re; il esl tendre,
à texture assez lâr:he e[ travaille peu; il se tranche bien. On en distingue rleux sortes : le
t,ulipier lourd, qui pèse 800 à l.000kilogramines le mti[r'e cube, e[ le tulipiel léger, qui ne
pèse que 600 liilogrammes eI présente beaucoup tl'aubier.
Les tulipiers sont imporl,és des litats-Unis en grumes de trirs for'tes climensions ; ils
valent de 90 à ll0 francs la tonne.
Ils sont très crnployés en ébénistclie cl. elt \'asonnrÉi'e pour con[r'e-placflg'es.

Tulipier.

-

Palissandres,
- ['strs odeur agréable, dur, de coulenr foncée, souvent veiné de roug'e,
le palissandre est tr'ès employé en ébénisterie. Il pèse 900 liilogrammcs le rnètre cube.
On distingue

:

Le palissandre du Brésil (Rio), très veiné et très odolanl.;
Le palissantlre de Bombay, plus {bnôé et moins veiné quc Ie préctltlenl.;
Le palissandle cle Madagascar, plus roLrge et moins cstirnir quc les précédents.
Les prix varient de 330 à {.200 francs la tonne, suivant pl'ovenance et qualités.
GaTac,

-

Le gaïac est un bois très lourd ({.30U kiloglammes le mètre cube), dc couleur

brun verdâtre veiné de jaune, très dur, à fil-rres serrées eL emrnêld'es. Le gaiac se travaille
avec dif{iculté, mais résiste très bien au frot[ement.
Il est importé en grumes, de I'Amérique ccnt,rale et des Antilles.
Sa durée et sa rtrsist,ance au frott,ement le font emplover à tles g'arnit,ures t,ravaillanI sous
I'eau: coussinets, tubes lance-t,orpilles, elc...
Lc pris clu gaïac esl tl'environ 30 à 40 fran<:s les {00 liilogramrnes.
de
Ébènes.
- On compren(l sous le norn d'ébè.nes un cer'tain nombre de bois couleurnoire plusou moins foneée, trtrs lourds (1.200 liilograrnnres le mi'tre cube).

0n distingue

:

Les ébènes cle l'île \{aurice, Nlarlagflscar, irnportées en btches hachées et purgées cl'aubicr, de 2 à 6 mètrcs de Iongrreul'sur' l5 à 25 cenlimè[res. Ellcs valent 300 francs la lonne;
L'ébène Port,ugal (Zanzibar), moins e'slimée ;
L'ébène Jlacrassar (Célèbes), importtie en bille5 d1r plus lbr[es dimensiorls, pouvant a[teindre jusqu'à 0'",80 de diamètre.
Les élld'nes sonl très employées par les éhénistes, les luthiers e[ les fuc[eurs de pianos.

CHAPITRH V

SÉCHAGE DES BOIS
Soum.trRn.

-

Séchttge naturel.

-

Ernpilage.
- Emmagasinage. - Illagasins de bois. - Flottage.
Étuvage hurnide.
Séchage par ventilation.

Procédés artificiels de séclruge.

-

-

-Fumage.

Afin de diminuel I'importance des déformations produites par le retrait, il importe de ne
mettre en cpuvre que des bois Lrès secs.
Le séchage des bois doit être conduit avec l-reaucoup de soins. Suivant que les bois' sont,
lendres et d'essences riches en eau, ou durs, nerveux et pauvres en eau, le stlchage cloi[ être
rapide ou très lent. Il faut éviter aussi bien un séchage trop lent, qui peut amener l"échauffure
et les piqûres et pourritures clui en sonI la conséc1uence, qu'un séchagè trop rapide qui ferait
l'endre et gercer les bois trail.és.
Il y a lieu de considérer : l.o le séchage naturel, obtenu pal simple exposition à I'air du
liois à traiter ; eL 2o les procédés artificiels de séchage qui emploient des installations spéciales
et cles moyens divers propres à accéld'rer la clessiccation.
Séchage naturel.
On s'est contenté pentlant longternps de sdrcher les bois en les exposant, à I'air. Lorsqu'on
utilise ce mode de séchage, I'opération complend deux phases :
Lo L'empiluge, qui conliste à disposer les bois à traiter en piles dans des chantiers à I'air

libre. Les bois demeurenf èn cet état jusqu'à ce qu'ils aient perdu les trois quarts environ de
leur humidité;
2o L'emntagasinage a pour but de sonstrait'e aux variations hygrométriques extérieures
les bois dont Ie séchage est suffisamment avancé. A cet effet les bois sont empilés de nouveau
à I'intérieur de magasins doirt nous éLudierons plus loin les dispositions.

t" Empilage.- a) Bois blancs ettenclres. -

Les bois blancs clui conLiennent beaucoup
d'eau doivent être empilés de façon à réduire le plus possible les sulfaces en contact. A la
tombée de,.la scie, on leur fait subir un empilage boitevx (rtg.311), sur le sol ou contre uri
appui quelconque. Lorsque Ia surface des bois est relativement séchée, essuyele, on les monte
en piles creuses, triangulaires ou carrées {ftg.3i)

SE;CI{AGIi DES BOIS

4:l
l,'

'

Les piles sout.établies strr des chantiers en
contenir clue des bois de même essence
et de même épaisseur, débitées en même
temps. Les piles sont recouvertes d'uue
[oiture provisoire en planches de rebut,
'c1ui les charge et les abrite relativement'

liois de rebut, mais sain. Elles ne doivent

tles grosses pluies et rlu soleil.
Les bois durs, nel'b) Bois drn's.

-

reux, sujets à se gercer eI con[enaut eu
général peu d'eau, demandenl un séclrage lent. Leur empilage doit être serré
l'rc. 34.
de façon à éviter la formation des fentes
de letrait.
Los bois alignés sont empilé:s (fitt.36) par lits de planches en[re lesquels on ménage utt
inl,ervalle de 2 à 3 centimètres sut-

vant les épaisseurs. Les di{férents
lits sont séparés par rles liteaux rle
'15 sur 2i; à 30 rnillimètres aPPelés

épingles. Ce lit inférieur repose
sur des chantiers llien nivelés, en
nombre suffisant pour éviter toute
llexion enlre les points d'appui; la
pile est surmontée d'une toiture
provisoire. Afin d'ér'iter toule défolmalion, les éPingles sont' Placéels sur uue même verticale et au

Fra.

36.

droit des chantiers. Les chantiers et les épingles extrêmes doivent dépasper I'extrémité

des

COUIIS DE TBCIINOI,OGTI'

++

planches afin d'empêcher un séchag'e tqop rapide cle ces parl,irrs, qui pourrait Provoquer la'
formation des fentes de srichage.
Les bois débités tout, venant étant, loujours vendus par plots ou billcs cornplètes, leur
empilage se fait par plots cornplets. Le nivellemenb préalable s'efl'ectue non plus sur la surface supérieure des chanl,iers, mais sul' la lhce sciée de la tlosse inférieure, afin de compenser
par un sous-calage les irrégularités tl'épaisseur rSre cetlc dernière pourrait présenter. On
épingle comme précdrclernment ; les épingles et chantiers d'extrémil.é doivent toujours êt,re en
saillie sur les bouts rles planc hes (ft1.31).

I"rc.37.

Il est bon

de rcmuer de temps eu temps les piles, et tle faire passer à la partie inférieure

les bois ayant séjourné dans les parties hautes. On régr.rlarise

s'apercevoir à temps des altéralions clui peuvent survenir.

ainsi le séchage

et,

I'on peut

,

Emmagasinage. _- Les rnagasins cle bois ont, pour but, de sousLraire les bois à I'influence des varial.ions hygromél.riclues exlérieures. Ils doivent présenter toutes les dispositions nécessaires poul que leur atmosphère constitue un rnilieu qui soit toujours le plus sec
possible. A cet efl'e[ la toi[nrc rlu mas*asin cloit titre élanchc et parfuitement enlretenue; le
sol, k(gèremenI surélevt! l)ar rapport aux tet'raius enrironnants, doit être constitué par une
aireimperméable en cimen[, ou eu biLumeiles ouvortures doiven[ êtrc aulant qu.e possible
orientées rte façon à recevoir les venls secs rtigtraut tlans la rirgion. Elles d'oiven[ ôtre munies
de clispositifs de {'ermelure pratiqueso faciles à manrnuvrer! permeltarrt de srrpprirner toute
entrée d'air par temps ltumitle. L'aération peut être facilil.ée par des clreminées d'appel disposées de manière à faire circuler I'air dans toutes les parl,ies du rnagasin.
' Les magasins doivenl, ôtrc d'uu accès facile aux voitures, leur haul,eul sèra suffisante
pour leur permettle de recevoir clebouL les bois blancs et résineux les plus longs. lls'seront
dans ce but munis de barres d'appui.
Les éLages sont, rarement tl'un usage praliqrrc. On pcuL cependanl, les utiliser pour recevoir des bois courts: jan[es e[ rais de rotte, friscs tle parquet, coursons divels... Il esl, bon,
dans ce cas, de les desservir par un montc-charge.
Il faut autant que pos$ible disposer les magasins assez loin des at,t'liers mécaniques. Les
primes d'assurançs contre I'incendic souI eu e{I'et très élcvées (t? à 20 0i00) en ce qui boncerne les'risqtres ([uc courenI les alelicrs mécaniques trnvaillant Ie bois eI leurs conliguïtés.
2o

.-rf!.

SIiCIIAI;E I)I]S

IJOIS

+o

Il fau[, pout'éviler tllle allgtnen[alion tle prirne, lluc Ia rlislancc rlui sépare Ies mag.asins des

aleliers soit de .t0 à J0 rnètr.es.

I

Les bois sont placés dans les mtrgasins de la rnanière suivante :
Les bois blancs eL r'ésineux sont piguris clebout, conlre les murs ou contre les
appuis. On
lcur dorne Ie moin; possible de pied. comme les tùtorrts des planches
ne .sont pas toujours coupés tl'équerre, on fail reposer leur extrémité
intérie.*urc par le rnilieu cle sa larg;eur., sur un liteau posé sur le sol
(ftT. s8).Les bois durs alignés sont, empilés el, épinglés comme tlans
les chantiers. Les bois durs tout venant sont ernpilés par plots et.
épinglés.
CepeDtlant, quand les lrois sonI parfailement secs,

il

est cltrelque-

fois avantageux, surtout pour les bbis .rinces, tle supprimer les
épingles et d'empiler à plat; ort peut. corriger ainsi certaines cléformations survenues pendant le sécltage.

L'odeur qui se dégage d'un magasin cle bois doil. êl,re sai'e et
agréablc; tou[e otleur acide, nauséabonde est I'inclice d'une altéral,ion
qu'il faut rechercher et dircouvrir. Les pièces altérées ne doivent pas
être conservées er maéîasi', même pour y être t rnployées à l.état, cle
chantiers.
on ne doil' jamais entrer en magasin des bois mouillés par Ia pluie,
les étendre el. Ies faire sécher.

F'ro. 38.

il faut au préala6le

Le séchage naturel ainsi pral.iqué est l.rès lent; il faul, compler sur
une ou deux années
pour les bois blancs.et, résineux, suivanl. l'épaisseur des écSantillons; pour
les bois durs, ou
compte su. u' an environ par certimètre d'épaisseur.
Les deux exemples suivanls nous perinett,ronl. de nous lenclre cornpte
tle I'augmenl,ation
tles prix de la matière première causée par le séchage.

'

PnuvtER ItxE.llPLu.

l)rix

-

Bors blanc rlemunrlant un att et Llenti de srichuge.

cube.
(l a-n)
magasin (6 rloisr
Intérêt à S 0i'0 pendant I an et demi.
Ilfanutentions..
:.....
Assurance incentlie 5 0,ù0 il arr et clemit..
g
Déchets, fentes, el.c., 0/0
Plix de revien[ tlu bois pr,êI. à Ja mise en æuvre
d'acbat, par mètre

100r,00

Valeur l,rcative du cbantier

Soit une augmenttrtion cle 20'0,r0 environ.

0 .40
O ,gO

7 ,H0

... r.

g,00
0,?5
g ,00

{r0r,ib

COURS DE TECH}{OLOGI'E

46

Dnuxtùur ExEnpLE. - Plateauæ nolJer de 6 centimètres
sechage'
d 200 fran'cs le mi:tre cube, enigeant ctnq années tle
200r'00

Prix d'achat du mètre cube'

ans)
mâgasin(3ans).
de 200 rr'. i r o/o pendant 5 ans.

Valeur locative clu chant'ier' (2

Intérêts composés
Manutentions' '
Assurance incentlie 5 0/00 pendant 5
Déchets, fentes, etc', 15 0/ô'''

n

55

'35

:'11
o

ans'

Torer,.

r 0 '80

Sa'go

""':

30

'

'uu

'00
3ttt'"

l

Soit une augmentation de 50 0/0 envit'on'

était le prix de revient' net au
Dans ces exemples, nous avons admis que re prix d'achat,
le transport,, le camionnage et
cha'tier. Ce pr.ix de revient comprend les frais clivers tels que
la prime d'assurance' ce taux
I'octroi. De plus nous avons chnisi le taux le pltts réduit poui
mécaniques'
éloigtié.s tles
est celui qui esl appliqué aux chantiers et magasins
ltelr;rs
les plus/ favorables' nous voyons
Bien qou ,rou, nous soyons placés dans les conditions
rles bois esL très onéreux. De plus, il obrige dans une indus.cependant que Ie séchage
'aturel immobilisation considérable de capitaux, qui sont à la
t.rie de quelque imporl,ance à une
eb des insectes'
merci d'un incendie ou cle l'attaque des clrampignons
au séchage. On y parvient en utiliOn a donc tout intérêt à récluire le temps consacré
sant'l'immersion ou flottage cles bois'
pendant un temps qui varie
Flottage. - cette opération consisLe à immerger les hois
[. à z mois dans I'eau dormante' L'imde quinze jours à un mois dans l'eau courante, ou de
transport'és par eau sous
mersion s,effectue naturellement pour les bois flottés, c'est-à-dire

bois
r
, tn
pe'dant I'immersion, le bois est pénétré par I'eau, r[ui chasse la sève eb la remplace'

forme de trains de

t;

L,évaporation

de
cle cette eau s'effectue plus rapidement que celle

la sève, et I'on peut gagner

fermentations qui amènent
ainsi {/3 du temps total nécessaire au séchage nalurel. Les
contre, la couleur naturelle des
l,échauffure sontmoins à redouter dans les bois fl0ttési par
imprégnés de grains de sable, qui,
bois se fonce, leur écrat diminue; les bois sont souvent
en rendent I'usinage plus onéreux.
en détruisant rapidement le l,ranchant des outils,

'

Procédés artificiels dè séchage'

cle plus en plus' Ces procédés
L,emploi de procé4és artificiels de séchage se généralise
et par strite de rétluire I'influence de
prése'tent l,avantagg de criminuer ra durée tru séchage
sec; pa' coutre, le séchage artificiel exige
cette clurée sur la valeur: du prix tle revienl, clu bois
sont très délicates et''demandent utre
des i'stalla[ions cotteuses, les opérations à etïectuer
que, malgré les précautions prises,
survcillance de tous les instant,s. Enfin il arrive sotrvent
nerveux' tranchés, ceux qui
bois
les propriétés tlu bois se trou'ent modi{iées. Les
'oueux,

\
r\

\

I

SÉc HAGD

contiennent

le cæur, supportent

I)ES

BOIS

4i

l,rès nral ce traitement; ils fenclent,, éclatent, on cliI r1u'ils

suutent au séchage.

Les procédés employés pour le séchage arl,iliciel des bois, qui paraissent lrès nombreux.,
si I'on consiclère le grand nombre des appareils utilisés e[ la cliversité cles inslallations,
peuvent cependant être ramenés à deux méthodes principales qul sonl :
Lo

L'éluyaga

i

2o Le séchage par ventilation.

Ces cleux méthodes sont très souvent employtts simull,anémenl, eI I'on tlonle à chacu'e
d'elles une import,ance plus ou moins grancle suivant la nature du bois eI la qualité 4es produits à obtenir.
L'étuvage à feu nu ou fumage, fréquemment ut,ilisé tlans les atelieis cle constructiop de
wagons, est une rnéthode qui procède des deux précédentes.

Étuvage.

L'étuvâge a pour but cle débarrasser' les bois de leur sèr,e (d,essdooge); on'
laisse séjourner les bois dans des chambres closes ou étuoes, oir I'on introduit, cle la vapeur.
d'eau à Ia plus basse température et,, par suite, à la plus
faible pression possible (u"peur d'échappement des mo-

-

teurs). Dans ce milieu,le bois

ï

est ramolli, les tissus sonI
distendus et pénri[rés par la

vapeur qui entralne I'eau

sé-

\*

$

Yeuse.

Les étuves

emplo,r,ées
gg) sont des chambres en
@gJ

maçonnerie. tl est avantageux cle donner' à ces charnbres les <limensions suivantes:

hauteur et largeur, 2'o,50 à
l.'ro.39.
2^,701 longueur, /l à 5 rnèt,res.
La porte d'entréc, assez grande pour faciliter les manæuvres, doil pouvoir se fermer hermétiquement,; les joints sont assurés au moycn d'un l-rourrage cle cléchets de coton ou de sciure.
Les eaux de condensa[ion sont recueillies dans une fosse I.', creusée dans le sol, et évacuées à
I'extérieur au moyen d'un robinet de vidange R.
Les bois sont empilés à bloc, bien alignd.s, sans épingles inl,ermédiaires sur un faux plancher P constitué par des solives; les faces supérieures et les bout,s qui dépassent sont recouvert,s de dosseaux ou cle planches de reltul,. La vapeur est-amenée pâr un luyau T, percé dc
pel.its trous clans toule sa longueul', coufant sous le faus plancher. L'introduction de vapeul
ne doit pas êl,re continue, afin d'éviler une élévation trop grande de la tempér'ature et de la
plession., elle cloit ôtre réglée suivanI la plcssion de ln yapeur clont on dispose; clle peut être

,:

I
l
II

"{t

COURS DE TECITNOI,OGIE

48

permet
uue clierninée c fermée herrnéLicluement pendarlt I'opération
interrompue la
'uir.
avant les déchalgemenls'
d,aér.er I'étuve et d'activer le refloidissetnetrt
à I'aspecl, cles eaux de couclensation; elle es[
La rnarc5e de l,opération pcirt crtre suivie
coloratioD'
tenninée lorsqrre celles-ci ne présentent plus de
on ddpile dirs c1*e la masse
L,étuve es[ alors ouverte;on établil, u*e circulation.d'air'et
pendant u' temps qui varie dc
]rois so't ersuite exposés à I'air (essttyctge)
esl r.efroiclie. Les

u' à trois mois, suiva't ia suison eL les épaisseuld

des échantillons;

oll

les empile ensuite

dansdesrnagasins,oumieuxencoredansdesséchoirs'
des appuis'
penda'l l,essuyage, il convient de maintcnir les bois debout, appuyés cont're
la tenfaciliterait
horizontal sur épingles,'qui
oette clisposition esl préférable à l'empilage
les llois au sor[ir de l'étuve
clance à se courber faciletnent que possèden[
de six mois à un an, des bois aussi secs
on peul. obtenir ainsi, ,iur.* un temps qui varie
ans'
qu'après un séchage naturel tle trois à qualre
résistanl,s et plus sensibles aux variations
moins
élastiques,
moins
Les bois" étuvés sont
Leur couleur *ar,urelle est, changée, elle
hygrométriques que res bois séctrés natureilement.
chêne
noyer, le hêtle, le platane; elle brunit dans le
se fonce en tir.ant sur le l.ollge pour le
Il
est mar concluite, les bois sont tachés' faub
qui perd son éclat. Enfin, lorsque l'opér.ation
soignés, lorsque le bois doit, rêsler apparent et
éviter d,étu'er les chênes destinés aux tr.avaux
de couleur claire.
lots de l0 à l2 mètres cubes' Lorsque la
L'étuvage sc pratique avanbageusetnen[ par
le nornble dcs ébuves, plut'ôt' que leurs
produclion yexige, ir est préférabre cl'augrnentel
à celles (lue llous avons indiquées foncl
climensions; les étur.es de climensions supérieures
tionnent mal.
1.000 francs. La dépense de vapeur
Le prix d,établissement d'une étuve est cl'envilon
avec tles sciures et déchets de bois esl' presque
dans une scierie qui alimente ses générateurs
nulle et Peut êfre négligée'
.
,
rnètre cube pour assurer les maIl faut cornpbercu, .rn. clépe[se trenviron 5 francs par
nutentiorts tli verses.
clu séchage ainsi compris :
L'exemple suivanL nous donuera le prix de revienl
donl le prix d'achat eiit' de 200 fray'cs
considéro's des plateaux de noyer rle 6 centimètres
le mè[r'e cube

:

.olà.
Intérêt et amortissemeut du prix de l'étuve, par rnètre
llanulentions ' .
Valeur locative des chantiet's et magaslns ''.''' :
'tttt et dettrl" "
lntérêt du prix cl'achat à 5. 0i0 p.endan! ùn
tlemi.. . . . .'.
et
ilù
un
penilant
Assur.ncè incenclie à 5.0i'00
0i0'-'
20
'

Centres d'intérêt liés

' ' ' '
Déchets, fentes, etc.,

0r,20

8 ,00

|

'

t5

{

,20
,00
,50

40 r00

..d; ...-t
"i; ';,-,

:i,

SfiCHAGE DES BOIS

49

Cette méthocle repose sur les pr:incipes suivants :
Séchage par ventilation.
{o L'air sec, mis en contact avec une surface humide, en absorbe I'eau jusgu'à sil ç,omplètc saturation;
2o La limite de sal,uràtion de'l'air est d'autant plus reculée que la température est plus
élevée (l mètre cubc d'air, qui, à 16o' n'absorbe que 18 grammes d'eau, en absorbe 290 à 80").
Un séchoir sera conslitué par des chambres dans lesquelles les bois seron[ empilés sur
épingles, de I'açon à ôtre traversés par un couranb d'air chaucl clui évacue à I'extérieur I'ltumidité dont il s'est chargé en traversant les piles. Il doit comprendre les dispositions uécessaires
pout assurer : lo la circulation de I'airi 2"le chauffage de cet air.
La circulation de I'air peut être obtenue :
to Par diflérence dedensité entrc I'air chaud sec, I'air chaud humide et I'air froid.
L'évacuation cle I'air humiie est assurée par le tirage cl'une cherninée d'appel. Dans ce.
eas, la clistribution de I'air doit êLre surveillée, afin clue la pile de bois soit lraversée aussi uniformémenI que possible ;
2o Par un venbilateur. La circulation est alors mieux assurée, mais Ie procédé est plus
coûteux. L'air arrive par un des cfités cle la chambre, il sort par I'autre cô[é aprirs avoir
traversé les piles de bt,is placées de façon à obstruer toute la section comprise entt'e les deux
bouches.

lburni par un calorifère dans les séchoirs à tirage naturel, par un aéroconclenseur ou un générateur spécial dans les séchoirs à circulation mécanique. La température se règle moins facilement dans le premier cas que dans le second.
Le séchage des bois doit être conduit avec beaucoup de précautions, la températule de
I'air introduit cloit, au début, être à peine supérieure à celle de I'air extérieur; on l'élèr'e
progressivemenl, cl'une dizaino de degrt(s par jour jusqu'à 1r0o, ternpérature maximum que l'on
maintient jusqu à la fin du séchage. une circulation d'air exagérée, une température trop
élevée au début tlu séchagc, amènent un tlurcissemenL des surfaces extérieures qui retarde le
séchage et, provoque la {brmal.ion des gerçures e[ des fentes. LTne sage précaution consiste à
humidifier I'air chaud au début de I'opération, soit au moyen d'un faible jet de vapeur dans
les stlchoirs à tirage çaturel, soit en faisant repasser sur les bois une parl.ie de I'air déjà utilisé qui provient, des s\échoirs.
Au poinl de vue de la disposit,ion des chambres de séchage, on distingue :
a) Les séclroirs à chambres séparées dans lescluelles les bois à trailer denteurent pendant
tou[e la durée du séchage. ll est bien entendu que, pour obl,enir un séchage uniforme, une
même charnlrrc doiL contenir exclusivement cles bois de même essence et de même échanLillon.
Ces séchoirs conviennent à Loutes les industries d'importance moyenne utilisant Ie bois;
ô) Les séehoirs continus, lbrmés cl'un tunnel dans lequel on établit, une circulalion d'air
clraud. Les bois, empilés sul cles wagonnets, sonb inl,roduil.s dans le tunnel par I'extrémité
opposée à I'arrivée de I'air. On introduit successivement tle nouveaux vagonnets qui poussent
les premiers; la marche des vagonnets tloit êLre réglée pour que le séchage soit complet
lorsque les bois ont parcouru la longueur totale'du tunnel.
Par contre, le séchage n'est réguliel que si lcs bois traités dans une,même rame de va-

L'air

c,haucl est

colrus DE

TEcltNoLocIR.

4

r?

iilffir*1.';
::l
'î.

.'s.

i
.t
'1

.i','

50

COUR; DE TECHNoI,OGIE
gonnets sont de la même essence et du même échantillon. Il
est donc nécessaire d'avoir à traiter en une seule opération
une très grande quantité de bois du même échantillon. ce
fait ne peut se pr'ésenter que dans des scieries très importantes, en particulier, les grancles scieries étrangères 'ont
souvent avantagc à sécher les bois qu'ellcs produisent de façon
à diminuer les frais de transport.

Nous donnons (frg. aq le croquis d'un séchoir système
Sturtevant, qui conviendrait à une in-

:
Ë

dustrie d'importance moyenne. Ce séchoir comprentl deux chambrcs : I'une A
pour les bois de gr.ande longueur (bois
du l{ord, frises, chênes...), I'autre plus
petite, B, ltour les bois courts (noyers,
hêtres...). L'air chaud es[ fourni par un
généra[eur', constitué par un ventilateur
cen[rifuge, clont I'ouÏe s'ouvre dans une
caisse en tôle, conlenant un serpentin à
circulaLion de vapeur. Le ventilateur
aspire I'air, chauflé au contact du serpcntin en traversant la caissr., et le re- l'1.

foule rlans un caniveau H. L'air chaud
est, atlmis dans lcs charnbres par des
trappes mobiles qui permettent d'en régulariser la clistribution; il traverse les
piles de bois el. s'échappe par des
bouches s'ouvranl, daus un caniveau G
qui le concluit à I'ext,érieur. Un volet
rnobile F permet de diriger I'air humide
soit dans la cheminée d'évacuation I,
soit dans la chambre du générateur; on
peut ainsi, en combinant la manæuvre
clu volet F et celle cle la porle de la chambre du générateur,
régler à volonté la teneur en humidil.é de I'air chaud envoyé
dans les chambres de séchage.

Les bois séchés par ventilation conservent leur couleur naturelle, mais sont en général plus durs e[ plus cassants.
On peut dessever en parl,ie les bois, au début du séchage,
en faisant arriver dans les chambres un tuyau de vapeur disposé comme
..!

I

tr,: !.
.t.

.,

c

l:

F.

('..t

f

dans les étuves humides; on parvient ainsi à augmente r la rapidité de l'opé-

-f'

sÉcu AGE DES RoIS

5l

ration, mais le séchage ainsi compris préscnLe les mêmes inconvcrnicnts r;ue l'étuvage humide.

Fumage.

-

Les hois sont sournis datrs des ét,trves fermées à l'ac[ion des protluits cle la

combustion de copealrx et de sciures hurnicles (frg.

nD.

, .r.

Ces é[uves comprennent une
chambre de séehage qui peul êtle
chauffée pal des foyers NI en nombre
suffisant pour égaliser la répartition
des produits de la combustion à I'in-

4,
Ftc.

41.

térieur tle I'étuve.
Les foyers sont disposés pour assurer la combust,ion lente des copeaux

mouillés e[ cles sciures fralches; ils
débotrchen[ dans une fosse T située
au-dessous de la chambre de séchage

et séparée de celle-ci par un double plancher SS, formé de tôles fiercées de trous.
A{in que les étincelles et, flarnmèches l)rovenant du foyer ne puissent arriver jusqu'au
bois l.raité, les trous ne correspondent pas verticalement entre eur. Un celtain nombre dc
cheminées P,, munies d'obl,urateuLs, permeltent, de régler le tirage afin de faire varier la température, qui peul êl,re vérifiée au moyen de therrnomètres J, et de diriger les courants de gaz
cha'ud -dans toutes les parties de l'étuve.
. Les bois à traiter sont ernpilés avec épingles surles solives O.
En brrllant, surtout au clébut, des coJ)caux fortemenL mouillés, on produit une grantle
quantité tlc vapeur d'eau qui dessève parl,iellernenl les bois. On règle le tirage de façon â
élever la température de 5 à 10" par jour, sans dépasser une tempelrature maximum de {iO
à 6;". Pour tlcs frise.s de sapin, I'opér'ation demande environ six jours.
Il est diffïcile d'obtenir daus ces étuves une température bien régulière i par contre, les
bois ainsi traités, imprégnés de produits crdrosotés, durcissent et, se eonservent très bien; ce
procédé n'est d'un emploi réellement avanlageu)i que dans le séchage tles sciages de sapin
de faible épaisseur

CHAPITRE Vt

.

ASSEMBLAGES

Dispositions générales des ouvrages en bois.
- Classilication.
- a) Les pièces se croisent sa,ns se traverser:
Preutier cas: Tenons et rnortaises.
- Enfourchernents. - Pigeon. - Entailles.
Deuxième cas: Assemblages à plat joint,àfeuillure, à entaille, à rainures etlanguettes, àqueues d'hironde,
à queues droites.
ô) Les pièces se croisent et se traversent.
à entailles.
- Àssemblages
c) Les pièces sont &ssernblées bout à bout.
Entures divelses.
Assemhlages pourntenuiserie de remplissage.
- Assembloges à plat joint, à rainures et languettes, à clefs.
Assemhlages unissant les bdtis antæ rnenuiseries tle remplissage :
{.' Assembl&ges sur bàtib complets.
- Embrèvements.
2" Assemblôges sur birtis incomplets.
- I

Centres d'intérêt liés

Ienuiseri€s barrées. - Menuiseries ernboîtées.
ConsaLielation des assembLu.ges.
Chevilles.
des
- Pointes et clous. - Vis. - Collages. - E.xécution
.
Placage.
colloges.

Souuernn.

-

Assemblages de hrltis.

-

1.

Les déforma[ions des bois provenan[ des variations hygrornétriques sont inévitables.. On
nepeut, queles renrlre inoffensives pourla solitlité des ouyrages, ou les dissimuler sou${âes
arl.ificcs de décoration.
On arrive à ces résultats en composanl les ouvrages de deux parties bien distinctes :
.lo Un bdti r(:sistant, dont les dimensions principales sont, assurées par des pièces de bois
tlisposties clans le sens tle la lonEçucur'(nous avons tléjà vu que les variations de longueur étaient
néglige:rbles). Les largeurs et épaisseurs des bois composant les bâlis seront aussi réduites que
le perrnct, la solitlité de I'ensemble, afin cle diminucl les chances de retrait, de cintrage, de
gaucl)isscment;
2'&re parbie rlite de remplissage(7t ttt,neau),réanie à la première parun disposil,if qui lui
permel, rle eontler ou de prendre du rel,rai[, sans disloqrrer I'ensemble, t,out en s'opposant au
cint,rag;e ou au gauchissement du panneau.
Les tlispositions employées pour r'éunir entre elles les pièces de bois constiluant le bâti,
celles <1rri constituent, le.panneau, enfin les panneaux et bâtiÈ entre eux sont désignées sous
le nonr général rJ' ussentùItt.çy es.
Poul répondre ir tous ces besoins, les forrnes et dispositioris des assemblages sont très
variées. Tous les cas compoitent plusieurs solul,ions qni ne seront adoptées qu'après un choix
judicierrx. Les asscrnblages doivent satisflaire aux condi[ions suivantes :
1."

Soltdit|.-La

solidité doit,'toujours êl.re en rappor['avec la desl.ination dc I'ouvrage

ASSEMBLAGES

;, ,

53

Elle peut ê[r'e augmentôe par un des mo,vens de consolidation des assemblages que nour^ étudierons plus loirr. On tiendra loujours compl,e dans Ie choix de I'assemblage du moy,en de
consolidation adopté.
2o Bon aspeet.
- L'assemblage peut concourir à I'ornementation, à la valiété de I'ouvrage
ou, au contraire, u'exister que pour remédier à nn manque de longueul ou de largerrr. Il
devra êbrc accusé dans le prcmier cas, il sera disposé pour passer inaperçu rlans Ie second.
ltlous classerons les assemblages en r,rois grandes catégories
l" Assemblages de bât.is;
2o
3n

:

Assemblages de menuiserie de .emplissage (panneaux);
Assetnblages réunissant les bâtis aux menuiseries cle.r.emplissage.

:

Assemblages de bâtis.

-

(t;

Les pièces à assemltler se cr.oiserrt sans se lraverscl.r

Nous distinguerons cleux cas principaux:
PnrrttnR cÀs.

-

La largeu,r du Lois à

assentblet' est rlan,s le paretnent tlu bdti

(fig.

AZ).

Assemblages à tenons
'lL C'est la disposition rlui pr.rlsente le plrrs de
.et mortaises.
solidité, à égalité de 4rain-d'æuvrc ; elle assure, lorsqu'elle est
cornpléttle par un moien de consolidation judicieusement clroisi
un bon encastrement. Sous sa forme la plus sinrple, l'assemblagJ
est corrstitué par un tenon a\ section rectangul aire fig . 43) ahed,elgh
dégagé à l'extrémité d'une des piirces de bois à assembler. C;
(

tenon vienl. s'engager clans une cavil.é ou rnoltaise de même forme
nxnopqrst.

La surface uuæy est

l'occu.patioru

de I'as-

semblage, ntnrp el,
opst sont les abouts
de la nrortaise,
mupy et urto.l: 0ll
sont les joues.

L'extrérnilé

Frc. i2.

efgh est l'ubout rJu
tenon, les sulfaces
adij eL ôeÀl sont les

Frc.

43.

ara.senl,ents, adeg eL

befh sonL Ies faces ou joues du tenon.
oe esL la longueur du tenon, eg sa largeur, e/ son épaisseur
f)atrs la moltaise) ?2o est la largeur, nr la profondeLrr, nLn l'é.paisseur; I'assemblage est
cliternrintl parcette dimension; on dit palexempleun tenon, ulle moltaise de L0 millimètrcs.

-n
...:.

I
'I

,i+
-

COI.JRS DE TECIINOLOGIE

L'épaisseur tlu tenon devrait, théoricluement ôtre la moitié de l'épaisseur des bois à
il n'en est, pas ainsi en pratigtte, les pièces qui reçoivent les mortaises, étant dans
la plupart des cas les plus chargées, seraient
t,rop découpées. On fait cette épaisseur égale
orr légèrement, supérieure au tiers de celle
dcs bois à assembler. L'assemblage présente
sa plus grande solidité lorsque la mortaise
traverse toute la largeur du bois et débouche
sur la face opposée à I'occupation. Il faut toujours conserver au tenon la plus grande larFttt.4t*.
geur possible.
Lorsque I'assernblage se présente sur l'extrémité

assembler;

des pièces à assembler (rtg. 44), on diminue le tenon de

largeur afin de conserver à la mort,aise un
about résistant. La partie enlevée sur le tenon, rt'rscr-

f/:| de

sa

l,u e l' p nulenze nt . L' at ase rnetr t
confond pas avec celui du
se
ne
de l'épaulement
teuon; mais il est oblique par rapport à celui-ci, de
vée

su1

Ia

m or

taise, consti

é

façon à présenterune hauteur de 15 millimètres vers le
champ du teuon. La partie ainsi ménagéeconstitue le

renfort d,'Cpanlement, qui assure liaffleurement

des

parements des pièc.es assemblées.

Si les bois assemb}és (frg. 45) sont rainés sur
champ, la largeur clu tenotr esl diminuée de Ia plofondeur orr aue?t'cem,ent de la t'ainure. Le tracé de la
mortaise est toujours obtenu par différence; elle est
donnée par lalargeur (Z) des bois àassemblerdiminuée
de un ou deux avancentents la), suivant que la pièce

Fro.

45.

portant tenon esLrainde sur un ou deux"
I

champs.

I
;

'-----------r-l

b

rf

li
rl

.;

ii

Lorsque I'arêt,e des bois à assembler

est décorée cl'une moulure qui doit
prolïler à leur intersection, I'assemblage présente la forme indiquée par
la ligure 46; I'intersection des mou'a lieu suivant le plan bissecteur
Iures
de I'angle AtsC (elle est dite d'onglet
lorsclue les pièces sonI assemblées
d'équerre).

La
F

rc,

46.

pièce recevant la mortaise est

entnillée sur le parement mouluré sui-

.

.)'

't

ASSEM BLAGES

oa

,-

l

.;.,!.
aui

I

{TÈ

vant abcd '(entaille de barl,e rallongée), la profondeur de I'entaille est égale à la largeur ou
avancemenl. de la moulure.

Frc.

n'rc.

4?.

AS.

L'arasement ô,c, du tenon sur le parement mouluré est reporté enavant de ce même avance-

ment'de Iamoulure, lcs rives moulurées sont arasées
d'onglet suivant 01bq, crd,.
Les bois dont les rives
présentent des feuillures son

\

l,

assemblés avec des'tenons à

ti

Afin de
faciliter le travail, la mor-.
laise est déporbée de faço n
qu'urle de ses joues aflleure
avec une des faces de la
feuillure. Selon les dimensions de cette dernière, la
mortaise esb tou[ entière à

arasements inégaux.

':il'
.d
,l!

r{

I'intérieu1'(ft9 47)ou à I'extéFrc. 50.
rieur Wg. Aq de la feuillure.
Les tenons de grande largeur (frtl. Ag) sont divisés en deux parties par un épaulement
Frc.

/r9.

cent,ral, danslequelonménuge utr renfort. On évit,c

'n
'I

ainsi d'affailrlir outre mesure le montant.
L'assemblage à tenon et morbaise sur alrgle
avec arasement, rl'onglet, ffig. 50) présente peu de
solidité par lui-même et doit être renforcé par un
collage soigné. Il est très employé en ébénisterie,
Lorsque les pièces

à

assemblersont d'épaisseurs

différentes e[ que I'arasement clisparall sur un cles
parements, le tenon est diL btitard (fig.tL).
Frc.5t.
Il est dit, à oif, lorsque la pièce portant tenon
est de même épaisseur que la mortaise et que les deux arasements disparaissent (fig.

SZ).

'.li
,11
1

'(|l

' tr

.,.ta

COURS DE TECHNOLOGIE
Quand deux traverses viennent s'assembler à Ia même hauteur, sur les champs opposés
d'un montant de faible largeur, on taille
sur chaque tenon, tout en ménageant

épaulement qui laisse
dans la mortaise la place du tenon de

un renfort, un

I'autre traverse (fr7.

63).

Frc.53.

Frc. 52.

Les bois de forte épaisseur sont assemblés surtout lorsque leur largeur est faible au
moyen d'un double tenon (frg. 5A).Cette disposition'affaibliI moins le bois qu'un tenou simple
et maintien[ mieux le dëuers des pièces assemblées.

Fro.

54.

Frc.

55-

Assemblagesâ enfourchement.
Si dans un assemblage à tenon sirnple ou double,
exécuté sur I'extrémité de deux pièces, on suppr-ime l'épaulernent, on obl,ient (y'g. 55) I'as-

ASSEMIiI,AGES

57

semblage à enfortrchement. La solidité de cet, assemblage dépencl entièrement du rnoyen de

consolidation adopté.
L'enfout'chement préserrte une grancle solidité lolsqu'il est bien
collti. II cède sans rllplure lorsrlue le collage vient à manquerl c'est
cctle raison qui le fait employer dans les plesses de menuisiers.
On assemble également à enfourchement les bâTis scellés dans les
murs; dans ce cas, tous les efforl,s qu'auraient à supporter les assemblages sont reportés sur les murs.
Les équerres en bois sont assemblées,
lloul en faciliter I'a.justage, à enfourche-

menl à vif.
' Lorsque un

des arasement,s

d'un

enfourchernent simple
est inclin é à Avùo, I'assembl age 1fig. 5ll'l
est dit cl'onglet à travers champs. Très

-"olide après collage, cct assemblage
est surl,out employé cn ébénisterie.

Pigeon.
Fro. 57.
- [,e dressage et I'aiustage des arasements d'onglet exigent
beaucoup de soins pour obtenir un joint parfait, car on est, obligé d'ajuster successivement
Frc. li6.

chacun des arasernents du tenon. On
opère plus lapidemcnt en su;rprimant le tenon, el, en le lemlllaçant
par un pigeon collé. C'est, une pièce
de bois de ftl (f,9. 57) qui s'engage
dans un enfourclrement pratiqué clans

I'extrémité de clraque pièce à

as-

pans les menus ouvrages,
I'enfourcÏËment est ob[enu par un
simple trait rle scie dans letluel orl
sembler.

colle une feuille cle placage.

Assembla,ges

à entailles.

_-

Ces assemblages ne présenlent clue
peu de solidité par eu\-mêmes, sauf
quelques excepl,ions que llous signaIerons plus loin; ils sont, surlout employés à des ouvl'ages grossiers, cloisons de cave, lambourdages, etc...,
et, consolicli,s par des clous, poinlcs ou

[.'rc.58.

Centres d'intérêt liés

t s.

i

1r

\,
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,

COURS DE TECHNOT,OGIE

5;\

Frc.

60.

Frti. ji9.

Fro.6l.
On distingue I'entaille à mi-bois

l"rc

.

62.

(/g.

58),

qui peut s'exécuter en bout ou en un point
quelconque de la longueur, et I'entaille à
paume (ft9.591.
Lorsqu'urie des pièces doit résister à un
effort de tracl.ion, on adopte I'assemblage à

queue d'hironde. L'entaille peut être borgne
Wg . e0) ou traverser la largeur du bois

(fig.6t).

On emploie très souvent une conrbinaison'cle I'entaille avec I'assemblage
à

tenon et mortai se (frft.62) . On ar-

rive ainsi à faire recouvrir la pièce
rece'r'ant la mortaise par celle
porlan[ le tenon, sur l,out ou par-

tie de la largeur de I'assemblage.

Une disposition semblable
esttrèsemPloYée
dans les croisées
pour éviter les

Frc

. 63.

introductions d'eau (frg. 63). Le recôuvrcment joint
au tenon prend le nom de llottage.
Frc.

64.

L'ébénisterie emploie très fréquemment I'assemblage à tenon et mortaise avec flottage coupé

ASSEMBI.AGES

b9

d'onglet à travers champs (tfg.64'1. La coupe d'onglet, a pourbut, dans ce cas, d'assttrer le
raccord-des {ibres du bois.
DnuxrÈua oas.

-

Lct plus petite dimension rle,s bois (dpuisseur') est dans Ie plan d.u parement
de

l'ouura,ge.

i;

Les assemblages de cetl,e catégoriesontemployés à Ia construction de tiroirs, boîtes, e[c...

ffig.

6a).

On tlistingue

:

L'assemblage à plat joint (frg. 0t), qui ne peut ê[re
maintenu qu'au mo\.en d'un clouage sérieux. Cette disposition
n'est employée quc pour travaux grossiers (caisserie) et ne
joint qu'imparfaitement ;
f.o

Frc.

65.
65.

Frc.

G6.

Fto.

G6.

67.

pièces porle une feuillure. dans laLtassemblage à feuillurcs (f.g.67).
- L'une cles
quellc s'engage I'autre pièce. CeL assemblage esI plus solide et ferme mieux que le précédenl; il peut êtrc cloué plus solidement et Ia face extérieure de la pièce portanl, feuillure peut
lester nette. Il est emplo;'é dans la construction cle caissons soig'nés, de l,iloirs à bon marclré, ctc. ;
2o

3" L'assemlolage à entaille s (frg.68).
- C'est l'âssetnblage par excellence des casiers, tablett,es, etc... Le bois
encastré es[ bien maintenu. Il peul, êlre collé dans les petits

il est plus
pointé
geusement
avanta
dans les bois de dimenouvrages;

Frc.

68.

sions moyennes. Il esl
préférablc, au lieu d'abattre au laboL les arêtes de la picce
mâle, de comprimer seulement ces arêtes au marteau. Après
mise en placc, le. bois comprirné reprend sa forme primitive
ct Ia solidité de I'assemblage est augmentée;
4o L'assemblage à rainure et languette (lg. 69) est
une variété du prricédent, il n'en diffère que par la largeur de I'entaille, qui est indépenclante de l'épaisseur des bois

Frc.
à

69.

assembler;

:

'
.i

,1,

,

'r i

i."rrl
i:l#

It
r' .r]
- rl, at
,;:
'

_i,r

COURS DE TECHNOLOGIE
5o

Ltassemblage â queue d'hirondê.

-

Cet assemblage est constitué par une série de
tenons taillés en forme de queue d'hironde,

sur I'about de I'une cles pièces à assembler; ces tenons s'engagent dans des entailles.de même forme, creusées sur I'about
cle la seconde pièce (fr9 . 70).

Cet assemblage, désigné sous le nom
dc queues ordinaires, est solicle; il peut

Frc.

70.

être consolidé parun collage ou un clouage ;
rnais la forme trapézoïdale des queues est
d'un aspect peu agréable.
Dans la consl.ruction des tiroirs où le
deva:rt doit êl,re net, on adopte, pour assemlrler le devant cI les côtés, I'assemblage
dil. à queues recouyerLes Qfg. 71,).

Enfin, dans les

ou-

\:rages soignés oir I'assemblage ne doit pas être

l'rc.

71.

appalent, ou adopte la tlisposition intliquée par
la figure 72 dite à queues recouvertes d'onglet,
ou queues cachées
J'

Assemblages à queues droites ou endes
fourchement.
- La difficulté d'erécution
diverses queues d'liirondè aux machines-outils
frrit, emplo),er, dans les ottvrages de petites diIrrc. '73.
mensions, I'assetnblage dit à queues droites représenté par la fïgure 73. C'est urr vtlritable cnlbut'chetnettl donl, I'aspec[, lorsqu'il est bien
ploportionné, conr:ourt. à la déeorat,ion cles obiets claus la constructiort desquels il entre.
6o

ASSEMBLAGBS

6t

Cet asscmblageest collé; il est, rl'aulant, plus solitle que les faces
les tenons et les entailles sont plus nombreux.
ô)

cle

collage, et, par suite

Les pièees se cr.oisent et se traverselrt.

Entailles à mi-bois.

-

On adopte la disposit.ion représentée par la figure za. Crt ,r-

IL

lf
,l'

I

-]

Fro. 74.

F'rc. ?5.

semblage, très employé en charpente,l'e.s[ rel ativement peu en
menuiserie :

il

ne peut en effet
-i

)

J

,tq

.li

'
Irra.

76.

k

l----T-'--r'
Frc.

-:

?7.

rcsler juste avec les variations hygrométriques, les joints
s'ouvrent dans un milieu

iec:

au

COUR,S

62

DE TECHNOLOGIE

pièces assemgonflent, I'assemblage force
contr.aire, dans un milieu humide, les bois
:l
l.r
I'assemblage
dans
obliquement, tout raide
blées se cintrent. Lorsque les bois so't assemblés
en remplaçant I'arasement droit, par
tend à les ramener d,équer.re. on évite cet inconvénient
prend alors la forme représeutée par
un arasement brisé formant embièvement; I'assemblage

lafigure?5.

rr
,-__
dans les meubles ou ustensiles dont la
Les assemblages à rni-bois sont employés surtout
(escabeaux, tables sur croisillons, grillages
construction procède plutôt de la petite charpente
ordinaire, on préfère diviser uue des pièces
cn bois de petite dimension). Dans la menuiserie
indiqué à la figure 53.
e' 6eux parties assemblées et établir |assembrage comme il cst
du modèle (brassuresde poulies
Ils sont plus {réquemmenl, employés dans la construction
variante de l'assemblage employée pour une brassure à
et. de roues). La ligure ?6 montre une
assembler trois pièces qui se
cinq bras. on peut également, et par un procédé analogue,
épaisseur, et I'assemblage présente la dis-.
croisent,; chaque pièce est dérardée des zlB de son
position indiquée Par la figure 77'
Ie cas de grands efforts, consolidés au
Tous ces assemblages doivent être collés ou, daus
moYen de vis ou de boulons'

,

c)

Les pièces sont réunies bout à bouit'

On désigne ces assemblages sous

le nom cl'entures. Leur emploi esl très fréquent.

On

est en effet souvent, obligé, dans les
rnenuiseries neuves, cle rallonger des
bois trop courts. Il en est de même

dans les réparations, car certaines
parties des rnenuiseries, le bas des
croisées, Ie haut des volets, Par
exemple, plus exposées aux intempéries, peuvent être complèlement détruites, alors que le reste demeure etl
Ito.

bon étal.
78.

doit être solicle et surtout peu apparente, les joints visibles seronl parfaitement exécutés. Si les pièces rajoutées sont fixées sur un bâti solide,
I'enture lle comportera qu'une coupe
faite aYec soin, consolidée Par un

En menuiserie neuYe'

I'enture

clouage peu visible. Si les Pièces
risquent de se déjeter sous I'influcllce
dcs variations hygrométriqubs,, ce
Frc. 19.
qui ferait clésaffleurer les joinls, il
faudra. prévoir une languelte ou une fausse languette (tanguette rapportée) pour éviter

ASSEMBLAGES.

63

cet, illconvénient. La fausse languette est préfér.abre.
ear elle rhcilite l'exécution du joint.
0n emploie I' enture à sifflet simpte (frg. 7g), consLituée par url simple
.ioint plat en

N
/

ô!
æ

oo

lausse coupe; cette clisposition est utilisée
pour les'réparations, Ie rallongement des moulures; le joint est toujours consolidé soit par
un collage, soit par des vis ou des pointes.

,71

co

@

tlr

I

Le trait de Jupiter simpre (frtl.7g), prus spécialement
employé aux réparations.

COUITS

6L

DE TECHNOI.OGIE

Le trait de Jupiter des menuisiers, exécuLé sur l'épaisseur (fr1t. ti0), est. l'enLule qui convielL le mieux a1 rallongemeut tles bois ;. ii se prête égalernent très bien à I'assemblage de
pièces cintr'ées Wt/. 8l).
Les pièces cintrées de meubles (tlossiers de lits Louis X\-, sièges divers) sont simplemeni
ajustées bout à bout et assemblées au moren de tourillons collés (fig.82).
Les assemblages dits à trait cle Jupiter des charpentiers, enture à queue d'hironde, sifflet
tloul:le (rt11. gJ à 85) sont du domaine de la charpente; ils ne sont que très raretnertt ernployés
en menuiserie.
Assemblages poun menuiserie de remplissage.

'Ious ces âssemblages onI pour but de consLiluer clcs panneaux de grandes dimensions au
moJrer) de planches de fnibles Iargeuls appel{'cs ttltti,ses. Les surfaces. commullcs à deux
plalc6es adjacentes constituent le joint. I-es joint,s étant tou.iours visibles, même sous la
peinture, il falt évil-er d'employel des alaises de largeur inégale aux deux extr'émités (queue,s
rle rnorrrc.r) d'un aspect, toujours désagr'éable.
Les planches assemblées étroites eI de'lareeurs régulièrcs (parque[s) sonl, appeld:cs frises.
' Les assemblages les plus e.mployés sout :

Assemblageàplat joinf

ffit.Sti).-

Les planches sont en-con[act par un

Frc.86.

conl,re, I'assemblage à plat ioint bien exécuté dans
visible, et ue cause que peu de déchet.

riroÏ'l'

,"i'ff€,*
.., ir;..:

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