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ROYAUME DU MAROC

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MINISTERE DES FINANCES ET DE LA PRIVATISATION

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DIRECTION GENERALE DES IMPOTS

°°°

IMPOT SUR LES SOCIETES

Dispositions en vigueur au 1er JANVIER 2005


IMPOT SUR LES SOCIETÉS

L'impôt sur les sociétés a été institué par la loi n°24-86 promulguée par le dahir
n°1-86-239 du 28 rebia II 1407 (31 décembre 1986),telle qu’elle a été modifiée par:

- la loi de finances pour l’année 1988 n° 38-87 promulguée par le dahir


n° 1-87-200 du 8 joumada I 1408 (30 décembre 1987), B.O. n° 3923 du 15 joumada I 1408
(6 janvier 1988);

- la loi de finances pour l’année 1989 n°21-88 promulguée par le dahir


n°1-88-289 du 18 joumada I 1409 (28 décembre 1988), B.O. n° 3975 du 25 joumada I 1409
(4 janvier 1989) ;

- la loi de finances pour l’année 1990 n°21 -89 promulguée par le dahir
n° 1-89-235 du 1er Joumada II 1410 (30 décembre 1989), B.O. n° 4027 du 5 joumada II 1410
(3 janvier 1990) ;

-la loi de finances rectificative pour l’année 1990 n°044-90 promulguée par le
dahir n°1-90-70 du 6 hija 1410 (29 juin 1990), B.O n° 4053 du 11 hija 1410 (4 juillet 1990) ;

- la loi de finances pour l'année 1992 n° 38-91, promulguée par le dahir


n° 1-91-321 du 23 joumada II 1412 (30 décembre 1991), B.O n° 4131 du 25 joumada II 1412
(1er janvier 1992) ;

- le dahir n° 1-92-280 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) portant loi de


finances pour l'année 1993, B.O. n° 4183 bis du 5 rejeb 1413 (30 décembre 1992) ;

- la loi de finances pour l'année 1994 n° 32-93, promulguée par le dahir


n° 1-94-123 du 14 ramadan 1414 (25 février 1994), B.O. n° 4243 bis du 18 ramadan 1414
(1er mars 1994) ;

- la loi de finances pour l'année 1995 n° 42-94, promulguée par le dahir


n° 1-94-431 du 28 rejeb 1415 (31 décembre 1994), B.O n° 4287 bis du 28 rejeb 1415
(31 décembre 1994) ;

- la loi de finances transitoire pour la période du 1er janvier au 30 juin 1996


n° 45-95 promulguée par le dahir n° 1-95-243 du 8 chaâbane 1416 (30 décembre 1995),
B.O. n° 4339 bis du 9 chaâbane 1416 (31 décembre 1995) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 1996-1997 n° 8-96 promulguée par


le dahir n°1-96-77 du 12 safar 1417 (29 juin 1996), B.O. n° 4391 bis du 14 safar 1417
(1er juillet 1996) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 1997-98 n° 14-97 promulguée par le


dahir n° 1-97-153 du 24 safar 1418 (30 juin 1997), B.O. n° 4495 bis du 24 safar 1418
(30 juin 1997) ;

2
- la loi de finances pour l’année budgétaire1998-99 n°12-98 promulguée par le
dahir n° 1-98-116 du 6 joumada II 1419 (28 septembre 1998), B.O. n° 4627 bis du 13
joumada II 1419 (5 octobre 1998) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 1999-2000 n° 26-99 promulguée par


le dahir n° 1-99-184 du 16 rabii I 1420 (30 juin 1999), B.O. n° 4704 du 17 rabii I 1420
(1er juillet 1999) ;

- la loi de finances pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2000


n°25-00 promulguée par le dahir n° 1-00-241 du 25 rabii I 1421 (28 juin 2000), B.O. 4808 bis
du 27 rabii I 1421 (29 juin 2000) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 2001 n° 55-00 promulguée par le


dahir n°1-00-351 du 29 Ramadan 1421 (26 décembre 2000), B.O. n° 4861 bis du
6 chaoual 1421 (1er janvier 2001) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 2002 n°44-01 promulguée par le


dahir n° 1-01-346 du 15 chaoual 1422 (31 décembre 2001), B.O. n° 4965 bis du
15 chaoual 1422 (31 décembre 2001) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 2003 n°45-02 promulguée par le


dahir n° 1-02-362 du 26 chaoual 1423 (31 décembre 2002), B.O. n° 5069 bis du
27 chaoual 1423 (1er janvier 2003) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 2004 n°48-03 promulguée par le


dahir n° 1-03-308 du 7 kaada 1424 (31 décembre 2003), B.O. n° 5174 du 8 kaada 1424
(1er Janvier 2004) ;

- la loi de finances pour l'année budgétaire 2005 n°26-04 promulguée par le


dahir n°1-04-255 du 16 Kaada 1425 (29 Décembre 2004), B.O. n°5278 bis du 17 kaada 1425
(30 décembre 2004).

------
LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)

Que l'on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la
teneur !

Que Notre Majesté Chérifienne,


Vu la Constitution, notamment son article 26,

3
A DECIDE CE QUI SUIT :
Est promulguée et sera publiée au Bulletin officiel, la loi n° 24-86
instituant un impôt sur les sociétés dont le texte est reproduit ci-après tel
qu'adopté par la Chambre des Représentants le 19 chaoual 14O6 (26 juin 1986)
.

Fait à Rabat, le 28 rebia II 14O7 (31 décembre 1986).

Pour contreseing :

Le Premier ministre,

Dr AZZEDDINE LARAKI

4
Loi n° 24-86 instituant un impôt sur les sociétés

CHAPITRE PREMIER
CHAMP D'APPLICATION

Article premier
Généralités

Il est institué un impôt sur l'ensemble des bénéfices ou revenus des


sociétés et autres personnes morales visées à l'article 2 ci-après, tels que ces
bénéfices ou revenus sont prévus à l'article 5 de la présente loi .

Cet impôt est désigné sous le nom d'impôt sur les sociétés.

5
Article 2
Personnes imposables

I.- Sont passibles de l'impôt sur les sociétés :

A.- Les sociétés quels que soient leur forme et leur objet, à
l'exclusion :

1°- des sociétés en nom collectif et des sociétés en commandite


simple constituées au Maroc et ne comprenant que des personnes physiques
ainsi que des associations en participation, sauf dans le cas où ces sociétés et
associations optent pour l'imposition à l'impôt sur les sociétés. Dans ce dernier
cas, l'option doit être mentionnée sur la déclaration prévue à l'article 26 ci-
après, ou formulée par écrit ;

2°- des sociétés de fait ne comprenant que des personnes


physiques;
3°- des sociétés à objet immobilier, quelle que soit leur forme, dont
le capital est divisé en parts sociales ou actions nominatives :

a) lorsque leur actif est constitué soit d'une unité de logement


occupée en totalité ou en majeure partie par les membres de la société ou
certains d'entre eux, soit d'un terrain destiné à cette fin ;

b) lorsqu'elles ont pour seul objet l'acquisition ou la construction,


en leur nom, d'immeubles collectifs ou d'ensembles immobiliers, en vue
d'accorder statutairement, à chacun de leurs membres nommément désigné, la
libre disposition de la fraction d'immeuble ou d'ensemble immobilier
correspondant à ses droits sociaux. Chaque fraction est constituée d'une ou
plusieurs unités à usage professionnel ou d'habitation, susceptibles d'une
utilisation distincte.

Les sociétés immobilières visées ci-dessus sont appelées sociétés


immobilières transparentes dans la suite de la présente loi ;

. 4°- des groupements d’intérêt économique1.

1
Le 4°de l’article 2 a été ajouté par l’article7 de la LDF 2001.

6
B.- Les établissements publics et autres personnes morales qui se
livrent à une exploitation ou à des opérations à caractère lucratif .

C- les fonds créés par voie législative ou par convention ne


jouissant pas de la personnalité morale et dont la gestion est confiée à des
organismes de droit public ou privé, lorsque ces fonds ne sont pas
expressément exonérés par une disposition d’ordre législatif. L’imposition
est établie au nom de leurs organismes gestionnaires.2

II.- Les bénéfices distribués par les associations en participation


soumises à l'impôt sur les sociétés, sur option, sont considérés comme des
dividendes pour l'application de l'abattement prévu au § I de l'article 9 bis de la
présente loi .

III.- Les sociétés, associations, établissements publics, autres


personnes morales et fonds passibles de l'impôt sur les sociétés sont appelés
"sociétés" dans la suite de la présente loi.

2 Les dispositions du paragraphe I-C, telles que modifiées et complétées par le paragraphe I de l’article 12
de la LDF 2005, sont applicables aux exercices comptables ouverts à compter du 1er janvier 2005.

7
Article 3
Territorialité

I. - Les sociétés, qu'elles aient ou non leur siège au Maroc, sont


imposables en raison de l'ensemble des bénéfices ou revenus :

- se rapportant aux biens qu'elles possèdent, aux activités qu'elles exercent


et aux opérations lucratives qu'elles réalisent au Maroc, même à titre
occasionnel;

- dont le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu de


conventions tendant à éviter la double imposition en matière
d’impôts sur le revenu.1

II.- Les sociétés n'ayant pas leur siège au Maroc, appelées sociétés
étrangères dans la suite de la présente loi, sont, en outre, imposables en raison
des produits bruts énumérés à l'article 12 ci-après qu'elles perçoivent en
contrepartie de travaux qu'elles exécutent ou de services qu'elles rendent, soit
pour le compte de leurs propres succursales, soit pour le compte de personnes
physiques ou morales indépendantes, domiciliées ou exerçant une activité au
Maroc.

Toutefois, les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas


applicables lorsque les travaux sont exécutés ou les services sont rendus au
Maroc par une succursale ou un établissement au Maroc de la société étrangère,
sans intervention du siège étranger. Les rémunérations perçues à ce titre sont
comprises dans le résultat fiscal de la succursale ou de l'établissement qui est,
dans ce cas, imposé comme une société marocaine.

1
Disposition ajoutée par l’article 12 de la LDF 2005.

8
Article 41
Exonérations

I.- Sont exonérés de l'impôt sur les sociétés :

1°- Les associations sans but lucratif et les organismes assimilés,


pour les seules opérations conformes à l'objet défini dans leurs statuts.

Toutefois, l'exonération ne s'applique pas en ce qui concerne les


établissements de ventes ou de services appartenant aux organismes et
associations susvisés ;

2°-Les coopératives et leurs unions légalement constituées dont les


statuts, le fonctionnement et les opérations sont reconnus conformes à la
législation et à la réglementation en vigueur régissant la catégorie à laquelle
elles appartiennent.

- lorsque leurs activités se limitent à la collecte de matières premières


auprès des adhérents et à leur commercialisation ;

- ou lorsque leur chiffre d’affaires annuel est inférieur à cinq millions


(5 000 000) de dirhams hors taxe sur la valeur ajoutée, si elles
exercent une activité de transformation de matières premières
collectées auprès de leurs adhérents ou d’intrants à l'aide
d’équipements, matériels et autres moyens de production similaires à
ceux dont se servent les entreprises industrielles soumises à l'impôt
sur les sociétés et de commercialisation des produits qu’elles ont
transformés.2

3°- Les sociétés qui se livrent à l'élevage du bétail, pour les


bénéfices provenant de cette activité. Par bétail on entend les animaux
susceptibles d'être soumis aux droits d'abattage en application des dispositions
du chapitre 8 de la loi n° 3O-89 relative à la fiscalité des collectivités locales et
de leurs groupements promulguée par le dahir n° 1-89-187 du 21 rebia I 141O
(21 novembre 1989) ;
1
L'article 4 a été modifié et complété par l'article 11 de L.D.F 94, l'article 8 de la L.D.F.T. 1996, l'article 12 de la
L.F. 96/97, l'article 8 de la L.F. 97/98 , l’article 12 de la L.F. 98/99, l’article 7 de la LDF 2001 et l’article 8-I
de la LDF 2004 et 12 de la LDF 2005.
2
Les dispositions du paragraphe I- 2° de l’article 4, telles que modifiées et complétées par le paragraphe I
de l’article 12 la LDF 2005 , sont applicables aux exercices comptables ouverts à compter du 1er janvier
2005.
A compter du 1er janvier 2005, sont abrogées toutes les exonérations relatives aux coopératives et leurs
unions prévues par des textes législatifs particuliers, conformément aux dispositions du § VIII de
l’article 12 de la LDF 2005

9
4°- les plus-values3 sur les cessions de valeurs mobilières réalisées
par les sociétés étrangères.

5°- Les personnes morales qui exécutent des marchés de services


financés par des dons de l’Union Européenne et ce, au titre desdits marchés.4

6°- Les opérations et activités de Bank Al-Maghrib se


rapportant :
- à l’émission monétaire et à la fabrication des billets, monnaies et
autres valeurs et documents de sécurité ;
- aux services rendus à l’État ;
- et, de manière générale, à toute activité à caractère non lucratif se
rapportant aux missions qui lui sont dévolues par les lois et
règlements en vigueur.5

II - Une exonération de 50 % est accordée aux sociétés agricoles


au titre des bénéfices provenant des cultures céréalières, oléagineuses, sucrières,
fourragères et cotonnières.

III - A –1)- Les entreprises exportatrices de produits ou de services


qui réalisent dans l'année un chiffre d'affaires à l'exportation, bénéficient pour le
montant dudit chiffre d'affaires :

- de l'exonération totale de l'impôt sur les sociétés pendant une


période de cinq ans consécutifs qui court à compter de l'exercice au cours
duquel la première opération d'exportation a été réalisée,

- et d'une réduction de 5O % dudit impôt au-delà de la période de


cinq ans précitée.

Toutefois, en ce qui concerne les entreprises exportatrices de


services, l'exonération et la réduction précitée ne s'appliquent qu'au chiffre
d'affaires à l'exportation réalisé en devises.

3
les termes « profit et perte » ont été remplacés par « plus-value et moins-value » par l’article 8-I de la LDF
2004.
4
Article 12 § V de la L.F. 98/99 :
Les dispositions du paragraphe I-5° de l’article 4, tel qu’ajouté par le § II de l’article 12 L.F. 98/99, sont
applicables à compter du 1er juillet 1998, et ce, en vertu des dispositions de l’article 9 du décret n° 2-98-499 du
30 juin 1998, confirmées par l’article 12- § V de la L.F. 98/99.
5
Dispositions ajoutées par l’article 12 de la LDF 2005 (Abrogation de l’article 20 de la L.F. 1993).

10
Par exportation de services, on entend toute opération exploitée ou
utilisée à l'étranger.

Toutefois, le secteur minier bénéficie d'une réduction de 5O %


pendant les cinq années précitées.

Bénéficient également de cette réduction, pendant les cinq années


visées ci-dessus, les entreprises minières qui vendent leurs produits à des
entreprises qui les exportent après leur valorisation. 6

2)- Les entreprises, autres que celles exerçant dans le secteur


minier, qui vendent à d’autres entreprises installées dans les plates-formes
d’exportation des produits finis destinés à l’export bénéficient, au titre de leur
chiffre d’affaires réalisé avec lesdites plates-formes:

- de l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant une


période de 5 ans consécutifs qui court à compter de l’exercice au cours duquel
la première opération de vente de produits finis a été réalisée ;

- et d’une réduction de 50 % dudit impôt au-delà de la période de 5


ans précitée.
Les entreprises ayant déjà effectué des opérations d’exportation
avant le 1er janvier 2004, continuent à bénéficier de l’exonération ou de la
réduction de l’impôt, dans la limite des périodes prévues au A-1)- premier
alinéa, au titre de leur chiffre d’affaires réalisé avec les entreprises installées
dans les plates-formes d’exportation.

Le bénéfice des exonérations précitées est subordonné à la


condition de justifier de l’exportation desdits produits sur la base
d’une attestation délivrée par l’administration des douanes et impôts indirects.

On entend par plate-forme d’exportation, tout espace, fixé par


décret, devant abriter des entreprises dont l’activité exclusive est l’exportation
des produits finis.

Les opérations d’achat et d’export doivent être réalisées par les


entreprises installées dans lesdites plates-formes sous le contrôle de
l’administration des douanes et impôts indirects, conformément à la législation
en vigueur.
6
Article 12, paragraphe III, premier alinéa de la L.F 96/97 :
Les dispositions de l'article 4 (III-A), telles que modifiées par le paragraphe II du présent article, sont applicables
aux exercices comptables clos à compter de la date de publication de la présente loi de finances au Bulletin
officiel.

11
Ces entreprises doivent tenir une comptabilité permettant
d’identifier, par fournisseur, les opérations d’achat et d’exportation de produits
finis et de produire, en même temps et dans les mêmes conditions de
déclaration prévues aux articles 27 et 28 ci-dessous, un état récapitulatif des
opérations d’achat et d’exportation de produits finis selon un imprimé-modèle
fourni par l’administration, sans préjudice des sanctions visées à l’article 46 ter
ci-dessous.7
B - Les entreprises - autres que les établissements stables des
sociétés n'ayant pas leur siège au Maroc attributaires de marchés de travaux, de
fournitures ou des services, les établissements de crédit, Bank Al Maghrib, la
Caisse de dépôt et de gestion, les sociétés d'assurances et de réassurances et les

agences immobilières - bénéficient d'une réduction de 5O % de


l'impôt sur les sociétés pendant les cinq premiers exercices consécutifs suivant
la date du début de leur exploitation à raison des activités exercées dans l'une
des préfectures ou provinces qui sont fixées par décret compte tenu des deux
critères suivants :

- le niveau de développement économique et social ;


- la capacité d'absorption des capitaux et des investissements dans la
région,
la province ou la préfecture.

C - 1° - Les entreprises artisanales dont la production est le résultat d'un


travail essentiellement manuel, bénéficient d'une réduction de 5O % de l'impôt
sur les sociétés pendant les cinq premiers exercices consécutifs suivant la date
du début de leur exploitation

2° - Les établissements privés d'enseignement ou de formation


professionnelle bénéficient d'une réduction de 5O % de l'impôt sur les sociétés
pendant les cinq premiers exercices consécutifs suivant la date du début de leur
exploitation8

D - Abrogé par le paragraphe XVII de l'article 12 de la L.F. 96/97.


7
Les dispositions du 2) du A du paragraphe III de l’article 4 telles que ajoutées par l’article 8-I de la L.D.F 2004,
s’appliquent aux opérations de vente aux entreprises installées dans les plates-formes d’exportation dont la
facturation et la livraison sont effectuées à compter du 1er janvier 2004.(§ IV de l’article 8 de la LDF 2004).
8
Les dispositions de l'article 4 (III-C-2°), telles que complétées par le paragraphe IV de l’ article 8 de la L.F.
97/98 sont applicables aux établissements privés d'enseignement et de formation professionnelle dont
l'exploitation débute à compter du 1er Janvier 1998.

12
Article 4 bis9
Exonérations en faveur des entreprises hôtelières

Les entreprises hôtelières bénéficient, au titre de leurs établissements


hôteliers pour la partie de la base imposable correspondant à leur
chiffre d’affaires réalisé en devises dûment rapatriées directement par elles ou
pour leur compte par l’intermédiaire d’agences de voyages :

a) de l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant une période


de cinq ans consécutifs qui court à compter de l’exercice au cours duquel la
première opération d’hébergement a été réalisée en devises 10;

b) d’une réduction de 50 % dudit impôt au delà de cette période.11

Pour bénéficier des dispositions qui précèdent, les entreprises concernées


doivent produire en même temps que les déclarations du résultat fiscal prévues
aux articles 27 et 28 de la présente loi, un état faisant ressortir :

- l’ensemble des produits correspondants à la base imposable ;

- le chiffre d’affaires réalisé en devises par chaque


établissement hôtelier ainsi que la partie de ce
chiffre d’affaires exonéré totalement ou
partiellement de l’impôt.

L’inobservation des conditions précitées entraîne la déchéance du droit à


l’exonération et à la réduction susvisées, sans préjudice des majorations et de
l’amende prévues par la législation en vigueur.

9
l’article 4 bis ajouté par l’article 8 de LDF 1999/2000 a été modifié par l’article 10 de la LDF pour le 2 ème
semestre 2000.
10
Les dispositions du a) de l’article 4 bis de la loi n° 24-86 relative à l’impôt sur les sociétés s’appliquent aux
établissements hôteliers créés à compter du 1er juillet 2000.
11
Les dispositions du b) dudit article 4 bis s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1 er juillet 2000.

13
Chapitre II
BASE IMPOSABLE

Article 5
Résultat fiscal

I.-Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé


d'après l'excédent des produits sur les charges de l’exercice, engagées ou
supportées pour les besoins de l’activité imposable, en application de la
législation et de la réglementation comptable en vigueur, rectifié sur l’état de
passage du résultat net comptable au résultat net fiscal. 1

Les stocks sont évalués au prix de revient ou au cours du jour si ce


dernier lui est inférieur et les travaux en cours sont évalués au prix de revient.

II.- Les sociétés immobilières transparentes qui cessent de remplir


les conditions prescrites pour bénéficier de l'exemption prévue au paragraphe I.
A-3° de l'article 2 ci-dessus, sont imposées d'après le résultat fiscal déterminé
comme prévu au paragraphe I ci-dessus.2

Dans le cas où des locaux appartenant à la société sont occupés, à


titre gratuit, par des membres de celle-ci ou par des tiers, les produits
correspondant à cet avantage sont évalués d'après la valeur locative normale et
actuelle des locaux concernés.

III. - La base imposable des centres de coordination, tels que


définis ci-après, est égale à 10 % du montant de leurs dépenses de
fonctionnement à laquelle s'ajoute, le cas échéant, le résultat des opérations non
courantes3.

Par centre de coordination, il faut entendre toute filiale ou


succursale d'une société ou d'un groupe international dont le siège est situé à
l'étranger et qui exerce, au seul profit de cette société ou de ce groupe, des
fonctions de direction, de gestion, de coordination ou de contrôle dans un rayon
géographique déterminé.
1
Le § I de l’article 5 a été modifié et complété par l’article 8-I de la L.D.F 2004.
2
Le § II de l’article 5 a été modifié et complété par l’article 8-I de la L.D.F 2004.
3
Les dispositions du paragraphe III de l'article 5, telles que complétées par le § II de l’article 8 de la L.D.F.
1997/98, sont applicables aux exercices ouverts à compter du Ier juillet 1997.

14
IV - Le résultat fiscal de chaque exercice comptable des personnes
morales, membres du groupement d'intérêt économique, est déterminé comme
prévu au paragraphe I ci-dessus et comprend, le cas échéant, leur part dans les
bénéfices réalisés ou dans les pertes subies par ledit groupement 4.

4
Les dispositions de l’article 5 – IV tel que modifié par le § II de l’ article 7 de la LF 2001 sont applicables pour
les exercices dont le délai de déclaration intervient à compter du 1er janvier 2001.

15
Article 6
Produits imposables

Les produits d'exploitation, profits et gains visés à l'article 5 ci-


dessus s'entendent :

1°- du chiffre d'affaires constitué par les recettes et créances


acquises se rapportant aux produits livrés, aux services rendus et aux travaux
immobiliers ayant fait l'objet d'une réception partielle ou totale, qu'elle soit
provisoire ou définitive ;

2°- des produits accessoires et des produits financiers;

3°- du prix de revient des travaux relatifs à des biens immobilisés


effectués par la société pour elle-même ;

4°- des profits et gains exceptionnels y compris les dégrèvements


obtenus de l'administration au titre des impôts déductibles visés au 5° de
l'article 7 ci-après ;

5°- sous réserve des abattements prévus à l'article 19 ci-après, des


indemnités perçues pour le transfert de la clientèle ou la cessation de l'exercice
de l'activité, ainsi que des plus-values réalisées 1 sur les cessions d'éléments
quelconques de l'actif, soit en cours soit en fin d'exploitation à l’exclusion des
opérations de pension prévues par la législation en vigueur. 2

Lorsqu'un élément est retiré de l'actif sans contrepartie pécuniaire,


l'administration peut l'évaluer et la plus-value1 résultant, le cas échéant, de cette
évaluation est imposée comme une plus-value de cession en tenant compte des
abattements prévus à l'article 19 ci-après ;

6°- des subventions, primes et dons reçus de l'Etat, des collectivités


locales ou de tiers. Ces subventions, primes et dons sont rapportés à l'exercice
au cours duquel ils ont été perçus. Toutefois, s'il s'agit de primes d'équipement,
la société peut les répartir sur cinq exercices au maximum .
1
les termes « profit et perte » ont eté remplacés par « plus-value et moins-value » par l’article 8-I de la LDF
2004.
2
Les dispositions de l’article 6-5°, 1er alinéa telles que modifiées et complétées par l’article 8-I de la L.D.F 2004
sont applicables aux opérations de pension dont les conventions sont approuvées par Bank Al-Maghrib à
compter du 1er janvier 2004.

16
Article 7
Charges déductibles

Les charges déductibles au sens de l'article 5 ci-dessus


comprennent :

1°- les achats de matières et produits ;

2°- les frais de personnel et de main-d’œuvre et les charges sociales


y afférentes, y compris l'aide au logement, les indemnités de représentation et
les autres avantages en argent ou en nature accordés aux employés de la société

3°- les frais généraux engagés ou supportés pour les besoins de


l'exploitation, y compris les cadeaux publicitaires d'une valeur unitaire
maximale de 1OO DH portant soit le nom ou le sigle de la société, soit la
marque des produits qu'elle fabrique ou dont elle fait le commerce ;

4°- les frais d'établissement que la société peut imputer sur les
premiers exercices bénéficiaires à moins qu'ils ne soient amortis à taux constant
sur cinq ans à partir du premier exercice de leur constatation ;

5°- les impôts et taxes à la charge de la société, y compris les


cotisations supplémentaires émises au cours de l'exercice, à l'exception de
l'impôt sur les sociétés1 ;

6°- Abrogé.2

7°- l'amortissement des biens corporels et incorporels qui se


déprécient par le temps ou par l'usage.

Cet amortissement est déductible à partir du premier jour du mois


d'acquisition des biens. Toutefois, lorsqu'il s'agit de biens meubles qui ne sont
pas utilisés immédiatement, la société peut différer leur amortissement jusqu'au
premier jour du mois de leur utilisation effective.

1
L'article 7-5° a été modifié et complété par l'article 8 de la L.F.T 1996.
2
L'article 7-6° est abrogé par le paragraphe II de l'article 8 de la L.F.T. 1996.

17
La déduction est effectuée dans les limites des taux admis d'après
les usages de chaque profession, industrie ou branche d'activité. Elle est
subordonnée à la condition que les biens en cause soient inscrits à un compte de
l'actif immobilisé et que leur amortissement soit régulièrement constaté en
comptabilité.

Toutefois, le taux d'amortissement comptable du coût d'acquisition


des véhicules de transport de personnes, autres que ceux visés ci-dessous ne
peut être inférieur à 2O % par an et la valeur totale fiscalement déductible,
répartie sur cinq ans à parts égales, ne peut être supérieure à 2OO OOO dirhams
par véhicule.

En cas de cession ou de retrait de l'actif des véhicules dont


l'amortissement est fixé comme prévu ci-dessus, les profits, pertes, plus-values
ou moins values sont déterminés compte tenu de la valeur nette comptable à la
date de cession ou de retrait.

Lorsque lesdits véhicules sont utilisés par les entreprises dans le


cadre d'un contrat de crédit-bail ou de location, la part de la redevance ou du
montant de la location, supportée par l'utilisateur et correspondant à
l'amortissement au taux de 2O % par an sur la partie du prix du véhicule
excédant 200.0003 dirhams n'est pas déductible pour la détermination du
résultat fiscal de l'utilisateur.

Toutefois, la limitation de cette déduction ne s'applique pas dans le


cas de location par période n'excédant pas trois mois non renouvelable.

Les dispositions des alinéas précédents ne sont pas applicables :

- aux véhicules utilisés pour le transport public ;

- aux véhicules de transport collectif du personnel de l'entreprise et


de transport scolaire ;

3
L'article 7-7° a été modifié et complété par l'article 3 de la L.F. 92.

18
- aux véhicules appartenant aux entreprises qui pratiquent la
location des voitures et affectés conformément à leur objet ;

- aux ambulances.

Les sociétés qui ont reçu une prime d'équipement qui a été
rapportée intégralement à l'exercice au cours duquel elle a été perçue, peuvent
pratiquer, au titre de l'exercice ou de l'année d'acquisition des équipements en
cause, un amortissement exceptionnel d'un montant égal à celui de la prime .

La société qui n'inscrit pas en comptabilité la dotation aux


amortissements se rapportant à un exercice comptable déterminé perd le droit de
déduire l'annuité ainsi omise sur le résultat dudit exercice mais conserve le droit
de pratiquer cette déduction à partir du premier exercice qui suit la période
normale d'amortissement. Lorsque le prix d'acquisition de biens amortissables a
été compris, par erreur, dans les frais généraux d'un exercice non prescrit et que
cette erreur est relevée soit par l'administration, soit par la société elle-même, la
situation de la société est régularisée et les amortissements normaux sont
pratiqués à partir de l'exercice qui suit la date de la régularisation ;

8°- Les provisions constituées en vue de faire face soit à la


dépréciation des éléments de l'actif, soit à des charges ou des pertes non encore
réalisées et que des évènements en cours rendent probables. Les charges et les
pertes doivent être nettement précisées quant à leur nature et doivent permettre
une évaluation approximative de leur montant.

Lorsque, au cours d'un exercice comptable ultérieur, ces provisions


reçoivent, en tout ou en partie, un emploi non conforme à leur destination ou
deviennent sans objet, elles sont rapportées aux résultats dudit exercice.
Lorsque la régularisation n'a pas été effectuée par la société elle-même,
l'administration procède aux redressements nécessaires.

Toute provision irrégulièrement constituée, constatée dans les


écritures d'un exercice comptable non prescrit doit, quelle que soit la date de sa
constitution, être réintégrée dans les résultats de l'exercice au cours duquel elle
a été portée à tort en comptabilité.

19
Lorsque l'exercice auquel doit être rapportée la provision devenue
sans objet ou irrégulièrement constituée est prescrit, la régularisation est
effectuée sur le premier exercice de la période non prescrite ;

9°- les dons en argent ou en nature octroyés :

a) aux habous publics et à l'entraide nationale ;

b) aux associations reconnues d'utilité publique, conformément


aux dispositions du dahir n° 1-58-376 du 3 joumada I 1378 (15 novembre 1958)
réglementant le droit d'association, qui oeuvrent dans un but charitable,
scientifique, culturel, littéraire, éducatif, sportif, d'enseignement ou de santé ;

c) aux établissements publics ayant pour mission essentielle de


dispenser des soins de santé ou d'assurer des actions dans les domaines culturels
ou d'enseignement ou de recherche ;

d) à la ligue nationale de lutte contre les maladies cardio-


vasculaires créée par le dahir portant loi n° 1-77-334 du 25 chaoual 1397 (9
octobre 1977) et à la Fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer créée par
le dahir portant loi n° 1-77-335 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) ;

e) au comité olympique national marocain et aux fédérations


sportives régulièrement constituées ;

f) aux oeuvres sociales des entreprises publiques ou privées dans


la limite de deux pour mille (2°/oo) du chiffre d'affaires du donateur ;

g) aux oeuvres sociales des institutions qui sont autorisées par la


loi qui les institue à percevoir des dons dans la limite de deux pour mille (2°/oo)
du chiffre d'affaires du donateur ;

h) au fonds national pour l’action culturelle, créé par l’article 33 de


la loi de finances pour l’année 1983 n° 24-82 promulguée par le dahir n° 1-82-
332 du 15 rabii I 1403 (31 décembre 1982)5 ;

1O°- les frais financiers, tels que :

5
Le 9°-h de l' article 7 a été ajouté par l’article 12 L.F. 98/99 § I et concerne les dons octroyés à compter du
1.7.98 et ce, en vertu des dispositions de l'article 9 du décret 2-98-499 du 30.6.98, confirmées par l'article 12
de la L.F. 98/99.

20
a) les agios bancaires et les intérêts payés à des tiers ou à des
organismes agréés en rémunération d'opérations de crédit ou d'emprunt ;

b) les intérêts servis aux associés, en raison des sommes avancées par
eux à la société pour les besoins de l'exploitation, à la condition que le capital
social soit entièrement libéré.

Toutefois, le montant total des sommes portant intérêts déductibles


ne peut excéder le montant du capital social et le taux des intérêts déductibles
ne peut être supérieur à un taux fixé annuellement, par arrêté du Ministre chargé
des finances, en fonction du taux d'intérêt moyen des bons du Trésor à six mois
de l'année précédente4.

c) les sommes payées au titre d'intérêts des bons de caisse si les trois
conditions ci-après sont réunies :

- les fonds empruntés sont utilisés pour les besoins de l'exploitation


;
- un établissement bancaire reçoit le montant de l'émission desdits
bons et assure le paiement des intérêts y afférents ;

- la société joint à la déclaration prévue à l'article 3O de la présente


loi la liste des bénéficiaires de ces intérêts, avec l'indication de leurs noms et
adresses, le numéro de leur carte d'identité nationale ou, s'il s'agit de sociétés,
celui de leur inscription à l'impôt sur les sociétés, la date des paiements et le
montant des sommes versées à chacun des bénéficiaires ;

11°- les pertes diverses se rapportant à l'exploitation.


4
L'article 7-10° a été modifié et complété par l'article 8 de la L.F. 1997/98.

21
Article 7 bis∗
Provision pour logements,
provision pour reconstitution de gisements
et provision pour investissements

I - Sont considérées comme charges déductibles au sens de l'article


5 ci-dessus, les provisions constituées dans la limite :
A. - de 3 % du bénéfice fiscal, avant impôt, en vue d'alimenter un
fonds destiné à :
- l'acquisition ou la construction par l'employeur de logements
affectés aux salariés de l'entreprise à titre d'habitation principale ;
- ou l'octroi auxdits salariés de prêts en vue de la construction ou
l'acquisition des logements prévus ci-dessus.
Les provisions constituées doivent être affectées en priorité et à
concurrence de 5O% au moins de leur montant aux logements économiques
visés au titre VI du décret royal portant loi n° 552-67 du 26 ramadan 1388 (17
décembre 1968) relatif au crédit foncier, au crédit à la construction et au crédit à
l'hôtellerie.
Les provisions constituées doivent être utilisées conformément à
leur objet avant l'expiration de la troisième année suivant celle de leur
constitution ou celle du remboursement des prêts 1.
En cas de cession d'entreprise ou de cessation d'activité, les
sommes remboursées au titre des prêts octroyés sont rapportées au résultat fiscal
des années au cours desquelles les remboursements ont eu lieu.
Les dispositions du A) ci-dessus sont applicables aux provisions
constituées antérieurement au 1er janvier 1992 en vertu des dispositions du titre
IV de la loi n° 15-85 instituant des mesures d'encouragement aux
investissements immobiliers promulguée par le dahir n° 1-85-1OO du 29 kaada
14O5 (17 Août 1985).
B. - de 5O % du bénéfice fiscal, avant impôt, des entreprises
minières, sans toutefois dépasser 3O % du montant de leur chiffre d'affaires
résultant de la vente des produits extraits des gisements exploités.
∗ L'Art. 7 bis a été modifié et complété par l'article 13 de la L.F 95, l'article 8 de la L.F.T. 1996, l'article 12 de la
L.F. 96/97, l'article 8 de la L.F. 97/98 , l’article 12 de la L.F. 98-99, l’article 8 de la LDF 1999-2000 et l’article
7 de la LDF 2003. les dispositions de l’article 7 bis telles que modifiées par l’article 7 de la loi de finances 2003
sont applicables aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2003.
1 paragraphe IV de l'article 8 de la L.F.T. 1996 : Les provisions pour logement visées au A du paragraphe I de
l'article 7 bis de la loi n° 24-86 relative à l'impôt sur les sociétés, constituées avant le 1er janvier 1996, doivent
être utilisées conformément à leur objet avant l'expiration de la troisième année suivant celle de leur constitution.

22
Cette provision est utilisée dans une proportion maximale de 20 %
de son montant pour l’alimentation d’un fonds social et le reliquat pour la
reconstitution de gisements.

Pour l'application du présent paragraphe, on entend par entreprise


minière toute entreprise autorisée à procéder à la recherche et/ou à l'exploitation
des substances minérales énumérées à l'article 2 du dahir du 9 rejeb 137O (16
Avril 1951) portant règlement minier.

La provision précitée est inscrite au passif du bilan de l’entreprise


concernée sous des rubriques spéciales faisant ressortir le montant des dotations
de chaque exercice.

La part de la provision destinée à l’alimentation du fonds social


doit obligatoirement être constituée à la clôture de chaque exercice et être
employée, dans le délai de 10 mois suivant la date de clôture de cet exercice, à
la souscription de bons du Trésor à 12 mois .

A cet effet, l’entreprise minière doit joindre à la déclaration de son


résultat fiscal afférente à l’exercice au cours duquel elle a souscrit lesdits bons
du Trésor, une attestation bancaire de souscription.

La souscription de ces bons doit être régulièrement renouvelée par


l’établissement bancaire dépositaire.

La part des provisions pour reconstitution de gisements constituées


à la clôture de chaque exercice doit, avant l’expiration d’un délai de cinq ans
courant à partir de la date de cette clôture, être employée :

1) à la réalisation d'études, de travaux et constructions et/ou


l'acquisition d'équipement, de technologie et, en général, de toutes opérations
nécessaires :

a - aux recherches et prospections entreprises sur des gisements ou


parties de gisements non encore reconnus ;

b - à l'amélioration de la récupération des substances minérales


exploitées;
c - à la valorisation de ces substances ;

23
d - à la fabrication de matériels de mine, de forage, de
géophysique et de réactifs pour enrichissement des minerais;

2) à la prise de participation dans des entreprises ayant pour objet :

a) la recherche et l'exploitation des substances minérales ;


b) la valorisation desdites substances ;
c) la fabrication de matériels de mine de forage, de géophysique et de
réactifs pour enrichissement des minerais.

L'emploi de la provision pour les opérations définies au d) du 1) ci-


dessus et aux b) et c) du 2) ci-dessus est subordonné :

- à la constitution du maximum de la provision ;

- et à la justification de l'utilisation de 5O % au moins de cette


provision aux opérations définies au a) du 1) ci-dessus.

Les soldes non utilisés de chaque provision sont rapportés d’office


au résultat fiscal de l’exercice suivant celui d’expiration du délai d’emploi de
ladite provision sans préjudice de l’application de l’amende et de la majoration
prévues à l’article 45 de la présente loi.

C - de 20 % du bénéfice fiscal avant impôt, en vue de la réalisation


d’investissement en biens d’équipement, matériels et outillages, et ce, dans la
limite de 30 % dudit investissement, à l’exclusion des terrains, des
constructions autres qu’à usage professionnel et des véhicules de tourisme.

Toutefois, les entreprises peuvent affecter tout ou partie du


montant de la provision pour investissement précitée, pour leur restructuration
ainsi qu’à des fins de recherche et de développement pour l’amélioration de leur
productivité et leur rentabilité économique 3.

La provision pour investissement doit être inscrite au passif du


bilan, sous une rubrique spéciale, faisant connaître par exercice le montant de
chaque dotation.

La provision constituée à la clôture de chaque exercice fiscal doit


être utilisée dans l'un des emplois prévus ci-dessus avant l'expiration de la
troisième année suivant celle de sa constitution.
3
Paragraphe IV de l’article 8 de la L.F. 1999/2000 : Les dispositions du paragraphe III de L.F. 1999/2000 (2ème
alinéa C , art. 7 bis) sont applicables aux exercices clos à compter du 1er juillet 1999.

24
Toutefois, en ce qui concerne les sociétés de transport maritime et
de pêche côtière, cette provision doit être utilisée avant l'expiration de la
cinquième année suivant celle de sa constitution 4.

II - La part de la provision visée aux A et C ci-dessus et non


utilisée conformément à son objet dans le délai prescrit, doit être rapportée
d'office à l'exercice au titre duquel elle a été constituée. Si cet exercice est
prescrit, la régularisation est effectuée sur le premier exercice de la période non
prescrite et ce, sans préjudice de l'application de l'amende et de la majoration
prévues à l'article 45 de la présente loi.

III - Les provisions visées aux B et C ci-dessus ne sont pas


cumulables.

La part de la provision pour reconstitution de gisements qui est


reconnue par l'administration comme ayant été employée dans les conditions
définies au B ci-dessus, ou la part de la provision pour investissement ayant été
utilisée conformément à son objet comme prévue au C ci-dessus, peuvent être
transférées à un compte de réserves.

Les sommes inscrites à ce compte ne peuvent recevoir d'affectation


autre que l'incorporation au capital social ou l'imputation aux pertes.

Toutefois, l'incorporation au capital ne doit pas avoir été précédée


pendant une période de quatre ans d'une réduction dudit capital et ne doit pas
être suivie pendant une période de même durée de sa réduction ou de la
cessation d'activité de la société.

La part de la provision pour la souscription des bons du Trésor, qui


est reconnue par l’administration comme ayant été utilisée conformément à son
objet et dans les conditions définies au B ci-dessus, est transférée à un compte
de réserve dit "fonds social ".

Les sommes inscrites à ce compte ne peuvent être mises en


distribution, ni affectées à l’incorporation au capital social ou à l’imputation
aux pertes.

4
Paragraphe III, 2° alinéa de l'article 12 de la L.F. 96/97 : Les dispositions de l'article 7 bis (I-C alinéa 4) de la
loi précitée n° 24-86, telles que modifiées par le paragraphe II du présent article, sont applicables aux provisions
constituées au titre des exercices comptables clos à compter du 1er Juillet 1996.

25
En cas de licenciement du personnel salarié dans le cadre d’un plan
dûment approuvé par le ministère chargé des mines, soit en cours d’exploitation
ou suite à cessation partielle ou totale d’activité, l’entreprise concernée doit
utiliser les fonds provenant de la réalisation des bons du trésor précités pour la
couverture des indemnités de licenciement.

26
ARTICLE 7 TER∗
Amortissement dégressif

Par dérogation aux dispositions du 7° de l'article 7 ci-dessus, les


biens d'équipement acquis à compter du 1er janvier 1994- à l'exclusion des
immeubles quelle que soit leur destination et des véhicules de transport de
personnes visés au 7° dudit article - peuvent, sur option irrévocable de la
société, être amortis dans les conditions suivantes :

- La base de calcul de l'amortissement est constituée pour la première


année par le coût d'acquisition du bien d'équipement et par sa valeur résiduelle
pour les années suivantes.

- Le taux de l'amortissement est déterminé en appliquant au taux de


l'amortissement normal résultant de l'application du 7° de l'article 7 ci-dessus,
les coefficients suivants :

1,5 pour les biens dont la durée d'amortissement est de trois ou quatre
ans ;

2 pour les biens dont la durée d'amortissement est de cinq ou six ans ;

3 pour les biens dont la durée d'amortissement est supérieure à six ans.

La société qui opte pour les amortissements précités doit les pratiquer dès
la première année d'acquisition des biens.

L'article 7 TER a été ajouté par l'article 11 de la L.D.F 94.

27
Article 812
Charges non déductibles en totalité ou en partie

1°- Ne sont pas déductibles du résultat fiscal les amendes, pénalités


et majorations de toute nature mises à la charge des sociétés pour infractions
aux dispositions légales ou réglementaires, notamment à celles commises en
matière d'assiette des impôts directs et indirects, de paiement tardif desdits
impôts, de législation du travail, de réglementation de la circulation et de
contrôle des changes ou des prix.

2°- Ne sont déductibles du résultat fiscal qu'à concurrence de 50%


de leur montant, les dépenses afférentes aux charges visées aux 1°, 3°, 4° et 9°
de l'article 7 ci-dessus dont le montant facturé est égal ou supérieur à 1O OOO
dirhams et dont le règlement n'est pas justifié par chèque barré non endossable,
effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou par virement bancaire 2.

3°- Toutefois, les dispositions du 2° ci-dessus ne sont pas


applicables aux transactions concernant les animaux vivants et les produits
agricoles non transformés.
12
L’article 8 a été modifié par l’article 5 bis de la L.F. 1990, l’article 8 de la L.F.T 1996 et l’article 12 de la L.F.
96/97.
2
Paragraphe VII de l'article 12 de la L.F. 96/97 : Les dispositions du paragraphe VI du présent article (2° de
l'article 8 de l'I.S.) sont applicables aux dépenses dont le règlement est effectué à compter du 1er janvier 1997

28
Article 9
Produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés

Les produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés perçus par
les sociétés qu’elles aient ou non leur siège au Maroc ainsi que les bénéfices
réalisés au Maroc par les établissements de sociétés étrangères et mis à la
disposition de ces dernières à l’étranger, sont passibles de la retenue à la source
prévue à l’article 37 ter ci-dessous, au taux prévu au a) du paragraphe I de
l’article 14 de la présente loi.

Les produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés et autres


produits de participation soumis à cette retenue à la source s’entendent :

a) des dividendes, intérêts du capital et autres produits de


participation similaires ;

b) (abrogé)1
par l’article 7 de la loi de finances pour l’année 2001,à compter du
premier janvier 2001.

c)des sommes distribuées provenant du prélèvement sur les


bénéfices pour l’amortissement du capital ou le rachat d’actions ou de parts
sociales2 des sociétés et organismes autres que les organismes de placement
collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.) et les sociétés qui sont
concessionnaires d’un service public ;

d) dans le cas de liquidation d’une société, du boni de liquidation


augmenté des réserves constituées depuis moins de 10 ans, même si elles ont été
capitalisées, et diminué de la fraction amortie du capital, à condition que
l’amortissement ait déjà donné lieu au prélèvement de la retenue à la source
sus-visée ou, avant le 1er janvier 2001, à la taxe sur les produits des actions et
parts sociales ou revenus assimilés.
1
le § b) de l’article 9 a été abrogé par l’article 8 de la LDF pour l’année 2001.
2
les dénominations « parts de fondateurs » et « parts bénéficiaires » ont été supprimées par l’article 8-I de la LDF
2004 en harmonisation avec les dispositions des articles 411, 451 et 452 de la loi n°17 - 95 relative aux sociétés
anonymes.

29
Article 9 bis∗
Produits de participation non imposables

I- Les dividendes et autres produits de participation provenant de la


distribution de bénéfices par des sociétés relevant de l’impôt sur les sociétés,
même si ces dernières en sont expressément exonérées, sont compris dans les
produits d’exploitation de la société bénéficiaire des dividendes et autres
produits et bénéficient d’un abattement de 100%.

II- Ne sont pas soumis à la retenue de l’impôt à la source prévue à


l’article 37 ter ci-dessous, les produits des actions ou parts sociales et revenus
assimilés énumérés à l’article 9 ci-dessus, perçus par :
- l’Etat, les Collectivités locales, ainsi que les produits des
actions appartenant à la Banque Européenne d’Investissement (B.E.I) suite aux
financements accordés par celle-ci au bénéfice d’investisseurs marocains et
européens dans le cadre de programmes approuvés par le gouvernement ;

- Les sociétés visées au § I ci-dessus, lorsqu’elles fournissent à la société


distributrice ou à l’établissement bancaire délégué, une attestation de propriété
de titres comportant le numéro d’article de leur imposition à l’impôt sur les
sociétés.


Ajouté par l’article 10 de la LDF pour le 2 ème semestre 2000.

30
Article 9 ter1
2
Plus-values sur cession de valeurs mobilières

Sous réserve de l’exonération prévue au b) du § I de l’article 19 ci-


dessous, les plus-values2 résultant des cessions de valeurs mobilières, soit en
cours soit en fin d’exploitation, sont comptés dans les produits d’exploitation
des sociétés, après un abattement calculé comme prévu aux paragraphes I et II
dudit article.

1
l’article 9 a été ajouté par l’article 10 de la LDF pour le 2 ème semestre 2000.
2
les termes « profit et perte » ont été remplacés par « plus-value et moins-value » par l’article 8-I de la LDF
2004.

31
Article 9 quater1
Produits de placements à revenu fixe.

Les produits de placements à revenu fixe, versés ou inscrits en compte


des sociétés ayant, au Maroc, leur domicile fiscal ou un établissement stable
auquel se rattachent les produits servis, sont soumis à la retenue à la source
prévue à l’article 37 ter, au taux prévu au c) du § I de l’article 14 de la présente
loi.

Les produits de placements à revenu fixe susvisés s’entendent des intérêts


et autres produits similaires :

a) des obligations, bons de caisse et autres titres d’emprunts émis par


toute personne morale ou toute personne physique ;

b) des dépôts, à terme ou à vue auprès des organismes bancaires et de


crédit publics et privés ;

c) des prêts et avances consentis par des personnes morales autres que
les organismes prévus au b) ci-dessus, à toute autre personne passible de
l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt général sur le revenu selon le régime du
résultat net réel ;

d) des prêts consentis, par l’intermédiaire d’organismes bancaires et


de crédit, par des sociétés et autres personnes morales à d’autres personnes;

e) des opérations de pension telles que prévues par la législation en


vigueur, à l’exclusion des intérêts servis aux organismes prévus au b) ci-
dessus, à des organismes de placement collectif en valeurs mobilières
(O.P.C.V.M.) ou à des fonds de placement collectif en titrisation (F.P.C.T.).2
1
L’article 9 quater a été ajouté par l’article 10 de la LDF pour le 2ème semestre 2000.
2
Les dispositions du paragraphe e) de l’article 9 quater ont été ajoutées par l’article 8 de la LDF pour l’année
2004.Elles s’ appliquent aux opérations de pension dont les conventions sont approuvées par Bank Al-Maghrib
à compter du 1er janvier 2004.

32
Article 10
Abattement spécial relatif aux biens
des sociétés de crédit-bail, soumis
à la taxe urbaine

Abrogé par le paragraphe II de l'article 8 de la loi de finances


transitoire pour le 1er semestre de l'année 1996.

Article 11
Déficit reportable

Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit du bénéfice de


l'exercice comptable suivant. A défaut de bénéfice ou en cas de bénéfice
insuffisant pour que la déduction puisse être opérée en totalité ou en partie, le
déficit ou le reliquat de déficit peut être déduit des bénéfices des exercices
comptables suivants jusqu'au quatrième exercice qui suit l'exercice déficitaire.

Toutefois, la limitation du délai de déduction prévue à l'alinéa


précédent n'est pas applicable au déficit ou à la fraction du déficit correspondant
à des amortissements régulièrement comptabilisés et compris dans les charges
déductibles de l'exercice, dans les conditions prévues au paragraphe 7° de
l'article 7 ci-dessus.

33
Article 12
Produits bruts perçus par les sociétés étrangères

Les produits bruts visés au II de l'article 3 ci-dessus sont ceux


perçus par les sociétés étrangères à titre :

1°- de redevances pour l'usage ou le droit à usage de droits d'auteur


sur des oeuvres littéraires, artistiques ou scientifiques y compris les films
cinématographiques et de télévision ;

2°- de redevances pour la concession de licence d'exploitation de


brevets, dessins et modèles, plans, formules et procédés secrets, de marques de
fabrique ou de commerce ;

3°- de rémunérations pour la fourniture d'informations


scientifiques, techniques ou autres et pour des travaux d'études effectués au
Maroc ou à l'étranger ;

4°- de rémunérations pour l'assistance technique ou pour la


prestation de personnel, mis à la disposition d'entreprises domiciliées ou
exerçant leur activité au Maroc ;

5°- de rémunérations pour l’exploitation, l'organisation ou


l’exercice d’activités artistiques ou sportives et autres rémunérations
analogues1 ;

6°- de droits de location et des rémunérations analogues versées


pour l'usage ou le droit à usage d'équipements de toute nature ;

7°- d’intérêts de prêts et autres placements à revenu fixe à


l’exclusion des intérêts :

- des prêts consentis à l’État ou garantis par lui ;


- afférents aux dépôts en devises ou en dirhams convertibles ;
- des prêts octroyés en devises pour une durée égale ou supérieure à
10 ans ;

1
Les dispositions de l’article 12(5°) telles que modifiées par le paragraphe I de l’article 7 de la LDF 2002 sont
applicables aux rémunérations perçues à compter du 1 er janvier 2002.

34
- et de prêts octroyés en devises par la Banque Européenne
d’Investissement (B.E.I.) dans le cadre de projets approuvés par le
gouvernement2 ;

8°- de rémunérations pour le transport routier de personnes ou de


marchandises effectué du Maroc vers l'étranger, pour la partie du prix
correspondant au trajet parcouru au Maroc;

9°- de commissions et d'honoraires.

10°- de rémunérations des prestations de toute nature fournies ou


utilisées au Maroc 3.

2
Paragraphe IV de l’article 7 de la LF 2001 : Les dispositions du 7° de l’article 12 de la loi n° 24 – 86 précitée
tel que modifié par le § I du présent article, relatives aux prêts octroyés par la Banque Européenne
d’Investissement sont applicables aux intérêts générés par les prêts accordés à compter du 1er janvier 2001.
3
Les dispositions de l’article 12(10°) telles que modifiées par le paragraphe I de l’article 7 de la LDF 2002 sont
applicables aux rémunérations perçues à compter du 1 er janvier 2002

35
CHAPITRE III
LIQUIDATION DE L'IMPOT
Article 13
Période et lieu d'imposition

I.- a) L'impôt sur les sociétés est calculé d'après le bénéfice réalisé
au cours de chaque exercice comptable qui ne peut être supérieur à douze mois.

b) En cas de liquidation prolongée d'une société l'impôt est


calculé d'après le résultat provisoire de chacune des périodes de douze mois
visées au II de l'article 28 de la présente loi. Si le résultat définitif de la
liquidation fait apparaître un bénéfice supérieur au total des bénéfices imposés
au cours de la période de liquidation, le supplément d'impôt exigible est égal
à la différence entre le montant de l'impôt définitif et celui des droits déjà
acquittés. Dans le cas contraire, il est accordé à la société une restitution
partielle ou totale desdits droits.

II.- Les sociétés sont imposées pour l'ensemble de leurs bénéfices,


profits et gains au lieu de leur siège social ou de leur principal établissement au
Maroc .

III.- En cas d'option pour l'impôt sur les sociétés :

- les associations en participation visées à l'alinéa I-A 1° de


l'article 2 ci-dessus sont imposées au lieu de leur siège social ou de leur
principal établissement au Maroc, au nom de l'associé habilité à agir au nom de
chacune de ces associations et pouvant l'engager. Tous les associés restent,
toutefois, solidairement responsables de l'impôt exigible et, le cas échéant, des
majorations et pénalités y afférentes ;

- les sociétés de personnes visées au même alinéa sont


imposées en leur nom, au lieu du siège social ou du principal établissement de
ces sociétés.

36
Article 141
Taux de l'impôt

I.- Le taux de l'impôt est fixé à 35 %.

En ce qui concerne les établissements de crédit, Bank Al Maghrib,


la Caisse de dépôt et de gestion ainsi que les sociétés d'assurances et de
réassurances, à l'exclusion des établissements de crédit-bail, le taux de l'impôt
est fixé à 39,6%.

Toutefois, le taux de l’impôt est fixé à :

a) 10% du montant hors taxe des produits bruts énumérés à l’article 12


ci-dessus ainsi qu’aux produits des actions ou parts sociales ou
revenus assimilés énumérés aux a), b), c), d) de l’article 9 ci-dessus 1 ;

b) 8% du montant hors taxe des travaux immobiliers ou de montage


d’installations industrielles ou techniques, réalisés par les sociétés
étrangères ayant opté pour l’imposition forfaitaire conformément aux
dispositions de l’article 18 de la présente loi. Le paiement de l’impôt
sur les sociétés à ce taux est libératoire de la retenue à la source
prévue aux articles 37 et 37 ter ci-dessous2 ;

c) 20% en ce qui concerne les produits de placements à revenu fixe


énumérés à l’article 9 quater de la présente loi. Dans ce cas les
bénéficiaires doivent décliner, lors de l’encaissement desdits
produits :
- la raison sociale et l’adresse du siège social ou du principal
établissement ;
- le numéro du registre du commerce et celui de l’article
d’imposition à l’impôt sur les sociétés.

1
L'article 14 a été modifié par l'art 5 de la L.F. 88, l'article 5 de la L.F. 93, l'article 11 de la L.F. 94, l'article 8
de la L.F.T. 96 et l’article 10 de la LDF pour le 2ème semestre 2000.

2
Paragraphe V de l’article 7 de la LF 2001 : Les dispositions de l’article 14-I (3° alinéa), tel que modifié par le
§ I du présent article, sont applicables aux produits perçus et travaux réalisés à compter du 1er janvier 2001.

37
II. – Le résultat fiscal ou le chiffre d’affaires servant de base de calcul de
l’impôt est arrondi à la dizaine de dirhams inférieure et le montant de chaque
versement est arrondi au dirham supérieur.

III. – L’impôt est calculé au taux en vigueur à la date d’expiration des délais de
déclaration prévus aux articles 27 et 28 de la présente loi3.

Lorsqu'il est retenu à la source, l'impôt est calculé au taux en


vigueur à la date de paiement des rémunérations imposables.

3
Paragraphe III de l'article 8 de la L.F.T. 1996 :
Par dérogation aux dispositions du paragraphe III de l'article 14 de la loi n° 24-86 précitée, l'impôt sur
les sociétés au taux de 35 % et 39,6 % est applicable aux bénéfices ou revenus des exercices comptables ouverts
à compter du 1er janvier 1996.
Les acomptes provisionnels dus au titre des exercices comptables ouverts à compter du 1er Janvier
1996, sont déterminés d'après le montant de l'impôt de l'exercice de référence calculé aux taux visés à l'alinéa
précédent.

38
Article 151
Cotisation minimale

I.- Le montant de l'impôt dû par les sociétés, autres que les sociétés
étrangères imposées forfaitairement conformément aux dispositions de l'article
18 de la présente loi ne peut être inférieur, pour chaque exercice, quel que soit
le résultat fiscal de la société concernée, à une cotisation minimale .

La base de calcul de la cotisation minimale est constituée par


le montant hors taxe des produits d’exploitation visés aux paragraphes 1,2, et 6
de l’article 6 ci- dessus2.

Le taux de la cotisation minimale est fixé à 0,50%.

* Ce taux est ramené à 0,25 %3 pour les opérations effectuées par


les sociétés commerciales au titre des ventes portant sur :

- les produits pétroliers ;


- le gaz ;
- le beurre ;
- l'huile ;
- le sucre ;
- la farine ;
- l'eau ;
- l'électricité.

Toutefois, le montant de la cotisation minimale ne peut être


inférieur à 1.500 dirhams.

1
. L'article 15 a été modifié par l'article 5 de la L.F. 90, l'article 3 de la L.F. 92 et l'article 11 de la L.F. 94
2
Paragraphe VI de l’article7 de la LDF 2001 : Les dispositions de l’article 15 (I-paragraphe 2), tel que modifié
par le § I du présent article, sont applicables pour les exercices dont le délai de déclaration intervient à compter
du 1er janvier 2001.
3
Paragraphe V de l'article 11 de la L.D.F 1994 : Les nouvelles dispositions sont applicables pour les exercices
dont le délai de déclaration intervient à compter du 1er Janvier 1994.

39
Les sociétés déficitaires qui paient la cotisation minimale ne
perdent pas le droit d'imputer leur déficit sur les bénéfices éventuels des
exercices suivants, conformément aux dispositions de l'article 11 ci-dessus.

La cotisation minimale acquittée au titre d'un exercice déficitaire


ainsi que la partie de la cotisation qui excède le montant de l'impôt acquitté au
titre d'un exercice donné, sont imputées sur le montant de l'impôt qui excède
celui de la cotisation exigible au titre de l'exercice suivant .

A défaut de cet excédent, ou en cas d'excédent insuffisant pour que


l'imputation puisse être opérée en totalité ou en partie, le reliquat de la
cotisation minimale peut être déduit du montant de l'impôt sur les sociétés dû au
titre des exercices suivants jusqu'au troisième exercice qui suit l'exercice
déficitaire ou celui au titre duquel le montant de ladite cotisation excède celui
de l'impôt.

II. La cotisation minimale n'est pas due par les sociétés pendant les
trente-six premiers mois suivant la date du début de leur exploitation.

Toutefois, cette exonération cesse d'être appliquée à l'expiration


d'une période de soixante mois qui suit la date de constitution des sociétés
concernées.

40
Article 16
Acomptes provisionnels

I. - L'impôt sur les sociétés donne lieu, au titre de l'exercice


comptable en cours, au versement par la société de quatre acomptes
provisionnels dont chacun est égal à 25% du montant de l'impôt dû au titre du
dernier exercice clos, appelé exercice de référence.

Les versements des acomptes provisionnels visés ci-dessus sont


effectués spontanément à la caisse du percepteur du lieu du siège social ou du
principal établissement au Maroc de la société avant l'expiration des 3°, 6°, 9°
et 12° mois suivant la date d'ouverture de l'exercice comptable en cours. Chaque
versement est accompagné d'un bordereau-avis conforme au modèle fourni par
l'administration, daté et signé par la partie versante.

Lorsque l'exercice de référence est d'une durée inférieure à 12


mois, le montant des acomptes est calculé sur celui de l'impôt dû au titre dudit
exercice, rapporté à une période de douze mois.

Lorsque l'exercice en cours est d'une durée inférieure à 12 mois,


toute période dudit exercice égale ou inférieure à trois mois donne lieu au
versement d'un acompte avant l'expiration de ladite période.

La société qui estime que le montant d'un ou de plusieurs acomptes


versés au titre d'un exercice est égal ou supérieur à l'impôt dont elle sera
finalement redevable pour cet exercice, peut se dispenser d'effectuer de
nouveaux versements d'acomptes en remettant à l'inspecteur des impôts 1du lieu
de son siège social ou de son principal établissement au Maroc, quinze jours
avant la date d'exigibilité du prochain versement à effectuer, une déclaration
datée et signée, conforme au modèle fourni par l'administration .

Si lors de la liquidation de l'impôt telle que prévue à l'alinéa


suivant, il s'avère que le montant de l'impôt effectivement dû est supérieur de
plus de 1O% à celui des acomptes versés, l'amende et la majoration prévues à
l'article 45 ci-dessous sont applicables aux montants des acomptes
provisionnels qui n'auraient pas été versés aux échéances prévues.
1
la dénomination "inspecteur des impôts directs et taxes assimilées" a été remplacée par la dénomination
"inspecteur des impôts par l’article 8-III de la LDF 2004.

41
Avant l'expiration du délai de déclaration prévu à l'article 27 ou à
l'article 28 ci-dessous, la société procède à la liquidation de l'impôt dû au titre
de l'exercice objet de la déclaration en tenant compte des acomptes
provisionnels versés pour ledit exercice. S'il résulte de cette liquidation un
complément d'impôt au profit du Trésor, ce complément est acquitté par la
société dans le délai de déclaration précité.

Dans le cas contraire, l'excédent d'impôt versé par la société est


imputé d'office par celle-ci sur le premier acompte provisionnel échu et, le cas
échéant, sur les autres acomptes restants. Le reliquat éventuel est restitué
d'office à la société par le ministre des finances ou la personne déléguée par lui
à cet effet dans le délai d'un mois à compter de la date d'échéance du dernier
acompte provisionnel.

II.- En ce qui concerne les sociétés exonérées temporairement de


la cotisation minimale en vertu du paragraphe II de l'article 15 ci-dessus ainsi
que les sociétés exonérées en totalité de l'impôt sur les sociétés en vertu du A du
paragraphe III de l'article 4 ci-dessus ou de toute autre législation instituant des
mesures d'encouragement aux investissements, l'exercice de référence est le
dernier exercice au titre duquel ces exonérations ont été appliquées.13

Les acomptes dus au titre de l'exercice en cours sont alors


déterminés d'après l'impôt ou la cotisation minimale qui auraient été dus en
l'absence de toute exonération.

III. - Par dérogation aux dispositions du I ci-dessus, l'impôt dû par


les sociétés étrangères ayant opté pour l'imposition forfaitaire prévue à l'article
18 de la présente loi est versé, spontanément, par les intéressées dans le mois
qui suit chaque encaissement.

13
Paragraphe VII de l’article7 de la LDF 2001 : Les dispositions de l’article 16 (§ II-premier alinéa), tel que
modifié par le § I du présent article, sont applicables pour les exercices comptables ouverts à compter du 1 er
janvier 2001.

42
IV- Les sociétés doivent effectuer le versement du montant de
l’impôt sur les sociétés dû auprès du bureau du receveur de
l’administration fiscale.

Toutefois, elles peuvent acquitter par télépaiement le


montant de l’impôt sur les sociétés dû, dans les conditions fixées par arrêté
du ministre chargé des finances.
14

14 A titre transitoire et par dérogation aux dispositions du paragraphe IV de l’article 16,


telles que modifiées par le paragraphe I de l’article 12 de la LDF 2005., les sociétés continueront à verser
l’impôt sur les sociétés dû auprès des perceptions relevant de la Trésorerie Générale du Royaume, à
l’exclusion des sociétés visées par arrêté du Ministre chargé des finances, qui doivent verser l’impôt dû
auprès du receveur de l’administration fiscale (§VII de l’article 14 de la LDF pour l’année 2005).
A partir de la date de publication dudit arrêté, les rôles émis à titre de régularisation
concernant les sociétés visées par l’arrêté précité doivent être recouvrés par le receveur de
l’Administration fiscale. En revanche, les rôles de régularisations relatifs aux autres sociétés non visées
par les dispositions de l’arrêté précité continuent à être recouvrés par les percepteurs relevant de la
Trésorerie Générale du Royaume (§VII de l’article 14 de la LDF pour l’année 2005).

43
Article 16 bis∗
Acomptes provisionnels

A titre transitoire, le paiement des acomptes provisionnels prévus à


l'article 16 ci-dessus, s'effectue au titre des exercices comptables ouverts à
compter du 1er janvier 1990 1er janvier 1991 et 1er janvier 1992, dans les
conditions fixées ci-dessus :

1) exercices comptables ouverts à compter du 1er janvier 1990 ;

Deux acomptes provisionnels dont chacun est égal à un sixième de


l'impôt dû au titre de l'exercice de référence, tel que défini à l'article 16 ci-
dessus, sont acquittés spontanément par la société avant l'expiration
respectivement des 6° et 10° mois suivant la date d'ouverture de l'exercice en
cours .

Lorsque le montant de l'impôt dû est supérieur aux acomptes


versés, le reliquat restant dû au Trésor est payé en deux parts égales exigibles
respectivement avant l'expiration des 3° et 5° mois suivant la date de clôture de
l'exercice .

Lorsque le montant des deux acomptes provisionnels est supérieur


à l'impôt dû, l'excédent versé est imputable sur le premier acompte provisionnel.
Le reliquat éventuel est restitué dans les conditions prévues au dernier alinéa du
I de l'article 16 ci-dessus ;

2) exercices comptables ouverts à compter du 1er janvier 1991 ;

Un acompte provisionnel égal aux deux tiers de l'impôt dû au titre


de l'exercice de référence, est acquitté spontanément par la société au plus tard
60 jours avant la date de clôture de l'exercice comptable en cours.


Art. 16 bis créé par le paragraphe I de l'article premier de la Loi de Finances Rectificative pour l'année 1990.

44
Lorsque l'impôt dû au titre de cet exercice est supérieur à l'acompte
précité, le reliquat est acquitté spontanément avant l'expiration du 3° mois
suivant la date de clôture dudit exercice.

Lorsque l'impôt dû est inférieur à l'acompte versé, le reliquat est


imputable d'office sur le premier acompte échu. Le reliquat éventuel est restitué
dans les conditions prévues au dernier alinéa du I de l'article 16 ci-dessus ;

3) exercices comptables ouverts à compter du 1er janvier 1992 ;

Deux acomptes provisionnels, dont chacun est égal à 50% de


l'impôt dû au titre de l'exercice de référence, sont acquittés spontanément avant
l'expiration respectivement des 5° et 10° mois suivant la date d'ouverture de
l'exercice comptable en cours.

Lorsque l'impôt dû au titre de cet exercice est supérieur aux


acomptes précités, le reliquat est acquitté spontanément avant l'expiration du 3°
mois suivant la date de clôture dudit exercice.

Lorsque l'impôt dû est inférieur aux acomptes, l'excédent versé est


imputable d'office sur le premier acompte échu. Le reliquat éventuel est
remboursé dans les conditions prévues au dernier alinéa du I de l'article 16 ci-
dessus .

4) Dans les cas visés à l'article 28 ci-après, le reliquat prévu aux 1),
2) et 3) ci-dessus, est acquitté spontanément dans les délais de déclaration
prévus par ledit article.

Lorsque l'impôt dû sur le bénéfice réalisé au cours de chacun des


exercices visés aux 1), 2) et 3) ci-dessus est inférieur aux acomptes
provisionnels versés, l'excédent est restitué d'office par le ministre des finances
ou la personne déléguée par lui à cet effet, dans le mois suivant la date de dépôt
des déclarations prévues à l'article 28 ci-après.

45
Article 17
Établissement de l'impôt par voie de rôle

Les sociétés sont imposées par voie de rôle :

- lorsqu'elles ne paient pas spontanément, au percepteur du lieu de


leur siège social ou de leur principal établissement au Maroc, l'impôt dont elles
sont débitrices ainsi que, le cas échéant, les majorations et les pénalités y
afférentes ;

- dans le cas de taxation d'office ou de rectification des impositions


comme prévu aux articles 11, 12, 13, 19 et 20 du livre des procédures fiscales.1

1
Abrogation du 2° alinéa conformément aux dispositions de l'article 5. II de la loi de finances pour l'année 1990.
La référence aux articles du livre des procédures fiscales a été ajoutée par la LDF 2005.

46
Article 18
Sociétés étrangères exerçant une activité au Maroc

Les sociétés étrangères adjudicataires de marchés de travaux, de


construction ou de montage peuvent opter, lors du dépôt de la déclaration
prévue à l'article 26 de la présente loi ou après la conclusion de chaque marché,
pour l'imposition forfaitaire sur le montant total du marché, au taux prévu au
paragraphe I-b de l'article 14 ci-dessus.

Lorsque le marché comporte la livraison "clefs en mains" d'un


ouvrage immobilier ou d'une installation industrielle ou technique en ordre de
marche, la base imposable comprend le coût des matériaux incorporés et des
matériels installés, que ces matériaux et matériels soient fournis par la société
adjudicataire ou pour son compte, facturés séparément ou dédouanés par le
maître de l'ouvrage.

47
CHAPITRE IV
Plus-Values1 constatées ou réalisées à l’occasion
des cessions, cessations, fusions, scissions,
transformations de la forme juridique
des sociétés et opérations de pension2.
Article 193
1
Plus-values résultant des cessions, cessations et
transformations de la forme juridique des sociétés

I.- Plus-values1 constatées ou réalisées en cours d'exploitation.

La société qui, en cours d'exploitation ou en cas de cession


partielle d'entreprise, procède à des retraits ou à des cessions d'éléments
corporels ou incorporels de l'actif immobilisé, et des titres de participation,
bénéficie sur option:

a) soit d'abattements appliqués sur la plus-value nette globale 1


résultant des retraits ou des cessions, obtenue après imputation des moins-
values résultant1 des retraits ou des cessions.

Le taux de l'abattement est égal à :

- 25 % si le délai écoulé entre l'année d'acquisition de chaque


élément retiré de l'actif ou cédé et celle de son retrait ou de sa cession est
supérieur à deux ans et inférieur ou égal à quatre ans ;

- 50 % si ce délai est supérieur à quatre ans et inférieur ou égal à


huit ans;

- 70 % si le délai précité est supérieur à huit ans4.

1
les termes « profit et perte » ont été remplacés par « plus-value et moins-value » par l’article 8-I de la LDF
2004.
2
Les opérations de pension ont été ajoutées à l’article 19 par l’article 8-I de la LDF 2004. les dispositions de
l’article 19 sont applicables aux opérations de pension dont les conventions sont approuvées par Bank Al-
Maghrib à compter du 1er janvier 2004.
3
L'article 19 a été modifié et complété par l'article 8 de la L.F.T. 1996, l'article 12 de la L.F 96/97 et l’article 8-I
de la LF 2004.
4
Paragraphe III de l'article 12 de la L.F. 1996/1997 (premier alinéa) : Les dispositions de l'article 19 (I-a) de la
loi précitée n° 24-86, telles que modifiées par le paragraphe II du présent article, sont applicables aux exercices
comptables clos à compter de la date de publication de la présente loi de finances au Bulletin officiel.

48
b) soit de l'exonération totale si la société intéressée s'engage par
écrit à :
- réinvestir le produit global des cessions effectuées au cours d'un
même exercice, dans le délai maximum de trois années suivant la date de
clôture dudit exercice, en biens d'équipement ou en immeubles réservés à la
propre exploitation professionnelle de la société. Toutefois, lorsqu'il s'agit de
terrains non bâtis acquis dans le cadre du réinvestissement précité, l'exonération
prévue ci-dessus est subordonnée à l'affectation desdits terrains à la propre
exploitation professionnelle de la société ou à l'édification de constructions
destinées au même usage ;

- et conserver lesdits biens et immeubles dans son actif pendant un


délai de cinq ans qui court à compter de la date de leur acquisition
.

En cas d'absence ou d'insuffisance de réinvestissement dans le


délai prévu ci-dessus, ou si les biens et immeubles acquis ne sont pas conservés
dans son actif pendant cinq ans, la plus-value nette globale1 de cession est
imposée au prorata des montants non réinvestis ou du prix d'acquisition des
biens et immeubles non conservés, sous réserve des abattements prévus au a) ci-
dessus. Cette réintégration est rapportée à l'exercice au cours duquel la cession a
eu lieu, sans préjudice de l'application des amendes et majorations prévues aux
articles 44 et 45.

Lorsque l'exercice auquel doit être rapportée cette réintégration est


prescrit, la régularisation est effectuée sur le premier exercice comptable de la
période non prescrite.
Toutefois, l'exonération précitée n'est pas cumulable avec la
provision visée au C) du paragraphe I de l'article 7 bis, et ce, au titre de
l'exercice au cours duquel la cession des éléments corporels et incorporels visés
ci-dessus a eu lieu.
Le montant des plus-values1 réalisées et exonérées qui excède
celui des abattements visés au a) ci-dessus, est transféré à un compte de réserve
obligatoirement affecté à l'amortissement exceptionnel des investissements
réalisés et ce, au titre de l'exercice de la réalisation desdits investissements. Les
amortissements annuels normaux sont calculés sur la valeur résiduelle de ces
investissements.

Si, antérieurement au retrait ou à la cession, la société a procédé à


une réévaluation du bilan, il est tenu compte, pour déterminer le taux de
l'abattement à appliquer, de la période écoulée entre l'année de la réévaluation et
celle du retrait ou de la cession.

49
En aucun cas, l'abattement ne peut s'appliquer sur le profit
comptable correspondant à l'annulation d'une provision pour dépréciation 5.

II.- Plus-values1constatées ou réalisées en fin d'exploitation.

Dans le cas de retrait ou de cession d'éléments corporels ou


incorporels de l'actif immobilisé à l'occasion de la cessation de l'activité d'une
société, le taux des abattements applicables sur la plus-value nette globale
résultant des retraits ou des cessions6 est de :

- 50 % si le délai écoulé entre l'année de la constitution de la société et


celle du retrait ou de la cession des biens est égal à quatre ans au moins et
inférieur à huit ans;

-deux tiers si ce délai est égal ou supérieur à huit ans.

Pour la détermination du montant des plus-values1 et du taux des


abattements précités les dispositions des deux derniers alinéas du I ci-dessus
sont applicables.

En aucun cas, l'abattement ne peut s'appliquer sur le profit


comptable correspondant à l'annulation d'une provision pour dépréciation.

III.- Indemnités perçues en contrepartie de la cessation de


l'exercice de l'activité ou du transfert de la clientèle.

Les indemnités perçues en contrepartie de la cessation de l'exercice


de l'activité ou du transfert de la clientèle sont assimilées à des plus-values1de
cession et les dispositions des paragraphes I et II ci-dessus leur sont applicables.
5
Paragraphe V de l'article 8 de la L.F.T. 1996 :
Les profits résultant des cessions par la société d'éléments d'actif immobilisés ou de titres de
participations, réalisés avant le 1er janvier 1996 et exonérés en vertu des dispositions du b) du paragraphe I de
l'article 19 de la loi précitée n° 24-86 à la suite de l'engagement, par écrit, présenté par la société antérieurement
à la date précitée, demeurent régis par lesdites dispositions, jusqu'à expiration de la période dudit engagement en
ce qui concerne le réinvestissement et la conservation des biens et titres de participation acquis.
Toutefois, les sociétés d'assurances et de réassurances, les sociétés holding et les sociétés
d'investissement qui ont réalisé durant l'exercice comptable 1995 des opérations de cession de titres de
participation peuvent bénéficier du régime suivant :
- les profits résultant des cessions précitées sont soumis à l'impôt sur les sociétés au taux réduit
libératoire de 1O %. Le montant de cet impôt libératoire est acquitté dans le mois suivant la date de publication
au " Bulletin officiel" de la loi de finances n° 8-96 pour l'année budgétaire 1996/1997 ;
- les profits précités sont affectés à un compte de réserve, les montants affectés à ce compte ne peuvent
être incorporés au capital social ou être distribués, et ce, avant l'expiration du troisième exercice comptable
suivant la clôture de l'exercice au cours duquel ont été réalisées lesdites cessions.
6
le terme profit net global a été supprimé par l’article 8-I de la LDF 2004.

50
IV.- Transformation de la forme juridique d'une société entraînant
son exclusion du domaine de l'impôt sur les sociétés ou la création d'une
nouvelle personne morale.

Sont assimilées à des plus-values de cession1 de fin


d'exploitation et imposées dans les mêmes conditions, les plus-values
comptabilisées par la société ou constatées par l'administration à l'occasion de
toute transformation de la forme juridique de la société entraînant son exclusion
du domaine de l'impôt sur les sociétés ou la création d'une nouvelle personne
morale.

V.- (abrogé).7

7
Les dispositions du §V ont été abrogées par l’article 8 de la L.D.F 2004.

51
ARTICLE 19 BIS

Abrogé par l’article 7- § II de la loi de finances pour l’année 2001, à


compter du premier janvier 2001.

Article 19 ter1
Les opérations de pension

Lorsque l’une des parties au contrat relatif aux opérations de


pension, prévues par la législation en vigueur, est défaillante le résultat de la
cession des valeurs, titres ou effets est compris dans le résultat imposable du
cédant au titre de l’exercice au cours duquel la défaillance est intervenue après
application, le cas échéant, pour les titres de participations, des abattements
prévus à l’article 19 ci-dessus.

On entend par résultat de la cession des valeurs, titres ou effets, la


différence entre leur valeur réelle au jour de la défaillance et leur valeur
comptable dans les écritures du cédant.

Pour la détermination dudit résultat, il y a lieu de retenir


les valeurs, titres ou effets acquis ou souscrits à la date la plus récente antérieure
à la date de la défaillance.

Lorsque la défaillance intervient au cours d’un exercice prescrit, la


régularisation s’y rapportant est effectuée sur le premier exercice de la période
non prescrite, sans préjudice de l’application des majorations et pénalités de
retard.

1
Les dispositions de l’article 19 ter, telles qu’ajoutées par l’article 8-II de la L.D.F 2004, sont
applicables aux opérations de pension dont les conventions sont approuvées par Bank Al-Maghrib à
compter du 1er janvier 2004.( § V de l’article 8 de la LDF 2004).

52
Article 201
Régime particulier des fusions de sociétés

I.- Lorsque des sociétés relevant de l'impôt sur les sociétés,


fusionnent par voie d'absorption, la prime de fusion réalisée par la société
absorbante correspondant à la plus-value sur sa participation dans la société
absorbée est comprise, après application des abattements prévus à l'article 19-I
ci-dessus, dans le résultat fiscal de la société intéressée.

II.- A.- Sous réserve des conditions prévues ci-après et par


dérogation aux dispositions de l'article 6-5° ci-dessus, les sociétés fusionnées ne
sont pas imposées sur la plus-value nette2 réalisée à la suite de l'apport ou de la
cession de l'ensemble des éléments de l'actif immobilisé et des titres de
participation, à la condition que la société absorbante, ou née de la fusion,
dépose au service local des impôts 3 dont dépendent la ou les sociétés
fusionnées, en double exemplaire et dans un délai de 3O jours suivant la date de
l'acte de fusion, une déclaration écrite accompagnée :

1°- d'un état récapitulatif des éléments apportés comportant tous les
détails relatifs aux plus-values 2 réalisées ou aux moins-values 2 subies et
dégageant la plus-value nette 2 qui ne sera pas imposée chez la ou les sociétés
fusionnées ;

2°- d'un état concernant, pour chacune de ces sociétés


les provisions4figurant au passif du bilan avec indication de celles qui n'ont pas
fait l'objet de déduction fiscale;

3°- de l'acte de fusion dans lequel la société absorbante ou née de


la fusion s'engage à :

1
L’article 20 a été modifié et complété par l’article 8-I de la LDF 2004.
2
les termes « profit et perte » ont été remplacés par « plus-value et moins-value » par l’article 8-I de la LDF
2004.
3
La dénomination « service local d’assiette des impôts directs et taxes assimilée » a été remplacée par « service
local des impôts » par l’article 8-III de la LDF 2004.
4
L’article 8-I de la LDF 2004 a supprimé le terme « réserve spéciale de réévaluation » suite à l’abrogation par la
LDF 1997/98 des articles 21 à 25 relatifs à la réévaluation des bilans.

53
a) reprendre, pour leur montant intégral, les provisions 4 dont
l'imposition est différée ;
b) réintégrer dans ses bénéfices imposables la plus-value 2
nette réalisée par chacune des sociétés fusionnées sur l'apport :

1- soit de l'ensemble des titres de participation et des éléments de


l'actif immobilisé lorsque, parmi ces éléments, figurent des terrains construits
ou non dont la valeur d'apport est égale ou supérieure à 75 % de la valeur
globale de l'actif net immobilisé de la société concernée. Dans ce cas, la plus-
value2 nette, déterminée compte tenu des abattements prévus à l'article 19-II ci-
dessus, est réintégrée au résultat du premier exercice comptable clos après la
fusion ;

2- soit, uniquement, des titres de participation et des éléments


amortissables lorsque la proportion de 75% n'est pas atteinte. Dans ce cas,
la plus-value2 nette précitée est réintégrée dans le résultat fiscal, par fractions
égales, sur une période maximale de 1O ans, et la valeur d'apport des éléments
concernés par cette réintégration est prise en considération pour le calcul des
amortissements et des plus-values ultérieures ;

c) ajouter aux plus-values2 constatées ou réalisées ultérieurement à


l'occasion du retrait ou de la cession des éléments non concernés par la
réintégration prévue au b) - 2 ci-dessus, les plus-values 2 qui ont été réalisées par
la société fusionnée et dont l'imposition a été différée .

B - Les provisions visées à l'alinéa A - 3° a)4 ci-dessus restent


affranchies d'impôt dans les conditions prévues à l’article 7 - 8° de la présente
loi.

C.- Si la déclaration prévue au 1er alinéa du A ci-dessus n'est pas


déposée dans le délai prescrit ou si cette déclaration n'est pas accompagnée des
pièces annexes exigées, l'administration régularise la situation de la ou des
sociétés fusionnées dans les conditions de droit commun applicables dans les
cas de cession d'entreprise ou de cessation d'activité.

54
Chapitre V
Réévaluation des bilans

Les articles 21, 22, 23, 24 et 25 ont été abrogés par le


paragraphe II de l'article 8 bis de la loi de finances pour l'année budgétaire
1997/98 (cf. p. 99).

Chapitre VI
Déclarations fiscales

Article 261
Déclaration d'existence

I -Les sociétés qu’elles soient soumises à l’impôt sur les sociétés ou


qu’elles en soient exemptées, doivent adresser par lettre recommandée avec
accusé de réception ou remettre contre récépissé à l’inspecteur des impôts 2 du
lieu du siège social ou de leur principal établissement au Maroc, dans un délai
maximum de 30 jours à compter de la date de leur constitution s’il s’agit de
sociétés marocaines ou de leur installation s’il s’agit de sociétés étrangères, une
déclaration d’existence établie sur ou d’après un imprimé-modèle fourni
par l’administration.

A.- S'il s'agit d'une société marocaine, cette déclaration comporte :

1°-la raison sociale et le lieu du siège social de la société ;

2°- le lieu de tous les établissements et succursales de la société


situés au Maroc, et, le cas échéant, à l'étranger;

3°- le numéro de téléphone du siège social et, le cas échéant, celui


du principal établissement au Maroc ;

1
L’article 26 a été modifié et complété par les dispositions des articles 7 de la loi de finances 2003 et
8-III de la LDF 2004.
2
la dénomination "inspecteur des impôts directs et taxes assimilées" a été remplacée par
la dénomination "inspecteur des impôts" par l’article 8-III de la LDF 2004.

55
4°- les professions et activités exercées dans chaque établissement
et succursale mentionnés dans la déclaration ;

5°- les numéros d'inscription au registre du commerce, à la caisse


nationale de sécurité sociale, à la taxe urbaine et, le cas échéant, à l'impôt des
patentes ;

6°- les nom et prénoms, la qualité et l'adresse des dirigeants ou


représentants de la société habilités à agir au nom de celle-ci ;

7°- les noms et prénoms ou la raison sociale ainsi que l'adresse de


la personne physique ou morale qui s'est chargée des formalités de constitution ;
8°- la mention, le cas échéant, de l'option pour l'imposition à
l'impôt sur les sociétés en ce qui concerne les sociétés et associations visées au
1°- du A de I de l'article 2 ci-dessus. Cette option est irrévocable.

La déclaration est accompagnée des statuts de la société et de la


liste des actionnaires fondateurs.

B.- S'il s'agit d'une société étrangère, la déclaration doit comporter,


outre les renseignements prévus aux 1°, 3° et 4° du A ci-dessus ;

- le lieu de tous les établissements et succursales de la société situés au


Maroc ;
- les noms et prénoms ou la raison sociale, la profession ou l'activité ainsi
que l'adresse de la personne physique ou morale résidente au Maroc, accréditée
auprès de l'administration fiscale;

- la mention, le cas échéant, de l'option pour l'imposition forfaitaire


prévue au 1er alinéa de l'article 18 ci-dessus.

II.- Toute société passible de l'impôt sur les sociétés qui procède à
un transfert de son siège social ou de son établissement principal situé au Maroc
doit en aviser, dans les trente jours qui suivent la date du transfert, l'inspecteur
des impôts2 du lieu où elle est imposée.

56
Article 271
Déclarations du résultat fiscal
et du chiffre d'affaires

I.- Les sociétés, à l'exception des sociétés étrangères visées au II ci-


dessous, doivent adresser à l'inspecteur des impôts 2 du lieu de leur siège social
ou de leur principal établissement au Maroc, dans les trois mois qui suivent la
date de clôture de chaque exercice comptable, une déclaration de leur résultat
fiscal, établie sur ou d'après un imprimé-modèle fourni par l'administration.

Cette déclaration comporte les références des paiements déjà effectués en


vertu des dispositions des articles 16 et 16 bis ci-dessus et doit être
accompagnée des pièces annexes dont la liste est établie par voie réglementaire .

Les sociétés à prépondérance immobilière visées au paragraphe II de


l'article 82 de la loi n°17-89 relative à l’impôt général sur le revenu doivent, en
outre, joindre à leur déclaration du résultat fiscal, la liste nominative des
détenteurs de leurs actions ou parts sociales3, telle que définie au paragraphe I
de l’article 100 ter de ladite loi.

II.- Les sociétés étrangères imposées forfaitairement, en


application des dispositions de l'article 18 ci-dessus, doivent produire, avant le
1er avril de chaque année, une déclaration de leur chiffre d'affaires établie sur
ou d'après un imprimé modèle fourni par l'administration comportant, outre leur
raison sociale, la nature de leur activité et le lieu de leur principal établissement
au Maroc :

- le nom ou la raison sociale, la profession ou la nature de l'activité


et l'adresse de leurs clients au Maroc ;

- le montant de chacun des marchés en cours d'exécution;


- le montant des sommes encaissées au titre de chaque marché, au
cours de l'année civile précédente, en distinguant les avances financières des
encaissements correspondant à des travaux ayant fait l'objet de décomptes ;
11
L'article 27 a été modifié et complété par les articles 1 de la L.F.R 1990, 13 de la LD.F. 95, 7-I de la LDF 2002
et 8-I de la LDF 2004.
2
la dénomination "inspecteur des impôts directs et taxes assimilées" a été remplacée par la dénomination
"inspecteur des impôts" conformément aux dispositions de l’article 8-III de la LDF 2004.
3
les dénominations « parts de fondateurs » et « parts bénéficiaires » ont été supprimées par l’article 8-I de la LDF
2004 en harmonisation avec les dispositions des articles 411, 451 et 452 de la loi n°17 - 95 relative aux sociétés
anonymes.

57
- le montant des sommes pour lesquelles une autorisation de
transfert a été obtenue de l'Office des changes avec les références de cette
autorisation ;
- les références des paiements de l'impôt exigible.

Article 28
Déclaration de cessation, fusion, scission
ou transformation de sociétés

I.- En cas de cessation totale d'activité, de fusion, de scission ou de


transformation de la forme juridique d'une société entraînant son exclusion du
domaine de l'impôt sur les sociétés ou la création d'une nouvelle personne
morale, la déclaration du résultat fiscal de la dernière période d'activité ainsi
que, le cas échéant, celle de l'exercice comptable précédant cette période
doivent être souscrites dans un délai de 45 jours à compter de la date de
réalisation de l'un des changements précités.

II.- Lorsque la cessation totale d'activité est suivie de liquidation,


la déclaration du résultat fiscal de la dernière période d'activité doit comporter,
en outre, les nom, prénoms et adresse du liquidateur ainsi que la nature et
l'étendue des pouvoirs qui lui ont été conférés.

Le liquidateur est tenu de souscrire :

- pendant la liquidation et dans le délai prévu à l'article 27-I


ci-dessus, une déclaration des résultats provisoires obtenus au cours de chaque
période de douze mois ;

- dans les 45 jours suivant la clôture des opérations de


liquidation, la déclaration du résultat final. Cette déclaration indique le lieu de
conservation des documents comptables de la société liquidée.

58
« Article 28 bis1
« Télédéclaration

Les sociétés peuvent souscrire auprès de l’administration fiscale


par procédés électroniques les déclarations prévues par la présente loi dans
les conditions fixées par arrêté du Ministre chargé des finances.

Ces déclarations ont les mêmes effets que celles prévues par la
présente loi.

Article 29
Taxations d'office

Dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39


du livre des procédures fiscales

Article 30
Déclaration des rémunérations allouées à des tiers

Toute société ayant une activité au Maroc, y compris les sociétés


étrangères qui ont opté pour l'imposition forfaitaire, doit, lorsqu'elle alloue à des
contribuables inscrits à l'impôt des patentes ou à l'impôt sur les sociétés, des
honoraires, commissions, courtages et autres rémunérations de même nature ou
des rabais, remises et ristournes accordés après facturation, produire, en même
temps que les déclarations prévues, respectivement, aux articles 27 et 28 ci-
dessus et dans les délais fixés par lesdits articles, une déclaration des sommes
comptabilisées au cours de l'exercice comptable précédent au titre des
rémunérations précitées.

La déclaration, dont il est délivré récépissé, est établie sur ou d'après un


imprimé-modèle fourni par l'administration et contient, pour chacun des
bénéficiaires, les indications suivantes :

1°- nom, prénoms ou raison sociale ;

2°- profession ou nature de l'activité et adresse ;

1
Article ajouté par la L.F. pour l’année budgétaire 2005

59
3°- numéro d'inscription à l'impôt des patentes ou à l'impôt sur les
sociétés et numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée ;

4°- numéro d'inscription à la Caisse nationale de sécurité sociale ;

5°- montant, par catégorie, des sommes allouées au titre des :

- honoraires ;

- commissions, courtages et autres rémunérations similaires ;


- rabais, remises et ristournes accordés après facturation.

Article 30 bis1
Déclaration des honoraires et autres rémunérations
perçus par les médecins patentables pour les actes
chirurgicaux ou médicaux effectués dans les cliniques

Les cliniques et établissements assimilés sont tenus de produire, en


même temps que les déclarations prévues par les articles 27 et 28 ci-dessus et
dans les délais fixés par lesdits articles, une déclaration annuelle relative aux
actes chirurgicaux ou médicaux que les médecins soumis à l'impôt des patentes
y ont effectués.

La déclaration, dont il est délivré récépissé, doit être établie sur ou


d'après un imprimé modèle fourni par l'administration fiscale et contenir, par
médecin les indications suivantes :

1°- Les prénom, nom et adresse professionnelle ;

2°- La spécialité ;

3°- Le numéro d'identification fiscale ;

4°- Le nombre global annuel des actes médicaux ou chirurgicaux,


relevant de la lettre clé "K" effectués par le médecin.2

1
L’article 30 bis a été ajouté par le paragraphe VIII de l'article 8 de la LDF.97/98 ces dispositions sont
applicables à compter du 1er janvier 1998 (§ IX L.F. 1997/98).
2
Le § 2) de l’article 30 bis a été modifié et transféré au paragraphe II de l’article 46 par l’article 8-I de la LDF
2004.

60
Article 30 ter*
Déclarations des produits des actions ou parts sociales et
revenus assimilés et des produits de placements
à revenu fixe soumis à la retenue à la source

Les sociétés et établissements visés au I de l’article 38 qui versent l’impôt


retenu à la source, sur les produits des actions ou parts sociales et revenus
assimilés et bénéfices des établissements des sociétés étrangères visés au § I de
l’article 9 ci- dessus et sur les produits de placements à revenu fixe visés à
l’article 9 quater de la présente loi, doivent adresser, par lettre recommandée
avec accusé de réception, ou remettre, contre récépissé, à l’inspecteur des
impôts du lieu de leur siège social ou de leur principal établissement au Maroc,
avant le 1er Avril de chaque année la déclaration des produits sus- visés établie
sur ou d’après un imprimé modèle fourni par l’administration comportant,
outre les indications figurant sur les bordereaux avis prévus au II de l’article 38
sus-visé :

- leur raison sociale ;


- la nature de leur activité ;
- le lieu de leur siège social ou de leur principal établissement au
Maroc.

A cette déclaration doivent être jointes les attestations de propriété de


titre prévues au II de l’article 9 bis ci-dessus.
*
Article ajouté par l’article 10 de la LDF pour le 2ème semestre 2000

61
CHAPITRE VII
OBLIGATIONS COMPTABLES ET CONTROLE DE L'IMPOT

Article 31
Les obligations d'ordre comptable

Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé


comme prévu au paragraphe I de l’article 5 ci-dessus, conformément aux
prescriptions du Code de commerce, de manière à permettre à
l’administration d’exercer les contrôles prévus par la présente loi.1
Les sociétés sont tenues de délivrer à leurs acheteurs ou clients
assujettis à l'impôt sur les sociétés, à la taxe sur la valeur ajoutée ou à l'impôt
général sur le revenu au titre de revenus professionnels et agissant dans le cadre
de leurs activités professionnelles, des factures ou mémoires conformément aux
dispositions de l'article 37 de la loi n° 3O-85 relative à la taxe sur la valeur
ajoutée2.
Les cliniques et établissements assimilés sont tenus de délivrer à
leurs patients des factures comportant le montant global des honoraires et autres
rémunérations de même nature qui leur sont versés par lesdits patients, avec
indication de :
1- la part des honoraires et rémunérations revenant à la clinique et
devant seuls faire partie de leur chiffre d'affaires imposable ;
2- la part des honoraires et rémunérations revenant aux médecins
pour les actes médicaux ou chirurgicaux effectués par eux dans lesdits cliniques
ou établissements.
Toute société qui pratique des tournées en vue de la vente directe
de ses produits à des patentables, doit mentionner sur les factures ou les
documents en d'établir, à la fin de chaque exercice comptable, des inventaires
détaillés, en quantités et en valeurs, des marchandises, des produits divers, des
emballages ainsi que des matières consommables qu'elle achète en vue de la
revente ou pour les besoins de l'exploitation.

Le résultat fiscal des sociétés en nom collectif, des sociétés en


commandite simple et des associations en participation qui ont opté pour
l'imposition à l'impôt sur les sociétés est déterminé comme prévu ci-dessus
1
Le 1er alinéa de l’article 31 a été modifié et complété par l’article 8-I de la LDF 2004.
2 le 2° alinéa de l'art. 31 a été ajouté par le § VIII de l'article 12 de la L.F 96/97, ses dispositions sont applicables
aux opérations de vente réalisées par les sociétés à compter du 1er janvier 1997(§ IX de l'article 12 de la L.F.
96/97).

62
Article 32
Pièces justificatives de dépenses

Tout achat de biens ou services effectué par une société auprès d'un
fournisseur patentable doit être justifié par une facture régulière ou toute autre
pièce probante établie au nom de l'intéressé .

La facture ou le document en tenant lieu doit comporter l'identité


du vendeur, la date de l'opération, les prix et quantités des biens livrés, des
travaux exécutés et des prestations de services effectuées ainsi que tous autres
renseignements prescrits par des dispositions légales. La société doit, en outre,
compléter les factures ayant fait l'objet de règlement par les références et le
mode de paiement.

L'inobservation de ces dispositions fait perdre à la société le droit


d'inclure dans ses charges déductibles le montant des achats, des travaux et des
prestations de services concernés.

Toutefois, la réintégration notifiée à ce titre par l'inspecteur des


1
impôts à l'issue d'un contrôle fiscal ne devient définitive que si la société ne
parvient pas à compléter, au cours de la procédure prévue, selon le cas, à
2
l’article 11 ou 12 du livre des procédures fiscales , ses factures par les
renseignements manquants.

1
la dénomination "inspecteur des impôts directs et taxes assimilées" a été remplacée par la dénomination
"inspecteur des impôts" par l’article 8-III de la LDF 2004.
2
La référence aux articles du livre des procédures fiscales a été ajoutée par la LDF 2005.

63
Article 33
Conservation et contrôle des documents comptables

dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39


du livre des procédures fiscales

Article 34
Obligations comptables des sociétés étrangères

I.- Les sociétés dont le siège est situé à l'étranger et qui ont au
Maroc une activité permanente doivent tenir, au lieu de leur principal
établissement marocain, la comptabilité de l'ensemble de leurs opérations
effectuées au Maroc.

Le livre-journal et le livre d'inventaire sont cotés et paraphés ou, à


défaut, visés par le chef du service local des impôts 1.

II.- Les sociétés étrangères qui ont opté pour l'imposition


forfaitaire doivent tenir :

- un registre des encaissements et des transferts ;

- un registre, visé par l'inspecteur du travail, des salaires payés au


personnel marocain et étranger, y compris les charges sociales y afférentes ;

- un registre des honoraires, commissions, courtages et autres


rémunérations similaires alloués à des tiers, au Maroc ou à l'étranger.

1
La dénomination « service local d’assiette des impôts directs et taxes assimilée » a été remplacée par la
dénomination « service local des impôts » par l’article 8-III de la LDF 2004.

64
Article 35
Pouvoir d'appréciation de l'administration

Article 36
Droit de communication

dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39


du livre des procédures fiscales

65
CHAPITRE VIII

RETENUE A LA SOURCE SUR LES PRODUITS


PERCUS PAR LES SOCIETES ETRANGERES

Article 37
Obligations des parties versantes

I. Les personnes physiques ou morales résidentes ou ayant une activité au


Maroc et payant ou intervenant dans le paiement, à des sociétés étrangères non
résidentes, de rémunérations énumérées à l'article 12 ci-dessus, doivent opérer,
pour le compte du Trésor, la retenue à la source de l'impôt au taux prévu à
l'article 14-I-a ci-dessus.

Ces personnes sont tenues de produire, en même temps que leur


déclaration du résultat fiscal ou du revenu global, une déclaration des
rémunérations versées à des entreprises étrangères non résidentes, comportant
les renseignements suivants:

- la nature et le montant des paiements assujettis à l'impôt qu'elles ont


effectués ;

- le montant des retenues y afférentes ;

- la désignation de la société bénéficiaire des paiements.

Cette déclaration, établie sur ou d'après un imprimé-modèle fourni


par l'administration, est adressée, par lettre recommandée avec accusé de
réception, ou remise, contre récépissé, à l'inspecteur des impôts 1 du lieu de la
résidence habituelle, du siège social ou du principal établissement au Maroc de
la personne déclarante.

II.- Lorsque la société étrangère non résidente est payée par un tiers
non résident, l'impôt est dû par l'entreprise ou l'organisme client au Maroc .

1
la dénomination "inspecteur des impôts directs et taxes assimilées" a été remplacée par la dénomination
"inspecteur des impôts" par l’article 8-III de la LDF 2004.

66
Article 37 bis1
Retenue à la source sur les honoraires versés
aux médecins non patentables

1) Les cliniques et établissements assimilés sont tenus d'opérer,


pour le compte du Trésor et de verser dans les conditions prévues aux articles
37-I et 38 de la présente loi, une retenue à la source sur les honoraires et
rémunérations versés aux médecins non patentables qui effectuent des actes
médicaux ou chirurgicaux dans lesdits cliniques et établissements.

Cette retenue qui est libératoire de l'impôt général sur le revenu est
calculée au taux de 30 % prévu par le le 5°-b) 2 de l'article 94 de la loi n° 17-89
relative audit impôt.

Toute infraction aux prescriptions précitées expose la clinique ou


l'établissement assimilé aux sanctions prévues à l'article 49 ci-après.

2) Les cliniques et établissements assimilés précités sont tenus de


produire, en même temps que les déclarations prévues par les articles 27 et 28
de la présente loi et dans les délais fixés par lesdits articles, une déclaration des
honoraires et rémunérations précités, établie sur un imprimé-modèle fourni par
l'administration fiscale. 3

1
l’article 37 bis a été ajouté par le paragraphe X de l'article 8 de la LDF 97/98, ses dispositions sont applicables
aux honoraires et rémunérations dont les factures sont établies à compter du 1er janvier 1998.(§XI de la LDF
97/98).
2 la référence au paragraphe 2° - a) a été remplacée par celle du paragraphe 5° - b de l’article 94 de l’impôt
général sur le revenu. par l’article 8-I de la LDF 2004.
3
Les dispositions du 3°et 4° alinéa du § 2 de l’article 37 bis ont été modifiées et transférées au §III de l’article 46
par l’article 8-I de la LDF 2004.

67
Article 37 ter*
Retenue de l’impôt à la source sur les produits des actions ou parts sociales
et revenus assimilés, sur les produits de placements à revenu fixe ainsi que
sur les bénéfices des établissements des sociétés étrangères.

I- La retenue de l’impôt à la source sur les produits énumérés aux articles


9 et 9 quater ci dessus doit être :

- opérée pour le compte du trésor, par les comptables publics, les


organismes bancaires et de crédit, publics et privés, les sociétés et
établissements qui servent, inscrivent en compte ou mettent à la disposition de
leur siège à l’étranger :

1°- les produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés visés
aux a), b), c) et d) du I de l’article 9 sus-visé ;
2°- les bénéfices réalisés au Maroc par les sociétés étrangères et mis à
leur disposition à l’étranger ;
3°- les intérêts et autres produits similaires des placements visés aux a),
b) et c) de l’article 9 quater ci-dessus ;

- collectée, pour le compte du Trésor, lors du versement des intérêts et


autres produits similaires des prêts visés au d) de l’article 9 quater susvisé.

II - La retenue de l’impôt à la source sur les produits de placements à


revenu fixe visés à l’article 9 quater de la présente loi, est imputable sur
la cotisation de l’impôt sur les sociétés, avec droit à restitution.
* Article 37 ter ajouté par l’article 10 de la LDF pour le 2ème semestre 2000

68
Article 38*
Versement de l'impôt retenu à la source

I.- a ) l’impôt retenu à la source sur les rémunérations payées aux


sociétés visées à l’article 37 ci-dessus et sur les produits et bénéfices visés aux
articles 9 et 9 quater, doit être versé dans le mois suivant celui du paiement, de
la mise à disposition ou de l’inscription en compte, à la caisse du percepteur du
lieu de l’adresse, du siège social ou du principal établissement au Maroc de la
personne qui a effectué la retenue ou l’inscription en compte, ou a mis à la
disposition de son siège à l’étranger les bénéfices qu’elle a réalisés au Maroc.
b) Dans le cas visé au II de l'article 37 ci-dessus, le versement de l'impôt
doit être effectué dans le mois suivant celui prévu, pour les paiements des
rémunérations, dans le contrat de travaux ou de services .
II.- Chaque versement est accompagné d'un bordereau-avis daté et signé
par la partie versante, indiquant :
1°- l'identité de la partie versante :
- nom ou raison sociale ;
- profession ou nature de l'activité ;
- adresse ;
- numéro d'imposition à l'impôt des patentes ;
- numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée;
2°- la raison sociale et l'adresse de l'organisme financier intervenant dans
le paiement ;
3°- l'identité de la société étrangère non résidente ayant exécuté les
travaux ou les services au titre desquels l'impôt est dû :
- raison sociale ;
- adresse du siège social ;
- adresse au Maroc ;
4°- Les éléments chiffrés de l'imposition :
- date et montant des paiements ;
- montant de l'impôt.

5°- le mois au cours duquel la retenue à la source prévue à l’article 37 ter


a été opérée, l’adresse et l’activité de la société débitrice, le montant global
distribué par ladite société ainsi que le montant de l’impôt correspondant.
* L’article 38 a été modifié par l’article 10 de LDF pour le 2ème semestre 2000.

69
CHAPITRE IX

PROCEDURE DE RECTIFICATION DES IMPOSITIONS

Article 39
Notification préalable et contestations

Article 40
Commissions locales de taxation

Article 41
Commission nationale du recours fiscal

Article 42
Procédure de rectification des impositions
dans les cas de cession, cessation ou transformation
de la forme juridique d’une société

dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39

du livre des procédures fiscales

70
CHAPITRE X

LES SANCTIONS

Article 43
Sanctions pour infractions en matière de déclaration
d'existence ou de transfert de siège social

La société qui ne dépose pas dans le délai prescrit la déclaration


d'existence prévue à l'article 26 ci-dessus ou qui dépose une déclaration
inexacte est passible d'une amende de mille dirhams (1.000 DH) .

La société qui procède au transfert de son siège social ou de son


principal établissement au Maroc sans en aviser l'administration comme prévu
au II de l'article 26 ci-dessus, est passible d'une amende de cinq cents dirhams
(500 DH ).

Ces amendes sont émises par voie de rôle.

71
Article 44
Sanctions applicables dans les cas de
défaut ou de retard dans le dépôt des déclarations
du résultat fiscal ou du chiffre d'affaires

I.- Les impositions établies d'office ou résultant de déclarations


incomplètes ou déposées hors délai donnent lieu à l'application d'une majoration
égale à 15 %, soit des droits correspondant au bénéfice ou au chiffre d'affaires
de l'exercice comptable, soit de la cotisation minimale prévue à l'article 15 ci-
dessus lorsqu'elle est supérieure à ces droits, ou lorsque la déclaration est
incomplète ou déposée hors délai fait ressortir un résultat nul ou déficitaire.
Dans tous les cas le montant de la majoration ne peut être inférieur à cinq cents
dirhams (500 DH).

Toutefois, cette majoration n’est pas appliquée dans le cas où les


éléments manquants ou discordants n’ont pas d’incidence sur la base de l’impôt
ou sur son recouvrement

II.- Lorsque le résultat bénéficiaire ou le chiffre d'affaires d'un


exercice comptable est rectifié, la majoration de 15 % est calculée sur le
montant des droits correspondant à cette rectification.

Lorsqu'un résultat déficitaire est rectifié, toute réintégration


affectant ce résultat est majorée de 15% tant que le déficit n'est pas résorbé.

Le taux des majorations prévues aux deux alinéas précédents peut


être porté, jusqu'à 100 %, quand la mauvaise foi de la société est établie.

72
Article 451
Sanctions pour défaut ou insuffisance de
versement de l'impôt

Lorsque les versements prévus aux articles 16 et 16 bis ci-dessus


sont effectués spontanément en dehors des délais prescrits, en totalité ou en
partie, la société doit acquitter spontanément, en même temps que les sommes
dues, une pénalité de 10% et des majorations de 5% pour le premier mois de
retard et de 0,50% par mois ou fraction de mois supplémentaire, écoulé entre la
date d’exigibilité de l’impôt et celle du paiement.

A défaut de paiement spontané de tout ou partie des sommes dues,


celles-ci sont émises par voie de rôle de régularisation assorties de la pénalité de
10 % et des majorations correspondantes calculées comme prévu à l’alinéa
précédent pour la période écoulée entre la date d’exigibilité et celle de
l’émission du rôle.2

Si la retenue à la source, sur les produits des actions ou parts


sociales et revenus assimilés et les bénéfices des établissements des sociétés
étrangères ou, sur les produits de placements à revenu fixe, n’a pas été effectuée
ou n’a pas été versée à la caisse du percepteur dans le délai légal, les montants y
afférents, qu’ils soient payés spontanément ou régularisés par voie de rôle, sont
assortis de la pénalité de 10 % et des majorations de 5% pour le premier mois
de retard et de 0,50% par mois ou fraction de mois supplémentaire, écoulé
entre la date d’exigibilité de la retenue et celle du paiement ou de l’émission
du rôle.3

1
les dispositions de l’article 45 ont été modifiées par les articles 1 et 5 de la LDF 90, 5 de la LDF 93, 146 de la
loi n°15-97 formant code de recouvrement des créances publiques, 10 de la LDF pour le 2ème semestre 2000, 7
de la LDF 2003 et 8 de L.D.F. 2004.
2
Les pénalités de 10% et les majorations de 5 et 0,50% prévues au 1er et 2e alinéa de l’article 45 ont été
instituées conformément aux dispositions des articles 146 de la loi n°15-97 formant code de recouvrement des
créances publiques, promulguée par le dahir n°1-00-175 du 03 mai 2000 ( BO n° 4800 du 1 er –06-2000) et 7 de
la LDF 2003.Elles sont applicables aux versements spontanés effectués à compter du 1er février 2003 et aux
rôles émis à compter du 1er janvier 2003.
3
La pénalité de 10% et les majorations de 5 et 0,50% prévues au 3éme alinéa de l’article 45 ont été instituées
par le § VIII de l’article 8 de la LDF 2004.Elles sont applicables aux versements spontanés effectués à compter
du 1er février 2004 et aux rôles émis à compter du 1er janvier 2004.

73
Par dérogation aux dispositions ci-dessus, les majorations prévues
au présent article ne s'appliquent pas pour la période située au-delà des trente-
six mois écoulés entre la date de l'introduction du recours du contribuable
devant la commission locale de taxation prévue à l’article 16 du livre des
4
procédures fiscales et celle de la mise en recouvrement du rôle comportant le
complément d'impôt exigible.

Pour le recouvrement du rôle émis, il est appliqué une majoration


de 0,50% par mois ou fraction de mois de retard écoulé entre le premier du
mois qui suit celui de la date d’émission du rôle et celle du paiement de l'impôt.
4
La référence aux articles du livre des procédures fiscales a été ajoutée par l’article 12 de la LDF 2005.

74
Article 461
Sanctions pour infractions en matière de déclaration
des rémunérations allouées ou versées à des tiers

I- Lorsque la société ne produit pas la déclaration prévue à l’article


30 ci-dessus ou lorsque la déclaration est produite hors délai, il est réintégré
dans son résultat fiscal 25% du montant des rémunérations allouées ou versées
à des tiers.

Lorsque la société produit une déclaration comportant des


renseignements incomplets ou lorsque les montants déclarés ou versés sont
insuffisants, il est réintégré dans son résultat 25% des montants correspondants
aux renseignements incomplets ou aux montants insuffisants.

Cette réintégration est assortie des majorations et de la pénalité


prévues aux articles 44 et 45 ci-dessus.

II-Les cliniques et établissements assimilés, qui ne produisent pas


la déclaration prévue à l’article 30 bis ci-dessus ou qui produisent une
déclaration hors délai, encourent une amende de 25% de la valeur
correspondant au nombre global annuel des actes médicaux et chirurgicaux
relevant de la lettre clé « K » effectués par les médecins patentables durant
l’exercice comptable concerné.

Lorsque la déclaration comporte des renseignements incomplets


ou lorsque les montants déclarés ou versés sont insuffisants, les cliniques et
établissements assimilés encourent une amende de 25% des montants
correspondants aux renseignements incomplets ou aux montants insuffisants.

Le montant de cette amende ne peut être inférieur à 500 DH.

III- Les cliniques et établissements assimilés qui ne produisent pas


la déclaration prévue au 2° de l’article 37 bis ci-dessus ou qui produisent une
déclaration hors délai, encourent une majoration de 15% du montant de l’impôt
retenu à la source sur les honoraires versés aux médecins non patentables. Cette
majoration est calculée comme prévu à l’article 44 ci-dessus.

1
L’article 46 a été modifié et complété par l’article 8-I de la LDF 2004.

75
Lorsque la déclaration comporte des renseignements incomplets
ou lorsque les montants déclarés ou versés sont insuffisants, les cliniques et
établissements assimilés encourent une majoration de 15% de l’impôt retenu à
la source correspondant aux renseignements incomplets ou aux montants
insuffisants.

Le montant de cette majoration ne peut être inférieur à 500DH.


Les sanctions visées ci-dessus sont émises par voie de rôle.2

2-Les dispositions de l’article 46, telles que modifiées par l’article 8-I de la LDF pour l’année 2004, sont
applicables aux déclarations déposées à compter du 1er janvier 2004( IX de l’article 8 de la LDF 2004).

76
Article 46 bis1
Sanctions pour infraction aux obligations
incombant aux sociétés à prépondérance immobilière

Les sociétés à prépondérance immobilière, telles que définies au


paragraphe II de l'article 82 de la loi n° 17-89 relative à l’impôt générale sur le
revenu2 qui ne produisent pas, dans le délai prescrit, en même temps que la
déclaration de leur résultat fiscal, la liste des détenteurs de leurs actions ou parts
sociales3 prévue au paragraphe I de l’article 100 ter de ladite loi, encourent une
amende de 10.000 dirhams.

Si la liste produite comporte des omissions ou des inexactitudes,


les sociétés encourent une amende de 200 dirhams par omission ou
inexactitude, sans que cette amende puisse excéder 5.000 dirhams.

Les amendes précitées sont émises par voie de rôle.

1
l’article 46 bis a été ajouté par l’article 13 de la LDF 1995.
2
La référence à l’article 5 de la LDF 1978 à été remplacée par celle de l’article 82-II de la loi n° 17-89 relative à
l’I.G.R suite à l’intégration des dispositions relatives à la T.P.I dans le texte de l’I.G.R(article 7-I de la LDF
2002).
3
les dénominations « parts de fondateurs » et « parts bénéficiaires » ont été supprimées par l’article 8-I de la LDF
2004 en harmonisation avec les dispositions des articles 411, 451 et 452 de la loi n°17 - 95 relative aux sociétés
anonymes.

77
Article 46 ter1
Sanctions pour infractions aux obligations incombant
aux entreprises installées dans les plates-formes
et à leurs fournisseurs.

I- Les entreprises qui vendent des produits finis aux sociétés


installées dans les plates-formes et qui ne produisent pas l’attestation prévue à
l’article 4 ci-dessus, perdent le droit à l’exonération ou à la réduction prévues
au paragraphe III- A- 2)- 1er alinéa dudit article, sans préjudice des majorations
et de la pénalité prévues aux articles 44 et 45 ci-dessus.

II-Le chiffre d’affaires correspondant aux produits finis, acquis par


les entreprises installées dans les plates-formes d’exportation et ayant reçu une
destination autre que celle prévue par la présente loi, doit être imposé, entre les
mains desdites entreprises, dans les conditions de droit commun avec
application d’une majoration de 100% des droits dus, de la pénalité et des
majorations prévues aux articles 44 et 45 ci-dessus.

III- Lorsque les entreprises installées dans les plates-formes


d’exportation ne produisent pas l’état prévu au paragraphe III- A-2)- 6° alinéa
de l’article 4 ci-dessus ou produisent ledit état hors délai, insuffisant ou
incomplet, il est réintégré dans leur résultat fiscal 25% du montant
correspondant aux opérations d’achat et d’exportation des produits finis.

Cette réintégration est assortie des majorations et de la pénalité


prévues aux articles 44 et 45 ci-dessus.

1
L’article 46 ter a été ajouté par l’article 8-II de la L.D.F 2004.

78
Article 471
Sanctions pour infraction aux dispositions relatives
au droit de contrôle, à la vente en tournée
et au règlement des transactions

I- Les sociétés qui ne présentent pas les documents comptables visés à


l’article 31 ou 32 ci-dessus, ou refusent de se soumettre au contrôle fiscal prévu
à l’article 3 du livre des procédures fiscales, sont passibles de l’amende de deux
mille (2.000) dirhams et le cas échéant de l’astreinte de cent (100) dirhams par
jour de retard dans la limite de mille (1.000) dirhams dans les conditions
prévues à l’article 20 du livre précité.
II- L’inobservation des dispositions prévues au 4° alinéa de l’article 31
ci- dessus entraîne pour la société contrevenante l’application d’une amende
égale à 1% 2du montant de l’opération effectuée.
Les amendes et l’astreinte prévues par le présent article sont émises par
voie de rôle.
III- Indépendamment des autres sanctions fiscales, tout règlement d’une
transaction effectué autrement que par chèque barré non endossable, effet de
commerce, moyen magnétique de paiement ou virement bancaire, donne lieu à
l’application, à l’encontre de la société venderesse ou prestataire de service
vérifiée, d’une amende égale à 6 % du montant de la transaction dont le
montant est égal ou supérieur à 20.000 dirhams, effectuée :
- entre une société soumise à l’impôt sur les sociétés et des personnes
assujetties à l’impôt général sur le revenu, à l’impôt sur les sociétés ou à la taxe
sur la valeur ajoutée et agissant pour les besoins de leur activité
professionnelle ;
- avec des particuliers n’agissant pas pour les besoins d’une activité
professionnelle.
Toutefois, les dispositions de l’alinéa ci-dessus ne sont pas
applicables aux transactions concernant les animaux vivants et les produits
agricoles non transformés.

1
L'article 47 a été modifié et complété par les articles 6 de la L.D.F. 89, 12 de la L.D.F. 1996/1997, 8 de la
L.D.F 97/98 et 8-I de la L.D.F.2004.
2
Les dispositions du paragraphe II de l’article 47, telles que modifiées par le paragraphe I de la LDF
2005, sont applicables aux montants facturés à compter du 1er janvier 2005.

79
Article 48
Sanctions pour infractions aux dispositions
relatives au droit de communication

Les infractions relatives au droit de communication prescrit par


l’article 5 du livre des procédures fiscales sont sanctionnées par l’amende et
l’astreinte journalière prévues à l’article 47 de la présente loi dans les formes
prévues à l’article 21 dudit livre.1

Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables aux


administrations de l'Etat et aux collectivités locales.

1
La référence aux articles du livre des procédures fiscales a été ajoutée conformément aux dispositions de
l’article 12 de la DF 2005.

80
Article 491
Sanctions pour infractions aux dispositions
relatives à la retenue à la source

I.- Les personnes physiques ou morales et les établissements des


sociétés étrangères qui n'ont pas versé spontanément au Trésor, dans les délais
prescrits, les sommes dont elles sont responsables, que la retenue à la source ait
été ou non effectuée en totalité ou en partie, sont personnellement redevables
des sommes non versées.

Les sommes non versées sont augmentées de l'amende et des majorations


prévues à l'article 45 ci-dessus.

Les établissements bancaires qui se chargent de la distribution des


produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés et des produits de
placements à revenu fixe sans se conformer aux dispositions légales relatives au
prélèvement et au versement de la retenue à la source, peuvent être tenus
solidairement avec la société distributrice, au paiement des droits non versés
ainsi que des majorations et amendes y afférentes.

II- Les personnes physiques ou morales qui n’ont pas produit


la déclaration prévue à l’article 37 ci-dessus ou qui ont produit une
déclaration hors délai encourent une majoration de 15% du montant de
l’impôt retenu à la source.

Lorsque la déclaration ne comporte pas, en totalité ou en


partie, les renseignements visés au 2ème alinéa du paragraphe I de l’article
37 ci-dessus, les personnes physiques ou morales concernées encourent une
majoration de 15% du montant de l’impôt retenu à la source afférent aux
renseignements incomplets.

Lorsque les montants déclarés ou versés sont insuffisants, les


personnes physiques ou morales concernées encourent une majoration de
15% du montant de l’impôt non déclaré ou non versé.2

1
Article modifié par l’article 10 de la LDF pour le 2 ème semestre 2000
2
Les dispositions de l’article 49-II telles que modifiées et complétées par le paragraphe VI de la LDF 2005
sont applicables aux déclarations déposées au titre des exercices comptables ouverts à compter du 1er
janvier 2005.

81
Les sociétés et établissements qui ne déposent pas, dans le délai
imparti, la déclaration prévue à l’article 30 ter ou qui déposent une
déclaration inexacte ou incomplète sont passibles d’une majoration égale à 15%
de l’impôt non déclaré.

III.- Les droits dus, l’amende et les majorations visés au I et II ci-


dessus sont émis par voie de rôle

82
Article 49 bis 1
Sanctions pénales

Indépendamment des sanctions fiscales édictées par la présente loi,


est punie d'une amende de 5.000 à 50.000 dirhams, toute personne qui en vue de
se soustraire à sa qualité de contribuable ou au paiement de l'impôt ou en vue
d'obtenir des déductions ou remboursements indus, utilise l'un des moyens
suivants :

- délivrance ou production de factures fictives ;


- production d'écritures comptables fausses ou fictives;
- vente sans factures de manière répétitive ;
- soustraction ou destruction de pièces comptables légalement exigibles ;
- dissimulation de tout ou partie de l'actif de la société ou
augmentation frauduleuse de son passif en vue d'organiser son
insolvabilité.

En cas de récidive, avant l'expiration d'un délai de cinq ans qui suit
un jugement de condamnation à l'amende précitée, ayant acquis l'autorité de la
chose jugée, le contrevenant est puni, outre de l'amende prévue ci-dessus, d'une
peine d'emprisonnement de 1 à 3 mois .

L’application des dispositions ci-dessus s’effectue dans les formes


et les conditions prévues à l’article 22 du livre des procédures fiscales.2

1
49 bis créé par l'article 12 de la L.F. 96/97
Paragraphe XVI de l'article 12 de la L.F 96/97 : Les dispositions du paragraphe XV du présent article (article 49
bis) sont applicables aux faits commis à compter du 1er juillet 1997.
2
La référence aux articles du livre des procédures fiscales a été ajoutée conformément aux dispositions de
l’article 12 de la DF 2005.

83
Article 49 ter
Commission des infractions fiscales

dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39

du livre des procédures fiscales

Article 50
Sanctions pour complicité de fraude

Toute personne convaincue d'avoir participé aux manœuvres


destinés à éluder le paiement de l’impôt, assistés ou conseillé une société dans
l'exécution desdites manœuvres, est passible d'une amende égale au minimum à
mille dirhams (1 000 DH) et au maximum à 100% du montant de l'impôt éludé.

84
CHAPITRE X bis

NOTIFICATIONS

Article
Article 50 BIS

CHAPITRE XI

DELAI DE PRESCRIPTION, RECLAMATIONS,


DEGREVEMENTS ET COMPENSATION

Article 51
Délai de prescription

Article 52
Réclamations

Article 53
Dégrèvements, remises et modérations

Article 54
Compensation

dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39

du livre des procédures fiscales

85
CHAPITRE XII

DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES

Article 55
Solidarité

I.- En cas de cession portant sur un fonds de commerce ou sur


l'ensemble des biens figurant à l'actif d'une société, le cessionnaire peut être
tenu, au même titre que la société cédante, au paiement de l'impôt relatif aux
bénéfices réalisés par cette dernière pendant les deux derniers exercices
d'activité précédant la cession, sans que le montant des droits réclamés au
cessionnaire puisse être supérieur à la valeur de vente des éléments qui ont été
cédés.

Toutefois, l'obligation au paiement desdits droits faite au


cessionnaire est prescrite à l'expiration du sixième mois qui suit celui au cours
duquel la cession a pris date certaine. La mise en cause du cessionnaire par
l'agent de recouvrement, durant les six mois précités, a notamment pour effet
d'interrompre la prescription prévue en matière de recouvrement des créances de
l'Etat.
II.- Dans les cas de fusion, de scission ou de transformation de la
forme juridique d'une société entraînant son exclusion du domaine de l'impôt
sur les sociétés ou la création d'une personne morale nouvelle, les sociétés
absorbantes ou les sociétés nées de la fusion, de la scission ou de la
transformation sont tenues, au même titre que les sociétés dissoutes, au
paiement de l'intégralité des droits dus par ces dernières au titre de l'impôt sur
les sociétés et des majorations et pénalités y afférentes.

Article 56
Secret professionnel

dispositions abrogées conformément au § II-1 de l’article 39

du livre des procédures fiscales

86
Article 56 bis∗
Échéance des délais

Lorsque les délais prévus par la présente loi expirent un jour férié
ou chômé légal, l’échéance est reportée au premier jour ouvrable qui suit.


Article ajoutée par le paragraphe Il de l’article 7 de la LDF 2002.

87
Article 57
Dispositions transitoires

I.- Les sociétés soumises à l'impôt sur les bénéfices professionnels


à la date d'application de la présente loi qui ont différé leurs amortissements en
période déficitaire en se conformant aux dispositions de l'article 9-2° du dahir
n° 1-59-430 du 1er rejeb 1379 (31 décembre 1959 ) portant réglementation de
l'impôt sur les bénéfices professionnels, doivent à partir du premier exercice
comptable clos après cette date, inclure dans leurs charges déductibles, par
annuités normales, l'amortissement qui a été régulièrement différé .

Dans tous les cas où le montant cumulé des deux dotations pour les
amortissements, prévus respectivement au 7e de l'article 7 ci-dessus et à l'alinéa
précédent, s'avère inférieur au bénéfice fiscal de l'exercice, avant toutes
déductions pour amortissement, la société peut déduire, au titre du reliquat des
amortissements différés, une dotation supplémentaire sans toutefois dépasser le
bénéfice fiscal précité1.

II.- Le délai du report déficitaire, fixé à l'article 11 ci-dessus, est


applicable, pour le report des déficits constatés sous le régime de l'impôt sur les
bénéfices professionnels.

Les déficits et les amortissements différés qui ont été reportés en


période bénéficiaire sont rapportés aux exercices concernés même s'ils sont
prescrits.

III.- Les sociétés immobilières passibles de l'impôt sur les sociétés


peuvent amortir, sur justification, la valeur résiduelle des immobilisations dont
elles sont propriétaires. Cette valeur est égale à la différence entre, d'une part, le
prix de revient des immobilisations concernées et, d'autre part, le montant
cumulé des amortissements calculés aux taux annuels suivants :

5% pour les constructions, à l'exclusion des terrains;


10% pour le matériel et le mobilier ;
20% pour les véhicules.

1
alinéa 2 du § I l'art 57 ajouté par l'art. 6 de la L.F. 89.

88
IV.- Les sociétés autres que les sociétés de fait, qu'elles relèvent ou
non de l'impôt sur les sociétés, doivent, dans les trois mois suivant la date
d'application de la présente loi, sous peine d'une amende de cinq cents dirhams
(500 DH), souscrire une déclaration d'existence conforme au modèle établi par
l'administration. Cette déclaration est adressée, par lettre recommandée avec
accusé de réception, ou remise, contre récépissé, à l'inspecteur des impôts 2 du
lieu de leur siège social ou de leur principal établissement au Maroc.

V.- Les fusions de sociétés par voie d'absorption, réalisées dans les
douze mois suivant la date d'entrée en vigueur de l'impôt sur les sociétés ne
donnent lieu à aucune régularisation fiscale lorsque :

- d'une part la société absorbante détient, au moment de la fusion,


sous forme d'actions ou de comptes courants plus de 85% du capital des
sociétés absorbées.

- d'autre part, les prix d'achat ou de revient de l'ensemble des biens


apportés par les sociétés absorbées ainsi que les amortissements afférents aux
éléments de leur actif immobilisé sont reportés, sans changement, dans la
comptabilité de la société absorbante .

2
la dénomination "inspecteur des impôts directs et taxes assimilées" a été remplacée par la dénomination
"inspecteur des impôts" par l’article 8-III de la LDF 2004.

89
Article 58
Dispositions diverses

I.- Les sociétés relevant de l'impôt sur les sociétés ne sont pas
soumises :

a) aux dispositions des textes ci-après, tels que modifiés ou


complétés ainsi qu'aux textes pris pour leur application :

- le dahir n° 1-59-430 du 1er rejeb 1379 (31 décembre 1959)


portant réglementation de l'impôt sur les bénéfices professionnels ;

- le dahir n° 1-61-438 du 22 rejeb 1381 (30 décembre 1961) relatif


à l'impôt agricole ;

- l'article 37 du décret royal n° 1010-65 du 8 ramadan 1385 (31


décembre 1965) portant loi de finances pour l'année 1966, relatif à la réserve
d'investissement ;

b) aux dispositions de l'article 2 de la loi de finances pour l'année


1978 n° 1-77 promulguée par le dahir n° 1-77-372 du 19 moharrem 1398 (30
décembre 1977) relatif à la taxe urbaine, en ce qui concerne les revenus locatifs

II.- Sont maintenues en vigueur au titre de l'impôt sur les sociétés


objet de la présente loi :

1- les exonérations totales ou partielles, prévues par des textes


particuliers au titre de l'impôt sur les bénéfices professionnels et de la taxe
urbaine et ce, pour les mêmes durées et dans les mêmes conditions qui y sont
fixées ;

2.- les exonérations, jusqu'à la fin de l'an 2000, applicables aux


revenus relevant de l'impôt agricole, prévues par le dahir portant loi n° 1-84-46
du 17 joumada II 1404 (21 mars 1984) .

III.- Les dispositions des articles 39 à 42 inclus, 52 et 53 ci-dessus


sont applicables pour le règlement du contentieux relatif à l'application des
dispositions du dahir n° 1-59-430 du 1er rejeb 1379 (31 décembre 1959)
précité.

90
DISPOSITIONS FISCALES EN FAVEUR DE
L'AUGMENTATION DU CAPITAL DES SOCIETES

ARTICLE 13 de la loi de finances n° 26-04


pour l’année budgétaire 2005

I. - Les sociétés et autres personnes morales, passibles de l'impôt sur


les sociétés, existantes au 1er janvier 2005, qui procèdent, entre le 1er Janvier
2005 et le 31 Décembre 2006 inclus, à une augmentation de leur capital social
par des apports en numéraires ou de créances en comptes courants d'associés,
bénéficient d'une réduction de l'impôt sur les sociétés égale à 10 % du montant
de l'augmentation du capital réalisée.

Cette réduction est appliquée sur le montant de l'impôt sur les


sociétés dû au titre de l'exercice au cours duquel a eu lieu l'augmentation de
capital, après imputation, le cas échéant, sur ledit montant du crédit de la
cotisation minimale.

Si ce montant s'avère insuffisant pour que la réduction d'impôt soit


opérée en totalité, le reliquat est imputé d'office sur le ou les acomptes
provisionnels dus au titre de l'exercice suivant celui visé à l'alinéa précédent.

II. - Le bénéfice des dispositions du paragraphe I du présent article


est acquis aux conditions suivantes :

a/- le capital social tel qu'il a été augmenté doit être entièrement
libéré avant le 1er janvier 2007;
b/- l'augmentation du capital ne doit pas avoir été précédée d'une
réduction dudit capital depuis le 1er Janvier 2004;
c/- le chiffre d’affaires réalisé au titre de chacun des quatre derniers
exercices clos avant le 1er janvier 2005 doit être inférieur à 50 millions de
dirhams ;
d/- l'augmentation de capital opérée ne doit être suivie ni d'une
réduction de capital ni d'une cessation d'activité de la société pendant une
période de cinq ans courant à compter de la date de clôture de l'exercice visé au
deuxième alinéa du paragraphe I ci-dessus.

III. - En cas de non respect de l’une des conditions précitées, le montant de la


réduction d'impôt dont a bénéficié la société devient exigible et est rapporté à
l'exercice visé au deuxième alinéa du paragraphe I ci-dessus, sans préjudice de
l'application de la pénalité et des majorations prévues à l'article 45 de la loi n°
24-86 instituant l’impôt sur les sociétés.

91
SOMMAIRE
CHAPITRE PREMIER ........................................................................................................... 5

CHAMP D'APPLICATION.................................................................................................... 5
ARTICLE PREMIER GÉNÉRALITÉS ............................................................................................. 5
ARTICLE 2 PERSONNES IMPOSABLES........................................................................................ 6
ARTICLE 3 TERRITORIALITÉ ..................................................................................................... 8
ARTICLE 41 EXONÉRATIONS .................................................................................................... 9
ARTICLE 4 BIS EXONÉRATIONS EN FAVEUR DES ENTREPRISES HÔTELIÈRES ............................ 13
CHAPITRE II......................................................................................................................... 14

BASE IMPOSABLE .............................................................................................................. 14


ARTICLE 5 RÉSULTAT FISCAL ................................................................................................ 14
ARTICLE 6 PRODUITS IMPOSABLES ........................................................................................ 16
ARTICLE 7 CHARGES DÉDUCTIBLES ....................................................................................... 17
ARTICLE 7 BIS PROVISION POUR LOGEMENTS , PROVISION POUR RECONSTITUTION DE
GISEMENTS ET PROVISION POUR INVESTISSEMENTS ................................................................ 22
ARTICLE 7 TER AMORTISSEMENT DÉGRESSIF .................................................................... 27
ARTICLE 8 CHARGES NON DÉDUCTIBLES EN TOTALITÉ OU EN PARTIE .................................... 28
ARTICLE 9 PRODUITS DES ACTIONS OU PARTS SOCIALES ET REVENUS ASSIMILÉS ................... 29
ARTICLE 9 BIS PRODUITS DE PARTICIPATION NON IMPOSABLES.............................................. 30
ARTICLE 9 TER1 PLUS-VALUES2 SUR CESSION DE VALEURS MOBILIÈRES ................................ 31
ARTICLE 9 QUATER1 PRODUITS DE PLACEMENTS À REVENU FIXE. .......................................... 32
ARTICLE 10 ABATTEMENT SPÉCIAL RELATIF AUX BIENS DES SOCIÉTÉS DE CRÉDIT-BAIL,
SOUMIS À LA TAXE URBAINE .................................................................................................. 33
ARTICLE 11 DÉFICIT REPORTABLE ......................................................................................... 33
ARTICLE 12 PRODUITS BRUTS PERÇUS PAR LES SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES ................................. 34
CHAPITRE III ....................................................................................................................... 36

LIQUIDATION DE L'IMPOT ............................................................................................. 36


ARTICLE 13 PÉRIODE ET LIEU D'IMPOSITION .......................................................................... 36
ARTICLE 14 TAUX DE L'IMPÔT ............................................................................................... 37
ARTICLE 15 COTISATION MINIMALE ...................................................................................... 39
ARTICLE 16 ACOMPTES PROVISIONNELS ................................................................................ 41
ARTICLE 16 BIS ACOMPTES PROVISIONNELS .......................................................................... 44
ARTICLE 17 ÉTABLISSEMENT DE L'IMPÔT PAR VOIE DE RÔLE ................................................. 46
ARTICLE 18 SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES EXERÇANT UNE ACTIVITÉ AU MAROC............................ 47
CHAPITRE IV ....................................................................................................................... 48

PLUS-VALUES CONSTATÉES OU RÉALISÉES À L’OCCASION ............................. 48

DES CESSIONS, CESSATIONS, FUSIONS, SCISSIONS,............................................... 48

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TRANSFORMATIONS DE LA FORME JURIDIQUE .................................................... 48

DES SOCIÉTÉS ET OPÉRATIONS DE PENSION.......................................................... 48


ARTICLE 19 PLUS-VALUES1 RÉSULTANT DES CESSIONS, CESSATIONS ET ................................ 48
TRANSFORMATIONS DE LA FORME JURIDIQUE DES SOCIÉTÉS .................................................. 48
ARTICLE 19 BIS (ABROGÉ) ................................................................................................ 52
ARTICLE 19 TER LES OPÉRATIONS DE PENSION ...................................................................... 52
ARTICLE 20 RÉGIME PARTICULIER DES FUSIONS DE SOCIÉTÉS ................................................ 53
CHAPITRE V ......................................................................................................................... 55

RÉÉVALUATION DES BILANS (ABROGÉ).................................................................... 55

CHAPITRE VI ....................................................................................................................... 55

DÉCLARATIONS FISCALES ............................................................................................. 55


ARTICLE 26 DÉCLARATION D'EXISTENCE ............................................................................... 55
ARTICLE 27 DÉCLARATIONS DU RÉSULTAT FISCAL ET DU CHIFFRE D 'AFFAIRES ...................... 57
ARTICLE 28 DÉCLARATION DE CESSATION, FUSION, SCISSION OU TRANSFORMATION DE
SOCIÉTÉS ............................................................................................................................... 58
ARTICLE 28BIS TÉLÉDÉCLARATIONS ..................................................................................... 59
ARTICLE 29 TAXATIONS D'OFFICE (ABROGÉ) ....................................................................... 59
ARTICLE 30 DÉCLARATION DES RÉMUNÉRATIONS ALLOUÉES À DES TIERS ............................. 59
ARTICLE 30 BIS DÉCLARATION DES HONORAIRES ET AUTRES RÉMUNÉRATIONS PERÇUS PAR
LES MÉDECINS PATENTABLES POUR LES ACTES CHIRURGICAUX OU MÉDICAUX EFFECTUÉS
DANS LES CLINIQUES.............................................................................................................. 60
ARTICLE 30 TER DÉCLARATIONS DES PRODUITS DES ACTIONS OU PARTS SOCIALES ET
REVENUS ASSIMILÉS ET DES PRODUITS DE PLACEMENTS À REVENU FIXE SOUMIS À LA
RETENUE À LA SOURCE .......................................................................................................... 61

CHAPITRE VII...................................................................................................................... 62

OBLIGATIONS COMPTABLES ET CONTROLE DE L'IMPOT ................................. 62


ARTICLE 31 LES OBLIGATIONS D'ORDRE COMPTABLE ............................................................ 62
ARTICLE 32 PIÈCES JUSTIFICATIVES DE DÉPENSES ................................................................. 63
ARTICLE 33 CONSERVATION ET CONTRÔLE DES DOCUMENTS COMPTABLES (ABROGÉ) ......... 64
ARTICLE 34 OBLIGATIONS COMPTABLES DES SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES .................................... 64
ARTICLE 35 POUVOIR D'APPRÉCIATION DE L'ADMINISTRATION (ABROGÉ) ............................. 65
ARTICLE 36 DROIT DE COMMUNICATION (ABROGÉ) ............................................................. 65

RETENUE A LA SOURCE SUR LES PRODUITS ........................................................... 66

PERCUS PAR LES SOCIETES ETRANGERES............................................................... 66


ARTICLE 37 OBLIGATIONS DES PARTIES VERSANTES.............................................................. 66
ARTICLE 37 BIS RETENUE À LA SOURCE SUR LES HONORAIRES VERSÉS AUX MÉDECINS NON
PATENTABLES ........................................................................................................................ 67

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ARTICLE 37 TER RETENUE DE L’IMPÔT À LA SOURCE SUR LES PRODUITS DES ACTIONS OU
PARTS SOCIALES ET REVENUS ASSIMILÉS, SUR LES PRODUITS DE PLACEMENTS À REVENU FIXE
AINSI QUE SUR LES BÉNÉFICES DES ÉTABLISSEMENTS DES SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES . .............. 68
ARTICLE 38 VERSEMENT DE L'IMPÔT RETENU À LA SOURCE .................................................. 69
CHAPITRE IX ....................................................................................................................... 70

PROCEDURE DE RECTIFICATION DES IMPOSITIONS ........................................... 70


ARTICLE 39 NOTIFICATION PRÉALABLE ET CONTESTATIONS (ABROGÉ) ................................ 70
ARTICLE 40 COMMISSIONS LOCALES DE TAXATION (ABROGÉ) ............................................. 70
ARTICLE 41 COMMISSION NATIONALE DU RECOURS FISCAL (ABROGÉ) ................................. 70
ARTICLE 42 PROCÉDURE DE RECTIFICATION DES IMPOSITIONS DANS LES CAS DE CESSION,
CESSATION OU TRANSFORMATION DE LA FORME JURIDIQUE D’UNE SOCIÉTÉ (ABROGÉ)....... 70

CHAPITRE X ......................................................................................................................... 71

LES SANCTIONS .................................................................................................................. 71


ARTICLE 43 SANCTIONS POUR INFRACTIONS EN MATIÈRE DE DÉCLARATION D 'EXISTENCE OU
DE TRANSFERT DE SIÈGE SOCIAL ............................................................................................ 71
ARTICLE 44 SANCTIONS APPLICABLES DANS LES CAS DE DÉFAUT OU DE RETARD DANS LE
DÉPÔT DES DÉCLARATIONS DU RÉSULTAT FISCAL OU DU CHIFFRE D 'AFFAIRES ........................ 72
ARTICLE 45 SANCTIONS POUR DÉFAUT OU INSUFFISANCE DE VERSEMENT DE L 'IMPÔT ........... 73
ARTICLE 46 SANCTIONS POUR INFRACTIONS EN MATIÈRE DE DÉCLARATION DES
RÉMUNÉRATIONS ALLOUÉES OU VERSÉES À DES TIERS ........................................................... 75
ARTICLE 46 BIS SANCTIONS POUR INFRACTION AUX OBLIGATIONS INCOMBANT AUX SOCIÉTÉS
À PRÉPONDÉRANCE IMMOBILIÈRE .......................................................................................... 77
ARTICLE 46 TER1 SANCTIONS POUR INFRACTIONS AUX OBLIGATIONS INCOMBANT AUX
ENTREPRISES INSTALLÉES DANS LES PLATES-FORMES ET À LEURS FOURNISSEURS ................. 78
ARTICLE 47 SANCTIONS POUR INFRACTION AUX DISPOSITIONS RELATIVES AU DROIT DE
CONTRÔLE, À LA VENTE EN TOURNÉE ET AU RÈGLEMENT DES TRANSACTIONS ...................... 79
ARTICLE 48 SANCTIONS POUR INFRACTIONS AUX DISPOSITIONS ............................................ 80
RELATIVES AU DROIT DE COMMUNICATION ............................................................................ 80
ARTICLE 49 SANCTIONS POUR INFRACTIONS AUX DISPOSITIONS RELATIVES À LA RETENUE À LA
SOURCE ................................................................................................................................. 81
ARTICLE 49 BIS SANCTIONS PÉNALES ................................................................................... 83
ARTICLE 49 TER COMMISSION DES INFRACTIONS FISCALES (ABROGÉ) ................................. 83
ARTICLE 50 SANCTIONS POUR COMPLICITÉ DE FRAUDE ......................................................... 84
CHAPITRE X BIS ................................................................................................................. 85

NOTIFICATIONS ................................................................................................................. 85
ARTICLE ARTICLE 50 BIS (ABROGÉ) .................................................................................... 85
CHAPITRE XI ....................................................................................................................... 85

DELAI DE PRESCRIPTION, RECLAMATIONS, ........................................................... 85

DEGREVEMENTS ET COMPENSATION ....................................................................... 85


ARTICLE 51 DÉLAI DE PRESCRIPTION (ABROGÉ) ................................................................... 85

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ARTICLE 52 RÉCLAMATIONS (ABROGÉ)................................................................................ 85
ARTICLE 53 DÉGRÈVEMENTS, REMISES ET MODÉRATIONS (ABROGÉ) ................................... 85
ARTICLE 54 COMPENSATION (ABROGÉ)................................................................................ 85

CHAPITRE XII...................................................................................................................... 86

DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES........................................................... 86


ARTICLE 55 SOLIDARITÉ........................................................................................................ 86
ARTICLE 56 SECRET PROFESSIONNEL (ABROGÉ)................................................................... 86
ARTICLE 56 BIS ÉCHÉANCE DES DÉLAIS ................................................................................. 87
ARTICLE 57 DISPOSITIONS TRANSITOIRES .............................................................................. 88
ARTICLE 58 DISPOSITIONS DIVERSES ..................................................................................... 90

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