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BIBLIOTHÈQue DE L,ENsEIGNEMENT TEcHNIOUE
:
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pr lr.rÉn ,ri.,
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Mn[' Michel LA-G-R'avE, Inspcctettr"ngénér'al honoraire rle l'Enseignernent
tecSnique
Inspe'cteur génér.at tte I'Bnseignernent technique
.... ...,.:. :tl.: =:YS,
[eur de f An..igne^enl. tcchnique

OOURS
DE

TE CHN(-) L(-)GIE

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PAII

J. LOMBARD
cnEF r,E Ttr.\\..\t-x.r l'Ér:ôt.r: rr'AnTS

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MASVIEL

tlli.rrEtrs

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DE LII,LE

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t'

.c.

L'licorn D,Anrs nr trÉrrnqs

D.-\IX-EN-PRO\'ENCE

A I'usago des Écoles pratiques de Commerce et d,lndustrie
des É,coles profess ionnelles, des Ëcotes techniques, 'des Mécaniciens,
etc.

I

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TOME I

BOIS
GENERALITES.

-

ASSEMBLAGE.

-

OUTILLAGE.

_-

PROCÉDES D'EXÉCUTION
' .i.

I)ARIS

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I{. DUNOD ET E. PINAT, ÉorrEûns
.Lg,
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guAt Dtrs

Gn,\\I)s_AUGUSTTNS

rôir

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Tous dloits de rerrrotrultirrn, tre lradrrction et.r'a,ru1,intion
réserr-és p,r,,, 1ou. pu!.,

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ÀVA}{T-P,ROPOS

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-t^"^^^'{S=

Le bois a été ernployé dans les ar[s dès la plus haute antiquité; ses emplois, beæés
au début à la cltarpente, s'étendirent rapidernenl, à la fermeture et au mobilier. des
habitations.
i Dès le xvt'siècle, on désigna sous le nom de menuiselie: {o ( tous les ouvrages
de bois taillés avcc propreté et délicatesse ,) i 2o < [out le bois taillé et raboté u destiné
à I'aménagement, Ia décoration intérieure et I'ameublement d'un édifice. Les artisans
chargés de I'exécution de ces travaux; qui avaient été appelés successivement : charpentiers de petite cognée, huchiers, huissiers, prirent dès lors le nom de menuisiers,
sans autre qualification.
' Grâce à ses qualités précieuses,
I'cmploi du bois,s'est généralisé et I'ar[ de la rnenuiserie comprend aujould'hui de nombie.rser speciaiites dont les principales sont :
{o La menuisefie de bâtiment, qui construit tous les ouvrages simples de menui.serie (croisées, pbrtes, volets, lambris, paiquets, meubles grossiers, etc...) ;
2o I'a menuiserie tlécoralive, dite encore menuiserie d'art, qui a pour but d'exécuter les menuiseries décor'ées de sculpture ou présentant de réelles difficuttgs d'exébution (escaliers artistiques, lambris sculptés; décoratiôns des palais et des temples,
i
reconstitutions anciennes, mobiliers d'art, etc..,);
iJ" L'ébénisterie, qui construit les meubles ordinaires;
4" La menuiserie en sièges, exercée par Ies bàtonniers, qui confectionnent Ie bois
des sièges, chaises, fauteuils, etc... garnis ensuite par le tapissier;
5" La menuiserie en voitures, qui s'occupe de la construc[ion des caisses de voitures, automobiles ou non, et de voitures de chemin de fer';
6" La menuiserie tnécanique ou rnodèlerie, qui a pour but la confection des organes de machines en bois (dents d'engrenages, poulies), des charpentes mécaniques,
appareils de meunerie, bâtis en bois, fuselages, hélices d'aéroplanes, et clu modèle de
fonderie ; elle est exercée par le rnodeleur;

*

rq

AVANT.PROPOS

VI

La layetterie, ou menuiserip d'çmballage, qui comprend la fahrication tle
tol[es les caisses et embaltagcs divers desbinés à I'expédition des marchantlises; r:l[,r
7o

est appelée quelqucfois caisserie
Au cours de cet ouvrage, nous étu,lions tout rl'aborJ les bois, les soins à leur
clonner afin rle les irmener dtns dc bonnes conrlibions à la misc en æuvre, eb les dis'
positions générales des oLrvrdgcs en bois. l{ous examinons ensuite la méthode géuérule
de travtriI et I'outiltage qui permet son application.
Enfin nous terminons ceIte ébude par I'exposé des procédés d'exécul.ion qtte nous
complébons par quelques applications.
l{ous passons ainsi en revue rlans cet[e première partie du cours de technologie appliquée aux industries du bois: les matériaux et les lnoyens dont disposcnt les menuisiers en général, dnns les pe[ites inrlustries travaillant à la main.
Nous étudierons tJans Ie second volume les matièrcs suivantes :
Nlenuiserie
Machines-outils et ateliers rnécaniques pour le travail des bois
Modèle et
de bâtiment. Principes généraux cle fabrication du meuble et du siège.
menuiserie mécanique.

-

:

LouRe no-Nl,rsvr rir,.

OOURS DE TEOFINOLOGIE

CI]APITRE I

BOtS

-i

I
.if

SouuerRn.

-

Détinitions.

constiltttiott tles hois'

- BxatDen de la section. - Tissu tle contluile. - Tissu de soutien. Tissu rayonnant.
Aubier.
Cæur. _ I\Ioelle.
Itropriélés plrysiques et mécaniclues tles àoi.ç.
tlyiçrométricité.
par.furn.
poids
- couleur et éclat.
spécilique'
- Drrrcté' - Elasticité. - Aptitttde des bois ii se laisser travailler et polir.- - Aptitude
à la
teinture.

Déûnitiolls'- ondésigne sotts le norn gttnéral tle llois, lasubstance plus
oumoinstlure,
compacte ou fibreuse qui collstituc la paltie retsistarrte
cle la tige,'d., b.urrches et des racines des albrcs.
Quclques cléfinitions préliminaires pennel,tront rle rnieux comprendre ce qui
va sui're
On appelle gruntes, les troncs d'arbres abaltus, clui peuvent
être (corc(s ou no'. L,extr'émil'é cle la grume au voisinage tles racines esl la
eulie,l'extrémité opposée cst la tôte.
Si lagrume est' sciée aux tlcttx bouts, elle est diLe offt-anchie,
la ru"tioo.q.ui se trouve
clu côt'é cle la culée est dite seclion de r1uetile, Ia sect,ion
opposée est

dite

tage.

secli

on tJ,ébou-

on désigne sous re nom de scinges tous les bois tlroits provenant,
du débit des grumes,
e. utilisant des scies rnticaniq'es olr
Nous étuclierons plus loin le classement
'on.
des sciages pour les rlifférentes cspèces.
effectué

Constitution des bois.
Le bois tl'esI pas rlllc mal,ière ltomogêrne. C'csf, un lout complexe dont les propriél,e(s
clé-

pendent

:

lo f)e I'essence qui I'a produit;
'
2o Pour utre rnêmc essence, des conrlitions tlans lesquelles il
a été formé; c'est-à-clire du
climat', de la trature tltt sol, de l'exposition el, du réginre forest,ier auquel les
arbrcs ont été
soumis.

COURS DE TDCIINOLOGIE.

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l

2

COURS

DE TECIINOLOGI!]

d'un bois seron[ cléterminées pout'une essencer par la proavec des bois venus clans cles s[avenance, ou, en l,absence tle cette donnée, pat colnparaisou
En conséquence, les clualités

tions dont les produits sont parfaitemcnt cotluus.

d'un arbre,
Examen d.e la section trangversale. - Examinons la section transversale
{o l'écorce;2o le bois;
noustrouvons successivcment en allant tle Ia circonférence au cenl,re:
3o la moelle.
liège, dont les usages sotrt
L,écorce n,est, utilistie en construction que sous la forme de
trop spéciaux pour figurer dans cetle étucle'
les faces internes
Le bois est formé sous I'action d'une couche génér'atrice qui exisle sous
concentri(lues, produits sur la périphérie
de l'écorce. Il rirsulte d'une série d'accroissements
partie la plus jeune est celle placéo
au voisinagc de la couche génératrice, de sorte que la
immédiatement sous l'écorce'
eouahes, plus ou rnoins disLa masse clu bois cst par suitc constituée parune succession de
Dans les régious tempérées ou
tinc[cs, formées chaoune au cours tl'une période climirtérique.
annuelle,eb le nomla vég.étation est, intermittente, chaque couche correspond à la formation
l'âge de I'arbre. II tr'en est' pas
bre dc couches o\eertxes permeIde déterminer avec certiturle
les couches sont pctt clistincl'es,
de même pour les arl,,res poussés dans lcs pays tropicaux, oir
les fibres entremêlées, et les formal.ions atruuelles très variables.

Étude drune couche.
sont

-

Chaque couche comprend plusieurs variébés

de bissus qui

:

et
uasculaire ou conducteur. donl. la fonc[ion principale est de conduire I'eau
les éléments nutritifs depuis la racine jusqu'aux feuilles'
Il es[ caractérisé dans les bois feuillus par des vaisseaux formés ile tubcs allongés, visibles
pores sur les sections
le plus souvent à I'æil nu, qui appataissenl, sous forme de lrous ou de
sillons
ou de canaux'
transver.sales, et, sur les sections longil,uclinales, sous forme dc

a) Le

tiltsu

Le tissu vasculaire est surtout groupé

à

la partie interne cles couches qui correspond

ne comporauxformations tle pr-iltemps. Dans les bois r'ésineux, lcs formations de printemps
moins compacl'es eb
tent pas de vaisseaux, elles sontforméesde{ibres fusiformes, plus lâcltes,
!
cle couleur p,lus claire clue lesformations d'é[é et d'autotnne'
lcsquels ce tissu
claus
bois
Les
d'élasticité.
dureté
et
cle
peu
présente
Le tissu vasculaire
ils se lravaillent
clomine sont tendres, peu ncrveux, peu élastiques oi.1l,gçrésistanl,s ; mais
le nom de ôois
facilement. Ilsproviennent en général cles sols humides; on les désigne sous
erl menuiserie à
g..(ts. Les bois gras cl'accroissement et de couleur uniformes sont recherchés
le type de
cause de leur facilité de lravail. Le chêne cle Slaaonfe peut être cousidéré comme
ces bois.

I'arbre
tissu d,e soutieir, donl, le rôle est, cle résister auxefforts grle doit supporter
fibres longues
(poids des branches, des neiges, poussées des ven[s). It est constitué par des
à I'extésurtout
l,rouve
Ie
et élastiques, e[ domine dans les formations cl'été et d'automne, on
b)

Le

lieur'des couchcs annuelles.

:.il

uots

3

Les bois, otr le l.issu de soutieu est pr'éporrdéran[, sont dnrs

et ner.veux, sujets à se tourmentef et à se fenclre; on les t'econnaiI dans lcs bois feuillus, à la for.te épaisseur
des cer.nes;
ils sont dits Z,oæ ntuigres.
Datrs les essences résitreuses au contlair.e, les bois sont d'autant plus
tlurs et résistants qr-re
les couches annuelles sont plus minces.
c) Le tisttt ruyottnant, formé decellules disséminées dans le corps lt'gneun,
clui comprencl:
lo Les rayons médullaires formés cle larues verticales rarliales, clui apparaissent plus
ou
moins sur les différentes sec[ions sous la folme dc taches ou ntctiller, forr.Jus
ou claires, plus
ou moins dontournées suivant I'inciclence tle la lumière et le débit.
Les rayotrs nrédullaires constituenL dans le t,issu ligneux des plans de rnoindre
résisiance; ils clonnent très souvent naissa'ce à des
de
sdclrayle.
f,entes
lo Le parcnclryme ligneux, spécial aux bois. feuillus, gui entoure les vaisseaux et, ser.[
de liaison entre les tissus dc conduite et dr, sor1i.n il apparait sur
une section transversale
;
sous forme soit d'auréole plus claire, etttoulanL les vaisseaux, soit
des corclons brillants. ondulés, divisarrt chaque couche annuelle en plusieurs autres.

a.

*

Le bois ne présente pas les mêmes clualités clans l.ou[e sa masse. Lcs couches
extérieures
nouvellement forrnées sont lendres eI contiennent beaucoup d'eau; le bois qui
en provient est
peu résislant, e[ peu durable. Il est souvenI tle couleur pltrs claire que Ie reste
de Ia masse;
on le désigne sous le nom d'Aerltier'. Après nn certain temps, tlui varie avee
les esscnces et les
conditions de végéta[ion, les couches d'aubier se lignifient, leur clur.eté et leur
élasticité aug-'
metlletrt, la quantité d'eau qu'elles contenaient diminue; elles se l,ransforrnent alors
en bois
parfail..

vieillesse de ltarbre.

-

L'incrustation cont,inuant,, les couches centrales les plus an-

ciennes parLicipent de moins en moins à la vie tle I'arbre,
elles perdent leurs qualités, se sénilisenI en quelque sort,e et ne se défenclent que dil'ficilement contre
les maladies qui attaquent
les arbres âgtis, à la suite d'accicleuts divels (gouLl.ièrcs, pourriture
et mort

q

de r.acines); maladies, clorI le développement dan.s la partie centlale de la
pièce es1 thcilité par le canal métlullaire et par la présence des næuds, plus ou moins sains,
llrovcnan[ de l'élagage natur.el du
baliveau' CeLte attaque clu c<eur col'responcl cn général à la vieillesse
de l'arbre ou reraur. on
a donc tout inLérêt, pourobtenir clcs bois sairrs, à abattre les
arbres avant ql,ils aienl,atteint
un âge trop avancé.

',i'

fl

*riff
n

's'jr

Section lortgitudinale.
- Si nous examinons mainienant, les bois dans le serrs de le,trr
longueur' leurs qualit,és ne sont,
pas constantes. Toutes les régions soumises à de
$rands
eflbrts: les environs du collet, les poinl,s d'allache cles branches, et,c.,, coptiennenl,

i

-l

tlcs tissus

plus lourds eL plus résistatrts, Ies fibres sont contournées, lc bois y
est ùjL ronce,æ.
Les branches et les pointes cottl,iennent ploportionuellement plus'd'aubier
gue

I

le tronc.

Moelle'
- La moelle est, la paltie centrale de l'arllre, elle n'es[ apparente gue dans les
premières années, à la longue, elle se dessèche et clisparaî1, laissanI
vicle le canal métlullaire

i,:È,.1
àr,

COURS DE TECHNOLOGI11:

4

toujours entouré de fentes et de nættds. Cet,te partie cenl,rale
souvenl, sittueux et
'resr1le
elle est l,ou.jours le siirge de défauts qui altùr'ent la clualité du bois et
prend le norn de oæur;
petrt obtenir. des produits cle choix c1u'apr'ès avoir au prèalable
gênent le ttébit. On
'e
dticæur( I'arbt'e.

Propriélés physiques et mécaniques des bois'
la couleur ct l'éclal', le parfum, le poids
Nous é[*tlierons s'ccessivernent : l'lrygronri'l,ricité,
à se laisscr travailler et' Polir, I'aptitucle à
spécifir|rer, la durcté, l,élasticitdr, I'aptitudc tles bois
la teintttre.

H;'gnométricité.

un milieu satur'é de I'apeur tl'cau, abGonflement et retrait. - Le bois, placé dans
cl'hu'ridité. ccttc absorption se manifeste
sorbc, comme tous les corps or.ganisés, beaucoup
diI alors quc le bois got,fle' Lt cont'raire'
par une augme.l,atio' dc poirls et tle volume; on
contenue dilns ses lissus, soll poids et son volume
pracé tlans un rniricu sec, le bois pcrd l'eau
varial.ion de poids, le gonflement et' le
difirintrerrt; on rlil, que le bois lirend dr retruit. La
absorkréc ou évaporée'
retrait, sont proportionnels à la quant,ité d'eau
grande quantité d'eau. cette quantité varie entre Lô
. Lcs 5ois sur pied coltienncnb unc rTrêrr-re essencc, suivant quc I'ou co'sidère le ctnur
et B0 0/0 suiva^l, l.s essences ct pour .'e
ou I'aubicr'

à lravers I'aubier; ce delnier, dans
L,asce'sion de l,eau clans les arbres se ftisant surtoul
plus lourd eL co[t,ient plus d'eau que le cæur'
les bois fraîchement abattus, est toujours
les bois comnlencent r\ perrlre lettr htttltidité et prentrent un

i

Immédiateme'[ après l'abatagc,
rel,rart que I'on Peut évalucr it
. 0,10i 0 sul la longueur;
:l à ô 0/0 sur le diamètre;
6 à l0 0/0 sur la circonle reltc(:'
cst tlu con[raire très imporLa variation de la long.ucur e,st donc à pcine sensiblc, elle
tanto tlans une scction tratrsversale'
I-a dcssiccalion ne s'efTectue jamais r'égulièrement
dans toute la masse. La surface ertérieure et les ex[rémiti,s pcrtleut plus rapitlelnellt lertr eau que le centre tlc
la pièce el, lendent à prenrlrc du letlait avatr[ celui-ci.
[,c r.elraiI tle la périphtirie est, donc gêné pal la résistance tles Parlics cent,rales de la pièce. Il eu résulte que
tlans lcs l;ois cl'une ccrlaine épaisseur, môme débités
l'rc. t.
(f.{J.l), le rel,rait provoqucrtr tottiours la formation cle
fentes qui se produisent tout, d'abord aux extrémités.
en grume, car I'auCe p5éromilne se mani{'estc avec encore plus cl'intensilé tlaus les bois

-

I}OIS

D

biel que ces ltois présentcnl à I'ex[ér'ieur',, contenarrt beaueoup d'eau, prencl rapirlement un
tr'ès fort letrait, tandis que le t:entl'c, clui conticnl, relativemenI peu tl'lrrrmidité, tlonI l'évapolation esl de plus gtrnétr
par les couches extérieur.es,
n'en prend que {brt peu. Aussi
la <lessiccation des bois en

gl'umc amènc-t-elle l-oujours
la nrpture des couches extéri eu les; rup lurcr rlui s't.ffectue,,

tantôt cn plusieurs

points,
ploduisanl, ainsi une série tle
fentes rapprochées et situcles

rlans les parlies offr'anl une
Frc.3.
(tlans
rtroindre résistance
les
gros rayons médullailes por,,ietottle) (tT.tt.2), tantôt ou u11 ou deux points sculcment, ouvrant
I'at'bre jusqu'au c(Lrur, ie qui se proLluit srrrloul, tlans les bois rnaigres r:t nclveux (fitl. J).
Fro.

2.

Tissus anormaur.
- Les tissus anol'maux du collet, de la naissarrce clcs branr:hes prennent peu cle retrait; ils clonnent naissance à des fentes dans le bois
environnant et, aurènenI l'éclalernenl cles ntnucls.

Tissus cicatriciels.- I-es l.issus cicat,riciels r.ecouvrant les plaies,
... contiennenl beaucorrp cl'eau; ils prennent, par suite un
fortretrait, ct seclirtachenl de larnasse;la f'ente produitesrrit l.oujours.
la couche blessée.
blessures,

.,;

':

Retrait longitudinal.
- Dans le sens de la longueur, le retr.ait
amène ull raccout'cissemcnI l.rtrs faible, urais plus act;entué sur la p(:riphérie qu'au cetrtrc. Cel.te rlifTérence cle ret,rait produiI des tensiolsextérieures d'auhrnl. plus fortes que les bois sont Plus rrerveux. Ces
tensions sont la cause de la raideul et dc la résisl-auce des llois ronds
qrri peuvent ôtre assimilés à tle r'éritables poutres armées. Leul existence est mise en ér'idence Iolsrlu'on débite les arbres. Sil'onrefelcl en
effet, suivant le crnur, une grume parlhi[emcnt droite, ou obtiept
cleux pièces qui sont légèremeirt cintr'ées, Ia convexité étanl, l.ournée flu
côté du cceur (frg.A). Ce fait se pr.ésenle avcrc moins rl'importance pour
un pfateau refendu ell son milieu. On dit alors que les pièces tirent (i+
cærw. Le tirage au ccrur est rl'aul,an[ plus intense que les bois sont,
plus maigres et pltts nerveux. Il alrivt' palfois qu'âr la toml;cre de la
'Irru.4.
scie, lgs sciages dc faible épaissetrr se li.nderrt nellernent sur toul ou
partie cle leur lotrgueur'. On peu[ évitcr cet inconr'énienI en supprirnant la tensiotl sur un

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COURS DE TECHI{OLOGIE
des côtés,

il suffit

pour eela d'enlever une forte dosse perpendiculairement à la direction
principale du sciage (fr7.3).
Il résulte de.ce qui précède qu'il est lrès difficile de préserver des fentes de séchage les bois cn grume. Ces bois devraienl,
toujours être alrrités afin d'éviter un séchage rapide et n'ètre
écorcés qu'au mornent du débit.
Déformations produites par Ie retrait dans les bois démciins d'eau au centre
bités,
- Les ltois sur ilied conLenant
proportionnel à la
élant
retrait
et
le
circonfér'ence
la
qu'à
quantité d'eau évaporée, les bois débités sont sujel,s à tles
cléformations tri,s variables, QU€ nous pouvons ramellel' à

I"Io. ii.

trois cas principaux.
Pnuurpn cÀs.

Planche déhitée tangentiellerneul aux couches annuelles et dite planche

-

sur rlosse ffi9. (t).
La face ab la plus rapprochée du ccBur (parernent) prenclra., etr séchant, moins de re[rait
rlue la face opposée crl (fauæ Ttarem,ent), les elzamps acl,
L,c prenncnt, des retraits égaux. La planche sèche sera cintrée

comme I'intlique Ie
tracé orb,c,dr. Les
valiabions hygromét r i q u e s' s u r t' e n a n t
après mise cn æuvre
tendrorrt Lou'iours. à
rnodifiel cette cotrfI
:_

lv

Frc.

6.

llure.

&n----_- - -^6,

t'.
d)--------

I.'rc.

)êt

?.

Les fentes de séc6age, s'il s'crr ploduit, seront dirigées suivanI les ravons médullaires, c'est-à-dire uormales
1s parement. Elles 1e diminueront pas la solidité tl'un assemtrlage exécuté à travers l'épaisseur du bois, qui, au cotttraire, s'opposera à leur ouverture.
Le cintre tr.ausver.sal et, la tendance à la fente éLant tt'autaut, plus grands que la planche
sera plus large, nous pouyons clirc que les bois srrr dosse devlout être employés sultout en
lhillles largeurs pour la confcction de bâtis assenrblés.
Planche débitdrc nonnalement aux couches annuelles, tlite débitée sur
DnuxrÈun cAs.

-

nmilles ou sur quurtter lfrg.l).
. Les deux faccs rtb, ed, présentent cles propriétés iclentitlues. Le retrait, se manifeste par
ùne dimipution de largeur et par des climinutions d'épaisseul inégalcs aux deux extrémités
tle la section ; plus grandes en cul r1u'en bc, La différence de ces épaisseurs pourra être négligée, la planche rester.a plane. Les fentes de séolriige tendront à dédoubler la planche qui no

n

BOIS

poulra par suile ôtre utilisée dans la confection des bâtis assemblés. Par cont,re, eette planche
à la construc[ion cle panneau.r pleins de grande largeur qui ne se
déformeront pas, et dont I'aspcct, sera rehaussé par'
les mailles brillantes, provenant cle I'affleuremenl,clcs
l'ayons métlullaires sur les faces apparctrtes.
l',r - 1,,
ll
Piècc à section carLée, débitée
TnorsrÈur cÀs.
Ara-- tr{
srrr rluar[ier (fig.8) Tous les côlés de la section pl'enclront du letrait, mais inégalement. Le letrait circonférenciel étant, plus folt cluc le reLrait radial, la diagonale D./ diminuera relatir.ement plr.rs que lcs autt'es
dimensions; la section carrée sera remplacéc' pal'
une section a1'ant la forme clu quaclrilatère a,bp,d,.
Les fenl,es sont, dans ce cas, peu à recloLrter; mais
Frc.8.
con'r'iendra parfailement

la déformation angulaire de la section est

lrès

grande et doune beaucoup de cléchel, lolsclu'on verrt la ramener au cat'ré.
vALEUR DU IIETII.{IT ])ES PnIN0II,,\LES ESSENt1ES EN PASS;\NT NU

T-,TIT.TT

VERT

A L'É'LII

$
SRC.
I

O/(] DU RETRAIT
ESSENIES
LONG UEIJ

Chêne
l,'r'ône

Hêtre
Ctrarme

l)oirier.

Erable
Sapin

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Epicéa
Piusylvestre... .......1
Acajoï

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Couleur et éelal.
La coloratiorr tles bois esL très variée suivaul, Ies essences, clle va du lilanc au noir, en
passant, par les jaunes, les rouges, les verts. En 6iénéral, les couleurs les plus vives sont le
privilège des arbres qui provienncnt des régions tropicales. La coloration est: tantôt uni.formc dans tout,e la masse, les bois sont, alols dits à aubier ct cæur confonclus; Lantôtl'aubier et le cæul possèdent des leintes ncttcment différentes, les bols sont tlits à cæur et aubier

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tliflércncitrs.

La couleur esl, très variable pour une môrne essencel c'est.ainsi que le noyer, par
exemple, clonncra suivant sa provenarlce cles bois gris, parfois presque blancs, tles bois
veinés de noir sur fond rouge, ou de noir sur fontl olivâtre. Ces différences proviennent du
climat, cle la llatul'e du sol, de I'exposition, du régime forestier et enfin tles accidents ou ma'ladies inévil,ables, que l'arbre peu[ avoir à supporler au cours de son existence

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8

COURS DE TEL]HNOI,OGIE

La coloration tles bois est un bou carar:tère qui peul selvir'à déterminerleulespèce, mais
ce carac[ère n'a rien dlabsolu. Il influe cepcndanl, br.aucoup sur la vente cles bois destinés à
la menuiseric d'art, à llébénisterie et à la rnarqueterie. I)ans cerlains cas, on lecherche unc
teinte claire urii{brrne, que seuls les arbres à accroissements t,rès petits, vellus en pleine
futaie, pcuvent donncr; c'est là une des raisons rlui a poussé si loin la vogue cles chtines de
Slavonie. Tantôt, atr conlraire, on rec,herclrc rles elï'el,s rle coloration variée, cles bois veinés,
nuancés, propres au revêtement cles rneubles ou à la nrarrlueterie. Cette rechcrchc csI une
des causes de la hausse subie par le prix des grumes proples à la fabrication cles placages.
I-a coloration dcs bois est reltaussée, dans la plupart cles cas, par un éclat propre à I'essence, mais dépendant le plus souvent du délrit. Étant ilonné la complexité rles tissus composant le lrois, leur enchevêtrement, les rlifftrrenccs d'aptiLutle à la coupe et ar-r polissage des
filires suivant I'angle qu'elles font avec la face tranchée. il est facile dc se rendre cornpte des
<lifférences tl'aspect, dilÏcrences qui modifient la couleur, que I'on peu[ obtenir pàr un débit
:

intelligent.

t.
tl,

Sous nos clitnats, ou les coLrches annuelles sonl, réEuliirres et, bien cliffctrenciées, en laissant rle côté I'utilisation des irrégularités tlu croissancb, telles que loupe,s, ùt'oussins, Tturlies

B
]'

r

de tissus anorrnaux proyenant des culées ou des tê[es, l'éclat du bois
dépend surtout, cles rayons médullailes; il esl plus grand pour lcs bois débités sur mailles on
sur quartier, plus lhible dans les bois débités snr dosse, ct pour ceux-ci plus forl, en parement,
roneeuses composées

qu'en faux parement.
Certains bois (châtaignier) dontles rayons mttclullaires sont irnpelceptibles à l'æil nu, ne
possèdent pas d'éclat. et présentent toujours une couleur tenre.
I-es bois exotiques, dont les couches sonl, peu clifférenciées et ddnl les fibles sont très
souvetrI ernm0lées (r) présenl,entdes aspects chatoyanl,s; ils sont clits satinés, moir'és, ondés.
Les bois mouchr:|,és proviennenl, dans tous le.s cas d'une anomalic de croissance.
La coloration des bois u'est pas pcrmanetrte; le plus sonvcnt elle s'ùccenttrc et se fonce
avcc le teurps (acajous), quelqrrefois, rnais plus rarement, elle s'atténue et le bois perd l"out
son éclal, (bois de rose).

Parfurn.
Le's lruiles essentielles, contenues clans les bois,
lière qui peut aide.r'à en délerminer I'espèce.

Ieul commrrniquent une orleul particu-

Le pall'urn de certains bois les fait rc,chercher poul'des emplojs clételmitrés; c'estainsi
que le thu,va, le cèdre, le cyprès sont recherchés poul' Ia conl'ection de cer[ains meubles à
cause de leur odeur clui éloigne les insectes; le santal, le llois do losc à cause de leur odeur
agréable, etc.
Dans tous lcs cas, I'odeur donne d'exr:ellentes intlical.ions sul Ie bon él,at, de conservation
du bois Une odeur trop acide et nauséabonde indique toujours claus les magasins de bois
une altération à surveiller.
(l)

Les bois e.xotiques tendres (acajous secondaires, okotunés). sorrt riits bois lrelucheux.

'-

I}OIS

IDoids spéeilique.

Le poids spécifique tles bois esl l,rès varial-rle. Il dépend toul. d'abold de leur étal, de
dessiccatiott, c'est-à-clile de la quantité d'eau r1u'ils contiennent, quantité qui varie ar-ec I'humidité de I'air, du sol, l'âge, Ia vigueur clu sujet et son essence.
Dans une même pièce et quelle que soit I'essencc, Ic.s couches ext,érieures, aubier et parties
avoisinanles, cotrtiennent plus d'eau et sout plus loultles que Ie cæur; elles deviennent plus
légères après dessiccalion. De t1rêrtte, certains bois blancs légers, poussés dans des terr.ains
humides, sont, imrnédiatement après abatage, plus denses qlre des bois dur.s poussés en terrains secs.
Au même état tle siccitti, le poids spécifique cles bois d'une même essence esl très variable: il tlépend tle la station oir a poussé le bois, de la nature du sol, tle Ia tcmpérature, du
régime foreslier, eLc... La clt'nsité r'aric dnus une nrême pièr'e avec les périodes correspondant au régime de planta[ion scrrée ou au régirne d'éclaircie.
Un poids spécifique élevé correspond l.oujouls, dans les bois feuillus, à une grande durel,é, à dcs llois rnaigres

ct nerveux. durables, mais très difficiles à travailler. Les couches

atrnuelles sont épaisses et les vaisseaux du bois de printemps peu clévcloppés.

Dans les bois résiueux, atr coutraire, la pesanleur du bois colrespond à cles celnes
étroits, réguliers, comprenant peu de bois de printemps.
Ces bois lourcls proviennent, toujours de régions à vdrgdrtation relativement ralentie, altitudes élcvées ou pays froicls (bois du Nord)
Cependant, les épicéas vellus à de l.rop haut,es altitudes ne coluporl,ent que f'ort peu de bois
d'automne, malgré cles acct'oissemcnts rninces eI rdguliers; ils sont légers, tcndres ct propres
seulement à dcs usages spéciaux (bois r-lc résonance) qui les lbnt rechercùer p:rr la lulherie.

,t

pol0s lloyfiN DU I(BTRE cutsE nn otFrÉnui'{'t,s tsots.
ESSI.].\I.DS

VI]RT

SEC

liilogranrmes

Chêneyeuse.....

kilogrammes

|

frédonculé..:::::

.1.6t,

{.0r0

IOUVI'e

Charme.

913

à | .066
800
?10

I .050

710

990
980

660

970
960

690
650

6r0

Acacia.
Treurtrle

e20
880
870
800

7t0

4:;0

Sapi n.

970

410

760

4i;0

820
810

b20
590

Châtaignier. . . .
Hêtre.. . . .
Olme.
Bouleau

Cerisier.
Frêne

'l'illeul.

upicia.....:...::.::

Pin sylvestre........

Mélèze.

Poirie r
Sorbier.

:.:::::l
::::::::l

7t0

750
?30
190

'7t0àfr30
l.-

810 à940

I

.

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COUITS

I]II'IBCIINOt,OGII'
I)ureté.

Nous appellerons dureté d'un bois, la résistance t1u'il oppose à la rayure, à I'usure, à la
pé1étration des oul.ils e[ rlcs clous, ainsi qu'à la compression qui en résulte.
La durcté augrncntant toujours les difficultés de travail, elle n'esI une clualité réelle que
lorsque I'emploi pr'évu permet la clépensc cxigée par la mise en ccu\rl'e.
C'est ainsi que la durcté dn gaTac, employé pour les pièces cleslinées à strbir des froItemelts sous l'eau (l,ubes lance-lorpilles.' tubes d'étambot), cellc clu corrniet', rlu chêne vert

(outils, rlents cl'engrenages) cst une qualité pr'écieuse. ll n'etr esb pas de même de celle tle
cert,ains chênes, r1u'il esl presque impossible de travailler, e[ de celle tle certaiues essences
exoticlues qui

fait payel' trop cher quelrltres eflets de coloris

La dupeté dcs bois varie sensiblernenI comttre le poids spécifiquc. Dans les bois feuillus,
la largelr des cel.nes est I'intlice d'uu bois tlur cL rtert'eus. Au conbraire, les bois résineux
sont d'au[ant plus durs qrre les couches sottt plus urinces et contienuent moins de bois de
prinLemps.

La résistance à I'usure provenant du frottetnenL varie beaucor-rp suivant le mode de clébit. Les bois rlébités sul rnailles présentenl une résistance beaucoup plus grande que ceux
rlébités sul dosse ; lcs palties [entlres de r:haque cottchc (bois dc printemps) sont, en effet, parfaiLement encadrées enlrc les parties durc.s eI résistantes du bois tl'auLomne. Il n'etl est pas
de mêrne pour les bois sur dosse, donl, lcs couches affleurantes teudenl toujours à se soulever en lôngues esrluilles. (LTn parclucLsur rnailles aura ttue tlttrtie double de celle d'utl parrluet srrr tlosse placé clans les mômes conclitions, eI son asPect sera toLrjours mcilleur.)

Élastieité.
L'élasticité esl la propriété, clue possèdent les corps, tle reprendre leur forme primitivc,
lorsquo I'efforl qui les a déformés cesse de sc rnanifester.
L'élasticité varie avec les cssences; dans les albres rle nos clirnats, elle va de pair avcc
la dureté,.I'aptil.ucle au cintragc et, la r'ôsislancc aus effolts de compressiott, extension et,
(lexion. Blle èst, plus grande dans I'arl.rre vivant que dans les bois abattus et secs.
Elle esl, cl'autant, plus grantle que I'arbre cst sain et, cle cJroit fil; Ies næuds eL tous autres
accitlents ott blessures dirninuent, l'élasticité.
Blle est cle 2 à 2,5 fois plus grande dans Ies bois débités sur mailles que dans les bois débités sur dosse. Une pièce débitée sur quartier sera l,oujours plus élastique et par conséquent
plus résis[anLe à la {lexion r1u'une pièce débitée sul coucltes.
Nous nous abst,iendrons de rlonner dcs coefficients précis de résistance, ceux-ci pouvanl
varier du simple au doulrle pour une même essencrl , suivant les piècesconsidérées e[ leur provenance. Nous nous bornerons à recommander de baser le choix ,les piA"es très chargées sur
les consiclérations suivantes :
Bois /euill,us: ffits droits sans næuds e[ vices apparents, couches annuelles épaisses et
régulières contenant des vaisseaux fins et, peu nonrbreux.

f
I
I

BOIS

YI.

:t
t

.r.

...r q

Bois rdstneuæ: bqis droits, ncnuds de faible diamèLrc, vifs, sains, adhérenl.s et peu nombreux; couchcs anrluelles régulières et minces, n'accepter que les bois comportant quinze
couches ct'accroissement, au décimètre corrvert.

Dans l'él.ablissement de pro.iets, on peut compter comme charge pratique par millimètre
carr'é.
Oks,40

pour le sapin;

gis,66 pour le chêne.

ta

sect,ion consitléréc doit toujours
celle cle la pièce débitée.

être celle qui demeure après.assernblage, mais nou

Aptitude des trois à se laisser travailler et polir'.
Elle est très variable avec les essences eL, pour une même essence, avec I'état de siccité
dépend plutôt de cette consido(ration que de la clureté propre
tles bois. Il y a lieu de considérer que, clans t,out trsinage des bois, le t,ravail dépensé pour la
coupe est presclue toujours inférieur i\ celui cp'il est nér:cssaire cl'effectuer pour vaincre la
résistance au frottement dc I'outil et évacuer les copeaux et sciures.
Dans tous les cas, les bois à tissus mous et pelucheuxl à {ibres ernmêlées, opposent, au
sciage une r'ésistance telle qu'il est impossible d'obtenir de bons résultats par les procédés
ordinailes. Ces mêmes bois ne clonnent, que dc mauvais produits au rabotàge; ce tleruier
sera toujours avantageusement remplacé aujourd'hui par un ponçage à la machine.
L'aptitude au polissage dépend beaucoup de la durel.é des bois et de leur homogénéité.
Plus un bois est dur, rnoins la différence de dureté est accentuée errtre le bois de printemps
ct, celui d'automne, plus facilc esl lc polissage

et la texture de* hb."s. Ellc

!

Aptitude ri la, teinture.
Les bois clevenant,de plus en plus rares et coûteux,onestappeléquelquefois à lesteindre,
soit pour rendre leur aspect plus agréable,.soiI enr:ore pour leur permettre de remplacerulte

tl'un prix plus élevé.
Les bois rlui prennent bien la lcinlure sont ccux dont la texture esb homogène et dont
les mailles sont pcu apparenles (poirier, noyer. aulne). Un tissu vasr:ulaire trop cléveloppé
donne toujours des taches de nuances foncées; par contre, des rnailles lrop grandes laissenl,
essence

t

tles tqches claires.

'.â

,.i

J.

CHAPITRI] II

VICES ET DÉFAUTS DES BOIS
- Classification. Aubier.
I)éfauts physirlues.

Souy.trHu.

-

-

Næuds.

- Fibres

torses ou torsion.

- Iiois ronceuli. -

Loupes etbrous-

sins.-Entre-écorce.-Cæurexcentr'é.-Courburedestiges.-['entes.-(iélivut€s.-Roulure.-Cadranure.

- Cæur étoilé.
- Gerçures.
et gouttières.
Rlessut es.
Blessures diverses.
- Àbreuvoirs
Culie du ccul des bois blancs.
trlaladies physiques.
Cceur rouge.
Ctrancres.
Guis.
Pourritures.
II aladies pat'asitaires.

arbres alrattus.
l:ertnonlures.

-

-

-

- Lunut'e, dorible aubier.
-,\rbles morts sttr pied. - Pout'r'itures des

Les bois sont sujets i\ des vices et à tles défauts plocluits pal des causes diverses. Nous
citerous, par exelnple, I'excès de næuds ou d'aubier, les auornalies de croissance, les fentes
divcrscs provenantdcs conditions de végétation, ou tlu [r'aiLement subi par les hois abattus,
lcs pourritures causées soit llar dcs blessures, soit par des r-égétations cr)'ptogamitlues, les
dirgâls produits par les insectes, etc.
. Nous classerous ces vices et défauts en (r) :
lo I)él'auts phvsiques I
2o Blessures;

3" Ualadies physiques;

4' Ilaladies parasilaires
5o

;

Vermoulures.

;

t"

1

Défauts physlques,

tlans les bois ullc zone exlér'ieule ftrcilement altérable,
Aubier.
- L'aubier constil,uc
sujettc à l'échaufl'ement, à la pourriture eL à la vermoulure.
I)ans le chêne r'Ile châtaignier, sa valeur est en raison inr-else de celle du bois parfait.
I-'irulrier des essences l'ésineuses, pins. rnélèzes, est trop dévcloppé pour qu'oll puisse négligier
son emploi et etr purgor les pii'ces. Il s'échauffe l"r'ès ftrcikrrnent et son alttlration se manifL'ste
llar dcs taches bleuâtres.
(r) l)'après A.

IIathe_v.

j

YICES ET DIJFAIJTS DI'S

BOIS

13

L'épaisseur cle la couche cl'aubier dôcroît avec l'âge ; elle est plus forte dans les arbres
'isolés
que clans les arbres provenant cle fut,nies pleines, plus {'orte dans les bois de branches
que dans les billcs dc pied.
Dans les bois tendres et dans les bois durs à aubiel e[ ccettr confondus, on ne tient pas
compte, au point, de vue marchand, de I'aubier qui est toujours utilisé.

Les næucts sont formés par I'ab[ache des branches sur le t,ronc. Dans leur
voisinage, lcs fibres sont déviées et au débit sonb coupées plus ou moins obliquement à leur
direction. La présence des nrnuds tugmente la difficulté cle rnise ell (Euvre; ils sont lrès
souverrt le siège cle fentes de retrait.
En génêral, lcs bois de menuiserie sonl dér:oupés au premier gros ntcud, c'est-à-tlire à la
première branche, et c'est sur la présence ou I'absence tlc trceucls qu'on fait le classement des

Næuds.

-

rl

.

sciages.

Les nceuds provenant de I'élagage nalurel clu haliveau sont très nombreux au cæur;
c'e.st trne des raisons pour lesquelles on augmenl.e la qualit,é des sciages en clécæurant préalablement lcs grumes.
I)ans les bois débités sur dosse, les u<r:uds se présenlenL sous la forme de rondelles dures,
implantées dans la planche, souvent éclal,ées sous ld rctrait et entourées de fibres contournées

plus [endres.
Au froll,ement, le nceud résiste davantage que les zones environnantes et linit par former
unc bosse proéminente. [,a résist.ance de la planche est peu dirninuée. I)ans les bois sur
quartier, les nceuds sont tranchés suivant I'axe; lorsqu'ils proviennent de I'élagage naturel,
ils sonL recouverts et présentcnt à I'origine une partie saine tlui se conlinue par une partie de
bois rnort; la planche est donc comme partagée pal le næud et sa résislance est, considérablement dimirruée.
On distingue les næurls sains, vifs et adhérents qui sont très souvent éclatés et proviennent des branches vives au mornent de I'abat,age, et les næuds noirs, constitués. pal'
du bois mort plus ou moins altéré eI qui n'adhérant pas au bois cnvironnant, laissenl, à leur
place un trou ou une croche rlue I'on doil, rebottcher.
On désigne tluelqur:fois les pelits ntæuds dont le diamètre lre dépasse pas 5 à 6 millimètres
sous le nom d'cnils cle perrlrix. Les no:uds sont toujours une cause de dépréciation tles bois.

4,, Uoi, a[teint de
Fibres tarses ou, torsiora.
- Les fibres
rectilignes.
lieu
cl'r]tre
ce clélhul s'euroulent en hélice autour du I'tt, au
La torsion est d'aulant plus grande que les arbres sont plus gros et plus vigoureux.
Elle provient le plus souvent tle la consl.i[ution du sous-sol.
La torsion exagérée rend le bois improprc audébit, qui no fournirait, que des bois tranchés peu résistants. Les bois tordus ne peuvent êl.re employés c1u'à l'é[at de bois ronds (potcaux, vis de pressoir). La torsion est, apparente sur I'arbre sur pied, car l'écorce suil le
Anomalies de croissance.

-

rnouveurent des fibres.
Bois roneeuî.

-

Les bois sont dits ronceux lorsque leurs fibres sonl torclues, emmêlées

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CO

URS DE TECTINO LOGIE

et comme t,ressées; ils sonl, lourds, compactsr ptlu élastiques, mais résistent bien. au frol,Lement, àr I'usurc. Les tissus ronceux existent surtout à la culée et dans les parties hautes du

ftit, à I'inserlion des grosses branches.
Le bois ronceux est peu estimé en général; cependant pour quelgues essences : acajou,
noyer, frône, orme, etc..., on t'echerche les bois ronceux qui peuvenI fournir, en employant
des artifices de débit (tranchage, déroulage), des effets de décoration esl,imés cn ébénisterie.
Loupes et broussins. -- Les loupes, formées à la suite de blessures ou de piqùres d'insectes,
et les broussins, provenant.de Ia formation tl'un grand nombre de bourgeonsadventifs, !lui,
.ne pouvan[ se développer, se lignifient, tlonnen[ utr bois l,ranché, rebours, difficile à travailler,
mais qui peut fournir de beatrx placages mouche[és et richement nuancés. Les loupes les plus

estimécs sont celles de thuya, de noyer, tle fi'ône, d'orme, et de noisetier du Levant. Les
broussins tle l'érable tl',\mérique el. du boulcau de Norvège fournissent égalcment des placages estimés.

Itrntre-(corce,- On désigne sous cc nom la surface de soudure cle deux ou plusieurs tiges
(fig.9\, surfacedans laquelle subsisle le plus souvent, une lame d'écorce. Ce défaut
est toujours un point faible. II cst inscrit cornme une causc de rebut dans la plupart des
cahiers des charges. L'entreécorce est souvent le siège de
blessures, fentes et frott,urès,
proYenant tles effels du venl sur
accolées

les branches. Ces effets peuvent

être suivis d'épanchement de
sève et donner naissance à la
pourriture.
Cæur eacentre (fr{/. L0).
[.'rc. 9.
Les arbres atteints cle ce défaub
Frc. t0.
ont le c(nur réparti sur un côté
cle la secl,ion clui correspond à la partie faible des racincs. Ce cléfaut est très fréquent chez les
arbres poussés sur rles pentes rapides.
Les arbres à cæur excentré clonnent un bois peu homogène; les couches annuelles sont
cl'épaisseur iruégulière; Ia lransformation tle I'aubier cn bois parfait est retardée dans la partie mince des cernes. Le débit est clifficile, et les bois clui en proviennenl, sont sujets à se
fentlrc et à se voiler.
Cou,rbure rles tiges (frg. ll).
La
conlbure cles tiges esl toujours un
défaut qui limite I'emploi des bois,
car il est généralernenb prohibé par
Frc. ll.
Ies cahiers des charges. La pourbure
est mesurée par la flèche rnaximum CD.
La courbrlre cause une grande dépréciation dans Ies troncs destinés à

la charpente, car

VICES ET DEFAUTS DES ROIS
leur valenr clépend surtout tle la longueur, et, poul ceux destinés à procluire des sciages
gnés. Elle a moins d'importance dans le tlébit en. plots ou débiL tout veuant.

longilutlinale suiFentes.
- Gdliaures (yï.g. LZ).- La gélivure se rnanifesl,e par une fente
vant un rayon médullairc; ellc est produile par l'éclat,cment tleÈ tissus sous I'action tlu froid. Âprès un
temps assez long, les nouvclles couches refelrnent la
gélivule par cles Jrourrelcl,s cle lecouvrement qui,
folment sur I'arbl'e une côle saillante qui décèle la
fenLe.

Tantôt la fcnte est unique (gélivure sirnplc), tarrtôt, la gélivure cornportc plusieurs fcntcs, elle est tlite
erùrelctrclée;elle peut êlre sèche ou humicle et, dans
t:e detnicr cas, elle est toujours accompagnée cl'une
nécrose des l,issus, La gélivure occasionnc trn décheI
considérable dont, on tient cornp[e en rétluisaut le volrrme total tlc l;5 ou de l l 4 de sa valeur.
I'ente cir'Roulu,re(frg.'13).
l.'rc.'12.'
- La roulure es[ unc
culaire provenarlt du décollement de deux couches
annuelles consécutives. Elle peut s'étcndre sur [ou[e la circonférence, auquel cas elle est
totale, ou n'en occuper qu'une part,ie.
La roulure,est le plus souvenl protluite par les
efforbs tlus au venL qtre doivenI supporler les arbres
pcndant les périodes tl'éclaircie. Blle est quelquefois
r:onsécutive i\ la gélivure. On distingue :

Les roulures Lotales des résineux et des
feuillus (roulure rlu baliveau rlui intéresse tout. le
ffr t).

Lcs ronlures par'l,ielles du fût sonLlisiblesseulement sur la découpe de culée. Le rnal s'étend alors
d'autant moins que les feutes sont plus nombreuscs

c[ plus éloignties du cættt'.
Lcs roululcs clui accompagnent presque touFrc

{.3.

jours les gcçlivures tlivisent la masse du bois et

rendent les grumes impropres au sciage.
Ilnfin les blessurcs, les fenbes d'insolation protlnisent de petites roulures pallielles de
llaible étendue qui, sans tliminuer la résistancc clc lir pièce, nuisent beaucoup à la bcauté
des sciagyes et diminuent leur valeur'.
de la vieillesse ou retour. Le
Caclranure (fttl. L4).
- La cadranure est une conséquence de clécomposition. Le bois
,c(Eur cles arbres arrivés à cel,te périocle subit un commencement
cltange de couleur, devient friable eI peu résislanL, il se plocluit de grandes fentes radiales

T

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I

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'1.1

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COUITS

{6

DE TECIII{OLOGIE

partant du cæul'; la parl.ie centrale est cr.aquelée. Les bois cadranés sont légers et inutilisables en constt'uction.

(ft7. f5).
Ce défaut sc manifeste par
une fenle unique otl detrx
Cættr" étoilé

fentes en croix pas-eaut pal lc
centre de l'arble et qui intéressent toute la longueur du

fùr.
Gerçures (ttfl. 2).
- Les
tl'un
séfîerçures pror:iennent

chage tlop rapide qui fait
liro. 15.
éclater les tissus superficiels
suivant les larges layons métlullaires. Elles sont d'autant plus grandes et plus profondJs que
les bois sont plus maigres et plrrs nerveux. Elles se produisent aussi bien sur les surfaces
écorcécs dcs grumes que sur celle des sciages. Elles causenL rtn déchet qui varie entre 5 et
'10 0/0 du volurne brttt
Pour évil"er leur forma[ion, il y a ]ieu de n'écorcer les grtrrnes qu'au mornent du sciage,
et de conrluire le séchage des bois nerveux e[ maigres avec ul]e graude modération.
Lorsqu'on emploie les pièces gercées, il faul, maàtiquel les fenles et recouvrir I'ensemble
d'un enduit, (peinture ou vernis) qui empêclte I'agrantlissemetrt des fentes eL I'entrée des
germes pouvant causer I'altération des bois.
F'rc.

b'"
i!

i

14.

2. Blessupes.
Toute I'lessure intércssant I'd'corce et les parlies exterues du bois provoque un affluxde
sève au poirri blessé; sous son influence, de nouveaux tissus se formcu[, qni tendent à recouvrlr Ia plaie, à I'abliter du contact de I'air el, des
causes exLénieurcs cle desbruction; on dit qu'il y a

Fro,

16.

cicatrisalion. La cical,r'isation ersI plus ou moins rapide
suivant les dimensions el, la naturc dc la plaie.
Dans tous les cas, lôs tissus dc cicatrisation forrnent des bourrelets de recouvrement qui vonl à la
rencontre I'un clc I'autre, en appuyant leur exlrémité
sur la partic blesséc (fi{/. 16). Il n'y a jamais adhérence complè[e.enlre les' deux bourrelet. *f ent,re
les tissus nouveaux et-lt's tissus blessés. Ces derniers,
avant d'ètre tlécouverls, on[ été exposés plus ou moins

longteurlrs ir I'air; ils ont pu ou se clessécher', ou ôtre le siège d'un épanchemenl. de sève;
dans [ous l,,s i:as, il y a alttiration <]es Lissus gangrcnés ou 1,;'rnlissure, eI quelquefois destrucl.ion comlrli.Ic tles tissus cnvilonnant la partie blessée.

VICES I]T DÉ!'A I;1'S DES

IJOIS

I7

Ces altérations sont limitées et progressen[ lentement, lor.sque la plaie est, rapidement
recouverte et euvirotlnée de bois sain. Elles s'i'tendent rapiderncnt, et se cornpliquent de
pourritures diverses, lorsqu'un vide, fente on entre-tlcorce Pelmet à la sève de s'extrayaser.
On distingue :
{o Les b-lessures causées par Ie gibier et les souris, qui proviennenl rle clécortications produites au pied des jeunes arbres : elles sont en génér,al lieu étcndues et intéressent la base
du fût ;
2o Les blessures provenant du coup de marteau qui serl à marquer les arbres tlans Ies
coupes : elles provoquent uue altération limitée, mais souvent envahie par la pourriture;
3o Les frotl,ures, larges plaies de l'écorce causries par les essieux des charr.ettes, la chute
des arbres voisius et des brauchcs pendant I'abatage. Les flottures se manifestent sur les

bois tlébités par une roulure correspondanl à la parlie blessée, au-clessous 4e laquelle se
trouve une large zotre de bois altéré.
Les frottures tles résineux sont cl'autant plus graves que les bois sont moins chargés cn
résine; elles sont très souvent accompagnries cle r-:arie ou de pourriture noire ;
4' Blessures causées par ltls balles, olous, cralnpons. La blessure produite par une balle
provoque Ie plus souvent uu épanchement rlui colore en rouge ou en loir le l.issu environnant; le bois estmâché sur le trajet du projectile, il perul de sa consistance, devient léger,
cassattt, friable et finalement tombe en poussière. Cette blessure es[ souvent accompagnée
d'un cccur él,oilé.
Les clous plantés dans les arbres, les crampons d'élagag'e provoquent des écoulements
de sève qui [achent les bois en noir ou couleur t]e rouille. Les couches de recouvrcment du
clou présentent une petite enlre-écorcc qui en tlrlcèlc la prd:sencc. La présence rles clous clans
les bois peut causer des accidents l.rès graves clans lcs scieries; il est toujours prudent 4e
prendre des garanlies contre eux dans l'achat de grumes, pro\renant tle parcs ou avenues
;
5" Abreuvoirs ott gouttières. Sous le poids des neiges el, I'action du vent, Ies branches
maîlresses peuvent être bris(res ou éclatées. Les eaux pluviales se ramassent clans les plaies
ainsi lbrrnées eI s'infilfrent dans le bois'sain qu'elles all.èrenl. plofondément. Les plaies abreuvantes sonL toujours accompagnées tle poun'iture ou carie
l)l.oveltant cle I'ip.r,asion cle champignons lignicoles
Les blessttrcs provcnatr[ tle l'élagage se cornportenl cornmc les prd:r:édentes. Les altéralions souI plus grarlcles et la r:arie plus éLenclue lorsque l'élagagçe est pratiqué au ras clu tronc.

3" Maladies physiques.
Çæur rouge.
âssez rnal définies.

-

C'esL utr vice assez li'érluent dans

le

crhêne el,

Ie hêtre, ses causes sont

Datrs le chêne, le bois rouge (appelé communément rouge d,ur) seprése1te souycn[ avec
la cadrauure. Le vice invisible sur l'at'bre debout sc manifeste surtout.après le déhit. En
séchant, le bois perd de sa coloraLion, clevien[, léger c[ se fend en tous sens. Les sciages de
COURS DE TICHNOLOGIE.

.ii

,.#."

COURS DE TECHNOLOGIE

r8

chêne rouge n'ont que pcu de valeur et ne peuvent être employés qu'à faire cle la mauvaise
menuiserie.
Dans le hêtre, la coloratiou rouge du cceur ne provient pas d'une allération; elle est le
résultat d'une véritable injection ltannifère, nal,urelle et, persistante({); le bois rouge présente les nrêmes qualil.és que
'sciages.

le bois ordinaire; la coloration nuit seulement, à la beauté

des

Oarie du cæur d.es boisblancs.- L'altération du cæur des bois blancs(saule, tremble)
dite carie, se developpe comme le rouge du hêtre; elle provient souvent, de la mort ct'une
racine. Le cæur coloré en jaune rouge, travcrsé cle fentes nombreusts, est formé d'un tissu
spongieux sans consistance. La carie du tremble diminue sensiblement la valeur des sciages
de cette essence.

appelé encore lunure, gélure,
aubier entrelardé, est marqué par I'existence de
r:ouches annuelles qui, sur l,out ou partie de leur
pd'riphérie, n'ont pu se lransformer en bois parfait.
LInc zone cl'aubier facilement allérable est, ainsi intetcalée'dans le bois parfait. 'De couleur plus claire
au clébut,, cettc zone s'allère rapidement et brunit;
les clésignations dc lunure blanche, rouge et noire,
inrlirluent seulement les phases successives de I'altération. Sur lcs sciages secs qui ont été exposés longternps à I'air et, au soleil, la lunule blanche est peu
visiblc. Il cst nécessaire alors, pour la reconnaitre, de
raboter la section douleuse ou de la mouiller.
I-es bois lunés sont sujels à s'échauffer et à se
rc. t7.
picluer Lrès rapidement;eu conséquence, les bois présentant tles traces de lunure doivenl êl,rc classés daus les bois inférieurs et n'être jamais em'
Lun^ure, double aubier (fi9.17).

- Le double aubier,

ployés datrs la fabrical,ion tles parqne[s.

.

11"

Maladies paPasitaires.

Lcs pourritures sonl, causées par l'attaque ilcs champignons lignicoles.
Elles se transmettent d'un arbre à I'au[rc pal' les spores, qui sonl transporl,ées par le vent ou
les insectes. La transmission s'opère quelclirefois t\ travers le sol par contact de racine à
racine. Le développement cles gerrncs l,ransrnis n'a lieu le plus souvent que par les blessures,
piqûres d'insectes, fro[tures, etc...

Pourritures.

1r;

L Mathey.

-

vlcES ET DÉr'luts DES BOIS
On distingue

t9

.i
ii
. ,'"i'l

:

,{

a) Les pourritures blanches, qui sont ssuvent, désignées sous le nom de pourritures

"r

blanchesdu piecl, et quelquefois sous le nom de huplte,blanc d,e chaqton;
Z') Les pourlitures rouges' parmi lesquelles on trouve les grisetles,
qui peuvent être
noires, rouges' jaunes ou blanches, dil,esrouge teitdre clu chêne, pourriture sèche, tabuc d,,Es-

'Â+J

pa{Jne;

c) Les pourritures noires, verl,es et bleues, qui at,l,aquent sur[outl'aubier tles résineux
débités, sont plutôt superficielles. Elles rr'en constituent, pas moins uqe caus@ de dépréciation
importante des sciages.
Les pourritures tendenl toujours à s'éLendre, il faut donc éviter
!e mettre en æu're cles
bois contenant cles parties attaquées, si petites qu'elles soient.

,

Chancres. :- Ce sont des plaies profondes provenant, cle blessures initiales qui se déve _
loppcnt sous I'influence des végétalions cryptogamiques; ils sont, presquc toujours suivis de
pourritures.
L'altérat,ion des tissus s'étend en général fort peu autour cle la plaie, et le tlcnrrrge qui
en est la conséquence peut être facilement est,imé sur les arbres sur pied.
,!

Le gui végète cn enfonçant clans le bois qui le porl,e des racines ra4iales ou
crampons, qui perforent le bois d'une multitude de pelils Lrous et climinuenl ainsi la beauté
des sciages. Ce défaut est quelquefois appelé grytn d,orge.
,

Guis.

-

:

.'Arbres morts sur pied. - Le bois cles arbres morts sur pied a perdu la rnajeure part,ie
de ses qualités. Il est, de couleur terne, cassant, peu l,enace, souvelt, traversé de gerces perpendiculaires aux fibres' Il esI presguê toujours at,taqué par les végétations cryplogamiques.

iJ
I

.:

L'altérat,ion des r'ésineux morts sur pied est appelée €chauffure.

Pourritures d'es bois abattus ou mis en æuvro. Les bois abatlus, même lorsqu,ils
sont écorcés et t{ébités, ne suppoltent que difficilemenI- cles alternatives dc sécheresse et
d'humidité, qui, avec un peu cle chnleur,-facilitent le développemen[ cles végétatiols cryptogamiques. Les grumes gui restent longtemps empilées dans clcs chantiers ouverts à I'air libre
et donl lc sol est humide sont attaquées par le Stereunt ptLrpuret,rLrz, qui leur fait, très rapirlement perdre toul,e valeur.
Il est prudent cle ne jamais conserver t.op toogtemps les bois cn g.rume sur chantier, les
bois se gercent dans un milicu l,rop sec et pourrissent clans un milieu humide. Il y a souvent,
avantage à augmenter l.'outillage pour évil,er la dépréciation cles marcha^clises.
Les bois débités et surtout les bois blancs tendres, qui contiennent beaucoup 4'eau,
doivent ê[re séchés à I'air libre; au clébut, du séchage, on doit, éviter dans les empilages de
mettre en contact des surfaces l,rop humides, entre lesquelles les champignons se développeraienl facilement. Ces mêmes bois devronl, toujours être abrités de la pluie.
Des bois l,rop verts, empilés dans des magasins peu aérés, contribuent à créer dans
ces
magasins une atmosphère chautle eb humide, propre à favoriser les végétations cryptoga-

:

."-'n

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-l
'-

',J

rr{

COURS DE TECHNOLOGTE

20

miq'es. II e' résulte une fermentation de-la sève qui produit des all,érations analogues à
aubier
l,échauffure, eI des pourritures qui attaq.,.ni l"* bois dans les parties déjà faiblcs :

sont très sou]
couches lunées, au voisinage cles næuds, gouttières, etc... Les bois échaullés
vent attaqués par les larves des petits r.ers (bois piqués].
fréLes bois mis en cpuvre sans être séchés, et posés dans des milieux humitles, sotrt
lesdans
(luemment
et, détruits par le Meruliu,s locrynrons. Seuls résistent les bois
attaqués

situations bien aérées. G:esI
moins
pour cette raisol c1u'il faut éviter cl'employer en charpente cles sapins qui présentent,
que possible
.le .luirrr* couches d'accroissement au décimètre couvert, r1u'il faut éviter autant
maçonnerie
la
4e noyer des bois de soutien dans les plâtres et que tout, encastrenrent dans

cluels

le

Lissu rle soutien tlomine, et

qui

sonl, placés dans tles

doit, être aéré Par des ventouses.

5" Vermoulures.
Lcs arbres sur pied sont fréquemment attaqués par les larves de clivers insectes, qui les
creusent tle larges et profoncles galeries désiguées sous le nom de trous de zers. Les arbres
climats solt attaqyés par des larves du grand capricolne, du cerf-volant(trousdu gros
rle
'os
'ct tlu petit ver), tle la saper.de chagrinée.. par le gât ou ver rouge' L'attaque a lieu le plus
fréquemment dans I'aubier, au voisinage cles blessures, e[ dans loutes les parLies ou les tissus
présentent utr commencement d'al[ération'
Les bois abattus sont très souvent attaqués par les larves ùu Lymeæilon,

dt Lyctus ca"

netliculrtttrs,del'Anobittmpertinar'L'attaqueesttrèssortventfavoliséeparlafermentation

rle la sève et l'échauffure; les bois qui ne présenl.ent que des trous espacés sonl. dits pirlués;
lorsclue I'attaque esl, très prononCée, elle e.st appelée uttrmotclttre'

CHAPITttIi III


Somngrrr.

BIT DES BOIS

varié
dosses.
- Débit
- Débit sur
- Débit en plot.Placages.
Dér'oulage.
Tranchage.
-

clature des sciages.

ou de Paris.

-

Débit sur quartier.

-

Nomen-

La l,rapsforlnation des grumes en sciages conJtitue le débit en gros. Les modes de débit.
sont très variés; ils in{tuent beaucoup sur la qualité des produil.s; ils dépendenteucore, eI
surtogt, dans notre pals, de I'outillage ernployir eL quelquefois de vieilles habitudes commerciales.

On distingue

:

pkû, boules sciiies sut' ptlrtt., Les grumes ainsi débitées sont refendues suivanl
tles traits parallèles tflg.L8).Les protluits obtenus sont
dits planches (jusqu'à 4l millimèt,r'es d'épaisseur) otr
plateaux (épaisseur de 50 millimètres et, au-clessus) d(bit6
tottt uenun,t r' les largeurs sont irrégulières, les rives,
folmées par la surface extérieure de la Srumc écor'cée, sont en biseau (flnr:hes) et chargées d'aubier. Les
planches voisines du cæut" sonI sur rnailltls, les autres
sur dosses.
Le débit sur plot est avantageux poul Ie scieur, cat'
le déchet est, très faible, de 15 à 200/0 suivant les

ln Le débit

en

épaisseurs des planches.
Après sciage, chaque gl'urne fcrrme un plot, qui, étant
données les qualités variables des planches ou plal,eaux
Frcr. t8.
qui le constil,uent,. doil, êlre vendu cornplet. Err g(:néral,
chaque plot porte un numéro d'ordre iusr,rit sur chacltre planche, complété souvent, par l'itr<lication de l'année de sciage.
Les bois débités tout, venant sont mesurés de la façon suivante :
Longueur de l0 en l0 ou de 2,1 en 25 centimètres, suivant, les régions;
Largeur mesurée en centimètres couverfs au milieu de la longueur, hors flache pour les
épaisseurs jusqu'à 4t millimèLres, à c'/2 flache pour les épaisseurs supérieures.
La mesure à U2 flache s'obtient cpelquefois en mesurant hors flache les plal,eaux supé-

22

COURS DE TECHNOLOGIE

rieurs et en comptant les largeurs lotales des plateaux inférieurs;on évite ainsi cle retourner
les pièces pour le mesurage. Les épaisseurs sont celles de l'échantillon ayec une tolérance de
l. à 2 millimètres, suivant qu'il s'agit de planches minces ou de forts plateaux.
Le débit en plot est employé clans tous Ies bois oir I'aubier est -utilisé
comme le cæur (noyer, hêtre, frêne, orme, sapin, pin) ; on dËbi[e ainsi les
chênes de petites dimensions. Il donne des planches larges, *àir laisse au
pel.it débit d'atelier plus de déchet lout en exigeant plus de main-d'ceuvre.
On peut obtenir des sciages avivés oa aligné,s par ce procédé ; il suffit de
dresser les rives par deux traits de scie cirrulaire, parallèles le plus souvenl
(frg. Lg). Lorsque les traits ont simplement pour but de dresser Ia rive sans
régulariser la largeur, les planches sont, dites pointues ou en eaisses de mort
(Jura, Savoie).
L'alignage parallèle des bois produit un déchet très grand clans les bois
courbes; aussi admet-on dans cette catégorie cle sciages une certaine quantité de longueurs de 2 mètres et auFrc.

19.

dessous appelées eoursons.

2" Débtt sur dosse (frg.20).
- Ce
mode de débit a pour but d'obtenir des planches alignées de largeur uniforme. Avanl, de débiter la
g'rume, on lève sur les faces opposées deux dosses
désignées sous le nom de ddballes. Les surflaces ainsi
découvert,es constituent le banc de sciage, la grume

est ensuite sciée par trai[s perpendiculaires aux premiers. Les dosses peuvent être débit,ées en échantillons plus petiLs.
Ce débit est lrès employé pour le peuplier et le
sapin, le déchet atteint de 20 à 30 0/û.
Frc. 20.
3o Ddbit oarid ou de Prtris.
Ce clébit, spécial au
chêne, et de plus en plus délaissé, a pour but de tirer d'une grume les bois alignés aux di-

,

mensions commerciales les
plus forl,es possibles. Il exige
.
(comme I'indiquenl. les figures 21, et 22) des épures
compliquées, tles scieurs très
habiles, beaucoup tle maind'æuvre de sciage et produit
un déchet qui va cte 40 à
tiO 0i 0 du volume réel.

&o Ddbit sur quartier ou sur
Fro. 22.
mailles.
On ne peut réali- des pr'oduits en
ser au sciage que des débits approximat,ifs sur mailles fournissant une partie

Frc.2l.

tt'
.',.|

:

,

DIiBIT DES

BOtS

a3

plein quartier, une deuxième partie en faux cluartier et un déchet utilisable en petits boh
sur dosse ou en bois carrés.

Le débit réel sur

rnailles

n'est applicable qu'à la fente,

pour olil,enir des bois courts
de tonnellerie (merra'tns).
Ce motle de tlébit, ayanl
pour bul.la réalisaLion de pr:oduits de choix, tt'est appliqué
qu'à des grumes saines, bien
formées, à g;r'ain fin eL dont
les accloissemettts sont réI.'rc.24.
guliers. Ces g'rumes proveuant des vieux bois poussés en futaie pleine présenlent des vices au cceur qui amènerrl le
scieur à procéder tout d'abord au décæurage de la piècc.
Dans le cas le plus simple, on quar"tonne la grume par deux
traits de scie perpendiculaires passant par I'axc (frg.23).
Chaque quartier est ensuite scié de façon à lcver alternal,ivement sur chacune de ses faces une planche sur quartier la
plus large possible. Il reste en fin rle sciage un bois carré

-.h

(cheuron).

Lorsqu'on pratique le décceurage, on enlèr'e un plateau
contenant le cæur, dont la partie centrale vicieuse est enlevée
par deux traits cle scie (fg.T'Ll. Le plateau cle creur fournil
ainsi deux plateaux sul mailles dont une live est affranchie
(rnainstcont). Onprocède ensuite comme il a été indiqué précédemment. On peul encore adopter pour le débit approximatif
figures 25 eL 26, très employés en Hongrie, L'Amér'ic1ue tlu
Nord, dotée d'un outillage
très perfeclionné, ernploie
Ie débit intliqué par le trac6
de la figure 27. Les bois

étroits fournissent

Fro.

25.

sur mailles les tlacés des

cles

t'rises de parquet.

Le débit sur quartier
n'est pas encore'appliqué
de façon courante aux bois

résineux; on emploie avan-

.

Le

Ftc.

26.

tageusement dans ce cas le

Fto.27.

tract! tle la figule 25.
débit sur quartier donne des bois de choix, mais de faible largeur (0*,22 à 0*,46

r\'

l

'.ë;.;:i
: t,' :'r
i"{<:l
t

.

COURS DE TECHIiOLOGIE

24

pour grumes de l-,50 à 3 mètres de tour)

; lc déchet s'drlève de 30 à ulO 0/0 du volume total.

Sciages.
- Les sciages portent des noms très variés suivanl, les régions. On. désigne
sous le nom de Ttlaleauæ les sciages longs et épais tout, venant, de madriers le3 nrêrnes bois
lorsqu'ils sont alignés.
Les sciages de 25 à 4L millimètres inclus et, de grande largeur sont appelés plcutcltes,
qu'ils soient alignés ou non. Lorsrlue leul largeur ne dépasse pas 1.2 cent,irnètres, ils sont
diLs frises et f isettes. Les sciages lar'ges et minces dc 5 à 22 millimètres d'épaisseur sont
appelés feuillets, pû?uloa,uffi , Iamb

ri,s.

Enfin les bois dans lesquels les deux diurensions, largeur el. épaisseur, sont peu diffetreutes prennent le nom de bois carrés. On les désigne suivant les régions par leur emploi le
plus fréquent (chevrons, lambourdes, pièces cl'appui, jets d'eau, poteaux cl'huisserie, aisseliery. etc...).
Ce sont en général des bois provenant clu cceur, des surbil/es, des grosses branches, et
qui présentent de.s cléfauts; il sont le plus souvent acceptés avec cles tolérances de ccnur,
flaches el. aubier'.

Placages.- On appelle placnges les bois débi tés en feuilles très minces, employés au revêtement des meubles; l'épaisseur des placages varie de 0*. .5à
2 millimètres.

L'épaisseul clu tlait, de scie constit,uant un déchet d'aulant plus considérable que les l,raits cle scie' sont Jrltrs
nombreux et les se iages plus minces, les
t'euilles cle placages, sciées au tlébrrt,,
;
I

ro.' 28.

'i
a-.

?.

sont au.jourd'hui tranchées.
Le [ranchag'e tles bois est basé sur
la propriété qu'ont les bois cle se laisser

couper en travers lorsqu 'ils ont été r'amollis dans une étuve

à

F'rc.29.

vapeur.
On distingue

:

Le t,t'anchage sur Plat,
qui clébite Ia grume en feuillets parallèles à un plan cliarrrtitrirl (f l/. gti), cL lc lranchlge t:ilctrlitire (lit rlncofc

t.

çlqt1'6r1lrt 11o /i11
t:,

. !ll').

Lc tritnc:llitge sul' plat esl
clïct:tué sur rles tnachirtcs spécialcs appelées tlauclteuses
I"rc.

li

0'

monlé sur un chaliot anirné d'un morrvonl('n

È,*

I rec[ili

gne

@g. 30). Lcs feuillcs sont
enlevées par url cotttcau
alt,ernatif. La grume à trartchel es[

DÉIIIT DI'S

ttOIS

griffée sur une table qui s'élève après cl-raque coup d'oul"il tl'unc quanLiLé égale à l'épaisseur
de la feuille.
Le tranchage à plat laisse cornme dd'chet ul.ilisable un lalon dc 25 à 30 millimètres
d'épaisseur.
On tranche de cette mahière tous les bois ernployés en ébénisterie: acajous, palissandres,
chênes, nol'ers, etc...
Le tranchage circulaire est olrtenu au moyen de rlérouleuses (fig. 3t); la pièr;e à dérouler est montée entre

pointes; elle est animée
d'un mouvement de rotation devant uu couteau clui

se lappror:he tltt

r:entre

d'une manir\re r:ontittue.
Le déroulage pcut rlerbi[er'

llnc billc eu ulle setrle
feuille rle trùs g'r:atrcle largeur. i\r-r mot-en d'un apparcil sernblable à utre cisaille, cett,e {'euillc rtttitSrc
est débittie en f'cuilles dc la

largeul tlemandéc.
lrlc. il l.
Le déroulage laisse
comme déchet rtn ronditr de ccnur de g t\ 1S cen[imd:lrcs tle dianrèl-re. suivanL la lonEueur tles
billes traitées. Ce mode de tranchagc cst surtout ernployé pour les bois l,endres; il esl, très
avant,ageux, car il clonne des prorluits dont, la largeur ne dépend plus des dimensious de la
grume. Il permet tJe tircr cles bois à cloissance irrégulit\rc ou présentant cles broussins, des
produits dont, I'aspect est rehaussé d'ondes plus ou moins moirées, de mouchetures clui en
augmentent la valenr (frêne moiré, ératrles el, acajous moucheltis, etc.).
Depuis quelques années, les machines ont é1.é pelfectionnées tle façon à pouvoir trancher'
des feuilles de 2 à l0 nrillimètres cl'épaisseur. Ces feuilles, rlri peuvenl être ernplovées diret:temenL .sans rabot,age, sont très demantlées par l'ébénisterie, la menuiselie en voitures qtri
les emploienl, à la confection de panueaux en plusieurs épaisseurs, et par la caisserie (caissettes, bolLes de cigares, etc.).
Les placages sont, vendus à la feuille pour Ies bois préscnlant tles particularités (veines,
loupes), qui en reltaussetrt la valeur, au mèlre carré pour les bois ordinaires.
Les bois tlanchés d'épaisseur sont vendus au mètre carré par billes cornplèt.es.

f .'

"..:

CHAPITRII IV
I

cARAcTÈRES, PRoPRIÉTÉS er FoRMEs oOMMERCIALES
DES BOIS LES PLUS EMPI-OVÉS
Soxu.unn.

-

Classi{ication.

choix.
Chêne yeuse.
- Hêtre. - Frêne.
-Chênes ordinaires. - Chônes de
- Chênes. - Noyer.
Charme.
Châ"taignier.
-Aeacia.
Tilleul. - Boule&u. - Àulne. - Erable. - Platane. -Ifarronnierd'lnde.
Peuplier.
Bois blancs.
*
et merisier.
Poirier'
Rois fins.
- Cerisier
- Sorbier. - Pommier.
du Nord.
Mélèze.
Bois résinette.
- tsoisPalissandle.
- Pitch-pin'
- Sapins. - Pins.
Acajous. Teck. - Tulipier. Iiois exotiques.
- Gaiac. Ebènes.

Bois durS.

Orme.

,

-

-

-

Nous conserïerons l'ancicnne classification et nous distinguerons
Lo Les bois durs, dont les qualités maitlesses sont : la clensité,

:

la résistance, l'élasticité

la durée (chênes,

frênes, ormes, châtaigniers, hêtres, noyel's, charmes, acacias);
bois blancs, qu.i comprennent les essences moins dures, moins foncées en couleur,
plus légères e[ rnoins durables clue les précéclentesl on les cJasse en bois blancs tendres
(peupliers, trembles, bouleaux, tilleuls) et en bois blancs demi-durs (aulnes,-platanes,

el.

2o Le-s

marronniers, érables, sycomores);
3o Les bois fins, cle clureté supérieure ou égale à celle des bois durs, mais clui s'en distinguent par une structure plus homogène, des tissus de printemps et d'automne peu différenciés. Cette conformation assure aux bois de cette catégorie une résistance supérieure, au
frottement (buis, cormier, poirier);
4o Les bois résineux présentent tle hautes qualités de résistance et de durée, jointes à une
légèreté relative; leur facilité cle travail, leur rectitucle sous de grandes longueurs, leurs
qualités toujours sensiblement égales, ue font qu'étendre leur emploi.
Les espèces les plus employées sout les sapins, les épicéas, les pins et les mélèzes. Les
sapins et les épicéas sontsouvent confondus clans le commercc, qui Iivre sous le nom de sapin
des lots contenant, les cleux essellces;
50 Les bois exotiques. Sous cette rubriclue nous classons tous les bois Provenant .des
contrées chaudes du globe.
L'épuisement des forêts de nos climats oblige le commerce à puiser dans les réserves des
régions tropicales. Les bois clui en proviennent sont souvent très mal définis; il est fré-quent
de voir ranger sous un même nom des bois provenaut d'arbres très ditlérents

et qui n'ont

de

CARACTÈRES, PROPRTÉTÉS ET FORMES COMMEIICIALES DES ROIS I,ES PLTIS EMPIOYÉS 27

commun qu'une cerlaine ressemblance cle couleur ou tle grain. En général, ces bois présentent des couleurs vives et onl une grande densi[é. La texture enchevêtrée des fibres leur
donne souvent un aspect chatoyant, mais augmente cousidérablement les difficultés de mise
en æuvre.

Les plus employés sont : les acajous, les palissandres, les ébènes, les tecks, Ies tulipiers, etc.
1""

Bois

durs,
;:

La couleur varie du jaune clair au brun noirâtre, l'aubier
Chênes.
nturrS"æ'.
"rt
nâtre, le poids clu mètre cube varie à l'état sec cle 600 à ,,.050 hilogrammes, suivant les variétés et leurs proveuances.
La sgclion transversale présente des couches anl]uelles très distinctes, bordées à I'intérieur par detrx raugées rIe gros vaisseaux dans le bois de printemps; le bois d'automne esl
d'aspect corné ; la masse est traversée par cl'épais rayons médullaires, alternant avec
d'autres plus fins qui se détachent en traits brillants sur I'ensemble plus sombre.
Sur mailles, la secl,ion présente des sillons formés par les vaisseaux ouver[s, et de,
larges mailles chaloyantes clui marquent I'affleulement des rayons médullaires.
Sur dosse, les couches annuelles sont indiquées par des courbes sinueuses bordées de
tissus de printeffips, striéesparles traces des vaisseaux lranchées. Les rayons médullaires
apparaissent sous forme de lignes plus ou moins longues, de couleur sombre, parallèles

-

au

fil du bois.
On distingue

I. Le chêne

:

yeuse ou chêne

vert (Proyence, Languedoc, Corse, Algérie) de couleul

jaune rougeâtre (le cæur est souvent, brun noir), poids spéciliquede 920à 1.050 kilogrammes.
Les couches anuuelles sont peu distinctes,, le bois de printemps étant presque aussi serré
que cclui cl'automne. Ce chêne résist,e très bien au frottement et convient à la fatrrication des
outils à travaillerlebois et des dents d'engrenage ou alluclrans
On le trouve, dans'le commerce, en grumes ou rondins vendus aux {00 kilogrammes,
qu'on débite suivant les besoins.
Prix: 5à 6 francs les {00 kilogrammes.

II. Les chênes pédonculés et le chêne rouvre,, clui fournissent la plesque totalité des chênes
employés en construction. tes deux espèces sont impossibles à distinguer lorsqu'elles ,sont
travaillées. Les différences cotées par le commerce des bois sonl, la conséquence cle la proyenance, tlu débit et du traitement appliqué aux bois débités.
On les classe en :
ordinaires de menuiserie;2. chênes de choix.
lo Les cHÊnns oRDINATREs sont des bois de couleur brun rougeâtre peu uniforme, présentant,
desaccroissementspluréguliers. Ils proviennent de la Champagne, de la Bourgogne et du
f.o Chênes

.

COUItS IJE

28

TELIHT\ 0.l,0GIE

Bourbon'ais et soql en génér.al /otfcis. Ils convienncnt particulièrement aux menulserles
extérieures recouvertes dc peintures.

Le poids du mètre cube varie de ?1r0 à 800 kilogrammes. Ces chênes sont livrés par le
commerce en bois alignés et en plots débités tout venant.
A) Boes ulignrts. -- Les bois alignés sont surtout employés sur les marchés du norcl de la
France et sur la place dc Paris. Sur cette dernière place, ils portent des noms différents suivant leurs dimensions, et la coutume étatrlit, entre les différentes dimensious et lesqualités,
sur un prix
des relativités q1i permel,tent [a vente de dimensions assorlies, au mètre courartt,
dobase unique rlui es[ celui de l'échantillon.
On dis[ingue :
2
L'eutrevous tle. . .. .. . 0,027 X 0.23 valeur relative 5
l.'échantillon de.. . ... 0,03'tr ,4 0,23
[,'éclrant,illon fort de.. 0'0't{ >{ 0,20
Lu rloublette de
[,a membrure de.....
Le petit ba[tant de. . .
Le gros battant de.. . .

de.....
[,e chevron de.
[,a membrette

0,05i

x

0,081

)<
>.

0,081

I
I
2

0,3Û à 0,32
0,16
0,23

t
2

0,108 >< o,3o à 0,32

0,0:il
0,08

X 0,16

>l

11

--

I

2

0,08

3'

Les longueurs sont établies de 0*,25 en 0'",25. Chaque IoI compreud uue proportion de
l0 0 0 cle coursons cle longueuç inférieure t\ 2 mètres pour des épaisseurs de 0*,511 et au-dessous, et p0 à 25 0i 0 cle longueur inrérieure à ;Jn',25 porlr des épaisseurs supérieures.
Au poinL cle vue de la qualiLé, ces sciages sont classés en trois catégories :
0/0 du cube
a) Le bon bois rnar.chand, qrri comprerr(l toutes les pièces nettes et,, pour 80
0'o,03 dedial,otal, toutes celles qui comportent des nrputls sains eL adhérenls n'excédant pas
épaisseur
d'rtne
ceuK
pour
mètre mo),ell dans les bois de 2-t à ii{ nrillinrèt,r'es inclus, 0n'.,0/r
supéricure. ces nætrds sonl admis dan.s la propcrtion de :
2 næuds poul' utte longueur de 1.,50'à lur,?li
2n,00 à ?,r.,ib
3:|n,00 à 3.,75, etc.
,i-

tr

Tous les autres tléfaul,s pcuvenl êtrc acceptés, ^si la pièce donnc à l'cmploi Sl4 de bois net.
\raleur' : 2lO à 29:l francs le mètre ctrbe;
lt) Le Sois i1fér.ieur, qui compr.entl toutes les pièces non classées, mais clevatrl fournir à
I'emploi la moi[ié cle leur c,ube de bois marehantl'

Valeur : cle t 1*0 à {55 flaucs le mètre cube ;
c) Les rebuts, tlans lesquels on classc tous lcs bois ne pouvalrI

inféricurs.
Valeur :

tt3

se

ran$er datrs les bois

francs le mètrc cttbe.
Les bois piqués, roulés, pourris ou échauffés sontexcltts de toul. classement.
bois sont sur'lout emplo;'és rlans le Midi et, le Sud-Est.
B) Rois cleltitû en plots.
- Ces
Leur classernent esb basé strt' le noml-rre de planches atr plot'
'105 à

.JË.

r.,fl

CAR;\CÎÈ[IES, FROPITTÉTÉS ET FORMES COUITEITCIALDS DES I}OIS LES PI.US DIIPI,OTÉS

On tlébite dûns tlcs chêncs cloux et sans no:utls clcs feuillets cle
l2 feuille[s au moins par plo[.
Les aul.res épaisser-rrs usuelles sont :
Planclres de 27 millirnètres.. . . .
:).1

!*l
r.

l

:),+

60

8 planches

980-

+-

à

11r

'12

29

et t8 millimètres

à

par plot

t0

95-

Valeur de '135 à 155 francs le mèLre cube en épaisseurs tle 0'",05/l et au-dessous, {40 à
170 francs le mètre cube pout les épaisseurs suptlt'ieures.
Les vices et défauts tels que roulures, gél.ir-ures, lunures, ncnuds vir:ieux donnent lieu à
unc réduction de largcur; en principe, on ne mesur'e que le bois utilisable.
Chênes ordinaires tl'importation.
- On irnporte par l'iume et T'riesle cles chênes d'Autriche de gualité ordinaile. Ces bois, lorsqu'ils sont destinés au Nlidi de la France, aruivent
en poutres équarries e[ sont débités à la demande dans lps ports d'importal,ion (Marseille).
Bordeaux et Rouen imporLent des sciages avivés de même prCIvenance. Ce sont, en général
des chênes demi-durs de la Bosnie.
Valeur : de'150 à 270 francs.
L'Amérique du Nord nous expéclie par Bordè*u* eI le Havre cles sciages de chênes alignés. Ce sont des bois nerveux, travaillanI beaucoup, à rnailles épaisses et de couleur plus
foncée que nos espèces indigènes. Les épaisseurs sont basées sur le pouce anglais de 25'*,4
et proportionnellement plus faibles que celles de nos boii etablies sur la base de I'ancien
pouce français de'97 millimètres.
Valeur : 150 à [ô0 francs le mètre cube.
les bois de cottleul jaune
2o CnÈFres DE cuorx.
- Nous classerons dans ceLte catégorie
clair uniforrne, à accroissements réguliers, propres aux travaux de menuiserieet d'ébénisterie,
dans lesquels le bois doit être poli pour rester apparent.
Les bois indigènes fournissent Ie chêne cles Vosges, dit encore chêne de Hollande,
débité le plus souvent, sur quartier. Les épaisseurs sont les mëmes que pour les chênes ordinaires, mais le tlébit. comprend de plus des panneaux ou feuillets cle 7 à 22 millimètres
d'épaisseur.

Les bois épais sonI vendus au mè[re cube; la valeur, suiûant la qualité, varie de 275

à

350 francs.

Les feuillets sonl vendus au mètre carré; ils valent environ de .i fr. 50 à 6 francs pour
des épaisseurs varianl, de 7 à tfl millimètrcs.
On importe dans celte catégorie :
Des chênes de llongrie (Slavonie), alignés, aux dimensions du chêne des \iosges;
' Des boules scities sur plat cle môme plovenance, le plix esllégèrement, inférieur aux pré-

cédentes;

,

Des boules sciées sur plat, provenant de
aux précédentes.

la Russie et de la Turquie,

de qualité inférieure

"ÉL

30

COURS DE TECHNOLOGIE

Valeur : t80 à 280 francs le mètrc cube.

Hêtre.

-

C'est un bois de couleur fauve, très clair lorsqu'il provient de forêts de co-

teaux et de mont,agnes, tirant sur le rouge lorsqu'il provient de forêts de plaines, plus rouge
encore lorsqu'il a été étuvé (Autriche).L* cæur et I'aubier son[ {,rès peu foncés; la zone
rouge foncé qui entoure la moelle est un défaut.
La section transversale présente des cernes dans lesquelles le bois d'automne est plus
serré et de couleur plus sombre que la formation de printemps ; les vaisseaux sont très fins,
très nombreux et à peine visibles.
Sirr maille, les couches annuelles sonI marquées par des lignes plus sombres qui se dégratlent dans le bois de printeffips, lul rayons médullaires apparaissent sous I'aspect de
nombreuses plaques brillantes de faibles dimensions.
Sur dosse, les couches annuelles dessinent des bandes plus sombres, les traces des
rayons médullaires apparaissent soug forme de sillons lenticulaires de couleur foncée.
Le hêtre est cassant, il prend beaucoup de retrail, et l,ourmente beaucoup au séchage; il
se conserve bien à I'air et sous I'eau, mais supporte mal les alternatives de sécheresse et
d'humidité et se piqu_e facilement. Il se coupe bien dans l,ous les sens, rnais se polit difficile-

ment.

i

Le poids du mètre cube varie de 70U à 900 kilogrammes. Les meilleurs bois'proviennent
des Vosges, de ila Bourgogne et de I'Aul.riche (Carinthie, Bosnie, Croatie) expédiés par
Fiume et Trieste.
Le hêl.re de Frartce est débité en plol,s tout venant, par I'Est e[ la Bourgogne, aux épaisseurs cle 27, :]4, 41., 54, 8l e[ {08 millimètres d'épaisseur. Le mode de mesurage est le même
que pour le chêne.

Valeur du mètre cube : de 60 à 65 francs gare de départ,, 80 à 100 francs lieu d'emploi.
On débite aussi des bois alignés, feuillets de 7 à 22 millimètres, planches de 27, 34,
4L millimètres, plateaux de 54.à {.60 millimètres (valeur de 90 à 130 francs le mètre cube), des
bois carrés de 5 X 5, 6 X 6, 7 :,z-1,8 X 8, {t X {l centimètres, employés en ébénisterie bon
marché (valeur: 70 à 80 francs le mètre cube).
Les hêtres cl'Autriche nous arrivent en sciages aux épaisseurs de 27, 34, 4L, 60 et 80 millimètres, longueur variant de 2 à 4 mèlres, Tous ces sciages son[, avant expédition, traités à
fétuve humide qui les colore en rouge.
Valeur : {t5 à 140 francs le mèlre cube.
Le hêtre est très employé à la confection de gros outillage: établis, bâtis de machines,
trél,eaux, etc..., enmenuiserie porlr travaux glossiers, en ébénisterie bon marché. L'emploi
du hêtre tend à s'étendre.

Frêne. - De couleur blanche, le frêne présente, stir la section transversale, des cernes
très accusés par les gros el, nombreux vaisseaux du bois de printemps, le bois'plus gris et
plus serré des formations d'automne. Les rayons médullaires sont invisibles.
Sur mailles, les couches annuelles sont marquées par les sillons des gros vaisseaux du

{ù:ç
-irl

CARACTÈRES, PROPRIÉTÉS ET FORMES COMMERCIALES DES BOIS LES PLUS Eil{PLOYÉS 3I

bois de printemps, les rayons médullaires sont, accusés par de très nombreuses et très petites
taches brillantes
Sur couches, les accroissements sont marqués par les lignes sinueuses du bois de printemps plus jaune, st,riées par les traces des gros vaisseaux et, les zolles parallèles plus grises
du bois d'automne.

L'aubier est très abondant et, peu distincl du bois parfait,. Le ccBur noir est, un défaul
fréquent rJans les bois des plaines.
Le poids du mètre cube est de 750 à 800 kilogrammes.
o C'est uu bois très élastiqne, se prêtant très bien au cintrage; il est moins dur que le chêne
et fend moins; il se pique assez facilement.
Son élasticité le fait employer en carrosserie ; sa couleur blanche, les loupes qu'il présente parfois, et I'aspect ondé des placages qu'il fournit au déroulagè le font employer en
ébénisterie et en menuiserie de voitures.
Le frêne est débité tout venant, le plus souvenL en plateaux de 6, 7, I et I centimètres.
Les bois destinés au cinlrage sont achelés en grumes par les usines qui les débit,ent suivant leurs besoins. Les grumes de petit diamè[re bien forrnées et, de grande longueur sont,
simplement ouvertes cl'un trait de scie suivant, le cæur pour le charronnage.
Valeur, suivant diamètre et sciage, de ll0 à 150 francs le mètre cube,

Orme.
- On distingue l'orme champêtre ou orme rouge, dont,le cæur est rouge brun, et
I'orme blanc, dont le cæur est brun clair ou jaune brunâtre.
Les ormes présentent, sur la section transversale, des cernes bien apparents, marqués
par des vaisseaux glos et, très rapprochés dans le bois de priubeDps, plus petits dans le bois
d'automne et entourés cle parenchyme plus clair'. qui dessine des arc,s sinueux concentriques
aux cerncs.
Sur maille, lcs couches annuelles sont marquées par les sillons des vaisseaux coupés, les
lignes clu parenchyme sont indiquées par des traiLs parallèles aux vaisseaux, les rayons médullaires apparaissent]en petites placlues peu blillan[es.
Sur la sectiotr Langenl,ielle, les couches annuelles sont marquées par les vaisseaux coupés, les rayons médullaires sont à peine visibles, et les couches de parenchyme dessinent des
lignes en zigzag, dont la direction générale esL patallèle à celle des lignes de vaisseaux.
L'aubier, de couleur blanc jaunâlre, es[ assez abondant, il est. sujet, à la vermoulure.
L'orme est un bois fibreux, liant,, à grain d'apparence grossière, fendant difticilernent. Le
poids du mètre cube varie de 740 à 950 kilogrammes. L'orme suppor[e t,rès bien sans fendre
Ies assemblages forcés rapprochés (moyeux de roues). Il esl t,rès employé dans le charronnage, la construc[ion des wagons, la carrosselie, les machines agricoles, eI clans tous leç emplois oir Ie bois doit recevoir des chocs.
L'orme est débité tout venant, quelquefois, mais plus rarement, en sciages avivés, aux
dimensions exigées Bg les industries spéciales qui I'emploient.
Valeur : 90 à 130 francs le mètre cube.

32

:,

COURS Dhl TECHT{OLOGIE

Châtaignier: - De couleur blanc jaunâtre, le châtaignier présenl,e une cotrtexture de
fibres qui l.ient le rnilieu entre celle tlu chêne et de I'orme.
Les couches annuelles sont rnat'quées sur toute la section par dc gros vaisseaux disposés
comrne ceux tlu chône dans le bois cle printemps et par le bois d'automne plus sombre. Les
ralrons médullaires sont invisibles sur la section transversale, à peine apparents sur mailles.
L'aubier esl, peu épais ct l-rien différencié. Le chahignier donne un bois flexible moins dur
que le chêne. Le poids du rnèLre cube est d'envilon 630 kilogrammes.

Il

est très employt! pour la menuiselie commune et, en ébénisterie (fonçures de meubles,

vieux chêne).

Il

ne présenl.e jnrnais de grandes lougueurs (tle 2 mètres

à 4',50), mais les largeurs sont

avantageuses.

On le débite tout venant, en feuillets de ? à 92 millimètres, en planches de 27,, 34
4l millimètres, en plal,eaux de 5L, 70,80, 100 millimèl-l'es et au-dessus.
\ialeur : de 80 à ll0 francs Ie mètre cube.

eL

a

noyer fournit un boisdestructure hornogène, très liant et doux à l'outil, se
coupapt, bien dans l-ous les sens, de couleur vat'iant, drr gris au bruu fo'rrcé, souvent agréablenrent veiné. Les couches annuelles sont marrluées par le bois d'aul,omne plus foncé; les
vaisseaux, légèrement, plus gros dans le bois de printeffiPs, sont égalemen[ distribués dans
toute la masse, les rayons. médullaires soul à peine visibles.
Sur rnaille;,les couches annuellcs sont marquées pal les sillohs des vaisseatlx et la coulenr plus foncée clu bois cl'automne. L'aubier es[ très abondant et, de couleur gris clair, il

Noyor.-Le

'|

fonce à I'étuvage.

-

Au point de vue de la qualité, on cli'stingue :
Les noyers vivement colorés tle I'Auvergne, du Dauphiné et de la Savoie;
Les noycrs gris du Cenlrc et tle la Bourgogne;
Les noyers blancs tle la Normandie'
'Ious ces bois sont débilés tout veuant :
,
,
200
rnillinrètres
d'épaisseur.
à
IL0
80,
t0(),
dc
54.
plateaux
a) En
Valeur : cle 180 à 250ïrancs le rnèlre cube suivant qualité (bois de pied) ;
â) En planches rJe22,27,'J,+eL4l, millimè[r'es, t'endues au mètre'carré, aux prix approximatifs de 4r",50,5 francs, 6 francs et 7t",50 (surbilles et, petits pieds) ;
-' c) En panueaux de 7 à l5 millimèlrc* 4'6tpaisseur valan[ de 2r',1i0 à 5 francs le mètre
carré (billes de pied saines et de belle couleur, le prix de I'unité augmente avec la largeur);
d) Bn sciages spéciaux, tels que frises, pieds de table, cle lit,, colonnes, e[c..., débités
dans de petites blattches ou dans les l,êtes;
e) Bn placages. Tou[es les billes saines et de belle couleur, mesurant 2n',20 de tour et autlessus, sont affranchies eL tranchées cn feuilles de placages.

Valeur : 20 à 30 frarrcs les 1.00 kilogrammes ou 200 à 300 francs le mètre cube au quart.
L'Amérique du Norcl nous import,e :
En grumes: le noyer noir tl'Arnérique dur et lourd, plus foncé que nos espèces indigèneq.

CAR.\CTÈRES, PIIOPRtÉTÉS ET FOITMES COUMIIITCT,\LES I)ES I}OIS I,ES PI,I.JS EMPLOIBS 33

Le pdîrls du mètle cube est rle 850 kilogrammes. \'aleur:
210 flancs le mètre cube au

94 franr;s les 100 kilogl'ammes,

por[ d'arrivée;

: le noyer saliné, plus léger, moins dur,

peu coloré, présent,é pal le commelce en sciages avivirs clans la plupart. des cas et désignés sous le nom de red gum lorsque
les bois sont purgés d'aubier, de s&p gunL lorsque les planches ne conl,iennent que de I'aubier
el, tlcs léchurcs de cæur. Le poicls tlu mètre cube est d'environ SOJ hilogrammes. Valeur:
95 à 100 franc's le mètrc cube.

En sciages

Le charme fourni.l. un bois très blane, à grain fin e[ l,rès selré, dont les accroissemen[s sout à peine indiqués par une lirgère cliffér'encc de teinte entre les ].rois de prin-.
temllset d'au[omne. Lcs'r'ayons rnédullaires sont très fins;la r'éunion de plusieurs rayons
médullaires donne lieu à de faux layons ilrégulièr'ern(-'nt, rlistribués et plus clairs que la

Charme.

-

Sur maille, les vaisseaux et les ra)/ons médullaires sont pou apparents, les faux rayons
sont très visibles et, se présentent en bandes contournécs d'un blanc rna[. Aubier et cæu1
confonclus.

]

Le charrnc se t,ravaillc et. se polit difficilement; il tourmcnte beaucoup au séchage et se
fend; on le travaille plus facilernent, sur le tour. Le poitls clu nrètre cube esl, d'environ
760 kilogrammcs.
Il est ernployé à la fabrication cl'ouLils (affttagesr. pr'€ss€s, ete.), <le menus objel.s en bois
(mètrcs, arlicles cle SainL-Olaude). On dObite en chalme des feuillets et placages blancs pour
la marquetcrie.
Le cltarrne est débil,é en feuilleLs, et en ploLs cle deux plateaux tle u à 14 centirnètres;
clans ce cas, la valeur du mètre cube valie dc 60 à 90 francs.

Acacia.

Bois cle teinle jaune verclâtre, de

-

tlroit fil, dur et élastique, la seclion lrans-

versale présente des cernes l.rès nets. Le llois rle printemps cst rl'un jaune plus clair que celui
tl'automne el, tr'ès poreux: les rayous médrrllaircs apparaissent sous forrne dc traits fins el,
eourts.

.:

Sur maille, les accroissements sont marqués par la teinte plus claire du bois tle printemps
et les sillons cles vaisseaux, Ies rar,<ins médullaires se présentent en bandelett,es Jrrillantes.
Lignes claires de parenchyme, parallirles aux âccroisserncnLs.
L'acacia est, surlout, employé au charuonnage e[ dans la fabrication des roues d'aul,omobiles. On le débite toul venanb en planches el. platcauxde 35, ltl,Ë4,6ti millimèl.res.
Prix des sciages : L'10 à f30 francs Ie mètre cube.

2" Bois blancs.
a) Bois

Peuplier.

-

Le peuplier

'

"

"

*':;-l

On tlist,ingue
blrur.e,

illili l,olo

bloncs tendr.es.

:

dit encore peuplier de llolktnde, yprduu, rlube, dont, I'aubicr csl blanc,

GrB

I
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3!*

COURS DE TEÛHNOL0GIE

Le peuplier 1yïsard, qui présente un aubier blanc, un cæur gris brunr {uelquefois veiné
de rouge i
La peuplier rJ.v Canarta, dit encore peuplier .sr fsse, peuplier crtolin, dont le cæur eI l'aubier sont confondus, uniformément blancs;
'Le
peupl îer nr-tir ou peupl ier cf'Itulle', blanc avec quelques veines sombres au cæur, très
léger.
Le treml'le lburnit un bois plus lourd que les pr'écédent,s, uniformément blanc dans les
forêts de plaine, à'aubier blanc et cæur blun rorige dans les forêts de coteaux.
Le bois des peupliers est léger (poids rlu mètre cube : rle 390 à 500 l<ilogrammes), mais
peu résistant lles couches annuelles sont peu accentuées; il se mâche ct se tléforme sous les
chocs sans se rompre' ce clui le rend précieux pour la layetterie, pour la confection cles fonçures de tombeleau*, \114g'ons, bateaux pour le trànsport des pierres.
Au point, de vue rle la qualité, on classe :
Les peupliers blancs et grisards, employés en menuiserie et ébénisterie;
' Les peupliers tlu Canada, souvent, tranchés en placages tl'épaisseur pour la gainerie
et les
caissettes d'emballages soignés ;
Les peupliers d'I[alie, employés pour I'enrballage.
Le tremble, qui fend facilement et ne reçoit que difficilement les pointes, est inférieur
aux précédents.
Les peupliers sont présentés par le commerce :
Sur les placcs clu Nord de la France et à Palis :
En voligcs Charnpagne cle 18 millimètres d'épaisseur sur l6 à 25 centirnètres de largeur,
longueur de 2 à 3 mètles de 0'",33 en 0-,33. \raleur: 50 à 7ii francs le mètre cube.suivant
t

qualilé

;

En voliges Bourgogne de 22 mitlimètres d'épaisseur sur 16 à 25 centimètres.dqrlargeur,
Iongueur de 2à 3 mètres;.
t
En quartelots rle 6 centimèLres cl'épaisseur, 22 à 25 centirnèt,res de iargeur, longueur de
2 à 3 mètres;

Enplateaux de 6 à 20 centimètres d'épaisseur sur.l6 à 18 centimètres de largeur.
En province eI tlans le Sutt-Est (t,;'on), on débite en plots aux épaisseurs de 18, 27, 34 eI
zr0 millimètres. Valeur clu mètre cube : de 60 à 90 francs.

Tilleul.

C'est un bois clont la couleur varie du blanc jaunât,re au jaune rougeâtre, gui
présente des act:t'oissements très marqués par un filet très mince de couleur plus claire, à
mailles fines et apparentes.

-

Il est léger, liant,, doux à I'outil et se coupe bien dans tous les sens. Il esl très employé
par les sculptcurs,'modeleurs, facteurs tle pianos st luthiers.
Le poids du mètre cube varie cle ./rtlO a SZO kilogramme:. On le clébite en plateaux tout,
venant de I r\ 20 centirnètres d'épaisseur. Valeur du mètre qrbe : 95 à 130 fi:ancs.

'

..'

Bouleau.

-

C'est, un bois cl'un blanc lougeâtre,

à aubier ft ,æu,

confonclus, .d'un grain

cARAcr'ÈnES, pRopRIÉTÉs

ni

ronuEs colrilrnRcrAr.Es rrES Bors r.ES pr.us nupiorns

3e

Les longueurs varient de 3 à 7 rnètres par pieds métriques de 0'',33. On,troùvera les longueurs de 3 mètres, 3',33, 3u',67, 4 mètres, 4'n,33, etc...
Les épaisscurs inl,ermédiaires sont obtenues par la refente des échantillons.
i

Les bois rouges présentent des qualités -variables. Ceux qui proviennent de. la rncr
Blanche, les Arkangel, les Onéga, sorrt à grain fin à fibres serrées, p€u uolreux el, très hoqoËènes ; les bois de Suède viennent, ensuite (Gèfle). Ceux provenant de Riga sont cle qualité mé.

Iangée;les bois de Norvège sont moins bons quc ceux de Suède, Ies rneillcurs froviennent
du Skager-Rack.
Ces bois sont classés clans les polts de départ, en cinq qualités. Dans le cornmercc de
détail, on distinguc :
e') L a qu,alitd moulu.e franche de nceuds
b) Menuiserie première, wælds

;

vifs, sains

el,

adhér.gnts;

e) Menuiserie deuæième, ncnuds blancs et noirs, quelclues fentes cl gercules;
d) Chnrgtentes) bois inférieur noueus et, flacheux.
Les bois du norcl blancs sont surtout importés en
F'rance

:

En madriers de 75 X 22îi (on'dit souvent
23

tle

x

8);
Bn bastings de 65

En planches dites

a

.l
,,:t
'::l

X

F

rc.

33.

'175;

I4 a. O,oe /t x

0,22*o;

En planchettes de 25 X 100 et Ll.5 millimètres (l p. X 4 eL 4,Ti).
de 0',33 en 0"',33.
Longueurs
Frc. 32.
Le classement en qualité est établi colnme pour les bois rouges.
Le nombre tles échantillons étant tr'ès réduit,, on obtienl. des épaisseuts intermédiaires
en refendantles madriers pardes lraits hauts ou trnits chanzps (tî9.32), paralltles au pareou par d.es traits bas (fig.33).
.1nen[
; i Les madriels refenduÀ en trai[s hauts doivent être choisis clans la tlualité moulure. lls
fournissenl,:
Madrier'

t

I trait champ : 2 planclres
2-34 feuillets
3
t*-5-- 56-

de..

.

.

0,036 >< 23

0'024 >< 23

tI

{

On peut obtenir des épaisseurs éqtrivalentes à cclles cles échantillons indigènes en refetr-

dantparunl,raitchamp àO,AL4quilaisse uneplanchccle0,02Tou par un trait à 0,054 qui
laisse un feuillet de 0,017.
Err refendant par des truits &ns, on ol:tient :
Madriel

I tlait, bas : 2 chevrons de.............

2-3*
3-&-L-5-

É

0,0?5
0,O?li
0,075
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x
x
x

0,075

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0,034

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'l

t*0

COI]RS DB TECHNOLOGIE

Les bois du norcl sonI vendus au mèl,re courant, à qualités égales, les prix augmentent
avec les largeurs. Bn ramenant ces prix au mèl,re cube, a{in de faciliter la comparaison avec
les autres essences, ou cottstat,e qu'ils varient etr[re 80 et t60 francs.

Le pitchpin provient du sud des Étals-LTnis par Pensacola et Mobile : c'est
un bois d'une belle couleur rouge, veiné et très résineux. Moins dur que le chêne, il est très
lourcl (poitls clu mèl,rc cubc: ?50 hilogrammes) et t,r'ès durable lorsqu-'il n'a pas éLé cr"mm::. il
est importé on sciages aux épaisscurs des bois du nord, mais en largeurs plus fortes et en
poutres équarries, qrri pettvent atteindre l5 mèl,res de longueur et 0'",40 d'équarrissage.
Le prix du pitclrpin (120 à 140 francs le mèl,re cube) augmentant tciujours, oll le remplace par le YellorËpinc et le North-Caroline-piue, qui présenlenl avec lui rluelque ressem]

Pitchpin.

-

blanco.

.

5" Bois exotiques.

Sous le nom général d'acajous, on clésigtrc toule une série de llois de teinte
rougeâtle, à fibrcseirtremêlées. Cclte disposition des libres donne.aux surfaces du bois, lors-.
qu'elles sont polies, un aspecI chtrtoyant.

Acajous.

-

La durel.é cles acajous varie de celle du peuplier'à celle du noyer très tlur. Ils sont l,rès
employés t:n ébénistelie et dans la construction des voitures automobiles e[ des voitures de
chemin de fer.
On distinguc :
Les acajous tlur-q r,t lourds (800 kilogrammes le mèlre cube) et très colorés, cle provenance
Saint-Domingue, Cuba et Porto-Plata. Ils sonl quelrpefois mouchetés etsouvent ronceux. Ils
se vendent de 50 à60 francs les t00 kilogrammes on dc 400 à 480 francs le mètre cube;
Les acajous denri-durs dc Tabasco et cle Laguna, rnoins lourds (T00 hilogrammes le mètre
cube) et moins colortlrs que les pré,:édents; ils valerrt de 250 t\ 350 francs le mètlecubc;
I-es acajous [enrlrcs du Stintigal, ceux du Gallon, Grand-Bassam, etc., désignés sous le
norn d'acajous côl,e d'Afrique ; ils sont plus légcrs ç5S0 à 650 liilogrammes le mètre cube) et
plus mous ; leur bois pelucheux se travaille et se polit difficilement. Ils sonl, payés de t20 à
Zt)' francs le mèlre crube.
Les acajous se vendent au poids : aux 50 liilogrammes au Havre, aux 100 kilogrârnrnes
daus les autres porls. Ils sonL importés en grumes grossièrement équarries, rnais non dressées, à la hache, de 3 à 1r mètlcs de longueur sul'0'n,25 à 0'n,40 d'érluarrissaÉi'e pour les deux
premières catégories, et rlui peuvent atteinrlre l0 mèlres de longueur sur0n',.v0 d'équarrissage
pr)ut' la dernière.
On peut rangel'dans la classe des acajons, les olioumtls, originaires du {Jabon, qui sont

en grumcs dc très fortes dimensions. L'ohoumé rlonne un bois léger (./tô0 a
500 kilogrammes le rnèl.re cube), tle teinle rougeâtre (olioumé mâle) ou gris rosé (okoumé
imporl,és

femelle), de texlule semblable à celle de I'acajou côte rl'Afrique mais plus grossière. Son bon
marché (00 à l()0 fraucs la tonne) et ses fortes dinrensions, rlui en facilitent I'utilisalion, le
Ibnt emlrloyer pr)ul' les intérieurs cle meubles.

C.{NACTIIRI]S, PItOPItIÉ1'ÉS

Teck.

El

FOITMES CT)IIMBITCIAI,BS I)ES ITOIS I.ES I)I,I.S ET{PLOYÉS +I

verdâlre, r'(,panrlanI une orleut'typitlue de caoubchouc, tlont les accroissements très marrlués sont parsernés par de nombreux et gros vaisseaux. II est moyennement lour.l (800 l<ilogrammes le mèlre cube), tr'ès résistanl c[ surtout
tr'ès durable; il travaille tr'ès peu en séchant. Toutes ces rlualités le font employer dan.s la
construction des navires et celle des voitures cle chemin cle fcr.
Les plovenances les plus estimées sont, I'loulmein, Rangorrn el. Ilangholi. Les leclts de
Java, plus savollneus au loucher, sont rnoins eslimés.
l,es tecks sont importés.en poulres équarries cie 4 à l0 rnèLles de longueur, cle 3]i à
60 centimèlres d'équarrissage; les prix varient de 200 à 280 fmncs le mèlre cube.

-- O'est un bois de couleurlrrun

Le bois des tulipiels présenLe une conleur jaune verilâl,re; il esl tendre,
à texture assez lâr:he e[ travaille peu; il se tranche bien. On en distingue rleux sortes : le
t,ulipier lourd, qui pèse 800 à l.000kilogramines le mti[r'e cube, e[ le tulipiel léger, qui ne
pèse que 600 liilogrammes eI présente beaucoup tl'aubier.
Les tulipiers sont imporl,és des litats-Unis en grumes de trirs for'tes climensions ; ils
valent de 90 à ll0 francs la tonne.
Ils sont très crnployés en ébénistclie cl. elt \\'asonnrÉi'e pour con[r'e-placflg'es.

Tulipier.

-

Palissandres,
- ['strs odeur agréable, dur, de coulenr foncée, souvent veiné de roug'e,
le palissandre est tr'ès employé en ébénisterie. Il pèse 900 liilogrammcs le rnètre cube.
On distingue

:

Le palissandre du Brésil (Rio), très veiné et très odolanl.;
Le palissantlre de Bombay, plus {bnôé et moins veiné quc Ie préctltlenl.;
Le palissandle cle Madagascar, plus roLrge et moins cstirnir quc les précédents.
Les prix varient de 330 à {.200 francs la tonne, suivant pl'ovenance et qualités.
GaTac,

-

Le gaïac est un bois très lourd ({.30U kiloglammes le mètre cube), dc couleur

brun verdâtre veiné de jaune, très dur, à fil-rres serrées eL emrnêld'es. Le gaiac se travaille
avec dif{iculté, mais résiste très bien au frot[ement.
Il est importé en grumes, de I'Amérique ccnt,rale et des Antilles.
Sa durée et sa rtrsist,ance au frott,ement le font emplover à tles g'arnit,ures t,ravaillanI sous
I'eau: coussinets, tubes lance-t,orpilles, elc...
Lc pris clu gaïac esl tl'environ 30 à 40 fran<:s les {00 liilogramrnes.
de
Ébènes.
- On compren(l sous le norn d'ébè.nes un cer'tain nombre de bois couleurnoire plusou moins foneée, trtrs lourds (1.200 liilograrnnres le mi'tre cube).

0n distingue

:

Les ébènes cle l'île \{aurice, Nlarlagflscar, irnportées en btches hachées et purgées cl'aubicr, de 2 à 6 mètrcs de Iongrreul'sur' l5 à 25 cenlimè[res. Ellcs valent 300 francs la lonne;
L'ébène Port,ugal (Zanzibar), moins e'slimée ;
L'ébène Jlacrassar (Célèbes), importtie en bille5 d1r plus lbr[es dimensiorls, pouvant a[teindre jusqu'à 0'",80 de diamètre.
Les élld'nes sonl très employées par les éhénistes, les luthiers e[ les fuc[eurs de pianos.

CHAPITRH V

SÉCHAGE DES BOIS
Soum.trRn.

-

Séchttge naturel.

-

Ernpilage.
- Emmagasinage. - Illagasins de bois. - Flottage.
Étuvage hurnide.
Séchage par ventilation.

Procédés artificiels de séclruge.

-

-

-Fumage.

Afin de diminuel I'importance des déformations produites par le retrait, il importe de ne
mettre en cpuvre que des bois Lrès secs.
Le séchage des bois doit être conduit avec l-reaucoup de soins. Suivant que les bois' sont,
lendres et d'essences riches en eau, ou durs, nerveux et pauvres en eau, le stlchage cloi[ être
rapide ou très lent. Il faut éviter aussi bien un séchage trop lent, qui peut amener l"échauffure
et les piqûres et pourritures clui en sonI la conséc1uence, qu'un séchagè trop rapide qui ferait
l'endre et gercer les bois trail.és.
Il y a lieu de considérer : l.o le séchage naturel, obtenu pal simple exposition à I'air du
liois à traiter ; eL 2o les procédés artificiels de séchage qui emploient des installations spéciales
et cles moyens divers propres à accéld'rer la clessiccation.
Séchage naturel.
On s'est contenté pentlant longternps de sdrcher les bois en les exposant, à I'air. Lorsqu'on
utilise ce mode de séchage, I'opération complend deux phases :
Lo L'empiluge, qui conliste à disposer les bois à traiter en piles dans des chantiers à I'air

libre. Les bois demeurenf èn cet état jusqu'à ce qu'ils aient perdu les trois quarts environ de
leur humidité;
2o L'emntagasinage a pour but de sonstrait'e aux variations hygrométriques extérieures
les bois dont Ie séchage est suffisamment avancé. A cet effet les bois sont empilés de nouveau
à I'intérieur de magasins doirt nous éLudierons plus loin les dispositions.

t" Empilage.- a) Bois blancs ettenclres. -

Les bois blancs clui conLiennent beaucoup
d'eau doivent être empilés de façon à réduire le plus possible les sulfaces en contact. A la
tombée de,.la scie, on leur fait subir un empilage boitevx (rtg.311), sur le sol ou contre uri
appui quelconque. Lorsque Ia surface des bois est relativement séchée, essuyele, on les monte
en piles creuses, triangulaires ou carrées {ftg.3i)

SE;CI{AGIi DES BOIS

4:l
l,'

'

Les piles sout.établies strr des chantiers en
contenir clue des bois de même essence
et de même épaisseur, débitées en même
temps. Les piles sont recouvertes d'uue
[oiture provisoire en planches de rebut,
'c1ui les charge et les abrite relativement'

liois de rebut, mais sain. Elles ne doivent

tles grosses pluies et rlu soleil.
Les bois durs, nel'b) Bois drn's.

-

reux, sujets à se gercer eI con[enaut eu
général peu d'eau, demandenl un séclrage lent. Leur empilage doit être serré
l'rc. 34.
de façon à éviter la formation des fentes
de letrait.
Los bois alignés sont empilé:s (fitt.36) par lits de planches en[re lesquels on ménage utt
inl,ervalle de 2 à 3 centimètres sut-

vant les épaisseurs. Les di{férents
lits sont séparés par rles liteaux rle
'15 sur 2i; à 30 rnillimètres aPPelés

épingles. Ce lit inférieur repose
sur des chantiers llien nivelés, en
nombre suffisant pour éviter toute
llexion enlre les points d'appui; la
pile est surmontée d'une toiture
provisoire. Afin d'ér'iter toule défolmalion, les éPingles sont' Placéels sur uue même verticale et au

Fra.

36.

droit des chantiers. Les chantiers et les épingles extrêmes doivent dépasper I'extrémité

des

COUIIS DE TBCIINOI,OGTI'

++

planches afin d'empêcher un séchag'e tqop rapide cle ces parl,irrs, qui pourrait Provoquer la'
formation des fentes de srichage.
Les bois débités tout, venant étant, loujours vendus par plots ou billcs cornplètes, leur
empilage se fait par plots cornplets. Le nivellemenb préalable s'efl'ectue non plus sur la surface supérieure des chanl,iers, mais sul' la lhce sciée de la tlosse inférieure, afin de compenser
par un sous-calage les irrégularités tl'épaisseur rSre cetlc dernière pourrait présenter. On
épingle comme précdrclernment ; les épingles et chantiers d'extrémil.é doivent toujours êt,re en
saillie sur les bouts rles planc hes (ft1.31).

I"rc.37.

Il est bon

de rcmuer de temps eu temps les piles, et tle faire passer à la partie inférieure

les bois ayant séjourné dans les parties hautes. On régr.rlarise

s'apercevoir à temps des altéralions clui peuvent survenir.

ainsi le séchage

et,

I'on peut

,

Emmagasinage. _- Les rnagasins cle bois ont, pour but, de sousLraire les bois à I'influence des varial.ions hygromél.riclues exlérieures. Ils doivent présenter toutes les dispositions nécessaires poul que leur atmosphère constitue un rnilieu qui soit toujours le plus sec
possible. A cet efl'e[ la toi[nrc rlu mas*asin cloit titre élanchc et parfuitement enlretenue; le
sol, k(gèremenI surélevt! l)ar rapport aux tet'raius enrironnants, doit être constitué par une
aireimperméable en cimen[, ou eu biLumeiles ouvortures doiven[ êtrc aulant qu.e possible
orientées rte façon à recevoir les venls secs rtigtraut tlans la rirgion. Elles d'oiven[ ôtre munies
de clispositifs de {'ermelure pratiqueso faciles à manrnuvrer! permeltarrt de srrpprirner toute
entrée d'air par temps ltumitle. L'aération peut être facilil.ée par des clreminées d'appel disposées de manière à faire circuler I'air dans toutes les parl,ies du rnagasin.
' Les magasins doivenl, ôtrc d'uu accès facile aux voitures, leur haul,eul sèra suffisante
pour leur permettle de recevoir clebouL les bois blancs et résineux les plus longs. lls'seront
dans ce but munis de barres d'appui.
Les éLages sont, rarement tl'un usage praliqrrc. On pcuL cependanl, les utiliser pour recevoir des bois courts: jan[es e[ rais de rotte, friscs tle parquet, coursons divels... Il esl, bon,
dans ce cas, de les desservir par un montc-charge.
Il faut autant que pos$ible disposer les magasins assez loin des at,t'liers mécaniques. Les
primes d'assurançs contre I'incendic souI eu e{I'et très élcvées (t? à 20 0i00) en ce qui boncerne les'risqtres ([uc courenI les alelicrs mécaniques trnvaillant Ie bois eI leurs conliguïtés.
2o

.-rf!.

SIiCIIAI;E I)I]S

IJOIS

+o

Il fau[, pout'éviler tllle allgtnen[alion tle prirne, lluc Ia rlislancc rlui sépare Ies mag.asins des

aleliers soit de .t0 à J0 rnètr.es.

I

Les bois sont placés dans les mtrgasins de la rnanière suivante :
Les bois blancs eL r'ésineux sont piguris clebout, conlre les murs ou contre les
appuis. On
lcur dorne Ie moin; possible de pied. comme les tùtorrts des planches
ne .sont pas toujours coupés tl'équerre, on fail reposer leur extrémité
intérie.*urc par le rnilieu cle sa larg;eur., sur un liteau posé sur le sol
(ftT. s8).Les bois durs alignés sont, empilés el, épinglés comme tlans
les chantiers. Les bois durs tout venant sont ernpilés par plots et.
épinglés.
CepeDtlant, quand les lrois sonI parfailement secs,

il

est cltrelque-

fois avantageux, surtout pour les bbis .rinces, tle supprimer les
épingles et d'empiler à plat; ort peut. corriger ainsi certaines cléformations survenues pendant le sécltage.

L'odeur qui se dégage d'un magasin cle bois doil. êl,re sai'e et
agréablc; tou[e otleur acide, nauséabonde est I'inclice d'une altéral,ion
qu'il faut rechercher et dircouvrir. Les pièces altérées ne doivent pas
être conservées er maéîasi', même pour y être t rnployées à l.état, cle
chantiers.
on ne doil' jamais entrer en magasin des bois mouillés par Ia pluie,
les étendre el. Ies faire sécher.

F'ro. 38.

il faut au préala6le

Le séchage naturel ainsi pral.iqué est l.rès lent; il faul, compler sur
une ou deux années
pour les bois blancs.et, résineux, suivanl. l'épaisseur des écSantillons; pour
les bois durs, ou
compte su. u' an environ par certimètre d'épaisseur.
Les deux exemples suivanls nous perinett,ronl. de nous lenclre cornpte
tle I'augmenl,ation
tles prix de la matière première causée par le séchage.

'

PnuvtER ItxE.llPLu.

l)rix

-

Bors blanc rlemunrlant un att et Llenti de srichuge.

cube.
(l a-n)
magasin (6 rloisr
Intérêt à S 0i'0 pendant I an et demi.
Ilfanutentions..
:.....
Assurance incentlie 5 0,ù0 il arr et clemit..
g
Déchets, fentes, el.c., 0/0
Plix de revien[ tlu bois pr,êI. à Ja mise en æuvre
d'acbat, par mètre

100r,00

Valeur l,rcative du cbantier

Soit une augmenttrtion cle 20'0,r0 environ.

0 .40
O ,gO

7 ,H0

... r.

g,00
0,?5
g ,00

{r0r,ib

COURS DE TECH}{OLOGI'E

46

Dnuxtùur ExEnpLE. - Plateauæ nolJer de 6 centimètres
sechage'
d 200 fran'cs le mi:tre cube, enigeant ctnq années tle
200r'00

Prix d'achat du mètre cube'

ans)
mâgasin(3ans).
de 200 rr'. i r o/o pendant 5 ans.

Valeur locative clu chant'ier' (2

Intérêts composés
Manutentions' '
Assurance incentlie 5 0/00 pendant 5
Déchets, fentes, etc', 15 0/ô'''

n

55

'35

:'11
o

ans'

Torer,.

r 0 '80

Sa'go

""':

30

'

'uu

'00
3ttt'"

l

Soit une augmentation de 50 0/0 envit'on'

était le prix de revient' net au
Dans ces exemples, nous avons admis que re prix d'achat,
le transport,, le camionnage et
cha'tier. Ce pr.ix de revient comprend les frais clivers tels que
la prime d'assurance' ce taux
I'octroi. De plus nous avons chnisi le taux le pltts réduit poui
mécaniques'
éloigtié.s tles
est celui qui esl appliqué aux chantiers et magasins
ltelr;rs
les plus/ favorables' nous voyons
Bien qou ,rou, nous soyons placés dans les conditions
rles bois esL très onéreux. De plus, il obrige dans une indus.cependant que Ie séchage
'aturel immobilisation considérable de capitaux, qui sont à la
t.rie de quelque imporl,ance à une
eb des insectes'
merci d'un incendie ou cle l'attaque des clrampignons
au séchage. On y parvient en utiliOn a donc tout intérêt à récluire le temps consacré
sant'l'immersion ou flottage cles bois'
pendant un temps qui varie
Flottage. - cette opération consisLe à immerger les hois
[. à z mois dans I'eau dormante' L'imde quinze jours à un mois dans l'eau courante, ou de
transport'és par eau sous
mersion s,effectue naturellement pour les bois flottés, c'est-à-dire

bois
r
, tn
pe'dant I'immersion, le bois est pénétré par I'eau, r[ui chasse la sève eb la remplace'

forme de trains de

t;

L,évaporation

de
cle cette eau s'effectue plus rapidement que celle

la sève, et I'on peut gagner

fermentations qui amènent
ainsi {/3 du temps total nécessaire au séchage nalurel. Les
contre, la couleur naturelle des
l,échauffure sontmoins à redouter dans les bois fl0ttési par
imprégnés de grains de sable, qui,
bois se fonce, leur écrat diminue; les bois sont souvent
en rendent I'usinage plus onéreux.
en détruisant rapidement le l,ranchant des outils,

'

Procédés artificiels dè séchage'

cle plus en plus' Ces procédés
L,emploi de procé4és artificiels de séchage se généralise
et par strite de rétluire I'influence de
prése'tent l,avantagg de criminuer ra durée tru séchage
sec; pa' coutre, le séchage artificiel exige
cette clurée sur la valeur: du prix tle revienl, clu bois
sont très délicates et''demandent utre
des i'stalla[ions cotteuses, les opérations à etïectuer
que, malgré les précautions prises,
survcillance de tous les instant,s. Enfin il arrive sotrvent
nerveux' tranchés, ceux qui
bois
les propriétés tlu bois se trou'ent modi{iées. Les
'oueux,

\
r\

\

I

SÉc HAGD

contiennent

le cæur, supportent

I)ES

BOIS

4i

l,rès nral ce traitement; ils fenclent,, éclatent, on cliI r1u'ils

suutent au séchage.

Les procédés employés pour le séchage arl,iliciel des bois, qui paraissent lrès nombreux.,
si I'on consiclère le grand nombre des appareils utilisés e[ la cliversité cles inslallations,
peuvent cependant être ramenés à deux méthodes principales qul sonl :
Lo

L'éluyaga

i

2o Le séchage par ventilation.

Ces cleux méthodes sont très souvent employtts simull,anémenl, eI I'on tlonle à chacu'e
d'elles une import,ance plus ou moins grancle suivant la nature du bois eI la qualité 4es produits à obtenir.
L'étuvage à feu nu ou fumage, fréquemment ut,ilisé tlans les atelieis cle constructiop de
wagons, est une rnéthode qui procède des deux précédentes.

Étuvage.

L'étuvâge a pour but cle débarrasser' les bois de leur sèr,e (d,essdooge); on'
laisse séjourner les bois dans des chambres closes ou étuoes, oir I'on introduit, cle la vapeur.
d'eau à Ia plus basse température et,, par suite, à la plus
faible pression possible (u"peur d'échappement des mo-

-

teurs). Dans ce milieu,le bois

ï

est ramolli, les tissus sonI
distendus et pénri[rés par la

vapeur qui entralne I'eau

sé-

\*

$

Yeuse.

Les étuves

emplo,r,ées
gg) sont des chambres en
@gJ

maçonnerie. tl est avantageux cle donner' à ces charnbres les <limensions suivantes:

hauteur et largeur, 2'o,50 à
l.'ro.39.
2^,701 longueur, /l à 5 rnèt,res.
La porte d'entréc, assez grande pour faciliter les manæuvres, doil pouvoir se fermer hermétiquement,; les joints sont assurés au moycn d'un l-rourrage cle cléchets de coton ou de sciure.
Les eaux de condensa[ion sont recueillies dans une fosse I.', creusée dans le sol, et évacuées à
I'extérieur au moyen d'un robinet de vidange R.
Les bois sont empilés à bloc, bien alignd.s, sans épingles inl,ermédiaires sur un faux plancher P constitué par des solives; les faces supérieures et les bout,s qui dépassent sont recouvert,s de dosseaux ou cle planches de reltul,. La vapeur est-amenée pâr un luyau T, percé dc
pel.its trous clans toule sa longueul', coufant sous le faus plancher. L'introduction de vapeul
ne doit pas êl,re continue, afin d'éviler une élévation trop grande de la tempér'ature et de la
plession., elle cloit ôtre réglée suivanI la plcssion de ln yapeur clont on dispose; clle peut être

,:

I
l
II

"{t

COURS DE TECITNOI,OGIE

48

permet
uue clierninée c fermée herrnéLicluement pendarlt I'opération
interrompue la
'uir.
avant les déchalgemenls'
d,aér.er I'étuve et d'activer le refloidissetnetrt
à I'aspecl, cles eaux de couclensation; elle es[
La rnarc5e de l,opération pcirt crtre suivie
coloratioD'
tenninée lorsqrre celles-ci ne présentent plus de
on ddpile dirs c1*e la masse
L,étuve es[ alors ouverte;on établil, u*e circulation.d'air'et
pendant u' temps qui varie dc
]rois so't ersuite exposés à I'air (essttyctge)
esl r.efroiclie. Les

u' à trois mois, suiva't ia suison eL les épaisseuld

des échantillons;

oll

les empile ensuite

dansdesrnagasins,oumieuxencoredansdesséchoirs'
des appuis'
penda'l l,essuyage, il convient de maintcnir les bois debout, appuyés cont're
la tenfaciliterait
horizontal sur épingles,'qui
oette clisposition esl préférable à l'empilage
les llois au sor[ir de l'étuve
clance à se courber faciletnent que possèden[
de six mois à un an, des bois aussi secs
on peul. obtenir ainsi, ,iur.* un temps qui varie
ans'
qu'après un séchage naturel tle trois à qualre
résistanl,s et plus sensibles aux variations
moins
élastiques,
moins
Les bois" étuvés sont
Leur couleur *ar,urelle est, changée, elle
hygrométriques que res bois séctrés natureilement.
chêne
noyer, le hêtle, le platane; elle brunit dans le
se fonce en tir.ant sur le l.ollge pour le
Il
est mar concluite, les bois sont tachés' faub
qui perd son éclat. Enfin, lorsque l'opér.ation
soignés, lorsque le bois doit, rêsler apparent et
éviter d,étu'er les chênes destinés aux tr.avaux
de couleur claire.
lots de l0 à l2 mètres cubes' Lorsque la
L'étuvage sc pratique avanbageusetnen[ par
le nornble dcs ébuves, plut'ôt' que leurs
produclion yexige, ir est préférabre cl'augrnentel
à celles (lue llous avons indiquées foncl
climensions; les étur.es de climensions supérieures
tionnent mal.
1.000 francs. La dépense de vapeur
Le prix d,établissement d'une étuve est cl'envilon
avec tles sciures et déchets de bois esl' presque
dans une scierie qui alimente ses générateurs
nulle et Peut êfre négligée'
.
,
rnètre cube pour assurer les maIl faut cornpbercu, .rn. clépe[se trenviron 5 francs par
nutentiorts tli verses.
clu séchage ainsi compris :
L'exemple suivanL nous donuera le prix de revienl
donl le prix d'achat eiit' de 200 fray'cs
considéro's des plateaux de noyer rle 6 centimètres
le mè[r'e cube

:

.olà.
Intérêt et amortissemeut du prix de l'étuve, par rnètre
llanulentions ' .
Valeur locative des chantiet's et magaslns ''.''' :
'tttt et dettrl" "
lntérêt du prix cl'achat à 5. 0i0 p.endan! ùn
tlemi.. . . . .'.
et
ilù
un
penilant
Assur.ncè incenclie à 5.0i'00
0i0'-'
20
'
\' ' ' ' '
Déchets, fentes, etc.,

0r,20

8 ,00

|

'

t5

{

,20
,00
,50

40 r00

..d; ...-t
"i; ';,-,

:i,

SfiCHAGE DES BOIS

49

Cette méthocle repose sur les pr:incipes suivants :
Séchage par ventilation.
{o L'air sec, mis en contact avec une surface humide, en absorbe I'eau jusgu'à sil ç,omplètc saturation;
2o La limite de sal,uràtion de'l'air est d'autant plus reculée que la température est plus
élevée (l mètre cubc d'air, qui, à 16o' n'absorbe que 18 grammes d'eau, en absorbe 290 à 80").
Un séchoir sera conslitué par des chambres dans lesquelles les bois seron[ empilés sur
épingles, de I'açon à ôtre traversés par un couranb d'air chaucl clui évacue à I'extérieur I'ltumidité dont il s'est chargé en traversant les piles. Il doit comprendre les dispositions uécessaires
pout assurer : lo la circulation de I'airi 2"le chauffage de cet air.
La circulation de I'air peut être obtenue :
to Par diflérence dedensité entrc I'air chaud sec, I'air chaud humide et I'air froid.
L'évacuation cle I'air humiie est assurée par le tirage cl'une cherninée d'appel. Dans ce.
eas, la clistribution de I'air doit êLre surveillée, afin clue la pile de bois soit lraversée aussi uniformémenI que possible ;
2o Par un venbilateur. La circulation est alors mieux assurée, mais Ie procédé est plus
coûteux. L'air arrive par un des cfités cle la chambre, il sort par I'autre cô[é aprirs avoir
traversé les piles de bt,is placées de façon à obstruer toute la section comprise entt'e les deux
bouches.

lburni par un calorifère dans les séchoirs à tirage naturel, par un aéroconclenseur ou un générateur spécial dans les séchoirs à circulation mécanique. La température se règle moins facilement dans le premier cas que dans le second.
Le séchage des bois doit être conduit avec beaucoup de précautions, la températule de
I'air introduit cloit, au début, être à peine supérieure à celle de I'air extérieur; on l'élèr'e
progressivemenl, cl'une dizaino de degrt(s par jour jusqu'à 1r0o, ternpérature maximum que l'on
maintient jusqu à la fin du séchage. une circulation d'air exagérée, une température trop
élevée au début tlu séchagc, amènent un tlurcissemenL des surfaces extérieures qui retarde le
séchage et, provoque la {brmal.ion des gerçures e[ des fentes. LTne sage précaution consiste à
humidifier I'air chaud au début de I'opération, soit au moyen d'un faible jet de vapeur dans
les stlchoirs à tirage çaturel, soit en faisant repasser sur les bois une parl.ie de I'air déjà utilisé qui provient, des s\échoirs.
Au poinl de vue de la disposit,ion des chambres de séchage, on distingue :
a) Les séclroirs à chambres séparées dans lescluelles les bois à trailer denteurent pendant
tou[e la durée du séchage. ll est bien entendu que, pour obl,enir un séchage uniforme, une
même charnlrrc doiL contenir exclusivement cles bois de même essence et de même échanLillon.
Ces séchoirs conviennent à Loutes les industries d'importance moyenne utilisant Ie bois;
ô) Les séehoirs continus, lbrmés cl'un tunnel dans lequel on établit, une circulalion d'air
clraud. Les bois, empilés sul cles wagonnets, sonb inl,roduil.s dans le tunnel par I'extrémité
opposée à I'arrivée de I'air. On introduit successivement tle nouveaux vagonnets qui poussent
les premiers; la marche des vagonnets tloit êLre réglée pour que le séchage soit complet
lorsque les bois ont parcouru la longueur totale'du tunnel.
Par contre, le séchage n'est réguliel que si lcs bois traités dans une,même rame de va-

L'air

c,haucl est

colrus DE

TEcltNoLocIR.

4

r?

iilffir*1.';
::l
'î.

.'s.

i
.t
'1

.i','

50

COUR; DE TECHNoI,OGIE
gonnets sont de la même essence et du même échantillon. Il
est donc nécessaire d'avoir à traiter en une seule opération
une très grande quantité de bois du même échantillon. ce
fait ne peut se pr'ésenter que dans des scieries très importantes, en particulier, les grancles scieries étrangères 'ont
souvent avantagc à sécher les bois qu'ellcs produisent de façon
à diminuer les frais de transport.

Nous donnons (frg. aq le croquis d'un séchoir système
Sturtevant, qui conviendrait à une in-

:
Ë

dustrie d'importance moyenne. Ce séchoir comprentl deux chambrcs : I'une A
pour les bois de gr.ande longueur (bois
du l{ord, frises, chênes...), I'autre plus
petite, B, ltour les bois courts (noyers,
hêtres...). L'air chaud es[ fourni par un
généra[eur', constitué par un ventilateur
cen[rifuge, clont I'ouÏe s'ouvre dans une
caisse en tôle, conlenant un serpentin à
circulaLion de vapeur. Le ventilateur
aspire I'air, chauflé au contact du serpcntin en traversant la caissr., et le re- l'1.

foule rlans un caniveau H. L'air chaud
est, atlmis dans lcs charnbres par des
trappes mobiles qui permettent d'en régulariser la clistribution; il traverse les
piles de bois el. s'échappe par des
bouches s'ouvranl, daus un caniveau G
qui le concluit à I'ext,érieur. Un volet
rnobile F permet de diriger I'air humide
soit dans la cheminée d'évacuation I,
soit dans la chambre du générateur; on
peut ainsi, en combinant la manæuvre
clu volet F et celle cle la porle de la chambre du générateur,
régler à volonté la teneur en humidil.é de I'air chaud envoyé
dans les chambres de séchage.

Les bois séchés par ventilation conservent leur couleur naturelle, mais sont en général plus durs e[ plus cassants.
On peut dessever en parl,ie les bois, au début du séchage,
en faisant arriver dans les chambres un tuyau de vapeur disposé comme
..!

I

tr,: !.
.t.

.,

c

l:

F.

('..t

f

dans les étuves humides; on parvient ainsi à augmente r la rapidité de l'opé-

-f'

sÉcu AGE DES RoIS

5l

ration, mais le séchage ainsi compris préscnLe les mêmes inconvcrnicnts r;ue l'étuvage humide.

Fumage.

-

Les hois sont sournis datrs des ét,trves fermées à l'ac[ion des protluits cle la

combustion de copealrx et de sciures hurnicles (frg.

nD.

, .r.

Ces é[uves comprennent une
chambre de séehage qui peul êtle
chauffée pal des foyers NI en nombre
suffisant pour égaliser la répartition
des produits de la combustion à I'in-

4,
Ftc.

41.

térieur tle I'étuve.
Les foyers sont disposés pour assurer la combust,ion lente des copeaux

mouillés e[ cles sciures fralches; ils
débotrchen[ dans une fosse T située
au-dessous de la chambre de séchage

et séparée de celle-ci par un double plancher SS, formé de tôles fiercées de trous.
A{in que les étincelles et, flarnmèches l)rovenant du foyer ne puissent arriver jusqu'au
bois l.raité, les trous ne correspondent pas verticalement entre eur. Un celtain nombre dc
cheminées P,, munies d'obl,urateuLs, permeltent, de régler le tirage afin de faire varier la température, qui peul êl,re vérifiée au moyen de therrnomètres J, et de diriger les courants de gaz
cha'ud -dans toutes les parties de l'étuve.
. Les bois à traiter sont ernpilés avec épingles surles solives O.
En brrllant, surtout au clébut, des coJ)caux fortemenL mouillés, on produit une grantle
quantité tlc vapeur d'eau qui dessève parl,iellernenl les bois. On règle le tirage de façon â
élever la température de 5 à 10" par jour, sans dépasser une tempelrature maximum de {iO
à 6;". Pour tlcs frise.s de sapin, I'opér'ation demande environ six jours.
Il est diffïcile d'obtenir daus ces étuves une température bien régulière i par contre, les
bois ainsi traités, imprégnés de produits crdrosotés, durcissent et, se eonservent très bien; ce
procédé n'est d'un emploi réellement avanlageu)i que dans le séchage tles sciages de sapin
de faible épaisseur

CHAPITRE Vt

.

ASSEMBLAGES

Dispositions générales des ouvrages en bois.
- Classilication.
- a) Les pièces se croisent sa,ns se traverser:
Preutier cas: Tenons et rnortaises.
- Enfourchernents. - Pigeon. - Entailles.
Deuxième cas: Assemblages à plat joint,àfeuillure, à entaille, à rainures etlanguettes, àqueues d'hironde,
à queues droites.
ô) Les pièces se croisent et se traversent.
à entailles.
- Àssemblages
c) Les pièces sont &ssernblées bout à bout.
Entures divelses.
Assemhlages pourntenuiserie de remplissage.
- Assembloges à plat joint, à rainures et languettes, à clefs.
Assemhlages unissant les bdtis antæ rnenuiseries tle remplissage :
{.' Assembl&ges sur bàtib complets.
- Embrèvements.
2" Assemblôges sur birtis incomplets.
- I\'Ienuiseri€s barrées. - Menuiseries ernboîtées.
ConsaLielation des assembLu.ges.
Chevilles.
des
- Pointes et clous. - Vis. - Collages. - E.xécution
.
Placage.
colloges.

Souuernn.

-

Assemblages de hrltis.

-

1.

Les déforma[ions des bois provenan[ des variations hygrornétriques sont inévitables.. On
nepeut, queles renrlre inoffensives pourla solitlité des ouyrages, ou les dissimuler sou${âes
arl.ificcs de décoration.
On arrive à ces résultats en composanl les ouvrages de deux parties bien distinctes :
.lo Un bdti r(:sistant, dont les dimensions principales sont, assurées par des pièces de bois
tlisposties clans le sens tle la lonEçucur'(nous avons tléjà vu que les variations de longueur étaient
néglige:rbles). Les largeurs et épaisseurs des bois composant les bâlis seront aussi réduites que
le perrnct, la solitlité de I'ensemble, afin cle diminucl les chances de retrait, de cintrage, de
gaucl)isscment;
2'&re parbie rlite de remplissage(7t ttt,neau),réanie à la première parun disposil,if qui lui
permel, rle eontler ou de prendre du rel,rai[, sans disloqrrer I'ensemble, t,out en s'opposant au
cint,rag;e ou au gauchissement du panneau.
Les tlispositions employées pour r'éunir entre elles les pièces de bois constiluant le bâti,
celles <1rri constituent, le.panneau, enfin les panneaux et bâtiÈ entre eux sont désignées sous
le nonr général rJ' ussentùItt.çy es.
Poul répondre ir tous ces besoins, les forrnes et dispositioris des assemblages sont très
variées. Tous les cas compoitent plusieurs solul,ions qni ne seront adoptées qu'après un choix
judicierrx. Les asscrnblages doivent satisflaire aux condi[ions suivantes :
1."

Soltdit|.-La

solidité doit,'toujours êl.re en rappor['avec la desl.ination dc I'ouvrage

ASSEMBLAGES

;, ,

53

Elle peut ê[r'e augmentôe par un des mo,vens de consolidation des assemblages que nour^ étudierons plus loirr. On tiendra loujours compl,e dans Ie choix de I'assemblage du moy,en de
consolidation adopté.
2o Bon aspeet.
- L'assemblage peut concourir à I'ornementation, à la valiété de I'ouvrage
ou, au contraire, u'exister que pour remédier à nn manque de longueul ou de largerrr. Il
devra êbrc accusé dans le prcmier cas, il sera disposé pour passer inaperçu rlans Ie second.
ltlous classerons les assemblages en r,rois grandes catégories
l" Assemblages de bât.is;
2o
3n

:

Assemblages de menuiserie de .emplissage (panneaux);
Assetnblages réunissant les bâtis aux menuiseries cle.r.emplissage.

:

Assemblages de bâtis.

-

(t;

Les pièces à assemltler se cr.oiserrt sans se lraverscl.r

Nous distinguerons cleux cas principaux:
PnrrttnR cÀs.

-

La largeu,r du Lois à

assentblet' est rlan,s le paretnent tlu bdti

(fig.

AZ).

Assemblages à tenons
'lL C'est la disposition rlui pr.rlsente le plrrs de
.et mortaises.
solidité, à égalité de 4rain-d'æuvrc ; elle assure, lorsqu'elle est
cornpléttle par un moien de consolidation judicieusement clroisi
un bon encastrement. Sous sa forme la plus sinrple, l'assemblagJ
est corrstitué par un tenon a\ section rectangul aire fig . 43) ahed,elgh
dégagé à l'extrémité d'une des piirces de bois à assembler. C;
(

tenon vienl. s'engager clans une cavil.é ou rnoltaise de même forme
nxnopqrst.

La surface uuæy est

l'occu.patioru

de I'as-

semblage, ntnrp el,
opst sont les abouts
de la nrortaise,
mupy et urto.l: 0ll
sont les joues.

L'extrérnilé

Frc. i2.

efgh est l'ubout rJu
tenon, les sulfaces
adij eL ôeÀl sont les

Frc.

43.

ara.senl,ents, adeg eL

befh sonL Ies faces ou joues du tenon.
oe esL la longueur du tenon, eg sa largeur, e/ son épaisseur
f)atrs la moltaise) ?2o est la largeur, nr la profondeLrr, nLn l'é.paisseur; I'assemblage est
cliternrintl parcette dimension; on dit palexempleun tenon, ulle moltaise de L0 millimètrcs.

-n
...:.

I
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-

COI.JRS DE TECIINOLOGIE

L'épaisseur tlu tenon devrait, théoricluement ôtre la moitié de l'épaisseur des bois à
il n'en est, pas ainsi en pratigtte, les pièces qui reçoivent les mortaises, étant dans
la plupart des cas les plus chargées, seraient
t,rop découpées. On fait cette épaisseur égale
orr légèrement, supérieure au tiers de celle
dcs bois à assembler. L'assemblage présente
sa plus grande solidité lorsque la mortaise
traverse toute la largeur du bois et débouche
sur la face opposée à I'occupation. Il faut toujours conserver au tenon la plus grande larFttt.4t*.
geur possible.
Lorsque I'assernblage se présente sur l'extrémité

assembler;

des pièces à assembler (rtg. 44), on diminue le tenon de

largeur afin de conserver à la mort,aise un
about résistant. La partie enlevée sur le tenon, rt'rscr-

f/:| de

sa

l,u e l' p nulenze nt . L' at ase rnetr t
confond pas avec celui du
se
ne
de l'épaulement
teuon; mais il est oblique par rapport à celui-ci, de
vée

su1

Ia

m or

taise, consti

é

façon à présenterune hauteur de 15 millimètres vers le
champ du teuon. La partie ainsi ménagéeconstitue le

renfort d,'Cpanlement, qui assure liaffleurement

des

parements des pièc.es assemblées.

Si les bois assemb}és (frg. 45) sont rainés sur
champ, la largeur clu tenotr esl diminuée de Ia plofondeur orr aue?t'cem,ent de la t'ainure. Le tracé de la
mortaise est toujours obtenu par différence; elle est
donnée par lalargeur (Z) des bois àassemblerdiminuée
de un ou deux avancentents la), suivant que la pièce

Fro.

45.

portant tenon esLrainde sur un ou deux"
I

champs.

I
;

'-----------r-l

b

rf

li
rl

.;

ii

Lorsque I'arêt,e des bois à assembler

est décorée cl'une moulure qui doit
prolïler à leur intersection, I'assemblage présente la forme indiquée par
la ligure 46; I'intersection des mou'a lieu suivant le plan bissecteur
Iures
de I'angle AtsC (elle est dite d'onglet
lorsclue les pièces sonI assemblées
d'équerre).

La
F

rc,

46.

pièce recevant la mortaise est

entnillée sur le parement mouluré sui-

.

.)'

't

ASSEM BLAGES

oa

,-

l

.;.,!.
aui

I

{TÈ

vant abcd '(entaille de barl,e rallongée), la profondeur de I'entaille est égale à la largeur ou
avancemenl. de la moulure.

Frc.

n'rc.

4?.

AS.

L'arasement ô,c, du tenon sur le parement mouluré est reporté enavant de ce même avance-

ment'de Iamoulure, lcs rives moulurées sont arasées
d'onglet suivant 01bq, crd,.
Les bois dont les rives
présentent des feuillures son

\

l,

assemblés avec des'tenons à

ti

Afin de
faciliter le travail, la mor-.
laise est déporbée de faço n
qu'urle de ses joues aflleure
avec une des faces de la
feuillure. Selon les dimensions de cette dernière, la
mortaise esb tou[ entière à

arasements inégaux.

':il'
.d
,l!

r{

I'intérieu1'(ft9 47)ou à I'extéFrc. 50.
rieur Wg. Aq de la feuillure.
Les tenons de grande largeur (frtl. Ag) sont divisés en deux parties par un épaulement
Frc.

/r9.

cent,ral, danslequelonménuge utr renfort. On évit,c

'n
'I

ainsi d'affailrlir outre mesure le montant.
L'assemblage à tenon et morbaise sur alrgle
avec arasement, rl'onglet, ffig. 50) présente peu de
solidité par lui-même et doit être renforcé par un
collage soigné. Il est très employé en ébénisterie,
Lorsque les pièces

à

assemblersont d'épaisseurs

différentes e[ que I'arasement clisparall sur un cles
parements, le tenon est diL btitard (fig.tL).
Frc.5t.
Il est dit, à oif, lorsque la pièce portant tenon
est de même épaisseur que la mortaise et que les deux arasements disparaissent (fig.

SZ).

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,11
1

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' tr

.,.ta

COURS DE TECHNOLOGIE
Quand deux traverses viennent s'assembler à Ia même hauteur, sur les champs opposés
d'un montant de faible largeur, on taille
sur chaque tenon, tout en ménageant

épaulement qui laisse
dans la mortaise la place du tenon de

un renfort, un

I'autre traverse (fr7.

63).

Frc.53.

Frc. 52.

Les bois de forte épaisseur sont assemblés surtout lorsque leur largeur est faible au
moyen d'un double tenon (frg. 5A).Cette disposition'affaibliI moins le bois qu'un tenou simple
et maintien[ mieux le dëuers des pièces assemblées.

Fro.

54.

Frc.

55-

Assemblagesâ enfourchement.
Si dans un assemblage à tenon sirnple ou double,
exécuté sur I'extrémité de deux pièces, on suppr-ime l'épaulernent, on obl,ient (y'g. 55) I'as-

ASSEMIiI,AGES

57

semblage à enfortrchement. La solidité de cet, assemblage dépencl entièrement du rnoyen de

consolidation adopté.
L'enfout'chement préserrte une grancle solidité lolsqu'il est bien
collti. II cède sans rllplure lorsrlue le collage vient à manquerl c'est
cctle raison qui le fait employer dans les plesses de menuisiers.
On assemble également à enfourchement les bâTis scellés dans les
murs; dans ce cas, tous les efforl,s qu'auraient à supporter les assemblages sont reportés sur les murs.
Les équerres en bois sont assemblées,
lloul en faciliter I'a.justage, à enfourche-

menl à vif.
' Lorsque un

des arasement,s

d'un

enfourchernent simple
est inclin é à Avùo, I'assembl age 1fig. 5ll'l
est dit cl'onglet à travers champs. Très

-"olide après collage, cct assemblage
est surl,out employé cn ébénisterie.

Pigeon.
Fro. 57.
- [,e dressage et I'aiustage des arasements d'onglet exigent
beaucoup de soins pour obtenir un joint parfait, car on est, obligé d'ajuster successivement
Frc. li6.

chacun des arasernents du tenon. On
opère plus lapidemcnt en su;rprimant le tenon, el, en le lemlllaçant
par un pigeon collé. C'est, une pièce
de bois de ftl (f,9. 57) qui s'engage
dans un enfourclrement pratiqué clans

I'extrémité de clraque pièce à

as-

pans les menus ouvrages,
I'enfourcÏËment est ob[enu par un
simple trait rle scie dans letluel orl
sembler.

colle une feuille cle placage.

Assembla,ges

à entailles.

_-

Ces assemblages ne présenlent clue
peu de solidité par eu\-mêmes, sauf
quelques excepl,ions que llous signaIerons plus loin; ils sont, surlout employés à des ouvl'ages grossiers, cloisons de cave, lambourdages, etc...,
et, consolicli,s par des clous, poinlcs ou

[.'rc.58.
\'t s.

i

1r

\,
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COURS DE TECHNOT,OGIE

5;\

Frc.

60.

Frti. ji9.

Fro.6l.
On distingue I'entaille à mi-bois

l"rc

.

62.

(/g.

58),

qui peut s'exécuter en bout ou en un point
quelconque de la longueur, et I'entaille à
paume (ft9.591.
Lorsqu'urie des pièces doit résister à un
effort de tracl.ion, on adopte I'assemblage à

queue d'hironde. L'entaille peut être borgne
Wg . e0) ou traverser la largeur du bois

(fig.6t).

On emploie très souvent une conrbinaison'cle I'entaille avec I'assemblage
à

tenon et mortai se (frft.62) . On ar-

rive ainsi à faire recouvrir la pièce
rece'r'ant la mortaise par celle
porlan[ le tenon, sur l,out ou par-

tie de la largeur de I'assemblage.

Une disposition semblable
esttrèsemPloYée
dans les croisées
pour éviter les

Frc

. 63.

introductions d'eau (frg. 63). Le recôuvrcment joint
au tenon prend le nom de llottage.
Frc.

64.

L'ébénisterie emploie très fréquemment I'assemblage à tenon et mortaise avec flottage coupé

ASSEMBI.AGES

b9

d'onglet à travers champs (tfg.64'1. La coupe d'onglet, a pourbut, dans ce cas, d'assttrer le
raccord-des {ibres du bois.
DnuxrÈua oas.

-

Lct plus petite dimension rle,s bois (dpuisseur') est dans Ie plan d.u parement
de

l'ouura,ge.

i;

Les assemblages de cetl,e catégoriesontemployés à Ia construction de tiroirs, boîtes, e[c...

ffig.

6a).

On tlistingue

:

L'assemblage à plat joint (frg. 0t), qui ne peut ê[re
maintenu qu'au mo\.en d'un clouage sérieux. Cette disposition
n'est employée quc pour travaux grossiers (caisserie) et ne
joint qu'imparfaitement ;
f.o

Frc.

65.
65.

Frc.

G6.

Fto.

G6.

67.

pièces porle une feuillure. dans laLtassemblage à feuillurcs (f.g.67).
- L'une cles
quellc s'engage I'autre pièce. CeL assemblage esI plus solide et ferme mieux que le précédenl; il peut êtrc cloué plus solidement et Ia face extérieure de la pièce portanl, feuillure peut
lester nette. Il est emplo;'é dans la construction cle caissons soig'nés, de l,iloirs à bon marclré, ctc. ;
2o

3" L'assemlolage à entaille s (frg.68).
- C'est l'âssetnblage par excellence des casiers, tablett,es, etc... Le bois
encastré es[ bien maintenu. Il peul, êlre collé dans les petits

il est plus
pointé
geusement
avanta
dans les bois de dimenouvrages;

Frc.

68.

sions moyennes. Il esl
préférablc, au lieu d'abattre au laboL les arêtes de la picce
mâle, de comprimer seulement ces arêtes au marteau. Après
mise en placc, le. bois comprirné reprend sa forme primitive
ct Ia solidité de I'assemblage est augmentée;
4o L'assemblage à rainure et languette (lg. 69) est
une variété du prricédent, il n'en diffère que par la largeur de I'entaille, qui est indépenclante de l'épaisseur des bois

Frc.
à

69.

assembler;

:

'
.i

,1,

,

'r i

i."rrl
i:l#

It
r' .r]
- rl, at
,;:
'

_i,r

COURS DE TECHNOLOGIE
5o

Ltassemblage â queue d'hirondê.

-

Cet assemblage est constitué par une série de
tenons taillés en forme de queue d'hironde,

sur I'about de I'une cles pièces à assembler; ces tenons s'engagent dans des entailles.de même forme, creusées sur I'about
cle la seconde pièce (fr9 . 70).

Cet assemblage, désigné sous le nom
dc queues ordinaires, est solicle; il peut

Frc.

70.

être consolidé parun collage ou un clouage ;
rnais la forme trapézoïdale des queues est
d'un aspect peu agréable.
Dans la consl.ruction des tiroirs où le
deva:rt doit êl,re net, on adopte, pour assemlrler le devant cI les côtés, I'assemblage
dil. à queues recouyerLes Qfg. 71,).

Enfin, dans les

ou-

\:rages soignés oir I'assemblage ne doit pas être

l'rc.

71.

appalent, ou adopte la tlisposition intliquée par
la figure 72 dite à queues recouvertes d'onglet,
ou queues cachées
J'

Assemblages à queues droites ou endes
fourchement.
- La difficulté d'erécution
diverses queues d'liirondè aux machines-outils
frrit, emplo),er, dans les ottvrages de petites diIrrc. '73.
mensions, I'assetnblage dit à queues droites représenté par la fïgure 73. C'est urr vtlritable cnlbut'chetnettl donl, I'aspec[, lorsqu'il est bien
ploportionné, conr:ourt. à la déeorat,ion cles obiets claus la constructiort desquels il entre.
6o

ASSEMBLAGBS

6t

Cet asscmblageest collé; il est, rl'aulant, plus solitle que les faces
les tenons et les entailles sont plus nombreux.
ô)

cle

collage, et, par suite

Les pièees se cr.oisent et se traverselrt.

Entailles à mi-bois.

-

On adopte la disposit.ion représentée par la figure za. Crt ,r-

IL

lf
,l'

I

-]

Fro. 74.

F'rc. ?5.

semblage, très employé en charpente,l'e.s[ rel ativement peu en
menuiserie :

il

ne peut en effet
-i

)

J

,tq

.li

'
Irra.

76.

k

l----T-'--r'
Frc.

-:

?7.

rcsler juste avec les variations hygrométriques, les joints
s'ouvrent dans un milieu

iec:

au

COUR,S

62

DE TECHNOLOGIE

pièces assemgonflent, I'assemblage force
contr.aire, dans un milieu humide, les bois
:l
l.r
I'assemblage
dans
obliquement, tout raide
blées se cintrent. Lorsque les bois so't assemblés
en remplaçant I'arasement droit, par
tend à les ramener d,équer.re. on évite cet inconvénient
prend alors la forme représeutée par
un arasement brisé formant embièvement; I'assemblage

lafigure?5.

rr
,-__
dans les meubles ou ustensiles dont la
Les assemblages à rni-bois sont employés surtout
(escabeaux, tables sur croisillons, grillages
construction procède plutôt de la petite charpente
ordinaire, on préfère diviser uue des pièces
cn bois de petite dimension). Dans la menuiserie
indiqué à la figure 53.
e' 6eux parties assemblées et établir |assembrage comme il cst
du modèle (brassuresde poulies
Ils sont plus {réquemmenl, employés dans la construction
variante de l'assemblage employée pour une brassure à
et. de roues). La ligure ?6 montre une
assembler trois pièces qui se
cinq bras. on peut également, et par un procédé analogue,
épaisseur, et I'assemblage présente la dis-.
croisent,; chaque pièce est dérardée des zlB de son
position indiquée Par la figure 77'
Ie cas de grands efforts, consolidés au
Tous ces assemblages doivent être collés ou, daus
moYen de vis ou de boulons'

,

c)

Les pièces sont réunies bout à bouit'

On désigne ces assemblages sous

le nom cl'entures. Leur emploi esl très fréquent.

On

est en effet souvent, obligé, dans les
rnenuiseries neuves, cle rallonger des
bois trop courts. Il en est de même

dans les réparations, car certaines
parties des rnenuiseries, le bas des
croisées, Ie haut des volets, Par
exemple, plus exposées aux intempéries, peuvent être complèlement détruites, alors que le reste demeure etl
Ito.

bon étal.
78.

doit être solicle et surtout peu apparente, les joints visibles seronl parfaitement exécutés. Si les pièces rajoutées sont fixées sur un bâti solide,
I'enture lle comportera qu'une coupe
faite aYec soin, consolidée Par un

En menuiserie neuYe'

I'enture

clouage peu visible. Si les Pièces
risquent de se déjeter sous I'influcllce
dcs variations hygrométriqubs,, ce
Frc. 19.
qui ferait clésaffleurer les joinls, il
faudra. prévoir une languelte ou une fausse languette (tanguette rapportée) pour éviter

ASSEMBLAGES.

63

cet, illconvénient. La fausse languette est préfér.abre.
ear elle rhcilite l'exécution du joint.
0n emploie I' enture à sifflet simpte (frg. 7g), consLituée par url simple
.ioint plat en

N
/

ô!
æ

oo

lausse coupe; cette clisposition est utilisée
pour les'réparations, Ie rallongement des moulures; le joint est toujours consolidé soit par
un collage, soit par des vis ou des pointes.

,71

co

@

tlr

I

Le trait de Jupiter simpre (frtl.7g), prus spécialement
employé aux réparations.

COUITS

6L

DE TECHNOI.OGIE

Le trait de Jupiter des menuisiers, exécuLé sur l'épaisseur (fr1t. ti0), est. l'enLule qui convielL le mieux a1 rallongemeut tles bois ;. ii se prête égalernent très bien à I'assemblage de
pièces cintr'ées Wt/. 8l).
Les pièces cintrées de meubles (tlossiers de lits Louis X\-, sièges divers) sont simplemeni
ajustées bout à bout et assemblées au moren de tourillons collés (fig.82).
Les assemblages dits à trait cle Jupiter des charpentiers, enture à queue d'hironde, sifflet
tloul:le (rt11. gJ à 85) sont du domaine de la charpente; ils ne sont que très raretnertt ernployés
en menuiserie.
Assemblages poun menuiserie de remplissage.

'Ious ces âssemblages onI pour but de consLiluer clcs panneaux de grandes dimensions au
moJrer) de planches de fnibles Iargeuls appel{'cs ttltti,ses. Les surfaces. commullcs à deux
plalc6es adjacentes constituent le joint. I-es joint,s étant tou.iours visibles, même sous la
peinture, il falt évil-er d'employel des alaises de largeur inégale aux deux extr'émités (queue,s
rle rnorrrc.r) d'un aspect, toujours désagr'éable.
Les planches assemblées étroites eI de'lareeurs régulièrcs (parque[s) sonl, appeld:cs frises.
' Les assemblages les plus e.mployés sout :

Assemblageàplat joinf

ffit.Sti).-

Les planches sont en-con[act par un

Frc.86.

conl,re, I'assemblage à plat ioint bien exécuté dans
visible, et ue cause que peu de déchet.

riroÏ'l'

,"i'ff€,*
.., ir;..:\';_- iLir'.

.

.;. '-',:.

Assemblages à feuillures (7t9. 8;).
de fréquen[s démonlages, on emploic

-

cles

joint parfai-

temenl dressé : leur réunion est assurée par un collage. La solidité dépendgnt entièremen[ du collage, cet
assemirlage ne pourra ôLre e,mployé
avantageusement c1u'à I'intérieur. Par
bois assortis esl toujours propre' peu

Lorstlue Ies pièces assemblées sont appelécs

à

subir

I'assemblage à feuillures, clui assure
aux joints une certainc étanchéiti'.

Cctte disposition. peu usitée tlatrs
Frc. 8i.
la construction des panneaux, est par
contre d'un ernploi trè,s fréquent pour unir les parties mobiles des menuiseries aux parlies
fixes (dormants) qui les supportent.
Assernbla,ges à rainures et languette.
- Les charnps en regard des plauches à assembler port,ent I'un une rainure tlont les arôles sont légèremen[ abattues, I'autrc rrnc languette
dont, la hauteur esl, légèrcmenl inlérieure à la profoncleur de Ia rainure. Les arêtes de la langtrette'sonl, abattues eI ses arascmeuts légèrement dégiaissés (p!].88), afin tl'amener plus

t.

h
?a,

ASSE]IIBLAGES

65

facilement I'assetnblage à joindre. Cetassemblage est, très solicle après
collage;
tient encore très bien lorsqu'il est.
employé à réunir des planches de
faible largeur non collées entre elles,
mais clouées.ou vissées sur des

bâtis

il

se main-

:

Ftc' 88'
ou des trayerses. Dans ce cas, le retrait dt au séchage s'effectue sur chaque planche considérée isolément et
t,end à faire ouvrir ou bâiller les joints. Oet inconvénient étant, inévitable, on diminue l,e{fet

disgracieux qui

en résulte en accusant le

joint,

soit par une bagu eLLe (fig,Bg),
soit en employant la dispojiFro.

tion leprésentée figure g0,
que I'on rencontre souvent

89.

JFlo-,
T

90.

dans la- construction des Iarnbris tle voitures de chemins cle fer.
5
L'assemblage à rairlure of languette donne un déchet en surface qui varie
de s à r0 o/0.
Lorsque l'épaisseur des bois augmente, l'exécution de I'assemblage et surtout,
celle de la
languette devient pénible. Cette clifficulté en fait abandonner l,emploi
dès que l'épaisseur
des bois tlépasse 3L millimètres. On

adopte alors I'assemblage à languette
rapportée di[ à fausse langûeLLe (rtg. gl,),
dont I'exécution est aisée et qui donne
'..tÊc. gt.t, it1
moins de déchet. La quantilé de bois
.
,..f,$r
,....:'r:
,
.-)
exigée par Ia fausse languette peul être négligée, mr
prrp dairs des tleche{.s
"llb'pe\t,'otru
(tombées des feuillures).
{
t-

Assemblages à clefs passantes.

-

Lorsqu'on veut consolider I'assemblage à rainures

et

languetl,es réunissant des fr:ises de

faible largeur, on peul, employer la clis-

position, représentée par la fïgure gZ,
assemblage à clefs passantes.
T'outes les frises Snt percées à la même
hauteur de mortaises égales en climensions. Les frises étant montées avec les
mortaises en regard, on engage à force
dans celles-ci <leux clefs en forme de
coins, d'épaisseurs égales à celle cle la
motr[aise. Ces clefs peuvent être collées

dite

l'rc.

92.

I

ou ôhevillées.

Assemblages à clefs ordinaires.
Les bois de fort,e épaisseur tendent toujours à
se gauchir et à se voiler; ils travaillent- sous I'influence des variations hygrômétriciires,
et
COURB DE TECRNOLCOIE,

5

.tI

COURS DE TECHIiOI,OGIE

66

I'assemblagc

à

joint

des bois nerveux; on
emploie avantageusetnent, dans ce cas'
I'assemblag'e à clefs (fr{J.gJ), dans lequel

fausse languette est insuffisanl pour maintenir le

la liaison des pièccs est assurée par des
clefs ou Lenons rapportés qui s'engagent
dans des mortaises creusées en regard
sur les rives des bois à assembler. L'assemblage peut être collé ou chevillé. Il
peut ê[re employé seul ou combiné aYec
Fro. 93.
les précétlents.
tourillons cylinOn obtient une exécution plus rapide en remplaçanl les clefs par des
clriques collés. L'assemblage à tourillons
s'emploie touiours seul, sans fausse lan'

guette (f.g.9A).
OesnnvA.'rloxs cÉxÉRALES.

-

les panneaux assemblés ont, lèurs rives
façonnées, ravalées de moulures, élé.
gies de feuillures ou de plates-bandes
découvrant l'assemblage, les rainures et
languel.tes,

r!
il

Lolsque
:i

rl
L-,..-.,t,,,j

i:=--r.:t::i

'

Ftc' 94'

lcs fausses languett,es pro-

duiront à leur affleurement sur la moulure eb la plate-bande urt effet disgracieux. Cet incondoit
vénient, qui ne présente aucune gravité dans les menuiseries recouvertes de peinture,
on
de
I'ouvrage.,
des[ination
la
Suivant
être évil,é dans les ouvrages oir le bois reste appalent.
l'épaisaclop[era l,assemblage à plat-joint, I'assemblage à c]efs ou celui à tourillons. Lorsque
à lanseur des panneaux e[ leur forme le permettronl, on poul'r'a employer.les assemblages
guette, mais à la condition de les placer rJe façon c1u'ils débouchent dans des parties cachées.
Assemblages unissant les bâtis aux menuiseries de remplissage.

Il y a lieu de considérer :
I o Assemblages slr bâtis etr fot'me de cadres

comlrle[s;
traverses, écharpes, emboit,ures).
(barres,
incomplets
bâtis
sur
9o Assernblages

lo Assemblages snr' bâtis eonrplets.

dits embrèvements. Ils sont établis pour que le panneau puisse
jouer, c'est-à-dire gonfler otr prendre du retrait <lans unc certaine mesure, sans cesser d'être
Ces assemblages sont

maintenu par le bâti et sans amener la dislocation de ce dernier'
I)ans ta plupar.[ des cas, le pânneau s'engage par ses rives, dans une raitrure pratiquée

surlese.hampstlubâti (fig.gs).Laprofondeur cle la rainure doil être suffisantePourquele
ret,rait maximum du panneau ne le fasse pas sorlir tle la rainut'e. guivant l'état hygrométrique

ASSEMBI,AGES
des lieux devan[ recevoir

la menuiserie,

6i

il faut laisser

au fond des r.ain'res un jeu suffisanr.
pour que le gonflement des paltneaux ne l'asse pas disloquer les
assernblages tlu bâti, ou sauter
les joues de Ia rainure.
Suivant, les dispositions adoptées, les panneaux son[ dits :
a) A glace sur les deux parerneDts, lorsque leur épaisseur est conslanl,e
et,

de la rainure (fig. gG) ;
ô) Arasés, lorsque le parement du panneau
affleure celui du bâti ; .arasé d'un par.ement à
glace de I'autre (fig. 97), arasé cle deux pare_

fs"t"

à cellc

F'rc.95.

ments (rtg.98).Les panneaux arasés doivent,
être établis en bois très secs lorsclue res joinls
doivent rester apparents (dessus encadrés, tle
tables de meubles, etc...), car il est assez diffi_
Frc. 96.
cile de maintenir le joint sur les côtés oùr les
fibres du panneau sont, parallèles à celles du
bât,i. En rnenuiserie commune, cette dispositiorr
est appliqutie aux porLes el, aux ouvrages qui
Fro. 97.
doivent, êtr.e recouverts par des tentures;
e) A plates-bandes sur urr ou cleux parements, lorsque le panneau d'épaisseur plus forle
en son milieu esl, ékigi sur les rives de façon à
Frc. 98.
ne porter que l'épaisseur de Ia rainure (fi:g. gf et
e9).
Les platcs-bandes peuvent être décordcs tle moulures
(ftg. t00);
d) Lorsque le panneau doit pr.ésenter une grande solidité,
on lui donne une épaisseur

l.'rc.

99.

F'rc. {00.

Fro. l0l.

Frc.

102.

égale à celle du bâLi, I'embrèvemenl prend
Ia
.forme de la figure l0l. Le panneau est, en saillie
sur Ie parement, du bâti ; il est dit alors à recou_
vrement, ou.à table saillante ;

Frc. |08.
e) Grands cadres. _ pour obtenir u'e plus
grande richesse de décoration, on adapl,e
rluelquefois, sur les riyes intérieures cles
bâl,is, tle.s
moulures en saillie dites grancls cadres, qui
sont assemblées d,un côté avec Ie bâti et de
I'au lre avec le panneau : I'assemblage prencl
Ia disposition de la figure lOp lorsque le
grand cadre
n'existe que stlr un parement, et celle de la ngu*
103 lorsqu'il existe sur les deux paremenls,

I

:.1

'.,:i

-;1
.l:,i""

COURS DE TDCHNOLOGIE

68
2o

Assernblages sur bâtis ineomplets'

une certaine résistance' on
Lorsque la menuiserie de remprissage présente par elle-même
bâtis complets et à les rcmplacer par des
est arnené, dans u* but, d,éco*omie, à supprimer les
etc"')'
dispositions plus simples (bames, traverses, emboltures',

On-distingue
Lo

:

formés de planches ou de
Les menuiseries barrôes, constituées par des panneaux
frises assemblées à rainures et languettes consolidées par des barres trans-

versales

Vg. 104). Ces

barres peuvent être fixées

sur les menuiseries de
remplissage de Plusieurs
manières :
a) Les barres sont Posées à plat et assujetties
sur le faux Paremenl. de la

menuiserie de remPlissage
au moyen de vis ou de
pointes I dans ce dernier
l'rc.

104.

cas, on augmente beauF'ta. 105.
coup la solidité de I'ouvrage en rirant les pointes.
On construit aussi des menuiseries dans lesquelles
la partie de remplissage est clouée sur un bâti assemblé
complet.
&) Les barres sont entailtées à queue'd'hironde'
Les frises formant le panneau sonl, creusées, lorb-

qu'elles sont assemblées, d'une ou plusieurs entailles à
section décroissante en queue d'hironde, clans lesquelles
s'engagent de force des clefs de même forme (f'g' LAï)'
Oet assemblage est Lrès solide, 'mais on ne I'emploie que pour des menuiseries dont, le faux parement
recevan[ les clefs est caché, car I'aspect des clefs irrégulières de largeur est disgracieux.
On remédie à cet inconvénient en donnant aux
barres la forme représentée par la figure {06. La solid,il,é
Frc. lQ6.
est la même que dans le cas précédent; le ,faux. pareûrenl
plus cotteuse'
présente des barres de largeurs r.égulières, mais la main-d'æuvre est

69

ASSEMBLAGES

Nore.

-

Tout,es les menuiseries mobiles autourdegonds ou charnières vert,icales (portes,

volets), établies cômme

il vient d'être indiqué,

seront renforcées par une barre oblique entaillée
dans les barres horizontales. Cette barre simplement clouée ou vissée sur la menuiserie porte le
nom d'dcharpe; elle a p,lur but de rendte la

porte indéformable (fi7.
20

1071.

Les menuiseries emboîtées.

Les

barres présentent toujours une saillie sur le faur

parement des ouvrages. Lorsqu'on désire obbedes menuiselies d'épaisseur régulièr'e, or

nir

remplace les barres par des emboitures.
On désignc sous ce llom dcs pièccs de bois
assemblées sur I'about des panneaux, dont les

parements affleurent ceux <le ces <lerniers
Urs. n8).
Les emboitures peuvent ôtre assernblées à
rainure c[ languetl,e, I'emboîture portanl la rairlure et le panneau la langueL[e. La clisposilion
inverse, que I'on lencontrc trop souvetrt, dans
des travaux peu soignés, manque tle solidiLé et,
doit. êlre re.jetée.
Fro. 107.
CeI assemblage rloit être collé ; comme on
ne doit jamais comptel sur I'eflicacité d'un collage en bois cle bout,, eL clue d'aul,re parL, pour permettre le rel,rait, sans causer le gauchissemenl clu panneau,,.il esl prudenL cle ne collerI'embolture qu'au milieude sa longueur, sur
environ la moitié de la largeLrr du]panneau, I'asscmblage ne sera solicle qu'à la conrlition de
donner à la languette uue hauteur suffisante (deux ou trois fois l'épaisseur).

Ftc.

On augmente

108.

la solidité en

F'rc.

109.

réservant atr bout du partneau, en plus de la languette, un

COURS DE TECHNOLOGIE

7t)

cer'lain nombre de tenons

(frg.l0g).'II

sera bon, pour ér'iter

toute fente dans le panneau, cle
laisser du jeu dans les mortaises, sur Ia largeur,
afin de perrneltre le retrait.

Lorsqu'orr veut obtenir un panneau indéformable, rluelles que soient, Ies variations hygrométriques (morJèles pour Ia fonderie), le
panneau ne sera pas collé; on ménagera un
petit jeu de t à 2 millimètr.es entre chaque frise,
qui leur permet tle jouer séparément. Les frises
seront assertrblées à l'emboll,ur.e, chacune par
une langue[Le et, un tenon (fig. ll0).

Frc. ll0.

Consolidation des assemblages.
Les assemblages de menuiserie sont rendus permanents par
consolidation qui sont : les chevilles, les
pointes et clous, les vis et les collages.

Chevilles.

-

cles

moyens auxiliaires do

Les chevilles.sont em-

ployées pour consolidet les assemblages à
tenon et mortaise, et les enfourchements.
Elles sonl posées comme I'indique le cro-

quis (y'g. tll), de façon à traverser les
joues tles mortaises ainsi que le tenon ou
toutes les parties cle l'assemblage à enfour-

Fra.

tll.

cl ernent. Ce sont de pelites pièces de bois
à section r.ectangulaire, légèrement, coniques afin <[e ne pas faire éclater le bois
à la sorlie. Le tenon esl, fixé dan s la mor_

f\-

t\
F'rc.

.I

| 2.

i:i

taise par urle ou deux chevilles posées
comme I'indique le crocluis, à peu de distance de l'arasement,, le grand côté de la
section de la cheville dans le sens du fil Cu
bois, afin d'éviter les feintes. pour la même
raison, lorsque I'assemblage exige dbux
chevilles, les trous destinés à les recevoir

Ûsei'ont percés
de façon à ne pas intéresser les mêmes fibres du bois.

\r1

ASSE[IBI,AGES

Les chevilles sont fendues au ciseau dans des tombées et terminées
rabot, en s'appuyant au crochet de l'établi, ou mieux, dans un appareil spécial (ftg. l'12).
' Lorsclue les chevilles ne doivent être apparentes gtle sur ull
parement,, le trou qui doit les recevoir ne débouche pas. Avant
de les enfoncer, on fend leur petite extrémi[é d'un coup de scie,
dans lequel on erlgage un pgtit coin qui fait ouvrir la chevillc lorsqu'elle amive à fond (fi7. Ll})..

au

.7{
ciseau ou au

Ti',ru
ii'.

lt
/..aj

tf:

,,/

Les pointes sonl cle petites broches en
ù,1ï
fer, ou en acier do.ux, appointées à ttne extrémité eb munies d'ttttc
. {t3.
tête refoulée à I'autre. Les pointes sonl oblenues par un forgeage
à froid cl'un fil de fer ou d'acier; la section de la tigc cst constante'
tige est
Les clous, de .moins en moins employés aujourd'hui, sont forgés à chaud; la

Pointes et clous,

-

à

section carrée et la tête irrôgulière est trës large (frg. lLa\.
Les pointes sonl détermintres par leul diamèt're

trïf,f,
uuw

Irro.

ll5.

Frs.

116.

dans les bois blancs,

mais qui font souvettt fenclre les bois durs;

Les pointes à tête d'homme (frg. lt8), qui se
chassent facilernent sans fendrc;
Les pointes sans tête ou goujons it uue poinLe
(f.!/ . rtt));
F rc.l'19. Frc. 120.
Les pointes à telte ronde (fig.ln)ne sotr[ enrployées qu'au ferrage,, pour fixer cle petites ferlures minccs;'{
Les crampillons (frg. l2l) sont, deslinés à cles emplois spéciaux (fixation' de glillages, etc...).
Au poinl. clc vue de la grosseur' on distingtlc :
Fta ll8.
Frc. I I7.
Les pointes fînes, rlui sottt les pointes de toutes
formes rles uuméros [ à {2 inclusivement;
Les pointes ordinaires. des numéro l3 et au-dessus. Les grosses pointes,
Fra. l2l.
des ntrlnéros 23 à 28, sonl, quelquefois appel é:es broch'es,
kilogrammes.
5
cartouches,tle
en
le
commerce
Les pointes sont livrées par
Elles sonl r'eutlues aux t00 kilogrammes ; les pointes fines, tl'apr'ès un tarif spécial, los

ililfl

72

COURS DE TECHNOLOGIE

point'es ortlinaires et les broches en prenant pour base le prix du numéro
20 majoré de I franc
par nirmél'o en moins jusqu'au numéro t3.
Le prix des pointes ordinaires varie avec le cours des métaux, entre Zg eL
35 francs

les

100 kilogrammes.

Le prix des pointes fines varie suivant leurs climensions, de ?0 à gB0 francs"les
tOo kilo-

grammeS

Mise

en'

place

des

Ttointe

Ftc.

Les pointes sont enfoncées au marteau, toujours obliquement
par rapport aux surfaces à joindre, de façon à
crocheter dans Ie bois. Elles soul chassées à
I'aide du chasse-pointes (69. lZZ1.

Lorsque les pointes s'enfoncent sur les

122.

champs de planches minces il faut tracer leur

alignement et clouer bien d'aplomb.
On évite les fentes en émoussant Ia pointe d'un petit coup de marteau, ou en coupant
I'extrémité avec des tenailles (fig. IZJ); dans
les travaux très délicats, on perce avantageuse:
ment un avant-trou ayec un clrille.
Les pointes minces el, longues se courbent
facilement sous le marteau; olt tivil,e ceb inconÈ'rc. l2B.
vénient en graissant la pointe avec cle la cire ou
de la bougie. Il faut avoir soin de frapper toujours d'aplomb et avec un marteau propre.

Vis à bois.

-

Les vis à bois sont cléterminées par leuidiamètre exprimé par un numéro
de la jauge de Paris, leur longucur totale en millimètres et la forme

de leur tête.
Ou distingue

:

Les vis à têtc carrée eb à tête hexagonale, appelées souvent
tire-fonds (f..q. l,Zq ;
Les vis à têtc plate (fig. tZS);
Les vis à tête ronde (frg. l,26);
Les vis à tête fraisée goutte de
sui| (fls. t27).
Les tire-fonds sont, vendus aux
cent pièces, d'après un tarif spécial.
Les vis à tête plate sont vendues
Fra. {26. Fr o. 127
Frc. 124.
Fro. t25.
à la grosse de 144 pièces d'après un
tarif génér'al constant, sur lequel on consent des remises variant de 25 à 4A 010 suivant le

g

YY

cours des métaux.
Les prix des vis à tête ronde est le mêrne que celui des vis à tête plate dri numéro immédiatement supérieur.
Les vis en goutte de suif sont facturées deux numéros au-dessus.

\

:,

t
"}

ASSEMBLAGES

?3

Les vis donnenl une liaison solide lorsque les efforbs qu'elles supportent tendent seulenrenl à les amacher. La liaison est moins bien assurée lorsgue les pièces tendent à glisser

I'une sur I'autre; il faut, dans ce cas,
choisir I'assemblage ou le complétel de
façon à supprimer cette tendance.
L'assemblage donné par lqs vis n'est
so\lde que si leur pose a été fâi.t5'ayec

7//;:

fzZ

soin en observant les indications suivantes (fi7. L28) :
La piècc A qui reçoit la vis sera
percée d'un trou de diamè[re égal ou légèremqnt inférieur au t{iamètre moyen du
noyau de la partie filetée. La profondeur
de ces trous sera légr)remenl plus grantle

I.'rc.'t28.

que la partie {iletée dans les bois durs; elle sera légèremenl plus faible dans les bois blancs.
La pièce B sera pelcée d'un [rou de cliamètre légèrement su pér'ieur à celui du colps de la vis.

ll

de visser'. Lorsqu'une
même vis fire, simultanément deux piôces sur une
tloisième, la vis doit traverser les cleux premières

est uécessaire de graisser les vis à Ia cire ou à la bougie avanI

avec u

'

l peu de jeu.

Les tlous destinés à recevoir les vis à tête plate
' seron[ fraisés, au moyen de la ftaise (f'E. 129), clans
les bois durs, ou par un coup de gouge dans les bois blancs ou résineux.

. Les vis sont mises en place au tournevis
(fi7. l}t); lcs dimensions du tournevis seront
toujoursyo. @

,

polLionnées à

l.'ro.30.

celles tles vis

. à poser;

son

extrém ité
utile ou pince

prendra la

ffi

w

Frc. l3l.

Ftc.

Frc. {33.

F'ra. 132.

forme indi-

Fro.

134.

135.
t

quée par la figure l3l. Lorsqu'on remet en état un tournevis détérioré,
ner trop d'inclinaison aux faces et, de rendre I'extrémité tranchante.

il

faut éviter de don-

.l
:5

^$

,li::l-l
+,i*,'i
t,.r,il4

ill

COU

RS DE TECHNOLOGIE

Les menuisiers emploient souvent divers articles de visserie, parmi lesrluels nous citerons : les crochets d'armoires (fit/. 1,32),, les pitons (frg. 133), les gonds à vis (fig. l31r), les
goncls à pointcs (frg. 136).Ils sont livrés par le commerce en grosses de l.44 piëces et déterrninés par le diamètre donné, comme pour les vis, par un uuméro de la jauge de Palis,, et

leur longueur développée.
i On trouve également dans le commerce.des vis, cles gonds et des pointes de toutes
formes en laiton. Plus fragiles que ceux en {-er, leur pose crige plus de précautions.
employées sont à base de gélatine eI sont rlésignées sous le nom
Collagcs.
- Les colles
au liilogiamme, en tablett,es carrées.
forLes
lenclues
elles
scnt
colles
cle
;
L es colles cle bonne qualité présentent une couleur blonde ou légèrement brune,, très
uniforme; les tablettes sont translucides, leur cassure esl brillante lorsqu'elle est fratche.
Lcs colles inférieures sont plus hrunes, pltrs ternes d'aspect., de couleur moins uniforme î

renferment cluelquefois des corps élrangers.
Dans I'ordre des qualités décroissantes, on distingue : les colles de Flandre, diaphanes,
très blonclesl les colles de Giret, plus btunes que les précédentes, et. les colles de Lyon
(médaille d'or). Le prix rarie de 0 fr. 80 à I fi'. 60 le kilogramme.
Les colles de Flandre sonl employées à des usages spéciaux. Les menuisiers emploient'
le plus souvent un mélange de colle de Lyon et de celle de Givet cn parties égales.
Les colles sont préparées en les fondant avec de I'eau au bainmarie, dans des pols à colle en cuivre ffig. 136\. Le niveau du bainmarie doit toujours être pltrs élevé que celui de la colle clans le pol,.
Les tablettes sont blisées en menus morceaux : on emploie
avantageusement dans ce but I'appareil représenté par la figure 137.
Les f ablettes sont placées sous le bloc À; la facc inférieure cle ce
Frc. 136.
bloc est garnie de vis dont lesl-têtes sont taillées en,pointes de diamant. IIn frappant sur le bloc avec un maille t, la tablette es[ rapidement brisée et on évite
toute projection.
La quantité d'eau à ajouter pour faire fondre la
colle doit être suffisante pour en baigner sans excès
les m orceatrx. La cuisson est achevée lorsque l'écurne
blanchâl.re qui s'est formée pendant la préparation
tencl à disparaître ap.rès brassage.
Dans les ateliers imporlanls, la colle cuite dans
dc Erancls pols cst mise à reffroidir; lorsqu'elle est
ligée, on la rlébite en morceaux livrés aux ouvriers.
F re. 137.
Ceux-ci Ia fondent de nouveatr tfans des pots à colle
ordinaires et, s'ils le jugent nécessaire, en augmcnLen[ Ia fluidité, en l'adr]itionnant cl'eau pure
empluntée au bain-mariê.. Unecolle bienpréparéeconservc sa c:ouleur; tr'ès chaude, elle doit
êlre fluir]e, limpide et n'exhaler aucune mauvaise odeur'.
Les pot.s à colle sont, dans les petits ateliers, chauffi:s arr feu cle bois, dans des cheminées
l

ASSEMBLAGES

?5

avec hottes tlites .sor(tonnes, placées dans un angle, le plus loin possible des copeaux. La cheminée et la hott.e doivent être as-sez grandes pour pennet[re le chauffage des pièces de bois
à coller. La sorbonne esl en général fermée avec cles volets err tôle; elle doil, être l'objet
d'utre surveillance attentite, car
elle cons[itue un sérieux risque
d'incendie. Il fauI tous les soirs
éteintlrc le l'eu avec clc l'cilu, e[
arroscr copieusement lc sol autour cle la chcminéc.
Dans les ateliers oir I'on dispose d'un généraleur à vapeur,
les colles sont cuiles dans des appareils spr'rciaux (fig. 138) eL
fonclues tlans rles r'écltauffeurs
ffit/. 139) acl.joints rluelquefois à
l.'rc. 138.
cles tables chau[Tanles eu fonte
creuse dans lescluelles on

intloduit de la vapeur.

-- Un collnge n'esL solide tlue s'il remplib
les condiLions suivantes :
lo Contact parfai[ des surfaces colleles;
F'ro. {39.
2" Proprel"é de ces surfaces.
La première de ces conditions est obtenue par un dressage palfait tles joints, par la correction des assemblages, cornplél-és pâr une cxécution rapide de toutes les rnanæuvles de
collage. La colle ne doil, jamais forrner tlpaisseul dans un joint ; elle doit être expulsée sous
la pression réalisée pendant la prise clu collage,, au nloyen d'appareils de selrage : presses et
serre-joiuts. Le joint dai| bauer" ou cracher. Ce résultat ne peuL être obtenu rlue si, au moment du serrage, Ia colle est etrcorc assez chautle pour clemeurer fluide.' 'fout
collage exécuté avec de la colle à demi figée es[ rnauvais; l'épaisseur de colle
engorge le joint gui resbe visiLrle, et percl rapidcrnent toute solidité sous I'influence de I'humidité exttlrierrre.
On retarde le refroidissement de la colle, en
chauffant le plus possiblc les surfaces à coller.
La deuxième condil,ion sera remplie lorsque
les surl'aces à eoller ne seront ni g'rasses, ni
Eæéctttion tles collag€,s.

.
l.'rc.

poussiéleuses.

Il

faul. éviter cle graisser trop

abonrlamment les outils au cours de l'exécution
140.

È'rc.
des assenrblapres à coller. Les surfaces planes seront décapées au rabot à clent.s don[ le fer présenl,e une planche sl.riée (frg.140 eL lll).

L'exécution d'un coltage préscnte les plrases suivantes

| 41.

:

l"

Clrauffer les sur.faces à coller;
2" Encluire de colle ces surfaces; la colle

doit ê[r'e appliquée de façon à recouvrir

sans

?6

COUITS DF] I'ECHNOLOGIE

excès toul,es les strr:far:es du ioint : I'application se fait au pinceau partout, or) ce dernier
peut pénétrer; à la spatule dans lesrmortaises;
3" Mise en. contact des surfaees encollées ;
.4o Serer le collage à I'aide de pnesses ou de serre-joints ;
5o Laisser sécher jusqu'à prise complèt'e ;
6o Desserrer le collage.
doivent être menées avec la plus $rande rapidité, dès
- Les quatre premières opérations
que I'on comm,encc à appliquer la colle; il faut par conséquen[ prévoir non seulement la
suil.e des opérations, mais encore les accidents possibles.
Les vis des presses et serre-joints écrasant, toujours le bois, il est bon, lorsqu'il n'y a pas
excès de matière, d'intercaler en[re les vis et les .pièces à serrer des cales en bois.
Le serrage cles pièces minces exige un grand nombre de presses, afin d'éviter toute dé-

formation en[re deux points de serrage; on diminue e e nombre en employant une cale
unique, cle section au moins égale à celle de la part,ie la plus résistante du collage.
La colle facilitant le glissement I'une sur I'autre des pièces collées à. plat join[, on assulera la position relative de ces pièces au moyen de pointes incomplètement cnfoncées, qu'on
pourra enlever lorsque le collage sera sec. Les pointes seront toujours placées en des points
oir leur trace ne nuira pas à I'aspec[ de I'ouvrage.
Un peu de méthode dans la conduite des opérations permet d'opérer très rapidement,
sans précipital,ion et sans fal,igue.
Vdrif.er et poin{,er les apltareils de set'r(Lge, et runger \es cales à porlde de l'ouurter pendant
le chrtuffctge des bois.
Des coincements se produisent parfois dans Ies assemblages qui empêchent les pièces de
venir à joint,, malgré le serr:age des presses; quelques coups de maillet ou de marteau font
plus qu'un serrage exagéré qui ne peul, qu'amenel'la rupbure des presses. Dans-le serrage

d'assemblages parallèles, plats ioints, rainures et langueltes, etc., flapper en bout, parallèlemenl au joint; le pet,it glissement protluit par le choc amène I'as;emblage à fond.
Lorsqu'un collage comporte de nomb'reux assemblages, son exécution est longue, e[ il
ar.rive fréquemment que, malgré Ia célérité tle I'ouvrier, la colle est refroidie dans certains
assemblagçes {ui, par suite, ne peuvenl
joindre. On lemédie à cet inconvénient en
féehauffant la colle dans les assemblages
montés au mo)en de fers à coller (fr7. L42)
chauffés et appligués sur le joint. On dit
Frc. {42.

qu'on brù,te Iu colle d,ans le joint.
Les collages doivent reÈter sous presse pendant un temps qui varie avec la température,
['état hygrométlique du milièu, la nature etla disposition del'assemblâge collé. On aura intérêt, dans les industries importantes, à installer un atelier de collage indépendant clans leqtrel
on maintient rrne température constante de 20o environ.
Un collage bien fail, eI sec doit présenter une solidité égale sinon supérieure à celle du
bois luilhême. La rtrpture doit se faire par éclat à côté du joint.

ASSAMBLA,GES

i7

Lesabouts cle planehes (surfaces en bois de boul,) se collent très mal; les collages de
ces surfaces exécutés à la manière ordinaire pnésentent peu.de solidité. On arrive à cle meil' '
leurs résultats en faisant précéder le collage propremen[ dit d'un enco l,lage.
Cette opération consiste à enduire abondamrnenl, de colle la surface en bois de bout, à
brûler ensui[e cette colle au fer à coller. La sulface ainsi obtenue, décapée au r"abot à clents
est propre à recevoir un collage ordinaire.

Placage.
ordinaire.

-

Le collage

ctes

feuiltes minces de placage ne peut être exécuté à la manièr'e

L'étenrlue des surfaces à encluire ne permet, pas de conserver à la colle une fluidité suffi-sante pour coller directentent.
- L'opération comprend le plus souveut quatre phases distinctes :
f.o PréparaLion du bâti et des placages;

2' Application

de

la colle;

Jo ùIise en contact des surfaces à coller e[ repérage provisoire de ces surfaces;
4o Réchauffage de Ia coile et serlage.
plaquer sont clécapés au rabo[ à clents.
Lo Préparation.
- Les bâtis à
' Lorsque le placage est constitué par plusieurs par[ies joinl,ives, dans le but d'obtenir tles
raccords (frisé), les feuilles sonl coupées à dimensions au moyen tlu brisoir ou scie à placage,
soit, plus simplement avec un fer de rabot à clents que I'on fait glisser le long d'une règle.
Les morceaux de placage ainsi obtenus sont assemblés et collés entre eux, avec du papier
dans les cas ordinaires, avec des bandes de calicot,, lorsqu'ou veut obtenir plus de solidité
(placages des palties cin[rées)

;

surfaces sont enduites cle colle ,au pinceau dans les
2" Applieation, de lu eol'tre,
- Les
pe[its ateliers. Bien que les,oollages soient faits longternps apres I'app.licalion. et que la colle
puisse sairs inconvénient se r:efroidir, I'opération doit être menée lesteme.nt afin de pouro.it'
allonger le coup cle pinceau e[ élendrc régulièrement la colle. Dans les glandes industries,
on emploie plus avantageusement aujourd'hui des machines à passer la colle que nous é[udierons dans notre deuxièrne fascicule (machines-ôutils) ;
3o Les placages encollés sont nla.s en place sur les bâtis et, fixés provisoirement. au moyen
des pointes sans tôte l,rès fines, dites pointes à placage, ltue I'on enfonoe à derni gt dont on
tord la partie supérieure afin de pouvoir les arrachcr ensuite.
4o

Rdchauffage d,e Ia eolle et serrage.

-

La colle

est,

réchauffée au moyen de cales chaudes.

Ces cales se font, en bois, ou plus avantageusement en zinc de l0 à {ô/{0 de nrillimètre
d'épaisseur. Dans les petits ateliers, elles sont chauffées à la cheminée.'Ce chauffage est
très pénible, car il faut retoulner souvenl les cales afin de r'égulariser la chauffe; on opère
plus commodément au rnoyen d'un four (pg. l /r3) chauffé à l'aide de quelques tuyaux à
ailettes.

doivent être bien savonnées arnnl, t'eurploi; leur température ne doit 'pas dépasser 70"; les cales trrop chaudes font pesser la coll,e au travers des placages qui err deme,u.
rent tachés.
L'es cales

\'
\

'*
,,

l

COURS DE TECHNOLOGIE

78

En général, les placages sont exécutés par séries de pièces de mêrnes dimensions, et le
collage est effeclué par paquets avec cales chaudes interposécs.

l.'rc. t{3.

L'ensemble fmaintenu en[re deux fortes cales est selré par des châssis à plaquer
(fi7. tAq. Le serrage doit s'efl'ectuer d'abord au centre en rayonnant autour de ce point

jusqu'à 'sel'rage complel,

d;

touteis les

vis.

Frc. l&tt.

lttc.

1,4b.

Les parl.ies cintrées peuyen[ être plaquées au moyen tle cales de même forme. Dans
particuliers qui ne permel,tent pas de tiépense d'outillagc, on emploie comme cale
un sac de sable (rt7; t 45)
deS cas

ASSEMBLAGES

79

Lorsque les parties à plaquer sont étroiteset de faibles
dimensions, on plaque au marteau; on emploic alors de la
colle épaisse qu'on rarnollit, avec de I'eau chaude appti-

quée sur Ia surface ext,érieure du placage; la pression
est exercée par froltement avec la panne très large du
marteau à plaquer (fi7.l1L6).

l'ro.146.

-'---

flF

.i
I

II

.

CHAPI'I'RE VII
O

.

UTI LLAG E

lois.
Outitlage auxiliaire.
Outillage de traçage
Outillage de corroyege.
Outillage employé à I'assemblage.
Outillage de débit.
Outillage employé
Outillage de Iinition.
Outillage de montage.
Outillage employé au façonnage.

Sorrru^gnn.

-

Méthode générale d'exécution des ouvrages en

et de vérificotion.

-ù I'entretien.

-

-

-

-

Entretien rle I'outillage.

-

-

-

-

Méthode générale d'exôcution des ouvrages ên bois. - Les travaux de menuiserie
sont déterminés par des dessins établis par I'architecte ou par le menuisier, lorsque ce dernier traite dilectement avec le client.
Ces dessins, tracés à petit,e échelle, comportent rarement des clétails d'assemblage. Il
est indispensable de fixer ces détails avant I'exécul,ion; c'eÉt pourquoi le menuisier trace
le plan de I'ouvrage sur des règles ou des panneaux
. On passe ensuite à I'exécution proprement dite, qui comporte les opérations suivantes :
pour but, de découper dans les bois.fournis par le commerce des
L, Ddbit.
- Le débit a
pièces de dimensions légèrement supérieures à celles des éléments de I'ouvrage. Le débit
es[ une opération délicâte qui exige beaucoup de réflexion et de jugement. Il faut, en effet,
éviter les déchets, masquer autant que possible les légers défauts que présenl,ent inévitable-'
men[ les bois, même lorsqu'ils sont choisis, et souvent assol'tir des nuances de bois de provenances diverses.

h,

foulnit des pièces sciées dont les faces sorrt brul.es de scie et
2o Corroyage.
- Le débit
plus ou moins coffinées ou gauches. Le'dressage cles faces, larégularisation des épaisseurs,
en un mot, la transformation des pièces débitées en pièces de fot'mes géométriquesbiendéfinies const,itue le corroyage.
Le corroyage tloit présent.er la plus grande exactitude, car il sert de base au tracé des
assemhlages et au montage.
en bois sont en général constiiués par de nombreuses
3i.;$iaOtissement.
- Les ouvrages
piecesfUnt iÏîest, facile d'intervertir l'ordre. On évil.e cel inconvénient en établissant les
bois, c'est-à-dire en marquant chaque pièce, sur la face vue ou parement, cl'un signe, qui
intlique sa place dans I'ouvrage et le sens suivant lequel elle doit êtle.montée.
L'établissement, cloit, être fait avec beaucoup de soins. On doit chercher à masquer les
défauts des bois et à disposer le sêns des fibres pour faciliter les opérations suivantes :

'

OUTII,I,A(iE

8I

40 Trao.(des asseml,lages.- Le tracé se fait. à la poinle àtraceret au l.rusquin;ilcloitêtre
précis. Il est basé sur les arêtes ou ri'i,ies des bois travaillés; les élémeuts de dépalt sont les
dimensions extérieures cle I'ouvrage et, les épuisseurs et largeurs des bois corroyés.
de menuiser'ie doit être juste. On peut
5o E,ndcution des assemhktges.
- L'assemblage
cependant l.olérer que I'assemblage présen[e du raide, c'est-à-dire qu'il soit légèremeut forcé
aul en4roit,s oir I'excès de malière ne provoquera pas la formation de fentes el, oùr les effe ts
du

ietrait peuveut

se manifester.

Les ouvrages de rnenuiserie sont très souvent clécorés d'ornements
divers : moulures, r'efouillements, chantournementsr rpri rompent la monotonie cles lignes
obtenues par le corl.oyage. Nous comprendrons sous le nom de façonnage I'ensemble des
60 Façonnctge,

-

opérations desLinées à exécuter ces ornements.
Ces opérat,ions s'ellectuent plus facilement sur les pièces isolées; elles doivenl, par conséquent être faites, à moins de cas spéciaux, avant le montage'

Montage et consoliclation cles assemblages. - On procède ensuite au montage; les
assemblages sont amené.s à joindre au moyen d'appareils de selrag'e,, et rendus permanents
7o

par I'emploi cl'un des moyens tle consolidationquenous avons examirtés au chapitre précédent.
L'ouvrage monté présente des surfaces plus ou moins propres, des arêl,es
8" F'inition.

-

souvent épctuffree$ au cours cles opéra[ions précéclentes,des joints et des moulures qui, malgré
Il est nécessaire d'affleurer'les
. le soil apporté à leur exécution, n'affleurentque relativement.

'

surfaces (replanissage) eLde raccorderou ragrder les rnoulures. On terrnine erifïn parun polissage des surfaces. Ce polissa$e est nécessaire pour leur permettre de recevoir dans de bonnes
conditions les peinlures et enduits qui assurerottl, la conservation de I'ouvrage.
Les diverses opérations que nous venons d'énumérer exigent un oul,illage nombfeux et
trèsvarié. Nousclasseronslesoutilsà t,r'availler le bois cl'après leur emploi, et nous considérerons toul. d'abcrd ceux d'entre eux qui, sans perme[tre d'effectuer à propremcnt parler
aucune opération, sont, indispensables pour maintenir la matière pendatrt le travail et pour
aiderà la granæuvre de cert,ainsoutils. Nous désignerons I'ensemble de ces outilssousle nom

d'outillage auxihatre.
Outillage auxiliaire.

.

Ce groupe cornprencl: l'él,abli de menuisier etses accessoires, le valeto la servanie, l'étau

de sculpteur. le maille[ et le marteau.

lAl,

construi[ le plus souvent en hê[re, est constil,ué par une
tableoudessrs de 2 mètlesà2'o,50 tle longueur, de t0 à {2 centirnètres d'épaisseur' portée par
quatre piecls assemblés dans la table à tenon et mortaise, et entretoisés à la parlie inférieure
par quatre traverses. Les traverses inférieures reçoivent une fonçure qui permet de ranger les

Étabti.

-

L'établi (ftt/.

ou[ils.
. Le bois esl. maintenu sur l'é[abli
par le crochet; /lo par le valet,.
COUITS DE TECIINOI,OGIE.

t
'd

:

Lo

par la presse d'avant;

2o

par la presse d'amière ;
6

3o

82

COURS DE TECHNOLOGIE

Le crochet C a pour but de retenir les bois pendant le corroyage. Il est, formé de deux
coins qui s'engagent dans une mortaise de sectidn carrée, pratiquée à I'avanl de l'établi; un
des coins est garni dc poirrtes sur I'arête supérieure de sa face utile.

Fro.

1.4'1.

Le croclre[ esl réglé au marteau de façon que les pointes s'engagent vers le miliçu de
l'épaisseur dcs bois minces, au tiers au moins de la hauteur des bois placés sur champ.
Le valet i,,ïg. 1481est en fer coudé; il s'engage'dans des trous percés dans la table. Le
diamètre de ces trous est un peu supérieur à celui de la tige du valet,
de façon à permettre un coincement de la tige dans le trou, tout en

un serrage énergique du bois
placé sous la pince du valet. Le serrage du
valet est obtenu au maillet en frappant sur
assurant

la tête; le

desserrage s'effectue de la

même façon en frappant sur la partie supé-

rieure du dos de la tige. Le serrage étant
obtenu par choc, il est nécessaire, lorsqu'on fixe ainsi des bois corroyés, d'interposer une cale en bois tendre entre la
pince du valet et la pièce, afin d'éviter
toute détérioration des surfaces travailIées.

On obtient plus de douceur de serrage
Frc.

t48.

âu moyen des valets à vis ou à excen-

Frc. '149.

trique (fi7. M9). La position des trous de
valet est dételminée ipar la commodité des opérations. On perce en général, pour le sciage
en travers, deux tt'ous IVI desservant lcs rives avant et arrière de l'établi I un troisième N,
poul'le sciage en long, et un quatrième trou O vers le milieu cle la largeur de l'établi, un

'l, rii

OUTTLLAGE

83

peu en arrière des pieds d'avant, qui permet [e mortaisage à I'aplomb de ces pieds.
La presse d'avant consLitue un véritable étau à mors parallèles, dont le nrols fixe est constitué par la rive avant du dessus de l'établi, le mors mobile par le bloc de presse P. Le serrage est ob[enu au moyen de la vis V, dont l'écrou est encastré dans le pied de presse de
l'établi; les dimensions de ce pied sont renforcées clans ce but. Le parallélisme des mors esl,
assuré par la crémaillère K qui, fixéc sur lc bloc cle presse, s'engage dans une mortaise percée
à la partie inférieure du pied. Elle peut être aruêtée en position au moyen du levier L, qu'on
manæuvre facilement avec le pied.
La presse d'avant est surtout employée pour le travail des bois sur champ.
La presse d'arrière a pour but de maintenir le bo.is par ses extrémités entre deux griffes
G et G,; elle est surtout destinée à la fixal,ion sur plat des bois dont l'épaisseùr est trop
faible pour êtle serrés à la presse avant. On I'emploie utilement au serrage des collages
et au montage des menus travaux.
Il existe plusieurs types de presse d'arrière; les presses dites à I'allemande, constituées
par unvolumineux chariot, présentent I'inconvénient de rendre
presque inutilisable à la coupe en travers I'arrière de l'établi.
La presse française (fi7. 1,50'1est préférable, car elle dégage,
la manivelle étant amovible, tout l'aruïère de l'é[abli. Blle
exige cependant, de la part de I'ouvrier, plus de soin et de
propreté, car elle peutêtre facilement engorgée parles copeaux.
On emploie, pour les travaux de pose effectués à I'ex[érieur, de petits établis transportables, .appelés communément (tidets.

Servante.

-

Fra.150.

La presse d'avanl, ne pouvant maintenir les planches longues que par une

extrémilé, on supporte pendant le travail I'autre extrémité au moyen
cle la servante (frg. lbl).
Cet appareil se compose d'un montant fixé sur. un patin. Sur le montant sont pratiqués des crans qui permettent,
de lixer à des hauteurs variables, pâr I'intermédiaire d'une bride, Ie sabot qui supporte les bois

j

'i

\.

I

à travailler.

Étau de sculpteur.
menues pièces
- Les
de bois qui demandent, un façonnage soigné
sont maintenues au moyen de l'étau desculpteur
(frs. tbz).
Frr;

. l5l

Marteau,
.

-

Le marleau de

menuisier

''

I.'rc. {52.

(fi7. !.33) estléger:400 à 500 grammes, à panne
élargie, plus allongé que celui de I'ajusteur; il est emplol'é pour la mise d'afftt des outils
montéç sur fùt,, Ie réglage du crochet et le clouage. On ne doit jamais frapper sur un outil
emmanclré ou sur le valet avec un marteau: on emploie dansce cas le maittet ffig. ltl). Le

.

-'flJ

,:1

r.

'ï{

COURS DE TEC II NO LOTi

84

IE

maillet est en bois dur, fendant peu (frêne, orme, e[c.). Il est préférable et. moins fatigant
d'employer des maille[s relativement légers ; l'énergie du coup peut compenser largement la
diminution de poids.

Irrc.
Irtc. li3.
lô3.

I.'ro. 154.
pRIx DE t'ourll,t.{cE rurILIaIRE

Etabli tle 2',40 avec presse française, tiroir.
Valet:3 ou 4 kilogrammes,à0r,80 le kilogramme.....

?0 à B0 fr,ancs.
9r,40 à gr.20

Servante en charme
Etau de sculpteur'.

l0 à

5 flrancs

Vis de

lrerrures d'éta.bli.

Crémaillère de presse.

ik'

.

: :: : :

2f,50

,ilJ'iîï,
{ franc

0utillage de traçage et de vérification.

Ào,'i
:

..

l:::::::::::i::::iiltii'ï:

Marteau
Maillet,

,:,',1

15 francs
5 à 6'francs

presses.

:

r'

o

F

Nous comprendrons dans cette catégorie les outils suivants :

:

b".',

lY,

ll
.U

--l

A

,l:i

c

Pointe à tracer.
- Les tracés sont
souvenl longs et complexes; la pointe à
tracer de menuisier. doit êLre emmanchd,e;
I'extrémité traçante a la forme d'un cône
de révolution dont I'airgle alr sommet ne
doit pas dépasser 12" ; la partie conique doit
être bien arrondie et bien lisse, ahn de ne
pas détériorer les guides de traçage en bois
(règles, équerres) sur lesquels elle s'appuie.
Trusquin.
- Le trusquin (y'g. t55)
est employépourtracer des traits parallèles

Il est construit en
bois très dur : chêne vert, cormier ou poirier. et, comporte une tige carrée A' portant à ses extrémités les pointes de traà une face déjà dressée.

Frc. 155.

.:....r.'
r

i,

OUTIL[,AGE

85

Ça$e, une platine ou conduit B, percée d'une mortaise carée dans laquelle la tige peut glisser
à frottemen[ doux. Le conduit peuL être bloqué sur la tige au moyen de la clef C.
,r
-'Le
réglage de la Lige, Ie serrage,et le desserrase cle Ia clef se font, en frappanl I'extrém$F
convenablc sur l'établi. Lorsque les poinl-es sont clisposées deux par cleux afin cle t*"*#,Lù,

une seule fois les deux ttait,s limitant les joues des morl,aises, le trusquin est dil,,triiqtiui'n
d'assetnblage; il est déterniné par l'épaisseur de la mortaise qu'il peut, tracer; an iiir" prt
exemple un lruscluin d'asscmblage de {0, de lZ, etc.
L'affûtage des pointes est fait à la lime, suivanI la forme incliquée par. le croquis ; I'arêl,e
tranchante doit, être dans un plan parallèle à la conduite afin de
ne pas fausser Ia direction; Ies pointes sont disposées de façon
que le biseau soit toujours placé du côté du bois à enlever.
On emploie avantageusement pour tracer sur champ des
Fro. lii6.
bois chantournés de faible rayon, le trusquin à tige mét,allique
rcnde (rt7. lStt). Le serrage de cet, appareil est assuré par une vrs.
Oompas.

Frc.

157.

-

Le menuisier ernploie le compas ordinaire (f.t/. 157). Les pointes doivent
toujours être parfaitement affttées, leur
angle ne dépassant pas L5o. Elles présentenl, la forme de deux cônes obliques

F'ro. 158.

Frc.159.

I.'rc.

160.

tangents suivant une généra[rice lorsque le compas est fermé. Le menuisier mocleleur
emploie de préférencc lc compas à arc

(ftg. 158), dans lerluel la fixité des
branches facilit.e les vérifications au
cours du travail.
Les cornpas d'épaisseur (ft7.L59)
Fro. l6l.
e[ maître de danse (f.9. L60) sont des
instruments de vérification employés surtout par Ie modeleur et le l,ourneur.
Les cir:conférences de grand ra)'on sont tlacées au moyen du compas à verge (fi7. l'61).
i

jusqu'à l',50 de longueur,
Règles,
- Le.s règles se font en bois dur (noyer ou poirier)
en bois clu Nord pour les dimensions supérieures. Elles tloivent être bien droites et, de largeur
régulière pour faciliter les nivellements. Le bois travail.lant toujours, il faut vérifier souvent
les règles, pâr'relournement sur un trait, les redresser et les tirer de largeur quand c'est

ù
4

nécessaire.

. ,"t*:t, l
\ '' tl'; .
ô: !.,t1#

COUNS DE TECHNOLOGIE

86

Équerres.

-

a) Erluerres â

On distingue
900.

*

:

Elles sont composées d'une lame assemblée à enfourchement vif et
collée dans le chapeau(frg.L62). Jusqu'à 0*,20 de longueur
d" Iame, elles sont dites équerres à corroyer. On emploie aux
tracés et surtout à la vérification tles montages, des
éguerres établies comme les précédentes ayant jusqu'à
0n',60 de longueur de lame.

Au-dessus de cette dimension,

Fro.

Frc.

162.

les équerres sonI contreventées par
une éclrarpe (fr7. 163).
Pour le tracé des épures et la

vérification des montages, le menuisier emploie la pièce carréc
Fro.164.
(frg. 164), qui ressemble à une
équerre de dessinateur tout en étant plus robusl,e.
163.

Les équerres en bois se déforment sous l'influence

des yariations'hygrométriques; on les remplace avant,ageusemento dans
Ies petil,es dimensions,par des équerres à lame d'acier (ft{/. 1,6ô).

b) Equerres it

tlloo ou

dqu,erres onglet.
La
lbrrne la plus pratique est
celle indiquée par la figure 166; l'équerre.est
composée d'une lame et

d'une lige

assemblées à
enfourchement vif.
L'équerre onglet représentée par la figure {67

Fro.

165.

qui, théoriquement,
peut remplir I'office d'équerre ordinaire et

ti.
iit

d'équerre onglet, doit être rejetée, car la grande
largeur des lames lui fait rapidement perdre

Fra. | 66.

totrte exactitude.
Cette dernière forme n'est pratique que pour les équerres à lame

d'acier.

c) Fausse dquerre ou sauterelle.
- Cette
équerre permet de relever et de tracer des
fausses coupes. Elle est composée d'un chapeau

forrné de deux lames entretoisées par une butée
l'rc. l6?.
collée et clouée entre elles (fi7. L68) et d'une
Fro. 168.
lame mobile articulée au chapeau au moyen d'un axe en fer rivé sur
deux ronclelles en cuivre, encastrées dans le bois pour plus de propreté.

s

r

OUTILI,AGE

87

Une fausse équerre métallique très praticlue est la fausse éguerre Stanley (ft7. t69). La
lame peut se déplacer par rappor[ à I'axe cl'articulation;
de plus elle peut ôtre bloquée dans toutes les positions.

FiI à plomb.

-

Les travaux de montage

et de mise en place exigent le plus sotrvent
I'emploi du fif à plomb. Le menuisier contrôlatrt.la verticalit.é des ouvrages par deux'r'isées
dans derrx plans rectangulaires, la forme du
Fra- 169.
plomb n'a pour lui que peu d'importance. Le
modeleur, qui â sôuvent à déterminer la retombée exacte d'un axe veltical, emploiera plus avanlagcusement le plomb coniclue (,f.g. Li}).
Frc.

Niveau.

170.

- Le menuisier emploie surtout à la vérification de la mise en place ov pose des ouvrages des niveaux
deux usages permettant d'observer I'horizontaJité ou Ia ver.-

Frc. {?1.

à

Licalité cles lignes.

Les plus omployés sont le niveau équerre

w-

Frc.

i"

tc.

'112.

(fis. L7t),
rnuni d'un fil à plomb qui doit battre sur .un trait central, ou le niveau à bulle d'air à deux fioles (rt7. 172).
Le nloclelcur emploie plus souvent le niveau à bulle
d'air à cadre en fonte (fi7. Li}).

173.

PRIX DES OUÎILS DE TRACÀGE

Pointe à tracer emmanchée. . ..
Trusquin ordinaire.
métallique p tige ronde

0,25
à arc de 0,25

0r.50

{r,00 à 1r,50
2,50

{ ,50
4 ,05
3 ,2ir
2 .25
0 ,25

Compas ordinaire de

d'épaisseur à ressor[ de

Ilaître de danse

.
0,22
moyenne de 0,50
Grande équerre de 1n,50
Equerre onglet, bois.

0,25.

Equene bois de 0,95.
lame d'acier

0,20..
0,32..
St,anley 0,953.
Plotnb, cuivre de 22 millimètres. . . .
Niveau équerre de0,40.r..ri...../...
bulled'airà2fioles0,50.
lame d'acier

Fausse équerre bois de

3,40

I

.

,50
6 ,50
0 ,?5
6 ,00
I ,65
4 ,00
Z ,00

2,00
3,50

à cadre en fonte
'il
!
, ,ïl
iÏt
..

1j

,,:l
.,:â

..,wf

'

rtir

COURS DE TECHI{OI,OGTE

88

Outillage de débit.
Nous classerons dans cette catégorie toules les scies à main emplovées par le menutster
Une scie est formée par une mince lame d'acier trempé clemi-dur, tlont un des champs
est denlé de façon à présenter un grand nombre d'arêles l,ranchantes. La larne est mainl,enue
plane soil, par la l.ension produite par une monture (scies montées), soil par sa raideur naturelle obtenue par ulle augmentation de l'épaisseur ou de la largeur (égoïnes), soit par un
contreventemeht de la lame (scies à dos).
la plus employée esl cellc di\e triangulaire couchée
Denture et uoie.
- La tlentrrre
(f.g. M4. Dans sa forme normale, la face coupante est perpendiculaire à la direction de la scie; I'affûtage se faisaut au tierspoint, I'angle au sommet es[ de 60'.
Orr donne plus de mordant à la scie en inclinanl légèrement,
h'to. 174.
la face verticale dans le sens de la marche (ftg. 175); on dit
alors qu'on donne tlu erocltet. Le crochet facilite la pénétration de la sciè, mais demande un

la part de I'ouvrier.
L'effor[ nécessaire au maniement d'une scie est, diminué
lorsque la lame ne frotte pas contrc les lèvres du trail, de scie,
c'esL-à-dire, lorsque l'épaisseur du trait ou uoie esL plus grancle
Fra. 175.
que celle de la lame. Ce résultat est obtenu en courbant alternativement à droiLe et à gauche I'extrémité des dents (fit/. L76). Cel,te opéra[ionestappelée
avoyage: on dit encore ( qu'on donne de la voie u. La voie ne doit
jamais clépasser une fois et clemie l'épaisseur de la lame; il est.
bon de rtlserver toutes les vingt ou vingt-cinq clents une dent, sans
voie qui repèr'e de dist,ance er] distance le plan de la lame. La voie
doit être parfaitement symétrique par rapporl. ,au plan moven de
la lame, la prépondérance de la voie sur un des côtés tend touFrc. l?6.
jours à faire dér'ier I'outil sur ce côté. La denture et la voie des
scies à main doit toujours être établie en tcnant compl,e de la manière dont s'exerce I'effort
musculaire de l'ouvrier, de façon à I'utiliser complètement à son maximum et à éviter
toute fatigue inul,ile. Dans ce bul, le crochet doit être plus acc.entué du côté de la main de
I'ouvrier qu'à I'extrémité opposée, car c'es[ t\ fin dc course que I'efforl est le plus grand. Il en
sera de mêrne pour la voie, afïn d'évil,er quc la denture frotte dans Ie trait pendant la course
de retour.
effort plus grand

cle

:
lo Scies montées.
- Nous distinguerons
la
lame
lixe
a) Les scies dans lesquelles
est
dans le plan de la monture (fit/. 1,77). La
lame esl. fixée dans deux traits cle scie pratiqués sur I'extrémité des blas B; elle y est maintenue par une vis qui la traverse et resserl'e en' même temps les lèr'res du trait de scie. Les

." ti
/i'i., )ù

il

r.

89

OUTILT.ÀGE
â enfourchement,
entretoisés parun somrnier S da's lequel ils s assemblent
garrot G.
du
rnoven
tension cle la larne esb obtentre par torsion de Ia corde C, au
La monture doit êtrc

n."isont

vif' La

très plane et

gère,

le

s

bras doivent
être arrondis
à I'endroit oir

s'applique la
main cle I'ouvrier.

Flr;. l'i8.

Dans cel,te

cal.égorie, nous lrour ons

:

La grantle scie tle travers (fit/.'1,i8), de l'",25 à l'",40 de lottgueur de lame;

La scie à
Frc. {7T.

tenons

(fiy1. L-i9), de 0'"'70 ir
0-,85 cle longueur dc

larne;

La scie à clébiter qui n'est qu'uue scie

à

tenons usagée;
La scie à at'aset' r,fig. 180), de 0'",40 à 0n'.6()
de longueur de lame.
Z,) Les scies tlans lesquelles lg lame est

l.'rc. l?9.

mobile dans le plan de la monture.
Lorsclu'on utilise ces. scies, la mobilité de la lame perme[ d'effacer la n)onture, ou tle
profiter de I'espace libre cntre le sommier e[ Ia lame.
A cet effet, la lame est fixée par ses extrémités dans des
tourillons qui peuvent, tourner dans I'æil percé à I'extrtimité
de chaque bras. Le plus souvent la tête de I'un des lourillons
formc poignée.
Les larnes étroites sont fixées direclement au moyen d'une
Frc. 180.
goupille dans un trait cle scie pral,iqué suivanl un plan diamél'attache
lames
larges est, obtenue par I'iutermécliaire d'un chaperon
des
tral du tourillon;
vissé d'un cô[é à la larne et goupillé clu côté opposé dans lc tourillon.
Cette catégorie comprend :
.La scie allemande, dite encore scie

à refenrlrer (ftt/, l,8l),

;

t.!
:1

emplor'ée aux sciage.s droits

dans le sens des fibres;

La scie à chantourner (fig.182) pour sciages courbes. Dans ccl,te scie, Ie tourillon de la
poignée doit saillir suffisammcnt à I'intérieur de la monlure, afin cle dégager complètement

'.lj

'i

\

I

COURS DE TECHNOLOGIE

90

la goupille d'attache de la lame. cette dispositior, . pou. but de faciliter le
démont"gu né.e*saire pour employer I'outil à des chantournernents intérieurs fermés;

La sr;ie à araser de eôtti (fig. lg3), em_
ployée à tous les petits sciages tlans lesquels il
est néccssaire d'eflhcer la monture (coupe
cle tenons

ou d'extrémité

cle montants en
affleurement cl'une rive de
grandes dimensions).
La mobilité de Ia lame
ne cloit pas en faire oublier
la rectitude ; il faut toujours,
avanI d'ernployer ces outils,
dégauchir la lame ; il, suffit
pour cela de fair.e tourner le
tourillou.

Scies sans monture.
Ces scies comprennent
simplement une lame et une
poignée. Lorsque la lame est
lame large sont'appelées égoines
2o

F

t

i,

ro.

{ 81.

Frc.'182.

F

rc.

183.

étroite, elles sont dites scies â guichet (fig. fta).Les scies à
(fi7. lSvr); on distingue les égoines à grande largeur et les
égoïnes à demi-lar.geur; elles sont, déterminées par leur
longueur.
Les scies à guichet sont employées pour faire des
ouvert,ures au milieu cl'un panneau large ; elles remplacent
la scie à chantourner dans tous les cas ou cette clernière ne peut être utilisée.
Les égoTnes sont employées aux sciages droil.s inaccessibles à la scie à tenon et à la scie
allemande.

Il

existe encore de nombreuses scies des-

tinées à des usages spéciaux. Les plus employées sont, :
I.'rc. {85.

Le brisoir (frg. 186) employé à la coupe
des parquets, lorsqu'ils sont en place et"
rlu'on veut les réparer;

La scie à plucage (frg. {87), à
denture très finç,
employée au débit
F'ro. | 8ti.
F'ro. 187.
Fro. 188.
des feuilles de placage; l'ébéniste remplace souvent la scie à placage par un fer de rabot à dents;

ffi,

9l

OUTI[,[,AGE

La scie à ch,euilles (frg. lB8), employée à l'arasement des chevilles lorsclu'elles sont

en

place.
Pnrx DE L'ourrr,r,Àcg

nr

oÉrtr

Grande scie de travers montée de {m,40.......
Scie à tenons de 0m,80
Scie à ùraser de 0.,55
Scie à refentlre de 0*,80..
Scie à araser tournante de 0*,55
Scie à chantourner de 0n,?0.

17r,00

4 ,00
2 ,50
5 ,50

4 ,00
3 ,70

Brisoil
Scie à placage.
Scieàcheville

-

l,l0

- l. ,20
t,30

Scie à guichet cle 0.,35. . . .

i. ,40

Egoïnes grande largeur de

5 ,20

08,60

Outillage de corroyage,

Il

y a lieu de consitlérer :
to Le corro)-age tles surfaces planes, effectué au moyen de la varlope,, qui est I'outil type
de cel,te série. Le travail de la varlope es[ préparé par un dégrossissage au riflard ou demivarlope. Les bois de glrncte largeur, dont l'épaisseur est trop faible pour en assurer la rigidité, ne sont pas corroyés, ils sont seulement blanchis au rabot;
2o Le corroyage de surfaces courbes, dans lesquelles les bois dloits à section cintrée sont
corroyés au moyen des outils cités précédemment et des rabots ronds.
.
Les bois cintrés, à section rectangulaire, sont corroyr(s au moyen de rabols cintrés, concaves ou convexes. Enfin on emploie des rabol,s ronds cintr'és, appelés quelquefois sabots,
pour corroyel cles bois courbés dans tous les sens.

Varlope.

:

.1

't
,. .l

,,'{
,

(f,9. L89) est formée d'un fùt en bois très dur (cormier, charme
- La varlope

ou chêne. vert) à section rectangulaire, percé au milieu de sa longueur d'une mortaise

de

forme appropriée pour recevoir le fer
complété par un contre-fer. Les fers
sont maintenus. dans la mortaise par
le serrage cl'un coin en bois. Le ftt
est muni tl'une poignée qui iacilite le
maniemcnt de I'outil.
La face inférieure du fi1t, celle
r,.ro. t89.
qui glisse sur le bois pendant le tra-'
vail, est Ia glctce ou tctltle. Le débouché de la mortaise sur la table est la lu,mière.
La moltaise (ftg.190) comprénd deux parties qui se confondenl en une seule, à quelques
millimètres au-dessus de la lumière. La partie'arrière qui reçoit les fers etle coin présente
une largeur constante. Elle est limitée en avant par les butoirs contre lesquels vient s'appuyer le coin et, à I'arrière par la face d'appui des fers oa talon de Ia mortaise.

,..,'id,'

't.t'.'

{

;jl

ti

ot

COUNS DE TECIINOI,OGIII
La partie avant est disposée pour facilil-el le dégagemenI des copea'ux. La face avantest
diLe ne; de la rnortaise.
. Les fels de. r.arlope colnprennent le fer proprernent diL et Ie contre-fer.
Le fer est constil.ué par une lame de fer plaquée
d'acier sur sa partie tl'avanl, ou planehe I le tranchant

est droil,, légèrement arrondi sur les angles; il est
aiguisé à un seul biseau dont I'angle d'affttage est de
20 à 22".

.Le contre'fer a pour bub de courber le c,opeau
et de le llriser lorsqu'il tend, dans les bois rebours, à
s'enlever par éclats.
C'est une lame d'acier non trempé, dont,la tête esl
recourbée en avant pour la séparer clu.{er, et dont la
paltie infér'ieure, légèrement, cintrée,' est p-olie afin de
facili[el le glissement des copfeîux.

L'arê[e du contre-fer es[ paËfail.emenl ajus[ée sur la planche du fer,
afin d'évi[er I'introduction ou boumage des copeârrx entre les fers, bqur::
rage qui arnène toujours I'engorgetnent cle la lurnièrc.
Les contre-fers indépendants du fer clue nous veltons
i]lt
tl'examiner sont appelés contre-fers simples. Leur réglage dans la morlaièe, ou m.ise etr ftt, est efl'eclué à
petits coups de marteau; ce réglage assez long peutêl.re
il
simplifié par I'emploi du fer avec contre-fer à r'is courte
V{/.ltgIr datrs lecltrel la position relative du [ranchant et
l"re. {92
tle I'arô[e du contre-fer estJixée avant la mise en ITL et
1e peut êtle modi{iée c1u'après tlémoutage. Les l'ers avec conlre-fers à vis
longues \fr{/. LgZ) sont encore d'un emploi plus pral.iclue, car ils permettenl,
le réglage du contre-fer eu placo.
L'inclinaison cles fers csI donnée par leur surface d'appui. Cel,l.e incliIrrc. l9 I
naison est l,elle que la ligne qui joinl, le tranchant à I'arête supérieure
rle la face cl'appui, thit trn anglerde 45o avec la table. On dit que le feresl u'onglettnoins son
F

rc. 190.

.

tt ltct,isseu,t' .

Le r:oin est en bois de même nature que le fùt; il doit, êl.re bien ajus[é da.ns son logement
aussi bien sur les fers que sur les butoirs. Sa partie inférieure est échancrée (y'g. 190), afin
de livrer passage auK copeaux. Les arêtes tle l'échancrure sonb cu l;iseau, et les becs doivent
affleurer parfail,ement Ia saillie des butoirs afin d'éviter tout, engorgement.
.48

La grandeur de la varlope est déterminée par la largeur du fer. Exemple
millimètres, 50 millimètres, etc.

.

'.**1
:I.f;ii.

."
:

: varlope

de

l*

OU'I'ILI,AGE
Riflard.

93

Lc li{lard ou demi-varlope, oulil clctgrossisseur, ire diffère de la varlope que
par ses'dimensions plus réduiles, une lumière plus ouverle, et, par I'affrltage du
fer. Ce dernier est affrlté a\,'ec un tranchant arrondi (fig.ttgJl,l'arête du contre-

-

l'er présente la même

Rabot.

-

courbure

,*

Le r.abot (f.g.LgA't présente lesmêmes

dispositions que la varlope quant aux fers ctà la mor:
taise; son fù[ plus uourt ne por.te pas de poignée.
Le.s rnenuisier.s distinguent le r.al_ro[ à replanir
rlui est un rabot en bon étal., à lumière étroite, clont
F'rc. 193.
F ro. ,l94.
le l'er aiguisé bien droiI esf ernployé à l'affleurement
des menuiseries tnotltties e[ à la finition des surfaces travaillées (r'eplanissa{le), et le rabot à
débouruer, employ'é pour dégrossir le rabotage des planches minces; c'est en général un
rabot usagé donI le fer est aiguisé rond.
Rubots roncls.
-Les rabots ronds sonl,tléterminés par le rayondecourbure de leur tatrle.
Les rabots ronds de rayon inférieur à tB millimètres ne comporl,ent
n fer sans contre-fer; Ie dégagement, des copeaux s'effectue sur le
côLé; I'outil affecte la forme indiquée
pal la figure {95.
Au-dessus de cetle dimension le
rabot rond est monté comme un rabot
ordinaire clont, I r table serait courbe
Frc. 195.
cI pcut aclme[tre un contre-fer pour
Frc. 196.
les ou[ils cle grand rayon.

É Êffi

F

tu.

{91.

Les mouchettes sans jouc (frg. Lg6) présenl.ent une disposi[ion semblable; elles diffèrent des rabots ronds par la table et
le fer qui sont, concayes.
Raltot,s cintrés (frtl. lg7').
- Les rabots cintrés ne diffèrent
des labols orrlinaires que par Ia table, qui est, cintrée r]ans
le sens de la longueur. Les rabol,s cintrés sonl, concaves ou

cotlvexes.
Le coruoyage des bois cintrés erige toute une série cle

rabots; on remplace avantageu-

oulils par un des
rabots cinl.rables Stanley ou
Victor iflg. l98 e[ t99). Ces rasemenl, ces

bots sonl mon[és si.rr une se.rnelle rl'aciel llexible, donI la
Frc. l9f.

courl,rure pcut être réglée d'après

le travail à exécuter.

I,'rc. 199.

.!

't.t
'

;.:i

,:

COURS DE TECHNOLOGIE

94

tl

PRrx DE L'ourrLL.lGE DE coRnoYAGÉ

Varlope cormier fer à longue vis

8rr20
1 ,20
4 ,00
1f,90 à 2f,50

Itiflard
llabot

Rabots ronds ordinaires
Rabots ronds grands rayons
Mouchettes sans joue.
....:.
Rabot cintré.

.......
.

r.... ',.

......;>..,
....qF...
... it....

RabotVictor.
Rabot.Stanley..

r

2,90à5,50
2,00à5,60

Fers de rabot de liO millimètres sirnple

à vis courte.
à vis

..

longue....

)

5r,50

{7

,75
16 ,00

0 ,85

I ,45
I ,75

.

.r.,..

Outils employés à l'assemblage,
Au point, de vue dB I'exécution, les assemblages de menuiserie peuvenl, être classés en
deux grandes catégories: la première comprend tous les assemblages de bâtis qui comportent des entailles de formes variées et cles trous cylindriques creusés dans le bois ; la
des panneaux et les embrèvements dans lesguels
deuxième est formée par l8t
".tutnblages
le travail d'assemblage consiste surtout à donner aux rives des bois à assembler un prolil
convenable (assemblages parallèles).
Un grand nombre d'assenblages à plat joint, à feuillures, etc., comportent des surfaces
qui doivent, être coupées et dressées avec une grande précision à des angles donnés. La répétition de certains angles, g0o (équerre), 45" (onglet), 67o,5 (pan coupé), a fait créer toute
une série d'appareils qui maintiennent les boi's lout en guidant le maniement de I'outil; nous
engloberons I'ensemble de ces appareils, appelés boîtes, sous la rubrique : Outilla.ge auniliaire
:
seraant de guide.
G
'
Nous pouvons donc classer les outils employés à I'assemblage en:
a) Outils employés au creusa.ge des bois;
à) Outils de perçage ;
.
c) Outils pour assemblages parallèles ;
d) Outillage auxiliaire servant de guide.

li'
li

4

It
[.

r

o) Outils employés a,u

creusrge des bois.

Ce sont des outils tranchants montés sur manches en bois; ils comprennent: les ciseaux,
les bédanes, les gouges et les outils de sculpteur.

Ciseaux.
- Les ciseaux (fig.200) sontformés d'unelame de largeur variable A, enfer,
plaquée d'acier, ou en acier fondu, aiguisée en biseau sur une seule'face. Cette lame porte
une soie pointue à section rectangulaire qui s'engage dans le manche en bois B jusqu à

:

l,

T)
:.

È'

t,r.

|..

irÉ
'r"-r

l1

I
.

I'embase

OI]TILL.dGE

-

95

D. La face plane

de la lame est la planclte; I'angle ,cl'affù[age est
tranchant est droit, d'équerre avec les rives de I'oul,il.
I

de lg à

95.

Le.
t:

Le manche doit être monté dans le prolongement de la lame
niun
plopor[ionné. Il doit êire confecl,ionné par I'ouvrier. qui emploie le "i
ciseau.
Les manches vendus dans le commerce et qu'il est,Jdiflicile de monter
dans I'axe cle I'outil doivent êl,re rejetés. Les ciseaux

t$

sont déterminés par leur for.me et leur largeur en millimètres.

On distingue:

Les ciseaux bédanes
(f,9.201), en fer aciéré sur Ia
planche, renforcés en arrière

Par une nervure, qui

sont'
emplovés aux gros travaux;

I
901.

Frc.200.

Fro. 202.

Frc.

203

sont, employés aux menus traryaux, Lorsque les rives de ces
sont dits biseau,tds ou faç:on d'Alsace (,fi7.203).

Lcs eiseaux de menuisier', en fer aciéré sur la
planche, plus minces que les
précédenhs (f.y. 202);

'

Les ciseaux de sculpteur

cntiùrement construits elr
acier fondu, plus minces, qui
ciseaux sont chanfreinées, ils

t,
,

-l

Ê

ciseaux (fiç1.20t+) clonf l'épaisseur est plus forte que la largeur.Il S
sont dél.erminés par leur forme e[ leur ]argeur en millimètres. On distingue
f,es bédanes de menuisier, dont, la lame très épaisse est renforcée sur l'épaisseur; les faces latérales sont légèrement clégraissées afin de ne pas frotter sur los joues des mortaises ;

Bèdanes.-Ce sontdes

I r
I I
I t
|
|
.J I
W W

ffi
m

^-

Les bérlanes de chaisiers ffig. 205'1sont entièrement,
aciet' fondu et moins épais que les précédenl,s;

-,

r

'i

:

,

I

I

',;
1,t

l I

ïr*.:*:;ï: tt
ffi
rmiil *ffiï,il"r;r;-'tl;
***;'" .;;;;.;;;;;: -;;;'.;-;;;;t.n*
II

ru ffij|

,'"^.,'nées
ployés à la confection des mortaises étroites destir

;;:ï; ,;.,,. se, e *"*: 1. lil
ffi
ffif
llr,:';tï,ïJ'ï:î
trauchant doit être bien d'équerre
les rrYsr'
ri
rç c'Yçu
avec rçù
ru ffi
hT
V
Frc'

204'

L'a.gle d'affùtage est de 20 à 25".

';

t

ffi

Fr.,' 205'

Frc. 206.
Gouges.
Les gouges sont des ciseaux à section
cln trée. On distingue: les gouges de menuisiers, dites gouges à bouteille (rtg. 207) et le S

ll

COURS DE TECHNOT,OGIE

que les précétlentes' Les gouges
gouges clc sculpteu,* (f11,20ti) en acier fonclu, plus minces
Platcs.
face convexe. Elles sont détersont aflttées à un setrl biseau (tg à 22") sur leur
:
on les classe
minées par leur.courbure ou pas et, leur largeur e'millimètres'
*=:.---::::::
::-:
d'après la courl-rure, en gouges: creuses,, demi-creuses' demi-plates
et plates (fi,g.21t).
Dcm i- Platcs.
II ne faut Pas con-

&

fondre les outils de
sculpteur avec

-v_

gouges dont on vient,
cle

Derrr i-Creusec

parler. Ils en diffè-

rent par leur forme,
qui est dégagée Oï
côté du manche, et

.-'='./r

*N%,
---\\\%

par leur affûtage, rlui
est oblenu au moYen r#Ê'æ
f{r'"- È*%
cle deux biseaux. Les
Fro. 20?.

Fra.208.

outils de sculPteur'

!'ro.209.

Creuscs.

,v?
...1\22.,.

Frs. 2t0.
.

comprennenl, en out,re

fermoirs e[
droites, des gouges coudées et cintrées (f'tJ' 209), des ciseaux' tles
des burins qui peuvent être droits, coudés ou cintrés'
cles gouges

ô)

Outils de Per'çage.

Les outils employés au perçage des bois comprennent :
moins netl" tine mèche disposi,e de façon à pértétrer dans le bois' en le coupant Plus ou

tement,lors-

qu'orl lui com-

rnunique trll
rnouvemeul de

ro[ation ;
2" IJn disF'tc. 2l '1.
positif pernretmèche.
la
à
rotation
de
mouvement,
tant de donner le
Lorsque les deux Parties sont inséparables, I'outil
prend le nom dc urille (ft). 2l,l).
Fro. 212.
Les mèches de Petil,es dimensions ont une têt,e carrée eL sont cornmantlées par un vilebrequin. Celles de très forles dimensions dites tarières sont' maFrs.213.
næuvrées au mo)-en d'ttn tourne-à-gauch" (fry'212)'

7,
f*-;,

','

sont tléterminées par leur forrne, le diarnètre en millimètres et
Mèches.
- Les mèchcs on distingue à ce point de vue :
leur longneur en centimètres.

:
^tê

É..

I

[Ë-1

q3"

\%,,

s

1qY

OUTII,LÀGE

91

Les mèches à cuiller (f g.zt3), peu cotteuses, qui percentbien les trous cle pelit cliamètre,
mais qui attaqtrent le bois avec peu de netteté et de précision. Ellesdégorgent.mal, et,.l'on
est obligé, dans le perçage des trous profonds, de retirer lrès souvent I'outil afïn tl'exl.raire les
copeaux. Elles sont aiguiscres sur la lhce interne cltt tranchant, elt avivant I'arêto au moyen.
d'un gral-toir d'ajusteur. Ce grattoir s'obtient f'acile-

mentenmeulant,lesfacesd'untiers-pointdefaçorr
à obtenir cles arôtes vives et coupantes.
t
Les mèches hélicoidales, dites h'onnaises. stéFrc.2l4.
phanoises (fr9. 214).possèdent les qualil.és des précédentes, mais ddgagent mieux; elles sont aiguisées comrrre les mèches à cuiller.

I

.l

f,

."1

Les mèches'clites façon Suisse ou façon St1:rie (y'glglql
dt!gagerrt}lietr,maiscoupetlLar.ecpeucle,'*''i9to'-"-4+
FI(;.

2t

fonL fenclre les bois minces; elles sont affûrtées
tranchant latéral.

j.

sul'le-'"'-';i'

Les mèches à trois poinbes, dites mèches anglaises (fit/.216),, peu coùteuses, permet[ent, de
percer des lrous nets,, franchemenI couptls, don[ lc centre esl

parfaitemenl. déterminé par.la pointe cerrh.ale de la mèche.
La coupe esI assurée par un lraçoir qui [ranche nettemerd
les fibres et par un couteau qui enlève la matièrc sur le fond
du rrou' Le rraçoir cst aisuisé à la lime sur sa ti,L'J*,*'

Frc.2t6.

,

-" f- tc'

{.,,

j:,:ï,iiî:ffl,iï;ï:ïï::;

pendanl Ie lravai], I'attaqtie du traçoir précècle celle du coutcau.
F'rc.

t-rois, grâce

2ti.

j

aux traçoirs et aux tranchants

Les rnèches torses.(façon Gilpin, I)umou-

tlrier, elc.) (fig. 217) coupent nettement le
qui constituent leurs arêtes coupantes. Leur

atlaque est précise, et leur péné-

tration est régularisée par Ie
téton central qui est fileté. On
emploie au perçage de.s bois

F'rc.218.

durs, les rnèches à traçoirs relevés
senterrt moins de fragiliLé (ftA.Zt8).
Les mèches

F'rc.219.

Irwin,

à l.ige

qui pré-

centrale (rtg.Zlg'1,,

présenlenl les mêmes qualités gue les précé-

denlcs, mais dégagent nrieux les rolreaux.
Les mt\ches ext ensibles

(fr7. 220) sont

établies

tl'après les données tles
mèches anglaiscs ; elles
poltent de plus un couteau,
muni

i:ï" i:i::ï"T.î=T"

i

Frc.220.

se cléplacrer de manière à faire- varipr

Ie

diamètre de la mèche
'1 .

t!'-.

COUITS

98

I-e per'çage des lrous
I'orets :fltl.

221) rnontés

sur

tle fail-rle diarnèl,re
tn drtlle (fg. ZùZ't.
T

F'rc. 221.

I)B TBtIIITO I,O{iIE

e

(0""'',5 ir

il millimètres) esI obl,enu au mo'e'

clc

arières.

Les tarières,

Jjrr;.2J2.

mployécs au

pel'çage des lrotts de grancl diamètre, présenterrl. les ruônrcs lariei[és rlue les rnècltes; clles

n'en difi'èreul que par leut's dirncnsions ct par lerrl lête à seclion rec[angulaire, rlui sc rnonle dans .un tounre-à-gauchc.

Vilebrequin.

- Les vilebrequins
ifitJ. 223) sont,- eonrposés 'd'une rnani,
velle doublc rlui por.te à I'une de ses
extrémités une soie pouvanl [ournel
tlans une [ô[e en bois,
et à I'autre extrémil_é
nn porte-mt'_'che placé

sul le rnêrne axe que
Ia soie. f)ans Ies vilebrecluins ordinaires,
les rnèches sonl ajus[ées dans un logemenI

tlc mêrne forme que
la Lê{e et maintenues
cn place au moyen
rl'une vis de serrase.

Frc. 223.

Fr;.

b'ro. 224.

22b.

Lès vilebrequins américaius (f,g. 224) présenlenl un mode tle
fixation de Ia rnèche plus solicle.
Les vilebrequins ordirraires ne perînettent pas le perçage clans
Ies angles; ou les remplace dans ce cas par

à cliquet tfrlJ. ggô), à eniy'a. 226) ct par le vilebrequin

fes vilcbrcquins
grerrages

d'angle (Fg. 22i l.
Les lrous peu accessibles sont percés a
l'aide cl'une rallong'e |f g. ZgB j in[erposée
en[re ln rnè:r:he et lc vile]rr.equin.

Frc. 226.

ù4

Frc.

227.

Frc.

228.

OUTILLAGE
c)

99

Outils pour assembla,ges parallèles.

Ce sont des ou[ils montés
suivants :

sul ftil ; nous comprendrons rlans celte catégotie les outils

Bouvets.
- Sous le nom général cle bouvets, on clésigne tous les outils moqLés sur
employés à la confecl,ion des rainures, des langucttes et des embrèvcments.
On distingue :
Lo

ftt,
'

&) Les bouvets de deux
pièces, à approfondir,, qui per'-

[].

mettent, de creuser dcs rainules de

largeur eI tle profoncleur i'ariables, à des distances également
variables des rives des bois corroyés.

Ces outifs sont folmés

clu

bouvel pl'oprement dit et du conduit ou trusquin qui petrt se déplacer parallèlemerlt au bouvet
sur deux tiges fixées à ce dernier.
Les tiges peuvent être caruées, et
le conduit est dans ce cas bloqué
par des clcl's ou par unc bride

serrée par des boulons; elles
peuvent ôt,re rondes et filetées; lc concluit

Frc.229.
est,

alors maint,enu entre deux écr.ous (f.q.229';.

Les divei'.ses largeurs des rainures sont obtenuos en changeant
Ies fers. Ceux-ci sont, creusés sur le dos d'nne encoche, dans lacluelle
s'engag'e la partie arrière de Ia garniture mél.allique du trouvet,; ils
sont maintenus latéralement pal Ia Iarge Lôte d'une vis de scr.râgc.
La profbndeur de Ia rainure est réglée au 'ùoyen de la tlescente,
tlonI le concluit vient porter sur le bois, lorsque la r.ainù're.est poussée

à fond.
Les'llouvets à applofondir permeIt.enl, cle pousser. dircctemenI
des rainures de lr à l.L millimèt,res de largeur et des feuillures de
mêrne largeur.sur le faux parement des bois (fttJ.z'Joi.Ils sonr, employés comme otrtils tltigrossisseurs à Ia confecl,ion de feuillures el,
élégis de toutes les dimensions, r1u'on terminc ensuite au guillaume
Frc, 230.

ou au rabo[ à élégir'.

â) Les bouvets à joindre, appelés encore bouvets d'asscurblage,
employés à la confection des assemblages à rainure et, languetl.e. Ils sont constitués par 4eux

i

:iil,i

COURS DE TECHNOLOGIE

{00

outils différcnts à conduit fixe, I'un fait la languet[e et I'autre la rainure. Les bouvets à
joindre sont déterminés par les épaisseurs des échantillons des bois à assembler ; on dit un bouvet cle-10 millimè[res, detl.4 millimètres, de 1.8,2't, eLc.
Pour les petites dimensions, les deux outils sontréunis
sur' un mênte frit (bouvet, en un morceau) ; à partir de
20 millimètres, les outils séparés (paire de bouvets,
bouvets en dettx morceaux) sont d'un emploi plus pra-

Ftc. 23t.

tique ffis.231 et 232).

On trouve darl-s le
oommerce de ttombreux

bouvets destinés à des
usages spéciuux ; tels
sont lcs bouvets Potlr
assemblages d'angle ; les

k# #k
Frc.

232.

bouvets à embtever lcs battànts de croisées, les grands cadres, etc... Tous sont désignés par
leur usage et l'épaisseur de l'échautillon t\ assembler'
Les outils appelés feuillerets permettent de creuser les feuillurbs en
une seule opt',r.ation. Les feuillures de dimensions fixes (feuillures à vil.re des croisées) sont
creusées à I'aide du feuilZ"

r

L

I
I

Feuillorets.

-

léret simple (f.{/. 233). Les
feuillures de dimensions
variables sotrt poussées à
I'aide du I'euillere[ à cottlisse (frg. 2:lL), dit aussi
Frc.234.
Frc.233.
feuilleret d'ébéniste. dans
Iequel la largeur et la profondeur de la feuillure sont réglées au moyen de deux coudui[s mobiles qui limitent ces dimensions. Afin de faciliter le travail des hois de travers' 'ces outils
sontmunis d'u1 second fer appelé traçoir ou grain d'orge, clui tranche nettement le's fibres
avant leur enlèvement par I'outil principal'
employés à la rectificaGuillaumes.
- Les guillaumes
à approfondir, sont
bouvet
au
dégrossies
feuillures
tion des
clisposés pour couper dans les angles rentrants. A cet, effet, lo
l'er préseute rtu tranchant droit tl'une largeur légèrement su3"

périeure à celle du fût; lc dégagement des copeaux se fait sur
le côté. On distingue :
(lue celui
Le guillaume ordinaire (rtg.235), dont le fer fait uvec la glace le même angle
tlc la varlope;
Le g.illa'me debout, employé dans le travail clcs bois rebottrs (.frg.236). Cet outil diffère
Fra. 235.

OUTII,LAGE

IOI

tlu précédenl. par I'inclinaison du fer, qui fait avec Ia glace un angle complis culr.e li5o et 60";
Le guillaume de côté (fig. 237), qui permet cle retouchel les joues des rainures.

Frc.

L'exlrémité
bou[ (rts. 238).

Frc.237.

236.

des

feuillures arrêtées esl. d+essée au moven clu guillaume à fer sur le

On emploie

avantageugemeirt

pour effectuer' .lc rnêmc travail les
guillaurnes anrér'ic:ains (Rull-Nose.
Sl"anley) (,f a. 2:lll-21r0'r.
Le.s guillaunrcs sonl, dtiternrinés
Irqr leur larq'errr', rlrri r.aric <le ?tl
à 3zt millimtrtles.

Frc.239.

Frc.238.

I.'ra.240.

Rabot à êlégir.
Les feuillurjes lar6çes et peu profondes sont rlressées au rabot,
éli'gir. C'est un raboI ordinaire dont la llrg'eur de la Elace
est légèrement inférieure à celle clu fer, Er.{cc à deux fcuilIures poussées sur les rives (ftg, 2a1.1.
1lo

à

:

.':

:"
a)

I

5" Outils à

entailles.

ne penvent être
coupés franchcmenI en lravers des filrres, que lor.sque
Frc. 241.
cellês-ci sont préalablernent tr"anchd.es piu.un fer spécial
dit traçoir ou grain d'orge. Les bouvets oldinaircs son6 pal conséquent impropres à I'exécution tles rainures en bois de travers; on emploie à cet
I-es bois

cfiet les outils à entailles (frtl.242). Ce sont tles o,utils

Ftc.

242.

pointés parallèlement aux riyes

il
.$-'tr\' li

1l{-.'
-I".!

à

raiDure, munis tl'un second fer formpnt tlaçoirsur,chaque
.jotre ; ils ne porlent pas de conduit, t:e tlernier est, roulplacé par une règ'le fixrte provisoirernen[, d'ap'rès la
natrrre du tlavail, par cluelques pointcs.
Lc bon fonctionnement, de tous ces outils exige :
lo Un réglage précis dcs conduits, clui doir"ent êtne
ul.ilcr.s

d

aG

..

t

::;s
':iÈ'.'

de I'out,il;

2o Une bonne mise en ftt de l.ous les fers. Cette dernière cloi[ être faile d'après le conduit
pour tous les bouvets d'assernblai4e et rl'après Ia garniture métallique pour les bouvets à
approfondir.

-s
_i!

r

I

COUITS

102

DI] TECHIiOI,ÛGIE

Lorsqrre I'oul,il comporte des traçoirs ou grains d'orge,
établie tle façon à faire travailler toul. d'abord les traçoirs.

la mise en filt

des fers

tloit être

d) Outiltage ouxlliaire servant de grride.

Boîtes

à

coupes.

-

Les coupes

Fra.243.

à la scie, suivanI des angles constants,

sont obtenues

à I'aide des boites à coupes (frt/.2/rB). Le
bois est appuyé sur I'une des parois lal"érales de la
boltc, et la lame dc la scie employée (scie à araser)
est guidée dans tles traits cle scie pratiqués au préa-

sans tracé

lal-rle daus les cô[és r]e la bolte.

La voie des lames tend toujours à élalgil

les

traits guides; on climinue cet inconvénieut en galnissant les lèr'res de ees derniors avec des
plaques de laiton.
I-es joints,obtenus à la scie ne présentenI pas une précision suflisaute; dans Ies ouvrages
spignés, le sciage doit être suivi d'un dressage àla vallope (recnlage't.
Ce dlessage est, far:ilité pal I'emploi des liois à dressel et cles boîtes à recaler.

Boisàdresser.-Le

bois à dresscr (frg.2Aa) esL employé au recalapçe cles bois dont

I'épaisseur ne clépasse pas
30 millirnd'lles. Il est, consti-

A

tué par une table A sur laquelle

*

est assemblé à entaille lrn
talon B. La pièce à rccalc'r
est a1l1ru;'d.c par un de ses
champs contre la far:e du
talon. Le dressage est efl'ectué à la varlope que I'on fait
travailler tle champ, la glace
étanl guidée par la rive de la
table du bois à dresser.
Pendant le travail, le bois
à dresser est main.tenu par le

l:tc.

21&.

crocheI tle l'établi; I'ouvrier manæuvre la varlope de sa main droite, sa main gauche assure
la position de la pièce à recaler.
Les surfaces guitles des bois à dresser sont souvent attaquées par le fer rle la varlope
et, pertlent rapiclement leur exactitude ; il est bon de vérifier et de redressel fréquernment
ces outils.

Boîtes à recaler.
-.Les abouts des pièces de bois de forte épaisseul sont dlessés au
mo)'en des boît,es à recaler. Pentlant le t,ravail, les pièceS sont rnaintenues dans la boite par

OUTII,I,AGE

r03

le s'rrage d'une vis enlre des lrlocs dont.les surfaccs guidenI I'ouLil dresseur (varlope ou

l'rr;.2{jj.

fro.

246.

rabot). Cles boites pcrrnettent Lln général rle recalel Ies coLrpes d'érluerre et] d'ongJet.
Lorsque les coupes sonI faites par rapport, aux parcments moulurés des pidrces à
assembler, on emploie la boît,e représentttc
lrar la figurc 245, olr micux celle tlonui't
par la figure 2/+6, qui permcl, le dressas.e rles
pans coupés. Les bois coupé.s par r.appor.I
.Frc.2L'1.

aux rives sont plus avantageuscment r.ecalés
à I'aide des boltes représentées par la fig'ure

Le choix de la boile rloit, êtle Lasé sur la
direction rlu semage, clni ne doil,
jamais s'exel'cel sul' une surface
moulurée.
'I'oules ces boll.es sout fixées
sur l'étalrli au moren clu valet.
Elles ne peuvenl, admettre par
conséquenb quc tles llois de long'ueur inférieure à la distancc
clui sépare drr sol lenr surface
Frc.2,i8.
ul.ile. Les pièces de gr:ande longueul'sont avantag'eusemcnI dressécs i\ la lroîte à r'ecalcr les moulures de grand cadre (fig."248\.
2/r 7.

pRr:i DES ourILS nltptoyÉ;s

.t

L'.tssnutsL.tGE

Ciseau lÉdane tle 30 millimè|,res....

11r40

l

de menuisier de 40 millimè[res....
25

,30
0 ,50
o ;80

t0

0,90

tle sculpteul tle 6 nrillimètres..
Bédane

tle chaisiel de t0
Gouges à brrufeille de 25
de sculpteur dc ti

.

o

-

0 ,50

-

vrirro de 2 à r0 rnini.Tiru.. .1......:.......:::.:......:..:.
Mèches ii cuiller (longueur 0nr{6) dc 2 à {4 mm.

hélicoïdales -

'80

{,10

2àr{

'

0,80
9r,30 à 1f,00

0,25à0,39
0,40à0,î5

COURS DE TECIINOI,OGIE

r0t

Itlèche suisse (longueur 0*,16) tle 2 à
anglaise
torse polle

Irwin

Drille

l4

rnrn.

of,30 à 0f,40

1à40

0,30à0,60

5à27
6 à.30 --

1,00à4,00

exl,ensible
Goodell

l,l0à2,50
9r,00
12 ,00
3 ,50
5 ,50

.....'..

Vilebrequin ordinaire renlorcé.

..

.

à cliquet
Ilallonge pour vilebrcquin
Bouvet à approfondir.
Série de 6 fers pour bouùet à approfondir. .
Bouvets à joindre en un mol'ceau
deux morceaux.
l'euilleret ordinaire.

I ,50
15 ,50
4 ,50

.

4 t?'r

9à{2fr.

cl'ébéniste

3f ,00
8 ,00

avec fer sur le boul.

2,1i

Bull-t\ose

2,25

Rabot à élégir
Outil à entailles
Boîte à coupes de 0n,80
galnie cuivre.
Bois à dressel
Boite à r'ecaler (frt1. 2!t5).. . ...

5 ,00

2

Guillaume

r15

3,?5
5 ,00
25 ,00

2,00
; 15 ,00

.

\fis.za6).

j....

20,00

{4 ,00
32 ,00

(.fts. 247)..

les grands cadres

Outillage employé au façonnage,
Nous classerons dans celte catégorie

:

{o Les outils à moulures I
2o Les outils permettant le
travail des parties inaccessibles
aux outils déjà étudiés, tels que
les rvahstringues diverses, les
guimbardes, les râpes et les limes.

Outils à inoulures.
-u.Ce
sont des outils mon[és sur frlt

.

l.'rc.2{{).

(fi7. 2+S), dont Ia glace prend la
forrne du contre-profil de la moulure. Elle présente deux corlduits,
dont I'un A s'appuie sur la rive
verlicalè, I'autre I] sur la face

horizonlale des bois dont on mouIure I'arô[c, lorsclue la rnoulut'e est pousstie à fond. Les fers ne possèdent pas de contre-fer, ils

.

OUTII,I,A(;E

105

font avec la Lable un angle d'environ 55". Pour faciliLer I'affûtage, ils sont sectionnés

cle

façon que leur tranchant ne pr'ésenLe pas d'angle rentrant.
Lc clégagement rJes copeaux s'effoc[ue latéraientenl ; il esl, facilité en donnanl, au fer une
légère obliquité par rapport aux joues de l'outil.
Les out,ils à moulures sont désignés par le nom de la moulure r1u'ils pèrmetteul cle
pousscr et la largeur de cel,te moulure en millimètres. On complèl,e quelquel'ois ces indications en donnant le nombre de l'ers.
Les moulures poussées sur des champs -cirrl-rés sonL obtenues à I'aide de sabots ; ce son[
des outils à moulures él.ablis cl'aprers les données précdrdentes, mais plus légèrement. Leur glace est ciutrée suir,an I
la courbure des charnps à moulurer.

Le taraliiscot tIe sculpteur Wg. zi'O) pelmet tle pousser',
1"rc.250.
,sul le parement,'cles moulures cintrées de clramp; il est
formé d'un fût étroit, terminé à chacune cle ses cxtr'érnil,és par une poignée et muni d'ur'c butée
qui sert cle conduit. Le ftrt esb divisé longitudinalcment par un trait de scie, dans lequel on
fixe, hu n)oyen cle tleux vis, le fer qui préscntc un lr'anr:hant, profilé. Ce fer est constitutl par un racloil usagé otl ull l'r'agment
rlc scie à r'uban brisée.

'Wabstringues.
(

Flc.

ii

251.

-

Les rvabstringues

fig. 231) sont des oulils Iranchants montés

srrr fût,, tlui penncttent le rabotage des surfaces convexes e[ concaves donl, la cour'-.

Iture ne perrlret, pas I'usage des raltoLs cintrés. Elles sc cornposent d'un fût à sec[ion ellip.tique, dont les extr'érnilés fonnent poig'née I la tablc cst rnurtie d'utre qarni[ut'e en ,-'uivt'e ou
en os;le fer est fixé dans le ftt, au
moyen de deux queues filetées clui
sbngagen[ dans des écrous dont la
manæuvle pennel dc régler la saillie
du fer. Elles conviennent particulièrement au travail tles bois blancs
et résineux.
Les rvabslringues à lamcs de lacloir, appelées quelcluefois gtrimbardes de chaisier, permettent mieur
rlue les précédentes le lilanchiment
<les surfaces courbcs des liois durs.

Guimbarde.

-

La guimbardc

F'tti.252.

01.g.2ô2) esl. enrployée au dressagcïés dlégis felrnés ou rles foncls; clle e'st conrposée cl'une

c0utrs DE TncltNot.0(;tti

r06

platine lraversé.e d'une rnorlaise dans laquclle s engage un fcr'(on peuI emplo,r'r:r' comme fer
un ciseau à boisi qui peut, ôlre bloqué dans.la platine au mo)or1 cl'un coin, ou rnieux d'une

vis tlc pression. La guimbarde ne

peul,

que rcctifier; son emploi cloit èlre précédé
d'un dég'rossissage au ciseau très approché.

D

Râpes et limes.

sonl constiluées

Frc.

- Lcs râpes (f,g.283)
par dcs tiges d'acier

trempé, dc pnofil variable, clont la surface
est piquée de façon à présenter de nombreuses pointes tranchanles. L'extrémité
arriirr"c de la râpe porte ulle queue pointue
àr sectiou reclangtrlaire qui en permet le
montage sur utr manclre rond à r'irole.
Les râpcs sont déterminées par leur

2.i3.

forme, la longueur en cenlirne[r'es tle la paltic utile eL leur. piqtle. Les formes les plus
employées sont cellcs diles plates poirttue.;, clenzi-t"onrl,es, r'onde,s ou r1teu,es-rle-rut eL celles
dites râpes dt r:lutîsiers à section oJr gout[e rlc suif.
' Les piqtres sout c:lassées en: Lo {.{rossc pir;tre, peu employée; piqtre
2"
moyenne ou
bâtardc; 3' piqûre fine.
Les lirnes ernplor'écs au finissrse tles surflôes dégrossies i\ la râpe nc difli,rcirt, des râpes
que par leurs ar'(l[c.; lranchanLes oblcnues pnr taille
et non par piqrires. Elles sonL à deus tailles :
bâlaltle et deuri-tlouct. Les formcs le; Irlus usilées sonI lt's limes londes ou queucs-dc-rilt, lcs
demi-rondes eI les lirnes pla[es ir nraiu.
Sous le noin rle rifles ou t'iflrtit's (lit/.Zi/r;, on
$ ##F
F--_ $
désigne des petils outils, cnliirrcmcnl construits en
acier, tlonl.les exl,rémil,és présentcnt la l'ormc tlc
Ftr;.2]j1.
limcs ou dc râpes rJe prolils tlivels, lllus ou nloins
cintrées. Ils permtrttent de limer les strrl'act's cintnres peu lccessibles iut\ limes el- râpes
ordinaircs.

6-

l,Rlti DE L ()u'r'u.L.\ulr Elll'LfJ)'r': .\u l'A(:o.\s.\cE

oul'ils à nroulure"

i:i.t":lt

ï

rnillirni':tret:..

l'arabiscoI do srullrtt:ur.
\\'absllinsue de 9li rnillirnèl.r'es . . . .
Guirnbartle.. . .
Itâpe tle 30 ccnlimètrcs pirlfire line.. lu douz.
Plq

rlr'c

rn oYc il ll e.

l,irnt tle 0,",:10 tliile bùlartlc
Ililloirs ir-sot'tis

41tz:i

.:...:.:.:....:

ll Pilxe

l0,?:i
2 ,00
5 ,50
l' ,10
20 ,40
l$ ,40
'
20 ,40

0t,50 ii lr,?0

0

u'l'l

t. l. A (; E

107

Outillage employé au montage,
Pendant la consolidation tles assen'blages, et pendant le lcmps nd'cessaire à la prise des
collages, les élt!menls constilul"itls dcs our-r'aEe$ tloivent êtrc rnainteutts
err place. Les outils ernployés à.ceL effel sonl. : les presses ot'rliuaires,
les presses à corde, les presses à pânncaur et le.s divels serre-joints.
l-c.s presscs L/g. 25S) sonl coirst.ruil,es ell
Presses ordinaires.
bois, en charme de préfctr"ence. Elles sorrt lbrmées d'uu motttaul dans
lequel s'assemblerrt à enfourchemeut tleux bt'as,
rlont I'un esL percé d'un trou fileté rlans lequel
s'eng'afi'e unc lis de serrag'e ; I'assemblage esl

4D<

m"B

ffi

quelquefois consoliclé par un boulon ; les presses
sont dételminées par la grancleur tle lerrl ouvcrI.'rc. 2âii.
ture.
Un l.enrl à employer de plus eu plus tlcs presscs métalliclues

H

tr
ET

01.g. z:iti),

qui sonl plus solides et rnojns

enconrlrranles clue les pri:céclen[es.
Æ
ffi
Les pctit,es moulures ou appliques
Fro.256.
Ftc.25l.
rappoltées sont collires à I'aide des presses
à moulures tlites presses-marteaus (fltl. 2ii-7).

(frg.2i;8) soul
à
Presses à cordes.
- Les presses corde
emplor,ées au serl'age tles cerc:Lrs; elles sonI constituées par deux
traverses tlonL l'écarternent peuI r.alier sous I'action d'uue lis, de
façon à assurer la Iension tle la corcle ilui ent,oure la cerce à collerr.

I"rc.2i8.

Presses

à pânneaux.

Le

Frt;.2ii9.

serrag'e des menuiserie.c

tlc l'en-

plissage de faible épaisseul est
obtenu au mo)'en des presses à
panneaux (fi7. 259). Les rleux rlontants encadrent bieu la pièce à serrer et, lui conservenl sa rcctiludt-.
sous un serraEe éncrgique.

Serre-joints.

L,

s

-selre-joints or.Jinaires

l"rc.260.
(

fi.f1.

2ti0) sonl construil,s

en lrêl,re ou erl

COURS DE TECHNOI,OGIE

r08

charme; ils conviennent au serrage des bâLis assemblés en bois blancs ou résineux. [-eur.
légèqeté permet de les employer avantageusement aux collages d'ensemblc tles coffrages
el, des meubles.

Les serre-joinLs ordinaires soirt

souven[ trop faibles porir assurer

lc selrage des grosses menuiseries
en bois durs;

ôn les remplace par des
serre-joints en fer (frg.261), qui présentent I'itrcotrvénient d'exiger une
man(Euvre pénible

On construit depuis quelques anntles des serle-joints métalliques
très ltlgels dans lesquels le serrage est assuré par un excenl,riq uc @g. 261)

.

Ces serrejoinl,s sont

très platiF'ro. 262.
gues pour
tle faibles Iougueurs de serlage et exigent uroins d'entletien. que les serre- joints en
bois.

È.

Lorsque les ouvrages sont
fabriqués en série, on emploie
avantageusement les serrel-rc. 263.
joirrts dormants (fi7.263), fixés,
pendant le travail, sur un châssisou une table tle serrage. Cette disposilion assurc un serrage
énergique,'elle n'obligc pas I'ouvrier à déplacer les appareils cle r"ir*gu.
IRIX DE L'ourItL.{GE ruproyÉr'rru

iloNT.{GE

Presses ordinaires suivant ditnensions.. . . .

rnétalliques.

...

.

à corde

2r,50
6 ,00

à panneaux....

Serre-joints en

fer.

....,.

15 à 30 fr.

9à11fr.
3i fr.

30 à

tlot'mants.

.

1f,00 à 4f,50
4 à 10 fi'.

Oulillage employé à la finition,

Cette catégorie cotnpreud les racloirs.
On distingue : les lacloirs ordina ires fig .264). formés d'ttne lamc tnince, rectangulaire, en
acier trempé clemi-dur. Toutes les arêtes du racloir sont ul.ilisées; otr leur tlonue de la coupe
(

t{-

OUTILLAGE

en les refoulanl, après les avoir avir'ées, de lhçon

t09
à

former un morfil aigu \/î{/.

265).

E æ
F'rc.264.

Fro. 965.

F

rc. 266.

Fro. 267.

Les racloirs de parqueteur (rtg,266), plus fbrts, sont emmanchés;ils sont aiguisés en
biseau avant, de recevoir le morfil. Les racloirs dc sculpte:u;r (fig.267'1, dil.s aussi grattefonds, sonl emmanchés; lacoupe es[ obtenue cn donnan[ du morfil surlesdeux faces.
pRIx DE L'oulrLL.{cE Rupt-otÉ A L.a TINITIoN

llacloir

......
.
desculpteur...

0r.50

de parqueteur.

0,80

a

0,7i;

Outillage employé â l'entretien.
I{ous classerons dans cet[e catégorie tous les appareils et outils, tels que les meules et les
.pierres diverses, les limes spéciales et, les affiloir"s, employés à I'aiguisage ou à I'affttage
dcs arêt,es tranchantes cles outils précétlents.

Meules en grès.
- Les mcules les plus esLimées sont en grès de Langres; elles sonl.
rnontées sur un axe qui tourne dans deux paliers sous I'action d'une manivelle, d'une pédale
ou d'une poulie lorsque I'atelier dispose d'un moLeur (frg.268).
Le bâti en fonl,e ou en bois qui supporte les paliers porte une
auge contenant de I'eau dans laquelle baigne la rneule, qui est ainsi
constamment humectée. Lorsque lcs meules sont commanclées par un
moteur, leur vitesse langentielle ne doil pas dépassel iJ mèt,res par
seconde, afin d'éviter les projections d'earr.
La meule est, scellée sur I'axe, au ciment ou au soufi'e; il faut
éviter d'employer des coins en bois, qui, sous I'acl,ion de I'ltumidité,
pourlaient amencr sa rupture. La meule doit tourner parfaitement
rond, sa surface cxtéricure doit êtrc légèrement bombdre. On la
Fro. 268.
tourne avanl de la mettre en service et lorsqu'elle est déformée par
I'usure. Les outils sont. aiguisés à la volée, on mieux encore en les appuyant par I'extrérnité
opposée au biseau, sur une plaque striéc appelée crémaillère.
Dans les chantiers extérieurs, où I'on ne peut disposer de rneules, on aiguise au grès. Le
grès n'est autre chose qu'un bloc en grès cle Langres, sur lequel on use le biseau des
outils.
I

lt0

COUITS DB TEOIINOI,OGIE

Meules émeri.

-

Les fers des oul"ils à rnoulures sonl affùtés au moyen de meules
lbrmées par une composiLion à base d'émeri, montées, par séries d'épaisseurs assor'lies, sur un axe qui
peut lourller avec une grande vitesse (fi7.269).
Les meules émeli, plus fragiles que les nreules
cn grès, sont fixées sur leur axe enlre des rosaces.
On inlercale une feuille de calton entre les rosaces
e[ Ies rneules, I'eusemblc est sen'é par un écrou.

=

Frc. 269.

Les pierres à huile sonl
Pierres à huile.
- I'aiguisage clégrossi à la
ernployées pour terminer
meule. Les plus estirnées sont les pienes du Levanl I
clles sout venclues au liilogramme en blocs rectangulaires clont les far:es sont polies. Alin de rendre leur
ernploi plus commode, on les encastre dans un bloc
cle bois qui peut êtlc {ixé sur un support quelconquc.

Les pel"ites pierres tlu Levant à champs alrondis sonl, appelées pierres à gouges; elles
sont. employées à I'affrltage des gouges et des outils à moulures.
On emploie dans le mêrne but des pierres artificielles dont la-composition est à base
d'érneri (pierres India). La finesse de leur grain est bien graduée; on augmente Ie mordant
en imbibant, la pierre de pétrole.
É

Limes.

L'affttaEe des scies est, efl'ecl,uti à I'aide tle limes demi-douces, à une seule

D

N'oo

. Frc. 2ll.

Ftc.210.
,',

taillelon distingue les limes plates à charnps ronds, dites limes à égalir (fitl.2i0), employées
t^au drdssage tles dentures, et les linres trois rluar'ts rlites tiers-poinLs (ftt/. 271), destinées â
1..

.i.t

l.

.'

,

.

I'affùtage tles dents.

Affiloirs. - L'affiloil es[ constil,ué par une tige
rl'acier à secl,ion rontle ou t.r.iangulaire (fig. 2721,
Frc. 2'i2.
clont les angles sont arron,lis. L'tffiloir doil. t\tte
trempé très clur afin que sa surface, qui tloiL demeul'ûr polie, ne soit pas en[amée par les
ar'êles des lacloirs.

"<t'

I

OUTII,I.AI;B
I'RIX DES OUTII-S

'lll

 L'ENTRE'I'IEN

ETIPLOYI.iS

Meule en gr'ès de 0n,700 rle'diamètre e[ 0-,Oflri tl'épaissr]uf...
Auge en fonte pour meule cn grès tle 0m,i00 de diamètre et 0m,08i rl'épaisseur..

Grès tle menuisier
Meutes émeri
Meules sépar'ées, de

-"";;;.

(;;:

;uo)..............::..,

2i cenl,imètres...

Pierres du l,evant
Pierres à gouges
Limes à égalir de 0n,2ï
tiers-points de 0-,14

.

..

j.

..:

..

.

.:...:.::::.

.

;.....

.i:

l'lli.

{ 0f,50
38 ,00

o,22
.100,00

lf,u0 ù &f,00
le kilog.

'3fr50

la pièù

0r,40 à 0r,90
17f,00

7 ,60
0 ,90

Alliloir.

Entretien de I'outillage.
L'outillage doit ôt,re I'objet de soins part"iculiers. [tes râleliers, fixés à I't'rtabli pour les
outils individuels et dans des armoires poul I'oul,illage commun, permettront de ranger les
outils avec ordre afin d'en facililer la recherche. Ces râl.eliers seron[ élablis tlc façon à préserver les outils dc toul"e détérioration provenantde chocs ou de fro[tements.
Les fers, les Iarnes tle scies eI les gurnilures rnd.Lallirlues cloivent, être graissés très,
légèrement; il faut éviter pout'cela d'employer cles corps gras salés, dont I'usage facilite la
rouille. Les scies montées seronl toujours détendues, clès c1u'on cesse de s'en selvir, 6e mêrne
les coins des outils montés sur fût seront desserrés penrlanL les repos 6e longue clurée.
É Les opérations d'entrelien eornprennent : l" l'affutage des fers divers go
; la rectificatiorr
e[ Ies réparations des parties d'outil en bois.
{o ,Ifi'ûtage.
a) Outils tranchants.

- L'a{lttage des ouLils lranchants cs[ ol.;lenu par usure tle le'r
à la meule en grès; otr opèrc jusgu'à I'apparition d'urre petil.e fr.ange argentée appeléc
morJll, ou, si I'outil est ôbréclré,.iusc1rr'à courplète dispariliop des brèches. Le morfil esf,
biseau

ensuite enlevé à la pierre à I'huile. Il faut, appul'er fortement le l.riseau sur 11 pierye et compléter I'aiguisage par cluelques touches légères sur la face oppostle, la planche porl.anf, bien à
plat;Ie derniercoup d'aiguisage cloit êl,re donné sur la lace tlu ['er, qui 1'est pas en contact
avec le bois pendant le travail

ô)

Scies. L'affttage des scies comprend
: I'avo;'age el, I'affûtagc proprement

opéral,ions

dcur
dir,;

I'avoyage est pratirlué pour les scies à tenou e[ scies alleF.rc.273.
mandes, au moyen du tourne-à-gauche (frg. Z7Bt. Les
dents, engagées par la pointe rlans les encoches rle cel outil, sonI coulbées all"ernativement
à droil,e et à gauche.

,{

,.J

1
J

!

1I?

COURS DE

TECHNOI,OGIE

I

Les scies à araser, à clenture fine, sou[ avoyées par choe, à I'aicle cL'un chasse-pointes ; ot]
donne la voie sur une des faces cle la larne en sautant ttne clenl ; on opère de la mêrne manière, après avoir retourné la scie, sul les dents rlui n'ont pas été touchées. On a ainsi donné
de la voie en excès; on la diminue eI on la régularise en serrant la denture dans un étau, dont
les mors viennent se bloquer sur une cale d'épaissenr égale à celle de

lavoie

M

l

L'affûtage propl'ernent dit est fai[ avec la lime; il faut lirner'en
rtrc.2',,*.
poussant seulement et bien appuyer clans le fond du creux cle li dent.
Les dents sont, lirnées successivement dans le sens de la flèche (fig.27A). afiri de conserver
sur leur arête tranchante un léger mor{il qui
augmen[e le mordant de la scie. Lorsque, à l[ suite
d'affûtages successifs, la lame n'esl, plus droite,
on la redresse à la lime à

égaliser, e[ on régularise
la denture; on procède ensuil"e à I'avovage et à I'affûr-

tase comme il vient, d'être
indirlué. Penclan[ toutes
pro. 276.
Frc. p75.
,.
ces opérations, la lame de
la scie esL maintenue à l'étau d'affttage (frU.275) ou à l'entaille à limer les scies (ft9',276).
I

des racloirs exige d'abord la mise d'équerre des champs, à la
c) Racloirs.
- L'affûtage
lime ou à la meule, et leur polissage à la pierre à huile. On dorine ensuite le morfil par de
vigoureux coups d'affiloir. Lorsque le morfil ainsi obtenu est émoussé par I'usapçe, on le rabat
avec I'affiloir. Il suffiL de.le relever comme précédemmenLpour obtenir une arête tranchante.
La mise d'écltrerre des champs ne s'impose que lorsque les arêtes sont trop abattues pour

être morfilées.
20

,Outils de

traçage.

tteeti{ieations et réparations.

I,es règles e[ écluerres doivent être vérifiées très souvent et

redressées.

".1

R

ri

Les équerres sonl. rectiliées facilemenl
sur leur rive extérieure, le tlressage de la rive
intérieure est obtenv \frg,2i7'i à I'aide d'un
fer de varlope fixé de champ sous le valet;
l'équerre est présentée au fer' en I'appur-ant
contre la facc dressée tl'une pièce de llois
fixée dans la presse d'avattt.

-Frc.

2?7.

Outils à corroyer. - Les fûts des outils
à corroyer gauchissent et sc cintrent sous I'influence des variations h,l'grométriques.

ll

est

o

uTI

t,t.AGE

É

tt3

indispensable de les redresser fréquemment. Ce redressage est effectué à la varlope; l'oul,il
rectifier doit êl.re monté avec le coin serr(r pentlant I'opération.
Après un cerLain nombne de reclressages, la

lumièrc s'i:largit srrffisammenI pour nuirc au bon
fonctionnement tle l'ouLil. On rcmriclie à cet inconvénient en rapportant sur la glace une pièce cn bois
lrès dur, con]tier ou chêne vert, cncast.rée clans le
firt, comme l'indique la figure ?7{1.

Outils employês

à

t

I,'rc.278.

creuser le bois.
- Les
réparations exigées par ccs outils consistenI surtoul dans le remplacement des manches.
Cel.te opération s'effecLue de la manière s.ivante (ftt/.279) :
On perce une pièce -de bois de dimensions un peu plus
grancles que celles du manche à obtenir, soir, d'un trou
conique si I'on dispose d'une mèche à élargir, soit d'une série
de trorrs cylintlriques de diamèl,res décroissanr.s. Les rlimensions clu trou doivent permel,tre I'entrée à force cle la soie cle
I'outil. L'outil étan[ monté, on t,r'ace lcs rires tlu rnanche AI]
et cD syrnél,riquemenl. par rapport à la lame. Il ne reste qu'à
scier les traits tracés cL à façonner le manche.
à

Outils de montage.

-

Les presses diverses cI serr.c-join[s en

bois doivenl. ôtre placés surtles
râ[eliers mont(ls dans I'endroit,
le plus sec de l'rl,elicr. Les vis

sont graissées avcc clu savon
blanc très sec. [-es rirparations
les plus fréquentes consistent dans le remplacernent des
vis et des lraverses. Le filetage des vis e[ cles écrous est
Frr. 2i9.

obtenu à I'aide des filières et tarauds à boi.s (fig.25{t1.
Frc.280.
On donne du jeu aux vis trop fbrt.es de la laçon suivan[e :
Une ficelle mince est engagi'e dans l'écrou en même temps quc la vis. Cetl.e tlerniirre est vissée
de force; en retirant ensuite la ficelle, la vis présente le jeu demandé.
Meules.
- Les meules en grès doivent être
tournées dès clue leurs surface.s se creusent, et
r1u'elles ne tournent plus rond. Cette opération
Frc. 281.
se fait t\ sec, au mo)'en cl'un'e pointe en acier.
On peut ernploler cles appareils automal"iques (fiçt. "281). Ces apparcils ne font rlue.la
surface cylindrique. Les faces sont alors tournées comme précéclemment.
Les pierres à huile trop creusées par I'usage peuvent être redressetes en lcs usant à la
meule en grès.

.
I

1

l

)

Cll

'\

PI'l'Rl! VIII

PROCÉOÉS D'EXÉCUTtON

*il

- Dessins ou projets des ouvrages. - Plan sur règle.
Tracé des asseurblages. - Exécrrtion des assemblages.
Efiduits.
Teintures.
illatières à poncer.

SoMMllRe.

-I'Instics, -

-

Corroyage.
- Etablissement.
ilfontage.
F'açonnage.
Finition.

-

-

-

t

:,

.

- Débit. -

1

Dessins ou proiett

T"î.j

vrages.

Les clessins ou projels sonL [racés le plus souveirt à l'échelle t/{0, qui permet de bien
saisir l'ensemble. Les ouvrages sont, dans la plupatL de{.cas, r'eprésentés par leurs plojeclions: élévationeL profil, auxrluelles on peut acljoinclrc lef$innlc de coupes verticales ou ho-

t.,

I

rli

.

rizontales que I'on juge nécessaile.
| . ..
Lorsque la clienLèleà laquclle on s'atlrcsse n'est, past'a'ruemede comprendre'très bien ce
mode de représentation, lorsclue, de plus, la forme de I'ouvrage perd cle son élégance en
projection, on clessine I'ouvrage en perspectivc approch&. Il est toujours bon, en pareil cas,
de rehausser les dessins par quelques ombres, oll par quèlqtres touches à I'aquarelle.
Les dessins exécu[és à I'aide tle projeclions fournis$,en[ cles renseignements exacts à I'a[elier; par contre ils sonl, moins séduisants que les seconl[p au point de vue commercial.
i.'

'

Le plan sur règle est étatrli tle façon à fournir tles coupes verticalgs et horizontales de
l'ouvrage. Ces coupes sont en nombre suffisant pour qrre toutes les longueurs, sections et
profils des diverses pièces qui enl,rent clans la construction, ainsi que les embrèvements qui
les unissent, soient parfaitemcnt, dé[erminés.

Il

y a lieu de consiclérer :
{o Les menuiscries planes, nQ comprenant quc des piè
2o Les menuiseries planes compoltant des parties en fau

tlroites assemblées d'équerrel
99uPe et des parties cintrées

en élévation;
3o Les menuiseries cintrées en plan;
4o Les menuiseries cintrées en plan et en élévation;
5o Les ouvrages comprenant plusieurs pans droits ou eintrés assemblésentre eux de façon
à former un coffrage (meubles divers).

PROCÉDÉS D'EXÉCUTION
{-o

Menuiseries planes.

- Le pla.

comporte auta't

cle

coupes horizontales que I'exige la variété des
clispositions adopl.ées. Ainsi la porte vitrée

il5
coupes verl.ieales êt autant de

çp9.282\ exigera le plan sur règle (fig. ZBJ)
donnant : urre coupe verl,icale, deux coupes
horizontales, I'une sur la partie vitrée e[
I'autre sur Ia partie pleine.
Lorsque les menuiseries sont, simples eI
présen [ent

cl es di spositions fréque m men t adoptées, lorsque tous les avancemcnts de mou-

lures, feuillures et rainures sont déterminés,
le plan sur rtrgle peut être supprirné et r.emplacé par un lracé que I'on fait sur un des
montants et sur une des traver.ses

-a

*

':'P:i
'*"t*,.t.

Menuiseries planes comportant des
parties cintrées en élévation ou droites
on fausse coupe. On sépare sur. lc dessin la partie cirrtrée ou en fausse coupe la
partie droite par un l.rai[ de repèr.c dit trait

4

l,'ro. 982.

Frc,

2gS.

F-rc.283.

cornme précédemment
et porte la ligne de repèrc. La partie cinlrée
csI dél,erminée séparémenl, par une épure li-

Frc.

286.
.

mitée au trait, de repère et tracée sur un panneau.
c,est ainsi que le plan tle la croisée cinlrée
en élévation, représenlée par la figure zg4,
sera fourniparle
Utg. ZS6) limitée au trait d'emprunt.

I

r,1T
"*..'il
.\|

d'empntnr. La posil,ion tlc ce trait cst bicn cléfinie
par
rapport, aux tlimensions extérieures. Le plan de
la
, J'
parLie droite est tracé

284.

;içI; i
'i.:'.i,.
t

."ar.t

2o

Frc.

',:

plan sur règle (frg.ZS:ù et l'épure

COURS DE TECTINOLOGIE

{16
Bo

horizontales et
Les menuiseries cintrées en plan sont dé[erminées par des coupes
verticales. on établit cle plus des calibres donnant le
profil des montants et le contour des traverses'
C'est ainsi que le châssis vitré cinlré (frtl'287\
sera déterminé par le plan (fig- 288), les calibres A
pour les montants et B pour les traverses'

Les menuiseries cintrées en plan et en
élêvation sont déterminées par trois vues : éléva4o

tion, plan et pro{il coupe cornpléLée' par lcs épures
nécessaires à la déterrnination exac[e de lous les élérnents constitulifs de I'ouvrage.

comprenant plusieurs pans
assemblés entre eux et formant coffrages' - On
opère pour chaque pan commc il a été indiqué pré5o Menuiseries

B

A
E
Frû.

cédemment; ile plan doil. toujours indiquer I'amorce

des pans acljacents.
Lorsquo tleux pans

281.

^

prése nten t,.des d i men-

sions qui se corrospondent, clevant ct
dcrrière d'utt meuble
par exemple, leurs
plans sonI tracés sur

des mêtnes
tantes, afin

F'ru.288.

Projefaire

de

correspondre les divisions.
bitrli

C'esb ainsi que la
o tlrè clue (Pg . 289)

sera déterminée Par
Ie plan (f'g. 2$OS qni
donuera en A des
coupes verticales sur
la lhçatle, le clcrlière
al, les c:ôtés, en

l]

cles

coupes
sur la firçade et

horizontales
le

derrière, en C sttr les
Frc.

289'

côtés.

L-.-

I

Irrc.

290.

P

RocÉnÉs D'EXticu't' tofi

.

n1

Débit.

Le plan sur règle étant, établi, Ies dirnensions définitives des bois sonL déterminées. On
établit alors la-feuille dc débit. Celte f'euille tlonne Ia nomenclature complète cles bois nécessaires à la consIruction, elle indique de plus leurs dirncnsions et leul destination. On débite
à des dimensions ltlgèrement strpérieures aux dimensions définitires : I à 2 centirnètres en
longueur, 5 millimètres sur la largeur; l'épaisseur est, lc plus souvcnt'égale à celle de
l'échant,illon choisi. Dans tous les lravaux de bâtimenl., on ne fise que l'épaisseur de l'échanl.illon et on atlmet une tolérance maxirrtum cle 3 à 4 rnillimètres poul le tlavail; ulte cloisée
en chêne cle 42 nrillirnèlresr par exerttltle. tlevra prtisslller une épaisseur de 3tt rnillimètles au
minimurn lorsclu'eile sera [elminée. Lolstlu'on csI appelé à clélril.er sur l'épaisseu,., ori'ffi1""*.
j:
se réselvel cle | à J millimètres de rnatière suivanL les rnoyens de sciage dont on dispose et 1

leur perfectiort.
Le débit cornplencl :
l" Le lracé sur les bois;
2o Le sciage.

- Il est exécul,dr au cla)'on tle tnctruisier', ou mieux, sur lcs bois clc couleur
sornbre, à la rainette 1,fr.tJ.291). Il est uécessaire d'examiner', avant le tracé, les défauts, les
[" Tracé.

vicieux, les fentes cliverses que lc bois peut,
présenter, et tle reporter' à la claie sur le parcment, au moyetr d'une foulchetle eu bois (fig.292\,
I'emplacement des défaut,s du faux patemeut. Cette
Frc.29t.
opération se fait très facilement, en faisanI srlivle à
I'extrérnité dc la ltlanche supérieule les défauts visiblcs etr faux pat'cmctrL eI en les traçant
su'l re pareme"r avec url morceau de
ncnuds

"'î:,

lili:l,iïi'ii'i"lJJïÏii:i::ï:ïllîn",,

par les plus longs.

Lorsqu'on débite des bois alignés, il faut, avant de
tracer, choisir autant que possible des échantillons de lar'geur convenablc permettant tl'crviter tout déchet inutiliF rc. 292.
sable. Sur les bois débités en plot, le débit doit parl,il de
I'extérieur (frt/.293; après avoir faiL tornber l'aubier. ll faut, éviter toule colrpe en tt'avers itrutile, de façon {ue, si la totalité cle la
planche n'esI pas emplo;'ée, on puisse conà ce qui reste la plus grande longueul' possible. Les sciages courbcs sont
tracés au moyen de calibles.

server

Les bois tracés sout identiliés plr'
ttes signes d't![ablissement.

IrIr;.293.

c0tlRs DE

t{8

TEOHI{Ot,OGtll

Le sciage droit est effect,ué lorsqu'on Lravaille à la main, soit à la scie allemande pour lcs trai{.s de {il, soit à la scie à débiLer (scic à tenon usagée), soit à la grande scie
tle travcrs pour les coupes totales cn [ravers, soit à,1'égoïne pour les sciages en t,ravers aruêtés. Lorsqu'on disltose de machincs, on ut,ilise la scie circulaire pour les sciages droils, les
scies circulaires oscillantes pour les sciages en travct's et les^scies à ruban pour les sciages
2" Sciage.

droits

-

et, courbes.

Comoyage,

Le corloyage a pour but de donuer aux bois la forme géométrique exacte qu'ils doivent
avoir tlans I'ouvrage, abstract,ion faite de toutes les moulures ou ornements quelconques
dont ils pourrou[ êLre ultérieuremenl, refouillés.
Le corroyage esl exécuté face par face, en comlnençant par le parement.

Bois droits à section rectangulaire. - Le dressagc du parement esl. appelé dégauchissage; il peut ôtre vér'ilié au moyen cl'une règle appliquée clans lous lcs sens, ou plus rapirlenrenl par une visée : bornoyage (fr9. zgq.
Le parement. doit être dressé et dégauchi
-s avcc la plus grande précision. Comme il
scrl dc base à toutes les opérations ultérieures, c'est de sa rectitude que dépend
celle de I'ouvrage.
On dresse ensuite un des champs, le
plus sain, en le mettant d'équerre avec le
a1

parement,, Le parement et le champ dressés

+
):

Ê

r
-l

sont marqués vers I'arête de deux traits
F'rc. 294.

au crayort W{/.295).

L'opération est continuée par la régularisaf,ion de la largeur d'abord, de l'épaisseur ensuite; on dit alors qu'on tire les bois
de largeur et d'épaisseur. Ces deux opérations sotrt précédées d'un
tracé au trusquin exécuté pour la première, sur les cleux paremeuts,
la platine du t,rusquin glissant sur le champ dressé, pour la seconcle,
sur les deux charnps, le trusquin étant appuyé sur lc parement.
Le bois est enlevé de façon à découvrir le trait clu trusquin, la
Frc. 2C5.
face travaillée tlemeurant transversalement bien droite.
Le corroyage est cl(:grossi au riflanl et terminé à la varlope. Le bois rloit êt,rc coupé en
couchant les fibres afin d'éviter les éclatsLesbois sont corr'oyés sur l'établi, au crocheI pour les parcmelrl,s et les charnps des bois
dc faible.largerrr, à la presse d'avant pollr les champs des bois de g'rande largeur'.
'La tenue tlo la varlopc (fig. 296) infltre beaucoup sur la rectitude du corroyage ; il faut
éviter de la laisser tomber atrx extrémités; la pression des mains sur l'outil doit varier sui-

t.19

la prisition
ccllui-ci rlans

YalrL
eclu

clc

sa

l's(', I',r 1t;t rctt

I

i

ti cl'r:ust'r'
le lrois: il tloit rl<in<'
irlll)lr)el sul l'orrtil :ru
rloit, t,entlre

nrilieu rlo l:r course ct
Ierrcln: ii Jr. r't:lt'r,t't'
\-(.r's lt's c-tlrttrrritt!s.
[)rrtts le litlto(rtgt' rlt'.

lrois :!llr c'ltrttttp,
Icrrrrc rIi lf i'r't'

(,1i

11

lir

. 2(,\7

:

l:t tttititi grtttt'ltr'. Iortl
r.rr

rrltinlcrtitttl I'orrl il.

I.' grr itIt, t'tr s'itlrlrttr

lr

l)irl l'r'rl t'rltttilrl

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rloig't: >ttt' lt'

l)ill't'lttctt

( r lrl,iir

r

i

I'{'!\>i'.

l,tlt'srlttt' lr' l)ltt'r't t's[ ('t )l'l'0t ti. ol]
irttlirlrrc lt' sett'. tltt t'itlrotitg't' irlt nl().\ t'li
rl'rttte 11i't'irt't t:'esl tttt
inrlir:t' pt'tlt:it'tt\ l)olti'
l'é t l lr I isscr nt e tt I .
Lcs lloi. .lt' q't'tttttlr'
lrtt'q'cttt' cI rlc fail,],'
ripit i-<sctt r titlci; is:iitt
s,ltts l'rrulil :olt[ :iril;rlerrr c n L lr I lrt clr is.
( lette opér'irtiott st l'lril
itrr r':rlrol : t llc csi ;rrrltttr'n

I

,.tirlt,t. rl'rrrr rlrï3 r.os.i-_
slrtl'tr cséctttti ait r':llrrtl
it rlriq't'ussit' ott i rlttf (tttt't'(,t'.'

r"r.-[

('ll

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trtit'irl un t'irlroI rtsit;ti

rlottI lc li'r'r'sl ;tl'l'rllri
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gi'r'()lllt'tt{
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.ot':r1ll lili l)ilnn('àu

s't'st Ilolt rol'[ittti.

orr

dn

,;r

COUIIS DE TECITNOT,OGITI

t20

Ie fait ret)eïti?. plan., en le mouillant du côté creur ct en eriposanI lc côlé opposé à la chaledr.
Dès t1u'il a replis sa forme normale, on le laisse sécltet', en les maitrtenanI eul,re cles lraverses
bien droites au moyen de presses ou sous le valet de l'établi.
r-:alibre A irlabli avec
Bois droits à section cintrée.
- La section est foulnie par un
la
manière
sur trois faces ab,
metré
à
orclinait'e,
d'abortl
le plan (fi.g.298). Le corroyage cst
be,, ecl, passant par les arêles définitives. On trace cttsui[e au mo)'en du calibre A la sectiort
sur les deux extrémités et, à I'aide tlu trusquin, lcs arêtes
ei, fj, gh, ht; crn dresse les champs eith, t/ilk, on tltigrosô)

Frc. 298.
-.,

'lege (tonYexe avec
siL elsuite au riflartl, on approche à la varlope, et I'on termine ta
une mouchette tle eourbure convenable, lorsclu'il est possible rlc le thire. I-ir lace concaveest
creusée à Ia gouge et l,erminée au. raliot rcind; enfin les thces conrcxes et coucaves sont
vérifïées au moyen des coutre-cnlibres ll el, C.
Bois cintrés à section rectangulaire. - Àlin cl'ér'iter deis déchels, ces bois sont,
débités cornûle I'intlique la figure 9gU. Pour augmeuter la précision du tracé, il est, hon de
plocttdcr ù un corroyoge prd'liminaire
cle la pièce dans laquelle on prentlra
les coulbes : soit par exemple à étalllit tles cerces de lrauteur à, cintrées
suivant le calible A. Il faut pour cela :
'lo Dégauchil le parement; meltre
d'drrluelre un cltati'tp el, tirer à l'épaisseur' /l la pièce de ltois qui fournira
299.
c)

I

i\
;

t

Frr;.

les cerees;
2o Tracer au calibre la courbul'e des ccrces sur un tles paremeubs; eu laissatrt, entre les
tracés le passag'e de la scic et un peu tle rnatir)re pour Ie rabotage ; re[ourller sur I'aulre paroment. au moyen de l'équerre et, du trusquin' appuvé sur le champ dltrssé deux poinl.s corres-

pondalt aux art)les tle chaque cerce et tracer les courbes sul le faux paremenI au tnoyen clu
calibre passanL par les points ainsi déterminés. Àprès Ic sciage, lcs cnut'bes conselven[ leui
tracé sur champ; il suflit, pour terminer le colroyage, tle raboter jusqu'au trai[ à I'aide tles
rabols cintrés collc.ave ct copve-re, ou all movcu du la]iot à semelle cintla]rle (Stanle;', Vicl,or).

PnocEDÉs

l2t

D'E\E(lurloN

d) Corroyage des pièces gauches. - Les pièces gauches (limons d'escalier, traverses
eI montants de plafolds d'escalier ou dc ïoussures) son[ [irées dc pièces droites corroyées
au
aux dime'sions clu plus petit paralltilipipède pouvant les conteuir'. On déterrnitte trnsui[e',
de
faces
les
avec
gauche
rnoyen d'une épure, l'intersection tles sulfaccs qui linritcn[, la pièce
reportées
ce parallélipipi:de, en les supposant pr:olongées jusrlu'à ces {'aces. Ces intersections
cld'fini[ives.
gauches
sur la pièce pcrmettent d'établir avec précision les,surt'aces

Étauissement.
opérations ulLéLes bois cloiyent être placés dans les ouvrages dc façon à faciliter' les
C'est en cela que
r.ieures, faço'nage et fini[ion, eL à présenl,el le merilleur aspect possible.
peuven[ ètre reconsiste l'établisserneut cles l-rois. Cornnre, clans la pluparL des cas' ceux-ci
tournés bout par bout, la tldrtermination de leur posilion
tléfinitive cloiL êLre juclicieusemeut établic'
Les signes emplo"vés pour l'él,alllissemelrt sont IracÉs
au cl'ayou sur
des bois.

le

Parement

On ernploie pout

I

's

/\
I

I>

e7

.,!
a

.:

T

Jb

les

1l\
\

t\

\
\

\

d{b
F

rc.

cb

c/

l_12_

l"tci 301'

F'rc.301.
F'rc.301.

300.

F'rc' 303'

le signe représenté figr-rre 300; pour des emboîtures un signe
semblable (frg.301); cufin, polrr des betis assemblés, les signes
soul, incliqués par la {igure l}02, r--=-.>*'l
f --=-.---l
montants pal la figure 303, |

menuiseries de remplissage
\\

l\

pourles

cJ(\f
Frc.

pour. Ies traverses par la figure 30{

304.

diaires par la figtrre

305.

'

F.rr. 805.

pour les petits montatrts interméNous relrouverons ces signes sur le Jlâti monté'

Tracé des assemblages.
Les assemblalSes sonL l,racés à la pointe, tl'après Ieur occtrpation lespective que l'on clétermile en pr'ésentant la pièce r\ assembler. On ne cloiL tt'acer sur' Ic bois que les traits réellement coupés.

. 'j

lc))

COURS DE TECHITOI,OGIE

Lorsque les assemblages ne comporlent que des faces parallùles ou perpendiculaires
au
paremen[, ils sont tracés direcl,emenI avec Ie trusqrrin et l'éc1uerre.
Lorsqu'ils présentent au
contraire des profils tourmentés, des faces obliclues, on trace et on taille
d'abord l,assemblage
sur une des parties; la deuxième partie est, ensuite tracéc en suivant le
contour de la première

clue I'on présentc en place.

Les assemblages cn fausse coupe sout trace(s err relevant les points principaux
s1r l,épure
tlui estiointe au plan sur lirgle. Les asseml.rlages des parlies cinr,rées sont tracés
le plus souvent au moyen des calill'es qui doivent porler toules les inclications utiles,
indications

qui

't"iïÏ:

o't

ilT

,ltrji.,,,,"n respecrive des assemrrlases est i'criquée par rc
o,;,r. Lorsque
I'ouvragc eslassez simPle pour être exécu[t( sans plan, le tr.acé est fait
directement, sur les
motll'ants et, traverses ; il est basé sur la hauleur totale portée sur les
montants el, sur la largeur ertérieure porttle sur les traverscs.
Lorsclu'un vide cloiL ôtrc divisé en parLies égales par des Iraverses, on
opi:re de la façon
suivante

: soit à cliviser I'es-

LB (frt/.806) en t.rois
parties égales séparées par
des petits bois de largeur /.
l"tr;. $fl$.
On porte, à parlir des extrémilés et en clehors de la lonI'ueur à divise| ett AC, la largeur'/ des petil,s bois. La longueur CD est ensuite clivisée au
colnpas cn trois partics égales' Le compas él,ant ouverl r\ cette dimeusion,
01 obbient en partant de C les points B e[ F, ett part,ant rle A les points G et, H les clistances EG et
;
FH
pace vide

donnenL I'occupalion des petiLs hois.

Tracé des assemblages à tenon.
avec l'équemc les droiles : ab, ccl,
qui limitent I'occupation ; on reporle les poin[s e et d sur le
champ opposé en e e[

f

-

Trxo:r snrpr,n (flt/. J}i').

-

a) Mortaise.

_

On trace

cyti cloivent,

n'être indiqués quc par un poinl.
On trace à l'équerre les droil.es
elt. eL /9, puis, sur les champs, au

trusquin d'assemblag'e, en s'appuyant, sur le parement, les lraits
clui achèvent de dél,erminer la

,

Frc.30'i.

nrortaise.

b) Tenon'.
- On lrace sut champ I'alasem ert| rtb, on r.ctoupre et on lrace à l'écluerle cet
araselnerrI sur [outes les faces sttivant ttc, ccl, ud; on tracc elsuile au trusquin d'assemblage,
eu s'apPu,vant sttr le paremeut, les traits rlui limitent les joues du tenon sur les champs
et
l'about, rlc la pièce.

PnocÉotis
Lorsquc I'assemblage comporte

D'Exticurtoi,r

nI

un épaulemenL (fr{1. 308) ; on lrace I'occupation; on en

déduit l'épaulernent,, que l'<'n
ftrit, égal au liers de la largeur
de I'occupation, c[ orr nc retourne que les trai[s limit,ant
la rnortaise; soienL ef eL c,t.
Pour le tenon, après avoir
déterminé I'arasement, on trace

I'épaulement

et le renfor.t, du

tenon ; on scie l'épaulement e[
I'on passe le lrusquin sur les
surfaces ainsi obtenues.
TeNoN ET lroRTArsn AvEC nArNURrt

Frc.3ù8.

{ftj.

:ttte).

- al l[ortuise. -

On trace I'occupation ; on
rcporte au compas sur cel,Le occupation, à
parlir de a eb de c, I'avancement de la rainure, soiL a,d, ef ; on l,race à I'équerre les
tlroit.es eg, flz, qui limiteront la mortaise ; on
letourne eg el flz sur le champ opposé enpl
t,Ltnfl, et I'ontrace Ies joues dela mortaise au
trusquin.
b't Tenon.

. On les trace comme précédemment, sans tenir compte des rainures; le
tenon est naturellement diminué en largeur par les rainures, lorsqu'elles sont poussées.
TnNoN ET IVIoRTAISE AvEc RÀTNURB ET MOULUnc coupÉn D'oNGLET suR uN rAREMENT (rtg.3L0).
Mortazse.
- Comme dans
- a)
le cas précédent, on trace l'occupaLion: ah, cd, et.la mortaisc
egffr, ltlmn. Pour obtenir I'entaille de barbe rallonrée, on
tracc au trusquin sur le paremenl,, I'avancemenL cle la moulure; Ie trusquin doit êl.re pointé
sur un morceau tle moulure
poussé avec I'outil rlue I'on veuI
l.'rc, 310.
employer. On tracc ensuite avec
l'équet're d'ongleL les traiLs eo eL a7.r lirnitanL I'entaille, ct I'otr passe le lrusquin d'asscmblage.
l:) Tenon. On trace I'arasemenLub, crlsul les champs et en faux parement; par les
points cL et (:, on trace les arasemcnts d'onglet. On donne url coupde trusqrfin mn pointé à
I'avancemenl de la moulure, clui coupera le trait d'onglet, en p. Par ce point, on trace
cl'écluerle I'arasement dc barbe rallong'ée gh ; ott retotrne cet arasemetrt sur les charnps seulement, et l'on passe le lruscprin cl'assern]rlagc.

*

12&

COURS DE TECHNOLOGIE

Si

l'assemlLlage doit portcl utre moulure sul les deux parements, I'enlaille dc harbe raldoi[ lraverser l'épaisseur, el. doit être tracc(e cle la même manièrc en faux parement.
Les plocéclés tluc nous rcnons de donner s'applirluent égalemcnt à des assemblages
d'extrémités; on réset'r,e alols uu épaulement, dont le renfort a une hauteur égale à la proIongée

fohdeur de la

rainure.

r

rElioN AvEC F-EUILLURD.
Unc joue du tenon colneitle l.oujours avec lc fond
rle la feuillure ; rnais., suivanI lcs dimensions relatives de la feuillure, la moltaise est dans la
feuillure ou en plein bois. I)ans le premier cas, la rnortaisc doit être récluite de une ou deux
fois la prolbnrleur ou avancement de la feuillule; clans le second, elle conserve la largeur de
I'occupation.
AssEtrtsL.qGE À

Le tenou est Loujours à arasernents inégaux; I'arasement situé du c.616 de la feuillure
es[ avancé de la profondeur de celle-ci.
Lorsqu'il s'agit de tracer un grand nombre de pièces semblables, or1 opère de la façon
suivante.
On Iracc sur deux tle ces pièces, lous les tlaits limitant sur les deux charnps : les occu-

pations, les mortaises, les arasernents à scier,'etc. Les bois à tracer sont accolés rt7.
(

:lll)

en bonne

position, d'après leur' établissernenl; les bois tracés sont placés
I'un à I'ar-ant, I'au[r'e à I'arrière, et
I'ensemble esL serré pal deux serre-

l.'ro. 3l

l.

|

1l
Fic.

3t2.

joints; à petits coups de marleau,
on place les bois tracés de façon
(luc deur traits corl'espondants
soicnL sur ulle mêrne perpendiculaire à I'arête ; Ies bois étant ainsi
placés, on Lr;ace en même temps
loules ]c's piùces sur un champ.
On retoume I'ensemble ét I'on
tracc l'aulle champ.

L'opération est facilitée par l'cnrploi. du eompagnon (frg.312i. C'cst une petite règle en
Ilois dur de 0u',05 X 0',00ti, tl'environ 0'",80 cle longueur, munie t\ I'unc de ses extrémil.és
cl'un lalon g'anri de pointes.
Les enfoulchements se tracent courme les tenons et rnortaises.

Tracè des assemblages â queue dthirondê.
- a1 Queues ortlinaire.s. - On [race à
I'ircluerle e[ à ]a pointc à tracer tf11.:]13)lesarasernenls: abcd, e/glt,des qtreues sul'lesrlual,re
laces. (Jn lrace ensrrite, sul l'al.rout et sur les parernents tle la 1lièce portanL les enl.ailles, les
laces tlc celles-ci. On st:ie les cntailles, e[ on les fail sauter au ciseau. Pour tracer la
tleuxii:me partic r|ri PopIe les rltttues, on présente en place la prernière rfiy.31"4'1 et on suit à

f\

PROCÉDÉS

la pointe à tracer le contoul des entailles
re[ourne ces traits cl'équerre sur I'about.

D'EXÉCUTION

I on prolonge

',25

les traits jusqu'à l'abou[; enfitt, on

b) Quettes reeouverles ou queues rle
tiroir. -- L*q devants de tiroir doivenL
ôLre palfaitement ajustés dans les ouvertures des meubles clestinés à les i'e-

Il

est clonc nécessdire cle procéder avant tout à cel ajustage. Le tracé
clui suivra sera entièremont basé sur les
faces ajusLées. Ou tracera et, on taillera
cevoir.

I'asscmblaEe sur le devant; les côt.és
seronI tlacés en présenl.ant le devant.
On peut, opérel dc la façon suivante :
les côtés étant dressés eu bout, prendre

l-rc.3i3.

au trusquin leur épaisseur ult peu faible, et tracer I'arasemenl des entailles à I'intérieur du
tiroir en ab (fi.(/.J[5), la plaline du trusquin s'âppuyant sur I'aboul, clu clevant.

'- q --$*i
a

l,'ra. 314.

Frc.3tii.

pointer ensuite le trusquin à la profoncleur des errlailles, et tracer sur I'about la limite ccl
-On donne erl g'éntrral au recouvrede ce recouvremcnt, en s'appuyant sur la face intéricure.
le
ment une épaisseur comprise entre le cinquième et le quart, cle l'épaisseur clu bois. Avec
des
l'ârasement
trusquin ainsi pointir, tracer, en I'appuyant sur I'about cle la deuxièrne pièce,
queues efglt, sttr- les quatre faces.
Faire ensuite Ia division cles entailles et tracer ces enlailles sur I'al;ont et I'int,érieur des

tiroirs.
Creuser les entailles.
Présenter le clevant en place et tracer les queues..

F*

I?6

COURS DD TECITNOLOGIE

Tracé d.'une

â trait d.e Jupiter.

"oio""

- Accoler les pièces, comrne l'indique
figure 316, en les

mainl,enan{,

la
au

moYen d'une presse.

il

i

ti

I
I

ri

I

ll

I

-1-I

l.'
I

'l
I

I"rc.

3{ ti.

Tracer sur champ les 'traits aô
eL lm limitant I'occupation, porter: en
dedans de ces traits la profondeur du
teuon d'exl,rémité ac, il, tracer ed
eL

ik.
Porter

au milieu de la longueur
de I'occupation Ia lar.geur eg d,e la

clef, tracer ef et gh.
Retourner ces traits sur I'autre champ; tracer les traits correspondant à ef eL gh deL
à 5 millimètres en dedans, afin d'assurer à la clef un logernent conique. Tracer ensuite au
trusquin, sur les champs et sùr I'aboub, les tr.aits I et 2, lim-itant les faces de I'assemblage.
j:

.

Exécution des assemblages,

!,..'

't.
;-.].

Nous conserverons

I'oldre adopLé au clrapille 'r'r.

'sd

lir

sc

il

ut) lr'It'lrois
l'(
|
)

'f
.rË
|Fq.

'sS('

rlc lir
I'rr rr\

rit"re:si, j,,i '.

i.T

l,'rr,. iil l.

[ cl

ù I'orrr-r'ier'; t'llc esI g'ttirltlc lrrtt'l'oti!'lc rltr l)ou(:('Ll'rrrrclre.

orr st,ic rl'irlrorrl

tlc

P

.

ROCIiDÉS D'B]XÉCt]TI ON

127

façon à engager la lame dans le bois jusqu'en L (fr(./.3{S). La profoncleur rlu trait ainsi oblenu es[ alors suffisante porlr guidel la lame. On scie ensuite cn tounranI arrtour du point A
et en se guidant sur les trails tracés
A
sut' chtrmp. Les deux faces étant ainsi
à demi sciées, on rel,ourno la pièce et

I'on [elntine Ie sciage
parallèl emen t, à I'arase-

ment. Le mouvement
cle la scie

doit être bien

,f.1

qé1

Frc.3{8.

F'ro.319.
.l

rectiligne; Ie trait dc scie doit ê'tre entièrement en dehors du trait de trusquin ; il doi I en laisser la trace sur l'arêl,e
du tenon lerrlriné.,
[.e sciage cles tcnorls de faible largeul
ipcLits boislsc fail plus
lirpidcrncnI rlc la rnanièr'c suivirntc : Orr
plact,,

lc pclil

Jrciis sirr,

luro Ir'avcrsc rlaus lrrrlrclle r;n n rlrijà sr:iri uu
lcrtorr rlt) rDr.\ulr' élrlrisse(rr'rfiy. :l[1] . orr ['iriI
ir l'l1t: tr rc l i r.s pir rc nt t: n I s,
otr Ii-rrr lc Iorr l sorrs lt
rltlr,l t'rr rniriritcrrant lc
Icltorr ('n llor'tc-ir-lirrrs
strt' I'rilrrlrli. ()rr crrg'irq'r,
la srit', r;rri rloit r\llt'

lnilnu,ulrrit' r.r'riir:lrlt.lrttcnt, rliuls lcs Ir'irils
rlr, lir Irirvcrsc. t't l't_rrr
scic lt, lertott ('n ulr(1
seulc fois.
L'araserncrrL t'sL sr,iri r:rr alllll\'ânt rrver. la rnlin g.arrr.lre lc lrois conIr'r lc r':rlet
fixri luimême slrr ul10 r:ale 't'ig.li20,. l.'alt;rt;rro ir lorr.iorrr'- Iir:rr .rrr ll l';111s olrposér: ir
I'orrvr.icr., cllc est,

r.i
,l
,:Ï
.q
d-.è

I28

COURS DE TECHNOLOCTB

guidée par I'ongle de I'index gàuche. Dès que la lame a pénétré dans le bois, orr suit en scianI
le trait tracé sur le pa-

remcnt, e[, lorsrlue la
scie travnille sur Ioule
la largeur du bois, on
scie bien palal ld:lcrncnt

rlu lenon err
sc t.t.rritlarrl srtl le Ir'ait,
tl'alasernrruI srrl chlnrp
rlrri t'sl visiblc.
")" ]f rtt'!tt i.ye,; .
I-ts
aux joues

rnollaiscs sottI ct'eustl't s

ilrr lrtlrllne lrritutr:uyré
ir I'irirlc rltt rttttillct. l,e
lrois t'sI urairtltttu scltts

lc virlc[ 1rt'rrrlrtttI
r':rtir-rtr.

Ic

l'o;rdr-

tuot'Irtisag'r'

lig.il2i rloiI uroit' Iir'rt
irrr-rlr'-su. rlcs lritlrlt
:niutl, trlirr rlttt l*l r'{)lll)
st,iI trrit'rrl lrtrtt. 1.,,]'-#u*,
(lll(' lt'. ttXrt'tltist's tlrli "iÉi:lrorrr:lrctrt. ellcs s0lrl
t'r'rusrl{'s ctt rlt'ttx l'ois
prrr rlr.rrri-llrgcrrr'. [,'o1ri'r'lrliorr t'sl t'ollrlrrilt rlr. ]rt I'utjotr sttit-atrlr'; ,\llitrlttt,t'i\ 2 trtillirtrèlri's {'lt
rlr:rlairs tlrr Ir'irit,, irp;tro['orrtlir ll rrrorlrrist't'rr t'rrlcvllrrl srttrt]r-.ssi\'('tn(,lrI rlcs colteitttr ittclitttis
srrivnrrl ll tiircr:tion Dl','1r,1. it22r. rltlIrclttls rttt lrriiulnlrlo p:rl trtt ('onl) cle lrrlrlitttc vcrlicitl.
Lor'.sr1rrc lc lrii,lirnc attt-linl lrr lrlolirtr,lcttt' r:t-itrrt.uitlrlc, tlt'ttri-litt'g'ortr rlatts lc cts rltti tr,rtts ot'clrll(:, r't:tourrrcr l'orttil, ettlcvel lc lrois lirtL ntiuct's
tlanchcs vlrlir:irles ,jrrsclu'à I'ertt'Étttiié tlc ln tttortaiso ct a(Tmnclrir cnsrriLo lcs clrtt'érnités tl'tltr t:ort1r

7q"

tle bétlane tlotrné srtr le t,r'triL.
I-a tler-rrii:rnc parLie tle lir rnrr'taise est crt'ttsttt
dc ln rnêrtrc ntanièrc, on rc[ourttc le btltlanc dès
clue I'outil cntre tlnns la partie cléjà creuséer. Afin
rl'évi[er tl'englgcr I'oulil, il faut : C.o u'enlever quc
des copeaux tle faible épaisseur, ct détacher lc copcau en rarnenant le bédane vers soi, aprals cltaclue

I"rc.312.

coup de maillel ; 2" tlégager les copeaux cn faisant abal,age en arrière lorsqu'on ret,ire le bédane..
Il esI bon dc vérifiel souvenl,, surlout au débuI de I'apprentissage, I'aplomb du bédane au
moyen d'un réglel ou de la lame de l'équerre appuyée cont,t'e le parement des bois à mortaiser.

Prtocri rtris n'nxÉcri
à) EsrouncHrilrENr.

rtoli

120

Les enfourr:hernents soub sciés cornme lcs t,enons;
étant tou.joûrs con[enu clans la pLrrtie qui cloil. disparaître. Les parLies à enlever A,, L (frg.323) sont coupées
au bédane comme I'intlique la figure. II faut couserver
à ces parlies une portée clb, afin cle pout'oir coupcr franchernent lorsqu'on rctourne Ia pièce; on éviLe ainsi des
arrachcments rlans le fonrl de I'enfourchcrnent.

-

le trait cle

scie

r) Exrarrl.ns. Il y a lieu de considérerles entailles
clui débouchenl sur tleux faces opposées (assemblages t\
mi-bois, traitsde Jupiter, el.c.) et les enLailles borgnes
i'enlailles à clueues d'hironde, queues de tiroirt.
I.'rc.323.
Dans I'exécution de ces assemblages, oll utili.ser.a la
scie [outes les fois oir cela sera possible, même lorsclue la scie ne peut opél'cr que srlr une
partie de la face à établir.
lo Entroilles ort,uertes à mi-boit (frg.32{).
- On opère de la façon suivante:
r\rascr I'assemblage en ab eL crl. Divisel par quelques traits de scie la matière à enlever.

*rtt'
_.-1.

La pièce de bois é[ant posée
rle clrarnp sous le valet, couper
obliquement (rt7.325) au ciseau, à
I'aide du maillet, Ia parl.ie à enler'er suivant I'inclinaison l/h. Retoulner la pièce e[ couper dc la
F'rc.324.
rnêrne rnanière suivant, eÀ. I,'ixer la
Fru. 32,ï.
pièce à plat sous le valet c[ <Iresser
Ie foncl de I'entaille survant ç1i. Ce dressage est efl'ectué au moyell du guillaume dans les
anglcs et, au rabot vers le milieu de I'entaille.
Lorsque les enLailles sont praliquées da's des bois de
faible largeur, on ne peut en dresser le fo'cl qu'au ciscau. Le
ciseau doil, travailler, dans ce cas, Ia planche en dessous,
{rt7.328); la pénéLr.ation tlu ciseau
rloit être accompagnée d'un déplacement latér'al qui facilile la coupc
en évilant les tlclaLs (ftg.327). Ou
ltrc. i126.
r
Irro.327.
faciliLe la coupe du ciseau ainsi
employé en donnant le dernier coup cl'aigtisagc à lrr pierre à huile sur le biseau.
2o Entoilles borgne Couper à la scie à araser toute-s les faces ou parlies de faces accessiblcs à cet, oulil, rJans le cas de la figure 32f] jus<1u'en AIJ. Descendre aLr ciseau les I'aces
verticales, en opérant, comme dans Iapremière partie du norlaisage, prr coups allerlativement verticaux et inclinés.
F-aire sauter le bois reslant, dans I'entaille en coupant, horizontalement.
t."ïi;t;ï.'j::,::
ciseau toutes les faces de I'assemblase,
I

L

ri'.:*r..
! .. t'*'.'

'i,i

COURS

130

DE TECTI}iOLOGIE

Lorsque les entailles sout en bois cle

fil

sement &b, faire sauter le bois à
enlevcr par des couPs de ciseau
horizontaux (fig. 329).

.
t*

Frc.

.:\

(rlueues recouvertes), ott peut, après les avoir
sciées et descendu au ôiseau I'ara-

*/

.i

328.

F'ro' 329'

328.

Les entailles
Assembleges dee bâtis (2' catégorie). - Assr*rsrA.cns AtENTAILLBs. le lorrg
manæuvré
sont poussées dans le bois au rnoyen tle I'outil à cntailleg i cet oittil est
d'un réglet qui serl clb guitle t.p],'eJ0S,la hauteur du*egùBt est déterrninée de façon que la joue tle I'outil vienne porter sur le guide dès que
la profondeur est at,teirlte.
La pièce qui s'engage

ù

*'-

,Jans I'entaille;èst'tirée d'épaisseur suivant la

tlemande

les bois de faible largeur, la feuilnnurr-lÛnn.
- Pour moyen de deux coups de scie'
lure en bois de travet's est ol-rtcnue au
Lorsque la largeur est très grunde, on pratique d'abord une entaille
AsQnuer,A.cES A

à

la plofonclcur de la feuillure, le long de I'arasement ; -on fait sauter la
partie qui restc au ciseau, et on lectifie au guillaume ou
au ratrot à élégir.

Fro.330.

Assemblages pour menuiseries de remplissage'
a) AssEMsLlcIis À RAINUnE ET LÀNGUETTB' -- Ces assemblages sont exécutés à I'aide du bouvet. à joindre,

de iommencer I'exécudarrsl,ordre suivant: lorainure;zo languette. Il faut s'assurer avant
bien'
tion que les bouvets sont bien en ftts, afin que les parements affleurent
on
Ça pioce cle bois recevanl la rainure étant fixée dans la presse'avant, on dresse et
mcl" d'équerre le champ à assembler'

de façon que le
On pottsee à fond la rainure, en colrlmençant par son extrémité avant,
en r'étrogradant jusqu'à
copeau *'orÉauru"-né à l,exLrémit,é cle la oourse de I'ouLil; on conLinne
dresse' sans le mettre
l,extrérnibéarrière;pngbat au guillaume les arê[es tle la rainure. on
la languetl"e en observant'
6,équerre, le champ de la pièce qui portc la lauguet[e, on pousse
les arêtes de la languett'e,
les mêmes précautions que pour la rainure, on abat au guillaume
d'trne règle si les
on monte l,assemlllag'e, on I'amÉne à joindre, e[ I'on vérilie au moyen
Si les deux pièces joiparements des deBr pièces assemblées sonl, bicn clans le même plan.
un coup de
g'ent parfaitement, l'assemblage esI telminé; tlans le cas contrairô, on donne

5.

n

'!

P

RocriDES D'EXÉc

Lrttot

t31

varlope sur la languet[e, et I'on repasse lc bouvoI en tenant
eompte des ipclicalions fournies
par I'essai de montage précédent.
à) AssnunLAGEs A FÂussES LTNGUETTES.
- Les pièces à assembler sont dressées eL mises
d'équerre sur leut' champ. Les rainures sont,
poussées comme dans l'assemblage précédent en
employant de préféreace le bouvet, de deux pièces. Les languettes rapporl,ées
sonI corroyées,
à la mrnière ordinaire, à l'épeisseur des rainures. Les ar.êLes sont,
abaltues au guillaume.
f) AssnMBLAGE a FEUILLURES. - Les feuillures de for[es dimensions son[ creusées e' donnant deux coups de bouvet de deux pièces, de façon à détacher un liteau;
leurs faces sont
ensuite lectifiées au guillaume.

Les petiLes feuillures sonl poussées au bouvet, de deux pièces ou
au feuilleret.
d) EunnÈvENIENrs.
La rainure' du bât,i est pousséc atr bouveI de deux pièces cornme
précédemment; les arê[es ne sout pas abatt,ues. On pousse en même temps

une pet'ite pièce de bois de l0 à l5
de calibre pour

I

cet,te ra.inur.e sur
cenlimètres de longueur; celte pièce, appelée nrtlet,servira

la vérification tlc l'épaisseur
du panneau qui doivent s'cngager
dans la rainure. L'exéculion de la partie cle

des rives

:'i+'

I'assemblage qui col.respond au panneau var"ie

avec les dispositions de celui-ci. Les pan_
neaux à glace sur deux parements sont, d'abord

blanchis en parement, on régularise l'épaisseur des rives (on dit qn'on met le panneau
au molet) p". un dressage en plan incliné AB

Frc. 331.

(fi7'331) àlavarlope' on blanchil ensuite

le faux parement du pan'eau, er] conser'ant la
pente sur une largeur supérieure à la profondeur de la rainure.
Les panneaux arasés sont trâcés d'après leur arasement
que l'on relève sur le bâti assemblé' Cet arasemenl tracé, on porte à I'extérieur la profondeur de
la rainur;, *;;;il;;ï"
panneau par des traits parallèles à I'arasement.
Les feuillures des pan'eaux sont, exéculées
au bouvet de de*x pièces poussé sur champr o' de préférence
;,,ï;il;;
;; fo,rnil un
travail moins rapide, mais plus soigné que le bouvet.
' Les panneaux à plate-bande sur un seul parement sont blanchis en faux parement et,
mis
au moleI avec I'outit à plal,e-bande;.il faut toujours commencer
par les rives en bois cle travers' Les plates-bandes étant poussées, on blanchit
ari rabot le parement,, en régularisant. le
carré de la plate-bande.
Les panneaux à plates-bandes sur les deux paremenl,s
sont préparés de la façon suivante :
Pousser la plate-bande sur un parement de façon à
obLenir un carr.é convenable. La pousser
ensuite sur Ia face opposée eu mel[ant au rnolet. Blanchir
les deux faces du panneau,
en réI ----gularisant le carré si c'est nécessaire.
Lorsque I'embrèvemenl comporte un recouvrement, l'assemblage
esl, const,iLué par une
série de rainures et peu[ être exécuté entièrement au bouvet
de deux pièces. Les ar.êtes
cachées de I'assemblagc sont abattues.
' L'exécution de cet' assemblage cloit toujours
être précédé rl'un affleurerne't des bâtis.

i
:

\

:l{
,yl

t-!
arl

COURS DE TECHNOLOGIE

r32

v/
Façonnage:

..
,\

Les opératio's {uqious comprenclrons sous le nom de façonnage sont t,rès nombreuses;
:ner à trois opérations principales :

l"

Chanl,ôurnements;
2o lloulures'droit.es ou cintrées;
3" Élégis et, fonds levés.

lo.Chantournemeûs(fig.332). - On désigne sous ce nom I'opér'alion qui a pour buI
tle rlon'er aux pièces de bois les contours curvilignes exigés par la décoration de I'ouvrage'
L'exécution d'un chanlournement comprcnd deux oPéra tions

:

l" Ie découpage à la scie suivant les contours de la Pièce;
Frc.

2" Ia

332.

rectification

eL

le Polissage

des surfaces sciées

être pro'
Le clécoupage est exécuté avec la scie à chantourner, dont la lame doit toujours
comlnc
pcrtionnée à la courbure du trait. La scie à cbantourner est tt'nue pendant, le travail
toujours
rlemeurant
la
lame
la scie allemande, mais elle doit être manæuvrée verlicalement,
le permel, à lû
parallèle à clle-même. Les sur.faces sciées sonl blanchies, lorsque la courbure
pour les bois
rva5sl,ri'gue pour les bois blancs et résineux, à la guimbarcle à lame tle racloir
on déoutils,
4urs. Lorsque lar courbure est trop accentuée pour permettre I'emploi tle ces
gr.ossit à Ia râpe eI on ter.rnine à la lirne et au racloir ordinaire.
2o

Moulures.

-

a) Moulures droites.

-

Les moulures

a'

clroites sont poussées au moyen de I'oulil à moulures' Les
profils él.roits sont pousstls direclemeut -*ur la rive, cltan-

freinée grossièrement au rifla-rd. Il fauI irttaquersurl'exl'rtimité avant, pousser la moulure à l'ond e[ contintter eu
rétrogradant, de façon que I'outil tléborrche toujours à vide.
Il est nécessaire d'appuyer fortcmenl, avcc la rnaiu

I

gauche le conduit de I'outil conl,r'e la rive dr-t bois.
Les moulirles larges des bâtis recevanI

F'rc.333.

cles panneaux embrevés sout poussécs
d'après les mêmes principes, rnais oll cornplète le guidage de I'outil par une réglette
que I'on engagc dans la raiuure de I'em-

F'tc.331.

brèvemenl (frg. 333). Les moulures isolées,
(,fiT.3:l'r) sur une planche A, laquelle
emplovées aux cncadrements, sont poussées à chettal

t33

PROCÉDÉS D'EKÉCUTTO\

vient supporlcr la surface inférieure cles joues rle I'outil, lorsque Ia moulurè est poussée à fonrl.
Les outils h ùoulures n'ont pas de contle-fer, on évite les éclals ett bouchan[ avec les
doigts de Ia main gauche I'ouverture de rlégagcment, des copeaux; ce sont les copeaux engagés dans la lurnière qui jouent le rr)le de conlre-fer. Ce procédé n'est, qu'un palliatif ; il est
préférable d'établil les bois de façon que les moulures se pr'ésentent. sur des rives saines et
de droit fil.
La moulurc est poncée, c'est-à-tlire polie au papier vcrré dès qu'elle est poussée, la pièce
de bois res[airt en place, sous le valet de 1'é[abli si la moulure est poussée surle parement, t\
la presse avant, si elle esl pousséc sur champ.
I-es moulules poussi.es sur champ, sur des rives à faible courb) Iltoutures cintrées.

-

bure, sont exécutées facilemenI au rnoyen
de saàofs.
Les moulure.s, poussées en pal'emen[, sont dégrossies au moyen de
gouges tle pas convenable; Ieur' profil

Fra. 335.

t'
est régularisé, eL leur surface polie au
rnoyen du tarabist'ot que I'on manæuvre en appu\-anI la buLée conlre la rive chantournéc

tlcs bois.

Les moulures alrôLées (f.g.335) sont poussées
ciseau et à la gougc.

au tarabiscot, après un dtlgrossissag'e

au

a" Élégissements.
- On appelle élégissements ou élégis les surfaces obtcnues en tliminuant, I'épaisseur cles lrois, sur une certaiue étendue, dc façon à donner plus de relief aus

parties environnanl.es; la figure 336 clonne la section d'un
pilastre élégi tle fetrillures, e[ portant un élégi mouluré. On
dit aussi que ces surfaces sonï" ra,oaldes. En général, les
élégis préscnl,ent peu tle largeur'. On appelle lbnds, les élégis
Irrc. it36.
présentanl une largeur'[rès grancle (panneaux) et comporlant
des parties réservées pour Ia sculpl,ure. Un élégi fcrrné analogue à celui que représente la

t

figure 337 ne peu[ ôLre exécutir àr I'airle
cl'outils à conduil,c; olr [ourne souvenb
la difficulté en exd'cutanl" l'élégi commc
s'il était ouvert crt en rapportant anx
exlrémités des peLil,cs 1rièces cle bois I]
(fi{/. 338), assemblées cl'onglet, qui r-etournent complèternent la moulure cl'encadrement. Ces pièces sonL appelés pcu'eloses.

Fro.

3 t7

.

Les élégis ouverts à leurs ertrémités et .les moulures dont ils sont décorés sont, esécutés à I'aide rles outils u conduite : bouvets, feuillerets, plales-bantle s., guillaume, ral-ro[ à élégir.

':sf

I3L

COÛRS DE TECHNOLOGIE

Les élégis fermés sout, creusés(ddfonceî) au ciseau, de façon à approcher cle la profondeur voulue ; le fond est terminé à la
guimbarde, la table de I'oulil s'appuyant sur les parLies r.'servées. Les
moulures sonl, alors creusées à la
gouge el lerminées, si possible, au
Iarabiscot.
Fro.

338.

Montage.

Le montage compl'eud:

Lo

la mise en place des pièces divelses composant I'ouvrase ou

rtssemblage; 2" la consolidaticn de ccs assemblages.

Assemblage.
- Les pièces doivenl, être assemblées dans un ordre tel clue cet,te opéralion soit rapide et comporte le moins de manæuvres possible.

Les panneaux sont introduits dans lcurs
emhrèvemen.ts par leurs angles infetrieurs, I'un
des angles s'engageant dans la rainure du monlant, I'autre clans celle cle la traverse (fig.33g).
On arrive ainsi à faire pénétrer facilement les

I
I

panneaux dans leurs embrèvements, rnême lors-

qu'ils sont coffinés.
Les menuiseries à panneaux son[ assemblées dans I'ordre suivarrt :

Fto.

a)

Ilfeneûsertes eomportant seer.lernent dert,n
nrcntatùs et un notnbre quelconque de trauerses,

l

- Le montage
l,

esl,

339.

fai[ sur un montant A

Wg.}Aq. Assembler successivement la traverse et le panneau la traverse et le panneau2,
et continuer ainsi jusqu'au dernier
panneau et à la delnière'traverse 4.
Assembler ensui[e le rnontant B, en
faisanI pénétrer cl'une même quantité
les tenons des traverses dans les mortaises jusqu'à ce que les rives supé-

rieures des panneaux soient

près

d'entrer dans les embrèvements. Faire

entrel ces rives dans les embrèvements en commençant par une extrémité et en suivant jusqu'à l;extrérnité opposée. Régulariser la descente clu montant et amel'rc.

ner' à joindre.

340.

PRocÉnÉs n'ExÉcurIoN

t3b

b) Menuiseries com2tortant des tnontants interntddiaires (fr7.
la figure, en
observant les principes ci-dessus pour
la mise en place des panneaux ct des

StaI).

des numéros portés sur

montants.
c) Montage cles menuiseries contposdes cle plusieul's p(Lns formant eofLes divers pans consti[uant
lrage.

I\Ionter dans I'oldre

t3

'to

I

I

-

1l

,l
i

'r4

I

i"

-

I'ouvrage sont montés séparément.
Les pièces d'angles (pieds corniers)
communes à deux faces sonl toujours
3
collées avec le pan dont le montage
peut être poussé le plus loin, et clont
la manutention est le plus facile.
C'est ainsi que le montage tl'utr
meuble leprésenté par la ligure 342
comprendra :
C.o Le montage complet des côtés eb clu dessus.

7

2

+

.)

6l

i
I
I

I
Frc.
Ces

341.

a

parties tr'ès maniables seront afflew
rées et polies séparément;
2o Le montage de la fonçure,
sauf les piecls comiers I
3o Le montage des pièces cornposant le devant du meuble ;
4,o

Le montage général de la

-{

carcasse et, la consolidation des assemblages unissaut les traverses

t

du devant;
So La misc en place el, la {ixa-

tion du dcsstrs.
Frc.342.

Consolidation des assema) Meriuisertes Planes.
blages,

-

des assemblages, les menuiseries planes (portes, croisées, pans
- Pendanl, la consolidation
'posées
sur cles tréteaur. Il est nécessaire cle dégauchir avec soin la
de meubles, etc.) sont
surface supérieure des lréteaur, cal un on\:rage, chevillé ou collé gauche, ne peut plus revenir plan,
Les assemlllages sont amenés à joindre au moyen des serre-joints, placés de façon à serrer
près des assemblages.
On vérifie ensuite les angles au rno)'en de la pièce carrée, si les bois sont assemblés
d'équerre, ou tle la fausse équerre clans le cas eontraire; on corrige, si c'est uécessaire' par
quelques coups de maillet donnés dans le sens convenable, et, par un petit déplacement des

I

J

:
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'+?

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.v

136

COURS DE TECHNOI,OGIE

serre-joints, que I'on fait serrer obliquement de façon t\ fermer ou à ouvrir I'angle suivanl, le
cas. Dès que I'ouvrage est serré dans sa position définil,ive, on cheville les assemblages. Oela
fait,, on peul, desserrer les serre-joints; il ne reste plus qu'à arâser les chevilles et à couper, si
c'est nécessaire, Ies parties des motrtants clui dépassent.
Lorsque les assemblages sont collés, ou entluit de colle, avan[ le montage, les tenons et.
les morl,aises rlue I'on a soin cle chauffel au préalable. Cette opéra[ion. ainsi que le serrage e[
la correction tles angles lotsqu'elle est nécessaire, cloivent être mentis tr'ès rapidemeut,. Les
ouvrages collés doivent ôtle maintenus serrés jusqu't\ ce (lue la colle soil, prise.
b) Menutsertes cam,po.s(es de plu.sieut's pans formunt coffr'age. - Les cofl'rages, corps de
meubles, etc., sont, collés ou cltevillés clans la position verlicale; ils reposent par leurs picds
sur <les chan[iers nivelés (1tt/.}AU ou directemeuI sur lo sol lorsclue celui-ci est plan
Lorsqu'un ouvrage comporl.e des pieds corniers cl'une scule pièce et des pieds avec patins
rapportés, il fau[, poul' faciliter le montage, col]servcr à ces dcrniers, pendant la cotrstructiou,
une longueur égale à la hauteur lotale de I'ouvlage' sans Lenir compte du patin.

Finition.

Les opérations de Iini[ion compretrnetrt.

:

to L'affleuremerit des parements, I'enlèvement au racloir des éclats, Ie ragréage des
moulures, le dressage tles champs et, s'il y alieu,.le mast,icagc des défauts qui n'out pu tlisparaltre dans les opérations précédentes;
2o Le polissage des surlaces ou ponçcL{Je i\ I'aide cles tliverses mal,ières à poncer;
B" L'applicatiqn des teintures, s'il y a Iieu, et, celle des enduils qur ont pour but tle conseryer l'ouvrage ou cle

lui donner un aspect plus agréable, lorsque cette applical.ion est faite

par le mcnuisier.
Le polissage des surfaces n'est, pas toujours exécuté après Ie montage; toules les parties
peu accessibles, lorsque I'ouvrage esI moirté, sont polies et reçoivent I'application des vemis
avant le montage. Ainsi, par exemple, toutes lcs moulures et plates-bandes sont poucées
immédiatementaprès leur façonnage à I'outil, et les panlleatlx sont raclés, poncés et vernis,

s'il y a lieu, ayan[ leur mise en place. Il en est dc même pour toutes les pièces qui,
n'afflcurant pas sur les pareurents des ouvra۔es, fonnent des angles rentrauts qu'il serait
impossilrle de lloncer complè[ement.

Affleurement, dressage des chamPs et ragréage des moulures. - L'affleuremeut

ou replanissage est effectué au rabot pour les oul'rag'es cle gçrandes.dimensions, et à la varlope
p,our' les ouvlages dont les dimensions sont assez réduites pour c1u'il n'y ait pas à craindle

des flexions pentlant le travail.
Le replanissage doit êtle léger, de façon à ne pas déformer les surfaces sur leurs rives ou
I'outil morcl plus facilemcnt.

PRocÉnÉs D'ExÉcultor

t37

Le lrar.ail du rabot est complété par celui du racloir, qui faiL disparaitre les éclats et les
côtes laissés par le rabot.
Il faut toujours passer le racloir, même sur les bois tendres qui se raclent mal, car les
ondulations laissées par le fer clu rabot, toujours un peu rond, apparaissent, sous la peinture.
Les moulures sont ragréées à I'aicle de gorrges et de pel"its fermoirs ou ciseaux affûtés
obliquemenL srrr tleux biseaux. Le lagrd'age cloit polter sur une certaine longueur cles motllures, de façon à éviter la déformation brusclue des pro[ils; on ragrée cle loin.
Afin d'éviter' loutc manæuvre inutile, on termine cornplètemenl, un paremenl avanl
d'attaquer le seconcl.
Tout,es ces opérations sont eflecl,uées suf I'd:tabli ott sur les l,r'él,eaux a;ant sert'i au

montage.

I

.Les champs sont ensuitc dressés à la varlope, I'ouvrage est maintenu penclanI
à la presse cl'avant de l'é[abli.

le lravail

papiers verrés et
Matières à poncer et pongage.
- On emploie pour le ponçage les
silexés, la peau rle chien et la pierre ponce.
Les papiers verr'és et silexés son[ livrés en feuilles et vendus au mille, la finesse du grain
est dét,erminée pal des numéros d'ordle, dont les plus ernployés, en allant du plus lin au plus
gros, sonl, : 00, 0, 6, 5, /1 s13.
Les papiers silexés onL plus de mordant que les papiers verrés, mais sont plus corlteux.
La peau de chien est la peau rugueuse de certains squales appeld's chiens de mer; elle
conser\ze longternps son rnordant et présente, suivanL la partie utilisée, des grosseurs de grain
tlifféreutes; elle esl, lrès cmployéc au ponçage des moulures et de la sculpture.
La pierre ponce, sorte de tuf volcanique, est vendue en morccaux, elle n'cst utilisée
que polrr cerbains usages spéciaux tels que le ponçage des vernis. Elle est employée en
poudre r1u'on obl,ient en frottantcleux mor"ceauxde pierue I'uu contle l'autre; on I'applique au
tampon,

Le ponçage doit être 'r'igoureltx ; les papiers

cloivent, êlre tenus sous une cale en bois
tr'ès tendre, ou rnieux encoresous ulre cale en liège. Le ponçage des bois blancs et tendres est
fait en travers ou en demi-tlavers, àr I'aicle des papiel's lr"s 3, 1l e[ 5 suivant la [incsse cle I'ouYfage.

Les bois durs sont poncés de préférence dans le sens des fibres, avec les numéros 4 et 5
lorsqu'ils doivent recer.oir cles peintures., avec les numéros plus fins lorscltr'ils sont, polis pour

*ttï.:oroi:rîlî
n", croivenr, reccvoir. un ver*is sonI poncées "no, r., papiers les plus fins,
sur lesquels on répancl rluelques gouLt,es d'huile dc lin. Il se forme ainsi une sorle de pâte qui
'
bouche lcs pores du bois. '
Le ponçage doit èlre précédé, s'il ;'a lierr, d'un masl.icage des gerces, éclat,s
et fentes, clui n'ont pas disparu sous le replanissage.
Les mastics les plus employés sonl :
Mastics.

-

,.. .

COURS DE TECIINOLO(itE

.138

rz) Pour les menuiseries recouvertes de peintures, le mastic à I'huile de lin, obtenu en
broyant clu blanc de Troyes ou blanc d'Espagne avec de I'huile tle lin. On ajoute au mélango'
en le travaillant au couleau, du blanc de 1'royes jusqu'à ce que le mastic se roule en boule
sans s'attacher aux doigts. On peut le colot'et' en ajoutant au blanc ttne certaine quantil,é
tl'ocre ou des terres colorées.
Le mastic à I'huile de lin durcit en rieillissant, on lui rend sa plasticité en le battant avec
un marteau ;
t)) Le maslic à la colle, rlui convienl aux menuiseries dans lesquelles le bois poli doit
rester apparent. C'est un mélange de blanc de Troyes, de terres colorées (ocres diverses)
de fines sciures de bois, malaxées avgc de la colle fôrte claire; les proportions des matières
mélangées sont r.léterminées de façon à obtenir une
couleur aussi voisine que possible de eel,le des bois
à rnasliquer. Ce mastic est préparé au momenl, de
s'ett sert'ir.
Les mastics à I'huile de lin et à la colle sont
Irto' 31"1'
étendus au couteau (frg,343) ;
c) Le mastic clur, inaltérable à I'humidité, employé dans la construction du rnodèle,

car

il

ne s'attache pas au sablc. Sa cornposition est Ia strivante

Résine.

..

:

....

jaune
d'Espagne

Cire blanche ou

250

Rlanc

200

On fond la cire au bain-marie, et ou ajoute le blanc d'Espagne en agitant le mélange.
T,.olsclue cclui-ci est bien homcgi'ne, on ;' ajoute la résine par petites porl.ions, en ayant soin
tle continuer à agiter. La résine et le blanc d'Espagne doivqnt êtle pulvérisés et tamisés au
préalable. Lorsque le mastic est bien fondu et ne présente plus de I'rurneauxr on le coule
sur un mall;re. Après I'ar,oir laissé refi'oidir un certain temps, on le triture sous I'eau avec la
main légèrement, graissée, afin de le façonner en bâtonnets, de façon à en faciliter I'emploi.

On lrcuve dans le commerce des mastics dits goudronrl colorés suivant les diverses
teintes des bois. Leur compositicn, à la matière cololante près, est semblable à celle des
précédents.

Pour employer ces mastics, on les fond à I'aide d'une tige de fer chauffée, de façon à les
faire couler dans les trous ou les fentes à reboucher;
d.) Gomnte laque.
- La gomme laque que I'on trouve en feuilles dans le commerce peut
ôtre façonnée en bâlonnels, apr'ès avoir' étd ramollie par un clrauffage au bain-marie. Bn cet
élat, elle est emplo;'ée au masticage cles bois tr'ès colorés, tels que le noyer, le palissandre, etc.
Elle est appliquée au {'er chaud.

On teint les lrois, soi[,pour unifolmiser el ariver leur couleurnaturelle,
soit pour donner à des bois d'essence commune I'apparence d'une essence plus rare.
Les couleurs les plus employées sont :

Teintures.

Bu

\.

-

PROCÉDÉS

D'EXÉCIJTION

{39

La coulenr cle noyer, qu'on trouve dans les drogueries sous la forme de petites.granulations de couleur brun I'oncé I on la prépare en la faisant dissoudre dans I'eau ch.aude. La
solution est, plus ou nroins éténdue d'eau suivanl Ie ton tlue I'on désire obtenir.
On peut remplacer cette couleur toule préparée par une dissolution d'exl,rait de Cassel,
à laquelle on ajoute une petiLe quantité cle potasse d'Amérique qui remplit le rôle de mor'dant. On donne plus 4[g_r'ivac]]é à la teinle en incorporant à la solution des terres colorées
(ocres diverses), ou mieux une pètite quantité de rocou en pâte.
Celte teinlure est appliquée à chaud, au moyen d'une éponge, qui perme[ d'opérer
plus vite toul en laissant moins de reprises que le pinceau.
Le bichromate de potasse, désigné communément sous le nom de chromate, est, employé
à l'état de dissolution dans I'eau.
ll sert à patirîer les bois et surtout, I'acajou. On obtient les teintes les plus toncées en
utilisant une solution à 30 grammes de bichroruate par litre d'eau. Des solutions plus faibles
fourr,rissent des teintes plus claires.

La teinte obtenue ne correspontl pas à celle cle la solulion employée; il est bon, afin
d'éviter des mécomptes, cle faire des essais sur cles bois de même nature.
Les bois sout, cltromatés à fi'oid; la teinture doit ôt,re passée rapidernent, en évitant cle
repas$er le pinceau ou l'éponge sur des parties teintées déjà sèches, ce qui produiraiI des
taches.

Les noirs sont obtenus ell passant sur le bois une première couche avec une décoction
de bois de campêche et une deuxième couche avec de I'acétate ou du pyrolignite de fer.
Ces tleux couches son[ éteudues à chaud.

On donne au chêne neuf I'apparence du vieux chêne en I'enduisant. d'une dissolution
de bitume de Judée dans I'essence de térébenthine; cet, endurt, rernplace I'encausticage ordinaire.

On brunit cnbore Ie chêne en I'exposant à des vapeurs ammoniacales; I'opération

se

fait dans des chambres ou dans des caisses bien closes, tlans lesquelles on dispose un cerl,ain
nombre d'assiettes remplies d'alcali volatil.
Les bois tle ccrisier el. de merisier prennenl, une belle teinte acajou lorsque, après les
avoir laissé séjourner quelques hetrres dans I'eau de chaux, on leur applique une couche
d'une eau dans laquelle on a fail, infuser cle la sciure d'acajou, du bois de campêche ou du
bois de Brésil.

Enduits.

Les enduits ulilisés par les rnenursiers sont les cncaustiques et, les vernis.
- L'encaustique cst une dissolution de cire jaurre dans I'essence de térébenthine. La ciro est coupée au ciseau en mellus morceaux, alin d'en facilil.er la dissolution.
Celle-ci se fait en général à froid; on opère plus rapidemenl, à chaud, mais il faut éviter,
dans ce cas, de chauffer le mélange à feu nu, c'ar I'essence peut, s'enflammer très facile-

-

Encausticllte;;.

menb.

On peut coloret' I'encaustique, en y incolporant des terres colorées, pulvérisées et tamisées (ocles jaune ou rouge, noir de fumée)., otr mieux en employant de I'essence de [érében-

..idgi'.

{40

COU.RS DB TECHI{OLOGTE

llrine rlans laquelle ou A [ai[ nracérer

cle l'oreanett{r on qu'on a teintée

ir l'tritlr: de couleuls

d'aniline.
L'encaustique doit être employée tr'ès claile, elle est appliquée à I'aide d'un pinceâu ou
d'une brosse plate di[c clueue-de-morue.
On laisse séchel pendant vingl-quatre heures, et on dotrrre le brillant à I'aide d'une brosse
en chiendent.
On emploie, surtout aujourd'hui, cle I'encausl"iquc tlans laquelle on remplace I'essence
de térébenthine par de I'cssencc tle pétrole lnoins coûleuse ; Ia dissolulion est effectuée à froid;
comrne I'essence de pétrole s'évapore tlr)s lapidement, on peut clonner le brillant immédiaternent aprôs I'application.
Les menuiseries passées à I'eucausticage sont dites cirées.
lcs menuisiers souI obl,enus ert faisaut une solution
Tlernis.
- Les vernis ernplor'és par
feuilles
tlans tle I'alcool dénaturé. On ajorrte quelquefois une
saturée cle gomrne larlue en
petite quantité tle sandaraque e[ cle tér'ébenthine de Venise. La gomme laque ordinaire
donne des venris colorés; le vernis blanc est obtenu en utilisant, la gomme laque blanche.

La dissolution se fait plus rapidernent à chautl, au bain-marie, mais
demmenl de façon à éviter I'inflammalion des r-apcurs d'alcool ; en été,

il faul opérer pruil suf{ît d'exposer le

mélange au soleil.
Selon leur emploi, les vernis doivent présenter des qualités différentes.

Le modèle de fonderie, exposé à de glandes varial,ions hygromél,riques, tlemando des
vernis 'solides, cotrvlan[ bien les surfaces. Le poli et le brillant du rernis ne sonl dans ce
cas que des qualités secondaires.

Les menuiseries d'intérieur et les meul,rles vernis n'ont pas à redouter les mêmes variations i par contre, ils doivent pré'senlel ul] poli parfait, et I'enduit doiI met,tt'e en valeur la
:

beauLé des bois recouverls.

Dans Lous les ca.s, un l-iois recor.rver'[ c['un enduit brillant, eucaustiqï-re o,r vernis, doit
êtle parfaiternent 'dressé et poli, car la snrface blillanbe dc l'encluit accuse tous les
tléfauts.
Les velnis pour modèles sont appliqrrrls au pinceau en urre ou plusieurs couches. Il es[
lron, lorsgu'oll velnil à plusieurs couchcs, de poncer les premiùres avec du papier verré très
fin, afin de rabattre les pores du bois, soulevés par l'application <-le la première couche.
On augmente les propritités couvrantes du venris ainsi emplové en lui incorporant des
lerres; la cornposition rlonnée ci-après founrit un bon vêrnis pour mocli'les, coloré en rouge :

r

Alcool
Gomme laque
Sandarirque....
Ocre
"iaune....
Térébenl,hine cte Venist:
Itouge fi'anr;ais

455 gramtnes
150
65
60
140
t 30

Les vernis pour rneubles e[ meuuiseries sonl. appliqués au tampon. Leurs surfaces doivenl,
être parfaitement. polies: lc venrissage est. précédd d'utr ponçag'e à I'huile de lin.

...0/

PROCÉUÉS D'EXÉCUTIO]{

Le lampon emplo;'é est constiLué par une

It*l

pelol.e d'étoffe de laine, irnbibée cle velnis,

enveloppée par une pièce de vieux Iinge usé.

L'opération esI lonsuc, elle cprnprend [rois phases. PendanL la premièr'e (remplissage),
le vernisseur linit le polissagc eL botrcl-re les pores du bois; à cet efiet, il répand.sur Ia surface
à vernir cle la pierrc ponce en poucL'e, qu'il élend à I'aide drt tampon imbibé cle vernis. La
deuxième phase a pour btrL tl'appliquer le venris sur toute la surface cle ftrçon à la
"ou*iir
complètement. Pendanl. Ie travail, le tampon ne doit jarnais deineurer' à Ia rnême place. II
faut éviter de rcpasser sul des parties trop fraîches. Pendant la troisième partie tlc I'opération, I'ouvrier éclaircit le vernis, c'est-à-tlire r1u'il en régularisp l'épaisseul e[ en augmente le
brillant à I'aide d'un tarnpon imbibé d'alcool seulernen[.
Lorsque le vernis empâte le tampon, on facili[e le glisscmenl cle ce dernier à I'aide
de quelques gouttes d'huile cle lin.
Le procédé que nous venons d'exposer n'est pratique que sur de grandes surfaces unies I
les surfaces moultirées, les tournages son[ vernis à I'aide d'un lampon de coton.
Lcs sculptures sonb vernies au pinceau r\ I'aide de vernis spéciaux, vernis copal, vernis
caoutchouc, fabriqués par des spécialistes.
Les bois de couleurs claires (érables, frênes, platanes), qui doivenb rester apparents, ne
peuvent recevoir un ponçage à I'huile; le travail du remplissage en est considérablement
augmenté. On facilitc cette opération par I'emploi de pâles, dites bouche-pores (rooc'I-fiIers\,
d'origine américaine. Les bouche-pores sont appliquésau couteau à mastiquer, puis laclés e[
poncés après séchage. Leur emploi réduit dans de notables proporlions le temps consacré
au velnissage.

, :'E

.';

.rï

CHAPITRE IX

APPLICATIONS
Souuernr.

-

(l,réteaux).

Tabte

ù

clessiner.

- Iflenuiseiie

emboitée.

- Tiroir'. - Ilenuiserie assemblée en fausse

coupe

plan incomplet.
Echelle double.
- I\lenuiserie en fausse coupe sur
Porte. intérieure.
Menuiserie assemblée avec p&nneaux et bàtis rnoulurés.
Sellette moderne.

Table à dessiner de 1',q0
Cette table est composé:e (fi7.34t+'1

x

1o'.

:

{o D'un panneau en peuplier de 2-t rnillimèlres d'épaisseur, embolté en hêtre
le 0*,08 X 0',027;
20 D'un tirorr avec
devan[ en hêtre, côtés
et, den'ière en peuplier
de l8 millimètres, fond
en peuplier de {4 millimètles, coulisseaux rapporlés en hêlre;
3o De deux tréteaux
en hêtre, avec têtes mobiles.

Confection. \Pauneau.
- Débiter,
clans du peuplier bien tenu cle 27 millimètles des alaises en nombre
Frc. 34{.

suffisant pour obtenir

une largeur to[ale, à l'état bru[, supérieure àla largeurdéfinitive de {Smillimètresparalaise,
afin de réserver le bois nécessaire à la confection des joints et au dressage des rives. Débiter
les emboîtures dans du hêlre de 27 millimètres, en augmeirtant, leur longueur définitive cle 4
à 5 centimètres. Corroyer les alaises à la plus for[e épaisseul r1u'elles peuvent porter, en tolérant, si I'on ne peu[ faire autreynent, un peu de courbure sur la longueur, courbure qui
disparaitra après assemblage.
Etablir, bouveter et coller le panneau.

'

Corroyer les emboîtures.

Il faut,

dans ce cas, mettrc d'écluerre la rive droite en

\,
APPLICATIOI{S

'*.y'

T43

paremen[, afin que, penclanl, le replanissage rlu panneau monLé, I'ouvrage soit l,oujours à la
droite de I'ouvrier.
. Nous adopterons, pour plus de solidilgi, I'nssemblage à rainure et tenons, aurlnel nous
donnerons 8 millimètles tl'épaisseur.
Tracer, sur les champs des emboî[ures, les aboul.s eb les faces des rnorlaises. Mortaiser.
Pousser, au bouvet à approfondir, la rainure. Le fer clu bouveL sera choisi de façoq que les
joues de la rainure et celles cle la mortaise affleurent parfaitemen[.
Tracer, sur les parements des panneaux, les arasements de I'assemblâSe,' et, sur les
champs eI les aboul,s, les joues clu tenon et, de la languet,te. Enlev.er les arasements à I'aide
cl'un outil à entailles, en s'appuyant,

sur une règle lixée avec quelques
pointes. Dlesser les joues à I'aide
du rabot,.
Tracer sur les joues ainsi dressées, en présentant des emboîtures
morlaisées, I'abouI des languettes

et les charnps des [enons (frt/.845).
Scier les champs à la scie à
'
È'rc.341i.
araser, eI les abouts des langueltes
à I'aidede la scie à cltantourner, abal,tre au ciseau les arêtes des tenons et des languettes.
Vérifier la jus.tesse des arâsements et coller.
Replanir les parements; tracer les rives extérieures du panneau. Scier et clresser à la
varlope les champs des grand.s côlés d'abord, Ies champs des emboîtures ensuite.
Poncel en lravers avec du papier rr" 4.

Tiroir.

-

Débiter

le

clevant dans

du hêtrc de 27 millimètres, les côtés ef Ie d'errière

t_:

:.i

Frc. 346.
dans du peuplier de 18 millimètles,

le foncl

.:t

dans clu feuillet de {1r millimètres. Blanchir les

l

;il

COIJITS DE TECHNOI.OGIE

ILL

alaises du foud, les bouveter et les coller. Corroyer le clevant, les eôtés et le derrière aux
tlirnetrsions du p.lan (,ftg.3216). Ilettre d'équelre au bois à dresser les aborrts du devant et les
abouts rles côbés qui s'assemblent, avec le devant.
l)ousscr sur les l'aces int,érieules du devant et des côtés, à I'aidc d'un bouvct, lcs rainurcs
destinées à recevoir lc fond; poussel' en rnême temps un molet.
'l'racer ct tailler les assemblages à queues d'hironde. llontel et coller I'encaclrement clu

tiroir

crr vr!rifianI la rectitude des angles.
Replanir le fond, le coup;;-de longueur et de largeur, et mel,tre au rnolet les rives qui
seront montd:es en ra|nty:v.'[onter
\\- fe\ forxl ét replanir les faces extérieures du tiroir.

- -.-\

----Soulisse&ux. - Le tiroir

est maintenu sous la table par deux coulisseaux ell hêl,re à
scctiou carrée de {5 millimèt,res, collés et cloués sur les côtés dr.r l.iroir, rlui s'engagent dans
les feuillures tle deux autres coulisseaux vissés sous la table.
I)ébitcl et corroyer aux dimensious du plan.
Pousser les feuillures des coulisscaux fixes.
Coller et clouer les coulisseaux mobiles.
Poscr et visser sur la faee inférieure tlu panneau les coulisseaux fixcs, leur position étant
délcnnintîe en présentant le tiroir en plar:e.

Trêteaux (fr7, S'n7). Dôbiter les tlaverses des têtes mobiles dans
metles, les chapeaux, pieds e[ traverscs dans du .hêtre de 35 milli-

rlu lrêtre dê 42

milli-

tnèLlesl les montants des têles rnobilcs dans tlu hêtre de 22 rnillimètr.es.
Con'o;'cl aux dimensious du dessin.
Tracer les abouts cles rnorlaises du clrapeau e[ de la lraverse supé-

rieure, ainsi qlle
I'arascrnent des tra\rerses longiLuclinales.

'fracer lcs pieds
oblirlues. A

effet,
tracer sur ull panneau l'épurc des
ceL

lrietls (ps. Ue1.

llarcluer sul' les
llois,
en les pr'ésenl.'rr;.317.
F'ro. 348.
. tanI sur I'rlpule, Ies
âr'&semenls.c[ les abouts des morLaises, reporLer sur le chapeau pr'ésenté en bout les joues
Ie'fâce inférieure et srrr la f'ace supéricure.
(Compléter les tracés à l'équen'e c[ au tlusquin.)

<les rnortaises sur

llortaiser.

- Le

rnortaisage ol.rlique du clrapeau sera exécu[é

cn rnaintenant la

AP P LTCATIONS

.r45

pièce cle bois sur des cales entaillées de façon à manæuvrer le bédane verticalem en| (ftg. B4g).
Faire les tenons et les arasef.

Monter.
- Assembler d'abord les montants
obliques et les traverses des pieds, assembler ensuite les deux pieds de chaque lréteau avec les

'Y

\{

et inférieures;. monter le
tout sur le chapeau. Amenen les assemblages à
joindre à I'aide_des serre-joints; cheviller, affleutraverses supérieures

rer et poncer.
Couper les pieds de longueur.
Percer les rnontants des têtes mobiles, et les

Fro.

349.

fixer sur leurs traverses à I'aide de broches en fer, replanir et poncer.
Echelte double Ws.

3Bo).

Cetl.e échelle comprend deux montées semblables, réunies
appelées eompas.

par deux ferrures spéciales

'

Les montants, de B mètres de longueur, sont en bois du
Nord roug"e, r_le 0.,08 X 0'n,082; ils seront choisis bien tle fil et
nebs de nceuds.

Les échelons en même bois de 0.,04 x 0.o,0z5 seront assemà tenon et mortaise clans les montants. Les mortaises de
rans pair seront borgnes, celles de rang impair traverseront les
montanl,s et, leurs tenons seronI chevillés.
on peut se dispenser d'établir un plan cornplet, il suffït, de
déterminer la longueur d'arasement des échelons et I'angle que
font, ces arasements avec les champs.

blés

.

Les longueurs d'arasement des
échelons sont déterminées cle la manière suivanle :
Les bois étant débités et corroyés,
on;dispose Ies échelons comme I'indique
!'ro. 351.
la figure 351, tlans leur ordre tle monFrc. 350.
tage, en les mainlenanl, si c'est, nécessaire, à I'aide d'un serrejoint. On trace le lrait AB d'équerre avec les champs, en réservant ep dehors de ce trait le
bois nécessaire à la confection clu tenon; on por[e ensuiteAC etBD, longueurs tles échelons
extrêmes, et, on joint CD. Les intersect,ions des traits AB et CD avec les champs supérieurs cles échelons donnent les longueurs d'arasement,.
Pour déterminer I'angle d'arasemen[,'on trace sur un panneau (ftg.ïbZ],,tlont trne rive AB
a été

,:::::-;îi,:ï:::?,

parallèle à cette rive, tel que

sa

distanee à la rive soit égale à celle
{0

.;{

t!*6

COtjRS DE TECHNOL0GIB

qui sépar.e([eux échelons conséculifs (95 centimètresdans le cas qui uous occupe). On trace
ensuite un axe XX perperrdiculaire à AB, et on porte
sur AB et sul CD, de part et, d'autre <le l'axe, les demiG
. longueurs de deux échelons consécutifs. On obtient ainsi
D
1'
les poiuLs E(i et FH. Les clroites BF et GH donneronl la
B coul)e ou I'angle de I'arasement, t1u'il est facile de relever
Frc.352.

à la fausse étluerre
I-es arasements des échelons selonI tracés sur champ

'sergtt
ir l'écluerre orclinaire, r\ la fausse éqtrelrc sttr les palements. Les abouts des morl.aises
tracés en portant, au compas, à parlir de
l'exl,r'érnil.é inférieure, autant <le fois la
longueur û - GH que l'échellc comFrc.353.
porte d'échelons (,1',9. 353) ; on porte
elsuite en retrait du premier. traiL la largcur / des échelons. En reportant la même divisiorl
ir partir de c:e seconcl trait. on obticndra lc dcuxièrne about dc.s mortaises. On complétera le
tr.ac(r dès mon[a1ts cn rctournant, pour les morlaises qui traversent, ces lraits sur la face
opposée. Ce retournernent esb obtenu à Ia fausse équcmc pointée cornme I'indique la
figule.
Les mortaise,s et les lenons sont ensuite erécu[és à la manière ordinaire, les tcnons qui
s'engagepl, t]ans les mor[aises llorgnes sont, coupés de longueur, les échelons el, les faces irltérieures des rnontants sont rcplanis et poncés après eu avoir abal,tu les arêtes.
Les dcux parties de I'tlchellc sont monlées séparément et chevillées après avoir.vérifii'
les angles à la lhusse équeme. Il ne rest,c plus qu'à affleurer les lenons passanLs, à couper les
montatrts de longueur, à replanir, à poncer et à ferre r.

Porte d'intérieur.
35/1, esb constnriLc crr bois clu Norcl, les bâtis en
en fcuillets de 18 millimè[res.
lcs
panneaux
planches de ll8 rnillimètres tl'épaisseur,
Débiter, corroycl et, établir les bois tlu bâti, blanchir, bouvetet et coller les alaises des
panneaux. 'I'rar-er les assemblag:cs, couper les trpaulemeuts des traverses supérieures et
ipféricures, scier les [e1ons, exécutel les entailles de barbe' r'allongée, tt'acer les joues cles

LletLe porte, représàntée

par la figure

moltaiscs
percer les nrortaises. Pousser les rainures d'ernbrèvemenL des parneaux et un molet.
Arasct les lenôtrs et lettrs onglets'
Pousser les rnoulures dcs bâtis ct les poncer'
DéLermilcr. lcs longueurs et largeurs des patrtreaux. On rltal-rlit à cet effet une règle à
parrneaux. C'es[ une simple réglet,le (fitJ.3i5) dont une des extrérnités porte une encoche abc,
de dimelsions l"elles tyre tib soiL égal à deux fois l'avancemenl dc la rainure. Bn présentant le
poinb c conlre les traits d'occupaLion sul les monlants, ou les traits <l'arasemen[ sur les tra-

.,

a.'
t'i' ,

_'._

__,

..

APPLicrrroN-r'

.1,4'1

vel'ses, on l)ollrra lnarquel' sut' Ia r'ègle, en erl e|" cl',les tlimençions rl'uu des virles tlu bâ[i ; les
longueur:s aù eL o/ seronL lcs tlinrensiotrs exar:tes tlu

panneau

I

il

\

corrcspondant.

()oupcr les panneaux de longueur. el, tle largeur l
à ccl, e{I'et, drcsser un champ, traccr les abouts, les
corrpcr e[. tirer de lalgcur.
Pousser les plates-bandes cn lcs rncltant nu molet, les poncer, régular:iser leurs calrés en rcplanissant les pairneaux. Ilacler et, ponr:er les panueaux.

L

Frc.355.

Montuge.

t--

I

L
'

!'rc.3i/r.

,\ssembler le Lrâti cn metlant en
place les panneaux, cheviller, couper les parties dcs
tenons, des travelses et des motrlanls qui dépassent;
affleuter eb replanir, ragréel les uroulures et polrcer
le bâti.
L)resser les charnps e[ abat[r'e les arêtes.

Sellette

fantaisie.rumffi r*rl
t3t
ffi

-6ffiiffi,,i1l.sb6i
en acàjou ; elle colll-

cs{consLrui[c en noyel' ou
:l

'

I

I

Une tablette supériuur*.q. Uitl.:tî;7),r"ï:,ii
o'",u* >< 0n'.022,
moulur'ée sur ses rives suivant le profil du croqrris;
I)errx pieds chunbournés, consLitués chacun pnl clcux rnolltants 13, eutrel,oisés pal deux lraverses C ct D, assemblées aux
montarlts à I'aide tle tourillolrs ;
LTne étag'irre supérieure E. folrnée d'une tal-rlette plate sLrr

Iarluellc vicrrnent se visser rleux lallonges en formc cle gouLtière H;
Une étagtirt-' infririeure I, fixée sur les traverses D;
Dcux tlaver-ces chanLounrées K, entreboisanb la partie supé-

rieule

de.s piecls.

Il:tdcutiott. Le pièternent étant composé de pièces
courltcs assenrblées en fau,sse coupe ; il est nécessaile dc

{rro.35û.

faire tttr platr slaurleur d'exécution (fitl.3ô7), afin d'en [irer lcs caliblcs nér:essaires pour
tracerr les cltantournernents. Comme la hauteur n'est pas rigourerrsenrenl clétermind.e, il est

.!l

,l

1e8

COURS DE TECHNO[,OGIE

inutile de faire une épure ; on tracera seulemenI une élévation, {ui donnera avec les contours
des pièces à assembler la cor.rpe de
'qui
leurs joints et uh profil
fournira
toutes les coupes et longueurs exactes

des traverses. Les diverses pièces
composant, I'ouvrage, présentant des
sections d'assembla$e réduites, seront
assemblées à tourillons collés ; on
noaura donc pas à prér'oir un excès de
rnatière pour I'assemblage.

Afin d'éviter la confection de ca-,
libres coûteux, le plan sera tracé sur
du papier bulle fort {ui, découpé,
pourra servir de calibre.
De:bit.
Frt;. 357,
- Débiter la tablette supérieure dans de Ia planche rJe 27 millitnètres, les tablettes inférieutes clans du feuillet de l5 millimètres. Choisir une plarrche
d,e27 millimètres pouvauI contenir les montants des piecls
Dégauchir cel,te planche, Ia tirer d'épaisseur et tracer ir I'aide des calibres en .papier
découpé les contours des pieds (lrr. 3tt8). Utiliser les [ombées, en tirant si possible de la
même planche les traverses des pieds. Chantourner les pieds et les l.raverses
Débiter les traverses du haut K et les gouttières H' autant que possible en une seule pièce,
Fro. s58.
a{in de faciliter le travail. Comoyer à la manière
ordinaire toute-s les tablpt,tes, rnoulurer leur$rives et les poncer. Rectifier à'la râpe, en finissant à la rvabstrinc'ue à lame cle racloir, les contours des monl,ants et les traverses des pieds.
Couper d'après le plan le,s assemblages, exécuter les tourillons et Ies trous destinés à les
recevolr.
Monter et, coller chaque pied.
Profiler au rabot rond et poncer les traverses supérieures K et les gouttières H.
Scier sur ulle boîte à coupes des traits guides à I'angle des traverses et des pieds en vue
de profil du plan.
Couper à cetle bolte les traverses et les gouttières, et les assembler aux pieds à I'aide
de tourillons.
'
Hle{,tre en place les tablcl,Les intermédiaires e[ coller le pièlement.
Affleurer le dessus clu piètementl mettre etr place le clessus et le fixer soit à I'aide de
tourillons,, soit avec des taquets co.llés.
Poncer I'ensemble, teindle s'il y a lieu et encaustiquer.

'tcri!,

TABTE DES MATIÈRES

CHAPITRE I
BOIS
Pages.

DéIinitions

t

.

Constitutiondes lois. . . . . . . . .
Examen de Ia section transversale.

. . . . . . . . .- . . .

.

Étude d'une couche.
Vieillesse de I'arbre
Section longituilinole.

lloelle

4.

I
I
3
3
3

.

Prcpriétés ph;'siques et mécaniques tles bois.

Hygrométrie

4
&

.

Gonflement et retrait
Tissus tnormaux.
Tissus cicatriciels.

4
a
:J

Retrait longitudinal.
Déforrnations ploduites par

i)

le retrait dans les bois clébités.

Valeur du retrait des principales essences en passant de l'état vert à l'état sec

touleur et

éclat

6
,
I

Parfum.
Poids spécitique. .
Poids moyen du ms de différents bois.
Dureté .
Élasticité.
' Aptituile des bois à se laisser travailler et polir

. ; .

.

I
I
I
{0

t0
t1

.

tl

Àptitutle à la teintule.
CHAPITRE

{,bH
;i'+iri

II

VICES ET DÉfAUTS DES BOIS

t2
t2
t3

Défauts physiques.

Aubier.
Næuds

l3

Anomalies de croissance
Fibres torses ou torsion
Bois ronceux .
Loupes et broussins.
Entre-écorce

t3
t3

l4

.

T4

Cæur excentré .
Courbures des tiges.
Gélivures.

Iloulure

rl.4

,.4

t5
t5
{5

.

Cadranure

Cæur étoilé.
Gerçules .

t6

.

l6

i.p\ D

,8"

TA B LE DES }tAT IÈRES

t50

Pages,

Blessures.

{6

llaladies physiques.

{:
l'I

Cæur rouge.
.
Carie du cæur des bois blancs.
Lunure, double aubier.

IB

l8

l\Ialadics parasitaires

t8

Pourritures..

.18

iii:':':

l9
t9

Arbres molts sur pied
Pourritures rles bois abattus ou mis en æuvre
Vermoulules . . ,

l9
l9
20

CIIAPITRE III

DÉBIT I,Es BoIs
Débit
Débit
Debit
Débit
P

en plot.

vt

,,

sur dosses
larié ou de Palis
sur quartier ou sur rnailles

2')
22

lacages

2'+

CHAPITRE IV
caRAcrÈREs, PRoPRIÉTÉS ET fORMES COMMERCIATES DES BOIS tES PI.US EMPIOYÉS
Bois drrt's.

21
27

Cirènr.s.

IIêtre.

30

Frône
Orme.

30

Chôtaignier.
Noyer

32

Charme.
Acncia

33

3l
32
33

Bois btancq

33

Bois blancs tendres.

Tilleul

33

: .

Peuplier

33

.

34

.

Bouleau

:1tr

.

Bois blancs demi-durs
Aulne.

Érable

35

.

35

l5

.

Platane.

35

Mnrronnier d'lrrde.

Bois lins.
Sorbier orr

3i

.

36

colurier.

.

36

Ponrmier'.

36

Poilier',

3,i

Cerisier et melisier.
Bois résineux.

36
31

Sapins

3'l

Pins .
llélèze.

3l

llois du friold.

38

Pitchpin

40

38
.

TAIII.E NES }IATtI':RES

l5t
Pages.

Ilois exotiques

40

Acajuus

40

Teck.

4t,

Tulipier'

4l

Palissandr.es
Gaïac.

4t.

1l

libenes.

4L

CII.{PITIIE Y
SÉCHAGE DEs BOIS

Séchage nnturel

t*2

Iimpilage.
Emmagasinirge.
Flottage

42
44
46

Procétlés artillciels de séchage
Étuvage
Séchage par ventilation.
Fumage

46
+l

4g

5t
Ç*=*'

CIIAPITITE YI
ASSEMBTAGES

Dispositions générales des ouvrages en bois.
Classilication.
Assenrblages de bâlis.
Assemblages llour rnenuiselie de r.ernplissage

.52
.53
.53
.64
. frâ
. 6/+

Assernblage à feuillure
.
Asserublage à plat joint.
Assemblage à r.ainure et languette.
AssembJages à clefs passantes. . . :
Assenrblages à clefs ordinaires
Observations générales .
Assemblages unisss,nt les bâtis aux rnenuiserics de remplissage
Assenrblages sur bâttis complets.
Àssemblnges sur. biitis incornplets.
Consolidation des assemblages

Chevilles

64

.oc
65

66

.66
.66
.68
.70
.70
.7t

.

Pointes et clous.

[Iise en placc des pointes.
Yis à bois

11

.72

Collages

.r+
.rc

Exécutir-rn des collages
Placage

tq-

.

q,
qp

tl

CIIAPITITE VII
OUTIttAGE
Nléthode générale d'exécution tles c'uvrages en bois

80

Oulillage auxiliaire.
Ittabli .
.

8r

'

8l
.

Selvante
É:tau de sculpteur.

83

1\Iarteau

83

Outillage de traçage et de vériliialion.

83
84

-14.,

.,rlc

o

TABLE DES MATIÈRES

{52

Puges.

Trusquin

84

Compas

Itègles.

85

...,..

85

Equerres
Fausse équerre.
F'il à plomb. .
Niveau
Outillage de débit.
Denture et voie
Scies montées. .
Scies sans monture.

Outillage de corroyage
Varlope
Ritlard.

86
86

j.

8i
87
88
88

88
90

9l

.

9t
93

Robot

93

Rabots ronds.

93

'ltabots cintrés
Outils employés à I'assemblage.
Outils employés au creusage des bois.
Ciseaux.

93

94.

9t
94

.

Béclanes
Gouges.

95
95

Outils de perçage

96

Illèches.

96

'Tarières

Vilebrequins .

98
.

98

Outils pour assemblages pardllèles

99

Bouvets

99

Feuillerets
Guillaumes.

'

Rabotàélégir.'.

t0t

Outillage auxiliaire servant de guide..

t02

Boîtes à coupes.
tsois à dresser .
Boites à recaler.

1.02

1.02

{02

Outillage employé au façonnage.
Outils à moulures
Tarabiscot de sculpteur. .. .
Wabstringucs
Guimbarde.

104
104

{05
t05
t05

Ràpes et limcs.

106

Outillage employé air montage
Presses .ordinaires

107

t01

Presses à cordes.
Presses à panneaux

1,07

107

Serre-joints.
Outillage employé à la tnition

t0?

t08

Ilacloirs
.

.1.
:.

Pieryes à huile

{08

tqe
tOe

tl0
u0

I.imes.....:

ll0

Afliloirs
Entretien de I'outillage.
Atïutage.
Rectilications et réparations.

t00

t0l

Outils à entailles.

Outillage employé à I'entretien.
illeules en grès. .. .
tr[eules émeri.

ro0

lr0
t' t'r'

lll
.i

[t2

TABLE DES MATIÈRES

t53

CHAPITRE VIII
PROCÉDÉS D'EXÉCI'TION
Pages.
tl,t4

Dessins ou projets des ouvrages.

Plan sur règle
Débit.
Corroyage.

rL4

.

u?
. l{8

Établissement .
Tracê des assemblages.

t2t

l2l

Tracé des assemblages à tenon
Tenon simple.
Tenon et mortaise avec roinure. .
Tenon et mortaise avec rainure et moulure-. coupée d'onglet sur un parement.
Assemblage à tenon avec feuillure. .
Assemblages à queue d'hironde.
Tracé d'une enture à trait de Jupiter.
Erécution des assemblug.O.
Assenrblages de bâtis (l- catégorie).
Assemblages de bâtis (2. catégorie).
Assemblages pour menuiseries de remplissage.

t22
122
123

t23
,,24

124

t26
1.26

t26
130
130

I'açonnage

t32

Chantournements.
I\loulures droites .
Moulures cintrées.

. .'

133

Élégissements.
I![ontage

Assemblage.

t33
ri34

.

.

Consolidation d'es assemblages.
Finition
I\Iatières à poncer et ponqage .

.

134

{35

.

{3'6

t37

Illastics.
Teintures
Enduits.

Vernis

.

liz

132

137
138

t39

t40

,

CHAPITRE IX
APPIICATIONS

Table à dessiner

t42
t43
t44

Tiroir......
Tréteaux

Echelle double

Porte d'intérieur
Sellette fantaisie

t45
{46
t41

.

tl

COURS DE ÎECHNOLOGIE.

\

l-

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I

I
I

I
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