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Le Président Bouteflika reçoit le chef de la diplomatie italienne P. 3 Paolo Gentiloni : volonté

Le Président Bouteflika reçoit le chef de la diplomatie italienne

P. 3

Paolo Gentiloni : volonté partagée pour une relation stratégique « exemplaire »

13 Rabie El Thani 1436 - Mardi 3 Février 2015 - N°15351 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

L A R E V O L U T I O N P A R L
L A
R E V O L U T I O N
P A R
L E
P E U P L E
E T
P O U R
L E
P E U P L E

ALGÉRIE - BÉNIN

M. Sellal reçoit le MAE italien

  • w Conférence de presse conjointe ramtane Lamamra - Paolo Gentiloni :

les relations économiques algéro-italiennes connaîtront un nouvel élan

PP. 3-4

M. Sellal reçoit le MAE italien w Conférence de presse conjointe ramtane Lamamra - Paolo Gentiloni

LE PRÉSIDENT DU BÉNIN ENTAME UNE VISITE D’ÉTAT

w M. Thomas Boni Yayi se recueille à la mémoire des martyrs de la guerre de
w
M. Thomas Boni
Yayi se recueille
à la mémoire des
martyrs de la guerre
de Libération
nationale
w
Les jalons
d’un partenariat
mutuellement
bénéfique
w
Un forum
algéro-africain
avant la fin de 2015
Le Président de la République du Bénin, Thomas Boni Yayi, a entamé hier une visite
d’État de trois jours en Algérie, à l’invitation du Président de la République, Abdelaziz
Bouteflika. Cette visite, qui s’inscrit dans le sillage d’une tradition d’amitié et de coopé-
ration entre l’Algérie et le Bénin, «contribuera à la dynamisation de leur coopération et
de leurs échanges», avait indiqué un communiqué de la présidence de la République.
Lors de son séjour en Algérie, le Président béninois et sa délégation rencontreront des
chefs d’entreprise, et visiteront des installations économiques.
P. 3

CONseiL De LA NAtiON et AsseMBLée POPuLAire NAtiONALe

Clôture de la session d’automne du Parlement 2014-2015

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah
  • D eux cérémonies ont couronné la clôture officielle et solennelle de la session d’automne, 2014-2015, du Parlement dans ses deux chambres : le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale. Les travaux se sont déroulés en

présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et des membres du gouvernement. La première cérémonie s’est déroulée au Conseil de la nation, lors d’une séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah. Les présidents des deux institutions ont, chacun dans son allocution, valorisé la session d’automne qui a revêtu une dimension importante dans l’histoire de la vie parlementaire tant au niveau des missions et prérogatives, qu’en matière de législation, d’actions diplomatiques et politiques. Les présidents des deux institutions législatives ont mis en évidence la contribution des membres parlementaires dans l’enrichissement et l’adaptation de la législation algérienne aux mutations et exigences nationales et internationales, et ce depuis son ouverture le 2 septembre dernier.

  • w Découpage administratif : « 11 wilayas déléguées pourront être créées en 2015 dans une première phase », souligne le Premier

ministre

  • w Gaz de schiste : « Nous n’en sommes qu’à l’étape de l’exploration »

  • w Au Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah : « La chute des cours du pétrole ne doit pas pousser au pessimisme »

  • w à l’Assemblée populaire nationale : Mohamed Larbi Ould Khelifa :

« L’APN est une institution qui consacre le dialogue »

PP. 5-6

PATRONAT

Le FCE plaide pour une stratégie de communication pour encourager à consommer algérien P. 7
Le FCE plaide pour une stratégie de
communication pour encourager
à consommer algérien
P. 7

LE MINISTRE DU COMMERCE :

Ph. : Nesrine T.
Ph. : Nesrine T.

« Plus de 206 milliards de DA de transactions commerciales non facturées

depuis 2010 »

P. 11

LE RAPPORTEUR SPÉCIAL SUR LE DROIT À L’ÉDUCATION DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU

M. Singh salue une coopération fructueuse

P. 7

2

2 EL MOUDJAHID MÉTÉO NUAGEUX Au Nord, le temps sera partiellement nuageux avec localement quelques pluies

EL MOUDJAHID

MÉTÉO NUAGEUX Au Nord, le temps sera partiellement nuageux avec localement quelques pluies durant la journée,
MÉTÉO
NUAGEUX
Au Nord, le temps sera partiellement
nuageux avec localement quelques pluies
durant la journée, devenant plus fréquentes
et orageuses en cours de nuit.
Les vents seront modérés à assez forts
,notamment prés des côtes Ouest.
La mer sera forte à très forte.
Sur les régions Sud, le temps sera partiel-
lement voilé.
Les vents seront faibles à modérés.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (16°-11°), Annaba (17°-8°), Bé-
char (20°-6°), Biskra (19°-9°), Constan-
tine (12°-4°), Djelfa (12°-2°), Ghardaïa
(19°-9°), Oran (15°-11°), Sétif (8°-1°), Ta-
manrasset (26°-12°), Tlemcen (16°-9°).

JEUDI 5 FÉVRIER À 9H30 À L’UNITÉ NATIONALE D’INS- TRUCTION ET D’INTERVEN- TION DE DAR EL-BEIDA

Sortie de promotions d’officiers médecins et d’officiers et agents de la Protection civile

Le colonel Mustapha Lahbiri directeur géné- ral de la Protection ci- vile présidera le jeudi 5 février à 9h30, à l’Unité nationale d’instruction et d’intervention de Dar El Beida une cérémonie de sortie de promotion d’officiers médecins et d’officiers et agents de la Protection civile.

2 EL MOUDJAHID MÉTÉO NUAGEUX Au Nord, le temps sera partiellement nuageux avec localement quelques pluies

AUJOURD’HUI À ORAN

Séminaire de sensibilisation et de préparation du 3 e FNICPME

Le Commissariat national du FNICPME organise aujourd’hui à la Chambre de com- merce et d’industrie d’Oran, un séminaire ré- gional de sensibilisation et de préparation de son 3 e Forum national d’innovation et com- pétitivité de PME qui aura lieu les 22, 23, 24 et 25 mars à l’hôtel El-Aurassi.

Activités des partis

 

AUJOURD’HUI À 16H

Rencontre consultative ANR - MPA

Activités des partis AUJOURD’HUI À 16H Rencontre consultative ANR - MPA Une rencontre consultative regroupera l’Alliance
Activités des partis AUJOURD’HUI À 16H Rencontre consultative ANR - MPA Une rencontre consultative regroupera l’Alliance

Une rencontre consultative regroupera l’Alliance nationale républicaine et le MPA, aujourd’hui, à partir de 16h au siège central du MPA.

CE MATIN À 9H À L’HÔTEL HILTON Cérémonie de mise en œuvre de la convention entre
CE MATIN À 9H
À L’HÔTEL HILTON
Cérémonie de mise en œuvre de la
convention entre le CNRC et la CNN
Le ministre du Commerce,
M. Amara Benyounès procé-
dera à la cérémonie de mise
en œuvre de la convention si-
gnée entre le Centre national
du Registre du commerce
(CNRC) et la Chambre natio-
nale des notaires, ce matin à
9h à l’hôtel Hilton.
************************************
MM. Mebarki et Zoukh en visite
d’inspection à Alger
Le minis-
tre de l’En-
seignement
supérieur et
de la Re-
c h e r c h e
scientifique,
M o h a m e d
Mebarki, ef-
fectue au-
jourd’hui à partir de 9 h en compagnie du wali
d’Alger, Abdelkader Zoukh, une visite de travail
dans la wilaya d’Alger au cours de laquelle ils
inspecteront plusieurs infrastructures universi-
taires à Sidi Abdallah, Bouzaréah, Dely Ibrahim
et Said Hamdine.
************************************
M. Bedoui à Annaba
Le ministre de la Forma-
tion et de l’Enseignement
professionnels, Noureddine
Bedoui, effectue aujourd’hui
une visite de travail et d’ins-
pection du secteur de la for-
mation et de l’enseignement
professionnels dans la wilaya
************************************
M. Aïssa à Chlef
Le ministre des Affaires
Religieuses et du Wakf, Mo-
hamed Aissa effectuera de-
main à partir de 9h, une
visite de travail et d’inspec-
tion dans la wilaya de Chlef.
************************************
M me Dalila
Boudjemaâ
à Boukerdane
La ministre de l’Aména-
gement du territoire et de
l’Environnement, M me Da-
lila Boudjemaâ, se rendra
aujourd’hui, dans la zone
humide du barrage de Bou-
kerdane, dans la wilaya de Tipasa, où une série
d’activités de sensibilisation sont programmées.
************************************
CET APRÈS-MIDI À 15H
AU PALAIS DE LA CULTURE
MOUFDI-ZAKARIA
Signature d’un mémorandum
algéro-tchèque
La ministre de la Culture,
M me Nadia Labidi, présidera
une cérémonie de signature
d’un Mémorandum entre les
deux bibliothèques natio-
nales algéro-tchèque qui
aura lieu cet après-midi à
15h au palais de la culture
Moufdi-Zakaria.
************************************
MM. Necib et Nouri à Ouargla
MM. Ho-
cine Necib
et Abdelwa-
hab Nouri,
respective-
ment minis-
tre
des
Ressources
en eau et
ministre de l’Agriculture et du Développement
rural, effectueront, jeudi 5 février, une visite de
travail dans la wilaya.
CE MATIN À 10H Le travail humanitaire du CICR durant la guerre de Libération nationale Le
CE MATIN À 10H
Le travail humanitaire du CICR durant la guerre de
Libération nationale
Le Forum de la Mémoire
d’El Moudjahid, en coordi-
nation avec l’association
Machaâl Echahid, organise,
ce matin à 10 heures, une
conférence sur le travail hu-
manitaire du Comité interna-
tional de la Croix-Rouge
(CICR), durant la guerre de
Libération nationale. La
conférence sera animée par
M. Askar Umarbekov, chef
de délégation du CICR en
Algérie.

CE MATIN À 9H30 À L’ENSP

Présentation de livres sur la guerre d’Algérie

La Forem, la CCNPPDH et l’Ecole nationale supérieure de sciences politiques organise un séminaire national sur « La vio- lation coloniale des droits de l’homme durant la guerre d’Al- gérie», ce matin à partir de 9h30 à l’ENSP, université Alger 3.

CE MATIN À 9H30 À L’ENSP Présentation de livres sur la guerre d’Algérie La Forem, la
CE MATIN À 10H30 AU SIÈGE DE L’AMBASSADE Conférence de presse du ministre sahraoui des AE

CE MATIN À 10H30 AU SIÈGE DE L’AMBASSADE

Conférence de presse du ministre sahraoui des AE

Le ministre des Affaires Etrangères sahraoui M. Mohamed Salem Ould Essalek animera ce matin à 10h30, une conférence de presse au siège

de l’ambassade.

CE MATIN À 8H30 À L’HÔTEL SHERATON Les énergies renouvelables et l’emploi des jeunes Le bureau
CE MATIN À 8H30 À L’HÔTEL SHERATON
Les énergies renouvelables et l’emploi des jeunes
Le bureau de la Banque africaine de développement en Algérie organise un
atelier portant sur les énergies renouvelables et l’emploi des jeunes dans les
pays d’Afrique du Nord, aujourd’hui à l’hôtel Sheraton de 8h30 à 13h.

CE MATIN À 9H AU FORUM DE LA SÛRETÉ NATIONALE

« Le rôle du contrôle technique pour réduire les accidents de la circulation »

Le Forum de la Sûreté nationale abritera ce matin à 9 h à l’Ecole su- périeure de police Ali-Tounsi une conférence-débat sur «Le rôle du contrôle technique des véhicules pour réduire les accidents de la cir- culation», animée par M. Slimane Amar de l’Entreprise nationale de contrôle technique des véhicules.

CE MATIN À 9H AU FORUM DE LA SÛRETÉ NATIONALE « Le rôle du contrôle technique
2 EL MOUDJAHID MÉTÉO NUAGEUX Au Nord, le temps sera partiellement nuageux avec localement quelques pluies

CE SOIR À 19H À L’HÔTEL EL-DJAZAÏR

Lancement de la nouvelle version d’emploitic.com 3.0

Emploitic.com, site leader de l’emploi en Al- gérie organise ce soir de 19h à 21h, à l’hôtel El Djazaïr, une rencontre sur le lancement imminent d’Emploitic 3.0.

LES 3, 4 ET 5 FÉVRIER À LA SAFEX 9 e Salon de la pharmacie et
LES 3, 4 ET 5 FÉVRIER À LA SAFEX
9 e Salon de la
pharmacie et de la
parapharmacie
Le 9 e Salon international de
la pharmacie et de la para-
pharmacie en Algérie (SI-
PHAL 9) se tiendra les 3, 4 et
5 février à la SAFEX.
Mardi 3 Février 2015

Nation

3

EL MOUDJAHID

algérie - bénin

Le Président du Bénin entame une visite d’État en Algérie

le Président de la république du bénin, thomas boni Yayi, a en- tamé hier une vi- site d’état de trois jours en algérie, à l’invitation du Président de la république, ab- delaziz boute- flika. le Président du bénin a été ac- cueilli à son arri-

vée à l’aéroport i n t e r n a t i o n a l

le Prési- dent de la ré- publique du bénin, thomas boni Yayi, s’est recueilli hier au sanc- tuaire des mar- tyrs (alger) à la mémoire des martyrs de la

Nacéra I.

guerre de libé- ration natio- nale. il était

Ph. :

Ph. : A. Yacef
Ph. : A. Yacef

dent béninois et sa délégation ren- contreront des chefs d’entreprise et visiteront des installations écono- miques. en outre, les entretiens entre les Présidents bouteflika et boni seront l’occasion pour les deux pays de «renforcer leur concertation sur des questions d’in- térêt commun, notamment au ni- veau du continent africain», avait précisé la même source.

Houari-boumediene, par le prési- dent du conseil de la nation, ab- delkader bensalah. cette visite, qui s’inscrit dans le sillage d’une tradition d’amitié et de coopération entre l’algérie et le bénin «contri- buera à la dynamisation de leur coopération et de leurs échanges», avait indiqué un communiqué de la présidence de la république. lors de son séjour en algérie, le Prési-

Le Président du Bénin se recueille à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale

N ation 3 EL MOUDJAHID algérie - bénin Le Président du Bénin entame une visite d’État

accompagné du président du conseil de la nation, abdelkader bensalah, et de certains membres du gouvernement. après avoir passé en revue un détachement de la garde républicaine qui lui a rendu les honneurs, le chef de l’état béninois a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative et observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la révolution. il s’est rendu, par la suite, au musée national du moudjahid où il a reçu des explications sur l’histoire de l’algérie et signé le registre d’or. le Président du bénin était arrivé peu auparavant à alger pour une visite d’état de trois jours à l’invitation du Président de la république, abde- laziz bouteflika.

algérie - italie

Le Président Bouteflika reçoit le chef de la diplomatie italienne

le Président de la république, abdelaziz

bouteflika, a reçu hier à alger le ministre ita- lien des affaires étran-

gères

et

de

la

coopération internatio- nale, Paolo gentiloni, en visite de travail en algérie. l’entretien s’est déroulé en pré- sence du ministre des affaires étrangères, ramtane lamamra, et du ministre de l’éner- gie, Youcef Yousfi.

N ation 3 EL MOUDJAHID algérie - bénin Le Président du Bénin entame une visite d’État

M. Sellal reçoit le ministre italien des Affaires étrangères

le Premier ministre, abdelmalek sellal, a reçu hier à alger, le ministre italien des affaires étrangères et de la coopération internationale, Paolo gentiloni, in- dique un communiqué des services du Premier minis- tre. la rencontre qui «s'inscrit dans le cadre de la concertation périodique et du dialogue politique, consacrés par les deux parties depuis la signature, en 2003, d'un traité d'amitié, de coopération et de bon voisinage, a permis d'aborder les questions liées à l'évolution des relations bilatérales à la veille de la tenue de la troisième réunion de haut niveau algéro- italienne, prévue avant la fin de l'année en cours». rappelant ses propos exprimés lors de la récente visite à alger du président du conseil des ministres italien, le Premier ministre a tenu à «réitérer à son hôte

la disponibilité de l'algérie à œuvrer, de manière constante, dans le sens du développement et de l'élar- gissement de la coopération dans l'intérêt bien compris des deux pays», précise la même source. l'entretien auquel a pris part le ministre des affaires étrangères,

N ation 3 EL MOUDJAHID algérie - bénin Le Président du Bénin entame une visite d’État

ramtane lamamra, a été l'occasion pour les deux res- ponsables d'«échanger leurs vues sur les questions in- ternationales et régionales d'intérêt commun, essentiellement celles liées aux derniers développe- ments intervenus dans l'évolution de la situation pré- valant dans les pays de la sous-région».

Paolo gentiloni

Volonté partagée pour une relation stratégique « exemplaire »

le ministre italien des affaires étrangères, Paolo gentiloni, a mis en avant, hier à alger, l’amitié «solide»

qui existe entre l’algérie et l’italie et leur volonté com- mune de faire de leurs relations stratégiques un «cas exemplaire». «l’audience que m’a accordée le président de la république, abdelaziz bouteflika, a permis de confirmer, encore une fois, l’amitié solide et les rela- tions stratégiques entre l’algérie et l’italie, ainsi que la volonté commune de faire de ces relations un cas exem- plaire», a déclaré à la presse m. gentiloni à l’issue d’un entretien avec le chef de l’etat. il a indiqué avoir évoqué avec le président bouteflika «plusieurs» questions in- ternationales, en particulier la libye, relevant une «forte convergence de vues» sur ce dossier. concernant la crise

au mali, le chef de la diplomatie italienne a salué les ef- forts de l’algérie qui assure le rôle de «leader» de la médiation internationale en vue de parvenir à une solu- tion pacifique de cette crise. s’agissant de la lutte contre le terrorisme, il a souli- gné la «volonté commune» de l’algérie et de l’italie d’agir «avec détermination» et de «renforcer la coopé- ration entre les deux pays pour faire face à cette menace. a ce sujet, les deux pays prévoient l’activation d’un mé- canisme de consultation à haut niveau. au plan écono- mique, le mae italien a indiqué avoir évoqué avec le Président bouteflika la nécessité de donner une «nou- velle dimension» au partenariat algéro-italien dans plu- sieurs secteurs.

Forum économique algéro-béninois

Les jalons d’un partenariat mutuellement bénéfique

le Forum économique algéro-béninois a été organisé hier, à la résidence el mithak (alger). cette rencontre d’affaires s’est déroulée en présence du Président du bénin, m.thomas boni Yayi et du ministre de l’industrie et des mines, m. ab- deslam bouchouareb ainsi que de nombreux hommes d’af- faires. le ministre de l’industrie a exprimé en cette occasion sa pleine satisfaction quant à l’organisation de ce forum qui est, selon lui, le premier du genre entre les deux pays. » la rencontre d’aujourd’hui, a-t-il dit, « confirme la volonté affi- chée par l’algérie et le bénin d’établir des relations de parte- nariats durable, et trouver de nouvelles opportunités pour le développement des échanges commerciaux ainsi qu’aller de l’avant dans l’intégration économique régionale et continen- tale ». il dira dans ce sens : « Je suis sûr que cette rencontre ouvrira des perspectives nouvelles aux entreprises des deux pays », avant d’ajouter : « nous vivons dans un monde com- pétitif où les économies internationales sont de plus en plus interdépendantes. » c’est dans cet esprit, a précisé le ministre, que « nous œuvrons à réunir cette année toutes les conditions nécessaires à la tenue du forum économique algéro-africain avant fin 2015. » a ce titre le ministre trouve qu’il est impor- tant dans le contexte actuel que « les pays du sud, spécifique- ment l’afrique, doivent renforcer leurs relations pour augmenter leur chances de développer leurs pays. » et de pour- suivre « l’algérie et le bénin connaissent ces dernières années une dynamique soutenue en termes de réformes économiques. nous devons faire en sorte que cette dynamique devrait profi- ter aux entreprises des deux pays qui disposent d’un potentiel réel pour mener de grands projets de partenariat mutuellement bénéfique. Depuis quelques années notre pays a engagé d’im- portantes réformes économiques pour la relance de l’industrie ainsi que la réforme du code d’investissement pour le rendre plus attractif », a-t-il indiqué. l’algérie aujourd’hui, a-t-il dit,

Ph. : A. Yacef
Ph. : A. Yacef

« dispose d’importantes entreprises activant dans différents do- maines et le gouvernement a mis en place tous les moyens né- cessaires pour les aider afin de se positionner sur le marché international. » Dans ce sens, abdeslam bouchouareb a souli- gné « la disponibilité de l’algérie à promouvoir la coopération avec le bénin et la volonté du gouvernement algérien de ren- forcer davantage le partenariat économique et commercial avec ce pays. » Par ailleurs le ministre a affirmé la réception, prévue dans 18 mois, du projet de gazoduc transsaharien (tsgP) reliant alger à lagos qui permettra de renforcer l’in- tégration économique régionale et continentale. il s’est dit éga- lement favorable à l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre alger et cotonou. »

Un forum économique algéro-africain avant fin 2015

De son côté, le Président du bénin, m. thomas boni Yayi, a exprimé également sa pleine satisfaction quant à l’organisa-

tion de cette rencontre entre les opérateurs des deux pays, in- diquant qu’il y a beaucoup d’opportunités d’investissement qui s’offrent aux opérateurs économiques algériens, du secteur privé notamment, au bénin. il a souligné en des termes précis :

« notre pays recèle d’énormes potentialités qui permettront d’offrir réellement des possibilités d’investissements aux in- vestisseurs algériens, notamment, ceux du secteur privé, qui sont les bienvenus », avant d’ajouter que ce forum économique algéro-béninois est « le prélude d’une nouvelle ère inaugurant un partenariat stratégique entre les deux pays au-delà des re- lations officielles et politiques qui les lient », soulignant à cet égard « l’importance de lancer un partenariat entre les secteurs privés dans différents domaines de développement au bénin. » mettant à profit cette occasion, m. thomas boni Yayi a indi- qué que l’algérie est une « puissance économique » et un pays

qui « demeure attaché à l’intégration économique du continent

africain », en insistant à cet effet sur la nécessité du renforce- ment de la coopération sud-sud. lors de son intervention le Président a mis l’accent également sur les différentes réformes lancées par son pays en citant à titre d’exemple notamment les domaines du bâtiment, du tourisme, de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. l’hôte de l’algérie n’a pas manqué d’évoquer les efforts déployés au bénin pour lutter contre la corruption et pour l’instauration de la transparence dans l’environnement des affaires et de l’en- treprise. a cet égard, il a affirmé : « nous avons besoin d’un environnement de transparence, dépourvu de corruption pour réaliser et réussir les projets d’investissements étrangers chez nous », soulignant, en outre, que le bénin est un pays qui s’as- socie à toutes les initiatives régionales visant la mise en place des conditions de paix et de sécurité. »

Makhlouf Ait Ziane

mardi 3 Février 2015

Nation

4

EL MOUDJAHID

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE RAMTANE LAMAMRA - PAOLO GENTILONI

Les relations économiques algéro-italiennes connaîtront un nouvel élan

Les relations économiques entre l’Algérie et l’Italie, qualifiées de «très bonnes» et de «très denses», «connaîtront un nouvel élan dans les prochains mois», à l’occasion de la tenue à Rome du 3 e sommet algéro-italien dans le cadre du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qui lie les deux pays.

L’ Algérie et l’Italie sont dé- terminées «à continuer à travailler ensemble pour

rehausser le niveau de ces relations et les développer davantage». C’est ce que ressort de la confé- rence de presse animée hier conjointement par le ministre algé- rien des Affaires étrangères, Ram- tane Lamamra et son homologue italien Paolo Gentiloni. «Les rela- tions se développent très bien en densité, en qualité et en volume», indique le chef de la diplomatie al- gérienne. M. Lamamra précise également que les relations algéro- italiennes «se diversifient pour dé- passer les créneaux traditionnels que sont le gaz et les infrastruc- tures». Il indique dans ce sens que «de nouvelles perspectives dans l’intérêt mutuel des deux pays» s’ouvrent. De son côté, M. Genti- noli fait le même constat. Il a indi- qué que «les relations économiques sont très bonnes» et que «l’Italie donne une très grande importance à (ses) importations de gaz algérien qui constitue un quart du gaz consommé (en Italie)»,

Ph. Billel
Ph. Billel

qu’il existe «de très bonnes rela- tions entre les entreprises sur le plan des infrastructures, et que l’Italie a «une traditionnelle pré- sence dans ce domaine». Il reste

toutefois de l’avis de M. Gentiloni que «ces très bonnes relations peu- vent être améliorées». Et c’est, in- dique-t-il, l’un des objectifs recherchés dans le sillage de la pré-

paration du 3 e sommet. Pour le mi- nistre italien des Affaires étran- gères, il s’agit de réfléchir aux moyens pouvant donner un nouvel élan à ces relations. Des pistes sont envisagées côté italien. Ainsi, sera suggérée «la création de groupe- ments d’entreprises italo-algé- riennes dans différents domaines» ; la participation d’entreprises ita- liennes dans la réalisation des grands projets qui seront lancés en Algérie. Le grand port d’Alger, ou encore le programme de réalisation de logements semblent intéresser Rome. Une autre suggestion émise par la partie italienne consiste «en l’établissement de relations entre PMI et PME italiennes et algé- riennes avec des contacts business to business que les gouvernements favoriseront». Selon Gentinoli, ces relations «peuvent être très impor- tantes pour la création d’emplois en Algérie et peuvent aider les PME et PMI italiennes à aller à l’étranger et avoir de nouveaux marchés». Toutes ces idées seront peaufinées lors des visites ministé- rielles qui seront effectuées de part

et d’autre de la Méditerranée dans les prochaines semaines. «Des vi- sites qui vont préparer le troisième sommet en lui donnant l’impor- tance qu’il mérite», a assuré le mi- nistre italien. Pour ce qui est de la réalisation du gazoduc africain, le chef de la diplomatie italienne a af- firmé que son pays «soutient cette idée». La diversification des sources énergétiques est une ques- tion extrêmement importante et prioritaire pour sa pays, dit-il. «Nous sommes intéressés par tout projet de diversification énergé- tique» ajoute-t-il.

L’actualité internationale passée en revue

Sur le plan politique, le dia- logue qui a eu lieu a couvert toutes les questions liées à l’actualité ré- gionale et internationale, a indiqué M. Lamamra. Tous les dossiers, questions africaines, Moyen- Orient, Palestine, Mali, Libye, Sa- hara occidental, Ukraine, ont fait l’objet d’un échange de points de vues.

Nadia Kerraz

LUTTE ANTITERRORISTE

Alger et Rome « en parfait accord »

La question de la lutte antiterroriste a été évoquée, lors des entretiens que le ministre des Affaires étrangères, M. La- mamra a eu avec son homologue italien, M. Gentiloni. Sur ce dossier, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué qu’Alger et Rome sont «en parfait ac- cord» sur le fait que «le terrorisme constitue aujourd’hui un défi majeur pour toute la communauté internatio- nale». De même que les deux pays par- tagent la même conviction que le fait que «la coopération internationale contre le terrorisme» doit «se renforcer conformément aux instruments interna- tionaux». Les deux pays travaillent éga- lement ensemble tant aux plans bilatéral que multilatéral. M. Lamamra souligne : «Il y a assurément un besoin d’aller au- delà de la dimension sécuritaire et de trouver d’autres voies «dans le cadre de

cette lutte. Il cite «l’effort pour la lutte contre l’extrémisme avec des moyens culturels, des moyens propres à promou- voir la déradicalisation du discours en la matière et de faire en sorte qu’avec cette conjugaison des efforts nous puissions parvenir à réduire sensiblement cette menace qui affecte toute l’humanité». Pour sa part, son homologue italien, Gentiloni rappelle l’existence du comité de haut niveau qui permet aux deux pays de travailler ensemble sur ce sujet. Il dit également partager la vision de M. Lamamra sur le fait que «la lutte contre le terrorisme est naturellement une lutte qui a besoin d’initiatives militaires au plan de la sécurité mais qu’elle a égale- ment besoin de coopération culturelle et religieuse entre l’Europe, le Maghreb et les différents continents».

N. K.

CRISE LIBYENNE

Pour « une solution pacifique et consensuelle »

La question de la crise libyenne s’est taillée la part du lion dans les échanges entre le ministre algérien des Affaires étrangères et son homologue italien. Sur cette épineuse question, M. Lamamra dit que les deux pays sont en parfait accord sur le fait qu’il faille chercher «à promouvoir une solu- tion pacifique, une solution consensuelle impli- quant toutes les parties libyennes à l’exclusion des groupes terroristes identifiés comme tels par le conseil de sécurité des Nations unies». Pour le chef de la diplomatie algérienne, «les efforts de Bernardino Leon doivent être soutenus par toutes les bonnes volontés à travers le monde et en Libye en particulier, c’est ce que nous faisons nous autres Italiens et Algériens. Nous continue- rons de garder un contact étroit, des consultations régulières pour l’harmonisation de nos efforts conjoints à toutes les étapes de ce processus». De son côté, M. Gentiloni a indiqué que l’Italie et

l’Algérie partagent la même position qui est le soutien au travail de l’envoyé spécial des Nations unies. «Il n’y a pas de solution ni dans la division du pays», de même qu’aucune «solution militaire n’est possible», a-t-il souligné. Selon lui, «il est nécessaire qu’un processus de réconciliation entre les différentes parties» soit engagé. Et de pour- suivre que les résultats auxquels a abouti Bernar- dino «sont importants». C’est pourquoi, ajoute-t-il, «nous espérons, mais surtout nous tra- vaillerons, avec l’Algérie pour aider l’envoyé spécial de l’ONU à avoir davantage de résultats» et pour encourager «les parties qui n’ont pas par- ticipé jusqu’ici au processus de négociations à y prendre part». M. Gentiloni déclare que son pays est «en train d’exercer des pressions politiques sur les parties de Tripoli qui n’ont pas encore par- ticipé au dialogue».

N. K.

COOPÉRATION

L’Italie demeure intéressée par le gazoduc « Galsi »

Le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération in- ternationale, Paolo Gentiloni, a af- firmé hier à Alger que son pays demeurait intéressé par le projet «Galsi», consistant à relier l’Algé- rie et l’Italie par un gazoduc. «Nous sommes intéressés par le projet Galsi et nous soutenons l’idée d’une diversification des sources en matière d’énergie», a indiqué M. Gentiloni lors d’une

conférence de presse conjointe avec son homologue algérien, Ramtane Lamamra. Le gazoduc qui devrait passer par la Sardaigne possède un vo- lume de 8 milliards de m 3 /an. La part de l’Algérie dans ce projet est de 41,6%, rappelle-t-on. À une question sur le développe- ment des relations économiques entre l’Algérie et l’Italie, le chef de la diplomatie italienne a déclaré :

«C’est vrai que la coopération al- géro-italienne mérite d’être amé- liorée», ajoutant que «l’un des objectifs principaux de la pro- chaine Commission mixte, prévue cette année à Rome, consiste à identifier comment donner un nou- vel élan à cette coopération». Pour le ministre italien, la pro- motion des relations économiques algéro-italiennes nécessite une coopération plus accrue entre les

entreprises des deux pays, relevant, dans ce sens, l’intérêt des firmes italiennes à prendre part aux grands projets de développement que l’Al- gérie compte lancer dans l’avenir. Il s’agit notamment de projets dans des domaines comme la construction de logements et de ports maritimes comme celui prévu prochainement près d’Alger. La promotion des relations éco- nomiques bilatérales passe aussi, a-

t-il estimé, par «un rapproche- ment» entre les petites et moyennes entreprises des deux pays pour la création d’emplois et la promotion des investissements. M. Gentiloni a affirmé que l’échange de visites entre les mi- nistres algériens et leurs homo- logues italiens, prochainement, contribueront, par ailleurs, au ren- forcement des relations écono- miques entre les deux pays.

ALGÉRIE - CORÉE DU SUD

Évaluation des programmes de coopération dans le domaine de l’aquaculture

Les programmes de coopéra- tion entre l’Algérie et la Corée du Sud dans le domaine de l’aquacul- ture étaient, hier, au centre des en- tretiens entre le ministre de la Pêche et des Ressources halieu- tiques, Sid-Ahmed Ferroukhi et la

directrice de l’agence coréenne de coopération internationale (KOICA), indique hier un com- muniqué du ministère. Selon la même source, la ferme pilote de crevetticulture en eau douce dans la commune de Hassi Sidi Abdal-

lah dans la wilaya de Ouargla sera réceptionnée durant le premier se- mestre 2015 alors qu’une ferme si- milaire sera réalisée dans la commune d’El-Marsa dans la wi- laya de Skikda. Dans le cadre de ces projets qui s’inscrivent dans le

cadre de la coopération bilatérale, des cadres nationaux bénéficieront de sessions de formation en Corée du Sud dans le domaine de crevet- ticulture en eau douce et ses diffé- rentes étapes. La ferme pilote de Ouargla devrait produire 10 tonnes

de crevettes par an. Ce programme portera en deuxième étape sur le développement de l’aquaculture et des activités connexes. Il court jusqu’à 2018 dans le cadre du plan quinquennal 2015-2019, selon la même source.

Mardi 3 Février 2015

Nation

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EL MOUDJAHID

CONSEIL DE LA NATION ET ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE

Clôture de la session d’automne du Parlement 2014-2015

Deux cérémonies ont sanctionné la clôture officielle et solennelle de la session d’automne, 2014-2015, du Parlement dans ses deux chambres : le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale. Les travaux se sont déroulés en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et des membres du gouvernement. La première cérémonie s’est déroulée au Conseil de la nation, lors d’une séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah. Les présidents des deux institutions ont, chacun dans son allocution, valorisé la session

d’automne, qui a revêtu une dimension importante dans l’histoire de la vie parlementaire tant au niveau des missions et prérogatives, qu’en matière de législation, d’actions diplomatiques et politiques. Les présidents des deux institutions législatives ont mis en évidence la contribution des membres parlementaires dans l’enrichissement et l’adaptation de la législation algérienne aux mutations et exigences nationales et internationales, et ce depuis son ouverture le 2 septembre dernier.

DÉCouPAgE ADMINIStRAtIF :

« 11 wilayas déléguées pourront être créées en 2015 dans une première phase », souligne le Premier ministre

«Dans le cadre des efforts de l’État visant à rapprocher l’admi- nistration du citoyen et améliorer la performance, le découpage ad- ministratif sera entamé, dès l’an- née en cours, conformément aux instructions du Président de la Ré- publique », a déclaré, hier, le Pre- mier ministre, M. Abdelmalek Sellal, en marge de la cérémonie de clôture de la session d’automne du Conseil de la Nation. Le Pre-

mier ministre a évoqué la possible création de 11 wilayas déléguées dans les régions du sud, dans une première phase et d’autres dans les hauts plateaux en 2016, en atten- dant d’étendre l’opération au nord du pays début 2017. Il précisera que les wilayas déléguées seront dotées de prérogatives « plus larges » que celles existant actuel- lement à Alger. La seconde phase du découpage administratif

Photos: Nacéra
Photos: Nacéra

conventionnelle en réitérant le fait que les travaux de prospection du gaz de schiste visaient à faire connaitre le po- tentiel de l’Algérie dans ce domaine, précisant que les estimations découlant de certaines études avançaient d’»im-

portantes» réserves. «La question d’exploiter ou non le gaz de schiste sera tranchée en fonction des technologies disponibles à ce moment là», a insisté le Premier ministre. «Le gouvernement doit faire un travail de prospection au profit des générations montantes», a en- core soutenu M. Sellal rassurant que «les forages actuels ne représentent aucun danger pour l’environnement ni pour la santé» car a-t-il expliqué «les mesures nécessaires ont été prises pour le respect des critères de sécurité».

Propos recueillis par Soraya G.

concernera la création de wilayas dotées de « pleines prérogatives », a-t-il relevé, soulignant que le projet sera soumis au Parlement.

Gaz de schiste : « Nous n’en sommes qu’à l’étape de l’exploration »

Par ailleurs et concernant le gaz de schiste, le Premier ministre a réitéré la décision du gouvernement de « ne pas passer rapidement à l’étape de l’exploi- tation ». « Après la fin des travaux d’ex- périmentation menés au niveau du site d’Ahnet et d’un deuxième site, nous ar- rêterons quatre ans pour étudier les ré- sultats. Et ce n’est qu’à partir de 2020 qu’on tranchera », a affirmé le Premier ministre. M. Abdelmalek Sellal rappelle les grandes capacités de l’Algérie en ce qui concerne cette source d’énergie non

Au CoNSEIL DE LA NAtIoN, AbDELKADER bENSALAh :

« La chute des cours du pétrole ne doit pas pousser au pessimisme »

Dans son allocution de clôture de la session d’au-

tomne au Conseil de la nation, Abdelkader ben- salah s’est arrêté aux ef- forts des parlementaires de la deuxième chambre du Parlement pour procé- der à une évaluation de l’action législative qu’il a qualifiée de positive, in- sistant sur le nombre de textes de lois présentés en examen dont le but est l’enrichissement de la lé- gislation algérienne et son actualisation aux exi- gences des mutations de la société et évolutions na- tionales et mondiales. Au plan législatif, l’examen de la loi de finances 2015 a requis un grand intérêt lors de son débat général en ce sens où la loi s’ins-

crivait dans des dispositions parti-

culières fixant de nouveaux objectifs à l’exécution du pro- gramme du gouvernement dans une première tranche du plan quinquennal du Président de la République. Le président du Conseil de la nation a évoqué dans ce contexte l’examen des moyens et voies à engager dans l’exécu- tion du programme d’investisse- ment et de développement contenus dans ce vaste programme visant la diversification des activi- tés économiques et l’émergence d’une économie nationale avec ses segments d’activités créatrices de richesse, de valeur ajoutée et de PME au profit de l’emploi des jeunes ou encore entrant dans la promotion de la production natio- nale. Le texte de loi a, selon les propos de bensalah, su, à la fa-

N ation 5 EL MOUDJAHID CONSEIL DE LA NATION ET ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE Clôture de la

veur des débats, maintenir dans ses orientations le rythme de déve- loppement, précisant que le légis- lateur qui a élaboré la loi de finances 2015 a pris en compte les faiblesses et proposé les formules nécessaires devant améliorer le dynamisme et la promotion de l’investissement pour davantage de rendement et de performance. Sans négliger la qualité des textes de lois présentés au vote ou sou- mises pour amendement, bensalah a mis en exergue les nombreux projets de loi que les parlemen- taires ont eu à débattre avant leur adoption, s’inscrivant dans le pa- rachèvement du processus des ré- formes décidées par le Président de la République. Le président du Conseil de la nation a préconisé l’encourage- ment des exportations hors hydro-

carbures et une meilleure ex- ploitation des ressources natu- relles en vue de développer et de promouvoir une économie diversifiée et compétitive. Pour M. bensalah, une telle conjoncture impose d’amorcer un dialogue à même d’instau- rer un climat de confiance entre les partenaires sociaux, garantir la cohésion sociale et renforcer l’unité nationale face aux nouveaux défis qui se po- sent au pays. Selon le même responsable, le devoir impose en pareille si- tuation « de combattre l’esprit défaitiste que des parties connues tentent de communi- quer au citoyen en prétendant que nous sommes un pays sans moyens alors que notre peuple a les capacités qui lui permet-

tent de construire son pays et

de renforcer son économie.» Il a appelé à œuvrer à la protec- tion de l’unité du pays, soulignant que le pluralisme des visions en politique et en économie « doit être une source d’enrichissement pour notre peuple et de progrès pour notre pays et non pas de recul et de régression.» « Il est important de prendre les mesures préventives nécessaires concernant les revendications ju- gées raisonnables et qui exigent une prise en charge de la tutelle », a encore souligné M. bensalah. Le président du Conseil de la nation s’est dit convaincu que les mesures « courageuses » prises par l’Etat en réponse aux revendi- cations des populations du Sud, « prouvent qu’il est sensible aux préoccupations de ses enfants où qu’ils soient.»

à L’ASSEMbLÉE PoPuLAIRE NAtIoNALE

Mohamed Larbi Ould Khelifa :

« L’APN est une institution qui consacre le dialogue »

«L’APN est une institution constitutionnelle qui adopte la liberté d’expression et respecte l’opinion de tous les députés dans la mesure où il s’agit de servir les intérêts du pays, de défen- dre les droits légitimes et de consacrer le dia- logue entre les différentes parties. » Dans son allocution, le président de l’APN a présenté succinctement le bilan de la session qui s’achève en s’appuyant sur la participation des parlementaires au renforcement du proces- sus de réformes initiées par le Président de la République dans les différentes institutions de l’Etat et de la promotion de la société dans l’in- térêt suprême de préserver la sécurité et la sta- bilité du pays. La session d’automne à l’Assemblée — mar- quée à son début par un large mouvement social et politique traduisant l’interaction de la société avec les événements internes et externes avec toutes son dynamisme à participer à l’évalua- tion, au renforcement du processus de dévelop- pement, à l’ancrage des piliers de l’Etat de droit — a été riche en activités et les divers groupes

N ation 5 EL MOUDJAHID CONSEIL DE LA NATION ET ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE Clôture de la

de députés des formations politiques se sont ex- primés sur l’actualité nationale et internatio- nale, souvent sans retenue, notamment ceux formant l’opposition dans ses différents cou- rants idéologiques. L’Algérie, qui ne vit pas en vase clos, connaît une activité politique et so- ciale assez riche, ponctuée par des protestations qui se sont exprimées dans certaines régions du pays, constituant la preuve de pratiques démo- cratiques et une forme de liberté d’expression, comme cela se fait dans d’autres pays se trou- vant de l’autre côté de la Méditerranée et de l’océan Atlantique, a encore relevé le président de l’Assemblée. Ce sont des indices importants dénotant de la vulgarisation de la culture démo- cratique enveloppée dans toutes ses spécificités algériennes. Et le Président de la République a d’ailleurs, lors d’un Conseil des ministres res- treint, donné des directives claires afin de ré- soudre les questions soulevées dans certaines régions, a affirmé le président de l’APN. De nombreux dossiers ont retenu l’attention

des parlementaires, notamment la situation éco-

nomique en raison des fluctuations des prix des hydrocarbures sur le marché mondial et leurs impacts sur les revenus et les moyens de faire face aux conséquences sur le plan quinquennal 2015-2019, ou encore le financement des pro- jets inscrits à l’ordre du jour de la loi de fi- nances de l’exercice en cours. Le bilan de la session, que qualifie Larbi ould Khelifa de sa- tisfaisant dans de nombreux domaines, en contribuant par l’adaptation de la législation des secteurs importants étant en relation directe avec le quotidien des citoyens, notamment celui de la communication et de l’information à tra- vers l’ouverture du champ médiatique au privé, l’organisation de son fonctionnement, de la jus- tice avec la modernisation de son organisation le renforcement de la relation de confiance entre les citoyens et les institutions de l’Etat, ou encore celui de l’intérieur et des collectivités lo- cales et aux grands efforts engagés dans l’allè- gement des procédures administratives bureaucratiques.

Houria Akram

Mardi 3 Février 2015

Ph: Nacéra

Nation

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EL MOUDJAHID

CONSEIL DE LA NATION ET ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE

lE PréSIDENT Du CoNSEIl DE lA NATIoN :

Bensalah souhaite que « la révision de la Constitution serve le pays »

  • L e président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a exprimé le souhait que la ré-

vision de la Constitution «serve le pays, non un pouvoir ni un régime». Nous souhaitons que cette révision serve le pays (tel que promis par le Président de la république) non un pouvoir ni un régime, a soutenu M. Bensalah dans une allocution à l’oc- casion de la clôture de la session d’automne du Conseil de la nation. «Nous voulons qu’elle traduise et concrétise l’aspiration du peuple à une adaptation de sa loi fondamen- tale conformément à l’évolution de la société qui ambitionne de se doter de la meilleure Constitution des temps modernes», a poursuivi M. Bensalah. le président de la cham- bre haute du Parlement a souligné la nécessité de faire aboutir le projet de révision constitutionnelle que nous souhaitons, a-t-il dit, «voir prochai- nement à notre niveau». Pour M. Bensalah, cette Constitution doit «consolider davantage les libertés individuelles et collectives». le nou- veau texte fondamental doit surtout élargir les prérogatives de l’instance parlementaire afin qu’elle puisse ac- complir pleinement son rôle dans l’élaboration des lois de la répu- blique et le contrôle de l’action du gouvernement, a-t-il considéré, ajoutant que la Constitution révisée doit «garantir de plus amples moyens aux instances élues et assu- rer un rôle plus efficient à l’opposi- tion afin d’ancrer la pratique démocratique et le pluralisme parti-

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

san». Il a tenu à rappeler que le Pré- sident de la république «laisse la voie ouverte à tous les acteurs poli- tiques désireux de concourir à l’œu- vre de révision constitutionnelle afin d’y associer toutes les parties. Il a, par ailleurs, affirmé que la chute des cours du pétrole «ne doit pas pousser au pessimisme bien qu’elle constitue, pour tous, une véritable source de préoccupation». les bou- leversements économiques que le monde a connus récemment ont certes induit une chute des prix du pétrole mais ce fait ne doit pas pous- ser au pessimisme même si cette nouvelle réalité constitue, pour nous tous, une véritable source de préoc- cupation», a indiqué M. Bensalah. «Cette réalité qui présage de diffi- cultés économiques auxquelles le pays devra faire face à l’avenir ne

doit pas nous pousser au pessimisme ni au désespoir. Elle devrait, bien au contraire, nous inciter à multiplier les efforts pour préserver le rythme de développement et poursuivre la mise en œuvre des politiques d’in- vestissements prévues dans le cadre du plan quinquennal adopté», a ajouté M. Bensalah. une nouvelle donne nous interpelle surtout à l’ef- fet de rationaliser nos dépenses tant privées que publiques», a-t-il pour- suivi. Il a salué dans ce contexte les mesures prises par le gouvernement sur la base des orientations du Pré- sident de la république, Abdelaziz Bouteflika pour rationaliser les dé- penses publiques sans renoncer aux investissements dans les secteurs vi- taux du développement social, régu- ler les importations et lutter contre le détournement de fonds.

lE PréSIDENT DE l’APN :

« Tous les acteurs politiques et économiques invités à préserver la sécurité du pays »

Tous les acteurs économiques, sociaux et politiques sont invités à œuvrer dans un climat de «consen- sus» autour de «l’essentiel et des priorités», à savoir la préservation de la sécurité et la stabilité du pays, a indiqué hier à Alger, le président de l’Assemblée nationale populaire (APN), Mohamed-larbi ould khe- lifa. «Dans ce contexte (climat pro- pice au développement), tous les acteurs économiques, sociaux et po- litiques sont invités à œuvrer dans ce climat de consensus autour de l’es- sentiel et des priorités, à savoir la préservation de la sécurité et la sta- bilité du pays, la concrétisation du développement, à travers la création d’autres alternatives de richesses et une meilleure maîtrise des sciences et des technologies dans le cadre des spécificités de chaque région et du respect de l’unité nationale qui constituent ensemble l’édifice et la force première de l’Algérie», a re- levé M. ould khelifa lors de la cé- rémonie de clôture des travaux de la session d’automne du Parlement. Il a ajouté qu’en Algérie, «il n’y a guère de confessions isolées, ni d’ethnies en conflit». le président de l’APN a relevé que la clôture de la session d’automne s’est faite sur un bilan «satisfaisant», eu égard, a- t-il dit, aux «réalisations enregistrées dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’habitat où des milliers de familles, dans plusieurs wilayas et aux différents revenus, ont pu béné- ficier de logements décents qui leur étaient jusque-là inaccessibles». Il a précisé, dans ce sens, que le nombre de logements attribués aux familles à faibles revenus «a dé- passé, de loin, celui qui a été attribué depuis l’indépendance», ajoutant que l’Etat «veille aussi à développer le secteur de la santé, à améliorer ses prestations et à accorder un intérêt particulier au secteur de l’éducation et de la formation». M. ould khelifa a indiqué que l’Etat «s’était égale- ment engagé à créer de l’emploi, particulièrement pour les jeunes, en fonction de différentes formules,

Ph: Nacéra
Ph: Nacéra

tout comme il a encouragé la créa- tion des petites et moyennes entre- prises et l’ouverture du domaine de l’investissement dans les secteurs public et privé tant sur le plan local que national». Il a rappelé, par la même occa- sion, que l’Etat «a dissipé les appré- hensions et le doute qui animaient les investisseurs étrangers et ce, en fonction de l’équation gagnant-ga- gnant et en respectant la règle 49-51, ainsi que le droit de préemption, à chaque fois qu’il est nécessaire, dans une économie internationale globalisée et dominée par les firmes multinationales qui s’approprient l’expertise et les technologies de pointe». Au plan international, M. ould khelifa a affirmé que l’Algérie de- meurait «presque le seul symbole de paix dans notre entourage régio- nal et continental», précisant qu’elle (l’Algérie) est ainsi «devenue ces dernières années la Mecque des lea- ders des pays africains, arabes et eu- ropéens lorsqu’il s’agit de la situation chez nos voisins, en l’oc- currence le Mali et la libye». le président de l’APN a expliqué que cela est dû à «la faveur de la sécu- rité et de la stabilité dont jouit l’Al- gérie et sa réussite à venir à bout du fléau du terrorisme qu’elle a vaincu seule et sans l’aide, ni le soutien de quelque partie que ce soit avant que

d’autres pays ne réalisent que le ter- rorisme n’a ni nationalité ni religion ni frontière». M. ould khelifa a re- levé, dans ce sens, que l’Algérie «réaffirmait, à travers les discours et sur le terrain, du haut des tribunes internationales, ses positions constantes relatives aux questions justes, à leur tête la question du peu- ple palestinien et son droit de dispo- ser de lui-même et d’édifier son Etat national», soulignant que son sou- tien à cette cause est «indéfectible». Il a soutenu que c’est la même position qu’elle adopte vis-à-vis du combat que mène le peuple sahraoui qui «continue de subir les affres du colonialisme et de la persécution de- puis plus de quarante ans». «l’Algérie n’a aucun conflit avec le Maroc dont nous respectons le peuple frère, et n’a aucune visée sur quelque parcelle ou quelque ri- chesse que ce soit sur la rive qui donne sur l’océan, en dépit du fléau de la drogue qui arrive chez nous par centaine de tonnes», a-t-il souligné. Il a ajouté que l’Algérie avait également «soutenu le droit du peu- ple du Timor oriental à disposer de lui-même, en sachant que l’Algérie et l’Indonésie sont liées par de fortes relations séculaires, notamment après la position de cette dernière vis-à-vis de la guerre de libération nationale.

Houria Akram

M. ABDElMAlEk BouDIAf, MINISTrE DE lA SANTé, DE lA PoPulATIoN ET DE lA réforME hoSPITAlIèrE :

« L’expérience de l’hospitalisation à domicile, entamée en 2014, a porté ses fruits »

En réponse à une question posée en marge de la cérémonie de clôture de la session d’au- tomne de l’APN, le mi- nistre de la Santé, de la Po- pulation et de la réforme

 

hospitalière, A b d e l m a l e k Boudiaf, a mis en relief l’im- portance que revêt le projet

Ph: Nacéra

l’ouverture du transport aé- rien et maritime à l’investissement privé national vise à augmenter les parts algé- riennes dans le marché, mais elle ne sera pas au dé- triment du secteur public, a indiqué, le ministre des Transports, Amar ghoul. «l’ouver- ture du transport aérien et maritime aux opérateurs

M

me

S’exprimant en marge de la clô- ture de la session d’automne de l’Assemblée po- pulaire nationale (APN), la ministre de l’Aménage- ment du territoire et de l’Environne- ment a souligné que beaucoup de textes ont été exa- minés par les deux chambres parlementaires, lors de la session

Ph: Nacéra N ation 6 EL MOUDJAHID CONSEIL DE LA NATION ET ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE lE

cette opération aux nombreux avantages», an- nonce le ministre. Il convient de rap- peler, ici, que cette opération, une fois générali- sée, permettra à coup sûr la réduc- tion des durées et des frais d’hospi- talisation. Aussi, les patients concernés par cette opération ne seront plus obli-

tandis qu’elle se situe à hauteur de

97 % dans le sec- teur maritime, selon M. ghoul. Il a affirmé que le ca- hier de charges prendra en consi- dération aussi bien les normes de sé- curité aérienne et maritime que celles écono- miques et logis-

tiques

de

l’investissement. Ce cahier des

charges devra

ont concerné l’aménagement du territoire. Concer- nant le gaz de schiste, M me Da- lila Boudjemaâ, a mis en exergue le fait que «l’opéra- tion d’exploration ne constitue pas un feu vert pour l’exploitation». Et d’ajouter : «Il s’agit plutôt d’une opération d’éva- luation de toutes les données effec-

tives. Je com-

gés de se déplacer en vue d’assurer le suivi du traitement. D’autre part, outre l’hospitalisation à domicile, le ministre mettra l’accent sur la question des soins à domicile af- firmant que cette option doit être concrétisée pour alléger un tant soit peu, la charge sur les hôpitaux.

relatif à l’hospitalisation à domicile ; un projet qui s’inscrit dans le cadre du nouveau programme de 2015. «Il faut dire, dans ce cadre, que l’expérience entamée en 2014 a donné ses fruits et nombre de professeurs ont adhéré au projet. D’ailleurs, une rencontre est prévue sous peu, en vue de concrétiser

M. AMAr ghoul, MINISTrE DES TrANSPorTS :

« L’ouverture du transport aérien et maritime au privé vise à augmenter les parts algériennes »

Ph: Nacéra
Ph: Nacéra

privés nationaux vise à diminuer de façon intelligente les parts des compagnies étrangères du marché algérien», a déclaré le ministre à la presse, en marge de la clôture de la session d’automne de l’Assemblée populaire nationale (APN). Estimant que la situation actuelle «joue en faveur des opérateurs étrangers», M. ghoul a souligné que le projet a été soumis au gouvernement, seul habilité à trancher sur cette question et que l’investisse- ment sera en vertu d’un cahier des charges rigoureux. la part des opéra- teurs étrangers dans le marché national du transport aérien avoisine les 50%,

aussi consacrer la complémentarité entre le secteur public et privé et le renforcement de ces deux secteurs par des ressources humaines compétentes, a-t-il poursuivi. les pou- voirs publics ont engagé un programme visant le renforcement du pavillon na- tional maritime de transport de voya- geurs et de marchandises pour répondre à la demande croissante. Actuellement, 90% des opérations d’importation de l’Algérie se font par voie maritime. Pour sa part, et en vue de renforcer sa flotte, la compagnie nationale Air Al- gérie compte acquérir 16 nouveaux avions, dont deux pour le fret.

DAlIlA BouDJEMAâ, MINISTrE

DE l’AMéNAgEMENT Du TErrIToIrE ET DE l’ENvIroNNEMENT :

« L’exploration du gaz de schiste est une opération d’évaluation des données effectives »

Ph: Nacéra N ation 6 EL MOUDJAHID CONSEIL DE LA NATION ET ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE lE

d’automne. Il y a eu, aussi, relève la ministre, beaucoup de questions orales et écrites concernant le département de l’environnement, notamment concer- nant le gaz de schiste, la gestion des dé- chets, les déchets spéciaux, la biodiversité, les zones humides, les zones protégées. D’autres questions

prends les préoccupations des populations. En ce qui concerne le volet technique, je dis

et je confirme qu’il n’y a pas d’impact négatif sur l’environnement. Toutes les études techniques l’ont prouvé».

Propos recueillis par Soraya Guemmouri

Mardi 3 février 2015

Nation

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EL MOUDJAHID

PATRONAT

Le FCE plaide pour une stratégie de communication pour encourager à consommer algérien

Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) a plaidé, hier à Alger, pour une stratégie nationale de communication pour encourager la consommation des produits locaux.

« I

l est nécessaire, notamment dans le contexte actuel de chute des cours du pétrole,

d’élaborer une stratégie nationale de communication qui vise à inciter les citoyens à privilégier la consomma- tion du produit national », a indiqué le président du FCE, Ali Haddad, lors de sa rencontre avec le ministre de la Communication, Hamid Grine. Pour le FCE, le meilleur moyen pour ré- duire la facture d’importation est de promouvoir la production nationale, mais cela nécessite une stratégie glo- bale mobilisant tous les supports de communication de façon régulière et permanente, afin de développer la culture de consommer algérien. D’ailleurs, une étude est en cours de réalisation par cette organisation pa-

tronale dans l’objectif de concevoir une nouvelle définition du produit al- gérien qui ne doit pas se limiter, selon le FCE, aux taux d’intégration comme principal paramètre. Le FCE vise à travers cette étude à créer un nouveau label permettant de distin- guer facilement le produit algérien parmi les autres produits en vente dans les surfaces commerciales. Le forum a prôné également des tarifs préférentiels pour l’achat d’espaces publicitaires par les producteurs na- tionaux, une proposition « totalement soutenue » par le ministre de la Com- munication. « Nous sommes tous em- braqués dans le même bateau. Nous sommes tous des Algériens, nous de- vons donc trouver les synergies né- cessaires afin de promouvoir le

N ation 7 EL MOUDJAHID PATRONAT Le FCE plaide pour une stratégie de communication pour encourager

produit local », a souligné M. Grine. Il a été également débattu lors de

cette rencontre le dispositif réglemen- taire régissant l’activité des agences

de communication, les facilités ac- cordées à ces agences et les contraintes qui les entravent. Dans le domaine de l’information et de la communication, les membres du FCE ont insisté sur la nécessité de soutenir la production nationale et d’impli- quer tous les acteurs du secteur dans le processus d’élaboration des lois. Ils ont réclamé dans le même sillage un rôle plus important de leur organi- sation dans l’accompagnement de l’ouverture du marché médiatique. Les deux parties ont convenu, à l’is- sue de cette rencontre, de créer une commission mixte composée des membres du FCE et des cadres du ministère afin de prendre en charge les préoccupations des entrepreneurs du secteur.

PROGRAMME 2015-2019

Une opportunité pour multiplier les offres d’emploi au sud du pays

mise en valeur d’au moins 1 million d’hectares de terres et l’exploitation du gisement de fer géant de Gara Djebilet, rappelle-t-on.A Titre d’exemple, M. Zaidi a indiqué que l’exploita- tion du gisement de fer de Ghar Djebilet per- mettra de créer des activités dans le transport de marchandises et des activités de restauration de services au profit des entreprises qui s’instal- leront dans la région. Concernant le tourisme, le même responsable a estimé que le dévelop- pement de ce secteur permettra de renforcer les infrastructures d’hôtellerie et va booster les métiers liés aux services touristiques. Le ministère du tourisme prévoit l’ouverture prochaine de deux écoles de formation dans les métiers du tourisme et hôtellerie l’un à Adrar et l’autre à Bechar, «ce qui va permettre de placer des demandeurs d’emploi d’un part et de for- mer la main d’oeuvre qualifiée d’autre part», a- t-il poursuivi. La médiation entre l’offre et la demande, une «priorité» Le ministère du Travail accor- dera un intérêt «particulier» au renforcement de la médiation entre l’offre et la demande dans la gestion du marché de l’emploi au niveau des wilayas du sud à partir de l’année 2015, a sou- ligné M. Zaidi.«Le secteur du travail axera ses efforts à partir de l’année en cours sur le ren- forcement du travail de la médiation entre l’of- fre et la demande en matière de la gestion du marché de l’emploi dans la région et sur l’orien-

tation de la formation selon les besoins» expri- més.Il s’agit de rapprocher les postes d’emploi offerts par le secteur économique au profit des jeunes demandeurs d’emploi inscrits aux ser- vices locaux de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) et d’orienter la politique de formation vers les besoins exprimés par le marché de l’emploi en matière de qualification profession- nelle. «La question de la promotion de l’emploi est transversale et la réalisation de cet objectif nécessite la mobilisation des efforts de tous les secteurs dans le cadre d’une synergie intersec- torielle en particulier avec le secteur de la for- mation professionnelle», a-t-il affirmé.Par ailleurs, M. Zaidi a indiqué que «certaines

contraintes et insuffisances en matière d’em- ploi dans la région au sud ont été constatées en 2013», d’où l’instruction n°1 du 11 mars 2013 du Premier ministre, relative à la gestion de l’emploi dans les wilayas du sud. «L’application de cette instruction a donnée des résultats en 2014, notamment, par le pla- cement dans le cadre de l’ANEM de près de

  • 47.000 demandeurs d’emploi et l’insertion de

  • 20.867 autres dans le cadre du dispositif d’aide

à l’insertion professionnelle (DAIP)», a-t-il pré- cisé. En matière de création d’activités, 7.865 micro-entreprises ont été créées durant l’année écoulée dans cette région dans le cadre des dis- positifs d’emploi, particulièrement dans le

Les différents projets inscrits au profit du sud dans le cadre du programme quinquennal 2015-2019 vont permettre de multiplier et di- versifier les offres d’emploi, a indiqué lundi un responsable au ministère du Travail, de l’Em- ploi et de la Sécurité sociale. «Au sud du pays, le programme quinquennal va permettre de lan- cer de grands projets créateurs de croissance au niveau local, ce qui donnera des opportunités permettant de multiplier et de diversifier les of- fres en matière d’emploi et d’augmenter le nombre de placement des jeunes dans le marché de l’emploi», a expliqué le directeur général de l’emploi et de l’insertion au ministère, Foudil Zaidi, dans un entretien à l’APS.Qualifiant ce programme de développement d»extrêmement ambitieux», le même responsable a ajouté dans le même contexte, qu’il va permettre également de doubler le nombre de projets d’activités créés par les jeunes de la région dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d’assu- rances chômages (CNAC), dans les domaines de l’agriculture, le tourisme et de l’énergie no- tamment.Le conseil restreint sur le développe- ment local dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, présidé mardi dernier par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, an- nonce notamment, la création d’un grand nom- bre de zones industrielles et d’activités, la construction de raffineries d’hydrocarbures, la

cadre de l’ANSEJ et la CNAC, a ajouté le même responsable.S’agissant des dispositions portant sur la réservation de 20% de la com- mande publique aux jeunes porteurs de projets dans les wilayas du sud, il a fait état de 448 marchés accordés aux jeunes durant la période

2012-2014.

La qualification adéquate «impérative» pour l’économie locale M. Zaidi a souligné l’importance de «la disponibilité» des qualifi- cations professionnelles adéquates pour répon- dre aux besoins exprimés par l’économie locale dans le sud.«Ceci nécessite des efforts considé- rables en terme de formation de la main d’oeu- vre demandée», a-t-il fait remarquer.Il a expliqué que la question de l’emploi dans la ré- gion qui a été appréhendée sur tous ses aspects en 2013 a démontré, notamment, que «certaines qualifications professionnelles existantes ne correspondaient pas aux offres proposées par le marché local en plus de certaines conditions contraignantes exigées par des entreprises pour le recrutement».Dans ce contexte, le même res- ponsable a indiqué que des «efforts considéra-

bles» sont consentis actuellement dans le cadre

d’un travail de coordination intersectorielle particulièrement entre le secteur du travail et celui de la formation professionnelle à travers des concertations et des échanges d’informa- tions dans le but de réaliser l’adéquation for- mation-emploi.

LE SG DU MINISTÈRE DU TRAVAIL REÇOIT LE RAPPORTEUR SPÉCIAL SUR LE DROIT À L’ÉDUCATION DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DES NATIONS UNIES

M. Singh salue une coopération fructueuse

Le secrétaire général du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécu- rité sociale, reçoit le Rapporteur spé- cial sur le Droit à l’éducation du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Dans le cadre de la vi- site de travail entamée depuis le 27 janvier 2015 en Algérie, sur invita- tion du gouvernement algérien, M. Kishore Singh, Rapporteur spécial sur le Droit à l’éducation du Conseil

des droits de l’homme des Nations unies a été reçu, hier, par M. Khiat Mohamed, secrétaire général du mi- nistère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Au cours de cet entretien, M. Kishore Singh a été in- formé des programmes mis en œuvre par le secteur du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale particulière- ment ceux en relation avec la promo- tion des droits humains, à savoir la

législation du travail, le système de sécurité sociale et les dispositifs pu- blics de promotion de l’emploi, no- tamment en direction des diplômés. Une attention particulière a été accordée à la dimension formation à travers les actions de l’Institut natio- nal du travail (INT) qui a une mission de formation des différents parte- naires dans le monde du travail (em- ployeurs et représentants des

travailleurs) dans les domaines liés à la relation de travail, et de la nouvelle Ecole supérieure de la sécurité so- ciale, lancée en partenariat avec l’Or- ganisation internationale du travail (OIT) et qui intègre différentes for- mations initiales de haut niveau, ainsi que la formation continue dans les domaines de la protection sociale, y compris au profit d’étudiants des pays de la région.

L’échange de points de vue ainsi que les grands indicateurs du monde de travail en matière de gestion de l’emploi, de dialogue social, de cou- verture sociale ont permis au Rappor- teur spécial de noter les avancées en matière réglementation et de législa- tion du travail, de l’emploi et de la sé- curité sociale et la conformité avec les principes énoncés par les conven- tions internationales.

ACTIVITÉ DES PARTIS

Mokri : « Aucune divergence au sein de la CTLD quant au dialogue »

N ation 7 EL MOUDJAHID PATRONAT Le FCE plaide pour une stratégie de communication pour encourager

CTLD. Il a rappelé, à ce propos, que la plate-forme de la CTLD prévoit, entre autres revendications et propo-

sitions, précisément de dialoguer avec le pouvoir et de « tenter de le convaincre de la nécessité d’accepter l’alternance démocratique ». Inter- pellé sur la nature des concertations politiques que le MSP a annoncé avec les partis politiques et le pouvoir, son président a tenu à réaffirmer que cette initiative en « solo » n’est aucune- ment « contradictoire » avec « l’esprit et les objectifs » de la CTLD, les- quels, a-t-il insisté, acquièrent « l’adhésion » de tous les partenaires. « Notre action s’inscrit dans un cadre

partisan et cela fait partie du pro-

gramme d’action de la CTLD pour 2015 qui prévoit un chapitre pour les activités propres aux formations po-

litiques », a explicité l’intervenant qui a ajouté qu’être dans l’opposition ne signifie pas pour un parti « une rup- ture totale » avec le pouvoir. « Tous les autres partis peuvent agir de ma- nière individuelle et nos actions sont complémentaires », a clarifié M. Mokri précisant que la réponse du pouvoir aux propositions soumises par sa formation politique ne saurait être « immédiate ». « Nous ne nous faisons pas d’il- lusions à ce sujet et savons que notre tâche est difficile mais nous estimons que nous devons continuer à militer en vue de faire évoluer le rapport de forces. La situation actuelle est dan- gereuse pour tous les Algériens et le

Il n’existe aucune divergence au sein de la Coordination pour les liber- tés et la transition démocratique (CTLD) quant à la démarche du dia- logue avec le pouvoir, a affirmé hier à Alger, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Ab- derrezak Mokri, estimant que la seule différence concerne le choix du « ti- ming ». Intervenant au forum du quoti- dien Liberté, le président du MSP a fait son « mea-culpa public » suite aux propos qu’il a tenus la veille, sur l’existence de différences de vues s’agissant de cette question, précisant que seul le timing n’a pas été tranché par les différents partenaires de la

bateau est en train de chavirer », a averti M. Mokri, évoquant le contexte économique actuel marqué par la chute des prix du pétrole. Outre cette dimension, le leader du MSP a déploré, par ailleurs, la « faiblesse » des institutions, le « fonc- tionnement de la politique par la cor- ruption », le « blocage » de la démocratie ainsi que « l’échec » des réformes engagées par le pouvoir jusque-là. « Si nous devions être de nouveau présents au sein du gouver- nement, cela ne se ferait qu’à travers des élections », a conclu M. Mokri, sur une question relative à la partici- pation du parti dans la gestion des af- faires du pays.

Mardi 3 Février 2015

Nation

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EL MOUDJAHID

  • 57 e anniversaire des événements de sakiet sidi Youcef (8 février 1958)

Un symbole de la lutte et de la résistance des peuples algérien et tunisien

Acte prémédité, le sauvage bombardement de la localité tunisienne de Sakiet Sidi Youcef par l’aviation coloniale, le 8 février 1958, l’était incontestablement.

P our diverses raisons, d’ailleurs. mais au lieu de semer la peur et le désordre dans la région, ce crime

colonial, un de plus, diriez vous, a permis de renforcer davantage, sceller les liens séculaires d’amitié et de fraternité entre les peuples algérien et tunisien, qui étaient à l’époque en lutte pour la liberté et l’indépendance. telle est la conclusion à laquelle sont arrivés les nombreux participants à la conférence historique, organisée hier par le musée du moudjahid, de riadh el feth (alger), sur le thème : «la lutte commune des peuples algérien et tunisien et leur ré- sistance pour libérer leurs pays », dans le cadre de la célébration du 57 e anniver- saire des tragiques événements de sakiet sidi Youcef, le 8 février 1958, qui ont fait quelque 69 morts et 134 blessés, rappe- lons le. intervenant à cette occasion m. tayeb Zitouni, ministre des moudja- hidine, a rappelé devant la nombreuse as- sistance, composée de l’ambassadeur de la tunisie à alger, de personnalités na- tionales ainsi que nombre de représen- tants de la sûreté nationale et des douanes les faits historiques et leurs nombreuses répercussions sur la marche

Ph : Wafa
Ph : Wafa

triomphale de la révolution sacrée, en soulignant que ce bombardement des po- pulations civiles algéro tunisiennes a per- mis de consolider l’esprit militant chez les deux peuples frères, qui étaient sous l’occupation coloniale. il a ensuite ajouté que ces douloureux événements ont par-

ticulièrement renforcé, scellé la volonté et la détermination des deux peuples en vue d’arracher leur liberté et leur indé- pendance, en s’inclinant à la mémoire des nombreux chouhadas et moudjahi- dine, algériens et tunisiens, victimes de la barbarie coloniale. Le ministre a sou-

ligné à cet égard la nécessité de glorifier l’histoire commune des deux peuples, ainsi que leur participation à la promo- tion des idéaux de paix, de liberté et de l’indépendance, avant d’exhorter les his- toriens et les chercheurs universitaires à poursuivre leurs efforts en vue de l’écri- ture de l’histoire de la révolution, sous tous ses aspects, notamment en mettant l’accent sur la lutte commune et la résis- tance des deux peuples algérien et tuni- sien en vue de recouvrir leurs droits à la liberté et à l’indépendance. Lui succédant, l’ambassadeur de tu- nisie en algérie a exprimé sa satisfaction de participer à la célébration du 57 e an- niversaire des douloureux événements de sakiet sidi Youcef, avant d’évoquer les profondes significations de cet acte his- torique. il a ensuite annoncé qu’une stèle portant les noms des nombreux chouhada de ce sauvage bombardement sera inau- gurée cette année à titre de commémora- tion. après la projection d’un film-docu- mentaire retraçant les circonstances de cet acte de barbarie coloniale, les parti- cipants ont été agréablement surpris par la voix du défunt moudjahid aïssa mes- saoudi, célèbre animateur de «la voix de

Le ministre de La santé

l’algérie combattante», émettant à tra- vers radio tunis, où il glorifiait l’aide et le soutien apportés par les frères tuni- siens à la révolution de novembre, no- tamment aux journalistes et personnels de la radio. après quoi, le d r djamel Yahiaoui, dG du centre d’études et de recherches sur le mouvement national et la révolu- tion de novembre d’el Biar, a retracé les faits historiques de ces douloureux évé- nements, non sans rappeler les liens so- lides qui unissaient les deux peuples frères et voisins dans l’histoire. il a en- suite ajouté que les deux peuples algérien et tunisien ont constamment œuvré en vue d’apporter aide et solidarité mutuel- lement, dans tous les domaines, au ni- veau national et international. La rencontre s’est poursuivie avec le témoi- gnage vivant de l’ancien ministre de la communication, le moudjahid Lamine Bechichi, dans lequel il est revenu sur les événements historiques, en tant qu’ac- compagnateur de la délégation de la croix rouge internationale à sakiet sidi Youcef, et leurs conséquences sur la marche victorieuse de la révolution de novembre.

Mourad A.

Appel à la création d’une académie algérienne de médecine et de chirurgie

Le ministre de la santé, de la Popu- lation et de la réforme hospitalière, abdelmalek Boudiaf, a souligné hier à alger, la nécessité d’envisager la créa- tion d’une académie algérienne de mé- decine et de chirurgie. Lors de la cérémonie organisée en l’honneur de professeurs de différents établissements hospitalo-universitaires qui ont été récemment admis à l’aca- démie française de médecine et de chi- rurgie, le ministre a souligné la nécessité d’envisager la création d’une académie algérienne de médecine et de chirurgie à l’instar de celles existants dans les pays développés. m. Boudiaf s’est engagé à soutenir une telle dé- marche, rappelant l’enveloppe finan-

cière dégagée par son département mi- nistériel en 2014, pour encourager la recherche scientifique. Le P r amar aïlem du service d’ophtalmologie au cHu mustapha-Pacha a, pour sa part, affirmé que l’admission des compé- tences algériennes au sein de l’acadé- mie française de médecine «traduit l’efficience de la politique menée par l’algérie ces dernières années en ma- tière de formation, de soins et de re- cherche scientifique». Le P r aïlem a appelé le ministère de la santé à augmenter le budget affecté à l’institut national de santé publique (insP) afin de lui permettre de «s’ac- quitter de ses missions dans de bonnes conditions». Pour le chef du service de

pédiatrie au cHu mustapha-Pacha, le P r mustapha kidari, l’académie de mé- decine envisagée en algérie doit être «indépendante» de toute tutelle admi- nistrative.

L’adaptation du programme de la formation académique de médecine avec les nouveautés scientifiques est une nécessité

Le ministre de la santé, de la Popu- lation et de la réforme hospitalière, abdelmalek Boudiaf a souligné, hier à alger, la nécessité d’adapter la forma- tion académique de médecine aux nou- veautés scientifiques dans le monde. il a annoncé, à cette occasion, l’orga- nisation d’une rencontre avec les

doyens des facultés nationales de mé- decine pour revoir le contenu de la for- mation actuelle en coordination avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en vue d’élargir certains modules et y intro- duire de nouvelles spécialités. il a rap- pelé à titre d’exemple la spécialité de pharmacie d’où l’étudiant sort, selon lui, «incapable» de gérer une officine outre l’absence de l’enseignement de la pharmacie industrielle. Le ministre a, par ailleurs, déploré la surcharge des amphithéâtres dans les facultés insistant sur le rôle de la for- mation pratique dont l’accès n’est pas assuré à tous les étudiants. s’agissant de la formation continue, m. Boudiaf a

estimé que le déplacement de certains médecins à l’étranger pour une se- maine ne «s’inscrit pas dans cette op- tique». «c’est insuffisant», ils devront s’intégrer dans des réseaux scienti- fiques afin qu’ils puissent acquérir le savoir et les nouveautés scientifiques, a-t-il relevé. Pour ce qui est de l’encadrement et l’édition, le premier responsable du secteur a appelé les professeurs, chefs de services à encourager et améliorer l’encadrement et la publication à l’ins- tar de ce qui se fait dans les pays avan- cés s’engageant à mettre à leur disposition tous les moyens y compris l’agence nationale de documentation de la santé (ands).

céLéBration de La journée mondiaLe des Zones Humides

Une stratégie multisectorielle pour préserver les écosystèmes

Le ministère de l’agriculture, en collaboration avec 17 autres départements ministériels, travaille sur la préparation d’une stratégie multisectorielle pour la préservation des écosystèmes qui doit être prête pour le mois de mai prochain, à l’effet de mettre en place les mécanismes d’interventions. «Personne ne peut régler le problème des zones humides tout seul. il faut l’implication de tous», a précisé dans ce contexte le secrétaire général et représentant personnel du ministre de l’agriculture et du développement rural. m. ferroukhi a ajouté dans cet ordre d’iées, que cette stratégie vise à faire face aux menaces qui pè- sent lourdement sur certaines zones naturelles. «cette stratégie est basée sur la partici- pation de divers secteurs concernés tels que ceux de l’environnement, l’intérieur, les res- sources en eau, la Pêche… ainsi que tous les ac- teurs qui travaillent pour la préservation et la sauvegarde de ces zones humides. Le travail se fait par la consultation des riverains qu’il faut impli- quer afin de mieux consolider cette action, notam- ment le mouvement associatif » explique t-il en précisant que «le travail se fait dans ce sens et se déroule dans de bonnes conditions». Pour sa part,

le représentant de l’autorité administrative du se- crétariat de la convention de ramsar et de la direc- tion générale des forêts (j mZH) pour l’algérie, m. nouel mohamed seghir, juge que l’adoption d’une stratégie multisectorielle pour la préservation des écosystèmes fragiles, est «une nécessité» en raison de la question fondamentale pour la préser- vation durable de ces zones humides consiste à mo- biliser tous les secteurs. c’est ainsi qu’un comité multisectoriel par voie réglementaire qui impliquera 17 secteurs auxquels se joindront d’autres, qui sera préconisé pour le lac de reghaia et d’autres sites à même vocation. «notre engagement est d’inviter les pays qui sont engagés à élaborer des stratégies de gestion et de préservation durable» souligne m. seghir en pré- cisant que cette stratégie est en cours d’élaboration avec la participation du fonds mondial pour la na- ture, la direction générale des forêts, le ministère de l’agriculture, ainsi que d’autres secteurs. m. se- ghir a ajouté, entre autres, que «le consultant inter- national qui a été chargé de suivre le déroulement de cette stratégie procède actuellement à la rencon- tre des représentants de tous les secteurs». Pour ce qui est du lac de reghaïa, qui est une zone côtière

humide par excellence, située à la limite nord-est de la plaine de la mitidja à 29 km d’alger, celui-ci est classé d’importance internationale, il a expli- qué, qu’il a fait l’objet d’un arrêté de mise sous protection depuis une dizaine d’années par le wali d’alger, en attendant son classement. «Pour ce qui est du classement des réserves naturelles, les textes réglementaires qui émanent des deux ministères à savoir celui de l’agriculture et celui de l’environ- nement qui travaillent ensemble afin de mettre en place ces textes pour installer les commissions de classement» précise t-il en notant que «le site est prévu pour être classé comme réserve naturelle» et qu’«il va notamment bénéficier également d’un statut d’aire protégée au niveau national». il a éga- lement relevé que d’autres mesures ont été don- nées, en amont, par le wali d’alger au profit des secrétaires généraux des unités industrielles pour se conformer dans un délai de trois mois et traiter l’eau avant de la jeter, sachant que parmi les 202 industriels qui existent, 74 seulement sont considé- rés comme des pollueurs. dans ce contexte l’on nous apprend qu’une étude qui concerne le raccor- dement des eaux aux stations d’épuration réalisée par le ministère des ressources en eau, «est la

contrainte principale». Pour revenir à la célébration de cette journée qui coïncide avec le 2 février de chaque année, celle-ci a été intitulée cette année «les Zones humides pour notre avenir». cette thé- matique répondra à une multitude d’activités par- tout en algérie sur les enjeux qui entourent la disparition des zones humides et les solutions à mettre en œuvre pour les préserver. sur ce fait les dernières études de ramsar, démontrent que plus de 64% des zones humides ont disparu de la sur- face planétaire, depuis 1900, limitant ainsi l’accès à l’eau douce pour l’équivalent de deux milliards d’être humains. sur ce fait, cette étude préconise que, si rien n’est fait pour stopper les menaces qui pèsent sur ces zones humides, leur disparition de certains territoires engendreraient d’importants changements climatiques en libérant une impor- tante quantité de carbone, sachant que rien que les tourbières retiennent plus de 30% de carbone stocké en milieu terrestre. tout cela réaffirme la né- cessité de mettre en œuvre des projets de gestion durable, afin d’assurer la pérennité de ces écosys- tèmes fragiles tout en garantissant la viabilité des biens et services fournis.

Kafia Ait Allouache

écoLe suPérieure des transmissions de koLéa

une visite guidée a été organisée, lundi, à l’ecole supérieure des transmis- sions, abdelhafidh-Boussouf, de koléa (tipasa) au profit des journalistes qui ont découvert, à cette occasion, les avancées technologiques réalisées par la plus an- cienne école de formation militaire en al- gérie. cette visite s’inscrit dans le cadre du programme de communication adoptée par le commandement de l’armée natio- nale populaire (anP) et désir d’«ouvrir des canaux de communication avec les di- verses composantes de la société, notam- ment avec la presse nationale en vue de faire connaître les activités de l’anP», a

Visite guidée au profit des journalistes

double tutorat des ministères de la dé- fense nationale et de l’enseignement su- périeur et de la recherche scientifique, depuis 2008. Le programme pédagogique appliqué est «d’un niveau élevé et appuyé par des laboratoires techniques et scienti- fiques disposant d’équipements de hautes technologie et conformes aux normes mondialement en vigueur dans la spécia- lité des transmissions», a relevé le général Bedjghit. il a réitéré également l’insis- tance du Haut commandement de l’anP sur «la formation qualitative des officiers des transmissions et de la guerre électro- nique dépendant des diverses écoles de

indiqué, à cette occasion, le commandant de cette école, le général Bedjghit farid, au nom du commandant de la Première ré- gion militaire et du directeur central des armes de transmissions au ministère de la défense nationale. il a annoncé, à cette occasion, que l’ecole entamerait, à partir de la prochaine rentrée universitaire, pour la première fois, la formation d’élèves of- ficiers d’active en master. cet établisse- ment va donner, dans un avenir proche, l’opportunité de formation en doctorat selon le système Lmd, a-t-il encore indi- qué, soulignant que l’ecole des transmis- sions dépend sur le plan pédagogique du

formation militaires, outre des formations universitaires au profit d’élèves officiers d’active de pays frères et amis». cette for- mation s’opère notamment par la mise à leur disposition d’outils pédagogiques modernes et hautement technologiques leur permettant de maîtriser les moyens de communication militaire et la guerre élec- tronique, a-t-il encore affirmé, rappelant que l’ecole des transmissions a connu plusieurs étapes depuis sa création et œuvre à s’adapter aux évolutions techno- logiques à travers la mise en place d’une bibliothèque numérique et l’enseignement avec l’utilisation de l’informatique. La vi-

site guidée a permis aux journalistes de découvrir de près la mémoire de cette école de formation militaire spécialisée à travers la visite de son musée comportant des outils de transmissions et de réception utilisées lors de la lutte de Libération na- tionale, ainsi que les divers pavillons avant de se rendre à la direction de l’en- seignement, où des explications leur ont été données sur les cursus de formation dispensée. Les journalistes se sont égale- ment rendus à la salle de maîtrise et de tactique opérationnelle, qui est une salle pédagogique comportant des postes de commandement de différentes armes.

mardi 3 février 2015

Nation

9

EL MOUDJAHID

AADL 2

L’opération de convocation des souscripteurs toujours en cours

l 159.910 inscrits fictifs, 540.102 dossiers reçus et 461.805 ordres de versement retirés au 31 janvier 2015

  • L e ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville a dé- cidé de prolonger les délais de

convocation des souscripteurs au pro- gramme de location- vente AADL 2, que ce soit pour le retrait des ordres de versement ou pour compléter les pièces manquante dans leur dossier, au-delà du 31 janvier 2015. Le min- istère a rassuré également les souscripteurs concernés que leur ré- ception se poursuivra au niveau des bureaux ouverts par l’AADL, ainsi qu’au niveau du complexe du 5-juil- let. La décision de prolonger les délais de convocation des souscripteurs vient en réponse aux demandes des citoyens qui n’ont pas encore été con- voqués pour le retrait de leur ordre de versement, ainsi que ceux qui n’ont pas complété leur dossier. La deuxième raison pour laquelle les délais ont été prolongés est rela- tive au problème de la remise des convocations en main propre aux souscripteurs. En effet, plusieurs dizaines de convocations n’ont pas été remises à leurs destinataires faute de les trouver, les adresses transmises étant erronées ou pour cause de changement des lieux de leur rési- dence. Pour ce qui est de l’importante affluence des citoyens d’Alger sur le bureau ouvert par l’AADL au niveau

N ation 9 EL MOUDJAHID AADL 2 L’opération de convocation des souscripteurs toujours en cours l

du complexe du 5-juillet, celle-ci «diffère d’un jour à un autre», selon les services concernés qui ont appelé, à ce titre, les souscripteurs qui ont reçu leur convocation à respecter les délais de réception afin d’épargner aux chargés de cette opération de fournir des efforts supplémentaires, en plus de leur charge de travail quo- tidienne. Concernant les derniers chiffres communiqués par l’Agence d’amélio- ration et du développement du loge- ment, concernant cette opération au 31 janvier 2015, ceux-ci font état de quelque 461.288 ordres de versement

adressés aux souscripteurs, dont 115.284 au niveau de la capitale, faisant d’Alger, ainsi, la première place en matière du nombre des souscripteurs qui dépassent les

souscripteurs de cette wilaya ne dé- passe pas les 252, dont les dossiers ont été acceptés, et auxquels les or- dres de versement ont été adressés. La wilaya d’Oran, qui occupe la deux- ième place en matière du nombre de souscripteurs, avec 59.614 personnes, a enregistré la réception de 47.329 dossiers, dont 2.937 ont été rejetés, alors que le nombre des ordres de versement remis est de 34.677. La wilaya de Sétif vient à la troisième place, avec 30.879 souscripteurs en- registrés, 24.424 dossiers reçus, dont 1.362 ont été rejetés et 23.062 ordres de versements délivrés. L’AADL a également enregistré un nombre important de souscripteurs fictifs. En effet, ils ne sont pas moins de 159.000 personnes qui ont exprimé leur désir de bénéficier d’un logement AADL, à travers l’inscription par in- ternet, mais qui au final n’ont pas en- voyé leur dossier, pour différentes

  • 191.242. raisons, notamment la non-éligibilité au programme. Il y a lieu de souligner que le nom- bre des souscripteurs au deuxième programme AADL de l’année 2013 via internet a atteint 700.012 souscripteurs. Après examen de leurs dossiers, 461.805 ont été validés, parmi les 540.102 dossiers reçus, alors que les dossiers rejetés sont au nombre de 20.496. En attendant la

159.000 personnes qui ont exprimé leur désir de bénéficier d’un logement AADL se sont désistées. Parmi elles, 155.589 ont déjà retiré leur ordre de versement, restent quelque 80.000 souscripteurs en attente de leur con- vocation au niveau de la wilaya d’Al- ger. La wilaya d’Adrar, quant à elle, est la première à avoir clôturé l’opéra- tion, d’autant plus que le nombre de

concrétisation de ce programme, il est prévu que «les anciens souscripteurs au programme AADL de 2001-2002 commencent à recevoir leur logement à partir du deuxième semestre de l’an- née 2015, et ce jusqu’à la fin de 2016», selon les récentes déclarations du DG de l’AADL, Elias benidir, qui a précisé que son agence a mis en chantier quelque 106.373 logements. «Cette mise en chantier couvre large- ment la demande de 2001-2002», a-t- il souligné. Ce programme est d’autant plus réalisable que «le secteur a utilisé tous les moyens aussi bien matériels que financiers, à l’effet d’atteindre les ob- jectifs fixés», a tenu à souligner M. benidir. Il faut rappeler également que le ministère de l’Habitat avait fixé la date du 31 décembre 2014 pour la clôture de l’opération de l’examen des dossiers de souscripteurs, ainsi que pour l’envoi des convocations pour la remise des ordres de verse- ment, avant de prolonger cette date à

la fin du mois de janvier 2015, tandis que les chiffres communiqués par l’AADL indiquent qu’un bon nombre de souscripteurs n’ont pas encore re- tiré leur ordre de versement, ce qui a poussé la tutelle à prolonger encore la date de clôture de l’opération qui se poursuit toujours.

Salima Ettouahria

ANNAbA

Intempéries :

l’ANP rompt l’isolement du village de Seraïdi

N ation 9 EL MOUDJAHID AADL 2 L’opération de convocation des souscripteurs toujours en cours l

Les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) ont dû intervenir, hier matin, pour procéder à la réouverture du chemin de wilaya 16 de Seraïdi (Annaba) obstrué par la neige. Cette opération, à laquelle ont participé les services de la direction des travaux publics, a permis de rompre l’isolement du village de Seraïdi qui culmine à près de 900 mètres d’altitude et dont les monts ont été couverts d’un manteau blanc. Madame Naïla bouhafs, directrice des travaux publics de la wilaya d’Annaba, a indiqué que les éléments de l’ANP n’ont pas ménagé leurs ef- forts pour désenclaver les localités isolées de bouzizi et d’El- romanet suite à la chute d’une quantité importante de neige à hauteur du PK 8 et PK 9 sur le chemin de wilaya 16. De grands moyens ont été réquisitionnés pour la circonstance par les ser- vices des travaux publics, tels les engins spécialisés et le chasse- neige de l’APC de Seraïdi, a tenu à souligner M me bouhafs. D’autres endroits isolés à cause des inondations provoquées par les fortes chutes de pluie qui continuent à s’abattre jusqu’à hier sur la région d’Annaba ont enregistré l’intervention des services de la direction des travaux publics, permettant aux populations de se déplacer sans contraintes. Par ailleurs, ces intempéries ont été, hier, à l’origine d’un dérapage d’un bus de voyageurs en provenance d’Alger. Cet accident, qui s’est produit à l’entrée ouest de la ville d’Annaba, a fait quatre blessés sans gravité.

béjAïA

Vers la reprise des cours à l’université

Les étudiants grévistes de l’université de béjaïa

ont retenu, à l’issue d’une assemblée générale, tenue hier au campus d’Aboudaou, l’option de reprendre leurs cours et de lever les blocus imposés aux deux campus d’Aboudaou et de Targa Ouzemmour, littéra- lement paralysés depuis novembre dernier, apprend- on auprès du «Comité libre des étudiants», initiateur de ce mouvement de contestation. bien que contestée par un groupe minoritaire, l’op- tion de la reprise des cours a été soutenue par la majo- rité des étudiants, visiblement lassés par les proportions prises par ce mouvement et ses effets com- promettant sur leur scolarité, d’autant que par ailleurs, notamment du côté du rectorat et du ministère de l’En-

seignement supérieur, des réponses concrètes ont été

apportées aux diverses revendications avancées, a-t- on précisé. Entamé à l’origine sous forme d’une grève clas- sique pour exiger la réintégration de quelque 640 étu- diants exclus pour «retards scolaires», le mouvement a vite fait de se radicaliser en prenant l’allure d’un mouvement de désobéissance, avec le recours au blo- cage des accès aux campus, l’occupation du rectorat, et sporadiquement par des actions de rues, notamment des marches dans les artères de la ville et des sit-in ré- currents devant le siège de la wilaya. Contacté par l’APS, le recteur de l’université, boualem Saïdani, s’est réjoui de cette option, mais reste tout de même assez prudent. «La plupart des étudiants en ont assez de cette grève. Mais il y a quelques irréductibles qui veulent le pourrissement», a-t-il indiqué, affirmant que tous les engagements pris dans le sens de l’apaisement seront honorés. M. Saïdani a évoqué, notamment la ré- intégration à plein droit de 23 étudiants exclus, la ré- orientation vers les universités limitrophes, de 127 autres, le consentement d’un effort supplémentaire pour l’accès aux masters, et l’amélioration des condi- tions pédagogique (enrichissement de la bibliothèque, débit internet, etc.).

TrAMwAy DE CONSTANTINE

Les travaux de la première extension lancés en juillet prochain

N ation 9 EL MOUDJAHID AADL 2 L’opération de convocation des souscripteurs toujours en cours l

Les travaux de réalisation de la première extension du tracé du tram- way de Constantine, entre la cité Zouaghi et Ali- Mendjeli, seront lancés en «juillet 2015», a-t-on appris, hier, auprès de la représentation locale de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA). Confiée à un groupement constitué d’une société algérienne et de deux entreprises étrangères, cette ligne vers la nouvelle ville prévoit également une bretelle vers l’aéroport international Mohamed-boudiaf, a affirmé la même source, précisant que le chantier est déjà «sur le point d’être installé pour une durée de tra- vaux de 35 mois». Prévu initialement pour la fin de l’année dernière, le lancement de ce projet d’extension a été «retardé pour des questions liées à la complexité des procédures administratives nécessaires pour ce type de projet», a-t-on également fait savoir, ajoutant que les travaux sont es- timés à 34 milliards de dinars. Cette future ligne cité Zouaghi-Ali-Mend- jeli s’étirera sur 10 km, en plus des 2,7 km de la bretelle qui desservira l’aéroport Mohamed-boudiaf, a encore indiqué la même source, rappelant que l’étude technique de ce projet a été réalisée par un bureau d’études espagnol. Cette future extension de la ligne du tramway, qui transitera aussi par l’université Constantine-3, améliorera notablement les condi- tions de déplacement des habitants d’Ali-Mendjeli et des dizaines de mil- liers d’étudiants. Le premier tracé du tramway relie depuis juillet 2013 le stade benabdelmalek-ramdane, au centre-ville, et la cité Zouaghi sur un linéaire de plus de 8 km. Une seconde extension entre Ali-Mendjeli et

la ville d’El- Khroub est également en projet, rappelle-t-on.

LUTTE CONTRE LA DROGUE

Arrestation de 16 personnes à Alger en janvier

16 ont été arrêtées et d’impor- tantes quantités de psychotropes ont été saisies dans la wilaya d’Alger dans plusieurs affaires liées du trafic de drogue élucidées au cours du mois de janvier dernier, a indiqué hier un bilan du groupement régional d’Al- ger de la Gendarmerie nationale. L’affaire la plus importante concerne la mise hors état de nuire d’un

groupe de 7 individus, qui s’adon- naient au trafic de psychotropes de type «Subtex» sur l’axe Alger-An- naba, précise le groupement de la Gendarmerie nationale dans son bilan. L’approvisionnement de ce groupe en psychotropes était assuré par un des malfaiteurs par l’intermé- diaire d’un ami émigré en France, qui achemine la marchandise vers An-

naba avant qu’elle ne soit transférée à Alger où «les prix du Subtex sont élevés avec une forte demande par rapport à Annaba», explique-t-on de même source. Les investigations de la Gendarmerie nationale ont permis, selon ce bilan, la saisie de psycho- tropes, des armes blanches et une somme d’argent, produit des ventes illicites des psychotropes.

Saisie de plus de 43 kg de kif traité

Une quantité de plus de 43 kg de kif traité a été saisie, et 11 personnes ont été arrêtées suite à des descentes de police effectuées la semaine der- nière dans plusieurs régions du pays. Les brigades de recherches et d’investigations ont effectué, la se- maine dernière, plusieurs opérations qui se sont soldées également par la

saisie de 9.636 comprimés psycho- tropes et l’arrestation de huit per- sonnes impliquées, a indiqué hier un communiqué de la Direction géné- rale de la Sûreté nationale (DGSN). Par ailleurs, trois personnes ont été arrêtées en possession de 16.000 unités de boissons alcoolisées sans autorisation, ajoute la même source.

Mardi 3 Février 2015

E conomie 11 EL MOUDJAHID LE MINISTRE DU COMMERCE : « Plus de 206 milliards de

Economie

11

EL MOUDJAHID

LE MINISTRE DU COMMERCE :

« Plus de 206 milliards de DA de transactions commerciales non facturées depuis 2010 »

Les services du ministère du Commerce ont décelé des transactions commerciales non facturées pour une valeur de 206,5 milliards de DA durant les quatre dernières années, a révélé hier le ministre du secteur, M. Amara Benyounès.

«N os opérations de contrôle ont permis, durant les quatre der-

nières années, la découverte d’opé- rations commerciales sans factures d’un montant de 206,5 milliards de DA, soit une moyenne annuelle de 51,6 milliards de DA», a indiqué le ministre lors d’une journée d’infor- mation sur l’économie informelle. Relevant la difficulté de cerner avec exactitude l’étendue de ces activités commerciales illicites, M. Benyounès a souligné que ce phé- nomène affectait plusieurs branches d’activités, notamment celles des services, de l’industrie de transformation, de l’agriculture, du commerce extérieur et de la dis- tribution. Selon lui, l’expansion de l’informel, qui constituait de par le passé un «refuge» pour une frange minime d’une population sans re- venu, obéit de plus en plus à des «objectifs occultes», à des motiva-

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

L’ÉCONOMIE ET LE MARCHÉ INFORMEL

tions du gain facile, à l’enrichisse- ment illicite et à l’évasion fiscale. À cet effet, le ministre a mis en garde contre la menace «sérieuse» d’une persistance de ce phénomène sur l’outil de production nationale. Soulignant les efforts consentis par les pouvoirs publics pour atténuer cette activité illégale, M. Benyou- nès a relevé, toutefois, la faiblesse de la grande distribution et le défi- cit avéré en infrastructures com- merciales. Citant les actions déjà engagées, il a rappelé la réalisation de 768 marchés de proximité pour insérer les intervenants informels dans le tissu légal, et ce, pour un montant de 12 milliards de DA. Un autre plan de réalisation de 291 marchés couverts d’un montant de 10 milliards de DA pour résorber le déficit en infrastructures commer- ciales a été également lancé dans le cadre du quinquennat 2010-2014.

Des spécialistes plaident pour des solutions structurelles

Véritable gisement d’emplois et de richesses à travers le monde, l’économie informelle, de par sa nature, échappe aux règles et lois du mar- ché. Aussi, son étendue qui s’amplifie au regard d’une conjoncture mondiale, de plus en plus dif- ficile, contrarie lourdement les efforts des États tendant à canaliser et intégrer les activités pa- rallèles ou non structurées dans la sphère régu- lière. L’Algérie, qui ne fait pas l’exception, a entrepris une démarche multisectorielle visant à encadrer, d’une manière progressive, le secteur informel, à la faveur d’actions visant l’amélio- ration du dispositif de contrôle économique, la régulation du marché national, la facilitation du registre du commerce, la lutte contre le com- merce informel, le renforcement des structures commerciales, la réorganisation des marchés de gros, mais aussi, l’amélioration du climat des af- faires, a souligné le secrétaire général du minis- tre du Commerce, M. El-Hadi Mekboul, à l’ouverture des travaux de la journée d’étude sur «l’économie et le marché informel», organisée par le ministère du Commerce, en collaboration avec l’École des hautes études commerciales (EHEC), hier, à l’hôtel El-Aurassi. Une rencon- tre devant contribuer à dégager des pistes de ré- flexions pour lutter efficacement contre le phénomène. Selon le D r Rachid Alliouche, maî- tre de conférences à l’EHEC, le concept de l’économie informelle est apparu, pour la pre- mière fois, au Kenya, en 1972, selon une étude du BIT sur l’emploi et le travail. L’intervenant retrace l’évolution des terminologies pour rap- peler que, l’informel a représenté 41,3% du PIB, entre 2000 et 2007 (emplois informels du total des emplois non agricoles) pour le cas de l’Al- gérie, en référence aux statistiques de l’OCDE. Une autre étude de l’ONS, datant de 2012, cette fois-ci, place ce taux à 45,6% pour l’année 2010, soit 45,3% dans le commerce et services, 37,4% dans le BTP et 17,3% dans l’industrie.

Aussi, le D r Rachid Alliouche admet que «le poids de l’informel sur le système économique est considérable», et que les chiffres sont loin d’être «fiables». Dans sa lancée, il explique que l’informel «est une solution aux difficultés éco- nomiques» générées, en particulier, par les in- jonctions du FMI, et qu’il «a un rôle essentiellement social». Aussi, «la faiblesse des offres d’emplois, la surfiscalisation, les revenus salariaux indécents, et la faiblesse de la couver- ture sociale», figurent parmi les causes essen- tielles qui encouragent l’émergence des activités informelles, affirme l’intervenant. Le phénomène, qui «n’est pas nouveau en Algérie, s’est accentué après la crise de 1986 soldée par l’intervention du FMI et le pro- gramme des privatisation qui a échoué», dit, pour sa part, le D r Farid Allaouat, maître de conférences, à la même école. Aujourd’hui, «les importations, tous azimuts» ont élargi la sphère de l’informel, qui regroupe plusieurs activités pas essentiellement dans le commerce, a-t-il ajouté. Dans le même ordre d’idées, il dit ne pas se fier aux estimations sur les taux de l’informel du fait de l’absence d’un système permettant une collecte permanente de l’information». À propos de la démarche à suivre, l’interve- nant écarte la logique de la répression, car «à problème structurel, une solution structurelle». Autrement dit, il «faut créer les conditions éco- nomiques et sociales d’extinction de ces actions par des mesures incitatives qui rapprochent les populations vulnérables ou réfractaires vers l’économie officielle». Néanmoins, «l’écono- mie doit également respecter les règles de la concurrence», conclut le D r Farid Allaouat. L’in- tervention de M. Hadj Abdenour, directeur cen- tral au ministère du Commerce, révèle toutes les difficultés à lutter contre le phénomène, en dépit des actions colossales engagées à ce niveau. Passant en revue la contribution de l’État en ma-

tière de résorption de l’économie informelle, et de lutte contre son impact négatif, il a rappelé, que cette contribution a axé sur le renforcement de la législation, des infrastructures commer- ciales, du contrôle économique et sur la facili- tation du registre du commerce. S’appuyant sur les résultats de cette démarche jusqu’au 31 dé- cembre 2014, il fera savoir que 872 marchés in- formels ont été éradiqués sur 1.368 existants soit

64%.

L’opération a permis l’insertion de 18.878 commerçants informels sur 41.945 soit un taux de 45%. Il a tenu à souligner que 103 marchés éradiqués sont réapparus. Dans sa lancée, M. Hadj Abdenour indique que, d’ici 2016, 8 mar- chés de gros (fruits et légumes pour une capacité de 3,6 millions de tonnes) seront réalisés pour un montant de 19,3 milliards de dinars. Ces in- frastructures contribueront à la création de 20.000 à 24.000 emplois, a-t-il affirmé. Un autre programme de 12 mds de dinars est prévu pour la réalisation de 768 marchés de proximité. L’in- tervenant, qui a mis en avant la nécessité d’une démarche multisectorielle dans le cadre de cette action, a insisté sur la nécessité de l’améliora- tion du climat des affaires, l’accroissement de la compétitivité de l’économie, la régulation des opérations du commerce extérieur, la création d’emplois suffisants pour absorber le chômage, et sur le renforcement des dispositifs de contrôle économique pour opérer une intégration gra- duelle du commerce informel dans le circuit for- mel. Il y a lieu de rappeler que le ministre du Commerce avait insisté, lors d’une rencontre nationale des cadres du secteur, organisée ré- cemment, sur la réhabilitation de l’acte de com- mercer, et sur la nécessité de faciliter l’exercice de l’activité pour contrer l’informel dont la pro- portion était devenue inquiétante, avait admis M. Amara Benyounès.

D. Akila

ORASCOM TELECOM ALGÉRIE

L’emprunt obligataire du FNI est de 10 ans, la BEA principal souscripteur

teur de 50% pour un montant de 80 milliards de DA, selon un responsable à la Commission d'or- ganisation et de surveillance des opérations en bourse (Cosob). Le reste du montant de l'emprunt, soit 80 milliards de DA, a été souscrit par les autres banques publiques (à l'exception de la Banque de développement local, BDL), ainsi que par les deux banques privées Société générale et BNP Paribas et par deux compagnies d'assurance pu- bliques qui sont la CAAR et la CAAT. L'em- prunt est constitué de deux tranches de 80 milliards de DA chacune, dont l'une est assortie d'un taux d'intérêt annuel de 4% contre 5% pour l'autre tranche. Avec 160 milliards de DA, cet

La durée de l'emprunt obligataire, lancé par le Fonds national d'investissement (FNI) pour l'acquisition des 51% d'Orascom Telecom Algérie (OTA), est de dix ans, avec la Banque extérieure d'Algérie (BEA) comme principal souscripteur, a appris hier l'APS auprès d'une source boursière. Le FNI a finalisé, vendredi dernier, l'acqui- sition de 51% dans OTA (Djezzy) pour un mon- tant de 2,6 milliards de dollars dont le financement a été réalisé à travers un emprunt obligataire d'un montant de 160 milliards de DA à raison de 100.000 DA par obligation, selon la même source. La BEA est le principal souscrip- teur de cet emprunt institutionnel, et ce à hau-

emprunt est le plus important jamais lancé sur le marché financier algérien, observe la même source. À rappeler que suite à cette opération, le FNI est, désormais, en partenariat avec Global Tele- com Holding (GTH), une filiale majoritairement détenue par la société russe VimpelCom, selon les modalités définies par le pacte d'actionnaires conclu entre les parties. En terme de gouver- nance, ce pacte laisse à VimpelCom le manage- ment opérationnel d'OTA et confère au FNI des droits de veto sur les grandes décisions straté- giques. Le FNI avait signé, en avril 2014 à Paris, le contrat d'achat d'actions pour l'acquisition d'une participation de 51% dans la société OTA.

SUBSTITUTION AUX MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION IMPORTÉS

Le dispositif fin prêt

Le dispositif d'application de la décision interdisant l'utilisation des matériaux de construction importés, déjà fabriqués locale- ment, est fin prêt et devrait se traduire par une baisse de la lourde facture de leur impor- tation et une augmentation du taux d'intégra- tion dans le secteur du bâtiment. L’instruction imposant aux entreprises de réalisation d'utiliser des matériaux de construction «made in Algeria» permettra de faire passer le taux d'intégration dans les pro- jets de l'habitat de 70% actuellement à 85%, indique à l'APS un responsable auprès du mi- nistère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville. Une circulaire de ce département mi- nistériel, datée de décembre 2014, interdit aux promoteurs chargés de la réalisation des différents projets financés totalement ou par- tiellement par l'État, de recourir au matériau importé si le même produit est fabriqué lo- calement et présente une qualité égale. C'est dans ce sens que le ministère compte se réu- nir prochainement avec les directeurs des Of- fices de promotion et de gestion immobilière (OPGI), qui détiennent la majorité des pro- jets de logements publics (près de 75% du- rant le programme quinquennal 2010-2014) afin d'affiner les modalités d'application de cette instruction. En fait, les promoteurs pu- blics seront tenus de stipuler, dans les mar- chés signés avec les entreprises de réalisation, l'utilisation des produits algériens avec l'obligation de joindre aux contrats les factures établies par les entreprises de fabri- cation des matériaux de construction activant en Algérie, indique le même responsable. Pour faciliter la mise en oeuvre de ce dispo- sitif, il sera fait appel aux organismes chargés de recenser l'ensemble des producteurs na- tionaux en matériaux de construction, précise à l'APS le directeur de l'OPGI de Hussein Dey, Mohamed Rehaimia, qui avance que le recours aux importations ne sera retenu uni- quement comme dernière option après s’être assuré de la non-disponibilité des produits locaux en termes de quantité et de qualité. Selon lui, ce dispositif n'aura aucun impact négatif aussi bien sur les délais de réalisation que sur la qualité des projets, un avis partagé par le directeur de l'Agence nationale de l'amélioration et du développement du loge- ment (AADL), Elias Benidir. L'instruction du ministère de l'Habitat, qui vise aussi à promouvoir la production nationale, ne concerne pas uniquement les promoteurs pu- blics puisque les directeurs de l'habitat aux niveaux des wilayas du pays sont tenus de suivre son exécution dans les projets gérés par des privés. Elle s'étend également aux équipements publics (écoles, universités, centres de santés et de sûreté, etc.) et concerne même les grands projets tels que Djamaâ El-Djazair. --Une filière qui souffre de la concurrence déloyale des importateurs -- Interrogés sur ce nouveau dispositif, les producteurs nationaux des matériaux de construction estiment qu'une telle décision permettra le "sauvetage" de leur filière qui, selon eux, a tant souffert de la concurrence déloyale des importateurs. Ils citent, dans ce sens, le grand nombre d'usines de céramique qui enregistrent des stocks excédentaires pour cause d'invendus, compromettant toute perspective de développement de cette acti- vité. Le président de l’Union nationale des entrepreneurs du bâtiment (Uneb), Salim Gasmi, estime que cette instruction ministé- rielle donnera «un nouveau souffle» aux pro- ducteurs nationaux des matériaux de construction. «Nous saluons cette décision, même si elle intervient tardivement, puisqu'elle est à même de mettre un terme aux pratiques de certaines entreprises étran- gères de réalisation qui exigent l’utilisation du produit importé», observe-t-il. Il consi- dère, en outre, inconcevable que les secteurs de production en Algérie ne bénéficient pas de la dynamique que connaît le secteur de l’habitat. Pour ce qui est de la qualité, M. Gasmi assure que les produits locaux répondent aux exigences de la qualité même si quelques im- perfections subsistent. L’Algérie a consommé près de 24,5 millions de tonnes de ciment en 2014 dont plus de 5 millions importés contre 11,55 millions de tonnes produits par les cimenteries publiques et 7,95 millions de tonnes produits par Lafarge-Al- gérie, rappelle-t-on. Elle a importé pour près de 3,655 mil- liards de dollars de matériaux de construc- tion en 2014, composés de ciment, de bois, de fer, de céramique, d’aluminium et de ro- binetterie.

Mardi 3 Février 2015

Monde

EL MOUDJAHID

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CRISE EN UKRAINE

Les séparatistes espèrent mobiliser 100.000 hommes à Donetsk

Un dirigeant de la République séparatiste autoproclamée de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, a déclaré hier qu’il espérait mobiliser dans les jours qui viennent 100.000 hommes pour combattre les forces loyalistes ukrainiennes, sur fond de recrudescence des violences.

La ‘‘République populaire de Donetsk est en phase de mobili- sation de 100.000 hommes. Un coup décisif sera porté aux forces armées fidèles au président ukrai- nien Porochenko dans l0 jours”, a déclaré Alexandre Zakhart- chenko cité par l’agence des sé- paratistes DAN. Les rebelles ont menacé la se- maine dernière d’élargir leur of- fensive à tout le territoire des régions de Donetsk et de Lou- gansk dont une grande partie est toujours contrôlée par les autori- tés de Kiev. Les combats ont re- pris de plus belle dimanche dans l’est de l’Ukraine pour le contrôle de la localité stratégique de Debaltseve où l’armée tentait de repousser les séparatistes pro- russes. Au total, au moins 17 ci-

M onde EL MOUDJAHID 15 CRISE EN UKRAINE Les séparatistes espèrent mobiliser 100.000 hommes à Donetsk

vils ont été tués au cours des der- nières 24 heures dans l’Est, selon des bilans établis dimanche par Kiev et les séparatistes. Le conflit en Ukraine a fait plus de 5.000 morts en neuf mois. Par ailleurs, le commandement militaire de

l’Otan et des responsables de l’administration américaine envi- sagent de soutenir l’envoi d’armes défensives aux forces ukrainiennes qui combattent les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, a rapporté le quoti-

PALESTINE

dien New York Times. L’envoi d’armes aux forces ukrainiennes est justifié par la recrudescence des combats entre Kiev et les sé- paratistes prorusses, dans l’est de l’Ukraine. Le président améri- cain Barack Obama ‘‘n’a pas en- core pris de décision sur l’envoi d’aide létale”, mais son adminis- tration évoque le sujet en raison d’une recrudescence des combats entre Kiev et les séparatistes pro- russes, a précisé le journal dans son édition de dimanche. Le commandant en chef de l’Otan, le général américain Philip Breedlove, est désormais favora- ble à l’envoi d’armes défensives aux forces ukrainiennes, et le se-

crétaire d’Etat est ouvert à la dis- cussion, selon la même source.

R. I.

Saëb Erekat : « La décision palestinienne d’adhérer à la CPI est irréversible »

Le négociateur en chef pales- tinien, Saëb Erekat, a indiqué di- manche dernier que la décision de l’exécutif palestinien d’adhé- rer à la Cour pénale internatio- nale (CPI) était irréversible. ‘‘Toutes les puissances sur terre ne permettront pas de revenir en arrière”, a dit Saëb Erekat à la radio ‘‘la Voix de la Palestine”, ajoutant que l’exécutif palesti- nien se rapprochait de devenir membre de la CPI. M. Erekat a accusé le gouvernement d’Israël d’ignorer le droit et les conven-

tions internationales, ajoutant qu’‘‘Israël comptait sur une lo- gique d’arrogance du pouvoir et de protection de la part du Congrès américain”. M. Erekat a mis en garde que si Israël conti- nuait sa politique d’expansion et de non redistribution des impôts palestiniens collectés, ‘‘nous ré- fléchirons sérieusement à l’idée de reconsidérer nos liens poli- tiques et sécuritaires avec Israël.” Par ailleurs, M. Erekat a expliqué que le Conseil central de l’Orga- nisation de libération de la Pales-

tine ‘‘devait se réunir à la fin de février pour discuter de l’avenir des liens avec Israël”. ‘‘L’Autorité nationale palesti- nienne (ANP) a été établie dans le but d’amener le peuple pales- tinien depuis un statut où il est sous occupation à un statut où il a l’indépendance et dispose d’un Etat”, a-t-il souligné. Après avoir reçu la demande palestinienne d’adhérer à la CPI, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a annoncé que l’Etat palestinien deviendrait membre de la CPI

d’ici le 1 er avril. D’autre part, quelque 120 Palestiniens ont été arrêtés par l’armée d’occupation israélienne en janvier dans la pro- vince d’El-Khalil en Cisjordanie, a-t-on affirmé de source palesti- nienne. La plupart de ces arresta- tions ont eu lieu durant la nuit et ont été suivies d’actes de vanda- lisme, a précisé le Club des pri- sonniers palestiniens de la province d’El-Khalil, ajoutant que deux jeunes filles figurent parmi les détenus ainsi que 25 enfants.

BRØVES

CAMEROUN

Combats entre les armées camerounaise et tchadienne, et Boko Haram dans le nord

De violents combats opposent les armées tchadienne et camerounaise aux éléments du groupe terroriste nigérian Boko Haram hier soir depuis plus de trois heures à Fo- tokol, une localité de la région de l’Ex- trême-Nord du Cameroun à la frontière avec le Nigeria, rapportent des sources militaires camerounaises. La journée du 1 er févier est particulièrement agitée pour Boko Haram qui, après une attaque re- poussée dans la ville stratégique du nord- est nigérian Maiduguri et des raids aériens de la part de l’armée tchadienne à Gam- baru dans la même région, ne se sont pas privés d’attaquer Fotokol au Cameroun où des échanges de tirs font rage depuis le début de la soirée, selon ces sources sans pouvoir donner de bilan. Des attentats ont secoué dimanche les villes nigérianes de Gombe et Potiskum dans le nord-est du pays. Deux explosions ont secoué di- manche la ville de Gombe, capitale de l’Etat du même nom située au nord-est du Nigeria, tuant 5 personnes, selon des té- moins et d’une source militaire.

SOUDAN DU SUD

Nouveau cessez-le-feu décidé entre les belligérants

Le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar se sont accordés dans la nuit de dimanche à lundi sur un nouveau cessez-le-feu, mais sans parvenir à trouver un terrain d’en- tente sur un règlement définitif du conflit qui déchire leur pays depuis 13 mois, a an- noncé le médiateur. ‘‘Nous attendons une complète cessation des hostilités au Sou- dan du Sud ce matin”, a affirmé devant la presse Seyoum Mesfin, médiateur en chef dans les pourparlers de paix que supervise l’organisation intergouvernementale est- africaine Igad. Il s’agit du septième ces- sez-le-feu en un an que signent les deux hommes. Tous les précédents ont été vio- lés dans les heures suivant leur adoption

TUNISIE

Formation d’un gouvernement incluant les islamistes

Le Premier ministre tunisien, Habib Essid, a annoncé, hier, la composition de son nouveau gouvernement, une large coalition dominée par le vainqueur des législatives, le parti Nidaa Tounès, mais comptant des représentants de son rival d’Ennahda. ‘‘Nous avons procédé à des changements, il s’agit d’élargir la composition du gouvernement avec l’entrée d’autres partis”, a déclaré de- puis la présidence M. Essid qui avait dû renoncer fin janvier, face aux critiques, à sa composition initiale du gouverne- ment. Le nouveau gouvernement, le premier depuis les élections d’octobre, devra obtenir demain la confiance du Parlement. Outre Nidaa Tounès (86 députés) et Ennahda (69), deux autres partis sont re- présentés au gouvernement : l’Union patriotique libre (16 députés) d’un ri- chissime patron de club de foot, et Afek Tounès (libéral, 8 élus). Le gouverne- ment peut donc compter en théorie sur le soutien de 179 des 217 parlemen- taires. La participation d’Ennahda, avec un ministre et trois secrétaires d’Etat, in- tervient bien que Nidaa Tounès avait mené une campagne très dure contre les islamistes pour remporter les législa- tives. Faute de majorité claire, les deux rivaux ont finalement dû s’entendre. ‘‘Nous n’avons plus de temps à perdre, nous sommes dans une course contre la montre”, a martelé M. Essid hier.

LUTTE CONTRE L’EI EN SYRIE ET EN IRAK

La coalition effectue 33 frappes aériennes

Les forces militaires amé- ricaines et des pays alliés ont mené un total de 33 frappes aériennes contre les forces du groupe autoproclamé ‘‘Etat is- lamique” (Daech/EI) en Syrie et en Irak au cours des deux derniers jours, a indiqué hier le département américain de la Défense. Selon un communi- qué du Pentagone, sept frappes aériennes ont été ef- fectuées près de Kobané et Ar- Raqqah en Syrie, détruisant une zone de mise à disposition de l’EI, cinq unités tactiques de l’EI et cinq positions de combat de l’EI. Par ailleurs, les forces de la coalition inter- nationale ont mené 26 frappes aériennes près d’Al Asad, Kir- kouk, Hit, Al Qaim, Mah- kmour, Sinjar et Tal Afar en Irak. D’autre part, les forces de sécurité kurdes ont réussi à libérer 15 employés faits pri- sonniers par des éléments du

M onde EL MOUDJAHID 15 CRISE EN UKRAINE Les séparatistes espèrent mobiliser 100.000 hommes à Donetsk

groupe autoproclamé ‘‘Etat is- lamique” (Daech/EI) dans un site pétrolier à proximité de la ville de Kirkouk, au nord de l’Irak, a indiqué hier une source sécuritaire. ‘‘Les 15 employés, qui dépendent de la Compagnie pétrolière Iraki North Oil Company, ont été retrouvés dans une cave du complexe pétrolier après la victoire des peshmergas sur les terroristes de l’EI”, a indi-

YÉMEN

qué aux journalistes le chef des peshmergas à Kirkouk, le général Rasoul Qader. Le Conseil de sécurité de l’Onu a exigé la libération de tous les otages détenus par le groupe autoproclamé ‘‘Etat isla- mique” (Daech/EI), après l’exécution d’un deuxième otage japonais et face aux craintes pour la vie d’un pilote jordanien aux mains du groupe terroriste.

Les milices Houthis fixent un ultimatum de 3 jours pour une sortie de crise

Les milices houthis au Yémen ont fixé, hier, un ultimatum de trois jours aux autres forces politiques, sommées de ‘‘combler le vide” créé par la démission de l’exécutif. Cet ultimatum a été annoncé au terme d’une réunion de trois jours dans la capitale Sanaa, à laquelle a participé le parti de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, mais qui a été boycotté par les

autres grandes formations politiques du Yémen en plein chaos. Dans leur communiqué final, les miliciens chiites, dits Houthis, et leurs alliés ont fixé un délai de ‘‘trois jours pour parvenir à une solution et combler le vide” politique dans le pays, faute de quoi ‘‘la direction révo- lutionnaire se chargera d’arranger la situation de l’Etat”.

LIBYE

Libération d’un responsable libyen de l’OPEP enlevé à Tripoli

Un responsable libyen de l’OPEP a été li- béré trois jours après son enlèvement par des inconnus dans la capitale Tripoli contrôlée par des milices, a-t-on appris hier auprès de la compagnie nationale de pétrole (NOC). Samir Salim Kamal, un in- génieur chargé de la planification et du suivi au sein de la NOC et qui représente son pays à l’Organisation des pays expor- tateurs de pétrole (OPEP), avait été enlevé jeudi dernier alors qu’il quittait les locaux de la compagnie. ‘‘Il a été libéré hier (di- manche). Il est sain et sauf et se porte bien”, a indiqué à l’AFP un responsable de la NOC sous couvert de l’anonymat, sans donner des détails sur les circons- tances de l’enlèvement ou l’identité des ravisseurs.

ÉGYPTE

Un 4 e procès pour l’ex-président Morsi pour « espionnage »

La justice égyptienne a annoncé hier l’ou- verture le 15 février d’un quatrième pro- cès visant l’ex-président Mohamed Morsi destitué par l’armée en 2013, accusé de ‘‘trahison” et d’‘‘espionnage”. Dans ce nouveau procès, pour lequel il encourt aussi la peine capitale, M. Morsi, est ac- cusé d’avoir transmis des ‘‘documents classifiés” du temps où il était chef de l’Etat. Depuis l’été 2013, plus de 1.400 manifestants pro-Morsi ont été tués par les forces de sécurité en Egypte, plus de 15.000 de ses partisans arrêtés et des cen- taines condamnés à mort.

Mardi 3 Février 2015

Société

16

EL MOUDJAHID

FOREM

Le rôle des médias dans la lutte contre la drogue

Pleinement consciente du rôle éminemment important des médias dans la chaîne de lutte contre la drogue et la toxicomanie en Algérie, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM) a initié, hier, une journée de formation au profit de journalistes, au siège de la Safex.

O nt pris part à cette journée des représentants de plu- sieurs ministères et autres

institutions, pour débattre du fléau de la consommation de drogue qui ne cesse de prendre des propor- tions inquiétantes touchant des su- jets de plus en plus jeunes. Le P r Mostefa Khiati, président de la Forem, a fait savoir dans son intervention que le phénomène de la consommation de drogue est de- venu une réalité sociale aux multi- ples connexions, tant sur la personne que sur les plans social, économique et sécuritaire. Selon le P r Khiati, de plus en plus de jeunes touchent à la drogue, dont 3% qui la consom- ment régulièrement. Cette situation inquiétante, dit le président de la Forem, nécessite l’implication de tous les acteurs, plus particulière- ment la société civile, car en dépit

Ph : Wafa
Ph : Wafa

des efforts déployés par les pou- voirs publics, ce fléau continue à faire des ravages au sein de notre société.

Dans le même sillage, le P r Khiati a mis l’accent sur le rôle que peuvent jouer les médias dans la sensibilisation de la population et

la prévention contre les effets dé- vastateurs de la consommation de la drogue. Et d’ajouter que c’est dans ce contexte que s’inscrit cette rencon- tre qui vise à prodiguer une forma- tion au profit des journalistes pour les orienter et leur donner les outils nécessaires à même de traiter le sujet. Présent au cours de cette jour- née, le commissaire Baâziz Laâras, de la police judiciaire, a évoqué les grands axes de la stratégie de lutte contre la drogue, mise en place par la direction de la Sûreté nationale. À ce sujet, M. Laâras a indiqué que la lutte contre la drogue se base, en premier lieu, sur la pré- vention à travers les actions de la police de proximité et les cellules d’écoute qui accueillent discrète- ment des jeunes, ainsi que des pa- rents concernés pour les conseiller

et les orienter vers les structures spécialisées. M. Laâras, qui a indiqué que 69.9 tonnes de cannabis et 530.000 psychotropes, ont été saisis durant l’année 2014 par les services de la Sûreté nationale, a rappelé les dif- férentes actions entreprises par la

direction de la Sûreté nationale en vue de faire face au phénomène de la drogue. M. Arezki Hamed, sous-direc- teur à la direction des renseigne- ments douaniers, a, pour sa part, affirmé que la mission des services douaniers est de mettre fin à toute activité frauduleuse en vue de pro- téger les personnes et l’économie nationale, précisant au passage, que près de 6.300 infractions ont été enregistrées durant l’année 2014 contre 2.800 en 2012.

Kamélia H.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES ZONES HUMIDES

Des écosystèmes extrêmement productifs en Algérie

Chaque année, le 2 février, nous célébrons la journée mondiale des Zones humides. Cela offre l’occasion de faire connaître cet écosystème ex- ceptionnel et son rôle important dans les processus vitaux de certaines es- pèces animales et florales. Toutes les zones humides ont des valeurs impor- tantes, toutes apportent des avantages qui se mesurent à la qualité des éco- systèmes et dont les êtres humains dépendent. Mais au fait, c’est quoi une zone humide ? Les zones hu- mides sont des terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gor- gés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'an- née. En Algérie, les zones humides re- groupent une grande variété d'habi- tats naturels : chotts, sebkhas, lacs et marais (eau douce, saumâtre ou salée), oueds, oasis et barrage. Le dernier recensement a dénombré 1.451 zones humides en Algérie, dont 762 sont naturelles. Aujourd'hui, avec les nouvelles connaissances, le nom- bre de zones humides dépasse le mil-

lier si l'on inclut oueds, grottes, oasis, daya, et zones côtières. Elles occu- pent des superficies plus ou moins importantes. Ces zones sont forte- ment productrices par la présence de tous les maillons de la chaîne alimen- taire et hébergent entre autres une avifaune aquatique remarquable qui utilise ces sites comme stations de repos, de reproduction et d'hivernage. Il existe, chez nous, environ trente es- pèces de poissons d'eau douce, 784 espèces végétales aquatiques connues. Les zones humides sièges d'une biodiversité sans pareille, grou- pées sur de petites étendues, n'échap- pent pas à une dynamique de destruction sans pareille qui remet en cause l'existence d'un nombre élevé d'espèces floristiques et faunistiques. L'impact le plus important est celui de la disparition de certaines plantes rares ou rarissimes. Tout comme les forêts tropicales, les zones humides sont détruites à un rythme sans pré- cédent. Privées parfois de leur eau par des pompages excessifs ou par la construction irréfléchie de barrages, elles sont même complètement drai- nées au profit de l'agriculture. Actuel- lement, on constate une réelle volonté

S ociété 16 EL MOUDJAHID FOREM Le rôle des médias dans la lutte contre la drogue

de renverser cette tendance et l'Algé- rie en tant que Partie contractante à la Convention de Ramsar sur les zones humides se préoccupe de la sauve- garde et la gestion rationnelle de ces milieux, elle cherche à en connaître leurs aspects socio-économiques. Le parc national d'El-Kala englobe la zone humide la plus importante en Algérie, unique en son genre et clas- sée réserve de la biosphère en no-

vembre 1990 par le programme M. A. B. de l'UNESCO. En effet, cette ré- gion représente la zone d'accueil la plus importante pour l'avifaune aqua- tique où près de 55% des oiseaux d'eau y hivernent. En application de la loi relative à la protection de l'en- vironnement dans le cadre du déve- loppement durable et la loi relative à la protection et à la valorisation du littoral, l'Algérie doit allier de plus en

plus la conservation des zones hu- mides au développement durable. Elle doit en effet dans le but de les sauvegarder et de les gérer de ma- nière rationnelle et durable, se préoc- cuper de connaître leurs aspects socio-économiques, leurs valeurs et fonctions. Afin de préserver ces sites privilégiés d'hivernage, de transit et de reproduction de l'avifaune migra- trice, le ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme a lancé une «étude du cadastre des zones humides : diag- nostic, pressions, actions». Le but principal de cette étude qui se veut multisectorielle est d'identifier et de connaître les richesses et le compor- tement des zones humides afin de permettre aux autorités de faire une mise en œuvre concrète des disposi- tions législatives et réglementaires prévues. Il faut d’abord rappeler que 50 sites sont classés sur la liste de Ramsar dont notre pays est signataire de la convention, alors que 10 autres sites sont en cours de classement. Ce qui portera la superficie des espaces classés de 2,9 millions ha à 3,5 mil- lions.

Farida Larbi

GASPILLAGE DE L’EAU

La sensibilisation pour stopper le gâchis

Le gaspillage ne touche pas seulement les den- rées alimentaires. Le précieux liquide fait, lui aussi, l’objet d’utilisation irrationnelle, voire abusive. Chasses d’eau, lavage de voitures, fuites d’eau, mé- nages à grande eau, remplissage de piscines, autant de phénomènes présents chez nous qui renseignent sur des mauvaises habitudes qui ont la peau dure. Nos robinets coulent à flot, mais pas pour étancher notre soif ou nos besoins quotidiens, mais plutôt, pour aller carrément dans la nature. C’est un fait, le gaspillage de l’or bleu est de plus en plus confirmé par des pratiques qui contribuent, à coup sûr, à l’amenuisement des ressources en eau. En effet, l’eau potable est de plus en plus mena- cée par des comportements irresponsables qui dé- notent trop souvent du manque de civisme chez certains. L’utilisation démesurée de l’eau potable est devenue, aujourd’hui, un phénomène très ré- pandu, d’autant plus que la notion de préservation de la ressource est quasiment inexistante. Pour preuves, il n’y a qu’à voir ces tuyaux et ces nou- veaux minis jets d’eau, introduits depuis quelques temps pour le lavage des voitures chez soi qui sont un véritable gâchis pour une denrée rare et non re- nouvelable. Ce n’est point étonnant de relever tous les jours que Dieu fait, des milliers de mètres cubes perdus dans la nature, en raison de l’absence de la

culture de protection de cette ressource naturelle. À cela s’ajoutent les pertes induites par les fuites d’eau, en raison de la vétusté du réseau de distri- bution de l’eau potable qui représentent un risque majeur pour le précieux liquide. Près de 26.000 fuites d'eau sont réparées chaque année à Alger, dont près de 20.000 sur les branchements et 5.000 à 6.000 fuites sur les canalisations. Il n’en demeure pas néanmoins qu’un nombre non moins important de «mini» sources coulent pendant des mois avant que le problème ne soit ré- solu. En dépit des efforts consentis pour trouver des solutions à l’épineux problème des fuites d’eau, al- lant jusqu’à recourir à des méthodes techniques pour détecter les pertes, on continue à enregistrer des fuites ici et là. Sur le million de mètres cubes distribués quoti- diennement dans la wilaya d’Alger, près de 40%, soit 400.000 m 3 sont aspirés par les fuites d’un ré- seau qui s’étend sur plus de 4.000 km.Aujourd’hui, l’Algérie qui a connu des cycles de sécheresse ré- currents, de par son climat semi-aride, se doit de revoir sa stratégie de développement et de protec- tion de la ressource en eau, misant sur la sensibili- sation pour lutter contre le gaspillage de l’eau qui constitue un véritable fléau.

Samia D.

ALGER

Un énorme affaissement perturbe la circulation routière

Un affaissement monstre a affecté hier à Alger la chaussée au niveau de la rue Bougara me- nant vers El-Biar, pas loin du chemin des Glycines. Un trou immense de 20 m 2 et d’une pro- fondeur de 2 m est, en effet, vi- sible de loin et fort heureusement, aucun véhicule ne passait par là à l’instant de l’affaissement. «On ne déplore pas de dégâts humains ni maté- riels», nous confirme-t-on à la direction générale de la Protec- tion civile par le biais de sa cel- lule de communication. Même si on ignore les causes

Ph. : T. Rouabah

Ph. : T. Rouabah

de cet affaissement, certains es- timent que l’eau y est pour quelques choses, ajouter à cela les fortes chutes de pluies qui se sont abattues ces dernières semaines. Cet incident n’a pas été sans conséquences sur la circulation routière puisque la chaus- sée s’est rétrécie davantage après que les services de police aient ceinturé, par mesure de sécurité, la zone dangereuse en attendant les travaux de réhabilitation qui risquent de durer dans le temps. Du coup, des bouchons se sont constitués sur cet itinéraire très fré- quenté, notamment aux heures de pointe. S. A. M.

Mardi 3 Février 2015

Ph : Billal

Culture

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EL MOUDJAHID

NOTE DE LECTURE

LA MÉDECINE EN ALGÉRIE PENDANT L’OCCUPATION FRANÇAISE, PAR MOSTÉFA KHIATI

Les ravages du colonialisme sur la santé des populations autochtones

Il est fort louable que des personnalités algériennes connues dans le domaine de la médecine produisent, dans la discipline qui les concerne, des ouvrages sur l’histoire de l’état sanitaire de l’Algérie sous l’occupation coloniale, car ceci est d’autant plus capital pour l’évolution de ce secteur que la génération de médecins formés à l’école algérienne, après l’indépendance, puisse se renseigner et se documenter sur une trajectoire historique médicale qui fut un véritable laboratoire de recherche et d’expérimentation sur les sujets autochtones, dont la plupart étaient livrés sans aucun traitement thérapeutique ni soins palliatifs aux maladies et épidémies qui avaient provoqué leur disparition en masse pouvant être assimilée, comme l’affirme l’auteur de ce présent livre, à un génocide.

  • L e dernier ouvrage de Mostéfa Khiati ap- paraît comme un livre de référence pour les actuels étudiants désireux connaître

tout un pan, souvent méconnu, de la médecine pendant la période coloniale. Il faut dire que notre auteur est un professeur en pédiatrie et ac- teur social dont on entend parler régulièrement dans la presse et certains séminaires. L’homme, animé par un esprit patriotique sans pareil, ne se contente pas seulement d’exercer son métier consciencieusement mais travaille dans un effort continuel depuis quelques années à rédiger des ouvrages qui sont d’épaisses explorations dans l’histoire de la mé- decine algérienne qui le passionne et qui surtout nécessitent une documentation et des renvois bibliographiques qu’il n’est pas toujours aisé de retrouver en Algérie. Après avoir fait paraître un livre général sur l’histoire de la médecine al- gérienne en 2000, où il revient sur l’étude dé- taillée des œuvres des médecins aux époques médiévales, ottomane et sous l’occupation fran- çaise qu’il livre sous forme d’analyse séparées, il s’est fait remarquer sur la scène éditoriale al- gérienne avec un ouvrage sur l’histoire des blouses blanches durant la guerre de Libération. Il a en outre présenté un travail sur l’histoire des épidémies et des famines qui est une contribu- tion accueillie avec beaucoup de satisfaction par les professionnels d’un secteur considéré comme névralgique dans notre pays dans la me- sure où il comble essentiellement un grand vide

Ph : Billal C ulture 17 EL MOUDJAHID NOTE DE LECTURE LA MÉDECINE EN ALGÉRIE PENDANT

et des questionnements récurrents sur notre his- toire médicale étroitement liée à la grande his- toire : « Le professeur Khiati décortique l’état

de la médecine durant la colonisation, le sys- tème de santé colonial avec ses médecins, l’his- toire des premiers hôpitaux installés dans les mosquées, le système de santé et de la gestion de l’Etat par l’Emir Abdelkader, l’enseignement de la médecine, conçu, lui aussi, au départ de la conquête, comme par la suite, en fonction de la progression de l’implantation d’un peuplement européen dans le reste du pays », écrit le doc- teur Chawki Mostéfai dans la préface du livre. Dans son éclairage socioculturel sur le début de l’occupation, l’auteur notait pourtant qu’à la veille de la colonisation la qualité de vie de la population était considérée comme satisfaisante en dehors de quelques épidémies passagères, les maladies graves n’étaient pas fréquentes et les algériens des villes et des campagnes recou- raient à la médecine traditionnelle basée sur la culture des plantes et que dans l’ensemble les Algériens de cette époque vivaient relativement longtemps. Mais les conditions socio-écono- miques des autochtones s’étant dégradées rapi- dement et d’une manière considérable, dès le début de la colonisation avec la répression sys- tématique, liée aux combats et aux massacres perpétrés par les envahisseurs en sus des me- sures administratives, la majorité des tribus se retrouvait livrée à la famine et aux maladies en

raison du froid et des rigueurs du climat et de l’exode ou de la déportation, tous ces boulever- sements engendrent la paupérisation de la po- pulation musulmane. Dans les grandes villes

l’hygiène publique devient déplorable, de nou- velles mœurs s’installent, la généralisation du tabac, l’ivrognerie devient un fléau social et avec l’installation de l’armée coloniale l’insé- curité se propage et les délits augmentent et la diffusion de la consommation de drogues comme le haschisch se fait sentir dans les villes du Sud, les établissements de culte sont trans- formés en structures de santé au profit de la po- pulation européenne et l’on assiste à la confiscation des biens « habous ». Un système hybride de santé est mis en place par la coloni- sation orienté vers les besoins exclusifs de l’ar- mée d’occupation avec un surmendimensionnement pour les capacités d’accueil, les colons ne voulaient pas de la pro- miscuité avec ceux qu’ils avaient désignés comme des « indigènes » qu’ils ne voulaient surtout pas voir près de leur habitat, dans les écoles ou dans leurs hôpitaux et seules quelques poignées de privilégiés avaient accès à des soins, le reste de la population étant devenue une proie facile à la malnutrition et à la propa- gation des maladies. « En conclusion, on peut dire que ce n’est pas un hasard que la croissance de la population ne connaîtra sa plénitude qu’après l’indépendance du pays atteignant 48% vers 1965. Au début du XX e siècle, la mor- talité est très élevée en Algérie, avec un taux brut de 30% confirmant l’état sanitaire miséra- ble des populations », écrit l’auteur.

L. Graba

CONCERT DE ZAK AU CINÉMA DEBUSSY

Un patchwork musical avec une empreinte algérienne

*** Photos : Billel ***
*** Photos : Billel ***

du groupe, ainsi que deux guitares électro-classique et non pas guitare folk, un cajón (instrument de percus- sion d’origine péruvienne), remplacé parfois par une batterie, ainsi que des percussions d’occasion comme la derbouka, le tar et le kerkabou. « Nous utilisons des guitares électro- acoustiques car les fils en nylon don- nent une sonorité plus chaude.

Le choix d’instrument donne une couleur au style musical que l’artiste interprète, c’est pour cela que nous avons introduit récemment un clavier qui embellit le son, et les instruments à vent mais qui n’ont pas encore trouvé leur place, faute d’arrange- ment », a-t-il fait savoir. Pour ce jeune artiste qui affirme que sa carrière vient de débuter, quoi

qu’il soit dans le domaine musical depuis des années, la quête de la réus- site demande beaucoup de travail et de patience. Adepte du dicton « Aller doucement mais sûrement », Zak va à la rencontre du public avant de se lancer dans l’industrie musicale. « Cela fait maintenant cinq ans de- puis que j’ai commencé à animer des concerts et à avoir un contact avec le public, j’ai commencé carrément par investir les scènes, je n’ai pas cherché d’apparaître à la télévision ou passer à la radio, même si c’est important de passer par la radio pour une car- rière de débutant. Mais j’étais tellement impatient de rencontrer le public que je suis allé directement à sa recherche », a-t-il confié. Et d’ajouter : « Pour un ar- tiste, c’est la visibilité qui compte, même si tu fais une scène avec trois ou cinq personnes, ce qui importe le plus, c’est de faire sa musique, et sur- tout de la vivre. » Zak s’inspire de plusieurs sortes musicales, il interprète un patchwork musical par rapport à la culture mu- sicale qu’il a absorbée durant toute sa vie, et qui est essentiellement « algé- rienne, maghrébine, nord-africaine, et occidentale ».Sur l’éventuelle sortie d’un album, l’artiste affirme vouloir

Récemment restaurée, la salle de cinéma Omar el Khayam (ex-De- bussy) a ouvert ses portes avec un nouveau look pour accueillir un concert de world musique, animé sa- medi soir, par le jeune artiste Zak. Interprétant une world music suave, douillette à l’oreille, en faisant appel à une orchestration variée et lé- gère, Zak Zanoun a créé une am- biance festive, en dépit d’un public peu nombreux, faute des fortes in- tempéries ayant affecté Alger, ajouté au changement de lieu du concert qui était prévu au départ, au cinéma Al- geria, au lieu du cinéma Debussy. Maniant sa guitare avec beaucoup de délicatesse, ce jeune artiste a gra- tifié le public de plusieurs chansons de son répertoire telle « Rani jay » ou encore « El hnina », ainsi que des re- prises universelles à l’exemple de « Bing-bing » de la chanteuse Nancy Sinatra, ou encore la fameuse chan- son du chanteur britannique Sting « English men in New York » qu’il a arrangée avec une touche latino et rumba. Riche et variée, l’orchestration s’occupe des arrangements sous la baguette de Zak, et qui change selon le timbre musical. En effet, la basse est omniprésente dans le répertoire

enchaîner single sur single, histoire de le familiariser avec le public, faire plus de scène et rencontrer un plus large public avant d’enregistrer un album. Une sage décision pour les ar- tistes qui se respectent, et qui préfère entamer de profondes recherches avant de sortir leur album. Sur la question des conditions pour faire de la musique en Algérie, Zak avoue que c’est difficile de faire de la musique partout dans le monde, et qu’il faut juste croire en soi et travail-

ler comme un forcené. « Il faut juste que l’artiste ait confiance en soi, qu’il soit déterminé, qu’il parvienne à convaincre son public et son investis- seur. Partout c’est difficile de faire de la musique, en Algérie on dispose de beaucoup de moyens. Naturellement, on ne va pas se comparer à l’Europe et aux États- Unis qui ont une vraie « industrie musicale », mais ils manquent d’op- portunité. C’est difficile de réussir en Occident, par contre en Algérie, on a la capacité de créer cette opportunité. Le déclic viendra, avec beaucoup de patience et beaucoup de travail, tout en essayant d’être visible le plus sou- vent possible », a-t-il conclu.

Kader Bentounès

CINÉMA

Al Azhar s’oppose à la représentation du Prophète Mohammad (QSSSL) dans un film iranien

Al Azhar s'est de nouveau opposé à la re- présentation du Prophète Mohammad (QSSSL) dans le film iranien Mohammad Rassoul Allah, estimant qu'une telle dé- marche portait atteinte au caractère sacré des prophètes et des messagers. Dans un com- muniqué rendu public dimanche dernier, Al- Azhar a exprimé son opposition à la représentation du Prophète Mohammad (QSSSL) dans le film iranien Mohammad Rassoul Allah dont la projection était annon- cée pour dimanche dernier à Téhéran. Al- Azhar a rappelé sa position contre toute

représentation des prophètes et des messa- gers dans des œuvres cinématographies ou artistiques. Les prophètes et les messagers ne doivent être représentés sous quelque forme que ce soit, et ce quel que soit l'art concerné, afin de préserver leur caractère sacré, a précisé le communiqué. Al-Azhar a tenu à souligner que l'inter- diction d'une œuvre artistique quelconque n'était pas de son ressort mais qu'il lui appar- tenait, en tant que principale référence reli- gieuse du sunnisme, de se prononcer sur de telles œuvres sur la base de la charia.

MOSTAGANEM

Plaidoyer pour la création d’une inspection chargée du suivi pédagogique des Écoles des beaux-arts

Les directeurs des études des écoles régionales des Beaux-Arts ont plaidé, jeudi dernier au deuxième séminaire pédagogique sur l’enseignement de la mosaïque à Mostaganem, pour la création d'une inspection au niveau du ministère de la Culture, pour le suivi pédagogique de ces établissements. En marge des travaux du séminaire, les participants à une réunion consacrée à l’étude du dossier inhé- rent aux outils de gestion pédagogique ont insisté sur l'uniformisation du règlement intérieur des écoles régionales des Beaux-Arts et la définition des missions des sous-directions des études de ces écoles et de ses structures. Les participants à la réu- nion ont recommandé également le suivi de la car-

rière professionnelle de l’enseignant et la régulari- sation des situations de certains enseignants par leur promotion ou leur confirmation à leurs postes, avant de proposer le changement de l'appellation d’écoles régionales en écoles nationales des Beaux- Arts. Une galerie d’arts a été inaugurée à l’École des Beaux-Arts de Mostaganem exposant des toiles réalisées par les enseignants de cette école. Une ex- position de 60 tableaux signés par des élèves et en- seignants de l’école a été également organisée. Ce séminaire de quatre jours, organisé par l’École des Beaux-Arts de Mostaganem, regroupe 70 élèves et enseignants de 11 écoles régionales des Beaux-Arts et l’École supérieure des Beaux-Arts.

Mardi 3 Février 2015

Sciences & Technologies

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EL MOUDJAHID

Page animée par Kamel Morsli
Page animée
par Kamel Morsli

SANTÉ

L’automédication, une habitude dangereuse

Le geste est facile, le réflexe est tenace. Au moindre petit «bobo», nombre de nos concitoyens ont automatiquement recours à l’automédication. Dans le fouillis des armoires à pharmacie, on trouvera bien une fiole ou un cacheton pour atténuer le mal, un pli qui, dans certains cas, aggraverait la pathologie ou, pire, provoquerait des effets indésirables.

  • D émocratisée par les médias, la publicité et internet, la prise de médicaments sans consulter un médecin se généralise sans

calculer les méfaits et les risques d’une telle pra- tique. Un grand nombre d’Algériens ont recours à l’automédication, qu’il s’agisse de cas des plus bénins (rhum, migraine, mal de dos, maux d’es- tomac…) ou moins fréquemment dans des cas qui nécessiteraient impérativement un passage sur la table de consultation d’un médecin. Les dangers réels de l’automédication sont multiples, et, dans certains cas, peuvent entraîner de sérieuses complications, quand celle-ci n’est pas maîtrisée. Les risques tournent essentielle- ment autour de la méconnaissance des compo- sants du médicament, de sa toxicité et de sa date de péremption, d’une part. D’autre part, les in- teractions médicamenteuses, l’erreur de posolo- gie, la méconnaissance des effets secondaires et la non-prise en compte des éventuelles allergies constituent un danger réel pour la santé du pa- tient. Cette pratique peut aussi déteindre sur l’in- terprétation des résultats biologiques et du diagnostic en masquant certains symptômes. Les professionnels de la santé ne cessent d’avertir les «médecins en herbe» que la prise de médica- ments seul entraîne souvent l’aggravation du mal ou la cause de nouvelles pathologies. «L’auto- médication doit être pratiquée temporairement dans les cas les plus bénins. Se soigner seul n’est en aucun cas conseillé sur une longue durée. Il

S ciences & T echnologies 21 EL MOUDJAHID Page animée par Kamel Morsli SANTÉ L’automédication, une

convient de l’utiliser à bon escient, sans excès et en respectant des règles primordiales comme bien lire les notices pour connaître la posologie, les effets secondaires et les contre-indications.» Dans ce cas, les pharmaciens restent les seuls remparts contre la dérive, leurs conseils peuvent vous éviter le pire. Mais le recours à l’autodiagnostic reste très courant. Au moindre souci de santé, on consulte les nombreux sites internet dédiés à la médecine,

on appelle une cousine connue pour ses «connaissances» en potions ou, simplement, on déterre sa pharmacopée domestique à la re- cherche de l’antidote en décortiquant les notices. Il y en a même qui établissent leur propre pres- cription après un diagnostic de surface, pensant que tel symptôme nécessiterai forcément tel mé- dicament, même les antibiotiques, très délicats à utiliser, n’ont plus de secrets pour eux. Les conséquences sont enregistrées trop fréquem-

ment au niveau des urgences des hôpitaux et au- tres services anti poison. Enfin, l’une des graves conséquences de l’au- tomédication reste l’interaction médicamenteuse, cause de la pluparts des cas d’hospitalisation. «Les médicaments disponibles sans ordonnance sont des médicaments à part entière et peuvent interagir avec de nombreux traitements. Alors si vous suivez un traitement régulier, il est décon- seillé d’avoir recours à l’automédication. Cela pourrait provoquer des effets indésirables ou une diminution de l’efficacité du traitement.» Comme exemple la prise d’ibuprofène (anti-in- flammatoire) peut modifier l’efficacité de traite- ments contre l’hypertension artérielle, prendre un pansement gastrique peut empêcher l’absorp- tion d’autres médicaments…

Mise à part quelques cas courants de patholo- gies bénignes, il est fortement conseillé de consulter un professionnel de la santé, surtout pour les enfants à qui on a la fâcheuse tendance à administrer tel pilule ou tel sirop trop facile- ment sans penser au danger ou calculer les grands risques qu’ils encourent. Et comme pour son placard, son vide-poches ou son disque dur, il est finalement judicieux de faire un ménage épisodique dans son armoire à pharmacie, on y trouve souvent des médicaments périmés, altéré par le temps ou simplement dé- diés à des pathologies très spécifiques. À jeter !

K. M.

BIOLOGIE

Un nouvel antibiotique contre les bactéries résistantes

La découverte d'antibiotiques a connu son âge d’or entre 1940 et 1960. À cette période, les scientifiques se penchent sur l’étude des microbes vivant dans le sol afin de produire des toxines chimiques pour lutter contre les bactéries pathogènes. Plus récem- ment, dans les années 1980, la re- cherche, orientée vers la conception de molécules de synthèse dérivées ou non d’antibiotiques naturels, a abouti à la découverte de nouveaux médica- ments, mais à peu d’antibiotiques. Les chercheurs se tournent désormais vers d’autres méthodes et retournent à l’ex- ploration du sol. Découverte par une équipe de cher- cheurs américains et allemands, une nouvelle molécule offre un espoir dans la lutte contre les bactéries multi- résistantes. Il pourrait agir plus effica- cement que les antibiotiques déjà disponibles sur des infections comme

la tuberculose ou le staphylocoque doré. Les chercheurs ont fait pousser des bactéries non pas sur un substrat stan- dard mais dans leur environnement originel. Pour cela, ils ont développé un système leur permettant d’en culti- ver 10.000 dans la terre. Environ 25.000 personnes par an, rien qu’en Europe, meurent d’infec- tions résistantes aux antibiotiques. Mais l'utilisation massive et répétée de ces médicaments génère une hausse des résistances bactériennes dans le monde entier, favorisant la réémer- gence et la propagation d’infections et de maladies contre lesquelles on se croyait protégé. Or l’arrivée de nou- velles molécules fait cruellement dé- faut. Grâce à une nouvelle approche, une équipe de chercheurs américains et allemands a identifié un antibio- tique prometteur, baptisé Teixobactin.

Ce nouveau composé pourrait agir plus rapidement que les médicaments existants, tout en étant efficace contre certaines bactéries multirésistantes. La méthode qui a permis la décou- verte d'une nouvelle molécule antibio- tique, le Teixobactin, en se basant sur l'étude des bactéries du sol. Pour identifier cette nouvelle molé- cule, les chercheurs de l’université de Northeastern, à Boston, ont utilisé une méthode encore peu répandue. Les bactéries du sol constituent une res- source sous-exploitée dans la re- cherche de nouveaux antibiotiques. Les chercheurs ont eu l’idée d'en cul- tiver, non pas sur un substrat standard, mais dans leur environnement origi- nel. Pour cela, ils ont eu recours à un système nommé iChip, breveté par la société américaine NovoBiotic, leur permettant de cultiver 10 000 bacté- ries dans la terre. En confrontant les

bactéries du sol à des bactéries patho- gènes comme le staphylocoque doré, ils sont parvenus à identifier celles contenant des molécules capables de les tuer. Cette méthode a permis d'iso- ler 25 antibiotiques dont le plus pro- metteur est le Teixobactin. Les tests de laboratoires montrent que le Teixobactin, testé sur des sou- ris, est capable de tuer les bactéries aussi rapidement qu’un autre antibio- tique, la Vancomycine, utilisée pour lutter contre les mêmes infections. De plus, toujours sur les souris, l'utilisa- tion de cette molécule n'entraîne pas d’effets secondaires. Le Teixobactin est particulièrement actif contre les bactéries dites à Gram positif telles que le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus), la tu- berculose (Mycobactérium tuberculo- sus) ou encore le Clostrodium difficile, responsable de diarrhées.

«Mais, précise le professeur Courvalin de l’Institut Pasteur, il reste sans effet sur les bactéries à Gram négatif comme Escherichia coli et les entéro- bactéries», infections en constante augmentation depuis 10 ans. Il a fallu 30 ans pour qu’une résis- tance à la Vancomycine émerge. Les auteurs de l’étude espèrent que l'appa- rition de la résistance à ce nouveau médicament prendra davantage de temps encore. Reste que ce nouvel antibiotique n’a pas encore été testé sur l’être hu- main. Il faut donc vérifier son effica- cité et l'existence éventuelle d’effets secondaires. Le P r Lewis, qui a dirigé l’étude, est quant à lui confiant. Il dé- clare que les premiers essais cliniques sur l’homme pourraient commencer dans deux ans et qu’en cas de succès, le médicament pourrait être utilisé dans dix ans.

ÉCOLOGIE

Déchets plastiques, et vogue la galère

Plus de 5.000 milliards de dé- bris plastiques flottent à la surface des océans, selon une récente étude internationale, soit plus de 260.000 tonnes. Ces chiffres ne correspondraient qu’à une infime part de la pollution des océans par le plastique. Une compilation de données is- sues de 24 expéditions entre 2007 et 2013 à travers les cinq gyres (tourbillons) océaniques subtropi- caux, aux abords de l’Australie, dans la baie du Bengale et en Mé- diterranée, a permis de valider un modèle de transport de surface des particules plastiques et mon- tré que les accumulations constatées correspondent aux prévisions du modèle. C’est la première étude d’une aussi grande envergure et qui prend en compte la taille des débris. Les océanographes de l’Ifremer sont parti d’un modèle de cir- culation développé par la Marine américaine dans les années 1970. Le modélisateur de l’étude en a extrait la partie qui concerne la couche de surface – les quelques mètres de profon- deur où flottent les débris plastiques – et l’a couplée à des outils de simulation du comportement de particules dans un fluide. L’étude a détecté moins de microparticules de plastique – moins de 4,5 micromètres – qu’attendu. Plusieurs pistes sont possibles. Les chercheurs du Muséum britannique d’histoire naturelle ont récemment proposé qu'une part des microparticules couleraient au fond de la mer. Cette idée ne fait pas l’unanimité. La plupart des microplastiques ont une faible densité et on comprend mal comment ils sédimenteraient. Autre piste : les procellariiformes, oiseaux dont l’albatros fait partie, avalent des débris, qui sont alors stockés dans une poche de l’estomac. Une espèce présente en mer du Nord prélève ainsi quelques dizaines de tonnes de dé- chets par an. Mais cela n’explique pas tout. En fait, la seule ex-

S ciences & T echnologies 21 EL MOUDJAHID Page animée par Kamel Morsli SANTÉ L’automédication, une

plication convaincante est liée à la dégradation des débris. Plus les particules se fragmentent, plus le rapport entre la surface et le poids des déchets est important. Cela les rend plus accessibles à des bacté- ries qui les digèrent, contribuant à leur fragmentation et accélérant le processus. La dégradation des microdé- chets n’est pas dangereuse, car leurs constituants principaux, des polymères de propylène, éthylène, etc., sont inertes, et les quantités d’additifs toxiques libérés sont in- fimes. Le danger chimique vient

des macrodéchets, bien plus im- portants en terme de poids. Les microdéchets, plus nombreux, transportent des organismes sur de longues distances, déséquili- brant ainsi des écosystèmes ou disséminant des agents patho- gènes. Après le tsunami de 2011, 120 espèces sont passées du Japon au Canada par ce biais. De plus, des espèces sont particu- lièrement sensibles aux déchets, et même le tourisme, la santé (risques de blessures), la pêche et la navigation sont touchés. En méditerranée, c’est pire ! Les déchets ne peuvent pas en sor- tir. À Gibraltar, les eaux sont entrantes en surface et sortantes en profondeur. Or les déchets sont en surface… Des chercheurs slo- vènes ont mesuré jusqu’à cinq millions de microplastiques par ki- lomètre carré. Que faire pour enrayer cette pollution ? C’est l’objet de la conférence internationale organisée à Monaco en mars prochain, mais déjà une directive européenne pour réduire les déchets est prévue et des gouvernements l’ont anticipée. Dans certains pays, les sacs plastiques seront interdits dès 2016. L’industrie propose de favoriser le recyclage. Enfin, l’éducation jouera un rôle im- portant : la plupart des déchets en mer sont issus de la grande consommation.

ÉNERGIES RENOUVELABLES

Dubaï se dote d’une centrale solaire de 200 mégawatts

Dubaï, dont les réserves de pétrole n'ont cessé de diminuer et dont l'écono- mie est basée sur le com- merce, l'immobilier, le tourisme et les services, est un gros consommateur d'électricité, en raison sur- tout de températures ex- trêmes conduisant à une utilisation poussée de la climatisation de juin à septembre. Les Émirats détiennent le cin- quième des réserves pétrolières du monde avec 97,8 milliards de barils, dont 95% sont détenus par l'émirat d'Abou Dhabi. La fé- dération a aussi des réserves de gaz de 6.000 milliards de m 3 , mais Dubaï n'en détient que quelque 2%. Les Émirats arabes unis ont du pétrole, mais cherchent à diver- sifier leurs sources d'énergie. Dubaï, membre de la fédération, a lancé la semaine dernière un projet solaire de 200 mégawatts. Ce projet fait partie du "Parc Mohamed Ben Rached Al Maktoum pour l'énergie solaire", annoncé en 2013 et destiné à produire à terme 1.000 mégawatts. Ce parc, qui nécessite dans son ensemble des investissements de 12 milliards de dirhams (3,27 milliards de dollars) devrait permettre à Dubaï de couvrir 1% des besoins en énergie de l'émirat en 2020 puis 5% à l'horizon 2030. Selon Saïd Al-Tayer, président exécutif de Dubai Water and Electricity Au- thority (DEWA), la réalisation de la phase de 200 mégawatts a été confiée au groupe saoudien Acwa Power. D'un coût de 1,2 milliard de dirhams (327 millions de dollars US), ce projet devrait être achevé en avril 2017. Cette phase devrait permettre de couvrir les besoins en électricité de 200.000 petites habitations et éviter des émissions de 250.000 tonnes de CO2 par an, a-t-il expliqué. Abou Dhabi, autre membre des Émirats arabes unis, a inauguré en mars 2013 une centrale solaire de 100 mégawatts et d'un coût de 600 millions de dollars.

ÉNERGIES RENOUVELABLES Dubaï se dote d’une centrale solaire de 200 mégawatts Dubaï, dont les réserves de
Vie pratique 29 EL MOUDJAHID Vie religieuse réPubLIQuE ALgérIENNE DémOcrATIQuE ET POPuLAIrE mINIsTèrE DEs TrANsPOrTs sgP
Vie pratique
29
EL MOUDJAHID
Vie religieuse
réPubLIQuE ALgérIENNE DémOcrATIQuE ET POPuLAIrE
mINIsTèrE DEs TrANsPOrTs
sgP « POrT » sOgEPOrT
république algérienne
démocratique et Populaire
Horaires des prières de la journée du mardi 13 Rabie Ethani 1436
correspondant au 3 février 2015 :
entrePrise Portuaire d’arZew
-
Dohr
.........
13h02
EPE-sPA Au cAPITAL sOcIAL DE 15,8 mILLIArDs
DE DINArs
ministère de l’Enseignement supérieur
et de la recherche scientifique
-
Asr 15h54 ..............................
- Maghreb
.....................
18h18
TéL : 213.41.79.12.03/23.99
- Icha…………………19h39
r.c.N° 31/00-0105440b01
Mercredi
14
Rabie
Ethani
1436
N°ArTIcLE 31060013431
- FAx : 213.41.79.24.00
- NIs : 098931060012146
-NIF : 000131010544038
Agence Nationale de Valorisation
des résultats de la recherche et du
Développement Technologique
correspondant au 4 février 2015
“ANVREDET”
-
Fedjr 06h20 .........................
- Chourouq
.................
07h48
avis d’attribution Provisoire
de marché
L’Entreprise portuaire d’arzew «EPA» informe l’ensemble des soumissionnaires ayant participé à l’appel d’offres national
restreint n°05/2014 relatif aux travaux de réparation de la jetée méthane gl4Z des poses c,1et c.2. Qu’à l’issue de l’évaluation
et de l’analyse des offres, le marché est attribué provisoirement au soumissionnaire ci-après désigné :
soumissionnaire
montant
délai de
note
observation
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
de l’offre
réalisation
technique
EL MOUDJAHID
société des travaux
113.548.500,00 da ttc
07 mois
74/100
offre financière
mariitmies de l’Ouest
moins-disante
Appel à manifestation
d’intérêt pour l’évaluation
technico-économique des
projets innovants
au capital social de 50.000.000 DA
«sotramo»
NIF : 000031010479236
«N° AmI/001/2015»
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Présidente-Directrice générale
de la publication
Tout soumissionnaire contestant ce choix peut introduire un recours auprès de la commission des marchés de l’Entreprise
portuaire d’arzew dans les dix (10) jours qui suivent la date de publication du présent avis .
Les autres soumissionnaires intéressés de prendre connaissance des résultats détaillés de l’évaluation de leurs offres
techniques et financières sont invités à se rapprocher de la direction du développement département des marchés au plus
tard trois (03) jours à compter de la première parution du présent avis.
El Moudjahid/Pub
ANEP 31300096 du 03/02/2015
Naâma Abbas
Rédacteurs en chef
Kamal oulmane — Achour cheurfi
diREctioN gENERAlE
Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
capital social : 3 862 080 000 DA
L’ANVrEDET lance un appel à
manifestation d’intérêt national pour : la
mise en place d’un comité d’experts
spécialisés «c.e.s» , qui sera chargé
d’évaluer la faisabilité technique, commerciale,
économique et juridique des projets innovants
relevant des domaines scientifiques et
technologiques (biotechnologie, chimie des
matériaux organique et inorganique, Physique
et physique acoustique, Nanotechnologie,
Electronique, santé, mécanique, TIc,
Energétique, Agronomie et agroalimentaire).
Les personnes intéressées doivent remplir
les conditions suivantes :
diREctioN dE lA REdActioN
Téléphone : 021.73.99.31
message de condoléances
Fax : 021.73.90.43
internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REgioNAUX
coNStANtiNE
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
oRAN
Maison de la Presse
3, place du 1 er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
Très affectés par la nouvelle du décès du père de monsieur
Khaldaoui Kouider, directeur central de la Pièce de rechange,
le président-directeur général, les cadres dirigeants, le comité de
participation, le syndicat de l’entreprise, ainsi que l’ensemble des
travailleurs de l’ePe/Pmat présentent à celui-ci, ainsi qu’à toute
sa famille et à ses proches, leurs sincères condoléances, et les
assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde
sympathie.
➢ Avoir une formation graduée dans le
domaine de l’évaluation sollicité ;
➢ Avoir une expérience professionnelle
avérée dans le même domaine.
Les dossiers de candidature doivent être
déposés au siège de la Direction générale de
l’ANVrEDET, sis à : 23, Avenue slimane-
AssELAH, ex-robertseau – Telemly – Alger,
au plus tard dans un délai de trente (30)
jours , à compter de la 1 ère parution de la
manifestation d’intérêt dans les quotidiens
nationaux.
Le dossier à fournir doit contenir les
documents suivants :
BoRdJ BoU-ARRERidJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
Sidi BEl-ABBES
Que Dieu le Tout-Puissant
accorde au défunt
sa sainte
-Résumé des travaux effectués en matière
d’évaluation sus-mentionnée;
-Les compétences de l’expert (CV) ;
-Lettre de motivation ;
-L’offre technique et financière de l’expert.
Maison de la presse Amir Benaïssa
miséricorde et l’accueille en son vaste paradis.
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
Les plis doivent porter la mention :
appel à manifestation d’intérêt
n° ami/001/2015 «à ne pas ouvrir »
BEJAiA :
El Moudjahid/Pub
ANEP 205600 du 03/02/2015
Bloc administratif, rue de la Liberté.
El Moudjahid/Pub
ANEP 205547 du 03/02/2015
Tél/Fax : 034.22.10.13
tiZi oUZoU :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1 er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
tlEMcEN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
avis d’appel d'offres national
république algérienne
démocratique et Populaire
eurl cPa Print n°01/2045
MAScARA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
NIF : 000516049015939
cENtRE AiN-dEFlA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBlicitE
EurL cPA Print filiale du cPA lance un avis d'appel d'offres national pour l'acquisition de papier
listing zoné double 2 ex 11x38 Ncr cb blanc et Ncr cF rose destinés à couvrir ses besoins annuels
au titre de l'année 2015.
Les fournisseurs intéressés peuvent retirer le cahier des charges auprès de :
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et
de Publicité “ANEP”
AlgER : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
eurl cPa Print
01
rue mohamed heddane belouizdad alger- algérie
contre paiement de 5 000 da auprès de l'agence cPA- Les Halles (code 103) au profit d'EurL cPA
Print filiale du cPA n° de compte 103401 0000692 92.
Les offres doivent 'parvenir sous double pli fermée cacheté et anonyme.
L’enveloppe extérieure devra comporter la mention :
ministère de l’Agriculture et du
Développement rural
Parc Zoologique et des Loisirs
La concorde civile
bP 17, saïd-Hamdine - Alger
rc N°0017416 b 01
Tél.: 021 91 46 27 - 021 91 46 39
oRAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
appel d'offres national
eurl cPa Print n°01/2015
a ne pas ouvrir
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
Les offres doivent comporter les pièces administratives réglementaires prévues dans le cahier des
Avis d’appel
d’offres national
ANNABA :
7, cours de la Révolution
charges.
Les offres seront adressées ou déposées à l'adresse suivante :
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
eurl cPa Print
Régie publicitaire
01
rue mohamed heddane belouizdad alger- algérie
EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70
ABoNNEMENtS
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux
Le Parc Zoologique et des Loisirs La
concorde civile lance un avis d’appel
d’offres national ouvert pour la
fourniture de :
ou
commandes
de
photos,
s’adresser
au
service
commercial : 20, rue de la Liberté, Alger.
La date limite de dépôt des offres est fixée à 21 jours qui suivent la date de la première parution de
cet appel d'offres dans les quotidiens nationaux. Les soumissionnaires resteront engagées par leurs
offres pendant une période de 120 jours à compter de la date limite de réception des offres.
L’ouverture des plis, en séance publique aura lieu le lendemain de la date limite de dépôt des offres.
Au cas ou ce jour coïnciderai avec un week-end ou un jour férié, l'ouverture des plis aura lieu le
premier jour ouvrable qui suit la date limite de dépôt des offres.
coMPtES BANcAiRES
Fruits et légumes pour la
consommation des animaux
Agence CPA Che-Guevara - Alger
El Moudjahid/Pub
aneP 205582 du 03/02/2015
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
- Dinars : 605.300.004.413/14
- Devises : 605.310.010078/57
avis d’attribution provisoire de marché
Cptes BDL - Agence Port Saïd
- Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
- Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
NIF : 000516096826187
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
iMPRESSioN
Edition du Centre :
Les soumissionnaires intéressés
peuvent retirer le cahier des charges
après de la Direction de l'unité
Zoologie et botanique contre le
paiement de la somme de 2000 da.
Les offres établies conformément
aux clauses du cahier des charges
doivent parvenir accompagnées des
pièces administratives et fiscales à
l'adresse suivante :
Société d’impression d’Alger (SiA)
Edition de l’Est :
Société d’impression de l’Est, constantine
conformément aux dispositions du décret présidentiel n°10/236 du 07/10/2010 portant ré-
glementation des marchés publics, modifié et complété, l'EurL cPA Print informe l'ensemble
des soumissionnaires ayant participé à l'appel d'offres national n°03/2014 relatif à l'achat de
divers papiers destinés à couvrir ses besoins pour l’exercice 2015, paru dans les quotidiens
nationaux "EL MOUDJAHID" le 27/10/2014 et «EcHAAb» le 29/10/2014, qu'à l'issue de l'ana-
lyse et de l'évaluation des offres, le marché a été attribué provisoirement aux soumissionnaires
les moins-disants désignés ci-après :
Edition de l’Ouest :
Société d’impression de l’ouest, oran
entreprisre
n° lot
note
Prix de l’offre (ttc)
observations
Parc ZoologiQue et des loisirs
la concorde civile
direction generale
Edition du Sud :
Unité d’impression de ouargla (SiA)
Unité d’impression de Béchar (SiA)
L’enveloppe extérieure anonyme sans
eurl mega PaPiers
1
95/100
72 834 377,85
offre la moins disante
en tête, ni sigle, ni cachet devra porter
eurl mega PaPiers
2
95/100
20 408 719,50
offre la moins disante
diFFUSioN
centre : EL MOUDJAHID
tél. : 021 73.94.82
obligatoirement la mention :
sarl ital PaPiers
3
95/100
5
071 950,00
offre la moins disante
avis d’appel d'offres national
ePe/sPa/alPaP
4
95/100
4
272 312,40
offre la moins disante
Est : SARl “SodiPRESSE” :
ePe/sPa/alPaP
5
95/100
6
422 441,94
offre la moins disante
tél-fax : 031 92.73.58
eurl mega PaPiers
6
65/100
offre la moins disante
5
177 109,60
ouvert pour la fourniture de fruits et
légumes
«a ne pas ouvrir»
ouest : SARl “SdPo”
tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARl “tdS”
tél-fax : 029 75.02.02
sous réserve validation technique par bahm
France : iPS (international Presse Service)
tél. 01-46-07-63-90
Les soumissionnaire qui conteste le choix opéré peut introduire un recours auprès de la
commission des marchés et des transactions commerciales de l'EurL cPA Print à l’adresse
suivante :
eurl cPa Print- 01, rue mohamed-heddane- belouizdad- alger
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation ..
Dan un délai de dix (10) jours à compter de la date de la première parution du présent avis
dans les quotidiens nationaux.
Les soumissionnaires resteront
engagés par leurs offres pendant une
durée de cent vingt (120) jours à partir
de la date limite de dépôts des offres.
Délai de dépôt des offres : un mois
à dater de la parution du présent avis.
El Moudjahid/Pub
ANEP 205583 du 03/02/2015
El Moudjahid/Pub
ANEP 205590 du 03/02/2015
Mardi 3 Février 2015

Sports

30

EL MOUDJAHID

MC ALGER

Vu d’ici
Vu d’ici

L’espoir renaît

Le Mouloudia d’Alger débute bien l’année. En effet, les camarades de Hachoud réalisent leur meilleur parcours depuis le début de la phase retour.

A uteur de deux victoires et d’un match nul, le Doyen a réussi à engran-

ger sept points sur neuf possi- bles. La formation de la capitale augmente ainsi son capital points, et respire par la même occasion, même si les poulains d’Arture Jorge occupent tou- jours la position inconfortable de lanterne rouge du classement de la Ligue 1-Mobilis. Le stage effectué en Espagne pendant la trêve hivernale a visi- blement permis au Mouloudia de retrouver un certain équilibre. Par ailleurs, le staff technique, qui pourtant a eu une mauvaise entame avec une défaite et un nul à domicile, et un point seu- lement ramené de l’extérieur, semble mieux connaître son ef- fectif. Le séjour à Benidorm, ponc- tué par des rencontres amicales assez intéressantes, on permis à l’entraîneur portugais et à son adjoint brésilien Valdo d’avoir une idée plus ou moins précise sur les forces et les faiblesses de son effectif, et d’envisager les renforts nécessaires au niveau

des trois compartiments. Ainsi, le MCA a recruté un avant-cen- tre camerounais, en l’occurrence Mendouga, ainsi que son com- patriote N’gola, pour renforcer la charnière centrale, maillon faible de la défense moulou- déenne. D’autre part, le MC Alger at- tend toujours la qualification du joueur brésilien Roberson, dont on dit le plus grand bien. Ce der- nier, qui évolue au poste de me- neur, devrait apporter un peu plus d’organisation et de stabilité au milieu, et surtout de l’inspira- tion et de la fluidité dans le jeu. D’un autre côté, l’entraîneur s’est séparé d’autres éléments qui n’ont pas apporté satisfac- tion lors de la phase aller, à l’image de l’attaquant guinéen Sila, le milieu de terrain gabo- nais M’bingue et le Ghanéen Sackay. Dans un championnat indécis où aucune formation ne parvient à s’affirmer encore, le Moulou- dia, en perte d’équilibre jusque- là, retrouve l’espoir d’un possible maintien.

Rédha M.

S ports 30 EL MOUDJAHID MC ALGER Vu d’ici L’espoir renaît Le Mouloudia d’Alger débute bien

NAHD

Broos maintenu, Zemiti lâché

Annoncé partant, Hugo Broos reste finale- ment en poste. L’entraîneur belge du NAHD a été confirmé dans son poste, dimanche, alors qu’une rumeur faisant état de son limo- geage a circulé à la fin de la défaite face au MCA (1-0). L’information n’était pas complè- tement fausse, puisque effectivement, il était question, dans un premier temps, de mettre fin aux fonctions de l’entraîneur, mais les diri- geants ont fini par se rétracter le lendemain, comme pour dire que la nuit porte toujours conseil. Qu’à cela ne tienne, le staff technique du NAHD a subi un léger remaniement, puisque Farid Zemiti, qui occupait jusqu’ici le poste d’entraîneur adjoint, a été démis de ses fonc- tions. Pour des raisons à déterminer, le tech-

S ports 30 EL MOUDJAHID MC ALGER Vu d’ici L’espoir renaît Le Mouloudia d’Alger débute bien

nicien qui faisait aussi office de bras droit de Broos quitte le staff technique d’un club qu’il connaît comme sa poche, pour y avoir occupé différents postes par le passé. Pour autant, la décision de maintenir Hugo Broos reste judicieuse dans la mesure où le groupe a besoin en ce moment de stabilité et de sérénité pour continuer sa lutte pour le maintien. Troisième relégable avec 21 points, le Nasria peut encore espérer au maintien, sa- chant qu’un point seulement le sépare du pre- mier non relégable et à cinq du huitième. Le maintien est, autrement dit, plus que jamais réalisable, pour peu qu’il n’y ait pas d’événe- ments qui viennent parasiter la machine en cours de route.

Amar Benrabah

USMA : SELON LE SITE OFFICIEL DU CLUB

Velud n’est plus l’entraîneur de l’équipe Aksouh et Dziri assurent l’intérim

Sérieux prétendant à la course au titre de champion pour l’actuel exercice, l’USM Alger connaît, en ce moment, des difficultés à enchaîner les bons résultats. Les camarades de Koudri connaissent en ce moment de sérieuses diffi- cultés pour s’imposer sur le ter- rain. L’équipe de Soustara a enchaîné, face au CRB, un cin- quième match sans victoire. Cela commence à inquiéter sérieuse- ment les dirigeants et les suppor- ters usmistes. Certes, l’équipe avait connu un passage à vide identique à celui du début de saison, avant de se reprendre en réalisant une série de résultats probants, qui lui ont permis de reprendre confiance et de rassurer ses inconditionnels. Mais voilà que l’USMA retombe dans ses travers. La défaite de vendredi dernier face au Chabab de Belouizdad a ravivé les ten- sions qui existent déjà au sein de l’équipe, mais qui étaient seule- ment camouflées parce que les résultats étaient bons. Cette situa- tion fait que la direction du club a décidé, sans l’annoncer officiel- lement, de se séparer de l’entrai- neur Hubert Velud. Il a été fait

appel, ces derniers jours, à un technicien chevronné et connu sur la scène continentale et mon- dial, l’Allemand Otto Pfiester, un spécialiste du football africain, puisqu’il a eu à driver par le passé des sélections africaines, à l’image de la grande équipe du Cameroun des années 1980, des Mila, Abega et N’kono. Il a été annoncé à l’USMA pour occuper le poste de directeur technique sportif (DTS) ; seule- ment, la lecture qui est faite de sa venue chez les Rouge et Noir est simple : il est là pour driver l’USMA à la place d’Hubert Velud, auquel on indique la porte de sortie. La présence de l’entraî- neur allemand dans les gradins la veille du rendez-vous face au CRB, au moment où l’équipe s’entraînait sous la houlette de Velud, n’a pas du tout été appré- ciée par ce dernier, qui l’inter- préta comme un manque de respect envers sa personne. La preuve de la colère du dés- ormais ex-coach de l’USMA est tout simplement son boycott de la conférence de presse habituelle d’avant-match, à la fin de ladite séance. Après la défaite contre le

Chabab (2-1), il est devenu clair pour la direction du club de met- tre un terme à la mission de Velud, qui était dans sa cible. Cela dit, en raison du manque d’informations claires, nettes et précises émanant de la direction du club sur la question, c’est-à- dire par rapport au maintien ou non de Velud à la tête de l’équipe, plusieurs versions circulent au sein de l’entourage du club de Soustara. On évoque, d’un côté, le départ de Velud suite à un ac- cord à l’amiable trouvé avec les responsables usmistes, d’un autre côté, des sources révèlent un bras de fer entre les deux parties. Le Français refusant de renoncer à ses intérêts financiers selon les termes du contrat le liant à l’USMA. Cela dit, le site officiel du club algérois fait part du dé- part de Velud de la barre tech- nique usmiste et son remplacement à titre provisoire par le duo Aksouh-Dziri, appelé à assurer l’intérim, en attendant l’installation officielle d’un nou- vel entraîneur, qui sera vraisem- blablement l’Allemand Otto Pfiester. Par ailleurs, on a pu constater, ces derniers temps, le

manque de joie de jouer chez les joueurs, et on a ressenti comme un certain malaise au sein du groupe. Apparemment, la venue de l’excellent milieu de terrain offensif et talentueux joueur Be- laïli et le salaire élevé qu’il per- çoit estimé à 500 millions de centimes mensuellement ont déplu à certains cadres de l’équipe. Ce qui se répercute négative- ment sur l’état d’esprit du groupe. Qu’on le veuille ou non, Belaïli est un excellent joueur, aux im- menses qualités technico-tac- tiques. Il lui manquait plus d’assiduité à l’entraînement. La raison, l’animosité que lui affi- chent certains de ses coéquipiers pour les raisons qu’on vient d’évoquer. Hadj Adlène, membre du staff usmiste, le recadre et fait le nécessaire pour l’orienter dans le bon sens, comme il nous l’a lui-même affirmé. L’USMA doit retrouver au plus vite la sérénité, car ses fans espèrent un retour en force de leur équipe de toujours qui dispose de tous les moyens nécessaires pour réussir une grande saison.

Mohamed-Amine Azzouz

Après la déception l’espérance

  • l C’est dur d’être favori, et d’avoir eu comme seuls élé-

ments de référence, un par- cours très honorable en Coupe du monde, et une victoire plus récente contre le Sénégal. On a du mal à se réveiller ce matin, parce que la dé- ception a été à la mesure de l’attente, l’attente d’une victoire. En fait, nous avons vite oublié l’autre match, le plus mauvais, celui que nous avons miraculeusement gagné contre l’Afrique du Sud, alors que les erre- ments de notre défense clignotaient en rouge. C’est sans doute sur cette rencontre qu’on aurait dû se concen- trer, pour revoir nos erreurs, et nos imperfections, corriger ce qui pou- vait l’être. Mais, après la victoire sur le Sénégal, les observateurs à la CAN nous ont taillé une tenue de favori, dans la- quelle nous avons eu du mal à nous engoncer, la preuve ! Installés devant nos écrans, nous avons supputé les chances de notre adversaire pour les quarts de finale, la Côte d’Ivoire, qui n’avait pas été étincelante en élimi- natoires, loin de là. Sur cette conclu- sion hâtive, nous avons bâti un scénario, voire un schéma tactique, dont la seule finalité devait être la victoire. Nous avons ignoré, ou feint d’ignorer que la Côte d’Ivoire n’a

pas toujours été un adversaire facile pour nous, et que ses joueurs profes- sionnels pouvaient en remontrer aux nôtres. Pour ne pas faire une revue d’effec- tif, on peut citer au moins les trois joueurs qui ont eu un rôle majeur dans notre élimination, à savoir Yahia, ou Yaya Touré, Gervinho, et Bony. Le premier, porteur d’eau de Manchester City, est élu régulière- ment, et depuis trois ans, comme le meilleur joueur africain, ce qu’il est incontestablement, au regard de ses performances. Le second, Gervinho, fait actuellement les beaux jours de l’AS Roma en Italie, après une brève carrière en Angleterre, où il a brillé par intermittence. Quant au troisième, Bony, qui n’a at- tendu que le match contre l’Algérie pour éclater, il a coûté 47 millions d’euros à Manchester City. Excusez du peu, et sachant que Yaya Touré a été transféré en 2010, de Barcelone à Manchester City, pour la bagatelle de 30 millions d’Euros. Ceci juste pour évaluer, même imparfaitement la valeur de notre adversaire de ce fatal dimanche 1 er février 2015. On ne s’attardera pas, outre mesure, sur la valeur du frère de Yaya Touré, Kolo, le joueur de Liverpool, de Gra- del, l’attaquant de Saint-Étienne, ou du gardien Gbohouo, l’auteur de l’arrêt décisif face à Soudani. Et là, il faut ouvrir une parenthèse pour saluer les performances de notre gardien Mbolhi, injustement critiqué dimanche soir sur le plateau de Canal Plus. Certes, il faut penser à la relève, mais pas seulement pour le poste de gardien, la défense cen- trale étant aussi appelée à se renou- veler. Voilà donc l’équipe, et les joueurs, que nos jeunes prodiges, Fe- ghouli, Brahimi, Bentaleb et Slimani, pour ne citer qu’eux, ont eu à affron- ter. Ils ont perdu, l’Algérie a perdu, mais la tête haute, et il nous rester la satisfaction d’avoir enfin une équipe nationale, pleine d’avenir. Des joueurs qui ont encore une grande marge de progression, et qui sont aptes à jouer dans les plus grands championnats européens. En défini- tive, cette rencontre de quart de fi- nale devrait être le match de référence, pour l’avenir, et pour Gourcuff, pour rebondir encore plus haut.

Salah Arezki

Mardi 3 Février 2015

Sports

EL MOUDJAHID

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CAN-2015
CAN-2015

APRÈS L’ÉLIMINATION DES VERTS FACE À LA CÔTE D’IVOIRE (3-1)

Une défaite amère

Il est maintenant officiel que l’Algérie n’ira pas en demi-finale de cette CAN-2015 organisée par la Guinée équatoriale, suite à sa défaite imméritée devant la Côte d’Ivoire qui était pourtant à notre portée, comme ce fut le cas en seconde mi-temps.

  • L es Verts sont à créditer d’une grande performance sur le plan du jeu, même si l’efficacité

n’était pas au bout. Comme ce but fa- cile raté par Soudani (66’) devant une cage presque vide. Il avait tiré sur le gardien qui était pourtant à terre. Ce fut, comme on le sait, le tournant du match pour les ca- marades de Bougherra qui avaient le match en main depuis la superbe éga- lisation de Soudani, formidable jusque- là. Il avait pesé sur les défenseurs ivoiriens qui paniquaient à chaque in- cursion algérienne. Il faut aussi admet- tre que tout s’est joué en première période, et ce but «cadeau» offert par notre défense à Wilfried qui n’eut au- cune peine à battre Mbolhi qui n’a pas réussi à rééditer ses précédentes perfor- mances. Face à la Côte d’ivoire, il n’avait pas eu à exhiber l’immense ta- lent qu’on lui connaissait auparavant. Il faut dire que sa défense curieusement n’était pas compacte comme elle l’a toujours été. Sur le but ivoirien, elle avait fait preuve d’une passivité criante qui nous avait valu un but précoce qui a eu pour effet de nous «scier» les jambes d’entrée. Il faut dire que l’en- tame de la première période n’était pas, peut-être, la meilleure manière de bien débuter cette difficile empoignade.

S ports EL MOUDJAHID 31 CAN-2015 APRÈS L’ÉLIMINATION DES VERTS FACE À LA CÔTE D’IVOIRE (3-1)

Tout le monde sait que cette équipe des Éléphants n’était pas une «proie fa- cile». De plus, la «roublardise» de son coach, Hervé Renard, aurait dû nous contraindre à nous montrer plus pru- dents afin de bien museler notre adver- saire et l’obliger à faire le jeu. Il faut dire que nos opposants du jour nous ont bien étudiés, et grâce à des joueurs qui utilisent le jeu en pro- fondeur, dans le dos de nos défenseurs, comme l’avait fait Wilfried, tout ce fut facile pour eux. À vrai dire, on avait fa- cilité, malgré nous, la tâche à une équipe ivoirienne qui n’en croyait pas

ses yeux face à tant de «largesses» de la part de nos défenseurs. Ils n’étaient nullement «agressifs» sur le porteur du ballon, notamment durant la première période. Il y avait aussi beaucoup de fiori- tures dans la façon de jouer aussi bien de la part de nos joueurs du milieu que de nos attaquants. En seconde mi- temps, il faut dire que nous avions mieux évolué en prenant à la gorge notre adversaire, ce qui nous avait per- mis d’égaliser de belle manière, grâce à un beau but de Soudani (52’). Ce but a eu pour effet de «crucifier» les Ivoi-

riens qui remballaient les balles comme ils le pouvaient. C’était vraiment la pa- nique à bord. Néanmoins, les Algériens ont confondu vitesse et précipitation. C’est ce qui ne leur avait pas permis de trouver la «faille» dans le camp ad- verse. Les Algériens, en ratant par Sou- dani la balle du KO, se sont mis sur le dos une pression supplémentaire, puisqu’ils ont remis en selle leur adver- saire. En dépit du fait qu’ils étaient do- minés, les Ivoiriens ne perdent pas pour autant le nord. Suite à une contre-at- taque rapide, suivie d’une faute pas évidente, les Ivoiriens bénéficieront d’un coup franc bien botté par Yaya Touré. La défense algérienne se fera sur- prendre par un heading de Wilfried qui avait devance Medjani. Le fait de ne pas être plus prompt nous avait coûté le deuxième but. C’était vraiment la douche froide du fait que personne ne l’attendait. Les entrées de Belfodil et de Slimani n’ont pas apporté ce que l’on attendait d’eux, puisqu’il était presque trop tard. Néanmoins, Belfodil avait tenté beaucoup de choses, mais il n’avait pas été assez rusé comme sur sa pénétration suite à un dribble de deux joueurs. Il a été crocheté par derrière, mais il n’est pas tombé.

Il aurait pu bénéficier de quelque chose (un penalty). Il ne l’a pas fait, et cela ne nous avait pas permis de reve- nir à la hauteur des Ivoiriens, comme cette tête de Slimani qui n’avait pas trouvé le cadre. Et alors qu’on attendait l’égalisation algérienne, ce sont plutôt les «oranges» qui nous surprennent par un troisième but réussi par Gervinho. Il avait inscrit devant au moins trois défenseurs qui l’ont laissé faire ce qu’il voulait avant de tromper Mbolhi calmement. Le gardien algérien n’a pu arrêter ce but qui donna ainsi une am- pleur plus grande au succès ivoirien. Il était immérité, puisqu’au vu du dérou- lement du match, les Verts ont réussi une prestation plus qu’honorable, mais cela ne suffit pas pour la qualification en demi-finale. On est passé tout près de la qualifi- cation. Toujours est-il, on possède une très bonne équipe capable de monter en puissance à l’avenir. Il lui a manqué l’expérience des terrains africains. Car, avec plus de maîtrise et surtout d’intel- ligence dans le jeu, en prônant la tac- tique adéquate en fonction de notre adversaire, on pourra réussir de grandes performances et surtout mettre cette deuxième étoile sur le maillot al- gérien.

Hamid Gharbi

CHRISTIAN GOURCUFF, ENTRAÎNEUR NATIONAL :

« Une élimination cruelle »

Le sélectionneur de l'équipe algérienne de football, Christian Gourcuff, a qualifié de «cruelle», l'élimination de l'Algérie di- manche à Malabo face à la Côte d'Ivoire (1-3), aux quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations CAN 2015 en Guinée équatoriale (17 janvier-8 février). «Ce n'est pas la meilleure équipe qui a gagné ce soir. Sur le plan du jeu et de la volonté, y a rien à reprocher à l'équipe, même s'il y eu un problème d'efficacité, avec peu d'occasions. Pour moi, il s'agit d'une élimination cruelle», a affirmé le coach des Verts, lors d'une conférence de presse tenue à l'issue de la partie, estimant que les Verts «ne méritaient pas cette élimina- tion». Menée au score à la mi-temps, l'équipe nationale a réussi à remettre les pendules à l'heure en seconde période, grâce à Soudani, avant que la Côte d'Ivoire ne reprenne l'avantage

S ports EL MOUDJAHID 31 CAN-2015 APRÈS L’ÉLIMINATION DES VERTS FACE À LA CÔTE D’IVOIRE (3-1)

d'abord par Bony, auteur d'un dou- blé, ensuite par Gervinho, au temps additionnel. «Le deuxième but nous a fait mal, au moment où nous voulions prendre l'ascendant. L'adversaire n'était pas facile pour nous. Le football est une question d'efficacité. C'est dommage qu'on

n'a pu concrétiser les occasions

procurées», a-t-il regretté. Et d’en- chaîner : «C'est des choses qui peuvent arriver, face à une équipe ivoirienne de haut standing. Voir la manière avec laquelle nous avons do- miné la Côte d'Ivoire, ça laisse quand même beaucoup d'espoir.» Appelé à dresser le bilan de la participation algérienne lors de cette 30 e CAN, le technicien breton s'est dit «déçu» sur le plan de jeu. «Sur l'ensemble de cette CAN, ça été un peu décevant sur le plan du rythme de jeu pour créer des décalages importants», a-t-il conclu.

MADJID BOUGHERRA, DÉFENSEUR :

« C’était mon dernier match officiel avec la sélection »

Le capitaine de l'équipe al- gérienne de football, Madjid Bougherra, a indiqué dimanche que le match face à la Côte d'Ivoire (défaite 3-1), disputé à Malabo, comptant pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations CAN- 2015 en Guinée équatoriale, était «son dernier officiel» avec les Verts. «C'était mon dernier match officiel. En football, il faut sa- voir tourner la page. Je remer- cie le coach de m'avoir fait confiance, je remercie l'équipe nationale. Avec Gourcuff, il y a de l'avenir, et ça reste mon point de vu personnel», a af- firmé Bougherra, lors d'une conférence de presse, tenue à l'issue de la partie. Le socié- taire d'Al Fujairah (division 1

S ports EL MOUDJAHID 31 CAN-2015 APRÈS L’ÉLIMINATION DES VERTS FACE À LA CÔTE D’IVOIRE (3-1)

émiratie), avait annoncé qu'il allait prendre sa retraite inter- nationale à l'issue de la CAN 2015. Le joueur, qui a honoré face aux Éléphants, sa 70 e sé- lection, prendra part, au mois de mars prochain, au match amical prévu face au Qatar à Doha. Revenant sur la «cruelle» élimination des Verts en quart de finale de la 30 e CAN, Bougherra évoque des «regrets». «Nous avons beau-

coup de regrets sur ce match-là, on méritait un meilleur résultat. Nous avons eu des occasions, que nous avons malheureuse- ment pas pu concrétiser. Cette équipe est jeune avec une moyenne d'âge de 23-24 ans, elle pourra participer à trois

CAN», a-t-il ajouté. Et d'en-

chaîner : «C'est à travers les dé- faites qu'on progresse. On est très déçu de perdre, mais il faut accepter la loi du football.» Interrogé au sujet de Bou- gherra, le sélectionneur natio- nal, Christian Gourcuff, a tenu à rendre hommage à son capi- taine. «Je veux rendre hom- mage à Madjid. Il a fait une très belle sortie lors de cette CAN. J'ai décidé de le prendre pour encadrer les jeunes. Il nous a été très utile», a-t-il souligné.

DÉCLARATIONS

Nabil Neghiz, entraîneur adjoint de l’Algérie :

«C'est une élimination amère, difficile à digérer. Le match était difficile face à une excellente équipe ivoirienne, qui a réussi à faire la différence grâce à ses individualités. Le match s'est joué sur de petits détails. Nous devons accepter la loi du football, il faut encourager cette équipe, d'autant qu'elle est jeune.»

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Saphir Taïder, milieu de terrain algérien :

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«C'est difficile de perdre un quart de finale de cette manière. Nous avons eu un moment d'inattention aux deux premiers buts, sur un centre et un coup de pied arrêté. Sur le plan du jeu, je pense qu'on a été meilleurs que les Ivoiriens. Maintenant, il ne faut pas remettre en cause le travail effectué de- puis longtemps. Nous aurions aimé gagner ce trophée, mais mal- heureusement, ça n'a pas été le cas. On sort toujours plus grands de ce genre de tournoi.»

Aïssa Mandi, défenseur algérien :

«En dépit de cette élimination amère, je pense que nous avons sorti un gros match, ce soir. Nous avons pu égaliser, mais on n'a pas pu prendre l'avantage, c'est frustrant et rageant en même temps. On est contents de la production qu'on a faite, mais déçu par l'issue finale de la rencontre. Nous devons nous remettre de cette déception, et penser aux prochaines échéances.»

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Hilal Soudani, attaquant algérien :

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«On a fait un grand match ce soir, mais la chance n’était pas de notre côté, la Côte d’Ivoire a eu trois occasions, elle les a concréti- sées. On peut sortir de ce match la tête haute tant on a tout donné. C’est ça le football, il y a un vainqueur et un vaincu, mais c’est tout de même difficile d’admettre cette défaite tant on était meilleur qu’eux. Il n’y a pas d’excuse, on a dominé les débats, mais les Ivoiriens ont été efficaces. Cette défaite n’arrêtera pas notre élan, on a d’autres chal- lenges, on va poursuivre notre travail pour y arriver.»

Gervinho, attaquant ivoirien :

«C'était un match difficile face à une bonne équipe d'Algérie. Nous allons savourer cette belle qualification, et penser ensuite à notre match des demi-finales face à la RD Congo. Dans un registre personnel, je suis content d'avoir effectué mon retour, après deux matchs de suspension. Ce soir, nous avons vu une équipe ivoirienne très déterminée à aller jusqu'au bout de cette compétition.»

S ports EL MOUDJAHID 31 CAN-2015 APRÈS L’ÉLIMINATION DES VERTS FACE À LA CÔTE D’IVOIRE (3-1)

APRÈS LE MATCH DE FOOTBALL ALGÉRIE - CÔTE D’IVOIRE

Scènes de violence à Larbaâ

Trois véhicules ont été incendiés et 13 autres saccagés dans des scènes de violence enregistrées dimanche soir dans la commune de Larbaâ (Blida) après la fin du match de foot- ball Algérie-Côte d’Ivoire, a indiqué la Gendarmerie nationale dans un communiqué. «Des jeunes de la cité des 2.940- Lo- gements, commune de Larbaâ (Blida), se sont affrontés au moyen de pierres et de feux d’artifice, occasionnant le bris

des vitres de treize (13) véhicules et la calcination totale de trois (03) autres, en position de stationnement à ladite cité», note la même source dans un bilan établi à l’issue de ces scènes de violence. La brigade de gendarmerie de Larbaâ précise que «la si- tuation a été maîtrisée suite à l’intervention des gendarmes des brigades de la compagnie territoriale de Larbaâ, assistés

par 4 Sections de Sécurité et d’Intervention du groupement et une (01) section du groupement d’intervention de la Gendar- merie Nationale de Blida». La brigade de gendarmerie de Larbaâ, qui fait état de «l’interpellation de 12 personnes», annonce qu’«une enquête est ouverte» pour identifier les auteurs de ces violences.

Mardi 3 Février 2015

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MONNAIE PÉTROLE L'euro à 1.120$ Le Brent à 54.13 dollars
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CONFÉRENCE ARABE DU CAIRE

L’expérience algérienne en matière d’intégration et de promotion de la femme mise en exergue

  • L a ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem a évo-

qué, hier, au Caire, l’expérience algérienne en matière d’intégration et de promotion de la femme dans divers domaines. Dans une intervention à la conférence arabe de haut niveau sur «les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la déclaration de Pékin 20 ans après : vers la justice et l’égalité pour les femmes dans le monde arabe», la ministre a précisé que «les dispositions constitutionnelles qui consacrent le prin- cipe d’égalité des chances entre les ci- toyens, abstraction faite de leur lieu de naissance, de leur race, de leur nationalité ou de tout autre facteur en rapport avec leur état civil, social ou physique, émanent d’un principe qui préconise l’équité dans le trai- tement. Elle a souligné que la loi algé- rienne insiste sur la protection de la femme de toutes formes de discrimination en tant que droit constitutionnel, en spécifiant que tous les citoyens sont égaux devant la loi. Au plan législatif, la ministre de la Solida- rité a évoqué les amendements introduits pour la promotion des droits de la femme dans les codes de la famille, la nationalité, le code pénal, les prisons, la loi sur les élec- tions les partis et la loi sur la promotion des droits politiques de la femme outre la créa- tion du Fonds de la pension alimentaire des femmes divorcées ayant des enfants à

charge ainsi qu’un texte portant criminali- sation de la violence à l’encontre de la femme. L’Algérie «s’enorgueillit des stra- tégies et politiques qui lui ont permis de développer l’éducation et d’encourager les familles à inscrire leurs enfants dans les écoles», a-t-elle poursuivi. Elle a souligné également les résultats de ces mesures, rap- pelant que le taux de scolarisation en Algé-

D E R N I E R E S MONNAIE PÉTROLE L'euro à 1.120$ Le Brent

rie, selon les statistiques de 2013, s’élevait à 98,40% alors que le taux d’analphabé- tisme chez les adultes était de près de 18% grâce à une stratégie nationale cohérente. Concernant les dispositions de lutte contre la discrimination et la violence faite aux femmes, M me Meslem a indiqué que l’Al- gérie a adopté une stratégie nationale de lutte contre la violence faite aux femmes par l’installation d’une commission de suivi. Elle a mis en place des groupes mul- tidisciplinaires pour diagnostiquer et ac- compagner les victimes de la violence afin d’assurer leur insertion sociale outre l’ou- verture de centres d’accueil et l’association du mouvement associatif à cette initiative. Pour ce qui est de la participation de la femme dans le domaine politique, elle a précisé que l’Algérie «a franchi un pas his- torique» en faveur de la femme, ce qui lui

a permis d’«investir le monde politique et de contribuer à la prise de décisions», ce qui a valu à l’Algérie la première place dans le monde arabe, la 9 e sur le plan afri- cain et la 14 e mondialement. Une position qui vient refléter l’ambition légitime et le bien fondé de ce combat, a-t-elle tenu à dire. Elle a souligné d’autre part, que la femme algérienne a, elle aussi, franchi «un pas significatif» dans le monde du travail et de la production. Par ailleurs, le rapport arabe unifié sur les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de la Déclaration et du plan d’action de Beijing, a salué les progrès réalisés par l’Algérie en terme d’intégration et de pro- motion de la femme. Il a rappelé que la femme algérienne occupe des postes de responsabilité importants. Les Algériennes sont présentes dans la fonction publique à hauteur de 29,4%, les hautes fonctions

(11,4%), la justice (39,53%), et l’informa- tion et la communication (26%). Selon le rapport, elles sont également présentes en force dans l’enseignement supérieur et au Parlement, faisant de l’Algérie une expé- rience pionnière dans le Monde arabe. Re- présentée par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, l’Algérie a été élue premier vice-président du bureau de la conférence arabe de haut niveau sur le progrès réalisé dans la mise en œuvre de la Déclaration et du plan d’action de Beijing dont les tra- vaux se poursuivent au Caire pour le para- chèvement du débat sur le rapport arabe intitulé «Justice et égalité pour les femmes dans la région arabe», l’examen de la si- tuation arabe et les défis et difficultés ren- contrés par la femme et leur impact sur la réalisation des objectifs de la Déclaration de Beijing.

La coordinatrice de l’ONU pour l’égalité des sexes salue l’expérience algérienne en matière de promotion de la femme

La coordinatrice des Na- tions unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme, Hayef Imene, a salué, hier à Alger, l’expérience algé- rienne en matière de promotion de la femme et son implication dans la vie politique. Lors de sa rencontre avec les membres de l’Assemblée populaire na- tionale (APN), Amel Droua et Zahira Belatoui, M me Hayef a

salué l’expérience de l’Algérie dans la promotion de la femme, notamment sa partici- pation dans la gouvernance et dans la vie politique, indique un communiqué de l’APN. L’expérience algérienne «de- vrait encourager d’autres pays désirant la partager», a -t-elle souligné. La rencontre a porté, selon la même source, sur «la straté-

gie adoptée par l’Algérie pour la promotion de la femme à travers la protection de la fa- mille et la couverture de ses besoins économiques, sani- taires et culturels, pour permet- tre à la femme d’assumer son rôle politique aussi bien à l’exécutif qu’aux Assemblées élues». En matière de coopération, les deux parties sont conve-

LE MINISTRE DES SPORTS

nues «d’organiser des sessions de formation en collaboration avec le programme onusien vi- sant l’évaluation de la partici- pation politique de la femme dans les Assemblées élues, conformément aux recomman- dations de la conférence inter- nationale sur l’autonomisation de la femme, tenue à Alger en décembre 2013».

Vers la réalisation d’installations omnisports dans les communes du pays

Des installations omnisports seront réa- lisées à travers les différentes communes du pays afin d’encourager la pratique spor- tive, a indiqué, hier dans la wilaya d’El- Oued, le ministre des Sports, Mohamed Tahmi. «Il est envisagé la généralisation, de manière graduelle, des installations om- nisports à travers les différentes communes du pays afin d’y encourager la pratique sportive en milieu de jeunes», a affirmé le ministre, lors de l’inspection de structures sportives, au premier jour d’une visite de travail dans cette wilaya. M. Tahmi a, à cette occasion, exhorté les jeunes généra- tions à faire montre d’une culture de pra- tique sportive dans les différentes

disciplines, et à la fondation de clubs de sports, de sorte à contribuer à la promotion du sport en Algérie et à accompagner le processus d'orientation du sport amateur vers le professionnalisme. Le ministre a inspecté, dans la commune de Reguiba (35 km au nord d’El-Oued), le chantier de réa- lisation d’une piscine semi-olympique, ins- crite dans le cadre du programme de développement des régions du Sud (2014) pour un coût de 300 millions de DA, selon sa fiche technique. La délégation ministé- rielle a visité ensuite, dans la commune de Guemmar (14 km au nord d’El-Oued), le projet d’une salle omnisports de 500 places, retenue dans le cadre du pro-

gramme de soutien à la croissance (2012), pour un coût de 174 millions de DA. Dans la même commune, M.Tahmi s’est enquis des activités menées au niveau de la pis- cine semi-olympique découverte, qui compte 20 adhérents suivant une forma- tion de natation de 1 er degré, 30 sportifs sta- giaires en matière de secourisme, ainsi que trois clubs adhérents et une école de nata- tion relevant de la piscine, selon les expli- cations fournies à la délégation. Le ministre poursuivra demain sa visite de tra- vail par l’inspection de plusieurs autres ins- tallations relevant de son secteur, à travers différentes communes de la wilaya d’El- Oued.

Onze nouvelles wilayas, onze nouveaux pôles de développement pour le Grand Sud

l Rapprocher l’administration du citoyen, mais aussi booster le

développement local, c’est ce à quoi tend le nouveau découpage territorial annoncé lors de la tenue du Conseil restreint présidé par le Président de la République et réaffirmé hier par le Premier ministre M. Abdelmalek Sellal, en marge de la cérémonie de clôture de la session d’automne du Conseil de la Nation. Un découpage qui concernera dans un premier temps cette année, onze agglomérations du sud du pays qui seront ainsi érigées au rang de wilayas déléguées et qui visera dans une deuxième étape la région des hauts plateaux, et ce en 2016 pour s’étendre finalement vers les régions nord du pays. Un chef-lieu de wilaya distant de plus de 500 kilomètres, un citoyen obligé de débourser fortement et de s’absenter pour deux, voir trois jours pour obtenir

un quelconque document administratif, c’était là le parcours du combattant pour nos concitoyens du Sud. Il est vrai que les dernières mesures prises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ont considérablement allégé les procédures et mis à mal une bureaucratie qui s’était installé dans les mœurs, mais les distances restent, l’éloignement, voir l’enclavement pèsent énormément autant pour les commis de l’État à quelques échelons de responsabilité qu’ils soient que pour les élus locaux s’agissant de lancer des programmes de développement, d’en suivre la réalisation, d’en contrôler la qualité. Ce rapprochement permettra, de fait, une plus grande présence et donnera un coup de fouet certain pour les différentes actions de développement. Un développement d’autant plus ambitieux car l’effort de l’État se

poursuit avec les grands investissements annoncés comme la mise en valeur d’un million d’hectares, la création de nouvelle zones industrielles, un maillage routier, autoroutier et ferroviaire, l’exploitation des ressources locales, la réalisation de nouvelles raffineries. C’est dire que ces nouvelles wilayas déléguées ne seront pas uniquement un guichet administratif mais de tout nouveaux pôles de développement. Le citoyen est appelé pour sa part à s’impliquer dans cette dynamique de développement, aux côtés des élus locaux et de l’administration. La démocratie participative représente ainsi un cadre idoine de concertation et de dialogue pour libérer les initiatives et installer un développement durable et créateur de richesses.

A. M. A.

LE MINISTRE ÉGYPTIEN DES AE :

« La lutte antiterroriste et la sécurité régionale au centre du prochain sommet arabe »

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a déclaré, hier, à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi, que la lutte antiterroriste et la protection de la sécurité ré- gionale seront au centre de la 26 e session du sommet arabe qui se tiendra au Caire fin mars prochain. «Face aux défis qui se posent au monde arabe, le prochain sommet sera l’occasion pour les diri- geants arabes de se concerter au sujet de cette menace qui perturbe la stabilité de la région», a-t-il indiqué. Il a souli- gné que sa rencontre avec le secrétaire général de la Ligue arabe «a porté essentiellement sur la coordination» concer- nant le prochain sommet arabe et les développements de la situation dans le monde arabe. Il a, en outre, affirmé que la coopération se poursuit entre les pays membres de la Ligue arabe pour activer les mécanismes juridiques de la lutte an- titerroriste.

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M. MEBARKI REÇOIT L’ AMBASSADEUR DES ÉTATS-UNIS

La coopération dans l’enseignement supérieur a atteint un niveau appréciable

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Dans une rencontre qui a réuni hier à Alger le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scienti- fique, M. Mohamed Mebarki et l’ambassadeur des USA en Algérie, M me Joan A. Polaschik, il a été «relevé le caractère traditionnel de cette coopération, qui s’est développée à un niveau appréciable», précise le communiqué rendu public à l’issue de la rencontre. Après avoir souligné que la ren- contre a constitué une occasion pour évaluer l’état de coo- pération bilatérale en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, les deux parties ont manifesté «leurs volontés respectives d’approfondir davantage cet élan de coopération dans plusieurs domaines d’intérêt tels que le jumelage d’universités, l’échange de délégations et d’expériences, notamment en matière pédagogique et de programmes de formation». La même source note, par ail- leurs, que «la recherche scientifique a suscité l’intérêt des deux parties, notamment dans les domaines de biotechno- logie où existent déjà des programmes de coopération pour la fabrication de produits pharmaceutiques, des énergies re- nouvelables, des nanotechnologies, des sciences et autres». Le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique relève que «les deux parties se sont intéressées aux questions de formation et d’enca- drement en langue anglaise, où notre pays accuse actuelle- ment un manque important en matière d’enseignement de cette discipline, devenue indispensable, notamment dans tous les projets de recherches scientifiques». En outre, et dans le cadre du dialogue stratégique engagé entre les deux pays, «les deux parties ont convenu d’élargir celui-ci à la coopération universitaire par la constitution d’un comité dans les plus brefs délais, et ce afin d’échanger les infor- mations concernant, notamment, la question de reconnais- sance de diplômes».

ILLIZI

Huit individus placés en détention préventive dans une affaire liée au terrorisme

Huit individus, présumés impliqués dans une affaire liée au terrorisme, ont été placés en détention préventive par le tribunal d’Illizi, a-t-on appris hier de source judi- ciaire. Les mis en cause (25 à 35 ans) ont été présentés dimanche devant le procureur de la République près le tribunal d’Illizi qui a ordonné leur placement en déten- tion préventive pour «adhésion et participation à un groupe terroriste armé, et apologie du terrorisme» ainsi que pour «détention d’arme de guerre», concernant le principal accusé, a-t-on signalé. Les sept autres mis en cause sont poursuivis pour «soutien à groupe terroriste», a ajouté la source en précisant que l’instruction de cette affaire se poursuit, a ajouté la source.