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LE CNAPEST ENTAME SON PREMIER JOUR DE GRÈVE

Un mouvement partiellement suivi P.9

Archive Yahia/Liberté
Archive Yahia/Liberté

JSK

Hannachi : “Le silence de la CAF s’apparente à du mépris” P.19

L’INCIDENT S’EST PRODUIT HIER À L’AÉROPORT D’ORLY EN FRANCE

Un avion d’Air Algérie sort de la piste d’atterrissage P.24

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

SAÏD SADI RÉAGIT À LA MISE AU POINT DE L’UNIVERSITAIRE

Lahouari Addi… la preuve par l’absurde P.6

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6847 MARDI

17 FÉVRIER 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE

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1£ 20 - ISSN 1111- 4290

Louiza/Liberté
Louiza/Liberté

MOHAMED NEBBOU, PREMIER SECRÉTAIRE DU FFS, HIER, AU FORUM DE "LIBERTÉ"

“Parler de la légitimité des institutions n’a aucun sens”

P.4

EN RÉACTION À L'EXÉCUTION DE 21 COPTES L'Égypte bombarde Daech en Libye LOUISA DRIS-AÏT HAMADOUCHE
EN RÉACTION À L'EXÉCUTION DE 21 COPTES
L'Égypte
bombarde
Daech en Libye
LOUISA DRIS-AÏT HAMADOUCHE À “LIBERTÉ”
“Ce n’est pas l’intervention égyptienne qui fragilise l’option politique”
PASSAGE REMARQUÉ DE LAKHDAR BRAHIMI À LA CONFÉRENCE “FIKRA”
“Daech ne sera pas vaincu avec les bombardements américains…”
P.2/3
AFP
vaincu avec les bombardements américains…” P.2/3 AFP ZONE INDUSTRIELLE DE ROUIBA Archive Yahia/Liberté Des

ZONE INDUSTRIELLE DE ROUIBA

Archive Yahia/Liberté
Archive Yahia/Liberté

Des Unions locales d’Alger solidaires des travailleurs P.7

locales d’Alger solidaires des travailleurs P . 7 L’ORGANISATION PATRONALE DANS UN COMMUNIQUÉ PUBLIÉ HIER

L’ORGANISATION PATRONALE DANS UN COMMUNIQUÉ PUBLIÉ HIER

“Le FCE ne revendique pas la privatisation des entreprises publiques” P.7

DANS UN COMMUNIQUÉ PUBLIÉ HIER “Le FCE ne revendique pas la privatisation des entreprises publiques” P.7

F 397

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L’actualité en question

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

PASSAGE REMARQUÉ DE LAKHDAR BRAHIMI À LA CONFÉRENCE “FIKRA”

“Daech ne sera pas vaincu avec les bombardements américains…”

En conférence de presse à El-Aurassi, en marge de la rencontre organisée par l’agence Allégorie et Djezzy, le représentant de l’ONU a évoqué plusieurs questions se rapportant à l’actualité internationale.

L es dossiers Syrie, Libye, Mali, l’État islamique (Daech) en plus de la po- litique algérienne ont été les thèmes essentiels sur lesquels Lakhdar Bra- himi, ancien ministre des Affaires étrangères, a été interpellé en marge

de son intervention à la conférence internatio- nale Fikra qui s’est tenue les 14 et 15 du mois cou- rant. “Daech sera vaincu, il n’y a pas de doute, mais il ne sera pas vaincu par des bombardements américains d’une hauteur de 10 000 mètres. Il ne sera vaincu que si ces bombardements inter- viennent dans un cadre de processus politique qui règle les problèmes en suspens en Irak”, dira-t-il d’emblée pour répondre à la question d’un jour- naliste se rapportant à l’État islamique prôné par ces radicaux. Brahimi commentera alors : “Dae- ch ne sera vaincu que si ces bombardements in- terviennent dans un cadre de processus poli- tique qui règle les problèmes en suspens en Irak car c’est l’invasion de l’Irak par les Américains qui est à l’origine de tous ces problèmes, et jusqu’à pré- sent, je ne sais pas pourquoi ils l’ont fait et nous

souffrons tous des conséquences.” Sur la Syrie, un dossier bien connu du diplomate, Brahimi réité- ra ses craintes encore aujourd’hui et préviendra contre un scénario à la somalienne redoutant “l’ef- fondrement de l’État” laissant un vide qui profi- terait à l’émergence “des milices et autres seigneurs de guerre”. “Les responsabilités reviennent aux pays de la région. Il faudrait qu’ils comprennent que casser la Syrie n’est dans l’intérêt de person- ne”, a expliqué Brahimi plaidant pour que “les pays de la région doivent se mettre ensemble pour aider et non pour protéger les intérêts des uns et des autres”. Avec son habituel optimisme qui a toujours fait sa force, Brahimi affirme, sans entrer dans les dé- tails, qu’“il n’est pas trop tard pour se réveiller et faire le nécessaire pour venir en aide au peuple sy- rien”. Brahimi s’est refusé, cependant, à tout com- mentaire sur la politique interne du pays, comp- te tenu du fait qu’il ne soit pas, selon ses propres termes, “un responsable algérien” tout autant pour ce qui est de la position algérienne vis-à-vis de la Libye. Il se contentera de commenter : “Nous

SUR FOND DE CRISE RÉGIONALE

Des Libyens empêchés d’entrer en Tunisie par les manifestants

avons une responsabilité morale car les Libyens sont nos voisins, et en plus, ce qui se passe en Li- bye peut déborder sur l’Algérie et peut nous affecter, et je pense que c’est ce que l’Algérie est en train de faire.” Pour ce qui est de l’affaire Char- lie Hebdo, Brahimi a soutenu que “nous autres musulmans n’avons aucune relation avec cela, il faut le comprendre une fois pour toutes. Certes, nous avons un problème car il ne faut pas occul- ter que nous avons des radicaux dont on condam- ne les actes, mais en même temps, il faut que les Européens comprennent, de leur côté, que ceux qui sont nés chez eux sont Français quand ils font quelque chose de bien et ils reviennent à leur ori- gine lorsqu’ils commettent des actes répréhen- sibles”. Avant de conclure la rencontre presse, Brahimi n’a pas manqué de féliciter les initiateurs de l’évé- nement Fikra pour donner, ainsi, l’opportunité aux jeunes de s’exprimer et d’apprendre, recon- naissant que “Fikra véhicule un message d’opti- misme et de responsabilité”.

NABILA SAÏDOUN

A ucun citoyen libyen n’entre en Tunisie. La décision n’est pas gou- vernementale. Elle est plutôt le résultat d’une manifestation orga- nisée par les citoyens de la ville de Benguerdane qui se sont dépla-

cés vers le poste frontalier de Ras Jédir pour barrer la route à tout Libyen

désireux de renter en Tunisie. Seul le trafic dans le sens opposé est auto- risé. Les manifestants poursuivent

ainsi leur mouvement déclenché, il y a deux semaines, pour maintenir la pression sur le gouvernement en vue

traitement d’une affaire qui n’est pas propre à la région. En effet, ces re- vendications sont aussi partagées par les citoyens de toutes les régions déshé- ritées. Et elles sont nombreuses. De plus, c’est une affaire dont le règlement ne dépend pas de la seule volonté du gouvernement tunisien. Elle est écla- boussée par la situation qui prévaut en Libye voisine. En effet, l’éclatement des manifestations dans le Sud-Est tunisien serait in- timement lié à la conjoncture dans l’Ouest libyen. Fajr Libya, actuellement, seul maître à bord dans la région de Tripoli, ne serait pas étranger à l’ex- plosion que connaît le Sud-Est tunisien. D’autant plus que ce mouvement est à la recherche d’une reconnaissance internationale et tunisienne, en par- ticulier. Toujours est-il que le gouvernement tunisien est disposé à appro- fondir l’examen de la situation dans le but de satisfaire, au mieux, les re- vendications consignées dans un rapport élaboré par la délégation com- posée des ministres des Finances et du Développement. Selon cette délégation, pas moins de 50 revendications ont été exprimées par les citoyens de la région. Le gouvernement a-t-il les moyens pour y ré- pondre ? Et même, s’il en dispose, a-t-il une baguette magique pour trans- former, en un temps record, l’aspect d’une région qui n’a jamais connu le développement.

M. K.

De notre correspondant à Tunis :

MOHAMED KATTOU

de le pousser à répondre à leurs reven- dications qu’ils résument en deux volets : développement/emploi et sup- pression de la taxe imposée aux étrangers non résidents à leur sortie du pays. Bien que le gouvernement ait pris le taureau par les cornes en dé- pêchant une délégation ministérielle sur les lieux pour prendre contact avec les citoyens, la région vit, encore, un calme précaire. Certes, les accrochages entre forces de sécurité et citoyens ont pris fin, mais les manifestations pa- cifiques et les “sit-in” se poursuivent. Organisateurs et participants, sou- tenus par le syndicat régional, n’entendent pas mettre fin à leur mouve- ment avant que leurs revendications soient prises en charge par les auto- rités. Ces revendications sont si difficiles à satisfaire dans l’immédiat que le gouvernement est appelé à faire preuve de doigté et de patience dans le

APRÈS PLUSIEURS RENCONTRES FORT MÉDIATISÉES AVEC LE CHEF DE L’ÉTAT

Lakhdar Brahimi peine à convaincre sur le caractère privé de ces entrevues

“C’ est une rencontre privée. Je n’ai

un rôle ni à l’intérieur ni à

l’extérieur, même si certains

disent qu’on me ramène pour dire que l’état de santé de Bouteflika est bon”, a déclaré le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, en marge de la conférence Fikra. Cette précision n’est pas convaincante pour au moins les raisons suivantes : d’abord, parce que toutes les rencontres entre le chef de l’État et Lakhdar Brahimi, dont la dernière qui a eu lieu le 11 février dernier, se sont tenues sous les feux des projecteurs, avec une couverture assurée par la presse et les chaînes de télévision publiques. L’Agence de presse publique (APS) donne à l’entrevue de mercredi dernier un caractère officiel, en la classant dans la catégorie Audience. Voilà ce qu’a écrit cette agence ce jour-là : “Dans une déclaration à la presse au sortir de l'audience, M. Brahimi a indiqué avoir évoqué avec le président Bouteflika la situation en Algérie, dans le monde arabe et en Afrique, qualifiant ces deux régions de très importantes.” Ensuite, parce que les visites de l’ancien envoyé spécial de l’ONU ont toujours coïncidé avec des absences prolongées du président Bouteflika, alimentant de folles rumeurs sur son état de santé et son incapacité à assurer la gestion du pays. Et à chaque fois — exception faite de la

rencontre de mercredi dernier —, Lakhdar Brahimi s’est empressé de rassurer les Algériens sur “l’amélioration de la santé” du chef de l’État, considérablement et visuellement affaibli par la maladie, après un AVC datant d’avril 2013. Ce genre de déclarations ont ponctué pratiquement toute cette période de convalescence de Boutefilka, au point d’être assimilées à un bulletin de santé officiel et une preuve en images et en son pour mettre fin aux rumeurs. L’ex-ministre des Affaires étrangères est sans doute la personnalité la plus reçue par le chef de l’État depuis le retour de celui-ci au pays, à la mi-juillet dernier, après une longue hospitalisation en France. Mais, c’est surtout le timing de ces conclaves fort médiatisés qui prête à interrogations. Constatons : une première rencontre a regroupé les deux hommes en novembre 2013, au moment où les réseaux sociaux annonçaient la mort de Bouteflika. Près de cinq mois plus tard, à quatre jours de la tenue de l’élection présidentielle, Lakhdar Brahim revient à la rescousse. Principal objet de discussion : le déroulement de la campagne électorale, dont la clôture officielle était prévue le jour même à minuit. Bouteflika se plaint à lui des attaques dont il a été la cible durant la campagne électorale. Et le président-candidat

de conclure d'un air dépité : “C'est quoi ça ? C'est une fitna ? Une révolution ? Un printemps ?” L’ex-envoyé spécial commente : “Il y a un peu de tout ça.” À l’issue de cette audience, le diplomate déclare, encore une fois, avoir constaté “une nette amélioration de l’état de santé du président de la République”. Sous-entendant que Bouteflika était tout à fait capable de se présenter à sa propre succession. Le chef de l’État a accueilli de nouveau l’émissaire onusien démissionnaire, un peu plus d’un mois après sa reconduction pour un 4 e mandat présidentiel consécutif. Officiellement Lakhdar Brahimi rendait visite à Bouteflika, à l’occasion de la fin de sa mission en tant qu’envoyé des Nations unies (ONU) et de la Ligue arabe pour la Syrie. Il sera également reçu en octobre 2014. Au total entre novembre 2013 et février 2015, Lakhdar Brahimi s’entretiendra publiquement cinq fois avec le chef de l’État. Où est le cachet privé de ces entrevues que ce diplomate veut mettre soudain en avant, alors qu’il n’a, pendant presque deux ans, jamais remis en cause leur utilisation outrancière par la présidence ? Pourquoi se défend-il maintenant d’être utilisé comme “alibi” ? C’est surtout sur ce point qu’il devra s’expliquer.

NISSA HAMMADI

D. R.
D. R.

Lakhdar Brahimi reste très optimiste.

REPRISE DU DIALOGUE INTERMALIEN

Le 5 e round de négociations s’est ouvert hier à Alger

n Le dialogue intermalien a pu enfin reprendre après un long break qui remonte au mois de novembre où les parties se sont séparées sans grande avancée dans les négociations. Bien plus, puisque l’engagement de toutes les parties à respecter un cessez-le-feu n’a pas été respecté. Les interventions des responsables français, algériens et de l’ONU n’ont pas suffi pour apaiser les tensions. D’ailleurs, le cinquième round n’a pas pu se tenir selon les prévisions de la médiation, dont l’Algérie. Le responsable de la Minusma et envoyé spécial de l’ONU pour le Mali a d’ailleurs menacé de sanctions. Tout en haussant le ton, la médiation a pris l’initiative, pour désamorcer la situation, d’organiser des rencontres avec, à la fois, des représentants du gouvernement et ceux des groupes du Nord. Ce qui a laborieusement abouti à l’organisation de ce round qui devrait, selon les attentes de la médiation, amorcer la dernière ligne droite avec la conclusion d’un accord définitif. Le ministre algérien des Affaires étrangères, optimiste, a tablé sur un délai de moins de six mois pour arriver à une solution. Cela, sans compter, bien entendu, les interférences, notamment du Maroc qui essaie de torpiller le processus en prenant en charge le MNLA qui justifie d’ailleurs sa position par une proposition de sortie de crise que le royaume voudrait lancer. Par ailleurs, le MNLA a revu ses revendications à la hausse en réclamant clairement un système fédéral. Bamako, de son côté, a rappelé les trois principes indiscutables, à savoir l’intégrité territoriale du Mali, le caractère républicain de l’État et la laïcité. Des principes reconnus et endossés par les groupes du Nord dans l’accord de Ouagadougou. Il s’agit maintenant d’arracher un engagement de toutes les parties à respecter ce qui a été déjà conclu et à les inciter à faire des concessions pour arriver à un compromis acceptable. Un pari difficile, mais réaliste pour la médiation qui compte aller jusqu’au bout du processus d’Alger amorcé au mois de juillet dernier.

D. B.

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

L’actualité en question

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EN RÉACTION À L’EXÉCUTION DE 21 COPTES

L’Égypte bombarde Daech en Libye

Les avions de combat égyptiens ont bombardé, hier, des positions de l'État islamique (EI) en Libye, quelques heures seulement après la revendication par cette organisation terroriste de la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens.

L e président égyptien Ab- delfattah al-Sissi, qui avait convoqué d'urgence di- manche soir le Conseil na- tional de défense et juré de punir les “assassins” de

manière “adéquate”, n’a pas tardé à passer à l’acte. “Nos forces armées ont mené lundi des frappes aériennes ciblées contre des camps et des lieux de ras- semblement ou des dépôts d'armes de Daech en Libye”, a indiqué, hier, un communiqué de l'armée égyptienne. Mais, au-delà de la raison invoquée, cette attaque marque, incontestable- ment, une implication militaire dans la crise libyenne, de l’Égypte qui a tou- jours nié les accusations d’être l’auteur de bombardements opérés par des avions non identifiés sur les bases de Fajr Libya. D’où la question : s’agit-il d’une opération conjoncturelle en ré- action au meurtre de ses citoyens coptes, ou une action qui s’inscrit dans la durée ? Des experts apportent un début de réponse, en affirmant que le président Al-Sissi veut bien montrer aux pays occidentaux que son régime est un rempart contre l'ennemi terro- riste commun. Ce que soutiennent d’ailleurs les dé- clarations à l’endroit de la commu- nauté internationale, du ministre égyp- tien des Affaires étrangères Sameh Choukri. Selon lui, “laisser la situation en l'état en Libye sans une intervention ferme pour y stopper la progression des organisations terroristes représente- rait une menace claire pour la sécuri- té internationale et la paix”. S’il est clair avec ce qui précède que l’Égypte d’Ab- delfattah al-Sissi ambitionne de re- trouver un rôle de puissance régiona- le, en se dotant des moyens militaires adéquats, dont les avions Rafale, il n’en

D. R.
D. R.

Réunion dimanche dernier du Conseil national de défense de l’Égypte, présidé par Abdelfattah al-Sissi.

demeure pas moins que diverses in- terrogations s’imposent. En tant que pays voisin de la Libye, l’Égypte, dont les intentions affichées vis-à-vis de cette crise ont toujours été d’encou- rager la solution politique, ne vient-elle pas, de la sorte, de commettre une vol- te-face préjudiciable à cette option ? Pour s’en convaincre, il suffit de rap- peler que cela survient, dans une conjoncture où, jamais, le processus de dialogue, préconisé en guise de solu- tion à la crise institutionnelle et sécu- ritaire que vit la Libye, que soutient d’ailleurs l’Algérie, n’a été autant fra- gilisé. Pour cause notamment de la guerre fratricide, qui est en cours ac- tuellement entre les partisans des deux gouvernements (et parlements)

rivaux, l’un élu et reconnu par la communauté internationale et l’autre islamiste englobant les islamistes de Fajr Libya. Une situation qui plus est exacerbée par l’échec consommé des tentatives de réunir les parties en conflit autour de la même table. Ce qui n’est pas sans apporter de l’eau au

moulin des partisans d’une interven- tion étrangère en Libye. C’est présen- tement le cas de son ancienne puis- sance colonisatrice, l’Italie, qui a clai- rement affiché sa disponibilité en vue de conduire une coalition internatio- nale, en mobilisant, pour autant, une force de 5 000 hommes. Cependant,

jusqu'à preuve du contraire, le dialogue a toujours la primauté des décideurs de ce monde. À commencer par les États-Unis, qui réaffirment vouloir une solution poli- tique urgente à la crise en Libye, en ap- portant leur soutien à l’action des Nations unies. Washington a condam- né “le meurtre abject et lâche de 21 ci- toyens égyptiens”, estimant que “la barbarie de l'EI n'a pas de limites”. Le président français, François Hol- lande, “a exprimé sa préoccupation face à l'extension des opérations” du grou- pe terroriste en Libye. Pour sa part, son ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a soutenu que “la solution du chaos libyen ne peut être que politique”, en ajoutant que “c'est un enjeu pour la communauté internationale”. “La dé- capitation spectaculaire, morbide, de chrétiens coptes assassinés en Libye par Daech est une raison supplémen- taire d'avoir des éléments de sécurité”, a-t-il ajouté, mettant en garde contre “les risques de jonction entre ce qu'est Daech au Levant et Daech en Libye”. Pour rappel, en janvier, la branche libyenne de Daech avait af- firmé avoir kidnappé 21 coptes égyp- tiens et Le Caire avait confirmé que 20 de ses ressortissants avaient été en- levés en Libye voisine.

AMAR R.

SUITE À L'AGRESSION TERRORISTE CONTRE DES RESSORTISSANTS ÉGYPTIENS EN LIBYE

Ramtane Lamamra juge impératif un dialogue interlibyen

n Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé, hier à Alger, que l'agression terro- riste ayant ciblé des ressortissants égyptiens innocents en Libye “en appelle à l'intensification des efforts pour encourager les Libyens à s'engager dans le dialogue”. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience qu'il a accordée au vice-ministre qatari des Affaires étrangères chargé de la Coopération internationale, Mohamed Ben Abderrahmane Ben Jassem al-Thani, M. Lamamra a estimé que les “développements dange- reux enregistrés en Libye nous interpellent à l'effet de

consentir davantage d'efforts pour encourager les Libyens à s'engager dans le dialogue”. M. Lamamra a mis l'accent sur l'importance “d'encourager les Libyens à interagir avec les efforts déployés dans ce sens, que ce soit par l'Algérie ou l'ONU pour mettre un terme à la spirale de violence et parvenir à une solution pacifique”. Il a rappe- lé, à cet effet, la position de l'Algérie qui prône le dia- logue dans le cadre du respect de la souveraineté de la Libye et du renforcement de ses institutions à travers la réconciliation nationale.

R. I./AGENCES

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

La “solution politique” en ballottage

À dire vrai, la possibilité d’une solution

négociée en Libye s’éloignait de plus en plus depuis des mois. Au point que Rome, avant même l’entrée en scène de l’aviation égyptienne, en était déjà arrivé à se proposer pour diriger une coalition militaire internationale qui s’engagerait sous l’égide des Nations unies.”

A lors qu’Alger s’efforce encore de convaincre que seule la solution politique peut venir à bout de la crise en Libye, Le Caire s’en mêle, poussé par une sorte de “droit de riposte”, en bombardant les positions de Daech dans ce pays. Notre

ministre des Affaires étrangères semble avoir bien saisi le risque qu’un tel déve- loppement implique sur la viabilité et la faisabilité de la solution diplomatique prô- née par Alger. Mieux, il s’appuie sur l'agression terroriste ayant ciblé des ressortis- sants égyptiens en Libye pour en appeler à “l'intensification des efforts pour encourager

les Libyens à s'engager dans le dialogue”. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? À dire vrai, la possibilité d’une solution négociée en Libye s’éloignait de plus en plus depuis des mois. Au point que Rome, avant même l’entrée en scène de l’aviation égyp- tienne, en était déjà arrivé à se proposer pour diriger une coalition militaire inter- nationale qui s’engagerait sous l’égide des Nations unies. Cela dit, M. Lamamra sait qu’il reste une carte à jouer pour qu’au final, le dialogue interlibyen s’impose com- me seule voie de règlement pacifique de la crise. Et les arguments ne manquent pas pour que pareille option soit définitivement admise et entérinée comme la moins coûteuse par l’ensemble des intervenants. Il s’agit, de prime abord, d’éviter “un nou- veau front” qui viendrait s’ajouter à ceux déjà ouverts en Irak où la guerre contre Dae- ch n’est pas près de connaître son épilogue et en Afrique où l’on peine à mettre en place une force multinationale pour faire face à l’inquiétante avancée de Boko Ha- ram, alors même qu’on n’en a pas vraiment fini avec le conflit intermalien. Cela est d’autant plus vrai que la stratégie guerrière de Daech semble axée plus précisément sur la multiplication des foyers de tension. C’est ainsi que, coup sur coup, et au surplus de l’Irak, des pays comme la Syrie, la Jor- danie, le Liban, voire la Turquie, et maintenant l’Égypte ont fait l’objet de provoca- tions directes, le but étant de les amener à se départir de l’idée même d’une solu- tion politique et à s’engager sur le terrain des opérations militaires. On n’en finira pas avec Daech en Irak par la grâce des seuls bombardements américains. La sen- tence est du diplomate Lakhdar Brahimi. Cela vaut peut-être pour la Libye. Mais, pour l’Irak comme pour la Libye, il n’y a pas de solution politique prête à l’emploi. Pour l’un comme pour l’autre des deux pays, il s’agit de se défaire de l’héritage de dicta- tures aujourd’hui tombées mais qui, en tombant, ont légué aux peuples tous les in- grédients du chaos. n

LOUISA DRIS-AÏT HAMADOUCHE À “LIBERTÉ”

“Ce n’est pas l’intervention égyptienne qui fragilise l’option politique”

Liberté : Pensez-vous que les raids de l’Égypte contre la branche Daech en Libye soient une action unilatérale, ou le début d’une intervention militai- re dans ce pays ? Louisa Dris-Aït Hamadouche : Il s’agit d’une action militaire qui s'inscrit dans le cadre du

droit des États à se

défendre et de leur devoir de défendre leurs ci- toyens. Primo, ce sont des citoyens égyptiens qui ont été assassinés ; se- cundo, ce crime a été commis et re- vendiqué sur le sol libyen ; conclu- sion, les autorités égyptiennes font usage de la force armée pour poursuivre les criminels en Libye. Bien sûr, il s’agit d'une intervention militaire. Elle entre dans le cadre du droit de poursuite, un droit reconnu à tous les États, même si tous les États n'en font pas usage. Ceci

étant, ce n'est pas la première inter- vention étrangère. Depuis mars 2011, les interventions étrangères n'ont, de tou- te façon, pas cessé.

mées et terroristes sanguinaires sont aussi minces est une tâche ardue. Ce n'est donc pas l'intervention égyp- tienne qui fragilise davantage l’option politique, mais la détérioration de la si- tuation qui dépasse le seuil critique. Je crois que les critiques à l'égard de la ri- poste égyptienne sont liées au fait que le régime de Sissi en tire un grand bénéfice en termes de politique inter- ne. C'est sans doute vrai. Mais cette réalité n'empêche pas une autre réalité, à savoir qu'un État doit dé- fendre ses citoyens et prendre les me- sures qui s'imposent quand on atten- te à leur vie.

À la lumière des ces développements, comment voyez-vous l’avenir de la Libye ? Dans la philosophie chinoise, la crise est synonyme à la fois de danger et d'op- portunité. L'intrusion de Daech dans l'équation politico-sécuritaire libyenne peut avoir deux conséquences contra- dictoires : soit créer un sursaut de la part des factions politiques les plus in- fluentes, les poussant à faire des com- promis vers une sortie de conflit, ce qui serait motivé par leur volonté de se dé- marquer des groupes terroristes ; soit continuer de lutter pour le pouvoir et les ressources, ce qui plongera le Libye dans la guerre civile jusqu’à son im- plosion totale. Le pouvoir aura le goût amer d'une Libye éclatée.

Entretien réalisé par MERZAK TIGRINE

L’option d'une solution diplomatique prônée par l'Algérie n’est-elle pas fragilisée ? Malgré son caractère inéluctable, l'op- tion politique est fragile depuis le dé- but. Parler de dialogue inclusif quand les frontières entre milices révolution- naires, groupes d'autodéfense, tribus ar-

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L’actualité en question

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

MOHAMED NEBBOU, PREMIER SECRÉTAIRE DU FFS, HIER, AU FORUM DE “LIBERTÉ”

“Parler de la légitimité des institutions n’a aucun sens”

Le plus vieux parti de l’opposition en Algérie est-il devenu un simple satellite du pouvoir ? La question méritait assurément d’être posée !

S i dans sa déclaration liminaire, le pre- mier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Neb- bou, a été invité hier au Forum de Li- berté et n’a pas manqué pas de dé- cocher une “pique” à notre quoti-

dien : “Je ne peux qu’être sensible à l’occasion qui m’est offerte de m’exprimer dans ce journal, à un moment parti-

culier et sensible pour notre initia- tive, même si, dans

le même temps, je n’ai pu que constater l’hostilité de certains journalistes de votre rédaction à notre dé- marche.” Quelque peu désarçonnés par cette première salve, les journalistes n’en seront pas au bout de leur peine puisque l’orateur renchérit sur leur compte : “La sportivité c’est bien, la li- berté d’expression dans le respect de l’éthique et de la déontologie de la profession c’est mieux ; au-delà des attaques abusives et des jugements de valeur sur les personnes, ce que je tenais sur- tout à rappeler c’est la lourde responsabilité so- ciale de la presse écrite et des médias en géné- ral dans un contexte national sensible à tout égards.” Passé cet intermède, Nebbou s’attaquera ensuite à un sujet qui lui tient à cœur et qui lui a fait accepter finalement l’invitation lancée par notre quotidien, à savoir l’initiative de son par- ti quant à la préparation en Algérie d’une confé- rence nationale de consensus. “La feuille de rou-

te du 5 e congrès du FFS vise à réhabiliter le po- litique en Algérie, à reconstruire un consensus politique national qui, d’après nous, est la seu- le voie pour un avenir meilleur.” Très enthou- siaste, le premier secrétaire du FFS s’est félici- té que cette idée ait fait du chemin depuis qu’el- le a été lancée, rappelle-t-il, en avril 2014. “La conférence nationale du consensus s’est enraci- née dans la population et le paysage politique du pays”, affirme-t-il, sans ciller.

PAR :

MOHAMED-CHÉRIF

LACHICHI

Déjà un premier report Prévue initialement pour les 23 et 24 février 2015, cette conférence sera renvoyée à cette oc- casion sine die et ce, “après un examen et une évaluation de la situation”. “Nous ne sommes pas à la recherche d’une date mais d’un consen- sus.” Pour motiver ce report, du reste prévisible, Nebbou, optimiste, fera valoir les demandes de participation à la conférence nationale de consensus qui, selon lui, se font, chaque jour, plus nombreuses ( !) remettant en cause ain- si, les délais de préparation et la proposition de la date de la conférence. “C’est une démarche collective et consensuelle à toutes les étapes. Pour l’heure, il s’agit de mettre en place un groupe de contact. Plusieurs partis politiques ont déjà dé- légué leurs représentants. Dans la symbolique de la politique, nous devons tous nous réunir au- tour d’une table. Ce n’est pas la conférence du FFS mais celle de tous les participants.” Pour- tant, la presse nationale relève (ou tout au moins évoque), chaque jour, des défections devant l’initiative du FFS. Pour Nebbou, il ne peut s’agir dans le cas d’es- pèce que d’une simple vue de l’esprit ou, pire,

Louiza/Liberté
Louiza/Liberté

d’une malveillance puisque, selon lui, “aucun acteur consulté n’a exprimé de refus officiel quant à sa participation à cette conférence”. S’il refuse de parler d’échec, il reconnaît toutefois certaines divergences exprimées au sujet no- tamment de “l’architecture et de la préparation de cette conférence”. Parmi ces réserves, certains des acteurs consul- tés veulent s’assurer que la “légitimité des ins- titutions” ne soit pas remise en cause. Le lec- teur l’aura deviné : il s’agit des partis du pou- voir, à leur tête l’ancien parti unique qui n’hé- site pas à tracer au FFS ses “lignes rouges”. Peu importe, pour Nebbou, des partis comme le FLN ou encore Taj ont, d’ores et déjà, adhéré à l’initiative. “On ne va pas rentrer dans les dé- tails. Je peux vous dire qu’ils ont confirmé leur participation.”

De la légitimité, parlons-en ! Très attendu sur cette question de la légitimi- té du pouvoir en Algérie, le patron du plus vieux parti d’opposition se fera, une fois n’est pas cou- tume, l’avocat du diable : “Parler de la légitimité des institutions n’a aucun sens. Nous, nous ap- portons des solutions. Notre initiative se projette au-delà des mandats électifs actuels. Elle se pro-

Mohamed Nebbou, hier, au Forum de “Liberté”.

jette bien au-delà des institutions actuelles.” Lors du débat, la question de la légitimité a beau avoir été répétée plusieurs fois par les journa- listes, l’orateur, stoïque, s’en tiendra toujours à sa même réponse de Normand. Idem pour une éventuelle participation de “la grande muette” aux débats. Sans le dire ou- vertement, pour lui, l’institution militaire doit se tenir à l’écart : “Nous souhaitons une armée républicaine, c’est notre vision.” On lui rap- pellera alors que certains de ses interlocuteurs ont exprimé publiquement des réserves concer- nant la participation d’autres acteurs comme par exemple les anciens du FIS dissous. “Le consensus n’est pas l’unanimisme”, martèle-t- il même si les journalistes présents devront en- dosser, aujourd’hui, le rôle peu gratifiant de “bouc émissaire” pour une initiative qui, de tou- te évidence, bat de l’aile. “Ce n’est pas une ini- tiative partisane, nous nous adressons aux 40 millions d’Algériens. Notre porte restera ouverte à tous les acteurs politiques et ceux de la société civile.” De fait, la réponse de Nebbou sera, une fois en- core, tout aussi alambiquée car de toute ma- nière, les différentes demandes et autres réserves soulevées par les interlocuteurs du FFS ne sont

que le fait d’une certaine presse qui les a pré- sentées “abusivement” comme des préalables

à une éventuelle participation. “Notre confé-

rence se veut sans exclusion aucune mais dans le respect total de la loi. Nous sommes des lé- galistes et respectueux des lois”, s’est-il borné à répondre, préservant, semble-t-il, à tout prix l’avenir de son initiative, aujourd’hui, à la rame. Et qu’en est-il précisément de la participation du pouvoir réel si tant est qu’il soit incarné en Algérie ? Pour Nebbou, la représentation de “l’État policier” à cette conférence est indis- cutable : “On veut préserver l’État algérien et les intérêts suprêmes de la nation algérienne. C’est pourquoi, nous sommes convaincus que sans le pouvoir, on ne peut aller vers une nouvelle ère, que sans le pouvoir, notre conférence ne peut réussir. Nous allons donc tout faire pour qu’il soit associé.” Voilà enfin, une déclaration qui a le mérite d’être très claire. Mais pourquoi parler à la fin de conférence nationale de consensus et même de transition démocratique si la légitimité des institutions n’était pas en cause ? S’il n’y avait pas de véritable crise politique ?

Aït Ahmed vous salue bien !

Ménageant la chèvre et le chou, Nebbou, fidèle

à sa démarche, n’en démord pas : “Quelle que

soit la terminologie, on veut aller vers le chan- gement. On veut entrer dans une nouvelle ère avec une séparation des pouvoirs, des libertés à respecter, etc. Notre but est de mettre en place, de manière collective et consensuelle, un systè- me politique ouvert, édifier un État de droit et mettre en place un certain nombre de normes permettant un meilleur fonctionnement de l’État et de ses institutions. Notre but est d’ap- porter ensemble, dans la cohésion nationale, des réponses cohérentes et adaptées aux défis de la situation actuelle ; le pays a besoin de trans- formations politiques, économiques et sociales fondamentales.» Une situation qui ne date pas d’aujourd’hui et qui d’ailleurs, mieux que le FFS, peut en par- ler ? “Cela fait des années que l’on parle de la corruption en Algérie. Cela n’a pas empêché qu’elle se soit généralisée à l’échelle nationale. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer mais d’être efficace, d’agir de sorte à instaurer des normes de gouvernance…” Interrogé par ailleurs sur l’état de santé du leader charismatique et non moins président d’honneur du FFS, Hocine Aït Ahmed, l’invité de Liberté se veut rassurant :

“Notre président se rétablit chez lui. D’ailleurs, il vous passe le bonjour.” Questionné, en outre, sur la conférence de la CLTD qui vient d’être interdite par les autori- tés et que le FFS n’avait toujours pas condam- née, Nebbou considère, sur le tard, que “la li- berté est une valeur fondamentale pour le FFS”. Ce qui ne l’empêche pas de trouver que certains journalistes présents affichent trop, à son goût, des positions politiques sinon parti- sanes. “Dans tous les cas, ils seront les bienve- nus à la conférence”, lance-t-il à la fin non sans ironie.

M.-C.L.

LIBERTE Mardi 17 février 2015

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR M.-C. LACHICHI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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À L’HEURE OÙ L’ON ÉVOQUE “DES MESURES D’AUSTÉRITÉ”

5 milliards pour les feux d’artifice à Constantine

5 milliards pour les feux d’artifice à Constantine n Malgré la chute drastique et brutale des

n Malgré la chute drastique et brutale des cours du pétrole, notre seule ressource de sub- sistance, les autorités sem- blent attachées à leurs pra- tiques dépensières. Jugeons- en ! Le montant définitif de l’enveloppe allouée aux feux

d’artifice dans le cadre de la manifestation “Constantine, capitale de la culture arabe” vient d’être arrêté à… 5 mil- liards de centimes ! À Cirta, l’ancienne capitale de Massi- nissa, cette cagnotte destinée à partir en fumée ne fait pas

l’unanimité. Si pour les uns, l’événement en question doit être fêté avec faste, pour d’autres, cette dépense est tout simplement scandaleuse dans un pays où, par exemple, des écoles primaires manquent toujours de chauffage.

SUR UN TOTAL DE 577 MEMBRES DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

60 députés français ont la nationalité israélienne

n Dans une déclaration à Canal +, le député et homme d’af- faires franco- israélien, Meyer Habib, vient de révéler que 60 députés, membres de l'Assemblée nationale fran- çaise, sur un total de 577, ont la nationalité israélienne.

sur un total de 577, ont la nationalité israélienne. AVEC LA HAUSSE DU PRIX DU BARIL

AVEC LA HAUSSE DU PRIX DU BARIL

Les carburants remontent à la pompe au Maroc

PRIX DU BARIL Les carburants remontent à la pompe au Maroc n Les prix des produits

n Les prix des produits pétroliers (gasoil, essence super, fuel N2, fuel N2 one et fuel spécial) re- viennent à la hausse au Maroc. Depuis hier, les prix à la pompe ont entamé une remontée, et ce, après plusieurs mois de baisse. Ainsi, le prix du gasoil a augmenté de 57 centimes le litre, pour passer à 8,45 dirhams/litre, alors que celui de l’essence super prendra 63 centimes de plus pour atteindre 9,54 dirhams/litre, a précisé le ministère marocain char- gé des Affaires générales et de la Gouvernance.

IL AVAIT TUÉ UN JEUNE ET BLESSÉ SON FRÈRE

L’assassin de Tamda arrêté

n Le week-end dernier,

une rixe a opposé, dans le paisible village de Tamda, dans la commune de Ouaguenoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou, deux frères, âgés respectivement de 23 et 28 ans, au nommé H. F., âgé de 25 ans. Ce dernier, muni d’un couteau, a porté des coups sévères aux deux frères dont le plus jeune a rendu l’âme des suites de ses blessures à l’hôpital de Tizi Ouzou. Gravement blessé également, le deuxième frère est toujours gardé en observation médicale. Quant au mis en cause, et après la diffusion d’un avis de recherches, il a été interpellé, samedi, à 12h, à bord d’un véhicule de marque Renault 19 à un point de contrôle à l’entrée Est de Tizi Ouzou. La gendarmerie de la brigade de Fréha est chargée de l’enquête.

UNE AFFAIRE DE QUATRE CONTENEURS DÉTOURNÉS

Une ONG française porte plainte pour vol de matériel paramédical

française porte plainte pour vol de matériel paramédical n L’ONG française Élan du Cœur, qui organise

n L’ONG française Élan du Cœur, qui organise ce matin un point de presse à la mé- diathèque Amusnaw de Tizi Ouzou, compte dénoncer la gestion “douteuse” de quatre conteneurs remplis de maté- riel paramédical par l’asso- ciation Espoir de Mekla. L’affaire est actuellement de- vant la justice, a indiqué M me Josée Bouquin, présiden-

te de l’association française Élan du Cœur. Le matériel en question, des lits anti-escarres, des lits pour handicapés, des fauteuils roulants élec- triques… ont été envoyés entre 2008 et 2012 et destinés aux personnes à mobilité ré- duite de Mekla. Seulement, af- firme M me Bouquin, une par- tie de ce matériel n’est pas ar- rivée à destination.

POUR DÉBATTRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

10 walis en conclave aujourd’hui à Boumerdès

n Dix walis seront présents aujourd’hui à Bou- merdès en compagnie de la ministre de l’En- vironnement et de l’Aménagement du terri- toire pour débattre de l’environnement et de

l’aménagement du territoire. Il sera question notamment du lancement de l’étude relative au Schéma d’aménagement de l’espace de pro- grammation territoriale (Sept) Nord-Centre.

ELLE VA LES ACCOMPAGNER PAR UN MENTOR

La fondation Mowgli sélectionne deux jeunes entrepreneurs de Skikda

n Deux jeunes chefs d’entreprise de la wilaya

de Skikda ont été sélectionnés, sur une quin- zaine d’autres à l’échelle nationale, afin de bé- néficier, durant une année, de l’accompagne- ment bénévole d’un mentor expérimenté ini-

tié par la fondation Mowgli, en partenariat avec MédafCO-Consulting et avec le soutien fi- nancier du Fonds de partenariat arabe du mi- nistère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth.

ARRÊT SUR IMAGE

(Ph. Haouchine M.-Liberté-Tizi Ouzou)
(Ph. Haouchine M.-Liberté-Tizi Ouzou)

VU AU COL DE TIROURDA (TIZI OUZOU)

Ce n’est pas en Sibérie, c’est en Kabylie !

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L’actualité en question

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

SAÏD SADI RÉAGIT À LA MISE AU POINT DE L’UNIVERSITAIRE

Lahouari Addi… la preuve par l’absurde

En réponse à la mise au point de Lahouari Addi, Saïd Sadi relève les raccourcis, la légèreté et les “exclusivismes” qui procèdent de “cette conception autistique de la vie publique” et qui piègent, voire empêchent le débat.

D ans une longue mise au point consécutive à mon interview parue dans Liberté du 4 février, M. Lahouari Addi se livre en- core à des jugements qui éga- rent un peu plus le débat sur

notre histoire. “Quand Saïd Sadi parle de Ben Bel-

la, cela en dit plus sur lui que sur Ben Bella.” Voilà l’agression qui lui a valu

l’apostrophe que je lui ai adressée et à laquelle il n’a

que je lui ai adressée et à laquelle il n’a PAR : SAÏD SADI pas répondu.

PAR :

SAÏD SADI

pas répondu.

À le suivre, il y aurait comme un droit naturel à

l’invective pour certains et une sommation à su- bir ces abus sans mot dire pour d’autres. Sur le contenu. Je ne m’attarderai pas sur les contrevérités factuelles : “Je n’ai jamais fait campagne pour Bouteflika comme l’a fait Saïd Sadi”, soutient-il ou les prétentions du genre : “Je m’efforce de transmettre à ceux qui me lisent la culture politique de la modernité intellectuelle qui lui a manqué (au FLN historique) : l’État de droit, la citoyenneté, la démocratie, le sujet du droit, la tolérance, la liberté de conscience, l’égalité entre les hommes et les femmes, etc.”, autant de com- bats que M. Addi a dû inventer et porter… pro-

bablement seul et contre tous.

À la vérité, ces contorsions relèveraient d’une co-

quetterie sans grande incidence politique si elles n’étaient pas adossées à ce logiciel totalitaire ap- pliqué par le Malg à l’Algérie et qui consiste à im-

poser les questions et les réponses du débat à chaque fois que la parole doit être rendue au

Archives Zehani/Liberté
Archives Zehani/Liberté

peuple sur un dossier qui le concerne et l’implique en premier chef ; en l’occurrence il s’agit de l’His- toire. L’un des invariants de cette démonstration obsessionnelle, dont participe aussi la démarche de M. Addi, étant qu’un Kabyle, qui ne se renie pas, est porteur d’un régionalisme atavique, tare dont s’exonèrent, par principe, M. Addi et ses semblables. Du coup, la communication est impossible. M. Addi dit faire le même constat que moi sur

le “système Boussouf”. Sauf que venant de lui, l’analyse ne souffre d’aucune suspicion. Il ne semble pas bien saisir les conséquences auxquelles peuvent conduire ces exclusivismes qui font qu’une même position, un même propos peuvent signifier une chose et son contraire selon que l’au- teur appartient ou non à la secte élue. Cette conception autistique de la vie publique est extensible à souhait. Et la nuance n’a pas de place. Entre autres condamnations : j’aurais trahi le message du FLN historique sur lequel veille M. Addi. Par régionalisme, j’aurais transformé “Ami- rouche en chef kabyle”, alors que, nous apprend- il, “il est un héros national”. Détail cocasse, un autre contempteur, M. Bena- chenhou, porte, contre moi, une accusation exactement inverse sur le même sujet : j’ai vou- lu conférer à Amirouche une envergure nationa- le alors qu’il n’est qu’“un chef régional”…toujours par régionalisme ! Peu importe la cohérence, l’es- sentiel c’est de pilonner. Autre charge : j’ai “diabolisé Ali Kafi et Ben Bel- la”. Il se trouve que c’est Ben Bella qui, dans l’une des fiches qu’il adressait aux services spéciaux égyptiens, accusait Kafi d’avoir liquidé Zighoud ; comme il indiquait, d’ailleurs, que ce sont les ac- teurs de la Soummam qui ont éliminé Ben Bou- laïd pour imposer leur plateforme alors que ce dernier était mort bien avant la tenue du congrès d’août 1956. Je raconte dans mon livre que je me suis rendu à Sidi-Mezghiche, à l’ouest de Skik- da, où fut tué le chef historique de la Wilaya II. Certains de ses compagnons m’ont affirmé sur place que Zighoud était tombé par hasard sur une patrouille de l’armée française qui l’avait abattu sans savoir qui était sa victime et qu’il a fallu près

de 48 heures avant que ne soit connue l’identi- té du chahid. J’ai fidèlement rapporté ces témoi- gnages qui innocentent Ali Kafi… Et quand il a traité Abane de traître, je m’en suis démarqué ; cela s’appelle le sens de la mesure. Quant à se suffire du fait que tous les responsables de la guerre “avaient la passion de l’Algérie”, c’est faire le lit du populisme dont l’auteur de la mise au point assure vouloir prémunir le pays. C’est ce type de légèreté qui a tu, justifié et encoura- gé bien des égarements, bien des crimes après l’In- dépendance, y compris une forfaiture comme la séquestration des restes de deux colonels pendant plus de vingt ans. Le mal serait donc fatal et nécessaire. Robespier- re a été guillotiné et Trotski assassiné, nous rap- pelle M. Addi. Oui ; mais les générations suivantes n’ont pas occulté les bilans des partisans de la Ter- reur ou de Staline au nom de la “passion de leur pays”. En quoi cette passion, si sincère soit-elle, doit-elle nous empêcher, nous aussi, de lire notre guerre de Libération à travers les grilles qu’offrent maintenant la distance et la décantation des évé- nements ? Par ailleurs, vouloir nier le poids du régionalis- me — stigmate de la violence coloniale qui, hé- las, prolifère toujours — dans le mouvement na- tional, c’est prendre le risque ou, pire, faire le choix de le légitimer aujourd’hui dans ses mani- festations les plus obscènes. Enfin, la longue tirade sur la participation de l’Oranie à la guerre de Libération est, pour le moins, maladroite. Après plus d’un demi-siècle d’Indépendance, les Algériens ont su faire le tri entre les possibilités politiques, les circonstances historiques, les données sociologiques ou les configurations géographiques propres à chaque contrée de notre pays. Tout dopage, toute mise en compétition a posteriori des régions est mal- venue ; et c’est là un euphémisme. Le défunt com- mandant Moussa, auquel — M. Addi le sait — je ne manquais pas de rendre visite à chacun de mes passages à Oran tant qu’il était encore capable de mobilité, se gardait bien de recourir à ce gen- re de spéculations. Valoriser le message du FLN historique c’est né- cessairement en assumer toutes les séquences et les porter à la connaissance du citoyen. Les épopées les plus emblématiques comme les in- suffisances les plus dramatiques font partie de notre histoire. Seule la recherche de la vérité peut magnifier les premières et prévenir la réédition des secondes. Un impératif s’impose à nous : nous interdire le jugement. C’est malheureusement là une tentation dont pei- nent à s’extraire certains de nos intellectuels.

S. S.

HAMID GRINE À KHENCHELA

“Le gouvernement ne fait aucune distinc- tion entre la presse publique et privée”

n Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a effectué, hier, une visite d'inspection dans la wilaya de Khenchela. Il a inspecté, lors de cette visite de travail, le siège de la radio locale où il a visité les studios et les installations, avant de procéder au lancement du nouveau système de communication appelé Menos. M. Grine a salué, à l’occasion, les efforts des journalistes et le staff technique qui veillent à remplir leur mission à travers les différents programmes diffusés par la radio.

Lors d'un point de presse tenu à la salle de réunion de la wilaya avec les journalistes et les correspondants locaux, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a mis l’accent sur l'importance de la radio destinée à l’écoute des besoins des citoyens de toute la wilaya tout en invitant la presse indépendante à s’investir dans cette même mission, pour toutes les questions servant l’intérêt général de la nation. Dans ce cadre, le ministre a réaffirmé que le gouvernement ne fait

aucune distinction entre la presse publique et privée. M. Grine a ajouté que la carte nationale professionnelle déterminera qui est journaliste professionnel en lui ouvrant l’accès à l’information. Durant sa visite, le ministre a inspecté l’assiette foncière affectée à la réalisation d'un nouveau centre d'émission à la commune de Chélia. S'exprimant sur le problème de “brouillages des ondes radiophoniques”, le ministre a assuré que ce problème sera réglé en 2016.

M. Z.

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

L’actualité en question

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L’ORGANISATION PATRONALE DANS UN COMMUNIQUÉ PUBLIÉ HIER

“Le FCE ne revendique pas la privatisation des entreprises publiques”

Cette précision du FCE sonne comme une réponse aux syndicalistes de la zone industrielle de Rouiba qui ont exprimé, il y a quelques jours, leur opposition à la privatisation des entreprises publiques.

“D sa marche, le FCE appelle à la promo- tion des ca- pacités na-

tionales publiques et privées ; il ne re- vendique pas la privatisation des en- treprises publiques, mais l’ouverture à l’initiative privée de tous les secteurs d’activité économique. Les secteurs pu- blic et privé sont complémentaires ; c’est le développement de leur partenariat que le FCE revendique”, indique le Fo- rum des chefs d’entreprise (FCE), dans un communiqué rendu public, hier, à l’issue de sa rencontre avec le ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri. Cette précision du FCE sonne comme une réponse aux syndicalistes de la zone industrielle de

ans

dé-

Rouiba qui ont exprimé, il y a quelques jours, leur opposition à la privatisation des entreprises publiques. “Le FCE a toujours appelé à la pro- motion du produit national et à la pro- tection du cadre gestionnaire de l’en- treprise publique”, a ajouté le FCE qui compte en son sein, aussi, des en- treprises publiques. Pour rappel, le pré- sident du FCE, Ali Haddad, lors de sa rencontre avec le ministre de l’In- dustrie et des Mines, a souligné la né- cessité de l’ouverture de tous les sec- teurs à l’initiative privée, y compris le secteur de l’énergie ; il a également in- sisté sur le besoin impérieux du sou- tien à l’investissement national. Hier, reçu par le ministre de la Jeunesse, Ali Haddad a plaidé “pour un plan stra- tégique global de soutien pour les jeunes”.

Il a notamment recommandé de pla- cer sous la tutelle du ministère de la Jeunesse l’ensemble des dispositifs d’aide à la jeunesse pour en assurer la cohérence et en obtenir plus d’efficacité. “Le FCE est pleinement disposé à ap- porter sa contribution à cette poli- tique. Cette disponibilité est d’ores et déjà contenue dans l’engagement du FCE relatif à la création d’incuba- teurs”, lit-on dans le communiqué de l’organisation patronale. D’une façon plus générale, le président du FCE a tenu à souligner la nécessité absolue pour notre pays de concevoir et de mettre en œuvre une politique globa- le prenant en charge les problèmes des jeunes. “La jeunesse de notre pays constitue une force considérable que nous devons savoir diriger et canaliser

au service du développement de notre pays pour l’émergence d’une économie dynamique, ouverte, moderne et com- pétitive. C’est pour l’émergence d’une telle société et d’une telle économie que le FCE milite avec détermina- tion”, relève l’organisation patronale, rappelant les engagements d’Ali Haddad au titre de soutien aux jeunes entrepreneurs. “Le FCE porte un inté- rêt immense au développement des capacités entrepreneuriales de la jeu- nesse algérienne”, annonce-t-on. À ce titre, le FCE s’attachera à créer un incubateur économique, pour réunir et faire réussir les jeunes potentialités algériennes, les encourager à créer leurs propres entreprises et les aider dans leurs projets, à travers l’esprit de créativité et d’innovation. Cet outil per- mettra la mise en place et l’exploitation

d’une synergie entre l’entreprise, l’uni- versité et l’incubateur économique, qui sera aussi le moyen de rapprochement de la diaspora algérienne à travers le monde. Cet incubateur économique sera relié aux incubateurs internatio- naux, tels que ceux qui existent aux USA (Silicone Valley), au Japon, à Singapour… “Pour amorcer cette ini- tiative, je m’engage à prendre en char- ge avec l’aide de membres du FCE, dans le cadre du développement de l’entre- prenariat local, la formation de 50 à 100 jeunes porteurs de projets. Ils seront aussi coachés par des chefs d’entrepri- se membres de notre association pour obtenir les avantages de l’État et les fi- nancements nécessaires”, avait an- noncé Ali Haddad à son élection à la tête du FCE.

MEZIANE RABHI

ZONE INDUSTRIELLE DE ROUIBA

Des Unions locales d’Alger solidaires des travailleurs

L a sortie des syndicalistes de la zone in- dustrielle de Rouiba, la semaine dernière, a trouvé un large écho auprès des syndi-

calistes de la base, nous ont affirmé hier des syn- dicalistes de Rouiba. Ces réactions de soutien aux cadres syndicaux de Rouiba ont été enregis- trées dans plusieurs régions du pays, à com- mencer par la capitale où des Unions locales de la wilaya d’Alger ont tenu à exprimer leur sou- tien aux travailleurs de la zone industrielle de Rouiba. Dans une déclaration parvenue, hier, à notre ré- daction, quatre unions locales d’Alger ont affir-

mé leur totale adhésion aux “revendications contenues dans la déclaration de l’Union locale de Rouiba datée du 10 février 2015 ; des revendica- tions qui reflètent réellement les préoccupations de la base syndicale”. Le document souligne que “les Unions locales se déclarent mobilisées pour fai- re aboutir les revendications exprimées par les syn- dicalistes de Rouiba, notamment le refus de bra- dage des richesses nationales et des entreprises pu- bliques au profit des tenants du capital privé et des multinationales”. Les syndicalistes expriment éga- lement “leur rejet de l’avant-projet du code de tra- vail qui ne vise que la généralisation de la préca-

rité de l’emploi et l’asservissement des tra- vailleurs”. Les syndicalistes de la wilaya d’Alger se sont montrés solidaires avec les deux membres de la commission exécutive suspendus par le se- crétariat de l’UGTA . “Nous interpellons le se- crétaire général de l’UGTA , à l’occasion du 24 février, double anniversaire de la création de l’UGTA et la nationalisation des hydrocarbures, pour lever les suspensions syndicales prononcées contre des membres de la CEN et d’organiser l’élec- tion libre et ouverte des membres du secrétariat national, geste qui contribuera à renforcer le prin- cipe de fonctionnement démocratique de l’UGTA

et préserver la cohésion des rangs”, souligne cet- te déclaration. Pour rappel, les syndicalistes de la zone industrielle de Rouiba avaient organisé, mardi dernier, une réunion au siège de l’Union locale de Rouiba et ont menacé de durcir leurs actions si les pouvoirs publics et la Centrale syn- dicale continuent à afficher leur silence face aux menaces de privatisation du secteur public, an- noncées par le patronat. Une motion de soutien suivie d’une demande de levée de sanctions a été signée en faveur des deux syndicalistes suspen- dus arbitrairement par la Centrale syndicale.

M. T.

RÉGULATION DU COMMERCE EXTÉRIEUR

Les experts plaident pour la mise en place de barrières normatives

L es licences d’importation ne suffiront pas, à elles seules, à ré- guler les opérations de com-

merce extérieur et à réduire la factu- re des importations, a estimé Ali Harbi, consultant et membre du Cercle de réflexion et d’action autour de l’entreprise (Care), lors d’une ren- contre sur “la normalisation, un in- contournable outil de croissance pour l'économie algérienne”, organisée à l’hôtel Hilton, dans la cadre des “Matinales de Care”. Elles pourraient s’avérer contre-pro- ductives et créer des pénuries sur des produits. Outre les barrières admi- nistratives à l’importation, Ali Harbi plaide pour la mise en place de bar-

rières normatives. L’économie algé- rienne est livrée à toutes sortes de dys- fonctionnements qui se traduisent par des importations tous azimuts et une production nationale asphyxiée. Mais la normalisation est aujourd’hui l’instrument moderne privilégié de protection et de promotion de la pro- duction nationale. C’est aussi le visa obligé à l’exportation. Les pays, qui ont réussi à s’insérer dans le processus économique de mondia- lisation, sont ceux qui ont investi dans les normes et développé une “protection intelligente” de leur économie. En Algérie, la pratique de la normali- sation est très peu perceptible dans le

système de management de l’entre- prise, sauf à travers des réglementa- tions techniques, mais rarement en tant qu’actes volontaires qui lui don- nent tous ses titres de noblesse. Le problème n’est pas dans le dispositif juridique d’encadrement car sur ce plan, l’Ianor est en phase avec le sys- tème de normalisation international et, à ce titre, il est le point focal dans le do- maine pour les négociations de l’ad- hésion de l’Algérie à l’OMC. Selon M e Ratiba Chibani, directrice gé- nérale de l’Institut algérien de nor- malisation (Ianor), 731 normes ont été élaborées en 2014. Elle évoque l’exis- tence d’une collection de 7 500 normes. Il est important de dire que la nor-

malisation est une responsabilité par- tagée des institutionnels, des organi- sations professionnelles et des entre- prises. Elle nécessite la conjugaison et la convergence des efforts de tous les acteurs concernés. La directrice de l’Ianor explique que la normalisation permet l’accès aux mar- chés internationaux, l’amélioration de la qualité des produits et services, ainsi que la compétitivité des entreprises, de rassurer les clients et les consommateurs et, enfin, de protéger les marchés et les consommateurs. D’après les estimations de l’Organi- sation pour la coopération et le déve- loppement économiques (OCDE)

et du Département américain du com- merce, les normes et les activités as- sociées d’évaluation de la conformité (pour vérifier que produits et services respectent certaines normes) ont un impact sur 80% du commerce mondial des marchandises. Les études macroéconomiques mon- trent que la normalisation contribue directement à la croissance de l’économie. Elle est estimée à 27,3% en Allemagne, 11% au Royaume-Uni et 23,8% en France. L’ISO a élaboré une méthodologie de mesure de l’impact des normes, qu’elle a testée dans des entreprises activant dans 20 pays à tra- vers le monde.

M. R.

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

L’actualité en question

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LE CNAPEST ENTAME SON PREMIER JOUR DE GRÈVE

Un mouvement partiellement suivi

Si, dans le secondaire, l’appel a été entendu, c’est loin d’être le cas dans les paliers du moyen et du primaire où ce syndicat n’est pas bien structuré.

L e Conseil national du per- sonnel de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) est, de nouveau, monté au créneau. De- puis, hier, le syndicat a

entamé une grève illimitée. Ce mou- vement de protestation survient dans

le prolongement de l’arrêt de travail or-

ganisé les 10 et 11 février derniers par la Coordination intersyndicale de

l’éducation (CSE). Au premier jour de

la protestation, le suivi du mouvement

a été diversement évalué par le syndi-

cat et le ministère. Il est de l’ordre de 56,25%, selon le syndicat. D’après Messaoud Boudiba, chargé de com- munication du Cnapest, le taux de sui-

vi atteint les 81%, le secondaire est le

palier qui a le plus adhéré au mouve-

ment. Et la wilaya qui arrive en tête est Boumerdès avec 96% de taux de sui-

vi,

M’sila 80%, Djelfa 87%, Khenche-

la

72%, Tébessa 70%, Biskra 62%.

Pour ce qui est d’Alger, les taux varient entre 50 et 80%. Le cycle moyen, quant à lui, a enre-

gistré un suivi très mitigé variant

entre 20 et 80%. Le taux le plus élevé

Archives/Yahia/Liberté
Archives/Yahia/Liberté

Le mouvement de grève lancé par le Cnapest a été surtout suivi dans le secondaire.

a

été enregistré à Boumerdès avec

à Alger, par “la non-finalisation de la

téléphone, au premier jour de la grè-

convoque une réunion avec les syn-

80% de suivi, Laghouat 51% et Skikda

structuration du syndicat dans les

ve, l’adhésion au mouvement n’a pas

dicats pour demain mercredi ? Ces

20%. Alger n’a pas suivi. Pour ce qui est du primaire, le suivi n’a pas dépassé les 45%. Et là aussi Alger a “boycotté”.

écoles primaires et les CEM”, sachant que ce syndicat était auparavant re- présenté uniquement dans les lycées.

dépassé les 6,86% pour les 3 cycles. Le taux le plus élevé a été enregistré dans le secondaire avec 23,28%, suivi du

derniers justifient leur choix par ce qu’ils considèrent comme “l’échec” des négociations avec le ministère de

Le

syndicat explique la faible adhésion

De son côté, le ministère de l’Éduca-

moyen avec 3,47% puis du primaire

l’Éducation qui “maintient sa poli-

au

mouvement de grève dans les cycles

tion donne d’autres chiffres. D’après

avec 0,71%. Pourquoi cette grève,

tique de fuite en avant”. Les syndicats

du primaire et du moyen notamment

une source du ministère jointe hier par

alors que la ministre de Éducation

jugent la démarche de la ministre,

quant au dialogue et à la concertation, comme de “la poudre aux yeux”, c’est la raison pour laquelle les séries de ren- contres avec la tutelle n’ont pas réus- si à résoudre les problèmes exposés par la corporation, selon le Cnapest. Dès lors, la grève restait comme seu- le alternative, ajoute le Cnapest. Un point de vue que les responsables du ministère de l’Éducation sont loin de partager en rappelant que les portes du dialogue demeurent constamment ouvertes. “À ce jour, nous avons répondu favo- rablement à 34 revendications et d’autres sont en cours de satisfaction”, souligne-t-il. Tout en reconnaissant que “certaines demandes du syndicat exigent plus de temps à être satisfaites que d’autres, du fait qu’elles demandent l’implication d’autres secteurs”. Pour rappel, parmi les revendications du Cnapest, la promotion “systématique” aux nouveaux grades et la promotion aux postes d'enseignant principal et d'enseignant formateur. Le syndicat re- vendique, aussi, l'application du code de la médecine du travail et la pro- mulgation d'une circulaire intermi- nistérielle favorisant l'accès des ensei- gnants au logement. Le Cnapest de- mande aussi la mise à jour de la prime du Sud et l'installation d'une com- mission gouvernementale chargée de recenser les biens et fonds des œuvres sociales.

DJAZIA SAFTA

À L’OUEST

Timide participation des enseignants

Q uelques jours après le débrayage de l’Intersyndicale de l’édu- cation, c’est autour du Cnapest de lancer, hier, son mou- vement de protestation et qui, à Oran, n’aura pas connu

une grande adhésion. En effet, mis à part quelques établissements scolaires où est implanté le syndicat, comme les lycées d’Es-Sed- dikia, de douar Boudjemaâ, ou encore celui de Belgaïd, le mot d’ordre n’a pas été suivi. À noter encore que le Cnapest à Oran a connu par le passé certaines dissensions qui se ressentent au- jourd’hui. À Béchar, même tendance puisque le mouvement de grève a été timidement suivi. Sur un total de 896 enseignants du cycle secondaire, seulement 5 ont répondu à l’appel du Cnapest, soit un taux de suivi de 0,33%. Selon les chiffres de la Direction de l’éducation de Béchar, 2 ly- cées, sur un total de 23 que compte cette wilaya, ont connu un ar-

rêt de travail. Contacté, un syndicaliste du Cnapest a expliqué ce faible taux de débrayage par le fait que son syndicat est en voie de structuration dans cette vaste région du sud du pays. À Tiaret, également, le mouvement de grève s’est illustré par une faible adhésion. Dans un communiqué qui nous a été adressé, seuls 282 enseignants, sur un effectif de 10 931 que compte la wilaya, dont 252 PES, ré- partis à travers 26 lycées, ont répondu présent à ce mouvement. Par contre, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, la grève a été lar- gement suivie, en particulier dans le cycle secondaire avec un taux de suivi de 82,63% pour les 20 lycées et 83,37% dans le cycle pri- maire, selon Ahmed Rahmani, coordinateur de la wilaya du syn- dicat. Du côté de la Direction de l’éducation, l’on avance un taux de 42,29% dans les lycées, de 5,30% dans le moyen et de 3,64% dans

À L’EST

Le mouvement s’essouffle

L a grève d’une journée renouvelable à laquelle a appelé le Cna-

pest a été largement suivie, hier, par les établissements sco- laires des trois cycles, à travers certaines wilayas de l'Est, alors

que dans d’autres, le débrayage n’a pas eu lieu, comme à Jijel. Ainsi, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, un premier bilan du

syndicat indique que ce débrayage a été suivi à 81,20% dans les ly- cées, et à seulement 5% sur 125 CEM qui ont suivi le mot d’ordre.

Le faible taux de suivi dans le moyen s’explique selon le représen-

tant du syndicat, Hakas Abdelaziz, par le fait qu'il est faiblement représenté dans les deux paliers de l’enseignement général. La prin- cipale revendication des protestataires est l’amendement du statut particulier. Le Cnapest demande, aussi, l’intégration au grade de professeur formateur des PES et professeur ingénieur pour ceux ayant respectivement 20 ans et 18 ans d'expérience, ainsi que la pro- motion des enseignants exerçant dans le secondaire au grade de PES,

la revalorisation, avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, des

postes supérieurs et de permettre aux PES de postuler aux concours de directeur et d’inspecteur de l’enseignement moyen. Le conseil revendique également le logement, la médecine du travail, la retraite après 25 ans de service, et aussi la prime de zone. Dans la wilaya de Skikda, la grève a été également largement suivie dans le cycle secondaire, mais très insignifiante dans les cycles primaire et moyen où ce syndicat est minoritaire, selon le secrétaire général de wilaya,

Hannachi Kouicem. Ce dernier avance un taux de suivi de 65% dans le cycle secondaire et respectivement 20% et 5% aux cycles moyen et primaire. Le meilleur taux a été enregistré au lycée d’Oum Toub avec 90% de suivi alors que les lycées de Larbi-Ben-M’hidi et ce- lui des filles, Ennahda, n’ont pas répondu au mot d’ordre de grè- ve. Idem pour les nouveaux lycées de Ben-Azzouz et Salah-Bou- chaour qui ne sont pas encore structurés. À Sétif, la section de wi- laya de la formation syndicale de Nouar Larbi a indiqué que le taux de participation au débrayage a atteint 61,24%. Le mot d’ordre a été suivi dans les 88 lycées de la wilaya. Par ailleurs, la cellule de com- munication de la Direction de l’éducation a avancé un taux ne dé- passant pas les 15% de l'ensemble des professeurs exerçant au se- condaire. Le taux de suivi dans les trois paliers n’a pas dépassé, se- lon la même source, les 2%. Par ailleurs, dans la wilaya d'Oum El- Bouaghi, la grève a été partiellement suivie. Le responsable dudit syndicat, joint par téléphone, nous a avancé le taux de 65%, ce qui est très loin des chiffres de la Direction de l'éducation laquelle don- ne le taux de 6,20%, la grève qui n'a touché que le palier du secondaire où l'on a enregistré 115 grévistes sur 1 856. Le mouvement de grè- ve a touché 13 lycées sur 50. Enfin, dans la wilaya de Mila, le taux de participation au débrayage a été estimé à 92% dans le secondaire, 23% dans le moyen et 7% seulement dans le cycle primaire.

DE NOS CORRESPONDANTS

le primaire. Par contre, c’est à Sidi Bel-Abbès où la participation au mouvement de grève a été la plus forte, puisqu’elle a atteint les 60%, selon le coordinateur de wilaya, H. Boukerch. Un suivi qui s’est manifesté dans 29 lycées sur 42, deux CEM sur 93 et une éco- le primaire sur 277. Ce constat a été battu en brèche par le char- gé de la communication de la Direction de l’éducation qui a par- lé, lui, d’un taux de suivi de 7,30%. Pour la Direction de l’éducation de la wilaya de Chlef, le taux de participation annoncé est de 4,24% seulement, alors que des sources syndicales avancent un taux de participation de 75%. “Ce sont sur- tout les CEM et les lycées qui ont adhéré à cet appel, contrairement aux écoles primaires où la participation était moins importante”, nous a-t-on déclaré.

DE NOS CORRESPONDANTS

CENTRE UNIVERSITAIRE DE MILA

Les enseignants et travailleurs reportent leur grève

n Le débrayage des employés des œuvres universitaires de Mila, prévu depuis l’AG de la branche syndicale tenue en date du 1 er février, a été finalement annulé. Programmée pour hier le 16 février, la protestation n’a pas eu lieu. En effet, les travailleurs du centre universitaire et leurs collègues des œuvres universitaires, affiliés à l’UGTA, ont vaqué normalement à leurs occupations, hier. Joint par téléphone, un responsable des œuvres universitaires nous dira : “Nous avons reporté notre action de protestation, car nous avons reçu des promesses du rectorat du centre qui s’est engagé à prendre en charge notre revendication relative au logement.” Rappelons que les travailleurs du centre universitaire de Mila, privés de leur droit au logement selon leurs allégations, ont décidé, en date du 1 er février dernier, d’observer, hier, une grève de protestation pour faire entendre leur voix (voir notre édition du 15 février).

KAMEL B.

10 L’Algérie profonde Mardi 17 février 2015 LIBERTE BRÈVES du Centre 1 e r SALON

10

L’Algérie profonde

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Mardi 17 février 2015 LIBERTE BRÈVES du Centre 1 e r SALON DES VÉHICULES

BRÈVES du Centre

1 er SALON DES VÉHICULES UTILITAIRES À BÉJAÏA

1 300 visiteurs enregistrés au quotidien

Le 1 er Salon d’exposition des véhicules utilitaires, industriels et travaux publics, organisé depuis le 11 de ce mois à la surface du lac d’Ihaddaden de Béjaïa, a enregistré un engouement inattendu, selon son organisateur, M. Abassen, gérant de l’agence Expo et Event. Le Salon enregistre, selon notre interlocuteur, pas moins de 1 300 visiteurs au quotidien. Pas moins de 12 concessionnaires ont participé à cette manifestation économique avec une vingtaine de marques. “Nous avons une vingtaine de marques auto allant du petit tonnage de 600 kg à celui de plus de 50 tonnes de capacité de charge”, nous a déclaré M. Abassen tout en précisant qu’il s’agit d’un Salon purement professionnel. Pour ce dernier, l’objectif recherché par son agence de communication et événementielle est de mettre en contact les clients avec les distributeurs. Il a indiqué que des exposants des wilayas de Jijel, Sétif et Tizi Ouzou ont participé à ce rendez-vous commercial. “Nous comptons faire, à l’avenir, un Salon régional ici à Béjaïa pour faire de la région un pôle attractif”, nous a déclaré l'organisateur en signe de réussite de ce 1er Salon. La clôture du Salon est, d'ailleurs, ajournée d’un jour, jusqu'à aujourd’hui, pour répondre à la demande des visiteurs ; la remise accordée aux acheteurs y est aussi pour quelque chose.

L. OUBIRA

TIZI OUZOU

Démantèlement d’une association de malfaiteurs

Dans le cadre d’une enquête ouverte pour vols par effraction, les éléments de la 1re Sûreté urbaine de Tizi Ouzou ont réussi à identifier et arrêter les auteurs d’un vol par effraction commis dans deux magasins de téléphones portables et de bijoux traditionnels, situés à la rue Khodja-Khaled de Tizi Ouzou. Une procédure judiciaire a été instruite à l’encontre de huit individus dont trois sont originaires de la wilaya de Boumerdès pour association de malfaiteurs, vol par effraction, recel d’objets volés, complicité, non dénonciation de crime et profit des revenus de vol. Présentés au parquet de Tizi Ouzou, le 12 février 2015, trois d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt et les cinq autres ont été laissés en liberté provisoire alors qu’une quantité importante de bijoux traditionnels a été récupérée par les services de police.

M. H.

LE MINISTRE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE À BOUMERDÈS

“87% des stagiaires intégrés dans le monde du travail”

Plus de 87% des jeunes sortis des centres de formation professionnelle ont trouvé un poste d’emploi et ont intégré le monde du travail, a affirmé, avant-hier, le ministre de la Formation professionnelle, Noureddine Bedoui, en marge de sa visite effectuée à Boumerdès. Le ministre a insisté sur l’adaptation des spécialités de la formation professionnelle aux besoins du marché en demandant aux responsables de son secteur de favoriser davantage le secteur agricole et le tourisme, notamment au niveau de la wilaya de Boumerdès, connue pour ces deux

spécificités. “On doit sortir le secteur de tout ce qui est formation dans l’administration et l’orienter vers d’autres spécialistes dont le marché à fortement besoin”, a-t-il ajouté avant de préciser que l’année 2015 est celle de la formation continue. Ainsi, plus de 280 000 nouveaux stagiaires et apprentis sont attendus pour la prochaine rentrée de la formation professionnelle prévue le 1er mars

2015 à l'échelle nationale. Une rentrée qui sera

complémentaire à la rentrée de septembre

2014 où plus de 1 200 structures de formation

ont ouvert leurs portes pour accueillir les

stagiaires qui seront encadrés par plus de 20

000 formateurs et cadres. À noter que le

ministre, accompagné du wali de Boumerdès, a inspecté plusieurs chantiers relevant du secteur de la formation professionnelle, notamment à Khemis El Kechna, Hammadi, Naciria, Boumerdès et Issers.

M. T.

PREMIÈRE À TAMANRASSET

Le personnel de la Solidarité en formation continue

Les présents sont particulièrement formés aux méthodes et aux outils nécessaires à la formalisation de projets à partir d’une analyse concrète des besoins de la population accueillie et la cartographie des partenaires.

R. Kareche/Liberté
R. Kareche/Liberté

D ans le cadre de la mise en œuvre du programme de la formation conti- nue délocalisée (FCD), mis en pla-

ce au profit des professionnels du secteur de la solidarité nationale, l’école pour enfants handicapés

auditifs de la wilaya de Tamanras- set abrite, du 15 au 19 du mois en cours, la première session de per- fectionnement visant à appréhen- der l'ensemble des dimensions in- hérentes à un projet d'établisse- ment. Une vingtaine de stagiaires issus des établissements spécialisés des wilayas de Tamanrasset et d’Illizi ont pris part à ce cycle de formation encadré par des ins- pecteurs technico-pédagogiques, spécialistes en la matière. “L’objec- tif consiste à mieux adapter les

Une vingtaine de stagiaires issus des établissements spécialisés ont pris part à ce cycle de formation.

moyens de chaque établissement aux besoins exprimés, et ce, en ex- ploitant les données collectées sui- vant les spécificités de la population de prise en charge. Le projet d’éta- blissement relève d’une démarche prospective permettant ainsi d’entre- voir et d’identifier les directions à prendre afin de dynamiser l’institu- tion et ses différentes ressources”, a expliqué, d’emblée, M. Zermani Krimo, formateur. Tout en insistant sur l’importance de la coordination, la planification et la sensibilisation des équipes sur le projet à conce- voir, M. Zermani, inspecteur de profession, s’est focalisé sur la pers- pective de renforcer la culture in- terne dans chaque établissement à l’effet de rapprocher diverses caté- gories d’acteurs, dont les admi- nistrateurs, les salariés et les pen- sionnaires, intervenant dans le

cadre d’un partenariat durable et organisationnel. Pour sa part, Moussouni Ramdane, inspecteur technico-pédagogique, s’est penché sur la qualité de prise en charge dans un établissement spécialisé et l’analyse des pratiques profession- nelles basées sur l’approche parti- cipative et opérationnelle des par- tenaires ainsi que sur les pro- grammes devant être évalués en fonction des échéanciers conclus dans la convention relative au pro- jet convenu. Ce dernier devrait décrire, en premier lieu, l’établisse- ment concerné avant de passer à la définition de sa mission, ses moyens et ses objectifs, notamment en matière de coordination, de coopération et d'évaluation des activités et de la qualité des presta- tions. Les présents, exerçant pour la plupart d’entre eux dans les

centres psychopédagogiques pour enfants handicapés mentaux (CP- PEHM), écoles pour enfants han- dicapés auditifs (EEHA) et centres spécialisés de rééducation (CSR), sont particulièrement formés aux méthodes et aux outils nécessaires à la formalisation de projets à par- tir d’une analyse concrète des be- soins de la population accueillie et la cartographie des partenaires. Cette démarche s’appuie sur une ré- flexion collective basée sur des cadres légaux régissant le fonc- tionnement des établissements, insiste M. Moussouni avant d’évo- quer l’organisation du travail et les procédures d’évaluation des ré- sultats avec pour finalité de pouvoir réaffirmer les valeurs et les axes prioritaires qui éclairent les déci- sions présentées.

RABAH KARECHE

MÉDÉA

Grève des employés de la daïra de Sidi Naâmane

L es travailleurs de la daïra de Sidi Naâma- ne, affiliés au syndicat Snapap, sont en grè- ve ouverte depuis mercredi dernier pour

dénoncer les mesures abusives de rétorsion ap- pliquées par le chef de daïra contre certains de ses employés, lit-on dans un communiqué émis par le bureau de wilaya du syndicat. Le recours à la grève, est-il indiqué, a été impo- sé afin de faire entendre la voix des travailleurs de l’administration de la daïra de Sidi Naâma- ne qui ont fait l’objet de sanctions abusives et de pressions morales et physiques de la part du chef de daïra. Outre “les nombreuses brimades qui

sont infligées aux travailleurs affiliés à la section du Snapap, dont des remontrances devant des per- sonnes étrangères, des changements de service sont prononcés à l’encontre de certains employés qui sont remplacés par des éléments de la Garde com-

munale”. La section syndicale recense certains griefs contre le même responsable qui, est-il in- diqué, “a fait venir une jeune fille de l’APC qui, en un court laps de temps, a été investie d'une au- torité démesurée jusqu'à donner des ordres à ses collègues”. À cela s'ajoutent les décisions de dé- placement des affiliés au Snapap dont le secré- taire général de la section syndicale qui a été af- fecté le 09/01/2013 à la daïra voisine de Béni Sli- mane pour “nécessités de service”. Pour le syndicat, “la série des sanctions a été éten- due à des travailleuses recrutées dans le cadre du pré-emploi dont les contrats n’ont pas été renou- velés”. Dans son communiqué émis à la presse, le bureau de wilaya du Snapap entend mainte- nir la grève jusqu’à satisfaction de certains points, notamment la réintégration des employés “déplacés”, l’annulation des décisions d’affecta-

tion du secrétaire général de la section syndi- cale ainsi que les décisions portant fin de contrat des travailleuses recrutées dans le cadre du pré-emploi, etc.

M. EL BEY

Un

jeune homme trouvé

pendu

Le corps d’un jeune homme âgé de 25 ans a été trouvé pendu dimanche, à 8h50, au domicile familial du quartier Beziouèche, sur les hauteurs de Médéa. La dépouille a été évacuée par les éléments

de l’unité principale de la Protection civile et déposée à la morgue de l’hôpital civil

de Médéa.

M. EL BEY

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

L’Algérie profonde

11

ZONE HUMIDE ET MONT DE DAMBO (SKIKDA)

Des associations écologiques tirent la sonnette d’alarme

L’association Bariq 21 sollicite l’intervention des élus pour contribuer à l’arrêt de la déforestation, l’interdiction de la conversion des forêts, la protection de la zone humide de Guerbez-Sanhaja.

D eux associations acti- vant dans la protec- tion de l’environne- ment interpellent les autorités locales et les représentants du

peuple pour la protection de deux sites d’un désastre écologique. Pour l’asso- ciation écologique Bariq 21 et son président Mohamed Tabbouche, la biodiversité de la zone humide proté- gée de Guerbez-Sanhaja est menacée par les activités quotidiennes des agri- culteurs accusés de défraîchir et de brûler pour dégager des lopins de terre sans se soucier des formations vé- gétales indispensables à la vie sur ter- re. Mettant en exergue le rôle indis- pensable que joue cette zone humide classée par la Convention Ramsar, Bariq 21 évoquera les incendies vo- lontaires, l’exploitation illégale du bois et les expansions agricoles com- me les principales causes de déboise- ment de cette zone et ses conséquences sur la santé, la sécurité et le bien-être de l’homme. “Les ressources naturelles abiotiques et biotiques comme l’air, les eaux, l’atmosphère, le sol, le sous-sol, la faune et la flore y compris le patrimoine génétique, les interactions entre lesdites ressources ainsi que les sites, les paysages et les monuments naturels”, dixit une correspondance de l’association Bariq 21. Cette dernière énumère une série d’ordonnances, de lois et de décrets, de protocoles de coopération sur la pro- tection de l’environnement et la pro- tection du patrimoine mondial cultu- rel et naturel et la lutte contre la dé-

D. R.
D. R.

La zone de Guerbez-Sanhaja est menacée par des agriculteurs qui défraichissent et brûlent pour dégager des lopins de terre.

sertification. À cet effet, l’association Bariq 21 sollicite l’intervention des élus pour contribuer à l’arrêt de la défo- restation, l’interdiction de la recon- version des forêts, la protection de la zone humide de Guerbez-Sanhaja, tout en rappelant les subventions al- louées par le PNUD au projet d’inté- gration de cette zone humide. De son côté, l’association de protection de l’environnement El-Manara inter- pelle le Premier ministre pour l’octroi d’un projet de reboisement du Mont

de Dambo de Collo et sa classification en tant que réserve naturelle et cultu- relle pour préserver ses vestiges millénaires. El-Manara, présidée par Soufiane Has- saïne, évoque les deux incendies de 2003 et 2014 qui ont sérieusement en- dommagé le couvert végétal dégar- nissant même des dolmens d’une grande valeur historique. Cette asso- ciation écologique y propose la réali- sation d’une forêt récréative, d’un parc zoologique et la restauration des

dolmens dégradés pour la protection de ce site de l’urbanisation sauvage et du pillage du foncier, accusant les ennemis de la nature d’être derrière les incendies qui ont ravagé cette mon- tagne forestière qui surplombe un site balnéaire pour accaparer ses terres. Pour l’association El-Manara, la réa- lisation de ces projets mettra un terme aux convoitises, et ainsi préservera le poumon de la ville de Collo et son his- toire millénaire.

ABDERRAHMANE BOUKARINE

L'ÉMISSION “FAÂL KHIR” DE RADIO MILA

57 personnes nécessiteuses opérées grâce au programme

L' émission “Faâl khir” de Radio Mila, pro- gramme caritatif comme son nom l'in- dique, fait des prouesses. Grâce à la bonne

volonté du duo Mokrani-Boulakroun, ses deux ani- mateurs vedettes, le programme a pu procurer, pour l'exercice 2014, les fonds et les aides nécessaires qui ont permis à 57 malades nécessiteux de se faire opé- rer dans des cliniques privées. Selon un bilan publié sur la page web de la radio lo- cale de Mila, “57 malades démunis, nécessitant des interventions chirurgicales, ont été pris en charge grâ- ce au programme Faâl khir”. L'émission a, en

outre, procuré 10 fauteuils roulants à autant de han- dicapés moteurs et facilité la réalisation de radios et d'analyses médicales au profit de 25 autres ma- lades sans ressources. S'agissant des aides en nature collectées par l'émis- sion, l'auteur du bilan parle de “120 moutons de l'Aïd et 600 tenues distribués aux pauvres à travers les com- munes de la wilaya”. En définissant Faâl khir comme étant un pro- gramme caritatif, le rédacteur du bilan invite les bienfaiteurs à prendre contact avec l'émission au 031 50 57 87 ou au 031 50 58 58 afin de demander aux

AÏN TASSERA (BORDJ BOU-ARRÉRIDJ)

Intoxication alimentaire dans un CEM

U ne centaine d'élèves du CEM Rabah-Sakhara, dans la commune d’Aïn

Tassera, à une trentaine de kilo- mètres du chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, ont été victimes d'une intoxication ali- mentaire à la suite du repas de di- manche midi pris dans l'établis- sement. Évacués en urgence à l’hôpital de Ras El-Oued, le mé- decin traitant a alors relevé qu'une quinzaine d'entre eux avaient présenté des signes plus mani-

festes que les autres : diarrhées, malaises, troubles digestifs, vo- missements et douleurs abdo- minales. Mais sans fièvre ou per- te de connaissance, douze d'entre eux ont été hospitalisés. Pour les autres élèves, un proto- cole de soins et d'évacuation des malades vers leurs familles a été mis en place. Immédiatement, les services compétents ont procédé à des prélèvements sur les nour- ritures servies ce jour-là, pour analyse. “Pour l'instant, il est

difficile de savoir réellement l’ali- ment responsable de l'intoxica- tion”, explique notre source. Il y avait au menu ce jour-là des pâtes, de la viande, du yaourt et du fromage. Une enquête est en cours. Par ailleurs, selon un des parents, le cuisinier de l’établissement n’a aucune qualification. Il est recruté comme chauffeur pour un établissement qui n’a pas de véhicule !

CHABANE BOUARISSA

personnes nécessiteuses de produire les docu- ments qui aideraient à faire aboutir leurs demandes d'aide.

KAMEL B.

GUELMA

Arrestation d'un faux officier de gendarmerie

n Plus d'une vingtaine de plaintes émanant de victimes ont été enregistrées par les brigades de gendarmerie de plusieurs wilayas de l'Est du pays contre un individu qui se prétendait

officier dans cette institution militaire et qui les

a escroquées. Des investigations ont été opérées par la brigade de recherches relevant du

groupement de wilaya qui a réussi à localiser et

à identifier cet individu âgé de 25 ans,

originaire de Guelma, et qui a été appréhendé cette semaine. Selon le bulletin émanant de la cellule de communication du groupement de Guelma, ce malfrat promettait à ses victimes de régler leurs problèmes, à savoir l'obtention d'un logement, d'un emploi, de la carte jaune pour la dispense du service national, d'une intervention auprès des autorités judiciaires et fiscales, etc. En contrepartie, il prétextait des ennuis de santé de ses proches qui nécessitaient des dépenses conséquentes et il empochait des sommes exorbitantes sans tenir ses promesses. Confondu, cet escroc a été présenté au magistrat instructeur près le tribunal de Guelma qui l'a

écroué sous les chefs d'inculpation d'usurpation de fonction, abus de confiance et gains malhonnêtes.

HAMID BAALI

abus de confiance et gains malhonnêtes. HAMID BAALI BRÈVES de l’Est LA PRESSE LOCALE EN DEUIL

BRÈVES de l’Est

LA PRESSE LOCALE EN DEUIL

Hafidh Aouissi tire sa révérence à Guelma

n Le cimetière Aissam, implanté à

quelques encablures de Guelma, contenait difficilement une nombreuse foule venue rendre un dernier hommage à Hafid Aouissi, dimanche dernier, après la prière d'el-asr. Très connu et apprécié par la population qui s'était habituée à sa corpulente silhouette, à ses boutades, sa jovialité et ses articles sur le club phare, l'Espérance de Guelma, Hafid appelé familièrement “Baz” par ses proches, ses confrères et ses amis, animait depuis une dizaine d'années la rubrique sportive d'un quotidien régional. Âgé d'une soixantaine d'années, il avait bénéficié d'une retraite voilà trois ans, après une carrière bien remplie au sein de l'entreprise Naftal de Guelma. Il était un fervent supporter de l'ESG et couvrait les rencontres pour produire des papiers truculents où il encourageait les joueurs et les dirigeants. Tous les correspondants de la presse locale ont tenu à assister aux obsèques de leur collègue et ami et beaucoup pleuraient à chaudes larmes Baz qui a été emporté par une maladie implacable contractée voilà trois mois. À son épouse, ses 5 enfants, ses frères, ses sœurs et à toute sa famille, nous présentons nos sincères condoléances en nous inclinant devant cette volonté divine. Repose en paix Baz !

HAMID B.

CITÉ DES 506-LOGEMENTS À AÏN ARNAT (SÉTIF)

Les habitants réclament l’amé- nagement urbain

n Les habitants de la cité des 506-

Logements, dans la commune de Aïn Arnat, située à 7 km à l’ouest de Sétif, réclament des opérations d’aménagement urbain. Selon des habitants qui ont pris attache avec notre rédaction, l’état de dégradation avancé des chaussées et trottoirs leur envenime la vie. “Les dernières intempéries enregistrées ont aggravé la situation. Les chaussées sont devenues de plus en plus impraticables. Les quartiers se transforment en un véritable bourbier et des endroits plein d’eaux stagnantes auxquelles nous sommes confrontés chaque jour”, nous dira un représentant des habitants. L’ensemble des citoyens de cette cité interpelle, encore une fois, les autorités locales de prendre en charge ce problème et mettre fin à leur souffrance.

A. LOUCIF

AÏN M’LILA (OUM EL-BOUAGHI)

Les travaux de réalisation de l'hôpital de 240 lits lancés

n Les travaux de réalisation du

nouvel hôpital de Aïn M'lila (61 km

à l'ouest du chef-lieu de wilaya) ont été lancés par le chef de l’exécutif d'Oum El-Bouaghi. Ce dernier, qui nécessite une enveloppede près de

260 milliards de dinars, remplacera

l'ancien hôpital dont la bâtisse est devenue obsolète. Cette infrastructure renforcera la prise en charge médicale pour plus de 98

000 habitants. Il importe de

rappeler que de nouvelles structures de santé seront réceptionnées prochainement dans la wilaya, à l'exemple des deux pavillons des urgences médicochirurgicaux du chef-lieu de wilaya et de Aïn Fakroun, et la réalisation de nouveaux hôpital à Aïn Kercha, Souk Naâmane, Aïn Fakroun et Dhalaâ.

K. MESAAD

12 L’Algérie profonde Mardi 17 février 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest CHLEF Il se faisait

12

L’Algérie profonde

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Mardi 17 février 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest CHLEF Il se faisait passer pour

BRÈVES de l’Ouest

CHLEF

Il se faisait passer pour un handicapé

n Les éléments de la sixième sûreté

urbaine de Chlef ont arrêté cette semaine un escroc qui se faisait passer pour un handicapé. Selon nos sources, le repris de justice, âgé de 26 ans, faisait croire particulièrement aux jeunes collégiens qu’il est handicapé et dans l’incapacité de marcher avant de leur demander de lui rendre service tantôt pour des achats, tantôt pour lui recharger son crédit. Mais avant que les innocents n’aillent lui faire les courses en question, l’escroc présumé les oblige à laisser leurs téléphones portables chez lui pour les dérober et disparaître. C’est suite aux plaintes déposées par 8 victimes que des recherches ont été engagées par les policiers et que l’escroc a été identifié et enfin arrêté ainsi que son complice. Il a été placé sous mandat de dépôt alors que son complice comparaîtra en citation directe.

AHMED CHENAOUI

ORAN

Le vice-maire de Benfréha condamné

n Les élus de la commune de Benfréha

ont saisi le wali d’Oran, Abdelghani Zaâlane, dimanche 15 février, pour l’informer de l’arrêté n° 0578792 daté du 26 novembre 2013, de la Cour suprême, qui rejette le pourvoi en cassation du verdict de l’affaire du vice-président de l’APC, le dénommé T. B. Du coup, sa condamnation à 2 mois de prison avec sursis, et 5 000 DA d’amende, prononcée par la Cour d’Oran est définitive. Les élus réclament sa suspension de l’Assemblée populaire communale, selon les règlements en vigueur.

NOUREDDINE BENABBOU

SIDI BEL-ABBÈS

Arrestation d’un mineur déguisé en femme

n Agissant sur la base d’informations

confirmées, les éléments de la 7e sûreté urbaine de Sidi Bel- Abbès ont arrêté M. M., âgé de 16 ans et déguisé en femme, a indiqué la cellule de communication de la Sûreté de wilaya. Le mineur travesti a été appréhendé vêtu d’un djelbab et en possession de deux armes blanches (un poignard et une autre de type Okabi). L’enquête des policiers a révélé que le mis en cause a, à son actif, plusieurs affaires d’agression et destruction de biens d’autrui, et ses agissements ont fait trois victimes. Il est également impliqué dans une affaire de détournement et incitation d’une mineure à la prostitution. M. M. a été placé en détention préventive.

A. BOUSMAHA

BÉCHAR

Début de la campagne d'abattage des chiens errants

n Le calendrier de la campagne

d'abattage des chiens errants a été élaboré ces derniers jours lors d'une réunion présidée par le SG de la wilaya en présence des représentants de l'association des chasseurs, des P/APC des communes ciblées, du DRAG et celui de la Gendarmerie nationale. En effet, cette campagne qui débutera dans une semaine dans les communes de Béni- Ounif et les localités limitrophes, Tabelbella, Abadla, Taghit et Lahmar, se prolongera jusqu'au mois de mai 2015. Durant cette période, environ 5 membres

de l'association des chasseurs utiliseront à titre bénévole leurs fusils afin de débarrasser ces villes des chiens errants signalés dans plusieurs quartiers notamment la cité Selis du chef-lieu de wilaya. Il est à noter qu'aucun cas de morsure n'a été signalé jusqu' à ce jour dans cette région du sud du pays.

R. ROUKBI

AÏN TÉMOUCHENT

Les élus refusent de brader deux Zest

C’est dans une ambiance assez tendue que s’est tenue la session consacrée à l’adop- tion des plans d’aménagement touristique (PAT) et sept zones d’expansion et sites touristiques (Zest).

L es élus de l’APW de Aïn Témouchent ont joué pleinement leur rôle de représentants de la po- pulation, mettant de côté leur appartenance poli-

D. R.
D. R.

C’est la ZEST de Hammam Bou Hadjar d’une superficie de 72 ha qui s’est taillée la part du lion lors de cette session extraordinaire.

zone. A ce titre, l’intervention du Dr Belarbi Was- sila, présidente de la commission du tourisme au- près de l’APW a résumé avec force détails, argu- ments et textes réglementaires à l’appui l’attitude de ses collègues qui se sont opposés au plan d’amé- nagement touristique. Elle s’est interrogée sur les conséquences que pourrait subir la nappe d’eau chaude engendrées par les travaux qui seront en- gagés par les futurs investisseurs. Se basant sur une correspondance émanant du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) datée de 2005 qui stipule que la nature de la zone est volcanique et la nappe d’eau chaude est diffuse et rarement concentrée, soutenue par le re- présentant du secteur de l’hydraulique, l’élue a réussi à convaincre les responsables concernés y

compris celui de l’ANDT. ‘‘Il faut une étude qui soit menée par des spécialistes en la matière sur la nap- pe de Hammam Bou Hadjar parce qu’il y a un im- pact très redouté sur les venues d’eau froide in- contrôlées pouvant engendrer un refroidissement d’eau chaude car même un périmètre de sécurité comme suggéré par l’ANDT est modifiable’’ com- me le stipule l’article du décret paru sur la JO 07- 69 du 19 février 2007 relatif aux conditions et mo- dalités d’octroi des concessions d’utilisation et d’ex- ploitation : ‘‘Les périmètres de protection peuvent être modifiés si de nouvelles circonstances en font reconnaître la nécessité. Dans le cas de Hammam Bou Hadjar toute implantation d’activité com- merciale, industrielle ou artisanale est interdite.’’

M. LARADJ

tique et partisane lors de la session extraordinaire qui s’est tenue dans l’après-midi de mercredi dernier dans une ambiance assez tendue et qui a été consacrée à l’adoption des plan d’aménagement touristique (PAT) et sept zones d’expansion et sites touristiques (Zest). Un dossier qui a suscité le débat en raison de l’impact de certaines de ces zones. Si les PAT de Terga, Rachgoun, S’biat, Bouzedjar et Sassel présentés par l’Agence nationale de développe- ment du tourisme (ANDT) n’ont constitué aucun problème quant à leur adoption à l’unanimité, ceux de Chatt-El-Hillal et de Hammam Bou Hadjar ont fait l’objet d’une farouche opposition de la part des élus. Ils ont été tout bonnement rejetés par 18 voix contre 16. Arguments à l’appui, ces derniers ont défendu crânement leur position restée intransigeante

tout au long des débats en dépit de la volonté du wali et de son directeur du tourisme de clore ce dossier afin de permettre aux éventuels investisseurs d’entamer leurs pro- cédures administratives avant de lancer les travaux de leurs projets au niveau de ces deux zones à la faveur de la promulgation du décret exécutif re- latif à ces Zest. Pour ce qui est de Chatt-El-Hil- lal, la proximité de la Zest au projet Medgaz et à la station de dessalement ainsi que le douar Ré- gina qui a été extirpé réduisant la superficie de la ZET de 250 ha à 22 ha ont dissuadé les élus pré- férant surseoir à l’approbation du PAT. Cependant, c’est la Zest de Hammam Bou Hadjar d’une su- perficie de 72 ha qui s’est taillée la part du lion lors de cette session extraordinaire en raison des craintes exprimées d’ailleurs par la population tou- te entière en raison de la nature volcanique de la

Un

dangereux gang neutralisé

n Les éléments de la 5e Sûreté urbaine de Aïn Témouchent ont mis fin aux agissements d’un gang constitué de quatre membres dont deux mineurs qui ont semé la terreur au sein de la population de la cité Akid- Othmane avec l’utilisation d’armes blanches en profitant de l’isolement du lieu situé sous un pont de la voie ferrée. Exploitant

un renseignement faisant état de leurs agissements, les policiers ont identifié deux individus de ce gang dont un mineur (Ch.M. S., 17 ans, et A. D. A., 25 ans) avant de les arrêter alors qu’ils se trouvaient cachés dans un immeuble en cours de réalisation en possession de 20 comprimés de psychotropes de marque Kitel. L’enquête a permis d’identifier

leurs deux acolytes dont l’un d’eux âgé d’à peine 13 ans (Ch. B.) a été arrêté. Les policiers ont découvert un véritable arsenal d’armes blanches utilisé dans les agressions soigneusement dissimulé dans une bouche d’égout. Les trois mis en cause ont été présentés à la justice qui a remis les deux mineurs à leurs

parents et écroué A. D. A., 25 ans, pour association de malfaiteurs, détention d’armes blanches, commercialisation de psychotropes et incitation de mineurs à commettre un acte contre nature. Le quatrième membre du gang est activement recherché.

M. L.

TIARET

Sit-in des citoyens de Naïma devant la mairie

L es citoyens de la commune de Naïma, wilaya de Tiaret, ont observé, durant la matinée de ce lundi, un sit-in devant le siège de l’APC

afin de protester contre les carences qui caracté- risent cette assemblée. Dans un communiqué re- mis à notre bureau et signé par la Coordination

nationale des jeunes Algériens, l’Union nationa- le des jeunes Algériens, l’Organisation nationa- le pour le développement en Algérie et l’Asso- ciation des arts dramatiques ont mis en relief un nombre de carences dont souffre la commune de

Naïma. Parmi elles, le non-affichage de la liste de 80 bénéficiaires de logements ruraux a été cité en tête. En effet, il a été souligné que la confirmation de ladite liste a été faite par le chef de daïra de Aïn Dheb, dans la correspondance n° 397/TT/2015, mais le maire n’a pas daigné la rendre publique pour des raisons que lui seul connaît. L’absence de transparence dans le domaine de l’emploi, la déficience en matière de développement depuis le début de ce mandat municipal, le retard criant accusé par le projet d’électrification de la cité des

106-Logements sont, entre autres, les insuffisances notées dans ledit communiqué adressé à l’en- semble des autorités de la wilaya de Tiaret. Nous avons essayé de contacter le maire mais notre ten- tative a été vaine dans la mesure où, selon un autre interlocuteur au sein de l’APC, ce dernier se trou- vait au siège de la Sûreté de daïra de Aïn Dheb. Par ailleurs, au moment où nous mettons sous presse, aucun dépassement n’a été relevé.

R. SALEM

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

L’internationale

15

ARRÊTÉS APRÈS LES ATTAQUES TERRORISTES DE COPENHAGUE

Deux hommes inculpés de complicité

Dans le cadre de l’enquête faisant suite aux attaques de Copenhague, la police danoise a interpellé deux personnes, qui ont été inculpées, hier, par la justice de complicité avec l'auteur présumé des actes terroristes.

L a police danoise a annoncé, hier, que deux hommes étaient inculpés de com- plicité avec l'auteur présu- mé des attaques à Copen- hague qui ont fait deux

morts et cinq blessés. Refusant de dé-

tailler les éléments à charge contre les deux suspects, déférés devant un juge, hier, en fin de matinée, un porte-parole

de la police, Steen Hansen, a déclaré à

l’agence AFP que “les deux hommes sont inculpés de complicité”. Un peu plus tôt, Michael Juul Eriksen, l'avocat de l'un d'entre eux, avait précisé qu'“ils n'étaient pas inculpés de terrorisme mais de com- plicité, soupçonnés d'avoir aidé l'auteur des attaques à faire disparaître une arme et à se procurer une cachette”. Il a également indiqué que ces deux hommes d'une vingtaine d'années plai- dent non coupable. L’identité des deux hommes est protégée par le secret de l'instruction. D'après le quotidien Eks-

tra Bladet, ils sont tous deux d'origine

étrangère. Par ailleurs, la police qui qua- drille la capitale danoise depuis same-

di après-midi, a lancé, hier, un nouvel

appel à témoins afin de déterminer le trajet exact de l'auteur des attentats et

D. R.
D. R.

d'appréhender d'éventuels complices. Elle a notamment investi, dimanche après-midi, un cybercafé dans le quar- tier de Norrebro, près de l'endroit où le criminel présumé a été abattu par la po-

lice. Selon la police, l'auteur présumé des deux fusillades de Copenhague, est un jeune homme de 22 ans, né au Da-

Deux attentats ont eu lieu dans la capitale danoise en moins de 24 heures.

nemark et fiché pour actes de délin- quance. Il a été identifié par les médias danois comme étant Omar El-Hussein, mais la police n'a pas confirmé. Ces at- taques terroristes ont suscité une nou- velle onde de choc en Europe confron- tée aux défis du terrorisme islamiste et de la protection des juifs du continent.

Intervenant un peu plus d'un mois après les attentats de Paris qui avaient fait 17 morts, les évènements de Co- penhague ont eu un écho particulier en France, où le journal Le Figaro titrait lundi à la Une: “L’Europe face à la contagion islamiste”. Le Premier mi- nistre français, Manuel Valls, a utilisé

pour la première fois le terme d'“isla- mo-fascisme” pour qualifier la menace pesant sur l'Europe. “Pour combattre cet islamo-fascisme, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer, l'unité doit être notre for- ce. Il ne faut céder ni à la peur, ni à la division”, a déclaré M. Valls à la radio RTL. Ajoutant à l'émotion, plusieurs centaines de tombes du cimetière juif de Sarre-Union, dans l'est de la Fran- ce, ont été profanées, suscitant une vive condamnation du président François Hollande et de son Premier ministre,

M. Valls parlant d'un acte “ignoble”. La

capacité des démocraties européennes

à protéger les juifs pris pour cible a été publiquement questionnée par la Pre- mier ministre israélien Benjamin Ne-

tanyahu. Il a appelé les juifs d'Europe

à émigrer en masse vers Israël, qui les

“attend à bras ouverts”. Le président français, François Hollande, a vivement répliqué, déplorant “des paroles pro- noncées en Israël qui laisseraient penser que les juifs n'auraient plus leur place en

Europe et en France en particulier”. Mais

M. Hollande a aussi appelé les Français

au “sursaut” face à la multiplication

d'actes antisémites.

MERZAK T/AGENCES

SOUDAN DU SUD

L'enrôlement des enfants-soldats continue, selon Human Rights Watch

L es belligérants sud-soudanais conti- nuent, malgré leurs promesses, de recruter des enfants pour les utili-

ser comme soldats dans la guerre civile qui ensanglante le Soudan du Sud depuis décembre 2013, a dénoncé hier Human Rights Watch (HRW). L'organisation de défense des droits humains accuse par- ticulièrement une milice pro-gouverne- mentale d'avoir recruté plusieurs en- fants, dont certains âgés d'à peine 13 ans, dans la ville de Malakal, contrôlée par les forces gouvernementales, à l'issue d'une enquête dans la capitale de l'Etat pétro- lier du Haut-Nil (nord-est). “Bien que les forces gouvernementales et de l'opposition aient promis de façon répétée qu'elles al- laient cesser d'utiliser des enfants-soldats, les deux camps continuent de recruter et d’utiliser des enfants aux combats”, a dé- claré Daniel Bekele, directeur Afrique de HRW dans un communiqué. “À Malakal, les forces gouvernementales viennent cher- cher des enfants juste devant le complexe

des Nations unies”, a-t-il ajouté. Dans la ville, “les forces gouvernementales sud-sou- danaises recrutent activement des garçons, pour certains d'à peine 13 ans, parfois de force”, affirme l'ONG. Plusieurs enfants ont aussi rejoint volontairement les rangs de la milice locale de Johnson Olony, un chef de guerre rallié au président Salva Kiir. Le ministre sud-soudanais de l'In- formation a démenti ce rapport. “Pour- quoi recruter des enfants-soldats, alors que nous avons des effectifs suffisants ? Nous n'avons pas d'enfants-soldats dans nos rangs”, a-t-il déclaré à l'AFP. Malakal, en ruine, a changé plusieurs fois de mains depuis le début du conflit, et plus de 21 000 civils ont trouvé refuge dans la base locale de l'ONU. Selon l'Unicef, 12 000 enfants, essentiellement des garçons, ont été recrutés l'an dernier comme soldats dans les rangs de l'armée sud-soudanai- se ou des forces rebelles, ainsi que dans ceux des milices alliées. L'Unicef a ré- cemment négocié la libération de 3 000

enfants des rangs d'une milice de la ré- gion de Pibor (État du Jonglei, est) com- mandée par le chef rebelle David Yau Yau. Ce dernier, qui combat le gouverne- ment de Juba depuis 2010, a rallié les forces soutenant l'ancien vice-président Riek Machar qui a pris les armes contre Salva Kiir. De nombreux enfants ont combattu dans les rangs de la rébellion sudiste de la SPLA durant le long conflit (1983-2005) qui l'a opposée aux forces de Khartoum et a débouché sur l'indépen- dance du Soudan du Sud en juillet 2011. Sous pression internationale, le Soudan du Sud, avec à l'époque à sa tête MM. Kiir et Machar, a fait des efforts pour démo- biliser ces enfants et interdire l'enrôlement des mineurs au sein de la SPLA, devenue l'armée nationale sud-soudanaise. Mais l'enrôlement d'enfants a repris dès qu'a éclaté l'actuel conflit en décembre 2013, déclenché par la rivalité entre MM. Kiir et Machar à la tête du pays.

R.I/AGENCES

ALORS QUE PLUSIEURS ATTAQUES DES SÉPARATISTES ONT ÉTÉ ENREGISTRÉES

Kiev affirme respecter le cessez-le-feu

n Kiev “respecte pleinement” le cessez-le-feu dans l'Est de l'Ukraine, a indiqué hier le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine, lors d'une visite à Sofia, précisant que “112 attaques” des séparatistes ont été enregistrées “dans les dernières 24 heures”. “Nous et les forces armées ukrainiennes respectons pleinement le régime de cessez-le-feu mais, malheureusement, nous avons subi en réponse 112 attaques dans les dernières 24 heures de la part des terroristes de Donetsk et de Lougansk”, a-t-il déclaré, citant des “tirs de mortier et de (roquettes) Grad”. “Nous sommes pleinement engagés dans le respect des accords de Minsk. Pour nous, c'est la seule voie possible pour le pays”, a ajouté M. Klimkine, relevant que “malheureusement, la situation reste extrêmement tendue”. “Il est nécessaire maintenant de cesser les tirs, de retirer l'artillerie lourde et de commencer l'échange des prisonniers de façon à ce que l'aide humanitaire puisse arriver jusqu'aux gens et qu'ils reçoivent au moins des médicaments et de la nourriture, et que nous puissions recommencer le processus politique”, a souligné le ministre. Bien que le nouveau cessez-le-feu soit entré en vigueur, d'intenses combats continuaient hier autour de la ville stratégique de Debaltseve, où sont stationnés plusieurs milliers de soldats ukrainiens menacés d'encerclement par les séparatistes. Un porte-parole militaire ukrainien a affirmé que dans ces conditions il n'était “pas question pour le moment d'un retrait des armes lourdes” de la part des forces gouvernementales. L'accord de paix conclu jeudi à Minsk à l'issue d'une nuit de négociations entre les dirigeants de l’Ukraine, Russie, Allemagne et la France prévoit que Kiev et les séparatistes doivent commencer à retirer leurs armes lourdes de la ligne de front deux jours après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Le cessez-le-feu, entré en vigueur dans la nuit de samedi à dimanche, est la première étape d'un plan de paix destiné à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 5 500 morts en 10 mois.

R. I./AGENCES

YÉMEN

Le Conseil de sécurité exige que les Houthis lâchent le pouvoir et négocient

L e Conseil de sécurité de l'ONU a exigé di- manche des miliciens yéménites chiites Houthis qu'ils se retirent des instances

gouvernementales qu'ils contrôlent, libèrent le président Abd Rabbo Mansour Hadi et négocient “de bonne foi” une sortie de crise. Cette résolu-

tion mise au point par le Royaume-Uni et la Jor- danie a été adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil. L'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant a salué un “message fort et uni” du Conseil tandis que son homologue jordanienne Dina Kawar a espéré que le Yémen pourra “évi-

ter de plonger dans le gouffre”. Avant même ce vote, les Houthis avaient affiché dimanche leur détermination à poursuivre leur coup de force malgré les pressions de l'ONU, du Conseil de co- opération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe. Par ailleurs, la Ligue arabe a convoqué pour de- main une réunion de ses chefs de la diplomatie sur le Yémen. Dans sa résolution, le Conseil “exi- ge que les Houthis, immédiatement et sans condi- tion, participent de bonne foi aux négociations” me- nées sous l'égide de l'ONU, “qu'ils retirent leurs forces des institutions de l'Etat” et “cèdent le

contrôle des institutions gouvernementales et de sé- curité”. Les miliciens chiites doivent aussi “libé- rer le président (Abd Rabbo Mansour) Hadi, son Premier ministre et les membres du cabinet” qui sont en résidence surveillée. Le Conseil deman- de aussi à tous les protagonistes de la crise “d'ac- célérer” ces négociations et de fixer une date pour un référendum constitutionnel et des élections. Il envisage la possibilité de sanctions contre les récalcitrants. Mais il ne va pas aussi loin que ce que souhaitent les pays du CCG, qui ont récla- mé samedi des mesures coercitives sous le cha-

pitre 7 de la Charte de l'ONU. Il faudrait une nou- velle décision du Conseil pour que d'éventuelles sanctions puissent être appliquées. Le Conseil avait sanctionné en novembre l'ancien président Ali Abdallah Saleh et deux dirigeants houthis, sans effet apparent. Selon des diplomates, la Rus- sie rechigne à voter des sanctions depuis qu'elle subit elle-même des sanctions américaines et eu- ropéennes dans la crise ukrainienne et Moscou considère que les Houthis ne sont pas les seuls res- ponsables du chaos au Yémen.

R. I./AGENCES

16

Des

Gens

& des Faits

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection, elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE

Récit de Adila Katia

L’inaccessible

5 e partie

Premier chapitre : La torture…

Résumé : Le hasard mettra sur sa route Dalila, une amie qu’elle avait perdue de vue. Maria était bien heureuse de pouvoir se confier à elle. Dalila l’invita aux fiançailles de son frère prévu le lendemain. Maria accepta avec joie…

Tout comme la sortie à la plage, les préparatifs de la célébration des fian- çailles de Riad, le frère de Dalila, ne fu- rent qu’un nouveau retour aux tortures pour son pauvre cœur durement éprouvé.Après avoir aidé à déplacer quelques meubles d’une pièce à une autre, Maria se vit contrainte d’ac- compagner Dalila et sa future belle- sœur Souad chez l’esthéticienne puis la coiffeuse. Mais avant, elles étaient passées chez une couturière pour es- sayer quelques robes confectionnées pour Dalila et Souad. Cette dernière, très sympathique, en offrit une à Maria. Elle ignorait et ne comprit pas pourquoi elle se mit à pleurer. -Je pensais que cela te ferait plaisir, murmura Souad. Excuse-moi ! Dalila posa une main sur le bras de Maria et explique à Souad. -Elle a rompu cette semaine… Enfin, c’est lui qui a décidé de la rupture ! Ce n’est certainement pas ton geste qui l’a froissée ! Comme elle l’aime, ça lui a rappelé qu’elle ne se mariera jamais avec lui. Ce n’est pas facile… Je croyais bien faire en l’invitant à assister à vos fiançailles !

Souad tenta de la réconforter. -Il est bête… Je me demande pourquoi tu l’aimes ? Puisqu’il ne peut pas savoir combien tu peux lui être précieuse ! Tu sais… Oublie-le ! Il est indigne de toi. Et puis, il y aura des célibataires ce soir… on te présentera, proposa Souad, en risquant un œil vers Dalila. Mais Maria n’était pas d’accord. -Je me passerais de compagnie mas- culine pendant longtemps après ce que je viens de vivre ! Mais je suis d’accord pour que vous m’aidiez à l’oublier… par n’importe quel moyen ! Il était un peu plus de dix-huit heures quand elles rentrèrent. Souad était la voisine du palier. Il n’y aura pas de dé- placement. La famille de Dalila se rendrait vers vingt heures chez eux. Maria sentit son cœur se serrer quand elle vit la mère de Souad entrer voir si la famille de Dalila n’avait pas besoin d’aide. Elle se dit qu’elle n’aura pas l’occasion de se marier et elle n’aura pas la chan- ce d’avoir sa mère à ses côtés s’enquérir sur les préparatifs, pour s’assurer que tout se faisait convenablement, pour que sa fille n’ait pas à avoir honte de- vant ses amis et ses ennemis.

Dalila entraîna Maria dans une chambre, et elles s’habillèrent. Elle por- ta la robe offerte par Souad. Elle se trouva malgré tout très belle. Comme toujours, ses pensées revin- rent à Yahia. S’il l’avait vraiment aimée autant qu’elle l’aimait, ils se seraient fiancés et elle se serait préparée avec joie. Elle l’aurait attendu impatiem- ment. Tout comme dans les yeux de Souad, elle n’aurait pas eu honte de le regarder avec amour, avec plein de promesses. Mais ce n’était pas le cas. Maria assis- terait à la célébration des fiançailles qui remuerait durant toute la nuit le cou- teau dans la plaie encore saignante, blessée trop récemment pour pouvoir apprécier le fait d’être entourée par des gens heureux et qui se promettaient l’amour éternel. Non, elle était trop malheureuse dans le fond pour pouvoir participer à leur joie. Elle était présente parmi tous ces gens qu’elle ne connaissait pas, mais son cœur était ailleurs. Elle le sentit près à exploser quand fusèrent les youyous. Que la vie était dure, songea- t-elle au bord des larmes. Si seulement le regard des anges se posait une autre fois sur elle et lui donnerait l’occasion d’être heureuse. Même si une autre sé- paration est inévitable et arrivait à les atteindre…

(À SUIVRE)

A. K.

Dessin/Mokrane Rahim
Dessin/Mokrane Rahim

adilaliberte@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : On arrive enfin à destination.
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS. Dessin/Amouri Résumé : On arrive enfin à destination.
Dessin/Amouri
Dessin/Amouri

Résumé : On arrive enfin à destination. Mordjana est dirigée vers une pièce où se trouvent déjà plusieurs femmes. Maroua se tient à côté d’elle, et veille à protéger sa sœur des regards indiscrets. Pourtant une vieille femme s’approche de la mariée, et veut la voir… C’est la grand-mère maternelle de Samir.

Maroua hoche la tête :

-Sois compréhensive Malika… Mord- jana est déjà très fatiguée et surtout frustrée… Pourquoi lui rajouter d’autres tracas juste avant sa nuit de noces ?

-Je comprends, mais grand-mère ne va pas lâcher prise… Elle ne quittera pas les lieux avant de voir Mordjana… Jus- te un petit coup d’œil. Maroua, impuissante, hausse les épaules et lance :

Récit de Yasmina Hanane

11 e partie

Mordjana

-Mordjana, la vieille veut te voir… C’est la grand-mère… Elle ne voit pas bien… La jeune fille, qui avait déjà écouté pratiquement toute la conver- sation, baisse la tête et tente de mon- trer le profil le plus avantageux de son visage à la vieille femme qui avait in- troduit tout bonnement sa tête sous le voile. Deux secondes passent. Deux se- condes qui parurent une éternité à Mordjana. Enfin la vieille grand-mère se retire, non sans avoir auparavant glissé un billet de banque dans le cor- set de la mariée. Mordjana le retire et le tendit à sa sœur. Maroua sourit :

-On dirait que cette vieille te trouve à son goût, elle t’offre mille dinars. C’est pour elle peut-être une fortune… -Elle ne peut pas me trouver à son goût Maroua… Elle n’a pas eu l’opportunité de voir tout mon visage. Elle soupire :

-Jusqu'à quand dois-je me cacher des autres… Dès ce soir, on saura à quoi ressemble mon autre joue. Maroua ne répondit pas. Sa sœur avait raison. Si Samir n’est pas content, il pourra la répudier le jour même. Qu’en penseront alors les gens de leur patelin ? Toutes les suppositions et les médisances seront prises en considé- ration. Les gueux raconteront leurs im- bécilités, et les sots les écouteront. En un court laps de temps, toute la ville saura que Mordjana a été répudiée le jour de ses noces parce que… Maroua ferme les yeux. Elle ne voulait pas imaginer la suite. On parlera de l’honneur souillé de la famille… On

tendra l’index vers cette fille de péché qui n’a pas su préserver sa virginité… Et puis on attendra le châtiment qui ne tardera pas à tomber. Personne ne pensera à la tâche de vin sur la joue de la malheureuse. On ira même jusqu'à prétendre, qu’avant de la demander en mariage, le prétendant avait déjà vu sa future femme, et savait qu’elle portait une tâche de naissan- ce au visage… Alors la suite… Maroua sentit les larmes dans ses yeux. Elle savait que Mordjana ne voulait pas de ce mariage. Malgré la vie de cauchemar qu’elle menait dans sa fa-

-J’étouffais, mais je ne pouvais faire au- trement. Je suis certaine que si je l’avais ôté, toutes les femmes m’au- raient entourée, telles des abeilles au- tour d’une ruche. -C’est fini, tu n’auras plus à subir les re- gards désapprobateurs. Tu devrais manger un peu et te reposer. Maroua te tiendra encore compagnie. Dès que les hommes auront dîné, je dirais à Sa- mir, que la voie est libre… Mordjana rougit. Malika voulait sû- rement insinuer que Samir allait la re- joindre. Maroua lui tendit une cuillère :

mille, elle aurait aimé demeurer céli- bataire et s’éviter le regard coupable des autres. Elle seule pouvait ressentir cet- te culpabilité. Elle seule…

-Mange Mordjana, ce couscous me pa- raît succulent… La jeune fille prend quelques bou- chées puis dépose la cuillère :

Pourquoi fallait-il que leur père et le père de ce Samir misent sur leurs en- fants pour clôturer une partie de jeux de hasard ? Maroua soupire et ferme les yeux. Les femmes discutaient de vive voix. Les sujets ne manquaient pas. On parlait de cette “étrangère” du Sud qui venait d’arriver. La bru de Hasna ne voulait pas se montrer… Qu’avait- elle donc à leur cacher ? Malika vint annoncer que le dîner était servi, et les mégères se levèrent et sortir de la chambre pour manger dans la grande cour illuminée par des guirlandes. Maroua demeura avec sa sœur. Malika mit une table basse de-

-Je n’ai pas trop faim… Passe-moi plu- tôt le broc d’eau. Une heure plus tard, Malika vient an- noncer le marié. Maroua se lève alors et recoiffe sa sœur, puis la remaquille, avant de s’éclipser à son tour. Demeurée seule, Mordjana jette un coup d’œil autour d’elle. La chambre était bien plus spacieuse qu’elle ne l’avait remarquée au début. Il y avait un grand lit, deux tables de nuit, une armoire et deux divans sur lesquelles les femmes avaient pris pla- ce tout à l’heure. Elle s’approche d’une glace accrochée derrière la porte, et se contemple en portant la main à sa joue.

vant elles et revint pour déposer un plat

(À SUIVRE)

de couscous et de la viande. Elle sourit :

Y. H.

-Mordjana, tu peux te libérer de ce voi- le maintenant. Nous sommes seules… La jeune fille s’exécute :

y_hananedz@yahoo.fr VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

Jeux

17

Sudoku

N° 1892 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle-même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

 

1

8

   

6

     
 

9

6

4

 

1

 

5

 
 

5

     

2

4

 

1

1

3

             

chaque ligne contienne tous les chiffres

-

   

2

7

5

       

de 1 à 9 ;

 

-

chaque colonne

               

8

contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

 

5

 

7

   

3

 

4

 

-

chaque bloc de 3X3

       

6

 

7

8

 

contienne tous les chiffres de 1 à 9.

 

6

   

8

4

   

9

 

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 
 

Solution Sudoku n° 1891

   

Proverbes

 
   

arabes

9

2

 

3

4

 

7

5

6

1

8

 

1

6

 

4

8

 

3

2

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9

5

“Allonge tes

pieds en

8

7

 

5

1

 

9

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3

4

2

proportion de

ton tapis.”

7

1

 

2

5

 

4

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3

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“Ce n'est pas l'eau déjà

3

9

 

6

2

 

8

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1

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4

écoulée qui fera tourner la meule.”

5

4

 

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6

 

1

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8

 

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1

“Ce que tu ne veux pas laisser savoir à ton ennemi, ne le dis pas à ton ami. ”

2

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9

 

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7

Mots croisés

N°5304 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT -
I
-
Terrain gazonné.
II - Bugle
-

Feint. III - Officiers. IV - Eut le courage - Lame. V - Particule -

Offre le choix. VI - Note - Légumineuse. VII - Roche abrasive - Forme juridique d’une entreprise. VIII - Certain - Romains. IX - Réfléchi - Un peu fou. X - Poursuit devant une cour - Tirés du néant.

VERTICALEMENT - 1- Femme d’un seigneur. 2 - Large - Actionnées. 3 - Aiguiser. 4 - Six faces. 5 - Objet de cuisine. 6 - Vainqueur à Dien Bien Phu - Arme de jet. 7 - Copines - Vedette. 8 - Montagne de sable - Piquant. 9 - Refuge des

pirates - Agrume. 10 - Centaure - Possessif.

Solution mots croisés n° 5303

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

P

R

O

C

I

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N

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I

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E

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E

R

 

H

E

E

T

 

R

E

P

E

R

E

S

Par

Naït Zayed

MOTS FLÉCHÉS N° 399

s s s s De plusieurs couleurs ————————————— Prix s s d’un travail s Traiter
s
s
s
s
De plusieurs
couleurs
—————————————
Prix
s
s
d’un travail
s
Traiter
rudement
—————————————
Palmipèdes
Dans loir
Note
—————————————
Id est
—————————————
Colère (inv.)
Liés
Vert
Direction
—————————————
—————————————
Traverse
Continent
de croisée
s
Nota bene
s
Première page
—————————————
s
ss
Exister
Ville d’Italie
École de
—————————————
cadres
Dieu
de la guerre
Négation
s
s
s
s
s
Avant l’Etusa
Préposition
Manie
—————————————
Crochets
s
Versant
Distractions
Anguilles
à l’ombre
—————————————
de mer
—————————————
Saison
—————————————
Négation
—————————————
—————————————
Amas
Tromper
Comme enroué
s
s
Stimuler
Inactivité
s
—————————————
—————————————
Consonnes
Dans zest
—————————————
—————————————
Droguée
s
Possessif
s
Titane
Ragout
Produit de
—————————————
de mouton
remplacement
Grand vase
s
s
—————————————
—————————————
—————————————
Aluminium
Article
Possessif
s
Opprimer
—————————————
Union africaine
—————————————
Eau noire
Va avec facto
—————————————
Habileté
—————————————
Concernent
s
s
s
ss
les yeux
s
Consonnes
Porte
Ville
—————————————
Brame
Poursuit
le gouvernail
de Chaldée
Négation
Nazi
Foyer
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s

L’HOROSCOPE

de Mehdi

VERSEAU

VERSEAU

(21 janvier - 19 février)

AUJOURD’HUI

Le train-train quotidien semble peser au sein de votre couple. Ne rejeter pas tous les torts sur l'autre. Vous y êtes aussi pour quelque chose. Prenez des réso- lutions !

POISSONS

POISSONS

(20 février - 20 mars)

Ne cherchez pas à imposer vos idées. Il serait sage que vous écou- tiez celles des autres. Quelqu'un semble vous attendre au tournant.

BÉLIER

BÉLIER

(21 mars - 20 avril)

Une fausse note se glissera dans vos amours et vous en ferez tout un plat. Mais après un petit froid, tout s'arrangera.

TAUREAU

TAUREAU

(21 avril - 21 mai)

Vous allez tenir le coup et remplir vos obligations. Ne faites pas trop de dépenses dans l'espoir de vous consoler.

GÉMEAUX

GÉMEAUX

(22 mai - 21 juin)

Vous avez des problèmes, pourquoi ne pas vous faire aider par des amis ? Ils seront prêts et heureux de vous prêter main-forte, même si certains d’entre eux étaient réti- cents. Finances : Pensez aux frais

qui vous attendent.

CANCER

CANCER

(22 juin- 22 juillet)

Vous serez plus sage en matière

pécuniaire et saurez éviter les écueils et illusions qui peuplent parfois votre imagination. Ce sera

le moment d'investir dans l'immo- bilier.

LION

LION

(23 juillet - 22 août)

Il est temps que vous vous débar- rassiez de votre mauvaise habitude d'escamoter le petit-déjeuner. Même si vous avez l'impression de ne rien pouvoir avaler d'autre qu'une tasse de café, commencez par ajouter un jus de fruit frais…

VIERGE (23 août - 22 septembre)

VIERGE

(23 août - 22 septembre)

Votre vie de famille occupera le devant de la scène. Vous vous senti- rez heureux et épanoui au milieu des vôtres et penserez que les joies familiales méritent des sacrifices.

BALANCE

BALANCE

(23 septembre - 22 octobre)

Vous souffrez d'un état mélanco- lique ; si vos moyens vous le per- mettent, partez quelques jours en vacances, sinon, faites de grandes promenades et profitez au maxi- mum de la lumière du soleil.

SCORPION

SCORPION

(23 octobre- 22 novembre)

Vos soucis inutiles vont pouvoir fondre comme neige au soleil. Une opportunité de dernière minute fait revenir le soleil dans votre vie. Vous saurez en profiter pour

remettre les pendules à l'heure avec beaucoup d'élégance et de détachement.

SAGITTAIRE

SAGITTAIRE

(23 novembre - 20 décembre)

Vous allez connaître l'opportunité d'avoir de vrais amis sur lesquels vous pourrez vraiment compter quand vous en aurez besoin. Cette richesse si rare que vous aurez, sachez ne pas la gaspiller par des discussions stériles et inutiles. Faites confiance à votre avenir.

CAPRICORNE

CAPRICORNE

(21 décembre - 20 janvier)

Des contrariétés surviennent dans votre environnement proche. Mais une heureuse opportunité viendra

contrarier une personne qui ne cherche pas à vous aider. Affichez

votre caractère conciliant et votre bonne humeur, son honneur sera sauf.

SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS N°398

SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS N°398 Furtivement - Praire - Tarée - Li - O - Aérien

Furtivement - Praire - Tarée - Li - O - Aérien - Avorton - Ness - Ion - Tiare - I - Sl - Nis - E - Oro - Aïe - Niet - N - N - Nt - Sévérité - Tes - Têton - Si - E - Art - Igues - Renie - Ori - Es - Ibis - Onat - Ne - E - E - Ru - D - Écu - Si - Ta - De - Tel.

18

Sport

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

USM ALGER

Otto Pfister

entame son

travail

n L'Allemand Otto Pfister, nommé directeur technique de l'USM Alger, a pris ses fonctions, lundi, en chapeautant la séance d'entraînement au lendemain de sa victoire face à l'Edifice Foulah du Tchad (3-0) en match aller du tour préliminaire de la Ligue des champions d'Afrique de football. Pfister, 78 ans, aura un droit de regard sur toutes les catégories de l'USMA, y compris l'équipe première qu'il suivra avec un intérêt particulier en prenant aussi place sur le banc de touche lors de ses rencontres nationales et africaines, a indiqué à l'APS le manager général du club algérois, Rachid Redjradj. Le technicien allemand avait assisté, dimanche, à partir de la tribune officielle du stade de Bologhine, au match USMA-Edifice Foulah du Tchad. Otto Pfister s'était engagé avec les Rouge et Noir de la capitale, il y a une semaine, en qualité de directeur technique. Son arrivée a coïncidé avec le limogeage de l'entraîneur français Hubert Velud de la barre technique de l'équipe première, donnant lieu à des spéculations à propos d'une éventuelle intronisation de l'ancien sélectionneur du Cameroun, du Togo et d'Égypte à la place de Velud. “Pfister a été recruté pour un projet sportif qui concerne toutes les catégories de l'USMA et aussi pour aider l'équipe première à atteindre ses objectifs, notamment sur le plan continental vu sa riche expérience dans ce domaine”, a encore ajouté Redjradj. Après la destitution de Velud, dont le contrat n'est toujours pas résilié, c'est Bilel Dziri, l'entraîneur adjoint, qui a pris les rênes techniques des Rouge et Noir au cours de leurs trois derniers matchs soldés par une victoire et un nul en championnat de Ligue 1 Mobilis, ainsi qu'un succès en tour préliminaire aller de la Ligue des champions. “Je ne sais pas encore si je garderais mon poste après l'arrivée de Pfister, ou si je retrouverais mon statut précédent d'entraîneur adjoint”, avait confié l'ancien international algérien, en conférence de presse, à l'issue du match africain de son équipe dimanche soir.

ES SÉTIF

Les Sétifiens à partir de demain au CTN de Sidi Moussa

L ’Entente de Sétif n’a pas raté l’occasion de la venue de la JSS samedi pour empocher les trois points de la victoi- re et s’installer aux com- mandes du classement du

championnat de Ligue 1 en compagnie du MOB. Avec ce succès en effet, les En- tentistes se sont mis dans le bon couloir pour la course au titre de champion d’Algérie de cette saison. Cela dit, bien qu’on appréhendait quelque peu ce match face aux gars de la Saoura dos au mur, les Sétifiens ont

su toutefois négocier au mieux cette ren- contre avec un Ziaya des grands jours qui a réussi à lui seul à mettre à genoux

la défense adverse, en réalisant un triplé

de tout beauté, le premier à son actif de cette saison. “C’est une victoire ample- ment méritée”, nous a dit à ce titre le coa-

ch Kheïrredine Madoui. “Certes, nous avons eu quelques difficultés au début de la rencontre. Cependant tout est rentré dans l’ordre au fil des minutes, notam- ment après l’ouverture du score, et nous avons pu dominer les débats pour ensuite ajouter un deuxième et un troisième but. C’est de toutes les manières un succès qui tombe à point nommé pour nous du mo- ment qu’il intervient à quelques jours de la finale de la Super coupe d’Afrique qu’on jouera face au Ahly du Caire au stade Tchaker de Blida”, a ajouté le technicien ententiste tout content éga- lement du bon rendement fourni par ses poulains au cours de ce match, notam- ment Delhoum qui effectuait sa pre-

D. R.
D. R.

mière apparition en tant que titulaire de- puis son retour à l’ESS en décembre 2014 en provenance de la JSK. “Oui, Delhoum

a apporté le plus escompté qu’on voulait

de lui. C’est un gars qui connaît bien la maison et va sûrement constituer pour nous un grand apport pour la suite du parcours. Idem pour Lagraâ qui a rejoué également et dont le retour est tombé à pic”, s’est réjoui le coach du club cham-

pion d’Afrique en titre, précisant que le dernier malentendu entre lui et son joueur fait partie maintenant du passé.

Pour ce qui est par ailleurs de la suite du parcours de son team, notamment vis- à-vis de la course au titre de champion d’Algérie, notre interlocuteur affirme que son groupe va tenter de négocier au mieux le restant du parcours, et ce, en essayant de gérer match par match la

suite de la saison, avec la multiplication des matchs du moment, dit-il, que “nous sommes engagés sur plusieurs fronts”. “Il reste, à mon sens, un long che- min à faire pour nous. Ça ne sera pas du tout facile pour nous et pour les autres clubs, que ce soit pour ceux qui jouent le maintien ou ceux qui disputent les pre- mières places du classement. Nous en tous les cas, nous allons tenter de garder cet- te bonne dynamique et enregistrer les meilleures performances possibles qui nous permettent de rester dans le haut du tableau”, a dit encore l’ex-libero de l’ESS et du CRB visiblement beaucoup plus préoccupé par la Super coupe d’Afrique de samedi face a un adversaire qui n’est pas n’importe qui, insiste-t-il. C’est un match que nous allons tenter de bien négocier pour arracher ce titre qui manque au palmarès des clubs algé- riens. Il est vrai que nous n’allons pas avoir la tâche facile contre une équipe égyptienne qui n’est pas à présenter et qui

a une longue et riche expérience sur le

plan continental. Cependant, avec la volonté et la détermination des joueurs, on est capables de relever le défi et gagner

ce trophée”, ajoute-t-il.

Notons enfin, que les partenaires de Khedaïria ont repris le chemin des en- traînements hier à l’Ecole olympique d’El-Bez avant de prendre rejoindre le Centre national technique de la FAF, à Sidi Moussa, à partir de demain pour mettre en place les dernières retouches avant le jour J.

FARÈS ROUIBAH

MC EL EULMA

Aït Djoudi : “La qualif’, oui, on y croit”

B ien qu’ils aient dominé outra- geusement leurs vis-à-vis éthio- piens de St George SA samedi au

Messaoud-Zeghar d’El Eulma, les gars de Babya se sont contentés au final d’un petit succès d’un but à zéro. Du coup, ces derniers devront cravacher dur dans quinze jours à Addis-Abeba

s’ils espèrent arracher leur qualification au prochain tour de la LDC. Pourtant, ce ne sont pas les occasions de but qui ont manqué aux partenaires de Walid Derrardja lequel à lui seul a raté plu- sieurs opportunités nettes de scorer. Toutefois pour le coach Azzedine Aït Djoudi, “l’essentiel” c’est que son team

a réalisé le plus important, à savoir re-

nouer avec le succès. “On va débuter quand même le deuxième match avec un avantage par rapport à notre adversai- re. Il est vrai qu’on aurait aimé inscrire d’autres buts vu le nombre incalculable d’occasions de but tout au long du mat-

ch. Néanmoins, il reste que nous irons à Addis-Abeba avec un avantage, certes étriqué, mais on va tout faire pour le consolider et pourquoi pas revenir avec le billet de la qualification”, nous a-t-il dit d’emblée. “C’est une première expé- rience pour l’équipe d’El Eulma dans une compétition africaine. Du coup, je m’at- tendais à ce qu’on rencontre quelques soucis face à une équipe éthiopienne qui a quand même montré des bonnes choses durant les 90’ du match. Cela dit,

il reste que nous avons réussi le plus im-

portant, à savoir la victoire. Certes, un but reste insuffisant par rapport à la deuxième manche qui nous attend en

Éthiopie dans deux semaines avec toutes les conditions avec lesquelles on devra fai- re sur place. Cependant, cela ne va pas nous empêcher de croire en nos moyens pour réussir une bonne performance et repartir avec le billet du prochain tour”, enchaîne le technicien de Babya qui n’a

pas omis de remercier le public eulmi présent en force dans les travées du sta- de Messaoud-Zeghar et qui a soutenu son team du début jusqu'à la fin de la rencontre. En attendant, les partenaires de Zeghidi qui seront dispensés de la Coupe d’Algérie ce week-end auront le temps de préparer d’abord leur pro- chaine sortie en championnat face au RCA à El Eulma le 24 février avant de se pencher sur la seconde manche face aux Éthiopiens. “C’est de toutes les ma-

nières, une victoire qui tombe à pic pour nous car elle va surtout nous permettre de travailler et préparer dans les meilleures conditions la suite du parcours de cette saison, à commencer par le match face au RCA”, conclut l’ancien driver de la JSK et du NAHD. Notons enfin que les protégées du président Ar- rès Harada rallieront la capitale éthio- pienne à partir du 25 février, soit au len- demain de la confrontation face au

Liberté
Liberté

RCA (match avancé de la 21 e journée). Après une escale au Caire, ils poursui- vront le voyage jusqu’à Addis-Abeba. Le retour étant programmé une journée après avoir livré la seconde manche, soit le 2 mars.

F. R.

129 e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'INTERNATIONAL BOARD

La FIFA propose un 4 e remplacement et une exclusion temporaire des joueurs

C ’est à Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, que se tiendra, le 28 février, la 129 e assemblée générale de l’International

Football Association Board (IFAB). Plusieurs propositions importantes seront, en effet, pré- sentées par la FIFA, représentée par Sepp Blat- ter dont il est membre. Cette assemblée, qui sera présidée par Jim Shaw, président de la Fédération irlandaise de football, interviendra à la suite des premières séances des deux nouveaux groupes consultatifs (le groupe consultatif technique et le groupe consultatif pour le football) qui se sont réunis au mois de no- vembre 2014 dans le cadre de la séance annuel- le de travail de l’IFAB tenue à Belfast. Ainsi, l’ordre du jour de l’assemblée générale annuel- le de l’IFAB prévoit qu’une décision soit prise au sujet d’une proposition présentée à l’IFAB par la FIFA au nom de ses associations membres et des

confédérations en vue d’un amendement de la loi 3 des Lois du Jeu, visant à permettre un qua- trième remplacement de joueurs lors des pro- longations, afin de permettre aux équipes d’op- timiser leur rendement durant cet extra-time. L’autre proposition soumise dans le cadre de la même loi 3 vise à permettre une plus grande flexi- bilité dans l’utilisation des remplacements durant les matchs, et ce, après des expériences concluantes menées par les Fédérations écossaise et anglaise de football ; en plus clair, la FIFA veut en quelque sorte s’inspirer du modèle des chan- gements en handball. Les membres de l’IFAB seront certainement très durs avec Blatter, qui devra faire preuve de beau- coup d’ingéniosité pour les convaincre, sachant que les membres de cette instance sont penchés vers le conservatisme du football à l’ancien mo- dèle. L’autre proposition de la FIFA, a trait à une

décision sur la “triple peine” (Loi 12 – Fautes et incorrections, fautes passibles d’exclusion), sa- chant qu’une proposition de l’UEFA doit être analysée, ainsi que sur l’utilisation de systèmes électroniques et de contrôle des performances. Même dans cette proposition, la FIFA veut s’inspirer du système de sanction appliquée en handball. Le président de la FIFA propose donc l’exclusion d’un joueur coupable d’une faute sur un adversaire, d’une durée de 10 à 15 minutes. Les membres de l’IFAB devront trancher sur le temps de repos de joueur exclu, si bien sûr ils ava- lisent cette proposition qui n’a pas trop de chance de passer selon les spécialistes et surtout à cause des conservateurs qui sont majoritaires. D’autres points seront soumis à la discussion mais pour lesquels aucune décision ne sera prise lors de cette séance, à savoir les expulsions tempo- raires dans le football junior récréatif, la loi 12

et notamment le fait de toucher le ballon de la main, l’arrêt du chronomètre officiel et l’utilisa- tion potentielle des ralentis vidéo pour assister les officiels de match. Sur ce dernier point, la FIFA veut que les situations litigeuses qui in- terviennent en cours de rencontres soient vi- sionnées sur place par l’arbitre et le délégué du match, afin de prendre sur place la décision fi- nale. En plus clair, la FIFA veut éliminer le pouvoir dis- crétionnaire de l’arbitre. En soumettant ainsi son autorité à la caméra, l’instance internationale veut bannir l’erreur humaine, alors que plusieurs membres qu’ils soient de l’IFAB, UEFA ou FIFA, plaident pour le maintien de la situation actuelle afin que le football garde son charme et son secret, car à trop l’encombrer de nouvelles technologies, on risque de le tuer.

RACHID ABBAD

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

Sport

19

JSK

Hannachi : “Le silence de la CAF s’apparente à du mépris”

A ccosté en marge de la réunion des présidents de club pour la réacti- vation du FCP qui s’est tenue hier à l’hôtel Mercure d’Alger, le

président de la JSK, Mohand-Cherif Hannachi, a fustigé le silence de la CAF, après le verdict du TAS de Lausanne. “Après le verdict, on a saisi la CAF, mais nous n’avons pas de réponse, c’est tou- jours le mépris, au moment où je vous parle on n’a reçu aucune réponse, est- ce normal tout ça ? si la CAF continue à nous tourner le dos, je vais l’attaquer, je ne vais pas me taire cette fois-ci, j’irai jusqu’au bout ; pas question de se lais- ser faire, il faut que la CAF rétablisse la JSK dans ses droits conformément au verdict du TAS. On va réclamer un dé- dommagement à la Fifa pour le préju- dice que nous a causé la CAF, car on a engagé des frais pour recruter de bons joueurs en perspective de notre parti- cipation à la Champions League afri- caine”, martèle Hannachi. Et de faire une révélation sur la sus- pension du stade du 1 er -Novembre et

la sanction du huis clos sur le plan lo- cal. “Le président de la commission de discipine de la LFP, Hamid Haddadj, nous a dit, lors de notre audition, qu’il nous a sanctionné parce qu’il a reçu un coup de fil de la part de la Fifa, lui in- timant de prendre des sanctions contre la JSK. Ce qui est complètement faux, il n’a reçu aucun coup de fil, ni de la Fifa ni d’une autre instance, on l’a su lors- qu’on était en Suisse, il y a beaucoup de vérités dans cette affaire à dire et à dé- couvrir”. Concernant la participation de son club à la LDC, le patron des Ca-

Archives/Liberté
Archives/Liberté

naris veut justement la jouer cette saison : “Je veux jouer la Ligue des champions cette saison, la CAF n’a qu’à trouver la solution pour nous intégrer, sinon, je demande des garanties fermes pour participer la saison prochaine avec un dédommagement, nous sommes prêts à honorer les couleurs de notre pays et de notre région. La JSK a toujours hissé haut les couleurs du club.”

“Nous n’avons pas demandé à jouer à Bologhine !” La domiciliation du match de Coupe d’Algérie face au CSC ce samedi, au stade Omar-Hamadi de Bologhine, a été également évoquée par Hannachi qui s’interroge sur cette désignation.

“Qui a programmé notre match à Bo- loghine ? Ce n’est pas normal tout ça, je risque de ne pas jouer cette rencontre.

Pourquoi ils n’ont pas levé la sanction qui nous concerne ? C’est du mépris vis- à-vis de la JSK. Le TAS nous a rétablis dans nos droits alors que chez nous, on

continue à nous ignorer, il est temps que tout cela cesse.” Questionné sur une probable ren- contre avec le président de la CAF, Issa Hayatou, qui sera en Algérie vendre-

di prochain pour assister à la Super-

coupe d’Afrique entre l’ESS et le Ahly

du Caire prévue ce samedi à Blida,

Hannachi refuse catégoriquement cet-

te éventualité et tire sur le patron de la

CAF. “Pourquoi voulez-vous que j’aille voir Hayatou ? À la JSK, on a le nif. Je n’ai pas demandé à le voir et je ne le de- manderai pas, ce n’est pas de mes ha- bitudes. Il y a une décision prise par le TAS, il n’a qu’à l’appliquer, je ne cherche pas autre chose, je veux que la JSK soit rétablie dans ses droits, je ne veux rien d’autre de cette instance”, conclut-il.

RACHID ABBAD

COUPE D'ALGÉRIE (8 es DE FINALE)

JSK-CSC

Malek : “La levée du huis clos est du ressort du bureau fédéral”

n Le président de la commission de la Coupe d'Algérie, Ali Malek, a indiqué que la levée du huis clos infligé à la JS Kabylie, en prévision de son match des 8 es de finale de l'épreuve face au CS Constantine, vendredi, au stade Omar- Hamadi d'Alger (16h), “est uniquement du ressort du bureau fédéral” de la Fédération algérienne de football (FAF). “Jusqu'à preuve du contraire, cette rencontre se jouera à huis clos. La commission de la Coupe d'Algérie ne peut rien décider dans ce sens. Le seul habilité à lever le huis clos reste le bureau fédéral qui va se réunir jeudi 19 février”, a affirmé, à l'APS, Ali Malek.

CSC

Les supporters tirent la sonnette d’alarme

L es fans des Sanafir ne décolèrent

pas à l’encontre de leurs joueurs,

staff et surtout la direction du

club, et tirent déjà la sonnette d’alar- me après le énième semi-échec à do- micile face au MCO, samedi dernier, qui a encore compliqué la situation et fait dégringoler le club dans le bas du classement. D’ailleurs, les rares sup- porters qui n’ont pas encore boudé les travées de Hamlaoui ne se sont pas trompés en affichant une grande ban- derole, samedi dernier, qui résume à elle seule l’état où se trouve le CSC, sur laquelle l’on pouvait lire “Les titres, se- lon la direction, veulent dire jouer le maintien”. En effet, après avoir mis la barre très haut en occupant le haut du classement durant la phase aller, le CSC semble en perte de vitesse et devra, dé- sormais, revoir ses ambitions à la baisse suite à ses derniers résultats, en dents de scie, qui vont à l’inverse des espoirs suscités par les promesses de leur président Bentoubal qui avait, pompeusement, déclaré, avant le dé- but de l’exercice, voire même pendant la phase aller, que “son” équipe va écra- ser tous les adversaires et surtout do- miner le championnat pendant les

le

cinq prochaines années ! Rien que ça,

toujours pas réussi à s’imposer et

Belhout charge la direction

long sur les limites de l’effectif renforcé,

des déclarations qui avaient, d’ailleurs,

confirmer leur statut de joueurs d’ex-

en

janvier dernier, par deux recrues dé-

suscité l’étonnement, au vu de la com- posante humaine de l’équipe remaniée à pratiquement 80%, avec le départ de joueurs confirmés. Le bon début du championnat a, cependant, plus ou moins, entretenu l’espoir, même si beaucoup de connaisseurs et proches du club se sont insurgés contre la po- litique menée par la direction, l’été der- nier, en la qualifiant même de suici- daire, notamment le choix fait de li- bérer les meilleurs de l’équipe et qui font, d’ailleurs, le bonheur des équipes de la Ligue 1. L’ensemble des joueurs libérés ont signé au profit de clubs de

ception, comme ne cessait de le “mar- teler” Bentoubal. D’ailleurs, l’ancien en- traîneur Garzitto avait refusé de fixer le titre comme objectif, car il avait constaté qu’il ne possédait ni un riche effectif ni, surtout, de talents pouvant rivaliser.

Ainsi et selon les supporters, n’était-ce l’apport des éléments restants, à l’ima- ge de Boulemdaïs, le buteur qui a offert des points en or, et le gardien Ce- dric qui a sauvé le club de situations pé- rilleuses, le CSC serait actuellement

cevantes, jusque-là, le Mauritanien Moulay, un centre-avant qui n’a rien démontré, et un Franco-Algérien qui évoluait en Malaisie, en l’occurrence Djilaline. Mais les supporters ne vou- laient rien savoir et ont clairement si-

gnifié cela aux joueurs et à leur direc- tion, car, selon eux, l’heure est grave et il faut un sursaut d’orgueil pour sau- ver les meuble, le CSC étant désormais dans le ventre mou du classement et n’est pas à l’abri d’une relégation, sur- tout, avec le calendrier démentiel qui l’attend, d’autant plus qu’il n’a pas en- core rencontré les grosses cylindrées.

l’élite, ce qui dénote de leur valeur à

lanterne rouge du classement.

La

direction, qui se confine dans le si-

l’image de Bezzaz avec le MCO, Maï-

D’ailleurs, l’entraîneur Belhout, pris à

lence, a essayé de parer au plus pres-

za avec le MCEE, Gil (CRB), Zerdab

partie par les supporters après le semi-

en ce début de semaine, en épurant

(MOB) et autres Natèche (MCO) et

échec face au MCO, qui lui ont de-

les

arriérés des joueurs (3 mois en plus

Naït Yahia (ASO), pour ne citer que

mandé des explications sur la situation

des primes de matches). Une maniè-

ceux-là. En revanche, la direction a

désastreuse de l’équipe et également

re

de doper le moral des troupes pour

voulu prendre pour exemple l’EN en choisissant l’option “professionnelle”,

concernant la manière de jouer de l’équipe, a jeté un véritable pavé dans

les inciter à redoubler d’effort pour sauver les meubles et tenter, également,

mais les Franco-Algériens anonymes

la mare : “Allez demander à la direction,

de

sauver la saison, avec l’autre gros

recrutés, à une exception près, à savoir Guerabes, ajouté au malgache Voavy, se sont avérés, durant le parcours,

moi j’ai demandé certains joueurs au dernier mercato, mais eux, ils m’ont ra- mené d’autres, que voulez-vous que je

challenge fixé, à savoir la Coupe d’Al- gérie, dès samedi prochain face aux Ca- naris du Djurdjura.

très limités techniquement et n’ont

fasse”, un aveu d’impuissance qui en dit

ADLENE R.

NAHD

Meziane Ighil, nouvel entraîneur

L technicien Meziane Ighil est devenu le nou-

vel entraîneur du NA Hussein-Dey (Ligue 1 al- gérienne de football), en remplacement du Bel-

ge Hugo Broos, limogé, a appris l'APS auprès de la direction du club algérois. “Nous avons trouvé un ac- cord final avec Meziane Ighil qui est le nouvel en- traîneur. Il entamera ses fonctions mercredi en diri- geant sa première séance”, a affirmé à l'APS le pré- sident de la section football des Sang et Or, Kamel

e

Saoudi. Hugo Broos, en poste depuis novembre der- nier en remplacement d'Azzedine Aït Djoudi, a dé- cidé de quitter son poste, à l'issue d'incidents survenus dimanche entre des supporters mécontents et cer- tains joueurs, au niveau du centre d'entraînement du club à Bensiam (Hussein Dey). “Nous serons tous der- rière Meziane Ighil pour mener à bien sa mission qui consiste à sauver le club de la relégation. C'est un en- traîneur qui connaît assez bien la maison du Nasria

pour avoir déjà dirigé l'équipe par le passé”, a ajou- té Saoudi, qui a souligné que “le changement à la tête de la barre technique était inévitable”. Meziane Ighil avait débuté la saison avec l'ASO Chlef, avant de démissionner suite aux mauvais résultats concé- dés par l'équipe. À l'issue de la 20 e journée du cham- pionnat, le NAHD pointe à la 14 e place au classement de la Ligue 1, avec 21 points.

ILS ÉTAIENT 11 PRÉSIDENTS HIER À L’HÔTEL MERCURE

Le FCP est officiellement réactivé

n Initialement prévue hier à l’hôtel

Mercure d’Alger, la première réunion du Forum des clubs professionnels (FCP), qui devait être réactivée à cette occasion, n’a pas eu lieu en raison de l’absence de certains présidents de club qui n’ont pas pu se déplacer pour assister à ce conclave. Il y avait neuf représentants de clubs de Ligue 1 et

deux de clubs de Ligue 2. Il s’agit de

Hannachi (JSK), Medouar (ASO), Herada Arras (MCEE), Bentobal (CSC), Raïssi (MCA), Redjradj (USMA), Selmi Djilali (CRB),

Oumamar (ASMO) et le DG du MCO. Pour la Ligue 2, seuls les présidents de l’ABS et du WAT étaient présents. Les 11 présidents ont donc improvisé une réunion où ils ont arrêté la date de la prochaine rencontre qui aura lieu dimanche 22 février au siège du MCA. Ils ont, par ailleurs, dégagé une stratégie qui leur permettrait des réactiver le FCP, conformément à la loi régissant les associations.

CAN-2017

Berraf en annonciateur de l’échec

R. A.

n Le président du Comité

olympique, Mustapha Berraf, pense que l’Algérie n’organisera pas la Coupe d’Afrique des nations 2017 pour laquelle elle s’est portée candidate. Pour lui, le Gabon est mieux placé pour l’organisation de cette 31 e édition de la CAN. “D’après les informations en ma possession, c’est plutôt de Gabon qui aura l’opportunité d’organiser la prochaine édition de la CAN en 2017”, a déclaré le président du COA, invité au Forum d’Echourouk. “J’ai rencontré, à deux reprises, le président de la CAF, Aïssa Hayatou, une fois à Monaco en France et une

seconde fois à l’hôtel El-Aurassi ici

en Algérie et nous avons abordé le sujet de l’organisation de la CAN- 2017 par l’Algérie. J’ai été surpris de la réponse de Hayatou qui m’a expliqué que la décision finale revient aux membres du comité exécutif de la CAF”, déclare Berraf. Et d’ajouter : “Hayatou est un bon ami de l’Algérie ; il entretient des bonnes relations avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et il estime le président Bouteflika, mais sa réponse à ma question portait beaucoup de significations.” Pour rappel, la CAF a retenu quatre dossiers de candidatures, à savoir celui de l’Algérie, du Gabon, du Ghana et de l’Égypte. Après avoir

renoncé à la CAN-2015, la candidature du Maroc a été rejetée par la CAF, les Lions de l’Atlas sont

d’ailleurs suspendus pour les deux prochaines éditions de la CAN. Le comité exécutif de la CAF dévoilera, le 8 avril 2015, le pays hôte de la 31 e édition de la Coupe d’Afrique des nations, et ce, suite au désistement de la Libye en raison de la situation précaire qui sévit sur place depuis la chute du régime de Kadhafi. Reste à savoir maintenant ce qui motive la

sortie médiatique de Berraf. Serait-il en train de préparer l’opinion publique algérienne à un éventuel échec de l’Algérie pour l’organisation de la CAN-2017, après un premier revers pour les éditions de 2019 et 2021 ?

LIBERTE

Mardi 17 février 2015

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SOS

Urgent, cherche pour enfant de 3 ans médicaments : DEPAKINE solution buv. 300 mg/ml, KEPPRA cp 250 mg, LAMICTAL ou AMITRAL cp dispersible 5 mg, CLONAZEPAM 2,5 mg/ml Tél. : 0793 97 24 16

SOS - Père de famille de 4 ans, au chômage et sans ressources, lance un appel pour lui venir en aide financièrement pour sauver sa famille. Sa femme a un cancer et sa fille de 7 ans est atteinte d’une grave anémie et ne pèse que 16 kg et sa mère, à force d’être malheureuse a perdu la vue et nécessite elle aussi une intervention. Il a frappé à toutes les portes, en vain. Il s’adresse aux auto- rités concernées pour lui trouver des solutions à ses nombreux problèmes. A toute âme charitable, venez-lui en aide financièrement. Tél. : 0775 87 17 34. Lahawla wela kouata ila Billah.

Carnet

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Remerciements

———————————————————— Madame Ouahiba Madani et sa fille Leïla remer- cient sincèrement toutes les personnes qui se sont associées à leur peine lors du décès de leur regretté époux et père Madani Mohand Cherif survenu le 20-12-2014 et les prient d’avoir une pieuse pensée pour lui. Que Dieu ait son âme et qu’il repose en

paix. BR8126

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Décès

———————————————————— La famille Brakni, parents et alliés, a la douleur de faire part du décès de son cher et regretté Brakni Idir, survenu le dimanche 15 février 2015. L’enterrement aura lieu aujourd’hui mardi 17 février 2015 au village Adeni, commune d’Irdjen. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retour- nons.”

SOS

Je m’appelle Raouissia Sey Eddine, j’ai 27 ans, en décembre 2013 j’étais victime d’un accident de la circulation. Actuellement je me retrouve avec une paraplégie totale voir vidéo : http://youtu.be/WPc3J0EWHmQ Pour des soins dans un hôpital français qui a accepté ma prise en charge, je demande à toute âme charitable de me venir en aide.

Tél : 0553 250 905

Sos - Urgent cherche pour enfant chaise corset avec minerve et attelles pour jambes. Tél. : 0791 73 05 31

: 0553 250 905 Sos - Urgent cherche pour enfant chaise corset avec minerve et attelles

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Télé

Mardi 17 février 2015

LIBERTE

NUMÉROS UTILES URGENCES MÉDICALES : 115 - Samu 021 43.55.55 / 021.43.66.66 - Centre antipoison
NUMÉROS UTILES
URGENCES MÉDICALES : 115
- Samu 021 43.55.55 / 021.43.66.66
- Centre antipoison 021.97.98.98
- Sûreté de wilaya 021.73.00.73
- Gendarmerie nationale 021.76.41.97
- Panne gaz 021.68.44.00
- Panne électricité Bélouizdad
021.67.24.52
- Panne électricité Bologhine
021.70.93.93
- Panne électricité El-Harrach
021.52.43.29
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