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LE PRÉSIDENT TUNISIEN BÉJI CAÏD ESSEBSI DANS UN MESSAGE AU PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA « Les
LE PRÉSIDENT TUNISIEN BÉJI CAÏD ESSEBSI DANS UN MESSAGE AU PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA « Les

LE PRÉSIDENT TUNISIEN BÉJI CAÏD ESSEBSI DANS UN MESSAGE AU PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

« Les évènements de Sakiet Sidi-Youcef, un symbole qui incite à promouvoir la coopération bilatérale »

P. 3

23-24 Rabie El Thani 1436 - Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015 - N°15360 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

IMPACT DE LACHUTE DES PRIX DU PÉTROLE SUR NOTRE PAYS UN HAUT RESPONSABLE DU FMIAFFIRME :

«L’Algérien’estpasencrise,

maisl’élémentdevulnérabilitéexiste»

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

Thème d’une conférence animée, jeudi dernier, à l’hôtel El-Djazaïr, par un haut responsable du FMI, «l’Impact de la chute des prix du pétrole sur les pays

de la région», dont l’Algérie, aura permis au conférencier du Fonds monétaire international, de revenir sur les indicateurs qui caractérisent la conjoncture actuelle,

en ce qui concerne la situation actuelle du marché pétrolier, et les perspectives de son développement.

P. 11

DÉCÈS DE ROGER HANIN

DÉCÈS DE ROGER HANIN Le Président Bouteflika rend hommage à un symbole de l’amitié algéro-française P.

Le Président Bouteflika rend hommage à un symbole de l’amitié algéro-française

P. 3

L’acteur français enterré au cimetière de Bologhine

P. 17

APRÈS UN DERNIER HOMMAGE AU PALAIS DE LACULTURE

au cimetière de Bologhine P. 17 APRÈS UN DERNIER HOMMAGE AU PALAIS DE LACULTURE AssiaDjebar inhumée

AssiaDjebar

inhumée

àCherchell

P. 16

Ph. : Nacéra I.
Ph. : Nacéra I.

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA RADIO

M. Hamid Grine :

« Professionnaliser

la mission d’informer »

P. 4

LE MINISTRE DE LA SANTÉ À GHARDAÏA :

d’informer » P. 4 LE MINISTRE DE LA SANTÉ À GHARDAÏA : Menaces épidémiques : «

Menaces épidémiques :

« L’Algérie a pris les mesures

appropriées »

P. 6

: « L’Algérie a pris les mesures appropriées » P. 6 LE MINISTRE DES RESSOURCES EN

LE MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU ÀTISSEMSILT

Douze grands barrages en cours de réalisation

P. 5

LE MINISTRE DE LAFORMATION ET DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS SUR LES ONDES DE LARADIO :

« 544 spécialités ouvertes au niveau des établissements de formation »L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS SUR LES ONDES DE LARADIO : P. 6 55 e ANNIVERSAIRE DES ESSAIS NUCLÉAIRES

P.

6

55 e ANNIVERSAIRE DES ESSAIS NUCLÉAIRES FRANÇAIS AU SAHARA

55 e ANNIVERSAIRE DES ESSAIS NUCLÉAIRES FRANÇAIS AU SAHARA
55 e ANNIVERSAIRE DES ESSAIS NUCLÉAIRES FRANÇAIS AU SAHARA

Les victimes algériennes réclament toujours vérité et justice

Les victimes algériennes réclament toujours vérité et justice

Les explosions ont dépassé en intensité la bombe d’Hiroshima

P. 8

réclament toujours vérité et justice ● Les explosions ont dépassé en intensité la bombe d’Hiroshima P.
réclament toujours vérité et justice ● Les explosions ont dépassé en intensité la bombe d’Hiroshima P.

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2 EL MOUDJAHID MÉ T É O NuAGEux Au Nord, alternance d’éclaircies et de pas- sages

EL MOUDJAHID

MÉ T É O NuAGEux Au Nord, alternance d’éclaircies et de pas- sages nuageux aujourd’hui,
MÉ T É O
NuAGEux
Au Nord, alternance d’éclaircies et de pas-
sages nuageux aujourd’hui, devenant progres-
sivement nuageux à partir de demain avec
localement quelques averses de pluie en cours
de journée.
Les températures maximales varieront de
13°/16°C près des côtes et de 7°/11°C vers
l’intérieur et les Hauts Plateaux.
Les vents seront faibles à modérés.
Sur les régions Sud, le temps sera voilé à
partiellement nuageux avec localement
quelques pluies vers le Hoggar/Tassili.
Ailleurs, temps partiellement voilé.
Les températures maximales varieront en
général de 15° à 25°C avec des pics de 32°C
vers l’Extrême Sud et le Sahara Oriental.
Les vents seront modérés avec soulève-
ments de sable locaux.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (17°-10°), Annaba (16°-7°), Béchar
(19°-6°), Biskra (21°-9°), Constantine (12°-
4°), Djelfa (11°-3°), Ghardaïa (18°-6°), Oran
(16°-12°), Sétif (11°-1°), Tamanrasset (24°-
6°), Tlemcen (15°-3°).
CE MATIN À 9H30 Tebboune et Aïssa en visite d’inspection à la Grande Mosquée d’Alger
CE MATIN À 9H30
Tebboune et Aïssa en visite
d’inspection à la Grande Mosquée
d’Alger
Le mi-
nistre
de
l’Habitat,
de
l’Ur-
banisme
et
de
la
V i l
l e
,
A b d e l -
m a d j i
d
Tebboune et le ministre des Affaires religieuses
et des Wakfs, Mohamed Aïssa, effectueront ce
matin à 9h30 une visite d’inspection à la Grande
Mosquée d’Alger.
************************************
M. Hamid Grine
à Tébessa
et Khenchela
d’une vi
Le ministre de la Commu-
nication, M. Hamid Grine se
rendra les 15 et 16 février
dans les wilayas de Tébessa
et Khenchela, dans le cadre
site de travail et d’inspection. Le minis-
tre effectuera une visite sur les sites des radios
locales et de télédiffusion d’Algérie (TDA) afin
d’exami ner de près les évolutions enregistrées
et les besoins exprimés par le secteur dans ces
deux wilayas, et décider des voies et moyens
pour sa dynamisation.
************************************
Kadi à Msila et Illizi
Dans le cadre du suivi des
projets du secteur, le minis-
tre des Travaux publics, Ab-
delkader Kadi, effectuera les
15, 16 et 17 février une vi-
site de travail et d’inspec-
tion dans les wilayas de
Msila et d’Illizi.
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M. Boudiaf à Adrar
Le ministre de la Santé,
de la population et réforme
hospitalière, Abdelmalek
Boudiaf , effectuera les 15 et
16 février une visite de tra-
vail et d’inspection dans la
wilaya d’Adrar.
************************************
M me Mounia Meslem à Béchar
La ministre de la Solidarité
nationale, de la Famille et de
la Condition de la femme,
Mounia Meslem Si Amer, ef-
fectuera, demain à partir de
8h, une visite de travail et
d’inspection des structures re-
levant de son secteur dans la
wilaya de Béchar.
************************************
M. Bedoui à Boumerdès
Le ministre de la Forma-
tion et de l’Enseignement
professionnels, Nouredine
Bedoui,
une vis
effectuera demain
ite de travail et
d’inspection dans la wilaya
de Boumerdès.
************************************
DEMA
IN À 10H À L’HÔTEL MAZAFRAN
Réunion
des 48 directeurs
de la jeunesse
Le ministre de la Jeunesse,
Abdelkader Khomri, prési-
dera demain à 10h, à l’hôtel
Mazafran à Zéralda, une réu-
nion avec les directeurs de la
jeunesse des 48 wilayas.
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M. Zitouni à Naâma
Le ministre des Moudjahi-
dine, Tayeb Zitouni, effectuera
aujourd’hui et demain, une vi-
site de travail et d’inspection
dans la wilaya de Nâama.
DEMAIN À 10 HEURES Mohamed Bouallag, commandant des SMA invité du Forum Le Forum d’El
DEMAIN À 10 HEURES
Mohamed Bouallag, commandant des SMA
invité du Forum
Le Forum d’El Moudjahid recevra demain à 10 h, M. Mohamed Bouallag,
nouveau commandant des Scouts musulmans algériens.

Activités des partis

des Scouts musulmans algériens. Activités des partis CE MATIN À 10H À RELIZANE PEP : meeting

CE MATIN À 10H À RELIZANE

PEP : meeting populaire

Sous la présidence de M me Naïma Laghlimi Salhi, le Parti de l’équité et de la proclamation organise, ce matin à 10h, à la maison de jeunes de Yellel, une rencontre sur «Le dialogue, une manière civilisée pour éliminer les crises».

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************************************************** CE MATIN À 10H À MOSTAGANEM FFS : conférence-débat La

CE MATIN À 10H À MOSTAGANEM

FFS : conférence-débat

La Fédération du Front des forces socialistes de la wilaya de Mostaganem organise une conférence-débat animée par M. Ali Laskri, ce matin à 10h à la maison de la culture Abderrahmane-Kaki.

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CET APRÈS-MIDI À 13H

Deuxième rencontre Front El-Moustakbal - FFS

Le Front El-Moustakbal orga- nise cet après-midi à 13h, en son siège, sa deuxième rencontre avec le Front des Forces Socialistes.

sa deuxième rencontre avec le Front des Forces Socialistes.
sa deuxième rencontre avec le Front des Forces Socialistes.

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CE MATIN À 10H À CHLEF ANR : meeting populaire Un meeting

CE MATIN À 10H À CHLEF

ANR : meeting populaire

Un meeting populaire sera animé par le secrétaire général de l’ANR, M. Belkacem Sahli, ce matin à l’hô- tel Hadef de Chlef, à partir de 10h.

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CE MATIN À 11H À AKBOU

Meeting d’Ahd 54

Le Président du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaine, ani- mera un meeting à la salle de réunions de l’APC d’Akbou, ce matin à 11h.

la salle de réunions de l’APC d’Akbou, ce matin à 11h. CE MATIN À PARTIR DE
CE MATIN À PARTIR DE 8H30 À L’INSPA Journée d’information au profit des plongeurs La
CE MATIN À PARTIR
DE 8H30 À L’INSPA
Journée d’information au profit
des plongeurs
La Direction de la pêche et des ressources
halieutiques de la wilaya d’Alger, et la Ligue
d’Alger de sauvetage, de secourisme et des
activités subaquatiques, organisent, ce matin
à partir de 8h30 à l’Institut national supérieur
de la pêche et de l’aquaculture (INSPA),
Alger Port, une journée d’information sur
l’aspect professionnel et environnemental de
la plongée sous-marine au profit des plon-
geurs.
JEUDI 19 FÉVRIER À 9H
À L’ÉCOLE SUPÉRIEURE
DE JOURNALISME
« Géopolitique des médias :
l’Algérie et les enjeux
internationaux »
Le ministère de la Communication orga-
nise, jeudi 19 février à 9h, à l’Ecole supé-
rieure de journalisme de Ben Aknoun, une
conférence-débat sur «La géopolitique des
médias : l’Algérie et les enjeux internatio-
naux» en présence de M. Hamid Grine, mi-
nistre de la Communication.

AGENDA CULTUREL

JUSQU’AU 28 FÉVRIER

Programme culturel de l’ONCI

JUSQU’AU 28 FÉVRIER Programme culturel de l’ONCI CET APRÈS-MIDI À 14H30 À LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE

CET APRÈS-MIDI À 14H30 À LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE D’EL-BIAR

Vente-dédicace de Mohamed Bergham

La Librairie générale d’El Biar abri- tera, cet après midi à partir de 14h30, une vente-dédicace de Mohamed Ber- gham pour la signature de son ou- vrage, Moudhakirat Essafir.

Salle El-Mouggar Programme cinéma :

Du 16 au 27 février, sauf le 22 février : projection du film Omar m’a tuer, de Roschdy Zem, à raison de 4 séances par jour :14h/16h/18h/20h, sauf le jeudi 19 février à 14h et le jeudi 26 février à raison de 2 séances 14h/20h. Programme théâtral :

Samedi 14 février à 17h : spectacle d’Adlene Fergani, à l’occasion de la sortie de son nouvel album (vente-dédicace).

Samedi 28 février à 18h : Spectacle de Bahidja Rahal à l’oc- casion de la sortie de son nouvel album (vente-dédicace).

CET APRÈS-MIDI À 14H30 À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE

Dominique Wallon signe son ouvrage

La librairie du Tiers-Monde reçoit l’auteur Dominique Wallon pour la si- gnature de son ouvrage, Combats étu- diants pour l’indépendance de l’Algérie UNEF-UGEMA (1955-1962), éditions Casbah, cet après-midi à 14h30.

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DEMAIN À 11H AU TNA

Conférence de presse

Le Théâtre national al- gérien Mahieddine-Bach- tarzi, abritera demain à 11h une conférence de presse sur le spectacle Noces de sang du théâtre régional d’Annaba, texte de Federico Garcia Lorca et mise en scène, de Ziani Cherif Ayad.

d’Annaba, texte de Federico Garcia Lorca et mise en scène, de Ziani Cherif Ayad. Vendredi 13
d’Annaba, texte de Federico Garcia Lorca et mise en scène, de Ziani Cherif Ayad. Vendredi 13

N

a t io n

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EL MOUDJAHID

LEPRÉSIDENTTUNISIENBÉJICAÏDESSEBSIDANSUNMESSAGEAUPRÉSIDENTABDELAZIZBOUTEFLIKA

« Les évènements de Sakiet Sidi-Youcef, un symbole qui incite à promouvoir la coopération bilatérale »

qui incite à promouvoir la coopération bilatérale » L e Président de la République, Abdelaziz Bouteflika,

L e Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu un message de félicitations de son homologue tu- nisien, Béji Caïd Essebsi, à l’occasion du 57 e anniver-

saire des événements de Sakiet Sidi-Youcef, dans lequel il a souligné que cette «épopée» demeurera un «symbole éter- nel» incitant les deux pays à promouvoir davantage leur coo- pération bilatérale. «Il m’est agréable, à l’occasion du 57 e anniversaire des mémorables événements de Sakiet Sidi- Youcef, dans lesquels les martyrs de nos deux pays se sont sacrifiés pour que triomphent les valeurs de liberté et de di- gnité, de présenter à Vôtre Excellence, en mon nom person- nel et au nom du peuple tunisien, mes chaleureuses félicitations et mes vœux les meilleurs de santé et de bien- être, et de souhaiter au peuple algérien frère davantage de progrès et de prospérité», a écrit le Président tunisien dans son message. Après avoir rendu hommage aux «vaillants martyrs dont les sacrifices sont une source d’inspiration in- tarissable», le Président Essebsi s’est dit «convaincu que cette épopée demeurera un symbole éternel dans la mémoire collective commune nous incitant à œuvrer constamment pour promouvoir davantage les relations de fraternité et de coopération entre nos deux pays au mieux des aspirations de nos deux peuples frères à la dignité, à la prospérité, à la complémentarité et à l’intégrité, et au service du parachè- vement de l’édifice de notre grand Maghreb arabe».

vement de l’édifice de notre grand Maghreb arabe». ALGÉRIE - OMAN M. Louh remet un message

ALGÉRIE - OMAN

M. Louh remet un message du Président Bouteflika au Sultan Qabous

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, envoyé personnel du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a été reçu, jeudi à Masqat, par Asaâd Ben Tareq Ben Timour Al Saïd, repré- sentant du souverain du sultanat d’Oman, à qui il a remis un message du Président de la Républqiue,Abdelaziz Bouteflika, au Sultan Qabous Ben Saïd. «M. Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux, envoyé personnel du Président de la République, M. Abdelaziz Bou- teflika, a été reçu par Asaâd Ben Tareq Ben Timour Al Saïd, repré- sentant du souverain du sultanat d’Oman, à qui il a remis un message du Président Bouteflika à son frère le sultan Qabous Ben Saïd», in- dique un communiqué du ministère de la Justice. Cette démarche vient consacrer «le processus de concertation et de coordination entre les deux dirigeants autour des questions d’intérêt commun, notamment les développements de la situation du marché pétrolier d’une extrême importance pour les pays exportateurs de pétrole, en vue de réaliser le développement durable et de renforcer la coopération pour instaurer des équilibres économiques qui profitent à tous les peuples». M. Louh avait remis, mercredi, à Riyad, au prince héritier saoudien l’émir Muq- rin Abdelaziz Al Saoud, un message du président Bouteflika au roi Sal- man Ben Abdelaziz qui «consacre les efforts de coordination entre les deux dirigeants notamment en cette conjoncture internationale mar- quée par les changements politiques et économiques».

ALGÉRIE - KAZAKHSTAN

M. Yousfi remet au Président Yerlan Idrissov un message du Président Bouteflika sur le marché pétrolier

Le ministre de l’Énergie, Youcef Yousfi, a évoqué, hier, avec le ministre des Affaires étrangères de la Ré- publique du Kazakhstan, Yerlan Idrissov, la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie et les perspectives de son développement, indique un commu- niqué du ministère. Lors d’une audience, les deux mi- nistres ont également évoqué les déséquilibres qui affectent le marché international du pétrole, la chute brutale des prix et les graves conséquences sur les éco- nomies des pays producteurs membres ou non de l’Or- ganisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ajoute la même source. À cet effet, M. Yousfi a précisé que «le Kazakhstan est un pays qui se développe très rapidement», soulignant que «sa stabilité politique et son énorme potentiel, aussi bien en hydrocarbures, en ressources minérales qu’en agriculture, font de ce pays un pôle majeur d’investissement et de dynamisme éco- nomique». À rappeler que M. Yousfi, envoyé spécial du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a été reçu par M. Yerlan Idrissov, à qui il a remis un message du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, adressé au Président du Kazakhstan, M. Noursoultan

Nazarbaiev. M. Yousfi a expliqué que «l’initiative du Président Bouteflika, basée sur le dialogue et la concer- tation avec tous les pays concernées, tend à trouver col- lectivement les voies nécessaires pour rétablir l’équilibre du marché dans l’intérêt de toutes les parties prenantes, ainsi que celui de l’industrie pétrolière et ga- zière». Par ailleurs, M. Yousfi a également eu, jeudi, un entretien avec son homologue, le ministre de l’Énergie du Kazakhstan, M. Vladimir Shkolnic. Les discussions ont porté sur la situation actuelle du marché pétrolier et le renforcement de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie, ainsi que les perspectives de son développement. À rappeler que le Kazakhstan possède les plus im- portantes réserves de pétrole brut recouvrables de la ré- gion Caspienne. D’après les estimations, les réserves de pétrole prouvées du Kazakhstan s’élèveraient à 30 mil- liards de barils. La production pétrolière actuelle, esti- mée à 1,7 millions de barils/jour, est dominée par deux énormes champs, à savoir Tengiz et Karachaganak, qui couvrent environ la moitié de la production pétrolière kazakhe.

DIALOGUE INTERMALIEN

L’Union européenne attachée à la médiation internationale au Mali conduite par l’Algérie

Le Conseil des Affaires étran- gères de l’Union européenne (UE), qui s’est tenu récemment à Bruxelles, a souligné l’attachement de l’UE à la médiation internatio- nale conduite par l’Algérie pour parvenir à une solution politique, inclusive et durable au Mali, a indi- qué, jeudi, le ministère desAffaires étrangères dans un communiqué. Dans les conclusions qu’il a adop- tées, au sujet de la situation au Mali, le conseil a rappelé que «l’UE reste attachée à la médiation internationale, conduite par l’Algé-

rie», et a appelé toutes les parties à

y participer et à respecter l’accord

de cessez-le-feu du 23 mai 2014 et

la déclaration de cessation des hos-

tilités du 24 juillet 2014, «pour par- venir à une solution politique, in- clusive et durable», lit-on dans le communiqué. Le conseil des Af- faires étrangères s’est dit prêt à fa- ciliter «la mise en œuvre du futur accord politique, à travers sa parti- cipation active dans le cadre du co- mité de suivi, en étroite collaboration» avec l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Union africaine (UA), ajoute le texte. Le conseil a insisté, par ail- leurs, sur la nécessité de la mise en œuvre d’une approche régionale «intégrée» pour faire face à l’insta-

bilité au Mali, et il a demandé la fi- nalisation «rapide» du plan d’action

régionale de l’UE pour le Sahel. Il

du plan d’action régionale de l’UE pour le Sahel. Il y a lieu de noter que

y a lieu de noter que ces conclu- sions ont été adoptées, lors de la dernière réunion du Conseil, tenue

lundi 9 février à Bruxelles. Dans le cadre des préparatifs du 5 e round du dialogue inclusif intermalien, dont

l’Algérie est chef de file, une réu- nion entre le gouvernement malien et l’équipe de médiation internatio- nale s’est tenue mercredi 11 février à Alger sous la présidence du mi- nistre desAffaires étrangères, Ram- tane Lamamra, et le Premier ministre malien, Modibo Keita. La réunion s’est tenue en pré- sence du représentant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la CÉ- DÉAO, l’UA et l’OCI. Le dialogue intermalien inclusif, lancé officiellement en juillet 2014 àAlger, est passé par quatre rounds, dont la quatrième phase avait eu lieu en novembre à Alger.

DÉCÈS DE ROGER HANIN

Le Président Bouteflika rend hommage à un symbole de l’amitié algéro-française

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a rendu hommage à l’acteur français, Roger Hanin, décédé mer- credi à Paris à l’âge de 89 ans, qu’il a considéré comme un «symbole de l’amitié entre les peuples algérien et français». «C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que j’ai appris le décès du grand acteur français Roger Hanin, qui a dédié toute sa vie à la culture et occupé une place mémorable dans le monde du cinéma», a écrit le Président Bouteflika dans un message de condoléances qu’il a adressé à la famille du dé- funt. «Le peuple algérien, qui s’associe à la douleur du peuple

français ami, n’oubliera pas l’apport indéniable de feu Roger Hanin à la consolidation des liens d’amitié entre les peuples algérien et français», a relevé le Chef de l’État. Pour le Prési- dent de la République, Roger Hanin «a su, en tant que roman- cier, comédien, cinéaste et réalisateur, enrichir, à travers ses œuvres, sa sensibilité et sa touche personnelle, la culture uni- verselle, et consolider les relations entre son pays, la France, et celui qui l’a vu naître, l’Algérie». «En exprimant le vœu d’être enterré sur sa terre natale, feu Roger Hanin a témoigné, ce faisant, du respect qu’il a toujours voué au peuple algérien

et à son histoire», a souligné le Chef de l’État, précisant que l’Algérie «s’honore de recevoir, sur sa terre, la dépouille de cette sommité de la culture moderne». «Il sera enterré avec tous les honneurs et le respect dus à sa personnalité, à son par- cours et à la grandeur de son âme», a-t-il assuré. «Au moment où nous perdons ce symbole de l’amitié entre les peuples al- gérien et français, permettez-moi de vous adresser mes condo- léances les plus attristées et mes sentiments de compassion et sympathie», a conclu le Président Bouteflika dans son mes- sage.

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

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a t io n

EL MOUDJAHID

CéLéBRAtION DE LA JOuRNéE MONDIALE DE LA RADIO

M. Hamid Grine : « Professionnaliser la mission d’informer »

Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a fait état, jeudi dernier, lors de son passage sur les ondes de la Radio algérienne, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la radio, des nouvelles lois relatives à son secteur, devant être promulguées, parmi lesquelles figure celle relative à la publicité, dont l’application a été, à maintes fois, reportée.

I l a précisé, que cette loi n’est pas, actuellement «prioritaire», et que d’autres sujets passent bien avant.

Il a affirmé que ce qui importe le plus,

c’est de professionnaliser le secteur de

la presse audiovisuelle et la presse

privé. Mais il n’a pas également omis

de dire que le projet relatif à l’organi-

sation de la publicité «est prêt» et qu’«il passera devant l’APN au prin- temps, ou peut-être plus tard». Sans se fixer sur une date précise, le ministre a déclaré qu’il existe en réalité deux avant projets : le premier est relatif à la publicité et le second aux agences de

publicité. Il a, par ailleurs, jugé important de mettre l’accent sur l’importance de l’éthique dans le domaine de la presse pour un meilleur développement du secteur. «Le problème de la presse c’est être ou ne pas être éthique. Le journa- liste doit avoir des valeurs et des règles, car sans cela, il n’y a pas de journa- lisme», a-t-il précisé. Le ministre a rappelé que l’Algérie

a enregistré d’importantes avancées et relevé beaucoup de défis dans le do- maine de la presse, surtout après ce qu’elle a enduré lors de la décennie noire, précisant que ces progrès ne peu- vent se poursuivre sans une presse éthique et déontologique. Il a insisté sur le fait qu’il «se doit de respecter les règles d’éthique et de déontologie» en

ne s’adonnant pas à de la publicité po- litique, ni «mensongère».

Il a relevé que le problème d’éthique ne se pose pas vraiment dans

la presse publique, «mais se situe dans

certains organes de la presse privée qui demande à être professionnalisée », es-

timant, tout fois que l’existence d’une presse privée «saine et profession- nelle». Afin de mieux accéder sur le point

de la professionnalisation, M. Grine a

annoncé, l’inauguration, le 22 février prochain, d’un centre de formation dans les métiers de l’audiovisuel, en at- tendant l’ouverture de deux écoles in-

ternationales de l’audiovisuel avant la fin de l’année. Il a indiqué, également, que des élections auront lieu dans quelques mois concernant l’instance de l’autorité de régulation de la presse écrite, rappelant, que le Conseil de l’éthique et de la déontologie «ne sera composé que de journalistes, au nom- bre de quatorze, élus sur la base de la carte professionnelle nationale de jour- naliste professionnel.

Ph. : Nacéra I.
Ph. : Nacéra I.

M. Grine met l’accent sur l’importance de l’éthique pour le développement de la presse «Le problème de la presse c’est être

ou ne pas être éthique. Le journaliste doit avoir des valeurs et des règles, car sans ces éléments il n’y a pas de jour- nalisme», a souligné M. Grine . Le mi- nistre a rappelé, par la même occasion, que l’Algérie a enregistré d’impor- tantes avancées et relevé beaucoup de défis dans le domaine de la presse, pré-

cisant que ces progrès ne peuvent se poursuivre sans une presse éthique et déontologique. Revenant sur le thème de la rencontre, il a estimé que le pro- blème d’éthique ne se pose pas vrai- ment dans la presse publique, «mais se situe dans certains organes de la presse privée qui demandent à être profession- nalisées», relevant, en parallèle, l’exis- tence d’une presse privée «saine et professionnelle». Le ministre a pré- cisé, par ailleurs pour ce qui est des

droits des chaînes privées existantes en Algérie, celles-ci «doivent se confor- mer aux référents religieux algériens» en notant, qu’il préfère «raisonner» que sanctionner, expliquant que cela est dû au «manque de professionnalisme» et de formation chez les journalistes. «Malheureusement un certain nom- bre de chaînes, parce qu’elles font du marketing commercial, partent du prin- cipe qu’une mauvaise nouvelle et une très bonne nouvelle pour leur audi- mat», a-t-il dit, regrettant que ces chaines tV mettent en avant le plus souvent le «sensationnel». Selon le ministre, il y a des textes qui régularisent cela. Il faut obliger ces chaînes à se conformer à ces textes». «Moi personnellement, j’ai reçu trois directeurs de chaînes concernant ce sujet», déclare-t-il. Concernant les dispositions prises par le ministère de la Communication, M. Grine dira : «Pour le moment, nous avons rappelé ces chaînes à l’ordre, sans les sanctionner ». Il a expliqué qu’il existe une tren- taine de chaînes de télévision (algé- rienne) de droit étranger, dont cinq possèdent des bureaux accrédités en Algérie. Il a relevé que les 5 chaînes de droit étranger «ne sont ni agréées ni ac- créditées en Algérie mais il n’y a que leurs bureaux qui sont accrédités».

Il s’agit, a-t-il cité, d’Ennahar tV, Echourouk tV, Hoggar tV, DzairtV et El-Djazairia. Le ministre a entre au- tres, souligné que c’est au président de l’Autorité de régulation de l’audiovi- suelle, Miloud Chorfi, de «séparer le bon grain de l’ivraie» et «décider quelles chaînes seront reconnues de droit algérien et celles qui ne le seront pas ».

De la précarité des journalistes du secteur privé D’autre part, le ministre a pointé du doigt le non-respect des normes de la protection sociale, lors de l’embauche des journalistes par certains titres de la presse privée. «C’est un grand souci pour moi. Il y a de la précarité dans une certaine presse privée. Vouspouvez trouver cent journalistes dans une ré- daction, mais seulement une vingtaine ou une trentaine ont leur contrat de tra- vail et bénéficient d’une couverture so- ciale», déclare-t-il. Commentant la révision du statut particulier du journaliste, promulgué en 2008, l’invité indique que celui-ci de- vrait être revu «dans les prochains mois», pour apporter plus de protection à cette corporation «confrontée à la précarité» au niveau des publications

privées. Kafia Ait Allouache

« Éloigner les médias de tous les pouvoirs »

La Radio algérienne a célébré, jeudi dernier, la jour-

née mondiale de la Radio, en collaboration avec la BBC. Ce fut une occasion d’organiser une journée d’étude sous le thème «Enjeux de l’éthique dans les médias de service public». La rencontre a réuni des experts en communication, cadres de la Radio algérienne en présence du minis- tre de la Communication, le directeur général et les

directeurs des chaînes nationales et thématiques. Dans son allocution d’ouverture, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a salué le rôle de proximité que joue la Radio algérienne, à travers ses différentes chaînes et sa toile, et ce, en s’imposant comme vecteur de rapprochement du citoyen de l’administration. Les intervenants ont, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité «d’éloigner les médias de tous les pou- voirs, en particulier celui de l’argent, insistant sur le respect de la déontologie par les médias publics, notamment». Reconnaissant que la «vérité» à faire valoir par les médias n’est pas toujours chose aisée de par sa «complexité». C’est ainsi que le journaliste britannique et consul- tant en médias, Phil Harding, a conseillé de ne «ja-

mais lésiner sur les efforts» pour donner une infor- mation «fondée, vérifiée, impartiale, comparée et crédible». Il a précisé que la liberté d’expression n’est pas un «droit absolu et inconditionnel». Il a souligné, à ce propos, que la BBC avait jugé plus «raisonnable» de ne pas diffuser l’enregistrement vidéo d’un groupe terroriste ayant capturé un otage en Ouganda, il y a quelques temps, et dont elle a été destinataire. «Nous avions préféré ne pas rendre pu- blique la vidéo tel que réclamé par les terroristes et dans laquelle ils exigeaient une rançon contre le maintien en vie de l’otage. Nous nous sommes contentés de donner juste l’information du rapt», in- forme t-il, en indiquant avoir fait le «bon choix» dès lors que l’otage avait été libéré par la suite. Il a noté que le code de l’éthique doit être mis en avant dans tout traitement d’information, de même que le respect de la dignité humaine, en se référant à l’interdiction de sa chaîne de diffuser les sé- quences de l’exécution des ex-dirigeants Mouâamar El-Keddafi et Saddam Hussein. «Il faut des stan- dards très élevés d’éthique pour tous les médias, aussi bien privés que publics, mais davantage pour ces derniers dès lors qu’ils sont financés par le contribuable et que les auditeurs ont plus confiance

en ces supports d’information qu’en ceux relevant du secteur privé», a-t-il explicité. Pour sa part, le journaliste et universitaire algérien, Ammar Belhimer, a mit l’accent sur nécessité de la transparence quant au financement d’un média pu- blic est le «garant» de son respect des règles de l’éthique et de la déontologie car il n’y a pas de neutralité sans conditions de payement. Il a entre autres, estimé que les règles d’éthique ne sont pas tout à fait les mêmes pour les deux secteurs à savoir le public et le privé. Il a expliqué que le pre- mier est lié par une autorité de régulation, ce qui suppose plus d’exigences d’éthique dans la mesure où elle est financée par les deniers publics, tandis que le second «s’autorégule», par contre, de lui même par les professionnels qui fixent les règles et les principes de l’éthique et du professionnalisme. Il a insisté, toutefois, sur l’importance de la mise en place d’un environnement juridique qui permettrait la concrétisation du principe de liberté d’expression, de même que l’existence d’un organe indépendant qui protégerait les médias des ingérences exté- rieures et dont les membres seraient nommés de façon transparente par la société civile. Kafia Ait Allouache

« CONStANtINE, CAPItALE DE LA CuLtuRE ARABE 2015 »

M me Nadia Labidi dément tout retard dans le versement du budget alloué

La ministre de la

à

la

dans le versement du budget alloué La ministre de la à la Culture, Nadia La- bidi,

Culture, Nadia La- bidi, a démenti, mer- credi dernier, tout retard dans le verse- ment du budget al-

loué

m a n i f e s t a t i o n «Constantine capitale de la culture arabe

2015», précisant qu’une première en- veloppe de 4 mil- liards de dinars, a été versée en attendant la

seconde, d’un montant de 6 milliards, qui sera affectée pen- dant le déroulement de cet événement culturel. Invitée de l’émission Hiwar Essaa, de la chaîne A3 de la télévision na- tionale, la ministre a indiqué qu’une «campagne de promotion

de cette manifestation qui débutera à la mi avril, sera lancée

prochainement», précisant qu’un centre de presse a été ouvert. Concernant le festival du film arabe d’Oran, M me Labidi a in-

diqué qu’il était prévu pour «la fin mai ou début juin», préci- sant que l’édition précédente avait été annulée en raison, notamment de «la situation dans le monde arabe». La ministre

a souligné, par ailleurs, la nécessité de promouvoir la chose

culturelle en associant les jeunes à la production et en encou- rageant les projets dans le cadre de l’Agence nationale de sou- tien à l’emploi des jeunes (ANSEJ). A propos du projet de loi sur le livre qui devait être débattu lors de la session parlemen- taire d’automne, Mme Labidi s’est contentée de dire qu’il sera probablement examiné à la session de printemps.

LA MINIStRE Du tOuRISME Et DE L’ARtISANAt à MOStAGANEM

Priorité à l’investissement et à la formation dans l’actuel quinquennat

La ministre du tourisme et de l’Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni, a indiqué, jeudi dernier à Mostaganem, que l’actuel quin- quennat (2015-2019) accorde la priorité à l’investissement et la formation en matière de tourisme, eu égard au déficit accusé en infra- structures d’accueil. Ce plan encourage l’in- vestissement en vue de réaliser des projets touristiques, d’accroître le nombre de lits pour l’accueil des citoyens et des touristes étrangers, de créer la compétitivité et d’amé- liorer par conséquent la qualité, a déclaré la ministre à la presse en marge de sa visite dans la wilaya. M me Nouria Zerhouni a indiqué également que l’Etat a introduit dans la Loi de finances 2015, des mesures incitatives pour les investisseurs portant, notamment sur l’accès à des terrains à l’intérieur des zones d’expansion touristique à travers la conces- sion et de crédits à des taux d’intérêts boni- fiés. La ministre a fait également savoir que plus de 400 projets d’investissement dans le domaine touristique sont en cours de réalisa- tion au niveau national sur un total de 891 projets avalisés, par le ministère du tourisme, ajoutant qu’avec l’achèvement de ces projets à l’horizon 2020, la capacité d’accueil esti- mée actuellement à 100.000 lits au niveau na- tional sera doublée. Par ailleurs, M me Zerhouni a mis l’accent sur l’importance de la formation dans le domaine touristique si- gnalant que la wilaya de Mostaganem a bé- néficié d’un institut de formation professionnelle dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie. En matière d’artisanat, elle

et de l’hôtellerie. En matière d’artisanat, elle a indiqué que le secteur emploie plus de 700.000

a indiqué que le secteur emploie plus de 700.000 artisans et le nombre est appelé à la hausse après avoir été en 2006, à pas moins de 300.000, et ce à la faveur des dispositifs de financement à travers le Fonds national de soutien à l’artisanat pour l’acquisition du ma- tériel et la formation dans différents métiers. La ministre a procédé au lancement des tra- vaux d’aménagement de la zone d’expansion touristique à «Cap Ivy» dans la commune de Benabdelmalek Ramdane portant sur la réa- lisation de réseaux d’assainissement, drai- nage, d’électricité et du gaz. Les ZEt de Cap Ivy et de «Ramdane plage» figurent parmi 15 zones d’expansion touristique au niveau na- tional dont les plans d’aménagement touris- tique ont été agrées par décret du Gouvernement, a-t-elle souligné annonçant

que les travaux d’aménagement de la zone «Ramdane plage» seront lancés ultérieure- ment. En outre, la ministre a posé la première pierre du projet de réalisation d’un village touristique «Kiza» au sein de la ZEt de Cap Ivy dans le cadre d’un investissement privé de 3 milliards de dinars. S’étendant sur une superficie de 8 hectares, ce projet prévoit un hôtel 4 étoiles regroupant 316 chambres, 84 résidences touristiques, 30 bungalows, une station de thalassothérapie, deux piscines, deux terrains, des espaces verts, des aires de jeux, des locaux commerciaux et autres d’ar- tisanat. M me Zerhouni a indiqué que la wilaya de Mostaganem recèle 16 zones d’expansion touristique dont deux ont eu l’agrément de leurs plans et quatre sont en cours d’étude en attendant le lancement progressif d’études des zones restantes pour arriver à élaborer un plan et le lancement des travaux d’aménage- ment. Elle a également affirmé que la wilaya en- registre une grande dynamique en matière d’investissement par rapport à d’autres ré- gions du pays l’habilitant à devenir à l’avenir un pôle touristique régional de l’ouest. A la chambre d’artisanat et des métiers «Bel- houane touati», la ministre a présidé une cé- rémonie de remise d’équipements et de matériels de métiers de couture traditionnelle, de poterie, de céramique et de gypse à 30 ar- tisans, dans le cadre du Fonds national de promotion des activités d’artisanat, après avoir visité une exposition d’artisanat.

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

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a t io n

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EL MOUDJAHID

LE MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU à TISSEMSILT

Douze grands barrages en cours de réalisation

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a indiqué, jeudi à Tissemsilt, que 12 grands barrages sont en cours de réalisation au niveau national.

P armi ces projets, huit grands barrages seront livrés au courant de cette année, à l’instar de ceux de Ouldja Melal de Tébéssa, Soubla de

M’sila, Tagarisset de Khenchela, Taht de Mascara, Kef Dir de Tipasa et Béni Slimane de Médéa, a souligné le ministre lors d’un point de presse en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tissemsilt. Un autre lot de barrages sera livré en 2016, dont deux de grand volume. Un autre bar- rage dont les travaux ont été lancés dernièrement sera réceptionné en 2017, a ajouté M. Hocine Necib. Le ministre a également annoncé le lance- ment, au courant du premier trimestre de l’année en cours, des travaux de deux grands barrages à Sidi Khelifa (Tizi-Ouzou) et Medjendel (M’sila) soulignant dans ce cadre qu’un avis d’appel d’of- fres sera lancé pour la sélection d’entreprises qui concrétiseront ces deux infrastructures. Par ail- leurs, M. Hocine Necib a fait savoir que son dé- partement ministériel fournit actuellement un grand effort en matière de lancement de projets de réhabilitation de réseaux de distribution d’eau vé- tustes à travers 40 grandes villes du pays. Le mi- nistre des Ressources en eau a exhorté, lors de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya, à prendre en charge la maintenance des forages qui sont en état de délabrement et ceux destinés à ali- menter en eau potable les zones rurales. Le même

responsable a insisté sur la nécessité de généraliser l’horaire d’alimentation en eau potable de 12 heures/jour à toutes les 22 communes de la wilaya avant l’été prochain appelant aussi à augmenter le taux de couverture des zones rurales en les raccor- dant au réseau d’AEP. Il a mis l’accent, au pas- sage, sur l’importance du rôle que doit jouer la wilaya de Tissemssilt en matière d’irrigation agri- cole qui s’inscrit dans le cadre d’une stratégie vi- sant à réaliser la sécurité alimentaire dans le pays. Le ministre a annoncé, en outre, le lancement pro- chain d’une étude visant à améliorer la qualité de l’eau potable destinée aux citoyens de la wilaya de Tissemsilt à partir des barrages de Koudiet Rosfa dans la commune de Béni Chaib et de Derdar (wi- laya d’Ain Defla). Inspectant le taux d’avance- ment des travaux du projet de protection de la ville de Lardjem contre les inondations, M. Necib a in- sisté sur la concrétisation de ce projet avec une grande performance permettant une protection to- tale de la ville. Le ministre des Ressources en eau

a entamé sa visite d’inspection dans la wilaya de

Tissemsilt en écoutant un exposé sur la situation de son secteur dans la région, avant de visiter le

projet de réalisation d’un réservoir d’eau de 2.500 mètres cubes à Layoune. M. Hocine Necib a mis ensuite en service deux réservoirs de 2.500 m 3 à Khemisti et 5.000 m 3 au chef-lieu de wilaya et a pris connaissance du futur projet de raccordement des villes de Tissemssilt et Khemisti en eau pota- ble. Dans la commune de Lardjem, le ministre s’est enquis de deux projets de protection de la ville de Lardjem contre les inondations dont les travaux ont atteint un taux d’avancement de 45% et ceux de réalisation d’un réservoir de 5.000 m 3 et a suivi un exposé sur les mécanismes de protec- tion des villes contre les risques de crues.

L’Algérienne des eaux doit compter sur son autofinancement L’entreprise l’Algérienne des eaux (ADE) doit compter sur son autofinancement, a annoncé jeudi dernier, à Tissemsilt, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. «L’ADE ne doit plus s’appuyer sur les subventions accordées par l’Etat. Il est temps qu’elle compte sur son autofinancement», a-t-il déclaré lors d’un point de presse en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tissem- silt. Au sujet des créances de l’ADE auprès de ses clients, le ministre a estimé leur valeur actuelle à 35 milliards de dinars dus à différentes instances. Il a ajouté, dans ce sens, que cette entreprise a mis au point un programme de sensibilisation portant sur le déplacement dans les quartiers pour recou- vrer les créances. M. Necib a également indiqué

recou- vrer les créances. M. Necib a également indiqué que son département ministériel a enregistré avec

que son département ministériel a enregistré avec satisfaction la disposition des walis à coopérer avec l’ADE en matière de recouvrement des créances auprès des entreprises publiques et des communes, ajoutant que l’ADE a choisi la voie de la sensibilisation pour avoir ses dus et qu’en cas de non satisfaction de cette démarche, elle aura re- cours à la justice. Par ailleurs, le ministre a affirmé que la hausse de la tarification de l’eau n’est pas à l’ordre du jour dans l’agenda du Gouvernement.

Lors d’une émission «Hiwar Khas» (dialogue spé- cial) sur les ondes de la Radio régionale de Tis- semsilt, il a insisté sur la nécessité de doter les 22 communes de la wilaya d’un ratio de 12 heures/jour avant le mois de ramadhan, ajoutant que des opérations sont en cours de concrétisation pour renforcer l’approvisionnement de la popula- tion en eau potable. M. Necib a relevé également qu’un grand effort est déployé par la wilaya de Tis- semsilt en matière d’extension et de réhabilitation du réseau d’assainissement, en plus de quatre sta- tions d’assainissement en cours de réalisation de- vant accroître le taux de traitement des eaux usées de la wilaya à 65% et du lancement d’études de réalisation d’autres stations d’épuration durant le quinquennat en cours (2015-2019). Le ministre des Ressources en eau a abordé, en outre, le nou- veau programme décidé par le président de la Ré- publique portant sur la réalisation d’un million d’hectares de terres irriguées où Tissemsilt est concernée, en vue d’assurer la sécurité alimentaire et la diversification des cultures agricoles, affir- mant que son département ministériel œuvre à ac- compagner les agriculteurs par un soutien financier et un encadrement technique. Il a ajouté que son ministère œuvre à couvrir tout déficit en matière d’approvisionnement en eau potable et as- sainissement ajoutant que l’Algérie a réalisé de grands pas en matière de ressources en eau qui se- ront renforcés par d’autres financements.

Le taux de remplissage dépasse 80%

Le taux de remplissage des 65 barrages en exploitation à travers le pays a dépassé 80%, un taux jamais atteint depuis l’Indépendance au cours de la pre- mière semaine de février, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Res- sources en eau. L’apport supplémentaire en eau durant le dernier épisode d’intempéries ayant touché pratiquement tout le nord du pays du 1er au 8 fé- vrier, a dépassé les 855 millions de m3, portant le taux de remplissage des bar- rages à l’échelle nationale à 80,04%, un niveau «jamais égalé depuis l’indépendance» en cette période de l’année. Cette situation hydrique «favorable» fait que 18 barrages sont remplis à 100% alors que plus d’une trentaine de barrages affichent un taux de remplis- sage qui dépasse 95%. Détaillant la situation hydrique par région, la même source précise que l’apport enregistré dans la région Ouest était de plus de 25,5 millions de m 3 , pour un volume mobilisé de l’ordre de 899,14 millions de m 3 et un taux de remplissage de 88,83%. Dans la région du Cheliff (Cen- tre-ouest), l’apport enregistré était de plus de 157,4 millions de m 3 , pour un volume d’eau mobilisé de l’ordre de plus de 1,2 milliard de m 3 , selon les don- nées du ministère qui relève que le taux de remplissage des barrages de cette région a atteint 70,33%. La région Centre a quant à elle enregistré un apport

de l’ordre 284,8 millions de m 3 , pour un volume d’eau mobilisé de l’ordre de 1,1 milliard de m 3 , soit un taux de remplissage de 71,77 %. S’agissant de la région Est, l’apport en eau enregistré a dépassé 387,1 millions de m 3 , pour un volume mobilisé de l’ordre de 2,1 milliard de m3 et un taux de remplissage de 83,82 %. Le ministère estime que cette situation «confortable» permettra aisément de passer un été en «toute sécurité» en garantissant l’alimentation en eau potable des populations, à l’exception du barrage Koudiat Medouar (Batna) qui malgré les 60.000 m 3 qu’il reçoit quotidiennement grâce à la ligne d’urgence du transfert Béni Haroun, affiche un niveau en dessous des prévi- sions saisonnières. Ce barrage connaîtra cependant, précise-t-on, une nette amélioration avec la mise en service dans la dernière tranche du transfert Béni Haroun, program-

mée avant la fin de l’année en cours. Le ministère a affirmé en outre s’attendre

à un taux de remplissage encore plus conséquent durant les prochains mois

notamment en raison de la fonte des neiges. A noter que pendant la période de

crues, en particulier pour les barrages pleins, il est procédé systématiquement

à l’ouverture des vidanges de fond pour assurer l’entretien du barrage contre l’envasement et pour évacuer l’eau excédentaire.

LAMINISTRE DE L’AMéNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE L’ENvIRONNEMENT à RELIzANE :

« L’exploitation du gaz de schiste n’aura aucun effet négatif sur l’environnement »

La ministre de l’Aménagement du territoire et l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, a réaffirmé, jeudi dernier, à Relizane, que l’exploitation du gaz de schiste «n’aura aucun effet négatif sur l’envi- ronnement». «Je tiens à rassurer tous les citoyens

que le gaz de schiste n’aura aucun effet sur l’envi- ronnement et toutes les études écologiques le confirment», a indiqué la ministre à l’APS. «Il y a lieu de retenir qu’il n’y a pas un Etat qui cherche

à nuire à ses citoyens», a-t-elle souligné, ajoutant :

«nous n’avons pas atteint la phase d’exploitation, nous ne sommes qu’en phase d’évaluation des données, des réserves du gaz de schiste en Algérie et ses ressources souterraines». Par ailleurs, au sujet du recyclage des déchets, la ministre a indi- qué que son département œuvre actuellement à augmenter le taux de recyclage et valoriser les dé- chets domestiques à plus de 45% en 2016. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale de gestion des déchets et du plan d’action du secteur qui vise à accroître le taux de recyclage des déchets ménagers de 25% en 2015 à plus de 45% à partir de 2016, a-t-elle

ajouté. M me Boudjemaa a mis l’accent, au passage, sur l’importance accordée actuellement par les secteurs public et privé à l’investissement dans le

domaine du recyclage et valorisation des déchets à travers la création de micro-entreprises, notam- ment après la mise en place de mécanismes favo- risant cela par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et l’Agence de ges- tion du micro-crédit (ANGEM). La ministre a in- diqué que des opérateurs algériens ont investi dans ce domaine par l’exploitation du carton et du pa- pier dans les wilayas d’Alger, de Djelfa et d’Oran, des pneus dans les wilayas de Sétif et de Bordj Bou Arréridj, des batteries dans les wilayas de Ghardaïa, de Sétif, de Constantine, de Djelfa et d’Annaba. Cette opération sera élargie pour tou- cher des appareils électroniques, des produits élec- triques (batteries, pneus et véhicules en panne) en plus du papier, du plastique, du verre et des mine- rais, a-t-elle annoncé.

Déchets domestiques et industriels : nécessaire adoption des techniques modernes de recyclage La ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, a insisté, jeudi à Relizane, sur l’impérative adoption des techniques modernes de recyclage des déchets do- mestiques et industriels dans la wilaya. Intervenant sur les ondes de la Radio de Relizane, en marge de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya,

de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya, la ministre a mis l’accent sur

la ministre a mis l’accent sur l’indispensable recy- clage des déchets et l’utilisation des techniques modernes dans ce domaine, surtout que la région dispose de déchets importants recyclables, a-t-elle relevé. M me Boudjemaa a exhorté les autorités lo- cales à encourager l’investissement dans ce do- maine en créant des micro-entreprises spécialisées

en recyclage de déchets et génératrices, par consé- quent, de postes d’emploi au profit des jeunes. La ministre a insisté également sur la nécessité d’impliquer le citoyen dans le programme de pro- tection de l’environnement, en tant que «partenaire

important et efficace», en vue de prendre en charge les déchets ménagers. Par ailleurs, M me Boudjemaa

a fait état de l’équipement, par son ministère, de 11.000 clubs verts en moyens informatiques, au-

diovisuels et en outils de jardinage dont 68 clubs verts dans la wilaya de Relizane et ce depuis

2002.

L’éducation environnementale est en voie de

généralisation en milieu scolaire, a souligné la mi- nistre, indiquant que 25.000 établissements sco- laires et 8.000 écoliers ont été ciblés. M me Boudjemaa s’est enquis du rythme imprégné aux travaux de réalisation d’une décharge publique dans la commune d’Ain Rahma à Yellel, dont le taux est à 88% d’avancement. Une fois réception- née dans trois mois, cette décharge, dont le coût des travaux s’élève à 150 millions de dinars, trai- tera 16.000 tonnes de déchets par an. La ministre

a également visité une exposition d’activités des

clubs de l’environnement à la Maison de la culture de Relizane.

CRéATION PROCHAINE D’UNE INSTANCE NATIONALE DE LA fETWA

Un mufti pour chaque wilaya et un mufti de la République

La grande mosquée Abdelhamid-Ibn Badis d’Oran, sera inaugurée le 16 avril prochain, pour marquer, symboliquement, deux événements. La journée nationale du Savoir en hommage au Cheikh Ibn-Badis décédé le 16 avril 1940 et le lancement de la manifestation «Constantine, capitale de la cul- ture arabe» a annoncé, ce jeudi, à Oran le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa. La cérémonie d’inauguration sera célébrée par tout un programme scientifique et re- ligieux qui prévoit des conférences, des tables rondes et des récitations du Coran. Par ailleurs, la mosquée sera intégrée dans le programme des vi-

sites qui seront organisées au profit des invités des pays musulmans dans la capitale de l’Ouest algé- rien à l’occasion des manifestations organisées dans

le

cadre de l’année de la culture arabe que va abriter

la

ville qui a vu naître l’une des figures essentielles

du réformisme musulman algérien et qui a donné son nom à cette mosquée. Cet édifice conçu pour être un modèle à l’échelle du pays, selon le ministre, s’étend sur une superficie de 4 hectares. Il com-

s’étend sur une superficie de 4 hectares. Il com- prend une salle de prière d’une capacité

prend une salle de prière d’une capacité de 15.000 fidèles et une esplanade pouvant accueillir 12.000 autres. Ce complexe cultuel dont le minaret culmine

à une centaine de mètres abrite un institut de for- mation de cadres des affaires religieuses,un centre des arts islamiques, un bloc de logements d’as- treinte et dispose de plusieurs salles de conférences. Les façades extérieures, l’architecture et la décora- tion de l’édifice s’inspirent de l’héritage arabo-an- dalous. En fait, il s’agit plus d’une mosquée, d’un véritable complexe religieux qui ne peut être admi- nistré par un imam. Aussi un établissement public de gestion de la grande mosquée Abdelhamid-Ibn Badis d’Oran sera livrée fin avril prochain. Cet éta- blissement sera présidé par un conseil d’adminis- tration qui aura pour mission «la gestion de la mosquée, de ses annexes, de sa réfection, de la tenue de rencontres religieuses, du recrutement, etc. Au cours de sa visite, le ministre a réaffirmé que des muftis seront installés dans toutes les wilayas du pays. Cinquante postes de muftis seront répartis sur les 48 wilayas en plus de deux autres au niveau du ministère de tutelle. Une fois, ces muftis dési- gnés et installés au niveau des wilayas, il sera pro- cédé à la mise en place d’une instance nationale de

la fetwa et la désignation d’un mufti de la Répu- blique par le Président de la République. Cette fu- ture instance sera ouverte aux universitaires diplômés des sciences islamiques entre autres. Le

ministre a réitéré son appel, pour le respect de la ré- férence religieuse nationale «il n’est permis à aucun imam, quelle que soit la source ou la région où il a étudié, de s’attaquer au rite malékite dans son terri- toire au Maghreb arabe, ni au soufisme qui consti- tue une caractéristique de la société algérienne» a-t-il déclaré. Rappelons que cette annonce fait suite

à une décision prise récemment par le gouverne-

ment concernant la mise sur pieds d’un «Observa- toire national de lutte contre l’extrémisme religieux en Algérie». Une structure qui sera composée «des cadres du ministère desAffaires religieuses et d’au- tres secteurs tels l’Education, la Culture et l’Inté- rieur». Cet observatoire a pour mission «l’analyse des phénomènes liés à l’extrémisme religieux, la mise à nu des plans élaborés en la matière et la pro- position des solutions idoines». M. K.

vendredi 13 - Samedi 14 février 2015

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a t io n

EL MOUDJAHID

le ministre de la santÉ à gHardaïa :

Menaces épidémiques :

« L’Algérie a pris les mesures appropriées »

«L’Algérie demeure engagée à assumer son rôle, national et régional, afin de contribuer à l’effort de la communauté mondiale visant à endiguer les menaces sanitaires à potentiel épidémiologique», a déclaré, jeudi dernier à Ghardaïa, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf.

S’ exprimant à l’ouverture de la rencontre sur la présentation du plan national de préparation, d’alerte et de riposte, en

cas de menaces sanitaires à potentiel épidémique, le ministre a signalé que « la prise de conscience de ces menaces a été intégrée dans la politique na- tionale de santé publique en tant que priorité, conformément au règlement sanitaire internatio- nal mis en place par l’organisation mondiale de la santé. » et d’ajouter : « l’algérie a intégré dans sa législation nationale, à travers un décret prési- dentiel, un instrument juridique en conformité avec le règlement sanitaire international adopté par l’ensemble des etats membres de l’oms.» il a indiqué à ce propos, qu’« un engagement politique, avec une assise juridique, constituent un gage indiscutable pour la durabilité de notre lutte contre ces menaces.» selon lui, « des mesures appropriées à même de détecter rapidement et de riposter efficacement contre ces maladies ont été mises en place en al- gérie. » « toutes les conditions ont été réunies pour s’insérer dans le rsi et l’algérie vient de procé- der à l’inscription au fonds des urgences d’un pro- gramme d’acquisition d’équipements et matériels requis pour la mise à niveau des postes de contrôle sanitaire aux frontières et d’un autre programme de renforcement du stock national de sécurité en moyens de protection, pour un montant de plus d’un milliard de dinars », a affirmé m. Boudiaf. le ministre a rappelé, dans le même contexte, que « l’algérie a pris les mesures, ces derniers mois, pour faire face à la menace du virus ebola, amenant le secteur de la santé à activer le dispo- sitif de surveillance et de lutte, dès le lancement de l’alerte par l’oms en avril 2014, dispositif qui

de l’alerte par l’oms en avril 2014, dispositif qui demeure opérationnel même si le risque demeure

demeure opérationnel même si le risque demeure faible.» de son côté le représentant du Bureau de l’oms à alger, pr. Ba Keita, a salué les efforts déployés par l’algérie pour la performance de son système de santé, avant de souligner que « l’al- gérie reste un exemple à suivre en matière de santé en afrique.» selon lui, « le plan mis en œuvre par l’algérie pour la prévention et la lutte contre toutes me- naces sanitaires à potentiel épidémique est des plus performants. » « a travers ce plan, l’oms se félicite du sys- tème de santé algérien et de sa capacité à faire face aux situations extrêmes. la qualité et l’effi- cacité de l’expérience algérienne va de pair avec les efforts internationaux pour éradiquer ces me- naces qui constituent un défi majeur pour la com-

munauté internationale », a souligné le pr. Ba Keita.

P r Mesbah : « Un plan national de veille et de prévention » pour sa part, le directeur général de la préven- tion et de la promotion de la santé au ministère de la santé, de la population et de la réforme hospi- talière, le pr. smail mesbah, a quand à lui rassuré en affirmant que « l’algérie a pris des mesures de veille et de prévention efficaces pour faire face à toutes menaces sanitaires à potentiel épidé- mique.» m. mesbah a mis en relief le plan natio- nal installé par les services du ministère de la santé, en collaboration avec les experts et spécia- listes nationaux, en tenant compte du règlement sanitaire international adopté par l’oms, ainsi qu’une panoplie de mesures préventives. il a souligné que « ce plan national, qui s’ins- crit en harmonie avec les recommandations de l’oms, prévoit des mesures visant la prévention et la veille continue visant la détection précoce des cas suspects, l’instauration d’un dispositif de prise en charge et de diagnostic et la communica- tion et la sensibilisation sur le risque.» selon lui, le plan évoque également la forma- tion continue des équipes médicales et leur pré- paration aux soins dans les unités hospitalières ainsi que le renforcement des capacités infrastruc- turelles, notamment, la mise en place d’hôpitaux et laboratoires de référence. « notre système de santé s’est adapté aux nou- veaux enjeux de santé publique et aux menaces sanitaires, en passant d’un système de santé qui réagissait à l’épidémie vers un système de santé qui anticipe par la préparation, l’alerte et l’assu- rance, a expliqué le responsable de la prévention et de la promotion de la santé en algérie, ajoutant

que l’algérie dispose d’un capital humain qualifié et d’expériences reconnues en matière de lutte contre les épidémies », a expliqué m. mesbah. s’agissant des infrastructures et équipements de riposte contre toutes menaces sanitaires, m. mesbah a indiqué que « l’algérie a renforcé ses moyens infrastructurels par huit hôpitaux de réfé- rence, dont trois au sud, à savoir, adrar, taman- rasset et ghardaïa, et des laboratoires de références de l’institut pasteur algérie répondant aux critères mondialement reconnus en la matière, afin d’effectuer les analyses rapides des cas sus- pects. le directeur général de la prévention a égale- ment insisté sur la communication et l’informa- tion de l’opinion publique sur la situation épidémiologique des pathologies et sur le dispo- sitif national de veille, de préparation et d’alerte, sans susciter de panique au sein de la population. « notre plan national de préparation, d’alerte et de riposte, en cas de menaces sanitaires à po- tentiel épidémique, qui s’inscrit dans le cadre de l’application du règlement sanitaire international, vise à protéger nos populations conformément aux normes internationales de santé », a-t-il conclu. organisée par le ministère de la santé, cette rencontre a connu la participation d’une centaine de spécialistes, experts et partenaires de la santé de 25 wilayas, notamment du sud et des Hauts plateaux. en marge de cette rencontre, le ministre a ef- fectué une visite dans les établissements publics hospitaliers de ghardaïa et de métlili, pour s’en- quérir des conditions de travail et de prise en charge des malades en cas de menace ebola. Wassila B.

le ministre de la formation et de l’enseignement professionnels :

« 544 spécialités ouvertes au niveau des établissements de formation »

le ministre de la formation et de l’enseigne- ment professionnels, noureddine Bedoui, a indi- qué jeudi dernier, qu’un nombre important de stagiaires sont attendus au titre de la prochaine rentrée de la formation professionnelle prévue le 1 er mars, précisant que « les inscriptions se pour- suivent au niveau de tous les établissements à tra- vers tout le territoire national et dans toutes les filières de formation. » le ministre qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale, a fait savoir que le secteur de la formation dispose de plus de 544 spécialités au niveau de tous les centres et instituts de la forma- tion. il dira à ce titre que la principale incitation, est l’accompagnement des jeunes pour trouver un travail avec la consolidation de la nécessité d’of- frir une main-d’œuvre qualifiée. « deux principes sur lesquels s’appuie le sec- teur », affirme le ministre, avant de préciser que « les inscriptions pour la rentrée de mars prochain s’achèveront le 23 février en cours, alors que les inscriptions pour la formation par apprentissage restent ouvertes toute l’année », tandis que du 22 au 24 février, des journées de sélection et d’orien- tation seront organisées pour les nouveaux inscrits qui devront débuter leur formation le 1 er mars 2015. le ministre a rappelé par ailleurs que le secteur de la formation et de l’enseignement pro- fessionnels, a ouvert un établissement d’enseigne- ment secondaire dans les techniques agricoles à mascara et d’autres écoles secondaires seront ou-

vertes à el oued,aïn defla et Khenchela. il a éga- lement indiqué qu’ « il sera question d’élargir les spécialités touristiques, en particulier dans les ré- gions du sud, et d’accorder un intérêt particulier à l’artisanat ». le ministre a également souligné que les établissements de formation disposent de moyens pédagogiques modernes notamment en ce qui concerne les technologies modernes. m. Be- doui a enfin mis l’accent sur l’importance qu’ac- corde le secteur à la formation et le recyclage des formateurs dans le domaine des connaissances ap- pliquées. 70 spécialités au profit des jeunes ayant quitté prématurément l’école avant d’atteindre la 4 e année moyenne. il y a lieu de rappeler, que l’effectif prévision- nel attendu au titre de la prochaine rentrée est de l’ordre de 280.000 stagiaires et apprentis nou- veaux tous modes et types de formation confon- dus. sur le plan de l’organisation et de la diversification des formations outre, la poursuite des objectifs que s’est assigné le secteur dans son plan d’action 2015-2019, cette rentrée, selon m. Bedoui, se caractérise, notamment, par la réhabi- litation des métiers du textile dans les wilayas où sont implantés les complexes de l’industrie du textile. le renforcement des sections touchera les spécialités à forte demande telles que les métiers de l’audiovisuel, de l’automatisme et de l’auto- mobile et l’ouverture de formations liées au do- maine de la vente. le ministre de l’enseignement professionnel a par ailleurs, appelé également les

professionnel a par ailleurs, appelé également les chefs d’entreprises à travailler en synergie pour relever

chefs d’entreprises à travailler en synergie pour relever les défis économiques auxquels fait face le pays, relevant que si son secteur trouve des dif- ficultés à adapter les formations aux besoins des entreprises, c’est parce que les entreprises n’ex- priment pas de demandes dans ce sens. le secteur fait face aussi à des problèmes d’insertion des jeunes dans le monde du travail. « les apprentis ne trouvent pas où effectuer leurs stages pratiques

et l’entreprise n’aide pas à former et à payer les maîtres d’apprentissage », a-t-il tenu à préciser.

il y a lieu de rappeler dans cette optique, que lors

de la rencontre de m. Bedoui avec le président du

fce, m. Haddad au début de ce mois, ce dernier

a proposé, à ce propos, de créer des mini-centres

de formation au niveau des chantiers abritant les grands projets comme les barrages, les routes et les infrastructures sportives, afin de permettre aux

apprentis ainsi qu’aux étudiants de s’imprégner des techniques nouvelles utilisées sur le terrain selon le ministre 240 spécialités sont program-

mées pour cette rentrée, couvrant les 22 branches professionnelles dont 5 spécialités nouvelles :

conseiller de vente, transformation plastique, pro- duction textile, mécanique et réglage tissage. le secteur offre pour cette rentrée, 70 spécialités au profit des jeunes ayant quitté prématurément l’école avant d’atteindre le niveau scolaire de 4 e année moyenne et 74 spécialités qualifiantes ini- tiales de courte durée (3 à 6 mois) au profit des jeunes ayant un projet professionnel. pour assurer ces formations, le secteur dispose de 1.200 struc- tures sur le territoire national (centres et instituts), d’un encadrement pédagogique de près de 20.000 formateurs et cadres accueillant annuellement

« un flux » de plus de 600.000 stagiaires et ap-

prentis et un programme diversifié offrant des dis-

positifs adaptés à chaque catégorie de jeunes. Salima Ettouahria

38 e session du conseil des gouverneurs du fida à rome

M. Abdelouahab Nouri présentera l’expérience algérienne

le ministre de l’agriculture et du développe- ment rural, m. abdelouahab nouri, prendra part, lundi et mardi prochains, à la 38 e session du conseil des gouverneurs du fonds international pour le développement agricole (fida,) à rome (italie), indique un communiqué du ministère. le communiqué, rendu public hier, souligne que cette session, centrée sur le thème de la trans- formation rurale, sera une opportunité pour les gouverneurs du fida « d’échanger leurs points de vues, de mettre des idées en commun et d’enrichir le dialogue visant à placer la transformation rurale au centre d’un développement durable et équita- ble ». il convient de signaler également, dans ce contexte, que parallèlement aux travaux de la dixième reconstruction des ressources du fida, un événement sera dédié à l’agriculture algérienne et sa politique du renouveau rural ainsi que sa contri- bution dans la croissance. « l’événement rencon- tre vise à mettre en exergue les expériences algériennes et les leçons tirées dans ce domaine », met-on en relief. ce même document, mettra par ailleurs en avant que la session constituera, d’autre

par ailleurs en avant que la session constituera, d’autre part, une occasion pour évaluer la coopération

part, une occasion pour évaluer la coopération entre l’algérie et le fida et ce, à la lumière des ré-

sultats de la mission technique effectuée dans le pays par les experts du fonds, entre le 19 et le 21 janvier dernier. « m. nouri aura d’ailleurs, en marge des travaux, des entretiens avec le président du fida, m. Kanayo nwenze, sur les relations de coopération entre les deux parties », indique cette même source. le 16 février, le ministre de l’agriculture et du développement rural participera à la 3 e table ronde des gouverneurs du fida qui se penchera sur la question des « obstacles freinant la transformation du monde rural dans le cadre des objectifs du dé- veloppement durable pour l’après 2015. » pour rappel, le fida est une institution spécialisée du système des nations unies. il a été fondé, en dé- cembre 1977, dans le sillage de la conférence mondiale de l’alimentation réunie à rome en 1974. en effet, la décision de créer le fida a été prise en 1974 à la suite des sécheresses et famines qui avaient frappé l’afrique et l’asie au cours des années précédentes. lors de la conférence mon- diale de l’alimentation, en 1974, les dirigeants mondiaux sont convenus qu’un fonds international

« devrait être créé immédiatement pour financer

des projets de développement agricole ». le fida est une banque d’aide au développement qui a pour vocation d’aider financièrement, comme bail- leur de fonds et organisateur, au développement agricole et rural dans les pays en développement et en transition. il se donne pour mission d’y combattre la faim, la malnutrition et la pauvreté par l’amélioration des moyens et techniques agricoles et par la créa- tion et la modernisation d’activités agricoles ou commerciales en milieu rural, notamment moyen- nant des projets de micro-financement gérés au ni- veau local. cette institution financière internationale accorde des prêts à faible taux d’in- térêt et des dons aux pays en développement afin de financer des programmes et projets novateurs de développement agricole et rural. le fonds compte au total 173 pays membres, dont, des États membres de l’opep et de l’ocde, des pays en développement et des pays à revenu intermédiaire. Soraya Guemmouri

vendredi 13 - samedi 14 février 2015

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EL MOUDJAHID

AMAR gHOUL, à PROPOS dE LACONFéRENCE dE CONSENSUS NATiONALdU FFS :

« La participation de TAJ tributaire du respect de la légitimité des institutions de l’État »

Le leader de TAJ appelle les parties prenantes à cette conférence à «mettre de côté leurs intérêts partisans et personnels restreints, et à chercher les dénominateurs communs afin de réussir cette initiative».

«L a participation du Tadjamoue Amel El-Jazaïr (TAJ) à la Confé- rence nationale de consensus

(CNC) initiée par le Front des forces socia- listes repose sur plusieurs principes, dont le

respect de la légitimité des institutions de l’Etat et l’enrichissement des réformes poli- tiques, notamment la révision de la Consti- tution.» Les mêmes conditions, ou presque, ont été émises par le FLN et le RNd. dans une déclaration à la presse à l’issue de sa rencontre, jeudi dernier, avec le pre- mier secrétaire du FFS, Amar ghoul, a in-

sisté sur l’importance que l’analyse politique de la situation en Algérie prenne en compte

« les défis nationaux, régionaux et interna-

tionaux et les moyens d’y faire face », et pré- vient quant à la véracité de certains

« diagnostics qui pourraient faire allusion à

l’existence d’une crise.» Or, dit-il, « l’Algé- rie ne vit pas une crise qui nécessiterait le re- cours à une étape transitoire.» Pour la réussite de la CNC, le leader de TAJ souligne que les parties prenantes « doi- vent mettre de côté leurs intérêts partisans et personnels restreints et à chercher les déno- minateurs communs afin de réussir cette ini-

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

tiative.» Son parti, poursuit-t-il, encourage toutes les initiatives « d’intérêt général.» La réussite de ces démarches, elle, « nécessite la confiance, la sincérité, le pragmatisme ainsi qu’une vision claire.»

interrogé sur son éventuelle participation à la nouvelle initiative de consultations que compte entamer prochainement MSP, M. ghoul dira qu’« on ne voit pas d’inconvé- nient de s’asseoir avec tous les partis autour

de la table de négociations, TAJ est une for- mation rassembleuse.» d’autre part, celui-ci a mis en garde contre l’intention de certains partis de l’op- position de sortir à la rue : « Un tel acte en- taché de fins purement politiciennes ne fera qu’exacerber la situation.» Pour sa part, M. Nebbou a estimé que l’initiative de son parti est sur « la bonne voie » ajoutant que le FFS « est déterminé à poursuivre les séries de rencontres avec les différents acteurs poli- tiques.» dans cette optique, il a précisé que sa formation travaille à la formation d’un « groupe de coordination » regroupant des re- présentants des formations politiques en pré- vision de la tenue de la conférence nationale de consensus. Par ailleurs, il convient de rappeler que le FFS poursuit ses consultations bilatérales préliminaires avec les acteurs politiques et sociaux, en vue de la tenue de ladite confé- rence. Le parti devait recevoir, hier, le prési- dent de l’ANR. Pendant les deux jours qui suivent, c’est avec le Front El Moustakbal, et le MPA, que le plus vieux parti de l’op- position a programmé ses rencontres. Fouad Irnatene

ALLiANCE NATiONALE RéPUBLiCAiNE

Réaffirmation de « l’accord de principe »

Le président de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a réaffirmé hier à Alger l’accord de « prin- cipe » concernant la participa- tion de son parti à la Conférence du consensus na- tional, initiée par le Front des forces socialistes (FFS). « Nous réaffirmons notre accord de principe et avec plus de profondeur à l’initiative du FFS dès lors que son objectif est d’unifier les rangs des Al- gériens et de consolider la co- hésion nationale », a déclaré M. Sahli, à l’issue de sa réu-

nion avec une délégation du FFS, dans le cadre du second cycle de consultations initiée par ce dernier autour de sa démarche. Estimant que l’esprit du consensus va « au-delà du mandat actuel des institutions », M. Sahli a annoncé la réunion dans les prochains jours du bureau national (BN) de l’ANR, « laquelle examinera la portée du projet du FFS et statuera

définitivement sur la position du parti

à son égard ». La concertation entre

les deux formations politiques sera également élargie aux élus locaux et aux structures locales les représen- tant, a-t-il ajouté. « Nous nous sommes déjà attelés à clarifier cette question à travers nos sorties média-

tiques et nos rencontres de proximité

à l’intérieur du pays, tout en exposant notre propre appréciation quant aux principes et référents auxquels nous

quant aux principes et référents auxquels nous sommes attachés », a-t-il poursuivi. il s’agit, en

sommes attachés », a-t-il poursuivi. il s’agit, en priorité, de mettre « l’inté- rêt suprême » de la nation au-dessus des considérations partisanes et de se référer à la déclaration du 1 er No- vembre 1954, « dont les valeurs sont appréhendées de manière rénovée », a-t-il explicité. L’ANR est, par ailleurs, attaché à la « poursuite » des réformes poli-

tiques à travers une révision « consensuelle » de la Constitution, impliquant toutes les catégories de la société et dans le cadre de « l’élargis- sement de la participation à la prise de décision », a souligné M. Sahli. A cet égard, il a lancé un appel à tous les acteurs politiques « qui croient en

un dialogue responsable et construc- tif, afin de créer un espace de concer- tation, à même de sensibiliser la

population algérienne autour des défis majeurs auxquels fait face actuellement le pays.» M. Sahli a toutefois mis en garde contre le risque de voir « certaines parties tenter de saisir l’opportunité de ladite conférence en vue de se créer une légitimité.» « Nous ne sommes par contre le fait de s’opposer au pouvoir mais contre celui de remettre en cause les insti- tuions de l’Etat. Nous consi- dérons également que le rendement du gouvernement ou du Parlement ou autres

doit faire l’objet de critiques fondées », a expliqué l’intervenant.

Considérant, par ailleurs, la conjonc- ture économique, marquée par la chute des prix du pétrole, comme

« préoccupante » mais « non dange-

reuse », le président de l’ANR a es- timé que l’Algérie « est en mesure de redresser la situation grâce notam- ment aux capacités financières en ré- serve existantes.» de son côté, le premier secrétaire national du FFS, Mohamed Nebbou, a annoncé la création en cours d’un groupe de contact comprenant des membres de son parti et ceux issus des formations politiques impliquées, en vue de coordonner le processus de concrétisation de la Conférence du

consensus national qu’il a qualifié de

« satisfaisant ».

FRONT dU CHANgEMENT

Participation « sans préalable »

Le président du Front du change- ment (FC), Adel- madjid Menasra a annoncé, hier à Alger, la participa- tion "sans préala- bles" de son parti à la Conférence du consensus national, initiée par le Front des forces socialistes (FFS). dans son al- locution à l'ouver- ture du Conseil national des étu-

diants du FC, M. Menasra a souligné que "le FC compte prendre part à la Conférence du consensus national, initiée par le FFS, sans conditions préalables". il a indiqué que son parti "présentera devant les participants à cette confé- rence ses positions et approches vis-à-vis des questions politiques et les

voies et moyens de parvenir à un consensus national". M. Menasra a in- vité tous les acteurs politiques qui ont présenté des initiatives à se réunir autour d'une seule table "en vue de sortir avec une approche commune et un consensus entre toutes les formations politiques". "Le FC est prêt à participer à tout dialogue qui se déroule en Algérie, entre les Algériens et dans l'intérêt de l'Algérie", a-t-il soutenu. Concer- nant les protestations des populations d'in Salah (Tamanrasset) contre les opérations d'évaluation des réserves en gaz de schiste, le président du FC a salué "le civisme" dont ont fait montre les protestataires pour exprimer leurs revendications, appelant les pouvoirs publics à "convaincre ces po- pulations, notamment par des études scientifiques, des bienfaits de cette source d'énergie". M. Menasra a, par ailleurs, évoqué l'état des universités algériennes et la nécessité d'engager de "véritables réformes" dans les méthodes d'en-

seignement supérieur.

dans les méthodes d'en- seignement supérieur. HUMANiSATiON dES ENTREPRiSES éCONOMiqUES L’appel de la

HUMANiSATiON dES ENTREPRiSES éCONOMiqUES

L’appel de la présidente du Croissant-Rouge algérien

La présidente du Croissant- Rouge algérien (CRA), Saïda Ben- habylès, a appelé, jeudi dernier, les Patrons à œuvrer à l’humanisation de leurs entreprises économiques par des initiatives de solidarité et des projets sociaux au profit des catégories déshéritées. « L’écho des appels de solidarité du CRA auprès des présidents d’entreprises est ‘‘faible’’et n’est pas à la mesure des aspirations de l’organisation qui souhaite une participation po- sitive et active de leur part, à l’ac- tion caritative », a estimé M me Benhabylès dans son intervention au forum des journalistes de la wi- laya de Tipasa, tenu à l’Office na- tional de culture et d’information de Chenoua. Le CRA est le « bras

humanitaire des autorités pu- bliques qui, à défaut d’un budget propre, tire sa survie des bienfai- teurs et des initiatives de solida- rité », a-t-elle affirmé. Un mémorandum de coopération sera, en outre, signé avec le ministère du Commerce, a indiqué M me Ben- habylès, soulignant que les direc- teurs du commerce des wilayas sont engagés à mobiliser les com- merçants et patrons pour soutenir le CRA. S’exprimant sur le rapatriement des Nigériens dans leur pays, la présidente du CRA a qualifié l’opération de « défi relevé avec succès par l’Algérie », car ils ont été « rapatriés chez eux sur de- mande de leur gouvernement et

« rapatriés chez eux sur de- mande de leur gouvernement et dans le plus strict respect

dans le plus strict respect de leur li- berté ». « Cette opération (rapatrie- ment) a permis de couper l’herbe sous les pieds de réseaux criminels

mondiaux qui voulaient exploiter la détresse des réfugiés en les en- rôlant dans des réseaux de mendi- cité et autres », a-t-elle soutenu.

En matière de coopération interna- tionale, la présidente du CRA a ré- vélé l’existence d’une idée qu’elle compte développer et soumettre aux organisations africaines du Croissant-Rouge et de la Croix- Rouge, parmi lesquels notamment les pays du Sahel pour une action caritative à travers des opérations communes entre ces pays. En termes de perspectives fu- tures, M me Benhabylès a annoncé la réouverture des adhésions de bé- névoles au CRA, après leur gel. L’organisation compte 1.000 adhérents, a-t-elle ajouté, signalant également la création programmée d’un Club des amis du CRA, dont les membres seront issus de la so- ciété civile (non partisans).

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

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55 e AnnIVERSAIRE DES ESSAIS nuCLéAIRES FRAnçAIS Au SAHARA

Les victimes algériennes réclament toujours vérité et justice

Menés pendant plus de 5 ans sur le sol algérien, au Sahara, dans le plus grand secret aussi, les essais nucléaires français, 17 au total, ont causé de graves dommages à l’environnement, mais également à la santé des populations locales, avec leurs lots de souffrances, de malformations congénitales, de cancers et de radio-induits.

E n l’absence d’archives, de preuves matérielles sur le risque sanitaire, la France

qui occupait alors le territoire algé- rien refuse de reconnaître ses res- ponsabilités, en se retranchant derrière le secret défense, notam- ment. La commémoration du 55 e an- niversaire du premier essai nu- cléaire français à Reggane (Adrar), jeudi après-midi au musée national du Moudjahid de Riadh El-Feth à

Alger, en présence de nombreux moudjahidine, d’universitaires et des élèves officiers de la Gendar- merie nationale, de la police et des douanes, a rouvert le dossier des ir- radiés de la France coloniale qui réclament toujours vérité et justice,

a estimé D r Ammar Mansouri, chercheur en génie nucléaire, dans son importante communication, qui a fait le tour de la question, re- connaissons-le. Dans ce contexte,

le conférencier et revenu sur la loi

Morin (l’ancien ministre français

de la Défense) du 5 janvier 2010,

portant reconnaissance et indem- nisation des victimes des essais nu- cléaires français, en ajoutant que bien qu’aucune indemnisation ne puisse réparer le mal causé par les explosions atomiques, cette loi n’indemnise personne, notamment les victimes algériennes, précisant ensuite qu’à ce jour, la quasi-tota- lité des demandes d’indemnisation (32 en tout) ont été rejetées au motif de «risque négligeable». L’association «Moruroa e tatou» relève, pour sa part, que cette loi n’a pas été à la hauteur des aspira- tions des victimes françaises et po- lynésiennes, a rapporté D r Mansouri, en signalant que 12 ou 13 indemnisations seulement ont été accordées par la France, sur

890 dossiers déposés entre 2010 et 2013. Cependant, conclut le confé- rencier, l’espoir d’un changement est permis, en joignant sa voix à celle des associations, «Moruroa e

tatou» et «Aven» pour demander une révision de la loi Morin à l’ef-

fet de permettre la réparation de

la loi Morin à l’ef- fet de permettre la réparation de toutes les séquelles causées par

toutes les séquelles causées par les explosions atomiques au Sahara (sanitaires et environnementales), et de satisfaire les attentes des vic- times algériennes, s’agissant no- tamment de lever le sceau du secret-défense sur les archives concernées, assurer le suivi médi- cal des victimes des radiation, in- demniser les victimes algériennes,

contribuer à la mise en place d’un système de surveillance des sites, former des spécialistes algériens en décontamination, nettoyer et réha- biliter les sites d’essais nucléaires de Reggan et d’In Ekker. La rencontre s’est poursuivie avec la présentation d’une commu- nication sur l’aspect législatif de ce dossier, au cours de laquelle D r Ab- delkader Bendaoud (université d’Oran) a abordé les voies et moyens nécessaires pour défendre la cause algérienne externe de re- connaissance de ce crime contre l’humanité et d’indemnisation des victimes. Mourad A.

Les essais nucléaires français au Sahara (1960-1966)

1-Essais aériens (04)

 

- “Gerboise Bleue” : 13 février 1960 à Reggane (Adrar)

- “Gerboise Blanche” : 1 er avril 1960 à Reggane (Adrar)

- “Gerboise Rouge” : 27 décembre 1960 à Reggane (Adrar)

- “Gerboise Verte” : 25 avril 1961 à Reggane (Adrar)

2-Essais souterrains (13)

 

- “Agath” : 7 novembre 1961 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Béryl” : 1 er mai 1962 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Emeraude” : 18 mars 1963 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Améthyste” : 30 mars 1963 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Rubis” : 20 octobre 1963 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Opale” : 14 février 1964 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Topaze” : 15 juin 1964 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Turquoise” : 28 novembre 1964 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Saphir” : 27 février 1965 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Jade” : 30 mai 1965 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Corindon” : 1 er octobre 1965 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Tourmaline” : 1 er décembre 1965 à In Ekker (Tamanrasset)

- “Grenat” : 16 février 1966 à In Ekker (Tamanrasset).

Le P r Mohamed Mahieddine : « Les explosions ont dépassé en intensité la bombe
Le P r Mohamed Mahieddine : « Les explosions ont dépassé en intensité la bombe

Le P r Mohamed Mahieddine : « Les explosions ont dépassé en intensité la bombe d’Hiroshima »

Le P r Mohamed Mahieddine : « Les explosions ont dépassé en intensité la bombe d’Hiroshima

«Les essais nucléaires français en Algérie, un crime abject». Le chercheur en génie nucléaire, Amar Mansouri a souligné que ces essais «sont les crimes les plus abjects perpétrés par la France colo- niale en Algérie», précisant que «la France doit ré- pondre de ces crimes devant le Droit international et devant le peuple algérien». Le P r Mahieddine Mo- hamed, enseignant de droit à l’université d’Alger, a

et devant le peuple algérien». Le P r Mahieddine Mo- hamed, enseignant de droit à l’université

assuré, pour sa part, que les essais nucléaires fran- çais en Algérie dépassaient en intensité ceux d’Hi- roshima (Japon), soulignant que «la France doit indemniser les populations du Sud pour les dom- mages occasionnés». Organisée au musée national du Moudjahid, la conférence a été marquée par la projection d’un documentaire sur les souffrances des populations du Sud, du fait de ces essais nucléaires.

par la projection d’un documentaire sur les souffrances des populations du Sud, du fait de ces

C’éTAIT LE 13 FéVRIER 1960

Opération « Gerboise Bleue », l’autre crime contre l’humanité

Pour faire partie du cercle des puissances nucléaires, la France choisit le Sahara algé- rien pour faire exploser sa première bombe atomique. C’était le 13 février 1960, à Ham- moudia, à cinquante kilomètres de Reggane. L’opération avait pour nom de code, «Ger- boise Bleue». Ce jour-là, à 07h04, la terre avait tremblé, et, pour cause, la déflagration était d’une puissance de 70 kilotonnes, soit trois fois celle de Little Boy, qui avait pul- vérisé Hiroshima. La France ne se limitera pas à ces seuls essais, puisque d’autres opérations «Ger- boise» s’en suivront. Seule la couleur change, il y aura la «Blanche», la «Rouge» et la «Verte». En revanche, les dégâts sont les mêmes. Et le crime était de deux ordres. Le premier est que la France avait opéré des essais atomiques dans une zone habitée, uti- lisant des Algériens, notamment des prison- niers comme cobayes, et le deuxième, les autorités françaises n’ont jamais pensé à dé-

contaminer la région, au même titre que les mines antipersonnel, les cartes ont été frap- pées du sceau «top-secret». Mais, comme on est toujours rattrapé pas son passé, l’opéra- tion «Gerboise Bleue», longtemps présentée comme «propre» a fini par révéler sa face sombre. C’est ainsi que le prestige de la France comme puissance nucléaire est tombé sous les menaces des familles des militaires fran- çais qui ont servi leur pays dans la zone d’essai nucléaire en Algérie durant la pé- riode coloniale. Ces voix qui ont accusé la France de la destruction de la vie ont trouvé écho, contrairement à celles des Algériens classées aux oubliettes. Quoi qu’il en soit, le combat finit par aboutir. Et c’est un docu- ment choc publié le 14 février 214 dans le journal le Parisien qui a mis à nu les men- songes de l’état français. Il s’agit d’une carte relative aux essais nucléaires français, réalisés en Algérie. Classée «secret-dé-

fense» sur décision de l’armée, cette carte a été déclassifiée le 4 avril 2013, dans le cadre d’une enquête pénale déclenchée par des vé- térans. Elle montre l’étendue des retombées radioactives du premier essai nucléaire aé- rien effectué dans le Sahara algérien. Grâce à la publication d’une simple carte, classée «secret-défense» jusqu’en avril 2013 par l’armée, le grand public a commencé à dé- couvrir l’étendue exacte des retombées nu- cléaires dans la région. Que montre ce document ? De vastes zones de contamina- tion, allant bien au-delà du Sahara, obser- vées jusqu’à deux semaines après le premier tir aérien de février 1960. Des retombées ra- dioactives au Mali, en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au niger, en Centra- frique, au Tchad, au Ghana. D’autres ques- tionnements se sont suivis, comme par exemple quel impact sur la santé humaine ? Le parcours du nuage est connu. un jour après l’explosion, il traverse le désert, en

fonction des vents, et atteint Tamanrasset. En l’espace de 24 heures, l’Afrique subsa- harienne est touchée. En Afrique centrale, ndjamena et Bangui le sont aussi. Trois jours plus tard, le nuage remonte vers l’Afrique de l’Ouest pour atteindre Bamako, quatre jours après l’explosion. Deux se- maines après, toujours chargé de radioacti- vité, il atteint les côtes méditerranéennes espagnoles, ainsi qu’une bonne moitié de la Sicile. Les vétérans français des campagnes nucléaires demandent réparation, pour les essais sahariens et polynésiens. Ce sont eux qui ont permis la déclassification du docu- ment du Parisien. Mais les victimes algé- riennes ont elles aussi saisi la justice, et réclament des comptes. Elles continuent d’appeler le parlement français à «la révi- sion de l’ancienne loi». Les documents prouvent que les dangers de radioactivité sont toujours là. Que faut-il de plus ? Nora C.

 

Reggane s’en souvient

 

Le 55 e anniversaire des essais nu- cléaires français de Reggane (Adrar) a été commémoré vendredi, lors d’une cérémo- nie de recueillement, au pied de la stèle éri- gée en son souvenir à la place des Martyrs, à la mémoire des victimes de ce crime abo- minable perpétré par la France coloniale. une exposition a été mise sur pied, à cette occasion, en coordination avec le secteur de l’Environnement et le mouvement asso- ciatif, pour montrer toute l’atrocité de ces explosions, mais aussi mettre en avant les actions menées pour la délimitation, sur 18 km, du site de ces explosions nucléaires, localisés à 65 km de la ville d’Adrar. Lors d’une rencontre organisée au siège de la commune de Reggane (150 km au sud

d’Adrar), le président de l’association 13 Février 1960, Omar Hamel, a appelé à la nécessité de mettre à nu les atrocités com- mises par le colonialisme, par la conjugai- son des efforts des différentes intervenants, notamment par la recherche scientifique, afin d’apporter les vérités scientifiques sur les séquelles de ces explosions aussi bien sur la santé de l’homme que sur l’environ- nement. La région a besoin de davantage d’ac- tions pour protéger ses populations de ces séquelles, en mettant en place les moyens de dépistage précoce des différentes patho- logies pouvant résulter des effets des radia- tions nucléaires, ainsi que les structures de santé nécessaires, en plus du nettoiement

de la région des irradiations causées par ces essais nucléaires, a souligné M. Hamel. Des films documentaires ont été projetés lors de cette rencontre pour montrer des exemples de souffrances des populations de la région où sont, depuis, apparues des maladies diverses et étranges, ayant en- traîné des malformations faciales et fonc- tionnelles, en plus de présenter témoignages vivants sur cet abominable crime. Le wali d’Adrar a fait état, dans ce cadre, de la détermination des pouvoirs pu- blics de prendre en charge cette région, dans les différents domaines, à travers un projet de clôture du site des explosions, la prise en charge sanitaire des personnes qui

en sont victimes, et l’implication de l’uni-

versité pour une approche scientifique sur la question. À l’occasion de cette commé- moration, il a été procédé à la mise en ser- vice de deux transformateurs électriques de

60

kilovolts et au lancement en chantier

d’un projet d’auberge de jeunes à Reggane, livrable avant la fin de l’année en cours. L’opportunité a été saisie pour procéder

également à la réouverture de la conserve- rie de tomate de Reggane, à l’arrêt depuis une vingtaine d’années, et accordée en ex- ploitation à un privé dans le cadre de l’en- couragement de l’investissement. La conserverie, qui génère 150 emplois dont

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permanents, offrira une capacité de 200

tonnes/ jour, extensible à 1.500 tonnes.

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

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a t io n

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EL MOUDJAHID

OffiCE nAtiOnAL dE LUttE COntRE LA dROGUE Et LA tOxiCOMAniE

182 tonnes de kif saisies et baisse de 13% en 2014

L’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT) vient de rendre public, le bilan 2014 de la lutte contre le trafic, l’usage et la consommation de stupéfiants en Algérie.

E n effet, selon l’Office, pas moins de 182 tonnes de résines de cannabis ont été saisies en 2014 en Algérie, un

deuxième record historique des saisies de- puis l’Algérie indépendante, après les plus de 211 tonnes récupérés en 2013 par les ser- vices de sécurité un peu partout sur le terri- toire national. Comparativement à l’année 2013, les statistiques de l’organisme de lutte contre la drogue ont constaté une baisse de 13% due au renforcement du dispositif sécu- ritaire aux frontières. « Au total ce ne sont pas moins de 181.942,901 kg de résine de cannabis qui ont été saisis durant l’année 2014, contre 211.512,773 kg en 2013, soit une baisse de plus de 29 tonnes des quantités saisies », a indiqué le directeur général de l’Office, Mo- hamed Benhalla. « Les quantités de drogue saisies ont en- registré une baisse en 2014, bien que légère, mais démontrent que le travail des services de lutte a découragé les trafiquants de drogue à choisir l’itinéraire Algérie », a-t-il estimé. toute cette drogue saisie a permis aux repré- sentants de la loi d’appréhender plus de 15.400 personnes qui ont été impliquées,

dont deux tiers sont des personnes sans pro-

impliquées, dont deux tiers sont des personnes sans pro- fession, soit 67,90 % du chiffre global.

fession, soit 67,90 % du chiffre global. « Au total 15.448 personnes ont été impliquées dans des affaires liées à la drogue en 2014, dont 10.648 sont sans profession, 2.218 sont des employés et 195 sont des étudiants », a-

t-on précisé de même source en se référant au bilan des trois services de lutte (douanes- Gendarmerie nationale-dGSn). d’autre part, le même bilan a démontré que parmi le total des personnes impliquées

et interpellées, il a été recensé 183 étrangers dont 72 nigériens, 40 Maliens, 21 Maro- cains et 2 français. Parmi le nombre total des personnes impliquées, « 398 personnes sont en fuite », selon le même bilan. La même source a également relevé que sur les 15.448 personnes impliquées, un taux de 42,50% des personnes sont âgées entre 26 et 35 ans, 32,52% sont âgées entre 19 et 25 ans, alors que 1,32% ont moins de 18 ans. il a expliqué que le recul des quantités saisies s’explique par le déploiement « intensif » du dispositif sécuritaire aux frontières algé- riennes « qui a dissuadé les trafiquants de drogue et les a poussés même à changer leurs itinéraires ». Les quantités saisies « démon- trent les efforts colossaux déployés par les services de lutte contre ce phénomène, ainsi que leur bonne maîtrise et leur professionna- lisme en la matière », a-t-il souligné. S’agissant des drogues dures, les services de luttes (douanes, Gendarmerie nationale et dGSn), ont également saisi 1245,626 grammes de cocaïne en 2014 avec une baisse de 67,14% par rapport à l’année 2013, et 339,11 grammes d’héroïne avec une baisse

de 60,95%. M. Mendaci

Plus d’un million de comprimés de psychotropes saisis en 2014

«Au total 1.050.612 comprimés de substances psycho- tropes de différentes marques ont été saisis en Algérie, durant l’année 2014, contre 1.175.974 comprimés saisies en 2013, avec une baisse de 125.362 comprimés saisis», a précisé à l’APS, le directeur général de l’Office, Mohamed Benhalla. Se référant au bilan des services de lutte, il a expliqué que «les substances psychotropes saisies démontrent que les trafi- quants de drogues font transiter ces substances par les pays du Sahel passant par les frontières sud du pays à destination des pays de l’Europe ». En effet, le bilan a révélé qu’un taux de 50,11% de substances psychotropes saisies en 2014, a été enregistré dans la région sud du pays. il a été ainsi constaté que 136.691 comprimés ont été saisis à tamanrasset, alors que 206.639 autres ont été saisis à Ghardaïa et 128.917 comprimés à Adrar. M. Benhalla a indiqué qu’une partie de ces substances transitant par l’Algérie était « destinée pour la consommation locale », soulignant que « 650.952 comprimés de substances psychotropes ont été saisies à l’intérieur du pays ».

Plus de 23 quintaux saisis par les services de sécurité

deux nouvelles opérations des unités de la gendarmerie nationale et de la po- lice de lutte contre le trafic de drogue ont donné lieu à la récupération de plus de 23 quintaux de kif traité (2,3 tonnes) à l’est et à l’ouest du pays (Biskra et tlemcen), a-t-on appris, hier, auprès des services de sécurité. La première opération, œuvre des services de police de tlemcen, s’est sol- dée par la saisie de plus de 12 quintaux de kif traité dans la nuit de jeudi à ven- dredi à Beni Boussaïd (tlemcen), indi- quera la Sûreté de wilaya (SW). L’opération, menée par la brigade mobile de la police judiciaire de la Sû- reté de la daïra de Beni Boussaïd, a per- mis de saisir 12 quintaux et 15 kg de kif

traité, a précisé la cellule de communi- cation de la sûreté de wilaya. Agissant sur information faisant état d’un convoi important de drogue en provenance des frontières ouest du pays, les services de sécurité se sont aussitôt déployés à tra- vers les différents axes susceptibles d’être empruntés par les trafiquants, a- t-on expliqué. Selon la même source, le véhicule suspecté a été intercepté à hauteur du lieu-dit « El-Jalou », alors que les occupants ont réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité. Pour leur part, les services de la Gen- darmerie nationale ont saisi, dans la nuit de mercredi à jeudi à Biskra, en coordi- nation avec les éléments de l’Armée na- tionale populaire (AnP), près de 11

quintaux de kif traité dissimulés à bord d’un camion, a indiqué le commandant du groupement territorial de ce corps constitué. Le camion immatriculé dans la wi- laya d’El Oued, circulant sur l’axe Batna-El Oued, a été intercepté sur la route nationale (Rn) n° 3, à l’entrée nord de la ville de Biskra. Les gen- darmes ont déclenché l’opération après avoir été destinataires d’informations faisant état du transport de cette drogue en direction d’El Oued, qui était dissi- mulé sous des sacs de son, a déclaré cet officier. deux individus ont été arrêtés au cours de cette opération tandis que leur camion a été saisi. M. Mendaci

MASCARA

Installation du nouveau chef de la sûreté de wilaya

M. daif Mohamed tayeb a été installé mercredi der- nier dans ses nouvelles fonctions de chef de sûreté de la wilaya de Mascara en remplacement de M. Akhrib Mo- hamed appelé à exercer les mêmes fonctions a la tête de la sûreté de la wilaya de Sétif et ce, dans le cadre du mou- vement du corps de la police nationale. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur régional de la police de l’ouest, M. Ouahrani Mohamed en pré- sence du wali de Mascara, M. Ouled Salah Zitouni, des autorités civiles et militaires de la wilaya et de cadres de

la sûreté nationale. Au cours de cette cérémonie, le pré- décesseur et le successeur n’ont pas manqué de rappeler à cet effet le rôle et les missions dévolues au corps de la po- lice pour la protection des biens et des personnes et de la préservation de la sécurité ; ils n’ont pas manqué de féli- citer le dGSn pour la confiance placée en eux, ils se sont dits honorés et ont félicité le chef de l’exécutif de la wi- laya pour sa disponibilité permanente et son soutien moral et matériel.

A. Ghomchi

MédéA

120 morts sur les routes en 2014

120 personnes ont trouvé la mort sur le réseau routier de la wilaya de Médéa, durant l’année 2014, en hausse par rapport à 2013 avec 104 personnes tuées dans des accidents de la circulation, survenus en zone ur- baine et rurale, a indiqué, le directeur des transports. Selon Mustapha Mehadjbia, qui intervenait jeudi dernier lors d’une émission de la radio du titteri, consa- crée à la prévention et la sécurité rou- tière. il est enregistré un léger recul du nombre d’accidents recensés par les services de la gendarmerie et de la sûreté nationale à travers le réseau routier de la wilaya, entre 2013 et 2014, passant respectivement de 1.109 à 1.090 accidents. toutefois, les pertes en vies hu- maines ont continué d’enregistrer une

hausse, en raison notamment du non respect du code de la route, mais aussi de l’état des véhicules transitant par le réseau local, a-t-il expliqué. Ces deux facteurs sont également à l’origine de l’augmentation du nombre de blessés sur la route, qui a atteint un total de 2023 blessés, en 2014, contre 2004 l’année d’avant, a ajouté ce responsable, précisant que les camions de gros tonnage et les au- tobus sont impliqués dans près de 25% des accidents recensés en 2014, alors qu’ils ne représentent que 10% à peine du parc roulant circulant sur les routes de la wilaya. il a fait état, à cet égard, de l’en- trée en application récente de nou- velles dispositions pour la réglementation de l’activité de trans- port de voyageurs et de marchan- dises, sur une initiative du ministère

des transports, visant, a-t-il indiqué, à réduire le nombre d’accidents, as- surer la sécurité des usagers et préser- ver la vie des citoyens. Parmi les principales dispositions introduites, à cet effet, le renforce- ment du contrôle technique des véhi- cules, notamment ceux réservés au transport de voyageurs et le fret, ainsi que l’obligation faite aux proprié- taires de ces véhicules de passer par les centres de contrôles situés dans la wilaya de résidence et la levée, dans un délai limité, des réserves mention- nées sur la fiche de contrôle. En cas d’infraction à la nouvelle réglementation, le propriétaire fera l’objet de sanction et de pénalités, pouvant aller de la mise en fourrière du véhicule jusqu’au retrait de l’au- torisation de circulation, a-t-il noté.

AnnABA

12 harraga sauvés d’une mort certaine en mer

douze candidats à l’émigration clandestine ont été secourus et sauvés d’une mort certaine jeudi dernier, à 5 heures du matin, alors qu’ils met- taient le cap sur les côtes italiennes à bord d’une embarcation de fortune, a- t-on appris auprès des gardes côtes de Annaba. Agés entre 17 et 28 ans, ces har- ragas ont été interceptés à 12 miles au nord-est de Ras El Hamra lors d’un patrouille de routine entrant dans le cadre de la sécurisation des frontières maritimes de la façade maritime Est.

ils sont partis de la plage de Sidi Salem jeudi à trois heures du matin, précise la même source. Après avoir subi une consultation médicales par le médecin de la pro- tection civile, ces harragas ont été présentés dans la même journée de- vant le procureur de la République, près le tribunal de Annaba. Signalons que ces mis en cause sont tous origi- naires de la localité de Sidi Salem, commune d’El Bouni, ont indiqué nos sources.

B. G.

ALGER

Incendie au marché communal d’Aïn Benian

Un incendie s’est déclaré hier après-midi au marché communal du 8-Mai-1945 à Aïn Benian (ouest d’Alger), dont une grande partie a été dévastée par les flammes, a constaté l’APS sur place. Les services de la protection ci- vile sont intervenus pour circons- crire l’incendie, assistés par les citoyens et les marchands qui ten- taient de sauver ce qui restait de leurs marchandises. Un court-cir- cuit serait à l’origine de cet incen- die, selon des témoins.

Un court-cir- cuit serait à l’origine de cet incen- die, selon des témoins. Vendredi 13 -

Vendredi 13 - Samedi 14 février 2015

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

IMPACT DE LACHUTE DES PRIx DU PéTROLE SUR NOTRE PAyS, UN HAUT RESPONSABLE DU FMIAFFIRME :

«L’Algérien’estpasencrise, maisl’élémentdevulnérabilitéexiste»

Thème d’une conférence animée, jeudi à l’hôtel El-Djazaïr, par un haut responsable du FMI, «l’Impact de la chute des prix du pétrole sur les pays de la région», dont l’Algérie, aura permis au conférencier, du Fonds monétaire international, de revenir sur les indicateurs qui caractérisent la conjoncture actuelle, en ce qui concerne la situation actuelle du marché pétrolier, et les perspectives de son développement.

O rganisée par la Banque d’Al- gérie, cette conférence a éga- lement amené le directeur du

département du Moyen-Orient et Asie centrale, au FMI, Masood Ahmed, d’aborder la réaction de notre pays face à la crise pétrolière, dont les prémices pointaient déjà dès 2009, pour dire la nécessité, pour le gouvernement algérien, de rester mo- bilisé, devant l’incertitude qui carac- térise, l’évolution du marché de l’or

noir, désormais sous l’influence de nouvelles donnes. « L’Algérie n’est pas dans une situation de crise car elle a développé des marges de ma- nœuvre très importantes qui lui per-

mettent d’opérer une transition graduelle », a-t-il dit. En fait, « l’Al- gérie est mieux préparée et plus forte que les années quatre-vingts qui avaient connu un épisode de chute brutale des cours du pétrole ».

« Grâce à des politiques macro-éco-

nomiques prudentes, l’Algérie a réussi à développer des marges bud- gétaires confortables et des réserves de changes équivalent à trois années d’importations », indiquera le confé- rencier. La solidité financière de l’Al- gérie reste soutenue également par la consistance de ses réserves de changes officielles, de la stabilité de son taux d’inflation, et de son faible niveau d’endettement extérieur, de la faiblesse du déficit de son compte courant, et beaucoup plus, à un ni- veau d’endettement insignifiant, soit 3 milliards de dollars.

Ph : Wafa
Ph : Wafa

Néanmoins, face à l’élément d’in- certitude du marché pétrolier, cette position confortable qui contribue à la stabilité macroéconomique de l’Algérie, et cette capacité de rési-

lience aux chocs externes, à moyen terme, précise, le conférencier, im- pose à notre pays, pour les années à venir, de maintenir une veille perma- nente en matière d’évolution de sa politique budgétaire, prévient Ahmed Masood. En fait, depuis quelques an- nées, les signes de vulnérabilités sont apparus pour notre pays dont « le prix de l’équilibre budgétaire reste des plus élevés, de par le monde », du fait que, les dépenses montaient en même temps que les réserves », avertit le re- présentant du FMI. Une situation préoccupante, l’économie algérienne étant essentiellement tirée par les re-

cettes des hydrocarbures, fera remar- quer le conférencier. Les prix du pé- trole étant incertains, et si la tendance actuelle persistait, l’Algérie risque- rait, dès 2020, soit d’ici cinq ans, de connaître un creusement de son défi- cit budgétaire, une augmentation de sa dette publique qui, aujourd’hui équivaut au trois quarts de son PIB, une extension des points d’intérêts, avec davantage d’écarts dans les prix de l’équilibre budgétaire. En clair, selon ce haut responsable du FMI, « si les politiques économiques res- taient inchangées, l’Algérie se retrou- vera avec un niveau d’endettement alarmant, une politique budgétaire non visible et très vulnérable, une im- portante réduction de ses réserves de change, un ralentissement de sa crois- sance, et une augmentation de son

taux de chômage, notamment au sein des jeunes. Autrement dit, la conso- lidation budgétaire va se consolider sur les cinq prochaines années, mais pas la croissance », précise l’interve- nant. Pour prévenir ce scénario, l’Al- gérie « doit accélérer les réformes économiques, mettre en œuvre sa consolidation budgétaire graduelle mais soutenue, stimuler la contribu- tion de l’investissement privé et des exportations nettes à une croissance plus visible, assurer la protection des plus vulnérables, renforcer la gouver- nance économique ». Selon le confé- rencier, il faudrait revoir les subventions généralisées, et les prix de l’énergie qui devraient être plus étudiés. Rappelant que le classement de l’Algérie en matière de Doing bu- siness « n’est pas des meilleurs dans le monde », le conférencier insistera, en conclusion, pour l’amélioration du climat des affaires dans notre pays. Pour le gouverneur de la Banque d’Algérie, « aujourd’hui, la stabilité macroéconomique de l’Algérie n’est pas questionnée ». Mohammed Lak- saci évoquera, à ce titre, un taux d’in- flation de 2,9% en 2013 (3,26% en 2012) comme étant « un paramètre de la stabilité macroéconomique. La sta- bilité financière de l’Algérie est, en fait, confirmée, ces trois dernières an- nées, caractérisée par une augmenta- tion de l’ordre de 26% des crédits à l’économie en 2014 (entre 20 et 21% en 2013), une solidité financière des banques, ces dernières n’étant pas en-

dettées en devises, et une liquidité bancaire appréciable, avec possibilité de refinancement de ces dernières en 2015, en cas de besoin. Le gouver- neur de la Banque d’Algérie qui confirme que « le choc est là pour une ou deux années », s’est voulu ras- surant au regard d’un « endettement extérieur très faible ». Pour lui, « la question qui se pose est comment tirer profit, au mieux, aujourd’hui, de ces éléments de solidité pour une croissance forte, diversifiée et créa- trice de d’emplois ». Et de confirmer le potentiel d’investissement dans le secteur des hydrocarbures, « qui a en- core des capacités d’autofinancement solides et confirmées ». Mais « on s’attend également à des investisse- ments soutenus dans le secteur hors hydrocarbures », souligne-t-il. Et d’assurer « qu’aujourd’hui, les ré- serves du pays sont très élevées par rapport à plusieurs autres pays, et ce niveau est là pour contribuer en ma- tière de solvabilité globale du pays ». En définitive, « un besoin d’investis- sement plus élevé est nécessaire pour stimuler la croissance hors hydrocar- bures », souligne Mohamed Laksaci qui recommandera également d’opti- miser les capacités d’épargne des mé- nages, appelant, par la même occasion, les banques à être davan- tage mobilisées, désormais, pour jus- tement stimuler cette catégorie d’épargne, recommandera le gouver- neur de la Banque d’Algérie. D. Akila

Des atouts pour faire face à la crise

l Les cours du pétrole ne cessent de plonger. Ces cinq derniers mois, ils ont perdu près de 50%. Le baril est

passé sous la barre des 50 dollars alors qu’il en valait 115 en juin dernier. Pour le moment, il y a trop de pétrole dis- ponible sur le marché. D’où le plongeon des cours. Quelles sont donc les conséquences de la chute des prix sur les écono- mies des pays comme l’Algérie ? Sans doute, la chute du pé- trole est l’un des grands événements qui marqueront l’année 2015. Dans sa note de recherche, l’agence américaine de nota- tion qui a jugé « durables » les prix plus faibles du pétrole a confirmé une incidence négative sur les pays producteurs à l’exception de l’Arabie saoudite où la hausse des dépenses budgétaires compensera ses effets et aidera à maintenir une croissance positive. Par contre d’autres pays producteurs sont en train de revoir à la baisse leurs perspectives de croissance économique à cause de la chute du baril de brut. Sur le plan du principe, la durée de la tendance baissière agira sans aucun doute sur l’économie mondiale. Ce contexte devrait même la stimuler de façon significative. Mais il ne faut pas minimiser non plus le poids des prix plus faibles du pétrole sur la croissance des pays exportateurs nets. Aussi cette baisse des cours, n’est pas une bonne nouvelle, notamment pour les pays producteurs, dont l’Algérie. Certes, cette baisse du brut aura à court terme des effets très bénéfiques sur la croissance pour certains pays développés, puisqu’en termes purement

économiques, il est positif d’avoir une énergie meilleur mar- ché, mais cette chute ne fera pas que des heureux, elle est déjà très négative sur les économies des pays producteurs, à moyen et à long termes. Pour les marchés émergents, c’est vrai, c’est un peu la panique, ils auront plus de peine à rembourser leurs dettes et même si l’Arabie saoudite peut compter sur des ré- serves de 450 milliards de dollars, elle ne pourra pas tenir des années avec un baril à 50 ou 60 dollars. Elle a besoin d’argent pour assurer à sa population des subventions et continuer à fi- nancer d’autres projets. Donc, l’impact est positif uniquement sur les pays qui n’ont pas de pétrole et qui doivent importer des produits pétroliers, leur facture étant moins élevée. Mais c’est évidemment négatif sur les pays exportateurs de brut, puisqu’ils le vendent moitié moins cher qu’au mois de juin dernier. Ce sont autant de devises en moins pour équilibrer les budgets ou pour importer des produits de première néces- sité dans les pays qui n’ont pas diversifié leur économie du pé- trole, comme l’Algérie qui dépend à 98% des hydrocarbures. Tout compte fait, l’impact est très variable selon les produc- teurs d’or noir. L’Algérie a bien sûr des dépenses sociales et des subventions beaucoup plus importantes à faire. Or la baisse des prix du brut va occasionner une baisse des revenus de l’Etat, qui jouera moins son rôle de redistribution. Tout cela dans un contexte politique régional délicat. Mais d’après certains analystes, l’Algérie qui est un des pays pétroliers de

longue date devraient moins souffrir pour peu que le pays puisse relancer sa production et la diversifier. Face à la chute des prix pétroliers, notre pays est mieux préparé mais doit ac- célérer les réformes. L’Algérie dispose des atouts nécessaires pour faire face aux effets de la chute des prix du pétrole a af- firmé, Masood Ahmed, un haut responsable du Fonds moné- taire international (FMI). « L’Algérie est beaucoup mieux préparée et sa position est plus forte par rapport aux années 1980 pour faire face aux chocs externes liés à la chute des cours mondiaux de brut », a déclaré le directeur du départe- ment du Moyen-Orient et Afrique du Nord au FMI, Masood Ahmed, lors d’une conférence sur l’impact de la baisse des prix du pétrole sur les pays de la région. La marge de manœu- vre financière « importante » accumulée par l’Algérie durant ces dernières années, marquées par l’embellie des cours pé- troliers, lui permet de faire face à la chute actuelle des prix du brut, a déclaré ce haut responsable du FMI. « L’Algérie a uti- lisé la période durant laquelle les prix pétroliers étaient assez élevés pour développer et renforcer sa marge de manœuvre. Aujourd’hui, il est important de dire que l’Algérie fait face à (la chute des prix de pétrole) en position forte », a soutenu le directeur du département Moyen-Orient et Afrique du Nord du FMI, M. Masood Ahmed.

Farid B.

COMMERCE

15.000 cadres seront formés en cinq ans

« Le projet de loi sur le commerce exté- rieur sera présenté à la session du printemps du Parlement », souligne M. Amara Benyou- nès. Des conventions-cadres avec quatre écoles et centres de formation spécialisés dans les domaines économique et commer- ciale pour la formation d’environ 15.000 ca-

dres et agents relevant du secteur durant les cinq années à venir ont été signées jeudi par le ministère du Commerce. La cérémonie s’est déroulée à Alger en présence du minis- tre du Commerce, Amara Benyounès, et des cadres du ministère. Le ministre du Com- merce, Amara Benyounès, a exprimé en l’oc- casion sa pleine satisfaction quant à la signature de ces conventions cadres qui vise

à permettre selon lui, « aux cadres recrutés

ces dernières années par le secteur d’acquérir de nouvelles connaissances scientifiques pour mieux appréhender les différentes formes de tromperie et de fraude qui ne ces- sent d’évoluer à la faveur du progrès techno- logique. » Mettant à profit cette occasion le

ministre a fait appel à ces instituts pour l’as- sister à la définition et à la mise en œuvre d’un plan de formation pluriannuel (2015- 2019) à l’effet de prendre en charge le recy- clage et la mise à niveau de ses cadres et agents dans différentes matières. Benyounès

a souligné à cet effet qu’« en l’absence d’une

école sectorielle de formation, les cadres du secteur trouvent des difficultés à assurer leurs

missions principales comme le contrôle de la qualité et de lutte contre les pratiques frau- duleuses et anticoncurrentielles. » Ces for- mations porteront a-t-il dit, « sur des activités diverses telles que la conduite d’en- quêtes spécifiques et la recherche de la fraude, la gestion, la planification et l’évalua- tion de l’activité de contrôle et la maîtrise de la réglementation régissant les marchés pu- blics, la diplomatie commerciale, les dé- fenses commerciales et les métiers à l’export. » Le ministre trouve regrettable que près de 8.000 cadres ont été versés dans l’activité de contrôle sans aucune formation spécifique préalable, ce qui n’a pas permis d’atteindre les objectifs fixés. » La signature de ces conventions revêt donc, ajoute le ministre, un intérêt aussi bien pour le secteur qu’à l’éco- nomie nationale. Il y a lieu de noter que ces conventions ont été signées avec le Centre de formation de la Chambre du commerce et d’industrie ainsi qu’avec le Centre interen- treprises de formation administrative et comptable (Ciefac) et l’Ecole supérieure al- gérienne des affaires (Esaa), l’Ecole des hautes études commerciales (Ehec). A une question relative au projet de loi sur les opé- rations d’importation et d’exportation, ava- lisé en janvier dernier par le Conseil des ministres, vient recadrer avec davantage de précisions une ordonnance de 2003 laquelle

permet le recours à ces licences pour gérer les exceptions à la liberté du commerce, le ministre sera soumis au Parlement lors de la session du printemps. Il dira dans ce sens qu’« après avoir été approuvé par le Conseil des ministres, ce projet de loi sera présenté et débattu lors de la session du printemps du Parlement ». Il est à noter que ce projet de loi reformule plusieurs articles de cette or- donnance et y insère d’autres afin de mieux définir le concept de la licence et de son éten- due, et de mettre en conformité la législation avec les règles de l’OMC dont celles régis- sant les licences d’importation et d’exporta- tion. C’est ainsi que le nouveau texte, qui amende et complète l’ordonnance de 2003 en vigueur, note que « les opérations d’importa- tion ou d’exportation de produits se réalisent librement » mais sans préjudice des règles re- latives à la morale publique, à la sécurité et ordre public, à la santé des personnes et des animaux, à la faune et à la flore, à la préser- vation des végétaux et des ressources biolo- giques, au patrimoine historique et culturel et à l’environnement. Ces mesures de restric- tion visent aussi à assurer à l’industrie natio- nale de transformation les quantités essentielles de matières premières produites sur le marché national, et ce, en conformité avec les principes prévus par les accords in- ternationaux auxquels l’Algérie est partie. Makhlouf Ait Ziane/APS

MASCARA

Recouvrement de 2.900 milliards de dinars d’impôts prévu en 2015

Le recouvrement d’impôts à hauteur de 2.900 milliards de dinars à l’horizon 2015, tel est le principal point dé- veloppé par les directeurs généraux des impôts et du domaine national, MM. Raouia Abderrahmane et Hi- mour Mohamed, lors du point de presse animé à l’issue de leur visite dans la wilaya de Mascara en vue de faire le point des réalisations, exprimant leur entière satis- faction de toutes les réalisations et projets en cours d’exécution marqués par l’inauguration de quatre cen- tres de proximité des impôts à Mohammadia, Sig, Ghriss, Mascara et la pose de la première pierre pour la réalisation d’un autre CPI à Tighennif et quatre au- tres centres fonciers intercommunaux dans les mêmes communes, ainsi que le nouveau siège du contrôle fi- nancier et le centre des impôts au chef-lieu de la wi- laya. Les explications présentées à cet effet au sujet du graphe de l’évolution de la population fiscale et éligi- ble au CDI, font état du recouvrement de 304 millions de dinars pour le seul mois de janvier 2015, soit le prix de revient de la réalisation de ce CDI, a précisé la wali. Une illustration de l’efficacité de la rationalisation et la modernisation de la démarche organisationnelle dé- coulant de la modernisation et du renforcement de l’appareil du contrôle et du recouvrement fiscal, un exemple édifiant de l’efficacité de la vérification ap- profondie adaptées aux situations fiscales d’ensemble. A. Ghomchi

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

Mo nd e

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EL MOUDJAHID

FINANCEMENT DES GROUPES EXTRÉMISTES ARMÉS EN SYRIE ET EN IRAK

Le Conseil de sécurité adopte une résolution

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, jeudi à l'unanimité, une résolution qui vise à bloquer le financement des groupes extrémistes armés en Syrie et en Irak, comme l'organisation autoproclamée "État islamique" (EI/Daech) ou le "Front El-Nosra".

C es groupes opérant en Syrie et en Irak tirent des millions de dollars de la contrebande de pétrole, du trafic d'an-

tiquités et des rançons réclamées pour des en-

lèvements. Ce texte, présenté à l'initiative de la Russie, a été co-parrainé par 37 pays, dont les principaux protagonistes du conflit syrien

(Syrie,

Irak, Iran, Jordanie, notamment). Il demande aux États de geler les avoirs de ces groupes, de ne pas commercer directement ou indirec- tement avec eux et de contrôler le trafic de ca- mions passant, notamment, par la frontière turque. La résolution étend à la Syrie, l'inter- diction de faire commerce de biens culturels volés, qui s'appliquait déjà à l'Irak. Selon des experts, l'EI/Daech gagnerait près d'un mil- lion de dollars par jour en vendant du pétrole à de nombreux intermédiaires privés. Mais ces revenus ont baissé sous l'effet des bom- bardements de la coalition internationale qui ont détruit des raffineries, et surtout en raison de la baisse du cours du brut. Cette initiative accroît la pression sur les groupes extré- mistes, qui, selon des responsables améri- cains, ont commencé à perdre du terrain en Syrie et sont menacés d'une offensive terres- tre en Irak. Le texte, très détaillé et technique, est placé sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU, c'est-à-dire que les récalcitrants s'ex- posent en principe à des sanctions. Il reprend en les clarifiant toute une série de mesures déjà prises par le Conseil depuis que le groupe EI/Daech s'est emparé de larges pans du territoire en Syrie et en Irak il y a près d'un an. Le Conseil recommande aussi une nou- velle fois de ne pas verser de rançon en cas

États-Unis, Royaume-Uni, France,

verser de rançon en cas États-Unis, Royaume-Uni, France, d'enlèvement, mais plusieurs pays européens, dont la

d'enlèvement, mais plusieurs pays européens, dont la France, sont accusés de le faire par des voies détournées. Paris a toujours nié officiel- lement payer des rançons pour faire libérer ses ressortissants. Le Conseil avait déjà adopté, en août 2014, une résolution visant à couper les fonds aux groupes extrémistes armés en menaçant de sanctionner les pays qui leur achèteraient du pétrole. Il s'agissait également d'endiguer le flux de combattants étrangers partis rejoindre l'EI en Irak et en Syrie et qui seraient désormais plus de 20.000. La principale nouveauté de la nou- velle résolution est une interdiction spécifique du trafic des œuvres d'art et antiquités déro- bées en Syrie. Une telle interdiction s'ap- plique déjà à l'Irak. "Tous les États membres, indique le texte, devront prendre les mesures nécessaires pour prévenir le commerce de biens culturels irakiens et syriens" sortis illé- galement d'Irak depuis août 1990 et de Syrie depuis mars 2011 (date du début de la crise syrienne).

Obama assurant que Daech « sera vaincu » écarte toute intervention terrestre au Moyen-Orient

Obama assurant que Daech « sera vaincu » écarte toute intervention terrestre au Moyen-Orient

 

Le Président américain n'a toutefois pas

Le Président américain Barack Obama a affirmé que la coalition menée par les États-

exclu le

déploiement

de forces

spéciales

Unis contre l'organisation autoproclamée État

contre Daech si nécessaire.

"Se débarrasser

islamique (Daech)

"est à l'offensive", et que

écartant une

nouvelle intervention terrestre d'envergure au Moyen-Orient.

Daech

"sera vaincu",

tout

en

de ces terroristes va prendre du temps, surtout dans les zones urbaines. Mais notre coalition est à l'offensive. L'EI est sur la défensive et l'EI sera vaincu", a-t-il dit.

CONFLIT SYRIEN

Staffan de Mistura : « El-Assad fait partie de la solution »

Le Président Bachar El- Assad "fait partie de la solu- tion" en Syrie, a, pour la première fois explicitement, souligné hier le médiateur de l'ONU, Staffan de Mistura, après quatre années de com- bats qui ont surtout profité au groupe Etat islamique (EI). "Le Président Assad fait partie de la solution", et "je continuerai à avoir des dis- cussions importantes avec lui", a souligné l'envoyé spé- cial de l'ONU pour la Syrie, qui vient d'effec- tuer une visite de 48 heures à Damas. M. de Mistura, qui s'exprimait à l'issue d'une entre- vue à Vienne avec le chef de la diplomatie au- trichienne, Sebastian Kurz, doit présenter, le 17 février au Conseil de sécurité, un rapport pour stopper la guerre civile. Il a réitéré sa conviction que "la seule solution est une solu- tion politique", et que faute d'accord, "le seul

tion politique", et que faute d'accord, "le seul à profiter de la situation" est l'EI C'est

à profiter de la situation" est l'EI C'est la première fois qu'un en- voyé spécial pour la Syrie évoque de manière explicite le président Assad, que les rebelles cherchent à renverser depuis quatre ans, comme faisant partie de la solution au conflit. Troi- sième émissaire de l'Onu pour la Syrie après KofiAnnan et Lakh- dar Brahimi, M. de Mistura s'était concentré jusque-là sur l'instauration d'un gel des com- bats, notamment avec la métro- pole d'Alep (Nord) comme modèle. Jeudi, l'armée syrienne a encore bom- bardé des localités rebelles sur le plateau du Golan, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG. En quatre ans, la guerre civile en Syrie a fait 220.000 morts, 1 million de blessés et 4 millions d'exilés, sans qu'une victoire militaire ne soit envisageable, a rappelé M. de Mistura vendredi.

PALESTINE

L’ONU met en garde contre un nouveau conflit à Ghaza

Un haut responsable de l'ONU a mis en garde contre un nouveau conflit dans la bande de Ghaza, appelant les Israéliens à lever le blocus imposé à l'enclave et les Palestiniens

à cesser les luttes intestines. Ces déclarations interviennent alors que les Nations unies ont

(621 mil-

demandé 705 millions de dollars

lions d'euros) supplémentaires pour aider les

Territoires palestiniens, et en priorité Ghaza, dévastée par 51 jours de guerre avec Israël à l'été 2014. "Aujourd'hui, les choses ne se pas- sent pas bien, et nous sommes très inquiets de la perspective d'un nouveau conflit", a déclaré James Rawley, responsable des opérations hu- manitaires de l'ONU dans les Territoires pa- lestiniens.

efforts

sont faits", a-t-il nuancé. "Pour que Ghaza soit remise sur pied, et même pour revenir là où

nous en étions en juillet (avant le conflit, ndlr)

de

il

construction. Il faut donc la levée du blocus" israélien imposé à Ghaza, a ajouté M. Rawley.

"trêve de recons-

M. Rawley a appelé à une

truction de 3 à 5 ans" pour permettre la réha-

"Mais c'est évitable,

faut

si plusieurs

de

laisser entrer plus

matériel

bilitation de ce territoire instable, coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée. Le respon- sable a aussi souligné l'importance de la mise en œuvre de l'accord de réconciliation signé

il

le mouvement

Abbas. Présent à la conférence de presse, le vice- Premier ministre Mohammad Moustapha a manifesté son désaccord, estimant que si la

réconciliation était importante, il ne s'agissait pas de la principale urgence pour la stabilité

à Ghaza.

dera, mais je ne pense pas que ce soit le pro-

blème

test" sera d'assurer le financement de la re- construction, et d'apporter plus de matériel de construction. De son côté, l'Union européenne a appelé Israël de se conformer à ses obligations en ré- tablissant le versement à l'Autorité palesti- nienne des taxes collectées à son profit, gelées par les forces d'occupation en riposte à la de- mande de la Palestine son adhésion à la Cour pénale internationale (CPI).

"vrai

"Je pense que la réconciliation ai-

du président Mahmoud

Hamas et

y

a plusieurs

mois entre

le Fatah

aujourd'hui", a-t-il déclaré. Le

MESURES D’INTIMIDATION EXERCÉES AU MAROC CONTRE DES VICTIMES DE TORTURE

Des ONG expriment leur inquiétude

Des organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l'homme ont exprimé leur in- quiétude quant aux "mesures d'intimidations" exer- cées au Maroc contre des victimes de la torture, appelant les autorités de ce pays à respecter la Convention de l'ONU contre la torture. Neuf ONG de défense des droits de l'homme ont signé une déclaration, dont l'APS a obtenu jeudi une copie, pour appeler les autorités marocaines à "res- pecter leurs obligations conformément à la Conven- tion contre la torture et à mettre immédiatement un terme à ces mesures apparentes d'intimidation", suite aux "poursuites pénales dont font l'objet plusieurs per- sonnes qui ont déposé plainte pour torture contre des agents de sécurité marocains et une association qui les représentent".

FORUM DE CRANS-MONTANA À DAKHLA OCCUPÉE

Copesa : « Un déni de la légalité internationale »

Le conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui (Copesa) s'est élevé contre l'organisation de la session 2015 du forum de Crans-Montana dans la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental, et appelé son pays à ne pas y assister. "L'organisation suisse +Forum de Crans- Montana+ qui œuvre en faveur d'un monde meilleur, plus humain et plus juste a malheureusement choisi de tenir sa ses- sion 2015, dédiée à l'Afrique, à Dakhla, ville du Sahara occidental occupé par le Maroc qui s'y livre aux plus graves vio- lations des droits de l'homme contre la population sahraouie et à un pillage sans précédent de ses ressources naturelles", s'est insurgé Ricardo Sanchez Serra, jour- naliste péruvien, président du Copesa. Le journaliste estime "contre-productif que la réunion se tienne dans un territoire oc- cupé militairement". Une telle attitude s'inscrit, de son point de vue, en contra- diction avec le principe même de cette

organisation selon lequel les problèmes doivent être examinés dans un climat de paix et de coopération. "L'évènement ser- vira tout juste de propagande au profit du régime féodal du Maroc et sera mis à pro- fit pour occulter le blocage, par la puis- sance occupante, des négociations engagées dans le cadre des Nations unies en vue de l'autodétermination du peuple sahraoui", soutient Ricardo Serra pour qui il s'agit plus d'une tentative de diver- sion. L'Union africaine (UA) avait lancé un appel à boycotter le forum de Dakhla parce qu'il "contredit les efforts déployés par la communauté internationale pour le règlement du conflit au Sahara occiden- tal", a-t-il rappelé. L'organisation pana- fricaine a demandé au Forum Crans- Montana d'annuler la réunion prévue dans la ville occupée de Dakhla tant elle "constitue une grave violation du droit in- ternational". L'organisation de toute conférence internationale dans les cir-

constances actuelles au Sahara occidental ne peut qu'engendrer un climat de confrontations sur ce territoire sous oc- cupation, avait ajouté l'UA. Par ailleurs, le Copesa est revenu, sur la base de do- cuments publiés par le hacker "Chris Co- leman" sur la politique du Maroc visant à soudoyer des journalistes, des fonction- naires de l'ONU, des politiciens, des am- bassadeurs et des intellectuels pour défendre les thèses marocaines dans leurs pays respectifs et dans les forums inter- nationaux. "Dans cette optique, ces mêmes personnages corrompus seront in- vités par les Marocains pour faire croire au succès de la rencontre", soutient en- core le journaliste qui a enfin appelé le gouvernement, les organisations et les parlementaires de son pays à ne pas as- sister à une telle mise en scène qui, en fait, argue-t-il, constitue un déni de la lé- galité internationale, des principes de li- berté et des valeurs de démocratie.

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

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CONFLIT EN UKRAINE

Ban Ki-moon salue l’accord de Minsk

L e secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a salué jeudi l'accord de

cessez-le-feu signé à Minsk pour le conflit en Ukraine et il a réclamé un «cessez-le-feu vé- ritable et durable». Ban Ki- moon a rendu hommage à la «persévérance» des négocia- teurs et il a «souhaité que les engagements pris à Minsk soient respectés». Il a demandé

à tous les protagonistes de «faire en sorte qu'un cessez-le- feu véritable et durable soit ins- tauré le 15 février comme il a été convenu, ouvrant la voie à un règlement politique plus large basé sur les accords de Minsk» de septembre 2014. «Les Nations unies sont prêtes à aider de toutes les ma- nières jugées utiles», a-t-il ajouté.

de toutes les ma- nières jugées utiles», a-t-il ajouté. Les violences ne connaissaient pas de répit

Les violences ne connaissaient pas de répit dans l'est séparatiste pro- russe de l'Ukraine avec au moins quinze militaires et civils tués ces dernières 24 heures, ce qui alimente la méfiance des Occidentaux envers les nouveaux accords de paix signés la veille à Minsk. La trêve est certes censée entrer en vigueur à partir de demain mi- nuit, mais le texte, dit Minsk 2, ar- raché au terme de seize heures de négociations entre les dirigeants russe, ukrainien, français et alle- mand, a fait naître «une lueur d'es- poir» pour l'arrêt des violences qui ont atteint des niveaux critiques ces dernières semaines, portant le bilan des morts à près de 5.500 en 10 mois. Angela Merkel et François Hollande qui ont participé au Som- met de Minsk ont dès jeudi laissé entendre qu'il y aurait des difficul- tés dans la mise en œuvre de Minsk 2 et ont mis en garde la Russie contre de nouvelles sanctions. Les Etats-Unis ont laissé le couple franco-allemand seul sur la scène diplomatique pour arracher un ac- cord sur l'Ukraine avec la Russie, mais Washington a soutenu en cou- lisses, ses alliés européens et main- tient la pression sur Moscou en cas d'échec du cessez-le-feu.

Bataille pour une ville stratégique Sur le terrain, «l'Ukraine a perdu huit militaires dans des bom- bardements et des combats et 34 ont été blessés», a indiqué hier matin, un porte-parole militaire ukrainien, Vladislav Seleznev, au cours d'un point de presse. Il a sou- ligné que la situation «la plus dif- ficile» était autour de Debaltseve, nœud ferroviaire stratégique à mi- chemin entre les capitales sépara- tistes de Donetsk et de Lougansk où les troupes ukrainiennes sont quasiment encerclées par les re-

VIOLENCES DANS L’EST

15 personnes tuées

par les re- VIOLENCES DANS L’EST 15 personnes tuées belles. La veille, le président russe Vladimir

belles. La veille, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que les séparatistes voulaient que les forces ukrainiennes qui s'y trou- vent déposent les armes, estimant qu'entre 6.000 et 8.000 soldats ukrainiens y étaient encerclés. Plu- sieurs analystes estiment que les séparatistes, soutenus par les forces russes, vont tenter de reprendre Debaltseve d'ici l'entrée en vigueur du nouveau cessez-le-feu. Une source ukrainienne proche des né- gociations de Minsk a indiqué que l'instauration de la trêve demain était «un compromis car les Russes voulaient une semaine». Mais le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a affirmé hier que la Russie voulait établir un cessez-le-feu «immédiat» en Ukraine et non pas le 15 février, date qui a été retenue, selon lui, sous pression des sépara- tistes lors du sommet de Minsk. Les bombardements ont aussi re- pris à Lougansk, l'une des capitales régionales et bastion des sépara- tistes, tuant trois civils, selon la mairie de la ville. Deux autres ci- vils ont été tués dans la région de Lougansk et deux encore dans

celle de Donetsk, d'après les auto- rités.

Scepticisme général Pour sa part, l'UE a maintenu la «pression» sur la Russie en préve-

nant qu'elle «n'hésitera pas»» à im- poser de nouvelles sanctions si le cessez-le-feu n'est pas appliqué. "Si cela marche bien, on sera ravi d'accompagner ce processus, s'il y a des difficultés, on n'exclut pas non plus d'autres sanctions», a in- diqué la chancelière allemande An- gela Merkel à l'issue du sommet européen à Bruxelles. Si l'accord trouvé à Minsk «n'était pas res-

on rentrerait dans un

de sanctions qui

processus (

pecté» (

)

)

s'ajouteraient à celles qui ont déjà été prononcées», a affirmé le pré-

sident français François Hollande. «Nous voulons faire en sorte que notre pression puisse encourager la Russie à mettre en œuvre ce deuxième accord de Minsk. C'est notre espoir», a expliqué le prési- dent du Conseil européen, Donald Tusk. «Nous sommes très prudents en raison de la mauvaise expérience»

avec le précédent accord de cessez- le-feu, signé en septembre à Minsk mais qui est resté lettre morte. De l'avis général l'accord de Minsk 2 n'est qu'un semblant de paix qui ne prévoit pas de mécanismes concrets pour résoudre les ques- tions litigieuses, en particulier le contrôle de la frontière par laquelle l'Ukraine et les Occidentaux accu- sent la Russie de faire transiter armes, combattants et troupes ré- gulières. La reprise du contrôle par Kiev n'est envisagée que d'ici fin 2015 après des élections locales sur les territoires séparatistes et «un règle- ment politique global» de la crise. Le chef de la diplomatie ukrai- nienne Pavlo Klimkine a par ail- leurs reconnu hier devant les députés qu'il n'y avait «malheureu- sement pas de date» fixée pour le retrait des forces étrangères du ter- ritoire de l'Ukraine. «L'accord Minsk 2 a toutes les chances d'échouer dans les mois à venir et il faut s'attendre à une es- calade des violences et au durcis- sement des sanctions cette année». M. T. et agences

NOUVEAU CYCLE DE DISCUSSIONS INTERLIBYENNES

L’ONU s’en félicite

La Mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL) s'est félicitée du démarrage, mercredi dernier, d'un nouveau cycle de dia- logue politique inter-libyen sous l'égide de l'Onu dans la ville de Ghadamès (nord-ouest), afin de trouver une issue à la crise qui secoue ce pays. Dans un communiqué de presse, la Manul a indiqué que «pour la première fois, tous les participants invités ont assisté aux dis- cussions qui ont été menées dans une atmo- sphère constructive et positive». Des délégations des deux parlements rivaux libyens étaient rassemblées mercredi dernier à Ghadamès. Il s'agit des délégués de la Chambre des représentants instance issue des élections et reconnue par la communauté internationale, qui siège à Tobrouk, dans l'est du pays et ceux du Congrès général national (CGN), concurrent du parlement légitimement élu et qui est installé à Tripoli. «Le représentant spécial du secrétaire géné- ral pour la Libye, Bernardino Leon, s'est entre-

géné- ral pour la Libye, Bernardino Leon, s'est entre- tenu séparément avec les délégations pour les

tenu séparément avec les délégations pour les informer du processus et de ses différentes phases et a loué l'état d'esprit positif des parti- cipants», a ajouté la Manul. Selon la Manul, les discussions ont porté sur les points convenus à

l'ordre du jour du dialogue, à savoir l'étude «de propositions pour l'organisation du travail à venir et la conclusion d'un accord sur un calen- drier clair prenant en considération le souhait des parties de parvenir à une solution politique rapide, afin d'éviter une érosion additionnelle de la situation sécuritaire et politique et de mettre fin à la division institutionnelle qui menace l'unité du pays». Suite à ce premier cycle de discussions, les participants ont convenu de poursuivre les pour- parlers lors d'un nouveau cycle dans les pro- chains jours, a fait savoir la Mission. Par ailleurs, les participants ont également réitéré leur engagement envers les principes de la ré- volution libyenne du 17 février 2011 qui a ren- versé l'ancien dirigeant Mouammar El-Gueddafi, avant d'appeler toutes les parties à œuvrer en faveur d'une désescalade militaire sur tous les fronts pour permettre au dialogue d'avoir lieu dans un environnement positif.

BRØVES

ÉGYPTE

17 morts dans des opérations sécuritaires dans le Sinaï

Au moins 17 combattants ont été tués mercredi dernier, lors de raids de sécurité dans les villes de Rafah et Cheikh Zuwaid, dans la province égyptienne du Nord-Sinaï, a indiqué à Xinhua une source sécuritaire. «Quatre d'entre eux ont été tués dans des raids terrestres et les 13 autres dans une frappe aérienne», a ajouté la source, notant que les raids avaient détruit sept bâtiments et 20 cabanes utilisés comme caches par les combattants avant de lancer leurs attaques. Dans le cadre de la nouvelle «guerre contre le terrorisme» de l'exécutif égyptien, les campagnes de sécurité de la semaine dernière ont tué une dizaine de combattants dans la partie nord de la péninsule du Sinaï. Les attaques contre les forces de sécurité se sont multipliées au Sinaï et dans d'autres régions du pays depuis l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013. La répression qui avait suivi contre ses partisans a fait près de 1.000 morts et des milliers d'arrestations.

PAKISTAN

Attaque contre une mosquée chiite : 10 morts et 60 blessés

Un groupe armé rebelle a pris d'assaut hier une mosquée chiite de Peshawar, bondée à l'occasion de la grande prière hebdomadaire, faisant au moins 10 morts et 60 blessés, selon les premiers bilans policier et hospitalier. Cette attaque, qui se poursuivait dans l'après-midi, survient deux semaines après celle qui a fait 61 morts à Shikarpur (sud), également dans une mosquée chiite, minorité religieuse régulièrement attaquée au Pakistan par les extrémistes sunnites proches des talibans et d'Al-Qaïda. Selon la police, quatre ou cinq hommes armés sont arrivés devant la mosquée et y ont jeté des grenades avant de faire feu à l'intérieur du bâtiment, situé dans le quartier d'Hayatabad.

APRÈS LAMORT DE 300 MIGRANTS EN MÉDITERRANÉE

Le HCR critique l’UE

Le Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) a critiqué, jeudi, l'Union européenne (UE) au lendemain de la mort de 300 migrants en mer Méditerranée après le naufrage de leurs bateaux, alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Italie. «L'Europe ne peut pas se permettre de faire trop peu, trop tard», a déclaré le directeur du bureau régional du Haut- commissariat pour l'Europe, Vincent Cochetel. D'après l'agence onusienne, les victimes, issues principalement d'Afrique sub- saharienne, avaient embarqué samedi dernier en Libye à bord de quatre embarcations de fortune.

Ré g io ns

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EL MOUDJAHID

BÉJAÏA

51.587 tonnes de marchandises saisies

La direction du commerce de la wilaya de Béjaïa a dressé un bilan de son programme d’activité de l’année 2014, où les opérations de contrôle ont englobé l’ensemble des secteurs d’activité dans le domaine de la qualité et des pratiques commerciales.

L e directeur du commerce de la wilaya, Ameur Yahia Mourad, a souligné, lors d’une conférence

de presse, que les résultats des contrôles économiques et de la répres- sion des fraudes opérés sur le terrain ont atteints 16.187 interventions où il a été relevé 5.381 infractions sanction- nées par 5.144 dossiers transmis aux différents parquets de la wilaya. Au cours des différents contrôles opérés, 51.587 tonnes de marchandises ont été saisies pour un montant global de 11.195.000 DA. Les principaux pro- duits saisis sont les viandes, volailles et produits carnés, boissons et pâtes alimentaires, les produits cosmétiques avec 1.748 unités, les appareils élec- troménagers avec 19 unités et 90 litres d’huile pour moteurs. Pour ce qui est du défaut de factu- ration, le montant est de 1.524.000.000 DA , ce qui a engendré la fermeture et la cessation d’activité de 405 locaux commerciaux. Par ail- leurs, un montant 6.451.000 DA a été enregistré dans le cadre du profit illi- cite relatif au non-respect des prix ré- glementés des produits subventionnés par l’État, comme la semoule, le lait pasteurisé, la farine et le gaz butane. 620 prélèvements d’échantillons pour analyses physicochimiques et micro-

biologiques ont été réalisés. La DCWB a établi des infractions sur le défaut d’hygiène, la mise en vente des produits impropres à la consomma- tion, le défaut de registre du com- merce et défaut de facturation et d’affichage. Pour le contrôle aux fron- tières du port de Béjaïa, 8.190.000 tonnes de marchandises diverses ont été importées pour un montant de plus de 309 milliards de dinars. De même, le suivi des opérations d’exportation a enregistré une grande activité de la di- rection. Douze opérateurs de la wilaya de Béjaïa ont réalisé des opérations d’exportation , à savoir Cevital, Sarl Laiterie Soummam, Amimeur Ener- gie, Batelec, Général Emballage, Gé- néral Plast, SARL Ifri, Amadhagh et Ets Ksadi. Les quantités exportées sont de l’ordre de 483.972,621 tonnes de produits et marchandises pour une valeur globale de 18.063.682.787,50 DA, soit 306.972.536,71 USD. Les produits exportés sont les sucre, huile alimentaire, lait et produits laitiers, eaux minérales, boissons, datte, liège aggloméré, groupe électrogène et bou- chons en plastique. Les pays destina- taires de ces exportations sont la France, Italie, Belgique, Portugal, Es- pagne, Angleterre, Grèce, Turquie et les pays de l’Afrique, Tunisie, Mauri-

Grèce, Turquie et les pays de l’Afrique, Tunisie, Mauri- commerce de détail et de service, 4%

commerce de détail et de service, 4% pour l’import-export et le gros, et 19% pour la production. Les unités de pro- duction sont représentées par 28 se- mouleries avec une production de

26.000

tonnes mois réparties entre

13.000

t pour la semoule et 13.000 t

pour la farine. Une production large- ment suffisante pour la wilaya. Selon le directeur du commerce, les besoins réels de ménage sont de l’ordre de 140.000 litres, mais le stockage indi- viduel et le détournement du produit, particulièrement vers les cafés, crée une pression sur la demande. Un suivi et un contrôle rigoureux se fait au quo-

tanie, Sénégal, Libye, Tchad et Came- roun. Dans la même optique, 150 opé- rateurs économiques de la wilaya de Béjaïa ont réalisé, durant l’année 2014, un nombre de 3.234 opérations d’importation, dont 1.552 opérations destinées pour la transformation et 1682 opérations pour la revente en l’état (commercialisation), soit une quantité globale de plus de 4.269.000 tonnes pour une valeur de plus de 183 milliards de dinars. Pour ce qui est de la carte com- merciale, la wilaya de Béjaïa compte 60.000 inscriptions au registre du commerce, dont 75% représentent le

OUARGLA

Nécessité de promouvoir la phéniciculture

tidien pour éviter le détournement de la poudre de lait pour la fabrication des produits dérivés . La wilaya compte également 10 fromageries, dont 3 unités de yaourt. Celles-ci fa- briquent des produits nationaux et bien commercialisés à travers tout le pays. Les unités de boissons diverses sont de l’ordre de 46 unités de limo- naderie et 8 unités d’eau minérale, dont la majorité est concentrée dans les communes de la vallée de la Soummam. Malgré toutes ces d’unités de production installées et qui fabri- quent toute une variété de produits, la wilaya ne dispose d’aucune grande surface de commercialisation, à l’exemple de certaines wilayas du pays. Sur le plan infrastructures com- merciales, la wilaya compte 5 marchés couverts, 8 marchés hebdomadaires, 126 supérettes, 2 marchés de gros (Bé- jaïa et Akbou). Lors des opérations de contrôle et répression des fraudes, la direction du commerce a émis des ré- serves sur 70% des activités liées au non-respect de l’hygiène. Par ailleurs, sur les 947 grossistes contrôlés, seule- ment 374 exercent régulièrement. Un milliard de dinars de défauts de factu- ration a été enregistré auprès des dif- férents commerces contrôlés. M. Laouer

La création d’associations et de coopératives agricoles, renfermant une main-d’œuvre jeune et spécialisée dans les métiers liés au palmier, en particulier dans la cueillette des dattes, s’avère plus que nécessaire afin de promouvoir et déve- lopper la filière, selon la vision des responsables du secteur des services agricoles (DSA).En l’ab- sence de mécanisation de cette filière, du fait qu’elle doit passer par des études techniques, la Direction des services agricoles de la wilaya de Ouargla, qui recense près de 23.300 hectares de surfaces agricoles, dont plus de 2 millions de pal- miers dattiers productifs, vise à réhabiliter ces métiers "en net recul", a déclaré à l’APS le di- recteur du secteur, Ahmed Zoubir. En premier lieu, l’activité d’escalade du palmier, qui connaît ces dix dernières années une "pénurie" de main- d’œuvre, car abandonnée par les jeunes notam- ment, qui la considèrent comme "trop risquée", malgré l’importance du palmier dans le contexte social des habitants du Sud, à tel point d’être presque "sacré" car ancré dans le patrimoine so- cioculturel des habitants du Sud. Ce "désintéres- sement" s’explique, selon M. Zoubir, par les difficultés et les contraintes de ce métier qui de- mande beaucoup de patience et d’efforts, en plus d’une certaine condition physique et une habileté

en plus d’une certaine condition physique et une habileté technique dans l’escalade des palmiers, dont cer-

technique dans l’escalade des palmiers, dont cer- tains peuvent atteindre les 17 mètres de haut. En plus des dangers relatifs à ce métier, l’absence de mécanismes de sécurité et de cadre juridique garantissant une assurance aux grimpeurs de pal- miers, selon le même intervenant. Parmi les conséquences du désintéressement des jeunes de cette activité, la détérioration des palmiers, comme constaté actuellement dans plusieurs pal- meraies de la région, engendrant d’énormes pertes dans la récolte des dattes. Des régiments

de dattes restent parfois suspendus au palmier jusqu’à leur pourrissement, chose qui se réper- cute négativement sur les rendements, a relevé le directeur des services agricoles. Sur le sujet, un producteur de datte à Ouargla explique que le désintéressement des jeunes pour cette activité est induit par plusieurs facteurs, d’où la nécessité de prendre en charge sérieusement la question à travers la formation d’une génération de jeunes agriculteurs pour remplacer l’ancienne dont les effectifs se réduisent d’année en année. Les tra- vaux relatifs à cette activité de production de datte et la promotion de ses récoltes s’appuient essentiellement sur l’entretien du palmier, en plus de son suivi phytosanitaire pour sa protec- tion des parasites, en sus de procéder de façon régulière aux campagnes de pollinisation du pal- mier et de mener les opérations de cueillette à temps afin d’éviter les baisses de rendement, a- t-il ajouté. Ainsi, l’opération d’entretien des pal- miers-dattiers exige, selon le DSA, une main-d’œuvre jeune et spécialisée, possédant une connaissance des spécificités de ce métier exercé actuellement majoritairement par des hommes âgés. Pour cela, la création d’associa- tions et de coopératives agricoles pour promou- voir les activités liées aux palmiers, avec la

possibilité de lui assurer une couverture juridique et sociale, et regroupant une main-d’œuvre jeune et qualifiée, est devenue une nécessité pour pé- renniser cette richesse agricole et améliorer ses rendements au niveau des nouveaux périmètres agricoles à travers la wilaya, a estimé M. Zoubir. Il s’agit aussi de promouvoir la filière des dattes au niveau de la production et de l’industrie, à tra- vers l’exploitation des dérivés du palmier et des dattes, a-t-il fait savoir. L’organisation de concours pour encourager les jeunes et les attirer vers le métier d’escalade de palmiers et de coupe des régiments de dattes, au niveau de l’Institut national de recherches agricoles Sidi-Mahdi, dans la daïra de Touggourt (160 km au nord de Ouargla), figure parmi les initiatives prises par la direction du secteur, mais ont cependant donné des résultats "peu probants", a précisé le même responsable. La production de datte a connu, ces dernières années, à travers la wilaya de Ouargla, une hausse dans les quantités récoltées, grâce aux efforts consentis par l’Etat pour promouvoir et développer cette importante richesse agricole. La campagne de récolte de cette saison a donné lieu à 1,29 million de quintaux de datte de diffé- rentes variétés, contre 1,27 million de quintaux l’année dernière, selon les statistiques de la DSA.

BLIDA

Un déficit en eau potable estimé à 85.000 m 3

La wilaya de Blida accuse un déficit estimé à 85.000 m 3 en matière d’alimen- tation en eau potable (AEP), a-t-on ap- pris, lundi, auprès du directeur local des Ressources en eau. Ce déficit est parti- culièrement ressenti au niveau des loca- lités de Souhane, Ouled Slama, Larbâa et Djebabara, à l’est de la wilaya, dont les populations font face à des difficultés énormes en la matière, au même titre que celles des communes de Mouzaïa, oued Djer, El Afroune et Chiffa (ouest), a indiqué Mohamed Kessiba. Pour remédier à cette situation, de nom- breux projets ont été lancés, dont la concrétisation, au cours des quatre pro- chaines années, "devrait mettre la wilaya à l’abri de ce déficit en eau potable", a-t- il estimé. Il s’agit, en l’occurrence, de projets destinés au côté ouest de la wilaya, dont une étude est en cours pour le transfert d’un volume de 56.000 m 3 d’eau/J, à par- tir du barrage de Bouroumi, au profit des localités de Mouzaïa, Oued Djer, El Afroune, Chiffa, et Sidi El Madani. Les localités de l’est de la wilaya seront ali- mentées à partir du barrage de Bou- douaou, suite à l’accord exprimé par le Premier ministre, lors de sa dernière vi-

site à Blida, pour le projet de transfert d’un volume de 125.000 m 3 d’eau pota- ble, au profit des populations de Ouled Slama, Bouguera, Meftah Souhane, Lar- bâa, et Djebabara, a encore indiqué le même responsable. Selon ce responsable, ces deux projets sont en chantier pour des délais de réalisation fixés à 4 ou 5 an- nées, au moins. En attendant la concréti- sation de ces projets, le secteur a recouru à des "solutions d’urgence", consistant en la réalisation, entre autres, d’une station de traitement des eaux de sources, à l’Oued Chiffa, en vue du relèvement de sa capacité de production à 10.000 m 3 d’eau, aux fins de garantir une plage de 8 heures minimum d’eau potable, pour les habitants de l’est de Blida, tandis que ceux de l’ouest seront approvisionnés à partir d’une conduite prévue au barrage de l’Oued Bouroumi, en plus de l’exploi- tation de forages. Au titre des démarches de couverture des besoins en eau du Grand-Blida, M. Kessiba a affirmé que cette partie a bénéficié d’un projet de transfert de 80.000 m 3 d’eau/J, à partir de la station d’Alger, dont la réalisation (en cours) permet, aujourd’hui, une "alimen- tation quotidienne en eau potable de ses populations".

SÉTIF

À l’abri des coupures d’eau dès 2017

La plupart des agglomérations de la wilaya de Sétif seront à l’abri des coupures de l’alimentation en eau potable (AEP) à partir de 2017, a affirmé, à l’APS, le directeur des ressources en eau, Charef Menad. Parmi les opérations devant être lancées, dès cette année, pour atteindre cet objectif, ce responsa- ble a cité la réhabilitation du réseau d’AEP desser-

vant treize cités de la ville de Sétif, ainsi que le raccordement de six communes du nord de la wilaya, en l’occurrence Beni-Ourtilane, Guenzet, Beni Mouhli, Harbil, Ain Legradj et Beni Chebana. Ces dernières collectivités recevront le précieux liquide dans le cadre d’un transfert depuis le barrage de Tichy-Haf, situé dans la wilaya de Bejaïa, a souligné M. Menad, précisant que les procédures administra- tives relatives à cette action sont "finalisées" et que les travaux débuteront "courant 2015". S’agissant de la fourniture d’eau potable à partir du nouveau bar- rage de Mahouane, près de Sétif, lui-même alimenté depuis l’ouvrage d’Ighil Emda, près de Kherrata (Bejaïa), dans le cadre des grands transferts des Hauts plateaux, ce sont 13 autres communes qui se- ront desservies "au terme des travaux qui seront lan- cés d’ici à fin mars prochain", parmi lesquelles Amoucha, Ain Arnat, Guellal et Ksar El Abtal et plu- sieurs autres quartiers de Sétif. La même source a également fait état d’une opération en cours portant sur le renforcement de l’AEP de plusieurs communes du sud de la wilaya, dont Salah-Bey, Rasfa, Bir Had- dada, Beïda-Bordj, Aïn Oulmène et Hamma-Bouta- leb au moyen de la réalisation de 21 forages. Une

action

le

déjà

lancée

sur

terrain où elle affiche un taux d’avancement des tra- vaux de ‘‘plus de 50 p.c.’’Le seul problème qui pour- rait subsister concerne l’AEP des communes situées à l’est de Sétif et qui doivent être alimentées depuis le nouveau barrage de Draâ Eddis, également réalisé dans le cadre des grands transferts des hauts plateaux sétifiens. Si la réalisation de l’ouvrage hydraulique n’a pas posé de problèmes, ce n’est pas le cas du tun- nel d’Ain Sebt (près de Beni Aziz) qui accuse un re- tard dû à des considérations d’ordre technique. Le problème est pris charge par le ministère de tutelle. Le ministre, Hocine Necib, ayant décidé de revoir l’étude d’achèvement de ce tunnel de 13,42 km en construction dans le cadre du système Est du grand transfert hydraulique entre le barrage de Tabellout (Jijel) et celui de Draâ Eddis, a rappelé le directeur des ressources en eau. Pour ce qui concerne la distri- bution pour le moins "parcimonieuse" de l’eau po- table, notamment à l’heure actuelle pour la ville de Sétif-ville (réduction de 25 % du volume fourni), Charef Menad a fait savoir que cette situation s’ex- plique par la sécheresse qui avait prévalu avant le mois de janvier dernier. Une sécheresse qui avait ré- duit le volume stocké au barrage d’Ain Zada (Bordj Bou-Arréridj), actuellement pourvoyeur principal de la wilaya de Sétif, à 32 millions de m 3 alors que sa capacité théorique est de 125 millions de m 3 . Les ré- centes précipitations sont cependant de nature à nor- maliser la situation "dans les prochains jours" à la faveur de la fourniture de 68.000 m 3 /jour depuis Ain Zada, au lieu des 51.000 m 3 actuellement.

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

So cié t é

15

EL MOUDJAHID

ALGER

Des associations se mobilisent pour réaménager les espaces verts

Une opération de plantation de 10.000 arbustes de différentes espèces entrant dans le cadre d'une vaste opération de réaménagement d'espaces verts dans la wilaya d'Alger sera lancée aujourd’hui à El-Djamila (Aïn Benian), ont annoncé, jeudi dernier, les organisateurs.

C ette opération, qui fait partie du pro- gramme «Dzaïr-Environnement», de- vant être mené par plusieurs

associations, est prévue du 14 février au 21 mars prochain pour réhabiliter, à titre bénévole, des espaces verts dans les 57 communes d'Al- ger, précise l'association «Nes El-Khir», orga- nisatrice de l'événement, dans un communiqué. Cette action baptisée «The Algerian Green Days» (les journées vertes d'Alger) sera orga- nisée avec la collaboration de la direction des forêts de la wilaya d'Alger, la wilaya déléguée de Chéraga, la commune d’Aïn Benian, les col- lectifs associatifs «1.2.3. Viva l'Algérie», «SOS la Madrague», «Taysir» et «Homti», selon le communiqué de «Nes El-Khir». L'opération de plantation des arbustes sera inaugurée au- jourd’hui à la plage artificielle «El-Djamila» (Ex-La Madrague), dans la commune d'Aïn Benian, à l'ouest d'Alger. La direction des forêts

Benian, à l'ouest d'Alger. La direction des forêts de la wilaya participera à cette opération avec

de la wilaya participera à cette opération avec un nombre «appréciable» d'arbustes à planter, la wilaya déléguée de Chéraga avec ses moyens généraux et la commune d’Aïn Benian avec de la main-d’œuvre et des outils, a-t-on précisé. Mais les organisateurs comptent beaucoup plus «sur la mobilisation des Algérois pour réussir cette action de bénévolat», qui sera suivie à chaque étape d'un programme de détente afin de créer une «ambiance familiale», ajoute-t-on. «L'objectif est de les faire participer à la préser- vation désintéressée de l'environnement, à la ré- habilitation et à l'entretien des espaces verts dans leurs quartiers où les coins de verdures sont parfois transformés en décharges sauvages des gravats, des détritus et des ordures ména- gères», explique Nes El-Khir. Cette opération sera clôturée le 21 mars, 1 er jour du printemps, à «Djeninat Marengo», entre La Casbah et Bab El-Oued.

GRAFFITIS

Les murs s’expriment

Nos murs parlent. Ils en disent même long sur les as- pirations des jeunes, leurs clubs favoris, leurs amours inachevées ou encore leurs rêves brisés, à mi-chemin, faute des circonstances. Les murs de nos villes sont loin d’être de simples façades ou des briques superposées, les unes sur les autres. Ils sont un miroir qui reflète avec net- teté et précision une vision, un mode et, parfois, un ta- lent enfoui et une inspiration débordante, matérialisée sur

des corps «sourds» et sans âme, qui méritent de nous, une pe- tite attention, pour mieux compren- dre les jeunes. Les graffitis envahissent de plus en plus les quartiers qui se mettent aux couleurs de cet art, dédié au vécu de leurs auteurs, représentés par excellence par des jeunes dés- œuvrés, à la recherche d’un avenir meilleur. Le tag est un phénomène qui ne se limite pas aux pays de l’Occident. Il est devenu, pour beaucoup de jeunes, une forme d’expression qui permet de déga- ger une charge négative, voire des- tructive à la forme d’une rébellion intérieure en rapport avec un quo- tidien morose. Considéré comme un simple gribouillis par les uns, élevé au rang de l’art par d’autres, les graffitis sont présents, dans

l’art par d’autres, les graffitis sont présents, dans chaque coin de nos cités qui s’éri- gent

chaque coin de nos cités qui s’éri- gent en tribunes pour porter un message.Avec les moyens du bord, les murs racontent les aspirations des jeunes, leurs passions pour le Real, ou autres équipes de foot. Ils racontent la vie de ces jeunes qui se rabattent aujourd’hui sur les murs de la ville non pas parce qu’ils sont sans emploi, mais plu- tôt pour communiquer tout simple- ment avec leurs pairs et les passants. Le tag remonte chez-nous à la fin des années 1990, avec les groupes Akm et Harba qui acti- vaient entre Tizi Ouzou et Alger. Depuis, de plus en plus de jeunes optent pour ces «gribouillis» pour dire tout haut, ce qu’ils pensent tout bas. Une véritable culture qui s’instaure aujourd’hui chez- nous.

Les graffitis atteignent tous les quartiers popu- laires qui deviennent une vitrine de jeunes et adolescents qui signent avec de petits mots pour nous dire qu’ils ont leurs propres rêves, à eux, qu’ils défendent, à leur manière : en chu- chotant aux murs. C’est dire que les jeunes Al- gérois transforment les murs de leurs cités en espaces ou tout est per- mis, dévoilant, à travers

des inscriptions mu- rales, plus ou moins structurées, ce qu’ils ont sur le cœur. Ils s’expri- ment, ils revendiquent, ils rêvent, ils relatent leur vie ; bref ils rêvent. Il faut dire que même les cages d’escaliers, les passerelles, les bor- dures d’autoroutes sont utilisées comme support pour transmettre leur message, transcrit en arabe dialectale, amazigh, français, an- glais, italien, ou en code, propre à ces jeunes taggueurs qui crient fort leur chauvinisme pour le Moulou- dia, le CRB ou la JSK, et bien d’autres clubs. Les graffitis sont, aujourd’hui, plus que de simples écriteaux. C’est une voix qui retentit. Ceci dit, les murs n’ont pas seulement des oreilles, mais ils parlent aussi. Samia D.

TRAFIC DE STUPÉFIANTS

Arrestation de plusieurs dealers à Alger

Le trafic de drogue fait toujours l’actualité dans notre pays. Déter- minés à inonder le marché algé- rien, les narcotrafiquants ne reculent devant rien pour parvenir à leurs fins. Mais pas que les gros bonnets. Les petits dealers qui écu- ment généralement les centres ur- bains, souvent discrets, n’hésitent pas de leur côté pour faire écouler la marchandise dans les milieux ju- véniles, les plus aptes à la consom- mation. C’est le cas dans la capitale où les services de la Sûreté nationale sont parvenus, ces derniers jours, à mettre hors d’état de nuire plu- sieurs dealers qui fournissent du cannabis et des psychotropes aux jeunes désœuvrés, apprend-on au- près de la cellule de communica- tion de la sûreté de wilaya d’Alger qui fait état de l’arrestation d’un re- pris de justice, connu des services de sécurité pour être un dealer très

actif. L’affaire a éclaté suite à l’in- terpellation par les éléments de la police judiciaire d’un individu en possession de 23 comprimés de psychotropes de marque «Sower» et d’une somme 4.000 DA. Les in- vestigations des policiers ont per- mis de mettre en place une souricière au mis en cause, dont la perquisition de son domicile, sis à Alger-Centre, a permis la décou- verte par les enquêteurs d’une quantité de 600 comprimés de «Ri- votril», une somme de 100 millions de centimes et une bombe lacry- mogène. À Baraki, les éléments de la sûreté de daïra, agissant sur la base d’informations, ont réussi à arrêter trois repris de justice qui commercialisaient, dans les quar- tiers de la ville, des psychotropes. Après leur arrestation, les policiers ont remonté la piste et sont parve- nus à mettre la main sur deux four- nisseurs ayant des antécédents

judiciaires, dont l’un d’entre eux circulait à bord d’un véhicule. À son bord, il a été récupéré 4,9 mil- lions de centimes et 280 compri- més de psychotropes qui s’ajoutent

aux 46 autres récupérés au début de l’enquête. La 3 e affaire liée à la commercialisation des stupéfiants

a été traitée par la brigade mobile

de la police judiciaire d’El-Magha- ria dont les éléments ont appré- hendé un jeune suspect qui transportait dans son sac à dos plus de 340 grammes de cannabis et une

arme blanche. Passé aux aveux, le mis en cause dénonce le fournis- seur, un repris de justice, la tren- taine, qui sera localisé à Blida. La perquisition dans son domicile a permis de saisir 26 armes blanches de différents calibres et une bombe lacrymogène. Déférés tous devant

la justice, les mis en cause ont été

placés en détention préventive. S. A. M.

CONSTANTINE

Les facteurs de risque environnementaux et la santé publique en débat

L’université Mentouri de Constantine à accueilli, jeudi, une rencontre-débat sur le thème «L’en- vironnement et la santé publique». Initiée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le dé- veloppement de la recherche (FOREM), cette journée d’étude, la- quelle a connu la participation de plu- sieurs praticiens de santé publique, à l’image du P r Mustapha Khiati, pré- sident de ladite fondation, et du P r Kamel Bouzid, chef du service d'on- cologie à l’hôpital Mustapha et pré- sident de la Société algérienne d'oncologie, a permis d’aborder la question des retombées de la pollu- tion environnementale sur la santé publique. Les interventions ont porté dans l’ensemble sur les facteurs de risque environnementaux en Algérie, parti- culièrement en ce qui a trait à la pro- blématique de la protection de l’environnement, laquelle, en dépit des efforts fournis par l’État, ne sem- ble pas constituer, aux yeux de nom- breux acteurs socioéconomiques, de même que des citoyens, une priorité. Il a été expliqué à ce sujet que les produits polluants, en contaminant l'air et la terre, «mettent en péril la santé des individus, du fait, par exemple, du traitement inapproprié des bouteilles et des sachets en plas- tique que l’on brûle faute de dé- charges adaptées, et favorisent l’apparition de la maladie». Abordant la question du mode de vie des Algé- riens, le conférencier a notamment déploré «l’absence de bonnes pra- tiques alimentaires, avec l’excès de nourriture à densité énergétique éle- vée et l'insuffisance de l'apport d’ali- ments et de nutriments protecteurs», ce qui là encore, a-t-il affirmé, favo-

rise «l’augmentation des risques pa- thologiques». Le P r Bouzid a souli- gné, en appui à ses propos, que les statistiques révèlent qu’entre 1990 et 2014, le nombre des personnes at- teintes de cancer de l’estomac a quintuplé en Algérie. Les participants ont été unanimes à souligner la nécessité d’associer le citoyen aux actions de préservation de l’environnement, notamment en ce qui à trait à la collecte et au tri et des ordures ménagères. L’incinéra- tion des déchets plastiques a, pour sa part, été au cœur des propos du P r Bouzid qui a expliqué que la combus- tion de ceux-ci engendrait des pro- duits polluants qui, contaminant l’air, mettaient en péril la santé des indivi- dus, et souligné l’importance d’un traitement approprié de ce type de dé- chets. De son côté, le P r Khiati soutient qu’un contrôle rigoureux de la qualité de l’eau et de l’air aura des retombées bénéfiques, non seulement sur la santé publique, mais également sur les dépenses sanitaires de l’État. «La pollution produit beaucoup de mala- dies. Si l’homme peut contrôler ce qu’il mange, et dans une moindre me- sure, l’eau qu’il boit, il ne peut le faire pour l’air, et il est par consé- quent à la merci de l’environnement. Les différentes maladies, que ce soit les cancers dont le nombre est en nette augmentation, les maladies à transmission hydriques ou encore celles respiratoires coûtent à l’État près de 2% du produit national brut, et il est utile que tous les bonnes vo- lontés se joignent à l’effort visant à réduire le nombre des polluants de l’eau et de l’air», a-t-il notamment af- firmé.

I. B.

SKIKDA

Un centre d’enfouissement technique pour les communes de Collo

Un centre d’enfouissement technique (CET), destiné au traitement des déchets des communes de Collo, Beni-Zid et Cheraïa, sera bientôt réalisé, a appris, jeudi dernier auprès du président de l’Assemblée po- pulaire communale (APC) de Cheraïa, Messaoud Bourkhoum. Cet équipement pour lequel un montant de 400 millions de dinars a été mobilisé «permettra de traiter, dans le respect de l’environnement, tous les déchets solides collectés dans les trois communes». Le CET contribuera également à améliorer le cadre de vie des ci- toyens en venant à bout du phénomène de la prolifération des dé- charges anarchiques, a indiqué cet élu. Ce nouvel équipement, qui sera implanté sur un terrain que se par-

tagent administrativement les communes de Beni-Zid et de Cheraïa, sera doté, aussitôt après sa livraison, d’équipements parmi les mo- dernes, a encore affirmé M. Bourkhoum.

Cult ure

16 EL MOUDJAHID

17

EL MOUDJAHID

EN PRÉSENCE D’UNE FOULE NOMBREUSE

Assia Djebar inhumée au cimetière de Cherchell

La romancière Assia Djebar, décédée vendredi dernier en France à l'âge de 79 ans, a été inhumée, hier matin, au cimetière de Cherchell, sa ville natale, en présence de ses proches, de personnalités littéraires et politiques, et d'une foule nombreuse.

L a dépouille de l'icône algé- rienne était arrivée, jeudi soir, à l'aéroport Houari-

Boumedienne, en provenance de Paris. Elle a été transportée au pa- lais de la Culture (Alger) où un ul- time hommage lui a été rendu, avant d'être acheminée à Cher- chell, sa ville natale. Une veillée funèbre a été organisée à la biblio- thèque communale de Cherchell en présence de sa mère, de ses en- fants, de ses proches, de personna- lités du monde de la culture et de ses admirateurs. La dépouille mor- telle de la romancière algérienne est arrivée jeudi en milieu d'après- midi à l'aéroport international d'Al- ger. Elle a été accueillie à l'aéroport par des membres de la famille dé- funte entourés de plusieurs person- nalités politiques et culturelles, dont la ministre de la Culture, Nadia Labidi, l'ancien chef du gou- vernement Redha Malek, les an- ciens ministres, Lamine Bechichi et Mahieddine Amimour, ainsi que l'ambassadeur de France à Alger,

Photos : Y.Cheurfi
Photos : Y.Cheurfi

Bernard Émié. La dépouille mor- telle à laquelle un détachement de la Protection civile a rendu les hon- neurs sera transportée de l'aéroport au palais de la Culture à Alger où un dernier hommage sera rendu à

la romancière avant son inhuma- tion hier à Cherchell, sa ville na- tale. Qualifiant Assia Djebar de «ri- chesse nationale», Mahieddine Amimour a rendu hommage à

«celle qui militait par la plume et (qui) n'a eu de cesse de revendi- quer son algérianité», selon ses propos. L'ancien ministre Lamine Be- chichi a estimé, de son côté, qu'«il

suffisait à la grandeur de la roman- cière algérienne qu'elle eut été élue à l'Académie française». Égale- ment présente à l'aéroport d'Alger, Aouicha Bekhti, militante fémi- niste de Cherchell considère que la défunte a «porté la voix de la femme algérienne, et de la femme de Cherchell, dans le monde en- tier». Née le 30 juin 1936, Assia Dje- bar, Fatma-Zohra Imalhayène, de son vrai nom, est considérée comme un des auteurs les plus cé- lèbres et plus influentes du Ma- ghreb et du monde francophone. Également cinéaste et auteur de théâtre, elle laisse derrière elle une œuvre riche et variée. Assia Djebar était engagée dans la défense des libertés, notamment la cause de l'émancipation de la femme. Seule Maghrébine à avoir été élue à l'Académie française, Assia Djebbar avait été décorée des mé- dailles de l'Ordre des arts et des let- tres, et de la Légion d'honneur de la République française.

AU PALAIS DE LACULTURE MOUFDI-ZAKARIA

L’ultime hommage à l’académicienne et à l’intellectuelle

Décédée vendredi 6 février à Paris, l’au- teure algérienne Assia Djebar a été inhumée hier au cimetière de Cherchel dans la wilaya de Tipasa, en présence de ses proches, de personnalités littéraires et politiques, et d'une foule nombreuse. Les ministres de la Cul- ture, Nadia Labidi, de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, et beaucoup de personna- lisé politiques et artistiques ont accueilli la dépouille de la défunte à l’aéroport d’Alger, jeudi dernier dans l’après-midi, avant de lui rendre un vibrant et dernier hommage au pa- lais de la Culture Moufdi-Zakaria. Près d'une centaine de personnalités du monde des arts et des lettres, ainsi que des militantes des droits de la femme ont rendu, jeudi à Alger, un ultime hommage à la ro- mancière Assia Djebar, décédée la semaine dernière. Drapée de l'emblème national, la dé- pouille de la défunte, arrivée plus tôt dans l'après-midi à l'aéroport d'Alger, a été ac- cueillie sous les youyous et les applaudisse- ments des présents dans une salle du palais de la Culture où elle a été exposée pendant plus d'une heure. Dans une ambiance em- preinte d'émotion, les présents ont adressé leurs condoléances à la fille de la défunte, Jalila, sa sœur Sakina, son frère Samir et sa mère Baya, centenaire. Des auteures, des ci- néastes, des comédiennes et des universi- taires étaient présentes à la cérémonie, en plus de plusieurs moudjahidate et de mili- tantes des droits de la femme. En revanche, peu d'écrivains algériens reconnus, dont cer- tains qui avaient rendu hommage à la dé- funte juste après son décès, ont fait le déplacement. La ministre de la Culture, Nadia Labidi, et la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Amer, ont également pris part à l'hommage, aux côtés de quelques per- sonnalités politiques, à l'instar de Louisa Ha- noune, présidente du Parti des travailleurs, ou encore de l'ancien ministre Djamel Ould Abbas. Dans un discours lu en son nom par le poète et écrivain Brahim Seddiki, la mi- nistre de la Culture a salué le legs de la dé- funte «à la culture nationale et universelle», elle qui était «profondément attachée à sa pa- trie». Considérée comme l'une des auteures les plus célèbres et influentes du Maghreb et de l’Afrique, elle a été la première femme arabe élue à l'Académie française en 2005. Nom- breux sont ceux qui sont venus témoigner du grand humanisme de la défunte, son engage-

témoigner du grand humanisme de la défunte, son engage- ment pour les causes justes, notamment pour

ment pour les causes justes, notamment pour

n’ont pas connus l’œuvre d’Assia Djebar,

« Femme de conviction aux identités

le

droit des femmes, contre la régression et

c’est une responsabilité commerciale, c’est

la

violence, ainsi que son grand talent litté-

aux maisons d’édition d’acheter les droits

raire et sa narration suave. Pour avoir l’avis d’une cinéaste femme comme c’était le cas d’Assia Djebar qui avait signé des films comme la Nouba des femmes du mont Chenoua, en 1978, et la Zerda ou les Chants de l'oubli, en 1982, la

cinéaste algérienne Fatma-Zohra Zamoum a indiqué qu’il est difficile de résumer un sen- timent, une œuvre de soixante ans en peu de mots. «Assia Djebar n’est pas seulement une pionnière en matière de cinéma en Algérie, c’est la première écrivaine femme, la pre- mière femme algérienne à avoir enseigné aux États-Unis en sa qualité d’auteure. Elle

d’auteur et de traduire ses œuvres. C’est l’État qui doit avoir l’initiative de traduire et de rééditer les écrits de la défunte», a-t-il préconisé.

multiples et fertiles » Il faut rappeler que le Président de la Ré- publique, Abdelaziz Bouteflika, a salué la mémoire de celle qui avait «effleuré, avec sa plume, le summum de l'art et de la littérature auxquels elle a rendu gracieusement leurs lettres de noblesse». Pour le Chef de l'État, Assia Djebar «a reflété, avec grâce et élo-

a

le statut d’une référence pour moi dans

quence, l'image de son pays, l'Algérie,

plein de domaines, je regrette juste le fait que son œuvre n’ait pas été utilisée pour que nous évoluions positivement, et que nous soyons à la mesure des pas géants qu’elle a franchis», a-t-elle soutenu. De son côté, le président du Haut comité de la langue arabe, Azzedine Mihoubi, a rap- pelé qu’Assia Djebar était une grande dame et une bonne ambassadrice de l’Algérie à l’étranger. «Elle est restée à l’écart de tout débat po- litique ou culturel. Elle a emporté avec elle beaucoup de valeurs algériennes relevant de

confirmant ses talents d'artiste tout au long d'un parcours caractérisé par un effort de ré- flexion créatrice dont les contours ont été tracés par une plume des plus fines». Dans un communiqué, la présidence française a elle aussi rendu un vibrant hommage à «la femme de conviction aux identités multiples et fertiles», qui avait été décorée de l'Ordre des arts et des lettres et de la Légion d'hon- neur de la République française. Le prési- dent de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdela- ziz, a quant à lui salué, en plus du talent de

l’histoire de son pays, d’idées d’indépen- dance et surtout de militantisme. Dommage que la génération des dernières 40 années

la regrettée Assia Djebar, «la solidarité cha- leureuse» et «l'appui constant» de la défunte à la cause du peuple sahraoui. De son côté,

la secrétaire générale du Parti des travail- leurs, Louisa Hanoune, a vu, dans la célèbre romancière disparue, un «exemple».

« Elle avait l’Algérie au plus profond de son cœur » La ministre de la Culture a prononcé un discours au palais de la Culture Moufdi-Za- karia en face la dépouille de la défunte et toutes les personnalités présentes pour ren- dre un ultime hommage à l’auteure de l’Amour, la fantasia. Nadia Labidi a souligné que la perte d’Assia Djebar est celle d’«un astre lumi- neux de l’univers de la pensée, dont l’étin- celle nimbera au ciel de la littérature mondiale pour éclairer les routes des géné- rations futures». Rappelant le souffle abon- dant qu’elle avait donné à la littérature moderne, et son engagement dès son jeune âge pour un mouvement littéraire ayant un grand sens de nationalisme, la ministre a af- firmé qu’Assia Djebar avait l’Algérie au plus profond de son cœur. «Elle a écrit sur la violence, comme elle a écrit au sujet de l’amour imaginaire, non pas pour fuir la douleur de la mort que l’Al- gérie a vécue durant la décennie noire, mais elle l’a écrit comme une thérapie psycholo- gique pour apaiser les douleurs de son im- migration», a-t-elle noté. Avec des cœurs attristés, nous faisons un adieu glorieux à une grande plume qui a été privée du prix Nobel de la littérature, la ministre de la Cul- ture a indiqué que nous ne pouvons que ma- nifester notre profond deuil, notre grande consternation, et l’envergure de la perte d’une intellectuelle du calibre d’Assia Dje- bar, dont la mémoire restera éternellement gravée après tout ce qu’elle a donné à la cul- ture algérienne et universelle. Des extraits de poèmes et de romans de feue l’auteure ont été récités à la salle d’hon- neur du palais de la Culture par deux comé- diennes, dont Adila Bendimerad. En présence de nombreuses personnalités, la magie des mots et la sincérité des idées ont été constatées par tous les présents qui sont venus rendre un dernier hommage à Assia Djebar avant d’aller à sa dernière demeure. Une veillée funèbre a été organisée à la bibliothèque communale de Cherchell en présence de sa mère, de ses enfants, de ses proches, de personnalités du monde de la culture et de ses admirateurs, avant de re- joindre sa dernière demeure au cimetière de

Cherchel. Kader Bentounès

« CONSTANTINE CAPITALE DE LA CULTUREARABE 2015 »

Un chapiteau de 5.000 places sera installé à Ali-Mendjeli

Un chapiteau pouvant accueillir 5.000 personnes sera installé à Ali-Mendjeli pour permettre aux habitants de cette aggloméra- tion de profiter des différentes activités de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe, a indiqué jeudi dernier le wali, Hocine Ouadah. Le chef de l’exécutif local a souligné, en marge d’une inspection des différents chantiers ouverts dans le cadre de cet événement, que cet « immense chapi- teau » sera ouvert durant toute l’année de la manifestation pour servir d’espace d’anima- tion au profit des habitants de cette ville, l’une des plus peuplées de la wilaya de Constantine. Au cours de sa visite de terrain, le wali s’est enquis de l’avancement des chantiers et appelé, une nouvelle fois, à la conjugaison des efforts de tous les acteurs concernés afin d’être au rendez-vous de cet évènement cul- turel dont l’ouverture officielle est prévue en avril prochain. M. Ouadah, visiblement satis- fait de la cadence globale imprimée aux chantiers, notamment celui de la salle de spectacle de 3.000 places qui commence à prendre forme, à réitéré les engagements de l’administration locale à réceptionner, avant l’ouverture de la manifestation, 5 infrastruc- tures culturelles, 2 établissements hôteliers et l’ensemble des travaux d’aménagement ur- bain lancés au centre-ville. Le wali a observé une halte au siège de la direction régionale des Douanes algériennes dont les responsables ont fait part de leur en- tière détermination à participer activement à

la réussite de cet évènement. Un plan spécial

a été arrêté par ce corps constitué pour ac-

compagner la manifestation en simplifiant les

formalités aux invités attendus et en facilitant

le transit de leurs équipements dans les ports,

aéroports ainsi qu’au niveau des postes-fron- tière terrestres, a-t-on assuré.

LITTÉRATURE

« Oppenheimer Funds » ouvre son concours 2015 de littérature à des écrivains d’Afrique et du Moyen-Orient

Un appel à candidature international a été lancé par le fonds financier américain «Op-

penheimer Funds» pour un concours à l'adresse des écrivains d'Afrique et du Moyen Orient publiés ou traduits en langue anglaise, indique-t-on sur le site Internet de l'orga- nisme. Les candidats désireux de participer au concours «Emerging voices» qui récompense les «talents exceptionnels» en matière de lit- térature de fiction africaine et du Moyen Orient, ont jusqu'au 10 avril 2015 pour s'ins- crire sur www.ft-live.com/emerging-voices. Outre la réglementation du concours, le site publie la liste des pays éligibles au concours:

une cinquantaine, en tout, entre le Moyen- Orient et l'Afrique dont l'Algérie. Dans ces régions, le fonds Oppenheimer récompense la meilleure fiction publiée ou traduite vers l'anglais, contenant un minimum de 20.000 mots, écrite par un auteur natif ou résidant dans les pays concernées, et publiée en ver- sion papier ou électronique après le 1 janvier 2014. Les lauréats du concours recevront un Prix d'une valeur de 40.000 dollars lors d'une cérémonie prévue à la bibliothèque publique de New York (Etats-Unis) en octobre 2015. Un concours pour les cinéastes de la zone Asie et Pacifique ainsi que pour les artistes peintres latino-américains est également or- ganisé par le fonds. Le « Oppenheimer Funds

» est un fonds d'investissement créé dans les

années 1950 aux États-Unis. Outre ses acti- vités financières, le fonds est engagé dans des

actions philanthropiques.

DÉCÈS DE ROGER HANIN

L’acteur français enterré hier au cimetière de Bologhine

L’acteur, réalisateur et écrivain français, Roger Hanin, a été enterré hier, selon sa volonté, au cimetière juif de Bologhine à Alger, sa ville natale dans laquelle il a passé plus de trente ans de sa vie.

L a dépouille du défunt décédé mercredi der- nier à Paris était arri-

vée tôt hier matin à l'aéroport international Houari-Boume- dienne en provenance de Paris, à bord d'un vol d’Air Algérie. La ministre de la Culture Nadia Labidi, le wali d'Alger Abdelkader Zoukh, le directeur de la Protection ci- vile Mustapha Lahbiri et l'am- bassadeur français à Alger Bernard Emié, ainsi que des figures du monde de la cul- ture étaient présents à l'arri- vée de la dépouille. L'ami du défunt, le réalisateur français Alexandre Arcady, a exprimé toute sa reconnaissance à l'Al- gérie «d'avoir accueilli la dé- pouille de Roger Hanin suivant la volonté de ce der- nier d'être enterré dans sa ville natale». «C'est l'enfant de La Casbah fidèle à sa terre natale», a-t-il dit. Des mem- bres de la famille du défunt, des proches, des personnalités du monde du cinéma et des médias ont accompagné la

dépouille. L’acteur, réalisateur et écrivain français Roger Hanin

a été inhumé hier, au cime-

tière juif de Bologhine à Alger. Décédé mercredi à Paris, l’artiste a été inhumé selon sa volonté à Alger, sa ville natale dans laquelle il a passé plus de trente ans de sa vie. En présence de la minis- tre de la Culture Nadia La-

vie. En présence de la minis- tre de la Culture Nadia La- bidi, le wali d’Alger

bidi, le wali d’Alger Abdelka- der Zoukh, le directeur géné- ral de la télévision algérienne Toufik Kheladi, l’ambassa- deur de la France à Alger Ber- nard Emié, sa famille et ses

amis, et des personnalités ar- tistiques qui sont tous venues témoigner le grand huma- nisme du défunt et son dé- vouement à tous les arts qu’il a embrassé, à commencer par le théâtre, le cinéma, la télé- vision et la littérature. Le Président de la Répu-

blique Abdelaziz Bouteflika a rendu hommage à l'acteur français, soulignant qu'il était «un symbole de l'amitié entre les peuples algérien et fran- çais». «C’est avec une grande émotion et une profonde tris- tesse que j'ai appris le décès du grand acteur français Roger Hanin, qui a dédié toute sa vie à la culture et oc- cupé une place mémorable dans le monde du cinéma», a écrit le Président Bouteflika dans un message de condo-

léances qu'il a adressé, jeudi, à la famille du défunt. L’ayant longuement cô- toyé et travaillé avec lui, le ci- néaste Alexandre Arcady partage non seulement avec le défunt la passion du septième art, mais aussi le fait d’être né à Alger, à deux rues d’inter- valle de la maison parental de Roger Hanin à la basse Cas- bah d’Alger. « Roger avait un message d’amitié, de frater- nité et d’attachement à la terre algérienne, nous sommes nés

tous les deux à la basse Cas- bah. Même si nous sommes nés à plusieurs années de dis- tance, mais nous avions cette même émotion, ce même rap- port à l’enfance passée en Al- gérie, à tout ce qui a constitué notre vie ici, et nos conversa- tions étaient souvent portées sur l’Algérie, souvent autour d’une table garnie de plat al- gériens, il était amoureux des traditions culinaires algé- riennes. C’était un amoureux de la vie, il répandait beau- coup de bonheur autour de lui», a-t-il témoigné. Le ci- néaste français a estimé que vouloir être inhumé à Alger est un «geste fort qui mar- quera les esprits en voulant rejoindre son père au cime- tière de Saint-Eugène», ajou- tant qu’il voulait avant tout conserver «cette fraternité, ce lien fort entre l’Algérie et la France, et surtout l’histoire commune des deux pays même si elle a été bousculée par beaucoup d’événements». En 2000, l'acteur avait reçu la Médaille de l'ordre du mérite national au rang de «Achir» des mains du Président de la République, Abdelaziz Bou- teflika, lors d'un hommage qui lui avait été rendu à Alger. Roger Hanin avait déclaré, à cette occasion : «J’ai toujours refusé les décorations, mais celle-ci sera la première et la dernière.» K. B.

LE DERNIERADIEUAU MÔME D’ALGER

Du théâtre au cinéma : un parcours prolifique

L’acteur célèbre pour son rôle de commissaire dans la série télévisée Navarro, produite par son épouse, belle-sœur de l’ancien président fran- çais Mitterrand, a été transférée Bolo- ghine à Alger qui l’a vu naître le 20 octobre 1925, en présence, comme il l’avait souhaité, des membres de sa famille et de ses amis proches dans le cimetière israélite de la communauté juive où repose son père. Roger Hanin est le quatrième des cinq enfants de Joseph Lévy et Victo- rine Hanin, sa mère dont il avait pris

le nom pour sa carrière d’artiste. Dé-

cédé mercredi dernier à Paris à l’âge de 89 ans des suites d’une grave insuf- fisance respiratoire, l’enfant de Bab

El-Oued, que l’on appelait affectueu- sement en France «le môme d’Alger», avait fait ses débuts dans le cinéma

dans les années 1950 en campant plu- sieurs rôles dans des films où il s’est fait apprécier du public par son accent

et sa prononciation typiquement algé-

roise, une manière de parler qui lui collait comme une seconde peau, celles de ses origines africaines. À la même époque, Roger Hanin faisait également carrière dans le 4 e art où il

s’était fait connaître en 1951 dans la

pièce Vogue la galère, avant de quitter

le théâtre plus de cinquante ans après

avec une quarantaine de pièces, dont des pièces shakespeariennes connues, ainsi que d’innombrables tournées dans le monde. Après une filmogra- phie très riche où il incarne des per- sonnages tout à la fois de malfrats et

de bienfaiteurs de l’humanité, plus de quatre-vingt œuvres en près de 45 ans

plus de quatre-vingt œuvres en près de 45 ans de carrière, Roger Hanin revient sur les

de carrière, Roger Hanin revient sur les écrans de la télévision avec son personnage fétiche interprété dans les années 80 avec le rôle du justicier qu’il incarnait à merveille à travers le personnage du commissaire Navarro, une série télévisée à succès qui aura

duré plus d’une vingtaine d’années. Outre son talent de comédien, Roger Hanin, qui avait plusieurs cordes à son arc, avait également fait parler de lui en tant que romancier dès les années 1980, avec notamment la publication de l’Ours en lambeaux, qui sera suivi de dix autres œuvres littéraires de fic- tion. En 2000, l’acteur, qui avait ins-

crit au palmarès de sa filmographie des films comme le Grand pardon, avait reçu la médaille de l’ordre du mérite national au rang «Achir» des mains du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lors d’un hom- mage qui lui avait été rendu à Alger, dans sa ville natale. L’homme qui avouait, dans un entretien réalisé en France il ya six ans, qu’il attendait tranquillement la mort lorsqu’il fut victime d’AVC, et qu’il avait une vie pleine de notoriété et eu beaucoup de plaisir à vivre sa carrière, avait pré- paré ses obsèques et demandé aux au- torités algériennes d’être inhumé en

Algérie. Il aimait répliquer «je suis 100% casher sur le plan génétique. Je suis fils de communiste et petit-fils de rabbin. Je suis très juif», alors qu’il s’était converti au catholicisme par amour pour sa compagne en se ma- riant. Il était aussi connu par sa cen- taine de films, dont le Coup de Sirocco, où il campait un pied-noir qui, après la guerre d’Indépendance en Algérie, revient en France. Le Pré- sident de la République, Abdelaziz Bouteflika, a rendu hommage à l’ac- teur français qu’il considérait comme «un symbole de l’amitié entre les peu- ples algérien et français». «C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que j’ai appris le décès du grand acteur français Roger Hanin, qui a dédié toute sa vie à la culture et occupé une place mémorable dans le monde du cinéma», a écrit le Prési- dent dans un message de condo- léances qu’il a adressé à la famille du défunt. «Le peuple algérien, qui s’associe à la douleur du peuple français ami, n’oubliera pas l’apport indéniable de feu Roger Hanin à la consolidation des liens d’amitié entre les peuples al- gérien et français», a relevé le Chef de l’État, pour qui l’acteur «a su, en tant que romancier, comédien, cinéaste et réalisateur, enrichir, à travers ses œu- vres, sa sensibilité et sa touche person- nelle, la culture universelle», tout en précisant que le défunt «sera enterré avec tous les honneurs et le respect dus à sa personnalité, son parcours et sa grandeur d’âme». Lynda Graba

Vie pratique

29

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaire des prières de la journée du samedi 24 Rabie Ethani 1436 correspondantau14février2015:
Vie religieuse
Horaire des prières de la journée du samedi 24 Rabie Ethani 1436
correspondantau14février2015:
- Dohr
13h02
- Asr
16h03
- Maghreb
18h30
- Icha…………………19h49
Dimanche 25 Rabie Ethani 1436
correspondantau15février2015
- Fedjr
06h10
- Chourouq
07h37
 

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El Moudjahid/Pub du 14/02/2015

CONDOLEANCES

Monsieur le Ministre délégué auprès du Ministre des Finances chargé du Budget et de la Prospective, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le chef de cabinet de Monsieur le Ministre des Finances, Monsieur le chef de cabinet de Monsieur le Ministre délégué auprès du Ministre des Finances chargé du Budget et de la Prospective et l'ensemble de l'encadrement et du personnel du Ministère des Finances, très touchés par le décès de la mère de Monsieur le Ministre des Finances, Mohamed DJELLAB, lui présentent ainsi qu'à toute sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. «ADieunous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 307551 du 14/02/2015

NAISSANCE

El Moudjahid /Pub ANEP 307551 du 14/02/2015 NAISSANCE La famille ABBAS est très heureuse d'accueillir la

La famille ABBAS est très heureuse d'accueillir la naissance d'un joli poupon prénommé

AG H I L ES

venu égayer son foyer en ce 12 février 2015. Elle souhaite une longue et heureuse vie au nouveau-né, un prompt rétablissement et pleine de santé à sa maman et félicitations à son papa. Félicitations mima !

maman et félicitations à son papa. Félicitations mima ! El Moudjahid /Pub du 14/02/2015 ANNIVERSAIRE Le
maman et félicitations à son papa. Félicitations mima ! El Moudjahid /Pub du 14/02/2015 ANNIVERSAIRE Le

El Moudjahid/Pub du 14/02/2015

ANNIVERSAIRE

Le

13/02/2015,

c’est le jour-anni-

versaire de notre cher et adorable prince

c’est le jour-anni- versaire de notre cher et adorable prince

D

r o

u i c h e

 

S

a b e r

qui souffle sa 20 e bougie. En cette heureuse occasion, ses frères Cherf-Eddine, Hatem, Mahieddine, Moussa et Mohamed, son papa, sa maman, ses grands-parents ainsi que toute sa famille le félicitent et lui souhaitent une longue vie pleine de joie, de succès, de bonheur et de santé. Joyeux anniversaire Saber ! Ta famille qui t’aime

El Moudjahid/Pub du 14/02/2015

CONDOLEANCES

CONDOLEANCES
Le Président-Directeur Général, les Membres du Conseil d'Administration, Ies représentants des travailleurs ainsi

Le Président-Directeur Général, les Membres du Conseil d'Administration, Ies représentants des travailleurs ainsi que l'ensemble du personnel de la Banque de Développement Local -BDL, très affectés par le décès de la mère de Monsieur Mohamed DJELLAB, Ministre des Finances, présentent à ce dernier ainsi qu'à toute sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu leTout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 205758 du 14/02/2015

CONDOLEANCES

Le Président-Directeur Général, les

cadres et l'ensemble du personnel de

l’ANEP, très affectés par le décès de la

mère de leur collègue, BOUALEM Smail

lui présentent ainsi qu'à sa famille leurs

sincères condoléances et les assurent de

leur profonde sympathie en cette pénible

circonstance.

Puisse Dieu LeTout-Puissant accorder

à la défunte Sa Sainte Miséricorde et

l'accueillir en Son Vaste Paradis.

«ADieu nous appartenons et à Lui nous

retournons.»

El Moudjahid/Pub du 14/02/2015

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

Sp o rt s

30

EL MOUDJAHID

COUPE DE LA CAF / AUJOURD’HUI, 16H, À BOLOGHINE

MC Alger – SC Sahel (Niger) : pour une marge sécurisante

Le Mouloudia d’Alger entame son périple africain face au représentant du Niger, le SC Sahel.

L a rencontre aura lieu aujourd’hui à 16h au stade de Bologhine (Alger). Cette pre- mière sortie du MCAen coupe de la CAF,

édition 2015, est l’occasion pour l’ancien sélec- tionneur du Cameroun Artur Jorge et son ad- joint brésilien Valdo de faire connaissance avec

le football africain en clubs. « Cette compétition

intervient au bon moment. Elle nous permet de rompre, surtout, avec la pression du champion-

nat. Aussi, le fait d’évoluer à domicile, pour le match aller, nous donne l’occasion de stabiliser les résultats et de continuer sur la même dyna- mique de la gagne. Même si beaucoup de choses restent encore

à améliorer, l’équipe a beaucoup progressé en cette phase retour. Le fait d’enchaîner les vic- toires va certainement nous mettre sur le bon chemin pour atteindre nos objectifs. Bien évi- demment, le plus important cette saison de- meure le maintien en Ligue Une. Cette coupe de la CAF est un bonus. Nous l’abordons avec toute la sérénité nécessaire pour donner la meilleure image du club et pro- gresser dans cette compétition continentale.

« L’appétit vient en mangeant, comme on dit »,

a déclaré le technicien portugais, à la fin de la rencontre face au MO Bejaia, mardi dernier, avant de parler de l’adversaire du MCA : « Je ne connais pas vraiment notre adversaire dans cette compétition. Pour nous, il s’agit, dans

dans cette compétition. Pour nous, il s’agit, dans cette confrontation, d’imposer notre rythme et notre jeu

cette confrontation, d’imposer notre rythme et notre jeu pour réaliser un score favorable nous

permettant de mieux aborder le match retour à Niamey. » Pour rappel, le MCA disputera cette

partie sans le Brésilien Roberson, dont la qua- lification au club a été rejeté par la FIFA suite a une erreur technique dans la transmission du dossier par la FAF. Une nouvelle contraignante pour la direction du Doyen et son staff tech- nique qui comptait faire du joueur son meneur de jeu. De son côté, l’entraîneur du Sahel Sporting Club, le Marocain Rachid El Ghaflaoui, qui a suivi le dernier match du Mouloudia à Bolo- ghine, a montré quelque appréhensions par rap- port à la surface du terrain. « Mes joueurs n’ont pas l’habitude d’évoluer sur ce genre de sur- face. Même si nous avons prévu quelques séances d’entraînement sur le synthétique du- rant notre séjour à Alger, cela va être un peu compliqué. Notamment en cas de pluie. Pour ce qui est de notre adversaire, il va falloir être vigilent sur les balles arrêtées et gagner nos duels au milieu du terrain. » A noter que l’équipe nigérienne se trouve à Alger depuis mardi matin. La déléga- tion est hébergée à l’hôtel Mazafran de Zéralda. Créé en 1974, seulement, le Sahel Sporting Club de Niamey et le club le plus titré du Niger avec 13 titres de champion et 11 coupes natio- nales. Le match retour aura lieu dans deux se- maines au stade du Général Seyni Kountché. Rédha Maouche

LIGUE DES CHAMPIONS (PRÉLIMINAIRES)

MC El Eulma-St-George SA (Eth) : une première historique

Le MC El Eulma (Ligue 1-Mobilis), qui disputera au- jourd’hui au stade Messaoud-Zeghar son tout premier match of- ficiel international face aux Ethiopiens de St-George SA, en tour préliminaire de la ligue des champions, entend bien négocier cette rencontre, ce qui n’est rien moins qu’un moment historique. Créé en 1936, le Mouloudia d’El Eulma, l’un des derniers clubs de l’Est algérien à avoir pu rejoindre l’élite du football national malgré les joueurs très talentueux qui ont évolué sous ses cou- leurs (la première accession du MCEE ne remonte qu’à 2008), voudrait remporter cette première joute internationale pour la "dédier aux anciens joueurs qui ont façonné cette équipe au fil des décennies sans avoir connu le haut niveau", souligne le vieux Messaoud B. (77 ans), ancien dirigeant du MCEE. Ce vieux sup-

porter dont les yeux se mettent à briller lorsqu’il évoque l’équipe chère à son cœur, espère surtout que les Derardja, Hemitti, Che- nihi et Maïza mouilleront le maillot vert et rouge autant que l’avaient mouillé, en leur temps, les Haïder, Hedna, Senoussaoui, Kharchi et autre Sid. L’entraîneur,AzzedineAït-Djoudi, ne doute pas, lui, que ses joueurs honoreront le maillot car, dit-ils, "ils me- surent la portée symbolique de cette première rencontre interna- tionale et sont prêts à se surpasser pour donner du bonheur à leurs fans". Le coach se dit "certain" que le manque d’expérience de ses poulains (même si quelques-uns ont eu l’occasion de dis- puter des compétitions internationales, comme Maïza sous les couleurs de l’ES Sétif et Hemitti sous celles de la JS Kabylie) sera comblé par une volonté et une "grinta" de tous les instants.

Le tout, prévient encore Ait-Djoudi, est de ne pas sous-estimer notre adversaire dont la carte de visite est plutôt impressionnante puisqu’avec ses 26 titres de champion et ses 9 coupes d’Ethiopie, il est de loin le club le plus titré de son pays. Il reste que les joueurs eulmis devront être prêts physiquement, ne pas hésiter à aller au charbon pour remporter les duels, bien occuper les es- paces et aérer le jeu pour prendre à défaut le club-phare d’Ad- dis-Abeba qui ne viendra pas à El Eulma pour faire du tourisme. Azzedine Aït-Djoudi, et ce n’est pas plus mal, pourra compter, aujourd’hui à partir de 18 heures sur la pelouse du stade Mes- saoud-Zeghar, sur l’ensemble de son effectif, l’infirmerie du club étant vide, ce qui n’a pas toujours été le cas depuis le début de la saison.

ENTRETIEN

AZZEDINE AIT-DJOUDI, ENTRAINEUR DU MCEE :

« La ligue des champions africaine est un grand évènement pour El-Eulma »

Comment se présente le match de la ligue des champions africaine face à l’équipe éthio- pienne ? Cela se présente dans de bonnes conditions. Les joueurs sont déterminés à faire le match at- tendu d’eux. Comme vous le savez, Babya joue pour la première fois de son histoire une com- pétition continentale, de surcroît la plus presti- gieuse : la ligue des champions africaine. C’est un grand évènement pour la ville d’El-Eulma et son formidable public. L’équipe est bien prépa- rée et j’espère qu’elle sera dans son jour.

La défaite face au CRB et le classement peu reluisant de votre équipe en championnat, ne sera, selon vous, pas un handicap pour vos joueurs sur le plan psychologique ? Non, pas du tout. Ce sont des professionnels qui savent faire la part des choses. On dispose d’un groupe constitué de joueurs de qualité, qui ont les moyens de s’en sortir et d’améliorer la situation de l’équipe en championnat. Ils sont motivés et décidés à sortir le grand jeu dans

Ils sont motivés et décidés à sortir le grand jeu dans cette ligue des champions africaine.

cette ligue des champions africaine. Une bonne performance face à l’équipe éthiopienne, sera un stimulant pour notre équipe en championnat.

Avez-vous une idée et des appréhensions sur l’équipe éthiopienne qui renferme au moins six joueurs internationaux ?

On ne connaît pas vraiment cet adversaire ; mais on connaît la façon de jouer des Ethiopiens en général. Se sont des joueurs vivaces, tech- niques et rapides dans leur jeu. On a basé notre préparation sur les qualités de nos joueurs et les forces de notre équipe. A nous d’imposer notre jeu à notre adversaire.

Accorderez-vous de l’importance à la Coupe d’Afrique sachant que le MCEE n’a pas encore assuré son maintien en Ligue 1- Mobilis ? El-Eulma se battra à fond en championnat pour garder sa place au sein de l’élite du foot- ball national et accordera toute l’importance qu’il faut à sa participation à cette ligue des champions africaine, qui nous tient à cœur. C’est une compétition importante qui pourra ou- vrir de nouveaux horizons au club. On tentera de bien négocier la manche aller, chez nous, afin de gérer à bon escient le match retour. On veut donner du bonheur et apporter de la joie à notre formidable public, qui ne manque jamais d’être

derrière son équipe et je suis certain que le stade sera archicomble. Les Eulmis sont des passion- nés de football et le MCEE fera tout pour hono- rer la ville d’El Eulma et le football algérien. On jouera sans pression, c’est une bonne chose. Mohamed-Amine Azzouz

PROGRAMME DES CLUBS ALGÉRIENS

Aujourd’hui 15 février 2015 Stade Omar Hamadi : MC Alger - Sahel SC (NIG) 16H00 El Eulma : MC Eulma (ALG) - St. George (ETH) 18h00

Dimanche 16 février 2015 Stade Omar Hamadi : USMAlger -Foullah Edifice (CHA) 18h00 Stade Boumezrag : ASO Chlef - Kamboi Eagles (SLE) 18h00 — Les matchs retour auront lieu les 27, 28 février et le 1 er mars 2015.

COUPE DE LACAF/ TOUR PRÉLIMINAIRE (ASO CHLEF) :

Le match retour face à Kamboi Eagles avancé au 20 février à Chlef

L'ASO Chlef, représentant algérien en Coupe de la Confédération (CAF), pourrait jouer son match retour face aux Sierra-Léonais de Kamboi Eagles, le vendredi 20 février à Chlef au lieu de Freetown, dans le cadre du tour préliminaire de l'épreuve, a annoncé hier le porte-parole du club chélifien, Abdelkrim Medouar. "En raison du virus Ebola qui sévit en Sierra Leone, nous avons trouvé un accord avec la direction de Kamboi Eagles pour jouer le match retour à Chlef. Une demande a été transmise dans ce sens à la fé- dération algérienne (FAF) qui l'a d'ailleurs introduit à la CAF, qui va se prononcer sous peu", a affirmé le responsable chélifien à la radio nationale. Outre l'ASO Chlef, qui jouera le match aller dimanche à Chlef (18h00) le MC Alger, en sa qualité de détenteur de la Coupe d'Algérie, prendra éga- lement part à cette compétition, où il sera opposé aujourd’hui aux Nigé- riens du Sahel SC, au stade Omar Hamadi (18h00). "Le match retour qui devrait se dérouler entre le 27, 28 février ou le 1 er mars, se jouerait le ven- dredi 20 février, du moment que l'équipe adverse ne peut pas rester deux semaines à Chlef", a-t-il ajouté. En effet, les clubs sierra-léonais, à l'instar de ceux du Liberia et de la Guinée, n'ont pas le droit de recevoir à domicile à cause du risque de l'épidémie d'Ebola, qui a notamment touché la partie ouest du continent.

BASKET-BALL: TOURNOI QUALIFICATIF À L’AFRO BASKET 2015 (MANCHE RETOUR)

Les Verts à pied d’œuvre au Maroc

Après avoir bouclé la dernière étape de préparation en Turquie, le cinq national drivé par Salah Eddine Fillali a rallié le Maroc pour jouer la manche retour du tournoi qualificatif à l’Afro Basket. Avant le rendez vous de Salé, les Verts avaient réussi ici à Alger au mois de janvier à prendre une bonne option pour la qualification en battant la Libye et le Maroc, ce qui leur a permis de prendre les commandes de la zone 1. Pour préparer la manche retour, le staff et l’équipe étaient en stage en Turquie du 2 au 9 février. Un stage durant lequel, coach Fillali a eu à pro- grammer un travail intensif avec des séances bi-quotidiennes et des matchs amicaux avec des clubs turcs. Les co- équipiers de Mounir Benzeguala ont

perdu un match face à un club de pre- mière division Istanbul BBSK (D1) 111 à 62 et gagné deux face à deux sociétaires de la division B : Gekmele Basket Bol (D2) 66 / 72 et Pertevnial Genclilk Ve Spork (D2) 72 / 55. Du- rant ces trois rencontres, le staff a mis en place plusieurs variantes de jeu susceptibles d’être utilisées pendant le tournoi de Salé. La bonne nouvelle, c’est la présence des deux joueurs Mounir Benzegala et Samir Mekdad, absents à Alger pour des raisons liées à leur double nationalité. Par contre la mauvaise nouvelle, c’est de savoir que deux pièces maîtresses en l’oc- currence Faycal Sahraoui et Abdellah Hamdini manqueront à l’appel pour cause de blessure. Pour rappel, à l'issue de la phase "aller" des qualifications à l'Afro

Basket et aux Jeux africains de 2015, disputée début janvier à Alger, la sé- lection algérienne, conduite par Ali Filali et son adjoint Toufik Chebani, occupe la première place de son groupe, avec 4 points. Les Verts devancent le Maroc (2 e avec 3 pts) et la Libye (3 e avec 2 pts) après avoir remporté leurs deux matchs à domicile, respectivement contre la Libye (88-63) et le Maroc

(81-80).

Quatorze sélections disputeront l'Afro Basket-2015 dont le pays orga- nisateur, la Tunisie, et le tenant du titre, l'Angola. Par ailleurs, onze équipes seront qualifiées pour les Jeux africains de 2015, prévus au

Congo. Mokhtar Habib

Sp o rt s

31

EL MOUDJAHID

LITIGE JSK - CAF

L’espoir renaît pour les Canaris

Tout le monde avait mal pris les lourdes sanctions prises à l'encontre de la JSK par la CAF. Cette dernière avait suspendu pour deux ans le club du Djurdjura. Aussitôt, le président de la JSK, Mohand Cherif Hannachi, avait affirmé que son club a été injustement sanc- tionné du fait que les règlements ne prévoient pas un tel cas, surtout que des situations autrement plus graves, avec mort de plusieurs personnes, sont survenues sans que la CAF bouge le petit doigt. C'est-à-dire qu'en cas de décès, c'est le club qui trinque.

C ela ne s’est jamais passé aupravant. Il n’y a jamais eu cas qui aurait servi de jurisprudence pour traiter le problème

auquel la JSK était confrontée. En ce qui concerne la JSK, ce n'est nullement la faute du club qu’Ebossé, que tout le monde re-

grette, reçoive un projectile qui lui a été fatal. La JSK, par le biais de son président et l'avo- cat du club, avait tout fait pour montrer à tous qu'elle était victime d'une injustice. Alors, il ne restait pour elle que le tribunal du TAS de Lausanne (Suisse). Les dirigeants l’avaient sollicité en présentant un dossier assez solide. On peut aujourd'hui attester que la JSK était dans le vrai à la suite du verdict auquel le TAS est parvenu dans cette affaire opposant la JSK à la CAF, à cause de la sus- pension de 2 ans prise par le Comité exécutif de cette structure. Le TAS a demandé «l'an- nulation immédiate de la sanctions de 2 an- nées de suspension des compétitions africaines» prise le 8 octobre 2014 par le CE de la CAF. Ce qui est reproché à la CAF par le TAS est «que les procédures disciplinaires menées par les instances de la CAF n'étaient

la dé-

pas conformes aux règles de la CAF

cision a été prise sans que les représentants

de la JSK aient été entendus ou même infor- més de la procédure en cours. L'appel de la JSK a été admis, et la décision du CE de la CAF annulée avec effet immédiat". Comme la JSK n'avait pas introduit de demande de réintégration en Ligue des champions d'Afrique, le TAS n'avait pas pris une décision dans ce sens.

le TAS n'avait pas pris une décision dans ce sens. Va-t-elle le faire pour tenter de

Va-t-elle le faire pour tenter de trouver une solution à cette situation d’imbroglio ? Il est évident que le TAS en fait une question de principe. On ne peut sanctionner quelqu'un sans l'entendre et lui montrer comment et sur quels motifs la sanction a été prise. Il est clair que la JSK ne pourra pas être réintégrée du fait que la Ligue des cham- pions d’Afrique commencera aujourd'hui et demain, avec les tours préliminaires. Tou- jours est-il, la balle est désormais dans le camp de la CAF. Que va-t-elle faire ? C'est la question que tout le monde est en train de se poser, 'atten- dant, avec une grande impatience, le dénoue- ment de cette affaire.

Hamid Gharbi

Le TAS, comme contenu dans son com- muniqué, estime que «sa sentence ne porte que sur des questions formelles et non pas sur le fond de l'affaire». Par conséquent, «cette sentence n'em- pêche pas les autorités compétentes de la CAF d'ouvrir une nouvelle procédure disci- plinaire à l'encontre de la JSK en respectant les principes fondamentaux de la procédure, et notamment celui d'être entendu». La sentence finale sera communiquée par le TAS durant les semaines à venir. Il est évi- dent que rien n'est encore réglé, même si la CAF ne sort pas grandie de cette affaire du fait qu'elle n'a pas entendu la JSK.

La CAF peut rouvrir le dossier

Comme rapporté ici, le TAS a levé les sanc- tions infligées par la CAF à la JSK après avoir constaté une "non-conformité" dans la façon d’instruire la procédure par la Confédération africaine de football à l’encontre de la JSK. Le Tribunal arbitral du sport a fait savoir que les sanctions doivent être levées avec effet immédiat. Cela étant dit, il n'y a rien qui garantisse qu'elles le seront, dès lors que la CAF, comme le signale la FAF dans un communiqué, pourrait toujours rouvrir le dossier. C'est-à-dire qu'elle infligera les mêmes sanctions à la JSK en appel après avoir pris la peine, cette fois-ci, d'écouter

les dirigeants kabyles. Pour le moment, ceux-ci se disent sereins "la CAF a d'autres dossiers plus graves à traiter", mais rien ne dit non plus qu'elle ne le fera pas. Pour le moment, le dossier reste donc ouvert jusqu'à nouvel ordre. La CAF ne s'est pas en- core prononcée sur la question, alors que de son côté, la FAF observe une position attentiste dans ce dossier après avoir «pris acte» de la décision du TAS. À la fédération, on attend de voir quelle suite sera donnée à cette affaire avant de se positionner. Amar Benrabah

LIGUE 1-MOBILIS (SUITE DE LA 20 e JOURNÉE)

Les Sétifiens lorgnent la première place

ENCADREMENT

Menad très courtisé

Djamel Menad devrait bientôt rebondir sur un banc de touche

en Algérie. Le technicien, à l'arrêt après une courte expérience en Arabie saoudite, cet été, est sol- licité actuellement par au moins trois clubs de l'élite :

l'USMH, l'USMA et l'ASO. Le club banlieusard est le premier à avoir pris

attache avec le rugueux technicien après le départ d'Ab- delkader Iaïche, celui-ci ayant annoncé sa démission sous la pression des supporters. Selon un proche du technicien, l'USMAet l'ASO Chlef ont tenté aussi une approche. Le premier cherche un successeur

à Hubert Velud, démis de ses fonctions la semaine der-

nière, alors que le deuxième prépare déjà la succession de Benchouya, de plus en plus décrié à Chlef. Pas plus tard que jeudi, le technicien a entendu des vertes et des

pas mûrs de la part des supporters, alors qu'il s'attelait

à préparer le match de la Coupe de la CAF. Djamel

Menad reste donc un entraîneur très prisé, par son ex-

périence et sa poigne. Pour l'heure, il dit se donner le

de

temps

réfléchir, mais il y a des chances pour qu'il reprenne ra- pidement du service, si, naturellement, un challenge venait à l'emballer.

Amar B.

chances pour qu'il reprenne ra- pidement du service, si, naturellement, un challenge venait à l'emballer. Amar

LIGUE 2-MOBILIS

Trois matchs en retard programmés le 20 février

Trois matchs en retard du championnat de Ligue 2-Mobilis de football, MC Saïda - A Boussaâda, O Médéa - AB Merouna et WATlemcen - CA Bordj Bou-Arréridj, se dérouleront vendredi 20 février à 15h, a indiqué, jeud, la Ligue de football profes- sionnel (LFP). Ces trois rencontres avaient été repor- tées en raison du terrain impraticable. La rencontre WAT - CABBA compte pour la dix-neuvième journée, tandis que les matchs MC Saïda - A Boussaâda et O Médéa - AB Merouana comptent pour la dix-septième journée.

Il est certain que la suite de cette 20 e jour- née de Ligue 1-Mobilis sera favorable aux Sétifiens qui reçoivent, dans leur fief du 8- Mai 1945, une équipe de la JS Saoura tou- jours menacée par la relégation. Certes, cette équipe s'est donné un peu de répit, suite à sa victoire étriquée (2-1), au stade du 20-Août de Béchar, devant le MC Alger, mais elle de- meure fragile hors de ses bases. De plus, elle reste à l’écoute de la décision que pourra prendre contre elle la commission de disci- pline de la LFP après les graves incidents qui avaient émaillé le match JSS-MCA. Cela dit, les locaux, auréolés par leur qualification en quart de finale de la coupe d'Algérie, à la fa- veur de leur courte, mais précieuse victoire surl'ESM Koléa, pensionnaire de la Ligue 2- Mobilis sur un but de Ziaya, feront tout pour l’emporter et rejoindre le MOB. En cas de succès, ce qui est attendu, les Noir et Blanc rejoindraient le MOB, l'actuel leader, à la première loge, avec le même nombre de points (35). L'enjeu donc est de taille. À Constantine, au stade Chahid Hama- loui, le MC Oran aura à effectuer un péril- leux déplacement pour en découdre avec un avec un ensemble local qui ne veut pas es- suyer un troisième revers d'affilée. De plus,

Le joueur brésilien, Roberson de Arruda Alves, qui avait pourtant signé pour 18 mois un contrat avec le MCA, ne pourra pas jouer pour ce club. La FAF vient d’annoncer que son dossier a été rejeté, et, par conséquent, il ne sera pas qualifié du fait que la demande pour avoir son CIT n’a pas été envoyée à temps à la Fédération brésilienne de Football. Elle n’a été envoyée que le 19 au lieu du 14 janvier. Par conséquent, ce joueur percevra son argent sans qu’il joue la moindre minute. On peut dire que, quelque part, les règlements en vigueur sont «tatillons», puisqu’ils empêchent un joueur, qui a signé officielle- ment pour un club donné, de rester tributaire d’un document qu’une fé-

donné, de rester tributaire d’un document qu’une fé- les Sanafir ont même eu à demander des

les Sanafir ont même eu à demander des ex- plications à Belhout, lors du dernier entraî- nement du club, à la suite du naufrage — ç'en est un — du CSC, à El-Eulma, sur le score de 3 à 0. Il est clair que Boulemdaïs, devancé par Derrardja au classement des buteurs, fera tout par renouer avec l'efficacité devant les buts adverses. Les Hamraoua, le moins que l'on puisse dire, viendront au Vieux Rocher pour tenter de faire le plein et revenir à deux points seulement du leader béjaoui. Donc, les

galeries des deux équipes vont assister à un match très serré où tout peut arriver. C'est-à- dire qu'il est très difficile d'avancer un quel- conque pronostic, surtout que Remache, sus- pendu, et Guerabis, enrhumé, laisseront un grand vide dans la défense et le milieu constantinois. Le MCO, par contre, sera au grand complet. Enfin, à l'Arbaâ, le RCA jouera gros en recevant l'USMBA de Boualem Charef, concernée par la relégation. Elle n'est qu'à un point du MC Alger. Les locaux, en cas de victoire, rejoindront les Harrachis à la 7 d place avec 29 pts. Toutefois, il est clair qu’en plus des ennuis financiers auxquels ils sont soumis actuellement, les joueurs avaient exigé la présence d'Amani, sinon ils allaient recourir à la grève. Les Bel-Abessiens pour- raient profiter de cette situation pour engran- ger au moins le point du nul. Ce sera un match assez important qui concerne aussi bien le haut que le bas du classent général. H. Gharbi

Programme : aujourd’hui

À Sétif : ESS-JS Saoura

À l’Arbaâ : RCA-USMBA

À Constantine : CSC-MCO

QUALIFICATION

Le dossier de Roberson rejeté

dération, très lointaine, doit lui en- voyer pour qu’il soit en règle avec les instances algériennes, mais aussi avec le club sollicité. On a longtemps attendu pour finalement annoncer que ce joueur en question ne pourra pas jouer. Du coup, on pénalise directement le joueur et son club qui avait énormément be- soin de lui. Veut-on, quelque part, vouloir la relégation du MCA en agissant ainsi. Toujours est-il, des zones d’ombre persistent. Dans ce cas, on aurait dès le départ refusé sa venue afin de laisser le club choisir une autre piste. C’est vraiment dommange, surtout que le doyen des clubs algériens est sur la bonne voie pour sortir des dernières loges et opter pour une place qui soit en conformité avec ses grandes poten-

une place qui soit en conformité avec ses grandes poten- tialités que tous les clubs ou

tialités que tous les clubs ou presque lui envient en ce moment.

D’ailleurs, les matches de cham- pionnat du MCA sont devenus des matches de coupe. Quelque part, on veut nuire au MCA et l’empêcher de trouver sa voie. D’ailleurs, et pour montrer leur mécontentement à l’égard de ceux qui les ont blo- qués, les dirigeants du MCA, à leur tête Abdelkrim Raïssi, le président, ont l’intention de tenir, demain, une conférence de presse au cours de laquelle ils montreront comment ils avaient buté contre certains pro- blèmes qui les ont empêchés de faire qualifier le Brésilien Roberson au profit du MCA dans les temps. Pourtant, ils avaient tout finalisé avec ce joueur avant la date butoir du 15 janvier dernier. H. G.

Vendredi 13 - Samedi 14 Février 2015

D E R N I E R E S MON N AIE PÉTROLE L'euro à
D E R N I E R E S

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MON N AIE PÉTROLE L'euro à 1.140 $ Le Brent à 61.14 dollars
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GRANDE FIGURE DU THÉÂTRE ALGÉRIEN

Hommage à Azzedine Medjoubi 20 ans après sa disparition

A zzedine Medjoubi, disparu il y a 20 ans, demeure un des monuments du théâtre algé-

rien, dont le souvenir s'impose chaque fois qu'on évoque les années d'or du théâtre algérien contempo-

rain. Assassiné le 13 février 1995 à Alger, Azzedine Medjoubi avait marqué les planches par sa présence

et ses brillantes prestations en tant

que comédien et réalisateur, contri- buant pendant trente ans à l'épa- nouissement de la culture et au développement du théâtre algérien. Sa disparition était une perte pour le mouvement théâtral et culturel natio- nal. Cet artiste a beaucoup offert au quatrième art algérien. En effet, grâce à son talent de créateur, Azzedine Medjoubi était en mesure de contribuer au développe- ment du théâtre en Algérie et à trans- mettre aux jeunes artistes son expérience professionnelle et son sens des valeurs. Assassiné à l'âge de 48 ans, Azzedine Medjoubi, qui compte à son actif de grands œuvres,

a campé des rôles dans plusieurs pièces comme Bab El-Foutouh et Galou Laârab Galou. Il fut l'inter-

prète principal, aux côtés de Dalila Hlilou, de la pièce Hafila Tassir, réa- lisée en 1985 et adaptée du roman de l'Égyptien Ihsène Abdelkadous. Il a été également le metteur en scène de

la célèbre pièce Ghabou Lefkar, et

de la pièce Alem El-Baouch qui a remporté le prix de meilleur réalisa- teur au Festival de Carthage. Azze- dine Medjoubi a participé à la célèbre pièce de théâtre Babour Ghraq, de Sliman Ben Aïssa. Avec

Ziani Cherif Ayad, M'Hamed Ben-

Sliman Ben Aïssa. Avec Ziani Cherif Ayad, M'Hamed Ben- guettaf, Sonia et d'autres, il tenta l'expérience

guettaf, Sonia et d'autres, il tenta l'expérience du théâtre indépendant en Algérie en créant, en 1990, la compagnie Masrah El-Qalaâ, pé-

riode durant laquelle il réalisa les

pièce El-Ayta (le Cri) et Hafila Tas- sir 2. Fils d'un avocat, originaire de Hammam Guergour (Sétif), Azzed- dine Medjoubi est né le 30 octobre 1947 à Azzaba. Encouragé à faire du théâtre par le comédien de théâtre Ali Abdoun,

il s'inscrit au Conservatoire d'Alger en 1963 et commence à faire ses pre- miers pas à la Radio et la Télévision algériennes (RTA) de 1965 à 1968. Après une riche expérience sur les planches, le défunt se tourne vers la télévision où il a joué, notamment dans Journal d'un jeune travailleur,

de Mohamed Iftissane, et Automne

1988, de Malik Lakhdar Hamina. Il a également participé dans plusieurs œuvres aux théâtres régionaux, no- tamment avec Lahouinta (1994) d’Allaoua Boudjadi au Théâtre ré- gional de Béjaïa. Medjoubi était éga- lement enseignant à l'École des arts dramatiques. Le défunt avait été nommé di- recteur du Théâtre régional de Batna, puis directeur du théâtre régional de Béjaïa, avant d'être nommé directeur du TNA Mahieddine-Bachtarzi en 1995. Azzeddine Medjoubi, qui a laissé derrière lui un riche répertoire,

a été assassiné le 13 février 1995 aux portes du TNA sans toutefois voir son rêve se réaliser, celui de promouvoir le théâtre algérien.

ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS DES MIGRANTS AU MAROC

Inquiétude de la Commission européenne

La commission européenne s’est dite «inquiète» des at- teintes aux droits humains des migrants au Maroc, a indiqué le commissaire européen à la migration, aux affaires inté- rieures et à la citoyenneté, Dimitris Avramopoulos. Dans une réponse à une question parlementaire, M. Avramopoulous a affirmé que la Commission «a soulevé des inquiétudes aux autorités marocaines sur les atteintes aux droits humains des migrants au Maroc à plusieurs re- prises, notamment par le biais de sa déclaration, lors du Conseil d’association UE-Maroc, tenu le 16 décembre 2014 et au cours de la dernière sous-comité UE-Maroc sur la dé- mocratie et droits de l’homme organisé le 8 octobre der-

nier». Le nouveau projet de 10 millions d’euros financé par l’UE, qui sera lancé en 2015, «vise à soutenir les autorités marocaines pour que les migrants en situation régulière et les réfugiés au Maroc aient les mêmes droits et accès aux services publics que les ressortissants marocains», a ajouté le responsable européen. La Commission européenne «continuera d’exprimer ses graves préoccupations sur les événements de brutalités po- licières contre les immigrants aux autorités marocaines par le chef de la délégation de l’UE à Rabat et lors des pro- chaines réunions bilatérales», a-t-il conclu.

SAHARA OCCIDENTAL

La Namibie appelle à l’annulation de la session 2015 du Forum de Crans-Montana à Dakhla occupée

La Namibie a appelé le Forum de Crans-Montana à annuler sa session 2015 dans la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental, a rapporté hier l’agence de presse sahraouie (SPS). Dans un discours prononcé lors de la cérémonie annuelle de présentation des vœux par le corps diplomatique accrédité à Windhoek, le Président na- mibien, Hifikepunye Pohamba, a ap- pelé le Forum de Crans-Montana à annuler l’organisation de sa session dans la ville occupée de Dakhla. «Nous continuons à appeler le Royaume du Maroc à respecter et à appliquer les résolutions de l’ONU sur le Sahara occidental, afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination», a souligné M. Pohamba. Le Chef

d’État namibien a également indiqué que son pays soutenait l’appel de l’Union africaine (UA) adressé au Forum de Crans-Montana pour annu- ler la conférence qu’elle prévoit d’or- ganiser dans les territoires occupés du Sahara occidental. L’UA, qui avait appelé le Forum suisse d’annuler sa réunion à Dakhla occupée, a considéré ce choix comme «une violation flagrante du droit in- ternational», rappelle-t-on. De son côté, le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait affirmé, dans une let- tre adressée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, que la tenue du Forum à Dakhla occupée est «une vio- lation flagrante du droit international», l’invitant «à veiller à ce qu’aucun fonctionnaire de l’ONU ne participe à

ce forum». Il avait estimé que l’orga- nisation de cette réunion en ce mo- ment «transformera en farce, le slogan de la promotion d’un monde +plus hu- main et plus juste+, thème sous lequel l’organisation prétend tenir ses activi- tés». Des organisations sahraouies des droits de l’homme ont aussi appelé le président du Forum de Crans-Montana à annuler l’organisation de sa pro- chaine édition, et exprimé leur étonne- ment du choix de tenir sa réunion annuelle dans une région connue à l’échelle internationale, par le conflit opposant le Front Polisario au Maroc et où se trouve, depuis 1991, la mis- sion de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE

Le Turc Fatih Birol assurera la présidence à partir de septembre 2015

Le chef économiste de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a été désigné hier à la tête de cette organisation qui défend les intérêts des gros consom- mateurs à partir de septembre prochain, en succession de M me Maria van der Hoeven, dont le mandat arrivera à échéance. «Le conseil d’administration de l’AIE a confirmé, cette semaine, la nomination de Fatih Birol comme nouveau di- recteur exécutif de l’agence. Il succèdera à M me Maria van der Hoeven, dont le mandat de quatre ans s’achèvera le 31

août 2015», a précisé l’agence dans un communiqué. De nationalité turque, né en 1958 à Ankara, M. Birol avait re- joint l’AIE en 1995, après avoir travaillé au secrétariat de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), à Vienne.Actuellement, il exerce les fonctions d’économiste en chef et pilote la direction de l’économie mondiale de l’énergie. Par ailleurs, le magazine américain Forbes l’a désigné comme l’une des personnalités les plus influentes de la scène énergétique mondiale.

ALGÉRIE — PAYS-BAS

Appel à la redynamisationde la coopération parlementaire entre les deux pays

Le président de l’Assemblée po- pulaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a reçu, jeudi,
Le président de l’Assemblée po- pulaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a reçu, jeudi,

Le président de l’Assemblée po- pulaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a reçu, jeudi, l’ambassadeur des Pays-Bas à Alger,

aspirations des deux pays» avant d’évoquer la coopération écono- mique. Saluant les potentialités dont dis-

M

me Willemijn Van Haaften, avec qui

pose l’Algérie, la diplomate a estimé

il

a examiné les voies et moyens à

que l’échange de rencontres entre res-

même e redynamiser la coopération parlementaire bilatérale, à travers la création de groupes parlementaires d’amitié entre les deux pays. Les deux

ponsables de haut niveau des deux pays avait grandement contribué à la «consolidation de la coopération avec l’Algérie qui joue un rôle positif pour

parties ont passé en revue les «rela- tions bilatérales séculaires entre les deux pays dans différents domaines», précise un communiqué de l’APN.

la restauration de la sécurité et de la paix dans la région, notamment grâce au respect dont jouit le Président Ab- delaziz Bouteflika». La rencontre a,

M

me Willemijn Van Haaften a affirmé

également, permis aux deux parties

qu’elle «accordera un intérêt particu-

d’«échanger les vues sur nombre de

lier à la redynamisation de la coopé- ration parlementaire aux mieux des

questions sur les scènes internationale et régionale, à leur tête les questions palestinienne et sahraouie».

DIPLOMATIE

Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d’Algérie en Ouganda

Le gouvernement d’Ouganda a donné son agrément à la nomination de Farid Boulahbel, en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la Répu-

blique d’Ouganda, a indiqué jeudi un communiqué du ministère desAffaires

étrangères.

MDN

2 narcotrafiquants et 3 contrebandiers arrêtés à Biskra et Djanet

«Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la contrebande et le crime organisé, un détachement de l’Armée nationale po- pulaire relevant du secteur opérationnel de Biskra/4 e Région Militaire, a ap- préhendé hier 11 février 2015, deux (2) narcotrafiquants et a saisi (1.076) kilogrammes de kif traité, un camion, un véhicule tout-terrain et deux (2) téléphones portables», a précisé le communiqué. Par ailleurs, un autre dé- tachement relevant du secteur opérationnel de Djanet, lors d’une embuscade tendue le même jour près de la localité frontalière de Tin Alkoum, «a arrêté trois (3) contrebandiers, dont un algérien et deux (2) libyens, et a saisi un véhicule tout-terrain et près de (3,5) quintaux de diverses denrées alimen- taires destinées à la contrebande», a ajouté la même source.

ONU

Adoption à Genève d’un texte de négociation en vue d’un accord multilatéral sur le climat

Les pays membres de la conven- tion de l’ONU sur le climat ont adopté, hier à Genève, un texte de négociation en vue d’un accord multilatéral pour lutter contre le réchauffement clima- tique, espéré en décembre dernier, lors de la conférence de Paris. «Pouvons-nous considérer que le texte de négociation que vous avez livré aujourd’hui à Genève est le texte de négociation sur lequel (nous) enta- merons des négociations substantielles ?» a demandé en séance plénière le co- président des débats, Daniel Reifsny- der. «N’entendant aucune objection, il en est ainsi décidé», a-t-il ajouté. Les

délégués étaient réunis depuis di- manche à Genève pour plancher sur un texte ébauché lors de la conférence de

Lima en décembre. Six jours plus tard,

«le texte de négociation (

propositions faites par toutes les par- ties», a souligné M. Reifsnyder, sa-

luant l’engagement de tous au cours de cette semaine. La prochaine session de négocia- tion se déroulera à Bonn, en juin, et sera précédée de rencontres et d’échanges informels. Mais le texte, adopté par les 195 pays membres de la convention sur le climat, ne sera pas retouché avant le rendez-vous de juin.

) reflète les

CAN-2015

Les 149 personnes interpellées après Ghana - Guinée équatoriale sont libres

Les 149 personnes interpellées le 1 er février dernier à Malabo, pour avoir provoqué l’interruption du match Ghana - Guinée équatoriale (3-0), en demi-finale de la CAN- 2015, ont bénéficié d’une «grâce présidentielle», ayant permis leur li- bération, a annoncé hier la Cour su- prême de Malabo. «Le Président de la République, Teodoro Obiang, en sa qualité de premier magistrat de la Nation et père de tous les Équato-Guinéens, a accordé son pardon à toutes les per- sonnes interpellées, qui sont donc li- bres», a annoncé le président de la Cour suprême, Martin Ndong Nsue, cité par plusieurs médias étrangers. Les fâcheux incidents ayant éclaté dans les tribunes du stade de Malabo

à la 83 e minute du match Ghana - Guinée équatoriale avaient causé une interruption du jeu pendant plus d’une demi-heure. Pas moins de 36 personnes ont été blessés dans de violents heurts, entre les supporters locaux et leurs homologues gha- néens, ce qui a poussé la Confédé- ration africaine de football (CAF) à infliger une amende de 88.000 euros au pays organisateur de la dernière CAN, en l’obligeant à prendre en charge la totalité des frais de traite- ment des personnes blessées. La CAF avait également sanc- tionné la Guinée équatoriale d’un match à huis clos, avec sursis. Le Ghana a perdu la finale de la CAN- 2015, aux tirs au but, face à la Côte d’Ivoire (0-0 AP).