Vous êtes sur la page 1sur 24
LE LIBRE OURNAL de la IFramce GCourtoise JI%9p tie Bicentenaire de 'exécution de Jean Nicolas Stofflet, chef chouan fusillé a Angers par la canaille républicaine. DECADAIRE ‘Ec tin fe tas hp QAlger mobilise un « lobby » en France Q Violences : une « prof » raconte Q Peregrin est de retour Q Grigneux n’est pas parti OF. G. féte la sainte Andouille Q Delaigle joue du piano aqueux et ADG doute de I’orthodromie des meceurs de notre aieul(e ?) Lulu. L ettres de chez nous bien j‘apprécie la qua- lité de votre journal et, en particulier, je tiens a vous féliciter de votre éditorial du 24 mars intitulé “Un Francais, c’est zéro”, relatant la lache agres- sion d’un militant de notre fédération. PAS NOS IDEES rare, de ses responsa- bilités sur je ne sais qui, qui aurait fait je ne sais quoi. vais goat, insuppor- ("CéPaMoiCéLeCoursier: table, de m‘appeler 1" Mon Dieu, quelle: “cher ami”! classe 1) Ca, voyez-vous, Mon- Passons aussi sur les sieur, il m’est impos- propositions attenta- sible de le tolérer. toires que vous avez: Je n’ai jamais été, je faites au Libre Journal : ne suis pas et je ne i afin de “réparer” vos: serai jamais ami d’un malversations. Ne fro- : pénible cacographe a lant pas le ridicule la prose opaque et cré- mais le percutant de pusculaire, dont les plein fouet, en allant | méthodes d’Al Capone meme jusqu’a propo- : de banlieue de quatrié- ser a Serge de Beketch ; me zone de Carte que vous m’adressez dans lesquels vous Deux militantes de avez le comique mau- notre fédération de Meurthe-et-Moselle sont abonnées au Libre Journal. J’ai voulu cela pour diversi fier les abonnements auxquels nous faisons face. Nous répartissons ainsi les lectures de la presse. Je vous adresse I’enve- loppe libellée 4 ces deux noms par le Quo-: Monsieur, tidien de Paris qui les a: Suite au harcélement démarchées. II ne pou-; épistolaire dont vous vait les connaitre que : m’accablez depuis un : de le “dédommager”! } Orange oscillent par votre fichier certain temps dans le: Passons enfin sur votre: périlleusement entre le puisque ces deux but de me voir m‘abon-: courrier, d’aprés lequel vol a la tire et le cam- noms ne sont associés : ner 4 votre consternan-: Vous seriez au mieux; briolage de pauvres @ aucune autre paru- te publication, je me ; avec les dirigeants du; appartements, déguisé Libre Journal et que: en employé du gaz... Vous cristallisez sur votre nom le déshon- neur de toute une pres- se racoleuse, vulgaire i et aux ordres, se vau- trant avec délectation } dans la défense farouche de son bout de trottoir et n’hésitant Jamais a utiliser les ‘moyens les plus avilis- sants pour tenter de surnager, quel qu’en soit le prix. En vous priant de ne plus jamais m’écrire, je ne vous souhaite rien, car vous n’étes rien. G. B. (Nancy): eecccccccce A L’ATTENTION DE NICOLAS MIGUET tion. } trouve dans I’obliga- Je tiens vous signaler: tion de vous signifier: vous n’étes en rien également que, secré- ! mon refus clair et défi- : visé par leurs accusa- taire départemental — nitif de vous lire davan-: tions ! Avec un tel adjoint du FN de tage. } aplomb, si Le Quoti- Meurthe-et-Moselle, j'ai: Passe encore que vous ; dien de Faris ne vous été abonné gratuite- | ayez cru bon de cau- offre plus la situation a ment au Quotidien de : tionner le vol du fichier: laquelle vous devez Paris par le FY Saint- : du Libre Journal (si réver, tentez votre Cloud et que cette toutefois vous le chance chez facon de promouvoir : contestez, n’hésitez Electrolux ; la vente un organe de presse: surtout pas a me faire ; d’aspirateurs au porte- dont la lecture m’a savoir par quel miracle : &porte devrait vous montré qu’il n’avait ni } vous avez obtenu mes : assurer réussite et les idées, ni les préoc- : coordonnées, je ne Prospérité... cupations, tant intellec: manquerai pas de vous: Je passe donc, affligé tuelles que spirituelles,: faire parvenir mes plus : mais résigné, sur tout d’un organe vraiment : plates excuses). ¢a et sur tout ce que national, m‘a profondé-; Passe également que le: j‘ignore, mais il y a une ment déplu. “patron” que vous étes : chose sur laquelle je Jen profite également : censé étre se déchar- : n’arrive pas a passer, Philippe Sinclair pour vous dire com- : ge, avec une élégance ? c’est sur les courriers (Paris)| [EE IRE Abcam OURN de la France Courtose » est édité ‘Le BlancMesnil 1 a oe " par Ia Sarl de presse SDB, Directeur de publication : a b te fa Framce COUreoZ™" ay capital de 2.000 francs Daniéle de Beketch 139 boulevard de Magenta 139, boulevard de Magenta = Principaux associés : 75010 Pari 75010 Paris Beketch, Fournier ISSN : 1244-2380 42.80.09.33 = Commission paritaire: Ce numéro contient un encart de 371 2 pages entre les pages 12 et 13 Editorial L’ultime dignite n a fait grand bruit autour de la proposition de certaines Oren: médicales selon lesquelles, faute de quantités suffisantes de produit, il faudrait tirer au sort le nom des sidéens qui auraient accés aux trop rares doses d’un médicament nouveau. Les bien-pensants ayant protesté contre cette « loterie de la mort », Juppé, bien sir, est intervenu pour l’interdire. Sans rien proposer d’autre. Alors, que faire puisqu’il n’y a pas assez de doses pour soigner tout le monde ? Que faire qui soit a la fois raisonnable, applicable, juste et digne 2? Laisser jouer le marché et réserver ce produit rare, donc cher, a ceux qui peuvent payer ? Ce serait un scandale plus grand encore. Alors, que faire ? Dans un navire qui coule, on ne tire pas au sort ceux qui monteront dans les chaloupes. On ne vend pas non plus les places aux enchéres. On sauve d’abord les passagers. Parce qu’ils n’ont aucune responsabilité dans le drame. Puis, si possible, on embarque Véquipage. Quant au capitaine, il n’accéde le dernier qu’a la derniére chaloupe. S’‘il reste de la place. Parce qu'il se sait responsable du naufrage, méme sil n’est coupable d’aucune faute. Eh bien, dans cette affaire, la solution de bon sens et de justice est de demander aux sidéens toxicomanes et homosexuels de s‘effacer devant les victimes de transfusion de sang contaminé. Ces malades-la sont totalement innocents. Ils n’ont rien fait contre la Loi naturelle. Les autres ont un droit 4 notre compassion, a notre fraternelle solidarité dans le malheur qui les frappe. Mais ils ont un devoir de dignité. Et la premiére des dignités, c’est d’assumer sa propre responsabilité jusque dans ses conséquences les plus lourdes. Leu Jom on ra rnaner counrone page 8. 3910 08 Mans 1996 2 SOUTIEN —— Nouve l l es sidence de VUDE, Léo- aes Alger mobilise un “lobby” pour “défend PATIENCE et stratégiqu eceees Veen a semaine derniére iques officieuses, elles, | 1,25 % a 7 % de la popu- EE Bo I se sont tenues a| donnent, selon le QUID| lation totale de I’Hexa- Page eee (Alger les assises du | 1995, “deux a trois mil- | gone. “Comité provisoire de| lions”, supputation livrée | Ce chiffre fait du secré- ae pears. suivi de Ja communauté | pour 1992 mais qui n’a| taire d’Etat algérien a i ae dei algérienne 4 I’étranger._ | certainement pas baissé | I’émigration, le “ministre” Pein Les médias francais, qui, | dept d'une administration qui tions sexuelles hors mariage, les ‘aventures multiples et, par consi On aienl bs vdifatins tls | €8-Ce qui concerne I’Algé- | A ces estimations i faut | gére, en France, plus de ial ig rie, ne s‘intéressent plus | ajouter le nombre des | monde que la plupart des qu’ la guerre sanglante | clandestins qui, par défini- | ministres francais. RESEAU entre fondamentalistes | tion, est inconnu. Et qui les gere avec auto- Ungigonesquerieaw | islamistes et bandes | L'immigration clandestine, | rite. SE immigration clandes | armées de ta mafia gou- | toutes nationalités confon- | En témoigne la ruée sur tine cent te vernementale, n’en n’ont | dues, a cependant été | les consulats qu’a provo- denantelé par la police de inni- || pas touché un mot. gration, Les cleus de cttefiire | Bt pourtant... évaluée dans des articles, | quée, I'an dernier, l'ordre interviews ou déclarations | donné par le gouverne- Aaient esenielionent es er | Comme — son nom | publiques par des person- | ment algérien a ses res- vist du FIS-IA c des comompus | Vindique, ce Comité est | nalités politiques ou diri- | sortissants en France de tu FLN, Les sels Algeriens qué | un, organisme dEtat. geants d’organismes offi- | voter massivement pour dient te mayens de payers’ | Placé sous 1a tutelle de | ciels spécialisés . Vélection présidentielle a mille fer que ls paseores | “reqiini Salaouandji, secré- | Les chiffres vont de cin- | Alger. ee taire d’Etat a l'émigration, | quante mille (Gérard | Cette ruée et les nom- On spre quils ne voyageaiont Gardaat Oates ab il gere les millions d’algé-| Moreau, directeur de | breux reportages télévisés | riens vivant hors Alger i “Populations et Migra- | qu’elle a suscités ont | | ee et surtout en France. tions’) a cing cent mille | d’ailleurs permis de véri- “Lumangejustenen, | COmbien sontits ? Le gou: | (Jean-Claude Barreau, ex: | fier que les binationaux wa cotlestencequetes | Yernement algérien consi-| président de \’Office des | votaient, s’avouant ainst ‘ort fons | d@F€ Comme un secret | Migrations, Charles Pas- | citoyens algériens de sserent sure “au” qui anit | Etat le chiffre de ses res- | qua, exministre de I'inté- | papiers francais et non pourtant redoré le Wason de sortissants hors frontiéres. | rieur, et Didier Barlani, ex- | pas compatriotes francais. Deeaurdessnusdezén (ninisve | En France, les autorités et | secrétaire d’Etat aux | C’est dire I'importance de iniew, tn'et pasinuile | le lobby immigrationniste | Affaires étrangéres). considérable, pour la delerappler, cw moment oi ts | S’entendent pour entrete- | La proportion d’Algériens | France, de ces assises du staistiques montrnt quelefis de | nir dans les statistiques | réguliers par rapport a la | Comité provisoire de suivi son pire ait mins bien encore || une confusion savante. Le | totalité de immigration | de la communauté algé- que ses pridécseurssecatses en | refus de la moindre “dis- | officielle est de 18 %. On | rienne a l’étranger. rate despusion decandes- | crimination” entre binatio- | peut raisonnablement | Selon la presse algé- fins. naux, immigrés réguliers, | tenir que la proportion des | rienne, ces assises sont a immigrés clandestins, tra- | Algériens en situatior considérer comme «le pro- eT vailleurs, familles regrou- | guliére par rapport a la | longement d’une prépara- Lenotifdectedso® | pees, ayants droit, titu- | totalité des clandestins est | tion technique en vue de EE tmunnitawmon | aires de visa temporalre, | la méme concrétiser les recomman- risa sn gros homme dans produit a peu prés le | Dans ce cas, le nombre | dations générales pour meme effet que le secret | des Algériens et binatio- | une mobilisation des absolu. naux vivant légalement ou | Algériens émigrés sous Cependant, un chiffre est | clandestinement en | toutes /es latitude: officiellement admis, il le | France s‘inscrit dans une | Sept points principaux ont faut bien : sept cent mille | fourchette qui va de huit | é€é abordés : l’évolution, Algériens vivent donc en | cent mille a quatre mil- | jugée positive, de I’atti- France, selon les statis- | lions d’individus. Hom- | tude du pouvoir algérien & tiques de I'INSEE. Les sta-| mes, femmes et enfants. | 1'égard de l’émigration, les national, enrich’ dans lenégoce des pases et des pero ese, eu friquentait la ncillenre sit parisienne. Is ont Var fn, les *Seomomists” ui relament Vabolition des visas pores hommes d'affaires. du Marigot re ses intéréts politiques, économiques es” en France modes de drainage (sic) de Vépargne des émigrés vers I’Algérie, la multipli- cation des consulats, la prise en charge des lieux de culte a I’étranger par des imams algériens, Vouverture de centres cul turels destinés a I’émigra- tion en pays étrangers, la nécessité de convaincre les jeunes binationaux d’effectuer leur service militaire en Algérie (ce point ne concernant que Ia France qui est le seul pays d'accueil a proposer un tel choix). En clair, il s‘agit d’organi: ser, de mobiliser, de “nationaliser” et de renta- biliser ce que le président Giscard d’Estaing avait appelé “invasion”. Et le septiéme point ? Le septiéme point est celui que la presse in gene a applaudi le plus vigoureusement en annon- cant la naissance pro- chaine d’un «lobby algé- rien qui ne serait pas moindre au niveau de Vinfluence que d’autres lobbies tres actifs en Europe ou en Amé- rique...” Pour le cas oi leurs audi- teurs n’auralent pas parfal- tement saisi, Ahmed Attat, ministre algérien des Affaires étrangeres, et son secrétaire d’Etat a I'émigra- tion »peu soucieux denro- ber leurs déclarations et leurs observations d’un langage diplomatique de circonstance*, ont ajouté carrément que ce lobby présenterait un «intérét basé sur des données politiques, économiques et stratégiques dans le temps et espace» (abso- Jument sic). I est tout de méme extra: ordinaire que pas un seul organe de presse écrite, parlée ou télévisée en France n’ait jugé bon de dire aux Francais qu’est en train de se tramer de Yautre coté de la Méditer- ranée la mise en place officielle, conformement a la volonté proclamée du gouvernement algérien, d'un “lobby” qui aura pour | but de défendre “les inté- réts politiques, écono- miques et stratégiques» de ’Algérie dans les pays accueil de I’émigration algérienne. Cestadire qu’en France un groupe humain de hui cent mille a quatre mil- lions d’Algériens ou bina- tionaux va étre mobilisé, sous controle des consuls, des ‘imams nationaux”, des animateurs culturels algériens, en vue de faire pression (c'est la défin tion meme du role du lobby) sur les autorités politiques et administra- tives frangaises pour que les intéréts politiques, économiques et straté- giques de IAlgérie soient pris en compte. Nous voici done dans la situation qu’avait prévue De Gaulle : » deux millions d’immigrés, c'est le chiffre au dessus duquel V'immi- gration cesserait d’étre une force d’appoint pour devenir une force de sub- stitution.» Entre parenthéses, c'est la qu’on va voir a 'ceuvre les contempteurs de Vichy.. Mais que l'on n’espére pas trop une... résistance du gouvernement francais. Ce lobby, non seulement ine le redoute pas mais i Yappelle de ses veeux en incitant, jour aprés jour, a la constitution de ce fameux “consistoire de Vislam en France”, absur- dité sans nom sur le plan socio-religieux mais aussi folie irresponsable sur le plan politique puisque, Vexpérience le montre avec la Mosquée de Paris, c’est Alger qui prendrait immédiatement le controle d’une telle ins! tution pour la mettre au service de ses intéréts. Et puis, sans étre curieux, on voudrait bien que les immigrationnistes et autres tenants de la “chance pour la France” nous expliquent, ce que leurs amis algériens enten- dent précisément par les intéréts politiques, éco- nomiques et straté- giques dans le temps et Tespace d'une population i, en Algérie, a dépassé les limites du supportable en matiére de démogra- Phie et de misére et dont, en France, l’age moyen est de moitié inférieur a celui des autochtones et la prolificité double de a moyenne nationale. On a bien une petite idée, mais on ne voudrait pas passer pour des pro- phétes de maiheur en évoquant la vieille théo- rie de espace vital qui, comme on sait, a donné le “top chrono” aux heures les plus sombres de notre Histoire. Serge de Beketch aan MISERABLE. Dans la mime feuill, un article historique” vogue... Bourbaki, “un smisérablejuif”. Nonobstant le ait que Nicolas Bourbaki atait d'origine grecque, le ‘MRAP et la LICRA pour- raient pent-tres'intéresser Alger Info, non ? A moins que. ——! eee Bone ee FRANCAIS, Quant a Mare Seye, qui vient de faire condamner ‘Nowuelles Fron- tidves pour discrimination raciale parce que cette société ui refusait wn billet four retourner dans son Afrique natale, it est francais. Mais ‘pas forcément marsillas, PACTOLE, En bloquant le cour rier, les grives de écembre ont permis de dénombrer les mandats envoyés par les Algériens de France dans leer pays origine: deux cent mille par mois. L'évalation des sommes ‘ainsi exportées tourne autour de cing milliards de francs par ‘an (cing cent miliaris de con times). ACCABLANT ae eae or stipe pen oe eaenl meres Pe = eon sees oe Se cae ee DIGNITE, Ged ee: ane > =e oneal = yant été pendant dix ans professeur & Education natio- nale, votre article “L’école est un lieu de non-démocra- tie” m’a beaucoup intéres- sée. Permettez-moi d’y apporter quelques préci sions. Sai débuté dans l'enseigne- ment il y a quarante ans. Or, a cette époque, I’immigr tion n’existait pas. Néan- moins, j’ai pu constater de visu que la détiquescence de | notre enseignement (cause de la violence actuelle) a été voulue et programmée. La cause premiere de ce qui se passe est Id: l'anéantisse- ‘ment voulu et préparé, je le répite, de toutes les valeurs chrétiennes. On a voulu refaire une nouvelle société sans Dieu. Les autres causes sont des causes secondes, y compris immigration On a voulu ’indiscipline. Des professeurs apprenaient a tricher, d’autres fumaient cen classe ety incitaient leurs éléves ; on n’a plus rien cexigé de ceux-ci ; dans les maternelles on a supprimé volontairement les petites chaises pour apprendre aux enfants & vivre par terre ; etc. On a voulu Ia mixité. Dans le dernier lycée oi je suis passée, les garcons violaient les filles dans les toilettes : Autres Madame A. C., professeur, répond au “Libre Journal” sur la violence a l’école ce n’étaient pas des immi- arts. On a voulu la suppression de la grammaire ; on a voulu “simplifier” la langue frangaise et appauvrir le vocabulaire des enfants: les professeurs qui continuaient a enseigner la gramm: étaient pénalisés lors des inspections, On a voulu les maths modernes. On a voulu I’abaissement du niveau scolaire (emploi du dictionnaire dans les exa- mens, de la calculatrice, etc.). On a voulu politiser les lycées et tout I’enseigne- ment. A cette époque, des professeurs étaient tabassés et roués de coups a la sortie du lycée, non par des éléves immigrés ou non, mais par... leurs collégues maraistes. C'est volontairement que Von a craché sur toute forme d’autorité. Des pro- fesseurs ont voulu cela, Les autres ont eu la lacheté de laisser faire. Je puis vous assurer que la haine n’est pas un produit d’importa- tion : pendant dix ans, j'ai subi la haine des marxistes frangais, bien francais. Jai connu un professeur que Von a poussé au suicide, et combien d’autres qui se sont retrouvés en maison de repos... L'ambiance était imrespirable. | Autre cause, dont personne | ne parle : on a poussé les femmes au travail. Deux conséquences néfastes ~ il n’y a plus de foyer et enfant, hors de la classe, se trouve obligatoirement rejeté A la rue ; — les femmes ont envahi Lenseignement, attirées non par la vocation mais par les vacances. Par ailleurs, la rétribution au-dessous de tout n’incite pas les hommes, sauf les... ratés. Vous pouvez étre assuré que dans I’enseigne- ment il y a 90 % de ratés. Ne s*improvise pas péda- gogue qui veut. Les dipl6mes ne sont pas suffi- sants. Bien str, immigration est un mal. Mais pour quelle raison ? ILn’y en a qu’une : ce n’est plus une immigra- tion, mais une invasion. ‘Mais, croyez-le, ceci aussi a 616 voulu par les profes- seurs, Ils ont toujours voté dans le sens qu’il fallait pour en arriver Ia, Je ne puis, les plaindre. Ce sont les enfants que je plains, y compris les immi grés, du moins ceux qui demandent qu’il y ait plus autorité. AC akin sce cas eostos me reap, to hla 1050) & Nouvelles Racisme antifrangais : jeunes et pas jolis... s racistes fcroissant, sans que la LICRA et autres MRAP s’en indignent, occupés quills sont A vouloir ronger Ie Front national jusqu’a Pos. —Le4 février, a Sevran, une bande de “jeunes” de la cité des Beaudottes attaque et pille le magasin Camefour et une bijouterie. Motif : “Ven- geance” contre des vigiles qui avaient refusé qu’ils emportent des articles sans payer. Trois blessés du c6té des vigiles. =Le 7 février, & Strasbourg, un Turc de 23 ans est condamné pour incendies et violences contre des poli- ciers. —Le 8 février, & Marseille, Pierre-Paul Hay, surveillant, est poignardé a trois reprises par Brahim. Motif : racisme. Le méme jour, un certain Abderhamane Bouchentouf Meroune, Aux. Lucerne BER était condamné a 15 ans de prison pour avoir égorgé, au cimetiére de Lallaing (Nord) en aoiit 1993, une vieille dame qui se recueillait sur la tombe de sa fille. —Le 12 février, temoignages aceablants de professeurs cités par La Quinzaine uni- versitaire, journal de liaison du SNALC : une proviseur de lycée de Seine-Saint- Denis tabassée 4 coups de pied ; une professeur des ‘Yvelines raconte que, dans sa classe, les bourreaux dune éleve se réjouissaient ouvertement que leur vic~ time soit encore & l’hopital, plusieurs jours aprés le viol collectif ; une enseignante de Paris explique comment un éléve I’a menacée en pleine classe avec un cou- feau sans que quiconque ose intervenir... il est vrai que certains proviseurs préfe- rent, comme a Aix, ficher et <énoncer a sine publique Avis de chien les militants nationalistes, sans souci des consé- quences. = Ainsi, A Bobigny, le 16 février, un éleve de 15 ans est passé a tabac. Trau- matisme cranien et quatre fractures faciales. = Le 18 février, & Corbeil- Essonnes, des casseurs de la sinistre cité des Tarteréts s’attaquent aux pompiers, puis saccagent la biblio- théque, lapident la mairie annexe et la police. Le pré- sident de l'association “Tar- teréts 2000” avait été arrété en octobre pour trafic de drogue, des émeutes s’en était suivies, le maire Serge Dassault (le patron des avions) y fut blessé en ten- tant de négocier. Le méme Jour, une bande spécialisée dans la dépouille est arrétée a Evry. Youssef, Abdelra- zek, Ahmed, tous jeunes Francais, vous donnent le bonjour. ‘2e1pEMMeT Me Pa A BEN po “ouens AON Ae tot Bites, [ ex weer rom ai ture Cine CL od ios scare OF coment ehne Li UDRE JOURNAL DEE LA FRANCE COURTOISE PAS DE GRAS Catte fire ompvoigne pro vorrue dee mow dans la répression: pour la premiére ‘fis depuis vingt ans, le profes- ‘sur Fsurisson mest pas sous le coup de poursuites, ILa gagné sm dernier combat judiciaire le... 29 féorier dernier. Le ‘ministre public et les associa tions se décarant “fatigués” de Vobstination du chef de fle revisionist Hest vrai que le profeseur, qui dit encore plusieurs dizaines de millies de francs a ses adversares, et totalement ru Forcément, cst moins dre REVELATION Dans sa vemax- quable lettre d'infor ‘mations confiden- ticles, Emmanuel Ratierrévile que les résultats des letions syndicates dans la police ont te trugués, Les scores du Front national Police ont éé és des trois quarts, voire annulés dans certains quarters sous ritexte “a’bviter des émeutes” MAFIA Ratier cite les com- smissariats oi ces truquagesstaliniens ‘ont été perptrés owvertement par es chefs de poste. Entre ‘autres, Mantes-laJoli, tertoi- re occupé, et Fréus, alias Léow polis, le Naples francais ("Faits ‘et documents”, bimenswl, 495 par an, BP 254-09, Paris Cedex 09), BOOMERANG Marguerite Duras “tuait Le Pon tous es matins dans sa tate” Elle est morte un matin. Chose connue des initiés, les sorciévesn échappent jamais ‘au “choc en retour”, REVELATION Les médias wont sans Aoute nous “iver” maintenant que cxte “risisante amie de Mitterranl fu, comme nous os Gert, we ‘indie dela Gestapo qui Kora Cun es agents du rseacugue elle ‘ppartnait Cost le gens de "scoop" que ls jimeralites cient balancer sur es cadavres sans hres. es moins dangers. DEMOCRATE (1) Diun candidat Lutte Oucrine, cate appre. ation portée dans le Illi Aetoral de a sect trotkyste: “Les travails Sont une force quand ils sont en Iutte, Quand ils voent, drs voi tne compent pas plus que cles des rates dex bourgeois." Das parasites? Pas enti pour les LO WFO. DEMOCRATE (It) ‘Ala fete de Liga ‘antiLe Pen organise par la fCR, ences ‘de Krivine, les mil tants aint diguisés en offers Doleeviques. Cat hommage dune idéologe responsable dela mort de ‘plus decent milions de chris ‘st dvulé dans les locus: de association catholique chinose ‘du Nill Saf emer, le Consistire de Paris ‘na ps encore oganisé de cirémo- DEMOCRATE (111) Vingt mill francs de ommages ot ints ‘tun mois de prison ‘eve surss contre un amarciste qu avait saccagé la permanence du FN @ Caen. Ses 149 complirs, dont une trentaine de voyous allemand, n'ont pas dé inquids. ENSURE Les déisions d'or cher ls plagues de esc nom alexis Carr, pr Nobel de médecine ert cht pa les houtiquies de la memoir, pourraient,redoute Bernard Antony président de AGREE, conduit de dibaptise es ues Clemence (auteur de ied ds Sinai), ou Théophile Gautier (auteur dus poime “Les Marchands du Temple’, tous textes poitiquement now canformes, Quant au boulevard Voltar,it ne este qué le comb. Autres Nouvelles Un Toulonnais vertueux : Lenzini, du Monde irifique exploit du ‘Rouletabille” du Monde & Toulon, José Lenzini : il a trouvé la piste de l’assassin de Jean- Claude Poulet-Dachary que 1a police cherche en vain depuis huit mois. Dans un article aussi tordu (en moins béte, tout de méme) que ceux de la star- Jette du plumitivisme localier Claude Ardid, notre Hercule- Poirot conseille aux enqué- teurs : “C’est & V'intérieur de actuelle équipe municipale qu'il faut chercher”, Lindication a l'avantage de limiter considérablement le champ d’investigation puisque ladite équipe ne compte que seize élus. Mais Lenzini pousse plus loin Ia collaboration avec la police en lui fournissant le mobile caché de I’introu- vable tueur. C’est “un ami tus cher qui, éconduit, aurait bien pu commettre un crime passionnel”. Du coup, les deux femmes du Conseil municipal, Cen- drine Le Chevallier et Eliane de La Brosse, sont écartées de la liste noire et le nombre des assassins potentiels se trouve réduit 2 quatorze. On voit poindre le remake des “Dix Petits Negres” La police n’a done plus qu’a se baisser pour ramasser le coupable. Un “ami ts cher”, ““éconduit” et capable d’un “rime passionnel”. Voila un portrait que méme Vinspecteur Clouzot parvien- drait A identifier parmi qua- torze élus. Las ! Avec 1a meilleure volonté du monde et I’imagi- nation la plus perversement débridée, les policiers qui examinent la liste des qua- torze suspects restent secs. Quant aux Toulonnais, & Vidée que l'un de ces tres respectables peres de famille, tous de murs évidemment orthodoxes, aurait pu s‘aban- donner aux excés du crime passionnel pour les beaux yeux d’un adjudant de Légion en retraite, ils ne peu- vent retenir un énorme éclat de rire Test clair que seule une mal- veillance aussi imbécile que crapuleuse a pu pousser le Monde & publier une hypo- thse qui reldve tres exacte- ‘ment du marxisme-tendance- Groucho. Quant aux motivations de Lenzini tui-méme, elles sont claires. Prét & tout (et & n’importe quoi) pour jouer un role dans Je grand guignol anti-FN qui tient spectacle permanent & Toulon, il a prété sa plume sans la moindre réflexion aux divagations d'un cinglé notoire Ce Lenzini n'est d’ailleurs pas un joli monsieur. Du temps de I’ancienne municipalité, notre déonto- logue local se faisait un peu de beurre en fabriquant un prospectus mensuel déposé dans les bus toulonnais. En janvier dernier, le contrat passé pour ce follicule avec Ie Sitcat, organisme gestion naire des transports en com: mun de “aire toulonnaise”, arriva & expiration Le nom de Lenzini disparut aussit6t de opuscule. Pour étre remplacé par le sigle anonyme d’ une société qui ne lest pas moins : Infotex. Et chacun de se dire que, Yorganisme éditeur ayant vu sa présidence échoir & un élu du Front national, les “fichistes” avaient chassé le journaliste honni. D’autres crurent que le colla- borateur du Monde avait ver- tueusement refusé de rece- voir le moindre subside @une municipalité qu’il combat A longueur de colonne. Quant a la mystérieuse société Infotex, opposition ‘municipale s'y intéressa aus- sit6t, pensant y trouver la main d'un zouave nationa- liste Puis, curieusement, on n’en entendit plus parler. C’est qu’Infotex, qui a rem- placé José Lenzini dans le juteux contrat avec la muni- cipalité fachiste, n’a rien & voir avec le Front, contraire- ment A ce qu’espérait ce pauvre Hory, hélas digne fils de son regrettable pere. Il s’agit d’une SARL de presse au capital de cin- quante mille francs et au chiffre d'affaires avoisinant les deux millions, dont le gérant est au contraire un monsieur dont les idées sont | fort éloignées des théses | nationalistes. | Ts’appelle J Lenzi Et c’est ainsi... ien entendu que j'ai été pré- B ‘yenu en priorité quand I'hypo- these fut soulevée que notre chire Lucy fut un gargon et d'ailleurs pas plus étonné que ga. Pour l'espr critique qui a Pus de mesurer I’Everest, carpenter le Péle nord, d’explorer le tuyau, de calmer les cogneurs de ‘grosse femme Foulani ou de prouver scientifiquement que le premier jour de T'Univers était en fait une nuit, il ne pouvait y avoir que suspicion légitime quant & notre prétendue ancétre décou- | verte en 1974 par une bande d’anthro- | pologues complétement allumés qui la baptisérent ainsi en hommage 4 une | chanson des “Beatles” qui célebrait la | fumette. Qu’aurait en effet fait une femme seule en plein désert éthiopien, loin de toute supérette ou de tout solde ? Méme Agée de trois millions et deux cent mille années, ce qui est moins jouven- celle que Jeanne Calment mais plus vieux que Marguerite Duras laquelle vient pourtant de mourir, il paraft hau- tement invraisemblable qu'une gon- zesse se soit ainsi risquée du coté d’Addis Abeba, surtout aprés huit heures du soir. En revanche, Ardipithecus Ramidus, un sujet male rudement burné de 4,4 millions d’années, trouvé dans le méme secteur en automne 1994, était plus crédible : qu'un mecton rentabi- lise sa carte vermeil en allant boire un ‘coup avec les copains au point d’eau le plus proche n’est pas pour nous cho- quer, nous qui avons bien connu Jean- Marie Tjibaou, D’apprendre qu’en fait Ja troublante Lucy n’était qu'une spice de folle du désert, une drague~ couine australopith¢que, conforterait ‘méme notre expérience du sujet, nour rie aux innombrables émissions , consacrées aux travelos forcés : ces gens-Ia, monsieur, ne vivent que la | par ADG ¢ Un autre grand bougement Lucy in the shai is aman - Ou une folle du désert ? - Vers Vouest un nouveau - Grandeur consé- cutive d’Abel. $ nuit, ft-elle des temps. Dépouillons donc Lucy de son four- reau strassé et rhabillons le gamin de sa salopeite pleine de cambouis. Appe- Jons-le Lucien ou méme Lulu si c’est plus facile pour les classifications paléontologiques, D'ailleurs, laissons- les, lui/elle et Ramidus, dans leur sinistre coinstiau tectonique car, tenez- vous bien, Abel est arrivé et, du coup, le “berceau de I’humanité” s'est déplacé. C'est en effet bien plus a l'ouest, au ‘Tehad, que Miche] Brunet (du labora- toire de Géobiologie et Biochronologie humaines de Poitiers) vient de trouver ‘un zigoto, qu’il a baptisé Abel, certes modestement 4gé de trois millions années, mais dont la présence hors du “tift” éthiopien od I’on avait cou- Le te Jou page #99008 Mas 1995.) tume de situer I’apparition de Vrhomme, laisse & penser que celui-ci se rapproche de plus en plus de Bécon- les-Bruyeres. En tout cas, le bond de 2,500 kilométres vers l’ouest qu’il vient d’effectuer en augure bien et, méme si c’est inconfortable pour le bébé et pour les idées regues, il ne nous déplait pas que le berceau de I"huma- nité se balade un peu plus prés de chez nous. Que dire d’Abel, ce séduisant jeune nomade occidental ? Le seul mandi- bule dentu lui appartenant que M. Bru- net vient d’exhumer, l’apparente V'Australopothecus afarensis, soit la méme espece que Lulu. Mais a Vencontre de celui-ci qui n’en a que deux, Abel posséde trois racines pour chacune de ses prémolaires, lesquelles ont également I'émail moins épais. D’aprés les premieres constatations, il ne semble pas qu’ Abel ait jamais dansé le “Madison” ni qu’il ait possédé indispensable fouet & ceufs dont le voyageur le moins copurchic s'équipe pour confectionner des porto-flips & | I’étape. Son jeune Age ne le dispense pas de tenir la porte A tambour devant | Lucien, méme maquillé et il est prié de ne pas asticoter Cain, individu plutot nerveux bien que de mentalité pasto- rale. S'il remonte en direction de la tour Eiffel, il n'est pas obligé de se laisser arréter A Poitiers par M. Brunet et qu’il sache qu’il sera toujours le bienvenu, chaque premier jeudi du a “La Tour de Monthléry”, rue des Prouvaires, oi nous agapons rit Jement en compagnie de Delaigle, Serge de Beketch, Redon, Boudard et Pierre Monier quand il est 18. Notre sympathie et nos encouragements pour ce long voyage lui sont acquis. Et c'est ainsi que, pérégrinant d'est $ mois, en ouest puis du sud au nord, Abel sera grand. 5 esta Carnets | par Pierre Monnier Sur Hervé Bazin, qui vient } de mourir, Marcel Jouhan- deau m’ayait raconté : « Jai regu un livre dédicacé : “A MJ. Puisqu'il parait quion doit vos envoyer le eres 1 Fon 6erit,” Signé “Hervé azin™. Pai ré eat “Je suis émerveillé en lisant votre nom. Je vous croyaii mort depuis longtemps Favais beaucoup aimé vos Gerits : Les Oberlé, La Terre quirmeurt, et.” » ‘Au plus fort de nos difficul- 163 en Algérie, les Anglais ‘n’ont eu de cesse que nous quittions le pays. Ils étaient le ceux qui condamnaient le plus sévérement notre eolo- hialisme. Que ne suivent-ils leurs propres conscils en Irlande ! La France, en Algérie, avait construit, seiné, aménagé, développé, biti... En Irlande, l’Anglais Crest Victor Hugo quia dit « LiAngleterre, qui reproche Ala Russie la Pologne, ne voit pas [Irlande qu'elle a dans osil, » ‘A juste titre on avait repro- ché & Georges Marchais de critiquer la France alors quil était en Pologne jourd hui, Jacques Chirac raconte que les banquiers frangais ne valent pas un lou... depuis Singapour ‘Tous les médias saluent avec émotion le cinquantenaire de LEpuape Fave ne pelle que L’Equipe ne doit Wexister que griice & Passas- sinat de is le pre texte de parution pendant la guerre. Jacques Goddet lui- theme avait &€faganné par Henri Desgranges, le géni Sheen te thar do France”, Vinventeur de la iresse Sportive. Pest & Deseranges que les thuriféraires mediatiques devraient rendre hommage. tratégies par Henri de Fersan [Bauxite : les premiers seront les derniers volution durant Jes trente derniéres fannées de la pro- duction ‘mondiale de bauxite ressemble, & un degré moindre, a celle de la production d’acier. Il faut environ quatre tonnes et demie de bauxite pour produire une tonne d’aluminium qui, lui, est fabriqué prin- cipalement dans les pays industrialisés, ce qui vest plus le cas du mine- rai. En 1965, la hiérarchie mondiale du bauxite pla- gait en téte la Jamaique qui produisait 22,3 % de Ja production mondiale avec 8,75 millions de tonnes, suivie par I'URSS (12%), le Surinam (LLL %), le Guyana (10,9 %), la France (6.8 %) et les Etats-Unis (5,2 %), pour une pro- duction mondiale de 39,18 millions de tonnes. L’explosion de la consommation d’alumi- nium a entrainé en contrecoup une de- mande accrue de bauxite. En 1978, la pro- duction mondiale est passée a prés de 84 mil- lions de tonnes, suite a la découverte des im- menses gisements aus- traliens et guinéens. Ainsi, l'Australie prend la premiére place avec 28,9 % de la production mondiale, suivie par la Jamaique (14 %), la Gui- née (9,8 %), I'URSS (8 %), le Surinam (6,1 %) et le Guyana (4,1 %). La France est tombée a la dixiéme place, les Etats-Unis a la onziéme. En fait, la découverte des mines de bauxite dans ces trente derniéres années montre que V'hémisphere sud com- prend deux énormes gisements, créés au temps oi les continents méridionaux étaient encore réunis. Ainsi, les filons du Brésil, du Guyana, de la Jamaique, de la Guinée et du Vene- zuela ne sont qu’un gise- ment, séparé quand le Gondwana a éclaté en Amérique du Sud et Afrique, ceux de I'Inde et de I’Australie se touchant aussi a cette époque. Il serait d’ailleurs logi que l’Antarctique ren- ferme également de riches mines. Preuve de la richesse des gisements “Gondwa- niens’, la part prise par Vhémisphére sud dans la production de bauxite : 1980 voit la montée en fléche de la production brésilienne qui, en un an, passe de 1,65 44,15 millions de tonnes, le Brésil passant du trei- ziéme rang au sixiéme. Sion excepte les années 1982 et 1983, la période 1980-1986 se caracté- risa par des productions mondiales de ordre de 90 millions de tonnes. L’Australie se maintient en téte, accentuant meme sa part (29 % en 1980, 55 % en 1985), la Guinée et la Jamaique prenant les seconde et troisiéme places. L'URSS perdit sa qua- triéme place au profit du Brésil en 1984, le Suri- nam et la Yougoslavie se disputant la sixiéme place. En 1995, la pro- duction est passée a 115,1 millions de tonnes, dont 41,3 pour VAustralie. Suivent la Gul- née (17 millions), la Jamaique (11,2), le Bré sil (9,7), la Russie (7,3), la Chine (6,5) et I'Inde (6.2). La France ne produit plus que 100 000 tonnes de bauxite mais, conso- lation, Péchiney est le numéro un mondial de Valuminium pour le chiffre d'affaires et le numéro trois pour la pro- duction, devancé par les Américains d’Alcoa et les Canadiens d’Alcan. La tendance montre la montée de la Chine et du Venezuela, peutétre de la Sierra Leone, et la chute du Guyana, du Surinam et de la Yougo- slavie, Quant aux Etats- Unis, sixiéme en 1965, ils ont cessé leur produc- tion en 1982. Henri de Fersan Le journal de Séraphin Grigneux «Homme de lettres» par Daniel Raffard de Brienne Le 15 février 1995 Comment un président socialiste a-til pu infliger un prénom de droite asa fille de la main gauche ? Mazarine ! Pourquoi pas Colberte ou Richelieute ? Notez que je ne suis pas ‘opposé aux prénoms his- toriques quand ils sont bien choisis : Danton ou Marx, par exemple ; a la rigueur les Joffrette de 1918. Naguére, on se conten- tait de puiser dans un répertoire restreint mais solide des noms assez banals, comme Auguste, Emile ou Séraphin. Nos parents consultaient avec prédilection le célébre calendrier des postes, cette ceuvre d'art qui jouait jusqu’au fond de ia brousse africaine un role civilisateur grace auquel les Mamadou et les Bamboula reculaient devant (selon les dates de naissance) des Mardi- Gras et des Fete Nat... Anotre époque ott la cul- ture s’enracine dans les ‘couches populaires, les feuilletons et films amé- ricains font éclore dans nos berceaux une foule de Bill, Joe, Jessica et Barbara. On peut noter aussi une surprenante. influence des Contes des Mille et Une Nuits. La preuve : ces jours-ci, a Lille, on a interrompu les activités commerciales de sept petits marchands de drogue. Eh bien, ils s‘appelaient : Mourad, Brahim (deux fois), Rabah, Belkacem, Abder- razak et Abdallah. Ces prénoms me font réver a des palais de marbre d’ou se détachent en ombres chinoises des files de chameaux char gés de tous les parfums dArabie. Le 19 février 1995 Le torchon brile entre les maires de Jarnac et de Colombey-les-Deux- Eglises. Jusqu’ici, tout allait bien pour le village champenois. Bon an, mal an, la gigantesque Croix de Lorraine dres- sée sur la colline guidait Colombey et la Boisserie un flot satisfaisant de pélerins émus, Le com- merce local s‘en trouvait fort bien, ainsi que les finances municipales par voie de conséquence. Cafés et restaurants pros- péraient. Et aussi les marchands de souvenirs qui débitaient force képis —_ miniatures- encriers, cassettes de discours désopilants enregistrés par Henri Tisot, petites tante Yvonne, mécaniques tri cotant a grands cliquetis daiguilles. Rien que du bon gout dans le style “Crest beau la France”. Et voila que ce sournois de Mitterrand est allé se faire enterrer a Jarnac sous I'ceil humide de ses veuves. Aussitét, le flot Le LbRE JOURNAL page 1 des amateurs de prési dents défunts s’est détourné vers la Cha- rente. Cafés et restau- rants y trouvent leur ‘compte, Bt aussi les mar- chands de souvenirs qui débitent force chapeaux noirs-pelotes a épingles, bustes a incisives-