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LES ANNONCES DELASEINE

Jeudi 13 mars 2014 - Numéro 13 - 1,15 Euro - 95 e année

Jean-Jacques Bosc, Joëlle Marzio, Michèle Loisy, Thomas Thévenoud, Fabien Sudry, Karine Malara, Hélène Pirat,
Jean-Jacques Bosc, Joëlle Marzio, Michèle Loisy, Thomas Thévenoud, Fabien Sudry, Karine Malara, Hélène Pirat,
Jean-Patrick Courtois et Henry Robert
Tribunal de Grande Instance de Mâcon
Audience Solennelle de Rentrée, 27 janvier 2014
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

AUDIENCE SOLENNELLE

l

Tribunal de Grande Instance de Mâcon

-

Réformer l’Institution judiciaire par Hélène Pirat

2

-

Renforcer l’autorité du Ministère public et garantir son autorité

par Karine Malara

Cour d’appel de Poitiers

4

l

-

Faire progresser la science juridique et la qualité de la justice

par Dominique Gaschard

6

-

Défendre l’ordre public par Dominique Planquelle

8

CHRONIQUE

l Vaine polémique autour du secret professionnel de l’Avocat

10

par Christian Charrière-Bournazel

VIE DU DROIT

l A propos du secret professionnel de l’Avocat

- Ordre des Avocats de Paris

10

- Conférence des Bâtonniers

10

- Ministère de la Justice

11

- Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats

11

- Confédération Nationale des Avocats

12

- Union Syndicale des Magistrats

12

ANNONCES LÉGALES

13

SOCIÉTÉ

l Journée internationale des femmes

- Confédération Nationale des Avocats

- Ministère de l’Économie Sociale et Solidaire

- Fédération des Femmes Administrateurs

- Le Barreau de Paris et le post-féminisme

par Pierre-Olivier Sur et Laurent Martinet

20

20

21

22

A près avoir rendu compte de l’activité du Tribunal de Grande Instance de Mâcon et établi le bilan de l’année 2013 ce 27 janvier 2014, la Présidente Hélène

Pirat a souhaité évoquer les moyens budgétaires de sa juridiction, qui ont été contraints, ainsi que l’accès au droit. Sur ce point, elle est particulièrement satisfaite que le Conseil départemental ait pu renouveler, en mai 2013, une convention, valide jusqu’au 31 décembre 2018, permettant de conserver « un maillage départemental assurant le maintien de douze points d’accès au droit ». Elle a conclu son propos en saluant « la volonté de réforme qui anime Madame le Garde des Sceaux ». En effet pour la Chef de juridiction, « l’institution judiciaire doit être plus lisible, plus efficiente, plus proche et donner une place plus importante au citoyen ». Parmi les propositions effectuées par les rapporteurs de la « Justice du 21 ème siècle » à Christiane

Taubira (Les Annonces de la Seine du 13 janvier 2014, pages 16 et suivantes) visant à moderniser l’institution judiciaire et à engager des réformes statutaires et organisationnelles, Hélène Pirat a souligné la nécessité « de développer les modes alternatifs de résolution

des conflits (au premier chef la médiation), de créer un guichet universel de greffe afin de permettre aux justiciables d’accéder plus aisément aux renseignements sur les procédures en cours et pour introduire des procédures sans avocats, et enfin de créer un tribunal de première instance regroupant six pôles de compétence : proximité, famille, enfance, civil, pénal et social ». Quant à Madame Le Procureur de la République Karine Malara, après avoir dressé à grands traits l’activité du parquet maconnais, elle a cité la « Commission Nadal » chargée de faire des propositions sur l’avenir du Ministère Public et a déclaré que cette commission ne s’y est pas trompée dans son rapport intitulé « Refonder le Ministère Public » en formulant pas moins de 67 propositions en 10 thèmes. Pour Karine Malara nul doute que, citant Jean-Paul Delevoye « le cancer de nos institutions, c’est le soupçon », il est urgent de réformer afin de : « garantir l’indépendance statutaire du Ministère Public, lui donner des moyens à la hauteur de son rôle et renforcer son autorité sur la police judiciaire ». Jean-René Tancrède

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Le journal “Les Annonces de la Seine” a été désigné comme publicateur officiel pour la période du 1 er janvier au 31 décembre 2014, par arrêtés de Messieurs les Préfets :

de Paris, du 24 décembre 2013 ; des Yvelines, du 19 décembre 2013 ; des Hauts- de-Seine, du 18 décembre 2013 ; de la Seine-Saint-Denis, du 26 décembre 2013 ; du Val-de-Marne, du 30 décembre 2013 ; de toutes annonces judiciaires et légales prescrites par le Code Civil, les Codes de Procédure Civile et de Procédure Pénale et de Commerce et les Lois spéciales pour la publicité et la validité des actes de procédure ou des contrats et des décisions de justice pour les départements de Paris, des Yvelines, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne ; et des Hauts-de-Seine. N.B. : L’administration décline toute responsabilité quant à la teneur des annonces légales.

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1,15

- Abonnement annuel :

15 simple

35

avec suppléments culturels

95

avec suppléments judiciaires et culturels

COMPOSITION DES ANNONCES LÉGALES NORMES TYPOGRAPHIQUES

Surfaces consacrées aux titres, sous-titres, filets, paragraphes, alinéas

Titres : chacune des lignes constituant le titre principal de lʼannonce sera composée en capitales (ou majuscules grasses) ; elle sera lʼéquivalent de deux lignes de corps 6 points Didot, soit arrondi à 4,5 mm. Les blancs dʼinterlignes séparant les lignes de titres nʼexcéderont pas lʼéquivalent dʼune ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Sous-titres : chacune des lignes constituant le sous-titre de lʼannonce sera composée en bas-de-casse (minuscules grasses) ; elle sera lʼéquivalent dʼune ligne de corps 9 points Didot soit arrondi à 3,40 mm. Les blancs dʼinterlignes séparant les différentes lignes du sous-titre seront équivalents à 4 points soit 1,50 mm. Filets : chaque annonce est séparée de la précédente et de la suivante par un filet 1/4 gras. Lʼespace blanc compris entre le filet et le début de lʼannonce sera lʼéquivalent dʼune ligne de corps 6 points Didot soit 2,256 mm. Le même principe régira le blanc situé entre la dernière ligne de lʼannonce et le filet séparatif. Lʼensemble du sous-titre est séparé du titre et du corps de lʼannonce par des filets maigres centrés. Le blanc placé avant et après le filet sera égal à une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Paragraphes et Alinéas : le blanc séparatif nécessaire afin de marquer le début dʼun paragraphe où dʼun alinéa sera lʼéquivalent dʼune ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Ces définitions typographiques ont été calculées pour une composition effectuée en corps 6 points Didot. Dans lʼéventualité où lʼéditeur retiendrait un corps supérieur, il conviendrait de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi.

de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi. Audience solennelle Hélène Pirat Photo

Audience solennelle

Hélène Pirat Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Hélène Pirat
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Réformer l’Institution judiciaire

par Hélène Pirat

) fin de « rendre compte de nos travaux » qui sont accomplis au quotidien par des fonctionnaires du greffe et des magistrats

dévoués, guidés par des objectifs de qualité et d’efficacité, au service du justiciable, j’aborderai l’activité civile, mais également l’activité du tribunal pour enfants, du tribunal aux affaires sociales et du tribunal d’instance. Je ferai le lien entre le civil et le pénal par quelques mots sur le juge des libertés et de la détention. Quant à l’activité pénale, je vous parlerai de deux nouveautés et de la situation du juge d’instruction, sans revenir sur l’activité chiffrée des services pénaux, Madame le Procureur l’ayant déjà abordée. Enfin, je ferai quelques remarques sur le budget et l’accès au droit. ( )

Aux confins du pénal et du civil, se situe le juge des libertés et de la détention. Au civil, ses compétences s’étaient nettement accrues avec l’examen des situations des personnes en hospitalisation sous contrainte dans un délai de 15 jours. Depuis, le premier janvier 2013, il connaît de la régularité des actes administratifs versés au cours de cette procédure, compétence jusqu’alors relevant du juge administratif. La loi datant du 5 juillet 2011 instituant cette procédure a déjà été modifiée par une loi du 27 septembre 2013 qui va de nouveau accroître la charge pesant sur le JLD puisque ce dernier devra voir tous les patients dans un délai de 12 jours maximum après leur date d’hospitalisation sous contrainte, alors que dans un même temps, la procédure imposéeauxétablissementshospitaliersaétéallégée. Il n’est pas de mon propos de remettre en cause l’avancée que ces deux lois représentent pour les patients concernés, privés de leurs libertés, mais

A (

de souligner simplement que ces réformes se font sans moyen supplémentaire ni en magistrat ni en fonctionnaire alors même que nous sommes désormais dans l’obligation de nous rendre au sein des établissements hospitaliers pour tenir nos audiences. Au pénal, l’intervention du JLD se multiplie en raison de la modification du choix des procédures de poursuite. Autorisations de perquisitions, de placement sous écoute téléphonique, de prolongation de garde à vue, demain, ce juge devra intervenir également pour les dispositifs de géolocalisation, voir même de pose de balise. Il serait urgent à mon sens de déterminer de façon plus définitive les contours

précis de son intervention ce qui permettrait de mieux la structurer. Sur l’activité pénale du TGI, j’insisterai pour ma part sur trois points, après avoir également et simplement précisé que le taux de renvoi du tribunal correctionnel s’est amélioré de 28 % pour ne

représenterplusque6%environdessaisines.

l Premier point donc, la création du bureau d’aide aux victimes. Le décret du 7 mai 2012 a créé ce dispositif de nature à mieux informer les victimes d’infractions pénalesdeleurs droits,derépondreàleurs interrogations sur la procédure pénale. Une circulaire du 9 janvier 2013 a prévu l’extension de ce dispositif à toutes les juridictions. En partenariat avec l’association d’aide aux victimes (AMAVIP) et l’ordre des avocats du barreau de Mâcon et en accord avec les chefs de cour, nous avons pu signer la convention portant la création d’un bureau d’aide aux victimes au TGI de Mâcon le 21 mai 2013. Les premières permanences ont pu débuter en octobre 2013. Elles s’effectuent au rythme de deux demi journées par semaine et sont assurées par l’AMAVIP, le Barreau met à disposition par ailleurs un numéro d’appel gratuit au profit des victimes et Monsieur Darrin, notre directeur de greffe, au combien efficace et diligent, se charge de la rédaction des supports d’information. Nous avions tous à cœur de voir accorder aux victimes d’infraction une écoute privilégiée au sein même la juridiction.

l le second point, la position inconfortable de notre juge d’instruction depuis la loi du 5 mars 2007 relative à l’équilibre de la procédure pénale qui instaurait la collégialité de l’instruction au 1 er janvier 2011 et qui de fait entraînait la suppression des juges d’instruction non pôle puisqu’en même temps cette loi avait crée les pôles de l’instruction pour connaître des affaires criminelles. La suppression du juge d’instruction infra pole a été reporté in extremis par la loi de finance du 29 décembre 2010 au 1 er janvier 2014. Ce scénario vient de se reproduire avec la loi de finance du 30 décembre 2013 qui reporte à nouveau la suppression au 31 décembre 2014. Cette incertitude n’est pas satisfaisante ni sur un plan humain pour le magistrat en charge de ce service spécialisé ni sur un plan procédural, ainsi on ne peut s’empêcher de remarquer la variation importante du nombre des ouvertures entre 2012 et 2013.

l dernier point : la présentation de la politique pénale locale du Procureur de la République à l’assemblée générale des magistrats, mesure prévue par la loi du 25 juillet 2013. Cette mesure nouvelle m’apparaît très importante : les magistrats du siège sont en effet des acteurs essentiels dans la réalisation des objectifs de cette politique. Il est donc fondamental, quand bien même les relations siège-parquet sont excellentes

comme à Mâcon, qu’un dialogue s’instaure sur la déclinaison locale de la politique pénale nationale et régionale afin de permettre une cohérence, dans le respect de nos attributions, entre les poursuites et la phase de jugement, ainsi que dans le pilotage de la juridiction. Le groupe de travail dirigé par Monsieur Nadal, procureur général honoraire près la Cour de cassation, écrivait ainsi : « une politique pénale n’a par ailleurs pas de sens et de portée que si elle est traduite principalement dans des décisions juridictionnelles ». Etablir le bilan 2013, c’est aussi évoqué d’autres domaineslesmoyensbudgétaires,etl’accèsaudroit. Sur nos moyens budgétaires, le budget de fonctionnement a été très contraint en 2013, aucune opération particulière d’amélioration des locaux n’a pu être financée et nous avons même connu des difficultéspourfairefaceauxfraisd’affranchissement. Noussommesbiensûrconscientsquecescontraintes ne pèsent pas que sur notre ministère et nous avons entrepris, sous la direction de notre Directeur de Greffe, de rationaliser nos photocopies et de prendre desmesuresd’économiesurl’envoidescourriers. Nous sommes cependant très préoccupés par le poste des frais de justice, c’est à dire le coût des prestations que nous sollicitons par exemple des experts, des médecins, des garagistes, des pompes funèbres, des interprètes. Après avoir connu un arrêt des paiements en mai, nous avons été soulagés, avec une dotation supplémentaire versée à l’automne de pouvoir reprendre des paiements qui nous sont apparus prioritaires. Cependant, le montant des sommes encore dues, appelé restes à payer s’est élevé en 2013 à 178 594 contre 81 488 en 2012 soit une

augmentationde119%,alorsmêmequelemontanttotal

des mémoires présentés en 2013 n’a progressé que de 6.76%. Lapremièredotation2014nepermettraderégler qu’environ la moitié des restes à payer tandis que les premiers mémoires 2014sont entrainde nous parvenir.

A qui adresserons nous nos réquisitions si la situation

devait perdurer ? C’est le fonctionnement même de la Justice qui pourrait être remis en cause par la réduction des budgets.

S’agissant de l’accès au droit, pour nous, c’est tout d’abord l’accueil du justiciable. Ce point est une de nos priorités. Nos travaux, sous la direction de Monsieur Darrin, pour atteindre les objectifs de

la charte Marianne se sont poursuivis. Nous avons

travaillé tout particulièrement sur les engagements relatifs à la constitution des dossiers, au délai de réponse sur les suggestions qui peuvent nous être

adressées ou encore sur l’accueil des personnes en difficulté. Je souligne aussi le résultat très encourageant des enquêtes mystère de la direction générale du ministère. Sur 152 Tribunaaux de Grande Instance observés, nous étions arrivés 118 ème en 2012, je pense en raison des travaux d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, cette année, nous nous sommes classés à la 16 ème place. Nous espérons bien sûr maintenir ce niveau d’accueil en 2014, nous nous montrons vigilants dans ce domaine tant il est vrai que pour le justiciable, l’image de l’institution sera extrêmement dépendante de la qualité de l’accueil dont il aura bénéficié. Ensuite, l’accès au droit comprend aussi l’aide juridictionnelle. Le bureau d’aide juridictionnelle rend une décision actuellement dans les 20 jours de sa saisine ce qui place le BAJ de Mâcon, dont le vice- président est Le directeur de greffe, à un très bon rang :

31 ème placesur160. L’accès au droit c’est aussi la Maison de Justice et du Droit (MJD) : la MJD a un fonctionnement très satisfaisant avec la présence d’un greffier à 90 % et des intervenants motivés.La ville de Mâcon a fait un effort important de communication qu’il convient de souligner qui a permis une hausse de la fréquentation. L’accès au droit c’est également le Conseil Départemental de l’Accès au Droit (CDAD). Je vous informe que le Conseil départemental d’accès au droit a pu renouveler sa convention constitutive valide jusqu’au 31 décembre 2018 en mai 2013 et que le conseil général, les collectivitésterritorialespourlesquelleslespoints d’accès au droit ont été maintenus ont toutes acceptées de signer une convention financière avec le CDAD. Nous avons réussi à conserver un maillage sur le territoire du département par le maintien de 12 points d’accès au droit, outre les points d’accès au droit Etrangers et Détenus et nous avons mis en place une permanence départementaletéléphonique.Deuxpostessurquatre postes d’agents d’accès au droit ont été sauvegardés et ces deux agents ont reçu 2 317 personnes. Cesystèmeestcomplétéparlespermanencesgratuites des avocats des deux barreaux, par celle des notaires du département et par des consultations spécifiques en cabinet données par les avocats volontaires des deux barreaux. Enfin, le CDAD a organisé les 29 novembre et 2 décembre, en partenariat avec l’Éducation nationale, sa seconde édition des journées cinéma destinées aux lycéens et intitulées en langage

Audience solennelle

aux lycéens et intitulées en langage Audience solennelle SMS RDV O CINE C TONDROI à Mâcon

SMS RDV O CINE C TONDROI à Mâcon et à Chalon. Je remercie tout particulièrement pour leur investissement, en premier lieu, Madame Trochet, mais aussi les personnes qui ont participé aux débats ayant fait suite à la projection d’un film. Nousespérons bien sûr renouveler la troisième édition en 2014 carnoussavonsquenosjeunessontlescitoyensde demain et que pour qu’ils aient confiance en notre institution, pour qu’ils la respectent, il faut d’abord qu’ils la connaissent et la comprennent. ( ) Je ne peux terminer mes propos sans évoquer, comme certains d’entre vous l’ont déjà entendu au cours d’autres audiences solennelles auxquelles ils ont pu assister, la volonté de réforme qui anime Madame Le Garde des Sceaux. Avant de moderniser l’institution judiciaire et d’engager des réformes statutaires et organisationnelles, Madame la Ministre a sollicité des études préalables qui ont abouti au dépôt de quatre rapports en 2013 :

l un rapport de l’institut des hautes études sur la justice dont la mission était de dresser un état des lieux des évolutions des missions du juge, intitulé l’office du juge,

l Un rapport dit RapportMarshall du nom du premier président, présidant le groupe de travail chargé de réfléchir sur les juridictions du 21 ème siècle;

l un rapport sur le juge du 21 ème siècle rédigé par le groupe de travail présidé par Monsieur Delmas Goyon, conseiller à la Cour de cassation

l un quatrième rapport sur la modernisation de l’actionpubliquerédigéparunecommissionprésidée parMonsieurNadal,déjàcité. La démarche de consultation du ministère s’est poursuivie par l’organisation des journées sur la justice du 21 ème siècle à la maison de l’UNESCO les 10 et 11 janvier et se prolongera notamment sous la direction d’un comité de pilotage par la tenue d’assemblées générales dans les juridictions en mars prochain. Ces rapports contiennent de nombreuses recommandations. Toutes sont importantes et convergent vers le même but : L’institution judiciairedoitêtrepluslisible,plusefficiente,plus proche et donner une place plus importante au citoyen. Parmi ces propositions, je citerai :

l la nécessité de développer les modes alternatifs de résolution des conflits et au premier chef la médiation. Madame le Bâtonnier, le projet de votre barreau s’inscrit complètement dans la réalisation de cetteproposition.

Henry Robert, Jean-Jacques Bosc, Régis Delorme et Jean-Amédée Lathoud Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone
Henry Robert, Jean-Jacques Bosc, Régis Delorme et Jean-Amédée Lathoud
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Audience solennelle l le guichet universel de greffe pour permettre aux justiciables d’accéder plus aisément

Audience solennelle

l le guichet universel de greffe pour permettre aux justiciables d’accéder plus aisément aux renseignements sur les procédures en cours et pour introduirelesprocéduressansavocat.

l la création d’unTribunal de première instance (TPI) qui regrouperait sept pôles de compétence :

proximité, famille, enfance, civil, pénal et social, sans suppressiondejuridictionsexistantes,quandbienmême cettecréationconduiraitàunseulTPIpardépartement, TPI qui gérerait l’ensemble de ces juridictions.

l la création d’une équipe autour du magistrat composée d’assistants qui pourraient être recrutés

parmi les jeunes avocats et les universitaires. Les contraintes budgétaires et humaines fortes, la demande de justice quasi infinie, l’aspiration des justiciables vers une justice plus accessible sont autant de raisons de faire évoluer notre institution. ( )

Renforcer l’autorité du Ministère public et garantir son autorité

par Karine Malara

J e fais partie de ceux qui militent pour le maintien de ce moment symboliquement fort de notre temps judiciaire, il est en effet l’unique occasion de la juridiction de rendre compte publiquement de son

activité, mais aussi departager avecvous les mérites d’un travail commun, car c’est ensemble que nous avons atteint les résultats que je vais présenter. ( ) Je salue la presse qui, dans ce ressort, répond au « droit de savoir » de façon loyale et sereine, n’hésitant pas à venir consolider l’information dont elle dispose par les éléments d’explication technique ou juridique ou les clarifications que nous pouvons leur donner, et ce dans le respect des limites du secret de l’enquête. Je remercie tout particulièrement Monsieur Tancrède, directeur de publication des Annonces de la Seine qui, de Paris, nous fait l’honneur et le plaisir de venir s’intéresserànotrejuridiction.

I/ S’il m’appartient de vous dresser, à grand traits le tableau de l’activité du parquet et plus largement de l’activité pénale de la juridiction, il convient d’abord d’éclairer quelque peu le contexte et les enjeux de l’exercice quotidien de la justice aujourd’hui pour les parquets :

Le 8 décembre 2011, dans un mouvement sans précédent dans l’histoire de la justice, 128 des 164 procureurs que compte notre pays, soit plus des 3/4 d’entre eux, rassemblés autour de la conférence nationale des Procureurs de la République, lançaient publiquement un appel solennel à ceux qui nous gouvernent et à la collectivité nationale pour qu’il soit remédié d’urgence à la situation grave dans laquelle se trouvaient leurs parquets, fragilisés dans l’ exercice de leursmissions:

l par la mise en cause de leur impartialité et de leur autoritéliéeàleurstatut,

lparl’insécuritéjuridiquegénéréeparleschangements

incessants, et parfois incohérents, du droit appliqué à la matièrepénale

l et par le manque dramatique de moyens mis à leur disposition, sans équivalent en Europe Deuxannéesont passéet lasituation, loindes’améliorer, s’estencoreaggravée.

l les magistrats du parquet attendent toujours la réforme promise de leur statut qui devait affirmer avec force leur indépendance et l’autorité indiscutable de leurs décisions. LajurisprudencerécentedelaCourdecassationlimitant le pouvoir du procureur de recourir à la géolocalisation des personnes recherchées en est la dernière et regrettableillustration.

n lesprochainesréformesannoncées,d’importance,dela justice pénale, sont là pour nous rappeler que la stabilité juridiqueespéréen’estpaspourdemain.

n le très important resserrement des moyens alloués à la justice en ces temps de rigueur budgétaire a encore aggravélasituation,déjàsidifficiledesparquets,mobilisés toujours davantage sur tous les fronts, celui de la

Karine Malara Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Karine Malara
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répression comme de la prévention pour répondre à l’insécurité croissante de notre société. Si les parquets n’ont tenu jusqu’à présent que grâce à l’engagement exceptionnel des magistrats et de leurs équipes, il est à craindre que celui-ci ne suffise plus et que, au train où vont les choses, les parquets français ne soient plus en mesure demain d’assurer leur mission. La difficulté croissante à recruter dans les parquets en estàl’évidenceunepreuveflagrante. C’est pour éviter cela, et sauver les parquets d’une asphyxieprogramméeetencours,quelaconférence nationaledesprocureursdelarépubliquedemande la mise en place au plus tôt, en urgence, d’un plan d’actionpourapporteràcettesituationinacceptable lessolutionsquis’imposent. Ces quelques mots, qui vous paraissent peut-être déjà familiers, ont été prononcés à Dijon, à Châlon et à Chaumont, mais aussi dans de nombreuses autres juridictions, par une grande majorité de procureurs de la République :134 procureurs sur 164, réunis au sein de la conférence nationale des procureurs de la République, ont eneffet pris la résolutionde vous alerter sur la nécessaire réforme du parquet et de ses moyens, jugée urgente et impérative dans une société de droit qui voit les moyens et fondements desajusticesedéliter. La commission Nadal chargée de faire des propositions sur l’avenir du ministère public ne s’y estpastrompée:dansunrapportintitulé«refonder le Ministère public » , elle formule en 10 thèmes pas moins de 67 propositions. Je n’en citerai que trois, au premier rang desquelles :

l garantir l’indépendance statutaire du Ministère public Car, Jean-Paul Delevoye, notre ancien médiateur de la République, l’a dit bien mieux que moi « le cancer de nos institutions, c’est le soupçon ». Maisaussi:

l donner au Ministère public des moyens à la hauteur de son rôle et

l renforcerl’autoritéduMinistèrepublicsurlapolice judiciaire. Ce sont bien les fondations du parquet qu’il faut consolider, les magistrats du Ministère public n’ont pas démérité, mais l’évolution de nos institutions, les demandesdeplusenpressantesdelasociétéetl’inflation de nos missions rendent cette réforme urgente et vitale.

C’est aussi notre procédure pénale qu’il faudra nécessairement réécrire et consolider à la lumière des évolutions européennes, mais aussi pour lui redonner du sens et de la lisibilité. Car aujourd’hui, elle est assise sur des sables mouvants ou sur une poudrière si vous préférez, qui fait parfois exploser plusieurs mois d’enquête, compte tenu d’une lecture incertaine de ses principes. Nous en avons eu récemment l’illustration avec les débats jurisprudentiels sur le contrôle de la géolocalisation, un nouveau sujet se profile déjà avec le périmètre des droits de la défense en Garde à Vue (GAV) et plus largement avec la réflexion qui devra nécessairement s’engager sur le contradictoire au cours de l’enquête préliminaire. Madame la Garde des Sceaux a engagé une réflexion sans précédent sur les enjeux de la justice du 21 ème siècle et nous a convié récemment à un débat national autour des conclusions de quatre groupes de travail qui ont réfléchi pendant plusieurs mois sur les nécessaires évolutions de nos missions et de nos moyens. Pierre Rosanvallon, professeur au collège de France et spécialiste de la démocratie l’a souligné en introduction de ce colloque : « la redéfinition de lalégitimité de nos institutions passe nécessairement par les notions d’impartialité et de proximité ». Laclarificationdenotreprocédurepénaleetlanécessaire réforme du statut du parquet qui en est, à notre sens, le préalable nécessaire et incontournable, est un des objectifsmajeursdesréformesàvenirsinoussouhaitons rendre notre justice plus efficace et plus lisible. Mais, ces projets touchent également l’ensemble de l’institutionjudiciaire. Monsieur le Premier Ministre, en ouverture de notre débat national l’a dit, les projets de réforme de notrejusticedevrontêtreambitieuxsinousvoulons véritablement entrer dans le 21 ème siècle. S’il est grand temps en effet de rajeunir notre institution, l’attente est aujourd’hui celle d’une réforme globale, lisible et cohérente qui devra aborder tous les aspects des missions de justice. Et les domaines de réflexion seront nombreux, je n’enciteraiquedeuxàtitred’exemple:

l le corps des magistrats d’abord devra faire face à une crise du recrutement, d’autant plus inquiétante qu’elle survient au moment de remplacer 1 400 départs

à la retraite dans les trois années à venir et 395 postes vacants déjà à ce jour.

Il me semble que nous devrons alors nécessairement

nous atteler à une nouvelle conception et organisation de nos métiers, en équipes et non plus seuls, assistés de juristes ou greffiers spécialisés pour nous seconder.

l Nous devrons également nous adapter à la féminisation croissante du corps et de fait, faciliter l’accès des femmes aux fonctions de responsabilité. Pour ceux qui me soupçonneraient d’une partialité quelquepeuféministesurcesujet, qu’ilmesoitpermisde citerlestravauxduConseil SupérieurdelaMagistrature (CSM) cette année. Le sujet a semblé tellement crucial que celui-ci a en effet demandé une étude complète au CEVIPOF dont je vous recommande la lecture par manque de temps pour vous l’exposer en détail. En substance néanmoins, l’état des lieux dressé donne la

mesureduchangementàprendre:si80%desauditeursde

Trois observations en ce qui concerne les orientations prises par le parquet :

1. Concernant le volume d’activité : l’activité du

parquet de Mâcon est restée stable : avec 11 514 PV et

plaintesreçuspour11600en2012etlenombred’affaires

traitées (7 142) s’est même accru de 1 % avec une hausse des affaires poursuivables de 18 % les portant à 2 645.

2. Concernant la répartition des poursuites :

Lessuitesdonnéesàcesprocéduressontvolontairement restées diversifiées avec la double volonté d’accroître, autantquepossible,lesprocéduresrapides,notamment sur déferrement lorsque la gravité des faits l’exige, mais aussi parallèlement de multiplier les alternatives aux poursuites:

l les comparutions immédiates et convocations par procès verbal du Procureur de la République (avec très souvent un contrôle judiciaire jusqu’au jugement) sont ainsi passées de 66 dossiers au total à 74 en 2013.

Audience solennelle

de 66 dossiers au total à 74 en 2013. Audience solennelle 3. concernant les délais :

3. concernant les délais :

Notre juridiction s’attache, avec tous ses acteurs que je remercie encore une fois, à répondre aux justiciables dans des délais rapides.

A ce titre, je me félicite particulièrement d’un bureau

d’ordre, point d’entrée des procédures, parfaitement

à jour, permettant ainsi au parquet de prendre

connaissance des procédures au fil de l’eau et de les traiter dans les meilleurs délais. Notre audiencement correctionnel est également

tout à fait satisfaisant et les affaires sont jugées, sauf exception, dans les 4 mois. ( ) La qualité de la réponse pénale dépend en effet très fortement de la qualité des enquêtes. L’investissement des services spécialisés de Dijon, la Direction Interégionale de la Police Judiciaire (DIPJ) et

le Groupe d’Intervention Régionale (GIR) en renfort

de la Brigade de Sureté Urbaine (BSU), la SR et les BR

justicesontaujourd’huidesfemmesetqu’ellesreprésentent

l

les poursuites rapides selon le mode de l’ordonnance

en renfort des brigades, nous est ainsi essentiel et je

60,5%del’effectifglobaldesmagistrats,ellesnesontencore

pénale,delaComparutionsurReconnaissancePréalable

remercie leur mobilisation malgré leur éloignement

quetrèsminoritairesdanslespostesàresponsabilité:

deCulpabilité(CRPC)oudelaconvocationparOfficier

géographique ou les limites inhérentes à leurs équipes.

l

25%seulementdePrésidentespour75%dePrésidents

de Police Judiciaire (OPJ) devant le Tribunal sont

Nous avons ainsi particulièrement lutté ensemble

l

20%deProcureurespour80%d’hommesetceschiffres

globalement restées stables et le Tadameribunal a jugé

contre :

sont encore nettement inférieurs parmi les chefs de

sensiblement le même nombre de dossiers au pénal

l les trafics de stupéfiants, toujours aussi nombreux

Cour : seules 22 % de femmes occupent des postes de

(1073pour1084l’annéedernière).

et

qui gangrènent notre société et mettent en danger

Premier Président et 16 % de Procureur général

llesalternativesauxpoursuitesconsistantnotamment

nos jeunes,

La féminisation du corps s’accompagnera alors

en des stages de sensibilisation (routière ou stupéfiants)

l lescambriolagesetvolsstructurés,enhausseicicomme

nécessairement d’une réflexion sur la gestion des

à

des orientations sanitaires ou des mesures de

partout sur le plan national, mais aussi et surtout dans

carrières, en particulier sous l’angle d’une mobilité

réparation,efficacespourlesvictimes,ontquantàelles,

le

domaine des atteintes aux personnes qui doit rester

revue et corrigée.

conformément à la politique choisie sensiblement

notre première priorité, sans oublier les formes de

augmenté, passant de 443 mesures à 757.

délinquanceplusastucieuse,escroqueries,délinquance

II/Bilan

l

le parquet a en revanche sensiblement diminué

A

la

financière ou cybercriminalité qui se développent.

ce titre, nous avons, courant 2013, réussi, grâce à

Si

nous avons réussi cette année encore à atteindre des

le nombre d’ouvertures d’information (24 à

Un dernier mot pour rappeler que les parquets

résultats plutôt satisfaisants malgré ce contexte, c’est grâce à l’engagement sans faille de l’équipe du parquet que je souhaite remercier ici de ses efforts constants : ( ) C’estgrâceaussiàunejuridictionéquilibrée,danslaquelle

Mâcon +15 affaires criminelles à Chalon, c’est à dire 39 dossiers pour 52 en 2012), témoignant ainsi, non d’une défiance envers le juge d’instruction, mais d’un souci de le préserver, ayant fait le constat de la lourdeur

restent particulièrement mobilisés dans le domaine de la prévention, mais aussi dans celui de la prise en charge des victimes.

le

dialogue constant avec les magistrats du siège permet

de la procédure, mais aussi en raison de l’incertitude

mobilisation de l’AMAVIP et du barreau à nos

d’adapter nos pratiques aux capacités de jugement du

sur l’avenir de notre cabinet compte tenu du projet de

cotés à améliorer l’accueil et l’écoute des victimes,

T

ribunal, avec l’aide efficace et constante du greffe que

réformedecollégialitédel’instruction,sanscessereporté.

notamment par la création d’un bureau d’aide aux

je

souhaite également remercier tout particulièrement.

l

enfin, à noter que le parquet, conformément aux

des poursuites, la réponse pénale n’étant en effet pas

victimes qui tient désormais deux après-midi de

2014-163

Lapolitiquepénaleduparquet deMâconest restée sur la même ligne en 2012 qu’en 2013 : répondre de façon rapide, mais qualitative à la masse de plaintes ou signalements qui lui sont soumis, tout en préservant l’équilibre de la juridiction et les capacités de jugement de ses magistrats, étant souligné ici que la voie pénale n’est pas la seule et

préconisations de Madame la Garde des Sceaux, a retrouvé un peu de latitude en matière d’opportunité

toujours la meilleure solution, notamment lorsque le préjudice est de faible importance ou a été indemnisé et qu’il n’y a pas d’atteinte aux personnes. Le taux de réponse pénale reste cependant élevé,

permanence au sein du palais de justice destinées notamment à l’accueil d’urgence des victimes, par exemple dans le cadre des comparutions immédiates. Comment ne pas finir, en ces belles terres Mâconnaises, en citant Lamartine : « je lis dans l’avenir la raison du présent » écrivait-il, je l’interprète, pour ma part, comme un message

qu’il convient peut-être également de redonner

à

90 %, témoignant d’une bonne réactivité face aux

d’optimisme, toute crise a toujours produit du

toute sa place au règlement civil des litiges. ( )

infractions commises.

progrès, allons de l’avant ! ( )

Joëlle Marzio, Thomas Thévenoud, Jean-Patrick Courtois et Fabien Sudry Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone
Joëlle Marzio, Thomas Thévenoud, Jean-Patrick Courtois et Fabien Sudry
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Audience solennelle Cour d’appel de Poitiers Poitiers, 13 janvier 2014 Les chefs de la Cour

Audience solennelle

Cour d’appel de Poitiers

Poitiers, 13 janvier 2014

Les chefs de la Cour d’appel de Poitiers ont choisi, lors de l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2014, ce lundi 13 janvier dernier de commenter « l’actualité foisonnante sous le signe des réformes initiées par Madame la Garde des Sceaux ». Les attentes des français à l’égard de la justice sont élevées notamment en matière d’accessibilité et de lisibilité. Face aux insuffisances du système judiciaire actuel, les magistrats et les justiciables placent d’immenses espoirs dans les changements évoqués lors des débats à l’UNESCO des 10 et 11 janvier 2014 afin de « redonner un sens au travail des magistrats et fonctionnaires tiraillés par des missions instables et quelquefois contradictoires, confrontés à des justiciables exprimant parfois des attentes hors de portée, fréquemment critiqués par la Presse et les élus, et souvent découragés par une très grande contrainte des moyens» a déclaré Madame le Procureur Général Dominique Planquelle. Quant au Premier Président Dominique Gaschard, il a débuté son remarquable propos par « Aujourd’hui, alors qu’elle doit répondre à une judiciarisation persistante de notre société dans un contexte de fortes contraintes des moyens mis à disposition,

notre justice est à bout de souffle ». Après avoir réfléchi, pour retrouver la confiance de nos concitoyens aux débats sur le thème de la justice du 21 ème siècle (modes alternatifs de règlement des litiges, techniques de l’information et de la communication, organisation et management judiciaire, communication avec

les médias

absolument besoin » afin, selon les mots magnifiques d’André Malraux, de « transformer le droit en justice ». Jean-René Tancrède

il a exhorté les responsables politiques « à donner enfin à l’institution judiciaire les moyens matériels et humains dont elle a

)

Faire progresser la science juridique et la qualité de la justice

par Dominique Gaschard

L a situation de notre Cour d’appel est une situation très saine. Nous rendons nos décisions dans des délais tout à fait raisonnables au sens de

la jurisprudence de la Cour européenne des droits

de l’homme, et vous pourrez constater à la lecture desplaquettesquivousontétédistribuéesquenos

stocks d’affaires sont maîtrisés. J’ajoute, et cela est essentiel, que les magistrats et les fonctionnaires de cette Cour sont toujours très attentifs à la qualité de leurs prestations. Cesbonsrésultatssontd’autantplusremarquables que depuis plusieurs années notre Institution

a dû faire face sans moyens supplémentaires

à un véritable tourbillon de réformes et à une

modernisation accélérée qui ont nécessité de la part des magistrats et des fonctionnaires une capacité d’adaptation et un dévouement au service tout à fait exceptionnel. En ce début d’année 2014, il est juste par conséquent de rendre publiquement hommage

à l’ensemble des magistrats et des fonctionnaires

qui ont su faire face avec un très grand sens des responsabilités, à des charges de travail très lourdes dans des conditions souvent difficiles. Aujourd’hui, alors qu’elle doit répondre à une judiciarisation persistante de notre société dans un contexte de fortes contraintes des moyens mis à sa disposition, notre justice est véritablement à bout de souffle. Force est de constater par ailleurs que nos concitoyens ont toujours autant de difficultés à comprendre le fonctionnement de l’Institution judiciaire qu’ils jugent opaque, peu lisible, voire incompréhensible. On ne peut que déplorer une telle situation qui se traduit par un déficit de confiance préjudiciable au bon fonctionnement de la justice et de l’Etat de droit.

Dominique Gaschard Photo © Marc Fouillard
Dominique Gaschard
Photo © Marc Fouillard

Commentfairedanscesconditionspourassurer le bon fonctionnement de l’Institution judiciaire dans les années à venir, comment faire pour garantir une justice de qualité quelles que soient les circonstances, comment faire pour restaurer l’image de la justice et pour retrouver la confiance de nos concitoyens, et comment enfin poursuivre la modernisation de la justice pour répondre à leurs attentes ? Pour répondre à ces questions qui ont été débattues au cours des journées de réflexion des 10 et 11 janvier derniers organisées à la demande de Madame la Garde des Sceaux, Ministre de la justice, sur le thème de « la justice du 21 ème siècle et du citoyen au cœur du service public de la justice » je vous parlerai successivement :

n des modes alternatifs de règlement des litiges, c’est à dire principalement de la conciliation et de la médiation, n des techniques de l’information et de la communication (TIC),

n

n

d’organisation et de management judiciaire,

et de communication avec les médias.

Le développement des modes alternatifs de règlement du litige (MARL) :

Sur le premier point, il faut tout d’abord constater que dans une société comme la notre où la régulation des différents problèmes par la règle de droit et la judiciarisation des conflits est une tendance lourde, le développement de l’accès au droit pour tous est devenu une question fondamentale pour la démocratie, et je tiens à cet égard à saluer le succès de nos conseils départementaux de l’accès au droit, présidés par les Présidents des Tribunaux de grande instance de Poitiers, de Niort, de La Rochelle et de la Roche-sur-Yon, qui dans le cadre de leurs politiques locales d’accès au droit agissent au quotidien sur le terrain pour que le droit ne soit pas une cause de fracture sociale et d’exclusion, mais au contraire un élément de la citoyenneté. Mais le développement de l’accès au droit ne doit pas se traduire mécaniquement par une augmentation non maîtrisée du nombre des procès et donc par un engorgement de nos juridictions. C’est pourquoi il est très important que nos politiques d’accès au droit soient accompagnées de politiques de développement des modes alternatifs de règlement des litiges, à savoir principalement les conciliations et les médiations. Le développement de ces modes négociés de règlement des litiges s’impose d’ailleurs d’autant plus que bien souvent ils constituent une réponse beaucoup plus satisfaisante que celle pouvant résulter d’une procédure judiciaire. Dans notre Cour d’appel nous avons la chance de disposer d’un réseau de conciliateurs de justice motivés et efficaces. C’est en tout cas ce que j’ai récemment pu constater àl’occasiond’uncolloquequilesaréunisdanscette Cour d’appel le 6 décembre dernier avec les juges de proximité et les juges d’instance. Par ailleurs les juridictions et les barreaux de notre ressort ont déjà pris de nombreuses initiatives pour promouvoir la médiation, notamment dans le domaine familial.

Mais il faut aller plus loin comme le préconisent notamment les récents rapports remis à Madame la Garde des Sceaux par l’Institut des Hautes Etudes sur la justice et par Monsieur le Conseiller à la Cour de cassation Pierre Delmas-Goyon. Il faut aller plus loin en organisant les initiatives déjà prises et en les développant dans le cadre d’une véritable politique locale de développement des modes alternatifs de règlement des litiges qu’il nous appartient de définir ensemble avec les juridictions, les Barreaux et les Conseils départementaux de l’accès au droit. C’est d’ailleurs dans cette perspective que nous avons d’ores et déjà décidé avec les différentes juridictions et les différents Barreaux du ressort de constituer un groupe de travail sur la médiation. Je souhaite vivement que ce groupe de travail puisse très rapidement déboucher sur des propositions concrètes, notamment dans le domaine familial qui, comme vous le savez, constitue une part importante du contentieux soumis à nos juridictions. J’ajoute que ces propositions qui auront principalement vocation à répondre aux besoins et aux contextes particuliers de nos différentes juridictions pourront être faites sans préjudice de propositions plus générales que nous pourrions faire à Madame la Ministre de la Justice, par exemple pour préconiser un financement public de nature à encourager et à soutenir les initiatives qui pourraient être prises par les avocats.

Les techniques de l’information et de la communication (TIC) : un puissant facteur de modernisation mais pas un remède miracle :

Après le développement des modes alternatifs de règlement des litiges, la deuxième piste à explorer pour tenter de trouver des solutions aux difficultés rencontrées par notre Institution est sans aucun doute celle du développement des nouvelles technologies. Dans un récent colloque organisé par l’Université de Poitiers Maître Robert Badinter a expliqué que les TIC joueraient un rôle majeur dans la justice du futur. En réalité ces techniques sont d’ores et déjà très présentes dans nos juridictions avec notamment la dématérialisation des procédures, les banques de données juridiques, la communication électronique avec les avocats ou l’utilisation de la visio-conférence. Cette présence des nouvelles technologies qui s’est développée de manière accélérée au cours des dernières années a d’ores et déjà entraîné de véritables bouleversements, tant dans nos organisations et nos méthodes de travail, que dans la façon même dont nous élaborons nos décisions. Dans ces conditions, l’on voit bien que la poursuite du développement des nouvelles technologies, qui est éminemment souhaitable dans la mesure où elles constituent un puissant facteur de modernisation, doit être accompagnée par une réflexion sur les risques éventuels qu’elles comportent par rapport à nos coeurs de métier et aux principes fondamentaux qu’il nous appartient de faire prévaloir quelles que soient les circonstances pour garantir au justiciable un procès équitable. Lors de son colloque de Dijon de 2011, la conférence des Présidents de Cour d’appel des pays de l’Union européenne avait répondu à cette problématique en proposant un recueil de bonnes pratiques dans l’utilisation par le juge des TIC.

Je souhaite que notre Cour s’engage dans une démarche de même nature en réfléchissant à des sujets très concrets comme par exemple l’utilisation de la visio-conférence ou la place qui doit continuer à être réservée à l’audience dans une organisation judiciaire modernisée. Ces réflexions me semblent indispensables car c’est par une bonne compréhension des enjeux et des problématiques que nous pourrons mieux maîtriser les nouvelles technologies et en accompagner le développement au service de la justice et des justiciables.

Repenser notre organisation judiciaire - améliorer son management et développer les partenariats :

Mesdames et messieurs, malgré tous les progrès que l’on peut en attendre, le développement des modes alternatifs de règlement des litiges et le développement des nouvelles technologies ne peuvent en aucun cas constituer des remèdes miracle aux maux dont souffre notre Institution. Pour garantir à nos concitoyens une justice de qualité, pour être plus efficace, pour rendre notre Institution plus lisible et plus compréhensible et pour restaurer le lien de confiance indispensable entre les citoyens et leur justice, il faut certainement également avoir le courage de repenser notre organisation judiciaire dont l’architecture résulte pour une large part de l’histoire. Les différents groupes de travail mis en place par Madame la Garde des Sceaux, sur le juge

du 21 ème siècle, sur le Ministère public et sur les juridictions du 21 ème siècle, ont à cet égard fait de très nombreuses propositions de réformes, au nombre de 268 très précisément, parmi lesquelles on peut citer à titre d’exemple :

n la création de Tribunaux de première instance regroupant l’ensemble des juridictions existantes,

à l’exception des juridictions administratives,

n la création de Cours d’appel de taille pertinente et en cohérence avec les régions administratives,

n la création d’un Greffier juridictionnel qui pourrait être compétent en matière gracieuse et en matière de divorce par consentement mutuel,

n ou la création d’attachés de justice qui pourraient contribuer à la préparation et à la rédaction des décisions. Toutes ces propositions vont maintenant être soumises au dialogue et à la concertation. Mais quoi qu’il en soit des réformes à venir, il est clair que nous devrons en toute hypothèse améliorer le fonctionnement collectif de notre Institution. Le juge du 21 ème siècle ne peut plus être un juge isolé, et comme l’a écrit notre collègue Pierre Delmas-Goyon dans son rapport, l’exercice artisanal de la fonction de juge n’est pas adapté aux exigences de sécurité juridique, de réactivité et d’adaptabilité qu’impose le monde moderne. J’ai personnellement déjà eu l’occasion de dire

à plusieurs reprises que la qualité de la justice passait par la qualité du fonctionnement de la

collégialité des juges, par un dialogue constructif avec nos collègues du Parquet, par notre capacité

à travailler en équipe avec les fonctionnaires de

justice et par la qualité de nos partenariats. Il s’agit en définitive de faire vivre nos juridictions et notre famille judiciaire autour de projets communs partagés, dans le respect naturellement de l’indépendance juridictionnelle des juges, et je souhaite à cet égard multiplier les initiatives pour que nous puissions faire face collectivement aux attentes du monde moderne et aux défis de demain.

Audience solennelle

monde moderne et aux défis de demain. Audience solennelle C’est dans cet esprit, que nous avons

C’est dans cet esprit, que nous avons décidé avec l’ensemble des juridictions et des Barreaux de notre ressort de créer plusieurs groupes de travail sur des sujets aussi importants que la médiation, la procédure participative, la présentation des

dossiers et l’harmonisation des écritures. Cela illustre me semble-t-il la qualité du partenariat que nous entretenons avec les avocats et cela est très prometteur pour l’avenir. Le temps me manque pour évoquer tous nos autres partenariats. Mais permettez moi cependant de dire quelques mots sur celui que nous souhaitons développer avec le monde universitaire et les facultés de droit.

Il s’agit là d’un partenariat important car les échanges et les réflexions communes entre

universitaires et praticiens du droit sont de nature tout à la fois à faire progresser la science juridique

et la qualité de la justice.

Il est par ailleurs intéressant pour les universitaires de découvrir la réalité du monde judiciaire de même qu’il est important pour nous de pouvoir nous appuyer sur la réflexion universitaire. Notre partenariat avec l’université est enfin de

nature à élargir le vivier des étudiants candidats à

la magistrature dont nous avons besoin. Je sais que

ces analyses sont partagées par les universitaires qui nous font l’honneur d’assister à cette audience solennelle et cela nous sera très précieux pour la mise en oeuvre de nos projets.

Mieux communiquer :

Mesdames et Messieurs, les défis que nous avons

à relever ne se posent pas seulement en termes de

qualité et d’efficacité de la justice.

Il s’agit aussi pour nous de faire en sorte que notre

activité judiciaire soit lisible et compréhensible pour

le

plus grand nombre.

Il

nous faut donc mieux communiquer.

Dans une société médiatisée comme la nôtre cela

est essentiel si nous voulons restaurer l’image de la justice et le lien de confiance entre les citoyens et leur justice dont nous avons absolument besoin.

Et pour mieux faire comprendre le fonctionnement

de notre Institution, qui est une institution

complexe par nature, nous devrions notamment communiquer sur le statut et le rôle exact des différents acteurs de justice. C’est ainsi qu’il faudrait réaffirmer avec force que nos collègues du Parquet sont des magistrats

a part entière en rappelant que les Juges et les

Procureurs qui ont reçu la même formation initiale et qui sont soumis pour l’essentiel aux mêmes règles déontologiques, appartiennent à un corps unique. Mais il faudrait dans le même temps expliquer tout aussi clairement que compte tenu de leur qualité de partie poursuivante au procès pénal et de l’exercice de leurs fonctions dans un cadre hiérarchique, les Procureurs ne peuvent en aucun cas être assimilés à des juges qui sont des magistrats totalement indépendants chargés de

traiter de manière impartiale les litiges qui leurs sont soumis tant en matière civile qu’en matière pénale en examinant chaque cas dans toute sa singularité et sans s’inscrire dans une politique quelconque, fût-elle judiciaire.

Il faudrait également mieux communiquer sur le

rôle essentiel joué par les Greffiers de justice qui ont notamment pour mission d’authentifier les actes des Juges et qui, eu égard à leur niveau de formation et à leur compétence pourraient être amenés dans l’avenir à exercer des responsabilités accrues dans le cadre d’une carrière revalorisée.

Audience solennelle Tout ceci est certes complexe, mais cela ne doit pas nous dissuader de

Audience solennelle

Tout ceci est certes complexe, mais cela ne doit pas nous dissuader de communiquer. Nous devons en effet cette communication à nos concitoyens qui sont en droit de comprendre le fonctionnement d’une Institution qui rend la justice

en leur nom.

Augmenter les moyens de la justice :

A ce stade de mon discours je serais tout à fait

incomplet si je n’évoquais pas, même un court

instant, la question récurrente de l’insuffisance chronique des moyens matériels et humains mis à la disposition de notre Institution. Sansmoyenssupplémentaires,lamodernisation de la justice et les réformes que nous appelons de nos voeux seront insuffisantes. Malgré les efforts qui ont pu être accomplis au cours des dernières années, le budget de la justice est en effet toujours très en-deça de nos besoins et Madame le Procureur général a justement rappelé,

sans qu’il soit nécessaire d’y revenir, les difficultés rencontrées à cet égard par notre Cour d’appel. En ce début d’année je forme par conséquent des voeux pour que ne faiblisse pas la volonté de nos responsables politiques de donner enfin à l’Institution judiciaire les moyens matériels et humains dont elle a absolument besoin. C’est à ce prix que nous pourrons continuer à transformer, selon le mot magnifique d’André Malraux, le droit en justice. ( )

Défendre l’ordre public

par Dominique Planquelle

A vec cette audience solennelle nous

voilà dans le rituel que nous imposent

les prescriptions de l’article R 111-2

du code de l’organisation judiciaire,

prévoyant que soit exposée publiquement l’activité

de notre Cour d’appel au cours de l’année écoulée.

Ces cérémonies peuvent paraître dans leur forme, désuètes ou d’un autre âge, mais alors que l’institution judiciaire est encore trop souvent considérée comme illisible et inaccessible, elles présentent précisément l’intérêt d’éclairer sur son fonctionnement, les sujets qui ont été au centre de nos préoccupations et ceux qui continueront de mobiliser nos esprits pour l’année à venir. Or l’on ne peut s’empêcher de constater que dans le domaine de la justice et de son administration l’actualité 2013 a été foisonnante.

I - Le temps des réformes :

En effet, au cours de cette dernière année, Madame

la Garde des Sceaux dont chacun a pu mesurer la

détermination, le dynamisme, je dirai même la

passion consacrée à la lutte contre toutes les formes d’injustice, l’a résolument placée sous le signe des reformes. Rappelantcombienlesattentesdesfrançaisàl’égard

de la justice sont élevées, notre ministre a entrepris

le lancement de grands chantiers devant aboutir

à une modernisation de notre institution, pour la « rendre plus proche des citoyens, plus efficace et plus

accessible ». Certains peuvent avoir la tentation du scepticisme et penser que cette modernisation évoquée ne sera que le énième épisode d’une longue série de réformes qui n’ont pas réussi à faire taire les critiques formulées à l’encontre de notre institution. Mais, aujourd’hui, devant des constats partagés sur les insuffisances du système, nous plaçons vraiment tous, d’immenses espoirs dans les changements qui selon des termes que j’emprunte, redonneraient « un sens au travail des magistrats et fonctionnaires, tiraillés par des missions instables et quelquefois contradictoires, confrontésàdesjusticiablesexprimantparfoisdes attentes hors de portée, fréquemment critiqués par la presse et les élus, et souvent découragés par une très grande contrainte des moyens. » Pour mener ce projet, quatre commissions ont été mises en place par notre Garde des Sceaux et leurs conclusions récemment déposées orienteront les changements à venir. Notre monde judiciaire a donc connu une année de grande effervescence, de débats, de ré-examen des organisations et des modes de fonctionnement dans la perspective d’une adaptation au monde moderne.

La création en nombre important de groupes de

travail a pu parfois brouiller la visibilité sur cette

Dominique Planquelle Photo © Marc Fouillard
Dominique Planquelle
Photo © Marc Fouillard

vaste entreprise sur laquelle chaque citoyen doit pourtant pouvoir conduire son analyse et exercer son esprit critique. C’est la raison pour laquelle je veux évoquer brièvement devant vous les sujets qui ont ainsi été au cœur des interrogations et recherches. Les réflexions menées l’ont été autour de plusieurs axes :

l l’évolution de l’office du juge et son périmètre d’intervention a été soumise à l’analyse de l’Institut des Hautes Etudes de la Justice qui a conclu que deux valeurs essentielles requises du Juge, mais aussi de toute action publique devaient être ré-introduites dans la Réforme :

La prudence, d’abord, pour éclairer le rôle du Juge. « La prudence indique que le Juge se situe dans un temps qui n’est pas celui de l’action ordinaire : son objectif n’est pas que dans le temps présent. Le Juge introduit toujours le temps long, le cycle long du jugement dans le cycle court, pour reprendre l’image du philosophe Paul Ricœur. Il a la perspective de la vie entière : la prudence par exemple de rédiger un jugement au moment du divorce qui anticipe le fait qu’il sera lu par les enfants au décès des parents ». L’autorité, ensuite, qui ne se confond pas avec le pouvoir d’imposer une décision valable en droit mais qui « recherche l’assentiment permanent des personnes à qui elle s’adresse, qui se manifeste comme un projet commun, fédérateur de gens épris de justice, qui rassure les nouvelles générations en intégrant le passé dans l’avenir et en réconciliant l’histoire longue de la justice avec la modernité ». Deux autres commissions ont été chargées de mener des travaux sur « les juridictions et le juge du 21 ème siècle ». Enfin Madame la Garde des Sceaux a confié à Monsieur Jean-Louis Nadal Procureur général honoraire près la Cour de cassation la charge de

présenter des propositions de nature à refonder le ministère public. Tous ces sujets sont bien sûr indissociables, mais c’est évidemment sur le dernier, que ma fonction me porte à faire quelques plus amples développements,tantlaquestiondudevenirdenotre Ministère public français est au centre des préoccupations de tous ses membres. Il est de coutume de dire depuis plusieurs années déjà que le parquet français est « dans la tourmente ». Alors, me dira-t-on, l’affaire n’est pas nouvelle ! Elle ne l’est pas en effet ! Mais le maintien des ambiguïtés, l’absence de clarification du statut du Ministère public français aggrave sa situation au fil des ans. Où se situe donc le problème ? Il découle de ce que, bien que son appartenance à la magistrature soit inscrite dans notre constitution, les conditions de nomination de ses membres, et notamment celle des Procureurs généraux, le lien hiérarchique rattachant les Parquets au Ministre de la justice, membre du Gouvernement, le régime disciplinaire de ses magistrats, leur statut ne prévoyant pas l’inamovibilité, ont fait naître puis alimenté le soupçon de la partialité et de l’inféodation du Parquet au pouvoir exécutif. Un enchevêtrement de décisions nationales et européennes, et tout particulièrement les arrêts rendus depuis 2010 par la Cour européenne des droits de l’hommeontdonnécréditàcesaccusationsenaffirmant que du fait de leur statut, les membres du Ministère public en France, ne remplissent pas les conditions d’indépendanceàl’égarddel’exécutif.L’indépendance compte en effet selon une jurisprudence constante au mêmetitrequel’impartialitéparmilesgarantiesquedoit offrir le magistrat. Cette analyse a servi de fondement aux évolutions législatives récentes, notamment celle portant sur le régime de la garde à vue, et son contrôle par les magistrats du Parquet ; et elle a, tout récemment encore, au mois d’octobre dernier, conduit la chambre criminelle de la Cour de cassation à considérer au visa de l’article 8 de la même Convention que la technique dite de « géolocalisation » constituait une ingérence dans la vie privée dont la gravité nécessitait qu’elle soit exécutée sous le contrôle d’un juge, et non plus sous celui d’un magistrat du Parquet. L’on comprend que ce climat ait pu faire dire au Président de la conférence des Procureurs, « que les membres du Parquet souffrent de plus en plus de se voir dénier la qualité de magistrats ». Certes l’ appartenance à la magistrature des membres du Ministère public est une originalité française. Mais elle garantit une éthique et une déontologie identiques à celles des magistrats du siège, je veux parler des Juges, au sens strict du terme. Le Procureur est un magistrat, chargé par la loi de veiller au respect des droits et des libertés des justiciables ; Il ne juge pas ;

il ne défend ni la position du Gouvernement, ni un intérêt individuel. Il défend le Droit et l’Intérêt Général Libre dans sa parole, soumis à la déontologie commune aux magistrats, le parquetier peut être à la fois indépendant dans l’exercice de sa mission et inscrit dans une chaîne hiérarchique qui, précisément, garantit le respect de l’intérêt général ; l’indépendance est une exigence qui dépasse le cadre des relations avec les Gouvernements en place. Voilà pourquoi les membres du Ministère public attendent beaucoup d’ une réforme de leur statut qui permettrait d’éliminer définitivement les suspicions qui entourent leur action. Car ils peuvent tirer fierté de la manière dont ils remplissent leur mission ; leurs efforts de modernisation depuis une vingtaine d’années ont permis de faire face aux évolutions profondes de la société française et à la montée de la petite et moyenne délinquance par la mise en place de protocoles de travail instaurant le traitement en temps réel, les alternatives aux poursuites ; ils ont ainsi relevé le défi quantitatif tout en augmentant la célérité de la réponse pénale. Par leur présence dans de nombreux partenariats, ils ont inscrit l’institution judiciaire dans la cité, ils ont appris à travailler collectivement au sein des juridictions inter- régionales spécialisées, et ont acquis une véritable expertise dans le domaine de la communication. Enfin le législateur n’a cessé d’étendre leurs attributions dans les domaines du droit civil, du droit commercial, du droit du travail, où ils assurent le rôle de gardien des institutions fondamentales de la société civile, et de défenseur de l’ordre public économique ou social.

Environ2000dispositionslégislativesetréglementaires

prévoyant l’intervention du Ministère public dans ces domainesontrécemmentétérecensées. Toutes ces avancées ont reposé sur un dévouement exceptionnel des magistrats et fonctionnaires travaillant dans les Parquets et sont intervenues sans que les moyens alloués aient suivi l’augmentation de leurs missions. C’est ce second aspect que devra aussi prendre

en compte, au delà de la question du statut, la réforme tant attendue. S’il est vrai que la loi du 25 juillet 2013 a entrepris un bout du chemin, en supprimant le pouvoir du Garde des Sceaux de donner des instructions au ministère public dans des affaires individuelles, la suspension du projet de loi constitutionnelle portant réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) qui prévoyait l’avis conforme de ce dernier lors de la nomination des magistrats du Parquet et le transfert du contrôle de leur discipline à ce même conseil a provoqué une grande déception dans la magistrature. Madame la Garde des Sceaux nous a cependant assuré samedi, qu’elle reprendrait très vite le projet de réforme constitutionnelle. Réjouissons-nous de cette promesse. Je forme donc aujourd’hui des voeux pour que notreMinistèrePublicsoitrapidementrefondé, avec son originalité française, qui selon la formule de la commission Nadal « fait reposer sur les épaules de Magistrats, garants de l’intérêt général et des libertés individuelles, le soin de veiller à l’application de la loi pénale en bénéficiant, dans le cadre des instructions générales du Garde des Sceaux, d’une liberté d’appréciation pleine et entière pour l’exercice de l’action publique dans les affaires individuelles ».

II - La vie du ressort :

Après ces sujets touchant à la fonction essentielle de la justice, régulatrice du contrat social, j’en viens maintenant à ceux qui concernent la vie du ressort de notre Cour d’appel ; celle-ci s’est forcément inscrite dans le contexte difficile que je viens d’évoquer et les budgets contraints que chacun connaît. l Bilan de l’activité Mais pour autant, grâce à l’investissement constant de tous, magistrats, fonctionnaires, auxiliaires de justice, services d’enquêtes, les bilans de son activité sont bons ; l je ne rentrerai pas dans le détail des chiffres que vous trouverez dans les plaquettes mises à votre disposition, et me contenterai de vous dire s’agissant

Audience solennelle

me contenterai de vous dire s’agissant Audience solennelle de l’activité pénale que le nombre d’affaires

de l’activité pénale que le nombre d’affaires nouvelles a été sensiblement le même qu’en 2012 :

les procédures arrivant à la Cour viennent à l’audience de la Chambre des appels correctionnels dans le délai de deux mois ; le stock des procédures criminelles est en voie de résorption dans les 4 départements du ressort, et nous avons bon espoir à partir de septembre 2014 de pouvoir audiencer celles-ci au fil de l’arrivée des dossiers ; le fonctionnement de la Chambre d’instruction ne souffre d’aucun retard et l’audiencement de la Chambre d’application des peines est fixé à un ou deuxmois.( ) J’en profite à ce stade pour souligner la qualité de l’action de nos 6 Parquets, rappeler les mérites des équipes qui assurent son fonctionnement quotidien avec des conditions de travail dégradées, et les en remercier. ( ) En 2014, la lutte contre la prévention de la récidive et l’amélioration de l’exécution des peines continueront à mobiliser l’action de nos Parquets et du parquet général. Je veux au moment de conclure revenir sur le thème des réformes, c’est à dire celui du temps de l’adaptation nécessaire à la modernité ; si comme le disent d’aucuns la modernité désigne la conception qu’une société se fait de son avenir, de ce qu’elle imagine, de ce qu’elle en souhaite, de ce qu’elle refuse, je pense que le défi qui nous est lancé s’agissant de la modernisation de la justice est de nature à nous mobiliser tous : professionnels, usagers, partenaires institutionnels, et bien sûr vous Mesdames et Messieurs les élus, sans oublier les professionnels de demain. C’est en pensant à ces derniers que nous avons souhaité avec monsieur le premier président inviter à cette audience solennelle un groupe d’étudiants de la faculté de droit intéressés par une carrière dans la magistrature. Ils seront les passeurs de relais. ( ) Madame la Bâtônnière Françoise Artur, vous succédez à Monsieur le Bâtonnier Simonet auquel je tiens à rendre hommage pour la qualité des relations entretenues avec les magistrats durant ces deux années. ( )

2014-164

Yves Jean, Pierre Lambert et Dominique Gaschard D.R.
Yves Jean, Pierre Lambert et Dominique Gaschard
D.R.

ChroniqueVaine polémique autour du secret professionnel de l’Avocat L controverse née de la mise sur

Vaine polémique autour du secret professionnel de l’Avocat

L controverse née de la mise sur écoute

pendant onze mois de deux avocats tourne, une fois de plus, à la caricature sur fond de haine civile. La Garde des Sceaux a feint de

croire que les avocats réclameraient une immunité ou uneimpunité,tandisquedesmagistrats,oubliantleur fâcheuse tendance à être toujours solidaires, hurlent au corporatisme. Auraient-ils oublié qu’on ne règle pas un problème de fond touchant aux libertés et à la justice par des anathèmes ? Ce qui distingue une société démocratique d’une tyrannie, c’est le droit reconnu à chaque personne d’avoir une vie privée. La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme consacre ce droit et la jurisprudence de la Cour européenne de justice de Strasbourg en a explicité le contenu à de multiples reprises : le droit au secret en fait partie. Une peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende punit en France la captation, l’enregistrement ou la transmission de paroles échangées au moyen d’un téléphone. Cette protectionbénéficieàtous,sanségardpourleurstatut personnel ou professionnel. Si l’écoute est effectuée par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, qui agit dans l’exercice ou à l’occasion de ses fonctions, la peine estportéeàtroisansd’emprisonnement.Ainsinotre droit pénal consacre-t-il le droit de chacun au respect de son intimité. De la sorte, les ingérences de l’État ne sont légitimes que si elles sont nécessaires et proportionnées au but poursuivi. Notre Code de procédure pénale dispose que seul un juge d’instruction peut prescrire au moyen d’une décision écrite l’interception, l’enregistrement et la transcription de correspondances émises par la voie des télécommunications. Encore faut-il qu’il soit chargéd’uneenquêteportantsurdesfaitssusceptibles d’être punis d’une peine égale ou supérieure à deux ans d’emprisonnement et que les nécessités de l’information l’exigent. L’écoute ne peut être ordonnée que pour une durée de quatre mois. Elle peut être

a

Christian Charrière-Bournazel Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Christian Charrière-Bournazel
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

renouvelée par décision du même juge. Contre l’ordonnance de ce magistrat, il n’y a pas de recours. Ainsi dépend-il de lui seul qu’une personne subisse cette ingérence. Elle doit être utilisée avec davantage de précautions encorelorsqu’elleporteatteinteàunerelationprotégée parlaloiaunomdusecretprofessionnel. Lesecret, pour l’avocat, n’est ni un privilège ni un droit. C’est un devoir, corollaire du droit de toute personne en démocratie de pouvoir se confier à un confident nécessaire qui ne la trahira pas. La fonction du secret est noble et élevée. Ce n’est ni un pavillon de complaisance sous lequel on abriterait une marchandise illicite, ni l’instrument d’une complicité. La mise sur écoute d’un avocat ne doit donc avoir lieu qu’avec d’infinies précautions. Personne n’a prétendu que l’avocat est au-dessus des lois. S’il commet une faute pénale ou civile, il en répond comme tout le monde et ne bénéficie d’aucune impunité. Simplement, l’écoute pendant onze mois

d’un avocat et de son client, lui-même avocat, à partir de téléphones mobiles, qui reçoivent les appels d’autres personnes assurées faussement du secret, constitue une mesure disproportionnée. Il ne s’agissait ni d’un trafic de drogue, ni d’identifier un réseau de terroristes ou de proxénétisme : à l’occasion d’une écoute portant sur un autre dossier, il se serait agi de savoir si, par hasard, l’un des deux avocats aurait usé de ses relations avec un haut magistrat pour obtenir des informations sur une instruction en cours. Du moins est-ce ce que l’on comprend à lire la presse. Ce que les avocats entendent défendre, c’est tout simplement le droit de tous leurs clients à être assurés que leurs confidences restent secrètes. Le Bâtonnier Louis-Edmond Pettiti, Juge à la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, avait émis une opinion séparée à la suite d’un arrêt du 24 août 1998 :

«L’interceptiondesentretienstéléphoniquesestunedes tentations les plus graves des autorités étatiques et des plus nocives pour les démocraties. À l’origine, la raison d’État ou la vocation du secret défense étaient avancées pour tenter de justifier les interceptions surtout dans le domaine des écoutes dites administratives parfois utilisées pour se soustraire aux règles qui s’imposent pour les écoutes judiciaires ». Il croyait à l’efficacité des règles s’imposant au juge d’instruction en matière d’interception judiciaire. Mort quatre mois plus tard, il aura ignoré les revirements de jurisprudence de la Cour de cassation qui autorise désormais à poursuivre l’enregistrement lorsque la personne mise sur écoute appelle son avocat. Qu’aurait-il dit des excès révélés aujourd’hui ? Tôt ou tard, ses successeurs à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), si la Chambre criminelle de la Cour de cassation n’a pas rappelé qu’une écoute n’est légitime qu’autant qu’elle est nécessaire et proportionnée, condamneront une nouvelle fois la France.

Christian Charrière-Bournazel Ancien Bâtonnier de Paris

2014-165

Vie du droitCharrière-Bournazel Ancien Bâtonnier de Paris 2014-165 A propos du secret professionnel de l’Avocat 1 Ordre des

A propos du secret professionnel de l’Avocat

1
1

Ordre des Avocats de Paris

L presse s’est faite l’écho des conditions dans lesquelles Nicolas Sarkozy et son avocat ont été, plusieurs mois durant, mis sur écoutes téléphoniques dans le

cadre d’une enquête visant l’ancien Président de la République. Le Barreau de Paris condamne avec la plus extrême fermeté toute violation du secret professionnel que la loi garantit dans les rapports entre un avocat et son client. Il ne s’agit pas là d’accorder à l’avocat une immunité quelconque mais d’assurer à l’ensemble de nos concitoyens la garantie de ce que les révélations qu’ils peuvent être amenés à faire,

a

en toute confiance, à leur conseil, dans le cadre de leur défense, ne puissent, en aucun cas, être divulguées. Il y a en effet une différence entre le fait de mettre sur écoute un avocat soupçonné d’avoir commis un délit et celui de profiter d’écoutes ordonnées à d’autres fins pour glaner des informations sans rapport avec l’enquête initiale. En l’espèce, un avocat a fait l’objet d’écoutes, non pas parce qu’un soupçon pesait sur lui, mais parce que, dans une autre affaire, un soupçon pesait sur son client. C’est en ce sens que le Barreau de Paris s’insurge contre des dérives qui menacent l’un des piliers de notre démocratie : la garantie offerte à chacun de

ce qu’il peut organiser librement sa défense avec son conseil sans risquer de voir ses propos utilisés, un jour, contre lui. C’est pourquoi le Bâtonnier et le Vice-Bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur et Laurent Martinet, ont sollicité du Président de la République, garant de nos valeurs républicaines, une audience afin d’évoquer avec lui cette situation extrêmement préoccupante et les réformes propres à y remédier. Pour Pierre-Olivier Sur : « le secret professionnel est absolu. Il n’est pas destiné à protéger l’avocat mais à permettre au client de se confier librement à celui qu’il a chargé de la défense de ses intérêts ».

2014-166

Source : communiqué du 10 mars 2014

Conférence des BâtonniersL ’actualité récente conduit la Conférence des Bâtonniersàrappelerlesprincipessuivants: l l’article 6§3 c) de

L ’actualité récente conduit la Conférence des

Bâtonniersàrappelerlesprincipessuivants:

l l’article 6§3 c) de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de

l’Homme et des Libertés fondamentales consacre le principe des droits de la défense dont doit bénéficier tout citoyen qui a le libre choix de son avocat.

l l’article 66-5 de la loi du 31 décembre 1971 consacre le principe du secret professionnel et la protection des correspondances échangées entre le client et son avocat. l l’article préliminaire du Code de procédure pénale consacre également les droits de la défense et le principe supérieur de l’assistance d’un défenseur.

Ainsi, en matière pénale et à peine de nullité, ne peuvent être transcrites les correspondances avec un avocat relevant de l’exercice des droits de la défense. Les avocats se doivent de respecter la loi mais aucune écoute téléphonique concernant un cabinet d’avocat ne peut être mise en place s’il n’est pas établi préalablementquepuissentêtrerelevéesàl’encontre de l’avocat des indices de sa mise en cause dans la commission d’une infraction. A défaut, il s’agirait d’un détournement de procédure. La Conférence des Bâtonniers constate que le recours aux écoutes téléphoniques et aux perquisitions dans les cabinets d’avocats devient un procédé systématique dans la recherche des preuves.

Vie du droit

systématique dans la recherche des preuves. Vie du droit Elle s’inquiète de cette dérive qui porte

Elle s’inquiète de cette dérive qui porte atteinte au secret professionnel et ainsi aux droits de tout citoyen de se défendre et d’être défendu. Compte-tenu des risques d’abus de pouvoirs par l’atteinte au secret professionnel, la Conférence des Bâtonniers demande la mise en place immédiate d’un groupe de travail pour aboutir à une réforme législative de nature à respecter véritablement le nécessaire équilibre en matière de procédure pénale entre les exigences de l’ordre public et le respect du secret professionnel et des droits de la défense aux côtés des libertés fondamentales.

2014-167

Source : communiqué du 11 mars 2014

Ministère de la Justicefondamentales. 2014-167 Source : communiqué du 11 mars 2014 E ces temps où les écoutes téléphoniques

E ces temps où les écoutes téléphoniques font débat, notamment lorsqu’elles concernent un avocat, la Garde des Sceaux entend rappeler le régime

juridique qui leur est applicable. Les lois du 10 juillet 1991, du 8 février 1995 et du 9 mars 2004, autorisent et encadrent les interceptions téléphoniques judiciaires dans les enquêtes portant sur des infractions punies de peines d’emprisonnement d’au moins deux ans. Toute personne peut en faire l’objet, mais des règles protectrices existent au bénéfice de certaines catégories de personnes: les parlementaires, les avocats, les magistrats et les journalistes.

n

Pour les avocats, la loi précise qu’aucune interception ne peut avoir lieu sur une ligne dépendant de son cabinet ou de son domicile sans que le Bâtonnier en soit informé par le Juge d’instruction. Les conversations échangées entre un avocat et son client relèvent de l’exercice des droits de la défense

et ne peuvent être transcrites dans un procès-verbal.

Mais s’il apparaît que leur contenu est de nature

à faire présumer la participation de cet avocat

lui-même à des faits constitutifs d’une infraction,

il peut être dérogé à ce principe, conformément

à la jurisprudence de la Chambre criminelle de

la Cour de cassation. Les droits de la défense

ne sont alors plus en cause et la commission

présumée d’une infraction constitue un motif légitime à leur retranscription. Les demandes d’annulation de ces actes peuvent être portées devant la Chambre de l’instruction. Les enregistrements sont placés dans des scellés fermés qui sont détruits à l’expiration du délai de prescription de l’action publique. La Garde des Sceaux rappelle enfin que la mise en œuvre d’une plateforme nationale, suite à l’avis favorable de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) du 16 janvier 2014, renforcera la sécurité des interceptions judiciaires.

2014-168

Source : communiqué du 10 mars 2014

4
4

Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats

L Fédération Nationale des Unions de

JeunesAvocats(FNUJA),premiersyndicat représentatif de la profession, partage le fort émoi suscité par les révélations du

a

En l’état de la législation actuelle, il ne peut être dérogé à ces principes, en matière d’écoutes téléphoniques, qu’en de très rares exceptions, pour des motifs graves, et sous la réserve de

journal « Le Monde » concernant la retranscription

la

seule information du Bâtonnier, protection

d’interception de conversations entre notre confrère,

manifestement dérisoire.

Thierry Herzog et l’un de ses clients, Nicolas Sarkozy.

La

FNUJA s’inquiète vivement des possibles dérives

Elle a été choquée des conditions dans lesquelles

et

détournements de ces dispositions, aboutissant

Thierry Herzog semble avoir été traité lors des

à

faire des perquisitions dans les cabinets d’avocats

perquisitions et garde à vue intervenues la semaine

et

des interceptions des conversations entre ceux-

dernière. Elle rappelle que, si les avocats ne sont pas

ci

et leurs clients le moyen privilégié de recherche

au-dessus des lois, le secret professionnel dont ils sont dépositaires au bénéfice de leurs clients et le principe de la confidentialité des correspondances avec ceux-ci sont des éléments fondamentaux de

de preuves ou de recherche de présumées commissions d’autres infractions. Elle est notamment frappée par la durée des écoutes dans le cas particulier dont il s’agit et

l’Etat de droit et doivent faire l’objet de la protection la plus large possible. Il n’est nullement demandé d’assurer une

s’interroge sur la réalité des éléments initiaux qui auraient conduit à autoriser l’interception et la retranscription de conversations entre un avocat

quelconqueimpunitéauxavocatséventuellement

et

son client.

impliqués dans des infractions.

La

FNUJA déplore que les retranscriptions d’écoutes

« L’avocat est le confident nécessaire du client. Le secret professionnel de l’avocat est d’ordre public. Il est général, absolu et illimité dans le temps » (article 2.1 du Règlement Intérieur National de la Profession d’Avocat).

téléphoniques concernant un avocat dans l’exercice de ses fonctions ne soient pas soumises au même régime que la saisie des correspondances dans les cabinets d’avocats, saisie à laquelle le Bâtonnier peut s’opposer dès l’origine.

Lesretranscriptionsd’interceptionstéléphoniques ne peuvent, en l’état actuel de la législation, faire l’objet que d’un contrôle a posteriori. En l’état de l’évolution des pratiques, il apparait qu’une réflexion doit être engagée d’urgence pour faire évoluer la législation en la matière et garantir dans de meilleures conditions, la protection de la confidentialité des correspondances, quel que soit leur forme, entre un avocat et son client, sans laquelle aucune défense digne de ce nom n’est possible. S’il devait s’avérer que, bien qu’imparfaites, les règles actuelles n’ont pas été respectées, la FNUJA souhaite que les manquements éventuels soient sanctionnés. Ellerappelleàcetégardqu’elleestfondamentalement attachée à un dialogue respectueux entre l’ensemble des acteurs de la Justice, sans lequel il ne saurait être valablement répondu aux besoins des justiciables. Il apparait toutefois indispensable que soit créée la possibilité d’une saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature, en matière disciplinaire, par le Bâtonnier sur décision du Conseil de l’Ordre et / ou le Président du Conseil National des Barreaux.

2014-169

Source : communiqué du 10 mars 2014

Vie du droit Confédération Nationale des Avocats N on Madame le Garde des Sceaux les

Vie du droit

Confédération Nationale des AvocatsVie du droit N on Madame le Garde des Sceaux les avocats ne sont pas des

N on Madame le Garde des Sceaux les avocats ne sont pas des citoyens comme les autres, ils sont la défense. A titre personnel ils sont des citoyens

comme les autres, ils n’ont pas moins ni plus de devoirs ou de droits. Mais à titre professionnel les avocats ne sont pas des citoyens comme les autres car ils incarnent la défense et le conseil. Il n’y a ni défense ni conseil si les confidences entre les avocats et leur client peuvent être interceptées. Nous reconnaissons que si un avocat s’affranchit de ces règles en participant à un acte illicite ou illégal, il n’est plus avocat et ne saurait bénéficier ni son client de la moindre protection.

C’est la raison pour laquelle la loi a mis en place une règle parfaitement admise pour les perquisitions de cabinets d’avocats en présence du Bâtonnier avec l’intervention du Juge des libertés pour apprécier

précisément si les documents appréhendés peuvent laisser supposer la participation à un acte frauduleux. Mais en matière d’écoutes téléphoniques il n’y

a pas de garantie suffisante, le Juge d’instruction qui a ordonné cette mesure apprécie seul ensuite

la pertinence sans aucun débat, en présence du

Bâtonnier, devant un autre magistrat. Admettre qu’un Juge puisse, pendant des mois,

intercepter des communications d’un avocat et en dresser procès verbal, ce qui supposerait que celui-

ci ait commis une infraction, sans l’entendre et lui

permettre d’accéder au dossier, c’est instituer des cabinets secrets. Le secret professionnel est une norme du procès équitable en droit européen. Le secret professionnel tant pour l’activité de conseil que de défense est affirmé par le droit de l’Union Européenne. Aucune raison et aucun motif ne sauraient violer ce secret. L’atteindre c’est atteindre la défense et le droit au conseil. En portant atteinte aux Avocats on viole nos Libertés on fait disparaitre la Justice. Nous sortons de l’Etat de droit.

2014-170

Source : communiqué du 11 mars 2014

Union Syndicale des Magistratsde droit. 2014-170 Source : communiqué du 11 mars 2014 Le Bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur,

Le Bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, dans une interview radiodiffusée, a le 10 mars 2014 annoncé qu’il entendait saisir le Président de la République, afin qu’il arbitre la procédure judiciaire concernant Nicolas Sarkozy ; selon Christophe Régnard il montre ainsi une curieuse conception de l’indépendance de la Justice et de la séparation des pouvoirs. Le Conseil National des Barreaux parle de « détournement de procédure ». L’Union Syndicale des Magistrats a donc décidé d’adresser un courrier à François Hollande en sa qualité de garant de l’indépendance de la Justice ; il est publié ci-dessous.

l’indépendance de la Justice ; il est publié ci-dessous. 1 2 Les Annonces de la Seine

Vie du droit

2014-171
2014-171

Annonces judiciaires et légales

PARIS

CONSTITUTION

Additif à lʼinsertion 206, page 26 du 13 janvier 2014 pour KJ HOLDING, lire Commissaires aux Comptes :

- Titulaire, la société FID SUD

AUDIT sise 5, rue Saint-Pantaléon 31000 TOULOUSE, R.C.S. TOULOUSE B 410 838 460,

- Suppléant : la société FID SUD MONTAUBAN sise 546, boulevard Hubert Gouze 82000 MONTAUBAN,

R.C.S. MONTAUBAN B 847 150 299.

Pour avis

1563

Aux termes dʼun acte sous seing privé, en date à Paris du 6 mars 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

3 ATI

Siège social :

30 bis, rue de Tilsitt 75017 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 26 000 Euros. Objet : lʼingénierie, lʼexploitation dʼun bureau dʼétude, lʼinstallation de solutions pour le courant fort et le courant faible.

Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Monsieur Fahmy AHMED, né le 15 novembre 1983 à Clamart

(Hauts-de-Seine) demeurant 56, rue Jean Jaurès 94500 CHAMPIGNY SUR MARNE. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce

et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1564

Aux termes dʼun acte sous seing privé

en date à Paris du 3 mars 2014 il a été

constitué une Société à Responsabilité Limitée présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

GOUPILLE-AIRSOFT

Siège social :

56 bis, rue Olivier Métra 75020 PARIS Capital : 500 Euros. Objet social : réparation, amélioration

de biens personnels et vente de produits. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Guillaume RIGAUX demeurant 232, rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1569

Pour avis

Aux termes dʼun acte sous seing privé, en date à Paris du 1 er février 2014 il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

FÁTIMA

Siège social :

99 bis, avenue du Général Leclerc 75014 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 1 000 Euros. Objet : commerce de denrées alimentaires (produits alimentaires, vins de table, portos et alcools forts) vente en gros sur site et au détail sur marchés publics, dans tout lʼespace métropolitain français. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Monsieur Fernando VIEIRA LOPES demeurant Route Nationale 4, La Cuvette de Champlain 94510 LA QUEUE EN BRIE. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

Le Gérant

1571

VALLÉE DU NIL

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social :

64, rue Guy Môquet 75017 PARIS Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 5 mars 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

VALLÉE DU NIL Siège social :

64, rue Guy Môquet 75017 PARIS Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 1 000Euros. Objet : la société a pour objet en France et à lʼEtranger, la vente de produis alimentaires. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Président : Madame Maha KHALED, née le 5 septembre 1973 à Elbadrashine Guiza (99301 EGYPTE) de nationalité égyptienne, demeurant 12, place des Dominos 92400 COURBEVOIE. Admission aux Assemblées :

lʼActionnaire Unique est le seul à prendre les décisions. Droit de vote : chaque part donne droit à une voix. Conditions de transmission des

Annonces judiciaires et légales actions : tant que la société demeure unipersonnelle toutes les transmissions

Annonces judiciaires et légales

actions : tant que la société demeure

unipersonnelle toutes les transmissions dʼactions sʼeffectuent librement. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1572

Pour avis

DIGIGALT

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 10 000 Euros Siège social :

101, avenue du Général Leclerc 75685 PARIS CEDEX 14

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 6 mars 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

DIGIGALT Siège social :

101, avenue du Général Leclerc

75685 PARIS CEDEX 14

Capital : 10 000 Euros. Objet social : formation et conseil pour les affaires, en marketing, communication et autres conseils de gestion. Président : Monsieur Frédéric VANDERPLANCKE demeurant 185, route de Fouytery 46230 CIEURAC nommé pour une durée indéterminée. Durée : 99 ans. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1574

Pour avis

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 3 mars 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

CITY EYE’S 8

Nom commercial :

OPTICAL DISCOUNT

Siège social :

34, rue de Ponthieu

75008 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital : 10 000 Euros. Objet : optique, négoce de tous produits sʼy rapportant, lunetterie,

lentilles de contact, appareils dʼoptique, dʼacoustique et autres. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Co-Gérance :

- Madame Carole SELLAM, épouse

SIBONY demeurant 128, rue Anatole

France 92300 LEVALLOIS PERRET,

née le 31 octobre 1973 à Fontenay Sous Bois (Val de Marne),

- Madame Mélinda EL HAIK, épouse

TAIEB, demeurant 9, rue Houdart

75020 PARIS, née le 29 août 1973

à Pantin (Seine Saint Denis),

- Monsieur Jérémie TAIEB demeurant 33, rue de la Capsulerie

93170 BAGNOLET, né le 24 avril 1987

à 75012 PARIS. Clause dʼagrément : les cessions de parts à un tiers sont soumises à lʼagrément des Associés. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

1587 Le Représentant Légal

SEVERIN DESCAMPS SERVICES

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 200 Euros Siège social :

123, rue de Grenelle

75007

PARIS

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 27 février 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SEVERIN DESCAMPS SERVICES Sigle :

SDS

Siège social :

123, rue de Grenelle

75007 PARIS

Capital : 200 Euros. Objet social : exploitation de véhicules de tourisme avec chauffeur.

Présidence : Monsieur Séverin DESCAMPS demeurant 123, rue de Grenelle 75007 PARIS nommé une durée indéterminée. Durée : 99 ans. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1589

Pour avis

LDFCFM

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 200 Euros Siège social :

91, rue du Faubourg Saint Honoré

75008 PARIS

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 25 février 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

LDFCFM Siège social :

91, rue du Faubourg Saint Honoré

75008

Capital : 200 Euros.

PARIS

Objet social : coordinateur de travaux, ingénierie, études techniques. Présidence : Monsieur Sébastien HOERNEL demeurant 34, rue Louis Hugues 06530 PEYMEINADE nommé pour une durée indéterminée. Durée : 99 ans. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1597

Pour avis

Rectificatif à lʼinsertion 1054, page 17 du 3 février 2014, lire, dénomination

sociale : INVEREWE CAPITAL

(et non, INVEREWE).

1608

Pour avis

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 25 février 2014 il a été

constitué une société présentant les

caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

CABINET LMA

Siège social :

30 bis, rue de Tilsitt

75017 PARIS

Forme : Société Civile. Capital social : 260 000 Euros. Objet : conseil en management et stratégie dʼentreprises. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Jean LEFEBVRE demeurant 30 bis, rue de Tilsitt

75017 PARIS. Cessions de parts sociales : les parts

sociales sont librement cessibles au profit dʼun Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale.

Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1627

Pour avis

CETTE INSERTION REMPLACE CELLE PARUE LE 12 SEPTEMBRE 2013 SOUS LE NUMERO 7525, PAGE 11 DEVENUE NULLE ET NON AVENUE Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 6 mars 2014 il a été constitué une société présentant les

caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

INTERNATIONAL BILLBOARD UNIT I.B.U. , I.B.U. PUBLISHING

Nom commercial :

INTERNATIONAL

BILLBOARD UNIT

(I.B.U)

Siège social :

47 bis, rue des Vinaigriers

75010 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital : 2 000 Euros. Objet social :

- lʼédition musicale, ainsi que lʼachat,

la vente, lʼarrangement, la diffusion sous

toutes ses formes et par tous procédés,

visuels, auditifs, soit en totalité, soit par fragments, dʼoeuvres musicales, lyriques, orchestrales, théâtrales ou chorégraphiques,

- lʼacquisition, lʼexploitation, la

revente et lʼutilisation de tous droits dʼauteur et dʼoeuvres de lʼesprit. La

représentation des intérêts quels quʼils soient de toutes maisons dʼédition et de tous auteurs, compositeurs et artistes,

- lʼédition littéraire,

- la production audiovisuelle,

publicitaire, merchandising et cession des droits dérivés et des droits images,

- consulting dans le domaine

audiovisuel et musical. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Madame Aurélie, Vanessa CHABERT, née MERCIER demeurant 10, rue Jules Dumien 75020 PARIS. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

1630

Pour avis

HD&CO

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 500 Euros Siège social :

53, boulevard Saint-Martin 75002 PARIS Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 6 février 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

HD&CO Nom commercial :

LE MARIGNY Siège social :

53, boulevard Saint-Martin

75002 PARIS

Capital : 1 500 Euros. Objet social : établissement de débit de boissons et restauration de type brasserie. Président : Monsieur Hakim DIDDA demeurant 74, boulevard de Clichy

75018 PARIS nommé pour une durée

indéterminée. Durée : 99 ans.

Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1609

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 12 juillet 2013, il a été créé une association régie par la loi du

1 er juillet 1901 présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

TOUS POUR LA PRÉVENTION DE L’ENTREPRISE AVEC L’ASSURANCE SANTÉ ÉCONOMIQUE DES ENTREPRISES

Siège social :

11 bis, rue dʼEdimbourg

75008 PARIS

Objet : La promotion sous toutes ses formes dʼactions visant à favoriser la culture dʼanticipation et les réflexes de prévention en matière de difficulté dʼentreprise, lʼorganisation de conférences, séminaires ou formations en vue de sensibiliser les dirigeants de toutes personnes morales de droit privé et les chefs dʼentreprises de formes commerciales, artisanales, agricoles,

indépendantes ou libérales, sur

lʼimportance de lʼintérêt de lʼanticipation

des difficultés des entreprises. La publication et la diffusion, pour tous moyens ou médias, de toutes informations relatives à cet objet et/ou aux aides ou assurances de toutes natures susceptibles dʼêtre obtenues ou

souscrites afin de mutualiser et atténuer

le coût de mise en œuvre des procédures amiables et de prévention pour les entreprises. Durée : illimitée. Présidente : Madame Agnès

BRICARD demeurant 11 bis, rue

dʼEdimbourg 75008 PARIS.

Pour avis

1617

KEY FAMILY SERVICES

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social :

14, rue Faraday 75017 PARIS Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 27 février 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

KEY FAMILY SERVICES Sigle :

KFS

Siège social :

14, rue Faraday

75017 PARIS

Capital : 1 000 Euros.

Objet social : assistance et conseil en organisation. Présidence : Madame Sylvie LE MOAL demeurant 14, rue Faraday

75017 PARIS nommée pour une durée

indéterminée. Durée : 99 ans. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à

lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

1610

AMRA ALLIANCE BUSINESS INTERNATIONAL

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 500 Euros Siège social :

56, rue Rouelle

75015 PARIS

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 7 mars 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

AMRA ALLIANCE BUSINESS INTERNATIONAL Nom commercial :

AMRA - ABI Siège social :

56, rue Rouelle

75015

Capital : 500 Euros.

PARIS

Objet social : activité de conseil pour les affaires, autres conseils de gestion. Président : Monsieur Orang GHOLI KHANI demeurant 56, rue Rouelle 75015 PARIS nommé pour une durée indéterminée. Durée : 99 ans. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1614

Pour avis

MODIFICATION

CONSULT VOYAGES

Société Anonyme

au capital de 765 399,60 Euros Siège social :

2, rue Lhomond

75005 PARIS

352 390 298 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune décision du Conseil dʼAdministration en date du 4 novembre 2013, ratifiée par lʼAssemblée Générale du 30 janvier 2014, il a été décidé du

transfert du siège social de la société du :

2, rue Lhomond

75005 PARIS

au :

30, rue des Marguettes

75012 PARIS

et de modifier corrélativement lʼarticle 4 des statuts.

Le dépôt légal sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris.

1623

Pour avis

FJB VOYAGES

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 8 000 Euros Siège social :

8, rue Descamps

75116 PARIS

538 450 628 R.C.S. PARIS

En date du 28 février 2014, lʼActionnaire Unique a décidé de transférer le siège social du :

8, rue Descamps

75116 PARIS

au :

13, rue Léon Jost

75017 PARIS

Les statuts ont été modifiés en conséquence à compter du même jour.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1615

Pour avis

FRANCE DEFI

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 64 000 Euros Siège social :

19-21, rue de lʼArmorique

75015 PARIS

352 198 576 R.C.S. PARIS

LʼActionnaire Unique, a, par décisions

en date du 27 février 2014, pris acte de la démission de Monsieur Patrice GILBERT de ses fonctions de Commissaire aux Comptes Titulaire et du Cabinet ABG de ses fonctions de Commissaire aux Comptes Suppléant, et a nommé en remplacement :

- Monsieur Jean-Pierre VERGNE, né

le 7 avril 1952 à 75012 PARIS domicilié

5, rue des Feuillantines 75005 PARIS aux fonctions de Commissaire aux Comptes Titulaire,

de

Responsabilité

Limitée

41 400 Euros sise 10, rue des

Feuillantines 75005 PARIS, R.C.S. PARIS B 662 036 730 aux fonctions de Commissaire aux Comptes Suppléant, pour la durée du mandat restant à courir de leurs prédécesseurs, soit

jusquʼà lʼissue de lʼAssemblée Générale qui statuera sur les comptes de lʼexercice clos le 31 août 2016. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

- la société C.O.M.A. Société à

au

capital

1632

Pour avis

CAP JURIS Société dʼAvocats Rue des Monts Panneaux 14650 CARPIQUET

COFISTEL LE HAVRE S.A.S.

Société par Actions Simplifiée au capital de 511 875 Euros Siège social :

31, place de la Madeleine

75008 PARIS

797 945 466 R.C.S. PARIS

Il résulte du procès-verbal des décisions de lʼAssociée Unique du 27 février 2014 que le siège social a été transféré à compter du même jour du :

31, place de la Madeleine

75008 PARIS

au :

rue du 12 ème Régiment dʼInfanterie

Ilot Jules Siegfried

76600 LE HAVRE

Les statuts ont été modifiés en conséquence La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés

du Havre et radiée de celui de Paris.

1566

Pour avis

EVENT ETCETERA

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros Siège social :

5, avenue de Saint-Ouen

75017 PARIS

512 753 179 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune Assemblée

Générale Extraordinaire en date du

20 février 2014, les Associés ont décidé

de transférer, à compter du 3 mars 2014, le siège social du :

5 avenue de Saint-Ouen

75017

au :

21 bis, rue du Simplon

75018 PARIS

PARIS

Lʼarticle 4 des statuts a été modifié en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

1561 Sébastien TONGLET, Gérant

Annonces judiciaires et légales

Sébastien TONGLET, Gérant Annonces judiciaires et légales HORIZONS B.M.G. Société par Actions Simplifiée au capital

HORIZONS B.M.G.

Société par Actions Simplifiée au capital de 50 000 Euros Siège social :

212, avenue Jean Jaurès

75019 PARIS

410 476 634 R.C.S. PARIS

Aux termes des délibérations de lʼAssemblée Générale Ordinaire réunie Extraordinairement en date du 28 février

2014 il a été pris acte de la démission de la société MAUREL CONSEIL de ses fonctions de Président à compter rétroactivement du 20 décembre 2013. Monsieur Fabrice MAUREL, de nationalité française, demeurant

72, avenue des Lacs 94100 SAINT

MAUR DES FOSSES a été nommé en qualité de nouveau Président à compter rétroactivement du 20 décembre 2013 pour une durée illimitée.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

1629

Pour avis

CHARENCO

Société à Responsabilité Limitée au capital de 183 880 Euros Siège social :

16, rue Le Sueur

75116 PARIS

441 972 049 R.C.S. PARIS

Par décision de la Gérance,

conformément à lʼarticle 4 des statuts, en

date du 20 février 2014, il a été décidé de transférer le siège social et lʼétablissement principal à compter du

21

février 2014 du :

16, rue Le Sueur 75116 PARIS au :

16, rue de Montmorency 75003 PARIS Les statuts ont été modifiés en conséquence.

Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

1607 Le Gérant, Olivier RENOUX

AXXIS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 450 000 Euros Siège social :

327, rue Saint Martin

75003

PARIS

418 719 217 R.C.S. PARIS

Aux termes de lʼAssemblée Générale Extraordinaire des Associés du 5 mars

2014, il a été décidé de reporter à titre exceptionnel la clôture de lʼexercice social en cours du 31 mars 2014 au

30 juin 2014 et de modifier la clôture de

lʼexercice social qui sera désormais fixée le 30 juin de chaque année. Lʼarticle 23 des statuts a été modifié en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

1578

Pour avis

DISSOLUTION

SCI YACOUT

Société Civile Immobilière au capital de 4 000 Euros Siège social :

148, rue Lecourbe

75015

PARIS

449 630 128 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune délibération en date du 4 mars 2014, la collectivité des Associés a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du même jour et sa mise en liquidation amiable sous le régime conventionnel conformément aux dispositions statutaires et des articles L 237-1 à L 237-13 du Code de Commerce. Elle a nommé en qualité de Liquidateur, Monsieur Guillaume LAUILHE demeurant Résidence

Les Jardins dʼHaussmann, 25, allée Haussmann 33300 BORDEAUX et lui a conféré les pouvoirs les plus étendus pour terminer les opérations sociales en cours, réaliser lʼactif, acquitter le passif. Le siège de la liquidation a été fixé au 148, rue Lecourbe 75015 PARIS. La correspondance ainsi que tous actes et documents relatifs à la liquidation devront être envoyés chez Monsieur Guillaume LAUILHE, Résidence Les Jardins dʼHaussmann, 25, allée Haussmann 33300 BORDEAUX. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés.

 

Pour avis

1570

Le Liquidateur

LES JURISTES ASSOCIES DU MAINE Société dʼAvocats Zone dʼActivités Le Champ Fleuri 2, rue de la Coulée 72190 SAINT PAVACE

MYP CONSULTING

Société à Responsabilité Limitée au capital de 10 000 Euros Siège social :

5, rue Rousselet

75007 PARIS

524 636 081 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼun procès-verbal de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 15 novembre 2013, il résulte que les Associés ont décidé la dissolution anticipée de la société à compter du

15 novembre 2013 et sa mise en liquidation. LʼAssemblée Générale susvisée a nommé en qualité de Liquidateur, Monsieur Robert ESLAMPOUR demeurant 5, rue Rousselet 75007 PARIS avec les pouvoirs les plus étendus pour réaliser les opérations de liquidation et parvenir à la clôture de celle-ci. Le siège de la liquidation a été fixé 5, rue Rousselet 75007 PARIS, adresse à laquelle toute correspondance devra être envoyée, et, actes et documents relatifs à la liquidation devront être notifiés. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés.

Pour avis

1604 Le Liquidateur

ALEXANDRA DIFFUSION

Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 500 Euros Siège social :

52, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

481 301 281 R.C.S. PARIS

LʼAssemblée Générale Extraordinaire

réunie le 17 décembre 2013 a décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation amiable. Elle a nommé en qualité de Liquidatrice Madame Alexandra DECERLE demeurant Beau Site Durestat 81150 MARSSAC SUR TARN pour toute la durée de la liquidation, avec les pouvoirs les plus étendus tels que déterminés par la loi et les statuts pour procéder aux opérations de liquidation. Le siège de la liquidation a été fixé au siège social ; toute correspondance devant être envoyée chez la Liquidatrice Beau Site Durestat 81150 MARSSAC SUR TARN. Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis

1622 La Liquidatrice

Annonces judiciaires et légales CLÔTURE DE LIQUIDATION LES JURISTES ASSOCIES DU MAINE Société dʼAvocats Zone

Annonces judiciaires et légales

CLÔTURE DE LIQUIDATION

LES JURISTES ASSOCIES DU MAINE Société dʼAvocats Zone dʼActivités Le Champ Fleuri 2, rue de la Coulée 72190 SAINT PAVACE

MYP CONSULTING

Société à Responsabilité Limitée au capital de 10 000 Euros Siège social :

5, rue Rousselet 75007 PARIS 524 636 081 R.C.S. PARIS Aux termes du procès-verbal de lʼAssemblée Générale du 31 janvier

2014, il résulte que les Associés, après avoir entendu le rapport du Liquidateur, ont :

- approuvé les comptes définitifs de la liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Robert ESLAMPOUR, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation. Les comptes de liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris duquel la société sera radiée.

1618 Le Liquidateur

Pour avis

OPPOSITION CESSION DE DROITS

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 27 février 2014, enregistré au Service des Impôts des

Entreprises de Paris 8 ème Europe-Rome

le 6 mars 2014, bordereau 2014/812, case 45, extrait 3 264 la société MISSONI, Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle au capital de 1 430 000 Euros dont le

siège social est 1, rue du Faubourg Saint- Honoré 75008 PARIS, R.C.S. PARIS

B 318 585 551, représentée par sa

Gérante, Madame Delphine LABOUYRIE domiciliée 1, rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS, a cédé à :

la société PRADA RETAIL FRANCE, Société par Actions

Simplifiée au capital de 4 000 000 Euros dont le siège social est 18/20, avenue Matignon 75008 PARIS, R.C.S. PARIS

B 330 730 078, représentée par son

Président, Monsieur Carlo MAZZI

domicilié 18/20, avenue Matignon

75008

le droit au bail dʼun local commercial sis 1, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS,

moyennant le prix de 14 000 000 Euros, lequel a été payé le même jour au cédant :

PARIS,

 

-

à concurrence dʼune somme de

12

000 000 Euros au comptant le même

jour par chèque de banque entre les mains du séquestre désigné,

- à concurrence du solde de

2 000 000 Euros par compensation avec la créance que la société PRADA RETAIL FRANCE détient elle-même à lʼencontre de la société MISSONI au titre du paiement du prix par la société MISSONI dʼacquisition du bail que cette dernière acquiert auprès de la société

PRADA RETAIL FRANCE, par acte séparé du 27 février 2014. La date dʼentrée en jouissance a été

fixée au 1 er décembre 2014 alors que la date dʼeffet a été fixée au

27 février 2014.

Les oppositions, sʼil y a lieu, seront reçues dans les dix jours de la dernière

en date des publications légales chez

Maître Jean-Michel VIVES, 24, place du Général Catroux 75017 PARIS, Avocat

au Barreau de Paris, séquestre du prix de vente.

Pour avis

1606

SUCCESSION

OPPOSITION

Jérôme Marie Jacques MÜLLER demeurant de son vivant :

18, avenue Kléber 75016 PARIS Déclaration dʼacceptation de succession à concurrence de lʼactif net :

Par déclaration faite au Tribunal de Grande Instance de Paris, le 6 mars 2014 :

1) Madame Marie-Françoise Jacqueline GUILLOMET, demeurant 18, avenue Kléber 75016 PARIS, née à Lourdoueix Saint Michel (Indre) le 10 juillet 1918, veuve de Monsieur Charles Pierre Louis MÜLLER et non remariée,

2) Monsieur Michel-Charles François-

Marie MÜLLER, époux de Catherine

Marie Madeleine Jeanne BOSVIEUX,

demeurant Les Bâties 26260 SAINT DONAT SUR LʼHERBASSE, né à La

Tronche (Isère) le 20 mars 1941,

3) Monsieur Patrice Marie MÜLLER, demeurant 3, rue Calimbre 98800 NOUMEA, né à La Tronche (Isère) le 24 juin 1942, divorcé de Madame Eliette Jeanne Marcelle ROLLAND et non remarié, 4) Monsieur Thierry Bernard Dominique Marie MÜLLER, demeurant 18, avenue Kléber 75016 PARIS, né à Boulogne Billancourt (Hauts de Seine) le 27 mai 1956, célibataire,

ont déclaré, en leur qualité dʼhéritiers légaux, accepter à concurrence de lʼactif net, conformément aux articles 787 à 803 du Code Civil, la succession de :

Monsieur Jérôme Marie Jacques MÜLLER, demeurant 18, avenue Kléber 75016 PARIS, né à Neuilly sur Seine (Hauts de Seine) le 13 juillet 1948, divorcé en troisièmes noces de Madame Noëlle Marie-Madeleine ENAULT. Monsieur Jérôme MÜLLER étant divorcé en premières noces de Madame Laurence Marie Gabrielle PETIET et en

deuxièmes noces de Madame Marie Hélène Marthe Renée PICOLLET, décédé à Neuilly sur Seine (Hauts de Seine) le 8 décembre 2012. Les créanciers de cette succession ont, conformément à lʼarticle 792 du Code Civil, un délai de quinze mois à compter de la présente publication pour faire connaître le montant de leurs créances, en lʼEtude de Maître Denis POISSON,

Notaire, 43, Boulevard Malesherbes 75008 PARIS où élection de domicile a été faite à cet effet.

1631

Pour avis

YVELINES

CONSTITUTION

ULLIB’

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social :

41, rue du Maréchal Foch 78600 MAISONS LAFFITTE Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Maisons Laffitte du 6 mars 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

ULLIBʼ

Siège social :

41, rue du Maréchal Foch 78600 MAISONS LAFFITTE Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 1 000 Euros. Objet : lʼexploitation de véhicules de tourisme avec chauffeur.

Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Président : Monsieur Cyrille GONSSOLLIN demeurant 41, rue du Maréchal Foch 78600 MAISONS LAFFITTE nommé pour une durée indéterminée. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle.

Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

1611

Pour avis

OPTIM LIGHTING

Société par Actions Simplifiée au capital de 10 000 Euros Siège social :

Zone Technoparc 22, rue Gustave Eiffel 78300 POISSY

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Poissy du 6 mars 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

OPTIM LIGHTING Siège social :

Zone Technoparc 22, rue Gustave Eiffel 78300 POISSY Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital : 10 000 Euros. Objet : la société a pour objet en France et hors de France :

- commerce de gros (commerce

interentreprises) de composants et dʼéquipements électriques et électroniques, de produits et dʼappareils

dʼéclairage électrique quelle quʼen soit la destination ou lʼusage, - la prise de participations sous quelque forme que ce soit dans les sociétés françaises ou étrangères, la gestion ainsi que la mise en valeur de ces participations,

- la société peut employer ses fonds à

lʼacquisition, la gestion ou la cession

dʼun portefeuille se composant de valeurs mobilières et titres de toutes origines ; elle peut participer à la création, au développement, à la

formation et au contrôle de toute entreprise. Elle peut acquérir, exploiter ou céder des brevets et des licences dʼexploitation sʼy rapportant. La société peut octroyer aux entreprises auxquelles elle sʼintéresse tous concours, prêts, avances ou garanties,

- dʼune façon générale elle peut

prendre toutes mesures de contrôle et de

surveillance et faire toutes opérations

quʼelle jugera utiles à lʼaccomplissement ou au développement de son objet, notamment en empruntant avec ou sans garantie et en toutes monnaies, par voie dʼémission dʼobligations, et en prêtant aux dites sociétés.

- la participation de la société à toutes

entreprises, sociétés créées ou à créer, pouvant se rattacher directement ou indirectement à lʼobjet social, ou à tous objets similaires ou connexes, notamment aux entreprises ou sociétés dont lʼobjet serait susceptible de

concourir à la réalisation de lʼobjet social et ce par tous moyens notamment par voie de création de sociétés nouvelles, dʼapports, fusions, alliances ou sociétés en participation ou groupements dʼintérêt économique,

- lʼexploitation, la prise à bail et en gérance de toute entreprise à ce

nécessaire, lʼacquisition, la prise à bail avec ou sans promesse de vente de tous immeubles ou locaux destinés à cette exploitation,

- toutes opérations quelconques

contribuant à la réalisation de cet objet. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Admission aux Assemblées : tout Actionnaire a le droit de participer aux Assemblées générales ou de sʼy faire représenter, quel que soit le nombre de

ses actions. Droit de vote : le droit de vote attaché aux actions de capital ou de jouissance est proportionnel à la quotité du capital quʼelles représentent et chaque action donne droit à une voix au moins. Transmission des actions : toutes les actions de la société sont incessibles pendant une période de 2 (deux) années à compter de lʼimmatriculation de la société. En cas de projet de transfert, un droit de préemption portant sur les valeurs

mobilières transférées, est consenti à tout Actionnaire détenant, à la date du projet de transfert, des valeurs mobilières représentant au moins 5% du capital de la société à ladite date. Président : Monsieur Christophe VAUTRIN, de nationalité française, né le 23 septembre 1973 à Boulogne Billancourt (Hauts de Seine) demeurant 50, rue Kléber 92300 LEVALLOIS PERRET. Membres du Comité de Surveillance :

1/ Monsieur Christophe VAUTRIN, de nationalité française, né le

23 septembre 1973 à Boulogne

Billancourt (Hauts de Seine) demeurant 50, rue Kléber 92300 LEVALLOIS PERRET. 2/ Monsieur Philippe ROSENBLUM, de nationalité française, né le

28 septembre 1967 à Boulogne

Billancourt Hauts de Seine) demeurant 102, avenue Achille Péretti 92200 NEUILLY SUR SEINE. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

1573

Pour avis

MODIFICATION

STAR RETOUCHE

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros Siège social :

18, rue de la Nouvelle France

93300 AUBERVILLIERS

788 802 858 R.C.S. BOBIGNY LʼAssemblée Générale Extraordinaire

en date du 25 janvier 2014 a transféré le siège social du :

18, rue de la Nouvelle France 93300 AUBERVILLIERS au :

61, rue de Paris 78100 SAINT GERMAIN EN LAYE à compter du même jour, les statuts ont été modifiés en conséquence.

Suite à ce transfert, il est rappelé les

caractéristiques suivantes :

Objet : retoucherie tous textiles, pressing, prêt-à-porter sur mesure, vente de tous produits non réglementés. Durée :

Gérance : Monsieur Hicham FECIH demeurant 14, rue Jean-Louis Linquette 95310 SAINT OUEN LʼAUMONE.

La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles et radiée de celui de Bobigny.

1582

Pour avis

MFC

Société à Responsabilité Limitée au capital de 3 000 Euros Siège social :

Rue Marcel Tabu 78200 MANTES LA JOLIE

515 347 698 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes dʼune délibération en date

du 27 janvier 2014, la collectivité des Associés a pris acte de la démission de Monsieur Ali AKHERAZ de ses fonctions de Gérant et a nommé en

qualité de nouveau Gérant Monsieur

Mohand OUARAS demeurant 21 bis, rue Pierre André 78440 GARGENVILLE à compter du même jour pour une durée indéterminée. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

1584 La Gérance

CANBERRA DÉVELOPPEMENT

Société par Actions Simplifiée au capital de 1000 Euros Siège social :

27, rue du Champ dʼAvoine

78180 MONTIGNY

LE BRETONNEUX

751 629 189 R.C.S. VERSAILLES

LʼAssemblée Générale Extraordinaire du 8 mars 2014 a modifié lʼobjet social qui est désormais rédigé comme suit :

prises de participations dans toutes

entreprises, gestion, contrôle et mise en valeur de ces participations. Les statuts ont été modifiés en conséquence à compter du même jour. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1591

PHARMA SOLUTIONS SERVICES

Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique au capital de 1 013 040 Euros Siège social :

36, route de Croissy

78110 LE VESINET

539 735 563 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 24 février 2014, il a été décidé de transférer le siège social du :

36, route de Croissy 78110 LE VESINET au :

1, rue Gaston de Castéran 78110 LE VESINET Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1599

TDM

Société à Responsabilité Limitée au capital de 48 000 Euros Siège social :

63, avenue André Lecoq 78520 LIMAY

349 449 884 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes dune délibération en date du 3 mars 2014, lʼAssemblée Générale Extraordinaire a décidé :

- dʼétendre lʼobjet social qui est ainsi défini :

- la vente, location, installation,

dépannage dʼantennes, dʼalarmes, de tous articles ménagers, électroménagers,

télé, hifi, vidéo, de vidéo-surveillance, de contrôle dʼaccès, de réseaux informatiques et téléphoniques, de climatisation et de chauffage ; vente de pièces détachées, composants électroniques, jeux de lumière, fibre optique, vente de produits en ligne, location de bureaux, location de boîte postale, vente de cigarettes électroniques, sonorisation et toutes nouvelles technologies.

- la vente ambulante dʼalarmes, de

climatisation, de tous matériels de réception satellite hertzien, de chauffage et de vidéo-communication. Et généralement, toutes opérations industrielles, commerciales, financières,

civiles, mobilières ou immobilières, pouvant se rattacher directement ou indirectement à lʼobjet social ou à tout objet similaire ou connexe.

- de créer le nom commercial suivant :

jevousdeclare.fr Les statuts ont été modifiés en conséquence.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

1612 La Gérance

SDS SANTÉ DISTRIBUTION SERVICES

Société à Responsabilité Limitée au capital de 12 500 Euros

Siège social :

36, route de Croissy

78110 LE VESINET

509 283 628 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 24 février

2014, il a été décidé de transférer le siège social du :

36, route de Croissy

78110

LE VESINET

au :

1, rue Gaston de Castéran

78110 LE VESINET

Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1598

PHARMA DISTRI SERVICES

Société à Responsabilité Limitée au capital de 10 000 Euros

Siège social :

36, route de Croissy

78110 LE VESINET

539 738 104 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 24 février

2014, il a été décidé de transférer le siège social du :

36, route de Croissy

78110

LE VESINET

au :

1, rue Gaston de Castéran

78110 LE VESINET

Les statuts ont été modifiés en conséquence.

Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

1600

Pour avis

PHARMA DISTRI SERVICES

Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique au capital de 3 000 Euros Siège social :

36, route de Croissy

78110 LE VESINET

539 738 104 R.C.S. VERSAILLES

En date du 31 décembre 2013,

lʼAssocié Unique a décidé :

- dʼaugmenter le capital social de

7 000 Euros pour le porter de

3 000 Euros à 10 000 Euros, par la création de 7 000 parts sociales nouvelles dʼune valeur nominale

dʼun Euro,

- dʼétendre lʼobjet social en y

ajoutant : "le tout de manière exclusive au bénéfice de ses Associés". Les articles 2, 7 et 10 des statuts ont

été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1601

SDS SANTÉ DISTRIBUTION SERVICES

Société à Responsabilité Limitée au capital de 10 000 Euros Siège social :

36, route de Croissy

78110 LE VESINET

509 283 628 R.C.S. VERSAILLES

En date du 31 décembre 2013, lʼAssocié Unique a décidé :

- dʼaugmenter le capital social de

2 500 Euros pour le porter de

10 000 Euros à 12 500 Euros, par la

création de 25 parts sociales nouvelles dʼune valeur nominale de 100 Euros,

- dʼétendre lʼobjet social en y

ajoutant : "le tout de manière exclusive au bénéfice de ses Associés". Les articles 2, 8 et 9 des statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1602

Annonces judiciaires et légales

Versailles. Pour avis 1602 Annonces judiciaires et légales SCM HORIZON 99 Société Civile de Moyens au

SCM HORIZON 99

Société Civile de Moyens au capital de 7 775 Euros Siège social :

10, avenue Foch 78570 ANDRESY

327 084 877 R.C.S. VERSAILLES

LʼAssemblée Générale Extraordinaire

en date du 28 février 2014 a :

- réduit le capital social dʼun montant

de 2 439,24 Euros par le rachat de parts pour le ramener de 7 775 Euros à 5 335,76 Euros,

- pris acte de la démission de

Monsieur Yannick SILVAIN de ses fonctions de Co-Gérant. Monsieur Michel RALITE, Monsieur Cyril CONRAD et Monsieur Jérémy MESLIN demeurent Co-Gérants. Les statuts ont été modifiés en conséquence à compter du même jour. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1621

GEORGIA

Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 623 Euros Siège social :

15, rue de Pologne

78100 SAINT GERMAIN EN LAYE

402 734 149 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes dʼune délibération en date du 20 février 2014, lʼAssemblée Générale Ordinaire a décidé de nommer

en qualité de Gérante Associée, pour une durée illimitée à compter du même jour, Madame Martine Michèle ABECASSIS demeurant 14, rue de Fourqueux

78100 SAINT GERMAIN EN LAYE, en

remplacement de Madame Georgette ABECASSIS, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

1636 La Gérance

DISSOLUTION

JMJA

Société à Responsabilité Limitée en liquidation au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

2, rue du Colonel Fabien

78440 GARGENVILLE

381 340 405 R.C.S. VERSAILLES

LʼAssemblée Générale Extraordinaire réunie le 31 décembre 2013 a décidé la

dissolution anticipée de la société à

compter du même jour et sa mise en liquidation amiable. Monsieur José TEIXEIRA demeurant 53, rue Mery Fontaine

78410 AUBERGENVILLE a été nommé

en qualité de Liquidateur. Le siège de la liquidation a été fixé au

siège social. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

1577 Le Liquidateur

SCOREPLUS

Société à Responsabilité Limité

Unipersonnelle

au capital de 8 000 Euros

Siège social :

1 ter, rue du Champ des Oiseaux

78160 MARLY LE ROI

497 524 058 R.C.S. VERSAILLES

SIRET 497 524 058 00029 Aux termes de lʼAssemblée

Extraordinaire en date du 7 mars 2014,

lʼAssocié Unique de la société

SCOREPLUS a :

- décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31 mars 2014,

- nommé en qualité de Liquidateur

Monsieur Lionel BURDIN, ancien Gérant, demeurant 1 ter, rue du Champ

des Oiseaux 78160 MARLY LE ROI,

- fixé le siège de liquidation au siège

social 1 ter, rue du Champ des Oiseaux

78160 MARLY LE ROI.

Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis

1616 Le Liquidateur

ACTICIPE

Société à Responsabilité Limitée au capital de 3 000 Euros Siège social :

10, rue Gabriel Laubeuf

78360 MONTESSON

478 456 189 R.C.S. VERSAILLES

Par décision en date du 10 mars 2014 il a été :

- décidé la dissolution anticipée de la

société et sa mise en liquidation amiable

à compter du même jour,

- nommé en qualité de Liquidatrice

Madame Florence FERRAZ demeurant 24, rue de Verdun 78110 LE VESINET, fixé le siège de liquidation à lʼancien siège social. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

Pour avis

1613

-

E.L. COIFFURE

Société à Responsabilité Limitée

au capital de 50 000 Euros Siège social :

20, rue Marcel Proust Quartier du Plan de Troux 78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX

384 145 561 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de lʼAssemblée Générale

Extraordinaire des Associés en date du 19 décembre 2013, il résulte que les Associés ont décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 19 décembre 2013 et sa mise en liquidation. LʼAssemblée Générale susvisée a nommé en qualité de Liquidatrice Madame Chantal LEBOUC demeurant 30, rue Darius Milhaud

78280 GUYANCOURT, avec les

pouvoirs les plus étendus pour réaliser les opérations de liquidation et parvenir à la clôture de celle-ci. Le siège de la liquidation a été fixé au siège social et lʼadresse de correspondance chez la Liquidatrice, 30, rue Darius Milhaud 78280 GUYANCOURT, adresse à laquelle toute correspondance devra être envoyée et où tous actes et documents relatifs à la liquidation devront être notifiés. Le dépôt des actes et pièces relatifs à la liquidation sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés.

 

Pour avis

1619

La Liquidatrice

HESTIA SERVICES FINANCIERS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 3 000 Euros Siège social :

28, rue Masson 78600 MAISONS LAFFITTE

481 255 537 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de lʼAssemblée Générale Extraordinaire du 28 février 2014, la

collectivité des Associés a décidé :

- la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du même jour,

- la nomination en qualité de

Liquidateur de Monsieur Kim GAYER

demeurant 49, avenue Paul Cézanne

13100 AIX EN PROVENCE,

- la fixation du siège de la liquidation

au siège social, où toute correspondance

devra être adressée.

Le dépôt des actes et pièces sera

effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles en annexe au

Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis

1637 Le Liquidateur

Annonces judiciaires et légales CLÔTURE DE LIQUIDATION SCI JFTC Société Civile Immobilière au capital de

Annonces judiciaires et légales

CLÔTURE DE LIQUIDATION

SCI JFTC

Société Civile Immobilière au capital de 408 Euros Siège social :

9, rue Georges Brassens 78650 BEYNES

798 369 534 R.C.S. VERSAILLES

LʼAssemblée Générale Extraordinaire du 24 février 2014 a :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Alain CUIROT demeurant 9, rue Georges Brassens 78650 BEYNES, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du même jour. La société sera radiée du Registre du

Commerce et des Sociétés de Versailles.

1590

Pour avis

MODEL

Société à Responsabilité Limitée au capital de 50 000 Euros Siège social :

29, rue Schnapper 78100 SAINT GERMAIN EN LAYE

539 733 725 R.C.S. VERSAILLES

Par décision du 31 décembre 2013, il a été :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Olivier de LECLUSE, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du même jour. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

1592

Pour avis

OPPOSITION CHANGEMENT DE RÉGIME MATRIMONIAL

S.C.P. Jérôme BAFFET et Olivier GORY Notaires Associés 9, rue des Gaults 28100 DREUX Suivant acte reçu par Maître Olivier GORY, Notaire Associé, 9, rue des Gaults 28100 DREUX, le 23 janvier

2014,

Monsieur Dominique POULLAIN, et Madame Francine BORDEAU, demeurant ensemble La Butte du Moulin, 24, rue à Bateau 78790 TILLY, mariés le 17 décembre 1983 à la Mairie de Limay (Yvelines), ont modifié leur régime matrimonial portant sur lʼadoption dʼune clause de préciput stipulant quʼen cas de dissolution de la communauté par décès, le survivant dʼeux aura le droit de prélever avant tout partage, par préciput, le bien immobilier constituant leur résidence principale. Les oppositions des créanciers, sʼil y a lieu, seront reçues dans les trois mois de la présente insertion, en lʼOffice Notarial sus-visé où domicile a été élu à cet effet par lettre recommandée avec demande dʼavis de réception ou par exploit dʼHuissier de Justice. En cas dʼopposition, les époux peuvent demander lʼhomologation du changement de régime matrimonial à Monsieur le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de Grande Instance compétent.

Pour extrait

1562 Le Notaire

HAUTS DE SEINE

CONSTITUTION

HALLAK TRADE

Société par Actions Simplifiée

au capital de 8 000 Euros Siège social :

69, boulevard Desgranges Bâtiment A 92330 SCEAUX

Aux termes dʼun acte sous seing privé

en date à Sceaux du 8 mars 2014 il a été constitué une Société par Actions Simplifiée présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

HALLAK TRADE Nom commercial :

HHT

Siège social :

69, boulevard Desgranges Bâtiment A

92330 SCEAUX

Capital : 8 000 Euros. Objet social : achat-vente, y compris import-export, de produits divers non alimentaires et non réglementés. Présidence : Monsieur Georges AL HALLAK demeurant 69, boulevard Desgranges, bâtiment A

92330 SCEAUX nommé pour une durée

indéterminée.

Durée : 99 ans.

Admission aux Assemblées : chaque

Actionnaire a le droit de participer aux

décisions collectives par lui-même ou

par son mandataire. Exercice du droit de vote : chaque action donne droit à une voix. Clause dʼagrément : les actions ne peuvent être cédées quʼavec lʼagrément préalable du Président, lequel doit apprécier si le transfert envisagé est conforme à lʼintérêt social. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre.

1594